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Caryotypes et Trisomie 21 : Analyse Génétique

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b- Le caryotype normal

Activité 2 : analyser le caryotype normal


Le document 6 représente des caryotypes d’un homme et d’une femme normaux.

Caryotype d’un homme Caryotype d’une femme


Document 6 : caryotypes normaux

• Comparer ces deux caryotypes.


• Ecrire la formule chromosomique de chacun d’eux.

Activité 3 : détecter les anomalies chromosomiques


c- En quoi consiste la Trisomie 21 ?
Le document 7 représente les caryotypes d’un garçon normal et d’un garçon trisomique
(mongolien).

Caryotype d’un garçon normal Caryotype d’un garçon présentant la trisomie 21

Document 7

127
Hérédité liée au chromosome Y :
Il s’agit de quelques curiosités dermatologiques assez exceptionnelles :
• Ichtyose grave, type « porc-épic »
• Hypertrichose des oreilles
• Kératose palmo-plantaire.
Le mécanisme de transmission est facile à comprendre : toutes les filles naissant de
l'union d'un homme atteint avec une femme normale sont normales car elles ne peuvent
hériter que le X paternel. Par contre, tous les garçons, qui ont hérité de l'Y paternel, sont
atteints.

5) Risques liés au mariage consanguin :


Si dans une famille il existe une tare récessive :
• le mariage consanguin augmente considérablement le risque d’avoir des enfants atteints
de cette tare car il augmente la probabilité de rencontre des allèles récessifs.
• Le risque d’être porteur diminue de moitié à chaque génération.
• Un mariage entre cousins germains est déconseillé chaque fois qu’une tare récessive
existe dans la famille ascendante ou chez les collatéraux.
Exemple : la surdi-mutité (activité 1)

II Le diagnostic prénatal
Le diagnostic prénatal a pour objectif de déterminer, chez une femme enceinte et ayant un
risque de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie héréditaire, si le fœtus en est
atteint ou non.
Le diagnostic repose sur des analyses faites sur des tissus embryonnaires prélevés le plus
tôt possible.
Le diagnostic permet la détection des aberrations chromosomiques et des maladies géniques.

1- Les aberrations chromosomiques : exemple la trisomie 21 :

La trisomie 21 est une anamolie qui consiste en une variation du nombre de chromosomes.
L’analyse du caryotype du malade révèle la présence du chromosome 21 en trois exemplaires.
La trisomie 21 résulte d’un accident survenu au cours de la méiose chez l’un des parents
surtout chez la mère dont l’âge s’approche de la ménaupose : Les 2 chromosomes de la
même paire ne se séparent pas et passent ensemble dans la même cellule fille. Cela peut se
produire lors de la division réductionnelle ou bien lors de la division équationnelle. Ainsi se
forment des gamètes possédant 2 chromosomes 21. La fécondation d’un gamète anormal
par un gamète normal entraîne la formation d’un œuf ayant 3 chromosomes 21.

132
Le document 11 suivant explique l’origine de la trisomie 21 :

Division réductionnelle Méiose normale Division équationnelle anormale


anormale

gamètes anormaux gamètes normaux gamètes anormaux

fécondation fécondation

œuf anormal à œuf anormal à


(2n+1)= Trisomie (2n+1)= Trisomie

Document 11 : origine de la trisomie

133
Pour en savoir plus
Autres anomalies chromosomiques
En plus de la trisomie, d’autres anomalies numériques peuvent affecter les chromosomes
sexuels. Ils sont dus à la non disjonction des chromosomes X lors de la méiose. Ils sont à
l’origine d’un ensemble de symptômes appelé syndrome :
- le syndrome de Turner : il atteint le sexe féminin dont le caryotype est caractérisé par la
présence d’un seul chromosome X au lieu de deux (formule chromosomique = 44 + X0). Les
femmes atteintes sont de petite taille, leurs caractères sexuels secondaires sont très peu
développés et elles sont stériles.
- Le syndrome de Klinefelter : Il atteint le sexe masculin dont le caryotype comporte un
chromosome X surnuméraire (formule chromosomique = 44 + XXY). Les individus atteints
présentent à la fois des caractères sexuels secondaires de type masculin et de type féminin
leurs testicules sont très peu développés, ils sont stériles.
(activités 2 et 3)

2- Les maladies géniques : selon la maladie recherchée on effectue sur les prélèvements
l’analyse des protéines ou l’analyse de l’ADN.

2-1 Analyse des protéines : exemple l’hémoglobine


L’hémoglobine est une protéine indispensable au transport de l’oxygène
Une maladie héréditaire, la drépanocytose est caractérisée par la synthèse d’une hémoglobine
anormale. On peut pratiquer le diagnostic de cette maladie par l’électrophorèse de l’hémoglobine.
D’après cette technique on peut déterminer le génotype du fœtus
La maladie est autosomale récessive. Soit le gène ( N,m) N = allèle normal
m = allèle défectueux avec N> m
Dans l’exemple de la page 128, la femme I2 est la sœur d’un homme malade I3 de géno-
type m//m. elle a une chance sur deux d’être hétérozygote N//m.
L’électrophorèse révèle que les parents possèdent chacun l’hémoglobine normale HbA et
l’hémoglobine anormale HbS, ils sont donc hétérozygotes de génotype N//m.
Le fœtus possède uniquement l’hémoglobine HbS.
On peut déduire que le fœtus est malade et de génotype m//m.

2-2- Analyse de l’ADN :


La recherche du gène défectueux se fait selon les étapes suivantes :
1. Extraction et fragmentation de l’ADN par des enzymes de restriction.
2. Éléctrophorèse (séparation des fragments d’ADN selon leur taille).
3. Transfert sur une feuille de nitrocellulose.
4. Dissociation des brins d’ADN par chaleur ou NaOH et incubation avec la sonde molécu
laire radioactive.
5. Autoradiographie et révélation du couple gène-sonde sur un film photographique.
Cette recherche nécessite des outils :
- La sonde moléculaire radioactive est une séquence de nucléotides marquée avec un
isotope radioactif.

134
La sonde moléculaire est capable de s’hybrider spécifiquement et selon le principe de
complémentarité avec la séquence d’ADN correspondant au gène recherché.
Si le gène à cloner est encore inconnu, la sonde moléculaire est préparé à partir de l’ARN
en utilisant l’enzyme transcriptase réverse, on obtient l’ADN copie (ADNc).
- Enzyme de restriction : enzyme d’origine bactérienne qui permet de couper l’ADN au
niveau de certaines séquences bien définies. On connaît aujourd’hui 500 enzymes de restriction
différentes.
Grâce à ces enzymes un chromosome est découpé en 200000 à 1 million de fragments
d’ADN double brin.

dépôt sur un gel


soumis à un
champ électrique
(électrophorèse)

fragments d’ADN
coupés par une
enzyme de
restriction
+
fragments
d’ADN
séparés selon
leur taille

fragment
d’ADN
portant la
séquence
homologue
de celle
de la
sonde sonde

lavage puis incubation transfert


autoradiographie avec la sur papier
sonde
radioactive

Recherche d’un gène défectueux par utilisation de la sonde moléculaire

(activité 4)

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