Correction Centrale Réduction
Correction Centrale Réduction
I. Exemples de sous-algèbres
A B
dim AF = dim {( ) , A ∈ Mp (K), B ∈ Mp,n−p (K) C ∈ Mn−p (K)} = p2 + p(n − p) + (n − p)2 = n2 − pn + p2 .
0n−p,p C
1 2 3 1 2
6. Pour tout p ∈ [[1, n−1]], n2 −np+p2 = (p − n) + n2 , donc (n2 −pn+p2 ) est maximum quand (p − n) est maximum,
2 4 2
1 2 3 2
donc pour p = 1 ou p = n − 1, et ce maximum vaut (1 − n) + n = n − n + 1.
2
2 4
⎛ ⎞
⎜ 0 −1 ⎟
⎜ ⎟
7. ● Γ(K) = Vect ⎜I2 , ( )⎟ , donc Γ(K) est un sous-espace vectoriel de M2 (K).
⎜ 1 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ ´¹¹ ¹ ¹ ¹ ¹ ¹ ¹ ¸¹ ¹ ¹ ¹ ¹ ¹ ¹ ¶⎠
notée C
● De plus, comme C 2 = −I2 , on a, pour tout (aI2 + bC, cI2 + dC) ∈ Γ(K)2 ,
1
9. ● Comme χC (X) = X 2 + 1 = (X + i)(X − i) est scindé à racines simples sur C, C est diagonalisable dans M2 (C) et il
existe P ∈ GL2 (C) et D = diag(i, −i) diagonale telles que C = P DP −1 .
● Alors, pour tout aI2 + bC ∈ Γ(K),
P −1 (aI2 + bC)P = aP I2 P −1 + bP −1 CP = aI2 + bdiag(i, −i) = diag(a + bi, a − bi),
donc Γ(C) est une sous-algèbre diagonalisable de M2 (C).
● (In , J, J 2 , . . . , J n−1 ) est donc bien une base de A, qui est donc de dimension n.
14. Soit M ∈ Mn (R).
● Si M commute avec J, alors, par récurrence immédiate, M commute avec J k pour tout k ∈ N.
n−1
Par suite, pour tout N = ∑ ak J k ∈ A,
k=0
A est donc stable par produit, donc A est une sous-algèbre de Mn (K).
n−1
● Pour tout N = ∑ ak J k ∈ A,
k=0
2
donc N commute avec J, donc, d'après la question précédente, N commute avec tous les éléments de A.
A est donc bien une sous-algèbre commutative de Mn (K).
II.C - Diagonalisation de J
16. On a
RRR X 0 ⋯ 0 −1RRR
RRR RR
RRRR−1 X ⋱ ⋮ 0 RRRR
χJ (X) = det(XIn − J) = RRRR 0 ⋱ ⋱ 0 ⋮ RRRR
RRR ⋮ R
RRR ⋱ ⋱ ⋱ 0 RRRR
RRR 0 ⋯ 0 −1 X RRRRR
[n]
RRR X 0 ⋯ ⋯ 0 RRR RRR−1 X 0 ⋯ 0 RRRR
RRR RR RRR R
RRR−1 X 0 ⋮ RRRR RRR 0 −1 X ⋱ ⋮ RRRR
= X RRRRR 0 ⋱ ⋱ ⋱ ⋮ RRRR
RRR + (−1) n+1
× (−1) × RRR ⋮
RRR ⋱ ⋱ ⋱ 0 RRRR
R
RRR ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ 0 RR RRR ⋮ ⋱ ⋱ X RRRR
RRR
RRR 0 ⋯ 0 −1 X RRRRR RRR
RR 0 ⋯ ⋯ 0
R
−1RRRR[n−1]
[n−1]
17. Par suite, χJ est scindé à racines simples dans C (ses racines sont les racines n-ème de l'unité), donc J est diagonalisable
dans Mn (C).
18. Pour n = 2, χJ = (X − 1)(X + 1) est scindé à racines simples dans R, donc J est diagonalisable dans M2 (R).
Si n ≥ 3, χJ n'est pas scindé sur R, donc J n'est pas diagonalisable dans Mn (R).
19. D'après la question 17, Sp C (J) = {e2ikπ/n , k ∈ [[0, n − 1]]} = {ω k , k ∈ [[0, n − 1]]} où ω = e2iπ/n .
Pour tout k ∈ [[0, n − 1]],
⎛ω ⎞ ⎛ω ⎞
(n−1)k (n−1)k
⎛ 1 ⎞ ⎛ ω nk ⎞
⎜ω (n−2)k ⎟ ⎜ω (n−2)k ⎟
⎜ ⎟ ⎜ω (n−1)k ⎟ ⎜ω (n−1)k ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟ ⎜ (n−2)k ⎟ ⎜ (n−2)k ⎟ ⎜ ⋮ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ k⎜ ⎟
J⎜ ⎟ = ⎜ω ⎟ = ⎜ω ⎟ = ω ⎜ ωk ⎟ ,
⎜ ωk ⎟ ⎜ ⋮ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⋮ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟ ⎝ k ⎠ ⎝ ω k ⎠ ⎜ ⋮ ⎟
⎝ 1 ⎠ ω ⎝ 1 ⎠
⎛ω ⎞
(n−1)k
⎜ω (n−2)k ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟
donc ⎜ ⎟
⎜ ω k ⎟ est un vecteur propre de J associé à la valeur propre ω .
k
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⎟
⎝ 1 ⎠
⎛⎛ω ⎞⎞ ⎛⎛ω ⎞⎞
(n−1)k (n−1)k
⎛⎛ω ⎞⎞
(n−1)k
⎜⎜ω (n−2)k ⎟⎟
⎜⎜ ⎟⎟
⎜⎜ ⋮ ⎟⎟
Eωk (J) = Vect ⎜⎜
⎜⎜ ω k ⎟⎟ .
⎟⎟
⎜⎜ ⎟⎟
⎜⎜ ⎟⎟
⎜⎜ ⋮ ⎟⎟
⎝⎝ 1 ⎠⎠
II.D - Diagonalisation de A
20. La preuve faite en question 15 avec K au lieu de R permet de conclure directement ici que A est une sous-algèbre
(commutative) de Mn (C).
21. Comme J est diagonalisable dans Mn (C), il existe P ∈ GLn (C) et D diagonale telles que P −1 JP = D.
On peut même particulariser P et D à l'aide de la question 19, mais une telle précision ne servira à rien dans la suite
de cette preuve.
3
n−1
Alors, par récurrence immédiate, on a, pour tout k ∈ N, P −1 J k P = Dk . Puis, pour tout M = ∑ ak J k ∈ A,
k=0
n−1
donc Sp C (J(a0 , . . . , an−1 )) = { ∑ ak ω ki , i ∈ [[0, n − 1]]} .
k=0
1≤i,k≤n
donc M ∈ (A ) = A.
⊥ ⊥
4
III.B - Conclusion
27. ● L'application transposition T rans ∶ M ∈ Mn (R) ↦ M T ∈ Mn (R) est un automorphisme de Mn (R) (et T rans−1 =
T rans), donc AT = T rans(A) est un sous-espace vectoriel de Mn (R) de même dimension que A comme image d'un
sous-espace vectoriel par un isomorphisme.
● Pour tout (A, B) ∈ (AT )2 , il existe (M, N ) ∈ A2 tel que A = M T et B = N T .
Alors AB = M T N T = (N M )T ∈ AT car A est stable par produit, donc N M ∈ A.
AT est donc stable par produit, donc c'est une sous-algèbre de Mn (R).
28. Pour tout M T ∈ A⊥ , pour tout i ∈ [[1, r]], M T Ai ∈ A⊥ d'après la question 26, donc, comme (A1 , . . . , Ar ) est une base
r
de A⊥ , il existe (a1 , . . . , ar ) ∈ Rr tel que M T Ai = ∑ ak Ak et, par suite,
k=1
n
M T Ai X = ∑ ak Ak X ∈ Vect(A1 X, . . . , Ar X).
k=1
Par suite, M T (F ) = Vect(M T A1 X, . . . , M T Ar X) ⊂ F comme espace vectoriel engendré par des éléments de F, donc F
est stable par M T . cqfd.
29. ● Si d > n2 − n + 1, alors r = n2 − d < n − 1. Soit X ∈/ KerA1 (possible car A1 ≠ 0 car la famille (A1 , . . . , Ar ) est libre).
Soit F = Vect(A1 X, . . . , Ar X). On a :
dim F ≤ r < n, donc F ≠ Mn,1 (R)
dim F ≥ 1, car A1 X ≠ 0, donc F ≠ {0}.
De plus, en identiant les matrices et leur application linéaire canoniquement associée, on a
On a donc
31. Comme IdE n'est pas nilpotente, IdE ∈/ A, donc A ≠ L(E), La contraposée du théorème de Burnside assure alors
l'existence d'un sous-espace vectoriel V de E distinct de E et {0} stable par tous les éléments de A.
32. Soit B1 = (e1 , . . . , er ) une base de V complétée en une base (e1 , . . . , en ) de E.
Alors, pour tout u ∈ A, pour tout j ∈ [[1, r]], u(ej ) ∈ F = Vect(e1 , . . . , er ), donc il existe (ai,j )i∈[[1,r]] tel que u(ej ) =
r
∑ ai,j ej .
i=1
Alors on a
A(u) B(u)
M atB (u) = M atB (u(e1 ), . . . , u(er ), u(er+1 ), . . . , u(en )) = ( ),
0 D(u)
où A(u) = (ai,j )1≤i,j≤r ∈ Mr (C), B(u) ∈ Mr,s (C) et D(u) ∈ Ms (C).
A B
33. ● Soit M = ( ) où A ∈ Mr (C), B ∈ Mr,s (C) et D ∈ Ms (C).
0 D
Ap Bp
Montrons par récurrence que, pour tout p ∈ N, il existe Bp ∈ Mr,s (C) telle que M p = ( ) (HRp )
0 Dp
0
A B0
Initialisation : Pour p = 0, M = Ip = ( ) en posant B0 = 0r,s .
0
0 D0
Pour p = 1, B1 = B convient.
5
Hérédité : Soit p ∈ N et supposons HRp vériée.
Alors
Ap Bp A B Ap+1 Ap B + B p D Ap+1 Bp+1
M p+1 = M p M = ( )( )=( )=( )
HRp 0 Dp 0 D 0 D p+1
0 Dp+1
en posant Bp+1 = Ap B + Bp D. On a bien HRp+1 .
Ap Bp
Conclusion : D'où, par récurrence, pour tout p ∈ N, il existe Bp ∈ Mr,s (C) telle que M p = ( ).
0 Dp
A B
● Soit A ∈ {A(u)∣u ∈ A}. Alors il existe u ∈ A tel que M atB (u) = ( ).
0 D
Alors, d'après le premier point, pour tout p ∈ N,
p
A B Ap Bp
M atB (up ) = ( ) =( ).
0 D 0 Dp
Ap 0 B p0
Or u ∈ A, donc u est nilpotent, donc il existe p0 ∈ N tel que up0 = 0 et, par suite, 0 = ( ) , donc Ap0 = 0, donc
0 D p0
A est nilpotente.
● Pour tout (u, v) ∈ A pour tout λ ∈ C,
λA(u) + A(v) ∗
M atB (λu + v) = λM atB (u) + M atB (v) = ( ),
0 ∗
AB ∗
M atB (u ○ v) = M atB (u) × M atB (v) = ( ),
0 ∗
P −1 0 A(u) B(u) P 0
M atC (u) = R−1 M atB (u)R = ( )( )( )
0 Q−1 0 D(u) 0 Q
P −1 0 A(u)P B(u)Q
=( )( )
0 Q−1 0 D(u)Q
P −1 A(u)P P −1 B(u)Q
=( )
0 Q−1 D(u)Q
et cette dernière matrice est triangulaire supérieure car P −1 A(u)P et Q−1 D(u)Q le sont. On peut alors conclure la
propriété annoncée par récurrence...
35. Dans cette base C, les valeurs propres de u sont les éléments diagonaux de la matrice associée.
Or, comme il existe p tel que up = 0, si x est un vecteur propre de u associé à la valeur propre λ, alors
6
V. Le théorème de Burnside
Comme A est irréductible, A ≠ {0L(E) }, car tous les sous-espaces vectoriels de E seraient alors stable par tous les éléments
de A.
36. ● Soient x un élément non nul de E.
F = {u(x)∣u ∈ A} est un sous-espace vectoriel car A en est un. De plus, pour tout y ∈ F, il existe u ∈ A tel que y = u(x).
Alors, pour tout v ∈ A, v(y) = v ○ u (x) ∈ {f (x)∣f ∈ A} = F. F est donc stable par tous les éléments de A, donc F = {0}
±
∈A
ou F = E.
● Si F = {0}, alors, pour tout u ∈ A, u(x) = 0, donc Vect(x) est stable par tous les éléments de A, ce qui est exclu car
A est une sous-algèbre irréductible de L(E) et car Vect(x) ≠ {0} (car x ≠ 0).
● On a donc F = E, et, par suite, pour tout y ∈ E, il existe u ∈ A tel que u(x) = y.
37. ● Soit x et y dans E tels que la famille (v(x), v(y)) soit libre (x et y existent car rg(v) ≥ 2). D'après la question
précédente, comme v(x) ≠ 0, il existe u ∈ A tel que y = u(v(x)) = u ○ v(x).
● Considérons alors ϕ ∶ z ∈ Im (v) ↦ v ○ u(z) ∈ Im (v).
ϕ est un endomorphisme de Im (v), C espace vectoriel de dimension au moins 1, donc ϕ admet au moins une valeur propre
λ. (car son polynôme caractéristique, de degré au moins 1, admet au moins une racine sur C). Par suite, ϕ − λIdIm (v)
n'est pas injective, donc non surjective (endomorphisme en dimension nie), donc rg(ϕ) ≤ dim(Im (v)) − 1 = rg(v) − 1.
● Soit alors ψ = v ○ u ○ v − λv ∈ L(E).
Comme ψ = ϕ ○ v, rg(ψ) ≤ min(rg(ϕ), rg(v)) ≤ rg(v) − 1 et, comme ψ(x) = v ○ u ○ v(x) − λv(x) = v((u ○ v)(x)) − λv(x) =
v(y) − λv(x) ≠ 0 (car (v(x), v(y)) est une famille libre), donc rg(ψ) ≥ 1.
On a donc bien 0 < rg(v ○ u ○ v − λv) < rg(v).
38. Supposons qu'il n'existe pas d'élément de A de rang 1.
Posons alors r = min{rg(u), u ∈ A∖{0L(E) }}, qui existe comme minimum d'un ensemble ni non vide (car A ≠ {0L(E) }).
Soit alors v ∈ E tel que rg(v) = r. Alors, en prenant u comme dans la question précédente, v ○ u ○ v ∈ A comme composé
d'éléments de A, et v ○ u ○ v − λv ∈ A car A est un sous-espace vectoriel de L(E).
Or 0 < rg(v ○ u ○ v − λv) < rg(v) = r, ce qui est exclu.
D'où, par l'absurde, il existe v ∈ A tel que rg(v) = 1.
V.B - Conclusion
39. Comme u0 est de rang 1, et u0 (εk ) = 0 pour tout k ∈ [[2, n]], on a u0 (ε1 ) ≠ 0.
D'où, d'après la question 36, pour tout i ∈ [[2, n]], il existe vi ∈ A tel que vi (u0 (ε1 )) = εi . Alors ui = vi ○ u ∈ A car A est
stable par composition et
donc dim Im (ui ) = dim Vect(ui (εk )k∈[[1,n]] ) = dim Vect(ui (ε1 )) = 1, donc ui est de rang 1 et ui (ε1 ) = εi .
40. On construit maintenant des endomorphismes ui,j dans A dont les matrices dans B sont les Ei,j de la base canonique
de Mn (C).
On a déjà construit ui,1 = ui dans la question précédente.
Notons (V1 , . . . , Vn ) la base canonique de Mn,1 (C) et
V1T M atB (u)M atB (v(x)) = V1T M atB (u)M atB (v)M atB (x) = V1T M atB (u ○ v) M atB (x) = 0.
´¹¹ ¹ ¹ ¸¹ ¹ ¹ ¹¶ car x ∈ G
∈A
car x ∈ E = G.
K est donc un sous-espace vectoriel non tirvial de E stable par A, ce qui est contraire au caractère irréductible de
A.
On a donc G = {0}.
7
Soit à présent H = {(M atB (u))T V1 , u ∈ A} .
H est un sous-espace vectoriel de Mn,1 (C).
Si H ≠ Mn,1 (C), alors on note p = dim H < n et H = Vect(W1 , . . . , Wp ).
On choisit X ≠ 0 dans l'intersection d'hyperplans