Systeme National de Sante - Module
Systeme National de Sante - Module
MINISTERE DE LA SANTE
DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES
DIVISION DE LA FORMATION
SERVICE DE LA FORMATION CONTINUE
SYSTEME NATIONAL
DE SANTE
Module à l'usage des
professionnels
de santé.
6 LA FORMATION ......................................................................120
6.1 OBJECTIFS DE L’UNITE................................................................................................... 122
6.2 LA FORMATION MEDICALE............................................................................................. 123
6.3 LA FORMATION PARA MEDICALE ................................................................................. 124
6.4 LA FORMATION CONTINUE............................................................................................. 128
6.5 L'INSTITUT NATIONAL D'ADMINISTRATION SANITAIRE............................................. 135
4
1 INTRODUCTION GENERALE
Les professionnels de santé nouvellement recrutés se heurtent à un
certain nombre de problèmes liés à la méconnaissance de système de santé
de son organisation et de son environnement rendant difficile parfois leur
intégration dans l’organisation.
Portant de cette problématique et suite aux constats relevés au niveau
du terrain ainsi qu’aux besoins exprimés par cette population médicale,
infirmière et gestionnaire, il a été décidé d’élaborer un module d’intégration
de ces nouvelles recrues.
L’objectif de ce module est de faciliter l’intégration des nouvelles recrues
dans notre système par une meilleure connaissance des structures, du
fonctionnement et de l’environnement de notre organisation.
Ce document élaboré grâce à l’appui de l’organisation mondiale de la
santé est destiné principalement aux professionnels médicaux, infirmiers
et gestionnaires nouvellement recrutés, il peut être consulté aussi par
d’autres personnels pour la préparation des concours et examens.
Il a été élaboré par des personnes ressources du domaine suite à un
effort de synthèse et de compilation des principaux documents du
département. Il est organisé en unités et chaque unité est présentée sous
forme de chapitres avec les objectifs qui sont assignés pour chaque partie.
La première partie présente le système national de santé avec une
définition des concepts, une présentation des composantes du système
national de santé et du dispositif de l’offre de soins.
La deuxième partie de ce document nous donne un aperçu sur la
stratégie sectorielle et le plan de développement socio-économique 2000-
2004 avec les principaux objectifs de santé et les réformes du système
projetées.
Les programmes de santé développés par les différentes directions font
l’objet de la troisième partie de ce document qui précise pour chaque
programme ses objectifs, les principales activités et points clefs de la
stratégie de lutte et les indicateurs de suivi.
Une partie est réservée au rappel de quelques notions fondamentales en
épidémiologie depuis la notion de surveillance épidémiologique jusqu’aux
mesures de fréquence.
Enfin la dernière partie nous présente le système de formation de base et
continue de notre département.
5
Contenu de l'unité
2.2 INTRODUCTION
• Santé
• Système sanitaire
Citer les principales composantes du système national de santé.
• La capacité litière,
• Le mode de gestion,
• La spécificité de l'établissement,
• Le niveau d'intervention
Citer les formations sanitaires et les structures d'appui qui composent le
réseau de soins de santé de base.
2.2 INTRODUCTION :
Inspection LE MINISTRE
Cabinet
Générale
Secrétariat Général
Direction de la population
D. de l’Epidémiologie et de
Division de lutte contre les maladies
l'approvisionnement
D. Equipements et de la
Division de maintenance
l’Informatique et des
méthodes
Direction des Ressources
Humaines
Institut National
d’Administration
D. Réglementation et du
Sanitaire
Contentieux
D. de la Planification et
Ressources Financières
11
PLANIFICATION ET
RESSOURCES FINANCIERES
Attributions :
Contribution à la définition des orientations en matière de la planification sanitaire dans
le pays
Réalisation des études sectorielles ou intersectorielles en vue d’analyser la situation
sanitaire.
Harmonisation des programmes d’action en liaison avec les organismes publics ou
privés des méthodes comptables, conformément aux orientations nationales en matière
de prévention, de soins et d’encadrement sanitaire.
Recherche et proposition des projets d’infrastructure liés à la carte sanitaire.
Coordination de l’action du ministère dans le domaine budgétaire et mise en place des
crédits en les déléguant aux sous ordonnateurs et tenue de la comptabilité de tout le
département.
Réalisation d’études économiques sur le système de santé en termes d’évaluation et de
prévision.
Jouer le rôle d’observatoire d’utilisation des moyens budgétaires et extrabudgétaires
Contribution à la mise en œuvre du système de l’assurance maladie dans les limites des
compétences du ministère.
Promotion de la coopération dans le domaine de la santé, recherche, inventaire et
mobilisation des aides de coopération pouvant être consenties au Maroc pour le
développement de la santé.
13
[Link].1.3 Direction des Ressources Humaines
Œuvres
sociales
RESSOURCES HUMAINES
Informatique
et actes
collectifs
Attributions :
Formation professionnelle et recyclage du personnel.
Affectation, recrutements, administration et gestion des affaires du personnel et
promotion des actions d’œuvres sociales.
Réponse aux besoins exprimés par les différents services du département sur la base de
plans d’acquisition et de développement des ressources humaines.
Elaboration et suivi des plans de formation des cadres administratifs, médicaux,
pharmaceutiques, dentaires et des infirmiers en concertation avec le personnel
concerné.
Evaluation de l’adéquation de la formation du personnel aux exigences du métier et
emploi et adaptation des programmes de formation.
Tenu d’un fichier informatique du personnel.
Description des postes à des fins d’évaluation, de planification et de formation.
Etablissement des besoins qualitatifs et quantitatifs du ministère en personnel sur la
base des priorités et des objectifs des plans.
Instruction des dossiers soumis au conseil de santé en matière de congés, maladies,
homologations et contrôle de l’aptitude à l’emploi.
14
[Link].1.4 Direction de l’Epidémiologie et de la Lutte Contre les Maladies
Service
administratif
Institut National
DIRECTION DE L’EPIDEMIOLOGIE ET d’Hygiène
DE LA LUTTE CONTRE LES MALADIES
Centre National de
Radioprotection
Attributions :
Surveillance épidémiologique de la population et tenu du fichier épidémiologique
central.
Evaluation des caractéristiques épidémiologiques de la population et réalisation des
enquêtes et études en matière d’épidémiologie.
Conception et réalisation des programmes de lutte contre les maladies
Programmation et réalisation des actions visant à protéger le milieu ambiant.
Contrôle de la qualité des laboratoires de biologie relevant du ministère et définition
des normes techniques de leur fonctionnement.
Promotion et participation au contrôle de l’application de la réglementation en matière
de radioprotection.
Contrôle sanitaire des denrées alimentaires.
15
[Link].1.5 Direction Du Médicament et de la Pharmacie
MEDICAMENT
ET
PHARMACIE
Attributions :
Elaboration des normes de fabrication, de conditionnement, de circulation, de vente et
de stockage des médicaments, produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques.
Fixation du cadre des prix des médicaments et des spécialités pharmaceutiques.
Contrôle technique et contrôle de la qualité des médicaments et des spécialités
pharmaceutiques.
Etablissement et mise à jour de la liste des médicaments essentiels.
Détermination analytique et des essais nécessités par le contrôle des médicaments, des
spécialités pharmaceutiques et des articles destinés à l’usage de la médecine.
Inspection des officines, grosseries et laboratoires de fabrication.
Délivrance des visas et des autorisations de débit des produits pharmaceutiques.
Gestion de la banque de données technique et économique sur les médicaments.
16
[Link].1.6 La Direction de la Population
DIRECTION DE LA Administratif
POPULATION
Réhabilitation et
gériatrie
Attributions :
Promotion et exécution des programmes de planification familiale et des programmes
relatifs à la santé maternelle et infantile.
Programmation et réalisation des actions de réhabilitation physique et de gériatrie.
Coordination des activités d’information, d’éducation et de communication des
différents programmes.
Appui aux différentes directions et exécution des travaux pour le compte des différents
programmes sur le plan d’Information / Education / Communication .
17
[Link].1.7 La Direction des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires
HOPITAUX ET SOINS
AMBULATOIRES
Centre National de
Transfusion
Sanguine
Urgences et Secours
Hôpitaux Soins Ambulatoires Assistance
Urgentologie
Coordination intersectorielle Programmation des Assistance sociale
Soins ambulatoires
Logistique actions hospitalières Couverture sanitaire et Assistance
Suivi/évaluation intégration des médicale gratuite
Budget activités
Attributions :
Coordination des actions du département en matière hospitalière et suivi des activités
des hôpitaux.
Etablissement des bilans des activités des hôpitaux.
Contribution à l’élaboration de la stratégie du département en matière de soins
ambulatoires.
Evaluation de l’action du réseau ambulatoire sur le plan de la qualité et de
l’accessibilité des prestations.
Gestion de l’action du département en matière d’assistance sociale et de l’assistance
médicale gratuite au profit des indigents.
Contribution au développement des moyens logistiques pour faire face aux
catastrophes, y compris le ramassage médicalisé des victimes et la coordination des
programmes.
Définition des stratégies de restructuration des services des urgences à travers le
royaume.
Définition des programmes de formation en urgentologie et contribution à leur
réalisation.
Organisation, planification et évaluation des tâches relatives à la collecte, au stockage,
au traitement, à l’utilisation et à la distribution du sang et de ses dérivés.
18
[Link].1.8 La Direction des Equipements et de la Maintenance
EQUIPEMENT ET
MAINTENANCE
Marchés
Attributions
Exécution du budget d’investissement du ministère.
Etude et suivi de réalisation des projets d’architecture, de bâtiment et de construction.
Etude, programmation et suivi de réalisation des projets d’équipement en matériel
biomédical et biotechnique.
Maintenance, aménagement et préparation du patrimoine immobilier et matériel.
Recherche et normalisation de l’infrastructure des équipements.
Gestion administrative, entretien des installations des services centraux et tenue des
inventaires des patrimoines foncier et bâti du département.
19
[Link].1.9 La Direction de la réglementation et du Contentieux
REGLEMENTATION
ET CONTAENTIEUX
Contentieux
Etudes juridiques et Statuts Installation des professions
Législation et réglementation sanitaire réglementaires
Conventions et relations avec les Etablissements de soins et laboratoires
associations à vocation sanitaire d’analyse
Attributions :
Etudes juridiques et élaboration des projets de textes législatifs et réglementaires en
matière de santé.
Instruction des dossiers contentieux impliquant le ministère.
Suivi administratif des relations du département avec les autres administrations, les
collectivités locales et les associations nationales.
Participation au contrôle de l’exercice des professions réglementées.
Appui aux autres directions du ministère en matière juridique.
20
[Link].1.10 La Division du Parc Auto et Affaires Générales
PARC AUTO ET
AFFAIRES GENERALES
Attributions :
Gestion et maintenance du Parc auto et des moyens de mobilité du ministère.
DIVISION DE
L’APPROVISIONNEMENT
Attributions :
Exécution des dépenses communes des différentes directions
Acquisition, stockage et distribution des produits pharmaceutiques, des médicaments et
des produits d’intendance.
21
[Link].1.12 La Division de l’Informatique et des Méthodes
DIVISION DE
L’INFORMATIQUE ET DES
METHODES
Attributions :
Animation des activités informatiques du ministère par l’élaboration et la gestion d’un
schéma directeur.
Appui technique en matière d’information aux services centraux et aux services
extérieurs.
Décret 2-94-285 du 21 novembre 1994 relatif aux attributions et à
l’organisation du ministère de la santé
Service Administratif et
Economique MEDECIN DELEGUE
Service de promotion de
la santé
Au niveau des Wilayas, la préfecture médicale chef-lieu comprend en outre les services
suivants :
• Service d’hygiène du milieu : qui s’occupe du contrôle et la supervision des
actions en matière de surveillance d’hygiène.
• Service de planification et de l’appui : Chargé de la coordination et du suivi des
activités de planification et de programmation sanitaire.
• Service de maintenance : Assure la gestion et maintenance des équipements et
installations biomédicaux et techniques.
[Link].2.4 Attributions des services provinciaux et préfectoraux
Organisation et direction des services hospitaliers dans la province
Gestion de tous les autres établissements de soins du secteur public
Exécution des programmes de santé
Gestion des budgets
Coordination et supervision de tous les services de santé assurés dans la province.
Encouragement de participation des collectivités locales à la planification sanitaire
locale.
Préparation d’un plan annuel de santé.
Mobilisation de fonds locaux supplémentaires pour les projets d’investissement.
Formation en cours d’emploi des agents de santé.
[Link].2.5 Organisation régionale des services de santé
L’organisation territoriale des services régionaux de santé répond au souci de
déconcentration, sur le plan structurel, la direction régionale créée dans chacune des chefs lieux
de régions constituerait le relais entre les délégations provinciales et l’administration centrale.
Elle sera investi d’une mission de représentant du pouvoir central au niveau de la région.
23
[Link].2.6 Organigramme de la direction régionale de santé
GOUVERNEUR
REGIONAL
Délégation Conseil régional
Régionale de
santé Commissions
permanentes
Centre
Comm.
hospitalier Environnement
Comité de régional C. Santé-Hygiène
coordination
intra - régional [Link] Provin
[Link] Provin
[Link] Provin
Assemblée
Gouverneur provinciale
Délégation de la Délégation de Délégation de provincial
santé la santé la santé
Comité technique
provincial
Le ministère de la santé a mis au point un dispositif de prise en charge fondé sur le nombre
d’habitants et sur l’estimation des activités à réaliser par chaque type de structure ou formation
sanitaire.
Ce dispositif se présente en deux principaux réseaux :
2.5.1 LE RESEAU D’ACTIONS HOSPITALIERES :
[Link] Classification selon la capacité litière:
C’est une ancienne classification elle présente les formations hospitalières sous quatre types
hiérarchisées partant du niveau le plus rapproché de la population jusqu’au plus sophistiqué
établissement de santé : Cette classification se fait comme suit :
L’hôpital local :
C’est une formation sanitaire d’une capacité de 120 à 200 lits et qui dessert une population de
200.000 à 250.000 habitants. L’hôpital local comporte au minimum quatre disciplines de base :
la médecine, la chirurgie, la pédiatrie et la gynéco-obstétrique.
L’hôpital provincial :
D’une capacité de 200 à 500 lits, il est implanté au chef lieu de la province d’où il prend en
charge la totalité de la population qu’y habite. L’hôpital provincial comprend en plus des quatre
disciplines de l’hôpital local : la dermatologie, la psychiatrie, la radiologie, l’ophtalmologie, les
urgences et la réanimation.
Le centre hospitalier régional :
Dessert toute la région concernée, sa capacité est de 500 à 1000 lits et comprend outre les
disciplines de l’hôpital provincial : le service des brûlés, la gastro-entérologie, l’oncologie, la
réhabilitation, l’oto-rhino-laryngologie (ORL) et la cardiologie.
Le centre hospitalier universitaire (CHU) :
Sa capacité est supérieure à 1000 lits. Ces centres sont hautement équipés et disposent de
toutes les disciplines et ont une vocation de formation et de recherche médicale.
E F F I C I E N C E
PRODUCTIVITE RENDEMENT
EFFICACITE INTERNE
E F F I C A C I T E E X T E R N E
Contenu de l'unité
3.2 Définitions
• Organisation régionale;
• Organisation préfectorale / provinciale;
• Stratégie
Citer les attributions projetées de chacune des organisations :
• Provinciale;
• Régionale;
• Centrale
33
3.2 DEFINITIONS
Pour faciliter la lecture les membres du groupe de rédaction ont jugé utile de produire quelques
définitions pour aider le lecteur dans sa lecture du document.
Stratégie :
Le petit Larousse définit la stratégie comme étant "un art de cordonner des actions, de
manœuvrer habilement pour atteindre un but.
Stratégie nationale :
«La stratégie énonce les grandes lignes de l’action requise dans tous les secteurs en cause afin de
donner effet à la politique nationale de santé, en indiquant les problèmes et les moyens de les
résoudre. La stratégie comporte généralement des programmes. »1
Décentralisation :
Déconcentration
La déconcentration c'est le transfert d'une partie des pouvoirs de décisions à des agents locaux de
l'administration central qui demeurent reliés à cette dernière par le principe de subordination
hiérarchique. Elle vise :
• La réponse aux besoins des citoyens en rapprochant l’administration des administrés
• Assurer une articulation entre les fonctions étatiques et les nouvelles compétences
des collectivités locales
1
Glossaire de la série « Santé pour tous » ; Volume N°1 à8 , 2dité par l’OMS ; Genève, 1984.
34
L’approche adoptée est une analyse de l’état de santé, de l’organisation du système, son
fonctionnement ainsi que sa gestion et son financement à l’aide d’un cadre conceptuel qui s’articule
autour de deux axes principaux :
le premier concerne l’amélioration de la santé : cadre d’analyse de l’état de santé de la
population, des déterminants qui nuisent à la santé ainsi que des problèmes sanitaires et les
besoins de services qui en découlent ;
le second concerne l’amélioration de la gestion du système et la mise en œuvre des
mesures d’accompagnement : cadre qui détermine les différents aspects organisationnels
du système de santé ainsi que les outils de mise en œuvre de la stratégie.
Il est évident que les deux axes concourent ensemble à la réalisation d’objectifs santé qui restent
en définitive la préoccupation majeure du système de santé. Afin de respecter la logique de ce cadre
conceptuel et de mettre en exergue les objectifs de santé, le corps du document se scinde en trois
parties. La première s’intéresse à l’axe relatif à l’amélioration de la santé ; la deuxième aux objectifs
de santé et la troisième à l’amélioration de la gestion et à la mise en œuvre (figure 1).
35
MECANISMES DE GESTION ET DE
ORGANISATION MISE EN OEUVRE
Facteurs O
démographiques B
MODELE DE
J SERVICES DE SANTE 1. Les actions de régulation et de
coordination nationale.:
Facteurs biologiques
E - La fonction de financement
P MODELE
R C PHARMACEUTIQUE
- La fonction de régulation et de
coordination du système
Facteurs liés aux
I T - La fonction de planification
CADRE O - Le système d'information sanitaire
SANTE
habitudes de vie
PROBLEMES R
I MODELE DE SOINS
DE SANTE PRIMAIRES
- La politique du médicament
- La politique des ressources humaines
DE SANTE
I F - La coordination de la santé publique
T S - Le développement et l’actualisation de le
Facteurs liés à MODELE législation sanitaire
l’environnement E
D’ORGANISATION
S RÉGIONALE
2. Modernisation de la Gestion :
(physique,
économique et S - La séparation des fonctions de
financement et de prestation de services
culturels A MODELE
INTERSECTORIEL
- L'autonomie de Gestion
- Le système d'accréditation des hôpitaux
Facteurs liés au
N - La formation en Management
- L'évaluation des technologies
système de soins T MODELE DE LA
RECHERCHE ET - La stratégie de qualité
É DE L’EXPERTISE - La valorisation des ressources humaines
3. Renforcement de l’audit judiciaire
«La SANTE est un état dynamique de complet bien être physique, mental, spirituel et social et ne
consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité»2.
La politique de santé mise en œuvre depuis le début des années quatre-vingt s’est inscrite dans le
cadre de la stratégie universelle « Santé pour Tous » auquel le Maroc a souscrit. De ce fait, elle a
accordé plus d’attention au développement des soins de santé primaires3 (ou de base) comme
stratégie fondamentale de l’action sanitaire. Cette période a été également marquée par la mise en
œuvre du Programme d’Ajustement Structurel de l’économie ainsi que par la consolidation du
processus de démocratisation du pays et par une volonté de plus en plus forte des représentants de la
population, de vouloir jouer un rôle actif dans la planification et la gestion des services de santé.
Les plans de développement sanitaire qui se sont succédés durant cette période avaient focalisé
leurs interventions sur les objectifs suivants:
la réduction de la mortalité infantile,
le développement d’une politique sanitaire fondé sur les soins de santé primaires,
l’amélioration et la rationalisation de la gestion du système,
la recherche d’alternatives pour le financement du secteur de la santé et l’accroissement de
ses ressources.
Ces objectifs se sont concrétisés par le développement et l’exécution de programmes de santé
prioritaires qui ont contribué à une amélioration notable des principaux indicateurs sanitaires.
Le renforcement des programmes en relation avec la santé maternelle et infantile (planification
familiale, vaccinations, surveillance de la grossesse et de l’accouchement etc.) et ceux de lutte et de
prévention contre certaines maladies transmissibles ainsi que la réalisation de projets de
construction d’établissements de soins (hôpitaux et centres de santé) pour étendre la couverture
sanitaire à l’ensemble du pays ont été déterminants dans ce processus.
Ces actions déterminantes dans l’amélioration de l’état sanitaire du pays ont été possibles grâce
aux efforts déployés par les professionnels de santé ainsi qu’à la volonté du Département
d’améliorer le fonctionnement et la gestion de ses services et établissements. Tous ces acquis sont à
consolider. Cependant, dans ce document, l’analyse se focalisera davantage sur les faiblesses afin
de mettre en exergue les problèmes auxquels il faut s’attaquer et de proposer des solutions, des
recommandations ou des voies à suivre au travers d’une stratégie élaborée dans un souci
d’harmonie et de complémentarité de ses composantes.
L’état de santé qui prévalait en 1997, sera apprécié dans les paragraphes qui suivent en partant
des principaux éléments d’analyse tels qu’ils ressortent du cadre conceptuel de la figure n° 1.
2
Définition de la Santé telle qu’elle figure dans la constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé.
3
En 1977, la XXXième assemblée mondiale de la santé a décidé que le principal objectif social des gouvernements et de l’OMS pour les
prochaines décennies devait être de faire accéder d’ici l’an 2000 tous les habitants du monde à un niveau de santé qui leur permet de mener une vie
socialement et économiquement productive. Cet objectif est généralement désigné par la formule « la santé pour tous d’ici l’an 2000 (SPT 2000).
37
4
Pour la fonction santé publique, il s’agit d’une série d’activités fondamentales et indispensables destinées à protéger la santé de la population et
à traiter les maladies, et visant l’environnement et la communauté. Elles sont vitales pour le maintien et l’amélioration de la santé. Les pays, à tous les
niveaux, doivent veiller à ce que ses services respectent des normes minimales. Leur application doit être surveillée par des services de l’Etat
(document « la santé pour tous au XXIème siècle » Organisation Mondiale de la santé- document du conseil exécutif EB101/8).
38
Renforcement des capacités de gestion financière des différents acteurs du système en vue
d’optimiser au mieux l’utilisation des ressources allouées.
Instauration de comptes nationaux de la santé.
Révision de la tarification hospitalière, pour l’ensemble des hôpitaux publics.
Mise en place de mesures visant à améliorer la facturation, à renforcer et à développer les
capacités de recouvrement des coûts au niveau des différents établissements sanitaires.
Etude des mécanismes de financement des programmes et activités de soins délivrés par le
réseau de soins de santé de base.
Renforcement du partenariat national avec les associations de la société civile et
international à travers des projets à développer dans le cadre de la coopération bilatérale et
multilatérale.
Recherche de nouvelles sources de financement comme alternative au désengagement
projeté par certains organismes et agences de coopération.
Recherche d’un meilleur équilibre entre les interventions de l’Etat et les lois du marché en
évitant la polarisation actuelle de la dichotomie public/privé afin d’assurer un accès
équitable à des soins de santé efficaces.
[Link] La définition et la mise en œuvre d’une stratégie globale
sur les ressources humaines
La maîtrise de l’utilisation des ressources humaines ainsi que l’amélioration et l’adaptation de
leur capacité dans la résolution des problèmes de santé sont des enjeux majeurs pour le
fonctionnement du système. Les mesures envisagées portent essentiellement sur :
L'élaboration d’une stratégie de motivation des ressources humaines.
La définition des profils de professionnels nécessaires au fonctionnement du système de
santé.
La révision des critères ou normes d’estimation et de planification des besoins en
personnel.
L'élaboration de la mise en œuvre d’un plan de redéploiement basé sur des critères et des
normes qui seront préalablement définis.
Le renforcement de la médicalisation du monde rural et la stabilisation du médecin au
niveau de chaque commune rurale.
Le renforcement de la formation continue en tant qu’instrument de l’amélioration de la
qualité des services et son extension à toutes les catégories de professionnels de santé. Un
effort particulier devra être fait au profit des médecins du rural.
La mise en place de mécanismes de régulation des ressources médicales de l’ensemble des
secteurs notamment au niveau de l’encadrement par des médecins spécialistes.
L'amélioration de la qualité de la formation des différentes catégories de professionnels.
[Link] Le renforcement de la déconcentration / décentralisation
avec la mise en place des structures sanitaires régionales
Cet élément de la stratégie sectorielle implique la mise en œuvre des mesures suivantes :
Identification de l’ensemble des aspects liés à la déconcentration et à la décentralisation.
Conception et adoption de l’organisation de la Direction Régionale des services de santé.
Définition d’un processus de mise en place des structures régionales et de la
déconcentration.
Réorganisation de l’administration centrale et des délégations provinciales sur la base des
nouvelles attributions dévolues aux régions ainsi que sur la base des attributions qui seront
déconcentrées ou décentralisées.
41
En résumé, les éléments principaux de la stratégie sont bien mis en évidence par la figure
n°17 qui suit.
OBJECTIFS
S T R A T E G I E S A N T E
SANTE
Les principaux objectifs ci-après sont définis sur la base des besoins minimaux définis à partir de
l’analyse des problèmes de santé ainsi que des ressources potentiellement mobilisables au cours des
cinq prochaines années. Leur atteinte à l’horizon 2004, reste liée à une bonne organisation du
système, aux performances de sa gestion et à une optimisation de l’utilisation de toutes les
ressources disponibles :
1. Renforcer les programmes de promotion de la santé, de prévention et de lutte contre les
maladies. Ce renforcement devrait permettre une réduction de la mortalité infantile de 37
à 27 pour 1.000 naissances vivantes et le taux de mortalité maternelle en milieu rural de
307 à 274 pour 100.000 naissances vivantes.
2. Améliorer la couverture sanitaire par l’offre de soins et corriger les iniquités régionales et
provinciales, en ramenant la desserte de l’offre publique de soins de santé de base
particulièrement en milieu rural, de 9.100 habitants par établissement de santé à 6.500.
3. Mettre en place un système de financement à travers l’extension de l’assurance maladie
et d’un mécanisme institutionnel pour la prise en charge des économiquement faibles.
4. Mettre en œuvre la réforme de la gestion hospitalière comme vecteur de la politique de
maîtrise des coûts, de mobilisation et de rationalisation des ressources.
42
L’amélioration de la gestion et des outils de mise en œuvre s’inscrivent dans le cadre d’un vaste
chantier de réformes que le Ministère de la Santé a entrepris. Ces réformes, qui sont déjà amorcées
depuis quelques mois et dont il va falloir accélérer l’exécution, visent à résoudre à terme des
difficultés liées à la santé et des problèmes d’ordre structurel relatifs à la gestion et au financement
du système. Les principaux objectifs visés sont les suivants :
améliorer l’efficacité et la qualité des soins au niveau des deux réseaux de santé
primaire et hospitalier ;
mobiliser des ressources additionnelles pour le secteur ;
doter le Ministère de la Santé des outils nécessaires afin d’améliorer la gestion du secteur.
Une amélioration de l’organisation non seulement du Ministère de la Santé mais du système de
santé en général reste liée à une définition appropriée des modèles relatifs aux médicaments, aux
soins de santé primaires, à l’organisation régionale des services de santé et à l’intersectorialité, etc.
ONEP
Les faiblesses du modèle actuel rendent nécessaires les réformes qu’envisage d’entreprendre le
MS afin d’instaurer un modèle alternatif à même de renforcer les différentes sources de financement
et de mieux canaliser les flux financiers.
[Link] Le modèle des services de santé projeté
Le modèle futur des services de santé, représenté par la figure 19 essaie de pallier les
insuffisances du modèle actuel tout en essayant d’incorporer la dynamique de la régionalisation.
44
Tout d’abord, le modèle projeté intègre la réforme du financement qui tente de remédier aux
faiblesses actuelles de mobilisation des ressources financières en élargissant la couverture de
l’Assurance-maladie à près de 30% de la population et en mettant en place un mécanisme adapté et
plus juste d’assistance médicale aux économiquement faibles.
Ensuite, le souci du partenariat, même s’il n’apparaît pas clairement dans le modèle projeté, est
très présent car si le MS doit être stratège et régulateur, il doit nécessairement être coordonnateur de
toutes les activités et mesures qui touchent à la santé. Une des grandes missions du Ministère
consiste à promouvoir et à protéger la santé. Le rôle de coordination va indubitablement lui
permettre de renforcer cette mission tout en instaurant une logique de partenariat qui serait utile
(pour tous les partenaires) dans l’amélioration de l’efficacité des actions.
De plus, ce partenariat (qui sera ici très renforcé) sera élargi à la Région qui insufflera au secteur
de la santé publique un dynamisme certain si l’arrimage à cet élan (de la régionalisation) est bien
effectué. La Région peut constituer une source additionnelle et importante de mobilisation des
ressources financières. C’est l’une des raisons qui poussent le MS à entreprendre une politique de
décentralisation/déconcentration, aussi progressive que forte, qui se manifeste dans la création des
directions régionales, dans l’allocation de ressources humaines et financières à la hauteur des
nouvelles responsabilités très élargies des régions et dans l’autonomie progressive des hôpitaux
publics.
En corollaire, il paraît indispensable de séparer la fonction de financement de celle de prestations
des services afin de permettre aux hôpitaux publics de jouir d’une pleine autonomie nécessaire à
l’amélioration de leur gestion, de leurs performances et de la qualité des soins qu’ils offrent. Cette
autonomie permettra, par ailleurs, de réallouer au moins une partie des subventions destinées
traditionnellement aux hôpitaux érigés en SEGMA et aux CHU vers les soins de santé de base.
Le modèle admet une vision selon laquelle la santé et le bien-être de la population représentent à
priori un investissement pour la société. Pour l’individu, santé et bien-être constituent une ressource
importante, qui lui permet de tirer une satisfaction de la vie et d’exercer pleinement ses rôles. Pour
la société, des citoyens et des citoyennes en bonne santé représentent un gage de dynamisme et de
progrès. Les sommes et les énergies de la collectivité consacrées à l’amélioration de la santé et du
bien-être doivent donc être considérées à priori comme un investissement, non comme une dépense
de consommation. Mais, comme tout investissement, il doit être dirigé vers les solutions les plus
efficaces5.
5
La politique de la santé et du bien-être. Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. 1992
45
Entreprises
Soins hospitaliers et ambulatoires
(publics, privés à but non lucratif et
Collectivités privés à but lucratif)
Impôts locales :
rôle croissant de
la région
Biens médicaux (lunetterie, prothèses, Coopération bilatérale et
médicaments, etc.) multilatérale, ONG
Assurance-maladie
obligatoire
(couverture de base)
Assurance-maladie
complémentaire et facultative
Amélioration du
management des
hôpitaux publics Renforcement des
capacités propres
de financement Réallocation budgétaire
Renforcement de la
gestion financière
(facturation,
recouvrement…)
6 Pr Jurgen Wasen (1991), « Les systèmes d’assurance sociale », Réunion du Groupe Spécial de l’OMS sur le développement sanitaire dans les
pays d’Europe Centrale et Orientale, 22-26 avril, OMS, Genève.
7
Le succès du régime pourrait attiser l’espoir d’étendre la couverture à 50 % de la population en incluant les personnes appartenant aux autres
catégories socio-professionnelles non concernées par la première phase de l’AMO.
49
SITUATION ACTUELLE
Assurés Non assurés Population se déclarant à faibles revenu
(15%) (15%) (70%)
Secteur privé et
Flux financier intermédiaire
Secteur public OFFRE
soins à l’étranger
Objectifs :
PLANIFICATION
- Efficacité
- Efficience
R Assurer une meilleure adéquation entre l’offre de soins et la demande de services par la
population ii i
E Optimiser l’utilisation des ressources existantes
O
R
M
E Déconcentrer les pouvoirs de décision
Promouvoir un état d’esprit orienté vers l’initiative, la collaboration et l’esprit d’équipe
Valoriser le statut juridique de l’hôpital :
H * définir les missions et les niveaux de prestations de l’hôpital
* classifier les hôpitaux
O Intégrer les activités des hôpitaux avec celles des soins de santé de base
S Développer les normes et les standards
P
I
T
Bâtir une compétence de gestion fondée sur la responsabilisation et la reddition des comptes
A Atteindre l’autonomie financière de l’ensemble des hôpitaux
L Améliorer l’utilisation des ressources humaines
Introduire et développer des outils modernes de gestion :
I * Comptabilité analytique
E * Facturation adéquate
* Système d’information renforcé et mieux adapté
R * Budget-programme
E * Modalités de recouvrement améliorées…
Améliorer la qualité des prestations à travers un programme national d’assurance qualité
Fournir des infrastructures et des équipements adéquats
Au niveau central, il faudra établir un cadre normatif qui complète la carte sanitaire et
précise les objectifs et critères de dotation des ressources à travers le pays en se fondant sur
l’équité entre les régions et les véritables besoins de la population.
52
Optimiser l’utilisation des ressources de santé existantes
La faiblesse relative des dépenses de santé laisse supposer que la population pourrait payer
davantage pour les soins qu’elle obtient ou qu’elle désire obtenir. Il serait sans doute possible
d’attirer des ressources additionnelles :
• En corrigeant les déficiences importantes au niveau de la tarification, de la
facturation et du recouvrement, notamment en adoptant des pratiques qui se
rapprochent de celles utilisées dans les établissements privés.
• En incitant ou en obligeant tous les salariés du secteur public et privé
(moderne) à cotiser à un système d’Assurance-Maladie.
• En instaurant un système transparent de prise en charge des coûts de santé de
la population économiquement faible (plus de 50% de la population) qui
obligerait en contrepartie cette population à payer une contribution minimale.
• En adoptant un système rigoureux d’émission de cartes d’indigence basé sur
des critères définis de façon à empêcher des individus solvables de profiter
indûment de ce statut.
• En évitant au maximum les « paiements des surcharges » par les utilisations
des services publics
• Assurer la viabilité financière de la période de transition
53
Enfin, il est très probable que l’élargissement de la couverture de l’Assurance-maladie et
l’introduction d’un mécanisme pour financer les soins aux économiquement faibles génèrent
un accroissement important du volume de soins. Il s’ensuivra une hausse immédiate des coûts
dans les établissements publics alors que la hausse des recettes propres surviendra avec un
délai inévitable. Il sera possible d’éviter une pénurie initiale de ressources en adoptant un
plan de transition doté d’un fonds d’ajustement qui permettra aux établissements de réagir
promptement aux changements de clientèle et de demande de soins.
[Link] L’organisation
Modifier les contraintes externes : règles et procédures
actuelles de gestion dans l’administration publique
S’appuyer sur les régions, au fur et à mesure qu’elles seront opérationnelles, pour
valider les plans d’organisation des services et de rehaussement des équipements.
Déconcentrer progressivement les fonctions de planification et de suivi des plans.
Mandater les régions et les provinces pour partager l’utilisation de certains
équipements spécialisés, dont l’offre est limitée.
Réviser l ‘ensemble des fonctions du MS afin d’alléger les procédures de contrôle à
priori, et les tâches d’exécution pouvant être dévolues aux établissements
Renforcer la fonction du MS dans l’élaboration de politiques de santé, l’allocation
des ressources, la conception des systèmes d’information ; le MS devrait alors fixer
les objectifs et exercer un rôle général de régulation et d’évaluation du système de
santé.
Adapter le processus budgétaire, à partir de ce qui aura été retenu comme
mécanisme d’allocation budgétaire et de partage des rôles de gestion financière
opérationnelle entre le central et les hôpitaux.
[Link] La gestion
Développer des compétences de gestion fondées sur la
responsabilisation et la reddition des comptes
Elaborer des profils de compétences pour tous les postes de responsabilité de chacun
des hôpitaux.
Décrire les tâches des principaux postes dans chacun des hôpitaux.
Etablir un programme de formation sur mesure pour le personnel ayant un potentiel
de compétence en gestion.
55
Contrôler l’évolution du ratio médecins/infirmiers, médecins
généralistes/spécialistes.
Déléguer des pouvoirs de gestion des ressources humaines vers la périphérie dans le
cadre des plans d’effectifs régionaux.
Adopter une stratégie de valorisation des ressources humaines pour chaque
établissement (plans de formation, réorganisation du travail) afin de renforcer le
sentiment d’appartenance, d’améliorer le climat de travail et de réduire les
problèmes chroniques liés au manque de motivation et à l’absentéisme.
Mettre en place un plan de formation continue dans le domaine de la gestion des
ressources humaines adaptée aux niveaux central et périphérique.
Etablir l’inventaire des postes et les créer par service et établissement en fonction du
degré de décentralisation.
Développer et soutenir des efforts d’implantation de nouveaux modèles
d’organisation des services et des soins dans les hôpitaux faisant partie du projet et
distribuer le personnel en conséquence.
Favoriser les mécanismes de motivation en introduisant notamment une prime basée
sur la performance.
Confectionner un plan directeur énonçant la mission et les besoins pour une période
déterminée suivant la nouvelle carte sanitaire.
Compléter l’inventaire des établissements et des installations.
Augmenter le degré de précision des estimations des budgets de réhabilitation des
hôpitaux.
56
Revoir l’organisation de la fonction maintenance de manière à favoriser le partage
(entre plusieurs établissements) des ressources rares et coûteuses à l’échelle
régionale ou nationale.
Poursuivre l’acquisition d’outils de gestion : inventaire, données de base
informatisées, carnets de maintenance, formulaires de contrats, etc.
Mettre en place une organisation et des outils de gestion de la maintenance à
l’échelle du réseau ( niveau de maintenance; structure et ressources humaines; sous-
traitance; budget)..
DELEGATION CONSEIL
GOUVERNEUR
REGIONALE REGIONAL
REGIONAL
DE LA SANTE
CENTRE
COMITE DE
HOSPITALIER
COORDINATION
REGIONAL
INTRA
COMMISSIONS
REGIONAL
PERMANENTES
COMMISSION
ENVIRONNEMENT
COMMISSION
SANTE ET
ASSEMBLEE
Délégation Délégation Délégation GOUVERNEU PROVINCIALE
provinciale provinciale provinciale R PROVINCIAL
Comité
Technique
Provincial
Contenu de l'unité
Définir :
• Programme
• Programme national de santé
• Objectifs, stratégie, activité de programme
• Indicateurs de suivi
• Les objectifs
• Les principales activités et points clés de la stratégie de lutte
• Les indicateurs de suivi
63
4.2 INDRODUCTION
Intitulé du programme
Objectif (s) du programme
Activités à réaliser pour atteindre les objectifs du programme
Indicateurs de suivi pour la performance du programme.
Pour faciliter la lecture les membres du groupe de rédaction ont jugé utile de produire
quelques définitions pour aider le lecteur dans sa lecture du document.
4.3.1 PROGRAMME 8
" Un programme est un ensemble organisé d'activités axées sur des objectifs et cibles bien
définis et progressivement plus précis que les buts vers lesquels ils conduisent. Chaque
programme de santé devra être assorti d'objectifs et cibles précis, et si possible quantifiés, qui
soient en harmonie avec ceux de la stratégie sanitaire nationale. Le programme doit exposer
clairement les besoins en personnel de santé, en installations, en technologie, en matériel et en
fournitures, les méthodes de surveillance et d'évaluation, le calendrier des activités t les
moyens d'assurer une corrélation entre ces divers éléments et les programmes connexes."
4.3.3 STRATEGIE 10
"La stratégie énonce les grandes lignes de l'action requise dans tous les secteurs en cause
afin de donner effet à la politique nationale de santé, en indiquant les problèmes et les moyens
de résoudre. La stratégie comporte généralement des programmes. "
4.3.4 OBJECTIF11
Un objectif est le résultat final visé par un programme.
4.3.5 ACTIVITES12
C'est l'ensemble d'actions et/ou de mesures à prendre pour atteindre l'objectif visé ou pris
en charge.
Aussi c'est un terme qui couvre beaucoup de sens plus ou moins proches.
L'activité peut être définie comme action d'une certaine ampleur, appartenant à un domaine
technique déterminé, dont l'exécution peut être confiée à une personne physique ou morale
compétente, action considérée comme unique dans le temps et dans l'espace et, en
conséquence non répétitive.
En planification le terme " tâche " est considéré comme synonyme de activité.
8
" Glossaire de la série " Santé pour tous " ; Volume N°1 à8 , 2dité par l'OMS ; Genève, 1984.
9
Idem 1
10
Idem 1
11
Idem 1
12
Idem 1
65
4.3.6 SUIVI13
"Ensemble d'opérations consistant à suivre et à surveiller un processus.
Il s'agit d'une surveillance continue qui n'est autre que " le suivi permanent des activités
auquel il est procédé pour s'assurer qu'elles se déroulent conformément au plan.
La surveillance continue permet de se tenir informé des réalisations, de suivre les
mouvements et l'utilisation du personnel, de contrôler les fournitures et le matériel et
d'apprécier les dépenses en tenant compte des ressources disponibles. En cas de défaillance, il
est possible de prendre immédiatement des mesures correctives."
4.3.7 EVALUATION14
" C'est l'appréciation systématique de la pertinence, de l'adéquation, de la progression , de
l'efficience, de l'efficacité et de l'impact d'un programme de santé. "
4.3.8 INDICATEURS15
" Sont des variables qui aident à mesurer les changements intervenus dans la situation
sanitaire directement ou indirectement et à apprécier dans quelle mesure les objectifs et cibles
d'un programme sont atteints ".
4.4.1 PRINCIPES
Stratégie visant à réduire la mortalité et la morbidité chez les enfants de moins de 5 ans en
ciblant les principales causes et en utilisant des approches efficaces et efficientes.
4.4.2 OBJECTIFS
Réduire la mortalité
Réduire la morbidité.
4.4.3 STRATEGIES
Assurer une prise en charge correcte des enfants malades
Assurer la prévention et la promotion en vue de réduire la survenue des maladies
Agir sur la compétence du personnel de santé, l'efficacité du système de santé,
l'implication des familles et des communautés
13
Idem 1
14
" Glossaire de la série " Santé pour tous " ; Volume N°1 à8 , 2dité par l'OMS ; Genève, 1984.
15
Idem 7
66
4.4.5 PRINCIPES
Hiérarchiser les problèmes de santé : cibler les plus meurtriers
Avoir une approche santé publique : accessibilité à la plus grande majorité possible
(physique et financière)
Utiliser des interventions curatives, préventives et promotionnelles dont l'efficacité
est prouvée et en assurer l'efficience
Rationaliser les actions et les ressources : assurer la globalité et l'intégration et la
continuité des soins
Impliquer les différents acteurs / structures : personnel soignant, système de santé,
familles et communautés (organiser et coordonner)
4.4.6 DEMARCHE
1. Evaluer et classer l'enfant malade
1.1. Rechercher les signes de danger
1.2. Demander si l'enfant a l'un des problèmes prioritaires : Pour toute réponse
«OUI» demander,
• La toux ou difficulté respiratoire rechercher, palper
• La diarrhée
• La fièvre
• Le problème d'oreille
1.3. Vérifier l'état nutritionnel Signes
1.4. Vérifier la supplémentation en vitamines
1.5. Vérifier l'état vaccinal CLASSER
1.6. Evaluer les autres problèmes
ASSURER LA GLOBALITE
4.5.1 OBJECTIFS
Mobiliser les professionnels de santé autour d'un programme national
d'Information, Education et Communication (IEC).
Rapprocher les citoyens marocains des services d'IEC
Développer une mobilisation sociale durable autour des principaux objectifs de
santé.
67
Renforcer les capacités nationale et locale des services chargés de l'IEC.
4.5.2 ACTIVITES
Rationalisation et optimisation des ressources tant humaines que budgétaires.
Formation en techniques d'animation du groupe, en communication interpersonnels,
et en utilisation des supports audiovisuels pour les professionnels santé.
Conception, production et diffusion d'émissions audiovisuelles et renforcement des
relations avec les médias locaux et régionaux (radio, télévision et presse).
Mise en place des stratégies spécifiques dans les zones enclavées.
Equipement d'unités mobiles en vidéo projecteurs.
Productions de films pédagogiques pour les unités mobiles.
Décentralisation de la conception et la production des supports.
Modernisation des équipements de conception et de production des supports
d'information.
4.6.1 OBJECTIFS
4.6.2 STRATEGIE
Pour parvenir à la réalisation de ces objectifs il y a lieu de consolider et de renforcer la
stratégie de la maternité sans risque adoptée depuis 1995 par les axes suivants :
Amélioration de l'offre en matière de prise en charge de la grossesse et de
l'accouchement par la construction, l'extension, la rénovation des structures d'accueil
(maternités hospitalières formations du RSSB) ;
Dotation des structures de prise en charge en équipements nécessaires ;
Renforcement des compétences du personnel en technique d'accouchement et
urgences obstétricales, et en gestion (approche d'équipe pour la résolution des
problèmes) ;
Institution de l'audit pour les incidents critiques ;
Amélioration du système de référence, de contre référence et d'évacuation des
urgences ;
Amélioration des conditions de l'accouchement à domicile ;
Intégration des activités de la santé reproductive
Assurer un appui par une stratégie d'IEC aussi large que possible.
4.6.3 ACTIVITES
Augmenter le nombre de structures qui offrent les soins de santé, équiper les
structures qui manquent de matériel pour les mettre à niveau et mettre le personnel
compétent dans ces structures délivrant les soins obstétricaux et améliorer les
compétences du personnel déjà existant par une formation appropriée ;
Mettre une ambulance au niveau de chaque structure offrant les soins obstétricaux ;
Dotation des provinces en médicaments essentiels, en matériel technique et en
supports opérationnels ;
Développer la stratégie d'IEC qui a pour objectif la sensibilisation des publics clés à
l'ampleur du problème et à sa nature non fatale ; et elle englobe plusieurs activités
afin d'atteindre les cibles intensifiées: décideurs, prestataires, et grand public ;
Etudes et recherches ;
Suivi et évaluations. Au cours de ces dernières années plusieurs supports
opérationnels ont été mis à la disposition du personnel de santé qui visent la collecte
et l'exploitation des données.
4.7.1 OBJECTIFS.
Répondre aux besoins de la population en matière de contraception et consolider les
acquis du programme et élargir l'accès aux populations rurales et suburbaines.
Développer les méthodes modernes de longue durée et améliorer la qualité des
prestations et la gestion décentralisée du programme ;
Elargir la population cible aux hommes et aux jeunes afin de les sensibiliser et les
préparer à l'utilisation de la planification familiale ;
Promouvoir la collaboration et la mobilisation intersectorielles et avec les ONG ;
Assurer la pérennité de la formation continue au niveau du terrain ;
Développer le dépistage et le traitement des Infections du Tractus Génital (ITG).
Intégration des prestations de PF dans les maternités et les maisons d'accouchement.
Atteindre une prévalence contraceptive nationale (PCN) toutes méthodes
confondues de 63% dont 55 % par les méthodes contraceptives modernes;
Augmenter la prévalence contraceptive en milieu rural à 61,0 %.
Faire participer le secteur privé dans les activités de PF à un taux de 44 % .
Réduire les besoins non satisfaits de 16 à 10%.
Modifier la structure contraceptive en faveur des méthodes de longue durée.
4.7.3 ACTIVITES.
la formation et le recyclage de 1 300 cadres en techniques d'insertion de dispositifs
intra-utérins et de la contraception chirurgicale volontaire et dans la gestion;
le développement des activités d'information, d'éducation et de communication
décentralisée;
l'acquisition des produits contraceptifs ;
le renouvellement et le maintien du plateau technique ;
le renforcement du mode de couverture mobile ;
le renforcement des actions de l'implication du privé ;
l'appui au processus de décentralisation et de régionalisation ;
la participation aux actions du partenariat Sud-Sud ;
la réalisation des études, enquêtes et évaluations.
4.8.1 OBJECTIFS
4.8.2 STRATEGIE
Renforcer le programme permanent
Développer la stratégie mobile au niveau des zones à haut risque et assurer une
continuité des passages
Organiser des Journées Nationales de Vaccination dans le cadre de l'éradication de
la poliomyélite et de l'élimination de la rougeole.
Assurer le maintien de l'élimination du tétanos néonatal.
Mettre en place la stratégie d'élimination de la rougeole
4.8.3 ACTIVITES
Amélioration des compétences du personnel en matière de gestion du programme et
en surveillance épidémiologique.
Développement des activités I.E.C. en faveur de la vaccination
Introduction d'autres vaccins dans le calendrier vaccinal de l'enfant
Implication du secteur privé dans les activités de vaccination.
4.9.1 OBJECTIFS
Réduire l'incidence diarrhéique de 50 % .
Atteindre et maintenir un taux d'utilisation de la TRO (Thérapie et Réhydratation
Orale ) de 80 % .
Atteindre un taux d'utilisation des S.R.O. de 50%.
Approvisionner 100% des formations sanitaires en S.R.O. et matériel nécessaire
pour la réhydratation orale
4.9.2 ACTIVITES
Prise en charge correcte des cas se présentant au niveau des formations sanitaires .
Approvisionnement des formations sanitaires en S.R.O. et en matériel de
réhydratation orale.
Formation et /ou recyclage du personnel de santé impliqué dans la L.M.D. en
matière de prise en charge des cas de diarrhée.
Développement des activités I.E.C. en matière de prise en charge des cas de diarrhée
et de prévention.
Développement des actions intersectorielles.
4.10.1 OBJECTIFS.
Contribuer à la baisse de la mortalité et de la morbidité infanto juvénile.
Promouvoir un bon développement somatique et psychomoteur de l'enfant.
Suivre la croissance des enfants de moins de 2 ans par une pesée régulière afin de
dépister et de prendre en charge au moins 80 % des cas de malnutrition et
développer l'éducation nutritionnelle et encourager les bonnes pratiques de sevrage.
Maintenir l'effort de promotion de l'allaitement maternel à tous les niveaux.
Maintenir la couverture par la vitamine D2 chez au moins 80 % des enfants de
moins de 1 an .
Maintenir la stratégie de prévention de la carence en vitamine A chez les enfants de
moins de 2 ans.
Mettre en place une stratégie de prévention de l'anémie par carence en fer chez
l'enfant.
Mettre en place une stratégie de fortification de certains aliments de base par des
micro nutriments (fer , vitamine A ...)
4.11.1 OBJECTIF.
Contribuer à l'amélioration de l'état de santé de la population des milieux
préscolaire, scolaire et universitaire par :
• La couverture de 80% de la population scolaire cible par la visite médicale
systématique et 45% à 50% en milieu universitaire ;
• La couverture de 50% de la population scolaire par la visite des classes par
l'infirmier ;
• La réduction du taux de prévalence des ophtalmies transmissibles, des
maladies endémo-édipémiques ;
• L'extension de la couverture aux milieux préscolaire;
• Le renforcement du contrôle de l'hygiène dans les établissements scolaires,
pour atteindre 70 à 80% de couverture dans ces établissements ;
• La couverture sanitaire des camps et colonies de vacances relevant des
ministères de l'Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports et du
Ministère de la Santé, soit 40.000 estivants en moyenne par an ;
4.11.2 STRATEGIE.
Développement des structures spécifiques pour la prise en charge des cas dépistés en
matière de soins dentaires, correction des malvoyants, rééducation orthophonique,
assistance sociale et psychologique, santé reproductive, consultations spécialisées ...
;
Développement des capacités du personnel par la formation continue ;
Développement des études et recherches ;
Développement de la coopération avec le secteur privé et les ONG ;
Promotion de la coordination intersectorielle en particulier avec le Ministère de
l'Education Nationale et le Ministère de l'Enseignement Supérieur en vue
d'harmoniser les actions à entreprendre en milieu scolaire et universitaire ;
Développement d'une stratégie IEC adaptée en milieu scolaire prenant en
considération la trilogie : école-élève-enseignant ;
Instauration de comités régionaux, préfectoraux et provinciaux de santé scolaire et
universitaire ;
Déconcentration d'un certain nombre d'activités des structures centrales au profit des
structures régionales et préfectorales : acquisition de médicaments, production de
supports éducatifs, indemnités du personnel, achat de carburant, convention avec les
départements locaux, etc.
4.11.3 ACTIVITES.
Visite médicale systématique de la population cible ;
Lutte contre la malvoyance par le contrôle de l'acuité visuelle par l'échelle métrique,
examen de réfraction et correction des élèves malvoyants dépistés ;
73
Lutte contre les ophtalmies transmissibles en milieu scolaire ;
Prévention de la tuberculose par la vaccination systématique par le BCG des élèves
de la classe de 1ère année fondamentale ;
Promotion de la santé bucco-dentaire ;
Contrôle d'hygiène et dépistage des maladies endémo épidémiques dans tous les
établissements scolaires ;
Surveillance sanitaire des camps et colonies de vacances ;
Promotion de l'éducation sanitaire en milieu scolaire et universitaire ;
Formation continue du personnel ;
Promotion de l'éducation physique.
4.12.1 OBJECTIFS
Réduire l'incidence des IST et limiter la propagation de l'infection à VIH/SIDA
4.12.2 STRATEGIE
Renforcement du système de surveillance épidémiologique (de routine et au niveau
des sites sentinelles)
Implantation de l'approche syndrômique au niveau des établissements de soins de
santé de base et sensibilisation des médecins et pharmaciens du secteur privé pour
améliorer l'accès et la qualité de la prise en charge des cas de IST.
Amélioration du diagnostic et de la qualité de prise en charge de l'infection à
VIH/SIDA par la mise en œuvre de la nouvelle stratégie du Ministère de la Santé
dans ce domaine.
Renforcement de la décentralisation des activités à l'échelon régional et
périphérique.
Renforcement de l'implication multisectorielle, de la société civile et des ONG dans
la lutte contre les IST-SIDA.
Intensification des activités d'IEC tout en privilégiant la communication de
proximité auprès des groupes à risque.
Renforcement des actions de prévention auprès des groupes à risque.
Intensification des séances d'information et de sensibilisation médiatisée du grand
public.
Soutien des activités de surveillance de femmes enceintes dans le cadre des
consultations prénatales.
74
Accentuation des actions de formation au profit des professionnels de santé.
Développement du domaine de la recherche épidémiologique et comportementale.
4.12.3 ACTIVITES
Formation des prestataires (médecins et infirmières de SMI/PF) en matière de prise
en charge syndromique des cas de IST.
Formation des gestionnaires provinciaux en matière de gestion programmatique des
activités de lutte contre les IST-SIDA.
Organisation de séances d'information et sensibilisation des médecins et
pharmaciens du secteur privé.
Dotation des établissements de soins de santé de base en médicaments pour le
traitement des IST et en préservatifs.
Production de dépliants, affiches, matériel audiovisuel.
Actions d'IEC ciblées sur les groupes les plus vulnérables aux IST-SIDA basées sur
la communication de proximité
Dotation des pôles d'excellences en anti rétroviraux pour la prise en charge du
VIH/SIDA
Assainissement du système de déclaration des IST et du VIH/SIDA
Réalisation d'études de séroprévalence du VIH dans le cadre de la surveillance
sentinelle chez certains groupes de la population et les donneurs de sang.
Réalisation d'études : prévalence des différentes IST et de sensibilité des germes aux
antibiotiques et prévalence des IST chez les femmes asymptomatiques.
Supervision régulière des activités du programme
4.13.1 OBJECTIF
Réduire l'incidence de la tuberculose à moins de 100 nouveaux cas pour 100.000
habitants en maintenant le taux actuel de dépistage, à plus de 85% des sources
d'infection présentes dans la collectivité et en guérissant 85% des malades
tuberculeux bacillifères admis au traitement.
4.13.2 STRATEGIE
La priorité sera donnée aux sources d'infection représentées par les tuberculoses
pulmonaires bacillifères. Les activités de dépistage et de traitement de ces formes de
tuberculose seront toujours maintenues au niveau des circonscriptions sanitaires et étendues à
celles qui se trouvent dans les régions enclavées. Ces activités seront intégrées aux pratiques
75
de santé publique de routine. Le régime standardisé de chimiothérapie de courte durée,
associé à la supervision directe de la prise des médicaments anti bacillaires doit être maintenu.
Pour concrétiser cette stratégie, il est nécessaire de développer la formation et le recyclage
des professionnels de santé qui seront impliqués dans la lutte anti-tuberculeuse, de consolider
et de développer le réseau de laboratoires en quantité et en qualité et de rendre disponibles les
médicaments anti bacillaires pour tout malade tuberculeux à tout moment sur le territoire
national. Pour pouvoir entreprendre une gestion efficace des ressources du PNLAT et avoir
une évaluation continue de ses performances, le système de surveillance actuel doit être
amélioré et adapté aux situations épidémiologiques régionales et locales. En outre, les
activités du programme doivent être supervisées par ses responsables aux différents niveaux
du système de soins. Périodiquement, les acquis et l'orientation du PNLAT doivent être
évalués.
4.13.3 ACTIVITES
Consolidation et développement des efforts réalisés dans l'amélioration de
l'accessibilité aux prestations de soins du PNLAT au niveau de toutes les structures
sanitaires de base.
Extension du réseau des laboratoires de bacilloscopie à raison de 1 laboratoire pour
au moins 150.000 habitants.
Recyclage et formation du personnel de santé aux techniques de bacilloscopie pour
concrétiser cette extension.
Augmentation du nombre de laboratoires de culture du bacille tuberculeux de 14 à
25.
Amélioration et développement du contrôle de qualité des laboratoires de
bacilloscopie et de culture.
Amélioration en moyens humains et matériels les conditions et les modalités du
dépistage au niveau des Centres de Diagnostic Spécialisé de la Tuberculose,
particulièrement dans les régions les plus urbanisées du pays, par une approche
intégrée de la promotion de la santé respiratoire en pratique de santé publique.
Recyclage et formation des médecins généralistes et du personnel exerçant dans les
structures sanitaires ambulatoires pour développer et améliorer l'intégration des
activités du PNLAT aux soins de santé de base.
Diffusion large des recommandations du PNLAT aux médecins du secteur privé
(toutes spécialités confondues) et intégration des médecins pneumo-phtisiologues de
ce secteur dans toutes les activités du programme.
Adhésion aux recommandations du PNLAT des médecins du secteur de l'armée et
de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale.
Prise en charge thérapeutique de tous les malades tuberculeux sur tout le territoire
national.
Renforcement et développement de la supervision des activités du programme au
niveau local, et motivation morale et matérielle du personnel qui en a la
responsabilité.
A chaque niveau du système de soins, collecte systématique et continue des données
relatives à la lutte antituberculeuse, analyse et diffusion des résultats pour assurer
une évaluation permanente des performances du PNLAT, pour améliorer la gestion
des ressources mises à la disposition du programme, pour aider à une meilleure prise
de décision et pour dégager les grands axes de la recherche opérationnelle.
4.14.1 OBJECTIFS
Réduire la mortalité infantile liée aux IRA.
Réduire la prévalence des IRA graves
Améliorer le taux de référence des formes graves
4.14.2 STRATEGIE
Maintien de la généralisation de la prise en charge standard (telle qu'elle est
recommandée par l'OMS) des cas d'IRA au niveau de toutes les formations
sanitaires ambulatoires et hospitalières.
Elaboration et développement d'une stratégie de prise en charge correcte à domicile
par une information et une éducation sanitaire des mères, des familles et du grand
public.
Renforcement de l'intégration des activités du PNIRA dans les structures de santé de
base dans le cadre de la prise en charge globale de la santé de l'enfant (en
collaboration avec les autres programmes nationaux au profit de l'enfant).
Intégration des activités d'IEC et de supervision avec celles du PLMD et du PLMC.
Adhésion du secteur privé aux recommandations du programme.
Renforcement du système de surveillance des IRA à l'échelle nationale.
ACTIVITES
Consolidation des acquis en matière de lutte contre les IRA chez les enfants.
Recyclage, et formation au besoin, des professionnels de santé des structures
ambulatoires et hospitalières.
Equipement des nouvelles formations sanitaires où le programme va être introduit et
complément de l'équipement pour celles où le personnel est déjà formé.
Maintien des campagnes nationales de sensibilisation des professionnels de santé vis
à vis des IRA lors des périodes froides.
Elaboration et développement d'une stratégie d'adhésion du secteur privé de telle
manière à ce que les professionnels de santé de ce secteur prennent en charge les cas
d'IRA selon les directives du PNIRA. Cette stratégie s'attellera également à les faire
impliquer dans le processus d'IEC.
Développement d'une stratégie de supervision des activités du PNIRA au niveau des
provinces et préfectures. Cette supervision tiendra compte des autres actions en
faveur de l'enfant, à savoir la lutte contre les maladies diarrhéiques et la
malnutrition.
Consolidation du système de surveillance des cas d'IRA.
Elaboration d'un système de surveillance de l'écologie bactérienne impliquée dans
les IRA et de l'antibiorésistance chez les enfants hospitalisés pour pneumonie.
77
4.15.1 OBJECTIFS
Ramener l'incidence de la maladie à moins de 0,21 pour 100 000 habitants en vue de
l'éliminer dans le pays d'ici l'an 2010 par les actions suivantes :
Dépister 90% du des lépreux,
Soumettre l'ensemble des lépreux à un traitement poly-médicamenteux,
Détecter et récupérer tous les malades en abandon de traitement,
Former 75% des professionnels de santé des régions endémiques.
4.15.2 STRATEGIE
L'implication intersectorielle et de la société civile par l'intermédiaire des ONG sera
la principale stratégie qui sera entreprise pour la réinsertion sociale des malades et
de leurs familles ;
La prise en charge médicale des patients ;
La surveillance épidémiologique ;
L'intensification des campagnes de dépistage ;
La déconcentration des activités au niveau provincial.
4.15.3 ACTIVITES
Former les professionnels de santé et extra-santé dans les régions endémiques,
Organiser 14 enquêtes de dépistage de masse par année en vue de dépister les
nouveaux cas et rompre la chaîne de transmission de la maladie,
Revoir et standardiser la stratégie thérapeutique,
Impliquer la société civile et les autres secteurs pour permettre la réinsertion sociale
des malades et de leur famille.
4.16.1 OBJECTIFS
[Link] PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LE
PALUDISME
Eliminer le paludisme autochtone à l'horizon de l'an 2002,
Mettre en place un programme de consolidation pour empêcher la ré-émergence de
la maladie durant les années qui suivent l'élimination,
Contrôler le paludisme d'importation,
[Link] PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LA
BILHARZIOSE
Eliminer la maladie de tout le territoire national au terme de l'an 2004,
[Link] PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LES
LEISHMANIOSES
Contrôler la maladie dans tous les foyers actifs et prévenir sa propagation à d'autres
régions indemnes
[Link] LUTTE CONTRE LE KYSTE HYDATIQUE
Mettre en place un programme multirsectoriel de lutte et de prévention en vue de
contrôler la maladie chez l'Homme et le réservoir animal.
Lutte contre les parasitoses intestinales
Mettre en place des actions sanitaires visant le contrôle de ces parasitoses.
4.16.2 STRATEGIE
La stratégie de lutte qui sera menée au cours des cinq prochaines années s'appuiera sur une
décentralisation des activités au niveau régional et provincial. Les lignes de force de cette
stratégie sont comme suit :
Lutte contre les parasites par un dépistage actif et un traitement précoces des cas,
Organisation de sondage et d'enquêtes épidémiologiques autour des cas,
Lutte contre les vecteur et réservoirs animaux au niveau de tous les foyers actifs,
Instauration de mesures préventives durables à caractère intersectoriel,
Mise en œuvre d'activités d'IEC au niveau de tous les foyers touchés par ces
maladies parasitaires
Implication active des autres secteurs dans toutes les mesures de lutte.
4.16.3 ACTIVITES
L'intensification du dépistage des cas, leur traitement et le contrôle post traitement,
Le renforcement de la lutte anti vectorielle et contre les réservoirs animaux des
leishmanioses et du Kyste hydatique,
La formation et l'information des professionnels de santé et extra santé,
Le renforcement des activités d'IEC qui seront basées essentiellement sur la
communication interpersonnelle.
79
4.17.2 OBJECTIFS
Maintenir l'incidence de la méningite à méningocoque à moins de 1.5 pour 100 000
habitants et réduire son taux de létalité à moins de 10% d'ici l'an 2004,
Détecter et contrôler les épidémies des maladies à transport hydrique et/ou
alimentaire et réduire le taux de létalité d'ici l'an 2004 à moins de 1% pour le choléra
et à moins de 0,5% pour les fièvres typhoïdes,
Empêcher l'introduction de maladies émergentes et leur propagation dans notre pays,
Contrôler et / ou réduire la morbidité, la mortalité et les complications liées aux
hépatites virales.
4.17.3 STRATEGIE
La stratégie sera axée sur la mise en place décentralisés :
De systèmes d'alerte précoce et d'intervention rapide,
De prise de mesures thérapeutiques et/ou prophylactiques appropriées,
De système de surveillance épidémiologique adéquat particulièrement au niveau des
frontières grâce à la création de services médicalisés de contrôle sanitaire aux
frontières ,de mise en place d'un système de contrôle des hépatites virales.
ACTIVITES
La disponibilité de médicaments, vaccins, produits de laboratoire et autres matériels
pour faire face aux éventuelles flambées épidémiques,
Le développement d'actions spécifiques de lutte contre les hépatites virales,
Le renforcement des structures laboratoires pour l'identification des germes en
cause,
L'élaboration d'un manuel de surveillance et de lutte contre les méningites ainsi que
des fiches didactiques pour la surveillance des maladies épidémiques,
La formation des professionnels de santé et extra-santé à tous les niveaux de
compétence et de responsabilité,
La mise en œuvre d'activités d'IEC adaptées et délivrées dans le cadre de la
collaboration intersectorielle
4.18.1 OBJECTIFS
Evaluer la situation épidémiologique des zoonoses ;
Asseoir un programme national de lutte contre les zoonoses ;
Contribuer à l'élimination de la rage humaine.
STRATEGIE
Renforcement de la surveillance épidémiologique et l'intervention rapide ;
Surveillance sentinelle intégrée des principales zoonoses ;
Collaboration intersectorielle avec le ministère de l'agriculture avec implication des
laboratoires régionaux de ce département ;
Amélioration des capacités diagnostiques par les laboratoires.
81
4.18.2 ACTIVITES
Surveiller, prendre en charge et réaliser les enquêtes autour des cas des zoonoses
retenues par le programme
Définir le cadre juridique de la coopération intersectorielle
Détecter et lutter contre les épisodes épidémiques,
Evaluer et mettre à niveau les activités des Laboratoires de diagnostic
épidémiologique et les Centres antirabiques
Etudier la validité du système de surveillance actuel
Mettre en place un programme d' IEC
Structurer les activités de supervision
Elaborer un guide des zoonoses
Etablir un plan de formation
Réaliser les enquêtes de séroprévalence de la brucellose et de la leptospirose
humaines
Constituer un fond documentaire
Instituer une coopération technique avec les organismes internationaux
Procéder à une audit du programme national de lutte contre la rage
4.19.1 OBJECTIFS
Réduire les taux actuels de Prévalence de la cécité pour qu'ils deviennent inférieurs à
0,5% pour l'ensemble de la population marocaine d'ici l'an 2005
Eliminer le trachome en tant que cause de cécité;
Eliminer les conjonctivites néonatales d'ici l'an 2005.
4.19.2 STRATEGIE
Mise en place et/ou renforcement de l'ensemble des structures d'ophtalmologie,
Mise en place d'une collaboration intersectorielle pour la lutte contre le trachome,
4.19.3 ACTIVITES
Renouveler le plateau technique des centres permanents d'ophtalmologie,
Appliquer au niveau national la prophylaxie systématique de la conjonctivite
néonatale,
Prendre en charge de manière rationnelle le problème posé par la cataracte,
Intensifier le dépistage et le traitement du trachome dans les cinq provinces cibles,
Décentraliser les prestations de prise en charge des cas de trichiasis,
Doter les provinces en matériel, produits et médicaments nécessaires.
Organiser annuellement des campagnes de lutte contre la cataracte dans les
provinces où l'infrastructure d'ophtalmologie est insuffisante,
Impliquer les partenaires extra santé dans toute activité de santé oculaire.
82
4.20.1 OBJECTIFS
Contribuer à la réduction de l'incidence des maladies hydriques et à la promotion de
la santé pour tous
Assurer 100 % des analyses bactériologiques dictées par les normes en vigueur
Assurer la couverture de 50 % des points d'eau collectifs recensés par des opérations
de désinfection.
Effectuer 70 % des contrôles de désinfection recommandés.
Réaliser 30 % des contrôles physico-chimiques recommandés.
Promouvoir l'assainissent individuel dans le milieu rural.
Assurer l'assistance technique aux collectivités locales et aux populations pour le
choix et la construction de systèmes d'assainissement individuels.
Promouvoir des actions de sensibilisation à l'hygiène et à l'assainissement.
4.20.2 STRATEGIE
assurer le contrôle sanitaire des eaux distribuées à l'alimentation humaine
contrôler les conditions d'assainissement liquide et solide des agglomérations
urbaines et rurales
promouvoir les actions de désinfection de l'eau de boisson en milieu rural
entreprendre des actions IEC portant sur l'utilisation hygiénique de l'eau de boisson
et des systèmes d'assainissement individuels
contribuer dans le cadre d'un partenariat intersectorielle à l'amélioration de
l'approvisionnement en eau potable (AEP) et l'assainissement des agglomérations
urbaines et rurales
évaluer l'impact sanitaire des projets d'AEP et de l'assainissement.
4.20.3 ACTIVITES
Analyses Bactériologiques
Contrôle de désinfection
Analyses chimiques
Analyses des eaux usées
Opérations de désinfection (milliers)
4.21.1 OBJECTIFS
Maintenir le cap de 400 000 inspections sanitaires par an, afin de garantir une
couverture suffisante pour le respect des bonnes pratiques d'hygiène au niveau des
établissements alimentaires avec comme objectif la réalisation de 425 000
inspections sanitaires à l'horizon de l'an 2003-04,
Augmenter le nombre des analyses microbiologiques pour atteindre un taux de
couverture total de 80 % et de 100 % pour les denrées périssables et ce en assurant la
couverture analytique de 15000 échantillons alimentaires,
Assurer 75 % les examens médicaux et à 100 % les consultations pour les
manipulateurs des aliments, soit un total de 55 000 bénéficiaires.
Assurer la promotion de toutes les actions visant à cerner les problèmes de l'hygiène
alimentaire (réglementaires, normatives, analytiques, médico-techniques, etc.) afin
de maîtriser les sources de transmissions des maladies liées aux aliments.
4.21.2 STRATEGIE
Améliorer le contrôle des denrées alimentaires par la promotion du système
HACCP, par le développement des moyens d'analyses et par le contrôle médical des
manipulateurs,
Entreprendre des études et enquêtes dans le domaine de l'hygiène alimentaire,
Contribuer à la mise au point d'un système de surveillance des maladies transmises à
partir d'aliments contaminés,
Entreprendre des actions IEC en matière d'hygiène alimentaire,
Oeuvrer pour une meilleure intégration des activités de l'hygiène alimentaire dans le
cadre des soins de santé de base.
4.21.3 ACTIVITES
Inspections sanitaires
Examens médicaux des manipulateurs
Contrôle micro biologique des aliments
4.22.1 OBJECTIFS
Augmenter le taux de surveillance des gîtes de vecteurs à 80% ;
Réduire la densité anophélienne et celle des bulins par des actions physiques,
chimiques et biologiques ;
Augmenter le pourcentage des gîtes couverts par la lutte biologique à 50 % ;
Assurer un système de surveillance de la résistance des vecteurs aux pesticides ;
Développer des activités de sensibilisation et d'éducation sanitaire pour promouvoir
les actions de lutte anti vectorielle individuelle et collective.
Promouvoir les études d'impact des projets de développement des ressources
hydriques sur la santé.
4.22.2 STRATEGIE
Promotion de l'approche de lutte anti vectorielle intégrée ;
Renforcement du système de surveillance des vecteurs ;
Promotion des études de biologie et d'écologie des vecteurs ;
Elaboration en collaboration avec l'INH d'une cartographie des vecteurs ;
Renforcement des moyens des provinces pour entreprendre des investigations
entomologiques et pour mener des essais de pesticides et matériel.
4.22.3 ACTIVITES
Gîte à éliminer ou à modifier par des travaux d'assainissement (ha)
Traitement chimique (ha)
Gîtes concernés par la lutte biologique
Volume d'eau traitée par molluscicide (m3)
Nombre d'opérations :
• Désinfection
• Désinsectisation
• Dératisation
4.23.1 OBJECTIFS
4.23.3 ACTIVITES
Exploitation systématique des données à tous les niveaux avec rétro information ;
Communication des données par messagerie électronique ;
Développement de systèmes d'alerte précoce et de préparation aux épidémies ;
Intégration du SIG pour la gestion et l'analyse spatiales des données ;
Extension de la surveillance sentinelle à d'autres maladies (grippe, trachome...) et au
secteur libéral ;
Renforcement de la surveillance par réseau de laboratoires ;
Implication de la communauté dans la surveillance ;
Production d'un guide de la surveillance épidémiologique ;
Promotion de la recherche appliquée dans le domaine de l'épidémiologie et de la
surveillance des maladies ;
Promotion de l'enseignement de modules sur la surveillance épidémiologique au
niveau des facultés et des instituts.
4.24.1 OBJECTIFS
Intégrer la prise en charge de l'hypertendu dans les centres de soins de santé de base.
Promouvoir l'IEC en matière d'H.T.A et de maladies cardio-vasculaires en général.
86
Organiser la formation continue, en matière d'H.T.A. pour le personnel médical et
paramédical
Doter les structures de soins primaires des moyens nécessaires pour le suivi de
l'hypertendu.
4.24.2 STRATEGIE
Information, Education et Communication : Prévention primaire par la promotion
d'un mode de vie sain ;
Formation continue du personnel de santé médical et paramédical ;
Action curative consensuelle.
4.24.3 ACTIVITES
Enquête nationale sur les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires en 1999.
Campagne nationale de sensibilisation du grand publique par région.
Séminaires régionaux pour la formation des médecins généralistes.
Impression de matériel didactique (affiches, dépliants, cassettes audio).
Achat d'appareils à tension à mercure.
4.25.1 OBJECTIFS
4.25.3 STRATEGIE
La stratégie s'articule autour de plusieurs volets :
IEC.
Surveillance épidémiologique.
Action curative et préventive : prévention primaire (traitement systématique des
angines par une injection unique d'extencilline ) et prévention secondaire (une
injection d'extencilline tous les 21 jours).
87
4.25.4 ACTIVITES
Information Education Communication : campagne de sensibilisation du grand
public et en milieu scolaire (intégrée avec les activités de l'hygiène scolaire).
Formation continue du personnel médical ;
Surveillance épidémiologique :
Action préventive.
4.26.1 OBJECTIFS
Evaluer l'ampleur réelle du cancer et ses particularités ;
Intégrer le programme dans les soins de santé primaire ;
Mettre en place de stratégie nationale anti-cancer.
4.26.2 STRATEGIE
Elle s'articule autour de trois axes :
1. Création de deux centres du cancer.
2. Prévention primaire par le diagnostic précoce.
3. Formation des médecins généralistes pour un diagnostic précoce.
4.26.3 ACTIVITES
Séminaires de formation des médecins généralistes.
Campagne de sensibilisation.
4.27.1 OBJECTIFS
Prévenir et traiter les troubles mentaux ainsi que leurs conséquences individuelles et
sociales ;
Appliquer les principes de santé mentale dans tous les domaines de la santé et de la
vie du pays et ce en vue d'améliorer la qualité de vie des citoyens ;
Mener des actions de promotion de la santé mentale permettant de sensibiliser et
d'impliquer le maximum de personnes dans ce domaine ;
Mener des actions de prévention, tout particulièrement pour les enfants, les
adolescents et toutes les populations à risques ;
Mettre à la disposition des citoyens un minimum de soins en santé mentale tant au
plan curatif que préventif en particulier pour les plus défavorisés ;
Améliorer les structures de soins en santé mentale existantes et en créer d'autres
dans toutes les provinces qui en sont dépourvues ;
Renforcer et étendre l'intégration des soins de santé mentale dans les soins de santé
de base et sensibiliser le personnel de santé pour prendre en compte les facteurs
psychosociaux de toute approche de la santé.
4.27.2 STRATEGIE
Couverture de toutes les provinces en structures psychiatriques, sous forme de
services intégrés ou d'hôpitaux psychiatriques modernes ;
Développement de 20 unités de soins psychiatriques ambulatoires ;
Développement des soins en matière de pédopsychiatrie.
4.27.3 ACTIVITES
Recrutement de psychologues et d'assistantes sociales et formation de psychiatres et
d'infirmiers ;
Aménagement des formations psychiatriques ;
Dotation en psychotropes essentiels de certains hôpitaux et structures ambulatoires
impliquées dans la prise en charge des troubles psychiatriques ;
Etudes épidémiologiques.
4.28.1 OBJECTIFS
Eviter les nouveaux cas de troubles dus à la carence en Iode chez les futures
naissances.
Réduire le nombre de cas de troubles dus à la carence en Iode.
4.28.2 STRATEGIE
Supplémentation en huile iodée (capsule d'iode) des populations les plus sévèrement
carencées. Cette stratégie a démarré en 1993 ciblant les provinces de Taza, Azilal,
Chefchaouen, Khénifra, Khouribga, Errachidia, et Ouarzazate. Actuellement cette
stratégie arrive à son terme (fin 1998).
Stratégie à long terme : Apport d'Iode à travers l'utilisation du sel iodé alimentaire
pour toute la population marocaine. Actuellement, 34 unités d'iodation du sel
alimentaire sont installées sur tout le territoire marocain, permettant ainsi la
couverture totale des besoins de la population marocaine. Sur le plan opérationnel
60% environ des unités fournissent du sel alimentaire iodé malgré l'existence du
décret de loi et la réglementation apparus dans le bulletin officiel obligeant l'iodation
du sel alimentaire.
4.28.3 ACTIVITES
Séminaire de formation en matière des techniques d'iodation du sel, du contrôle et de
la surveillance et supervision des unités d'iodation du sel..
Sensibilisation des populations cibles, activités d'I.E.C. et collaboration avec les
O.N.G. et le secteur industriel pour promouvoir le sel iodé alimentaire.
Journées scolaires "T.D.C.I. et sel alimentaire" en collaboration avec le Ministère de
l'Education Nationale.
Mise en place d'un système de surveillance de la prévalence du goitre et de l'iodation
du sel alimentaire.
Evaluation et dépistage de l'hypothyroïdie néonatale.
4.29.1 OBJECTIFS
Diminuer le nombre d'hospitalisations par complication du diabète.
90
Améliorer la qualité de vie des diabétiques,
Intégrer la prise en charge du diabète dans les structures de soins de base.
Organiser une prise en charge correcte des diabétiques.
Dépistage précoce de la maladie.
Elaboration des conduites standardisées en matière de traitement, de dépistage et du
contrôle du diabète.
4.29.2 STRATEGIE
Mise en place de centres régionaux de référence du diabète (équipes
pluridisciplinaires).
Formation adaptée, continue et conséquente pour les médecins et le personnel
paramédical de première ligne.
Etablissement d'un système d'information et de suivi du diabète.
Encadrement et collaboration avec les associations et les O.N.G. actives dans le
domaine du diabète.
4.29.3 ACTIVITES
Mise en place d'un système de registre pour le diabète insulino-dépendant (D.I.D.).
Etablissement d'une fiche de suivi pour le diabète non insulino-dépendant
(D.N.I.D.).
Poursuivre l'implantation des 16 centres régionaux de référence du diabète.
Séminaire de formation.
Elaboration de guide et module pour la prise en charge du diabète.
Elaboration de supports éducatifs.
Activités de sensibilisation et d'information.
Célébration de la journée mondiale de diabète.
Réunion de consensus avec le comité.
Organisation de campagne de dépistage et de sensibilisation en collaboration avec
les associations et les O.N.G.
4.30.1 OBJECTIFS
Promouvoir la santé bucco-dentaire de la population en général et de la population
jeune en particulier.
Diminuer d'ici l'an 2004 :
L'indice C.A.O. à 12 ans pour atteindre une valeur inférieure à 1,5 ;
La prévalence de la carie à 12 ans, pour arriver à moins de 50% ;
La prévalence des parodontopathies à 12 ans pour arriver à moins de 30%
Etendre la couverture sanitaire dentaire à trois provinces et préfectures dépourvues
par an.
91
Augmenter le volume des prestations dentaires de 40% par rapport à 1995.
4.30.2 ACTIVITES
Activités préventives : Information, Education et Communication au niveau des
écoles, des camps de colonies de vacances et à travers les médias.
Activités curatives : renforcement et extension de l'infrastructure dentaire par la
création de nouveaux centres dentaires ; acquisition d'équipements et de matériel
pour rénover et compléter le matériel existant ; acquisition de produits dentaires de
base ; recrutement de chirurgiens dentistes et maintenance et réparations des
équipements.
4.31.1 OBJECTIFS.
Développer et dynamiser les structures de rééducation et d'appareillage à l'échelon
national pour assurer une prise en charge plus adéquate des malades et des
handicapés :
Former les médecins en rééducation et réadaptation fonctionnelles, les médecins en
gériatrie, les orthoprothésistes, les audioprothésistes, les orthoptistes, les
orthophonistes, les kinésithérapeutes... ;
Envisager la création de services de rééducation avec lits dans les hôpitaux
provinciaux et préfectoraux au même titre que les services de médecine de
chirurgie... ;
Introduire dans l'organigramme des provinces et préfectures, les structures de
réhabilitation.
4.31.2 ACTIVITES.
Rééducation fonctionnelle des malades de neurologie, traumatologie, orthopédie,
rhumatologie, pneumologie, gériatrie... ;
Rééducation des handicapés malentendants et ceux présentant des troubles du
langage oral et écrit ;
Rééducation des enfants malvoyants ;
Formation continue du personnel de réhabilitation...
Contenu de l'unité
5.7 Classifications
5.12 Définitions
Définir l'épidémiologie
Schématiser la démarche épidémiologique
• Etape descriptive
• Etape analytique
Définir la surveillance épidémiologique et ses trois types,
Citer trois critères de qualité d'un système de surveillance,
Expliquer le sens en épidémiologie de :
• Sensibilité
• Spécificité et valeur prédictive positive,
Définir :
• Etude rétrospective, transversale et prospective,
• Etude de cas, de corrélation, de cohorte et cas témoins,
• Etude d'observation, expérimentale et d'évaluation;
Définir l'épidémiologie
Schématiser la démarche épidémiologique
• Etape descriptive
• Etape analytique
Définir la surveillance épidémiologique et ses trois types,
Citer trois critères de qualité d'un système de surveillance,
Expliquer le sens en épidémiologie de :
• Sensibilité
• Spécificité et valeur prédictive positive,
Définir :
• Etude rétrospective, transversale et prospective,
• Etude de cas, de corrélation, de cohorte et cas témoins,
• Etude d'observation, expérimentale et d'évaluation;
Décrire le rôle de l'épidémiologie en santé publique.
Définir : ratio, proportion, taux, indice.
Définir : taux de prévalence, d'incidence, taux d'attaque.
Définir : taux de létalité, taux brut de mortalité, taux spécifique de
mortalité.
Citer les étapes d'une enquête épidémiologique et l'objectif de chacune
d'entre elles.
95
LA FREQUENCE :
C'est l'étape de la quantification de la SURVENUE ou de l'EXISTENCE du phénomène de santé
(maladie) dans la population.
LA DISTRIBUTION :
Elle permet de répondre à trois questions capitales au cours du raisonnement épidémiologique :
QUI fait la maladie? (PERSONNE)
OU survient la maladie? (LIEU)
QUAND survient la maladie? (TEMPS)
LES DETERMINANTS :
En comparant les fréquences selon les caractéristiques de distribution de la maladie on est amené
à répondre à une quatrième question :
POURQUOI il y a cette distribution de la maladie?
Pour cela, et sur la base des différences de fréquences constatées, on émet des HYPOTHESES
sur les FACTEURS possibles qui déterminent la répartition de la maladie (Facteurs de risque ou de
protection).
Une fois l'hypothèse formulée on doit la TESTER.
Ainsi le processus du RAISONNEMENT EPIDEMIOLOGIQUE commence par la suspicion
du rôle possible joué par un FACTEUR particulier dans la survenue ou l'existence de la maladie, ce
96
qui conduit à la formulation d'une HYPOTHESE. Cette hypothèse est testée par des ETUDES
EPIDEMIOLOGIQUES.
La collecte et l'ANALYSE DES DONNEES au cours d'une étude épidémiologique conduit à
déterminer s'il existe une ASSOCIATION STATISTIQUE entre la maladie et le facteur en
question.
Une fois l'association déterminée, il faut évaluer sa validité en éliminant certaines éventualités
possibles :
L'association pourrait être simplement due au fait du HASARD (chance). D'où l'intérêt
des tests de signification statistique pour exclure cette éventualité.
L'existence d'erreurs systématiques au cours de la collecte ou de l'interprétation des
données : BIAIS. On doit les prévenir au cours de la phase de préparation du protocole et
pendant la réalisation de l'étude.
L'effet d'autres variables (liées au facteur analysé) qui seraient à l'origine de l'association
observée : VARIABLES CONFONDANTES. On doit les rechercher et les neutraliser au
cours de l'analyse des données.
Une fois l'association statistique établie il faut s'assurer qu'il y a une relation de cause à effet
entre le facteur étudié (exposition) et la maladie (issue). Pour cela toute association constatée avant
d'être retenue elle doit répondre à certaines lois : les CRITERES DE CAUSALITE.
97
D
EXISTE Ensemble des cas PREVALENCE E
FFREQUENCE (Nb. de fois S
SURVIENT Nouveaux cas INCIDENCE C
R
QUI ? PERSONNE I
(Répartition) 3 OU ? 3 Caractéristiques LIEU P
DISTRIBUTION QUAND ? TEMPS T
Questions I
V
E
POURQUOI ?? cette FREQUENCE selon cette DISTRIBUTION ??
H
HYYPPO
OTTH
HEESSE
E((SS)) ETAPE
A
PROVENANCE
DETERMINANTS FACTEUR(S) DE RISQUE N
INCIDENCE
(Protection) A
L
Y
MESURE DE RISQUE L'EXPOSITION L'ISSUE T
MESURE DE L'ASSOCIATION Entre :
(Facteurs de risque) (Phénomène de santé) I
Q
TESTS STATISTIQUES U
EVALUER LA VALIDITE de cette HASARD
A PREVENIR / DISCUTER E
association BIAIS
ANEUTRZALISER
FACTEURS CONFONDANTS
[Link] Simplicité
Un système de surveillance simple est facile à utiliser, sa structure est légère, ses
procédures de recueil des données et de circulation de l’information sont rapides et
standardisées.
[Link] Souplesse
C’est la capacité du système de s’adapter à des changements dans la définition des cas ou
des sources de l’information.
[Link] Acceptabilité
C’est le niveau d’adhésion des personnes et des structures qui participent au système de
surveillance. Cette qualité est affectée par la complexité des procédures et des supports
utilisés et le type de données à collecter.
[Link] Sensibilité, spécificité et valeur prédictive positive
(VPP)
Existence du
Phénomène de Santé
OUI NON
Phénomène Détecté OUI A B A+B
Par le Système NON C D C+D
A+C B+D N
5.6 CLASSIFICATIONS
Oui Non
EXPOSITION Oui a b a+b ETUDE DE
(Facteur de Risque) Non c d c+d COHORTE
a+c b+d N
ETUDE CAS-
TEMOINS
[Link] SELON L'OBJECTIF DE L'ETUDE
[Link].1 Les études d'observation
[Link].1.1 Les études descriptives
Elles s'intéressent aux mesures de la fréquence et de la distribution des phénomènes
de santé dans la population ou chez un groupe de la population.
C'est à la base des résultats de ces études qu'on arrive à formuler les hypothèses sur
l'origine des maladies.
[Link].1.2 Les études analytiques
Elles permettent de vérifier les hypothèses formulées au cours de l'étape descriptive.
[Link].2 Les études expérimentales (d’intervention) : les essais
cliniques
Ils permettent de tester l'efficacité des moyens de lutte contre les maladies. Ces essais
cliniques peuvent être randomisés ou non, ouverts ou en simple ou double aveugle.
[Link].3 Les essais thérapeutiques (ou de prévention
secondaire)
Ils déterminent les effets d'un schémas thérapeutique ou d'une procédure sur une maladie.
[Link].4 Les essais préventifs (ou de prévention primaire)
Ils déterminent la capacité d'un produit ou d'une pratique de réduire le risque de développer
une maladie.
[Link].5 Les études d'évaluation
Ce sont des études qui consistent en l'évaluation épidémiologique de l'impact des
procédures ou des actions de santé sur les individus ou la population.
Ratio :
C'est le rapport des fréquences de deux classes d'une même variable où le numérateur n'est
pas compris dans le dénominateur. Il s'exprime sous la forme :
RATIO = X ou X : Y
Y
Exemple : Pour les 722 cas cumulés du SIDA au Maroc, au 31 Décembre 1999, le Sex-
ratio M : F = 484 : 238 ou 2,03 : 1; c'est à dire 2,03 cas masculins pour 1 cas féminin.
Proportion :
C'est un rapport où le numérateur est compris dans le dénominateur. Il est exprimé
généralement en pourcentage.
PROPORTION = A X 100
A + B
104
Exemple : Au Maroc, la proportion des cas de SIDA de sexe masculin par
rapport au nombre de cas de SIDA cumulé au 31 Décembre 1999 est :
484/ (484 + 238) = 484 / 722 = 0,67036 = 67 %.
Taux :
C'est une forme particulière de proportion qui renferme la notion de TEMPS. Il exprime la
VITESSE de changement d'un phénomène dans le temps.
Le taux s'exprime sous la forme de 10a, de façon à avoir au moins un à deux chiffres avant
la virgule.
Exemple : Au Maroc, en 1992 il y a eu 651 cas de choléra dont 58 décès. Donc le taux de
létalité parmi les cas de choléra en 1992 est : 58 / 651 = 0,0890 = 8,9 % par an.
INDICE :
C'est un type de ratio où non seulement le numérateur n'est pas compris dans le
dénominateur, mais les deux référent à des événements différents. Il est utilisé quand le
dénominateur nécessaire pour une proportion ou un taux ne peut pas être correctement
mesuré.
L'exemple type est ce qui est improprement appelé Taux de Mortalité Maternelle (TMM),
mais qui est en réalité un indice :
La prévalence n'est pas réellement un taux, c'est UNE PROPORTION. Elle n'exprime pas
la vitesse de changement de la fréquence de la maladie dans le temps. Ainsi, l'expression
"TAUX DE PREVALENCE" est un abus d'usage qui doit être évité.
Selon la notion de moment prise en considération on distinguait :
105
1.1- La prévalence instantanée : C'est la proportion des cas existants dans
une population donnée à un instant précis. C'est la mesure de prévalence la plus utilisée.
1.2- La prévalence de période : C'est la proportion des cas qui existent dans une
population à n'importe quel moment d'une période de temps donnée.
Ainsi, le numérateur comprend le nombre de cas existants au début de la période plus le
nombre de nouveaux cas enregistrés au cours de cette période. Le dénominateur est l'effectif
moyen de la population au cours de cette période. C’est une mesure qui n’est d’aucune utilité
pratique.
[Link] LES MESURES D'INCIDENCE
L'INCIDENCE :
C'est le nombre de NOUVEAUX CAS SURVENUS dans une population à risque durant
un INTERVALLE DE TEMPS DONNE.
Il y a deux mesures relatives à l'incidence :
L'incidence cumulée ou cumulative (IC)
C'est la PROPORTION des personnes qui deviennent malades au cours d'une PERIODE
déterminée. Autrement dit, c'est la probabilité (le risque) qu'un sujet sain, exposé à une
maladie, devienne malade durant un intervalle de temps donné.
Exemple : En 1999, 29.863 nouveaux cas de tuberculose ont été enregistrés au Maroc. Ce
qui donne pour une population estimée à 28.238.000 habitants une IC = 29.863/28.238.000/an
= 1,057/1.000/an, ou 105,8/100.000 habitants par an.
Cette mesure d'incidence est en réalité une mesure conditionnelle (problème du
dénominateur), en effet, on ne peut la calculer que si l'on suppose que :
la population à risque est une population stable et que tous les sujets sont restés sous
surveillance du début à la fin de la période.
tous les malades ont été dépistés et qu'aucun cas n'a échappé à la surveillance.
En plus elle ne tient pas compte des sujets qui deviennent malades et qu'il faut
normalement exclure du dénominateur, puisqu'ils ne sont plus à risque.
Le taux d'incidence (TI) = Densité d'incidence (DI)
C'est la VITESSE de propagation de la maladie dans une population exposée au cours d'un
intervalle de temps donné.
C'est une mesure du taux instantané du développement de la maladie dans une population.
Elle permet de mesurer l'incidence en fonction de la durée d'observation de chaque individu.
C'est la mesure d'incidence la plus précise.
Exemple : Parmi les 100 cas de gastro-entérite 15 sont décédés, le taux de létalité est de :
15/100 = 15%.
[Link] TAUX DE MORTALITE
Taux brut de mortalité (TBM)
C'est la proportion de décès dans une population pendant une période définie.
Le TBM n'est pas un bon indicateur, surtout quand on veut comparer la mortalité dans
différentes populations, il donne des conclusions erronées.
On lui préfère d'autres taux de mortalité qu'on ne fait que citer ici.
Taux spécifique de mortalité (TSM)
C'est la proportion de décès spécifique à un sous-groupe de la population.
A la lumière des constatations sur les différences des mesures de fréquences de la maladie
parmi les sous-groupes de la population, dans le temps et dans l'espace, on peut formuler les
hypothèses sur les déterminants de la maladie.
Ainsi, pour réussir à déterminer la nature d'une maladie et ses causes, afin de pouvoir la
contrôler, il est indispensable que la distribution des cas selon les caractéristiques de
personne, de lieu et de temps soit aussi précise, complète et fiables que possible.
5.10.1 INTRODUCTION
0- 4 6 14 20 2,8
5 - 14 2 2 4 0,6
15 - 19 3 1 4 0,6
20 - 29 77 98 175 24,2
40 - 49 30 85 115 15,9
50 et + 6 37 43 6,0
Inconnu 11 28 39 5,4
5.11 DEFINITIONS
Prévention :
c'est l'ensemble des actions destinées à éviter des phénomènes attendus, elles sont classées
en trois catégories : primaire, secondaire et tertiaire.
Prévention primaire :
Ce sont les mesures visant à protéger les sujets susceptibles. Elle vise à diminuer le
nombre de nouveaux cas, c'est à dire l’incidence des maladies. Elle s’adresse aux sujets sains,
pour promouvoir ou maintenir leur santé.
Prévention secondaire :
Ce sont les mesures de dépistage précoce des cas cliniques ou infra cliniques, afin de les
prendre en charge le plus tôt possible. Elle permet de réduire la durée de la maladie et d'éviter
l'installation des complications ou des séquelles. Elles est basée principalement sur les
mesures thérapeutiques.
Prévention tertiaire :
Cce sont les moyens qui visent à réduire ou éliminer les séquelles, les incapacités ou les
souffrances et leurs conséquences sur la qualité de vie des personnes atteintes. Elle est basée
principalement sur les moyens de réhabilitation.
Endémie :
C'est l'existence en permanence d'une maladie dans une région donnée ou chez une
population déterminée (endémique).
Epidémie :
C'est la survenue d'un nombre de cas (maladie) en excès par rapport à ce qui est
habituellement attendu dans une région, chez une population et à un moment déterminés
(épidémique).
Pandémie :
C'est une épidémie survenant dans une très grande région, qui dépassent un continent, et
touchant généralement une grande partie de la population (pandémique).
118
Infection nosocomiale :
C'est une infection qui apparaît chez un patient dans un hôpital ou autre formation sanitaire
et qui n'était pas présente ou en incubation au moment de l'admission. Sont aussi comprises
les infections acquises à l'hôpital mais qui apparaissent après la sortie du patient et les
infections survenants chez le personnel des formations sanitaires.
Porteur :
Personne ou animal qui porte un agent pathogène sans signes cliniques décelables et qui
sert comme potentiel source d'infection.
Hôte :
être vivant qui permet la survie ou le développement d'une agent infectieux dans les
conditions naturelles.
Réservoir :
C'est toute personne, animal, arthropode, plante, sole ou substance (ou leur combinaison)
dans lequel un agent infectieux normalement vit et se multiplie, dont il dépend
essentiellement pour survivre et où il se reproduit de façon qu'il puisse être transmis à un hôte
susceptible.
Susceptible :
Personne ou animal ne possédant pas de résistance suffisante contre un agent pathogène
spécifique pour prévenir de contracter l'infection ou la maladie une fois exposé à cet agent.
Pathogénicité :
Propriété d'un agent infectieux qui détermine jusqu'à quel niveau une maladie déclarée est
produite dans une population infectée, ou l'aptitude d'un agent à provoquer une maladie.
Virulence :
C'est le degré de pathogénicité d'un agent exprimé par le nombre de cas graves ou de décès
par rapport à l'ensemble des cas.
Zoonose :
C'est une infection transmise sous des conditions naturelles des animaux vertébrés aux
humains. Elle peut être enzootique ou épizootique.
Contrôle :
C'est la réduction de l'incidence et/ou la prévalence d'une maladie par un programme ou
des activités permanentes.
Elimination :
C'est la disparition de la maladie d'une partie d'un pays, d'une région ou d'un continent;
mais l'infection peut être réintroduite tant qu'elle continue à exister dans d'autres parties du
monde.
Eradication :
C'est l'état ou plus aucun cas de l'infection ne peut plus survenir car la transmission de
l'agent causal a cessé de façon irréversible grâce à son extermination, l'infection a disparu de
tous les pays du monde.
119
6 LA FORMATION
121
Contenu de l'unité
IFTS Errachidia
IFTS Settat
IFTS Beni mellal
IFTS Essaouira
[Link] L’accès aux IFTS
Sélection des dossiers sur la base des notes obtenues à la 3° AS
Concours comportant une épreuve écrite d’une durée de 60 mn avec coefficient 1
Entretien avec une petite commission multidisciplinaire composée de 3 personnes
ressources.
Les candidats ayant rempli avec succès les conditions précitées auront accès à une
formation théorique et pratique d’une durée de deux ans dans l’un des IFTS sus
indiqués.
* Dahir n°1.97.84 du 23 Kaada 1417 (2Avril 1997 portant promulgation de la loi n° 47-96 relative à l'organisation de la région. B.O. n° 4470 du 3/4/97.
130
• provincial / préfectoral
Un système d’information pour diffuser les travaux et les décisions des structures de
coordination.
Un plan d’action annuel global coordonné pour chaque région et province.
Mobiliser les moyens pour renforcer les capacités du
Ministère de la Santé à développer et à gérer les activités
de formation continue à tous les niveaux.
Les résultats attendus de cet objectif sont :
Un réseau de formateurs préparés pour la F.C.
Des standards pour les activités de F.C. conçus et appliqués
Un plan et des outils de supervision conçus et appliqués.
Des unités documentaires mises en place au niveau périphérique
Des sites de formation dotés de moyens humains, matériels et budgétaires adéquats.
Au niveau national :
• directions
• divisions
• services
• ou toute autre structure considérée comme centrale
Au niveau régional:
Les structures constituant l’entité régionale sanitaire.
Au niveau provincial et préfectoral :
• Les formations hospitalières
• Les formations de soins de santé de base
• Les services administratifs et économiques
• IFCS, IFTS, UFC
• Autres : laboratoire, centre de transfusion etc.…
[Link] Les structures gestionnaires
Il s’agit de toute structure chargée de la gestion, la coordination et l’animation de
l’ensemble des activités de formation continue.
Ces structures sont :
Au niveau national :
• La division de la formation/service de la formation continue
Niveau régional
• IFCS
• IFTS
• UFC régionale
Niveau provincial/préfectoral :
• IFCS
131
• IFTS
• UFC provincial/préfectoral
Les Unités de Formation Continue
On entend par Unité de Formation Continue, la structure constituant le point focal de
toutes les activités de la formation continue. Chaque structure commanditaire doit comporter
une unité de formation continue qui constitue l’interface avec les structures gestionnaires.
Au niveau des structures gestionnaires les unités de formation continue provinciales ou
préfectorales assurent le management des activités de la formation continue.
Les unités de formation continue au niveau des directions centrales peuvent être appelées à
participer aux réunions des comités régionaux de coordination des activités de formation
continue
Région Sanitaire
Services Centraux
6.5.1 L'INAS
L'Institut National d'Administration Sanitaire (INAS) est un établissement de formation et de
recherche sur les systèmes de santé, relevant du ministère de la santé.
6.5.2 MISSIONS
L'INAS a pour missions de :
6.5.3 FORMATION
La sélection se fait sur la base d'un concours complété par un entretien pour les personnes
admises, conformément à l'arrêté ministériel.
136
[Link] Types de formation
[Link].1 Maîtrise : Formation de base
Option : Santé publique et administration des services de santé
[Link].1.1 Objectifs de la formation
Les objectifs généraux assignés à la formation de maîtrise :
• Acquérir une formation de base nécessaire pour approfondir la connaissance des
problèmes prioritaires de santé;
• Se familiariser avec les méthodes de distribution des soins et être en mesure de
planifier les services et les programmes de santé;
• Connaître et appliquer les différentes techniques et procédures de gestion des
services administratifs et techniques reliées aux institutions sanitaires et
hospitalières.
[Link].1.2 Programme de formation
Le programme enseigné un enseignement théorique (modules), pratique (stages) et des
séminaires.
[Link].1.3 Modules
L'enseignement théorique porte sur les modules suivants :
• Organisation des services de santé
• Statistiques sanitaires
• Démographie
• Communication
• Eléments de sociologie
• Planification sanitaire
• Economie de la santé
• Législation sanitaire
• Principes de gestion, d'organisation et de financement des services hospitaliers
• Principes de budgétisation appliqués aux institutions sanitaires et hospitalières
• Gestion des ressources humaines
• Habiletés de direction
• Informatique appliquée à la médecine
• Initiation à la recherche appliquée
[Link].1.4 Séminaires
C'est une méthode active d'enseignement/apprentissage adoptée par l'INAS. Cette approche
pédagogique vise à développer chez l'étudiant la capacité d'identification et de résolution des
problèmes de santé et à acquérir des habiletés de présentation d'un travail devant un auditoire.
Chaque étudiant doit présenter au moins deux séminaires par année.
[Link].1.5 Stages
Les stages constituent la composante pratique du cours de maîtrise. quatre périodes de stage sont
prévues.
Chacune des périodes possède ses propres objectifs :
Première période doit permettre à l'étudiant stagiaire d'observer le fonctionnement du
système de santé dans sa globalité, à l'échelon provincial;
Les autres périodes de stages doivent permettre à l'étudiant stagiaire d'analyser une
problématique et d'élaborer une stratégie d'action pour sa solution.
137
L'encadrement des stages est assuré, conjointement, par les enseignants de l'INAS
et les responsables du Ministère de la Santé au niveau des provinces lieux des stages
L'évaluation des stages se fait par les délégués et les encadrants de l'INAS.
Un rapport de stage est produit par l'apprenant au terme de chaque période.
[Link].1.6 L'évaluation des étudiants
L'évaluation des étudiants de l'INAS se base sur :
• Les tests des modules notés sur 30
• Les stages, notés sur 20
• L'appréciation par le staff (séminaires, travail de synthèse et participation), notée
sur 20
• L'appréciation du mémoire, notée sur 15
• L'appréciation du jury international, notée sur 15
[Link].2 Formation continue
La formation continue est l'une des principales activités de l'INAS. Il doit répondre aux besoins
spécifiques en formation des différents profils de professionnels de santé pour améliorer la
performance du système sanitaire.
La formation continue est dispensée sous différentes formes, parmi lesquelles :
• Séminaires/ateliers de courte durée
• Enseignement à distance
• Encadrement des stages de courte durée des étudiants étrangers
Les domaines d'intérêt de courte durée :
• La gestion hospitalière avec toutes ses composantes
• La planification et le développement de méthodologie de recherche sur les systèmes
de santé
• La planification sanitaire
• Le management
Epidemiological understanding informs disease control and prevention strategies by providing insights into the distribution and determinants of health events. It helps identify population subgroups at risk, areas with high disease prevalence, and the temporal patterns of disease occurrence. This knowledge aids in crafting targeted interventions, such as tailored public health campaigns, optimized resource allocation, and timely policy adjustments. Furthermore, it promotes the development of surveillance systems that ensure effective monitoring, early outbreak detection, and prompt responses. Thus, epidemiology serves as a foundation for rational, evidence-based health strategies .
A robust health data collection and monitoring system necessitates a comprehensive strategy encompassing accurate and timely data collection, standardized methodologies for data reporting and analysis, and the integration of epidemiological, clinical, and demographic information. Essential components include developing a structured data collection framework, creating clear case definitions, ensuring data integrity and reliability, establishing mechanisms for rapid data exchange and feedback, and implementing continuous evaluation and improvement processes. It should also be capable of tracking trends over time and facilitating data-driven decision-making to respond effectively to health challenges .
The proposed autonomy of public hospitals aims to separate the function of financing from the provision of services, allowing hospitals to manage themselves with greater independence. This autonomy is expected to improve management efficiency, enhance performance, and raise the quality of care at these institutions by enabling more flexible resource allocation and decision-making. By redirecting some subsidies to basic healthcare services and improving financial management, hospitals can focus on delivering high-quality patient care and achieve better health outcomes .
Measures proposed to control zoonotic diseases involve strengthening epidemiological surveillance and rapid intervention, utilizing a sentinel surveillance system for key zoonoses, and fostering collaboration with the agriculture sector and regional laboratories. The strategy includes enhancing diagnostic capabilities, conducting animal reservoir control and vaccination, and integrating education and awareness campaigns. Intersectoral collaboration is crucial in defining legal frameworks and harmonizing efforts across health, agriculture, and environmental sectors to manage and mitigate zoonotic risks effectively .
The malaria control program's strategic goals include eliminating indigenous malaria by 2002, implementing a consolidation program to prevent the disease's resurgence, and controlling imported malaria. The strategies involve decentralizing activities to regional and provincial levels, conducting active surveillance and early treatment, organizing epidemiological surveys, controlling vectors and animal reservoirs in active foci, instituting durable intersectoral preventive measures, and engaging other sectors actively in controlling measures. Information, Education, and Communication (IEC) activities are also crucial, focusing on affected areas to enhance community awareness and participation .
The separation of financing and service provision roles has allowed hospitals to operate with greater managerial autonomy, positively impacting hospital management and the quality of patient care. Hospitals can now independently manage their resources, prioritize spending, and implement innovative solutions to enhance service delivery. This separation facilitates improved efficiency and accountability in hospital operations and encourages competition among service providers, which in turn incentivizes quality improvement and cost-effectiveness in patient care .
National health programs specifically target childhood health issues through initiatives such as the Integrated Management of Childhood Illness (IMCI), the National Immunization Program, and campaigns against diseases like diarrhea and acute respiratory infections. These programs aim to reduce childhood mortality by improving child health services, enhancing immunization coverage, preventing common childhood diseases, and promoting family health through education. They employ measures like regular surveillance, vaccination drives, and education about nutrition and hygiene, focusing on early intervention and prevention to improve overall child health outcomes .
The decentralization policy enhances regional health management by delegating planning and service management responsibilities to regional health directorates, empowering them to optimize local healthcare delivery. This autonomy allows for a more tailored approach to meet regional needs, improving service provision and management effectiveness. Additionally, by allocating both human and financial resources proportionate to each region's expanded roles, the policy ensures more equitable inter-regional distribution of health resources. Consequently, it facilitates correcting regional disparities in resource availability, aiming to achieve equity in healthcare access and service quality across different regions .
The central administration's primary responsibilities include formulating health policies applicable to inter and intra-sectoral activities, setting priorities, developing national health plans, allocating resources, monitoring and evaluating the system’s effectiveness and efficiency, providing technical support to regions, regulating the development of health personnel through training, and overseeing the quality control of pharmaceutical products. Additionally, it involves regulating private health care providers, coordinating national health institutions and research institutes, and developing bilateral and multilateral cooperation. The administration also coordinates various health funding sources and ensures the equitable distribution of funds and grants among regions and provinces .
Implementing a national health strategy focused on primary healthcare involves setting clear objectives such as reducing infant mortality, promoting health education, and increasing access to essential health services. Key aspects include strengthening primary healthcare infrastructure, ensuring a well-trained workforce, securing sustainable financing, and fostering community participation in health initiatives. It is also critical to enhance intersectoral coordination for comprehensive care and address social determinants of health. Continuous evaluation mechanisms are necessary to adapt strategies based on population health needs and to ensure consistent delivery of quality care .