Gestion des Contrôles Fiscaux en Côte d'Ivoire
Gestion des Contrôles Fiscaux en Côte d'Ivoire
INTRODUCTION
Le système fiscal ivoirien est par conséquent basé sur la confiance qui n’exclut toutefois
pas le contrôle…
En effet, ces déclarations ne sont pas nécessairement sincères car des erreurs peuvent
avoir été commises de bonne foi. Le contribuable peut chercher délibérément à frauder.
C’est pourquoi, en contrepartie du système déclaratif, l’Administration dispose d’un droit
de contrôle qui lui permettra de vérifier les éléments déclarés.
Ce pouvoir de contrôle est exercé par les services d’assiette qui vérifient les éléments
contenus dans sa déclaration.
Pour ce qui est des bases légales du contrôle fiscal, il convient de se reporter tout
particulièrement au Livre des Procédures Fiscales (LPF) et, à un degré moindre, au Code
général des impôts et ses annexes.
A notre avis, ces situations sont, en grande partie, motivées par la méconnaissance des
règles fiscales et l’attitude d’une poignée d’agents qui prend plaisir à poser
l’administration en censeur plutôt qu’en partenaire du contribuable.
Nous avons remarqué que les contribuables pourraient s’en tirer à bon compte s’ils
respectaient certains principes simples lors des contrôles fiscaux.
Sans vouloir les épuiser, les conseils pratiques (PARTIE II) qui en découlent seront
exposés après le rappel des principes applicables en matière de contrôle fiscal (PARTIE
I)
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le contrôle formel ;
le contrôle sur pièces ;
le contrôle externe.
- Le contrôle formel
Il constitue une phase préparatoire au contrôle sur pièces ; il s’exerce donc dès la
réception des documents déposés par le contribuable (ou avant le classement au
dossier) et il concerne l’ensemble des documents produits.
Le contrôle formel ne peut en aucun cas, se traduire par la modification des chiffres
déclarés.
Le contrôle sur pièces (CSP) est constitué par l’ensemble des travaux de bureau au
cours desquels le service procède à l’examen critique des déclarations et de la situation
fiscale du contribuable à l’aide des renseignements et documents figurant au dossier
mais aussi à partir des informations complémentaires demandées au contribuable ou
obtenues auprès des tiers à l’occasion de l’exercice du droit de communication.
- Le contrôle externe
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Elle concerne les contribuables astreints à la tenue d’une comptabilité. C’est l’ensemble
des opérations de contrôle ayant pour objet d’examiner sur place la comptabilité en la
confrontant aux éléments d’exploitation en vue de contrôler les déclarations du
contribuable et d’assurer éventuellement les redressements nécessaires.
C’est l’ensemble des opérations de contrôle destinées à vérifier la cohérence entre les
déclarations de revenus d’un particulier, d’une part et sa situation patrimoniale, sa
situation de trésorerie et son train de vie, d’autre part.
Ces opérations ont pour but de vérifier la sincérité des déclarations de revenu global
souscrites au titre de l’impôt sur le revenu.
Aussi, l’importance des enjeux implique-t-elle une sélectivité importante des dossiers à
travers un dispositif de recherche du renseignement adapté.
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CHAPITRE I
LA RECHERCHE DE L’INFORMATION ET DE RENSEIGNEMENTS
Le Livre des procédures fiscales (LPF) met à la disposition de l’administration fiscale des
moyens juridiques d’investigation pour lui permettre d’exercer utilement son pouvoir de
contrôle. Il s’agit de procédés de recherche de l’information et du renseignement
destinés à appuyer efficacement les opérations de contrôles.
Le droit de communiquer prévu aux articles 32 et suivants du LPF est le droit reconnu à
l’Administration fiscale de prendre connaissance et, au besoin, copie de documents
détenus par des tiers, quel que soit le support utilisé pour la conservation de ces
documents.
A Objet
L’Administration a ainsi la possibilité de compléter les informations qui doivent lui être
fournies dans le cadre des obligations légales mises à la charge des contribuables afin
de détecter les manquements éventuels aux obligations déclaratives et de vérifier la
sincérité des chiffres déclarés.
Les renseignements recueillis par le droit de communication peuvent être utilisés pour
l’assiette et le contrôle de tous les impôts et taxes à la charge de tiers à la personne
physique ou morale auprès de laquelle il est exercé.
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Le droit de communication doit, dans tous les cas, être limité à un relevé passif des
documents consultés (écritures comptables, registre, documents divers relatifs à
l’activité de l’entreprise…)
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Envoi ou remise d’un avis de passage afin qu’aucun doute ne subsiste dans
l’esprit du contribuable sur la nature de l’intervention dont il est l’objet.
L’avis du passage doit préciser la nature des documents dont la consultation est
demandée.
Cette obligation est applicable quelle que soit la nature du support utilisé.
Les manquements au droit de communication sont sanctionnés par une amende fiscale
après mise en demeure.
Il permet ainsi à l’Administration d’assurer sa présence dans les secteurs d’activité où les
risques de fraude fiscale sont importants et de recueillir des informations exploitables à
l’occasion de la sélection des dossiers à vérifier.
NB
Ayant pour objet la recherche de renseignements, le droit d’enquête n’est pas une
procédure de contrôle et ne doit pas se confondre non plus avec le droit de
communication de l’administration.
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Ce sont :
Les enquêteurs qui doivent avoir au moins le grade d’inspecteur, disposent du droit de
se faire présenter différentes catégories de documents :
les factures
la comptabilité matière
les livres
les registres
les documents professionnels pouvant se rapporter à des opérations ayant
donné lieu ou devant donner lieu à facturation et procéder à la constatation
matérielle des éléments physiques de l’exploitation.
A titre de rappel, les factures doivent être normalisées : être datées, numérotées, porter
le numéro du compte contribuable, le centre d’assiette de rattachement, le régime
d’imposition, faire mention du total hors taxe et de la TVA ventilée par taux d’imposition
ou faire apparaître l’indication « exonération ».
Le non respect de ces prescriptions, constaté lors d’une enquête, ne peut qu’inciter
l’Administration à effectuer une vérification de comptabilité.
L’enquête peut être effectuée dans les locaux à usage professionnel, sur les terrains
d’exploitation et dans les entrepôts.
Les enquêteurs ont accès aux moyens de transports à usage professionnel et leur
chargement mais les domiciles privés ne sont pas accessibles.
Sur les lieux où leur intervention est autorisée, les agents peuvent, dès lors prendre
connaissance des moyens mobiliers et immobiliers utilisés ainsi que des ressources
humaines employées. Il leur est possible de constater les stocks de marchandises, de
matière première, de fournitures diverses et des produits de prestations.
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Ce sont des brigades du service des enquêtes et recoupements qui exercent ce droit.
Les agents qui y sont affectés sont soit des inspecteurs ou des administrateurs soit des
agents de police judiciaire.
A L’avis d’enquête
La mise en œuvre du droit d’enquête donne lieu à l’application d’amendes prévues par
l’article 150 du LPF relatifs aux voies de faits, menaces ou manœuvres concertées, soit
une amende de FCFA 1 000 000 à 20 000 000 assortie d’un emprisonnement d’un à
deux mois.
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Les services des impôts disposent d’un droit de visite et de saisie en tous lieux même
privé, pour rechercher la preuve d’agissements frauduleux en matière d’impôts directs
ou de TVA.
Chaque visite, sauf cas de flagrance, doit être autorisée par une ordonnance du
président du Tribunal ;
Le juge désigne l’officier de police judiciaire chargé d’assister à ces opérations et
de le tenir informé de leur déroulement ;
La visite et la saisie de documents s’exercent sous l’autorité du juge qui les a
autorisées ;
La visite ne peut commencer ni avant 6 h ni après 21 h ;
La visite se déroule en présence de l’occupant des locaux ou de son représentant
(à défaut, de 2 témoins…) ;
Le PV de visite est dressé sur le champ par les agents de l’Administration fiscale.
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Le CSP peut porter sur tous les impôts et taxes auxquels le contribuable est assujetti.
L’Administration peut contrôler toutes les déclarations et tous actes et documents utiles
à l’assiette de l’impôt.
Le contribuable doit être obligatoirement informé par un avis de vérification qu’il va faire
l’objet d’une vérification de comptabilité. L’avis de vérification doit contenir
impérativement certaines mentions et précéder l’intervention sur place d’un délai.
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1- Les délais
En général, l’avis de vérification est remis en mains propres et la date de réception est
mentionnée sur le double de l’avis de vérification conservé par le service.
L’Administration peut procéder à tout moment à une vérification inopinée qui consiste à
faire seulement des constatations matérielles dès la remise de l’avis de vérification à
l’exclusion de toute investigation dans la comptabilité.
Dans ce cas, l’examen au fond de la comptabilité ne peut être entrepris que 2 jours
francs après la date de remise de l’avis de vérification.
1- Lieu
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Le vérificateur ne peut emporter des documents comptables que sur demande écrite du
contribuable et lui en donner décharge, responsable des documents qui lui sont remis.
1- Vérification générale
NB : Le délai de 6 mois s’applique dès lors que le chiffre d’affaires (CA) de l’un des
exercices vérifiés n’excède pas 500 millions et si les entreprises relèvent de l’impôt
synthétique ou du réel simplifié en matière de BIC et de TVA.
2- Vérification ponctuelle
- Elle ne porte pas sur l’ensemble des impôts et taxes exigibles au titre de la
période vérifiée
Exemple : contrôles des déficits fiscaux, contrôle crédits TVA ou AIRSI ; contrôle des
retenues à la source ; contrôle des déductions TVA et AIRSI.
Le délai de 30 jours s’applique à tous les contribuables quel que soit le montant de leur
chiffre d’affaires.
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La VASFE concerne toute personne physique résident sur le territoire ivoirien et porte
sur l’IGR.
A Avis de vérification
Il doit notamment :
Lorsque l’avis de vérification est rémis en mains propres au contribuable, celui-ci doit
accuser réception sur l’exemplaire conservé par le vérificateur.
B Déroulement de la vérification
NB : Il importe peu que l’insuffisance ou erreur affectant l’assiette ou le calcul ait été
commise par le contribuable ou par l’Administration.
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Mais bien entendu, aucune imposition ne saurait être établie au titre desdits exercices
sans porter atteinte au principe de la prescription ; Tout au plus, le report déficitaire ou
l’ARD existant au début de période pourra être annulé.
Point de départ : Dans le cadre du contrôle de l’impôt, le point de départ est toujours
déterminé par référence à l’exercice comptable et aux règles applicables en matière
d’impôts directs.
En effet, les redevables doivent justifier du montant de la taxe déductible dont ils
demandent à bénéficier par la présentation de documents, mêmes établis
antérieurement à l’ouverture de la période soumise au droit de reprise de
l’Administration.
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NB. Aucun rappel de taxe ne peut être effectué sur les périodes atteintes par la
prescription ; en revanche, toutes les conséquences des irrégularités ou erreurs relevées
sur ces dernières seront tirées sur les périodes non couvertes par la prescription.
Il y a prescription pour la demande des droits et pénalités après un délai de cinq (5) ans
à compter du jour de l’enregistrement d’un acte, d’un document ou d’une déclaration.
Pour les actes qui n’ont pas été présentés à la formalité, le délai de droit commun
s’applique (prescription décennale) à compter de la date de l’acte ou de l’événement qui
motive la perception des droits et pénalités.
Le droit de reprise n’est mis en œuvre qu’à compter de la date d’expiration du délai de
dépôt d’une déclaration ou d’un acte.
Même si les délais de reprise sont écoulés, toute omission ou insuffisance d’imposition
révélée par une instance devant les tribunaux, soit par une réclamation contentieuse,
peut être réparée jusqu’à l’expiration de l’année suivant celle de la décision qui a clos le
litige.
Même si les délais de reprise sont écoulés, toute erreur commise soit sur la nature de
l’impôt applicable, soit sur le lieu d’imposition concernant l’un quelconque des impôts et
taxes prévus par le CGI, ou par tout autre texte, peut être réparée jusqu’à l’expiration
de l’année suivant celle de la décision qui a prononcé le dégrèvement de l’imposition
initiale.
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A l’issue d’un CSP ou d’un contrôle externe (VC-VASFE), l’Administration fait connaître
officiellement ses griefs au contribuable au moyen de la notification de redressements.
Remarque
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La PRC ne s’applique pas en cas d’erreur dans le calcul de l’impôt car dans ce cas, il ne
s’agit pas de modifier la déclaration du contribuable, mais de corriger un calcul d’impôt
erroné.
C’est une procédure écrite : elle n’exclut pas le dialogue oral, mais les rehaussements
envisagés doivent être portés par écrit à la connaissance du contribuable.
NB :
Ces procédures sont réservées aux contribuables défaillants. En effet, les contribuables
qui n’ont pas satisfait à leurs obligations, s’exposent à voir leurs bases d’imposition faire
l’objet d’une procédure d’office.
Les procédures d’office ne sont pas des procédures spécifiques au contrôle sur place.
Elles s’appliquent dans des cas limitativement énumérés dans le LPF, lorsqu’il est
démontré que le contribuable n’a pas respecté ses obligations déclaratives ou
justificatives.
La taxation d’office trouve à s’appliquer en matière d’IGR, d’impôts sur le bénéfice (BIC,
BNC, BA) d’ITS et de TCA.
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Le contribuable n’a pas souscrit dans les délais légaux ses déclarations fiscales.
Le contribuable n’a pas produit dans les délais légaux les documents prévus par
le code général des impôts.
Le contribuable refuse de répondre aux demandes de renseignements à lui
adressés.
Les cas d’application de rectification d’office portent essentiellement sur l’impôt sur les
bénéfices (BIC ; BNC, BA) et sur les TCA.
Dans le cadre d’un CSP, le service ne peut pas exiger la présentation de la comptabilité
car le rapprochement des écritures comptables des déclarations souscrites s’analyse en
un début de vérification de comptabilité nécessitant l’envoi préalable d’un avis de
vérification.
Le service peut par contre, demander la présentation de documents isolés pour justifier
certains postes ou éléments des déclarations souscrites.
Exemple :
- Livre des salaires pour contrôler les déclarations d’ITS ou le poste « frais de
personnel » en BIC
- Livre d’inventaire des stocks pour contrôler l’évolution des stocks d’un exercice
sur l’autre.
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Elle pourrait toutefois trouver à s’appliquer dans les cas ou le CSP exige la constatation
matérielle sur place de certains éléments tel que le relevé des prix ou le nombre de
salariés employés, opération à laquelle le contribuable ou des tiers s’opposeraient.
L’Administration doit être en mesure d’établir que les conditions de mise en œuvre de la
procédure d’office sont réunies (sinon la procédure est irrégulière).
En cas de taxation d’office, c’est au contribuable qui entend contester par la voie
contentieuse les impositions qui lui ont été assignées, de produire la preuve de la
prétendue exagération des bases retenues.
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Elle n’est pas consécutive à un contrôle de l’Administration ; elle intervient plutôt sur
l’initiative du contribuable qui décide de réparer spontanément les erreurs, omissions ou
insuffisances qui ont été commises de bonne foi dans les déclarations.
Les redressements envisagés sont notifiés au contribuable selon les principes applicables
en matière de procédure de redressement contradictoire, mais l’intéressé est également
informé que l’administration fait usage du droit que lui confère l’article 25 du LPF.
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Pour la personne morale, le courrier est notifié à la société ou chez le représentant légal
ou statutaire ou au siège.
La notification est faite le cas échéant, à chaque associé en ce qui concerne les
conséquences des redressements notifiés à la société pour leurs propres revenus (IGR
notamment).
La notification devrait être normalement effectuée par pli postal recommandé avec
accusé de réception.
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Conclusion
Le contribuable doit être mis en état de formuler ses observations ou de faire connaître
son acceptation sur les redressements que le service se propose d’effectuer.
Le service a ainsi l’obligation d’indiquer, de façon claire et précise, les motifs de droit ou
de fait sur lesquels les redressements se fondent de telle sorte que le contribuable
puisse, le cas échéant, prendre position en toute connaissance de cause.
Il convient d’informer le contribuable des motifs de la procédure retenue ainsi que des
bases ou des éléments servant au calcul des impositions arrêtées d’office, qu’il s’agisse
de taxation d’office ou de rectification d’office.
Mais l’obligation de notifier les bases d’imposition d’office n’a pas pour effet d’ouvrir
entre l’Administration et le contribuable, le dialogue qui caractérise la procédure
contradictoire. Il permet seulement de s’assurer du bien fondé, le contribuable
supportant la charge de la preuve de ses allégations.
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Paragraphe 1 Le principe
Pour cela, la notification ne doit pas être entachée d’irrégularité (forme, motivation,
délais)
Au surplus, elle interrompt la prescription que dans la limite des redressements notifiés
et des pénalités qui pourraient en résulter.
La notification de redressements n’a d’effet qu’au regard des impôts qui sont visés et
qu’à concurrence du montant des redressements notifiés.
Dans le cas contraire, il est toujours possible d’envoyer une notification complémentaire.
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Les deux premiers cas emportent acceptation et le troisième, refus des propositions de
redressements.
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Les infractions fiscales commises par les contribuables entraînent, lorsqu’elles sont
mises en évidence, l’application de sanctions édictées par le LPF et le CGI.
Seules seront étudiées ici les principales sanctions fiscales appliquées par
l’Administration à la suite d’un contrôle fiscal.
Les pénalités d’assiette de même que les pénalités de recouvrement ne sont pas
déductibles du résultat imposable en matière d’impôt BIC (art 19 du CGI) même si elles
portent sur des impôts eux-mêmes déductibles.
Proportionnel au temps écoulé, il s’analyse non pas comme une sanction mais comme la
réparation du préjudice financier causé au Trésor public par le non-paiement de l’impôt
dans le délai du fait de l’absence, de l’influence ou du paiement tardif de toute somme
établie ou recouvrée par la DGI.
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Remarque
A Décompte
Le point de départ
En principe, c’est le premier jour du mois qui suit celui au cour duquel l’impôt aurait du
être payé. Mais en cas de redressement suite à un contrôle, c’est le premier jour de
l’exercice suivant celui sur lequel porte le rappel de taxe.
Pour l’exercice en cours, c’est le premier jour du mois suivant celui au cours duquel
devait être déposée la dernière déclaration soumise à contrôle.
En matière de BIC
C’est le premier jour du mois qui suit celui au cours duquel a expiré le délai fixé pour le
dépôt de la déclaration.
C’est le premier jour de l’exercice qui suit celui au titre duquel les rappels sont réclamés
s’il s’agit d’impôts liés à l’exercice comptable (IRVM, IGR, IRC…).
C’est le premier jour de l’année qui suit celle au titre de laquelle les rappels sont
réclamés s’il s’agit d’impôt dus au titre de l’année civile (foncier, patente…).
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Il est opportun de savoir que seul un fiscaliste à titre individuel ou dans le cadre d’un
cabinet d’audit peut réaliser des prestations fiscales de valeur ;
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Cette fiche permet d’éviter les litiges entre l’administration et les contribuables quant à
la question de la production des documents.
En principe, les vérificateurs ne peuvent sortir des locaux de l’entreprise avec ses
documents que sur son accord. Il s’agit des documents originaux. Car, selon les textes
en vigueur, les photocopies peuvent être faites aux frais de l’administration.
Les contribuables sont sensés ne pas être informés des contrôles sur pièces ou des
procédures d’office que l’Administration diligente. Tout au plus, des demandes de
renseignements et d’informations peuvent leur permettre d’être informés. Ils doivent
fournir toutes informations et documents demandés par l’Administration. Les avis des
conseils doivent être demandés ; le cas échéant.
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Il est conseillé de :
- contrôler le délai existant entre la date inscrite sur l’avis de passage et la date de
réception de la notification pour un contrôle des délais ;
- vérifier l’application correcte des règles de procédures qui sont en général d’ordre
public et dont l’irrespect peut engendrer l’annulation du contrôle ;
- préparer les réponses dans les délais légaux, au besoin, en demandant des
éclaircissements ou des compléments d’informations à l’administration sur les
chefs de redressements ;
- préparer les annexes à l’appui des arguments et les joindre de manière ordonnée,
à la réponse ;
Spécifiquement en cas de procédure d’office, en plus des règles ci avant qui pourraient
se trouver à s’appliquer, il est recommandé de vérifier si l’entreprise est dans les cas
cités en matière de procédure d’office. Aussi, en cas de contestation du caractère
exagéré des redressements, faut-il donner toutes les preuves permettant à
l’administration de se convaincre de la justesse des contestations.
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Il s’agirait de :
Ces réunions permettront en pratique de lever les équivoques et de permettre toutes les
preuves et explications additives dont l’administration aura besoin pour établir un juste
impôt. Ce comportement est une attitude de bonne entente entre l’administration et les
contribuables.
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