UNIVERTSITE NORBERT ZONGO BURKINA FASO
UFR/LSH Unité-Progrès-Justice
DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE
NIVEAU : LICENCE 3/SEMESTRE 5
ANNEE : 2020-2021
EXPOSE DE GEOMORPHOLOGIE
THEME : L’HOMME EST UN AGENT D’EROSION.
QUELS SONT LES ASPECTS ET LES FACTEURS DE
L’EROSION ANTHROPIQUE ?
LISTE DES MEMBRES DU
GROUPE 7 H
N MATRICULES NOMS PRENOMS NOTES SIGNATURES
1 N02152120181 OUEDRAOGO JEROME
2 N01386020181 OUEDRAOGO MADI
3 N00121620181 OUEDRAOGO MAHAMADI
4 N02734320181 OUEDRAOGO MOHAMED
NOUREDINE
5 N01959420181 OUEDRAOGO OUMAROU
ENSEIGNANT : Dr IDANI
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PLAN
INTRODUCTION
[Link] ASPECTS DE L’EROSION
ANTHROPIQUE
[Link] FACTEURS DE L’EROSION
ANTHROPIQUE
CONCLUSION
INTRODUCTON
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En géomorphologie, l’érosion est le processus de dégradation et transformation de relief, et donc des
sols, roche, berges et littoraux qui est causé par tout agent externe. Ainsi plusieurs facteurs sont à
l’origine de l’érosion à savoir des facteurs d’ordre naturel et anthropique. Partant de constat, quels
peuvent être les aspects et les facteurs lié à l’activité humaine ?
I. LES ASPECTS DE L’EROSION ANTHROPIQUES
L’homme à travers l’agriculture favorise l’érosion des sols. Ainsi, plusieurs aspects sont observés en
milieu cultivé notamment les cicatrices d’arrachement, la formation entre autres de rigole et
l’apparition de marbrures sur les parcelles. Cette dernière forme d’érosion est la plus notable dans le
paysage et celle qui est le plus Fréquemment mentionnée par les agriculteurs au cours des enquêtes.
Elle se produit Par un décapage progressif de l’horizon organique sombre et l’affleurement de
L’horizon d’altération clair. Il est facile de prouver l’existence de ce décapage en comparant le profil
Cultural d’un champ érodé à un profil-témoin, situé dans un lieu où le sol a été Protégé, par exemple
sous une haie ancienne bordant le champ. On a pu estimer ainsi Que l’épaisseur de terre perdue est
de 50 à 70 cm depuis la mise en culture de la Parcelle. Le labour mécanique, par son travail plus
profond de la terre, a un effet nocif sur le Sol surtout lorsqu’il est utilisé sur des pentes fortes et de
plus, dans le sens de la pente. L’effet abrasif du soc de la charrue peut expliquer le décapage
accentué des surfaces Convexes.
FORMATION DE RIGOLE
L’érosion linéaire, contrairement à l'érosion en nappe, est un phénomène plus Spectaculaire, plus
rapide, survenant généralement lors d'un fort événement pluvieux. En dehors de ces événements
sans doute exceptionnels, les formes d'érosion linéaire Que nous avons observées provenaient plutôt
d'exemples localisés, d'imprudences où De mauvaise gestion de la parcelle. Ces exemples étant
limités, nous pouvons les Décrire séparément afin de mettre en évidence les situations qui peuvent
entraîner une Concentration du ruissellement.
• Secteur 1 (3300 m)
-Parcelle de 2 ha allongée dans le sens de la pente, pente moyenne de 45%, sol nu, Récemment
préparé au tracteur et ensemencé en Ray-grass (Fig.1).
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Figure 1 : Exemple d'érosion linéaire au niveau du secteur 1
-Formation de deux rigoles partant de l’amont de la parcelle, larges de 1O- 15 cm profondes de 15-20
cm, forme en U (incision limitée par la ((semelle de Labour »), traversant toute la parcelle en suivant
les concavités du modelé du terrain. Les deux rigoles se sont formées au niveau du chemin longeant
l’amont de la Parcelle, dans des zones de dépressions permettant une concentration du
ruissellement Et compactées par le passage du tracteur.
Secteur 2
-Début d’érosion hydrique sur une parcelle située en amont de versant (Fig. 2), sur Une pente de 65%
; sol peu couvert (jachère suivant une récolte de pomme de terre), Absence de billons.
-Formation d’une rigole très nette en U, présentant les mêmes caractéristiques que Celles du premier
exemple : 1 O-15 cm de large pour 5 à 10 cm de profondeur, rebords Verticaux formés dans
l’épaisseur meuble du sol, fond plat lié à la présence d’un Horizon plus compacté en profondeur (C
semelle de labour »). Le départ de cette Rigole semble venir d’une zone excavée par les cultivateurs
en sommet de pente, Mettant à nu l’horizon compacté, plus imperméable. Une hypothèse possible
pour Expliquer la présence de cette zone décapée est que, lors de la récolte de pomme de Terre, les
paysans ont eu besoin d’aménager une zone de terrain plus ferme pour Rassembler les sacs. En effet,
le sol superficiel étant très meuble, il devient facilement Instable sur de fortes pentes.
Figure 2 : Exemple d’érosion linéaire
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• Secteur3 (3260 m)
- Formation d'une ravine (Fig. 15) dans un champ récemment labouré (sol nu Billonné), profonde de
25 cm Jusqu’à la « semelle de labour »), large de 30 cm en Amont de parcelle et s'élargissant en
contre-bas (1 m de large). Elle traverse environ 25 m du champ en suivant le modelé du terrain et
finit par rejoindre la bordure de la Parcelle.
Cette ravine s'est formée sur une pente peu prononcée (15-20 %) en amont de Parcelle, et il n'y a
plus de ravinement, en revanche, en aval où la pente est plus Accusée (55 %). Sa présence est en fait
liée à une rigole de déviation creusée en amont de parcelle pour concentrer le ruissellement venant
de l'amont et le dévier à L’extérieur du champ.
Or, dans ce cas, la rigole s'interrompt au milieu du champ à Cause de la présence d'une petite contre-
pente en bout de parcelle, et concentre ainsi En ce point tout le ruissellement provenant de l'amont,
entraînant la formation d'une Ravine dont la présence ne peut plus être « gommée » par le labour.
Figure 3 : Exemple de formation de ravine dans le secteur
Les signes d'érosion linéaires que nous avons décrits sont donc plus liés à des maladresses humaines,
qu'à des facteurs naturels.
CICATRICE D’ARRACHEMENT
Les mouvements de masse sont une autre forme d’érosion très présentes dans la Région de la
Libertad. Elle prend la forme de petits glissements de terrain de l’ordre Du mètre au décamètre. Ils
sont généralement peu profonds (« glissements de terrain En planche ») avec décollement d’une
couche plus ou moins épaisse de sol. Le plan de Glissement correspond au contact entre l’horizon
organique et l’horizon d’altération Sous-jacent. Le volume de terre déplacé n’est donc pas très
important. En revanche, Ces manifestations sont très fréquentes dans les zones fortement
Anthropisées.
En effet, Une observation plus fine de la localisation des glissements dans notre zone montre que
ceux-ci sont presque toujours associés à la présence de deux autres facteurs. Il S’agit soit de la
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présence de canaux d’irrigation plus ou moins isohypses amenant L’eau, soit de traces de
surpâturage, se notant par l’apparition de Terrassâtes sur les versants en pentes fortes.
Il faut aussi noter les trous façonner par les orpailleurs et les tailleurs de brique en terre au niveau
des montagnes.
II LES FACTEURS DE L’EROSION ANTHROPIQUE
L’être humain par certains de ses actions augmente l’érosion. En effet, nous connaissons le
rôle protecteur des plantes, retenant les particules du sol entre les racines et freinant
l’érosion. La destruction du couvert végétal entraine donc des dommages irréparables par
glissement ou par ravinement.
Des glissements peuvent avoir lieu dans les régions forestière lorsque Homme pratique la
déforestation pour créer des clairières de cultures : les sols, profondément altérer et gorgé
d’eau, glisse, rendant le terroir impropre à toute exploitation.
Le ravinement se déclenche souvent lors de la mise en culture des pentes jusque-là stable :
au brésil dans la zone défrichée pour la plantation de café, l’érosion a enlevé en 50ans la
couche arable sur 80cm d’épaisseur. De même dans une région aussi densement peuplé que
le plateau du Fouta-Djalon, la déforestation entraine l’érosion des sols qui met souvent à nu
la carapace ferrugineuse stérile.
L’élevage trop intensif empêche les plantes de se régénérer (les graine n’arrivent pas à
maturité) et de grande plaque de sol apparaissent. Mais en outre, par leur poids les bovins
piétinent l’herbe et le sol, créant des conditions favorables à l’érosion et a l’arrachement des
sols.
Enfin dans les régions d’Afrique aux saisons bien tranché on a signalé les dangers des feux de
brousse Our préparer de meilleur pâturage aux animaux, pour faciliter la mise en culture de
la savane ou de la steppe, le feu est propagé en fin de saison sèche. S’il procure au sol
certain élément minéraux, notamment la potasse, par contre il détruit sur son passage toute
les jeunes poussent d’arbres, non encore protéger par une corse épaisse ; beaucoup de
graine s’apprêtant à germer sont brulés ; enfin les bactéries du sol meurent, transforme
l’horizon superficiel en couche minérale inerte. Peu à peu le sol est exposé au méfait du
ruissellement qui s’exerce sur des surface nues : l’horizon superficielle aminci, les arbres
meurent, la croute ferrugineuse épaissi plus vite et bientôt affleure. Désormais le bowal
remplace la terre arabe et la région ce vide. Ces sans doute ce qui est arrivé a de vaste
région africaine de la zone soudanienne.
En plus, les aménagements routier et urbain augmentent les surfaces de ruissellement.
Aussi, les méthodes agricoles intensive, la monoculture, la culture en rang espacé, la
mécanisation, le labour, le sol nu en période hivernale, le défrichage, les sillons dans sens de
la pente contribuant à dégrader le sol.
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Figure 3 : Erosion des sols agricoles
CONCLUSION
En définie, l’homme à travers ses activités telle que les cultures, ses déboisements, l’extension de
l’élevage auquel l’oblige l’explosion démographique contemporaine entraine très souvent une
dégradation des ressources en terre fessant de Lhomme un agent d’érosion.
Or, l’avenir de l’humanité Nest il pas lié à la conservation des sols et à l’aménagement de l’espace.
SOURCES : -Rapport de stage sur le diagnostic de l’érosion anthropique et proposition de gestion
conservatoire des sols de la zone haute du bassin d’el Angel (Institut Français de recherche
scientifique pour le développement en coopération avec le laboratoire d’étude du comportement
des sols cultivés, ORSTOM ; Montpellier, septembre 1998)
-WIKIPEDIA ; KIWIX ;