Droit des Institutions Européennes
Thèmes abordés
Droit des Institutions Européennes
Thèmes abordés
Examen final : oral 10min prep/ 10min intervention (5min présentation du sujet et 5min d’échanges
sur le cours).
Montrer qu’on a compris le cours.
Ce cours est intitulé « Institutions européennes ». La question qui vient naturellement à l’esprit est de
savoir ce que l’on met précisément derrière cette expression. Le premier point de cette introduction
sera consacrée à la définition des termes mêmes de l’intitulé du cours. Le second point s’attachera
Introduction
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
organisations européennes : nous nous attacherons alors à l’idée européenne dans la construction
européenne.
Introduction
§1 _ Remarques terminologiques sur le terme « institution » et le qualificatif
« européen »
A) Les différentes acceptions du terme « institution »
Une institution, au sens large, désigne ce qui est établi, organisé, ce qui a une certaine
permanence et qui a des moyens propres et une mission spécifique. Une institution va durer dans
le temps. Le droit international concerne les relations entre les états et les organisations
internationales. Le droit européen fait donc parti du droit international.
Le terme institution dans l‘ordre européen va pouvoir revêtir 2 définitions :
Certains états sont à cheval sur deux continents : européen et asiatique. C’est plus difficile de savoir
les délimitations du continent européen.
La Turquie a posé la question de longue date de savoir si c’était ou non un État européen
géographiquement. C’est donc une approche qui pose question il est difficile de savoir précisément ou
s’arrête l’Europe et certaines organisations européennes compteront des états qui ne sont pas tout à fait
Introduction
sur le continent européen défini géographiquement. Les racines sont communes, ce qui signifie que la
définition géographique de l’Europe, est limitée. Il faut faire parties d’un état européen en tout ou en
parti ou à la lisière du continent européen pour faire partie de l’union européen c’est le premier critère.
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
Quand on colle le qualificatif européen au terme institution on est confronté à une réalité extrêmement
riche. La notion d’organisation européenne est donc envisagée très largement.
La notion d’ordre juridique désigne un système de droit. Dès lors qu’il y a un système de droit,
organisé, on peut identifier un ordre juridique. Il existe donc un ordre juridique interne : c’est le droit
interne d’un état, le droit national. Par opposition, il y aura un ordre juridique externe qui sera appelé
ordre juridique international. Les sujets du droit international sont en premier lieu les états que l’on
qualifie de sujets primaires du droit international et en second lieu, les organisations internationales
que l’on qualifie de sujet dérivé qui ont eux-mêmes, par traité, convention, chartre, acte international,
décidé de créer des organisations internationales.
D’après les auteurs on considère généralement que l’apparition d’organisation internationale se fait au
19ème Siècle. Denis Alland, indique que l’on considère généralement que les organisations
internationales datent du 19ème S même si l’on peut retrouver dans la Grèce antique des entités
présentant des éléments analogies avec les organisations internationales existant aujourd’hui mais dans
le modèle concret c’est le 19 -ème siècle.
Les premières organisations internationales au sens moderne du terme sont apparues après le congrès
de Vienne (1814), pour faciliter la navigation sur le Rhin et le Danube. Ce congrès va venir mettre fin
à près d’un quart de siècle de guerre européenne (révolutionnaire, napoléonienne). C’est dans ce
contexte que sont mis en place les premières organisations.
Les états ont besoin de s’entendre pour permettre la navigation et donc le transport des marchandises,
le commerce… c’est toujours le besoin ou la nécessité qui est à l’origine d’accord entre les états et
d’organisation internationale.
Dans la 2ème moitié du 19ème S, ce sont essentiellement des organisations internationales à caractère
technique qui se sont mis en place, à travers des commissions fluviales (commission centrale du Rhin,
commission européenne du Danube, l’union postale universelle…). Il faut encore organiser les poids
Introduction
et les mesures. Le bureau international des poids et des mesures en 1875, nécessite un accord =
faciliter la relation entre les états. La structuration des états en, organisation international réponds au
contexte.
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
Après la 1ère GM, les organisations internationales seront moins techniques et davantage marquées par
un effort de rationalisation de leur développement en favorisant la création d’organisations plus
universelles (ex : SDN). Et c’est le moment de l’essor du phénomène organisation internationale. On
peut prendre par exemple, la création de la société des nations qui sera la première organisation
internationale à vocation politique et universelle.
Malgré cet échec, la seconde GM va donner lieu par conférence de San Francisco 1945, à la création
de l’ONU tient son mandat de la charte des nations unies, qui va rapidement être entouré d’institutions
spécialisés œuvrant dans des domaines très variés et qui vont fonder un véritable système des nations
unis. Depuis 1945, les facteurs divers ont conduit à la création de très nombreuses organisations
internationales. Il est d’ailleurs difficile de les classer.
Denis Alland, indique « il n’existe pas en droit positif de définition de l’organisation internationale
qui rende compte de façon satisfaisante du phénomène dans toute sa complexité ».
Pour autant, il est fréquent de retenir la définition de 2 autres professeurs de droit : Serge Sur et Jean
Combacau, pour lesquelles les organisations internationales sont « des groupements à vocation
permanente essentiellement composés d’états et constitués par eux, dotés d’organe propre et d’une
compétence d’attribution ». Partant de ces éléments, une organisation internationale est établie par un
traité international, ou une convention multilatérale entre des états souverains ou entre des
organisations internationales dont le but est de coordonner des actions sur un sujet déterminé
par ces statuts.
Les organisations internationales sont des personnes morales, ce sont des sujets du droit international.
C’est d’être doté de la personnalité juridique, c’est d’être doté de la capacité d’avoir des droits et des
obligations dans un système juridique donné.
La commission du droit internationale de l’ONU, défini une organisation internationale comme suit :
« c’est toute organisation instituée par un traité ou un autre instrument régi par le droit
international, et dotée d’une personnalité juridique internationale propre. Une organisation
internationale peut aussi comprendre parmi ses membres des entités autres que les États ». C’est
l’article 2 sur le projet international de 2011.
Les éléments de définition de l’organisation internationale évoluent au fil du temps, à tel point
qu’aujourd’hui l’organisation internationale est un concept qui existe à part entière.
Les organisations internationales demeurent des sujets institués du droit international, qu’on appelle
encore sujet secondaire ou dérivé par rapport aux états qui sont eux, les sujets primaires du droit
international. Les organisations internationales n’existent donc pas à priori comme sujet du droit
international, mais elles le deviennent par la volonté des états qui vont les créer par un traité. Elles sont
très liées aux états qui les composent et en reste souvent dépendante et n’ont donc pas les mêmes
attribues que les états. Le traité c’est donc l’acte constitutif des organisations internationales.
Le traité peut être un pacte, une convention, constitution, des statues, une charte autant…
Autant de désignation pour nommer l’acte constitutif des organisations internationales. L’organisation
international a donc une origine conventionnelle expliquant qu’elle demeure unie par de nombreux
liens aux états qui les composent et qu’elle demeure, la plupart du temps, dans sa dépendance, ce qui
explique qu’elle ne soit pas dotée des mêmes attributs que l’état.
Avis consultatif, CIJ, du 11 avril 1949 est l’affaire du Comte Bernadotte. Fonctionnaire d’une OI qui
décède lors de ses fonctions. Ses héritiers vers qui se tournent ils ? Qui est responsable ? L’état dont il
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est issu ? L’état sur l’état où il est décédé ? L’état qui exerce la présidence de cette OI ? ou l’état pour
lequel il travail. Il faut que l’état soit un sujet de droit et donc de la personnalité juridique
internationale, or elle n’était pas écrite dans l’acte juridique fondateur. L’acte, ayant une vocation
universelle, la CIJ va préciser qu’une organisation internationale qui comporte autant de membres que
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
l’ONU, ne peut que disposer de la PJI au vu de ses fonctions et donc être titulaire des droits et
obligations qui lui sont liées.
Aujourd’hui, les OI sont toutes dotées de la personnalité juridique. Pour autant, ceci est une conquête
assez récente car cela n’a pas toujours été le cas. La personnalité juridique internationale c’est le fait
d’être titulaire de droits et d’obligation dans un système juridique donné.
L’union européenne n’a pas la personnalité juridique quand elle a été créée, cette qualité lui sera
reconnu en 2007, clarifiant du même coup sa nature.
Elles sont diverses du point de vue des compétences attribuées. La compétence on peut la définir
comme l’aptitude à intervenir dans tel ou tel domaine. On fait donc référence à son champ
d’intervention. Certaines organisations ont des compétences très large tel que l’UE et des
organisations européennes aux compétences plus réduites, c’était le cas de la CECA réduite à deux
secteurs le charbon et l’acier ou l’organisation européenne par satellite.
Enfin, il y a une grande diversité des organisations européenne du point de vue des pouvoirs dont
disposent leurs organes. On va ici être amené à distinguer 2 types d’organisations : les organisations
de coopération et les organisations d’intégration d’autre part. Dans le cas de la coopération, des
compétences sont attribuées à l’organisation de coopération, des organes sont mis en place mais les
états continuent de participer directement à la prise de décisions. Dans ses organisations de
coopération, les décisions vont donc être naturellement prise à l’unanimité puisque les états veulent
demeurer pleinement maitre de l’exercice de leur souveraineté. Ils conservent leur droit de vote, la
parole et finalement leur liberté de choix.
En revanche, dans les organisations européennes d’intégrations, les états membres ont transférés des
compétences à l’organisation, mis en place des institutions communes, qui prendront des décisions à la
majorité, les états ayant accepté d’être engagés par des décisions auxquelles ils n’ont pas directement
participé. Ils ont accepté de transférer une partie de l’exercice de leur souveraineté. Les décisions sont
prises à la majorité, les décisions prisent par le groupe sont validés y compris par les états qui n’ont
pas acceptés
Les organes n’auront pas les mêmes pouvoirs en fonction que l’on se trouve dans une organisation de
coopération ou d’intégration.
Introduction
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
1) La coopération économique
La situation économique est compliquée, les productions industrielles et agricoles sont insuffisantes…
bref il faut beaucoup importés alors qu’on n’a rien à emporter, les états européens font face à un
déficit important. Pourtant, il est essentiel que l’Europe se relève car du relèvement européen dépend
l’ordre mondial. C’est sous la menace soviétique et sous l’influence américaine que va s’amorcer le
premier temps de la construction européenne. Dans un premier temps, les organisations à vocation
européennes qui se mettent en place sont impulsées par les USA et d’autres seront mises en place en
réponse par le bloc soviétique (mise en place de l’OECE). En réponse le bloc soviétique va mettre en
place le conseil d’assistance économique mutuelle.
Assez rapidement, on va se rendre compte que cette coopération économique ne sera pas en mesure de
faire face, les états européennes vont prendre en main la construction européenne avec la création des
fameuses communautés européennes à partir de 1951.
A partir de 1947, un certain nombre d’alliance sont conclues pour assurer la sécurité, car on a peur du
retour du danger allemand. Dans ce contexte, un certain nombre d’accords et de traités vont être
conclus, entre les états européens dont l’Union occidentale en 1948 qui est une organisation de
sécurité européenne. Cette union occidentale va assez vite rencontrer ses limites, en particulier à raison
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Dans le cadre des traités européens, la ratification a pour objectif de faire entrer l’acte de droit
international dans l’ordre juridique interne. Cela signifie, que cette ratification se fera selon les
règles constitutionnelles propres à chacun des états membres. Tous les états membres ne
ratifieront pas au même rythme ni selon les mêmes procédures. Dans certain cas, la ratification
passera nécessairement par le parlement. Dans d’autre, par le biais du référendum.
C’est la ratification indique que l’état accepte que le traité lui soit applicable. Le traité ne
prévoit la plupart du temps, une date d’entrée en vigueur, on a donc une formulation générale
« le traité entrera en vigueur le 2ème jour du 2ème mois suivant le dépôt du dernier instrument de
ratification ».
On connait également le lieu de la signature car c’est à cet endroit que les instruments de
ratification soient déposés.
C’est l’époque ou vont se former des mouvements intellectuels qui tendent vers l’unité européenne.
Les diverses organisations qui existent vont se structurer pour constituer le comité international de
coordination des mouvements pour l’unité. La première action de ce comité sera d’organiser le
Congrès De La Haye, qui est connu comme le congrès de l’Europe. Il se tient sous la présidence de
Winston Churchill et qui est rassemblé à l’initiative des mouvements pro-européens. On trouvera à ce
congrès des personnes issus du monde politique, scientifique, universitaire, syndicaliste, religieux…
l’objectif étaient de débattre sur la construction européenne et sur la nature de l’organisation
européenne que l’on souhaite crée.
2 tendances vont se dégager :
Une tendance fédéraliste avec des partisans d’une création à vocation fédérale
Une tendance minimaliste représentée par les unionistes.
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A l’issu de ce congrès, un texte de compromis sera élaboré : le message aux européens qui va
déboucher sur la création du conseil de l’Europe. C’est une organisation à vocation politique, mise en
place le 5 mai 1949 et qui sera la première organisation à vocation politique européenne.
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Le terme identité a une signification sociale, psychologique. Elle est avant tout personnelle. L’identité
existe par rapport au groupe, ainsi l’identité n’est pas seulement personnelle mais aussi collective.
L’individu va donc se définir surtout par ses appartenances à tel ou tel groupe. L’appartenance à un
groupe peut être dû à la langue, la culture, les croyances... ainsi l’identité sera l’ensemble des traits
culturels propres à un groupe et qui vont lui conférer son individualité. Autrement dit, l’identité est le
sentiment d’appartenance d’un individu à un groupe.
L’Europe a des caractéristiques qui lui sont propres, c’est-à-dire que les traits qui la caractérisent sont
communs à tous les éléments qui la constitue et ces éléments font d’elle, quelque chose d’unique et
cohérent.
Deuxième point de l’identité européenne : quand on évoque cette identité c’est surtout parce que des
individus se reconnaissant dans cette unité. Il faut qu’il y ait un sentiment d’appartenance de l’individu
à l’Europe pour que l’identité européenne puisse exister.
Le terme Europe, en tant que tel, fait son apparition au 7 ème siècle. Pour autant, la question de l’étendue
de l’Europe demeure posée : jusqu’où va l’Europe ? difficile de dore qu’elles sont les limites
géographiques, de manière précise et claire.
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L’unité de l’Europe se fait aussi dans la différence linguistique, il n’y a pas de communauté
linguistique bien que les pays de l’Europe parlent les langues de la famille indo-européenne.
L’Europe n’est pas non plus une communauté raciale. Brassage millénaire des différentes populations.
On a donc une Europe plurielle et pour autant, elle demeure une seule entité.
On va peiner à définir une civilisation européenne puisque l’histoire de l’Europe est marquée par des
divisions (guerres, ruptures…) pour autant, c’est une histoire commune puisqu’elle est hantée par une
idée qui est celle de l’union entre les états.
En conclusion, on a donc une unité dans la diversité, quand on part à la recherche de l’identité
européenne on a une diversité.
Europe et l’Europe
Le mot Europe dans l’antiquité gréco-romaine est ambiguë :
Dans l’antiquité on considérait déjà que l’Europe était un vaste espace. Ce mot recouvre 2 concepts :
- Un secteur géographique situé à l’ouest du Bosphore et au nord de la mer Égée distinct de
l’Asie et de la Lybie
- Un mythe : celui d’une princesse phénicienne (Europe) de Tyr ou de Sion, enlevée par Zeus,
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sous la forme d’un taureau et portée sur le dos de sa monture jusqu’en Crète.
De plus il y a des origines orientales de l’Europe. À l’époque archaïque on savait qu’en Phénicie on
savait qu’à Sidon, il y avait des orphéphaides, on savait donc qu’il y avait des contacts entre la
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Phénicie et la Grèce. Le cratère en argent d’Achille est un symbole des relations commerciales en
Méditerranée entre l’Asie et la mer ionienne depuis l’âge de bronze.
Les sources ne nous disent pas de quel port phénicien Europe fut enlevée : Thyr, Sidon, la cité
d’Agénon ?
Il y a une orientale phénicienne qui est transportée en Grèce : relation mythique entre la Phénicie et
occident. Le mythe de l’enlèvement d’Europe par Zeus est indissociable des relations entre les peuples
de Cyclades et le port antique de Sidon, dès l’âge de bonze
Selon mes auteurs grecs, Europe aurait débarqué à Gortyne en Crète (ville qui a un des codes les plus
libéraux concernant les femmes -> elles ont le droit de choisir en dernier ressort un époux du coté
maternelle). Elle se serait unie à Zeus et aurait eu 3 filles dont Minos qui est le fondateur de la
dynastie minoenne.
C’est de là qu’est partie la première civilisation grecque. Dès le 17 ème siècle c’est peut-être un
phénicien et un grec qui ont donné naissance à cette civilisation crétoise.
Les sources archéologiques confirment les échanges entre Sidon et la Crète. Le port de Sidon est
mentionné 38 fois dans le vieux testament.
Les crétois exportaient leur céramique vers l’orient : c’est le témoignage le plus ancien actuellement
des relations entre la Crète et Sidon, et le plus ancien vestige d’importation. Cette méditerranée était
vraisemblablement très exploitée par les bateaux.
Sidon était sans doute la cité la plus commerçante du Levant au IIe millénaire. Les découvertes
archéologiques actuelles confirment les relations commerciales.
Et si ce mythe ne symbolisait pas une entente cordiale entre la Grèce et la Phénicie ? Cadmos aurait
notamment introduit l’alphabet phénicien en Grèce au 9 ème siècle. Il y a une implantation des
phéniciens en Grèce.
2. Europe dans l’antiquité grecque
Les racines du mythe grec ont sans aucun doute leur origine en Phénicie, l’image emblématique du
taureau figure sur les monnaies de Sidon mais encore de Cilicie et de chypre.
Image stéréotypée d’Europe sur le taureau est diffusée par la colonisation grecque.
Dans l’antiquité grecque, les 3 contient sont réparties autour de la grande mer : la méditerranée
(Europe Asie et Lybie). Mais l’Europe prend de l’importance au 5ème siècle et écrase les 2 autres.
Moschos, un poète alexandrin contemporain, fut le premier à établir un lien entre le mythe d’Europe et
l’Europe géographique, dans son poème en prose Europè. Pour lui, Europe aurait été enlevée par une
femme pour aller donner son nom au continent, à « la terre d’en face ». C’est un poème qui a été
considéré comme une union des grecs autour de l’Europe contre les barbares.
Deuxième problème : l’antiquité romaine. Il n’y a aucune carte géographique conservée de l’époque
romaine. Pour Polybe, un intellectuel grec, les romains veulent la maitrise du globe (remplacer le
concept européen).
Horace revient à la bipolarisation de la terre et laisse à venus le soin d’annoncer à Europe qu’une
partie du monde recevra son nom.
D’après les artistes, Rome est devenu la capitale de l’Europe sous l’empire d’auguste. Le plus grand
mérite du siècle d’auguste fut d’avoir pris conscience non seulement de l’identité européenne mais
aussi de son utilité : Mare Nostrum.
La première province d’Europe fut créée au IIIème siècle, avec pour centre de gravité Rome et
Byzance (qui sera la capitale de l’orient).
Introduction
L’Europe est représentée soit par une femme au taureau soit une allégorie (une femme assise sur un
cheval par ex) et symbolise notamment la culture européenne mais aussi la prospérité économique.
L’invention de l’Europe : « Europe apparait quand l’empire romain disparait » (marc Bloch).
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
Mais cet empire romain a oublié de mentionner certains acquis de la civilisation romaine : l’union,
l’assimilation, la citoyenneté et la solidarité.
En réalité « l’invention » de l’Europe est née de 3 sécessions, celles de : l’empire Byzantin, de
l’islamisation du Maghreb et les invasions barbares en occident.
Au 9ème siècle, l’empire occidental de charlemagne est la première expression de l’unité (et pas de
l’union) européenne.
La chrétienté est le lien entre les 3 continents et la capitale de la chrétienté est Jérusalem.
« Europe est née après la guerre de Troie et est morte avec la chute de Grenade ».
Après les tensions internationales entre chrétiens et turc, l’image mythologique de l’enlèvement
d’Europe symbolisant le contient fait sa réapparition.
L’enjeu de la chute du mur de Berlin était la réunification des 2 Allemagnes et des pays de
l’Europe de l’est avec l’ouest en vue d’une Europe unie.
Jusqu’à nos jours, dans tous les organise d’Europe on trouve Europe sur son taureau.
Conclusion :
Notre culture est héritée d’Athènes, Rome, Jérusalem et Cordoue et c’est une princesse orientale
qui a donné son nom à l’Europe. La figuration de l’Europe mythologique est redevenue la
« personnification du continent », l’alliance entre la princesse et un dieu olympien symbolise le
dialogue et l’union entre les peuples de la méditerranée.
L’arrière-plan de ce voyage d’Europe entre Sidon et Crète pourrait ressembler à notre parcours
initiatique à l’intégration européenne.
Europe personnifie les valeurs européennes de courage et d’espoir dans le monde futur.
Le mythe d’Europe, Conférence de Mme Odile Wattel de Croizant, Docteur es Lettres et Sciences
Humaines, agrégée d’histoire. Directrice de l’Institut du savoir partagé, ICP, Paris.
Au 17ème S, il y a un certain nombre d’auteurs qui s’inscrivent, qui portent l’idée européenne. Par
exemple, le ministre des finances d’Henry 4 (Sully) est un des précurseurs. C’est la même chose avec
un certain Abbé de Saint-pierre. Puis, ça va complétement décoller avec les philosophes des lumières.
U 18ème S, l’idée européenne va être reprise par un grand nombre d’auteurs dont jean Jacques rousseau,
Voltaire, Montesquieu, Kant. Ce sont les des précurseurs de l’idée européenne, ses précurseurs ont
quelque chose en commun, leur idée de l’Europe c’est l’Europe en paix, la quête de paix perpétuelle
(Kant). Il va falloir attendre le 19ème ou le 20ème pour voir les premiers projets d’unités européennes.
Entre 1805 et 1815, Napoléon a un projet européen. Pendant cette période on va voir se développer les
premières organisations de coopération.
Pour ce qui est de la France, les projets vont se structurer progressivement, et un certain Victor Hugo,
en 1849, lors de l’ouverture du congrès de la paix, va appeler l’apparition des États-Unis d’Europe
comme symbole de fraternité européenne. Il va influencer le discours de Churchill en 1946.
Arrive le 21ème S, qui est compliqué pour l’Europe, c’est l’affrontement des nationalismes, l’Europe est
en plein déclin. Des sentiments très divers voit le jour dans cette période, un certain sentiment de
décadence européenne entre les 2 guerres, et pourtant dans cette atmosphère assez morose, se
développe quand même des projets très européen : par exemple le projet PAN-EUROPE de
Coudenhove-Kalergi. Ce dernier lance un appel pour la création de la PAN-EUROPE, il estime que
l’union en Europe, il estime qu’elle elle est nécessaires pour assurer la paix et la prospérité mais
également pour faire face ay bloc soviétique ou à la domination économique américaine.
Le premier qui va proposer ka création officielle d’une sorte de gouvernement européen est Aristide
Briand, qui a un projet d’union qu’il présente sous le nom d’États-Unis d’Europe. Mais ce projet ne
recevra pas un accueil enthousiaste car la situation économique de l’Europe se dégrade dans l’entre-
Introduction
deux guerres et arrive la 2nd GM avec un nouveau projet d’Europe, celui d’Hitler : son projet de grande
Allemagne se transforme en projet d’Europe allemande.
Il faudra les 2 GM pour qu’il y ait une réelle réaction institutionnelle.
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DROIT DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
L’idée européenne, va se traduire différemment puisque l’échelle de la puissance a changé, les états
d’Europe occidental prennent conscience de la nécessité de s’unir pour garder collectivement, leur
indépendance. Ce qui est fréquent dans cette période d’après-guerre, c’est que les projets individuels
des théoriciens ne vont pas survivre, en revanche on va voir apparaitre des mouvements collectifs qui
veulent des résultats concrets. L’unité dont on parle n’est plus une affaire d’écrivain, c’est une
préoccupation essentielle des hommes d’état. C’est à partir de ce moment que l’idée européenne va
s’institutionnaliser.
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