CM Géo Diff
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2022 - 2023
ESATIC UP MATHS
Table des matières
2 Champs de vecteurs 13
2.1 Champs de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1.1 Quelques opérateurs classiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Champs de vecteurs conservatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3 Circulation d’un champ de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3 INTÉGRALES MULTIPLES 19
3.1 Rappels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.2 Intégrales doubles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.2.2 Calcul des intégrales doubles en utilisant le théorème de Fubini . 20
3.2.3 Calcul des intégrales doubles en utilisant un changement de va-
riables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
BIBLIOGRAPHIE 29
1
Introduction
2
Chapitre 1
1.1 pré-récquis
1.1.1 Difféomorphismes
Définition 1.1.1 (C 1 difféomorphisme). Soient I et J deux intervalles de R et
(
I → J
ϕ:
t 7→ ϕ(t)
3
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
Pour tout ∀t ∈ I, on notera M (t) le point du support de l’arc (I, F~ ) tel que :
−−→
OM (t) = F~ (t).
Définition 1.1.3. On dit que deux arcs C k équivalents ont même orientation si le C k
diffeomorphisme ϕ de la definition précedente est strictement croissant de J dans I.
Les arcs parametrés de ce paragraphe n’ont pas de points stationnaires et sont de classe
k
C , avec k ≥ 2.
ESATIC 4 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
On a posé ϕ(s) = t.
Remarques 1.2.1.
Remarque1 : Pour calculer la longueur d’une courbe dont on connaît une équation
polaire, On suppose que l’arc γ est donné par l’équation polaire : ρ = f (θ) avec
f de classe C 1 sur [−π, π]. On se place dans le repère polaire (O, u~r , u~θ ). On a :
F ~(θ) = f (θ)u~r et F 0~(θ) = f 0 (θ)u~r + f (θ)u~θ . On calcule alors :
Z π Z πp
L(γ) = ~
kF 0 (θ)kdθ = (f 0 (θ))2 + (f (θ))2 dθ
−π −π
.
Remarque2 : Pour calculer la longueur du graphe d’une fonction f : I ∈ R → R de
classe C 1 sur I entre deux points a et b de I, on la parametrise par :
(
x(t) = t
y(t) = f (t)
Rbp
et F~ (t) = (x(t), y(t)) ⇒ F~ 0 (t) = (1, f 0 (t)) ce qui donne : L(γ) = a
1 + (f 0 (t))2 dt.
x2
Exemple 1.2.1. Soit L > 0 et p > 0. Considerons la parabole d’équation : y = .
2p
Calculons la longueur de cette parabole sur [0; L]. Sa paramétrisation est :
x(t) = t
t2
y(t) =
2p
ESATIC 5 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
RL√
r
RL t
On a donc : L(γ) = 0
1 + ( )2 dt = p 0p 1 + u2 du
p
L
Z
p √
L(γ) = p 1 + u2 du
0
√ Z L
L
p
p u2
2
= p([u 1 + u ]0 − [ √ du])
0 1 + u2
s Z L√ Z L
L L2 p p 1
= p( 1+ 2 −[ 2
1 + u du − √ du])
p p 0 0 1 + u2
Lp 2 L
L(γ) = p + L2 + argsh( )
2p p
s
L p L L2
= p2 + L2 + p ln( + 1 + 2 )
2p p p
q
L2
L
p
L(γ) = 2p
p2 + L2 + p ln( Lp + 1 + p2
)
Cherchons les points doubles . On cherche s 6= t tel que x(s) = x(t) et y(s) = y(t). On
résout alors le système : (
3t2 − 1 = 3s2 − 1
3t3 − t = 3s3 − s.
En multipliant la première ligne par t et en lui retranchant la seconde, on obtient :
√
0 2 0 2
x (t) + y (t) dt = √
(9t2 + 1)dt
−1/ 3 −1/ 3
3 1/√3
= 2 3t + t 0
√
4 3
= .
3
ESATIC 6 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
Définition 1.2.3 (Abscisse curviligne). Soit un arc γ = (I, F~ un arc régulier (sans point
stationnaire) et t0 ∈ I. On appelle abscisse curviligne d’origine t0 , la fonction :
(
I → R
s: R t −−−→
t 7→ t0 kF 0 (u)kdu
Le réel s(t) représente la longueur de la portion de la courbe située entre M (t0 ) et M (t).
Proposition 1.2.2. Soit γ = ([a, b], F~ ) un arc parametré régulier et s : [a, b] → [c, d] son
abscisse curviligne. Alors la paramétrisation G ~ = F~ ◦ s−1 est normale.
Définition 1.2.5. Soit M = O + F~ (t) un point régulier d’un arc parametré plan
F~ 0 (t)
γ = (I, F~ ). On définit le vecteur tangent unitaire au point M par : T~ = et on
kF~ 0 (t)k
~ faisant un angle de
définit le vecteur normal unitaire comme étant le vecteur unitaire N
π
+ avec T~ . On appelle repère de Frenet, le repère : (M, T~ , N
~ ).
2
1.2.2 Courbure
Paramètre angulaire
ESATIC 7 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
Définition 1.2.7. On définit la courbure en un point M (s) d’un arc parametré γ = (I, F~ )
sans points stationnaires par :
dα
c(s) = .
ds
où s est l’abscisse curviligne et α désigne le paramètre angulaire. Si c(s) 6= 0, le nombre
1
r(s) = c(s) représente le rayon de courbure de l’arc au point M (s).
dT~ ~
~ et dN = −cT~
= cN
ds ds
ESATIC 8 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
I = M + rN ~
où r est le rayon de courbure au point M et N le vecteur normale unitaire au point M .
On appelle cercle de courbure ou cercle osculateur, le cercle de centre I et de rayon r .
On montre que c’est le cercle qui « colle »le mieux à la courbe au point M . La développée
d’une courbe est le lieu de ses centres de courbure.
dα y”x0 − y 0 x”
(1 + tan2 (α)) =
dt x02
dα y”x − y 0 x”
0
1 y”x0 − y 0 x” 1
= × 2
= × 0
dt x 02 (1 + tan (α)) x 02
(1 + ( xy 0 )2
0
x (t) x00 (t)
0
y 00 (t)
y (t)
Finalement : c(s) = 3
(x02 +y 02 ) 2
ESATIC 9 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
dα dα dθ
• On sais que : c(θ) = = ×
ds dθ ds
dθ 1 1
Or on a : = ds = p
ds dθ ρ02 (θ) + (ρ(θ))2
Finalement
ρ2 (θ) + 2ρ02 (θ) − ρ(θ)ρ0 (θ)
c(θ) = 3
(ρ2 (θ) + ρ02 (θ)) 2
ESATIC 10 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
1
y= (voir courbe ci-contre) en son sommet
1 + a2 x 2
1
y=
1 + a2 x 2
2a2 x
y0 = − y 0 (0) = 0
(1 + a2 x2 )2
3a2 x2 − 1
y” = 2a2 y”(0) = −2a2
(1 + a2 x2 )3
1 1
Ainsi, r(0) = = − 2.
y”(0) 2a
Cette courbe se rencontre en radio-électricité, lorsque l’on étudie la courbe de résonance
d’un circuit oscillant comprenant une bobine de réistence R et d’inductance L, en série
avec un condensateur de capacité C.
ESATIC 11 UP Maths
CHAPITRE 1. PROPRIÉTÉS MÉTRIQUES DES ARCS
En dérivant, on trouve : dα
dt
= ch1 t en reportant dans les coordonnées du centre de cour-
bure, on a : (
sh t
xI = t − tht + ch t ch 2
t
=t
1 2 sh2 t+1
yI = ch t + ch tth t = ch t = ch t.
On reconnaît la courbe d’équation cartésienne : y = ch x.
ESATIC 12 UP Maths
Chapitre 2
Champs de vecteurs
Définition 2.0.1. Un ouvert U de Rn est dit étoilé s’il existe a ∈ U tel que, pour tout
x ∈ U , le segment d’extrémité a et x soit inclus dans U , autrement dit, si tout segment
reliant un point de l’ensemble à son centre est inclus dans l’ensemble.
2 toute courbe fermée contenue dans U peut être ramenée, par déformation conti-
nue, à un point dans U .
13
CHAPITRE 2. CHAMPS DE VECTEURS
f : U ⊂ R3 → R
(x, y, z) 7→ f (x, y, z)
et
V~ : U ⊂ R3 →R3
V1 (x, y, z)
(x, y, z) 7→ V~ (x, y, z) =
V 2 (x, y, z)
V3 (x, y, z)
−−→
Définition 2.1.2. Le gradient de f noté ∇f ou gradf , est le champ vectoriel :
∇f : U → R3
∂x f (x, y, z)
(x, y, z) 7→ ∇f (x, y, z) =
∂y f (x, y, z)
∂z f (x, y, z)
Propriété 2.1.1. Si f et g sont des fonctions différentiables de U dans R, on a :
• ∇(f + g) = ∇f + ∇g.
• ∇(λf ) = λ∇f.
• ∇(f.g) = f ∇g + g∇f.
∇.V~ : U → R
(x, y, z) 7→ ∇.V~ (x, y, z) = ∂x V1 (x, y, z) + ∂y V2 (x, y, z) + ∂z V3 (x, y, z)
Exercice 2.1.1. 1. Déterminer les coordonnées de grad f où f est le champ scalaire
suivant :
a. f (x, y, z) = xy 2 − yz 2 .
b. f (x, y, z) = xyz sin(xy)
2. Déterminer divf où f est le champ de vecteurs suivant :
a. f (x, y, z) = (2x2 y, 2xy 2 , xy).
b. f (x, y, z) = (sin(xy), 0, cos(xz)).
Propriété 2.1.2. Si V~ et W
~ sont deux champs de vecteurs sur U de R3 , on a :
• ∇.(V~ + W ~ ) = ∇.V~ + ∇.W ~
• ∇.(λV~ ) = λ∇.(V~ ) ∀λ ∈ R.
• ∇.(f V~ ) = f ∇.V~ + V~ .∇f .
Où (V~ .∇f désigne le produit scalaire de V~ par ∇f ).
∆f : U → R
(x, y, z) 7→ ∆f = ∇(∇f (x, y, z)) = ∂x22 f (x, y, z) + ∂y22 f (x, y, z) + ∂z22 f (x, y, z)
ESATIC 14 UP Maths
CHAPITRE 2. CHAMPS DE VECTEURS
Exercice 2.1.2. Soit F~ (x, y, z) = (x2 + 3y, z 3 − 2y, 4x) Parmi les écritures suivantes,
dire celles qui ont un sens et les évaluer :
−−→
1 gradF~ .
−→
2 rotF~ .
3 div F~
−−→
4 graddiv F~ .
5 divdiv F~ .
−→
6 div rotF~ .
−→−→
7 rotrotF~ .
−→−−→
8 rotgraddiv F~ .
ESATIC 15 UP Maths
CHAPITRE 2. CHAMPS DE VECTEURS
Définition 2.2.2. Un champ de vecteur V~ = (V1 , V2 ) défini sur un ouvert U de R2 est dit
à rotationel nul si : ∂V
∂x
2
= ∂V
∂y
1
.
~
Un champ de vecteur V = (V1 , V2 , V3 ) défini sur un ouvert U de R3 est dit à rotationel
−→
nul si rotV~ (x, y, z) = ~0 ce qui équivaut à :
∂y V3 − ∂z V2 = ∂z V1 − ∂x V3 = ∂x V2 − ∂y V1 = 0.
Théorème 2.2.1 (Schwarz). Un champ de vecteurs V~ , C 1 conservatif est à rotationnel
nul.
Une sorte de réciproque de ce théorème existe.
Théorème 2.2.2 (Poincaré). Un champ de vecteurs C 1 , à rotationnel nul sur un ouvert
étoilé ou simplement connexe est conservatif.
Soit V~ (x, y, z) = (V1 (x, y, z), V2 (x, y, z), V3 (x, y, z)) un champ de vecteurs défini sur
U ⊂ R3 et soit γ : [a, b] → U un arc orienté définit par :γ(t) = (x(t), y(t), z(t)). V1 , V2
et V3 étant des fonctions continues, on appelle circulation de V~ le long de l’arc orienté γ,
le nombre noté I
V~
γ
et défini par :
Z b
[V1 (x(t), y(t), z(t))x0 (t) + V2 (x(t), y(t), z(t))y 0 (t) + V3 (x(t), y(t), z(t))z 0 (t)]dt.
a
En particulier, si la courbe γ est fermée, c’est-à-dire si ses deux extrémités sont égales,
alors la circulation sur γ de tout champ de vecteurs conservatif est nulle.
ESATIC 16 UP Maths
CHAPITRE 2. CHAMPS DE VECTEURS
2.4 Exemples
−y x
Exemple 2.4.1. Soit V (x, y) = , 2 un champ de vecteurs.
x + y x + y2
2 2
2.5 Exercices
Exercice 2.5.1. Considerons le champ de vecteurs
V~ (x, y) = ( cosy2 (x) + ey )~i + (g(x) + xey~j)
ESATIC 17 UP Maths
CHAPITRE 2. CHAMPS DE VECTEURS
ESATIC 18 UP Maths
Chapitre 3
INTÉGRALES MULTIPLES
3.1 Rappels
3.1.1 Définitions
Définition 3.1.1 (Primitives). Soit un intervalle I et une fonction f : I → R. On dit
qu’une fonction F : I → R est une primitive de f sur I si
1 la fonction F est dérivable sur l’intervalle I ;
2 ∀x ∈ I, F 0 (x) = f (x).
Définition 3.1.2 (Intégrale). Soit f une fonction continue sur un intervalle K, a et b deux
éléments de K et F une primitive de f sur K. Le nombre réel F (b) − F (a) ne dépend pas
de F .
Il est appelé intégrale de a à b de f .
Notation
Z b3.1.1. On note :
• f (x)dx et on lit " intégrale (ou somme) de a à b de f (x)dx " ;
a
• [F (x)]ba et on lit : " F (x) pris entre a et b".
Définition 3.2.1.
Soit D un domaine borné et connexe de R2 inscrit dans le rectangle [a, b] × [c, d], Soit f
une fonction définie continue sur le domaine D, prolongée par zéro à l’extérieur de D,
Soient
19
INTÉGRALES MULTIPLES
Remarque 3.2.1.
ZZ
1 f (x, y) dx dy = volume “algébrique” de la portion d’espace
D
comprise entre le graphe de f et le plan xOy
ZZ
2 |f (x, y)| dx dy = volume de la portion d’espace comprise entre le
D
graphe de f et le plan xOy
Exemple 3.2.1 (Volume de la boule).
Le volume de la boule B = (x, y, z) ∈ R3 | x2 + y 2 + z 2 ≤ 1 est deux fois le volume
de la demi-boule
Pour calculer les intégrales doubles, on utilise les proprietés suivantes, et deux tech-
niques spécifiques.
Proposition 3.2.1.
ZZ ZZ ZZ
1 λ f (x, y) + µ g(x, y) dx dy = λ f (x, y) dx dy + µ g(x, y) dx dy,
D D D
pour tout λ, µ ∈ R ;
2 Si D = D1 ∪ D2 et D1 ∩ D2 = courbe ou ∅, alors
ZZ ZZ ZZ
f (x, y) dx dy = f (x, y) dx dy + f (x, y) dx dy;
D D1 D2
ZZ ZZ
3 f (x, y) dx dy ≤ |f (x, y)| dx dy ;
D D
ZZ ZZ
4 Si f (x, y) ≤ g(x, y) pour tout (x, y) ∈ D, alors f (x, y) dx dy ≤ g(x, y) dx dy.
D D
ESATIC 20 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
a) Premier cas.
Corollaire 3.2.1.
ZZ Z b Z d
f1 (x) f2 (y) dx dy = f1 (x) dx f2 (y) dy
[a,b]×[c,d] a c
Notation
Z b Z d 3.2.1. Z b Z d
dx dy f (x, y) = f (x, y) dy dx.
a c a c
Remarque 3.2.2.
Nous calculons donc une intégrale double sur un rectangle en calculant deux intégrales
simples :
• En intégrant d’abord par rapport à x entre a et b ( en laissant y constante). Le
résultat est une fonction de y.
• En intégrant cette expression de y entre c et d.
Alternativement, on peut faire de même en intégrant d’abord en y puis ensuite en x.
Exemple 3.2.2.
ZZ Z 1 Z π/2 h1 i1 h iπ/2 1
x cos y dx dy = x dx cos y dy = x2 sin y =
[0,1]×[0,π/2] 0 0 2 0 0 2
Exemple 3.2.3.Z Z
Calculons I = (x2 y − 1) dx dy.
[−1,1]×[0,1]
• On intégre d’abord par rapport à x entre −1 et 1 ( en laissant y constante) puis
ESATIC 21 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
Exemple 3.2.4. Z Z
Calculons J = sin (x + y) dxdy.
[0; π2 ]×[0; π2 ]
D’après Fubini, on a
Z π "Z π #
2 2
J = sin (x + y) dx dy
0 0
Z π
2 π
= [− cos (x + y)]02 dy
0
Z π
2
h π i
= − cos + y − (− (cos y)) dy
0 2
Z π
2 π
= [sin y + cos y] dy = [− cos y + sin y]02
0 π π
= − cos + sin − (− cos 0 + sin 0) = 1 − (−1) = 1 + 1 = 2
2 2
ESATIC 22 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
Exemple 3.2.5.
1
RR
Calcul de I = [0;1]×[2;5] (1+x+2y)2
dxdy. On a
5 Z 1 Z 5 1
−1
Z
1
I = 2 dx dy = dy
2 0 (1 + x + 2y) 2 1 + x + 2y 0
Z 5 Z 5
−1 −1 −1 1
= − dy = + dy
2 2 + 2y 1 + 2y 2 2 + 2y 1 + 2y
1
= [ln |1 + 2y| − ln |2 + 2y|]52
2
1
= [ln |1 + 2 × 5| − ln |2 + 2 × 5| − (ln |1 + 2 × 2| − ln |2 + 2 × 2|)]
2
1
= [ln |1 + 2 × 5| − ln |2 + 2 × 5| − ln |1 + 2 × 2| + ln |2 + 2 × 2|]
2
1
= [ln |1 + 2 × 5| − ln |2 + 2 × 5| − ln |1 + 2 × 2| + ln |2 + 2 × 2|]
2
1 1 11 × 6 1 66 1 11
= [ln 11 − ln 12 − ln 5 + ln 6] = ln = ln = ln .
2 2 12 × 5 2 60 2 10
Exemple 3.2.6. Z Z
Calculons L = sin (x) cos (y) dxdy.
[0; π2 ]×[0; π2 ]
On a :
"Z π # "Z π #
2 2 π π
L = sin (x) dx × cos (y) dy = [− cos x]02 × [sin y]02
0 0
h π i h π i
= − cos − (− cos 0) × sin − sin 0
2 2
= [−0 − (−1)] × [1 − 0] = 1
b) Deuxième cas.
Z Z Z "Z #
b f2 (x)
I= f (x; y)dxdy = f (x; y)dy dx.
D a f1 (x)
ESATIC 23 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
Z Z Z "Z #
d g2 (y)
I= f (x; y)dxdy = f (x; y)dx dy.
D c g1 (y)
Si les deux représentations sont possibles, les deux résultats sont évidemment égaux.
Exemple 3.2.7.
Soit D la partie du plan xOy délimitée par l’arc de parabole y = x2 en bas, et la droite
y = 1 en haut. On peut alors décrire D comme l’ensemble
Par conséquent, on a :
ZZ Z 1 Z 1 Z 1 1
2 2 2 1 2
x y dx dy = x dx y dy = x y dx
D −1 x2 −1 2 x2
Z 1 x=1
1 2 6 1 1 3 1 5 8
= (x − x ) dx = x − x = .
−1 2 2 3 7 x=−1 21
Exemple 3.2.8.Z
x2 + y 2 dxdy avec D = {(x; y) ∈ R2 tels que 0 ≤ x ≤ 1, x − 1 ≤ y ≤ 1 − x}
Calculons I =
D
1 1−x 1 1−x
y3
Z Z Z
2 2 2
I = x +y
dy dx = x y+ dx
0 x−1 0 3 x−1
Z 1" 3
!
3
!#
(1 − x) (x − 1)
= x2 (1 − x) + − x2 (x − 1) + dx
0 3 3
Z 1 1
8 3 2 2 2 4 4 3 2 2
= − x + 4x − 2x + dx = − x + x − x + x
0 3 3 3 3 3 0
2 4 4 3 2 2 2 4 4 3 2 2
= − ×1 + ×1 −1 + ×1 − − ×0 + ×0 −0 + ×0
3 3 3 3 3 3
2 4 2 2 4 3 2 −2 + 4 − 3 + 2 1
= − + −1+ − (0) = − + − + = = .
3 3 3 3 3 3 3 3 3
ESATIC 24 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
Exemple 3.2.9.Z Z
Calculons I = (x + 2y) dxdy avec
D
n p o
D = (x; y) ∈ R2 tels que − 1 − y 2 ≤ x ≤ y + 1, −1 ≤ y ≤ 1 .
! y+1
Z 1 Z y+1 Z 1
1 2
I = √ (x + 2y) dx dy = x y + 2yx √ dy
−1 − 1−y 2 0 2 − 1−y 2
Z 1 p
1 2 1 2
2 p
2
= (y + 1) y + 2y (y + 1) − − 1−y y + 2y − 1 − y dy
−1 2 2
Z 1
1 2 2 1 2
p
2
= y + 2y + 1 y + 2y + 2y − − 1 − y y − 2y 1 − y dy
−1 2 2
Z 1
1 3 2 1 2 1 3
p
2
= y + y + y + 2y + 2y − − y − y − 2y 1 − y dy
−1 2 2 2
Z 1
1 3 2 1 2 1 1 3 p
2
= y + y + y + 2y + 2y + y − y + 2y 1 − y dy
−1 2 2 2 2
Z 1h 1
2
p
2
i 2 2
p
2
3 2 3
= 3y + 3y + 2y 1 − y dy = 1−y 1−y + y +y
−1 3 2 −1
√
2 3 2 3
q
2
2 3 2 2 2 3
= 1−1 1 − 12 + × 1 + 1 − 1 − (−1) 1 − (−1) + (−1) + (−1)
3 2 3 2
3 3
= +1 − − 1 = 1 + 1 = 2.
2 2
Z Z 3.2.10.
Exemple
2
I= ex dydx avec D = {(x; y) ∈ R2 tels que 0 ≤ y ≤ x ≤ 1}.
D
Z 1 Z x Z 1 Z x
x2 x2
I = e dy dx = e dy dx
0 0 0 0
Z 1h ix Z 1
x2 2 2
= ye dx = xex − 0 × ex dx
0 0 0
Z 1 1
x2 1 x2 1 2 1 2
= xe dx = e = e1 − e0
0 2 0 2 2
1 1
= e−
2 2
Exemple 3.2.11 (Volume de la boule en coordonnées cartesiennes.).
Pour B = (x, y, z) ∈ R3 | x2 + y 2 + z 2 ≤ 1 , on sait que
ZZ p
où D = (x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≤ 1 .
V ol(B) = 2 1 − x2 − y 2 dx dy,
D
ESATIC 25 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
donc on a
√
Z 1 Z 1−x2 p
V ol(B) = 2 dx √
1 − x2 − y 2 dy
−1 − 1−x2
√
Z 1−x2 √
1
r
y2
Z
= 2 dx √
1 − x2 1− dy.
−1 − 1−x2 1 − x2
y
Avec le changement de variable √ = sin t, on a
1 − x2
√ √ π π
− 1 − x2 ≤ y ≤ 1 − x2 =⇒ −1 ≤ sin t ≤ 1 =⇒ − ≤ t ≤ ,
2 2
√
r
2 2
y y p
2
= sin2 t =⇒ 1− = 1 − sin2 t = cos2 t = | cos t|
1−x 1 − x2
= cos t pour t ∈ [− π2 , π2 ],
√ √
y = 1 − x2 sin t =⇒ dy = 1 − x2 cos t dt.
Z π/2
En sachant que 2 cos2 t dt = π (voir exemple précédent), on a alors :
−π/2
Z 1 Z π/2 Z 1 1
2 2 1 4π
V ol(B) = 2 (1 − x ) dx cos t dt = π 2
(1 − x ) dx = π x − x3 = .
−1 −π/2 −1 3 −1 3
∂ϕ ∂ϕ
∂u ∂v
où J(u, v) =
∂ψ ∂ψ
∂u ∂v
ESATIC 26 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
ZZ
2 +y 2 )
2
Exemple 3.2.12. Soit D = {(x, y) ∈ R : x + y < 1}. Calculons 2 2
e−(x dxdy.
D
Posons (
x = u cos v
y = u sin v
avec u ∈ [O, 1[ et v ∈ [O, 2π[. On a donc :
cos v −u cos v
J(u, v) =
sin v u cos v
donc
cos(v) −u sin(v)
J(u, v) = = u cos2 (v) − (−u sin2 (v))
sin(v) u cos(v)
= u cos2 (v) + u sin2 (v) = u(cos2 (v) + sin2 (v))
= u
ce qui donne :
ZZ Z 2π Z 1 Z 2π Z 1
−((u cos v)2 +(u sin v)2 ) 2 2
−(x2 +y 2 )
e dxdy = dv e udu = dv e−((u cos v) +(u sin v) ) udu
D
Z0 2π Z0 1 Z 02π Z 01
e−(u cos v+u sin v) udu = e−(u (cos v+sin v)) udu
2 2 2 2 2 2 2
= dv dv
Z0 2π Z0 1 0
h 2 i1
0
2 −1
e−u udu = 2π e−u = π 1 − e−1 .
= dv
0 0 2 0
avec le changement de variables en coordonnées polaires, (x, y) = h(ρ, ϕ) = (ρ cos ϕ, ρ sin ϕ).
Puisque x2 + y 2 = ρ2 , on a :
p p
1 − x2 − y 2 = 1 − ρ2
h−1 (B) = (ρ, ϕ) ∈ [0, ∞[×[0, 2π[ ρ ≤ 1 = [0, 1] × [0, 2π[
ESATIC 27 UP Maths
INTÉGRALES MULTIPLES
Z 2π 2π
L’intégrale en ϕ est simple : dϕ = ϕ 0 = 2π. Pour l’autre, si on pose t=
0
1 − ρ2 on a
ρ = 0 =⇒ t = 1 et ρ=1 =⇒ t = 0,
p √
1 − ρ2 = t = t1/2 ,
1
dt = −2ρ dρ =⇒ ρ dρ = − dt,
2
et on obtient enfin
Z 0 Z 1 1
2 1/2 1/2 1 1 2 h 3 i1 4π
V ol(B) = − 2π t dt = 2π t dt = 2π 1 t 2 +1 = 2π t 2 = .
2 1 0 2
+1 0
3 0 3
ESATIC 28 UP Maths
Bibliographie
29