Cours Maths Tle A
Cours Maths Tle A
CHAPITRE : NOMBRES
Objectifs pédagogiques :
- Opérer dans ℝ.
- Calculer avec des valeurs absolues.
- Traduire des inégalités sous forme d’intervalles.
- Donner une valeur approchée d’un nombre réel.
Règle de priorité :
- la multiplication est prioritaire sur l’addition et la soustraction.
- L’addition et la soustraction sont d’égale priorité.
- La multiplication et la division sont d’égale priorité (pour une expression comportant
la multiplication et la division, effectuer les opérations de la gauche vers la droite).
- La détermination du contenu des parenthèses est prioritaire sur la multiplication.
Exemple : effectuer les opérations suivantes et donner les résultats sous forme de fractions
irréductibles :
7
5 3 1 1 2 3 1 −6
𝐴 = ÷ ( − 1) ; 𝐵 = (1 − − ) × ; 𝐶 =2× ÷ +
3 2 3 4 5 4 5 9
3- Puissances entières d’un nombre réel
On appelle puissance n-ième d’un nombre réel 𝑎 le réel noté 𝑎𝑛 où 𝑛 est un entier
naturel non nul et définit par :
1
𝑎𝑛 = 𝑎 × 𝑎 × … … .× 𝑎(n fois). si 𝑎 ≠ 0, 𝑎0 = 1 𝑒𝑡 𝑎−𝑛 = 𝑎𝑛 .
Propriétés : soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux réels quelconques ; 𝑚 𝑒𝑡 𝑛 deux entiers relatifs non nuls.
On a :
𝑎𝑚 × 𝑎𝑛 = 𝑎𝑚+𝑛
(𝑎 × 𝑏)𝑛 = 𝑎𝑛 × 𝑏 𝑛
(𝑎𝑛 )𝑚 = 𝑎𝑛×𝑚
𝑎𝑚
= 𝑎𝑚−𝑛 (𝑎 ≠ 0)
𝑎𝑛
𝑎 𝑎𝑛
( )𝑛 = 𝑛 (𝑏 ≠ 0)
𝑏 𝑏
𝑎𝑛 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟
(−𝑎)𝑛 = {
−𝑎𝑛 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
Exemple: completer les pointillés
𝑎) 32 × 3−3 = ⋯ … …
87
𝑏) = (8)…….
(82 )3
𝑐) (−7)3 = ⋯ … …
𝑑) 64 = 2……
4- Notation scientifique
Un nombre décimal 𝑥 est écrit en notation scientifique (ou écriture normalisée) lorsqu’il
est sous la forme 𝑥 = 𝑎 × 10𝑝 où 𝑎 est un nombre décimal ayant un seul chiffre non nul
avant la virgule et 𝑝 un entier relatif.
Exemple : écrire les nombres suivants en notation scientifique :
𝑎) 40000
𝑏) 0, 𝑂𝑂6 × 0,04
𝑐) 35,24 × 10−4
II- RACINES CARREES
Activité :
1- Ecrire sous la forme 𝑎√𝑏, 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont des entiers et 𝑏 le plus petit possible :
𝑨 = 𝟑√3 + 2√12 − 2√75
𝐵 = 2√3 − √300 + 7√12
𝐶 = 4√45 + 3√125 − √80
2- Calculer 𝐴 − 𝐶, 𝐵 + 𝐶 𝑒𝑡 (𝐴 − 𝐶)2
Propriétés : soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux réels positifs , 𝑚 𝑒𝑡 𝑛 deux entiers naturels quelconques .
1- troncature
la troncature est un terme utilisé pour couper le développement décimal d’un nombre à un
certain nombre de chiffres après la virgule. La troncature à l’unité d’un nombre décimal
positif est sa partie entière.
13
Exemple : soit le nombre = 1,857142857 … … …. . sa troncature d’ordre 3 est 1,857 ; sa
7
troncature d’ordre 6 est 1,857142 ; sa troncature à l’unité est 1.
2- Arrondi
Faire l’arrondi à l’unité, au dixième, au centième …. d’un nombre décimal, c’est couper au
rang indiqué puis :
- Si le chiffre qui suit est inférieur à 5, on garde le nombre coupé ;
- Si le chiffre qui suit est supérieur ou égal à 5, on augmente de 1 le dernier chiffre du
nombre coupé.
Exemple : l’arrondi à l’unité du nombre 47,5 est 46 ;l’arrondi au centième de 78,6312 est
78,63
3- Approximation décimale ou valeur approchée
On distingue deux types d’approximation (valeurs approchées) qui sont : l’approximation
par défaut et l’approximation par excès.
- La valeur approchée par défaut d’un nombre décimal à un rang est la troncature de
ce nombre au rang indiqué.
- La valeur approchée par excès d’un nombre décimal à un rang est le nombre décimal
dont le dernier chiffre au rang indiqué est augmenté de 1.
13
Exemple : en considérant toujours la fraction = 1,857142857 … … …., son
7
approximation décimale d’ordre 4 :
- Par défaut est : 1,8571
- Par excès est : 1,8572
13
Et on obtient ainsi un encadrement de par deux nombres décimaux consécutifs à l’ordre
7
13
4 : 1,8571 ≤ ≤ 1,8572
7
4- Intervalles
a) Intervalles bornés
Les quatre formes d’intervalles bornés sont : [𝑎; 𝑏[ , ]𝑎; 𝑏] , ]𝑎; 𝑏[ 𝑒𝑡 ⟦𝑎; 𝑏⟧. 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont
𝑎+𝑏
appelés les bornes de l’intervalle. Le nombre réel est le centre de l’intervalle et le réel
2
𝑏 − 𝑎 est son amplitude.
Exemple : recopie et complète le tableau suivant :
ax + b
1. Équations du type et (ax + b)(cx + d)
cx + d
ax + b
* Pour résoudre une équation pouvant se mettre sous la forme = 0, on donne
cx + d
d’abord la condition d’existence en posant cx + d 6= 0, puis on résous l’équation
ax + b = 0..
* Pour résoudre une équation pouvant se mettre sous la forme (ax + b)(cx + d) = 0, on
résous les équations ax + b = 0 et cx + d = 0.
2x + 1
Exemple. (E) : =0
x−1
(E) existe ssi x − 1 6= 0 i.e. x 6= 1.
1 1 1
pour x 6= 1, on a : 2x + 1 = 0 ⇒ 2x = −1 ⇒ x = − . Comme − 6= 1, alors S = {− }
2 2 2
(E 0 ) : x2 − 4 = 0. x2 − 4 = 0 ⇔ (x − 2)(x + 2) = 0 ⇔ x − 2 = 0 ou x + 2 = 0 ⇔ x = 2
ou x = −2. S = {−2; 2}
Exercice d’application. Résoudre dans R les équations suivantes :
3x + 1
a) = 1; b) (2x + 1)(x − 1) = 0 ; c) (x + 1)2 − 2 = 0
x+1
ax + b
2. Inéquations du type et (ax + b)(cx + d)
cx + d
2.1 Signe de la fonction x 7−→ ax + b
Pour étudier, suivant les valeurs de x, le signe de l’expression ax + b, on peut se servir du
"tableau de signe" suivant
2.2 Résolution
ax + b
Pour résoudre une équation pouvant se mettre sous la forme < 0 ou sous la forme
cx + d
ax + b
(ax + b)(cx + d) < 0, on fait le tableau de signe de la fonction f (x) = et tenant
cx + d
compte de la condition d’existence ou f (x) = (ax + b)(cx + d) puis on choisir la solution
correspondant au signe de l’inéquation.
1
x−2
Exemple : Résoudre dans R les inéquations : > 0 et (x − 1)(2x + 1) ≤ 0 .
x+1
1. Définitions
1. On appelle polynôme de second degré dans R, tout expressions sous la forme p(x) =
ax2 + bx + c ; a, b, c des réels avec a 6= 0.
2. On appelle équation de second degré à coefficient dans R tout équation qui peut se mettre
sous la forme : ax2 + bx + c = 0 ; où a, b, c sont des réels avec a 6= 0 et x l’inconnu.
3. On appelle inéquation du second degré à coefficient dans R tout inéquation qui peut se
mettre sous la forme : ax2 + bx + c > 0; où a, b, c sont des réels avec a =
6 0 et x l’inconnu.(>
peut être remplacé par < ; ≤ ou ≥).
3. Résolutions
- Résoudre une équation ax2 + bx + c = 0 revient a trouver les racines du polynôme
p(x) = x2 + bx + c
- Résoudre une inéquation ax2 + bx + c > 0 revient à étudier le signe du polynôme
p(x) = ax2 + bx + c.
2
Exemple :Résoudre dans R : a) x2 − 5x + 6 = 0 et x2 − 5x + 6 < 0.
a) x2 − 5x + 6 = 0 : ∆ = b2 − 4ac = (−5)2 − 4(1)(6) = 25 − 24 =√ 1.
−b − ∆ 5−1
Comme ∆ > 0, l’équation admet deux solutions : x1 = = = 2 et x2 =
√ 2a 2
−b + ∆ 5+1
= = 3.
2a 2
S = {2; 3} .
b)x2 − 5x + 6 < 0 : Le polynôme p(x) = x2 − 5x + 6 admet deux racine x1 = 2 et x2 = 3.
Tableau de signe
S=]2 ;3[.
Exercice d’application. Résoudre dans R les équations et inéquations suivantes :
a) 2x2 + 5x = 0 ; b)x2 + x + 2 = 0 ; c) 2x2 + 5x ≤ 0 ; d)x2 − 2x + 1 ≥ 0 ; e) 4x2 − 16 > 0 ; f)
−x2 + x − 1 = 0.
3
c b
• Calculer le discriminant suivant x : ∆x = 0 0 = cb0 − c0 b et le discriminant suivant
c b
a c
y : ∆y = 0 0 = ac0 − a0 c
a c
∆x ∆y
a) Si ∆ 6= 0, alors le système admet une unique solution donnée par x = et y = et
∆ ∆
donc S = {(x, y)}.
b) Si ∆ = 0 et (∆x 6= 0 ou ∆y 6= 0) alors les système n’admet pas de solution ; donc S = ∅.
c) Si ∆ = 0 et ∆x = 0 et ∆y = 0 alors le système admet une infinité de solution. S =
{(x, y) ∈ R2 : ax + by = c}.
2 x + 3y = 5
Exemple : Résoudre dans R le système :
3x + y = 7
1 3 5 3
On a : ∆ = = 1 − 9 = −8 6= 0. ∆x = = 5 − 21 = −16 ;
3 1 7 1
1 5
∆y = = 7 − 15 = −8.
3 7
∆x −16 ∆y −8
Ainsi, x = = = 2 et y = = = 1. d’où S = {(2, 1)}.
∆ −8 ∆ −8
Exercices d’applications. Résoudre dans R chacun des systèmes
4
2.2 Méthode du pivot de Gauss
x + y − 2z = 7 (E1)
2
Activité : Résoudre dans R le système : 2x + y + z = 0 (E2)
3x + y + z = 8 (E3)
On Choisi un pivot (par exemple (E1)) puis on annule une variable dans (E2) et (E3) (par
exemple x).
On a donc : 2E1 − E2 ⇔ y − 5z = 14 (E2’)
x + y − 2z = 7 (E1)
3E1 − E3 ⇔ 2y − 7y = 13 (E3’) le système devient y − 5z = 14 (E20 )
2y − 7z = 13 (E30 )
2E20 − E30 ⇔ −3z = 15 (E3")
x + y − 2z = 7 (E1)
le système devient y − 5z = 14 (E20 )
−3z = 15 (E3”)
Ainsi E3" =⇒ z = −5.
En remplaçant z dans E20 on obtient y − 5(−5) = 14 =⇒ y = −11
En remplaçant z et y dans E1, on obtient x − 11 − 2(−5) = 7 =⇒ x = 8.
S = {(8, −11, −5)}
Exercice d’application
Résoudre dans R3 les systèmes :
2x + 2y + z = 4 2x + 2y + z = 4
a) −2x + 3y + 2z = 2 b) −2x + 3y + 2z = 2
5x − 2y − 2z = 1 5x − 2y − 2z = 1
5
CHAPITRE 3 : LIMITES ET CONTINUITE
OBJECTIFS PEDAGOGIGUES
Dans ce chapitre, nous étudierons les notions de :
-limite finie ou infinie d'une fonction à l'infini.
-limite d'une fonction en un réel.
-limite de somme, produit, quotient et composés de fonctions.
Nous étudierons également la continuité d’une fonction en un point ou sur un intervalle, ainsi
que quelques propriétés qui en découlent.
I- LIMITE D’UNE FONCTION EN L’INFINIE
1-1) Limite finie à l'infini
Exemple :
1
La fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥−3 + 4 a pour limite 4 lorsque x tend vers +∞.
En effet, les valeurs de la fonction se resserrent autour de 4 dès que x est suffisamment grand.
Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle ]𝑎 ; +∞[.
f a pour limite le réel 𝑙, quand x tend vers +∞ si f(x) est aussi proche de 𝑙, à condition de
prendre x suffisamment grand.
On note alors lim 𝑓(𝑥) = 𝑙.
𝑥→+∞
Conséquences
Lorsque x tend vers +∞, la courbe de la fonction f se rapproche de plus en plus de la droite D
d'équation 𝑦 = 𝑙
On dit alors que D est une asymptote horizontale à la courbe de f au voisinage de +∞.
Remarque :
Lorsque x tend vers +∞, la courbe de la fonction "se rapproche" de son asymptote.
𝑥+4 3𝑥−5 3
Exemples : Conjecturer par calcul que lim = 1 et lim =2
𝑥→+∞ 𝑥−6 𝑥→+∞ 2𝑥−6
Exemple : La fonction définie par 𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 a pour limite +∞ lorsque x tend vers +∞.
En effet, les valeurs de la fonction deviennent aussi grandes que l'on souhaite dès que x est
suffisamment grand.
Définition
Dire que f a pour limite +∞ quand x tend vers +∞ signifie que f(x) devient de plus en plus
grand dès que x est suffisamment grand.
On note alors lim 𝑓(𝑥) = +∞.
𝑥→+∞
Lorsque x s'en va vers +∞, sinus et cosinus hésitent quant à l'attitude à adopter. Oscillant à
jamais, ils n'ont aucune limite finie ou infinie...
II. LIMITE D’UNE FONCTION EN UN REEL
2-1) Limite infinie en un réel
Exemple :
La fonction représentée ci-dessous a pour limite +∞ lorsque x tend vers 𝐴
En effet, les valeurs de la fonction deviennent aussi grandes que l'on souhaite dès que x est
suffisamment proche de A.
Définition
Dire que la limite de f en 𝛼 est +∞ signifie que f(x) devient de plus en plus grand dès que x est
suffisamment proche de 𝛼. On note alors lim 𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→α
Conséquences
Lorsque x tend α, la courbe de la fonction f se rapproche de plus en plus de la droite D
d'équation x = α.
On dit alors que D est une asymptote verticale à la courbe de f au voisinage de α
Certaines fonctions admettent des limites différentes en un réel A selon x > A ou x < A.
1
Considérons la fonction inverse définie sur ] −∞; 0 [ u] 0 ; +∞[ par , f(x)= 𝑥
Lorsque x se rapproche de 0 par la gauche ou par valeurs inférieures, f(x) tend vers −∞
On dit alors que la limite à gauche de f(x) en 0 est égale à −∞. Ce que l'on résume par :
lim 𝑓(𝑥) = lim− 𝑓(𝑥) = −∞
𝑥→0 𝑥→0
𝑥<0
Lorsque x se rapproche de 0 par la droite ou par valeurs supérieures, f(x) tend vers +∞.
On dit alors que la limite à droite de f(x) en 0 est égale à +∞. Ce que l'on résume par :
lim 𝑓(𝑥) = lim+ 𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→0 𝑥→0
𝑥>0
Propriété Lorsqu’une fonction admet une limite en un point, cette limite est unique.
𝑥 ]−∞; +∞[ −∞ 0 +∞
𝑥2 ]−∞; +∞[ +∞ 0 +∞
𝑥3 ]−∞; +∞[ −∞ 0 +∞
1 ]−∞; 0[𝑈]0; +∞[ 0 1 0
lim− = −∞
𝑥 𝑥→0 𝑥
1
lim+ = +∞
𝑥→0 𝑥
√𝑥 [0; +∞[ 0 +∞
Cos(x) ]−∞; +∞[ N’existe 0 N’existe pas
Sin(x) pas 1
IV. OPERATIONS SUR LES LIMITES
Nous allons utiliser plusieurs techniques pour calculer des limites, mais certaines opérations
∞ 0
seront interdites car aboutissant à des formes indéterminées (du type +∞ − ∞; 0x∞; et 0)
∞
a) Somme de limites
Limite de g Exemples :
Limite de f Limite de f+g
l l’ l+l’
l +∞ +∞
l −∞ −∞
+∞ +∞ +∞
−∞ −∞ −∞
+∞ −∞ Indéterminée
l l’ l x l’
l ∞ ∞
∞ ∞ ∞
0 ∞ indéterminée
Par rapport à multiplication, la division ajoute le fait qu'on ne peut pas diviser par 0.
Limite de f Limite de g Limite de f/g
l l' l/l’
l ∞ 0
∞ l’ ∞
∞ ∞ indéterminée
L 0 ∞
∞ 0 ∞
0 0 indéterminée
V. METHODES DE CALCUL
Les opérations sur les limites ne permettent pas toujours de déterminer la limite d'une
fonction. Il faut alors changer de chemin et modifier l'écriture de cette fonction... afin de
pouvoir les appliquer !
Si les fonctions g et h ont la même limite L en l’infini, la fonction f à l’infini est aussi égale à L
𝑠𝑖𝑛𝑥
Exemple : Soit 𝑓(𝑥) = définie sur ]0; +∞[.
𝑥
VI. CONTINUITE
a) Définition de la continuité
Dire qu’une fonction f, définie sur un intervalle I contenant a est continue signifie que
lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎).
𝑥→𝑎
La fonction est continue sur I signifie qu’elle est continue en tout point de I.
Graphiquement, cela signifie que sa représentation graphique ne présente aucun point de
rupture : on peut la tracer sans lever le crayon.
Exemples :
i) La fonction partie entière, notée E est définie par :
E(x) est le plus grand entier relatif inférieur ou égal à x.
Par exemple, E(2,3) = 2 ; E(2) = 2 ; E(2,9999)= 2
Cette fonction est continue sur [ 1 ; 2 [ et [ 2 ; 3 [,
mais elle n’est pas continue sur [ 1 ; 3 [.
ii) La fonction valeur absolue est continue sur IR, malgré l’angle en 0.
Théorème :
· Toute fonction polynôme est continue sur IR ,
· Toute fonction rationnelle est continue sur chaque intervalle de son ensemble de définition,
· La fonction 𝑥 → √𝑥 est continue sur [ 0 ; + ∞ [.
· Les fonction sinus(x) et cosinus(x) sont continues sur IR
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I, soit a et b deux réels appartenant à I.
Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), il existe au moins un réel c compris entre a et b tel
que : f(c) = k
CHAPITRE 4 : DERIVEE ET PRIMITIVES
A// : DERIVEE
I- NOMBRE DERIVEE D’UNE FONCTION EN a
1- Définition
Soit f une fonction numérique et a un nombre réel appartenant à l’ensemble de
défnition de f On dit que la fonction f est dériaable en a si la fonction h↦
f ( a+ h )−f (a)
admet une limite L en a
h
Cette limite fnie L est appelée nombre dériaé de f en a et notée f’(a)
f ( x )−f (a) f ( a+ h )−f (a)
Remarque : En posant h= x-a, on a : = on a ainsi :
x −a h
f ( x ) −f ( a)
f’(x)=lim a
x→ x−a
2- Propriété
Si f est dériaable en x0, alors (C) admet une tangente (T) en A, dont le coefcient
directeur est f’(a) Cette tangente a pour équation : (T)= f’(a)(x-a)+f(a)
Exemple : Dans chacun des cas suiaants, déterminer le nombre dériaé, puis écrire
une équation de la tangente à (Cf) au point d’abscisse x0
x−1
a) f(x)= x2-2x+1 ; x0= -1 ; b) f(x)= ; x0= 0
x+3
Fonction Fonction
dériaée
U+V U’+V’
kU (k Є ℝ) kU’
UV U’V+UV’
1 U'
-
U U2
U U ' V −UV '
V V2
4- Exercice d’application
Déterminer la dériaée de la fonction f dans chacun des cas suiaants :
x+ 1
a) f(x)= 3x2-4x+5 ; b) f(x)= (3x+2)4 ; c) f(x)= ; d) f(x)= √ x 3−x+ 2
x−1
2- Exercice d’application
Dans chacun des cas suiaants : Déterminer la dériaée de f ; étudier son signe et
dresser son tableau de aariation
2
x−3 x −x+2
a) f(x)= x2+4x-5 ; b) f(x)= ; c) f(x)=
2 x +1 x−2
B// : PRIMITIVES
1- Définition
Soit f une fonction défnie sur un interaalle I On appelle primitiae de f sur I, toute
fonction F dériaable sur I telle que F’= f
Exemple : Soit f la fonction défnie sur ℝ par f(x)= 2x+3 La fonction F défnie sur ℝ
par F(x)=x2+3x+2 est une primitiae de f sur ℝ car F’(x)= f(x)
2- propriétés
• Si F est une primitiae de f sur I, alors l’ensemble des primitiaes de f sur I est
l’ensemble des fonctions G G= F+k (k Є ℝ) ⟺ F’= G’= f
• Soit f une fonction défnie sur un interaalle I et admettant des primitiaes sur I
x0 un réel de I et y0 un réel donne Il existe une unique primitiae de f sur I prenant la
aaleur y0 en x0 On a : F(x0)= y0
Exemple : Trouae la primitiae sur ℝ de la fonction f(x)= 2x+3 qui prend la aaleur 1
pour x=1 • Toute fonction continue sur un interaalle I
admet des primitiaes sur I
Fonctions Primitiaes
kU’ kU
U’+ V’ U+V
U’Un ; (n ЄN∗¿) 1
Un+1
n+1
U' 1 1
n (n ЄN−¿)) - n−1 n−1
U U
U' 2√ U
√U
5- Exercice d’applications :
Déterminer une primitiae de chacune des fonctions suiaantes :
5
f(x)= 3x ; g(x)= 5x3-3x+2 ; h(x)= 4(2x-7)2 ; i(x)= ;
(5 x+3)2
4
x −x +1 2 x−1
l(x)= ; m(x)=
x4 √ x 2−x +1
Chapitre : ETUDE DE FONCTIONS
Objectifs :
I- Quelques généralités
1. Asymptotes
Soit une fonction numérique et sa courbe représentative dans un repère orthonogonal ( , ; ). Soit et deux
réels.
2. Eléments de symétrie
Soit une fonction numérique, son domaine de définition et sa courbe représentative dans un repère
orthonogonal ( , ; ). Soit et deux réels.
3. Parité
Soit une fonction numérique, son domaine de définition et sa courbe représentative dans un repère
orthonogonal ( , ; ).
Remarque : Dans le repère orthonogonal ( , ; ), la courbe la courbe d’une fonction paire est symétrique par rapport
l’axe des ordonnées et celle d’une fonction impaire est symétrique par rapport à l’origine du repère.
Propriété : Si le domaine de définition d’une fonction n’est pas symétrique par rapport à l’origine du repère alors cette
fonction n’est ni paire, ni impaire.
II- Plan d’étude d’une fonction
2. Construction de la courbe
- Choisir un repère si l’énoncé ne le précise pas ;
- Déterminer les coordonnées de certains points particuliers de la courbe (Points de d’intersection de la courbe
avec les axes du repère, extremums relatifs,…) ;
- Déterminer les équations des éventuelles asymptotes à la courbe ;
- Tracer la courbe en se servant si possible d’un tableau de valeur.
Exemple :
On considère la fonction définie sur ℝ par ( ) = − + 4 − 1. On désigne par la courbe
représentative de dans un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.
a) Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites de au bornes de ce domaine.
b) Etudier les variations de et dresser son tableau de variation.
c) Montrer que la droite d’équation = 2 est axe de symétrie de .
d) Tracer dans le repère (O, I, J).
e) Déterminer une équation de la tangente à au point d’abscisse −1.
f) Résoudre graphiquement l’équation ( ) = −1 et l’inéquation ( ) ≤ −1.
Exemple :
On considère la fonction définie sue ℝ par ( ) = . On désigne par la courbe
représentative de dans un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.
a) Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites de au bornes de ce domaine.
b) Etudier les variations de et dresser son tableau de variation.
c) Montrer que le point est le centre de symétrie de .
g) Construire dans le repère (O, I, J).
3. Fonctions du type ↦ , avec ≠
Exemple 1 :
On considère la fonction définie sur ℝ par ( ) = . On désigne par la courbe
représentative de dans un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.
d) Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites de au bornes de ce domaine.
e) Etudier les variations de et dresser son tableau de variation.
f) Déterminer les réels , et tels que ∀ ≠ 2, on ait ( ) = + + .
g) Montrer que la droite ( ) d’équation = + est asymptote oblique à .
h) Etudier les positions relatives de par rapport à ( ).
h) Construire et ( ) dans le repère (O, I, J).
Exemple 2 :
On considère la fonction dont le tableau de variation est le suivant :
−∞ −2 −1 0 +∞
’( ) + − − +
0 +∞ +∞
( )
−∞ −∞ 4
1. Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites aux bornes de ce domaine
2. On suppose que ( ) = + + où , , ∈ ℝ.
a) Déterminer , .
b) Montrer ( ): = + 3 est asymptote à .
c) Etudier la position relative de par rapport à ( ).
3. Montrer que est le centre de symétrie de .
4. Tracer soigneusement .
5. Tracer dans le même repère la courbe de la fonction de la fonction définie par ( ) = | ( )|.
Chapitre 6 : Fonction Logarithme Népérien
La fonction logarithme népérien, notée « ln » est la primitive définie sur ]0,+∞[ et s’annulant
1
pour x =1 de la fonction
𝑥
Exemples :
1
e
Remarques :
ii. L’équation 𝐥𝐧 𝒙 = 𝒎
Pour tout réel m, on note «𝑒 𝑚 » (que l’on lit « e exposant m » ou « exponentielle m » - à voir
dans le cours sur la fonction exponentielle) l’unique solution de l’équation 𝐥𝐧 𝒙 = 𝒎.
Solution a)
Ensemble de validité
1
2𝑥 + 1 > 0 𝑥>− 𝟏
L’équation (E) a un sens si {
𝑥+3>0
⇔{ 2 et donc si 𝒙 ∈ ] − ; +∞[
𝑥 > −3 𝟐
Résolution
Solution b)
Ensemble de validité
𝑥+1 >0 𝑥 > −1
L’inéquation (I) a un sens si et seulement { ⇔{ et donc si 𝒙 ∈ ]𝟏; +∞[
2𝑥 − 2 > 0 𝑥>1
2
Résolution
ln(2x-2) ≤ln(x+1) ⇔ 2x-2 ≤ x+1 soit x ≤ 3, d’où l’ensemble solution est S=]1 ;3]
b. Autres limites
Exemples
Propriété : Si u est une fonction dérivable et positive sur un intervalle I, alors ln(u) est dérivable sur
𝑢′
I, et (ln(𝑢))′ =
𝑢
Exemples :
2𝑥 + 1
𝑓(𝑥) = ln(𝑥 2 + 𝑥 − 5) → 𝑓 ′(𝑥) =
𝑥2 +𝑥−5
1
𝑓(𝑥) = ln(1 − 𝑥) → 𝑓 ′(𝑥) =
𝑥−1
𝒖′
3- Primitive d’une fonction de la forme
𝒖
𝑢′
Propriété : Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I sur lequel u ne s’annule pas, alors,
𝑢
admet pour primitive sur I, ln|𝑢| + 𝑘, 𝑜ù 𝑘 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒.
Exemples :
2𝑥
𝑓(𝑥) = → 𝑓 ′(𝑥) = ln(𝑥 2 + 1) + 𝑘, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 𝟄 𝑰𝑹
𝑥2 +1
−1
𝑓 ′(𝑥) = → 𝑓(𝑥) = ln |3 − 𝑥| + 𝑘, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 𝟄 𝑰𝑹
3−𝑥
III- Exemples d’étude de fonction comportant ln
a) Ensemble de définition
3
b) Limite
Comme lim 4 − 𝑥 = +∞ alors lim ln( 4 − 𝑥) = +∞
𝑥→−∞ 𝑥→−∞
Comme lim− 4 − 𝑥 = 0 alors lim− ln( 4 − 𝑥) = −∞, donc la droite d’équation x=4 est A.V à (Cf)
𝑥→4 𝑥→4
c) Dérivabilité
La fonction 𝑥 → (4 − 𝑥) est dérivable et positive sur ] − ∞; 4[ car c’est une fonction polynôme, ainsi
donc la fonction 𝑥 → 𝑙𝑛(4 − 𝑥) est dérivable sur ] − ∞; 4[
d) Dérivée
(4−𝑥)′ 1
Pour tout x de ] − ∞; 4[ on a 𝑓 ′ (𝑥) = =−
4−𝑥 4−𝑥
e) Signe de la dérivée
Pour tout réel x de ] − ∞; 4[ , 𝑓 ′(𝑥) < 0 donc f est strictement décroissante sur ] − ∞; 4[
f) Tableau de variation
x −∞ 4
f’(x) -
+∞
f(x)
−∞
g) Courbe représentative
(Cf)
4
Chap7 : FONCTIONS EXPONENTIELLES
NÉPÉRIENNES
Savoirs et savoir-faire
(c) Conséquences
– La fonction exponentielle est définie pour tout x ∈ R.
– Pour tout réel x, on a e x > 0.
– Pour tout réel x, e x = y ⇔ x = l n y avec y > 0.
– La fonction exponentielle est une bijection strictement croissante.
(d) Propriétés
Soient a et b deux nombres réels :
– ∀a ∈ R, e a > 0.
– l n(e a ) = a.
– Si a > 0, alors e l na = a.
a
– e a+b = e a × e b ; e a−b = ee b et e −a = e1a .
– (e a )n = e a×n avec n ∈ N.
Exercice : Écrire plus simplement les expressions suivantes :
5 12
e −a × e a = · · · ; e 2l n3+ 2 = · · · ; ee 2 + (e 5 )2 = · · · .
2. Équations et inéquations en exp
(a) Équations en exp
i. Équations du type e x = a avec a ∈ R.
– Si a ≤ 0, alors l’équation e x = a n’admet pas de solution. Donc S = ;
– Si a > 0, alors l’équation e x = a admet une seule solution. Ainsi, on a
e x = a ⇒ l ne x = l na
⇒ x = l na Donc S={lna}
Solution
4. Études des fonctions exponentielles
ii.
lim xe x = 0 et lim xe x = +∞
x→−∞ x→+∞
iii.
ex
lim = +∞
x→+∞ x
iv.
ex − 1
lim =1
x→0 x
Application : Calculer les limites de chacune des fonctions suivantes en −∞ et en +∞ :
f (x) = (x + 1)e x ; f (x) = x 2 e −x ; f (x) = 2x+3
ex
.
Solution
(b) Fonction dérivée
i. Définition
Si la fonction U est dérivable sur un intervalle I , alors la fonction e U est dérivable sur U
et pour tout x de I , (e U (x) )0 = U 0 (x) × e U (x) .
f 0 (x) = 0 ⇒ 1 + e x = 0
⇒ e x = −1 (I mpossi bl e).
B. Étude de g (x)
Leçon 1 : GÉNÉRALITÉS
Objectif
- Maitriser les vocables statistiques et les appliquer
➢ Définition 1
o L’ensemble sur lequel on travaille en statistique est appelé population.
o Si cet ensemble (la population étudiée) est trop vaste, on en restreint l’étude
à une partie appelée échantillon.
o Un élément de cet ensemble (la population ou l’échantillon étudié) est appelé
individu.
➢ Définition 2
o La particularité commune que l’on étudie sur une population donnée est
appelée caractère.
o Les valeurs prises par le caractère étudié sont aussi appelées les modalités.
Remarque 1 :
Lorsque les modalités sont des nombres isolés, il s’agit d’un caractère
quantitatif discret. Dans ce cas, on note ces nombres en général 𝑥0 , 𝑥1 , ….
❖ Exemples :
Le nombre de frère et sœur d’un élève de TleA du Lycée de Kolofata est un
caractère quantitatif discret. Il peut prendre les valeurs 0, 1, 2, 3, 4 ….
Remarque 2 :
Lorsque les modalités sont des intervalles de ℝ, il s’agit d’un caractère quantitatif
continu.
Dans ce cas, on note ces intervalles en général [𝑎0 ; 𝑎1 [, [𝑎1 ; 𝑎2 [, … , [𝑎𝑝−1 ; 𝑎𝑝 [.
❖ Exemple :
La taille des élèves de TleA du Lycée de Kolofata est un caractère quantitatif
continu.
Remarque 3 :
Lorsque les modalités ne sont pas des nombres ou des intervalles de ℝ, il
s’agit d’un caractère qualitatif.
❖ Exemple :
La couleur des yeux des filles de TleA est un caractère qualitatif
2. Cas particulier des caractères quantitatifs continus
Les modalités, notées en général [𝑎0 ; 𝑎1 [, [𝑎1 ; 𝑎2 [, … , [ 𝑎𝑝−1 ; 𝑎𝑝 [, sont encore
appelées "classes"
Étant donnée une classe [𝑎𝑘−1 ; 𝑎𝑘 [ , le nombre 𝛼𝑘 = 𝑎𝑘 – 𝑎𝑘−1 est appelé
amplitude de la classe
𝑎𝑘+1 + 𝑎𝑘
Étant donnée une classe [𝑎𝑘−1 ; 𝑎𝑘 [ le nombre 𝑐𝑘 = est appelé centre de la
2
classe
➢ Définition 3
o Le nombre d’individus (𝑛𝑘 ) d’une modalité est appelé effectif de cette
modalité.
o Le nombre total 𝑁 d’individus de la population est appelé effectif total.
𝑛
o Le rapport 𝑓𝑘 = 𝑘 est appelé fréquence
𝑁
Remarque :
• 𝑓𝑘 est un nombre toujours compris entre 0 et 1.
• Souvent, les nombres 𝑓𝑘 s’expriment par un pourcentage.
• La somme des nombres 𝑓𝑘 est toujours égale à 1 ( ∑ 𝑓𝑘 = 1).
o Effectif cumulé croissant : somme de l’effectif considéré et des effectifs qui le
précèdent.
o Effectif cumulé décroissant : somme de l’effectif considéré et des effectifs qui
le suivent.
Exercice d’application
Le tableau ci-dessous donne les notes sur 20 obtenues à un devoir de
mathématiques, par les élèves d’une classe de TleA.
10 3 15 6 13 5 8 11 7 8,5 4,5
7 10 12 13 10 14 8 11 9 9 7
9 4 7 17 3 16 7 10 16,5 3 3,75
13 8 5 8 11 8 8 5 7,5 11 11,5
9 3 11 9 6 7 10 3 3,5 4 10,5
3. Représentations graphiques
a) Diagramme en bâtons
On l’utilise pour les séries à caractère discret. Pour celles qui utilisent un
repère cartésien :
▪ Sur l’axe des abscisses : valeurs du caractère ;
▪ Sur l’axe des ordonnées : valeurs des effectifs ou fréquences.
Principe : les hauteurs des différents bâtons sont proportionnelles aux
effectifs correspondants
b) Histogramme
On l’utilise pour les séries à caractère continu, lorsque les valeurs de la variable
sont reparties en classes.
Principe : les aires des différents rectangles sont proportionnelles aux effectifs
(aux fréquences) correspondants.
b) Caractéristiques de dispersion
• Calcul de la moyenne d’une série distribuée en classes
Méthode :
On détermine le centre des classes (𝑐𝑘 ) ;
On effectue le produit 𝑛𝑘 𝑐𝑘 ;
On effectue le calcul 𝑁
𝑛1 𝑐1 + 𝑛2 𝑐2 + ⋯ + 𝑛𝑘 𝑐𝑘 1
̅=
𝒙 = ∑ 𝑛𝑘 𝑐𝑘
𝑁 𝑁
𝑘=1
• Étendue
L’étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur de la
série.
• Variance
La variance (ou fluctuation) est la moyenne arithmétique des carrés des
1
différences de chaque valeur avec la moyenne : 𝑉 = ∑𝑁 ̅ )2
𝑘=1 𝑛𝑘 (𝑐𝑘 − 𝑥
𝑁
Pour les calculs on utilise la formule :
𝑁
1
𝑽 == ∑ 𝑛𝑘 𝑐𝑘2 − 𝑥̅ 2
𝑁
𝑘=1
• Écart-type
L’écart-type σ est un nombre qui caractérise la dispersion des valeurs
autour de la moyenne. C’est la racine carrée de la variance : 𝑉 = 𝜎 2 ;
σ = √𝑉
Exercice d’application
Le dynamisme de de l’entreprise BUTRAF SARL se manifeste par u
renouvellement important de sa gamme de produits.
Un nouveau « porteur » doit enrichir cette ligne de produits. Le travail
auquel vous participez va permettre de le présenter aux vendeurs.
Une enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de distributeurs. Les
résultats apparaissent dans le tableau suivant.
Prix d’un porteur Nombre de porteurs
vendus
[50; 100[ 150
[100; 200[ 180
[200; 300[ 250
[300; 400[ 220
[400; 500[ 100
Corrigé
Prix d’un Centre Effectifs ECC 𝑛𝑘 𝑐𝑘 𝑐𝑘 − 𝑥̅ (𝑐𝑘 − 𝑥̅ )2 𝑛𝑘 (𝑐𝑘 − 𝑥̅ )2
porteur des 𝑛𝑘
classes 𝑐𝑘
[50; 100[ 75 150 150 11 250 -172 843 750 4 437 620
[100; 200[ 150 180 330 27 000 -97 4 050 000 1 693
[200; 300[ 250 250 580 62 500 +3 15 625 000 2 250
[300; 400[ 350 220 800 77 000 +103 26 950 000 2 333 980
[400; 500[ 450 100 900 45 000 +203 20 250 000 4 120 350
Totaux 900 / 222 750 / 67 718 750 12 588 350
22 750
a) Le prix moyen est 𝑥̅ = = 247,5 par défaut 𝑥̅ = 247.
900
𝟏𝟐 𝟓𝟖𝟖 𝟑𝟓𝟎
b) Variance 𝑉 = = 13 987. 𝑉 = 13 987
900
Écart-type σ = √𝑉 = √13 987 = 118,27 𝝈 = 𝟏𝟏𝟖
[𝑥
̅ −𝜎 ; 𝑥̅ + 𝜎 [ Ce qui correspond à un
520
effectif de × 100 = 57,8% de l’effectif
900
Leçon 2 SÉRIES STATISTIQUES DOUBLES
Objectifs
- Étudier deux caractères chez les individus d’une population ;
- Étudier la corrélation entre ces deux caractères
2.1. Préliminaires
On peut étudier sur une population donnée deux caractère quantitatifs 𝑋 et 𝑌. La modalité de
chaque individu est alors un couple (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ) des nombres réels. On obtient ainsi une série
statistique à deux caractères ou série double.
Le nombre d’individus qui possèdent la modalité (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ) est appelé effectif de cette modalité
et on le note 𝑛𝑖𝑗 . La série double est alors notée (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ; 𝑛𝑖𝑗 ).
Remarque : les séries statistiques (𝑥𝑖 ; 𝑛𝑖 ) et (𝑦𝑗 ; 𝑛𝑗 ) où 𝑛𝑖 et 𝑛𝑗 représentent les effectifs des
modalités 𝑥𝑖 et 𝑦𝑗 sont appelées séries marginales de la série statistique double (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ; 𝑛𝑖𝑗 ).
On appelle nuage des points associé à la série statistique (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ; 𝑛𝑖𝑗 ) , l’ensemble des points
𝑀𝑖𝑗 du plan dont les coordonnées sont (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ).
Pour des modalités (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ) on peut avoir deux types de représentations :
• Représentations par des points pondérés : à côtés de chaque point, on porte l’effectif de
la modalité.
• Représentation par de tâches : chaque point sera représenté par un disque dont l’aire est
proportionnelle à l’effectif de la modalité.
2.3. Point moyen
𝑥1 +𝑥2 +⋯+𝑥𝑘
On appelle point moyen d’un nuage le point G de coordonnées (𝑥̅ , 𝑦̅) où 𝑥̅ = et
𝑁
𝑦1 +𝑦2 +⋯+𝑦𝑘
𝑦̅ =
𝑁
Exemples
Le tableau suivant donne le poids X en grammes et Y la taille en centimètre en centimètres
en fonction du poids d’une population donnée.
Poids X 10 25 40 50 55 60 65 70 75 80
Taille Y 11 20 35 45 50 53 60 63 73 75
1) Représenter le nuage des points dans le plan muni d’un repère orthogonal. Échelle 1cm
pour 10g et 1cm pour 10cm.
2) Déterminer le point moyen G de ce nuage.
3) La série ci-dessus est divisée en deux sous séries :
Sous série A :
Poids X 10 25 40 50 55
Taille Y 11 20 35 45 50
Sous série B :
Poids X 60 65 70 75 80
Taille Y 53 60 63 73 75
a) Calculer les coordonnées des points 𝐺1 et 𝐺2 , points moyens respectifs des sous séries
A et B
b) Placer les points 𝐺1 et 𝐺2 , puis tracer la droite (𝐺1 𝐺2 ) dans le repère précédent
Solution
Cette méthode consiste à partager l’ensemble des points à ajuster en deux parties n’ayant
aucun élément en commun de même effectif dans l’ordre où les points se présentent. Ensuite,
on détermine le point moyen 𝐺1 de coordonnées (𝑥𝐺1 ; 𝑦𝐺1 ) de la première partie puis le point
moyen 𝐺2 de coordonnées (𝑥𝐺2 ; 𝑦𝐺2 ) de la deuxième partie.
La droite (𝐺1 𝐺2 ) d’équation du type 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 et passant par G est une droite d’ajustement
du nuage. Cette droite est appelée droite de Mayer.
Exemple 1 : la droite (𝐺1 𝐺2 ) de l’exemple précédent représente la droite de Mayer pour la série
étudiée.
Exemple 2 : toujours à l’aide de l’exemple précédent :
a) Déterminer une équation cartésienne de la droite (𝐺1 𝐺2 ).
b) À l’aide de la droite (𝐺1 𝐺2 ) obtenue, estimer :
La taille d’un individu ayant un poids de 97 grammes.
Le poids d’un individu ayant une taille de 151cm.
Solution :
a) Équation cartésienne de la droite (𝐺1 𝐺2 )
1ère méthode :
36𝑎 + 𝑏 = 32,2
Cette équation est sous la forme 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏. On a {
70𝑎 + 𝑏 = 64,8
16,3 −39,4
La résolution de ce système donne :𝑎 = et 𝑏 =
17 17
𝟏𝟔,𝟑 𝟑𝟗,𝟒
Donc 𝒚 = 𝒙− ou encore 𝟏𝟔, 𝟑𝒙 − 𝟏𝟕𝒚 − 𝟑𝟗, 𝟒 = 𝟎
𝟏𝟕 𝟏𝟕
2ème méthode :
𝑦𝐺 −𝑦𝐺
Comme cette droite passe par les ponts 𝐺1 et 𝐺2 , le coefficient directeur est 𝑎 = 2 1
𝑥𝐺2 −𝑥𝐺1
64,8−32,2 32,6 16,3 16,3 −39,4
i.e. 𝑎 = = = et 𝑏 = 𝑦𝐺1 − 𝑎𝑥𝐺1 = 32,2 − × 36 =
70−36 34 17 17 17
𝟏𝟔,𝟑 −𝟑𝟗,𝟒
i.e. 𝒂 = et 𝒃 =
𝟏𝟕 𝟏𝟕
b) Pour 𝒙 = 𝟗𝟕 on a 𝟏𝟔, 𝟑 × 𝟗𝟕 − 𝟏𝟕𝒚 = 𝟑𝟗, 𝟒 c’est-à-dire 𝒚 ≈ 𝟗𝟎, 𝟔𝟖𝟖. Donc la taille d’un
individu ayant un poids de 97g est 91cm
Pour 𝒚 = 𝟏𝟓𝟏, on a 𝟏𝟔, 𝟑𝒙 − 𝟏𝟕 × 𝟏𝟓𝟏 − 𝟑𝟗, 𝟒 = 𝟎, c’est-à-dire 𝒙 ≈ 𝟏𝟓𝟗, 𝟗𝟎. Donc le
poids d’un individu de taille 151cm est environ 160g.
Chapitre : Probabilités
Objet pédagogiques :
Dénombrements
Quelques définitions
Evènements
Probabilités
I-Dénombrements
Tirage successifs
Avec remise :
On tire un jeton d’une urne, on note son numéro puis on le remet dans l’urne. On effectue p
tirages (p≥ 1) dits successifs avec remise. Le nombre de n listes ordonnées de p éléments de
l’urne est
np
Sans remise
On tire un jeton de l’urne contenant n jetons, on note le numéro mais on ne le remet pas
dans l’urne. On effectue p tirages. Le nombre d’arrangements de p éléments de l’urne est
×( 1) × ( 2) × … × ( + 1)
Lorsque p = n, tous les jetons de l’urne ont été tirés. Le nombre d’arrangements de l’urne est
×( 1) × ( 2) × … × 1 = !
Tirage simultanés
Exercices d’applications
II – Quelques définitions
III– Evénements
IIII- Probabilités
On suppose que l’ensemble des événements possibles est fini ou dénombrable. On note Ω =
{ ω1,…, ωn } l’ensemble des résultats possibles.
On définit la probabilité pi de chaque résultat élémentaire ωi. Lorsqu’il n’y a pas lieu
d’attacher aux différents événements élémentaire des probabilités différentes, on a pour
tout ωi, pi = p. On dit que l’univers est équiprobable. Lorsque l’univers est fini, de cardinal |
|Ω|, on a pi = p = 1/|Ω|. On définit alors la probabilité P comme précédemment : soit A un
événement quelconque.
| |
P(A) = |Ω| .
Exercices d’applications
Exercice 1
Dans une urne se trouvent 2 boules blanches et 3 boules noires indicernable. On tire
successivement deux boules sans remise. Calculer les probabilités des deux événements
suivants :
Exercice 2
Une urne contient 7 boules blanches et 3 boules noires. On tire simultanément 4 boules
(c’est-à-dire on tire 4 boules sans remise et on ne tient pas compte de l’ordre).
Exercice 3
Exercice 1
Exercice 3
A la fin d’une partie de chasse, MOUSSA s’exclame : Je n’ai tué que des perdrix et des lièvres et j’ai en tout 10
têtes et 26 pattes. Déterminer le nombre de perdrix et le nombre de lièvres tués par MOUSSA.
Exercice 4
Résoudre dans ℝ3 le système :
3 −4 −6 =0
9 + 3 − 4 = 18
−18 + 9 + 6 = 10
4
3 x - y 1 - 6( z 2) 0
3
(S ) : 9 x - 4( z 2) 18
y 1
9
-18 x 6( z 2) -10
y 1
Exercice 5
5 x 4 y 2 z 550
1) Résoudre le système (S) : x 3 y z 270
x y z 140
2) Pour une fabrication, une entreprise doit utiliser x pièces de type A, y pièces de type B et z pièces de type
C. Le tableau suivant donne la masse et le coût de chacune des pièces
Pièce A B C
Masse (en g) 2,5 2 1
Coût (en F) 1 1,5 0,5
a) Montrer que x , y z et vérifient le système (S), sachant qu’on a fabriqué au total 140 pièces, pour une
masse totale de 275 grammes et pour un coût total de 135 F.
b) En déduire le nombre de pièces de chaque type utilisées par l’entreprise.
Exercice 6
+ + = 100
15 + 9 + = 300
−3 =0
2) Une usine fabrique trois types de produits différents A, B et C. La fabrication d’une unité de produit
nécessite 5 heures pour A, 3 heures pour B et un tiers d’heure pour C.
L’usine fabrique 100 unités de ce produit pendant 100 heures de travail. Le nombre d’unité du produit B étant le tiers
du nombre d’unité de A.
Parmi ces 100 unités de produit, combien d’unités de chaque types de produits l’usine fabrique t-elle?
Exercice 1
Exercice 2
+ = 50
1) Résoudre le système
= 600
2) Un champ rectangulaire a une aire de 600 m2 et pour périmètre 100m. Quelles sont les dimensions de ce champ?
Exercice 3
1 x
1) Résoudre dans ℝ l’inéquation .
x 3x 4
2) Résoudre dans ℝ l’équation
E : x 2 100 x 120000 0
3) M. Kopa a décidé d’investir 3600F dans les actions d’une entreprise. Au moment d’acheter celle-ci, il s’aperçoit
que les actions ont baissé de 100F et qu’il peut acheter 3 de plus.
a) Soit le prix d’une action ; montrer que est solution de l’équation E .
b) En déduire alors le prix d’une action.
Exercice 4
On considère le polynôme de la variable réelle x donné par p(x) = x + 2x − 5x − 6.
1) Montrer que -1 est racine de P
2) Déterminer deux réels b et c tels que pour tout réel x, p(x) = (x + 1)(x + bx + c)
3) Donner toutes les racines du polynôme P
Exercice 5
Un article qui coûtait 60 000 F a subi une augmentation de % , puis une baisse de % sur son nouveau prix.
Montrer que le prix définitif est égal à 60 000 − 6 . Déterminer sachant que l'article est vendu en
définitive à 58 650 F.