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Cours Maths Tle A

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Édition : août 2018

CHAPITRE : NOMBRES
Objectifs pédagogiques :
- Opérer dans ℝ.
- Calculer avec des valeurs absolues.
- Traduire des inégalités sous forme d’intervalles.
- Donner une valeur approchée d’un nombre réel.

LECON 1 : CALCULS NUMERIQUES


I- OPERATIONS DANS ℝ
1- Critères de divisibilité d’un entier par 2 ; 3 ; 5 et 9.
Activité :
Soit la liste des nombres suivants :2130 ; 2018 ; 207 ; 6775 ; 297 et 2001.
Relève de cette liste les nombres divisibles par 2 ; 3 ; 5 et 9.
Critères de divisibilité :
- Un nombre est divisible par 2 lorsque son chiffre des unités est pair.
- Un nombre est divisible par 3 (respectivement par 9) lorsque la somme de ses
chiffres est divisible par 3 (respectivement par 9).
- Un nombre est divisible par 5 lorsque son chiffre des unités est 0 ou 5.
1488
Exemple : trouve la fraction irréductible égale à la fraction 2418

2- opérations sur les quotients


soient 𝑎, 𝑏, 𝑐 𝑒𝑡 𝑑 quatre nombres quelconques avec 𝑏 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑑 ≠ 0.
𝑎 𝑐 𝑎𝑑 + 𝑏𝑐
+ =
𝑏 𝑑 𝑏𝑑
𝑎 𝑐 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐
− =
𝑏 𝑑 𝑏𝑑
𝑎 𝑐 𝑎𝑐
× =
𝑏 𝑑 𝑏𝑑
𝑎
𝑏 𝑎 𝑑
𝑐 = 𝑏 × 𝑐 ( 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐 ≠ 0)
𝑑

Règle de priorité :
- la multiplication est prioritaire sur l’addition et la soustraction.
- L’addition et la soustraction sont d’égale priorité.
- La multiplication et la division sont d’égale priorité (pour une expression comportant
la multiplication et la division, effectuer les opérations de la gauche vers la droite).
- La détermination du contenu des parenthèses est prioritaire sur la multiplication.
Exemple : effectuer les opérations suivantes et donner les résultats sous forme de fractions
irréductibles :
7
5 3 1 1 2 3 1 −6
𝐴 = ÷ ( − 1) ; 𝐵 = (1 − − ) × ; 𝐶 =2× ÷ +
3 2 3 4 5 4 5 9
3- Puissances entières d’un nombre réel
On appelle puissance n-ième d’un nombre réel 𝑎 le réel noté 𝑎𝑛 où 𝑛 est un entier
naturel non nul et définit par :
1
𝑎𝑛 = 𝑎 × 𝑎 × … … .× 𝑎(n fois). si 𝑎 ≠ 0, 𝑎0 = 1 𝑒𝑡 𝑎−𝑛 = 𝑎𝑛 .

Propriétés : soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux réels quelconques ; 𝑚 𝑒𝑡 𝑛 deux entiers relatifs non nuls.
On a :
𝑎𝑚 × 𝑎𝑛 = 𝑎𝑚+𝑛
(𝑎 × 𝑏)𝑛 = 𝑎𝑛 × 𝑏 𝑛
(𝑎𝑛 )𝑚 = 𝑎𝑛×𝑚
𝑎𝑚
= 𝑎𝑚−𝑛 (𝑎 ≠ 0)
𝑎𝑛

𝑎 𝑎𝑛
( )𝑛 = 𝑛 (𝑏 ≠ 0)
𝑏 𝑏
𝑎𝑛 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟
(−𝑎)𝑛 = {
−𝑎𝑛 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
Exemple: completer les pointillés
𝑎) 32 × 3−3 = ⋯ … …
87
𝑏) = (8)…….
(82 )3
𝑐) (−7)3 = ⋯ … …
𝑑) 64 = 2……

4- Notation scientifique
Un nombre décimal 𝑥 est écrit en notation scientifique (ou écriture normalisée) lorsqu’il
est sous la forme 𝑥 = 𝑎 × 10𝑝 où 𝑎 est un nombre décimal ayant un seul chiffre non nul
avant la virgule et 𝑝 un entier relatif.
Exemple : écrire les nombres suivants en notation scientifique :
𝑎) 40000
𝑏) 0, 𝑂𝑂6 × 0,04
𝑐) 35,24 × 10−4
II- RACINES CARREES
Activité :

1- Ecrire sous la forme 𝑎√𝑏, 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont des entiers et 𝑏 le plus petit possible :
𝑨 = 𝟑√3 + 2√12 − 2√75
𝐵 = 2√3 − √300 + 7√12
𝐶 = 4√45 + 3√125 − √80
2- Calculer 𝐴 − 𝐶, 𝐵 + 𝐶 𝑒𝑡 (𝐴 − 𝐶)2
Propriétés : soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux réels positifs , 𝑚 𝑒𝑡 𝑛 deux entiers naturels quelconques .

 √𝑎 est le nombre réel positif dont le carré est 𝑎.


2
 √𝑎 = 𝑎
 √𝑎 × √𝑏 = √𝑎𝑏
√𝑎 𝑎
 = √𝑏 𝑠𝑖 𝑏 ≠ 0
√𝑏
2𝑛
 √𝑎 = 𝑎 𝑛
 √𝑎2𝑛+1 = 𝑎𝑛 √𝑎
 𝑚√𝑎 × 𝑛√𝑏 = (𝑚 × 𝑛)√𝑎 × 𝑏
 𝑚√𝑎 + 𝑛√𝑎 = (𝑚 + 𝑛)√𝑎
Exemple :

1- développer et réduire : (2√3 − 6)(√2 + √3) ; (√7 + √3)2


2- compare 6 𝑒𝑡 2√7.
LECON 2 : INTERVALLES- VALEURS ABSOLUES-VALEURS APPROCHEES

1- troncature
la troncature est un terme utilisé pour couper le développement décimal d’un nombre à un
certain nombre de chiffres après la virgule. La troncature à l’unité d’un nombre décimal
positif est sa partie entière.
13
Exemple : soit le nombre = 1,857142857 … … …. . sa troncature d’ordre 3 est 1,857 ; sa
7
troncature d’ordre 6 est 1,857142 ; sa troncature à l’unité est 1.
2- Arrondi
Faire l’arrondi à l’unité, au dixième, au centième …. d’un nombre décimal, c’est couper au
rang indiqué puis :
- Si le chiffre qui suit est inférieur à 5, on garde le nombre coupé ;
- Si le chiffre qui suit est supérieur ou égal à 5, on augmente de 1 le dernier chiffre du
nombre coupé.
Exemple : l’arrondi à l’unité du nombre 47,5 est 46 ;l’arrondi au centième de 78,6312 est
78,63
3- Approximation décimale ou valeur approchée
On distingue deux types d’approximation (valeurs approchées) qui sont : l’approximation
par défaut et l’approximation par excès.
- La valeur approchée par défaut d’un nombre décimal à un rang est la troncature de
ce nombre au rang indiqué.
- La valeur approchée par excès d’un nombre décimal à un rang est le nombre décimal
dont le dernier chiffre au rang indiqué est augmenté de 1.
13
Exemple : en considérant toujours la fraction = 1,857142857 … … …., son
7
approximation décimale d’ordre 4 :
- Par défaut est : 1,8571
- Par excès est : 1,8572
13
Et on obtient ainsi un encadrement de par deux nombres décimaux consécutifs à l’ordre
7
13
4 : 1,8571 ≤ ≤ 1,8572
7

4- Intervalles
a) Intervalles bornés
Les quatre formes d’intervalles bornés sont : [𝑎; 𝑏[ , ]𝑎; 𝑏] , ]𝑎; 𝑏[ 𝑒𝑡 ⟦𝑎; 𝑏⟧. 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont
𝑎+𝑏
appelés les bornes de l’intervalle. Le nombre réel est le centre de l’intervalle et le réel
2
𝑏 − 𝑎 est son amplitude.
Exemple : recopie et complète le tableau suivant :

Appartenance de 𝑥 à inégalités Vérifiées Partie contenant le centre


un intervalle par 𝑥 point d’abscisse 𝑥
𝑥∈ ]6; 7[ 6<𝑥<7 6+7
= 6,5
2
−2 ≤ 𝑥 ≤ 3
𝑥 ∈ ]3; 8]

b) Intersection et réunion des intervalles


Soient 𝐼 𝑒𝑡 𝐽 deux intervalles :
- L’intersection de 𝐼 𝑒𝑡 𝐽 noté 𝐼 ∩ 𝐽 est l’ensemble des éléments qui sont à la fois dans
𝐼 𝑒𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝐽.
(𝑥 ∈ 𝐼 ∩ 𝐽)é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à (𝑥 ∈ 𝐼 𝑒𝑡 𝑥 ∈ 𝐽)
𝐼 ∩ 𝐽 se lit « 𝐼 inter 𝐽 ».
- l’ensemble des éléments qui appartiennent à 𝐼 𝑜𝑢 à 𝐽 est appelé réunion de 𝐼 et 𝐽 et
noté 𝐼 ∪ 𝐽.
(𝑥 ∈ 𝐼 ∪ 𝐽)é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à (𝑥 ∈ 𝐼 𝑜𝑢 𝑥 ∈ 𝐽)
𝐼 ∪ 𝐽 se lit « 𝐼 union 𝐽 ».
Exemple : on donne 𝐼 = ⟦−6; −4⟧ ; 𝐽 = [−4; 3[ 𝑒𝑡 𝐴 = ]0; 2[
Déterminer 𝐼 ∪ 𝐽 ; 𝐼 ∩ 𝐽 ; 𝐼 ∪ 𝐴 𝑒𝑡 𝐽 ∩ 𝐴.
5- Valeurs absolues
La valeur absolue du nombre réel 𝑎 noté |𝑎| est la distance du point d’abscisse 0 au point
d’abscisse 𝑎 sur une droite graduée.
−𝑎 𝑠𝑖 𝑎 < 0
|𝑎| = { 0 𝑠𝑖 𝑎 = 0
𝑎 𝑠𝑖 𝑎 > 0
Propriétés :
 |−𝑎| = |𝑎|
 |𝑎 − 𝑏| = |𝑏 − 𝑎|
 |𝑎| × |𝑏| = |𝑎𝑏|
𝑎 |𝑎|
 | | = |𝑏| , 𝑏 ≠ 𝑜
𝑏
 |𝑎 + 𝑏| ≤ |𝑎| + |𝑏|
𝑎=𝑏
 |𝑎| = |𝑏| é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à { 𝑜𝑢 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à 𝑎2 = 𝑏 2
𝑎=−
 |𝑎| < 𝑟 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à − 𝑟 < 𝑎 < 𝑟
 |𝑎| > 𝑟 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à 𝑎 > 𝑟 𝑜𝑢 𝑎 < −𝑟
2
 Soit 𝑎 un réel :√𝑎 = |𝑎|
Exemple :
1- Résoudre dans ℝ les équations et inéquations suivantes ;
a) |3𝑥 − 1| = 5
b) |𝑥 − 3| = −6
c) |−2𝑥 + 1| = |3𝑥 + 3|
d) |4𝑥 + 3| < −3
e) |2𝑥 − 7| < 1
f) |2𝑥 − 7| > 1
2- Compare 3 𝑒𝑡 2√3 et en déduire le signe de 3 − 2√3.
3- Ecrire |3 − 2√3| sans symbole de valeurs absolues.
Classe :Tle A4
Chap : Equations, inéquations et systèmes linéaires dans R2 et R3 .

I. Équations et inéquations de premier degrés dans R


Activité. Résoudre dans R les équations et inéquations suivantes :
x+1 2x + 1
a) 2x + 1 = 0 ; b) 2x − 1 > 0 ; c) = 0 ; d) < 0.
x−1 x+1

ax + b
1. Équations du type et (ax + b)(cx + d)
cx + d
ax + b
* Pour résoudre une équation pouvant se mettre sous la forme = 0, on donne
cx + d
d’abord la condition d’existence en posant cx + d 6= 0, puis on résous l’équation
ax + b = 0..
* Pour résoudre une équation pouvant se mettre sous la forme (ax + b)(cx + d) = 0, on
résous les équations ax + b = 0 et cx + d = 0.
2x + 1
Exemple. (E) : =0
x−1
(E) existe ssi x − 1 6= 0 i.e. x 6= 1.
1 1 1
pour x 6= 1, on a : 2x + 1 = 0 ⇒ 2x = −1 ⇒ x = − . Comme − 6= 1, alors S = {− }
2 2 2
(E 0 ) : x2 − 4 = 0. x2 − 4 = 0 ⇔ (x − 2)(x + 2) = 0 ⇔ x − 2 = 0 ou x + 2 = 0 ⇔ x = 2
ou x = −2. S = {−2; 2}
Exercice d’application. Résoudre dans R les équations suivantes :
3x + 1
a) = 1; b) (2x + 1)(x − 1) = 0 ; c) (x + 1)2 − 2 = 0
x+1

ax + b
2. Inéquations du type et (ax + b)(cx + d)
cx + d
2.1 Signe de la fonction x 7−→ ax + b
Pour étudier, suivant les valeurs de x, le signe de l’expression ax + b, on peut se servir du
"tableau de signe" suivant

2.2 Résolution
ax + b
Pour résoudre une équation pouvant se mettre sous la forme < 0 ou sous la forme
cx + d
ax + b
(ax + b)(cx + d) < 0, on fait le tableau de signe de la fonction f (x) = et tenant
cx + d
compte de la condition d’existence ou f (x) = (ax + b)(cx + d) puis on choisir la solution
correspondant au signe de l’inéquation.

1
x−2
Exemple : Résoudre dans R les inéquations : > 0 et (x − 1)(2x + 1) ≤ 0 .
x+1

Exercice d’application. Résoudre dans R les inéquations suivantes :


3x + 1 2x 4
a) ≤ 1; b) (2x + 1)(x − 1) < 0 ; c) (x + 1)2 − 2 ≥ 0 ; d) − < 1.
x+1 x+2 x+2

II. Équations et inéquations de second degrés dans R


Activité : Résoudre dans R les équations et inéquations suivantes.
a)x + 2x + 1 = 0 ; b)2x2 − 2x + 2 = 0 ; c)x2 − 7x + 12 > 0
2

1. Définitions
1. On appelle polynôme de second degré dans R, tout expressions sous la forme p(x) =
ax2 + bx + c ; a, b, c des réels avec a 6= 0.
2. On appelle équation de second degré à coefficient dans R tout équation qui peut se mettre
sous la forme : ax2 + bx + c = 0 ; où a, b, c sont des réels avec a 6= 0 et x l’inconnu.

3. On appelle inéquation du second degré à coefficient dans R tout inéquation qui peut se
mettre sous la forme : ax2 + bx + c > 0; où a, b, c sont des réels avec a =
6 0 et x l’inconnu.(>
peut être remplacé par < ; ≤ ou ≥).

2. Racines, factorisation et signe d’un polynôme de second degré


Soit f (x) = ax2 + bx + c, (a 6= 0) un trinôme du second degré. Nous donnons dans le tableau
suivant les résultats sur les racines (équation ax2 + bx + c = 0), la factorisation et le signe de
f(x).
suivant la valeur du discriminant ∆ = b2 − 4ac, trois cas peuvent se présenter.

3. Résolutions
- Résoudre une équation ax2 + bx + c = 0 revient a trouver les racines du polynôme
p(x) = x2 + bx + c
- Résoudre une inéquation ax2 + bx + c > 0 revient à étudier le signe du polynôme
p(x) = ax2 + bx + c.

2
Exemple :Résoudre dans R : a) x2 − 5x + 6 = 0 et x2 − 5x + 6 < 0.
a) x2 − 5x + 6 = 0 : ∆ = b2 − 4ac = (−5)2 − 4(1)(6) = 25 − 24 =√ 1.
−b − ∆ 5−1
Comme ∆ > 0, l’équation admet deux solutions : x1 = = = 2 et x2 =
√ 2a 2
−b + ∆ 5+1
= = 3.
2a 2
S = {2; 3} .
b)x2 − 5x + 6 < 0 : Le polynôme p(x) = x2 − 5x + 6 admet deux racine x1 = 2 et x2 = 3.
Tableau de signe

S=]2 ;3[.
Exercice d’application. Résoudre dans R les équations et inéquations suivantes :
a) 2x2 + 5x = 0 ; b)x2 + x + 2 = 0 ; c) 2x2 + 5x ≤ 0 ; d)x2 − 2x + 1 ≥ 0 ; e) 4x2 − 16 > 0 ; f)
−x2 + x − 1 = 0.

III. Systèmes linéaires dans R2 et dans R3.


1. Systèmes linéaires dans R2

2 2x + 3y = 5
Activité : Résoudre dansR le système :
3x + 2y = 5

Résolution par la méthode de Cramer.



ax + by = c
Pour résoudre un système sous la forme On peut :
a0 x + b 0 y = c0

a b
• Calculer le discriminant du système : ∆ = 0 0 = ab0 − a0 b
a b

3

c b
• Calculer le discriminant suivant x : ∆x = 0 0 = cb0 − c0 b et le discriminant suivant
c b

a c
y : ∆y = 0 0 = ac0 − a0 c
a c
∆x ∆y
a) Si ∆ 6= 0, alors le système admet une unique solution donnée par x = et y = et
∆ ∆
donc S = {(x, y)}.
b) Si ∆ = 0 et (∆x 6= 0 ou ∆y 6= 0) alors les système n’admet pas de solution ; donc S = ∅.
c) Si ∆ = 0 et ∆x = 0 et ∆y = 0 alors le système admet une infinité de solution. S =
{(x, y) ∈ R2 : ax + by = c}.

2 x + 3y = 5
Exemple : Résoudre dans R le système :
3x + y = 7

1 3 5 3
On a : ∆ = = 1 − 9 = −8 6= 0. ∆x = = 5 − 21 = −16 ;
3 1 7 1

1 5
∆y = = 7 − 15 = −8.
3 7
∆x −16 ∆y −8
Ainsi, x = = = 2 et y = = = 1. d’où S = {(2, 1)}.
∆ −8 ∆ −8
Exercices d’applications. Résoudre dans R chacun des systèmes

2. Systèmes linéaires dans R3


2.1 Définition
3
 Un système linéaire dans R est tout système pouvant se mettre sous la forme :
 ax + by + cz = d
a x + b0 y + c 0 z = d 0
0
où x, y et z sont des inconnus.

a”x + b”y + c”z = d”
Résoudre un tel système revient à déterminer les valeurs de x, yetz.

2.1 Méthode par substitution



 x + y + z = 2 (1)
Activité : Résoudre dans R3 le système : 2x + y − z = 5 (2)
−x + 2y + 3z = 0 (3)

dans (1), on a x = 2 − y − z (4).
on remplace x dans (2) et on a : 2(2 − y − z) + y − z = 5 ⇔ −y − 3z = 1(5)
on remplace x dans (3) et on a : −(2 − y − z) + 2y + 3z = 0 ⇔ 3y + 4z = 2 (6)

2 −y − 3z = 1
(5) et (6) donne le système de R : qui donne y = 2 et z = −1 puis on
3y + 4z = 2
remplace y et z dans (4) et obtient x = 2 − 2 + 1 = 1. D’où S = {(1, 2, −1)}.

4
2.2 Méthode du pivot de Gauss

 x + y − 2z = 7 (E1)
2
Activité : Résoudre dans R le système : 2x + y + z = 0 (E2)

3x + y + z = 8 (E3)
On Choisi un pivot (par exemple (E1)) puis on annule une variable dans (E2) et (E3) (par
exemple x).
On a donc : 2E1 − E2 ⇔ y − 5z = 14 (E2’)

 x + y − 2z = 7 (E1)
3E1 − E3 ⇔ 2y − 7y = 13 (E3’) le système devient y − 5z = 14 (E20 )
2y − 7z = 13 (E30 )

2E20 − E30 ⇔ −3z = 15 (E3")

 x + y − 2z = 7 (E1)
le système devient y − 5z = 14 (E20 )
−3z = 15 (E3”)

Ainsi E3" =⇒ z = −5.
En remplaçant z dans E20 on obtient y − 5(−5) = 14 =⇒ y = −11
En remplaçant z et y dans E1, on obtient x − 11 − 2(−5) = 7 =⇒ x = 8.
S = {(8, −11, −5)}
Exercice d’application
Résoudre dans R3 les systèmes :
 
 2x + 2y + z = 4  2x + 2y + z = 4
a) −2x + 3y + 2z = 2 b) −2x + 3y + 2z = 2
5x − 2y − 2z = 1 5x − 2y − 2z = 1
 

5
CHAPITRE 3 : LIMITES ET CONTINUITE

OBJECTIFS PEDAGOGIGUES
Dans ce chapitre, nous étudierons les notions de :
-limite finie ou infinie d'une fonction à l'infini.
-limite d'une fonction en un réel.
-limite de somme, produit, quotient et composés de fonctions.
Nous étudierons également la continuité d’une fonction en un point ou sur un intervalle, ainsi
que quelques propriétés qui en découlent.
I- LIMITE D’UNE FONCTION EN L’INFINIE
1-1) Limite finie à l'infini
Exemple :
1
La fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥−3 + 4 a pour limite 4 lorsque x tend vers +∞.
En effet, les valeurs de la fonction se resserrent autour de 4 dès que x est suffisamment grand.

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle ]𝑎 ; +∞[.
f a pour limite le réel 𝑙, quand x tend vers +∞ si f(x) est aussi proche de 𝑙, à condition de
prendre x suffisamment grand.
On note alors lim 𝑓(𝑥) = 𝑙.
𝑥→+∞
Conséquences
Lorsque x tend vers +∞, la courbe de la fonction f se rapproche de plus en plus de la droite D
d'équation 𝑦 = 𝑙
On dit alors que D est une asymptote horizontale à la courbe de f au voisinage de +∞.
Remarque :
Lorsque x tend vers +∞, la courbe de la fonction "se rapproche" de son asymptote.
𝑥+4 3𝑥−5 3
Exemples : Conjecturer par calcul que lim = 1 et lim =2
𝑥→+∞ 𝑥−6 𝑥→+∞ 2𝑥−6

1-2) Limite infinie en l’infinie

Exemple : La fonction définie par 𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 a pour limite +∞ lorsque x tend vers +∞.
En effet, les valeurs de la fonction deviennent aussi grandes que l'on souhaite dès que x est
suffisamment grand.

Définition

Soit f une fonction définie sur un intervalle ]𝑎; +∞[.

Dire que f a pour limite +∞ quand x tend vers +∞ signifie que f(x) devient de plus en plus
grand dès que x est suffisamment grand.
On note alors lim 𝑓(𝑥) = +∞.
𝑥→+∞

Exemple lim 2𝑥 = +∞. lim 𝑥 2 = +∞. lim 𝑥 2 = +∞. lim 𝑥 3 = −∞.


𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞

1-3) Sans limites


Toutes les fonctions n'admettent pas nécessairement une limite lorsque x tend vers +∞. C'est
le cas par exemple le cas avec les fonctions sinus et cosinus

Lorsque x s'en va vers +∞, sinus et cosinus hésitent quant à l'attitude à adopter. Oscillant à
jamais, ils n'ont aucune limite finie ou infinie...
II. LIMITE D’UNE FONCTION EN UN REEL
2-1) Limite infinie en un réel
Exemple :
La fonction représentée ci-dessous a pour limite +∞ lorsque x tend vers 𝐴
En effet, les valeurs de la fonction deviennent aussi grandes que l'on souhaite dès que x est
suffisamment proche de A.

Définition
Dire que la limite de f en 𝛼 est +∞ signifie que f(x) devient de plus en plus grand dès que x est
suffisamment proche de 𝛼. On note alors lim 𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→α

Conséquences
Lorsque x tend α, la courbe de la fonction f se rapproche de plus en plus de la droite D
d'équation x = α.
On dit alors que D est une asymptote verticale à la courbe de f au voisinage de α

Limite à gauche et limite à droite

Certaines fonctions admettent des limites différentes en un réel A selon x > A ou x < A.
1
Considérons la fonction inverse définie sur ] −∞; 0 [ u] 0 ; +∞[ par , f(x)= 𝑥
Lorsque x se rapproche de 0 par la gauche ou par valeurs inférieures, f(x) tend vers −∞
On dit alors que la limite à gauche de f(x) en 0 est égale à −∞. Ce que l'on résume par :
lim 𝑓(𝑥) = lim− 𝑓(𝑥) = −∞
𝑥→0 𝑥→0
𝑥<0

Lorsque x se rapproche de 0 par la droite ou par valeurs supérieures, f(x) tend vers +∞.
On dit alors que la limite à droite de f(x) en 0 est égale à +∞. Ce que l'on résume par :
lim 𝑓(𝑥) = lim+ 𝑓(𝑥) = +∞
𝑥→0 𝑥→0
𝑥>0

La fonction inverse n'admet pas de limite en 0 car elle a :


une limite à gauche de 0 qui vaut −∞ et une limite à droite de 0 qui vaut +∞.

II-2) Limite finie en un réel

On considère la fonction 𝑔(𝑥) = 𝑥 3 . Calculer g(2) et conclure.

Propriété Lorsqu’une fonction admet une limite en un point, cette limite est unique.

III. LIMITES DES FONCTIONS DE REFERENCE

Fonctions Ensemble de Limites Limite en 0 Limites en


définition en +∞
−∞

𝑥 ]−∞; +∞[ −∞ 0 +∞
𝑥2 ]−∞; +∞[ +∞ 0 +∞
𝑥3 ]−∞; +∞[ −∞ 0 +∞
1 ]−∞; 0[𝑈]0; +∞[ 0 1 0
lim− = −∞
𝑥 𝑥→0 𝑥
1
lim+ = +∞
𝑥→0 𝑥
√𝑥 [0; +∞[ 0 +∞
Cos(x) ]−∞; +∞[ N’existe 0 N’existe pas
Sin(x) pas 1
IV. OPERATIONS SUR LES LIMITES

Nous allons utiliser plusieurs techniques pour calculer des limites, mais certaines opérations
∞ 0
seront interdites car aboutissant à des formes indéterminées (du type +∞ − ∞; 0x∞; et 0)

a) Somme de limites

Limite de g Exemples :
Limite de f Limite de f+g

l l’ l+l’

l +∞ +∞

l −∞ −∞

+∞ +∞ +∞

−∞ −∞ −∞

+∞ −∞ Indéterminée

b) Produit des limites

Limite de f Limite de Limite de fxg

l l’ l x l’

l ∞ ∞

∞ ∞ ∞

0 ∞ indéterminée

c) Limite du quotient de deux fonctions

Par rapport à multiplication, la division ajoute le fait qu'on ne peut pas diviser par 0.
Limite de f Limite de g Limite de f/g

l l' l/l’

l ∞ 0

∞ l’ ∞

∞ ∞ indéterminée

L 0 ∞

∞ 0 ∞

0 0 indéterminée

d) Limite d'une fonction composée


Théorème : Soit f et g deux fonctions. a, l et l’ trois réels éventuellement égaux à ±∞
-lim 𝑓(𝑥) = 𝑙
𝑥→𝑎
-lim𝑔(𝑥) = 𝑙′ Alors lim 𝑔(𝑓(𝑥)) = 𝑙′
𝑥→𝑙 𝑥→𝛼
3 1
Exemple : Calculer lim √𝑥 + 7 et lim sin(𝑥)
𝑥→+∞ 𝑥→+∞

V. METHODES DE CALCUL
Les opérations sur les limites ne permettent pas toujours de déterminer la limite d'une
fonction. Il faut alors changer de chemin et modifier l'écriture de cette fonction... afin de
pouvoir les appliquer !

a) Limite d’un polynôme et d’une fraction rationnelle


Propriétés
- A l’infini, un polynôme a même limite que son monôme de plus haut degré.
- A l’infini, une fonction rationnelle a les mêmes limites que le quotient des monômes de
plus haut degré du numérateur et du dénominateur.
Exemples :

b) Théorème des gendarmes.

Théorème des gendarmes :


Soit f, g, et h trois fonctions

On suppose que pour x assez grand, on a : g(x) ≤f(x) ≤h(x)

Si les fonctions g et h ont la même limite L en l’infini, la fonction f à l’infini est aussi égale à L

𝑠𝑖𝑛𝑥
Exemple : Soit 𝑓(𝑥) = définie sur ]0; +∞[.
𝑥

VI. CONTINUITE

a) Définition de la continuité
Dire qu’une fonction f, définie sur un intervalle I contenant a est continue signifie que
lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎).
𝑥→𝑎

La fonction est continue sur I signifie qu’elle est continue en tout point de I.
Graphiquement, cela signifie que sa représentation graphique ne présente aucun point de
rupture : on peut la tracer sans lever le crayon.

Exemples :
i) La fonction partie entière, notée E est définie par :
E(x) est le plus grand entier relatif inférieur ou égal à x.
Par exemple, E(2,3) = 2 ; E(2) = 2 ; E(2,9999)= 2
Cette fonction est continue sur [ 1 ; 2 [ et [ 2 ; 3 [,
mais elle n’est pas continue sur [ 1 ; 3 [.
ii) La fonction valeur absolue est continue sur IR, malgré l’angle en 0.

Théorème :
· Toute fonction polynôme est continue sur IR ,
· Toute fonction rationnelle est continue sur chaque intervalle de son ensemble de définition,
· La fonction 𝑥 → √𝑥 est continue sur [ 0 ; + ∞ [.
· Les fonction sinus(x) et cosinus(x) sont continues sur IR

b) Théorème des valeurs intermédiaires


Théorème des valeurs intermédiaires :

Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I, soit a et b deux réels appartenant à I.

Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), il existe au moins un réel c compris entre a et b tel

que : f(c) = k
CHAPITRE 4 : DERIVEE ET PRIMITIVES

A// : DERIVEE
I- NOMBRE DERIVEE D’UNE FONCTION EN a
1- Définition
Soit f une fonction numérique et a un nombre réel appartenant à l’ensemble de
défnition de f On dit que la fonction f est dériaable en a si la fonction h↦
f ( a+ h )−f (a)
admet une limite L en a
h
Cette limite fnie L est appelée nombre dériaé de f en a et notée f’(a)
f ( x )−f (a) f ( a+ h )−f (a)
Remarque : En posant h= x-a, on a : = on a ainsi :
x −a h
f ( x ) −f ( a)
f’(x)=lim a
x→ x−a

2- Propriété
Si f est dériaable en x0, alors (C) admet une tangente (T) en A, dont le coefcient
directeur est f’(a) Cette tangente a pour équation : (T)= f’(a)(x-a)+f(a)

Exemple : Dans chacun des cas suiaants, déterminer le nombre dériaé, puis écrire
une équation de la tangente à (Cf) au point d’abscisse x0

x−1
a) f(x)= x2-2x+1 ; x0= -1 ; b) f(x)= ; x0= 0
x+3

II- FONCTIONS DERIVEES


1- Définition
Soit f une fonction numérique et I un interaalle de ℝ On dit que f est dériaable sur I
lorsque f est dériaable en tout point de I

Propriété : Soit f une fonction numérique et I un interaalle de ℝ Si f est dériaable


sur I, alors f est continue sur I

2- Dérivées des fonctions usuelles.

Fonction f Fonction Ensemble de


dériaée dériaabilité
f(x)= a (a Є ℝ) f’(x)= 0 ℝ
f(x)= x f’(x)= 1 ℝ
f(x)= xn (n Є N) f’(x)= nxn-1 ℝ
1 1 ℝ*
f(x)= f’(x)= -
x x2
f(x)= √ x 1 ℝ+
f’(x)=
2√ x
3- Dérivée et opérations sur les fonctions

Fonction Fonction
dériaée
U+V U’+V’
kU (k Є ℝ) kU’
UV U’V+UV’
1 U'
-
U U2
U U ' V −UV '
V V2

4- Exercice d’application
Déterminer la dériaée de la fonction f dans chacun des cas suiaants :

x+ 1
a) f(x)= 3x2-4x+5 ; b) f(x)= (3x+2)4 ; c) f(x)= ; d) f(x)= √ x 3−x+ 2
x−1

III- Dérivée et sens de variation


1-Propriétés Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I
- Si f’ est positiae sur I, alors f est croissante sur I
- Si f’ est négatiae sur I, alors f est décroissante sur I
- Si f’ est nulle sur I, alors f est constante sur I

2- Exercice d’application
Dans chacun des cas suiaants : Déterminer la dériaée de f ; étudier son signe et
dresser son tableau de aariation
2
x−3 x −x+2
a) f(x)= x2+4x-5 ; b) f(x)= ; c) f(x)=
2 x +1 x−2

B// : PRIMITIVES
1- Définition
Soit f une fonction défnie sur un interaalle I On appelle primitiae de f sur I, toute
fonction F dériaable sur I telle que F’= f
Exemple : Soit f la fonction défnie sur ℝ par f(x)= 2x+3 La fonction F défnie sur ℝ
par F(x)=x2+3x+2 est une primitiae de f sur ℝ car F’(x)= f(x)
2- propriétés
• Si F est une primitiae de f sur I, alors l’ensemble des primitiaes de f sur I est
l’ensemble des fonctions G G= F+k (k Є ℝ) ⟺ F’= G’= f

• Soit f une fonction défnie sur un interaalle I et admettant des primitiaes sur I
x0 un réel de I et y0 un réel donne Il existe une unique primitiae de f sur I prenant la
aaleur y0 en x0 On a : F(x0)= y0
Exemple : Trouae la primitiae sur ℝ de la fonction f(x)= 2x+3 qui prend la aaleur 1
pour x=1 • Toute fonction continue sur un interaalle I
admet des primitiaes sur I

3- Primitives des fonctions usuelles

Fonction Primitiaes Sur l’ensemble


f(x)= 0 F(x)= k ℝ
f(x)= a (a Є ℝ) F(x)= ax+k ℝ
f(x)= x 1 ℝ
F(x)= x2+k
2
f(x)= xn (n Є N ) 1 n+1 ℝ
F(x)= x +k
n+1
1 1 ℝ*
f(x)= F(x)= - +k
x2 x
1 F(x)= 2√ x +k ]0 ; ∞ [
f(x)=
√x
4- Primitives et opérations sur les fonctions

Soit U et V deux fonctions défnies et dériaables sur I

Fonctions Primitiaes
kU’ kU
U’+ V’ U+V
U’Un ; (n ЄN∗¿) 1
Un+1
n+1
U' 1 1
n (n ЄN−¿)) - n−1 n−1
U U
U' 2√ U
√U

5- Exercice d’applications :
Déterminer une primitiae de chacune des fonctions suiaantes :

5
f(x)= 3x ; g(x)= 5x3-3x+2 ; h(x)= 4(2x-7)2 ; i(x)= ;
(5 x+3)2
4
x −x +1 2 x−1
l(x)= ; m(x)=
x4 √ x 2−x +1
Chapitre : ETUDE DE FONCTIONS

Objectifs :

- Rappeler les généralités sur les fonctions


- Savoir étudier et représenter les fonctions de types ↦ + + , ↦ et ↦

I- Quelques généralités

1. Asymptotes

Soit une fonction numérique et sa courbe représentative dans un repère orthonogonal ( , ; ). Soit et deux
réels.

- Si lim → ( ) = ∞ alors la droite d’équation = est asymptote verticale à .


- Si lim → ( ) = (respectivement lim → ( ) = ) alors la droite d’équation = est asymptote
horizontale à en −∞ ( respectivement en +∞ ).
- Si lim → [ ( ) − ( + )] = 0 (respectivement lim → [ ( ) − ( + )] = 0) alors la droite d’équation
= + est asymptote oblique à en −∞ ( respectivement en +∞ ).

2. Eléments de symétrie

Soit une fonction numérique, son domaine de définition et sa courbe représentative dans un repère
orthonogonal ( , ; ). Soit et deux réels.

- La droite d’équation = est un axe de symétrie de si et seulement si ∀ ∈ , 2 − ∈ et


(2 − ) = ( ) ou bien ∀ ∈ , − ∈ , + ∈ et ( − ) = ( + ).
- Le pont est un centre de symétrie de si et seulement si ∀ ∈ ,2 − ∈ et
(2 − ) + ( ) = 2 ou bien ∀ ∈ , − ∈ , + ∈ et ( − ) + ( + ) = 2 .

3. Parité

Soit une fonction numérique, son domaine de définition et sa courbe représentative dans un repère
orthonogonal ( , ; ).

- est dite paire si et seulement si ∀ ∈ , − ∈ et (− ) = ( ).


- est dite impaire si et seulement si ∀ ∈ , − ∈ et (− ) = − ( ).

Remarque : Dans le repère orthonogonal ( , ; ), la courbe la courbe d’une fonction paire est symétrique par rapport
l’axe des ordonnées et celle d’une fonction impaire est symétrique par rapport à l’origine du repère.

Propriété : Si le domaine de définition d’une fonction n’est pas symétrique par rapport à l’origine du repère alors cette
fonction n’est ni paire, ni impaire.
II- Plan d’étude d’une fonction

1. Etude des variations


- Ressortir le domaine de définition sous forme d’intervalle ou sous forme de réunion d’intervalles ;
- Calculer les limites aux bornes du domaine de définition ;
- Ressortir le domaine de continuité ;
- Ressortir le domaine de dérivabilité, calculer la dérivée, étudier son signe et dresser le tableau de variation.

2. Construction de la courbe
- Choisir un repère si l’énoncé ne le précise pas ;
- Déterminer les coordonnées de certains points particuliers de la courbe (Points de d’intersection de la courbe
avec les axes du repère, extremums relatifs,…) ;
- Déterminer les équations des éventuelles asymptotes à la courbe ;
- Tracer la courbe en se servant si possible d’un tableau de valeur.

3. Propriétés géométriques de la courbe

Vérifier si la courbe admet un axe de symétrie, ou un centre de symétrie.

III- Exemples d’études de fonctions

1. Fonctions du type ↦ + + , avec ≠

Exemple :
On considère la fonction définie sur ℝ par ( ) = − + 4 − 1. On désigne par la courbe
représentative de dans un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.
a) Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites de au bornes de ce domaine.
b) Etudier les variations de et dresser son tableau de variation.
c) Montrer que la droite d’équation = 2 est axe de symétrie de .
d) Tracer dans le repère (O, I, J).
e) Déterminer une équation de la tangente à au point d’abscisse −1.
f) Résoudre graphiquement l’équation ( ) = −1 et l’inéquation ( ) ≤ −1.

2. Fonctions du type ↦ , avec − ≠

Exemple :
On considère la fonction définie sue ℝ par ( ) = . On désigne par la courbe
représentative de dans un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.
a) Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites de au bornes de ce domaine.
b) Etudier les variations de et dresser son tableau de variation.
c) Montrer que le point est le centre de symétrie de .
g) Construire dans le repère (O, I, J).
3. Fonctions du type ↦ , avec ≠

Exemple 1 :
On considère la fonction définie sur ℝ par ( ) = . On désigne par la courbe
représentative de dans un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.
d) Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites de au bornes de ce domaine.
e) Etudier les variations de et dresser son tableau de variation.
f) Déterminer les réels , et tels que ∀ ≠ 2, on ait ( ) = + + .
g) Montrer que la droite ( ) d’équation = + est asymptote oblique à .
h) Etudier les positions relatives de par rapport à ( ).
h) Construire et ( ) dans le repère (O, I, J).

Exemple 2 :
On considère la fonction dont le tableau de variation est le suivant :
−∞ −2 −1 0 +∞
’( ) + − − +
0 +∞ +∞
( )

−∞ −∞ 4

1. Déterminer le domaine de définition de puis calculer les limites aux bornes de ce domaine
2. On suppose que ( ) = + + où , , ∈ ℝ.
a) Déterminer , .
b) Montrer ( ): = + 3 est asymptote à .
c) Etudier la position relative de par rapport à ( ).
3. Montrer que est le centre de symétrie de .
4. Tracer soigneusement .
5. Tracer dans le même repère la courbe de la fonction de la fonction définie par ( ) = | ( )|.
Chapitre 6 : Fonction Logarithme Népérien

I- Définition, premières propriétés et étude


1- Définition

La fonction logarithme népérien, notée « ln » est la primitive définie sur ]0,+∞[ et s’annulant
1
pour x =1 de la fonction
𝑥

2- Conséquences (directement liées à la définition)


La fonction logarithme népérien est définie sur ]0,+∞[ ;
ln1=0 ;
𝟏
ln est dérivable sur ]0,+∞[, et pour tour réel x de ]0,+∞[, on a 𝒍𝒏′ (𝒙) =
𝒙
la fonction ln est strictement croissante sur ]0,+∞[. Il découle :
o Pour tout réel x de ]0,1[, on a ln 𝑥 < 0
o Pour tout réel x de ]1,+∞[. on a ln 𝑥 > 0
o Pour tous réels x et y de ]0,+∞[. on a 𝐥𝐧 𝒙 = 𝒍𝒏 𝒚 équivaut à 𝒙 = 𝒚
o Pour tous réels x et y de ]0,+∞[. on a 𝐥𝐧 𝒙 > 𝒍𝒏 𝒚 équivaut à 𝒙 > 𝒚
3- Propriété fondamentale : logarithme népérien d’un produit

Pour tous réels x et y de ]0,+∞[ : 𝒍𝒏(𝒙𝒚) = 𝒍𝒏𝒙 + 𝒍𝒏𝒚


Conséquences :
𝟏
o Pour tous réels x et y de ]0,+∞[ : 𝒍𝒏 ( ) = − 𝒍𝒏𝒙
𝒙
𝒙
o Pour tous réels x et y de ]0,+∞[ : 𝒍𝒏 ( ) = 𝒍𝒏𝒙 − 𝒍𝒏𝒚
𝒚
o Pour tous réels x et y de ]0,+∞[ et tout entier relatif n, on a : 𝒍𝒏(𝒙𝒏 ) = 𝒏𝒍𝒏𝒙
𝟏
o Pour tous réels x et y de ]0,+∞[ : 𝑙𝒏(√𝒙) = 𝒍𝒏𝒙
𝟐

Exemples :

o 𝑙𝑛(4) = ln(22 ) = 2𝑙𝑛2


𝑥+1
o Pour tout 𝑥 > 1 𝑙𝑛 ( ) = ln(𝑥 + 1) − ln(𝑥 − 1)
𝑥−1
4- Etude de la fonction logarithme népérien
a. Continuité
ln est continue sur son ensemble de définition car elle y est dérivable (par définition).
b. Limites aux bornes de l’ensemble de définition

𝐥𝐢𝐦 𝒍𝒏𝒙 = −∞ 𝐥𝐢𝐦 𝒍𝒏𝒙 = +∞


𝒙→𝟎+ 𝒙→+∞

c. Dérivée et sens de variation


𝟏
ln est dérivable sur ]0,+∞[ et 𝒍𝒏′(𝒙) =
𝒙
𝟏
Comme > 𝟎, 𝒍𝒏 est strictement croissante sur ]0,+∞[
𝒙

d. Tableau de variation et courbe représentative

1
e

5- Equation et inéquations avec ln


a. L’équation ln x = m
i. Définition

Il existe un unique réel strictement positif, noté « e » et appelé « base du logarithme


népérien », tel que : 𝐥𝐧 𝒆 = 𝟏

Remarques :

• Une valeur approchée de e à 10−3 près est : 2,718 ;

• Le point 𝑀𝑒 (𝑒, 1) est le seul point de la courbe représentative du graphe du


𝑥
logarithme népérien où la tangente passe par l’origine (son équation est 𝑦 = )
𝑒

ii. L’équation 𝐥𝐧 𝒙 = 𝒎

Pour tout réel m, on note «𝑒 𝑚 » (que l’on lit « e exposant m » ou « exponentielle m » - à voir
dans le cours sur la fonction exponentielle) l’unique solution de l’équation 𝐥𝐧 𝒙 = 𝒎.

Pour tout réel x, on a donc l’égalité suivante: 𝐥𝐧(𝒆𝒙 ) =𝒙


b. Exemple de résolution

Résoudre dans IR l’équation et l’inéquation suivantes :

a) (E) ln(2x+1) = ln(x+3)

b) (I) ln(2x-2) ≤ ln(x+1)

Solution a)
Ensemble de validité
1
2𝑥 + 1 > 0 𝑥>− 𝟏
L’équation (E) a un sens si {
𝑥+3>0
⇔{ 2 et donc si 𝒙 ∈ ] − ; +∞[
𝑥 > −3 𝟐

Résolution

ln(2x+1) = ln(x+3) ⇔ 2x+1 = x+3 soit x=2,


1
Comme 2 ∈ ] − ; +∞[, alors S={2}
2

Solution b)
Ensemble de validité
𝑥+1 >0 𝑥 > −1
L’inéquation (I) a un sens si et seulement { ⇔{ et donc si 𝒙 ∈ ]𝟏; +∞[
2𝑥 − 2 > 0 𝑥>1

2
Résolution

ln(2x-2) ≤ln(x+1) ⇔ 2x-2 ≤ x+1 soit x ≤ 3, d’où l’ensemble solution est S=]1 ;3]

Exercices p. 73 (Majors en Mathématiques Tles A-SES)

II- Limites, dérivée et primitives


1- Limites
a. Limites fondamentales
𝑙𝑛𝑥
lim ( ) =0 lim 𝑥𝑙𝑛𝑥 = 0
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞

b. Autres limites

Soit a est un réel ou +∞ ou −∞

Si lim 𝑈(𝑥) = 0 alors lim ln(𝑈(𝑥)) = −∞


𝑥→a 𝑥→a
Si lim 𝑈(𝑥) = +∞ alors lim ln(𝑈(𝑥)) = +∞
𝑥→a 𝑥→a

Exemples

lim ln(𝑥 + 1) = −∞ car lim + 𝑥 + 1 = 0


𝑥→−1+ 𝑥→−1

2- Dérivée de la fonction de la forme ln◦u

Propriété : Si u est une fonction dérivable et positive sur un intervalle I, alors ln(u) est dérivable sur
𝑢′
I, et (ln(𝑢))′ =
𝑢

Exemples :
2𝑥 + 1
𝑓(𝑥) = ln(𝑥 2 + 𝑥 − 5) → 𝑓 ′(𝑥) =
𝑥2 +𝑥−5
1
𝑓(𝑥) = ln(1 − 𝑥) → 𝑓 ′(𝑥) =
𝑥−1
𝒖′
3- Primitive d’une fonction de la forme
𝒖

𝑢′
Propriété : Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I sur lequel u ne s’annule pas, alors,
𝑢
admet pour primitive sur I, ln|𝑢| + 𝑘, 𝑜ù 𝑘 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒.

Exemples :
2𝑥
𝑓(𝑥) = → 𝑓 ′(𝑥) = ln(𝑥 2 + 1) + 𝑘, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 𝟄 𝑰𝑹
𝑥2 +1
−1
𝑓 ′(𝑥) = → 𝑓(𝑥) = ln |3 − 𝑥| + 𝑘, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 𝟄 𝑰𝑹
3−𝑥
III- Exemples d’étude de fonction comportant ln

Exemple : Etudions la fonction définie par f(x)=ln(4-x)

a) Ensemble de définition

f(x) existe si et seulement si 4-x > 0 ⇔ x < 4 d’où D f=] − ∞; 4[

3
b) Limite
 Comme lim 4 − 𝑥 = +∞ alors lim ln( 4 − 𝑥) = +∞
𝑥→−∞ 𝑥→−∞
 Comme lim− 4 − 𝑥 = 0 alors lim− ln( 4 − 𝑥) = −∞, donc la droite d’équation x=4 est A.V à (Cf)
𝑥→4 𝑥→4
c) Dérivabilité

La fonction 𝑥 → (4 − 𝑥) est dérivable et positive sur ] − ∞; 4[ car c’est une fonction polynôme, ainsi
donc la fonction 𝑥 → 𝑙𝑛(4 − 𝑥) est dérivable sur ] − ∞; 4[

d) Dérivée
(4−𝑥)′ 1
Pour tout x de ] − ∞; 4[ on a 𝑓 ′ (𝑥) = =−
4−𝑥 4−𝑥

e) Signe de la dérivée

Pour tout réel x de ] − ∞; 4[ , 𝑓 ′(𝑥) < 0 donc f est strictement décroissante sur ] − ∞; 4[

f) Tableau de variation

x −∞ 4
f’(x) -

+∞

f(x)

−∞

g) Courbe représentative

(Cf)

Exercice : Etudier et représenter graphiquement la fonction g(x)=ln(3x-2)

4
Chap7 : FONCTIONS EXPONENTIELLES
NÉPÉRIENNES
Savoirs et savoir-faire

– Définir la fonction exponentielle népérienne.


– Utiliser les propriéetes fondameentales des fonctions exponentielles pour écrire simplement une
expression ccomportant exp.
– Résoudre les équations, inéquations et systèmes d’équations comportant exp.
– Étudier les fonctions exponentielles.
1. Définitions et propriétés
(a) Définition 1
Soit E et F deux ensembles non vides, f une application définie de E vers F et g une appli-
cation de F vers E .
L’application f est dite bijective l orsque pour tout y de F , l’éqution f (x) = y admet une
unique solution dans E .
Si l’application g de F vers E est telle que pour tout y ∈ F ; g (y) = x et f (x) = y, alors g est la
−1
( de l’application f (notée f .
réciproque
E →F F →E
On a f : et g : .
x 7→ y = f (x) y 7→ x = g (y)
(b) Définition 2
La bijection réciproque de la fonction logarithme népérienne est appelée exponentielle né-
périenne notée exp(x) ou e x définie
p
sur R et se lit exponentielle(x).
−2 0
Exemples : e ' 0, 13 ; e = 1 ; e ' 4, 1 ; e 5 ' 148, 41.
2

(c) Conséquences
– La fonction exponentielle est définie pour tout x ∈ R.
– Pour tout réel x, on a e x > 0.
– Pour tout réel x, e x = y ⇔ x = l n y avec y > 0.
– La fonction exponentielle est une bijection strictement croissante.
(d) Propriétés
Soient a et b deux nombres réels :
– ∀a ∈ R, e a > 0.
– l n(e a ) = a.
– Si a > 0, alors e l na = a.
a
– e a+b = e a × e b ; e a−b = ee b et e −a = e1a .
– (e a )n = e a×n avec n ∈ N.
Exercice : Écrire plus simplement les expressions suivantes :
5 12
e −a × e a = · · · ; e 2l n3+ 2 = · · · ; ee 2 + (e 5 )2 = · · · .
2. Équations et inéquations en exp
(a) Équations en exp
i. Équations du type e x = a avec a ∈ R.  
– Si a ≤ 0, alors l’équation e x = a n’admet pas de solution. Donc S = ; 
– Si a > 0, alors l’équation e x = a admet une seule solution. Ainsi, on a

e x = a ⇒ l ne x = l na
 
⇒ x = l na Donc S={lna} 


Fonctions exponemtielles népériennes, Classe : T l e A 4 1/4 ©Année scolaire 2018/2019


Activité
Résoudre dans R les équations suivantes :
p
e x = −3 ; e x = 4 ; e 2x = 2 ; e 3x−5 = 23 ; e 3x−1 − 5 = 0 ; (e x − 1)(e −x + 1) = 0.
Solution
ii. Équations du type ae 2x + be x + c = 0 avec a 6= 0
En géneral, pour résoudre une telle équation, on pose X = e x avec X > 0.
Activité
Résoudre dans R les équations suivantes :
e 2x − 7e x + 12 = 0 ; e 2x − 2e x − 3 = 0 ; e 2x + e x + 1 = 0 ; e 2x + 5e x + 6 = 0.
Solution
(b) Inéquations en exp
Activité
Résoudre dans R les inéquations suivantes :
e x − 1 < 0 ; e x+1 − 3 > 0 ; e 2x − 7e x + 12 ≤ 0 ; e 2x − 2e x − 3 ≥ 0
Solution

3. Système d’équations en exp


Activité
Résoudre( dans R2 ou dans ( R3 les systèmes d’équations ( suivants : (
4e x − 3e y = 9 4e 2x+1 − e −y = 2 e 2x − 7e y+1 = −10 e x = e 1−y
(S 1 ) : (S 2 ) : (S 3 ) : (S 4 ) :
2e x + e y = 7 −e 2x+1 + 2e −y = −3 x−y =1 l nx + l n y = −l n6

x y z
 2e − 3e + e = −4

(S 5 ) : 3e x − 2e y − e z = −1
 x
e + ey + ez = 3

Solution
4. Études des fonctions exponentielles

(a) Limites classiques


i.
lim e x = 0 et lim e x = +∞
x→−∞ x→+∞

ii.
lim xe x = 0 et lim xe x = +∞
x→−∞ x→+∞

iii.
ex
lim = +∞
x→+∞ x

iv.
ex − 1
lim =1
x→0 x
Application : Calculer les limites de chacune des fonctions suivantes en −∞ et en +∞ :
f (x) = (x + 1)e x ; f (x) = x 2 e −x ; f (x) = 2x+3
ex
.
Solution
(b) Fonction dérivée
i. Définition
Si la fonction U est dérivable sur un intervalle I , alors la fonction e U est dérivable sur U
et pour tout x de I , (e U (x) )0 = U 0 (x) × e U (x) .

Fonctions exponemtielles népériennes, Classe : T l e A 4 2/4 ©Année scolaire 2018/2019


ii. Application Déterminer les dérivées des fonctions suivantes :
2 3
−2x 2 +7
f (x) = e x g (x) = e −x−1 h(x) = e −x + 5 V (x) = e x U (x) = e 3−5x .
(c) Primitive des fonctions U 0 e U
i. Définition
Les primitives des fonctions de la forme U 0 e U sont les fonctions e U + K où K ∈ R.
ii. Application Déterminer une primitive sur R des fonctions suivantes :
2
a) f (x) = −e −x b) f (x) = xe x c) f (x) = e 2x d) f (x) = e 2−x + 1 e) f (x) = e −x .
(d) Études des variations de quelques fonctions
i. Activité
Étudions les variations des fonctions suivantes :
f (x) = x + e x g (x) = (x + 1)e x h(x) = 2x + e 1−x k(x) = e 3x − 2e x .
ii. Solution
A. Étude de f (x)
 
– Ensemble de dédinition de la fonction f : D f =] − ∞; +∞[ .
 
– Calcul des limites aux bornes de la fonction f

lim f (x) = lim (x + e x )


x→−∞ x→−∞
= −∞ C ar lim x = −∞ et lim e x = 0.
x→−∞ x→−∞

lim f (x) = lim (x + e x )


x→+∞ x→+∞
= +∞ C ar lim x = +∞ et lim e x = +∞.
x→+∞ x→+∞

La droite d’équation y = x est asymptote oblique en −∞, mais ne l’est pas en +∞

car lim [ f (x) − y] = lim [x + e x − x] = lim e x = 0 et par contre


x→−∞ x→−∞ x→−∞

lim [ f (x) − y] = lim [x + e x − x] = lim e x = +∞


x→+∞ x→+∞ x→+∞

– Tableau de variation de la fonction f


∀x ∈ D f , f 0 (x) = (x + e x )0 = 1 + e x .

f 0 (x) = 0 ⇒ 1 + e x = 0
⇒ e x = −1 (I mpossi bl e).

Ainsi ∀x ∈ D f , f 0 (x) > 0. Donc la fonction f est stictement croissante.

Fonctions exponemtielles népériennes, Classe : T l e A 4 3/4 ©Année scolaire 2018/2019


– Tracé de la courbe (C f )

B. Étude de g (x)

Fonctions exponemtielles népériennes, Classe : T l e A 4 4/4 ©Année scolaire 2018/2019


Chapitre ® STATISTIQUES

Leçon 1 : GÉNÉRALITÉS
Objectif
- Maitriser les vocables statistiques et les appliquer

1. Le vocabulaire utilisé en statistique

➢ Définition 1
o L’ensemble sur lequel on travaille en statistique est appelé population.
o Si cet ensemble (la population étudiée) est trop vaste, on en restreint l’étude
à une partie appelée échantillon.
o Un élément de cet ensemble (la population ou l’échantillon étudié) est appelé
individu.

➢ Définition 2
o La particularité commune que l’on étudie sur une population donnée est
appelée caractère.
o Les valeurs prises par le caractère étudié sont aussi appelées les modalités.

 Remarque 1 :
Lorsque les modalités sont des nombres isolés, il s’agit d’un caractère
quantitatif discret. Dans ce cas, on note ces nombres en général 𝑥0 , 𝑥1 , ….
❖ Exemples :
Le nombre de frère et sœur d’un élève de TleA du Lycée de Kolofata est un
caractère quantitatif discret. Il peut prendre les valeurs 0, 1, 2, 3, 4 ….
 Remarque 2 :
Lorsque les modalités sont des intervalles de ℝ, il s’agit d’un caractère quantitatif
continu.
Dans ce cas, on note ces intervalles en général [𝑎0 ; 𝑎1 [, [𝑎1 ; 𝑎2 [, … , [𝑎𝑝−1 ; 𝑎𝑝 [.
❖ Exemple :
La taille des élèves de TleA du Lycée de Kolofata est un caractère quantitatif
continu.
 Remarque 3 :
Lorsque les modalités ne sont pas des nombres ou des intervalles de ℝ, il
s’agit d’un caractère qualitatif.
❖ Exemple :
La couleur des yeux des filles de TleA est un caractère qualitatif
2. Cas particulier des caractères quantitatifs continus
Les modalités, notées en général [𝑎0 ; 𝑎1 [, [𝑎1 ; 𝑎2 [, … , [ 𝑎𝑝−1 ; 𝑎𝑝 [, sont encore
appelées "classes"
Étant donnée une classe [𝑎𝑘−1 ; 𝑎𝑘 [ , le nombre 𝛼𝑘 = 𝑎𝑘 – 𝑎𝑘−1 est appelé
amplitude de la classe
𝑎𝑘+1 + 𝑎𝑘
Étant donnée une classe [𝑎𝑘−1 ; 𝑎𝑘 [ le nombre 𝑐𝑘 = est appelé centre de la
2
classe
➢ Définition 3
o Le nombre d’individus (𝑛𝑘 ) d’une modalité est appelé effectif de cette
modalité.
o Le nombre total 𝑁 d’individus de la population est appelé effectif total.
𝑛
o Le rapport 𝑓𝑘 = 𝑘 est appelé fréquence
𝑁
 Remarque :
• 𝑓𝑘 est un nombre toujours compris entre 0 et 1.
• Souvent, les nombres 𝑓𝑘 s’expriment par un pourcentage.
• La somme des nombres 𝑓𝑘 est toujours égale à 1 ( ∑ 𝑓𝑘 = 1).
o Effectif cumulé croissant : somme de l’effectif considéré et des effectifs qui le
précèdent.
o Effectif cumulé décroissant : somme de l’effectif considéré et des effectifs qui
le suivent.

Exercice d’application
Le tableau ci-dessous donne les notes sur 20 obtenues à un devoir de
mathématiques, par les élèves d’une classe de TleA.

10 3 15 6 13 5 8 11 7 8,5 4,5
7 10 12 13 10 14 8 11 9 9 7
9 4 7 17 3 16 7 10 16,5 3 3,75
13 8 5 8 11 8 8 5 7,5 11 11,5
9 3 11 9 6 7 10 3 3,5 4 10,5

1) Combien de modalités compte cette série statistique ?


2) Regrouper ces notes dans quatre intervalles semi-fermés à gauche d’amplitude 5.
3) En remplaçant chaque intervalle par son centre compléter les lignes des effectifs,
des effectifs cumulés croissants et décroissants et celle des fréquences.

3. Représentations graphiques
a) Diagramme en bâtons
On l’utilise pour les séries à caractère discret. Pour celles qui utilisent un
repère cartésien :
▪ Sur l’axe des abscisses : valeurs du caractère ;
▪ Sur l’axe des ordonnées : valeurs des effectifs ou fréquences.
Principe : les hauteurs des différents bâtons sont proportionnelles aux
effectifs correspondants
b) Histogramme
On l’utilise pour les séries à caractère continu, lorsque les valeurs de la variable
sont reparties en classes.
Principe : les aires des différents rectangles sont proportionnelles aux effectifs
(aux fréquences) correspondants.

4. Caractéristiques de position et de dispersion


a) Caractéristiques de position
• Le mode
Le mode est la valeur du caractère qui correspond au plus grand effectif,
pour une suite à caractère discret (mode = dominante).
La classe modale est la classe qui correspond au plus grand effectif, pour
une série à caractère continu ;
Le mode est le centre de la classe modale
• La médiane
La médiane est la valeur du caractère qui partage la série en deux séries
partielles ayant le même effectif.
La médiane se détermine graphiquement à l’aide du point d’intersection du
polygone statistique des effectifs cumulés croissants et décroissants.
• Les quartiles
Les trois quartiles sont les trois valeurs du caractère qui partage la
population totale en quatre parties d’effectifs égaux
Le premier quartile 𝑄1 correspond à 25% de l’effectif total.
Le deuxième quartile 𝑄2 est égale à la médiane (50% de l’effectif total).
Le troisième quartile 𝑄3 correspond à 75% de l’effectif total.
L’intervalle interquartile est la différence entre les quartiles extrêmes ; il a
pour valeur 𝑄3 − 𝑄1 .
• Les déciles
𝐷1 , 𝐷2 , …, 𝐷9 ; chaque décile partage en dix partis égales l’effectif total.
L’intervalle interdécile est la différence entre les déciles extrêmes ; il a pour
valeur 𝐷9 − 𝐷1 .

b) Caractéristiques de dispersion
• Calcul de la moyenne d’une série distribuée en classes
Méthode :
On détermine le centre des classes (𝑐𝑘 ) ;
On effectue le produit 𝑛𝑘 𝑐𝑘 ;
On effectue le calcul 𝑁
𝑛1 𝑐1 + 𝑛2 𝑐2 + ⋯ + 𝑛𝑘 𝑐𝑘 1
̅=
𝒙 = ∑ 𝑛𝑘 𝑐𝑘
𝑁 𝑁
𝑘=1

• Étendue
L’étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur de la
série.
• Variance
La variance (ou fluctuation) est la moyenne arithmétique des carrés des
1
différences de chaque valeur avec la moyenne : 𝑉 = ∑𝑁 ̅ )2
𝑘=1 𝑛𝑘 (𝑐𝑘 − 𝑥
𝑁
Pour les calculs on utilise la formule :
𝑁
1
𝑽 == ∑ 𝑛𝑘 𝑐𝑘2 − 𝑥̅ 2
𝑁
𝑘=1

• Écart-type
L’écart-type σ est un nombre qui caractérise la dispersion des valeurs
autour de la moyenne. C’est la racine carrée de la variance : 𝑉 = 𝜎 2 ;
σ = √𝑉

Exercice d’application
Le dynamisme de de l’entreprise BUTRAF SARL se manifeste par u
renouvellement important de sa gamme de produits.
Un nouveau « porteur » doit enrichir cette ligne de produits. Le travail
auquel vous participez va permettre de le présenter aux vendeurs.
Une enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de distributeurs. Les
résultats apparaissent dans le tableau suivant.
Prix d’un porteur Nombre de porteurs
vendus
[50; 100[ 150
[100; 200[ 180
[200; 300[ 250
[300; 400[ 220
[400; 500[ 100

a) Calculer le prix moyen 𝑥̅ .


En déduire la variance 𝑉 et l’écart-type σ de cette série statistique.
b) Tracer le polygone des effectifs cumulés croissants.
Déduire du graphique le prix correspondant à un effectif cumulé de
croissant de 450 (le prix médian)
c) On prend 𝜎 = 118
1° Calculer 𝑥̅ − 𝜎 et 𝑥̅ + 𝜎
2° À l’aide du graphique établi à la question précédente, déterminer le
nombre de porteurs dont les prix sont compris entre [𝑥̅ − 𝜎 , 𝑥̅ + 𝜎].
Exprimer ce nombre des porteurs en pourcentage de l’effectif total.

Corrigé
Prix d’un Centre Effectifs ECC 𝑛𝑘 𝑐𝑘 𝑐𝑘 − 𝑥̅ (𝑐𝑘 − 𝑥̅ )2 𝑛𝑘 (𝑐𝑘 − 𝑥̅ )2
porteur des 𝑛𝑘
classes 𝑐𝑘
[50; 100[ 75 150 150 11 250 -172 843 750 4 437 620
[100; 200[ 150 180 330 27 000 -97 4 050 000 1 693
[200; 300[ 250 250 580 62 500 +3 15 625 000 2 250
[300; 400[ 350 220 800 77 000 +103 26 950 000 2 333 980
[400; 500[ 450 100 900 45 000 +203 20 250 000 4 120 350
Totaux 900 / 222 750 / 67 718 750 12 588 350

22 750
a) Le prix moyen est 𝑥̅ = = 247,5 par défaut 𝑥̅ = 247.
900
𝟏𝟐 𝟓𝟖𝟖 𝟑𝟓𝟎
b) Variance 𝑉 = = 13 987. 𝑉 = 13 987
900
Écart-type σ = √𝑉 = √13 987 = 118,27 𝝈 = 𝟏𝟏𝟖

Prix médian : 250 F

1° 𝑥̅ − 𝜎 = 247 − 118 = 129


𝑥̅ + 𝜎 = 247 + 118 = 365
2° Sur le graphique, on cherche les
ordonnées qui correspondent aux
abscisses 129 et 365 ; on lit
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 = 129 → 𝑦 = 200; 𝑥 = 365 → 𝑦 = 720

Soit 720 − 200 = 520 porteurs dans l’intervalle

[𝑥
̅ −𝜎 ; 𝑥̅ + 𝜎 [ Ce qui correspond à un
520
effectif de × 100 = 57,8% de l’effectif
900
Leçon 2 SÉRIES STATISTIQUES DOUBLES
Objectifs
- Étudier deux caractères chez les individus d’une population ;
- Étudier la corrélation entre ces deux caractères
2.1. Préliminaires

On peut étudier sur une population donnée deux caractère quantitatifs 𝑋 et 𝑌. La modalité de
chaque individu est alors un couple (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ) des nombres réels. On obtient ainsi une série
statistique à deux caractères ou série double.
Le nombre d’individus qui possèdent la modalité (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ) est appelé effectif de cette modalité
et on le note 𝑛𝑖𝑗 . La série double est alors notée (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ; 𝑛𝑖𝑗 ).

Remarque : les séries statistiques (𝑥𝑖 ; 𝑛𝑖 ) et (𝑦𝑗 ; 𝑛𝑗 ) où 𝑛𝑖 et 𝑛𝑗 représentent les effectifs des
modalités 𝑥𝑖 et 𝑦𝑗 sont appelées séries marginales de la série statistique double (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ; 𝑛𝑖𝑗 ).

2.2. Nuages des points

On appelle nuage des points associé à la série statistique (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ; 𝑛𝑖𝑗 ) , l’ensemble des points
𝑀𝑖𝑗 du plan dont les coordonnées sont (𝑥𝑖 , 𝑦𝑗 ).
Pour des modalités (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑗 ) on peut avoir deux types de représentations :

• Représentations par des points pondérés : à côtés de chaque point, on porte l’effectif de
la modalité.
• Représentation par de tâches : chaque point sera représenté par un disque dont l’aire est
proportionnelle à l’effectif de la modalité.
2.3. Point moyen
𝑥1 +𝑥2 +⋯+𝑥𝑘
On appelle point moyen d’un nuage le point G de coordonnées (𝑥̅ , 𝑦̅) où 𝑥̅ = et
𝑁
𝑦1 +𝑦2 +⋯+𝑦𝑘
𝑦̅ =
𝑁
Exemples
Le tableau suivant donne le poids X en grammes et Y la taille en centimètre en centimètres
en fonction du poids d’une population donnée.
Poids X 10 25 40 50 55 60 65 70 75 80
Taille Y 11 20 35 45 50 53 60 63 73 75

1) Représenter le nuage des points dans le plan muni d’un repère orthogonal. Échelle 1cm
pour 10g et 1cm pour 10cm.
2) Déterminer le point moyen G de ce nuage.
3) La série ci-dessus est divisée en deux sous séries :
Sous série A :
Poids X 10 25 40 50 55
Taille Y 11 20 35 45 50
Sous série B :

Poids X 60 65 70 75 80
Taille Y 53 60 63 73 75

a) Calculer les coordonnées des points 𝐺1 et 𝐺2 , points moyens respectifs des sous séries
A et B
b) Placer les points 𝐺1 et 𝐺2 , puis tracer la droite (𝐺1 𝐺2 ) dans le repère précédent

Solution

2) Détermination du point 𝐺(𝑥𝐺 , 𝑦𝐺 ) de ce nuage.


10 + 25 + 40 + 50 + 55 + 0 + 65 + 70 + 75 + 80
𝑥𝐺 = = 53
10
11 + 20 + 35 + 45 + 50 + 53 + 60 + 63 + 73 + 75
𝑦𝐺 = = 48,5
10
Donc 𝑮(𝟓𝟑; 𝟒𝟖, 𝟓)
3) calcul des coordonnées de 𝐺1 et 𝐺2
10+25+40+50+55 11+20+35+45+50
𝑥𝐺1 = = 36 et 𝑦𝐺1 = = 32,2
5 5
60+65+70+75+80 53+60+63+73+75
𝑥𝐺2 = = 70 et 𝑦𝐺2 = = 64,8
5 5

Donc 𝑮𝟏 (𝟑𝟔 ; 𝟑𝟐, 𝟓) et 𝑮𝟐 (𝟕𝟎; 𝟔𝟒, 𝟖)


2.4. AJUSTEMENT
Ajuster un nuage de points c’est déterminer une courbe qui passe par le plus près possible
des points du nuage. Lorsque la courbe est une droite, on dit que l’ajustement est linéaire.
• Ajustement linéaire par la méthode de Mayer

Cette méthode consiste à partager l’ensemble des points à ajuster en deux parties n’ayant
aucun élément en commun de même effectif dans l’ordre où les points se présentent. Ensuite,
on détermine le point moyen 𝐺1 de coordonnées (𝑥𝐺1 ; 𝑦𝐺1 ) de la première partie puis le point
moyen 𝐺2 de coordonnées (𝑥𝐺2 ; 𝑦𝐺2 ) de la deuxième partie.
La droite (𝐺1 𝐺2 ) d’équation du type 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 et passant par G est une droite d’ajustement
du nuage. Cette droite est appelée droite de Mayer.
Exemple 1 : la droite (𝐺1 𝐺2 ) de l’exemple précédent représente la droite de Mayer pour la série
étudiée.
Exemple 2 : toujours à l’aide de l’exemple précédent :
a) Déterminer une équation cartésienne de la droite (𝐺1 𝐺2 ).
b) À l’aide de la droite (𝐺1 𝐺2 ) obtenue, estimer :
La taille d’un individu ayant un poids de 97 grammes.
Le poids d’un individu ayant une taille de 151cm.
Solution :
a) Équation cartésienne de la droite (𝐺1 𝐺2 )
1ère méthode :
36𝑎 + 𝑏 = 32,2
Cette équation est sous la forme 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏. On a {
70𝑎 + 𝑏 = 64,8
16,3 −39,4
La résolution de ce système donne :𝑎 = et 𝑏 =
17 17
𝟏𝟔,𝟑 𝟑𝟗,𝟒
Donc 𝒚 = 𝒙− ou encore 𝟏𝟔, 𝟑𝒙 − 𝟏𝟕𝒚 − 𝟑𝟗, 𝟒 = 𝟎
𝟏𝟕 𝟏𝟕
2ème méthode :
𝑦𝐺 −𝑦𝐺
Comme cette droite passe par les ponts 𝐺1 et 𝐺2 , le coefficient directeur est 𝑎 = 2 1
𝑥𝐺2 −𝑥𝐺1
64,8−32,2 32,6 16,3 16,3 −39,4
i.e. 𝑎 = = = et 𝑏 = 𝑦𝐺1 − 𝑎𝑥𝐺1 = 32,2 − × 36 =
70−36 34 17 17 17
𝟏𝟔,𝟑 −𝟑𝟗,𝟒
i.e. 𝒂 = et 𝒃 =
𝟏𝟕 𝟏𝟕
b) Pour 𝒙 = 𝟗𝟕 on a 𝟏𝟔, 𝟑 × 𝟗𝟕 − 𝟏𝟕𝒚 = 𝟑𝟗, 𝟒 c’est-à-dire 𝒚 ≈ 𝟗𝟎, 𝟔𝟖𝟖. Donc la taille d’un
individu ayant un poids de 97g est 91cm
Pour 𝒚 = 𝟏𝟓𝟏, on a 𝟏𝟔, 𝟑𝒙 − 𝟏𝟕 × 𝟏𝟓𝟏 − 𝟑𝟗, 𝟒 = 𝟎, c’est-à-dire 𝒙 ≈ 𝟏𝟓𝟗, 𝟗𝟎. Donc le
poids d’un individu de taille 151cm est environ 160g.
Chapitre : Probabilités

Objet pédagogiques :

 Dénombrements
 Quelques définitions
 Evènements
 Probabilités

I-Dénombrements

 Tirage successifs
 Avec remise :

On tire un jeton d’une urne, on note son numéro puis on le remet dans l’urne. On effectue p
tirages (p≥ 1) dits successifs avec remise. Le nombre de n listes ordonnées de p éléments de
l’urne est

np

 Sans remise

On tire un jeton de l’urne contenant n jetons, on note le numéro mais on ne le remet pas
dans l’urne. On effectue p tirages. Le nombre d’arrangements de p éléments de l’urne est

×( 1) × ( 2) × … × ( + 1)

 Cas particulier : les permutations.

Lorsque p = n, tous les jetons de l’urne ont été tirés. Le nombre d’arrangements de l’urne est

×( 1) × ( 2) × … × 1 = !

 Tirage simultanés

On tire simultanément p jetons de l’urne. On obtient un ensemble de p éléments pris parmi


n que l’on appelle combinaison. Le nombre de combinaison de p éléments parmi n est noté

, on le lit p parmi n et est égale à :

Exercices d’applications
II – Quelques définitions

La théorie des probabilités est :

 Décrit le comportement de phénomènes dont le résultat est soumis au hasard


 permet de modéliser la fréquence de réalisation d’<< évènements aléatoires.
 Expérience aléatoire notée Ɛ est une expérience dont le résultat ne peut pas être
déterminé avec certitude a priori.
Ex1 : Ɛ : « lancer d’un dé régulier »
 Univers de Ɛ = ensemble des résultats possibles de Ɛ. On le note Ω.
Ex2 : Ɛ : « lancer d’un dé régulier ». Ω = {1, 2, 3, 4, 5,6}.
Ɛ : « jet de deux pièces de monnaie distinguable ».
Ω = {(P, P) ;(P,F) ;(F,P) ;(F,F)}.
 Résultats élémentaire de Ɛ = résultats possible de Ɛ. C’est un élément de Ω. On le ω.
Ex2 : Ɛ : « lancer d’un dé régulier ». Ω = {1, 2, 3, 4, 5,6}, ω = 2 est un résultat
possible.
Ɛ : « jet de deux pièces de monnaie distinguable ».
Ω = {(P, P) ;(P,F) ;(F,P) ;(F,F)}, ω = (P, P) est un résultat possible.

III– Evénements

 Ensemble Ƥ(Ω) des parties de Ω : ensemble constitué de tous les sous-ensembles


(partie) de Ω contenant Ω
NB : Card(P(Ω)) = 2Card(Ω)
Ex0 : si Ω = {a, b, c}, Card(Ω) = 3 Ƥ(Ω) a 8 éléments.
L’ensemble vide : Ø
Les parties à un élt : {a} ;{b} ;{c}
Les parties à deux élts : {a, b} ;{b, c} ;{a, c}
Les parties à trois élts : {a, b, c} = Ω
 Evénement (aléatoire)= une partie (sous-ensemble) de Ω
= assertion, qui ou non se réaliser suivant l’issue de Ɛ.
Ex0 : les parties à un élt : {a} ;{b} ;{c}.
 Réalisation d’un événement : Soit A un événement de Ω. Soit ω le résultat de
l’expérience. A se réalise ↔ ω ϵ A
Ex2 : A = « le lancer est impair » = {1, 3 ,5}
A = « on obtient deux faces » = {(P, P)}
Si le résultat de Ɛ est ω = (F, P) alors A ne se réalise pas.
NB : A = Ω se réalise toujours. On l’appelle événement certain.
A = Ø ne se réalise jamais. On l’appelle événement impossible.
A = { ω} s’appelle événement élémentaire.
 Opérations sur les événements
 Complémentaire de A : événement constitué des résultats élémentaires de
Ω qui ne sont pas dans A. Soit ω le résultat de l’expérience :
̅ = {ω ϵ Ω, ω A}
( ̅ se réalise ssi A ne se réalise pas : non A).
 Réunion de A et B : événement constitué des résultats élémentaires de Ω qui
appartiennent à A ou à B(ou aux deux). Soit ω le résultat de l’expérience :
A∪B = {ω ϵ Ω, ω ϵ A ou ω ϵ B}
(A∪B se réalise ssi l’un au moins se réalise)
 Intersection de A et B : événement constitué des résultats élémentaires de Ω
qui appartiennent à la fois à A et à B. Soit ω le résultat de l’expérience :
A∩B = {ω ϵ Ω, ω ϵ A et ω ϵ B}
(A∩B se réalise ssi A et B se réalise simultanément: A et B).
 Relations particulières :
 Inclusion : A est inclus dans B ssi tout élément de A appartient à B :
A⊂ B ↔ ω ϵ A → ω ϵ B. (Si A est réalisé alors B est réalisé).
 Disjonction ou incompatibilité : A et B sont disjoints ssi A et B n’ont
pas d’éléments communs :
A et B disjoints ↔ (A∩B = ). A et B disjoints : A et B sont
incompatible.

IIII- Probabilités

Probabilité = fonction permettant de « mesurer » la chance de réalisation d’un événement


de Ƥ(Ω).

 Opérations sur les probabilités


P(Ω) = 1
P( ) = 0
P ( ̅) = 1 – P(A)
Si A⊂ B alors P (A) ≤ P(B)
P (A∪B) = P(A) + P(B) – P(A∩B)
0 ≤ P(A) ≤ 1
 Univers fini équiprobable

On suppose que l’ensemble des événements possibles est fini ou dénombrable. On note Ω =
{ ω1,…, ωn } l’ensemble des résultats possibles.

On définit la probabilité pi de chaque résultat élémentaire ωi. Lorsqu’il n’y a pas lieu
d’attacher aux différents événements élémentaire des probabilités différentes, on a pour
tout ωi, pi = p. On dit que l’univers est équiprobable. Lorsque l’univers est fini, de cardinal |
|Ω|, on a pi = p = 1/|Ω|. On définit alors la probabilité P comme précédemment : soit A un
événement quelconque.
| |
P(A) = |Ω| .

Exercices d’applications
Exercice 1

Dans une urne se trouvent 2 boules blanches et 3 boules noires indicernable. On tire
successivement deux boules sans remise. Calculer les probabilités des deux événements
suivants :

1) « Tirer deux boules de même couleur »


2) « Tirer deux boules de couleurs différentes ».

Exercice 2

Une urne contient 7 boules blanches et 3 boules noires. On tire simultanément 4 boules
(c’est-à-dire on tire 4 boules sans remise et on ne tient pas compte de l’ordre).

Quelle est la probabilité d’obtenir 2 boules blanches et 2 boules noires ?

Exercice 3

Soient A et B deux événements tel que ( ) = ( ∪ )= .

1) Supposons que A et B soient incompatibles. Calculer P(B).


2) Supposons que A et B soient indépendants. Calculer P(B).
CLASSE : Terminale A4

FICHE DE TRAVAUX DIRIGES N°2


Thème : EQUATIONS, INEQUATIONS ET SYSTEMES

I. Problèmes de premiers degrés

Exercice 1

Résoudre dans ℝ les équations et inéquations suivantes :


3x  8 2 x  5
1) = 2)   x  3  2 x  5 3) (2x+1)(2x-5)=0
3 4
3) < 5) (2x+1)(2x-5) ≥ 0
Exercice 2

1) Résoudre dans ℝ2 le système :


 5 x  2 y  14
S  : 
 3 x  5 y  3
2) En déduire les solutions des systèmes :
 5 x 2  2 y 2  14  5  x  3  2  y  1  14
 S1  :   S2  : 
3  x  3  5  y  1  3
2 2
 3 x  5 y  3
 5 2
 2 x  1  3 y  1  14  5 x  1  2 1  x  14
 S3  :   S4  : 
 3  5  3 3 x  1  5 1  x  3
 2 x  1 3 y  1

Exercice 3
A la fin d’une partie de chasse, MOUSSA s’exclame : Je n’ai tué que des perdrix et des lièvres et j’ai en tout 10
têtes et 26 pattes. Déterminer le nombre de perdrix et le nombre de lièvres tués par MOUSSA.

Exercice 4
Résoudre dans ℝ3 le système :
3 −4 −6 =0
9 + 3 − 4 = 18
−18 + 9 + 6 = 10

1) En déduire la solution du système

 4
 3 x - y  1 - 6( z  2)  0

 3
(S ) :  9 x - 4( z  2)  18
 y 1
 9
-18 x   6( z  2)  -10
 y 1
Exercice 5

5 x  4 y  2 z  550

1) Résoudre le système (S) :  x  3 y  z  270
 x  y  z  140

2) Pour une fabrication, une entreprise doit utiliser x pièces de type A, y pièces de type B et z pièces de type
C. Le tableau suivant donne la masse et le coût de chacune des pièces

Pièce A B C
Masse (en g) 2,5 2 1
Coût (en F) 1 1,5 0,5

a) Montrer que x , y z et vérifient le système (S), sachant qu’on a fabriqué au total 140 pièces, pour une
masse totale de 275 grammes et pour un coût total de 135 F.
b) En déduire le nombre de pièces de chaque type utilisées par l’entreprise.

Exercice 6

1) Résoudre dans ℝ3 le système

+ + = 100
15 + 9 + = 300
−3 =0

2) Une usine fabrique trois types de produits différents A, B et C. La fabrication d’une unité de produit
nécessite 5 heures pour A, 3 heures pour B et un tiers d’heure pour C.
L’usine fabrique 100 unités de ce produit pendant 100 heures de travail. Le nombre d’unité du produit B étant le tiers
du nombre d’unité de A.
Parmi ces 100 unités de produit, combien d’unités de chaque types de produits l’usine fabrique t-elle?

II. Problèmes de second degré

Exercice 1

Résoudre dans ℝ les équations et inéquations suivantes :


a) 3 x 2  4 x  5  0 b) 25 x 2  15 x  1  0 c) 121x 2  330 x  225  0
d) − −2=0 e) 2-4=0 f) + 5 = 0
g) − + 12 = 0 h) − + 12 < 0

Exercice 2
+ = 50
1) Résoudre le système
= 600
2) Un champ rectangulaire a une aire de 600 m2 et pour périmètre 100m. Quelles sont les dimensions de ce champ?
Exercice 3

1 x
1) Résoudre dans ℝ l’inéquation  .
x 3x  4
2) Résoudre dans ℝ l’équation
E : x 2  100 x  120000  0
3) M. Kopa a décidé d’investir 3600F dans les actions d’une entreprise. Au moment d’acheter celle-ci, il s’aperçoit
que les actions ont baissé de 100F et qu’il peut acheter 3 de plus.
a) Soit le prix d’une action ; montrer que est solution de l’équation  E  .
b) En déduire alors le prix d’une action.

Exercice 4
On considère le polynôme de la variable réelle x donné par p(x) = x + 2x − 5x − 6.
1) Montrer que -1 est racine de P
2) Déterminer deux réels b et c tels que pour tout réel x, p(x) = (x + 1)(x + bx + c)
3) Donner toutes les racines du polynôme P

Exercice 5
Un article qui coûtait 60 000 F a subi une augmentation de % , puis une baisse de % sur son nouveau prix.
Montrer que le prix définitif est égal à 60 000 − 6 . Déterminer sachant que l'article est vendu en
définitive à 58 650 F.

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