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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA

RECHERCHE SCIENTIFIQUE

ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme de Master en Financières et Comptabilité

Spécialité : FINANCE ET COMPTABILITE

THEME :

« Le processus de la consolidation des


comptes dans le cadre du SCF »
Cas : SONELGAZ

Elaboré par : Encadrer par :


lle
M Touloum Nassima Dr. Lachichi Djamal

Lieu du stage : SONELGAZ SPA, ALGER.

Période du stage : du 10/06/2014 au 10/07/2014.

2013/2014
Remerciements

Nous remercions Dieu pour nous avoir donné le courage, la santé et la volonté
de réaliser ce travail.

Nous voudrions présenter nos profonds remerciements à :

 Notre encadreur de l’école « Mr LACHICHI DJAMAL ».


Nous voudrions également lui témoigner notre gratitude pour sa patience et son
soutien qui nous a été précieux afin de mener notre travail à bon port.
Merci.
 L’ensemble du personnel de l’organisme d’accueil « Mr CHIRIFI », « Mr
AMIROUCHE BEHMED » pour tous leur conseils et orientations.
 Nous tenons aussi à remercier « Mr AYOUZ KARIM » pour son
Professionnalisme, pour sa gentillesse, sa simplicité et sa mentalité.

Enfin un remerciement particulier s’adressera à « Mr ALI BEN KASSI »


pour ses conseils avisés et sa compétence qu’elle a su nous prodiguer tout au
long de notre projet de fin d’études.

Merci.

A toute personne qui a participé de près ou de loin pour l’accomplissement de ce


modeste travail.
DÉDICACE

Je dédie ce mémoire à mon père (que Dieu ait son âme), à ma mère qui
m’a éclairée mon chemin et qui m’a encouragée et soutenue tout au long de mes
études.

A mes frères Fouad, Farouk et mes chers sœurs : Chafia, Milina, a mes
nièces et mon fiancé pour son soutien aux moments difficiles de mon travail et
surtout pour sa patience. Enfin, je dédie ce travail à ma belle famille.

A tout mes ami(e) s.

Nassima
La liste des abréviations
Le mot Signification

Holding Société financière dont l’objet consiste à prendre et à détenir des


participations dans d’autres entreprises en vue d’en contrôler
l’activité
IAS/IFRS International Accounting Standards/ International Financial
Reporting Standards
IBS Impôts sur Bénéfices

PCN Plan Comptable National


SCF Système comptable et financier
SONELGAZ Société nationale de l’électricité et du gaz

SPA Société par action


TAP Taxe sur l’activité professionnelle
TVA Taxe sur la valeur ajoutée
La liste des tableaux

N° du tableau Libellé N° du page

(1.1) Présentation d’un Bilan consolidé 19

(1.2) Présentation du Compte de Résultats par nature 21

(1.3) Présentation du Compte de Résultats par 22


fonction
(1.4) La démarche centralisée 26

(2.1) Calcul des pourcentages d’intérêt d’une société 36


mère dans une filiale
(2.2) calcul des pourcentages de contrôle d’une 37
société mère dans une filiale
(3.1) Montre les filiales qui entrant dans le périmètre 63
de consolidation
(3.2) Les dates de clôture des comptes sociaux 67

(3.3) Créances et Dettes intra-groupe INRGA et SDE 70


(2012)
(3.4) La conciliation produits/charges (2012) 73

(3.5) La conciliation créances / dettes (2012) 74

(3.6) L’actif du bilan consolidé 2012 78

(3.7) Passif du bilan consolidé 2012 79

(3.8) Compte de résultat consolidé 2012 80


La liste des schémas
N° du schéma Libellé N° du page

(1.1) Composition de l’ensemble du groupe 09

(1.2) Les travaux de chaque entreprise consolidée 27

(2.1) Illustration de périmètre de consolidation 30

(3.1) Processus de consolidation au sein de 61


SONELGAZ
(3.2) La procédure de rapprochement 75
Sommaire
Introduction Générale

Première partie : Partie théorique


Chapitre I : Fondements de la consolidation

Section 1 : Les notions de bases de la consolidation

1) Définition de la consolidation……………………………………….02
2) Objectifs de la consolidation........................................................…...03
3) Utilité de la consolidation……………………………………...……04
4) Limites de la consolidation………………………………………… 05

Sous section 1 : notion de groupe en consolidation

1) Notion de groupe…………………………………………………...06
2) Composition de groupe……………………………………………..08
3) Les participations de groupe………………………………………..10
4) Les groupes en droit commercial algérien………………………….11

Sous section 2: Le régime fiscal de groupe de société en Algérie

1) Définition d’un groupe de sociétés………………………………..13


2) Quelles sont les conditions d’éligibilité au régime du groupe de
sociétés……………………………………………………………14
3) Quels sont les avantages fiscaux accordés aux groupes de
sociétés……………………………………………………………15

Section 2 : La présentation des états financiers consolidés

1) Apport sur le SCF…………………………………………………16

Sous section 1 : Documents de synthèse consolidés

1) Présentation des documents de synthèse consolidés …………….16


2) Les autres documents de synthèses……………………………….23

Sous section 2 : L’approche centralisée et décentralisée


1) La démarche centralisée…………………………………………..25
2) La démarche décentralisée………………………………………..27

Chapitre II : Le processus général de consolidation

Section 1 : Périmètre et méthodes de consolidation


Sous-section 1 : Le périmètre de consolidation
I. L’inclusion dans le périmètre de consolidation………………..30
1) Les différents types de contrôle Les…………………………....31
2) Mesure de contrôle et de dépendance…………………………..34
II. L’exclusion du périmètre de consolidation…………………….38
Sous-section 2 : Les méthodes de consolidation
1) Etablir le choix de la méthode……………………………………..38
2) Les déférentes méthodes de la consolidation……………………...39
Section 2 : La démarche générale de consolidation
Sous-section 1 : les retraitements des comptes sociaux

1) Collecte des données……………………………………………….41


2) Homogénéisation des comptes individuels………………………...41
3) Intégration des comptes retraités…………………………………..42
Sous section 2 : l’élimination des opérations intragroupe et répartition des
capitaux propres
1) Elimination des opérations réciproques…………………………...42
2) Répartition de capitaux propres et élimination des titres de
participation ……………………………………………………….42
3) Traitement de variation de périmètre de consolidation……………43
4) Présentation des états financiers consolidés de base………………43

Deuxième partie : partie pratique

Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au


niveau de la SONELGAZ
Section 1 : Présentation générale de groupe SONELGAZ
Sous-section 1 : L’historique de SONELGAZ SPA
1) Le statut de l’entreprise …………………………………………..46
2) L’organisation et l’organigramme de SONELGAZ………………48
3) Activités de SONELGAZ…………………………………………52
Sous section 2 : Les missions de SONELGAZ
1) Les missions..................................................................................53
2) L’organisation générale de l’entreprise………………………….54
Section 2 : Le processus de la consolidation au sein du groupe SONELGAZ
Sous-section 1 : Retraitement des comptes sociaux
1) La détermination du périmètre de consolidation……………….62
2) Méthode de consolidation………………………………………65
3) Collecte de données…………………………………………….65
4) L’homogénéisation…………………………………………..…67
5) Intégration ……………………………………………………...69
Sous-section 2 : L’élimination des opérations intragroupe
1) Elimination des opérations réciproques………………………..69
2) Elimination des titres de participations et répartition des capitaux
propres…………………………………………………………77
3) Présentation des états financiers consolidés…………………...77
4) Résultat de l’exercice 2012………………………………….....83

Conclusion générale
Bibliographie

Annexes

Résumé
Introduction générale

Face à l’évolution des marchés économiques et financiers, les entreprises se


sont très souvent regroupées pour atteindre une taille suffisante afin,
notamment, de mettre en œuvre des synergies entre leurs différentes activités,
de conjuguer leurs efforts d’investissement, de profiter des économies d’échelle,
de s’implanter sur des marchés étrangers, de diversifier leur production, que ce
soit dans le cadre de stratégies industrielles ou financières, la concentration des
entreprises est devenue aujourd’hui une réalité économique. Par des motifs :

Commerciaux : s’assurer d’une source d’approvisionnement régulière ou


conquérir un nouveau marché.

Technologiques : comprimer les coûts et accroitre le rendement et la


productivité.

Financiers : optimiser le rendement des capitaux investis.

Ces motifs sont dépendants du fait que ces sociétés constituent un groupe
puissant dont le rôle devient prééminent dans l’économie du pays, soit par
créations de filiales, soit par prises de participations dans d'autres sociétés. Un
groupe de société est un ensemble de sociétés qui ont chacune une personnalité
juridique autonome, mais sont soumises à une unité de direction appelé société-
mère. Les grands groupes sont par ailleurs souvent multinationaux, c'est à dire
composés d'entreprises de nationalités différentes.

Chaque société d'un groupe tient une comptabilité indépendante.


L’examen des documents comptables de ces différentes sociétés s’avère très
insuffisant pour donner une image claire de la situation économique et
financière de l’ensemble du groupe. En effet, la lecture des comptes individuels
ne permet pas en réalité de traduire le patrimoine et le résultat du groupe.

A
Donc, il est nécessaire de disposer des comptes de groupe, c'est-à-dire de
« comptes consolidés ».

La consolidation comptable consiste à établir les états financiers d'un


groupe de sociétés, pour publication mais aussi pour ses besoins internes. Elle
agrège pour cela la comptabilité de chacune des sociétés qui composent ce
groupe et opère des retraitements afin d’établir le bilan consolidé et le compte de
résultat consolidé pour donner une image globale de l’activité et de la situation
de l’ensemble du groupe. Sous certaines conditions, l’établissement des comptes
consolidés est obligatoire.

Cette définition est simple à énoncer, mais sa réalisation demande une technicité
qui permet de présenter les comptes consolidés d’un groupe de sociétés comme
s’il s’agissait d’une seule entreprise.

Ainsi, ce mémoire, ayant pour thème « Le processus de la consolidation


des comptes dans le cadre du SCF » s’efforce de répondre principalement à la
question suivante :

Quelle est le processus de la consolidation des comptes ?

De cette question principale découle une série de sous-questions qui


peuvent être résumées comme suit :

 Qu’est ce que la notion de groupe d’entreprises ?


 Qu’est ce que nous entendons par « consolidation », et quelles sont ses
principales phases?
 Quelle est la démarche à suivre lors de la consolidation des comptes ?

Les principales hypothèses que nous avons jugées utiles de poser sont les
suivantes :

B
 Tous les groupes sont concernés par l'établissement des comptes
consolidés ;
 La consolidation consiste à regrouper les comptes des filiales et ceux de
la société mère, tout en éliminant les comptes et opérations réciproques à
l’intérieur du groupe ;
 Le pourcentage de la détention du capital par la société mère est celui qui
détermine le périmètre de consolidation.

Les raisons pour lesquelles ce thème est choisi peuvent être résumées comme
suit. De répondre en premier lieu à une préoccupation d’actualité en Algérie qui
consiste à traiter un nouveau thème sur la consolidation des comptes en
conformité avec le système comptable financier. La deuxième raison et
d’approfondir nos connaissances dans ce domaine à travers un cas qui nous
rapprochera de la pratique de la consolidation sur le terrain après l’avoir étudiée
sur son contour théorique.

Du point de vue méthodologique, nous avons suivi le modèle descriptif


pour la partie théorique et analytique pour la partie pratique.

Notre travail s’articule autour de trois chapitres. Le premier chapitre,


introductif, sera consacré aux fondements de la consolidation, la notion de
groupe ainsi que la réglementation juridique et comptable algérienne en matière
de consolidation.

Le second chapitre est réservé à l’identification de processus liés à la


consolidation des comptes.

Quant au troisième chapitre, il sera consacré à une étude pratique au niveau


du groupe SONELGAZ. A ce niveau, on commencera par présenter l’organisme
accueillant, ensuite il sera procédé à l’analyse des différentes étapes
d'élaboration des états financiers consolidés. On veillera, au terme de chaque

C
étape à apporter quelques remarques et suggestions portant sur le processus
d'application des techniques de consolidation.

D
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Pourquoi consolider ?

Plusieurs raisons rendent utile l’information fournie par les comptes de


groupe, plutôt que celle émise par les comptes isolés de chacune des sociétés du
groupe :
La première raison est économique car dans l’établissement du bilan il faut
privilégier l’aspect économique par rapport à l’aspect juridique. Comme il est
nécessaire de veiller à l’autonomie des règles de consolidation par rapport aux
règles comptables des comptes individuels. Un des intérêts majeurs de la
consolidation réside dans le fait que les comptes consolidés sont retraités pour :
 S’exonérer des contraintes très fiscales qui pèsent sur les comptes sociaux
individuels ;
 Harmoniser les politiques comptables de chacune des entités qui entrent
dans le périmètre de consolidation.
La deuxième raison est liée au principe de l’image fidèle et ce, dans le but
de donner la situation véritable du groupe ;
La troisième, liée à la précédente, consiste à répondre aux besoins en
information tant interne qu’externe.
Il convient maintenant de définir ce que nous entendons par la
consolidation, d’en tracer les objectifs et ses limites pour ensuite donner une
présentation des états financiers de base selon la version consolidée.

1
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Section 1 : Les notions de bases de la consolidation

Qu’est-ce qu’une consolidation ?

1) Définition de la consolidation

«La consolidation est une technique permettant l’établissement des


comptes uniques représentatifs de l’activité globale et de la situation d’un
ensemble de sociétés ayant des liaisons d’intérêt commun (ou dépendant d’un
centre de décision commun) mais gardant chacune une personnalité juridique
propre» 1

«La consolidation des bilans consiste à substituer au montant des titres de


participation qui figurent au bilan d’une société, la part de la situation nette des
sociétés émettrices qui correspond à ces titres et à éliminer les soldes des
opérations effectuées entre sociétés consolidées» 2

A partir de ces deux définitions, nous pouvons affirmer que la


consolidation des comptes est l’action d’établir des comptes uniques d’un
groupe à partir des comptes d’un ensemble de sociétés ayant des liaisons
d’intérêt commun. La consolidation permet aussi d’éliminer les opérations
effectuées entre ces sociétés et de présenter une situation financière et
économique de l’ensemble du groupe.

Les conditions d’une consolidation

Pour établir une situation consolidée, il faut au préalable, déterminer les


principes sur lesquels s’est constitué l’ensemble de l’organigramme, de dresser
l’inventaire des participations et enfin, de suivre les règles relatives aux
méthodes applicables à chacune des participations.

1
Jean Raffegeau, Pierre Dufils, Jean Corre et Didier de Menonville, Les
comptes consolidés, Françis Lefebvre, Paris, 2000, P : 14.
2
Hamadi Ben Amor, Expert Comptable, Enseignant à la Faculté de Gestion de
Sfax, La consolidation des bilans, 2006, P. 15.
2
Chapitre I : Fondements de la consolidation

2) Objectifs de la consolidation

La consolidation est une méthode d’évaluation du portefeuille orientée vers


une optique économique et financière. Celle-ci permet une représentation
améliorée de l’unité économique fonctionnelle.

En effet, c’est à partir des états financiers consolidés qui présentent une
image cohérente du groupe que les investisseurs et les bailleurs de fonds ont la
possibilité :1

 D’apprécier la structure de financement du groupe (fonds propres, dettes


non courantes, dettes courantes) et son évolution globale ;
 De mesurer la relation entre bénéfice et chiffre d’affaires et d’apprécier la
rentabilité des capitaux propres ;
 D’analyser les choix fondamentaux retenus par les dirigeants du groupe
en matière d’investissement et de financement (état de flux) ;
 D’analyser la solvabilité financière du groupe en appréciant sa capacité à
générer des liquidités ainsi que sur l’utilisation qu’il en a faite au cours de
l’exercice (état de flux).

La consolidation constitue aussi «un instrument de gestion pour les


dirigeants des groupes, ne serait-ce que parce qu’elle forme un système
coordonné d’information interne, imposant une normalisation des procédures et
une clarification permanente des relations entre les sociétés consolidées».

De ce qui vient d’être exposé, on constate clairement que les états


financiers consolidés constituent à la fois un élément d’information interne et
externe :

1
Benaibouche Mohand Cid, comptabilité des sociétés, Conforme aux normes du
nouveau système comptable financier (S.C.F), Tome 2, 2 ème Edition, Office des
publications universitaires, ALGER.P : 84.

3
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Interne : En tant qu’instrument de gestion, la consolidation exige une


normalisation des concepts, une harmonisation des méthodes d’évaluation et de
présentation et une normalisation des procédures de gestion. Ceci permet, bien
entendu, à la direction du groupe de le maîtriser convenablement et de bien gérer
les filiales.

Externe : En tant qu’instrument d’information pour la prise de décisions


économiques, les états financiers individuels (des sociétés membres du groupe)
ne peuvent pas à eux seuls donner une image fidèle du groupe dans son
ensemble. Celle-ci relève des états financiers consolidés qui, seuls, permettent
d’exprimer l’activité globale et la structure financière du groupe.

3) Utilité de la consolidation

Dans les états financiers individuels d'une société consolidante qui possède
des participations dans d'autres entreprises, seule la valeur des titres de
participation est mentionnée à l'actif. Ces titres représentent en réalité d'autres
actifs immobilisés, la situation financière et les résultats dont le groupe a la
responsabilité. Les états financiers consolidés d'une société donnent une
présentation plus complète que les états financiers individuels au regard de
plusieurs domaines : le patrimoine, la situation financière, les résultats et
l'activité.

 Le patrimoine

Les états financiers consolidés mettent en évidence tout le patrimoine dont


le groupe a la gestion. Ce patrimoine peut être représenté par des usines, des
biens immobiliers, du matériel ou même des actifs financiers. Il est plus
évocateur que les titres des entreprises consolidées mentionnés parmi les
immobilisations financières de la société consolidante. La valeur de ces actifs est

4
Chapitre I : Fondements de la consolidation

inscrite au coût d'entrée de ce bien dans le périmètre de consolidation. Si ce bien


est transféré d'une entreprise à l'autre, il ne change pas de valeur. 1

 La situation financière

Les états financiers consolidés présentent toutes les créances et dettes, à


l'égard des tiers extérieurs au groupe, relatives aux entreprises comprises dans la
consolidation. Dans ces états de synthèse individuels de la société consolidante
sont mentionnés les prêts ou les emprunts à l'égard d'autres entreprises du
groupe. Dans les états consolidés, ces créances et dettes internes au groupe sont
éliminées. Seules les véritables créances et dettes à l'égard des tiers y sont
présentées.

 Les résultats et l'activité

Le volume du chiffre d'affaires réalisé par le groupe est mieux mesuré par
les états financiers consolidés. Il en est de même pour les résultats, puisque les
états financiers consolidés visent à souligner la quote-part des résultats de
l'exercice de chaque entreprise attribuée au groupe, que ces résultats soient
distribués ou maintenus en réserves.

4) Limites de la consolidation

Bien que la consolidation constitue le meilleur moyen pour les


investisseurs et les bailleurs de fonds d’analyser économiquement et
financièrement le groupe, elle présente cependant certaines limites. Celles-ci se
résument principalement dans les points suivants :

 Les états financiers consolidés se prêtent difficilement à des études


comparatives :

1
Mohamed Neji Hergli (expert comptable tunisien), Maitrise la consolidation
des comptes. Référentiel IFRS, octobre 2007, P 2.

5
Chapitre I : Fondements de la consolidation

 dans le temps, du fait du changement du périmètre de


consolidation sauf si des informations complémentaires sont
mentionnées dans les notes aux états financiers.
 dans l’espace, du fait des particularités de chaque groupe et
notamment lorsque les activités sont diversifiées ;
 Les états financiers consolidés ne tiennent pas compte des relations
existant entre le groupe et ses sous-traitants et façonniers dont
l’importance peut être grande et dont le sort est souvent lié à celui du
groupe.

Sous section 1 : Notion de groupe en consolidation

Le développement des entreprises se fait de plus en plus à travers des


entités dépendantes mais distinctes juridiquement, soit par création de filiales,
soit par prises de participations dans d'autres sociétés. Il se constitue ainsi des
ensembles de sociétés étroitement liées entre elles qui forment ce qu'on appelle
des groupes lorsqu'elles dépendent d'une même unité de contrôle, appelée
société-mère. Les grands groupes sont par ailleurs souvent multinationaux, c'est
à dire composés d'entreprises de nationalités différentes.
Lorsqu’un ensemble d’entités économiques a des liens tissés par des
intérêts financiers communs, il y a notion de groupe. Un groupe de sociétés liées
économiquement et financièrement.
Qu’est ce qu’un groupe ?

1) Définition de groupe

« Il y a groupe de sociétés dès lors que sont réunies sous une même influence
dominante1, plusieurs sociétés ayant une existence juridique distincte. »

Un groupe est un ensemble d'entités :

1
Benaibouche Mohand Cid, op-cit, P : 79.
6
Chapitre I : Fondements de la consolidation

« Qui ont chacune une personnalité juridique différente. D’un point de vue
économique, un groupe est composé d’un ensemble d’unités juridiquement
autonomes qui dépendent d’un même centre décisionnel appelé société-mère ».1
Le groupe est l’entité constituée par la société-mère et les sociétés
dépendantes.
Les sociétés dépendantes du groupe sont les sociétés placées sous le
contrôle de droit ou de fait, direct ou indirect, de la société-mère.

1-1) Mode de propriété :2

Un groupe peut être :

Public : La propriété d'un Etat (ou d'une autre collectivité publique) sous la
tutelle d'un ministère ;

Coopératif : La société pilote étant alors une union centrale de coopératives


dont le capital est détenu par des coopératives de base ;

Capitaliste : Dans ce cas, l'entreprise pilote est généralement une société par
actions jouant le rôle de holding financier (système société-mère et filiales).

Il existe enfin des groupes mixtes où le capital se partage entre des


actionnaires privés et une collectivité publique, ou entre des actionnaires privés
et des coopératives régionales.

1
Djaknoune Abdelkader, mémoire de fin d’études présenté en vue de l’obtention
du diplôme de magistère en sciences de gestion, thème « la consolidation des
comptes à la lumière de nouveau système comptable financier algérien »,
promotion 2006 – 2007, p : 04.

2
www.normesias-ifrs.info/article-16828448, 18-03-2009.
7
Chapitre I : Fondements de la consolidation

2) Compositions des groupes

2-1) La société mère

Une société mère appelée aussi société consolidante est une société
contrôlant une ou plusieurs filiales.
« Une société mère est présumée exercer le contrôle lorsqu’elle détient
directement ou indirectement la majorité des droits de vote d’une entreprise ou
lorsqu’elle peut diriger les politiques financières et opérationnelles de
l’entreprise en vertu de statuts ou de contrats ».1
L'établissement et la publication des états consolidés sont a la charge des
organes d'administration, de direction ou de surveillance de l'entité dominante de
l'ensemble consolidé, dite entité consolidante (ou société mère). 2
Le rôle de la société mère est : 3

 La création et la maintenance d’une culture de groupe identifiée et forte ;


 La gestion des ressources financières des filiales et participations ;
 L’étude des axes de développement stratégiques ;
 Eventuellement assurer des services transversaux communs.

2-2) Les sociétés dépendantes

Sont les sociétés placées directement ou indirectement sous le contrôle


durable de la société mère. Ce contrôle résulte de la détention de la majorité du
capital ou de la disposition de la majorité des droits de vote dans les assemblées
ou de la disposition du plus de la moitié des organes de direction.

1
Séminaire, Tarek Abdennadher, les groupe de sociétés et la consolidation des
êtas financiers ; ESC ; décembre 2008, p : 9
2
Journal Officiel de la République Algérienne N° 19, 28 Rabie El Aouel 1430,
25 mars 2009.P 14.
3
M. Gonthier H.Court, La vie des sociétés problèmes comptables, tome 2, p :
162
8
Chapitre I : Fondements de la consolidation

2-3) les sociétés multi-groupes


Sont des sociétés multi-groupes qui partagent le capital social et les
exploitent en commun, elles correspondent aux « sociétés communautaires
d’intérêt ».ce sont des entreprises d’un type particulier, étant donné qu’elles
dépendent de plusieurs groupes mais dont aucun ne domine l’autre.

2-4) les sociétés associées au groupe


Les sociétés ne font pas partie au groupe, mais dans lesquelles des
entreprises du groupe exercent une influence notable.

Schématiquement, on peut résumer la situation de la manière suivante :


Schéma (1.1) : composition de l’ensemble du groupe

ENTREPRISE DIRIGANTE
Société-marie (personnes physique ou morale)

Bilan et comptes Situation et comptes


Société-mère Consolidés du groupe

Contraction 100% consolidation


Société-mère
Succursales
Société-mère
ENTREPRISES DEPENDANTES

Filiales 50 à 100 %

Participation réciproque ou en chaine


De 10% a 50%
Participation
Sous-traitants façonniers 0%

Source : Benaibouche Mohand Cid, op-cit, P 81.


3) Les participations

9
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Une participation désigne un pourcentage du capital détenu par une


première société dans une seconde société, ou bien cette seconde société par
rapport à la première société.
Il y a quatre cas qui peuvent envisagés

3-1) La participation directe : la société « A » détient des actions dans la


société « B ».

« Société A » « société B »

3-2) La participation indirecte : la société « A » détient des actions dans la


société « B » qui elle-même détient des actions « C ».

« Société A » « société B » « société C »

La société « A » par apport à la société « C » c’est une participation indirecte.

3-3) La participation réciproque (ou croisée) : La société « A » détient des


actions dans la société « B » qui elle-même détient des actions dans « A ».

« Société A » « société C »

3-4) participation circulaire : La société « A » détient des actions dans la


société « B » qui détient des actions dans la société « C » laquelle détient des
actions dans la société « A ».

« Société A » « société B»

« Société C »

10
Chapitre I : Fondements de la consolidation

4) Les groupes en droit commercial algérien


Les définitions du groupe en droit commercial algérien

1) Définition de groupe : Même si la notion de groupe de sociétés est plus une


notion fiscale que juridique, le code de commerce attache également de
l’importance aux droits et aux relations qui existent entre une maison mère et ses
filiales. 1
1-1) Définition juridique du groupe de sociétés
Le code de commerce ne reconnait pas formellement la notion de groupe
de sociétés. Il s’attache plus particulièrement aux notions de filiales
participations et sociétés contrôlées.

Dans la loi, le groupe n’a pas la personnalité juridique. Les sociétés qui les
composent ont leur propre personnalité morale et sont juridiquement
indépendantes.

Ainsi, la société mère ne répond pas des obligations contactées par sa filiale
et ne peut opposer en compensation de l’une de ses dettes envers un créancier, la
créance que sa filiale a sur ce créancier.
Toutefois, ce principe subit quelque atténuation en cas de procédures
collectives. En effet, les dirigeants de droit ou de fait d’une société en
redressement et liquidation judiciaire peuvent être, par le biais d’actions en
comblement et en extension du passif, responsables patrimonialement du passif
de la société. A cet égard, une société mère peut être considérée comme un
dirigeant de droit ou de fait de sa filiale.
De plus le caractère fictif d’une filiale permet l’ouverture d’une procédure
collective contre la société mère qui a agi sous couvert de la filiale. Les

1
Guide investir en Algérie-2013 (Mise à jour : décembre 2012), Dépôt légal :
1765-2013, ISBN : 978-9947-807-20-0, P : 205.Délivré par le ministère de
finance.
11
Chapitre I : Fondements de la consolidation

créanciers peuvent à cet égard faire jouer la théorie de l’apparence en exigeant


de la société mère le paiement de sa créance à l’égard de sa filiale, dès lors qu’il
était fondé à considérer que les deux sociétés ne constituent en réalité qu’une
seule.
Une filiale : Est définie par le code de commerce comme étant une société dont
plus de 50% du capital sont détenus par une autre société. Lorsque la fraction
détenue est comprise entre 10 et 50%, il s’agit alors d’une participation.
Une société est considérée comme contrôlant une autre, lorsqu’elle détient
directement ou indirectement une fraction du capital lui conférant la majorité
des droits de vote dans les assemblées générales de cette société, lorsqu’elle
dispose seule de la majorité des droits de vote dans cette société en vertu d’un
pacte d’actionnaires ou lorsqu’elle détermine, de fait, par les droits de vote dont
elle dispose, les décisions dans les assemblées générales de la société. Elle est
appelée dans ces cas, société holding.
1-2) Définition fiscale du groupe de sociétés
La législation fiscale se distingue du droit commun par une définition
spécifique, ainsi que des conditions particulières. Les dispositions en matière
d’exonérations et incitations fiscales ne s’appliqueront qu’au groupe défini selon
la loi fiscale.
La loi fiscale prévoit que le groupe de sociétés s’entend comme toute entité
économique de deux ou plusieurs sociétés par actions juridiquement
indépendantes dont l’une appelée « membre », sous sa dépendance par la
détention directe de 90 % ou plus du capital social et dont le capital ne peut pas
être détenu en totalité ou en partie par ces sociétés ou a raison de 90 % ou plus
par une tierce éligible en tant que société mère. Certaines société dont l’objet
principal est lié au domaine d’exploitation, de transport, de transformation ou de
commercialisation des hydrocarbures et produits drivés, ne peut prétendre au
régime fiscal de groupe de sociétés.

12
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Il en est de même pour les entreprises qui ne sont pas régies par les dispositions
du code de commerce comme les holdings.
La loi de finance pour 2008 a supprimé la condition pour les sociétés de
justifier de résultats positifs pendant les deux derniers exercices qui précèdent
l’intégration du groupe. Ainsi, les sociétés nouvellement créées peuvent intégrer
le groupe au sens fiscal, sous réserve de remplir les autres conditions. La loi de
finance pour 2012 a supprimé l’obligation de ne pas réaliser deux déficits
consécutifs par les sociétés membres, après leur intégration au groupe.
Sous section 2 : Le régime fiscal de groupe de société en Algérie
La loi de finance complémentaire pour 2008 avait réaménagé les taux d’IBS par
activités et avait institué les taux suivants :1
 19 % pour les activités de production de biens, du bâtiment, les travaux
publics et les activités touristiques ;
 25 % pour les activités de commerce et de services.
1) Définition d’un groupe de société
Le régime fiscal des groupes de sociétés est un régime préférentiel octroyé
sur option. Il offre la possibilité de consolider des bénéfices imposables à l’IBS
de l’ensemble des sociétés membres du groupe et le bénéfice de certains
avantages fiscaux.
La loi de finance pour 2009 détermine le taux d’IBS à appliquer au
bénéfice consolidé dans le cadre d’un groupe de sociétés au sens fiscal.
Dans le cas ou les activités exercées par les sociétés membres du groupe
relèvent de taux différents de l’IBS, le bénéfice résultant de la consolidation est
soumis à l’impôt au taux de 19% dans le cas où le chiffre d’affaires relevant de
ce taux est prépondérant. Au cas contraire, la consolidation des bénéfices est
autorisée par catégorie de chiffre d’affaire.

1
http://fr.scribd.com/doc/26207046/Regime-Fiscal-Du-Groupe-de-Societes-
algerie-Definition.

13
Chapitre I : Fondements de la consolidation

La consolidation des bénéfices, donc consolidation des comptes, est celle de


l’ensemble des comptes de bilan et non de l’addition arithmétique des résultats
des sociétés membres du groupe.
Lorsque le chiffre d’affaires relevant du taux de 19 % de l’IBS dépasse les 50%
c’est ce taux qui s’applique sur le bénéfice imposable consolidé.
En l’absence de prépondérance, pour les activités mixtes, chacun des deux taux
(19% et 25%) s’applique sur la moitié du bénéfice imposable.
2) Quelles sont les conditions d’éligibilité au régime du groupe de
sociétés ?
Les relations de la société doivent être régies exclusivement par le code de
commerce :

 Les sociétés membres doivent avoir la forme de sociétés par actions. Ce


qui exclut les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes.
 Le capital social de la société membre doit être détenu de manière directe
(et non pas par l'intermédiaire d'autres sociétés) à raison de 90% au moins
par la société mère;
 Le capital social de la société mère ne doit pas être détenu de manière
directe à raison de 90% ou plus par une société tierce éligible en tant que
société mère ;
 Le capital social de la société mère ne doit pas être détenu de manière
directe ou indirecte en totalité ou en partie par les sociétés membres ;
 L'objet principal de la société ne doit pas être lié au domaine
d'exploitation de transport, de transformation ou de commercialisation des
hydrocarbures et produits dérivés. En sont, en conséquence, exclues toute
les sociétés pétrolière et autres sociétés dont l'activité est liée à l'objet
suscité.

14
Chapitre I : Fondements de la consolidation

3) Quels sont les avantages fiscaux accordés aux groupes de sociétés ?

La législation fiscale en vigueur offre des avantages fiscaux considérables


aux groupes de sociétés en matière d’impôt direct, des taxes sur le chiffre
d’affaires et de droits d’enregistrement :

3-1) En matière d’IBS : en plus des dispositions applicables à toutes les


sociétés dans le cadre du droit commun, notamment l’exonération de l’IBS des
dividendes perçus par les sociétés au titre de leur participation dans le capital
des autres sociétés, le régime fiscal des groupes prévoit une exonération des
plus-values de cession réalisées dans le cadre des échanges patrimoniaux entre
les sociétés membres d’un même groupe.1

Toutefois, le principal avantage octroyé par le régime fiscal des groupes en


matière d’impôt sur les bénéfices des sociétés(IBS) résulte de la consolidation
des bénéfices qui permet de déterminer un résultat d’ensemble pour tout le
groupe, en considérant qu’il s’agit d’une seule entité économique et de
soumettre par la suite ce résultat à l’impôt sur les bénéfices des sociétés(IBS).
Ce dernier est ainsi globalement réduit en cas d’existence de déficit, accusé par
une ou plusieurs sociétés membres.

3-2) En matière de TAP : les opérations intragroupes sont exonérées de la


TAP.

3-3) En matière de TVA : les opérations intragroupes sont exonérées de la


TVA.

3-4) En matière de droits d’enregistrement : sont exemptés du droit


d’enregistrement les actes portant transformation de sociétés éligibles au régime
fiscal du groupe de sociétés en vue de l’intégration dudit groupe et les actes

1
Guide investir en Algérie, op-cit, P : 209.

15
Chapitre I : Fondements de la consolidation

constatant les transferts patrimoniaux entre les sociétés membres du même


groupe.

Section 2 : Documents de synthèse consolidés

1) Apport sur le SCF

Le contexte comptable qui réglemente la technique de consolidation en l’Algérie


est le système comptable financier (SCF).

Définition de SCF

Le SCF a été mis en œuvre le 1er janvier 2010, en application de la loi n°


07/11 du 25 novembre 2007 portant système comptable et financier. Il s’inscrit
dans le cadre de la mise à jour des instruments devant accompagner les réformes
économiques et financières. En fait, il s’agit d’un changement de la culture
comptable, qui consiste à faire converger les règles comptables appliquées, par
les entreprises algériennes, vers les normes IAS/IFRS.

La majeure partie de ce référentiel est inspiré dans les normes internationales


IAS/IFRS.

Ce référentiel est arrivé pour remplacer l’ancien plan comptable national (PCN)
applicable depuis 1975.

La consolidation au sens large traités de manière superficielle par le SCF,


qui inspiré plusieurs définitions et suggestions qui appliqué dans les groupes
algériennes ce que en a adoptée durant notre recherche.

Sous section 1 : Documents de synthèse consolidés

1) Présentation des documents de synthèse consolidés

16
Chapitre I : Fondements de la consolidation

La présentation des comptes consolidés est devenue une nécessité afin d’assurer
une information suffisante, en particulier pour les sociétés qui font appel au
marché boursier. Une des conditions essentielles pour qu’une entreprise puisse
faire coter ses actions, c’est qu’elle informe correctement le public et donc
qu’elle publie des comptes consolidés pendant au moins trois années
successives.

Les états financiers consolidés d'une société donnent une présentation plus
complète que les états financiers individuels au regard de plusieurs domaines : le
patrimoine, la situation financière, les résultats et l'activité.

Définitions

Toute entité, qui a son siège social ou son activité principale sur le territoire
national e qui contrôle une ou plusieurs autres entités, établit et publie chaque
année les états financiers consolidés de l’ensemble constitué par toutes ces
entités.1

Consolider les comptes consiste à inclure tout ou partie de l’actif et du


passif des filiales (sociétés contrôlées) dans les comptes de la société mère (en
tête de groupe).2

L’établissement et la publication des états consolidés sont à la charge des


organes d’administration, de direction ou de surveillance de l’entité dominante
de l’ensemble consolidé.

Les comptes annuels consolidés s’agit des éléments suivants :

 Le bilan consolidé ;

1
Journal Officiel de la République Algérienne, op-cit, P14.
2
Stephane Mercier, La consolidation, Edition des CCI de Wallonie s.a, 2005,
P10.
17
Chapitre I : Fondements de la consolidation

 Le compte de résultats consolidé ;


 L’annexe consolidée ;
 Le tableau des flux de trésorerie ;
 Le tableau de variation des capitaux propres.
Le bilan consolidé : document de synthèse décrivant le patrimoine
économique de l’ensemble des sociétés comprises dans le périmètre de
consolidation comme si elles ne formaient qu’une seule et même
entreprise. 1
 A l’actif de bilan consolidé : il s’agit de remplacer les actions de la filiale
(qui figurent dans les immobilisations financières, sous rubrique « titres
de participation », à l’exception des capitaux propres de la filiale.
 Au passif de bilan consolidé : pour obtenir un bilan équilibré, il faut
retrancher le montant correspondant à ces titres de participation au passif,
dans la part du groupe dans les réserves consolidé et le résultat consolidé.

Le contenu du bilan doit être clairement indiqué. A titre d’exemple, nous


citons :

 L’écart d’acquisition ;
 Les groupes d’actifs et de passifs destinés à être abandonnés ou cédés ;
 La part du groupe dans les capitaux propres ; etc.

Le bilan consolidé est présenté soit sous forme de tableau, soit sous forme
de liste. Il fait au moins apparaitre de façon distincte les éléments de l’actif et de
passif.il fournit par ailleurs le modèle suivant :

1
Stephane Mercier, op-cit, P 11.

18
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Tableau (1.1) : Présentation d’un Bilan consolidé

Actif Exercice Exercice Passif Exercice Exercice


N N-1 N N-1
Actifs non courants Capitaux propres et
Ecart d’acquisition passif
Immobilisations Capital
incorporelles Réserves liées au
Immobilisations capital
corporelles Réserves consolidées
Actifs financiers Résultat de l’exercice
Titres de Résultats enregistrés
participation directement en capitaux
Impôts différés actifs propres
Autres actifs non Capitaux propres-part
courants du groupe
Intérêts minoritaires
Total actif non Total des capitaux
courant propres
Emprunts et dettes
Actifs courants financières-part à long
terme
Stocks et en-cours Impôts différés passifs
Clients et comptes Provisions pour
rattachés retraites et engagements
Autres créances assimilés
courantes Provisions non
Trésorerie et courantes
équivalents de Autres dettes non
trésorerie courantes
Total passif non
Total actif courant courant
Emprunts et dettes
financières-part à court
terme
Fournisseurs et comptes
rattachés
Autres dettes courantes
Passif courant
Total du passif
courant

Total de l’actif Total du passif


Source: Grégory Heem, op-cit, p78.

19
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Le compte de résultat consolidé : Document de synthèse reprenant les


charges et produits des sociétés intégrées globalement, ainsi que ceux des
sociétés relevant de l’intégration proportionnelle, au prorata des droits
détenus.1
Le compte de résultat consolidé est un document financier permettant de fournir
des informations sur la performance des entités du même groupe. Comme pour
le bilan consolidé, le compte de résultat consolidé ne comprend pas de forme
normalisée, il faut notamment y inscrire les éléments obligatoires qui peuvent
être présenté dans les tableaux ci-dessous.

Par ailleurs, le classement des charges peut être effectué selon deux
critères : par nature ou par fonction.

 présentation du compte de résultat par nature : Consiste à regrouper les


charges et les produits en familles selon leurs natures. Par exemple, dotation aux
amortissements, achats de matières premières, frais de transport, avantages du
personnel, dépenses de publicité….etc.
 présentation du compte de résultat par fonction ou du coût des ventes :
Elle consiste à classer les charges selon leur fonction dans le coût des ventes par
exemple, dans le coût des activités commerciales ou administratives, selon cette
méthode, une entité présente au moins son coût des ventes séparément des autres
dépenses.

1
Saphie De Oliveira Leite, La consolidation des comptes (Nouvelles
réglementations et pratiques), Dépôt légal : septembre 2002, P 155.
20
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Tableau (1. 2) : Présentation du Compte de Résultats par nature

Charges/produits par nature N N-1


Produits des activités ordinaires
Autres produit
Variations des stocks des produits finis et en cours
Marchandises et matières consommées
Frais de personnel
Amortissements et dépréciations
Autres charges
Résultat opérationnel
Produits financiers
Charges financières
Quote-part dans le résultat net des entités associées
Dépréciation du goodwill
Résultat avant impôt
Charge d’impôt sur le résultat
Résultat de l’exercice
Attribuable à :
Actionnaires majoritaires
Intérêts minoritaires
Résultat par action
Résultat de base par action ………. (1)
Résultat dilué par action…………. (2)

Source: Grégory Heem, op-cit, p80.

21
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Tableau (1. 3) : Présentation du Compte de Résultats par fonction

Charges/produits par fonction N N-1


Produits des activités ordinaires
Coût des ventes

Marge brute

Autres produits
Coût commerciaux
Charges administratives
Autres charges

Résultat opérationnel

Produits financiers
Charges financières
Quote-part dans le résultat net des entités associées
Dépréciation du goodwill

Résultat avant impôt

Charge d’impôt sur le résultat

Résultat de l’exercice

Attribuable à :
Actionnaires majoritaires
Intérêts minoritaires

Résultat par action

Résultat de base par action……….. (1)


Résultat dilué par action …………. (2)

Source: Grégory Heem, op-cit, p82.

Remarque : Dans les tableaux 2 et 3 les termes ci-dessous ont les significations
suivantes :

22
Chapitre I : Fondements de la consolidation

(1) ... Le résultat par action est obtenu en divisant le résultat net revenant à
l’entreprise consolidante par le nombre moyen pondéré d’actions en circulation
au cours de l’exercice.

(2) ... Le calcul du résultat net dilué par action est semblable à celui du résultat
par action. Toutefois, le résultat net revenant à l’entreprise consolidante ainsi
que le nombre moyen pondéré d’actions doivent être ajustés pour prendre en
considération l’impact de la conversion des instruments dilutifs en actions
ordinaires.

2) Les autres documents de synthèses :

L’annexe consolidée : complète, explicite et commente, pour autant qu’il


faille le faire, les éléments fournis par les bilans et comptes de résultat
consolidé. Elle renseigne sur les méthodes particulières utilisées, le cas
échéant, et de tous les éléments d’ordre comptable ou financier
contribuant à améliorer l’obtention d’une image fidèle.1

Parmi ces éléments :

 Les informations relatives au périmètre de consolidation ;


 La présentation des principes, des méthodes et des modalités de
consolidation retenue ainsi que celle des moyens mis en œuvre pour
assurer la comptabilité des postes du bilan et du compte de résultat d’un
exercice sur l’autre ;
 Des explications sur les soldes et les variations d’un certains nombres de
postes du bilan et du compte de résultat ».

L’annexe est souvent complétée par deux états financiers complémentaires :


 Le tableau des flux de trésorerie : Le tableau de flux de trésorerie
consolidé est un document qui complète l’information présentée dans
1
Benaibouche Mohand Cid, op-cit, p91.
23
Chapitre I : Fondements de la consolidation

le bilan et le compte de résultat consolidé en indiquant la provenance


des liquidités de l’exercice et leur utilisation pendant ce même
exercice. 1

Il englobe :

 La totalité des flux employés et générés par les sociétés intégrées


globalement ;
 A hauteur du pourcentage d’intégration, les flux employés et générés par
les sociétés intégrées proportionnellement ;
 Les flux entre le groupe et les sociétés associées
 Le tableau de variation des capitaux propres consolidés : permet de
comprendre l’impact des opérations diverses et variées que l’entité a
réalisées au cours de la période et qui n’ont pas systématiquement transité
par le résultat.
 L’objectif des états financiers : ont pour objet de donner une image
globale de l’activité et de la situation d’un ensemble de sociétés qui, bien
juridiquement indépendantes, sont soumises à une unité de direction et
constituent ainsi une entité économique.
 Date d’établissement des comptes consolidés : Les comptes annuels
consolidés sont en principe arrêtés à la même date que celle des comptes annuels
de l’entreprise consolidante.
Toutefois, ces comptes des entreprises peuvent être arrêtés à une date pour
tenir compte de la date de clôture des entreprises dans la consolidation.
Par ailleurs, les comptes des entreprises comprises dans la consolidation peuvent
être considérés à une date arrêtée jusqu’à trois mois avant ou trois mois après la
date d’établissement des comptes consolidés.

1
Bruno Bachy, Analyse financière des comptes consolidés, normes IAS/IFRS,
DUNOD 2005, page 215.
24
Chapitre I : Fondements de la consolidation

 Les acteurs des états financiers consolidés : Le processus de


consolidation fait intervenir au sein de l’entité consolidante :
 le conseil d’administration ;
 l’équipe consolidante ;
 les autres directions.
Le processus de consolidation implique également les entités consolidées, c’est-
à-dire les entités entrant dans le périmètre de consolidation. Ainsi les acteurs
externes sont les commissaires aux comptes.

Sous section 2 : la démarche centralisée et décentralisé

La démarche de consolidation est liée aux règles d’organisation comptable


appliquées au sein du groupe. La démarche s’inspire de deux grandes
tendances :

L’organisation centralisée : le service consolidation souhaite garder la


maîtrise totale des opérations de consolidation en utilisant les données de
chaque entreprise consolidée, issues de la balance de fin d’exercice ;
L’organisation décentralisée : toute une série des travaux préparatoires
sont délégués à chaque entreprise consolidée pour réduire au strict
minimum les travaux de consolidation.

1. Démarche centralisée : Dans la démarche centralisée, la société consolidante


assume l'intégralité des opérations de consolidation. Les étapes sont
principalement résumées dans le schéma suivant:

25
Chapitre I : Fondements de la consolidation

Tableau (1.4) : La démarche centralisée

Entreprise consolidante Entreprise consolidée


L’organigramme et le périmètre : établi la liste des Les entreprises incluent dans le périmètre et les
entreprises à consolider et la méthode de consolidation méthodes appliqués pour chaque entreprise.
pour les entreprises retenue dans le périmètre.
La collection des données : Les données non traitées • La balance de chaque entreprise consolidée ;
dans les sociétés consolidées. • Les informations liées aux titres des
entreprises consolidées ;
• Le détail des comptes et des opérations Intra-
groupe ;
• Les variations des capitaux propres ;
• Les données utiles aux retraitements et aux
éliminations.

La conversion des comptes des entreprises Tous les comptes des entreprises étrangères doivent
étrangères intégrées être convertis dans la monnaie de consolidation.
Les écritures de consolidation qui sont classés en Retraitements : Visent à rendre les évaluations
plusieurs catégories homogènes ;
Reclassement : Vise à rendre la présentation
homogène ;
Les ajustements : Visent à rendre les comptes intra-
groupes réciproques.
Les éliminations : Visent à supprimer les doubles
emplois et les résultats internes.

La fiscalité différée Un retraitement est nécessaire pour mentionner la


méthode de comptabilisation des impôts différés car
elle n’est pas appliquée dans les comptes individuels.
Les variations de périmètre Conduire le groupe à constater :
• Des écarts d’évaluation
• Des écarts d’acquisition où la cession des
titres des entreprises consolidées.

Centralisation et présentation des comptes Résultat des travaux de consolidation.


consolidés.

Source : Mohamed neji Hergli, op.cit, p: 76.Modifié par les étudiants.

26
Chapitre I : Fondements de la consolidation

2. Démarche décentralisée : Dans cette démarche, chaque entreprise prépare


des comptes retraités conformes aux règles de présentation et d'évaluation du
groupe. Ainsi, le service de consolidation après vérification récupère les données
et les complète en vue de la consolidation de l'ensemble des entreprises incluses
dans le périmètre.

2.1. Travaux dans chaque entreprise : Dans cette démarche, les données
transmises au service consolidation de la société consolidante ont été préparées
selon les règles d'évaluation du groupe.

Schéma (1.2) : Les travaux de chaque entreprise consolidée

Arrêté des comptes arrêté des comptes


Individuels homogénéisation individuels retraités

Source : Elaboré par les étudiants.

2.2. Travaux dans la société consolidante : Cette démarche vise à traiter toutes
les opérations de consolidation au service de consolidation de la société
consolidante.

Elle est appliquée dans les groupes, dés lors que le nombre d’entreprises à
consolider est important, car il permet d’alléger les travaux du service de
consolidation. Cette organisation suppose que les entreprises soient bien
informées des règles d’évaluation du groupe. Son efficacité implique :1

 La diffusion auprès des sociétés du groupe du manuel comptable groupe


et du manuel de consolidation, accompagnée si nécessaire par des

1
Mohamed Neji Hergli (expert comptable tunisien), op-cit, octobre 2007, P 76.

27
Chapitre I : Fondements de la consolidation

séminaires de formation et de sensibilisation pour créer un « climat


groupe » ;
 La définition et la délégation des pouvoirs aux filiales concernant les
opérations relevant de leur ressort (notamment les retraitements pour
homogénéisation).
 La transmission (généralement à la fin de l'année) à chaque filiale de la
liasse de consolidation en lui accordant un délai pour la retourner
remplie.

Les relations avec les filiales doivent donc être normalisées afin d'obtenir une
information consolidée fiable.

En guise de conclusion, on peut dire que les comptes consolidés ont pour
but de refléter l’activité d’une société et de ses filiales, de présenter une véritable
situation patrimoniale, de donner une image économique réelle des groupes, de
fournir un outil de gestion de l’entité économique. Elle consiste à présenter le
patrimoine, la situation financière et le résultat des entreprises comprises dans la
consolidation comme s'il s'agissait d'une seule entreprise.

28
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Le processus de consolidation consiste à cumuler les comptes des sociétés


contrôlées et ceux de la société mère, tout en éliminant les comptes et opérations
réciproques à l’intérieur du groupe. L'ensemble de disparités à l’intérieur du
périmètre conduit à des hétérogénéités en matière de choix comptable,
notamment, en ce qui concerne la présentation des comptes et les méthodes
d’évaluation retenues par chaque société. Par conséquence, Il est nécessaire,
avant de procéder à la consolidation, d'homogénéiser les différentes méthodes
d’évaluation et de présentation des comptes sociaux. Cela, afin d’obtenir des
états financiers consolidés.

Ce processus peut très synthétiquement se décomposer en 8 phases :

1ére phase : Périmètre et méthodes de consolidation ;

2éme phase : Collecte des données ;

3éme phase : Homogénéisation des comptes individuels ;

4éme phase : Intégration des comptes retraités ;

5éme phase : Elimination des opérations réciproques ;

6éme phase : Répartition de capitaux propres et élimination des titres de


participation ;

7éme phase : Traitement de variation de périmètre de consolidation ;

8éme phase : Présentation des états financiers consolidés de base.

A partir de cet enchainement, on tentera d’expliquer chaque phase de ce


processus :

1ére phase :

Section 1 : Périmètre et méthodes de consolidation

29
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Sous-section 1 : le périmètre de consolidation

Les frontières d’un groupe sont définies par les limites de son périmètre de
consolidation. La définition du périmètre consiste à lister l’ensemble des
entreprises qui doivent être incluses et les entreprises qui doivent être exclues
lors de l’élaboration des états financiers consolidés.

Schéma (2.1) : Illustration de périmètre de consolidation schématisé ci-


dessous

Hors périmètre

Périmètre de de consolidation
Mère
Consolidation

Entreprises Entreprises Entreprises


contrôlées contrôlées sous influence
exclusivement conjointeme notable
Périmètre de nt Périmètre de Entreprises
consolidation Périmètre de consolidation non contrôlées
consolidation et hors
influence
notable
Périmètre de
La source : Elaboré par les étudiants. consolidation

I. L’inclusion dans le périmètre de consolidation : Les sociétés qui


doivent être incluent dans le périmètre de consolidation sont les sociétés sur
lesquelles la société-mère exerce directement ou un directement le contrôle.

30
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Le principe est strict, comme nous allons le voir, toutes les entreprises
contrôlées ou sous influence notable doivent être consolidées.

Les sociétés commerciales doivent consolider « dès lors qu’elles


contrôlent de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs entreprises ou
qu’elles exercent une influence notable sur celles-ci ».1

En s’attachant à cette définition, il y a lieu d’analyser les différents types de


contrôles qui constituent, à notre avis, un élément clef dans la détermination du
périmètre et de la méthode de consolidation.

1) Les différents types de contrôle

1.1) Le contrôle exclusif : Le contrôle est le pouvoir de diriger les


politiques financières et opérationnelle d’une entité afin d’obtenir des avantages
de ses activités.2

Le contrôle exclusif est présumé exister dans les cas suivants :

 Détention directe ou indirecte par l’intermédiaire de filiales de la majorité


des droits de vote dans une autre entité ;
 Pouvoir sur plus de 50% des droits de vote obtenu dans le cadre d’un
accord avec les autres associés ou actionnaires ;
 Pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des dirigeants d’une autre
entité ;
 Pouvoir de fixer les politiques financière et opérationnelle de l’entité en
vertu des statuts ou d’un contrat ;
 Pouvoir de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions des
organes de gestion d’une entité.

1
Jacques Richard, Christine Collette, Didier Bensadon, Nadine Jaudet,
Comptabilité financière, 9ème Edition, Dépôt Légal : Septembre 2011, P 340.
2
Journal Officiel de la République Algérienne, op-cit, P 14.
31
Chapitre II : Le processus général de consolidation

L’appropriation du pouvoir par la société mère peut revêtir différentes


modalités qui suggèrent plusieurs hypothèses de contrôle :

 Le contrôle de droit ;
 Le contrôle de fait ;
 Le contrôle contractuel.
Le contrôle de droit : Le contrôle de droit résulte de la détention directe
ou indirecte de la majorité des droits de vote de la filiale.1

Il consiste à détenir la majorité des droits de vote de l’entreprise (plus de


50%), directement ou indirectement par l’intermédiaire d’une entité contrôlée
exclusivement (filiale). 2
En effet, c’est à partir ces définitions nous pouvons constater qu’il y a contrôle
de droit quand le pourcentage de contrôle de la société dominante dans la filiale
est supérieure à 50%.

Le contrôle de fait : Les sociétés qui exerce le contrôle de fait se sont


des sociétés qui ne possède pas la majorité des droits de vote, mais peut quand
même contrôler une autre société, lorsque cette dernière :
 Désigne, pendant deux exercices consécutifs, la majorité des membres
des organes de direction, d’administration ou de surveillance.
 Il est présumé quand la société dominante dispose pendant deux
exercices plus de 40% des droits de vote.
Contrôle contractuel : Est le contrôle obtenu par la société mère, en
vertu de clauses contractuelles ou statutaires.3

1
Wolfgang Dick, Franck Missonier-Piera, La Comptabilité financière, 2ème
Edition, Dépôt Légal : Avril 2009, France, P 237.Belgique.
2
Hennie Van Greuning and Koen Merieus, International Accounting Standards
a practical guide, the World Bank Edition, Washington, 2000, p: 100.
3
B. Bachy, M. Sion, Analyse des comptes consolidés, Editions DUNOD, 2005,
p 101.
32
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Il existe en l’absence de détention de droits de vote ou même de tout lien en


capital, il n’est pas nécessaire que la société mère soit actionnaire ou associée.

1-2) le contrôle conjoint : Est le partage du contrôle d’une activité


économique en vertu d’un accord contractuel. 1

A partir de cette définition ci-dessus, le contrôle conjoint suppose :

 Un partage de contrôle
 Un accord contractuel.
Un partage de contrôle : Le partage de contrôle suppose qu’aucun des
co-entrepreneurs pris individuellement n'est en mesure de contrôler
unilatéralement l'activité. Cette situation se traduit forcément par l’existence
d’un nombre limité de co-entrepreneurs lorsque deux sociétés ou plus contrôlent
ensemble une autre entreprise, on parle d’un contrôle conjoint. Aucune décision
ne peut être prise par une partie des associés ou par un seul d’entre eux, et aucun
associé n’est en mesure d’imposer ses décisions aux autres. Les décisions sont
prises d’un commun accord, et aucun d’entre eux ne doit exercer un contrôle
exclusif.
Nécessité d’un accord contractuel : L’existence d’un accord contractuel
est une condition fondamentale pour établir l’existence d’un contrôle conjoint.
Ce dernier n’existe que s’il est prévu que les décisions stratégiques, financières
et opérationnelles doivent être prises à l’unanimité des coentrepreneurs.

1-3) L’influence notable : Est le pouvoir de participer aux décisions de


politiques financière et opérationnelle d’une activité économique, sans exercer
un contrôle exclusif ou un contrôle conjoint sur ces politiques. 2

1
. Jacques Richard, Christine Collette, Didier Bensadon, Nadine Jaudet, op-cit, P
342.
2
Wolfgang Dick, Franck Missonier-Piera, op-cit, P 242.
33
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Une entité associée est une entité dans laquelle l’entité consolidante exerce
une influence notable et qui n’est ni une filiale, ni une entité constituée dans le
cadre d’opérations faites en commun. 1

En conclusion, une société subit une influence notable, lorsqu’un


investisseur détient directement ou indirectement un pouvoir de participer d’un
pourcentage de contrôle au moins égal à 20% dans la société associée, sans
posséder un contrôle exclusif ou conjoint sur ces politiques financières et
opérationnelles.

Même si la fraction des droits de vote détenue est 20%, l’influence notable peut
se manifester par d’autres moyens:

 Représentation au conseil d’administration ou à l’organe de direction de


l’entreprise détenue ;
 La participation au processus d’élaboration des politiques, notamment en
ce qui concerne les décisions relatives aux dividendes et autres
distributions ;
 Les transactions significatives entre la société mère et l’entreprise
détenue ;
 Fourniture d’informations technique essentielles.

2) Mesure de contrôle et de dépendance: A travers les trois formes de


contrôle (contrôle exclusif, contrôle conjoint et influence notable) étudiées ci-
avant, nous déduisons que le pouvoir exercé par une société sur une autre, doit
faire l'objet d'une mesure. Cette mesure du pouvoir doit reposer avant tout sur la
fraction des droits de vote détenue. Elle est calculée à l'aide du pourcentage de
droits de vote ou pourcentage de contrôle. En d'autres termes, la mesure du
contrôle est obtenue à l’aide du pourcentage de contrôle et la mesure de la
dépendance financière est obtenue à l'aide du pourcentage d'intérêt.

1
Journal Officiel de la République Algérienne, op-cit, P 14.
34
Chapitre II : Le processus général de consolidation

2-1) Pourcentage d’intérêt : Le pourcentage d’intérêt de la société mère


dans une filiale exprime la fraction du patrimoine de la filiale qui appartient
directement ou indirectement à la société mère. 1

Le pourcentage d’intérêt s’obtient directement, on reprenant le pourcentage


des droits financiers détenus de la maison mère dans les différentes sociétés du
groupe.

Indirectement par la somme des produits des droits financiers détenus. Le


pourcentage d’intérêt dans la société consolidée est obtenu en multipliant les
pourcentages de participation détenu respectivement dans chaque société
constituent la chaîne. 2

Tableau (2.1) : Exemples de calcul des pourcentages d’intérêt d’une


société mère dans une filiale :

Exemple 1 Exemple 2 Exemple 3


Organigramme
M1 M1 M1
55% 55% 20%
F2 F2 40% F2 40%

F3 70% 30% F3 30% F3

Pourcentage 55% x 70 % Directement : 40 % Directement : 40 %


d’intérêt de M1 Total…….38, Indirectement : Indirectement :
(mère) dans F3 5% 55% x 30%= 16,5 % 20% x 30%= 6 %
(filiale) Total………56,5 % Total……… 46 %

Source : Elaboré par les étudiants.

1
Mohamed Neji Hergli, Maitriser la consolidation des comptes, Octobre 2007, P
22.
2
Séminaire, Salah Yayaoui, La consolidation des comptes d’un groupe de
sociétés, Hôtel lalla Khedidja, Tiziouzou, du 17 au 20 décembre 2005, p : 10.
35
Chapitre II : Le processus général de consolidation

2-2) pourcentage de contrôle : C’est le pourcentage de droits de vote détenus


par la société mère dans la société concernée.

Sert à déterminer :

 le périmètre de consolidation ;
 les méthodes à appliquer.

En outre, le pourcentage de droits de vote est déterminé différemment selon la


nature de la liaison financière entre l’entreprise consolidante et l’entreprise
consolidée. On distingue :

 Les liaisons directes ;


 Les liaisons indirectes par chaîne unique ;
 Les liaisons directes ou indirectes par plusieurs chaînes ;
 Liaisons réciproques avec la société mère ;
 Liaisons circulaires.

Le calcule des pourcentages de contrôle il est procédé, pour chaque entreprise


sous contrôle exclusif ou conjoint détentrices de droits de vote, et pour
l’entreprise consolidante, au cumul des droits de votes attachés aux actions
ordinaires.

36
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Tableau (2.2) : Exemples de calcul des pourcentages de contrôle d’une


société mère dans une filiale :

Exemple 1 Exemple 2 Exemple 3


Organigramme
M1 M1 M1
55% 55% 20%
F2 F2 40% F2 40%

F3 70% 30% F3 30% F3

Pourcentages Indirectement Directement 40 % Directement… 40 %


de contrôle de70 % Indirectement 30 % Indirectement : néant
M1 dans F3 M1 contrôle F2 Total……. 70 % Total………. 40 %
et détient donc M1 contrôle F2 et Le pourcentage de 20
indirectement détient donc % est trop faible pour
70 % des votes indirectement 30 % assurer le contrôle de
dans F3. des votes dans F3. F2. les votes de F2 à
l’assemblée de F3 ne
sont donc pas
contrôlés par M1
Source : Elaboré par les étudiants.

II. L’exclusion du périmètre de consolidation : La loi prévoit un cas


d’exclusion obligatoire du périmètre de consolidation et trois de cas d’exclusion
facultative.
1) Exclusion obligatoire : Une entreprise dépendante doit être laissée en
dehors de la consolidation obligatoirement quand des restrictions sévères et
durables remettent en cause substantiellement le contrôle exercé par la société
dominante ou le transfert de fonds par la filiale. 1
 Restrictions sévères et durables : Une filiale doit être exclue du périmètre
de consolidation lorsqu’il y a des indications que le contrôle est destiné à être

1
Journal Officiel de la République Algérienne, op-cit, P 14.

37
Chapitre II : Le processus général de consolidation

temporaire, qui limitent de façon importante sa capacité à transférer des fonds à


la société mère.
2) Exclusions facultatives: Une entreprise dépendante doit être laissée en
dehors de la consolidation facultativement quand :
 Les actions ou les parts de la filiale sont détenues uniquement en vue
d’une cession ultérieure ;
 La société dépendante est d’importance négligeable.
 L’obtention des documents consolidés de la société dominée ne peut se
faire sans frais excessifs ou dans des délais prévus pour la remise des
comptes consolidés.

Toute exclusion de la consolidation d'entités entrant dans les catégories


visées dans ce point est justifiée dans l'annexe des comptes consolidés.

A chacune des formes de contrôle, correspond une méthode particulière de


consolidation des comptes.

Synthèse partielle

Type de contrôle Méthode de consolidation %


Le contrôle exclusif Intégration globale > 50%
Le contrôle conjoint Intégration proportionnelle = 50%
Influence notable Mise en équivalence 20% à < 50%

Sous-section 2 : Les méthodes de consolidation

1) Etablir le choix de la méthode

Il n’existe pas de réglementation locale définissant les méthodes de


consolidation à appliquer. Mais à partir de type de contrôle en peu établir des
choix des méthodes de consolidation.

38
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Lorsqu’un groupe contrôle de manière exclusive une société, il contrôle


l’ensemble de ses actifs, passifs, charges et produits. Prenant en compte la
totalité des postes du bilan et du résultat elle traduit au mieux la réalité de ce
contrôle.
Lorsque la société parfaitement adaptée au contrôle conjoint qui est défini
comme un partage du contrôle entre différents associés.
Enfin, lorsque la société mère détienne une participation minoritaire sur
une entreprise. Elle n’exerce aucun contrôle sur son patrimoine et ne peut par
conséquent le faire figurer dans ses comptes consolidés. En revanche, elle a une
part de responsabilité dans les performances de cette entreprise et, en
conséquence, dans la rentabilité de son investissement.
Une fois que toutes les conditions son réunies, il restera à faire le choix
d’une méthode qui dépendra de l’influence plus ou moins prépondérante de la
société par apport aux autres sociétés du groupe.

2) Les déférentes méthodes de la consolidation

Il existe trois méthodes de consolidation généralement appliquées, suivant


l’importance du contrôle ou de l’influence exercée par la société consolidante
sur les sociétés à consolider, sont résumées comme suit :

L’intégration globale(IG) ;

L’intégration proportionnelle (IP) ;

La mise en équivalence (ME).

2-1) L’intégration globale : La méthode de consolidation où les états


financiers de la filiale sont intégrés entièrement dans les comptes consolidés,
avec la totalité des actifs et passifs, des produits et des charges. 1

1
Wolfgang Dick, Franck Missonier-Piera, op-cit, P 244.
39
Chapitre II : Le processus général de consolidation

En effet, c’est à partir de cette définition nous pouvons constater que


l’intégration globale existe lorsque la société exerce un contrôle exclusif et
détienne un pouvoir sur plus de 50% des droits de vote.
2-2) L’intégration proportionnelle : Méthode de consolidation selon
laquelle seulement la quote-part d’un coentrepreneur dans chacun des actifs,
passifs, produits et charge de l’entité contrôlée conjointement est intégrée dans
les comptes consolidés.1
L’intégration proportionnelle, lorsque la société exerce un contrôle conjoint.
Cette méthode consiste à remplacer la participation par la quote-part des actifs et
des passifs de l’entité sous contrôle conjoint.
2-3) La mise en équivalence : réévaluation permanente de la valeur de la
participation dans les comptes du groupe, afin de refléter à tout moment la juste
valeur de la quote-part du groupe dans les capitaux propre de la société cible. 2
Cette méthode s’applique lorsque la société exerce une influence notable, car les
éléments de la société cible, actifs et passif notamment, ne sont pas contrôlés par
la société mère du groupe.

Section 2 : La démarche générale de consolidation


Sous-section 1 : Retraitement des comptes sociaux

Les retraitements des comptes sociaux ont pour objet de corriger, par des
écritures comptables, les divergences entre les pratiques et méthodes comptables
utilisées dans ces comptes et celles applicables aux comptes consolidés, ceci afin
de prendre en compte les caractéristiques propres aux comptes consolidés et
d’assurer leur homogénéité.

1
Anne Le Manh et Catherine Maillet, Les normes comptables internationales
IAS/IFRS, Foucher, 2007, p:143.
2
Idem, P 242.

40
Chapitre II : Le processus général de consolidation

Les retraitements des comptes sociaux concernent aussi bien l’entreprise


consolidante que les entreprises consolidées. En effet, le principe d’homogénéité
n’implique pas nécessairement un alignement strict et une convergence vers les
méthodes et pratiques de la consolidante.
2éme phase : Collecte des données
Après la détermination de périmètre de consolidation et les méthodes de
consolidation, il convient par la suite, de recueillir toutes les informations
nécessaires de chaque entreprise consolidées, ces informations représentent les
documents comptables (balance, comptes individuels…), informations relative
aux différents titres de participation (nature de titre, sa valeur…) et toutes les
données utiles aux retraitements et aux éliminations. On peut distinguer deux
types de données : données traités (au niveau les entités consolidées) et données
brutes. Cette distinction est relative au choix de la démarche retenue par le
groupe.
3éme phase : Homogénéisation des comptes individuels
La consolidation consiste à intégrer les comptes des sociétés comprises
dans le périmètre. Elle donne une image fidèle de la situation patrimoniale, de la
structure financière et des bénéfices du groupe. 1 La société consolidante doit
alors déterminer une politique comptable du groupe homogène, qui décrit les
principes et méthodes adaptés aux spécificités de l’ensemble consolidé.les
comtes individuels des filiales n’appliquent pas systématiquement les principes
et méthodes du groupe, car ils sont établis selon des règles en conformité avec
un environnement économique, financier, juridique et fiscale différent de celui
des comptes consolidés. Par ailleurs, il faut alors établir une méthodologie de
retraitement des comptes de toutes les filiales, afin de présenter les comptes du
groupe dans une monnaie unique. Cette section présente d’abord une vue
d’ensemble des retraitements en matière de dates de clôture, de présentation et

1
Wolfgang Dick, Franck Missonier-Piera, op-cit, P 249.
41
Chapitre II : Le processus général de consolidation

d’évaluation. Elle détaille ensuite les méthodes de retraitement des comptes de


filiales libellés en monnaies étrangères.
4éme phase : Intégration des comptes retraités
Après avoir homogénéisé les comptes des différentes sociétés membres du
groupe, il est possible d’intégrer ces comptes individuels au sein d’un journal de
consolidation.

Les comptes individuels sont intégrés selon la méthode de consolidation


utilisée par la mère, celle-ci est retenue selon la nature de contrôle qu’elle exerce
sur ces entités consolidées.

Sous-section 2 : L’élimination des opérations intragroupe et répartition des


capitaux propres

5éme phase : Elimination des opérations réciproques


Les comptes consolidés doivent uniquement présenter les transactions du
groupe avec les tiers donc les transactions intragroupes enregistrées dans les
comptes individuels des membres du groupe concernés, en sont donc exclues et
soldés l’un par l’autre, afin que les seuls les flux provenant ou destinés à
l’extérieur du groupe y appariassent. Le traitement en consilidation de ces
opérations réciproques devient complexe si un résultat interne est dégagé. Au
niveau du groupe, il est considéré comme un profit ou une perte fictive, car non
réalisé avec un partenaire externe. Il faut donc l’éliminer des comptes
consolidés.
Ce mécanisme et le raisonnement sont illustrés pour les résultats sur stocks
et sur cessions d’immobilisations, ainsi que les dividendes versés au sein de
l’entreprise.
6éme phase : Répartition de capitaux propres et élimination des titres de
participation
Les capitaux propres des sociétés consolidées, qui ont été modifiés par les
retraitements et les éliminations, doivent être partagés entre les intérêts du
42
Chapitre II : Le processus général de consolidation

groupe et les minoritaires. Ce partage s’accompagne de l’élimination des titres


de participation en formant les capitaux propres consolidés.
7éme phase : Traitement de variation de périmètre de consolidation
Cette phase figure dans la démarche de consolidation des que la présence
de l’un des facteurs qui provoquent un changement dans le périmètre qui opérer
dans le périmètre de consolidation lors de l’acquisition où la cession d’une
nouvelle entreprise où lors de la fusion entre les sociétés consolidées.
8éme phase : Présentation des états financiers consolidés de base
L’objectif final des sept phases de la démarche de consolidation est la
présentation et la publication des états financiers consolidés conforme au
référentiel comptable local SCF. Les comptes consolidés sont nécessaires tant
pour l’information externe au groupe (investisseurs, l’administration fiscale…)
que pour l’information interne des dirigeants (analyse de performance, classer
les sociétés selon le degré d’attribution au résultat du groupe…).

On conclue que la consolidation est en pratique un processus complexe qui


appelle de nombreux retraitement qui peuvent nuire, malgré les informations
données dans l’annexe, à l’intelligibilité de certains chiffres. De plus, sa
réglementation et sa normalisation sont beaucoup plus souples que celle des
entreprises individuelles et offrent d’importantes marges de liberté aux
dirigeants des groupes.

43
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Vu le fait que notre travail porte sur l’établissement de l’information


consolidée publiée par le groupe SONELGAZ SPA, il convient alors de
présenter la démarche de la consolidation des états financiers individuels de
l’année 2012 dans ce groupe, sous une optique règlementaire et comptable
algérienne. Pour cela, on suivra les mêmes phases présentées dans la partie
théorique de notre mémoire.

Au cours de la première section du présent chapitre, nous nous


proposons d’explorer les origines et l’organisme du groupe sujet de notre
analyse à savoir SONELGAZ SPA.

Quant à la deuxième section, consacrée respectivement à la présentation


du processus de la consolidation dans ce groupe, à savoir le périmètre et la
méthode de consolidation, la phase de la collecte des données, les quatre
autres phases et enfin la présentation des états financiers.

44
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Section1 : présentation du groupe SONELGAZ

Sous-section 1 : L’historique de SONELGAZ SPA

1) Le statut de l’entreprise :

En 1947 : Création d’Electricité et Gaz d’Algérie (EGA)

L’entreprise EGA, créée en 1947, détenait le monopole de la production, du


transport, et de la distribution de l’énergie électrique à travers tout le territoire
algérien.

En 1962 : EGA est pris en charge par l’état algérien indépendant

En 1969 : EGA devient « société nationale de l’électricité et du gaz » par


abréviation « SONELGAZ ». La transformation de la société avait pour
objectif de conférer à l’entreprise les capacités organisationnelles et
gestionnaires pour accompagner et soutenir le développement économique du
pays.

En 1983 : l’entreprise se dote de cinq (05) filiales travaux spécialisées :

 « KAHRIF » pour l’électrification,


 « KAHRAKIB » Infrastructures et installation électrique
 « KANAGAZ » Réalisation des réseaux gaz, « INERGA »
 Génie Civil, « ETTERKIB » Montage industriel,
 L’entreprise « AMC » Fabrication des compteurs et appareils de
mesure et de contrôle.

C’est grâce à ces filiales que SONELGAZ dispose actuellement


d’infrastructures électriques et gazières répondant aux besoins du
développement économique et social du pays.

45
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

En 1991 : SONALGAZ change de nature juridique par décret exécutif n°91-


475 du 14 Décembre 1991, portant transformation de la nature juridique de la
société nationale d’électricité et du Gaz en Etablissement public à caractère
industriel et commercial (EPIC).

En 1998 : création des filiales périphériques

En juin 2002 : Dans ce même objectif l’établissement devient une « SPA ».


Cette promotion donne à SONELGAZ la possibilité d’élargir ses activités à
d’autres domaines relevant du secteur de l’énergie et aussi d’intervenir hors
des frontières de l’Algérie. En tant que SPA elle doit détenir un porte feuille
d’actions et autres valeurs mobilière et à la possibilité de prendre des
participations dans d’autres sociétés.

La loi 02-01du 05 février2005relative à l’électricité et la distribution du gaz


par canalisations stipule dans son article 165 que l’Etat est, et demeurera,
l’actionnaire majoritaire de SONELGAZ SPA.

En 2004 : Cette loi consacre non seulement l’ouverture de la production de


l’électricité à la concurrence, mais assure la séparation, sous forme de filiales
érigées en SPA, des fonctions de production, de transport de l’électricité et du
Gaz ainsi que la production.

Ce processus a donné lieu à partir du 1 er janvier 2004 à la création de trois


nouvelles filiales qui sont :

 SPE pour la Production de l’Electricité


 GRTE Gestionnaire Réseau Transport Electricité
 GRTG Gestionnaire Réseau Transport Gaz

En 2006

 La fonction de distribution est structurée en quatre filiales :

46
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Alger « SDA », Région Centre « SDC », Région Est « SDE », Région Ouest

« SDO ».

 La création de l’opérateur système électrique (OS)

2007-2009 Parachèvement de la restructuration : le renouveau

Réorganiser pour mieux progresser, telle est la démarche poursuive par le


groupe SONELGAZ durant ces dernières années, l’enjeu étant la qualité du
service rendu à la clientèle ; un projet muri au sein de l’entreprise, pour
aboutir à la finalisation de son organisation en Groupe industriel (maison
mère/ filiales) constitué de trente trois(33) filiales et de six(06) sociétés en
participation directe.

Cette période reste marquée par la détermination de SONELGAZ à faire plus


et mieux, en mobilisant des financements importants afin de développer et
renforcer ses infrastructures électriques et gazières.

La dynamique d’investissement a concerné tous les métiers et touts les zones


géographiques, pour assurer un approvisionnement en énergie et assurer un
service de qualité à la clientèle.

2011 : Amendement des statuts de SONELGAZ

Les statuts de SONELGAZ, adoptés en 2002, ont été révisés et approuvés par
le conseil des Ministres, le lundi 2 mai 2011 et deviennent, de ce fait, en
conformité avec le dispositif de la loi N°02-01 du 5 février 2002 relative à
l’électricité et la distribution du gaz par canalisations.

Désormais, SONALGAZ Spa est organisée en « société holding » sans


création d’une personne morale nouvelle et prend la dénomination de

47
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

SONAELGAZ et ses sociétés filiales forment un ensemble


dénommé « Groupe SONELGAZ ».

Dans les statuts amendés, SONELGAZ conserve le rôle de détenteur du


portefeuille des actions constituant le capital social de ses filiales.

Les conseils d’administration des filiales, constituent les relais


incontournables permettant à la société holding de suivre et d’orienter le
pilotage des filiales.

2) L’organisation et l’organigramme de SONELGAZ

Le groupe SONELGAZ SPA permet de tracer une stratégie industrielle


sur la base de la décentralisation et de l'autonomie des différents métiers.
SONALGAZ y gagne en souplesse organisationnelle et en flexibilité.

Dans le Groupe SONELGAZ comme dans tout Groupe Industriel, la société


mère préserve ses responsabilités opérationnelles, elle continue à élaborer la
stratégie et la politique globale, à gérer et à contrôler les métiers filialisés.

La société mère gère le portefeuille d'actions et assure la fonction de


comptabilité, elle détient le pouvoir d'orientation et de contrôle de ses filiales
et veille à la cohérence globale du groupe.

 Les différentes filiales du groupe

Métiers de base, travaux, périphériques, participation

Filiales métiers de base

Production

 SONELGAZ Production de l’Electricité (SPE).

Transport

48
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Gestionnaire du réseau de transport d’électricité (GRTE).


 Gestionnaire du réseau de transport GAZ (GRTG).

Distribution

 SONELGAZ distribution Alger (SDA).


 SONELGAZ distribution centre (SDC).
 SONELGAZ distribution EST (SDE).
 SONELGAZ distribution OUEST (SDO).

SONELGAZ Opérateur Système Electrique (OS).

Filiales travaux

Entités de travaux très importantes avec des activités très différentiées des
autres structures de SONELGAZ. Elles ont fini par se transformer en
entreprises autonomes à la faveur de la restructuration de SONELGAZ en
1984.
Ces entreprises de réalisation ont été réintégrées, depuis janvier 2006, au sein
de SONELGAZ.

Filiales périphériques

Filiales métiers périphériques (logistique, soutien)

Les Filiales qui accompagnent les métiers de base de SONELGAZ sont :

 Société de Maintenance des Equipements Industriels (MEI).


 La Société de Transport et de Manutention Exceptionnels des
équipements (TRANSMEX).
 Comptoir Algérien des Matériels Electriques et Gaziers (CAMEG).
 Centre de Recherche et de Développement de l'Electricité et du Gaz
(CREDEG).

49
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Sharikat Khadamet Mouhaouilat Kahrabaia (SKMK).


 Société de Maintenance et de Prestation de Véhicules (MPV).
 Société Algérienne des Techniques d'Information (SAT.Info).
 Société de Médecine du Travail (SMT).
 Société de Prévention et d'Action en Sécurité (SPAS).
 Institut de formation en électricité et gaz (IFEG).
 Hôtel le mas des planteurs (HMP).
 SAT INFO.
 TRANSMEX.

Sociétés en participation

La participation de SONELGAZ dans diverses sociétés mixtes constitue un


élément majeur dans sa stratégie de diversification et de partenariat.

 Hôtel Mas et Planteurs (SAMITEL).


 Société Civile Immobilière (SCI) "El-AMAL".
 Fondation des Œuvres Sociales et Culturelles.
 Sharikat kahraba skikda (SKS).
 Sharikat kahraba cherchell (SKC).
 Sharikat kahraba berrouaghia (SKB).
 ALGERIAN ENERGY COMPANY (AEC).
 Nergy Algeria (NEAL).
 Société Algéro Américaine de Réparation de Turbine Gaz
(ALGESCO).
 une joint-venture entre SONELGAZ, SONATRACH-GDF et
SOFREGAZ (SAFIR).
 complexe de dessalement d'eau de mère et production d'électricité
(KAHRABA).

50
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Organigramme de SONELGA

La source : document interne à SONELGAZ.

3) Activités de SONELGAZ :
SONELGAZ est composée des trois branches d’activités suivantes :
La production :
La nature non stockable de l’électricité impose à l’entreprise une intégration
complète de toutes les phases de son activité, depuis la production jusqu’à sa
mise à disposition au consommateur final.
Le transport de l’électricité et du Gaz :
 Le transport de l’électricité est réalisé à partir des lignes hautes tension
et permet de se rapprocher des consommateurs finaux.

51
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Le transport du Gaz naturel se fait en haute pression par canalisations


aux fins de mise à disposition des abonnés industriels et domestiques.
 Pour desservir le marché, SONELGAZ prélève des gazoducs de
SONETRACH les quantités de Gaz nécessaire.

La distribution de l’électricité et du Gaz :


La distribution se fait par lignes et câbles de moyenne et basses tensions. Elle
consiste à alimenter l’ensemble des petits clients industriels et les abonnés
domestiques.
Dans le sud, les réseaux autonomes hétérogènes sont alimentés par des
centrales implantées localement le plus souvent ce sont les turbines diesel,
fonctionnant au gasoil, ce qui explique que leurs charges d’exploitation sont
importantes.

La distribution du Gaz assure la satisfaction des trois grandes catégories de


clients :
 Les clients industriels importants sont alimentés par les réseaux hauts
(tension/pression).
 Les clients industriels de moyenne importance sont alimentés par les
réseaux moyens (tension/pression).
 Les ménages et artisans sont alimentés par les réseaux basse
(tension/pression).

NB : Tension (pour l’électricité), pression (pour le Gaz).

Ventes d’électricité :
Concerne la production, le transport, la distribution et la commercialisation de
l’électricité, tant en Algérie qu’à l’étranger.

52
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Sous section 2 : Les missions de SONELGAZ

1) Les missions

 Le transport du gaz pour les besoins du marché national ;


 La distribution et la commercialisation du gaz par canalisations tant en
Algérie qu’à l’étranger ;
 Le développement et la fourniture de toutes prestations en matière de
services énergétiques ;
 L’étude, la promotion et la valorisation de toutes formes et sources
d’énergie ;
 Le développement par tout moyen de toute activité ayant un lieu direct ou
indirect avec les industries électrique et gazières et de toute activité pouvant
engendrer un intérêt pour «SONELGAZ SPA » ;
 Le développement de toute forme d’activités conjointes en Algérie et à
l’étranger avec des sociétés algériennes ou étrangères ;
 La création de filiales, les prises de participation et la détention de tous
portefeuilles d’actions et autres valeurs mobilières dans toute société existante
ou à créer en Algérie et à l’étranger.

53
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

2) L’organisation générale de l’entreprise

Présentation de la direction des finances et de la comptabilité


groupe (DFC/G)

Organigramme :

Source : Document interne à SONELGAZ

La direction des finances et de la comptabilité groupe sera, dans un


environnement de fonctionnement en groupe industriel, appelée à jouer un
rôle de pilotage et de conception beaucoup plus important que celui assumé
jusqu’alors.

Ses principales missions sont les suivantes :


 Proposer et mettre en œuvre la politique financière du groupe
SONELGAZ.

54
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Elaborer et mettre en œuvre la politique de gestion des flux financiers


du groupe et assurer les équilibres financiers à court et à moyen terme
du groupe SONALGAZ.
 Gérer les risques financiers du groupe SONELGAZ.
 Concevoir et maintenir les systèmes d’information comptable.
 Produire les comptes consolidés du groupe et leurs interprétations.
 Concevoir et mettre en place les systèmes de gestion prévisionnelle et
de contrôle de gestion.

L’organisation de la DFC/G se fera dans ce cadre sur la base de 5 fonctions


qui auront pour tache principale la conduite de cette politique financière.
Il s’agit des fonctions :
 Consolidation des comptabilités et mise en œuvre des doctrines.
 Gestion de la trésorerie et les engagements du groupe.
 Planification financière et stratégie d’endettement.
 Repporting budgétaire et le contrôle de gestion.
 Réglementations des marchés.
Ces fonctions seront exercées au sein de cinq directions :

Direction des engagements et opérations financières. « DOFE » ;

Direction du reporting budgétaire. « DBR » ;

Direction des réglementations des marchés. « DRM » ;

Direction de consolidation et de comptabilité. « DCC ».

2-1) La direction des opérations financières et des engagements (DOFE):


Cette direction à une mission de déterminer et mettre en œuvre la stratégie
de gestion des flux financiers du groupe et la gestion des engagements de
sorte à respecter l’adéquation entre besoins et moyens.

55
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Ses principales attributions sont :

 Proposer et mettre en œuvre la politique de gestion de la trésorerie du


groupe ;
 Assurer la gestion des flux et le suivi de la situation de la trésorerie ;
 Proposer des solutions d’optimation des flux financiers du groupe ;
 Elaborer les plans de trésorerie de la société, en assurant le reporting et
proposer des solutions correctives.
 Gérer les risques financiers « risque de change, de taux de liquidité » ;
 Assurer le contrôle des opérations de trésorerie en fonction des conditions
négociées avec le secteur financier ;
 Participer à la conception et au développement des systèmes
d’informations concernant les prévisions de la trésorerie ;
 Veiller au suivi, au développement et à l’exploitation du système
informatique de trésorerie;
 Gérer les engagements du groupe et suivre l’exécution des programmes
d’investissement ;
 Assurer l’interface avec les pouvoirs publics en matière de mobilisation des
fonds et de justification des dépenses ;
 Proposer et mettre en œuvre les politiques d’assurance du patrimoine du
groupe ;
 Proposer et mettre en œuvre la politique fiscale du groupe en liaison avec la
réglementation ;
 Gérer les règlements et les actes de garantie de la maison mère ;
 Superviser l’ouverture des comptes bancaires et CCP de l’entreprise ;
 Veiller au respect des obligations contenues dans la charte des pouvoirs.
2-2) La direction du budget et reporting groupe (DBR) :

Ses principales missions sont :

56
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Adapter les procédures d’élaboration des budgets et de reporting


(procédures, plannings, supports…..) à la nouvelle organisation du groupe ;
 Elaborer et mettre en œuvre la stratégie et le système de reporting au sein
du groupe.
 Etablissement du budget annuel de la maison mère ;
 Assurer la consolidation du budget annuel du groupe ;
 Assurer le reporting et le suivi budgétaires (tableaux de bord) du groupe ;
 Elaborer le bilan annuel des activités de la maison mère ;
 Assurer la consolidation du bilan annuel d’activités du groupe ;
 Etablir le rapport d’activités annuel et assurer sa confection et sa diffusion
interne et externe ;
 Assurer l’analyse des coûts et prix de revient des activités et proposer des
axes d’évolution ;
2-3) Direction Réglementation des marchés (DRM) :

 prise en charge du suivi de la réglementation des marchés, commandes


et lettres de commandes du groupe ;
 Mise à jour des dispositions réglementaires ;
 Mise en place d’une base de données destinée au suivi des engagements
consolidée ;
 Mise en place d’une procédure de suivi des engagements ;
 Assurer la gestion, la mise à jour et le suivi des listes d’exclusion des
entreprises défaillantes ;
 Assurer le secrétariat des différentes commissions instaurées au niveau
de la maison mère et présidées par DFCG.

Service administration générale :

Structure chargée de la gestion de ressources humaines et moyennes de la


direction des finances et comptabilité groupe.

57
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

2-4) La direction de consolidation et de comptabilité (DCC) :

Organigramme :

Source : document interne à SONELGAZ.

Le périmètre de consolidation comprend toutes les sociétés du groupe


sur lesquelles la société mère exerce, directement ou indirectement, un
contrôle exclusif, conjoint ou une influence notable. Le périmètre de
consolidation est l’ensemble de sociétés à consolider, sociétés qui forment
l’entité économique faisant partie du groupe.

Dans le cas du groupe SONELGAZ, le périmètre de consolidation s’étend à


toutes les sociétés filiales (métiers, périphérique et travaux) dont il détient le
capital à plus de 50%.

Les structures qui composent la direction de la consolidation et la


comptabilité (DCC) sont les suivantes :

2-4-1) Etudes et doctrines comptables :

58
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

La structure doctrine a pour mission de veiller à normaliser et uniformiser les


pratiques comptables dans les différentes sociétés du groupe SONELGAZ en
établissant des procédures qui respectent les règles et les principes comptables
en vigueur.

Ces missions sont :

 Apporter aide et assistance comptable aux différentes sociétés du


groupe SONELGAZ ;
 veiller au respect de l’application de l’interprétation des procédures ;
 Analyser les répercussions au plan comptable des dispositions internes
ou légales pour mises en place de mesures adéquates afin de fournir des
informations fiables et récentes ;
 Assurer l’étude et la maintenance des systèmes appliquées par
l’entreprise (PCN, Crédits, codes rubriques de paie……) ;
 Participer dans différents groupes de travail et assurer la traduction
comptable des faits marquants la vie de l’entreprise ;
 Etablir les bilans d’ouvertures.

2-4-2) Consolidation des comptabilités :

Le département consolidation a pour missions de :

 Donner une image de l’ensemble des sociétés qui compose le groupe, par
rapport au poids économique, à sa rentabilité et à l’importance des capitaux
mis en œuvre ainsi qu’à leurs emplois ;
 Répondre aux obligations légales : emprunt obligataire.
Cette structure a pour fonction de :

 Réaliser les travaux de pré consolidation et les travaux de rapprochement ;

 Validation de liasse de consolidation ;

59
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Mise à jour le périmètre de consolidation ;

 Sommation des bilans et des comptes de résultats des sociétés consolidées ;

 Elimination des opérations réciproques ;

 Elimination des titres de participations et répartition des capitaux propres ;

 Présentation des comptes consolidés.

Remarque : Cette structure encadrée par 04cadres. (Les documents produits


sont le bilan et le compte de résultat consolidés).

CAS PRATIQUE

Section 2 : Le processus de la consolidation au sein du groupe


SONELGAZ

A fin de mieux comprendre la démarche de consolidation des comptes


du groupe SONELGAZ, on détaillera chacune des étapes du processus de
consolidation et cela après avoir présenter le schéma qui englobe les
différentes opérations de consolidation.

Schéma (3.1) : Processus de consolidation au sein de SONELGAZ.

Source : Elaboré par l’étudiante.

La direction de consolidation et de comptabilité (DCC), avant d’entamer


les travaux de consolidation, elle diffuse une note d’instruction qui donne les
orientations de clôture des comptes pour toutes les filiales du groupe, ainsi
qu’un calendrier de clôture afin de focaliser l’opération de clôture dans les
délais requise.

60
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Remarque : Voir les règles de clôture des comptes de l’exercice


2012(Annexe 1).

Sous-section 1 : Retraitement des comptes sociaux

La détermination du périmètre de consolidation

Le périmètre de consolidation intègre la société mère et l’ensemble des


filiales métiers de base du Groupe SONELGAZ SPA, couvrant les
principales activités du Groupe à savoir la production, le transport et la
distribution de l’électricité ainsi que le transport et la distribution du gaz
naturel aux quelles s’ajoutent les sociétés d’engineering, système
d’information, gestion des immobilisation et approvisionnement, ces filiales
sont à 100% propriété de SONELGAZ.

Les filiales qui entrant dans le périmètre de consolidation sont :

61
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Le tableau (3.1) suivant montre les filiales qui entrant dans le


périmètre de consolidation :

Les filiales % de participation %de participation Le cumul des


directe indirect participations
GRTE 100% -- 100%
GRTG 100% -- 100%
SPE 100% -- 100%
SDA 100% -- 100%
SDC 100% -- 100%
SDO 100% -- 100%
SDE 100% -- 100%
OS 100% -- 100%
CAMEG 100% -- 100%
CEEG 100% -- 100%
SOFIEG 100% -- 100%
ELIT 100% -- 100%
INERGA 100% -- 100%
KAHRAKIB 100% -- 100%
KAHRIF 100% -- 100%
ETTERKIB 100% -- 100%
KANAGAZ 100% -- 100%
SPAS 100% -- 100%
MPV 100% -- 100%
MEI 100% -- 100%
ROUIBA 100% -- 100%
ECLAIRAGE
FOSC 100% -- 100%
TRANSMEX 100% -- 100%
SAT-INFO 100% -- 100%
SMT 100% -- 100%
CREDEG 10% 90% 100%
IFEG 3% 97% 100%
SKMK 100% -- 100%
AMC 100% -- 100%
SKS 50% 10% 60%
SKB 51% -- 51%
SKT 51% -- 51%
SKD 51% -- 51%
AEC 50% -- 50%
AETC 50% -- 50%
NEAL 45% -- 45%
AOM 40% -- 40%
HMP 33 .33% 33.33% 66.67%
SKH 10% 14.50% 24.50%
SAFIR 15% -- 15%
BAOSEM 35% -- 35%
ALGESCO 24% -- 24%
Source : document interne à SONELGAZ le 12/09/2012.

62
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Selon l’article 04 de l’arrêté du 09 Octobre 1999 précisant les modalités


d’établissement et de consolidation des comptes de groupe :

Peuvent être exclues de la consolidation, les sociétés et participations


lorsque :

 La part de capital est détenue en vue d'un placement purement


financier ou d'une cession ultérieure ;

 Les informations nécessaires à l'établissement des comptes


consolidés ne sont pas disponibles, ou ne peuvent être obtenues
sans frais excessifs ou dans les délais compatibles avec la date de
clôture ;

 Le total de l'actif est inférieur à 5 % de l'actif consolidé ;

 La société a fait des pertes dans les deux années antérieures ;

Donc une société peut être exclue de la consolidation pour un motif


particulier : insolvabilité ;

Mise en liquidation ;

Inactivité prolongée ;

Disparité importante des plans comptables ;

Rupture probable des liens existant avec le groupe ; etc.

Remarque : SONELGAZ utilise le critère de la détention de capital


(pourcentage d'intérêt) pour déterminer les filiales entrantes dans le périmètre,
par contre le référentiel SCF se repose avant tout sur le pourcentage de droits
de vote (% contrôle) pour déterminé le périmètre de consolidation.

63
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Méthode de consolidation

Le capital social des filiales consolidées est détenu à 100% par la société
mère ainsi que les filiales périphériques dont la participation varie entre 50 et
90%. Ce qui signifie un contrôle exclusif et L’influence notable de la
société consolidante sur les quarante deux (41) sociétés consolidées. La
méthode appliquée dans ce cas est de l’intégration globale et mise en
équivalences.

Collecte de données

Avant d’entamer les travaux de cumul et d’élimination des comptes, le


service de consolidation doit valider les liasses de consolidation reçues des
filiales. Pour ce faire, il doit :

 S’assurer que les liasses de consolidation sont complètes et renseignées


sans surcharges ni ratures ;
 S’assurer de l’exactitude des totaux horizontaux et verticaux des
colonnes et lignes des tableaux ;
 Vérifier l’exactitude des soldes figurant sur les liasses de consolidation
par rapport aux feuilles de rapprochements reçues et aux balances des
comptes sociaux (balances à deux chiffres pour vérifier les bilans et les
CR et à dix chiffres pour les montants intragroupe).
NB: le service de consolidation reçoit de chaque filiale consolidé 5 types de
balance :

64
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Balance à 10 chiffre : Pour vérifier l’éxactitude des soldes intra-groupe


figurant sur la liasse de consolidation ;

Les trois dérniers chiffres du compte à 10 chiffres sont considérés comme un


indice de filiale ; ex : l’indice de la filiale GRTE est ..332 ;

 Balance à 04 chiffres : Pour la déclaration fiscale ;


 Balance à 03 chiffres : Pour analyser les comptes ;
 Balance à 07 chiffres : Aide à l’analyse des comptes (pour différencier
les comptes) ;
 Balance à 02 chiffres : Pour vérifier l’éxactitude des soldes du bilan et
CR figurant sur les liasses de consolidation ;

2. Les résultats des rapprochements et retraitements des comptes sociaux des


filiales consolidés sont transcrits sur des documents constituant la liasse de
consolidation et transmis au service de consolidation dans les délais prescrits ;

La liasse de consolidation est constituée par l’ensemble des tableaux à établir


par chaque société à consolider ;

Ces tableaux sont les suivants :

* bilan actif retraité ;


* tableau des résultats retraité ;
* tableau des titres de participation ;
* tableau récapitulatif des créances intra-groupe ;
* tableau récapitulatif des dettes intra-groupe ;
* tableau récapitulatif des stocks et des charges intra-groupe ;
* tableau récapitulatif des produits Intra-groupe ;
* tableau de calcul du stock intra-groupe ;

65
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

* tableau de calcul de l’actif net.

L’homogénéisation

L’homogénéisation doit corriger les divergences entre les pratiques et les


méthodes comptables utilisées dans les sociétés constituant le groupe.

Au sein du groupe SONELGAZ SPA il n’y a d’omogeinisation car:

*Toutes les sociétés consolidées ont la même date de clôture.

*La société mère exige des méthodes d'évaluation et de comptabilisation


uniformes pour toutes les sociétés consolidées.

Tableau (3.2) : les dates de clôture des comptes sociaux

Les opérations Premier semestre Année


Transfert des demandes de Entre le 10 -20 Aout Entre le 10-20 Mars
confirmation de solde des
comptes intra-groupe
(N+1)
La réponse ou demande de Entre le 20-30 Aout Entre le 20-30 Mars
confirmation des soldes intra-
groupe
(N+1)
Transfert des tableaux qui Entre le 01-10 Entre le 01-10 Avril
contient les soldes des
(N+1)
opérations intra-groupe septembre
discordance
Réunion des responsables Entre le 10-20 Entre le 10-20 Avril
comptables des sociétés de
groupe pour le traitement des
septembre (N+1)
discordances et certifier les
documents consolidés
Source : document interne à SONELGAZ (modifier par l’étudiante).

Les dates de clôture des comptes sociaux :

La date d’établissement des comptes consolidés peut être différente de celle


des comptes annuels de la société consolidante pour cela, il faut homogénéiser
66
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

les données pour arriver à effectuer la consolidation des comptes. A titre


d’exemple, si la date de clôture des comptes d’une société consolidée est
antérieure de plus de trois mois à celle de la société consolidante, les comptes
consolidés sont établis sur la base de comptes intermédiaires.

Les principales règles d'évaluation, méthodes comptables et autres


dispositions particulières appliquées par les sociétés consolidées du groupe
sont présentées ci-dessous :
 Pour les investissements : le groupe pratique le système
d'amortissement dégressif pour les biens les plus importants, les autres biens
(véhicules, matériels de bureaux, informatique…) sont amortis en appliquant
le procédé linéaire.
 Pour les stocks, ils sont suivis en inventaire permanent et valorisés au
prix moyen pondéré (CMP).

Remarque :

Au sein du groupe SONELGAZ, les rapprochements des comptes


réciproques sont faits dans les filiales et même s'il y a des retraitements
d'homogénéisation, ils sont faits dans ces filiales. En effet le groupe utilise la
démarche décentralisée.

Intégration

67
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Cette opération consiste à faire un cumul de l’actif, passif du bilan et des


comptes des résultats des filiales consolidées selon la méthode de l’intégration
globale et mise en équivalence.

Sous-sectio 2 : L’élimination des opérations intragroupe

Elimination des opérations réciproques

Après avoir préparé un bilan et un compte de résultat cumulé, il incombe


de les apurer des flux réciproques qui ont pris naissance suite à des opérations
intra-groupe ;

Cette phase du processus de consolidation vise à ne faire apparaître aux états


financiers que les créances et les dettes, ainsi que les produits et les charges à
l’égard des tiers extérieurs au groupe ;

On essayera de retracer les trois étapes suivantes:

 Le Rapprochement des comptes intra-groupe ;


 L’élimination des opérations sans incidences sur le résultat
consolidé ;
 L’élimination des opérations avec incidences sur le résultat
consolidé ;
1. Rapprochement des comptes intra-groupe :

Les créances, les dettes ainsi que les ventes et prestations internes des
sociétés du groupe doivent être éliminées des comptes consolidés.

Tableau (3.3) : Créances et Dettes intra-groupe INRGA et SDE


(2012)

SOCIETE CEDANTE (INERGA) SOCIETE CESSIONNAIRE(SDE)

68
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Comptes de créances Montant solde Comptes de contre Montant solde


et dettes partie

4111 29966775,82 404025 29966775,82


4119 30627179,50 40410 30627179,50
TOTAL 60593955,32 60593955,32
Source : Document interne de SONELGAZ (modifier par les étudiants).

Remarque : Voir (Annexe 2).

Cela mène à des travaux de rapprochement des opérations réciproques qui


vont se dérouler selon les étapes suivantes:

Etape 01 : Transmission de la demande de confirmation de solde ;

Etape 02 : La réponse aux demandes de confirmation ;

Etape 03 : Traitement des réponses de confirmation.

1ére étape : Envoi de la demande par la société créditrice : La demande de


confirmation de soldes est établie à l’initiative du service comptable de la
société créditrice (cédante). Elle est adressée au service comptable de la
société débitrice (cessionnaire), au plus tard, au cours de la première décade
de février de chaque année, accompagnée :

• De la feuille de rapprochement de soldes des créances et dettes intra-


groupe ;

• De la feuille de rapprochement des charges et produits intra-groupe ;

Le service comptable de la société débitrice procède au rapprochement des


soldes des feuilles de rapprochement où deux cas peuvent se présenter :

2éme étape : La réponse aux demandes de confirmation

Premier cas : Les soldes des comptes des feuilles de rapprochement sont tous
concordants ;

69
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Dans ce cas, le service comptable de la société débitrice vise et renvoie dans


les délais impartis et dans les mêmes formes, au service comptable de la
société créditrice, les feuilles de rapprochement ;

Il conserve une copie des feuilles ainsi renseignées pour leur utilisation
ultérieure.

Deuxième cas : Les soldes des comptes des feuilles de rapprochement


sont discordants partiellement ou totalement ;

Dans ce cas, le service comptable de la société débitrice est tenu de


traiter (recherche, analyse et régularisation) les discordances constatées en
relation avec le service comptable de la société créditrice :

* Si les discordances sont dues à des omissions ou à des erreurs, elles doivent
faire l’objet d’une régularisation immédiate ;

* Si les discordances sont dues à des opérations litigieuses, elles doivent être
expliquées et justifiées et leur montant transcrit dans la colonne des
observations.

Les discordances sont transcrites sur le relevé des discordances annexé aux
feuilles de rapprochement de soldes, envoyée au service comptable de la
société créditrice dûment renseignée et visée en conservant une copie pour
des besoins ultérieurs ;

3éme étape : Traitement des réponses de confirmation : Le service


comptable de la société créditrice exploite les réponses de confirmation de
soldes dans le sens de l’identification et de l’évaluation des réponses et des
discordances ;

Il relance les sociétés qui n’ont pas répondu et constitue un dossier justificatif
des discordances qui sera examiné ultérieurement à l’occasion de la réunion

70
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

de rapprochement, de concordance et de conciliation, organisée par le service


consolidation concerné ;

Une copie des feuilles discordantes est transmise sous bordereau au service de
consolidation concerné ;

Les représentants comptables des sociétés du groupe, dont les soldes


présentent des discordances, sont réunis par le service chargé de la
consolidation pour coordonner les travaux ultimes de concordance et de
conciliation de soldes réciproques.

Les discordances sont comptabilisées avant la clôture de l’exercice dans les


comptes d’attente spécifiques.

Tableau (3.4) : La conciliation produits/charges (2012).

71
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

TABLEAU CONSOLIDE DES COMPTES INTRAGROUPE DES CHARGES /PRODUITS

MONTANT ( DA ) 2012

Indice SOCIETES CONCILIES NON CONCILIES

PRODUITS CHARGES PRODUITS CHARGES


301 Sonelgaz 693 649 710 737 897 357 -131 568 -88 752
307 SDA 1 076 516 325 21 174 125 181 0 -17 799 688
317 SDC 3 066 377 849 34 973 268 969 0 -5 214 705
308 SDE 1 721 797 552 41 748 080 931 -7 413 884 16 886 822
306 SDO 2 232 648 246 36 605 001 890 0 -99 784 236
302 GRTE 33 792 285 887 26 946 953 375 0 -230 560 292
de r s
se

303 GRTG 9 465 307 651 8 165 285 159


ie

0 2 614 995
ba
ét
M

309 SPE 50 063 995 865 14 465 240 800 0 -63 456 518
400 OS 600 105 843 105 173 358 0 -126 271
404 SKB 3 350 642 046 48 138 670 0 0
407 SKD 0 170 026 489 0 1 198 352
403 SKS 10 613 341 069 75 256 716 0 0
408 SKT 8 898 761 408 140 870 107 0 0
total partiel 125 575 429 448 185 355 319 002 -7 545 452 -396 330 293
509 CEEG 2 728 407 546 392 844 961 0 1 324 906
504 ETTERKIB 2 031 011 690 269 702 508 0 0
505 INERGA 3 779 961 667 30 740 312 0 0
x
au
av

501 KAHRIF 7 409 923 715 631 187 854 -328 737 284 0
Tr

502 KAHRAKIB 8 731 189 429 449 574 808 0 -5 297


503 KANAGHAZ 5 990 635 449 1 610 322 227 23 533 463 -6 350
total partiel 30 671 129 495 3 384 372 669 -305 203 821 1 313 259
228 IFEG 1 610 723 720 258 097 611 -224 105 -452 660
220 ELIT 636 207 063 125 830 956 -1 155 564 -2 659 982
223 CAMEG 10 306 518 478 3 847 889 653 -10 824 607
229 SOPIEG 1 108 069 048 364 239 274 -2 996 614 0
224 CREDEG 195 620 633 41 611 895 -170 000 103 934
201 TRANSMEX 483 250 218 58 804 123 0 0
222 SAT INFO 396 304 058 24 509 486 -393 148 0
s
ue

221 SPAS 13 616 476 475 442 738 811 8 230 484 209 471 993
riq

214 MEI 1 477 992 418 47 795 507 0 0


rip

202 MPV 1 723 633 918 82 213 379 18 086 634 15 600
211 SKMK 1 134 122 647 150 030 392 0 39 000
605 Rouiba Eclair 321 410 865 173 881 007 0 0
606 AMC 3 643 026 290 33 634 325 0 -7 472 630
406 HMP 193 666 270 7 256 949 -316 312 -2 800 000
226 SMT 422 852 050 76 317 891 0 -5 268 843
901 FOSC 1 019 059 186 60 949 352 76 209 237 -613 433
total partiel 38 288 933 338 5 795 800 611 97 270 610 179 538 372
TOTAL Gle 194 535 492 282 194 535 492 282 -215 478 662 -215 478 662

Source : Document interne de SONELGAZ (modifier par l’étudiante).

Tableau (3.5) : La conciliation créances / dettes (2012).


72
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

TABLEAU CONSOLIDE DES COMPTES INTRAGROUPE DES CREANCES /DETTES

MONTANT ( DA ) 2012

Indice SOCIETES CONCILIES NON CONCILIES

CREANCES DETTES CREANCES DETTES


301 Sonelgaz 1 071 473 110 441 1 871 856 266 -842 095 30 326
307 SDA 510 908 471 24 976 199 208 0 10 660 444
317 SDC 2 074 260 359 88 860 970 122 0 44 698 455
308 SDE 1 259 479 339 57 093 762 114 18 544 555 58 453 349
306 SDO 1 758 648 612 73 388 266 526 0 95 558 240
302 GRTE 4 819 971 536 350 686 001 872 -11 661 343 101 482 719
de r s
se

303 GRTG 1 135 440 913 174 618 053 525


ie

733 491 26 611 573


ba
ét
M

309 SPE 4 496 486 717 278 986 274 575 0 93 247 979
400 OS 131 678 627 39 746 077 0 3 000
404 SKB 283 388 601 44 126 132 4 494 367 0
407 SKD 0 51 069 984 0 19 520 422
403 SKS 1 120 296 847 50 631 561 1 001 288 0
408 SKT 2 687 016 151 59 386 110 0 1 228 065
total partiel 1 091 750 686 613 1 050 726 344 070 12 270 263 451 494 572
509 CEEG 2 246 836 549 254 549 467 0 -2 268 007
504 ETTERKIB 2 446 001 211 354 326 953
18 753 045 0
505 INERGA 4 225 295 092 459 358 505 10 324 395 -160 050
x
au
av

501 KAHRIF 2 621 411 694 1 635 977 564 5 660 449 313 018
Tr

502 KAHRAKIB 10 048 916 930 2 305 095 396 14 765 782 -12 477 491
503 KANAGHA 8 501 863 589 6 727 054 896 80 588 063 284 186
total partielZ 30 090 325 064 11 736 362 782 130 091 734 -14 308 343
228 IFEG 577 385 957 634 422 833 10 283 447 421 145
220 ELIT 104 608 692 254 457 509 146 022 0
223 CAMEG 12 327 624 306 67 955 140 771 1 000 7 636 555
229 SOPIEG 99 881 150 2 808 907 269 4 649 10 125 645
224 CREDEG 77 261 069 367 614 295 771 583 222 710
201 TRANSMEX 188 461 496 5 375 321 0 0
222 SAT INFO 138 296 152 7 151 810 4 143 702 1 889 650
s
ue

221 SPAS 2 638 904 994 1 129 436 038 143 355 978 4 168 442
riq

214 MEI 762 942 850 163 780 237 53 672 575 0
rip

202 MPV 542 449 585 602 525 841 107 156 880 -1 471 675
211 SKMK 589 518 010 256 690 465 0 122 090
605 Rouiba Eclair 190 157 174 4 770 695 389 78 229 0
606 AMC 970 130 391 237 240 327 0 18 809
406 HMP 43 521 594 5 636 137 829 304 622 661
226 SMT 76 590 969 9 281 381 0 1 036 569
901 FOSC 519 113 347 16 796 939 -760 785 65 753
total partiel 19 846 847 736 79 225 152 561 319 682 584 24 858 352
TOTAL Gle 1 141 687 859 413 1 141 687 859 413 462 044 581 462 044 581

Source : Document interne de SONELGAZ (modifier par l’étudiante).

73
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Schéma (3.2) : ce schéma ci après explique la procédure de


rapprochement.

Feuille de discordance
Feuille de discordance Service de
Feuillede
deRapprochement
Rapprochement consolidation
Feuille Envoyé la feuille de discordance

Société Société Arbitrage


cédante Consolidation
cessionnaire
Demande de confirmation de solde FR (C/4,
Science
(Créditrice) (Débitrice)
C/5) / FR (C/6.C/7)intra-Groupe

FR(C/4, C/5) / FR(C/6.C/7)intra-groupe

Dossier
Oui Si les soldes FR Non
Justificatif sont tous
concordants

Réunion de tenue de
Envoie feuille de comptes
Réunion de rapprochement
(Cédante+Cessionnaire)
rappro
(FR)
(S. conso
+cédante) Non (Opérations
Oui litigieuses)
Si

Erreurs

Expliquer ; justifier ;
Régularisation
Immédiates Leur montant transcrit dans la
colonne des observations

Envoie FR+ relevé de discordance

Source : préparation personnelle. 74


Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

2. Elimination des opérations sans incidences sur le résultat :

 Dans l’actif du bilan les créances sur associés et sociétés apparentées


(compte 45 débit) détenue par la maison mère sur les filiales est substitué du
solde d’une part, et de l’autre part il est considéré par les filiales comme
dettes envers les associés et sociétés apparentées (compte 45 crédit) ;

Ces comptes représentent :

 Créances des factures énergie ;

 des prestations de trésorerie ;


 des opérations diverses ;

Les soldes des comptes courants après rapprochement et justification devront


être virés chaque fin d’exercice dans un compte principal ;

A cet effet, à la fin d’exercice, les montants enregistrés dans le compte des
créances sur sociétés apparentées (compte 45x) sont virés sur un seul
compte qui reflètera, le montant global de la dette ou de la créance de la
filiale, dans les comptes 4510 x « OPERATIONS GROUPE/COMPTES
COURANTS ».
 Chaque montant des opérations intra-groupe du compte 41 (clients et
comptes rattaches) est neutralisé par la contre parti dans les comptes 40
(fournisseurs et comptes rattaches), 46 (débiteurs divers et créditeurs
divers) ;

3. Elimination des opérations avec incidences sur le résultat : La même


procédure que celle des comptes de bilan, toutes les opérations de charges et
produits intra groupe (facturation des ventes et prestations énergie, prestations
de services, frais financiers …).

75
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Elimination des titres de participations et répartition des capitaux propres

Homogénéisation des états financiers individuels, intégration puis


propres
élimination des opérations réciproques sont trois étapes préparatoires à une
étape ultime qui est, par construction, l’aboutissement du processus de
consolidation, à savoir : répartition des capitaux propres et élimination des
participations.

NB 1: Les titres de participations détenus par SONELGAZ sur les filiales ne


faisant pas partie du périmètre de consolidation sont enregistrés au niveau des
créances d’investissements dans le compte titres de participations.

Présentation des états financiers

Le contenu de la présente étape est le fruit de toutes les étapes antérieures de


la consolidation faite par le groupe. En effet, il s’agit de la présentation du
bilan et du compte de résultat consolidés du groupe SONELGAZ SPA .

 Bilan consolidé : Le bilan consolidé est un document de synthèse,


répondant à un objectif patrimonial de présentation des actifs et des
passifs de l’ensemble formé par les entreprises incluses dans le
périmètre de consolidation. A cet effet, il constitue un outil
d’information externe à destination prioritaire des investisseurs ;
 CR consolidé : Le compte de résultat consolidé est un état financier
permettant un suivi de gestion au cours d’une période définie

76
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

(généralement un exercice comptable). Il retrace la façon dont se


compose le résultat net (part du groupe) de l’ensemble formé par les
entités incluses dans le périmètre de consolidation.

Tableau (3.6) : L’actif du bilan consolidé 2012.

ACTIF (KDA) N Brut N Amort - Prov. 2012

ACTIF IMMOBILISE (NON COURANT)


Ecart d'acquisition (ou goodwill) 0,00 0,00 0,00
Immobilisations incorporelles 1 887 819 -1 337 358 550 461
Immobilisations corporelles 1 957 912 548 -878 728 585 1 079 183 963
Terrains 3 887 959 0 3 887 959
Agencements et aménagements de terrains 21 173 165 -7 116 605 14 056 560
Constructions (Batiments et ouvrages d'infrastructure) 143 370 600 -66 259 350 77 111 250
Installations techniques, matériel et outillage industriel 1 656 868 520 -753 906 525 902 961 995
Autres immobilisations corporelles 132 612 303 -51 446 105 81 166 198
Immobilisations en cours 714 558 807 -1 788 611 712 770 196
Immobilisations financières 104 816 289 -822 262 103 994 027
Titres mis en équivalence - entreprises associées 24 190 645 0 24 190 645
Autres participations et créances rattachées 0 0 0
Autres titres immobilisés 3 296 925 -822 262 2 474 663
Prêts et autres actifs financiers non courants 923 506 0 923 506
Impôts différés actif 8 394 569 0 8 394 569
Autres actifs non courants 68 010 643 0 68 010 643
TOTAL ACTIF NON COURANT 2 779 175 462,64 -882 676 815,84 1 896 498 646,81

ACTIF IMMOBILISE (NON COURANT)


Stocks et encours 50 001 116 -1 744 240 48 256 876
Créances et emplois assimilés 315 604 394 -26 930 905 288 673 489
Clients 132 532 919 -23 121 339 109 411 580
Autres débiteurs 156 073 123 -3 809 566 152 263 558
Impôts 26 998 301 0 26 998 301
Autres actifs courants 51 0 51
Disponibiltés et assimilés 90 058 649 -1 963 308 88 095 341
Placements et autres actifs financiers courants 1 658 479 0 1 658 479
Trésorerie 88 400 170 -1 963 308 86 436 862

TOTAL ACTIF COURANT 455 664 158 -30 638 453 425 025 706

BILAN ACTIF 3 239 067 994 -913 315 269 2 321 524 352

Source : Document interne de SONELGAZ (modifier par l’étudiante).

77
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Tableau (3.7) : Passif du bilan consolidé 2012.

PASSIF (en KDA) 2012

CAPITAUX PROPRES
Capital emis (ou compte de l'exploitant) 150 000 000
Renforcement des fonds propres 206 801 222
Capital non appelé 2 171 094
Primes et réserves (Réserves consolidées) 148 961 241
Ecart de réévaluation 30 552 720
Ecart d'équivalence (1) 10 290 645
Résultat net (Résultat net part du groupe) -8 788 838
Autres capitaux propres - Report à nouveau 20 861 958

Part de la société consolidante (1) 499 080 090


Part des minoritaires 61 769 953

TOTAL I 560 850 043

PASSIFS NON COURANTS


Emprunts et dettes financières 915 790 944,73
Impôts (différés et provisionnés) 16 156 937,90
Autres dettes non courantes 2 171 094,12
Provisions et produits comptabilisés d'avance 515 960 218,25

TOTAL PASSIFS NON COURANT II 1 450 079 195

PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés 147 146 396,45
Impôts 9 174 866,79
Autres dettes 75 155 392,27
Trésorerie passif 79 118 459,28

TOTAL PASSIFS COURANTS III 310 595 115

TOTAL GENERAL PASSIF 2 321 524 352

Source : Document interne de SONELGAZ (modifier par l’étudiante).

78
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Tableau (3.8) : Compte de résultat consolidé 2012.

Rubriques (en millions de dinars) Exercice 2012


Chiffre d'affaires 203971
variation stocks produits finis et encours 288
production immobilisée 4722
subventions d'exploitation
I. Production de l'exercice 208922
achats consommés 51536
services extérieurs et autres consommations 25363
II. Consommation de l'exercice 76899
III. Valeur ajoutée d'exploitation (I - II) 132023
charges de personnel 71597
impôts, taxes et versements assimilés 4393
IV. Excédant brut d'exploitation 56033
autres produits opérationnels 12812
autres charges opérationnelles 2754
dotations aux amortissements et aux provisions 76893
reprise sur pertes de valeur et provisions 10042
V. Résultat opérationnel -760
produits financiers 733
charges financiers 13540
VI. Résultat financier -12807
VII. Résultat ordinaire avant impôts (V+VI) -13567
impôts exigibles sur résultats ordinaires 0
impôts différés (variations) sur résultats ordinaires 1473
Total des produits des activités ordinaires 203509
Total des charges des activités ordinaires 244603
VIII. Résultat net des activités ordinaires -12094
éléments extraordinaires (produits) 111
éléments extraordinaires (charges) 231
IX. Résultat extraordinaire -120
X.Résultat net de l'exercice -12214
part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence 3425
XI. Résultat net de l'ensemble consolidé -8789
Source : Document interne de SONELGAZ (modifier par l’étudiante).

79
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

1.2. Exemples sur les liaisons financières du groupe SONELGAZ :

On distingue deux liaisons :

 Liaison directe ;
 Liaison indirecte.

1. liaison directe :

Lorsqu’il y a une relation directe entre SONELGAZ et le GRTE.

Le pourcentage d’intérêts de la SONELGAZ dans GRTE : 100%

Le pourcentage de contrôle de la SONELGAZ dans GRTE : 100

2. Liaisons indirectes :

On va prendre l’exemple de la participation de SONELGAZ –AEC-SKS :

Calcule du pourcentage d’intérêt :

 Le pourcentage d’intérêt de SONELGAZ dans AEC = 50%

80
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

 Le pourcentage d’intérêt de SONELGAZ dans SKS :


 Pour la 1ére chaîne SONELGAZ - AEC - SKS : 50% x 20% = 10%
 Pour la 2éme chaîne SONELGAZ - SKS : 50%

Donc le pourcentage d’intérêt de SONELGAZ dans SKS est 10% + 50% =


60%

Calcule du pourcentage de contrôle :

 Pourcentage de contrôle de SONELGAZ dans AEC:( 50% Contrôle


exclusif).
 Pourcentage de contrôle de SONELGAZ dans SKS:
 Pour la 1ére chaine SONELGAZ - AEC - SKS : 0%(interruption au
niveau de AEC).
 Pour la 2éme chaîne SONELGAZ – SKS : 50%

Donc le pourcentage de contrôle de SONELGAZ dans SKS est

0% + 50%= (50% Contrôle exclusif).

Remarque : Pour la SONELGAZ à partir de 50% des droits de vote, le


contrôle exclusif sera appliqué sur ces filiales.

81
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Résultat de l’exercice 2012

Comptes de gestion consolidés de l’année 2012 : Voir (Annexe 3) pour


comparer l’évolution de l’exercice 2012/2011.

L’analyse des comptes de résultats consolidés de l’exercice 2012 fait


ressortir une amélioration légère du résultat consolidé par rapport à l’exercice
2011, mais la situation financière et comptable reste toujours dégradée. En
effet, bien qu’il soit également en amélioration par rapport à ce qui a été
prévu, le résultat net consolidé de 2012 est déficitaire de 8,8 milliards de
dinars. Ce déficit est toutefois inférieur à celui de 2011, en amélioration par
rapport à l’exercice précédent de 18%. Le résultat déficitaire de l’exercice
2012 est, au même titre que ceux des précédents exercices, principalement dû
à:

• La faiblesse de l’évolution des revenus en raison essentiellement du gel des


tarifs de vente de l’électricité et du gaz.

• L’augmentation des charges directes et notamment celles liées aux achats


d’énergie électrique et gazière aux producteurs tiers et à Sonatrach. A ce titre,
le résultat déficitaire de l’exercice 2012 est quasiment généré par les sociétés
de distribution qui absorbent la totalité des augmentations des charges avec
des niveaux de revenus plafonnés.

Analyse des comptes consolidés du bilan 2012 : le montant total de l’actif


consolidé s’élève à 2321,52 milliards de dinars, en évolution de 13 % par
apport à 2011.

Actif :

Actif non courant

82
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Les immobilisations corporelles : la variation globale des immobilisations


corporelles entre l’exercice 2012 et 2011 est de 230,9 milliards de dinars, en
évolution de 27 % par apport 2011.

Cette variation est générée par l’augmentation des investissements qui se


situe essentiellement dans la production d’électricité, le transport d’électricité
et du gaz, ainsi que la distribution.

Les immobilisations financières : Ce poste du bilan est passé de 89,6


milliards de dinars en 2011 à 103,9 milliards de dinars en 2012, soit une
augmentation de 16% qui s’explique par :

• Les retraitements de mise en équivalence pour un montant total de 13,7


milliards de dinars au niveau de la consolidation.

• Le reclassement au niveau des autres actifs non courants de 68 milliards de


dinars de précompte TVA contre 61 milliards de dinars en 2011.

Actifs courants

Les stocks et en cours : Ce poste a connu une augmentation de 47%, en


passant de 32,7 milliards de dinars en 2011 à 48 milliards de dinars en 2012.
Cette augmentation se situe pour l’essentiel :

• Au niveau de CAMEG, la variation est de 15 milliards de dinars due à la


hausse des achats durant l’exercice et la baisse des ventes.

• Au niveau de Rouiba Eclairage qui a réalisé98% de ses objectifs de


production, la variation de stock entre produits finis et en cours, est de 255
millions de dinars.

83
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

Les créances et emplois assimilés : Ce poste a connu, pour l’exercice 2012,


une augmentation de 29,2 milliards de dinars, soit une évolution de 11 % par
apport à 2011.

Passif

Le montant total du passif consolidé est de 2 321,52 milliards de dinars en


augmentation de 13% par rapport à l’exercice précédent.

Capitaux propres : Les capitaux propres ont connu une diminution de 1%


par rapport à 2011, passant de 564,3 milliards de dinars en 2011 à 560,8
milliards de dinars en 2012. Cette évolution des capitaux propres

s’explique par :

• La libération du capital appelé de SKT d’un montant de 2,1 milliards de


dinars.

• La libération du capital appelé de SKD pour un montant de 2,2 milliards de


dinars.

• La diminution des autres capitaux propres et report à nouveau par le report


des résultats déficitaires des exercices antérieurs.

Passif non courant : Le niveau des passifs non courants a augmenté de 21%
en 2012, comparativement à l’exercice précédent, soit une variation positive
de 250,4 milliards de dinars. Cette variation se situe essentiellement au niveau
des emprunts financiers et des provisions et produits comptabilisés d’avance
qui ont augmenté respectivement de 204,4 et 49,3 milliards de dinars.

Pour les emprunts, il est à noter, dans les comptes de SONELGAZ, une
importante mobilisation de fonds auprès des banques publiques de l’ordre de

84
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

160,3 milliards de dinars, pour le financement des programmes


développement des sociétés du Groupe.

Pour les provisions et produits comptabilisés d’avance, la variation la plus


importante est dans les comptes de la maison mère, il s’agit des subventions à
recevoir de l’Etat pour un montant de 29,6 milliards de dinars. Le reste des
variations de ce compte représente les provisions pour charge personnel.

Passif courant : Ce poste a enregistré une augmentation de 9% par rapport à


2011, passant de 286 milliards de dinars en 2011 à 311 milliards de dinars en
2012.

Les fournisseurs et comptes rattachés : Les comptes fournisseurs ont


augmenté de 20%, il s’agit principalement de dettes d’investissements en
conséquence de l’effort soutenu du Groupe en la matière.

La trésorerie passive : La trésorerie passive a connu une diminution de 3%


en 2011, passant de 81,8 milliards de dinars en 2011 à 79,1 milliards de dinars
en 2012.

Cette baisse se justifie par le nouveau découvert bancaire, généré


essentiellement par les opérations de préfinancement des programmes publics.

85
Chapitre III : Périmètre, Méthodes et processus de la consolidation au
niveau de la SONELGAZ

A partir de l'analyse du processus de consolidation tel qu'il est pratiqué


au niveau du groupe SONELGAZ, on a constaté qu'il y a des opérations faites
d'u ne façon conforme à la réglementation algérienne et d’autres présentant
des différences par rapport à celle ci.

Des remarques et suggestions seront exposées en conclusion générale, et


que nous souhaitons utiles au groupe SONELGAZ qu’elles faciliteraient la
convergence vers le processus de consolidation selon le SCF.

Les états financiers de synthèse (Bilan et Compte de Résultats) de


SONELGAZ, qui possède des filiales, sous-filiales et des participations dans
le capital d’autres sociétés, donnent une image fidèle de son patrimoine, de
son activité et de sa rentabilité ainsi que de sa situation financière en
comparaison par apport aux années précédentes.

86
Conclusion générale
La conclusion tirée à partir de l'étude du thème portant « le processus de la
consolidation des comptes », est que la finalité de l'établissement des comptes
consolidés d’un groupe, s'est de présenter son patrimoine, sa situation financière
et son résultats ainsi que la part de contribution positive ou négative du reste des
entités le composant.

Pour contribuer à éclaircir les différents aspects relatifs aux états financiers
consolidés, nous avons choisi d’étudier le concept de groupe de sociétés ainsi
que ceux de la consolidation comptable selon les règles relatives au système
comptable et financier algérien.

Résultats

 Les groupes financiers sont les seuls soumis à produire des comptes
consolidés.
 La consolidation des comptes est une technique permettant de présenter
des états financiers d’un groupe de société.
 les étapes de la démarche de cette technique, assurent la clarté et
l’intelligibilité, la pertinence qui est garantie par l’élimination des flux
réciproque.
 Les opérations réalisées entre les sociétés qui appartiennent au groupe
sont donc éliminées. Il ne suffit alors pas d’additionner les valeurs des
bilans, comptes de résultat et autres documents de synthèse pour établir
des états consolidés. Il faut mettre en place un procédé d’épuration des
comptes afin que ceux-ci ne comprennent plus d’opérations intragroupes
et présentent seulement l’image fidèle de l’entité économique « groupe ».
 Les états financiers consolidés qui représentent le résultat final du
processus de consolidation. En pratique, on ne peut pas parler de cette
technique sans l’existence du groupe qui repose sur la notion du
contrôle « unité de contrôle ». En effet, le type de contrôle exercé par la

A
société mère sur l’entité contrôlée détermine la méthode retenue pour
l’application de cette pratique notamment l’intégration globale,
proportionnelle et la mise en équivalence.
 Les sociétés qui doivent être incluent dans le périmètre de consolidation
sont les sociétés sur lesquelles la société-mère exerce directement ou un
directement le contrôle.

Notre étude théorique nous permet de répondre ou hypothèse relevé et ou


questions principale. Suite à l a partie théorique, nous avons entamé la partie
pratique à l’étude de la consolidation des comptes au niveau d’un groupe
industriel algérien.

Nous avons choisi le groupe industriel SONELGAZ comme spécimen à


étudier, et dans ce cadre nous avons tenté d’établir un lien avec le système
comptable financier algérien, pour en arriver enfin à des conclusions très
argumentées. La confrontation de ce référentiel nous a permis de dégager une
série des remarques et suggestions.

Inconvénients

 SONELGAZ exige une méthode d’évaluation et de comptabilisation


unique pour toutes les sociétés alors que le SCF donne la liberté aux
sociétés du groupe pour choisir les méthodes qui reflètent leurs besoins
économiques.
 SONELGAZ exclue du périmètre de consolidation les sociétés:
 N’ayant pas d’informations nécessaires à l'établissement des comptes
consolidés ou ne peuvent être obtenues sans frais excessifs ou dans les délais
compatibles avec la date de clôture ;
 Ayant des déficits.

Alors que selon le SCF : La société exclue du périmètre serait celle que la
société mère n’exerce aucun contrôle sur elle.

B
Suggestions et recommandations
 Pour que la consolidation se fait en extra comptable, le groupe opte pour
une démarche de consolidation centralisée qui consiste de donner une
large liberté aux sociétés du groupe ;
 Appliquer les règles comptables de consolidation de SCF.
 Encourager les sociétés privés et public à constituer des groupes de
sociétés.
 Actualiser le marché financier qui constitue une source de financement
pour les groupes.
 Constituer des directions de la consolidation comptable.

C
Bibliographie

1) Ouvrage :

A) Ouvrages en langue française :

* Anne Le Manh et Catherine Maillet, Les normes comptables internationales


IAS/IFRS, Foucher, 2007.

* B. Bachy, M. Sion, Analyse des comptes consolidés, Editions DUNOD, 2005.

* Benaibouche Mohand Cid, comptabilité des sociétés, Conforme aux normes


du nouveau système comptable financier (S.C.F), Tome 2, 2 ème Edition, Office
des publications universitaires, ALGER.

*Bruno BACHY, Analyse financière des comptes consolidés, normes IAS/IFRS,


DUNOD 2005.

* Grégory Heem, Lire les états financiers en IFRS, Editions d’organisation,


Paris, 2004.

*Guide investir en Algérie-2013 (Mise à jour : décembre 2012), Dépôt légal :


1765-2013, ISBN : 978-9947-807-20-0. Délivré par le ministère de finance.

*Hamadi Ben Amor, Expert Comptable, Enseignant à la Faculté de Gestion de


Sfax, La consolidation des bilans, 2006.

*Jacques Richard, Christine Collette, Didier Bensadon, Nadine Jaudet,


Comptabilité financière, 9ème Edition, Dépôt Légal : Septembre 2011.

* Jean Raffegeau, Pierre Dufils, Jean Corre et Didier de Menonville, Les


comptes consolidés, Françis Lefebvre, Paris, 2000.

* Journal Officiel de la République Algérienne N° 19, 28 Rabie El Aouel 1430,


25 mars 2009.

* M. Gonthier H.Court, La vie des sociétés problèmes comptables, tome 2.


* Mohamed Neji Hergli (expert comptable tunisien), Maitrise la consolidation
des comptes. Référentiel IFRS, octobre 2007.

* SAPHIE DE OLIVEIRA LEITE, La consolidation des comptes (Nouvelles


réglementations et pratiques), Dépôt légal : septembre 2002.

*STEPHANE MERCIER, La consolidation, Edition des CCI de Wallonie s.a,


2005.

* Wolfgang Dick, Franck Missonier-Piera, La Comptabilité financière, 2ème


Edition, Dépôt Légal : Avril 2009, France.

B) Ouvrage en langue anglaise:

* Hennie Van Greuning and Koen Merieus, International Accounting Standards


a practical guide, the World Bank Edition, Washington, 2000.

2) Séminaire:

*Séminaire, Salah Yayaoui, La consolidation des comptes d’un groupe de


sociétés, Hôtel lalla Khedidja, Tizi ouzou, du 17 au 20 décembre 2005.

3) Sites web:

* http://fr.scribd.com/doc/26207046/Regime-Fiscal-Du-Groupe-de-Societes-
algerie-Definition.
* www.normesias-ifrs.info/article-16828448, 18-03-2009.
4) Mémoire de magistère :

* Djaknoune Abdelkader, mémoire de fin d’études présenté en vue de


l’obtention du diplôme de magistère en sciences de gestion, thème « la
consolidation des comptes à la lumière de nouveau système comptable financier
algérien », promotion 2006 – 2007.
5) Les textes réglementaires :
Article 132-4 : « Une entité dominante est dispensée d’établir des états
financiers consolidés si elle est détenue quasi-totalement par une autre entité et
si elle a obtenu l’accord des détenteurs des intérêts minoritaires. La détention
quasi-totale signifie que la société dominante détient au moins 90% des droits de
vote ».

a) Réglementation juridique:

 Le code de commerce, pour toutes les formes de sociétés


 la réglementation algérienne en matière de consolidation repose sur
l’ordonnance N° 96 – 27 du 09 décembre 1996, notamment l’arrêté du 09
octobre 1999, intégré à la loi sur les sociétés commerciales (l’article 732
bis 4) et relative aux comptes consolidés, cette loi définit :
 Les comptes consolidés ;
 La notion de contrôle ;
 Les groupes soumis à l’obligation de publier des comptes consolidés ;
 Les méthodes de consolidation et les critères de choix de ces méthodes ;
 Les modalités techniques de consolidation ;

 Le contenu des comptes consolidés et les grands principes comptables à


respecter ;

 La mission du commissaire aux comptes.

b- Réglementation comptable:

La loi 07-11 du 25 novembre 2007

Arrêté du 23 radjab 1429 correspondant au 28 juillet 2008 fixant les règles


d’évaluation et de comptabilisation, le contenu et la présentation des états
financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes

c- réglementation internationale:

IAS 27 : « Etats financiers consolidés et individuels »


IAS 28 : «Participation dans des entreprises associés »

IAS 31 : « Participation des coentreprises ».

Par contre, actuellement dans les normes internationales, existe des


actualisations sur les comptes consolidés, qu’on va les résumer ainsi:

La date d’application de ces nouvelles normes en Europe c’est le 1 er janvier


2014

AVANT APRES

IAS 27 : Etats financiers IFRS 10: Etats financiers Informations à fournir


consolidés et individuels consolidés

IAS 27 : Etats financiers


individuels

IAS 28 : «Participation IAS 28 : «Participation Informations à fournir


dans des entreprises dans des entreprises
associés » associés et des
coentreprises»

IAS 31 : « Participation IFRS 11 : Accords Informations à fournir


des coentreprises » conjoints

Les contacts
 Le SCF mis en application janvier 2010 ;
 La SONALGAZ ;
 L’école de commerce Alger.
Le bilan consolidé 2012

ACTIF (KDA) N Brut N Amort - Prov. 2012 2011

ACTIF IMMOBILISE (NON COURANT)


Ecart d'acquisition (ou goodwill) 0,00 0,00 0,00 0,00
Immobilisations incorporelles 1 887 819 -1 337 358 550 461 560 172
Immobilisations corporelles 1 957 912 548 -878 728 585 1 079 183 963 848 306 788
Terrains 3 887 959 0 3 887 959 3 803 925
Agencements et aménagements de terrains 21 173 165 -7 116 605 14 056 560 13 033 656
Constructions (Batiments et ouvrages d'infrastructure) 143 370 600 -66 259 350 77 111 250 67 791 277
Installations techniques, matériel et outillage industriel 1 656 868 520 -753 906 525 902 961 995 653 936 456
Autres immobilisations corporelles 132 612 303 -51 446 105 81 166 198 109 741 474
Immobilisations en cours 714 558 807 -1 788 611 712 770 196 747 875 434
Immobilisations financières 104 816 289 -822 262 103 994 027 89 632 081
Titres mis en équivalence - entreprises associées 24 190 645 0 24 190 645 17 618 097
Autres participations et créances rattachées 0 0 0 0
Autres titres immobilisés 3 296 925 -822 262 2 474 663 2 773 493
Prêts et autres actifs financiers non courants 923 506 0 923 506 318 631
Impôts différés actif 8 394 569 0 8 394 569 7 627 988
Autres actifs non courants 68 010 643 0 68 010 643 61 293 872
TOTAL ACTIF NON COURANT 2 779 175 462,64 -882 676 815,84 1 896 498 646,81 1 686 374 475,13

ACTIF IMMOBILISE (NON COURANT)


Stocks et encours 50 001 116 -1 744 240 48 256 876 32 782 091
Créances et emplois assimilés 315 604 394 -26 930 905 288 673 489 259 516 900
Clients 132 532 919 -23 121 339 109 411 580 98 388 989
Autres débiteurs 156 073 123 -3 809 566 152 263 558 136 233 377
Impôts 26 998 301 0 26 998 301 24 833 621
Autres actifs courants 51 0 51 60 913
Disponibiltés et assimilés 90 058 649 -1 963 308 88 095 341 71 406 850
Placements et autres actifs financiers courants 1 658 479 0 1 658 479 6 623 545
Trésorerie 88 400 170 -1 963 308 86 436 862 64 783 305

LeCOURANT
TOTAL ACTIF bilan consolidée 2012 455 664 158 -30 638 453 425 025 706 363 705 841

BILAN ACTIF 3 239 067 994 -913 315 269 2 321 524 352 2 050 080 317
Le bilan consolidé 2012

PASSIF (en KDA) 2012 2011

CAPITAUX PROPRES
Capital emis (ou compte de l'exploitant) 150 000 000 150 000 000
Renforcement des fonds propres 206 801 222 206 251 222
Capital non appelé 2 171 094 6 874 926
Primes et réserves (Réserves consolidées) 148 961 241 145 262 424
Ecart de réévaluation 30 552 720 30 345 448
Ecart d'équivalence (1) 10 290 645 4 210 484
Résultat net (Résultat net part du groupe) -8 788 838 -10 721 420
Autres capitaux propres - Report à nouveau 20 861 958 32 095 874

Part de la société consolidante (1) 499 080 090 501 738 553
Part des minoritaires 61 769 953 62 580 405

TOTAL I 560 850 043 564 318 959

PASSIFS NON COURANTS


Emprunts et dettes financières 915 790 944,73 711 321 945,68
Impôts (différés et provisionnés) 16 156 937,90 14 811 033,41
Autres dettes non courantes 2 171 094,12 7 019 539,03
Provisions et produits comptabilisés d'avance 515 960 218,25 466 560 880,98

TOTAL PASSIFS NON COURANT II 1 450 079 195 1 199 713 399

PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés 147 146 396,45 122 249 158,00
Impôts 9 174 866,79 15 403 958,72
Autres dettes 75 155 392,27 66 575 282,23
Trésorerie passif 79 118 459,28 81 819 560,60

TOTAL PASSIFS COURANTS III 310 595 115 286 047 960

TOTAL GENERAL PASSIF 2 321 524 352 2 050 080 317


Le compte de résultat consolidé 2012

Rubriques (en millions de dinars) Exercice 2012 exercice 2011


Chiffre d'affaires 203971 191864
variation stocks produits finis et encours 288 -195
production immobilisée 4722 4741
subventions d'exploitation 0
I. Production de l'exercice 208922 196410
achats consommés 51536 56781
services extérieurs et autres consommations 25363 25521
II. Consommation de l'exercice 76899 82303
III. Valeur ajoutée d'exploitation (I - II) 132023 114108
charges de personnel 71597 61688
impots, taxes et versements assimilés 4393 4663
IV. Excédant brut d'exploitation 56033 47756
autres produits opérationnels 12812 14909
autres charges opérationnelles 2754 3886
dotations aux amortissements et aux provisions 76893 71887
reprise sur pertes de valeur et provisions 10042 8146
V. Résultat opérationnel -760 -4962
produits financiers 733 1538
charges financiers 13540 14252
VI. Résultat financier -12807 -12714
VII. Résultat ordinaire avant impôts (V+VI) -13567 -17676
impôts exigibles sur résultats ordinaires 0 0
impôts différés (variations) sur résultats ordinaires 1473 3982
Total des produits des activités ordinaires 203509 224985
Total des charges des activités ordinaires 244603 238679
VIII. Résultat net des activités ordinaires -12094 -13693
éléments extraordinaires (produits) 111 220
éléments extraordinaires (charges) 231 8
IX. Résultat extraordinaire -120 212
X.Résultat net de l'exercice -12214 -13481
part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence 3425 2760
XI. Résultat net de l'ensemble consolidé -8789 -10721
Résumé

Les comptes annuels d’une société individuelle donnent parfois peu de


satisfaction aux utilisateurs de l’information financière. Beaucoup de sociétés
entretiennent entre elles des liens étroits de nature capitalistique, contractuelle
ou autre. Dans la plus part des cas, les opérations réalisées entre les sociétés
concernées ne se font alors plus aux conditions de marché telle qu’elles
existeraient entre des tiers indépendants. Dans une telle situation, une
représentation des activités économiques, de la situation financière, des
performances de l’ensemble des sociétés liées au groupe qui est indispensable
pour les investisseurs et les autres partenaires, afin qu’ils puissent porter un
diagnostic et apprécier la valeur investissement.

La consolidation des comptes est l'action d'établir des comptes uniques


pour l'ensemble du groupe, afin de mieux en apprécier la réalité économique.
Leur objectif majeur est de dépasser les limites des comptes individuels de
chaque société pour refléter l'activité d'une société et de ses filiales.

Dans notre mémoire on a consacré une partie théorique pour


l’identification du périmètre et méthodes de consolidation ainsi que la
présentation des différentes étapes principales composant le processus
d’élaboration des comptes consolidés.

Dans la partie pratique on a présenté la démarche de la consolidation des


états financiers consolidés du groupe SONELGAZ, sous une optique
règlementaire et comptable algérienne. La confrontation de ce référentiel nous a
permis de dégager une série des remarques et suggestions.

Les mots clés :


L’information financière ; la consolidation des comptes ; les limites des comptes
individuels ; les filiales ; le périmètre de consolidation ; les méthodes de
consolidation ; le processus d’élaboration des comptes consolidés ; le groupe
SONELGAZ.

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