Cours - HADDADI GUEMGHAR Hayate - Méthodes Séparatives
Cours - HADDADI GUEMGHAR Hayate - Méthodes Séparatives
Béjaia
POLYCOPIE DE COURS
Méthodes Séparatives
Dr . HADDADI GUEMGHAR H.
1. Historique 1
2. Principe de la chromatographie 2
5. Qualité de la séparation 13
5.1. Sélectivité 13
5.2. Résolution 14
6. Notion de pression 14
Références bibliographiques 15
1. Appareillage 17
2.2. Pompe 19
2.4. Colonne 20
2.5. Phase stationnaire 21
2.7. Détecteurs 23
3. Analyse quantitative 24
Références bibliographiques 26
2.2. Support 30
3. Principe 31
Références bibliographiques 35
1. Principe 36
2. Théorie de la CES 38
3. Phase stationnaire 39
4. Applications de la CES 41
Références bibliographiques 42
1. Généralités 43
2. Principe 43
3. Mode Opératoire 44
Références bibliographiques 47
1. Introduction 48
2. Principe 48
3. Grandeurs de rétentions 49
4. Instrumentation 52
Références bibliographiques 59
1. Introduction 61
2. Instrumentation 61
3. Principe 62
4. Efficacité et résolution 67
Références bibliographiques 67
Partie I :
Chromatographie et
notions
fondamentales
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Partie I : Chromatographie et
notions fondamentales
1. Historique
La chromatographie est une science très ancienne. Ainsi on trouve la première
référence d'un processus chromatographique dans l'Ancien testament qui fait mention de
propriétés adsorptives de certaine variété de bois pour adoucir de l'eau amère. Ce sont les
tanins hydrophobes qui constituaient une phase stationnaire apolaire (chromatographie
d’adsorption). Aristote décrit les propriétés que possèdent certaines terres pour purifier l'eau
de mer. Les phénomènes mis en jeu relèvent ici de l’échange d’ions. Au XVIème siècle, le
strasbourgeois BRUNSWIG purifiait de l'éthanol en faisant passer la vapeur à travers une
éponge imprégnée d'huile d'olive et réalisait une expérience de chromatographie gaz-liquide
400 ans avant la "découverte" de cette technique.
En fait, dès 1958 Spackman, Stein et Moore analysèrent des acides aminés pour la
première fois de manière automatique. Ceci marqua le début de la chromatographie en phase
liquide moderne. Giddings oeuvra pour le développement de cette technique (cf. Son ouvrage
Dynamics of chromatography), jusqu’à ce que Scott (Oak Ridge National Laboratory)
1
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
obtienne de très bonnes résolutions en séparant plusieurs centaines de composés différents par
échange d’ions sous haute pression. C’est grâce à ce nouveau procédé, et grâce surtout aux
nouvelles technologies (notamment le traitement par ordinateur) que la chromatographie en
phase liquide sur colonne a atteint l’efficacité de la chromatographie en phase gazeuse. Cette
chromatographie en phase liquide sous haute pression, ou haute performance (HPLC) est
désormais la seule utilisée en analyse. Aujourd’hui la chromatographie liquide est la
technique analytique la plus utilisé à l’heure actuelle.
2. Principe de la chromatographie
Le principe de la chromatographie repose sur l'équilibre de concentrations des
composés (soluté S) présents entre deux phases en contact : la phase stationnaire et la phase
mobile (gaz ou liquide) qui se déplace. La séparation est basée sur l'entraînement différentiel
des constituants du mélange. Ces derniers parcourent la phase stationnaire avec des temps
proportionnels à leurs propriétés intrinsèques (taille, structure, ...) ou à leur affinité avec la
phase stationnaire (polarité, ...).
K
[S]phase mobile [S]phase stationnaire
L'élution d'un soluté S en chromatographie est donc caractérisé par la constante d'équilibre K,
appelée aussi constante de partition, de distribution ou constante de Nernst.
[S]phase stationnaire
𝐾 =
[S]phase mobile
Les facteurs qui contrôlent la séparation sont surtout d'ordre thermodynamique: la rétention de
l'échantillon sur la colonne est donc contrôlée thermodynamiquement.
(eq. 1)
K varie avec la température T suivant l'équation classique (eq.1), où ΔrG° est la différence
d'énergie libre de dissolution du soluté S entre les 2 phases. K est >>1 donc ΔrG° est
négative.
2
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
La chromatographie d'adsorption :
La séparation entre les molécules est fondée sur le processus répété d'adsorption et
désorption par la phase stationnaire. Dans les premières études les phases stationnaires «
modèles d’études » étaient la silice et la cellulose. En conséquence, les phénomènes étudiés
correspondaient essentiellement à des interactions de type liaison hydrogène. D’autres phases
ont été utilisées depuis avec des mécanismes d’échange impliquant des liaisons Van der
Waals, hydrogène et des interactions hydrophobes. Il s'agit d’une chromatographie liquide-
solide.
3
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
La chromatographie de partage :
La séparation est fondée sur les différences de solubilité des molécules à séparer entre
phase mobile et phase stationnaire liquide (phase qui imprègne ou qui est greffée sur un
solide). Il s'agit alors de chromatographie liquide-liquide (CLL).
La chromatographie d'exclusion :
La phase stationnaire est un solide poreux les molécules sont séparé selon leur forme
et leur masse moléculaire.
La chromatographie d'affinité :
Elle consiste à fixer par exemple une enzyme sur la phase stationnaire
Un constituant est caractérisé par son temps de rétention tr qui représente le temps
écoulé entre l’instant de l’injection et celui qui correspond sur le chromatogramme au
maximum du pic qui lui est lié. Le temps de rétention est indépendant de la quantité injectée.
Le temps mort tm est le temps mis par un soluté non retenu par la phase stationnaire
pour traverser la colonne (temps passé dans la phase mobile).
4
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
𝒕𝒓′ = 𝒕𝒓 − 𝒕𝒎 (eq. 2)
Il correspond au volume de phase mobile dans lequel le composé est dilué en sortie de
5
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Lorsque le soluté n’a aucune affinité avec la phase stationnaire, Cs est nulle, donc
K=0. Le soluté n’est pas retenu dans la colonne si la phase mobile est très différente du
solvant d’injection, il y’a un risque de faire précipiter le soluté en tête de colonne, donc de la
boucher. Dans ce cas le soluté peut ne jamais sortir du système chromatographique. Ce qui
veut dire que la Cm ne peut pas être nulle.
6
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Soluté
K' est aussi le rapport du temps passé par un soluté dans la phase stationnaire sur le
temps passé par ce même soluté dans la phase mobile. K' peut être déterminé
expérimentalement par l’équation suivante :
𝒕𝒓−𝒕𝒎
𝑲′ = (eq. 8)
𝒕𝒎
Le temps de rétention est ainsi lié au facteur de capacité par la relation :
𝒕𝒓 = 𝒕𝒎(𝟏 + 𝑲′ ) (eq. 9)
Remarque
La mesure de tm peut se faire en injectant un composé dont on est sur qu’il n’est pas retenu
sur la colonne dans les conditions choisies.
7
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Vr = Vm (1 + k) (eq. 10)
Ou :
La largeur d'un pic est caractéristique de l'efficacité de la séparation : plus le pic est fin
plus la chromatographie est efficace. L'efficacité est mesurée par le nombre de plateaux
théorique Nth.
Une colonne réelle aura donc "N plateaux théoriques" si elle se comporte comme une
"colonne à distiller théorique" de N plateaux.
8
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Dans cette théorie, les pics de chromatographie ont une forme gaussienne et la variance s2 est
reliée au nombre de plateaux théoriques N et au temps de rétention tr par la relation:
Ns2=(tr)2 (eq. 12)
N augmente donc avec le temps de rétention et diminue si la largeur des pics (s)
augmente. D'après la relation 12, une « bonne » colonne de chromatographie qui conduit à des
pics fins (s petit) pour des temps de rétention (tr) élevés, est donc caractérisée par un nombre
de plateaux théoriques N élevé.
Sur le chromatogramme (figure 3) , s représente la demi-largeur du pic à 60,6 % de sa
hauteur et tr le temps de rétention du composé. tr et s doivent être mesurés dans la même
unité (temps, distances ou volumes écoulés, si le débit est constant). Si on exprime s en unités
de volume (en faisant intervenir le débit), 4s correspond au « volume du pic » soit 95 % du
composé injecté. Par suite des propriétés de la courbe de Gauss (ɷ = 4s), il en résulte
𝑡𝑟 2
l’equation 13. 𝑁 = 16 ɷ2 (eq. 13)
Les pics étant assez souvent déformés à la base, cette dernière est rarement employée :
on utilise de préférence la formule équivalente 14.
𝑡𝑟 2
𝑁 = 5,54 (eq. 14)
𝛿2
N est très utilisé en HPLC. Pourtant il serait plus judicieux d'utiliser Neff
(nombre de plateaux effectifs) puisqu'il dépend vraiment du temps passé dans la
phase stationnaire.
9
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
𝑡𝑟 ′ 2 𝑡𝑟 ′ 2
𝑁𝑒𝑓𝑓 = 16 = 5,54 (eq. 15)
ɷ2 𝛿2
La HEPT permet de comparer entres elles des colonnes de différentes longueurs. Elle est
fonction de différents paramètres qui eux-mêmes sont susceptibles de varier avec la vitesse de
la phase mobile.
En HPLC les HEPT sont comprises entre 0,001 et 1 mm. Dans la théorie des plateaux,
la HEPT (= L . s2 / tr2) déduite de la variance n'apparaît que comme une mesure globale de
l'influence de tous les paramètres expérimentaux. Divers modèles ont été élaborés pour
préciser les divers paramètres intervenant dans l'élargissement des pics.
Ce modèle issu de la mécanique des fluides a été mis au point par J.J. Van Deemter.
En 1956, ce physicien a mis au point l'équation (eq. 17) qui relie H (HEPT) aux
caractéristiques physiques de la colonne et de la phase mobile.
H= A+B/u+C.u (eq.17).
Trois facteurs, représentés par les 3 termes de l'équation 17, contribuent à l'élargissement des
pics
10
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Ce terme C*u représente la résistance au transfert du soluté entre les phases mobiles et
stationnaires, cette résistance empêche l'établissement de l'équilibre entre S(pm) et S(ps). Ce
phénomène est du par exemple au fait que certaines molécules stagnent dans les pores de la
phase stationnaire.
Plus la vitesse (u) de la phase mobile diminue, plus les molécules de soluté peuvent
pénétrer dans la phase stationnaire, plus l'équilibre entre les 2 phases est favorisé et plus la
colonne est performante.
11
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Le terme C est proportionnel à (dp2/Dm), les colonnes les plus efficaces seront celles
régulièrement remplies et bien tassées où le diamètre des particules est le plus faible
possible. Il faut également utiliser des solvants de faible viscosité pour minimiser ce terme.
La représentation graphique de l'équation (eq. 17) est appelée courbe de Van Deemter
(figure 4). L’analyse de cette courbe montre l'existence d'un débit optimal de phase mobile
pour lequel l'efficacité de la colonne est maximum (HEPT minimum).
Réduire le débit de la phase mobile en deçà de ce débit optimal peut diminuer fortement le
pouvoir séparatif d'une colonne, surtout en CPG où la contribution du terme B/u est
importante
Ils existent d’autres formulations de l’équation de Van Deemter plus adaptées à la HPLC
.
12
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
représentative de cette fonction est une branche d’hyperbole qui passe par un minimum
B
(Hmin) pour : 𝑢opt. = C
5. Qualité de la séparation
5.1. Sélectivité
Pour caractériser la distance séparant les sommets de deux pics on utilise le
facteur de sélectivité :
𝒕𝒓𝟐−𝒕𝒎 𝑲′ 𝟐
𝜶= = (eq. 18)
𝒕𝒓𝟏−𝒕𝒎 𝑲′ 𝟏
(G°) = - RT ln
13
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
5.2. Résolution
Si dans certaines conditions, deux constituants sortent à des temps proches, leurs pics
risquent de se chevaucher. En optimisant les conditions analytiques, il est possible
d’améliorer l’allure du chromatogramme. Le paramètre de résolution R quantifie la qualité de
cette séparation. Bien qu’on la mesure, en général, sur deux pics contigus, elle peut être
calculée sur n’importe quel couple de pics.
𝑡𝑟2 − 𝑡𝑟1
𝑅=2 (eq. 19)
𝜔 1 +𝜔 2
R > 1,6 : résolution trop bonne car le temps d'analyse est rallongé
(eq. 20)
6. Notion de pression
A l'intérieur d'une colonne la phase mobile frotte sur les parois de la colonne mais
aussi sur les particules de phase stationnaire. Ces frottements définissent la résistance à
l'écoulement. Les particules de phase stationnaire sont sphériques. Si l'on divise leur diamètre
14
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
par 10, on diminue leur surface d'un facteur 100 et leur volume d'un facteur 1000. On peut
donc placer dans la colonne 1000 fois plus de particules et donc augmenter de 10 fois la
surface en contact avec la phase mobile. La résistance à l'écoulement est donc augmentée.
En conséquence, pour maintenir le débit constant dans la colonne il faut augmenter la pression
plus la granulométrie de la phase stationnaire est faible.
En HPLC on travaille, en tête de colonne, à des pressions entre 20 et 150 bars. La perte de
charge qui est la différence de pression entre l’entrée et la sortie de la colonne est donnée par
la loi de Darcy :
∅ 𝜼𝑳𝒖
∆𝑷 = (Eq. 21)
𝑫𝟐
Φ (sans dimension) facteur de résistance à l’écoulement ;
𝛈 (Pa . s) viscosité ;
Références bibliographiques
Burgot, G., Burgot, J.-L., 2011. Méthodes instrumentales d'analyse chimique et applications:
Méthodes chromatographiques, électrophorèses, méthodes spectrales et méthodes thermiques.
Lavoisier.
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Mendham, J., Denney, R., Barnes, J., Thomas, M., 2005. Analyse chimique quantitative de
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Miller, J.M., 2005. Chromatography: concepts and contrasts. John Wiley & Sons.
Rosset, R., Caude, M., Jardy, A., 1982. Manuel pratique de chromatographie en phase liquide.
Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine): Masson.
15
Partie I Chromatographie et notions fondamentales
Rouessac, F., Rouessac, A., Cruché, D., 2004. Analyse chimique-6ème édition-Méthodes et
techniques instrumentales modernes: Méthodes et techniques instrumentales modernes.
Dunod.
Skoog, D.A., Holler, F.J., Nieman, T.A., 2003. Principes d'analyse instrumentale. De Boeck
Supérieur.
Yost, R.W., Ettre, L.S., Conlon, R.D., Vaumoron, J., 1981. Pratique de la chromatographie
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Site Internet
https://www.emse.fr/fr/transfert/spin/formation/ressources/sam96/hplc97htm/sep.htm
file:///C:/Users/bcs/Desktop/Cour%20chromato/Chromato_liquide_2007%20(1).pdf
http://www.masterchimie1.u-psud.fr/Chromatoweb/theoriechromato2.html#A23
16
Partie II :
Chromatographie
liquide à haute
performance
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
1. Appareillage
Dans tout appareil de chromatographie liquide haute performance on retrouvera toujours
les éléments de base suivants :
un ou plusieurs réservoirs de phase mobile contenant soit des solvants purs soit des
mélanges de solvants dans des concentrations connues.
un système d'injection comportant une boucle d'échantillonnage calibrée
(généralement une vanne RHEODYNE).
une colonne remplie, en acier inox, de quelques centimètres de long.
Un détecteur permettant à la fois, de mettre en évidence la sortie des solutés de la
colonne et de donner un signal proportionnel à la quantité de chacun de ces solutés
dans un mélange.
17
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
18
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
2.2. Pompe
Elle est munie d'un système de gradient permettant d'effectuer une programmation de la
nature du solvant. Elle permet de travailler :
en mode isocratique, c'est-à-dire avec 100% d'un même éluant tout au long de
l'analyse.
en mode gradient, c'est-à-dire avec une variation de la concentration des constituants
du mélange d'éluants.
Les pompes actuelles ont des pressions maximales de refoulement voisines de 400 bar
et un débit variable de quelques µl à plusieurs ml/min.
19
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
2.4. Colonne
Une colonne est un tube construit dans un matériau le plus possible inerte aux
produits chimiques, souvent en inox ou en verre. Sa section est constante, de diamètre
compris entre 4 et 20 mm pour des longueurs généralement de 15 à 30 crn. Au delà,
les importantes pertes de charges exigeraient des pressions de liquide beaucoup trop
élevées. La colonne est souvent précédée d’une précolonne, dite colonne de garde,
courte (0,4 à 1 cm), remplie de la même phase stationnaire, ce qui sert à retenir
certaines impuretés (figure 4).
20
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
21
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
- si la phase stationnaire est polaire, on utilisera une phase mobile peu polaire la
chromatographie est dite en phase normale ;
- si la phase stationnaire est très peu polaire, on choisira une phase mobile polaire (le
plus souvent des mélanges de méthanol ou d'acétonitrile avec de l'eau), c'est la
chromatographie en phase inverse.
En modifiant la polarité de la phase mobile, on agit sur les facteurs de rétention k des
composés. Les silices greffées conduisent en général à une perte importante de polarité. Avec
une phase greffée, l'ordre d'élution est opposé à celui auquel on est habitué avec les phases
normales. Ainsi avec un éluant polaire, un composé polaire migre plus vite qu'un composé
apolaire. Dans ces conditions les hydrocarbures sont fortement retenus. On réalise des
gradients d'élution en diminuant au cours de la séparation la polarité de l'éluant (ex : mélange
eau /acétonitrile dont la concentration en acétonitrile va en croissant au cours de l'élution). On
peut, en mélangeant plusieurs solvants, ajuster le pouvoir d'élution de la phase mobile.
En plus du pouvoir d’élution le choix de la phase mobile dépend aussi d’un certain
nombre de facteurs dont les plus importants sont la solubilité de l’échantillon, la compatibilité
de la phase mobile avec le détecteur et la viscosité de la phase mobile. Aucun de ces
22
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
paramètres n’est une variable indépendante et le meilleur solvant est donc celui qui donne une
réponse optimale à toutes ces conditions.
2.7. Détecteurs
Le détecteur suit en continu l’apparition des solutés. Pour détecter, on utilise différents
phénomènes physico-chimiques. Le signal obtenu est enregistré en fonction du temps.
Généralement, on compare le signal obtenu pour la phase mobile et le soluté à celui de la
phase mobile seule.
réfractomètre différentiel
UV à barrette de diodes
électrochimique
fluorimétrique...
23
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
Spectrométrie infrarouge
Spectrométrie de masse
3. Analyse quantitative
Cette analyse est basée sur le fait que l'aire des pics chromatographiques est
proportionnelle à la concentration ou à la quantité de produit analysé.
Ae/Me = Aet/met
e : échantillon
et : étalon
24
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
Si le produit ajouté est en solution, il faut tenir compte des effets de dilution.
Une solution étalon est préparée avec le ou les produits que l'on veut doser. Les masses sont
connues m’1, m’2, et … me pur l'étalon ; à ces masses correspondent les aires A’1, A’2, …,
A'e, sur le chromatogramme. Dans l'échantillon contenant les masses m1, m2, … de solutés
on ajoute me de l'étalon, ce qui donne les aires A1, A2, Ae.
On obtient :
m'1 = α1 A’1
m'2 = α2 A’2
25
Partie II Chromatographie liquide à haute performance
me = αe A'e
avec α coefficient de proportionnalité
et k1 = (α1/αe) = (m'1 A’e /me A’1)
d'où la valeur k1 puisque toutes les données sont connues.
Dans l'échantillon inconnu on aura :
m1 = α1 A1
me = ae Ae
(m1/me) = (α1 A1/αe Ae) = k1(A1/Ae)
me, k1, A1, Ae sont connus.
Références bibliographiques
26
Partie III :
Chromatographie par
échange d’ions
Partie III Chromatographie par échange d’ions
27
Partie III Chromatographie par échange d’ions
28
Partie III Chromatographie par échange d’ions
En chromatographie ionique la phase stationnaire est une résine échangeuse d’ion. Les
échangeurs d'ions sont des macromolécules insolubles portant des groupements ionisables,
qui ont la propriété d'échanger de façon réversible certains de leurs ions, au contact d'autres
ions provenant d'une solution.
29
Partie III Chromatographie par échange d’ions
Forts
Faibles
Résine-COO- Résine-NH3+
Les groupements sont dit forts car leur capacité d’échange est
constante et indépendante du pH, les groupements faibles ne sont pas ionisé à
un certain pH.
2.2. Support
Minérale : Silice
Organique : synthétique ou naturelle
o Synthétique : Résine polystyrénique
o Naturelle : Cellulose ; Dextrane
Les phases stationnaires les plus connues sont obtenues par copolymérisation
styrène/divinylbenzène afin d’obtenir des phases réticulées, résistantes à l’écrasement. Elles
se présentent sous forme de particules sphériques d’un diamètre de quelques micromètres
(figure 3). Ces particules sont ensuite greffées pour en faire des polyanions ou polycations.
30
Partie III Chromatographie par échange d’ions
3. Principe
Dans un premier temps, la résine est équilibrée dans un tampon dont le pH est tel que
le groupement porté par l’échangeur d’ion soit ionisé :
Dans le cas d’une base faible le pH doit être inférieur au pKa du groupement
ionisable (ex : pKa du diéthylaminoethylamonium est de 9,5)
C2H4-NH+(C2H5)
Dans le cas d’un acide faible le pH doit être supérieur au pKa du groupement
ionisable (ex : pKa du carboxymethyl est de 4)
-O-CH2-COO-
Dans le cas d’une base ou un acide fort le groupement fonctionnel porte une
charge net quelque soit le pH du milieu.
Pour comprendre le mécanisme d’une séparation, prenons pour exemple une colonne
anionique comportant des groupements ammonium quaternaire, en équilibre avec une phase
mobile riche en anions hydrogénocarbonates (contre-anions). Ainsi, tous les sites cationiques
de la phase stationnaire se trouvent appariés avec les ions de la phase mobile. Lorsqu’un
anion A−, apporté par l’échantillon, est entraîné par l’éluant, une suite d’équilibres réversibles
se produit, régis par une équation d’échange qui détermine sa répartition entre les deux
phases, mobile (PM) et stationnaire (PS).
31
Partie III Chromatographie par échange d’ions
Quand un échangeur de type acide sulfonique est mis en contact avec un solvant aqueux
contenant un cation Mx+, il s’établit un équilibre décrit par
Ou RSO3-H+ représente l’un des nombreux groupements acide sulfonique fixé sur une
molécule du polymère. De même, un échangeur de type base forte interagit avec un anion Ax-
selon la réaction
L’équilibre de ces échanges ioniques est décrit par la loi d’action des masses.
Exp : Cas de la réaction entre un cation porteur d’une seule charge B+ et une résine de
type acide sulfonique placée dans une chromatographie
(1)
RSO3-H+ + B+ RSO3-B+ + H+ (1)
(2)
PS PM PS PM
L’élution par une solution d’acide chlorhydrique déplace l’équilibre dans le sens 2, ce
qui entraine un transfert de B+ dans la phase mobile. Ces ions progressent donc dans la
colonne par une succession de transfert entre les phases stationnaire et mobile. Ces ions
progressent par une succession de transfert entre les phases stationnaire et mobiles.
32
Partie III Chromatographie par échange d’ions
RSO3-B+ 𝑠 H+ 𝑚
= Kex (2)
RSO3-H+ 𝑠 B+ 𝑚
RSO3-B+ 𝑠 RSO3-H+ 𝑠
= K ex (3)
B+ 𝑚 H+ 𝑚
nombre de B+fixés. Par conséquent quand [RSO3-H+]s >> [RSO3-B+]s et [H+]m >>
[B+]m le membre de droite de l’équation (3) est pratiquement constant et on peut écrire :
RSO3-B+ 𝑠 Cs
+ = K= Cm (4)
B+ 𝑚
Dans l’equation (2) Kex représente l’affinité de la résine à l’ion B+ par rapport à un
autre ion (dans ce cas H+). Les expériences montrent que les ions polyvalents sont retenus
beaucoup plus fortement que les ions monovalents. Au sein d’un groupe d’ions de même
charge, les différences de Kex semblent surtout liées à la taille de l’ion hydraté. C’est ainsi que
pour une résine sulfoné échangeuse de cations les valeurs de Kex décroissent dans l’ordre Ag+
> Cs+ > Rb+ > K+ > NH4+ > H+ > Li+. Pour les cations divalents, l’ordre est Ba2+> Pb2+ >
Sr2+> Ca2+ > Co2+ > Zn2+ > Mg2+.
Dans le cas des anions, Kex pour une résine de type base forte décroit dans l’ordre
SO42- > C2O42- > I- > NO3- > Br- > Cl- > OH- > F-.
Pour séparer les acides aminés les uns des autres on utilise un appareillage spécialisé
qui comporte une colonne cationique (polystyrène sulfoné) équilibrée avec une solution
33
Partie III Chromatographie par échange d’ions
d’hydroxyde de lithium de façon à ce que les groupements acides sulfoniques soient sous
forme de sels de lithium (Figure 5). L’échantillon à doser étant porté à pH 2, les aminoacides,
sous forme cationique, déplacent les ions Li+ de la phase stationnaire et s’y fixent plus ou
moins solidement en fonction de leur degré d’ionisation. L’élution se fait en augmentant
progressivement le pH et les concentrations salines de la phase mobile. En sortie de colonne,
ils sont mélangés à un réactif contenant de la ninhydrine puis chauffés. Mis à part les acides
aminés secondaires (type R-NH-R’), qui donnent une coloration jaune (détectée à 440 nm),
les acides aminés primaires (type R-NH2) conduisent à la même coloration violette (détectée
à 570 nm). L’intensité de la coloration est proportionnelle à la quantité d’acide aminé présente
dans le milieu réactionnel. Dans des conditions déterminées, le rapport d’absorption optique
570 nm/440 nm est caractéristique pour chaque acide aminé. La limite de détectabilité est
d’environ 30 picomoles.
Les molécules à séparer sont dans le même tampon (donc au même pH) et en fonction
de leur point isoélectrique (pHi ou pI), elle porte une charge nette.
Références bibliographiques
Mahuzier, G., Hamon, M., 1978. abrégé de chimie analytique, méthodes de séparation-tome
2, ed. masson.
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Dunod.
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Small, H., Stevens, T.S., Bauman, W.C., 1975. Novel ion exchange chromatographic method
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35
Partie IV :
Chromatographie
d’exclusion stérique
Partie IV Chromatographie d’exclusion stérique
Partie IV : Chromatographie
d’exclusion stérique
Divers fabricants vendent des matrices de filtration sur gel: "Sephadex", "Bio-Gel",
ToyoPearl, etc. Il est à remarquer que l'usage le plus courant des résines "Sephadex" est bien
la filtration sur gel même si un "Séphadex" peut être utilisé comme colonne d'affinité pour les
protéines ayant une affinité pour les dérivés du dextran (glucose).
1. Principe
La chromatographie d’exclusion stérique (CES) est basée sur la différence de
pénétration des molécules de l’échantillon dans la phase stationnaire (Figure 1). La séparation
résulte de l’existence de pores dans la phase stationnaire, dont le diamètre est comparable à
celui des espèces présentes lorsqu’elles sont en solution dans la phase mobile.
36
Partie IV Chromatographie d’exclusion stérique
Cette technique permet la séparation des molécules en fonction de leur taille et de leur
forme plus spécifiquement leur rayon de Stokes. Cependant, puisque la taille d'une molécule
d'une catégorie donnée est généralement proportionnelle à sa masse, cette technique est
appliquée à la séparation selon la masse. Cependant, il ne faut jamais oublier que les relations
entre le rayon de Stokes, la taille et la masse, sont affectées par de nombreux facteurs. La
géométrie de la molécule est un des principaux facteurs. En effet une protéine fibrillaire
(allongée) et une protéine globulaire de même masse ne se comporteront pas de la même
façon dans un gel.
Les grosses molécules (dont le diamètre est supérieur à celui des pores) sont exclues et
sont donc éluées les premières, au niveau du volume mort ( Vm ou V0 ). Les petites et
moyennes molécules sont éluées plus tardivement, car incluses dans le gel, leur migration est
freinée (Figure 2).
Les solutés sont donc élués dans l'ordre inverse des masses moléculaires. Il existe une
relation linéaire entre le volume d'élution et le logarithme de la masse moléculaire.
37
Partie IV Chromatographie d’exclusion stérique
2. Théorie de la CES
Le volume total Vt (ou VM : volume de la phase mobile) dans la colonne peut être
décomposé en deux parties : le volume interstitiel VI ou V0 (extérieur aux pores) et le volume
Vp qui est celui des pores. V0 représente le volume de phase mobile nécessaire pour
transporter, d’une extrémité à l’autre de la colonne, une grosse molécule supposée exclue des
pores (Figure 3).
Nous avons Vt le volume correspondant pour une petite molécule pouvant rentrer
dans tous les pores.
Vt = V0 + Vp, (1)
𝑉𝑒 = V0 + 𝐾𝑉𝑝 (2)
𝑉𝑒 −V0
Soit 𝐾= (3)
𝑉𝑒 −𝑉𝑡
38
Partie IV Chromatographie d’exclusion stérique
Le raisonnement ci-dessus est vérifié dans la pratique : les molécules dont le diamètre est plus
grand que celui des plus larges pores (K = 0) sont exclues de la phase stationnaire (d’où vient
l’expression d’exclusion stérique). Elles traversent la colonne sans être retenues et forment un
seul pic sur le chromatogramme à la position V0
3. Phase stationnaire
de fractionnement, la limite d'exclusion, vont donc sortir ensemble, assez rapidement. Les
molécules plus petites que la limite inférieure sortiront ensemble beaucoup plus tard. Dans ces
deux cas il est évidemment impossible de séparer les molécules selon leur masse. Les
molécules ayant une masse entre ces deux limites pourront donc être séparées les unes des
autres. Ces limites sont appelées domaine de fractionnement.
Il existe de très nombreuses marques de gels de filtration différents par leur stabilité,
résistance à la pression et au débit, etc. On doit aussi comprendre que pour un gel ayant un
domaine de fractionnement donné, on peut obtenir des préparations ayant une résolution plus
ou moins fine. Les microbilles de faibles diamètres, de l'ordre de 20 mm, permettent d'obtenir
une résolution très fine, alors qu'une préparation de billes plus de l'ordre de 200 mm ne
permet qu'une résolution grossière.
C'est pourquoi certaines compagnies vendent des résines de qualités différentes, par
exemple "coarse", "medium", "fine", "superfine". Les résines ayant une résolution supérieure
ont l'inconvénient d'avoir un débit beaucoup plus lent et d'être beaucoup plus fragiles. De
plus, elles sont beaucoup plus dispendieuses. Ces deux caractéristiques limitent évidemment
leur emploi à des applications requérant une plus grande précision.
Exemples de gels de filtrations
Le Sephadex™ G, de la compagnie Pharmacia, est probablement la plus connue des résines
de filtration sur gel. Il est constitué de dextran (un polymère linéaire de glucose) dont les
fibres sont réticulées à l'épichlorohydrine pour former les microbilles poreuses. Les
différentes variantes (G-25, G-100, G-200, etc.) sont obtenues en contrôlant la réaction de
réticulation. Les variantes ont différentes capacités de rétention d'eau, porosités, domaines de
fractionnement, limites d'exclusion, etc.
Le Sephadex LH, toujours de Pharmacia, est un dérivé hydroxypropylé du Sephadex G. Il est
stable en présence de solvant organiques purs ou mélangés avec de l'eau.
Le Bio-Gel P est produit par Bio-Rad. C'est un polymère d'acrylamide réticulé avec du
bisacrylamide.
Le Sephacryl, de Pharmacia, est plus ou moins l'équivalent du Bio-Gel P, sauf qu'il c'est un
mélange composite de dextran et d'acrylamide.
Le Sepharose, de Pharmacia, est une préparation d'agarose gélifiée en microbilles et
débarrassée de la grande majorité de ses contaminants chargés. La stabilité de cette
matrice est due aux liens hydrogène qui lient les polymères d'agarose entre eux. On peut
contrôler le domaine de fractionnement en modulant la quantité d'agarose qu'on fait
40
Partie IV Chromatographie d’exclusion stérique
gélifier. Les limites d'exclusion sont extrêmement élevées, souvent de l'ordre du million
de Da.
4. Applications de la CES
Il existe deux grands types d'application des filtrations sur gel couramment utilisé en
biochimie: les séparations de groupe, pour obtenir une séparation grossière, et le
fractionnement moléculaire pour une séparation fine.
La séparation de groupe consiste à séparer les petites molécules des grosses, en deux
groupes distincts: les grosses molécules qui sortent dans le volume mort et les autres qui
sortent plus tard. Ainsi, la filtration sur gel peut servir au "dessalage" de solutions: séparation
brute des protéines d'une solution des molécules de petit poids moléculaire comme les sels
(d'où le terme "dessalage"), sucres, acides aminés, etc. Dans ce cas on utilise une résine ayant
un petit domaine de fractionnement où toutes les protéines iront dans le volume mort tandis
que les sels et autres petites molécules pourront entrer dans les pores du gel. Il est alors facile
de recueillir le volume mort contenant les protéines débarrassées des petites molécules.
Dans le fractionnement moléculaire, on sépare un mélange complexe (généralement de
protéines) en plusieurs fractions de poids moléculaire spécifique. Le principal usage de ce
type de procédure est la détermination de la masse moléculaire des protéines, ce qui est une
application "analytique". C'est une technique assez précise qui permet de travailler sur des
molécules non dénaturées et possédant encore leur structure quaternaire.
41
Partie IV Chromatographie d’exclusion stérique
Références bibliographiques
Filtration, G., 1991. Principles and methods. Handbooks from Amersham Biosciences.[Can
be downloaded from the following website: http://kirschner. med. harvard.
edu/files/protocols/GE_gelfiltration. pdf].
Huber, L., 1994. Principles and techniques of practical biochemistry. Wiley Online Library.
Mahuzier, G., Hamon, M., 1978. abrégé de chimie analytique, méthodes de séparation-tome
2, ed. masson.
Rouessac, F., Rouessac, A., Cruché, D., 2004. Analyse chimique-6ème édition-Méthodes et
techniques instrumentales modernes: Méthodes et techniques instrumentales modernes.
Dunod.
Site internet
ww.123bio.net/cours/chromato/exclusion.html
http://www8.umoncton.ca/umcm-gauthier_didier/siitub/chrfilgel.html
42
Partie V :
Chromatographie
planaire
Partie V Chromatographie planaire
Partie V : Chromatographie
planaire
1. Généralités
La chromatographie planaire est une technique complémentaire de la CLHP et qui
peut être une étape préliminaire à cette dernière, puisque le principe de la séparation et la
nature des phases reste le même, seul diffère la mise en œuvre des deux techniques.
Les méthodes de chromatographie planaire comprennent :
La chromatographie sur papier
La chromatographie sur couche mince
L’électrochromatographie
La phase mobile se déplace à travers la phase stationnaire par capillarité, par gravité ou
encore sous l’action d’une tension électrique.
2. Principe
Le principe de la séparation par chromatographie planaire diffère selon qu’il s’agit
d’une chromatographie sur papier ou d’une chromatographie sur couche mince, même si le
mode opératoire reste pratiquement pareil pour les deux types de chromatographie planaire.
La chromatographie sur papier est une chromatographie de partage basée sur la
différence de solubilité des espèces à séparer. La phase stationnaire est formée par
l'eau liée ou adsorbée aux molécules de cellulose du papier. La phase mobile est un
liquide, l’éluant. Si une espèce est plus soluble dans l’éluant, elle se déplace plus
rapidement qu’une espèce qui l’est moins et inversement.
La chromatographie sur couche mince est semblable à la chromatographie sur colonne
c’est une chromatographie d'absorption; elle est basée sur la différence d'adsorption
sur la phase stationnaire, des espèces à séparer entraînées par l'éluant. La phase
stationnaire est un solide, généralement de la silice.
43
Partie V Chromatographie planaire
3. Mode Opératoire
La mise en œuvre de la chromatographie planaire se fait en trois étapes :
3.1. Dépôt de l’échantillon : On dépose habituellement une goutte de solution contenant
0,01 à 0,1% de l’échantillon de 1 à 2cm du bord de la plaque.
Pour une meilleur séparation la tache doit avoir un diamètre minimum, environ
5mm pour une analyse qualitative et moins pour une analyse quantitative.
3.2. Développement de la plaque : (Processus au cours duquel l’échantillon est entrainé
par une phase mobile à travers la phase stationnaire)
Marquer avec un crayon l’endroit ou est placée la goutte de l’échantillon.
Après évaporation du solvant de
l’échantillon, la plaque est placée dans un
récipient clos que l’on sature par de la
vapeur du solvant du développement.
On immerge une extrémité de la plaque
dans ce solvant, en prenant soin d’éviter
tout contact direct entre l’échantillon et le
solvant.
Le solvant grimpe le long de la plaque par
capillarité en emportant l’échantillon.
Lorsque le front de solvant a parcouru la moitié ou les 2/3 de la longueur de la plaque
on la retire du récipient et on la sèche.
3.3.Localisation de l’analyte : Plusieurs méthodes sont employées pour localiser les
constituants de l’échantillon après leur séparation :
Méthodes s’appliquant à la plupart des mélanges organiques, consistent à vaporiser
une solution d’iodes ou d’acide sulfurique qui réagissent tous deux avec les
composés organique pour donner naissance à des produits sombres
Méthodes s’appliquant à des espèces particulières
Exp : La ninhydrine pour localiser les acides aminés
Une autre méthode de détection est basée sur l’incorporation d’un matériau
fluorescent à la phase stationnaire. Après développement, la plaque est examinée
sous un éclairage ultraviolet. La plaque sera fluorescente partout, sauf aux
endroits où se trouvent les constituants de l’échantillon.
44
Partie V Chromatographie planaire
Rf=dR/dM
dR
Echantillon 1
Front du solvant
Echantillon 2
WB WA
Ligne de départ
4.2.Facteur de rétention
tm et tr correspondent aux temps nécessaire pour que la phase mobile et le soluté se
déplacent d’une distance donnée dans ce cas dR
Pour la phase mobile :
tr= dM /u
𝑡𝑟 −𝑡𝑚
En combinant la relation 𝑘′ = avec les deux précédentes on trouve :
𝑡𝑚
45
Partie V Chromatographie planaire
′
𝑑𝑅 − 𝑑𝑀
𝑘 =
𝑑𝑅
Le facteur de rétention k’ peut être exprimé en terme de facteur de retard.
′
𝟏 − 𝑹𝒇
𝒌 =
𝑹𝒇
4.3. Nombre de plateaux théoriques
𝑑𝑅 2
𝑁=[ ]
𝑊
𝑑𝑅
𝐻=
𝑁
4.4. Résolution
La résolution entre deux spot successive est définit par la relation :
𝑑𝑅2 − 𝑑𝑅1
𝑅=2
𝑊1 + 𝑊2
46
Partie V Chromatographie planaire
Références bibliographiques
Burgot, G., Burgot, J.-L., 2011. Méthodes instrumentales d'analyse chimique et applications:
Méthodes chromatographiques, électrophorèses, méthodes spectrales et méthodes thermiques.
Lavoisier.
Rouessac, F., Rouessac, A., Cruché, D., 2004. Analyse chimique-6ème édition-Méthodes et
techniques instrumentales modernes: Méthodes et techniques instrumentales modernes.
Dunod.
47
Partie VI :
Chromatographie en
phase gazeuse
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
Partie VI : Chromatographie en
phase gazeuse
1. Introduction
Le concept de chromatographie en phase gazeuse a été introduit par Archer Martin et
Richard Synge (Anglais) en 1941. C’est une méthode de séparation des composés
gazeux ou susceptibles d'être vaporisés par chauffage sans décomposition. C'est
une chromatographie de partage dans laquelle la phase mobile est un gaz. Elle constitue
la méthode la plus puissante et la plus fine pour séparer, identifier et quantifier les corps
gazeux ou volatilisables. Elle permet ainsi l'analyse de mélanges éventuellement très
complexes dont les constituants peuvent différer de façon considérable par leur nature et
leur volatilité.
2. Principe
L’échantillon est vaporisé et injecté en tête de colonne. L’élution est assuré par un flux
de gaz inerte qui sert de phase mobile et qui n’interagit pas avec l’échantillon ; sa
seule fonction est le transport de l’analyte dans la colonne. Les gaz utilisés comme
phase mobile sont le dihydrogene ou l'helium ou le diazote ou le dioxyde de
carbone. La fonction du gaz phase mobile est d'être le vecteur d'entrainement à travers
la colonne des molécules analytes lorsqu'ils se trouvent à l'état gazeux en état de non
rétention par la phase stationnaire. A la sortie, la molécule est fragmentée puis un
48
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
détecteur mesure la quantité de débris qu'il envoie comme signal sur une table
traçante.
Quels sont les facteurs de séparation des analytes en CPG ? Ils sont de deux
ordres :
a) la volatilité (il suffira de comparer les valeurs de point d'ébullition des différents
analytes à séparer) différente des analytes. La phase mobile est un gaz, elle ne permet
donc l'avancement que des analytes qui sont à l'état gazeux à un instant donné. Ainsi, plus
un analyte est volatil, plus son élution sera rapide toutes choses étant égales par ailleurs.
b) les interactions (faibles) plus ou moins importantes entre les analytes et la phase
stationnaire :
3. Grandeurs de rétentions
3.1. Volume de rétention
La phase gazeuse mobile est compressible, la grandeur volume de rétention est utilisée
avec un facteur de correction plutôt que la grandeur temps de rétention.
Vr = tr . D
Vr : Volume de rétention ou d’élution d’un soluté retenu par la phase stationnaire.
tr : temps de rétention de ce soluté
D : Débit de la phase mobile (cm3/s) ou (ml/s).
Vm = tm . D
49
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
Vm : Volume mort ; volume de la phase mobile ou d’un soluté non retenu par la
phase stationnaire.
tm : temps mort ; temps de rétention d’un soluté non retenu par la phase
stationnaire.
Vr’= Vr - Vm
Vr’ : Volume de rétention réduit
3.2. Volume de rétention réduit corrigé (Vn)
Pour tenir compte du faite que le gaz vecteur est compressible et que la pression dans
la colonne augmente entre l’entrée et la sortie de la colonne et donc que le débit augmente,
Archer Martin a introduit le facteur de correction j
Vn = j . Vr’= j . tr’ . D
Vn : Volume de rétention réduit corrigé (volume net)
j = 3/2. [(P2-1)/(P3-1)]
P = Pe / Ps
j : Facteur de compression ou facteur de perte de charge
Pe : pression d’entrée
Ps : pression de sortie
3.3. Indice de rétention (I)
Kovats en 1958, a proposé l’indice de rétention I comme paramètre d’identification
des solutés. Le chromatogramme en régime isotherme d’un mélange de n alcane montre que
les log (t'r) croissent linéairement en fonction du nombre n d'atomes de carbone (C)
independamment du remplissage de la colonne, de T et des autres conditions de chromatogr.
I (soluté) peut être obtenu a partir d'un mélange du soluté et d'au moins 2 alcanes normaux
(hydrocarbures aliphatiques linéaires saturés CnH2n+2) qui encadrent I (soluté).
Explication
soluté A dans phase mobile → soluté A dans phase stationnaire ΔrG0
50
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
K = [A]Stat / [A]Mob
La courbe ln tr' en fonction de n des n alcanes A, B, C, ... varie comme (ΔrG0 ) à T° cste.
'
51
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
4. Instrumentation
- Lorsque les solutés sont directement volatilisables, les substances sont solubilisées dans un
solvant et chromatographiées.
- Lorsque les solutés ne sont pas volatils à la température du chromatographe ou bien sont
décomposés à cette température, il faut les transformer en dérivés volatils stables : les acides
aminés sont ainsi estérifiées par le butanol, les acides gras estérifiés par le méthanol, les oses
réduits en alditols, puis acétylés,…
4.2. Injecteur
Il sert à l’introduction du mélange à analyser dans la colonne. Cette opération est
faite :
52
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
En règle générale, la chambre d’injection doit être à une température plus élevée que
celle de la colonne pour faciliter l’évaporation des échantillons. La température idéale est
celle qui est 20°C plus élevée que le point d’ébullition de la substance la moins volatile.
Le choix de l’injecteur est dicté par le type de colonne utilisée (remplie ou capillaire) et
par la nature des produits à séparer (leur résistance à la décomposition lorsqu’ils sont soumis
à de hautes températures).
4.3. Colonnes
Elles peuvent être métalliques, en plastique pour des séparations à basse température, en
verre et joints Téflon. Diverses formes ont été utilisées : rectilignes, en U, en spirales (la plus
répandue).
Il existe deux grands types de colonnes avec des variantes (Figure 3) :
- Les colonnes remplies ou à garnissage (packed).
53
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
54
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
En pratique si les composés à séparer sont volatils, on choisira une colonne dont le
rapport β sera petit (< 100), et inversement. Une colonne de 320 mm dont la phase
stationnaire fait 1 mm d’épaisseur, conduit à β = 80 alors que pour une colonne de 250 mm et
une épaisseur de phase de 0,2 mm, β = 310.
55
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
4.5. Détecteurs
Pratiquement toute propriété physique, et quelquefois chimique, des solutés peut servir à
constituer un système de détection.
4.5.1. Catharomètre
Le catharomètre est le premier détécteur à être monté sur une CPG commerciale. On
mesure la différence de conductibilité entre le gaz vecteur seul et le gaz vecteur chargé
d’échantillon.
Pour obtenir la plus grande réponse pour un soluté donné, il est donc nécessaire qu’il y
ait la plus grande différence possible entre la conductivité de ce soluté et celle du gaz porteur.
À cet effet, on utilise pratiquement toujours l’hydrogène (danger d’explosion) ou l’hélium
comme gaz vecteur.
56
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
Figure 5. Catharomètre
Ce détecteur est très sensible aux composés azotés (N) ou phosphorés (P). Il comporte
un petit cylindre en céramique dopée avec un sel alcalin (ex. sulfate de rubidium) auquel on
applique une tension électrique pour entretenir un petit plasma (800 ◦C) alimenté par
combustion d’un mélange air/hydrogène (figure 6). À la différence du FID la flamme est plus
petite. Les composés contenant N ou P donnent, assez spécifiquement, des fragments de
décomposition transformés en ions négatifs. Ces ions sont recueillis sur une électrode
collectrice. Le diazote de l’air est inactif. La sensibilité est typiquement de 0,1 pg/s pour N ou
P.
57
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
Une source telle que le tritium (3H) ou le (63Ni) envoie des électrons libres dans le
détecteur. Quand ce détecteur est traversé par des substances ayant une affinité pour les
électrons libres, il se produit des ions qui, comme pour le détecteur à ionisation de flamme,
dans le champ électrostatique existant, sont recueillis par une électrode et forment un courant
d’ionisation à amplifier convenablement.
58
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
Ces courbes typiques de van Deemter montrent que l’hydrogène est, parmi les 3 gaz
étudiés, celui qui permet les séparations les plus rapides, à performances égales, tout en
donnant plus de souplesse en ce qui concerne le débit, ce qui est très utile en mode
programmation de température. Noter l’augmentation de la viscosité de ces gaz avec la
température T. On constate aussi que l’hélium est plus visqueux que le diazote, à température
égale.
Références bibliographiques
Burgot, G., Burgot, J.-L., 2011. Méthodes instrumentales d'analyse chimique et applications:
Méthodes chromatographiques, électrophorèses, méthodes spectrales et méthodes thermiques.
Lavoisier.
Mendham, J., Denney, R., Barnes, J., Thomas, M., 2005. Analyse chimique quantitative de
Vogel. 1ère Edition edn. De Boeck.
59
Partie VI Chromatographie en phase gazeuse
Rouessac, F., Rouessac, A., Cruché, D., 2004. Analyse chimique-6ème édition-Méthodes et
techniques instrumentales modernes: Méthodes et techniques instrumentales modernes.
Dunod.
Skoog, D.A., Holler, F.J., Nieman, T.A., 2003. Principes d'analyse instrumentale. De Boeck
Supérieur.
Sites internet
ftp://ftp.mn-net.com/francais/Flyer_Catalogs/Chromatographie/Catalogue-FR/KATFR200001-5CPG-
www.pdf
http://chemphys.u-strasbg.fr/mpb/teach/chromato3/chromato3.pdf.
http://licence3-chimie.u-bourgogne.fr/cours_supports/ CM_Denat_2010_Chromatographie.pdf
http://www.masterchimie1.u-psud.fr/Chromatoweb/CPG.html
60
Partie VII :
Electrophorèse
capillaire
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
1. Introduction
2. Instrumentation
L'instrumentation est relativement simple et comporte les éléments principaux suivants
: un générateur de haut voltage, deux réservoirs de tampon et un capillaire que traverse un
système optique de détection relié à un module d'acquisition des données (figure
1). L'ensemble de l'instrument est contrôlé par un ordinateur.
61
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
3. Principe
L’électrophorèse permet la séparation de molécules ou particules chargées. La
séparation des molécules s’effectue en appliquant un champ électrique à travers un fluide
conducteur contenant les substances à séparer. La vitesse de migration, appelée mobilité
électrophorétique, dépend de la nature, de la charge ainsi que du ratio charge/masse des
molécules. L’application de l’électrophorèse capillaire à l’étude des complexes est possible
lorsque les charges nettes portées par la protéine, le polysaccharide et le complexe ont des
valeurs suffisamment différentes.
62
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
𝑸𝑬
𝒗= (eq. 1)
𝟔𝛑𝐫𝛈
Champ électrique
Charge
Taille
Viscosité
Les espèces présentes dans l’échantillon sont soumises à deux effets principaux qui se
manifestent pour les ions comme pour les molécules ou les micelles. Il s’agit d’une part de
leur mobilité électrophorétique propre et d’autre part du flux ou écoulement électroosmotique,
𝝂 𝑸
𝛍e = = (𝒆𝒒. 𝟑)
𝑬 𝟔𝝅𝒓𝜼
𝑲𝑩 𝑻
𝒓= (𝒆𝒒. 𝟒)
𝟔𝝅𝜼𝑫𝒎
r : rayon de Stock
KB : constante de Boltzman
63
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
Entre ces deux couches on a un potentiel ξ ( zêta ) qui caractérise la densité de charge
de la surface du capillaire. Quand on applique une tension, les cations de la couche diffuse
vont être entrainés vers la cathode et entrainer avec eux tout l’échantillon. Ces ions étant
solvatés par des molécules d’eau, il apparaît un flux d’électrolyte qui se dirige dans le même
sens. Plus au coeur de la solution, le champ électrique provoque la migration des cations vers
la cathode. Les anions sont aussi entraînés : ils progressent « contre-électro-osmotiquement »
NB : En fait, plus la force ionique est élevée, et plus la couche diffuse a une épaisseur réduite
et plus le mouvement sera faible.
64
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
La mobilité électrophorétique apparente µapp, est définie par l’eq. 9, est telle que :
𝒍𝑳
µapp = vappE= vapp LV par conséquent on a : µapp =
𝒕𝒎 𝑽
(𝒆𝒒. 𝟗)
65
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
soit :
𝟏 𝟏
µ𝒆 = 𝑳 · 𝒍/𝑽 − (𝒆𝒒. 𝟏𝟏)
𝒕𝒎 𝒕𝒎𝒏
66
Partie VII Chromatographie en phase gazeuse
4. Efficacité et résolution
L : la longueur du capillaire.
𝒍
𝑯= (𝒆𝒒. 𝟏𝟑)
𝑵
Selon cette équation, l’efficacité de la séparation est seulement limitée par la diffusion
et est proportionnelle à l’intensité du champ électrique.
Références bibliographiques
Ait-Adoubel, A., 2004. Nouvelles approches en électrophorèse capillaire pour
l'énantioséparation d'acides aminés aromatiques ou aliphatiques non dérivés.
Blessum, C., Jeppsson, J., Aguzzi, F., Bernon, H., Bienvenu, J., 1999. L’électrophorèse
capillaire: principe et applications au laboratoire de biologie clinique, Annales de Biologie
Clinique, pp. 643-657.
Girard, M., 2003. Etude qualitative et quantitative des interactions entre la β-lactoglobuline et
la pectine en système dilué. Université de Laval.
Rouessac, F., Rouessac, A., Cruché, D., 2004. Analyse chimique-6ème édition-Méthodes et
techniques instrumentales modernes: Méthodes et techniques instrumentales modernes.
Dunod.
Skoog, D.A., Holler, F.J., Nieman, T.A., 2003. Principes d'analyse instrumentale. De Boeck
Supérieur.
Sites internet
http://www.pharmaetudes.com/ressources/cours%20internat/section1/6-electrophorese-
capillaire.pdf
67