Anatomie Gray's
Anatomie Gray's
Copynghted matcnal
Table des matières
Thorax
M usculature du d os 47
Muscles du groupe superflciel 48 Traduction : Dorothée Coquerel-
Trapèze 48 Béghin, Fabrice Duparc, Jean-Luc
Grand doe.;al (latisslmus dor~) 53 Gahdoun
Élévateur de la scapula 53
Petit rhomboïde et grand rhomboïde 53 Vue globale 106
Muscles du dos du gro upe Intermédiaire 53
Introduction 106
Muscles du groupe profond 54
Fascia thoracolombal 55 Fonctions 101
Muscles splénius 57 Respiration 107
Muscles érecteurs du rachis SS Protection des organes vit-aux 107
Muscles transvefsaires épineux 61 Conduit mêdiastînal 107
Muscles segmentaires 63
Muscles suboccipitaux 64
Éléments anatomiques 107
Paroi thoracique 107
Introduction au système nerveux 65 Ouverture-ihoradque supêrieure 108
Système nerveux central 66 Ouverture thoracique inférieure 108
Cerveau 66 Diaphragme 109
Moelle spînale 66 Médiastin 110
Organisation des différentes structures au sein Cavités pleurales 110
d u canal vertébra l 71
Système nerveux périphérique 72 Rapports avec les autres régions 111
Nerfs sp,nau, 72 Cou 111
Nomendature des nerfs spinaux 74 Membre supérieur t 11
Abdomen 112
Division fonctionnell e d u système
Seins 112.
nerveux central 76
Points clés 113
Partie somatique du système nerveux 76 Niveau vertébral TIV-V 113
Dermatomes 79 Communications veineuse·s entre les côtés
Myotomes 79 gauche et droit 114
Partie viscéra le du systême nerveux 80 Organisation neurovasculalre segmentaire
-Système sympathique 83 de la paroi thoracique 1 1S
Innervation sympathique des o,gar,es thoraciques Système sympathique 117
et cervicaux 87 Paroi déformable et ouverture thoracique
Innervation sympathique de l'abdomen, inf érieure 117
du pelvis et des surrénales 88 Innervation du d iaphragme 117
Système parasympathique 88
lnne,vation viscérale sensitive
(affêrences viscérales) 90 Anato mie rég ionale 120
Système entérique 91
Région pectorale 120
Ple•us nerveux 91
Plexus somatiques 9 1 Seins 120
Plexus viscéraux 91 Vascularîsàtion aoèrlelle 120
Douleur projetée 9 1 o,alnage veineux 121 ,ll
Innervation 121 ~
~
Drainage lymphatique 121
Anatomie de surface 94
Le sein chez l'homme 122
1'
:,
15
Anatomie de surface du dos 94
Absence de courbures latërales 94
Muscles de la région pectorale 122
Muscle grand pectOl~I 124
..."
~
Courbures primaire et secondaire dans le plan Muscle subc!avier et muscle petft pecto,al 124 ~
sagittal 94 <fi.
Repères squelettiques extravertébraux utiles 94 Paroi thoracique 124 -.:
V,
Architecture squelettique 124
Comment Identifier les processus épineux 96
Repérage de l'extrêmité inférieure de fa moe.lle Vertèbres thoraoques 124
•
0
12
spinale et de l'espace subarachnoTdien 97 co,es 125 •
::;:
Sternum 127
Repérage des principaU)c muscles 97
Cas cliniques 100
Articulatons 128
Ar1iculauons s1ernocos,ales 129
·-•"
~
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~
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Table des matières • Chapitre 4
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Table des matières
Copynghted matcnal
Table des matl•res • Chapitre 5
XI
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Table des m atières
Membre inférieur
Veines 52 1
Traduction : Jacques Duparc lymphatiques 523
Nœuds lymphatiques inguinaux superfia els 523
Vue globale 490 Nœuds lymphatiques Inguinaux profonds 523
Nœuds lymphatiques poplités 523
Introduction 490
Fascia profond et ori fice saphène 524
Fonctions 491 Fascia lata 524
Support du poids du corps 491 Tractus il,otibial 524
locomotion 492 Hiatus saphène 525
Trigone fémoral 526
Éléments anatomiques 492
Gaine fémorale 527
Squelette et an îculations 492
Muscles 494 Région glutéale 527
Muscles 528
Rapports avec les autres régions 496
Groupe profond 529
Abdomen 497 Groupe superfiô el 531
Pelvis 498 Nerfs 532
Périnée 499 Neri glutéal supérieur 532
Points clés 499 Nerf sciatique 533
Innervation par les nerls spinaux lombaux Nerf du carré fémoral 534
et sacraux 499 Nerf de l'obturateur interne 534
Rapports osseux des nerfs 502 Nerf cutané postérieur de la cu,sse 534
Veines supe rficielles 502 Nerf pudendal 534
Nerf glutéal inférieur 535
Neri perforant cutané 535
Anatomie régionale 504
Artères 535
Passage de l'abdomen et du pelvis Artère glutéale inférieure 535
Artère glutéale supérieure 535
au membre inférieur 504
Veines 536
Pelvis osseux 505
Lymphatiques 536
111um 506
Tubérosité ischiatique 507 Cuisse 536
Branche ischiopubienne et pub,s 507 Sq uel ette 537
Acétabulum 507 Diaphyse et extrémité distale du lémur 537
Fémur proximal 507 Patelkl 539
Grand e t peut trochanters 510 Extrémité proximale du tibia 539
Articulation de la hanche 512 Diaphyse tibiale 541
ligaments 514 Extrémité pro,imale de la fibula 542
Accès au membre inféri eur 515 Muscles 542
Canal obturateur 515 Compar,iment antérieur 543
Grande ,ncis.ure lschfatique 515 Compartiment médial 546
Petite incisure ischiatique 516 Compartiment postérieur 550
Espace entre le ligament inguinal et l'os coxal 517 Artères 552
Nerfs 517 Artère fémorale 552
Nerffémoral 519 Artère obturatrice 555
Nerf obturateur 519 Veines 555
Nerf sciatique 519 Grande veine saphène S5S
Nerfs glutéaux 519 Nerfs 556
Nerfs ilio-inguinal etgénit ofémoral 519 Nerf fémoral 556
Nerf cutané kltéral de kl cuisse 520 Nerf obrurateur 556
Nerf du carré fémoral et nerf de l'obturateur Nerf sciatique 557
interne 520 Nerf tlbial 558
Nerf cutané postérieur de la cuisse 520 Nerf fibulaire commun 558
Nerf perforant cutané 520 Articulation du genou 558
Artères 520 Surfaces artlcukllres 558
Artère fémorale 520 Ménisques 559
Artères glutéales supéaeure et ,nféneure Membrane synoviale 560
et artère obturatri<e 520 Capsule 561
XII
Copynghled matcnal
Table des m atières • Chapitre 7
Copynghted matenal
Table des matières
Copynghted matenal
Table des matières • Chapitre 8
Tête et cou
Main 739
Squelette 740 Traduction : Fabrice Duparc
Os du carpe 740
Métacarpiens 7 40
Vue globale 784
Phalanges 742 Introduction 784
Articulations 742 Tête 784
Poignet 742 Principales régions 784
Articula1lon du carpe 743 Autres régions anatomiques 78.S
Articulations carpométac:arpiennes 7 43 Cou 786
Articulations métacarpophalanglennes 743 Les régions du cou 786
Artkulatîons imerphalangiennes de la main 744 Larynx et pharynx 787
canal tarpien et structures au poignet 745
Aponévrose palmaire 747 Fonctions 788
Court palmaire 747 Prote<tion 788
Tabatière anatomique 747 Situation des parties supêrieures des appareils
Gaines digitales fibreuses 748 respiratoire et digestif 788
Sangle des extenseurs 748 Communication 788
Muscles 749 Orientation de la tête 788
Interosseux dOJsaux 751 Continuite des tractus digestif
Interosseux palmaires 753 et respiratoire supérieurs et infétleurs 788
Adducteur du pouce 753 Éléments anatomiques 788
Muscles thénariens 753 Crâne 788
Muscles hypothénaiiens 754 Vertèbres cervicales 788
Muscles lombric:aux 756 Os hyolde 789
Artères et veines 757 Palais mou 790
Artère ulnaire et arcade palmaire wperficielle 758 Muscles 790
Artère radiale el arcade palmaire profonde 759 Dans la tête 790
VelnM 759 Dans le cou 791
Nerfs 759
Rapports avec les autres régions 792
Nerf ulnaire 760
Nerf médian 761 Thora, 792
Rameau superficiel du nerf radial 764 Membres supérieurs 792
Points clés 794
Niveaux vertébra u, CIII-JV et CV-CVI 794
Anatomie de surface 16s
Voie aérienne dans le cou 794
Anatomie de surface du membre supérieur 765 Nern crâniens 794
Repères osseux et muscles de la région Ne rf< cervicaux 795
scapulaire postérieure 765 Séparation fonctionnelle des appareils d igestif
Visualisation de l'aisselle et localisation de son et respiratoire 795
contenu et des structures afférentes 766 Triar\gles du cou 797
Localisation de l'artère brachiale du bras 767
Tendon du triceps brachia l et position
du nerf radial 767 Anatomie régionale 800
Pli du coude (vue antérieure) 768 Squelette de la tête soo
Identification des tendons et localisation
de-s principaux vaiss.eaux et nerfs Vue antérieure 800
dans la partie distale de l'avant-bras 770 Os frontal 800
Os zygomatique et os nasal 801
Aspect normal de la main 772
Positions du rétinacutum des flééhisseurs Os max,llaire 802
et du rameau récurrent du nerf médian 773 Mandibule 802
Fonctions motrices du nerf médian Vue latérale 802
et du nerf ulnaire dans la main 773 Portion latérale de la calvaria 802
Visualisation des position.s d es arcades palmaires Partie visible du squelette de la face 804
superficie lle et profonde 774 Mandibule 804
Repérage des pouls au membre supérieur 774 Vue postérieure 804
Os occipital 804
Cas cliniques 776 Os temporaux 804
10 questions-réponses 780 Vue supérieure 805
XV
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Table des matières
Copynghted matenal
Table des matières • Chapitre 8
~
-~
~
Architecture squelettique 933
Os sphénoïde 934
Cartilage thyroîde 992
~p,gloue 993
Ouvertures 935 Cartilages arytéooïd~ 994
i.l
., Contenu 935 Canilages c01nicu~ 994
C
0
N
Nerf maxillaire (V2) 936 Cartilages cunéiformes 995
0 XVII
Copynghted matenal
Table des matières
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N
XVIII 0
Copyrighted material
Table des matières • Chapi tre 8
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0 XIX
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Editorial review board
Anthony M . Adlnolfl, PhD Edward T. Sersu, PhD Sou-De Cheng, PhD
Adjuncl Professor Emeri lus, Professor of Analomy Associote Professor an~ Chainnnn,
Deparlmenl of Palhology Departmenl of Analomy Departmenl of 1\nalomy
and Laboralnry Medicine University or Wisconsit1 Medi.cal College or Medicine
UCLA School of Medicine School Chang Gung University
Los Angeles, Califomia. Étals-Unis Madison, \!Visconsin, États-Unis 'I..ooyünn, Taiwan
Kurt H. Albertine, PhD Homero Felipe Bianchi, MD Hee-Jung Cho, MD, PhD
Professer or Pediatr:ics Third Chair, Deparlmeul of Normal Professor. Deparlment of Anatomy
Medicine (Adjuocl). Neurobiology Human Anatomy Sc hool of Medjcine
and Anatomy (Adjuncl) fa cu lty or Medicine Kyuogpook National University
The University of Utah School University or Btumos Aires Daegu, Corée-du-Sud
of Medicine Buenos Aires, Argentine
Sail Lake City. Utah. États-Unis Patricia Collins, es,. PhD
David L. Bolender, PhD Associato Professor
Gail Amort-Larson, MScOT Associate Professor, Department Liccnced Teachor of Anatomy
Associa te Professor. 0..partment or Coll Biology, Nourobiology Anglo-European Collogo
or Occupai ionaJ Therapy and AnatOITil' or Ch iropractie
Facully of Rehab ilitation Medicine Medical College or Wisconsin Bournemouth. Royaume-Uni
University of Alberta Milwaukee. \Visr:onsin, Etals-Unis
Edmonlo11. Alberta. Canada Maria H. Czuzak, PhD
Walter R. Buck, PhD Academfo Specialisl - Anatomical
Judith E. Anderson, PhD Dean of Preclinical Education Jnstructor, Deparlmenl
Professor, Depru1ment of Human Professor of 1\natomy and Course of CeU Biology and Anatomy
Aoatomy and Coll Sciences Dircctor for Gross Anatomy Uni\lersily of Ar.iz<;>nn
Fncully of Medicine. University Lake Erie CoUegè of Osleopalhfo Tucson, Arizona, Etals-Unis
of Manitoba Medicine
Winnipeg, Manitoba. Canada Erie, Penns)•lvania. États-Unis P. H. Dangerfield, MD, ILTM
Senior Lectu.rcr, Doparbnent
S. P. Banumathy, MS, PhD Stephen W. Carmichael, PhD, DSc of Human Analomy and ('.cll Bio.logy
Direclor and Professor. Lnst lluto Professor a nd Chair. Deparlment University of Llverpool
of Anatomy of Anatomy Liverpool, Royaume-Uni
Madurai Medical Colles• Mayo Cllnic College of Med.ici.o e
Madurai. lnde Rochester. Minnesota. États-Unis Jan Drukker, MD, PhD
Emeritus Professor of Anatomy
David H. Bechhofer, PhD Wayne Carver, PhD and Embryology
Associale Professor, Departr:nenl 1\ssociate Professor. Department Departr:nenl o r Aaatomy ,!l
of Phnnnacology ond Biologlc•I of Cell and Dcvc.lopmontal Biology and Embryology ~
ils
Chemistry and Analorny Faculty of Medicine ·e
Mount Sinai Sch ool of Medicino University or South Carolinn School University of Maastricht !l
ôa
New York, New York, Etat.s-Unis: of Medicine Maastricht. Pays-Bas ..,
Columbia, South CaroUna. Étals-Unis ~
SUNY Upsta le Medical University Odense, Danemark Tampa, Florida, Élals-Unis :::
~
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Editorial review board
l opynghted matenal
Editorial review board
Phillip Sambrook. MO, es. LLB, FRACP Dr Panagiotis N. Skandalakis N. S. Vasan, DVM. PhD
Profcssor of Rhoumatology CJinical Professor, Dcparlmcnt Associate Professor, Deportmenl of
University of Sidney of Surgical Analomy and Technique Cell Biology and Molec,~.ar Medicine
Sydney. Austrolie Emory Un iversity New Jersey Medical School
Atlnnlo, Coargln, É1a1s-Unis New(lrk, New Jersey. Étots-Unis
Richard R. Schmidt, PhD
Professor an<l Vice Chairmon Bernard G. Slavin, PhO Prof G.H .M . Vawda
Deparlruenl of Pall10logy. Cou rse Oireclor. Humnn Gross Analomy Deparlmeot
Aualomy and Cali IJiolog_v Anatomy Nelson Mandela Medicul School
Thomas Jeffursuu Uni vursily Keck/Univcrsily of Southern Congella, Afrique d u Sud
Philadolpbie. Peunsylvania. Étals-Unis Cali fornio Scbool or Medic:iue
Los Angeles, CaHfornie. Étals-Unis lsmo Virtanen
Roger Searle. PhO Profcssor, Anulomy Ocpnrtmen t
Direclor. Analomy and CHnical Skills Terence K. Smith, PhD Hiu,rl mon l nsllluto
School of Medical EducaLion Profossor. Deparlmenl of Pbysiology University of Helsinki
Devclopmenl a nd Cell Biology Helsinki. F'iolando
Uaivcrsity of Newcastle upou Tyne Un iversity of Nevada School
Ncwcasllc upon Tyne, Royaume-Uni of Mr,d.icine Shashi Wadhwa,
Harumichl Seguchi, MO, PhO Reno. Nevada, Êlats-Uuis MS(Anatomy), PhD. FAS<, FNASc
Profcssor. l'.>cpa.rtmcnt of Annlomy
Professor and Chaiunau. Deparhneol
Kwok-Fai So, PhD(MJT) Ali lndia lnslituic of MedicuJ Sciences
of Anatomy and Cell Biology New Dnlhi, Inde
Profosso, and Head. Oepartmen1
Kocbi Medical School
of Anatomy
Kochi. lapon Anil H. Walji. MO, PhO
F'acuhy of Medicine.
Mark F. Seifert PhO Tbe University or Hong Kong Chair. Division of A11aLo my
Pmfessor of /\nalomy and Cell JJiology Hong Konll, Clürie facuJty of Medicine and DerJlislry
Indiana University School of Medicine Uujversily of AU>ertn
Indianapolis. Indiana, Étals-Unis Roger Soames, BSc, PhD Edmonton. Alberta, Canada
Associotc l'rofossor and Head
Sudha Seshayyan, MS or Anatomy Simon Wapnik, MO
Professer on.d Huad. Deparlmenl Scbool of Biomedlc;,I Sclonces t\ssistanl Proressor, Dtiµurlrneul
or Anatomy Jumes Cook Univtirsity or CelI Biolo&Y ami /\na tomy
Stanoly Medical Collcge TownsviUc. Austntlio New York Med ical Colloge
Ch cnnai. Lnde Valhullo, New York. États-Unis
Susan M. Standring, PhD, ose
Kohei Shiota. MD, PhD Head of t.he Division or J\natomy Dr Joanne Wllton
Profossor a nd Cht)irman, Oop;)rtrnen l Guy's. King'• und SI. Tbomas' Senior Lccturer. Departmenl
of Ar:mtomy ar,d Dcwe1opmentnl Schools of Medicine of Anatomy
Biology Londres, Royoume-Uaj Tho Mcdical School
Direclorc Congenilal Anomaly University of Birm.ingham
Research Geu Ier Mark F. Teaford, PhO Birmingham, Royaume-Uni
Kyoto Uoiverslly Graduate School Professor of Anatomy, Couler
of Med icine for Functional Anatomy Susanne Wish-Baratz, PhO
Kyoto, Japon and Evolution Sonior Toacher, Deparlmonl
lobns Hopkins Ouiversily School ,\natomy and Anlbropology
Allan R. Sinning, PhO of Medicine o f Sacklcr f'acully o r Medicine
Associote Profossor. Di!parlment Baltimore, Maryland, Étals-Unis Tel Aviv University
of Analomy Toi Aviv. Israël
Tbe Uah·arsity orM i.ssissippi Don du Toit,
Medical Conter PPhil(O,on), PhD, MB.CHB(Stell), David T. Yew,
Jac~son. Mlssissippi, Élllls-Unis FCS(SA), FRCS PhD, OS<, OrMed(Habil), C8iol, Fl8iol
Professor and Chairmon. Oepnrtmonl Professor and Cbaimiall
K. H. Sit, MB8S, MO, PhD Departrnenl of Anatomy
of Anatomy ancl Histolog_v
Professor. Oepnrlmonl of Ana1omy
1-'acu hy or Medicine The Chincse University of Hong Kong
Facu lty of Mtldicino. Nnl ional
Universily or Stellonbosch Hong Kong. Cbltte
Unl\•ersity of Siognpo"l
Bell vlllr,, Afriqoo du Sud
Siusapollr Henry K. Yip, PhO
Prof John Varakis Assodah3 Profossor
Donald F. Siwek, PhO
Anatomy Ocparlmenl Ot1pnrtment of Anntomy
/\ssistani Professa,, Dcparlmcnl
Universil)' of Pa1,as School Façu hy of Medicine
of Anatomy and Neurobiotogy The University of Hong Kong XXIII
of Medicine
Boslon University School of Medicine Mons Kong, Chi no
Patras, Crêœ
Boston. Massachusetts, États-Unis
Copynghled matenal
Remerciements de l'édition
originale
Toul d'abord , nous aimerio.ns rendre un_ hommage soutien et pour m'avoir transmis leur passion pour
collectif à toutes les personnes ayant acceptê de l'anatomie.
relire les premières moutures du présent ouvrage - Aux Dr Murray Morrison. Dr Joan ne Mats ubara.
les anatomistes, les enseignants el les étudiants du Dr Brian '\IVesterberg: à Laura Hall et Jing Cu i pour
monde entier membres de /'Editorial Review BoaJtf. leur contribution à Piconograpbie du chapi lre • Tête
Votre participation a été inestimable. et Cou ».
Nous souhaitons également remercier Richard Au Dr Bruce Crawford el à Logan Lee pour l'aide
Tibbits et Paul Richardson pour leur talent à transfor• apportée sur les illustrations de l'aJiatomie de surface
m.e r nos projections visuelles en illustrations qui ne du ·membre supérieur.
sont pas seulement la base de l'acquisition du savoir Au Pr Eli zabeth Akesson et au Dr Donna
anatomique mais aussi des œuvres à part entière. Ford pour leur en thousiasme el le urs critiq ues
Ces remerciemen ts s'adressent aussi â Bi ll inestimables.
Schmitt, Duncan Fraser, Anne-Marie Shaw et à Ioule WayneVog/
l'équipe cl'Elsevier pour leurs conseils tout au long
de la rêalisation de ce livre, avec une mention parti•
culière à Li ndy van den Berghe pou r son magnifique À Anne Gayle, pour son incomparable travail de
travail de préparation des textes. secrétariat.
Nous souhaitons également remercier le Pr Richard Au Pr Philip Gizben pour soo aide dans la recher·
A. Buckingham de I' Abraham Lincoln School of Mede- che iconographique et pour son soutien en général.
cine (université de l' Il1inois) pour nous avoir fourni la Au Dr Dominic B1unl el à Chrissie Hill, pour leur
figure 8.108B. Enfin, du fait d'avoir travaillé chacun contribution aux ill ustrations.
de notre côté et souvent à des milliers de kilomètres Au Dr Mareesh Patel pour sa lecture du manuscrit
les ,ms des aulres, nous souhaitons remercier à litre el son aide s ur certains points cliniques.
individuel chacune des pe rsonnes suivantes pour leur A Rad iology SpRs et aux radjologues du Charing
soutien sur place : Cross Hospital : les radiologues du \.Yellington
Le Dr Leonard Epp, les Dr Carl 11,forgan el Robert Hospital : le Dr Anwar Padhani au tvlounl Vernon
Shellhamer ainsi que le Dr Robert CardeU dont l'in- Hospital : aux Dr Alison Graham el Dr Paul Tail du
fluence a élé immense dans ma carrière de scientifique Hammersmith Hospital el tvlr Andrew Williams du
el d'enseignant. Chelsea and Vl'eslminster Hospital.
Richard L. Droke Aux Dr Neil Fraser, Dr Martin Watson, Dr Kim
Fox. Dr Jerry Healy et Dr James Jackson ainsi que !an
Aux Dr Sydney Friedman. Dr Elio Raviola e t Franklin qui mérite.n t également mes remerciements.
Dr Charles Slonecker pour leur inspiration, leur Adam ~V. ,W. Mitchell
Copynghted matenal
À propos du livre
L'idée qu'ils pourront augmenter par la suite au cours du
développement de leurs études et de leur cru-rière.
Au cours des vingt dernières années. de nombreuses Gray's Anatomy a toujours été considérée comme le
modifications sont survenues qui ont c hangé radi- tra ité de référence à la fois pour le texte e t polu les
calement la façon d'e11seigner l'anatom ie humaine illustrations au cours de la préporolion de ce livTe et.
dans les écoles de médecine el dentaires. el dans les il reste la source recou1mandée pour l'acqnisiLion de
programmes d'enseignement rattachés à la santé. De conoaissru1ces supplémentaires .
plus, il est apparu que l'enseignement magisLTal ne
convena it guère à l'anatomie. Les métl1odes péda-
gogiques se sool donc orientées vers la pratique de Le livre
petits groupes de travail dans le but d'accroitre l'en-
seignement personnel et l'acquisiliou des outils pour Ca livre est destiné à enseigner l'anatomie aux élu•
une conna issance plus approfondie. Une explosion diants dans uue perspective clinjque. Il a é té pré-
d'informalion dans chaque discipline d e la méde- paré pour les /i~udiants avec une grande variété de
cine a aussi été un élément inlporlanl dans l'évolu- destinations professionnelles médicales : médecine
tion de l'enseignement en augmentant la somme des dentaire, chiropraxie, physiothérapie et médecine
éléments à assJ miler, mais sans toutefois augment'Jr physique. Il pourra être u1ilisé par les étuditn1ts dans
Je temps nécessaire à leu r appréhension. une optîque trad itionnelle. ou être combiné aux
Devaut ces modifications, nous avons pensé que implications problématiques selon la spécialisation.
le moment était venu do publier un nouveau manuel U sera particnlièrement utile aux étudiants qui sont
qui permet trait aux ét11d.ia nls d'apprendre l'nnalo- peu ou non confrontés aux lectu res anatomiques et
mie dans le contexte des diITéreotes disciplines eo aux travaux de laboratoires.
tenant compte des contraintes de temps toujours
croissantes.
Nous avons commencé à l'automne 2001 en consi• La présentation
dérant les différent.es approches que nous pourrions Uiilisant une ap,)roche régionale, le livre Groy's
adopter en décidant finalen1ent. une présentation Anatomie pou/' les étudimits avance à travers le corps
régionale de l'anatomie avec. pour chaque c hapitre. humain de façon logique, présen tant les complexi-
quatre sections. Dès le début. nous avons voul u que tés anatomiques au fur el à mesure que le lecteur
le livre soit conçu avec des points d'entrée muJti- se familiarise avec le sujet. Chaque chapitre peul
ples. qu'il soit destiné en priorité aux étudiants dans être utilisé conlDle un module indépendant d'en•
un large champ d'exploration el qu'il soit aussi un seignemenl, el les variations dans la séquence dos
précis d'anatomie dans l'esprit du classique lTaité lect11res n'affecteront pas la qual ité pédagogique. La
d'anatomJe de Grny desliné à un lectorat plus pro- séque nce que nous avons choisie est : dos, lhornx,
fessionnel. Nous avons écrit le texte en premier puis abdomen. pelvis el périnée, membre infériew·, mem-
nous l'avons ensuJte agrémenté de dessins el d'illus- bre supérieur, tête et cou.
trations pour compléter la rédaction. Nous commençons par le dos pour deux raisons.
Les prem.ières épreuves des cbapit res achevés D'obç,rd, le d()s est la région disséquée e n 1iremier por
ont été distribuées à un comité international d'en- les étudiants et est une région moi ns difficile pour
seignants anatomistes et d'étudiants en anatomie aborder l'anatomie. Le thorax est le chapitre suivant
(Editorial review board) pour évaluation. Leurs com- à ,:ause de sa situation centrale et de son contenu :
n1entaires ont été considérés avec beaucoup d'atten- le cœur, les gros vaisseaux et les poumons. Celle
tion pour la rédaction finale de l'ouvrage. séquence permet une avancée à travers les cavités du
Le texte ne cherc.he pas à être exha usti f mais ,, corps. L'abdomen. le pelvis el le pérlnêe sont dans le
présenter une anatomie suffisante pour permet- prolongement logique du thorax. Continuant l'élude
tre aux étudiants une compréhension de l'anato- vers les pieds, le chapitre suivant est consacré au mem-
mie à la fois sur u11 plan structurel et fonctionnel bre infériew· suivi par l'élude du membre supérieur. XXV
Copynghted matenal
A propos du livre
La dernière région étudiée est la lêle el. le cou. Celte q uestions el des réponses perruettenl au leclour de
région conlienl quelgues-uns des élémenls les plus résoudre le problème. Ces ohservalîons sonl suivies
difficiles de l'anato111ie. La connaissance des autres par une série de 1() questions illustrées r,ancernarrl
régions étudiées préalablement donnera à l'étudiant u11 problème clinique ayaul sa ruci110 dans un
la possibilité d'une base solide pour comprendre celte élé ment anatom ique spécifique. L'inclusion des
région complexe. longs el courts cns cliniques da 11s chaque chapiu·c
dorme aux étudioJJts l'opportun ité d'appliquer leur
connaissance de l'anatomie à la résolution d'un
Le contenu problème clin ique.
Chaque chapitre comporte qualre seclions d istinctes Les illustrations sont une partie intégrante et
et c(mséculives : Vue générale. Ana tomie régionale. essentielle de tout lrll ilé d 'anatomie. Elles doivent
Anatomie de surface et Cas cliniques. fournir au lecteur u,1e image qui doMe de la vie au
La vuo générale ou globale fourn il la base à par- texte e n présentant des figures ou des scl:iémas qui
tir de laquelle les autres sections seront envisagées. aident à la compréhension de l'a11atomic. La 11ualité
Celle section peu l ê tre lue indèpendamment d u reste des ill uslra tioos nous a permis d'atteindre ce but.
du texte par les étudiants qui désirent seuJement un Les ill uslralioos soul origiJ1ales et beaucou p d 'enlre
niveau simple de compré he nsion: elle peul aussi eUes sont uniques. Elles ont été desslnées pour cor-
être lue comme un résu mé des éléments essent iels respondre au lexie présentant l'anatomie et ont pour
de l'anatomie de la région. objet des éléments que les étud iants trouvent géné-
L'a11alomie régionale donne une anatomie plus ralement difficiles. Leur but esl aussi de fournir un
détaillée, accompagnée de considérations clin iques. cad re pour permettre une plus gra11de compréhen-
Ce n'esl pas u ne présenla tion exha usLi ve mais une sion. Pour nous assurer q ue les ill ustrn1ions d u livre
JnforrnaUon à un niveau q ui perme! une compréhen- s'bar.rnonlsenl bie n et permellent aux lecteurs de
sion plus complè te de l'anatomie de la région. Dans retrouver le 61 de l'anatomie d'une figure à l'autre,
ce chapitre. los im plications cl iniques sonl dlilivréos nous avons utilisé des couleurs standarrl dans lo
à deux niveaux. Tou l d'abord des exemples d .ini- livre à l'exception de quelques cas parliculiors.
quc$, qu i sonl comµ lèleme nl intégrés uu lexie ana-
lomique, pour relier l'anatomie décrite d irectemenl artère
à u n cas clinique sans troubler la réfiexiou de l'étu-
diant ol sans créer de rupluro do ns la conti nuité d u nerf
texte. Bien que parfaite,11ent in tégrés dans le 1exte
anatomique, ces passages sont Identifiés du reste du veine
texto par leur mise e n ilul ique. Pui.s des résumés cl i-
niques foum issenl aux étudiants des informations Jympbalique
n1ontra111 comment les connaissances ana tomiques
permettent de résoudre les problèmes cliniques. Ces fibre S)onpnlhique
faits sont repartis da ns le lexttl au cours de la discus-
sion anatomique. fibre 111nasy mr,ath ique
L'nnalomie de surfoce ajde l'élud ianl à voir les
r11Ialions entre les structures anatomiques el les
repères cu tanés. Celle secUon donne aussi aux étu - =€P 6bre nerveuse pré-ganglionnaire
(t rait conliou)
~
diants les applications pratiques do l' information flbro nerveuse posl-ganglio nnalre
a natomique combinant inspection et pal pation avec (trait djscontinu)
les maJJffestalioos fonctionnelles notées au cours da
toul type d'examen clinique.
Lu seclic,n finale de c haque chapitre est constl- La position el la taille de l'image ont été des para-
luée de présentations cliniques sous deux formes. mètres tout au long de l'ou vrage.
Dos cas clin iques représe11tcnt le troisième niveau Les illustrations cliniqu~s sont aussi lrês ut iles
de connaissance. Toul d'abord une série de cas cl.i- pour la compréhension anatomique el sont abon-
niques sont exposés de façon claire. Dans ces exem- dantes dans le livre. Des exemples de l'irnagerie
XXVI pies. le problème cl inique est décrit: ensuite des moderne sous la forme d'lRM ou de CT Scans : de
Copynghted matenal
A propos du livre
TEPS el d'u ltrasons ainsi que des radiographies de anatomiques. La Terminologia Al1atomica (Thieme
bonne qua lité donnent aux é ludian ls des oulils pour Slullgarl /New York 19 98) esl Je résultat du travail
accroî tre leur capacité à visualiser l'anatomie e l de ce groupe et des 56 associations membros de
donc à a ugmenter leurs connaissances. la Fédération intern at ionale des assoc: ia lions ana-
tom iq ues (TFAA). Nous avons choisi d'utiliser la
terminologie présentée dans celle publication dans
Ce que le livre ne présente pas Je but d'uniformiser le langage ana tomique. Les
Le livre Groy's Anatomie pou:r les éludianls esl centré au tres term inologies certes ne son t pas incorrectes
sur l'anatomie macroscopique. De nombreux ouvra- mais nous avons pensé que l'utilisation de cetle ter-
ges publiés à travers le monde ajoutent à l'anatomie minologie simp le . universellement reconnue. élail
l'embryologie, la physiologie el l'histologie. Nous plus logique.
nous s0Jlll11es limités volontairement à l'anatomie Los termes anatom iques usue ls pour l'orienlalion
macroscopique. Nous avons pensé qu'il y a de nom- des é lé me nts anatom iques dans l'espace sont géaé•
breux ouvrages de qualité dans les domaines cités el ra le menl utilisés mais aussi quelquefois les termes
que l'in1rod uclio11 de ces notioos dan s cet ouvrage tels que« en arrière» ou • en avant • afi n de faci liter
aurait abouti à un Jh,re volumineux nous écartant des la lecture. Dans tous ces cas. le contexte clarifie la
buts pédagogiques que nous nous sommes assignés. s ignification du texte.
Nous avons été très h eureux de réaliser ensemble
ce livre. Nous espérons que les lecteurs parlugeront
La t erminologie notre onthous i.asroe.
Dans tous les textes et atlas concernant l'anatomie,
la terrnîno logie est un su jet sensi ble. En 1989, la Richard r~ Drake
FCAT (Federalive Comm itlee on Analomica l Ter- Wayne Vogl
minologie) a été in stituée e l a été chargée de déve- Adam IV. A1. 1\1ilchell
lopper u ne terminologie officie lle des scie nces Mai 20 04.
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Copynghted matenal
Préface à l'édition française
La connaissance de l"anatomie huniaine est la pierre Dans cet objecti f. ils ont c hoisi une présentation
angulair,e do toutes les sciences médicales. L'ensei- régionale classique. qui construit le corps humain
gnement de l'anatomie est u,,e pdorilé absol ue. autour de son axe (le do$), les cons liluants du tronc
Au cow-s de ces dernières décennies, cet appren- (le Lborax. l'abdomen. le pelvis el le périnée). les
tissage du corps hu main a subi un rocuJ considê- membres s upérieur cl inférieur. et se term ine par
rohlc associé paradoxalement au développement l' i1nportant chapitre de l'anatomie de la têle el d u
de nombreuses disc iplines d' une médecine deve• cou.
nue progressivement de plus en plus biologique. Les auteu.rs ont souhaité q ue chaque c hapitre soi t
Face à celle réduction majeure du Lemps consacré indépendant et puisse être étu cllé séparément a u gré
à l'anaton1ie. la parade logique q ui s'est imposée a du lecletir. Ils ont organisé l'enseignement de cha-
été le dévoloppen1ont d 'u n enseignement renouvelé qur, région en qualrc modules :
de l'anatontie délibérémen t clinique, t11 l'utilisa-
tion des outils informatiques est venue contpléler ■ Le premier module présente une vue globale de la
les ouvrages c lassiques el le travail au laboratoire têgion, qui permet la mise eo place des d ifféren•
d·unatom ie. tes struct ures, et cons titue soit un r-ésumé soit un
Les progrès considérables de l'in1agerie médicale niveau de connaissance de base, selon le niveau
ont joué un rôlo important eu initiant les étudiants souhaité.
à la vis ion lridiJ11ensionnelle. La vidéoscopie e l la ■ Le second module propose l'ana tomie descrip-
ractiocinémalograph.le ont permis de montrer les tive détaillée de la région concernée. e l peut
structures anatomiques en relation les um,s pa r également être consullé el utilisé de manière
rapport aux autres. Les acquisitions fournies par autonome. Ainsi. l'étude des éléments (organes.
la lomodens itomélrie el l' imagerie par résonance nerfs el vaisseaux qui traversent la région ét udiée)
magnélique apportent des images de l'anatomie d u est suffisamment détaHlée da ns leurs parcours el
corps hun1ain â la fois dynamiques et fonctionnel- rapports en amonl et e n ava l pour que la lecture
les, el do plus on temps réeJ. Les progrès constants du chapitre soit compréhensible sans avoir à se
de l'imagerie interventionnelle renforcenl encore reporler nécessairement aux autres t:hapitres. Les
l11npétieuse nécessité d 'une parfa ite connaissance auleurs prc,posent un eu~eigueme ut qui concilie
anatonùqu.e. les avan tages des descriptions régionaJes (analo-
C'est à partir de ces constatations que les auteurs IJÙc topographique el fooclionneUe) e l des études
RL Drake . \•V Vogl el A\NM Mitchell onl voulu pré- classiques (anatomie descriptive) par syslèmes
senter une anatomie modernisée. Us onl pris comme (ostéologie, arlhrologie, 111yologie. va isseaux et
base de départ le Lraité d'anatomie de Gray, ouvrage nerfs). Cories. celle option est à l'origine de néces-
de référence tant pour la clarté el l'exactitude d u sa ires répétit ions. mi! is celles-ci prennent toute
texte que pour la qual ité des illuslmtions. leur valeu r pédagogique sans alourd ir !"exposé et
Dans leur avant-propos. les auteurs expliquent pénaliser le lecteur.
lew- démarche qui tradu it une évolution impor- ■ Le troisième moduJe de chaque chapitre est
tante de l'ensoigne,menl de l'anatom ie. lis ont voulu consacré à l'a na tomie de surface de la région
que cet ouvrage in téresse u n large public. el soit ét udiée, et constitue le fondr;mimt de l'appren-
accessible non seulement aux étudianls en méde- tissage de l'exan1en clinique du corps bwnain
cine. mais égalemenl aux étudiants de médecine el de ses signes. étape i ncontow-11able au début
den taire. de physiothérapie, ou de tou te profession de Ioule fom1ation médicale el paramédicale, et
de santé. Us ont op\& pour u ne anatomie c linique. référe nce ind ispensable au cours de tout exercice
qui soit le support de l'apprentissage de la sém io- ultérieur.
logie et une iotroduclion logique à l'apprentissage ■ Le dernier module de chaque chapitre regroupe
de la l}atbologie. des observations clin iques el des questions de XXIX
Copynghted matenal
P,r éface à l'édition française
XXX
Copynghted matenal
Anatomie
et imagerie
Qu'est-ce que l'anatomie 2
Imagerie 5
Anatomie et imagerie
Copyrtghted material
Qu'est-ce que l'anatomie?
dans sa totalité mais ne peni1et pas la coordination avec à l'avant ou à l'arrière du corps. Par exemple. le
.les données de la dissection et l'étude détaillée. nez est (I nté rieur (ou ventral) alors que la colonne
verlébrale est une structure poslérictrre (ou dor•
sale). De même, Je nez <ist en avant des oreilles el
Termes anatomiques la c.'Olonne vertébrale est postérieu re a u sternun1.
importants • Médial el latéral décrivent la situation de struc-
tures par rnppnr1 au plan sngittal el aux côtés d u
Position anatomique corps. Par exem pie, le pouce est latéral par rap·
La posiûo.n anatomique est la position de référence port au petit doigt. Le ne,: esl dans le plan sngil ta l
du corps utilisée pour la description «géograph ique» cl est méd ia l ,PIJ.J' rapport aux yeux qui. à leur tour.
des éléments analon1iques (l'igure 1.1 ). Le corps est son I méd iuux par rapport aux oreilles.
dit en position anatomique dans la situation debout. • Supérieur et inférieur indiquent la situ ation en
les tl it,ds réu nis. les m,ùns sur les côtés du corps, pau- relation avec l'axe verliçal du corps. Par exemple,
mes tournée~ en ava nl. La bouche doit ètre fermée l'articulation du genou est it1fêrieu re à l'arlicula-
el l'expression du visage neut re. Les pomnielles sous lion de la hanc he.
les yeux sont dans le même plan horizontal. les ye~•x
sont ouverts, le regard est droil et horizontal, Fuant
un point éloigné. Les paun1es des mains sont orien-
Proximal et distal, crânial
tées vers l'avnnt, les doigts sont étendus et rétmis
avec la pulpe du pouce à 90° par rapport aux pu I pes et caudal, rostral
des autres doigts. Les orteils sont orientés eo avanL ■ Proxima.! et distal sont d es lern1es ullüsés pour
ind.iquer que l'élément étudié est plus proche ou
plus é loigné de l'élément d'origine, notanunenl
Plans anatomiques au niveau des membres. Par exemple. la main
On distingue Irais groupes de plans dans la posil i()n est d is tale par rapport au coude e l l'épa ule e.st.
anatomique (figure 1.1}. proximale au coude. Ces lermes sont a ,c~si u lill-
sés pour décrire la position relative des branches
■ Les plans coronaux ou frontaux sont orientés
ou rameaux des s tructures linéaires, telles gue les
verticuJerneul e l divisent le corps en deux parties
bronches, les vaisseaux et les nerfs, a u cours de
antérie ure el postérie ure.
leur trajet. Par exemple. les branches dist~.les des
• Les plans sagittaux sont aussi orientés vertio1•
vaisseaux naissent plus loin vers les ext!'émités
lemcnl niais sonl à angle droit avec les plans
a lors que les branches proximales naissen t plus
coronaLL, et divisent le corps en part ies droite el
près de l'origi ne du syslème.
gauche. Le plan qui passe par le cen tre rlu corps le
■ Crânial (vers la tête] et caudal (vers la queue) son l
divise en deux parties égales droit e el gauc he est
quelquefois utilisés pour signifier l'espec ti vemenl
appelé plan sagittal tn édian.
su périeur et inrérieur, en référence à l'embryon,
■ Les plans transversaux, horizontaux ou axiaux
avant le développement des membres.
divisent le corps en parties supérieure el infériern-e.
• Rostra l esl employé pour localiser la structure
étudiée par rapport a u nez, p,trl iculièrement au
Termes utilisés niveau de la léle. Par exemple, le cerveau anlériettr
pour la localisation est rostral par rapport au cerveau postériern·.
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Anatomie et imagerie
Supdrfeut
Plan coronal
ou frontal
Bord inférieur des Ofbites
..
Regard droit vers ravant
Antôdaur Post/Jrieur
Pl.an transVérsal,
ttorlzontal ou axial
du c;orps, paumes:
vers l'avan1
lnlérievr
Figure 1.1. Position anatomique, plans et termes servant à la locallSation des éléments.
4
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Imagerie
.. -
\-
- -
.. " ''I ....._ , _ _,,
~
CalhOde Anode
Rayons X
Fig w. 1 .2. Tube cathodique pour l'èmission de rayons X. f'egure 1.3. Unité de fluoroS<opie.
5
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Anatomie et imagerie
LIL ! I - -
Copynghted matenal
Imagerie
Échographie-doppler
L'échographie•doppler pern1el d'élt1dier un Oux Tomodensitom étrie
liquidien . sa directioo el son intensité en uUlisanl
les tech.n iques des ultrasons. Les mesutes précises ou scanner
du flux sa nguin el de sa rapidJté peuvent être obte- La tomographie axiale inforn1aUsée (conununément
nus. L'examen peul indjquer les sièges éventuels de appelée CT scan [com puted lomogroph_v] ou TOM
blocage des vaisseaux. ltomodensilomélrie]) a été inventée en 1970 par Sir
Les développements des techniques des u ltrasons Godfrey Hounsfield , qui a é té récompensé par l"attri-
concernant les fréquences des ondes et l'utilisation bution du prix Nobel de médecine en 1979. Depuis
des sondes ont permis une large extension des indi- cette invention remarquable, sont apparues de nom•
cations. breuses générations de scanners. Un scanner pern1el
Habituellement. les u ltrasons sont u tilisés pour tl'obtenir dos im,,ges du corps en coupes fines da.os
exam ine r l'abdomen (figure 1.6) el pl us pru-licul i.ère• le pla11 axial.
Le patient, allongé sur la table d'exameu radio-
logique, esl situé au cen tre d'un tube cath odique
(figure 1.7). Une série d' in1agcs sont obtenues qtLi
seront traitées par ordjnaleur. La lr8Jlsformalion
mathématique complexe de la multitude d"images
obtenues produit J"image finale (figure 1.8).
Copynghted matenal
Anatomie et imagerie
-
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~
-
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•
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Figure 1.8. Tomodensit:omêtrie de l'abdomen au niveau
de fa 2' vertêbre lombale..
Copynghled matenal
Imagerie • Interprétation des images
~
L'IRM peul aussi être utilisée pou r examiner la
circulation des Ou ides des vaisseaux, et peul donner
des angiogrammes de la clrculation périphérique e t
~ -.~,,. ~
cérébrale.
\ __,......_
r
' j
--1
•
~·
Scintigraphie 1
La scintigraphie concerne l'in1agerie utilisant les •
rayons y (Lui sonl un autre type de radiation élec-
tron1agnétique, La différence essentielle entre les
rayons y e l les rayons X est que les rayons y sont pro-
duits à partir d u noyau d'un atome q,tl est instable,
~,,.I
en désintégration, alors que les rayons X sont pro-
duits en bombardant un a tonie avec des électrons.
Fig...,.1.10. Une caméra pourrayonsy.
Pour qu'une régionsoil visualisée, le patient doit
recevolr des rayons y ayant un certain nombre de
propriétés pou r élre efficaces, incluanl ,
■ une demi-vie raisonnable (6 à 24 hJ:
■ un rayonnement facile à mesurer:
■ une dispersion d'énergie aussi basse que possible
dans les tissus du palieu l..
Le radio-isotope le p lus habituellement utilisé esl Le radionudliide le plus com munément u tilisé
un sel de technétiUlll isolé ou con1blné avec d 'autres pour la TEP est le lluorodésoxyglucose (FDG) mar-
molécules complexes. Par exemple, la combinai· qué au auor 18 (émelleur de positron) . Les tissus
son du technétium 99 m avec le diphosphonale de qu i métabolisent activement le glucose fixent ce
méthylène injecté dans le corps, le raclio-isotope se composé. La concenlxalion élevée de celle molé•
fixe spéci fiquement sur l'os el permet l'exploration cuJe comporée ou voisinage esl délecté;, comme un
du squelette. De même. le lechnétiUlll 99 m asso- « poin t chaud •·
cié à d'a utres composants permet l'exploration d'or· La TEP est devenue w1e technique d'imagerie
ganes tels que l'appa.n: iJ urinaire ou la circulation importante dans la détection du cancer, permcllanl
cérébrale. l'éva luation du tra ilcmenl e l de la s urvenue des
Après injection, selon l'absorption, la distribution, récidives.
le métabolisme el l'élimi aalion du radio-isotope, des
images pourront être obtenues avec une caméra à
rayons y (figure 1.10),
INTERPRÉTATION
DES IMAGES
L'i magerie esl indispensable dans la p lupart des
Tomographie par émission spécialités médicales pou r diagnostiquer les modill·
de positron cations pathologiques des tissus. nest en effet essen-
Le princ ipe physique de la tomograph ie par émis- tiel de pouvoir distinguer ce qu i esl normal de ce
sion de positron (TEP) est fondé sur la détection du qui ne l'est pas. l..es tech niques d'imagerle u1ilisées
rayonnen1ent y issu de la désintégration des parti• ainsi que les variat ions norma les des images doivent
c ules émises par les isotopes émelleurs de positrons. être connues pour poser un diagnostic radiologique
La q uanlilé de rayonnement y est Jlroporlionnelle à pertinen t. Saas la compréhension anatomique de la
La concentration locale de l'isotope radioactiL La région étudiée par l'imagerie, il esl impossible de se
plupart des radionucléides utilisés sont obtenus par p rononcer sur Je caractère normal ou anonnal de
cyclotron el ont u ne demi-vie extrème menl co,,rle. l'in1age. 9
Copynghted material
Anatomie et imagerie
Radiographie standard el le côlon. Comme nous l'avons déjà dit (p. 1-6). !"in-
testin peut être insufflé avec de l'air ou du dioxyde
Les radiographies standard sonl sans a ucun doule de carbone pour permcllre une é tude e n double
les images les plus habituel le.~ à l'hôpital ou r,n contraste. Dans beaucoup de pays, l'endoscopio a
pratique privée. Ava nt Ioule inlerprél11 Lion, il esl détrôné l'i magerie g,1s1ro-in1esli nale. Cependant. le
important de con naHre la technique el lf!S inc ide n- lavement opaque au sulfate de baryum en double
ces u li lisées. contraste resle un examen courant du gros intestin.
Dans la majorité des cas (à part les radîograplties Habit11elleme11t, Le patient doil subir une prépara-
du U1orax). le tube des rayons X csl situé à u11 mètre Hon inlcstinolc qui comprend l'ulilisalion de puis-
du cl ic hé. L'élément en <1uestion. par exe mple la sants purgatifs el laxatifs pour obtenir l'évacuation
main ou le pied . est placé sur une C'.asselte conte• de l'intestin. Au moment de l'examen, une canu le esl
nant le filin. Quand la radiograpMe est étudiée sur introd uite dans le rectum permettant l'injection de la
un négatoscope. Je côlé droit du patient correspond solut ion de baryum . 1..e pat ie nt devra faire des conlor•
a u côté gauche de !"observa teur. 1..a rad iographie esl s ions et se mobiliser pour que le contraste injecte la
donc vue en posiliou analomiqtœ. tota lilé du gros intestin. Le .:011Lras1e esl évacuê el,
par le même tube. l'air esl injecté pour ins ufner le
gros intestin. Une Eine couche de s ulfale de baryum
Radiographie thoracique tapisse la muqueuse normale. permettant de visuali-
Les radiographies du thorax sonl lrès fréquemment ser d'évcnluelles anomalies (voir figure 1 .4).
demandées. Le diché e,;t pris eo génér·a l le sujel
debout. tournant le dos au lube émette ur de rayons X
(radiographie postéro•anlérieure [PA i d u thorax). . .
Étude de l'appareil ur1na1re
Parfois, lorsque les patients ne r•mvenl se tenir
cleboul. les clichés sont fa.ils au lit (cliché an1éro- avec contraste
pos1érieu r IAPI) . Ces clichés sont de pratique moins L'urographie in traveineuse est l'exan1en standard
fréquen te. Il fou t te1lir compte de la position (face, pour r~x-plorer l'oppnreil urinaire. Le produ it rnrlio-
profil. trois quarts) dans l'interprétation des c.licbés. opaque es1 injecté e l les images sont obtenues lo rs -
Les radiograph ies thoraciques standard doivent c1ue le produi t de contraste esl élinüné par les reins.
toujours être vé rifiées ,,u poinl de vue de leu r qua- Une série de c lichés sont pratiqués durant la période
lilé . Des marqueurs plombés doivent ë tre placés allant de l'injection jusqu"à la 20" minute. lorsque la
s ur Ja cassetle pour o rien ter le cliché. Quelques vassie contient le produ il de contraste.
patie nts peuvent présenter une d exlrocard ie qu i Celle série de radiogtaphies montrent les te ins, les
peul ôlre mal inlerprét én si le marqueu r re pè re n'a uretères el la vessie , et peu vent mettre e n évidence
pas é té correc1eme n1 placé. Une radiograph ie tho- des lésions rélropérilonéa los comme de-5 tumeurs
rac ique de bonne qualité moo lre les poumo ns, la comprima.ni l'appareil urinaire.
s ilhou elte ca rdioméd iaslinalc . le diaph ragme. les
c;ôlu-s et les lissus mous avoisi nauls.
Tomodensitométrie
Radiographie abdominale Le terme de tomodensilométrie est couJ"amnienl uti-
lisé plutôt que celui de tomograph ie computérisée.
Les radiographies s tanda rd do l'obdon1cn son l obtc•
Dans le langage quotid ien, le terme de sca nner est
nues eJl incidence AP. le palienl couché s ur le dos.
prédomina ni.
Pa rfois. une radiographie e n position deboul ou en Les princ ipes généraux de la tomode ns itométrie
décubitus latéral est dema11dée lorsqu' une obstrue-
ont élé décrits p. 2-9. U est important pour les êt u•
lion in teslina lc est s us pectée.
d ion ts de bien comprendre lt:s images. La plupart
sonl oblenues dans le plan uxi11I el vues de lelle sorle
Examens intestinaux que l'observa leur voie chaque cou pe par sa face infé-
avec contraste rieure. Les conséquences sont que:
Des produ its de conl raslo à houle densîté soll l ingérés lo côté droit du patie nt r,Sl s ur le côlé gauche du g
N
10 pour opacifier l'œsophage. l'estomac. l'intestin gréle cliché: Q
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Imagerie • Sécurité et imagerie
■ la (Jarlie la plus haule d u cliché (son bord pour rehausser le contraste des images. Habituelle-
supé.rieur) correspond à la partie antérieure de ment, les agents de contraste pour IRM conUenne nt
l'image. des s ubs tances paramagnétiques (gadol in ium).
Cette technique de visualisation des iniages
de scanner s'applique à la totalité du corps. Les Scintigraphie
modilkalions à celle règle devront toujours ê tre
indiquées. La r>lupart d<JS images de médecine nucléa ire per-
Beaucoup de patients reçoivent le produit de mettent des études fonctionnelles. Les images sont
contraste par v.o ie orale ou par voie veineuse soit habituellement interprétées directement par l'ordi-
pour étudie r le tube d igestif, soit pour évaluer la nateur. el une série de films peuvent être obtenus
vascularisation de structures anatomiques. Qua.ad pour l'usage clin ique.
le cont raste est injecté, les images les plus précoces
sont celles du ten1ps artériel. Si le délai entre l'injec-
tion et le scanner est plus long, on obtient une image SÉCURITÉ ET IMAGERIE
du temps veineux ou une image interméd iaire.
Le grand avantage du scanner est la possibilité Qu' il s'agisse d'u.ne simple radiographfo, d'un srx,n-
d'étendre ou de réduire l'échelle des $ris pour m ieux ner ou d'w1e scintigraphie, une dose de radiation sera
voir les os, les tissus mous ou les organes viscêraux. délivrée (tableau 1.1). En principe. oo se doune pour
En modifiant le niveau et la largeur d e la fenêtre, on but de délivrer ·une dose de rayonnement aussi faible
peu l obtenir des renseigneme nts spécifiques de ces que possible. De nombreuses lois règlent la quanUté
différentes s truc tures. d'exposition aux radiations qu'un patient peul recevoir
selon la procédure pour écarter le cisque de tout excès.
Quand un clinicien demande un exameo, il doil en
évaluer la jusUficaUon et avoir une connaîssanœ de la
Imagerie par résonance dose déüvrée au 1.>atient pour être stir que les bénéffoes d(!
magnétique l'exrunen dépassent de façon signific.ative les risques.
Les ultrasons el l'LRM sont très appréciés car ils
11 ne fait aucun doute que l' IR/vl a rêvoluliouné la ne font courir aucun risque au patient. L'échogra•
compréhen sion et l'interprétation d u cerveau et de ph ie u tilisant les ultrasons est la techn ique de choix
ses enveloppes. De plus, l'IRM. a considérablement pour la surveiUa nce des grossesses.
modjfié l'imagerie de la médeci ne. l.'lRM présente Tou t matériel d'imager·ie est coûteu>1. les appa-
d.es avantages considérables en donnant la possibilité reils les plus complexes, par exemp le l'!Rl\11. étant
d'obtenir des images dans tous les p lans et dans de évidemment les plus chers. Les indications ne doi-
nombreuses séquences. En général, les images sont vent pas être posées à la légère ma is judicieusement
lues en utilisant les mêmes principes que le scanner. (ondées sur un bon examen clinique jus tifia nt la
Les produil~ de contraste -peu vent aussi être utilisés demande de l'exa,nen.
-.-blMu 1.1 Oos.,s approximatives d'irradiation par ordre croissant d'irradiation naturelle.
Tomodensltométrle de la t6te 2, 30 1 an
Tomodenslt:o~ie de l'abdomen et du pelvis 10,00 4,S ans
11
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Dos
Vue globale 14
Anatomie régionale 27
Anatomie de surface 94
•
•
Dos
Vue globale
INTRODUCTION
Le dos représente la partie poslérieure du corps el el la base du crâne participent également à l'édifice
consli tul! l'axe musculosquelettiquc qui soutient architectural osseux du dos (figure 2.1).
le lronc. Cet axe muscu losqueletlique est commu• Les muscles du dos relient les côles enlre elles
némenl appelé la • colonne vertébrale • ou encore aiosj que les os cox.aux et les os du crâne. Le dos ren-
le •rachis». Les vertèbres conslltuent les éléments ferme la moel le spinale et la partie initiale des nerfs
osseux principaux du dos. bien que le segment spinaux qui reçoivent ei envoien t les informations
proximal des côtes. la partie ~upiirieurn clu pelvis au reste du corps.
- .! H - - - r - - - -0s ooxaJ
..k~r~ \
~...,.
.....
'-
I
1
Copynghted material
Vue globale • Fpna,ons
FONCTI ONS
Embryon
Support mécanique
Le squele tte et les muscles du dos souliennent le
poids du corps. lransn1e1tenl les forces aux mem-
bres infé rieurs par l'inlem1édiaire d u pelvis, posi•
tio11nent el soullenn.e nl la tète et. enfi n, articulent
et reliei1t les membres supérieu rs. La colonne ver-
tébrale occupe la partie postérieure du corps, sur sa
Jjgne médiane. De profil, on lui distingue plusieurs
courbures (figure 2.Z) :
, - - - - Courbure primake
ooncave du dos
■ la courbu re primaire de la colonne vertébrale est
concave en ava nt, reprodu.isa.o l la courbure anté-
rieure initiale de l'embryon: on la retrouve dans
les régions U1oracique et sacrale cbez l'adulle; Adulte
■ les courbures secondaires, concaves en arrière,
se développent dans les régions cervical.e et lom-
bale. e t ra mènent ains i le centre de gravité sur
une ligne verticale. Cela permet au poids du corps
d'être réparti autour de la colonne vertébrale de + - - - Courbure cervicale
telle sorte que les efforts muscu laires permettant (courbure secondaire)
de maintenir l'équil ibre en station verticale bipo•
date soienl les plus économiques possible.
Les contraintes mécruuques augmentent de la !:J::ir li.--- Courbure lh0<acique
(courbure p,imaïre)
région cervicale à la région tombale, où les patholo-
gies son t uinsi pl us l'réque ntes.
Copynghted material
Dos
l J
Protection du système
nerveux central
et du système nerveux
périphérique
Le cerveau el la moelle spinale constituent le sys-
tème nerveux central (SNC): les nerfs crâniens el les
nerfa spinaux constituent le système nerveux péri-
phérique (SNP).
La colonne vertébrale ainsi que les parties molles
de la région du dos renferment la moelle spinale el
le segment proximal des nerfs spi naux (figure 2.4).
La partie plus distale de ces nerfs spinaux traverse
ensuite différentes régions du corps (selon leur des-
tina lion), dont parfois des régions de la tête.
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Vue globale • Ëlêments anatomiques
1 - - -- Sacrum (5 vertèbres
sat:(ates fusionnées)
Copynghted matcnal
Dos
7
Prooessus transverse
supeneure
Prooessvs Corps PédicUffl - - ~ Processus épineux
lraosverse v,irtél>ral
Avant Arrière
Segmoot
costal •
fusioMé
Arc lame
Bas
v,inél>ral
Corps vertébral Procossus articulaire
Processus êpineux - --li \ intérieur
Incisure vertébrale.lnfOrieure
Arrière
A B
mécaniqùes de la vertèbre. La taille du corps ver- transverse est développé latéralen1enl. Ou même
tébraJ a ugme nte de Cl à LV. Les disques interver- endroit 11aJssenl le processus articulaire su.périew· el
tébraux. de natu re fibrocartilagineuse. séparent les le processus articulaire infériaur qui s'articuJent en
corps vertébraux des vertèbres adjacentes. haut el en bas avec les processus articulaires corres•
L'arc vertébraJ esl solidement relié à la foçe pos· pondant des vertèbres adjacentes.
térieure du corps vertébral par los deux pédicules Ch aque vert èbre comporte égnlemenl des élé-
vertébraux. Les pédicuJes const ituent les p iliers ments provenant des côtes . Dans la région thora-
la téraux de l'arc vertébral Le toit de J'arc vertébral c ique, ces élémen ts costaux consti tuant la partie
est fom1é par les deux lames (droite el gauche) qui naissante des côtes sont importants et s'articulent
s'unissent sur la ligne médiane. avec le corps vertébraJ et les processus transver·
Les a rcs vertébraux des vertèbres sont empi- ses. Dans les a utres régions de la coloone verté-
lés pour former les murs latéraux el postérieur du brale (cervicale, to mbale). ces é léments sont de
cana l vertébral qui s'étend de la première vertèbre petite lallle et font partie in tégrante d u processus
cervicale (C[] à la dernière vertèbre sacrale (vertè- transverse. Parfois , d ans les régions lombale haute
bre sacrale V). Co canal osseux contient la moelle el cervicale basse, ces éléments costa ux peuvent
spinale el ses enveloppes protectric:es. les vais· donner une côte complète (elle est a lors dite
seaux sangui ns irriguant la moelle, le tissu fibreux, surnttmé ra lre).
la graisse el le segment proxlmaJ des nerfs spinaux
(nerfs rach idiens).
L'arc vertébraJ d'une vertèbre présente des carne• Muscles
lérisliques anatomiques communes à toutes les
vertèbres: D'après leur origine embryologique e l leur lnner-
valion, les musc les d u dos peuvent être divisés en
• des zones dï nserlion pour les muscles el les
deux groupes : les muscles extrinsèques el les mus-
ligan1en ls ;
cles intrinsèques (figure 2.7).
• des leviers pour l'action des muscles;
Les muscles extrinsèques assu rent les mouve•
• des surfaces articuJaires pour s'articu ler avec: les
ments des membres s upérieu rs el de la paroi tho-
verti!bres adjacentes.
rac ique. lis sont le plus souvent innervés par les
Partant du loil de l'arc verté:braJ, le processus épineux rameaux nerveux antérieu rs des nerfs spinaux. Le
se projette généralement vers l'am ère et vers le bas. groupe su perficiel de ces muscles extrinsèqu es est
De part el d 'autre de l'arc vertébral, à l'endroit où re lié aux membres supérieurs alors que le grou pe
18 la lame e t le pédicule se reocootrent. un processus intermédiaire intéresse la paroi tboraciqu e.
Copyrighled matcnal
Vue globale • ÊlémentS-anatomiques
Muscle dentelé
postêrosupériour
Muscle ltl)J)ê29 ~
A L Muscles extrinsèques
Innervé$ par les rameaux antérieurs l'Jes nerfs spinaux el le nert crânien XI (muscle 1rapèze}
_j
Muscles ---'lt----f
-
su!Jooopilaux do la lèto ;_f~ Muscles splênius
,
Groupe profond
l
Muac.._s lntrlnlàquea
B Véritables musdes ~ dos, Innervés par les rameaux postérieurs des nerfs spinaux
19
Copynghted matcnal
Dos
Les muscles intrinsèques d u dos représentent le par les parties molles e nvironnantes (le canal verté-
groupe musculaire profond el leur innervation esl bral) (figure 2.8) :
assurée par les ra meaux nerveux pos lériouTS dos
■ le corps verlébral de cb.aque vertèbre. les dis-
nerfs .spinaux. Ces ruusdes se.iul.ierment el mobilisent
ques intervertébraux et les ligaments qu i y sont
la colonne vertébrale a insi que la tête. Certains de ces
associés constiluenl le mur antérieur du canal
muscles iolru1sèques permetleol enfin les mouve-
vertébral :
menls des côles par rapport aLr>, vertèbres.
■ les arcs vertébraux et leurs ligaments associés
conslitueot les parois latérale.s el le loit du canal
verlébral.
Canal vertébral
Au se in du cana.! ver1ébral, la moelle spi na le
La 1uoelle spinale esl COil tenue da11s un canal osseux est entourée de trois membranes <:onjonclives (les
formé par l'empile ment des vertèbres adjacentes el mé ninges spinales) :
MoeUe spinale
Pie-mè<e
Ligament kJOgltudinaJ
pos1érieur Gangllon spinal
Rameau postérieur
Espace extradural
Graisse extradurale - - -
Corps vertébral
,
Disque fntervertêbral
- Processus
transverse
- +- Processus
épineux
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Vue globale • Éléments anatomique,
Corps venébtal
Racine antêrieu-re
Contingent viscéral
_,..."',;.,:::,""",---Rameau spinal
postérieur
Racine postérieu1e
ll
•
l ame - - -...C>
Dure-mère
(>l Espace suba1achno1d1en
1~
1
,.
Processus epineux - --1
~-
Figure 2.9. Nerfs spinaux (coupe transversale).
21
CopyrightL'Cf matcrial
Dos
Dermatomes et myotomes
Les cellules souches qui d onnent les différentes
couch es de la peau e t la p lupart des m uscles sque-
lettiq ues du corps p rov iennen t d'un grou pe de
cellules mésodermiqu es. les somites. Ces somi-
tes sont disposés de man ière segmentaire de part
et d'au tre du SNC de l'embryon en développe-
me nt. Celle segmentation est re trouvée, u ne fois
le déve loppement terminé, dans l'innerva tion des
différentes parties du corps. Chaqu e n erf sp inal
LA
correspond à un somite e l, en conséquence, est
responsable de l'innerva ti on d'une bande de peau
L5
bien déterminée sur le corps ai nsi que d' un groupe
de muscles squelelliq ues développés à partir de c:e
som ite.
Ainsi, un dermalome est la surface de peau inne1·-
vée par un seul e t n1ême nerf spinal correspondant
à un segment de la moelle spinale. Un myotome est
un groupe de fibres muscula ires squeletliques inner-
vées par un seul e t même nerf spinal correspondant
à un segment de la moelle spinale. La p lupart des
Figure 2.10. Dermatomes (vue antérieure).
muscles du corps sont innervés par plusieurs nerfs
sp inaux (les fibres d 'un musc.:le dépendent de plu-
sieurs myotomes) ; l'évaluation d'un myotome
nécessite ainsi de lester un groupe de muscles ou les RAPPORTS
mouvements actifs des artic ulations. AVEC LES AUTRES RÉG IONS
La parfaite cmu1a issance des dermatomes e l des
myotomes est indispensable pour bien condu ire un Tête
examen neurologique. La figure 2.10 reproduit la
cartograph ie des <;lermatomes du corps humain. La région cervicale du dos comporte le squelelle et
Les viscères ont égale ment une innervation seg- une grande partie des muscles du cou qui, lui-même,
mentaire. Par exemple. les fibres nerveuses de la dou- soutienlel mobiUse la tête (figu.re 2.1 l).
leur du cœur pénètrent la moelle spinale plus houl Le cerveau et les méninges crân iennes S<lnl en
22 (entre T l e l T4) q ue les fibres de l'appendice {TlO). continui té avec les méninges de la moelle spinale
copyrightL'Cf matcrial
Vue globale • Rapports avec les autres régions
Rllglon ..rvlcale
• soutient et mobilise la tète
• livre passage â la moelle sp!nale
Le$ artè<e$ vartébrales cheminent ----:::,....::::..- -Ei e.1 aux artères vertéb1ales en1re
au trav&fS des processus transverses
la têle et te cou
dé CVI à Cl puis traversoot
le rom.men magm.m
Région lombale
• sou1ient l'abdomen
Région sacrale
• lransmet le poids du corPS aux
membres Inférieurs par f'lntermédialm
du pel\/1$
• oonsti'lue l'armatum osseuse
de la partie postérieure du pelvis
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Dos
Membres
Les os clu dos permetlenl l'inserlioo d e nombre ux
groupes muscula ires q ui assu ren t l'ancrage des
1nembres sur le ln) nc ai ns i que les mouvemen ts
des membres supérieurs. Cela esl moins vrai po ur
les membres inférieu rs qui. e ux, sont fermemen l
rel.lés il lo c;olon ne vertébrale par les articu la lions
eulre les os du pelvis e l le sacrum. Les membres
su périeurs el inférie urs sont inn ervés par les
ramet,u x 11nlérie urs des nerfs sp inaux provenan l
respecl ive11.1 enl des ni vea ux cervical el lombosa-
cra l de la co lo nne ve rtébra le.
..
--TVI 1
--TVII 1
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Vue globale • Points dés
-
- .>Jf-.--- - - Nerf spinal
Articulation Joignant
les processus articula.ires - - - , ' ,1----"'~~ ·
supérieur et inférieur
(artfculalion zygapophysaire)
'
- - 1-----D,sque lnte,vertéb<al
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Dos
C3
3
T4
~
~
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~
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L2
: - - - --/-- -1---+,.L---,.~
r--..
55, Co - - -- +--l-- t-----"°"J
Figure 2 ,14. Oermatomes inne.rvês par les rameaux postérieurs' des Mrfs ~pinaux.
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iii
26 0
CopyrightL'Cf matcnal
Anatomie régionale • Architecture squelettique
Anatomie régionale
ARCHITECTURE SQUELETTIQUE
Les slruclures squelettiques du dos comprennent essen- Vertèbres
Liellemenl les vertèbres el les disques intervertébraux.
Le ci-âne, la scapuJa, les os du pelvis et les côtes fonl Le squelette du dos comporte approxj rnalivenlelll
également partie de l'édifice squele1tique du dos el 33 vertèbres, regroupées en cinq groupes selon leur
reçoivel)l de nombreuses insertions musculaires. morphologie el leu1· localisation (figw·e 2.15):
Antérieur
7 vertèbres
cervicales
Vertèbre cervicale
'' 1
Côto I
) \ 1
1
12 venèb,es
1horadques
1
I 11
~
"'•"
Ve,tèbre lhorecique
! 1
1
;
\
\ \
5vertèbr&S
lombales
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-~ f . ~;
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1 I .J
\\ 1 Sacr,,m
\ Coccyx
·5
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5
Ê1êmenl cos1al fusionné - -';, ~
1
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V,
C
g
~
~
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::e Vertèbre lombale ï
·;•"
~
Postêrieut
"'"'g
N
Figu,. 2.15. Vertè bres.
0 27
Copynghted matcnal
Dos
■ les sept vertèbres cervicales, situées enl re le Lho- ■ les cinq vertèbres lombales, do µ lus grande taille,
rax el Je crâne, sonl casaclérisées pas leur pel.ile consUtuent le support squelet tique de la paroi
taille el la présence d'uu foran1en dans chacun abdominale postérieure (figw·e 2. 11\) ;
des processus transverses [figure 2.16); ■ vienoeot ensuite les cinq vertèbres sacra les dont
■ les douze ,,e rtëbres thor,1.c iques so11 l caractéri- la fusion donne le sacrum. Ce dernier s'articule
sées par leurs arliculations costales (figure 2.17): de chaque côté avec un os coxal et eolm dans la
b ien que toutes les vertèbres aient des éléments couslilut ion du pelvis e n forman t la paroi posté·
costaux . ceux-ci sont babiluellemenl atrophiés el rieure:
foot parUe intégrante d u processus transverse. En ■ sous le sacrum , les vertèbres coccygiennes,
rcvancbe. les vertèbres thoraciques sont reliées à. habituellement au nombre de quatre, fusion-
de véritables côtes par l'in termécUaire d'arlicula• nent pour ne constituer qu'un sew os IJ:iaogu-
lions c:ostOITansversaires el coslocorporéales; laire, le coccyx.
C-Orps de CVI
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Anatomie r égionale • Architecture squelettique
Foramen intervenébral
Dlsque ln1ervénêbral
Processus
êpineux
PédlclJle
Cl>tes
Corps
ve<téb<al
A B
,~
{=. Figure 2.17. Radiographie de la colonne thoracique. A. Vue antêropostéJieure. B. Vue de profil.
~
"'s Druis le développement de l'embryon , les vertèbres raissent selon une distribution segmentaire et passent
V,
~
se conslituenlà partir de cellules appelées sclérotomes, entre les vertèbres en cours de developpemenl.
i provenant des somites adjacents (figure 2.19). Ainsi,
.!>
il? chaque vertèbre est Connée par la réunion de la portion
~ crâniale des deux somites sous-jar:ents (un de chaque Vertèbre typique
g
N
côté) el de la portion caudale des deux somites sus- Une vertèbre typ ique esl consliluée d'u n corps ver-
0 jacenls (un de chaque côté), Les nerfs spinaux appa- tébral et d'un arc vertébral postérieur (figure 2.20). 29
L.opynghted ma erial
Dos
De cet arc vertébral se développent des processus bres inférieures alors que le poids du corps à sup-
qui reçoivent des attaches muscula ires et s'articu· porter va c;ro issan l.
lent Avec les piè<:es osseuses ad jacen tes. L'arc vertébral forme les parties latéra les el pos-
Le corps vertébraJ est la partie de la vertèbre térie ure du foran1en vertébral .
qui su pporte le poids du corps. Ce corps vertébral La su perpos ition des foramens vertébraux (ou
est relié aux vertèbres adjacen tes par des disques trous vertébraux) constitue le ca nal vertébral qui
in tervertébratll< et d es ligaments. La taille du corps contient e t protège la moelle spina le, A son extré- 8
N
30 vertébral augmente progressiveme nt pour les vertè- nù té supérieure, le canaJ vertébral est e n continu ité 0
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Anatomie régionale • Architecture squelettique
Nerf spinal
Extrémité
caudals
Nert spinal
Tube neural
Extrémité
crânfale
Vertèble
en développemoo1
Sens de migration _ _ _ _ _ _ __.,,
des oeltulas du sclérotome
Sclérotome
Pêdicule
Corps
vertébral
1
-
Processus transverse
Arc
(élément costal lusionné)
ve~ébrat
la,me
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Dos
Processus unc!natus
,,-,,,'îf/-.....,-;'."~~
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Anatomie r égionale • Architecture squelettique
Tube,cule ventral
(antérieur) AUas (vertèbre Cl) ligament transve,se de t'atlas
fovoa dentis Arc ven1ral (antérieur)
Masse latérale
Processus
::::=--~r transverse
Dépresslons
pour
les ligaments Foramen
alairéi ffallSversalre
Dent do l'axis
~ ~ ~ -Facette articUlaire
oostale pour
le tubercule costal --- •• I
Face!!& anlculaire
costale pour la
Processus
Processus
transverse Piocessus
épineul:
oôte lnlérleu,e
trans~erse
I Processus
épineux
Vue supérieure vue latérale Vue supé1ievre
~ C D
1l
"'§ Figurw 2.2 1, s uit•. venèbres régionales. B. Atlas et axi.s. C. Vertèbre thoracique typique. o . Vertèbre 1ombale typique.
N
o 33
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Dos
Foramens
sacraux
postérieurs
Cornes coocygi!ennes
E F
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Architecture squelettique
Copynghted material
Dos
Vertèbte tt'K>raefque
Vertèbre tombale
"\----,-1' 'l\.~ - -11- Processus épineux ;!
.•r
Figure 2 . 24. Espaces eotre les arcs vertêbraux adjacents de la région 1ombale.
36
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Anatomie régionale • Architecture squelettique
En clinique
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0 37
Copynghted material
Dos
En clinique
Scoliose
Une scoliose est une incurvation latérale anormale
de la colonne vertébrale (figure 2.26).
Une véritable scoliose comporte, en p l us de
l'incurvation rachidienne. une rotation des vertèbres
les unes par rapport aux autres.
La majorité des scolioses rencontrées en p ratique
clinique sont celles pour lesquelles l a cause et le
mode d'apparition restent inconnus; on les appelle
les scolioses idiopathiques. Ces scolioses ne sont
jamais pr~entes à la naissance et se développent
au cours des périodes i nfanti le, Juvénile ou de
l'adolescence. Les corps vertébraux ainsi que les
éléments postérieurs (pédicules et lames) sont
normaux dans ces scolioses.
Lorsqu'une scoliose est présente à la naissance
(scol iose congénitale), elle est souvent associée à
d'autres anomalies. On retrouve notamment une
forte association entre la scoliose et des anomalies
(malformations) de la paroi thoracique, du t ractus
génito•uri nai re ou de l'appareil cardiaque. Un bilan
pluridisciplinaire est nécessaire chez ces patients.
La scoliose peut également être le reflet et
la conséquence d'une pathologie neurologique
centrale ou périphérique (scoliose neurologi que) ;
Il en est ainsi che2 l es enfants atteints d 'infirmité
motrice cérébrale ou de poliomyélite.
Une enti té rare mais Importante de scoliose est
celle regroupant les scolioses liées à une pathologie
musculaire. La dystrophie musculaire en est le
meilleur exemple. Les muscles pathologiques ne
soutiennent pas la colonne et des courbures se
constituent. Leur d iagnostic repose sur la biopsie
musculaire.
Enfin, d'autres pathologies telles que tes tumeurs
osseuses, les tumeurs de la moelle spinale ai nsi que
les protruslons d iscales peuvent donner une scoliose.
FlgUN 2.26. Radiographie montrant une scoliose
thoracique. 1!!J
En clinique
Copynghted material
Anatomie régionale • Architecture squelettique
En clinique
.;2' Figure 2.27. Variablllté du nombr~ de vert~bres. A. Corps vertébraux cervicaux fusionnés. 8 . Hèmivertèbre.
!•,
i:
u; En clinique
<
"'
Vertèbres et cancer partielle, peut être responsable de l'affaissement
les métastases ruseuses se développent fréquemment de la vertèbre. De plus, une volumineuse métastase
sur les vertèbres. lorsque les cellules tumorales vertébrale peut être à l'origine de l'expulsion de
prolifèrent au sein du corps vertébral ou du segment matériel tumoral dans le canal vertébral et de la
postérieur de la vertèbre, les propriétés mécaniques compression des éléments nerveux. notamment de la
de cette dernière diminuent. Une atteinte, même moelle spinale.
39
Copynghted material
Dos
En clinique
...... -- -
Articulations synoviales 1 1
Os Tmu fibfeu,c Os
Ces articu lations rel ie nt des segn\euts o,i_,;eux sépa- B
rés par une cavité arlicu lairr, ét roile (ligu re 2.29).
Les autres ~a rnc térisliqucs de ces articulations sont Fi gure 2.28. Articulations. A. Articulation synoviale.
8. ArticuJ~tfon A m9bilité ,,duite..
40 décriles ci-aprè~.
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Anatomie régionale • Articulations
Tendon
Gaila 1
Canllage
hyalin
Ménisque
ar, iculalre
Os
Cavité articulaire Os
Membrane
fibreuse
Membrane
Peau Bourse synov\ale
A B
La première esl l,i pré.~Ance d' une couche de lalioo. Des zones de cette membra ne s'épaiss is-
cartilage. le p lus souvent un cartilage hyalin, qtù sent pour former des ligaments qui s tabilisen t
rncouvrn les surfaces articula ires. Ainsi. les sur- duva11lage l'arlic ulution. Des ligaments au tour de
faces osseuses oe sonl pa.s directemellt e n contact l'articulallon vien ne nl habilue llemenl parfaiie la
l'une avec l'autre. Par conséque nt. S l lf une radiogra- stabilité mécaniclue de l'articulation.
phie s tandard. un lorge espace sépnre lr.s segments
osseux, car le c:arlilage qui recou vre les s urfaces arti- Une outre caractérist ique rlcs art icu lations syno-
culaires est moins radio-opaque que l'os. viales es1 l'existence au sein de l'a!'Uculalion de
La de uxième caractéristique dos articulations structures contenues dans la capsule. tels des mén.is-
synoviales est la présence d'une capsule articulaire ques articulaires (composés de librocartilage). de la
constituée d\me membralle synoviale interne cl graisse articulaire (pannicule adipeux) ou des ten-
d'une membralle fibreuse extérieure : dons. Les mén isques articulaires absorbent les forces
de compression . assurent la congnt0nœ articulaiic
■ La mcmbra.ne synoviale est ,1t111chée sur les hergm; en s'a.dapt.1.nt aux contours articul.aires lors des mou-
dossurfoœs art iculaires.il la lhniteentre le cartilage et vements cl augmentent les ampl itudes urficulaircs.
l'os. Elle limite la cavité artiçulaire. Cette membrane 1.-,1 graisse articulaire se s ilue habituellement enlre la
synoviale est très vascularisée et sécrète le liquide membrane syno,~ale et la capsule, et se déplace au
synovial dans la cavité articulaire dont le rôle essen- sein de l'articulation lors des mouvements. Les 1·eplis
tiel est d.e lubrifier le.5 surfaœs nrtiçulaires. Otis bour- de la membrane synoviale ot de la membrane fibreuse
ses séreu,;(JS sont également retllluvées en dehors des assurent les grandes amplitudes articulaires.
articulations, constituant des bourses synoviales ou
des gaines tendineuses. Les bourses synoviales s'in•
lei-posent habituellement entre des tendons et des os, Description des articulations
J;milant les frotte,ments cnlre ces stn,clurcs adjaçcn•
tes. Les gaines tendineuses entourent les tendons et
synoviales selon leur forme
en din1inucnt les forces du frottement. et leurs mouvements
g
N
• La membrane fibreuse est constit uée de tiss u Les arliculalions synovia les sont décriles selon lcttr
0 fibreux dense. Elle entoure el s tabilise l'arUcu- forme e t leurs mouvements : 41
Copynghted material
.. Dos
■ selon la forme des surfaces arlicu )a ires. ces arti- Articulations à mobilité
c u lalions sonl dites pinnes. charnières. pivots.
bicondyliennes (deux sites de contact nrtic ula irtl}, réduite
condylieD11es (en ellipse), en selle e l énarthroses; Les articuJations à mobiJité réduite relien t des s truc-
■ selon les mouvements des articulations synovia- tures squelettiques par un tissu fibreux intersliliel ou
les. on parle d"urliculation monoaxiale (mouve- par un cartilage, le plus souvent de type fibrocarlila-
ment da ns un seul pla n), /1 deux plans de mobW Lé, gineux (6gure 2.30). Les mouvements de ces articu•
ou rnultiaxiale (mouvement clans trois plans). talions sont plus réduits que pour los articulations
synovialos.
Les articu lations charnières sont monoux iales Les articulations fibreuses incluen l les
a lors que les articulations de type énarthroses sont su I ures c rfinie'r111 es, les go ,nphoses el les
multiaxiales. syades moses :
ARTICULATIONS À MOBILITÉ
RÉ.DUITE
FU>reuNS CrW .... FEI
Sotures
Syncl\Ondrous
Gomphose , L-ca.11age
dela plaqoe
de cmlssance
Symphyse
Syndesmose
c.Y- -Memb,ane
in1erosseuse
symphyse
publ<>nne
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Articulations
• les sutures ae se renconlreal qu'au niveau du Les mouvements des vertèbres appartenant à c ha-
crâne c l relient les pièces osseuses ea lre elles par cune des régions (cervicale, thoracique, lombalc)
u:ae fine couche de tissu fibreux appelé ligament sont déterminés par la forme el l'orien latiot1 dos sur-
s utunil : faces a rt ic uloire.s des processus articula ires e l des
• les gomphoses fixent le$ dents à l'os adjacent. corps verlébra ux.
Pour ces articulations. les fibres collagènes du
ligament périodontaJ s'étendent entre la racine de
la dent el la loge osseuse: Symphyses
• les syndcsmoscs sont des art icu lat ions dans les-
quelles deüx segmen1s osst!u.x ;Jdjac:enls sonl reliés
entre les corps vertébraux
par u n ligament, par exemple par le ligament jaune (disques intervertébraux)
{ou ligan1entum Oavwn) qui relie les lames verté- La syiuphyse entre les corps verlébraux esl L'Onsli-
brales entre elles, ou par la membrane interosseuse luéc d'une couc he de cartilage hyal in sur chacun
qui relie le radius e l l'ulna à l'avant-bras. dos corps vertébraux el d' un d isque intcrvcrlébrnl
interposé entre les couches de carlilage.
Los a rticulations cartilagineuses comprennent l.P. disque inlllrV(,rtébral comporte un anulus
les synchondroses el les symphyses: fibrosus périphérique en lourant le n ucleus pulposus
(figure 2.31) :
• les synchondroses relient deux centres d'ossification
d'un segmenl osseux entre eux, C'est le cartilage qui
mlie œs centres : par exemple le carl ilag(1 de crois- Mcu1a1;,,os zygapopllysru1es
sance erllnJ la tèle el la diaphyse des os longs en
croissance- ces articulations assurent la croissance
el finissenl par s'ossifier dêfinitivemenl :
• les symphyses relient entre eux deux os par l'in-
teanécUairc d'un t:artilago - la plupart de ces arli•
c ulnl ions se trouvenl sur la ligne médiane : la
symphyse pubienne enlr-e deux os d u pelvis, un
disque intervertébral entTe deux vertèbres,
Disques
Intervertébraux
Articulations
entre les vertèbres
Les deux types d'articu la lion entre les vertèbres son! :
■ his symphyses cnl re les corps vertébraux ;
• les arliculalions synoviales enl re les processus Anulus tibrosus - ~ Nucleus pulposus
articulaires (figu re 2.31).
Une vertèbre typique comporle au total s ix articu-
lations avec les verlàbrcs adjacentes : qunlro arlicula-
Lions synoviales (deux au-dessus e l deux au-dessous)
el dem, symphyses (un" au-dessus el une au-tlessous).
Chaque symphyse c.omporte LUl disque intervertébral
Bien que les mouvements entre les vertèbres Couche
de carolage
soient limHés. la sommai.ion des an1plitudes de mou- hyall,1
vement entre les vertèbres couJ'ère une ampl itude de
mouvement importonlc à l'ensemble de la colonne.
Les mnuvemenls de ln colmu1e verlébrnlc se décom-
posent en Oe.xion, extension. inflexion latérale, rotation
Fi gure 2.31. Articulations Intervertébrales.
el circumduction. 43
CopyrightL'Cf matcnal
Dos
• Onentation verticale •
'):;_;=-~~ - - Articulation
zygapophysalre
Articulations
entre les arcs vertébraux
(articulations zygapophysaires)
Les articulations synoviales entre les processus articu-
laires s upérieur et ln[érieur de deux vertèbres adjacen-
tes sont les articulations zygapophysaires (figure 2.32).
Une capsule arti.cuJalre fine iJ1sérée sur les berges des
facettes articulaires lln1jle chaque articulation.
l ombai<I
Duns la région cervicale. les urt ic ulo lions zyga-
pophysnires on t une o rie 11talio11 oblique vers l'ar-
rière e l vers Je bas. Cette orien tation facilite les
•
-
mouvements de nexion et d'extension. Dans la
région th oracique, c11s articulations sont oriùntées
En clinique Amwlation
Vus la/Br.llo
ZVQIIPOilhysalre
Douleur vertébrale
Les douleurs rachidiennes reprêsentent une plainte
fréquente des pati ents. Il est souvent difficile de
déterminer si ces douleurs sont réellement liées
à un problème mécanique ou à une protrusion
discale comprimant un nerf. Dans les cas de
pathologie discale avérée, il est parfois nécessaire
de retirer le disque comprimant la racine nerveuse.
Il n'est pas exceptionnel qu'aucune cause
ne soit retrouvée pour expliquer les douleurs
rachidiennes; la douleur est alors· attribuée
à un désêquillbre mécanique pouvant être la vue supêneurs
conséquence d'une pathologi e dégénérative. L'une
des posslbilltês thérapeutiques est d'injecter, à Figure 2.32. Articulations zygapophysalres.
l'aide d'une aiguille, des anesthésiques locaux ou
des corticoide-s dans les facettes articulaires.
44 0
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Articulations
En clinique
Vertèbre LIV
••C:
q,
Figure l .33. Protrusion distale - coupe d'imagerie par résonance magnétique en sêquenc.e T2 de la cotonne lombale.
Ji A. Coupe sagittale. a. Coupe axiale.
"
1!
I!
""-,.
verticalement, limitanl ces mouven1cnts de flexion
el d'extensio 11 mais foçililant les mo uvemen l s de
Articulations
rol alion. En région l ombale, les surfaces arl ic u- « uncovertébrales »
laires sont jncurvées el les processus articulaires Les bonis latéraux de la Face s upérieure des vertè-
s'emboitent. Ainsi. les mobiHtés de la colonne lom• 1,res cerv i cales forment des c rê tes appelées proces-
baie sont Hmilées par cet emboilom enl , el la flexion sus unciné. Ces processus peuve.n L s'articu Ier avec
cl l'extension restent les mouvesments principaux le corps de Ja vertèbre sus-jacente pour former de
d e la région lombale. petites arlicul aûons • uncovertébrales». 45
CopyrightL'Cf matcnal
Dos
Articulations
Certaines pathologies touchent avec prédilection
les articulations synoviales plutôt que les
symphyses. Ainsi, l'arthrite rhumatoîde touche
préférentiellement les articulations ou les
bourses synoviales, aboutissant à la destruction
de ces articulations, alors que les symphyses sont
préservées.
LI GAMENTS
Les articulalions relia ni les verlèbres sont renforcées
e t maintenues par des ligaments. Ces ligaments pas-
senl enlre les corps vertébraux et solidarisent enlre
e ux les arcs verlébraux.
1
1
Ligaments longitudinaux
antérieur et postérieur
Ugament longitudinal antérieu1
Les ligamen ts longitudinaux a ntérieur el postérieur
Figu re 2.34. Ligaments longftudinaux anttrîeur et
sonl d isposés sur les faces antérieure e t postérieure postérieur de.la <.OIQn'le vertébrale,
des corps vertébraux, s'élendanl sur toute la Ion•
gueur de la colonne vertébrale [figure 2.34).
Le ligament longjtudinal antér ieur esl amarré à
la base du crilne par son extrémité supérieure et à de la surface postérieure de la lame de la vertèbre
la face antérieure du sacrwn par son extrémilé infé• sous-jacente à la surface an térieure de la lame de
rieure. Entre ces deux extrémités, ce ligament est la vertèbre au-dessus. Ces ligaments empêchent
solidaire de la face anlérieure des corps vertébraux l'écartement des lames lors des mouvemenls de
et des disques inlerverlébraux. Dexion et guident le retour à la posilion anatomi•
Le ligament longitudinal postérieur esl disposé que lors de l'extension.
sur la face postérieure des corps vertébraux et répond
ainsi à la foce anlérieure du canal vertébral. Tout Ligament supraépineux
comme le ligament longitudinal antérieur, il est soli-
daire, toul le long de la colonne, (les corps vertébraux et ligament nuchal
el des disques intervertébra ux. mais sur leur race
Le ligament supraépineux passe sur le sommet
poslé•ieure.
des p rocessus épineux de toutes les vertèbres
comprises entre la vertèbre cervicale CVU el le
sacrum (figure 2.36}. De la vertèbre CVU i,u c rii ne,
Ligaments jaunes ce liga ment se modifie dans sa structure et devient
le ligament n uchal.
Les ligamen ts jaunes (ligamenta llava) relien t
Le ligam ent ouchal esl de forme triangulaire avec,
en!To elles les lames de deux vertèbres adjacen tes
dans u n plan sagittal. l es relations suivantes :
[figure 2.35). Ces ligaments minces sonl essen tiel-
lement conslitués de !issu élastique el participent ■ la base du triangle s'insère sur la base du crâne,
à la formation de la paroi postérieure du canal enlre la protubérance occipitale exlerne et le fora-
46 verlébral. Chacun de ces lig;imenls jaunes s'étend men magoum;
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Anatomie régionale • Musculature du dos
Haut Haut
Ugamenta !■une,
Ligaments jaunes
2
Bas Bas Canal venébral
En clinique
MUSCULATURE DU DOS
Ligaments jaunes
Les ligaments jaunes sont des éléments anatomiques Les muscles du dos sont disposés en trois groupes :
jouant u n rôle Important dans la physiopathologie superficiel. intermédiaire el profond.
de certaines affections du canal vertébral. Les m uscles des groupes superficiel el i.n ter•
Ainsi, dans certaines pathologies dégénératives méd iaire son t des muscles dits ex trinsèques ca r.
de la colonne vertébrale, ce ligament peut d'un point de vue embryologique. ils p rovien-
s'hypertrophier. Cette hypertrophie est par ailleurs nen t de réglons.n'appa rtenan t pas au d os. lis son t
souvent associée à une arthrose et une hypertrophie innervés par les ra meaux a ntérieu rs des nerfs
des articulations zygapophysaires. Le diamètre sp inaux :
du canal vertébral en est d iminu é d'autant, en
■ les muscles du groupe superficiel participent à
particulier s'il existe u ne hernie discale. L'association
de ces tro is processus pathologiques dégénératifs la mobilisa tion des membres supérieurs et y sont
n'est pas rare, en particulier au niveau de la colonne reliés;
tombale, et constitue une entité pathologique ■ les m uscles d u groupe intermédiaire son t reliés
appelée canal tombal rétréci ou é troit. aux côtes et p articipent à la fonction respira•
toire. 47
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Dos
~ - - Pro1llbérance oedpotale
e:x1erne
- - - - - Ligament nuchal
Ligament lnterépineux
- - - - Ligament supraèplnêux
Ligament jaune
t Ligament supraêplneux
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Anatomie régionale • Musculature du dos
(l' inserl ion de ce muscle) (figure 2.40 el labloau 2.1). L'i nnervalion motrice du b'apèze est assurée par
De part e l d'autre de la ligne méclfane, ces deux mus- le nerf s pinal accessoire [Xï), qu.i, provenant du cou,
cles réunis fo rme nt u n t·rapèze. c he mine s u ria foce profonde du mu scle (6gurc 2.42).
Les fibres s upérieures d u trapèze descendenl Los fibres propriocepti ves du trapèze empruntonl les
depuis le c râne el la pa rlie supé,·ieure de la colonne branches nerveuS(!S du plexus cervica l el pénèt re nl
verlébrale pour ven.ir s'l.nsérer sur le Lie rs latéral dans la n1oe lle en C3 el C4.
de la clavicule e l s ur l'acrom ion de la scapula . La La vascularisation d u lrapèze esl assurée par la
conb';,clion de ces Abros soulève la scnpula. Par branch e collatérale supetficielle de l'artère cervi•
a illeurs. les fi bres su périe ures el inférieures du tra- cale tran sverse, par la branche acromialc de l'artère
pèze travaillent e n synerg.ie pour im primer m1 mou· suprascapula ire el par les branches collatérales dor•
veme nl de rotation ve rs le haul du bord latéral de sales des a rtères iulercostales postérieures.
la scapula. permcllanl d'élever Je membre s upérieur
au-dessus de la lèle .
En clinique
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Dos
En clinique (suite)
A
Pédicule PO<tion illteranlculalre
50
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Anatomie régionale • Musculature du dos
Acromloo ---.._
, , - - Trapèze
:2 Figure 2.39. Mustles du dos du g.roupe superlldel - muscle trapèze et muscle grand dorsal Oatissi mus dorsQ.
"'5
li'
œ
;;:
51
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Dos
LigamB!lt nucflal
, - - - - -Petit rhomboïde
ôj
Figure 2.40. Muscles du dos du groupe .superficiel - irapéte et grand dorsal (latlss,mus dorsl), avéc les grand et petit
rhomboldes et l'êtévateur de la scapula situés sous le trapèze dans•Ja partie supérie-ure du dos.
g
N
52 0
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Anatomie régionale • Musculature du dos
Élévateur de la scapula
Le muscle élévateur de la scapula prend sou ori-
Trapèze - ~ Épine de la S<:aPùla
gine SW' le.s processus transverses des vertèbres ccr·
vicales hautes et se lermi,1e sur la parlie haute de la
scapuJa. s ur le bord méd ial de son a ngle s upérieur
(figure 2.39 el tableau 2.1). Ce muscle élève la sca-
pula el, en associaliou avec d'au tres muscles, per,net
également la rotation méd iale de la scapula.
Son innervation esl assurée par des branch es des
rameaux antérieurs des nerfs spinaux C3. C4 c l du
\
nerf dorsal de la scapula. Sa vasctùa-risation dépend
de brancbes provenonl des artères c:ervicales trans-
verse et ascendante.
Petit rhomboïde
et grand rhomboïde
Les rhomboïdes sonl des muscles situés plus bas que
l'élévateur de la scapula (6gttre 2.43 e l table,,u 2.1).
Le pelil rhombo'i de. au-dessus du grand rbombo'ide,
esl un petil muscle cylindrlque ayan t poW' origine
le ligament nuchal et les processus épineux des ver·
tèbres CVII et Tl. Son insertion se fait sur le bord
médial de la scapula e n regard de la racine de l'épine
Grand d0<sal (lalissimus dora,)
de la scapu la .
Figun, l .41. M u,de trapèze.
Le grand rhomboïde prend son Origine SW' les
processus é pineux des vertèbres thoraciques hau tes
el s'insère su r le bord médial de la scapula, sous le
peLit rhomboïde.
Les deux muscles rho1uboïdes travaillent en syner•
gie pour ramener la scapula vers la colonne vertébrale.
En association avec d'autres muscles. îl.s participen t i\
Grand dorsal la rolalion vers le bos du bord exLerne de la scapulo.
(latissimus dorsi) Le nerf dorsal de la scapula, provenant du plexus
Le muscle grand dorsal (latissimus dorsi) est un brachial. innerve ces deux muscles (6gure 2.44).
muscle large, plat et triangulaire qui prend son ori-
gine à la partie basse du dos. qui se vrille en s'enrou-
lnnl autour de la cage thoracique el qui se term ine Muscles du dos du groupe
par un lendon étroil veuant s'insérer s ur l'humérus intermédiaire
(figures 2.39- 2.42 el tableau 2.1). La contraction
du grand dorsal imprin1e au membre supérieur un Les muscles du groupe interméd ia ire se compo-
mou ven1ent d 'extension. d'adduction el de rolatiou sent de deux minces feuillets musculaires. l'un
médial. li esl égale men t obaisse\ll' de l'épaule. dans la partie haute du dos el l'autre dans la partie
L'i11nervalion du grand dorsal esl assurée pnr le basse. Ils sont situés immédiatement sous les mus•
nerf thoracodorsal. issu du plexus brachial. Sa vas- cles du groupe superficiel (figure 2.45). Les fibres
cu larisatiou dépeud pour la majeure partie de l'artère de ces deux muscles dentelés postérieurs (dentelé 53
Copynghted material
Dos
postérosupérieur et dentelé postéro-inférieur) sont Les muscles dentelés postérieurs sonl innervés par
obliques vers le dehors, joignant la colonne verté· des branches des rameaux antérieurs des nerfs inter-
brale aux côtes. Leur disposition leur confère une costaux. Leur vascularisation se fait par des branches
fonction respira toire et ces muscles ont longtemps provenant égalemenl des nrlères intercostales.
été associés à des muscles respiratoires.
Le dentelé postérosupérieur et le dentelé postéro-
inférieur se trouvent respeclivement sous les muscles
r.bomboïdes et sous le lalissimus dorsi (tableau 2.2). Muscles du groupe
Les deux dentelés ont des insertions sur la colonne profond
vertébrale: leurs fibres sont ensuite descendantes
(dentelé postérosupérieur) ou ascendantes (dentelé Les muscles du dos du groupe profond ou muscles
posléro-inférieur) pour rejoindre les côtes. Ces mus• intrinsèques s'élendenl depuis le crâne jusqu'au pel-
cles soulèven t ou abaissent les côtes. vis. Leur innervation esl assurée par des branches f
~
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Anatomie régionale • Musculature du dos
ÊlévatO<Jr de la scaputa
!\
Collatérale 1<1perliclelle de l'artère COJVlcalo tranavorso
Trapèze - - - -
provenant des rameaux postérieurs des nerfs spi• cervicale transverse. interc.-ostale postérieure, sub•
naux. Ce groupe musculaire regroupe : costale, lombale e l sacrale latérale.
■ les extenseurs et les rotateurs de la tête et du cou
- le s plénius capilis {de la tète) et le spléuius cer• Fascia thoracolombal
vlcis (du cou):
Le fascia thoracolombal recouvre les muscles
■ les extenseurs et les rotateurs de la colonne verté·
profonds du dos e l du tronc (figure 2.46). Ce fas•
braie - les é recteurs du rachis et les lrausversaires
c ia esl essen tiel dans l'organisation des différents
épÎl)eUX;
muscles de celle région el pour le ur fonctionne•
■ les muscles courts segmentaires -les interépineux
tneul :
el les inlerlransversaires.
La vascu la risation des muscles appartenant à ce ■ en haut, il passe en avant du muscle dentelé pos-
groupe est assurée par des branches ooUatérales des térosupérieur el est en continuité avec la lame 55
artères vertébrale, cervicale profonde, occipitale, superficielle du fascia du cou:
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Dos
, -- -Trapêze
■ dans la région U1oracique, il recouvre les musd(,s Les insertions médiales du muscle grand dorsal
du groupe profond quj sont ainsi isolés des otuscles et du dentelé posléro-inférieur se confondent avec
des groupes intermédiaire et s uperficiel du dos: le foscia thoracolombal. Dans la région lombale, le
■ sur la ligne médiane, ce fascia s'insère sur les proœs• fascia thoracolombal est constit ué de trois lames (ou
sus épineux des vertèbres thoraciques: latéralement. feuillets) distincts:
56 il s'insère sur les angles postédeurs des côtes.
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Anatom ie régionale • Musculature du dos
, , - - - - - - - élévateur de la scapula
f Trapè,e
- +-- 1 - - i -- - - - - -Granddo<sal
(latissimus dorsi)
■ la lame postérieure. épaisse, est amarrée en érecteur du rachis (figure 2.46). La lame antérieure se
d edans Sllf les processus épineux des vertèbres confond avec les deux premières sur le bord lulérol du
lombales, sacrales et sur Je ligan1e nl su praépi• muscle carré des lombes: elles constituent ainsi l'aponé-
neux. Elle s'étend la téralement pour recouvrir les vrose des muscles abdominaux transv.erses.
muscles é recteurs d u rachis:
• ln lame moyenne s'insère e n dedans s ur le sommet
des processus trunsve rses des vertèbres lomba!es Muscles splénius
ainsi q ue sur les ligaments lnterlransversalres. Les deux muscles splénius naissent sur les prou is·
Dans sa partie in férieure, e lle s'insère sur la crête sus épineux e l le ligament nuchal. e t se dirigent vers
iliaque el, dans sa partie supérieure, s ur le bord le haut et Je dehors (figure 2.47 el tableau 2.3):
inférieur de la 12• côte:
• Je splénius capilis (de la tête) est un u1u scle large
• la la me antérieure recouvre la face antérieure du
qui s'insère sur l'os occi pital el le processus mas·
musck, carré des lombes (appartenant à la paro i
toïde de l'os temporal;
abdominale postérieure) el s'insère en deda11s sur
■ le splénJ us cervicis (du cou ou t:olli) est un mus-
les pl'ocessu s transverses des vertèbres lo mbales.
cle é troit s' insérunl sur les processus lransvèrses
À sa partie basse. celle lame s'insère sur la crête
des vertèbres cervicales hautes.
iliaque el. à sa partie haute. elle se termine par le
ligament latéral arqu é parlicipanl à l'insertion du Ces deux muscles, agissant ensemble, n1aintienoenl
diaphragm11. la têle en arrière el étendent la nuque, En revanche,
individueUement, chacun de ces muscles imprin1e li la.
Les lames pos térieure el moyenne du fascia thora• tête un mouvement de rotation vers le côté du muscle
colombal se réunissent sur la berge latérale du muscle contracté. 57
Copynghted material
Dos
Élévateur
de la scapula ~ , - - - - - Dentelé po$1Mosupérie<lr
Muscles érecteurs du rachis en dedans et les angles costaux en dehors. Dans les
Les muscles érecteurs du rachis conslituent le régions thoracique el lombale. les muscles érecteurs
groupe musculaire le plus important pamù les mus- du rachis sont recouverts par le fascia lhoracolom-
cles intrinsèques du dos. Ces muscles sonl disposés bal et les musclos dentelé posléro-inférieur. rhom•
sur la face postérieure el latérale de la colotlne ver- boîdes el splénius. La masse muscu lnire des muscles
58 tébrale. Jls sonl situés entre les processus épi neux érecteurs du racWs se développe à partir d'un volu•
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Musculature du dos
Muscles
abdomlnaul<
MUSCie psoas vansverses
MUSCie carré
des lombes
- Splenius de la tête
Groupe p,olood
mineux tendon , épais. inséré sur le sacrum. la crête
iliaque el les processus épi neux des vertèbres lom•
baies et des Lhoraci11ues infé rièures (figure 2.48 et
tableau 2.4). La masse m1,1Sc ulafre se. divise pius haut
en Lrois faisceaux princi paux (tul se d iviselll à le ur Figure 2.47. Muscles du dos du group• profond - musd•s
tour pour donner de plus petits faisceaux s' insérant splénius ~plénius capitis et spfênius cervicis),
à diïférents niveaux (tombal. thoracique, cervical et
cépho liquc).
■ Le faiscea u muscu laire le plus la téral et le plus muscles é rec:leurs clu r.ichis el s'élire depuis le teo·
superficiel des musc.les érecteu rs est le muscle don commun à œ groupe de muscles jusqu'à la
iliocostal qul s"insère sur les côtes e t le Lendou base du crâne. Le long de son trajet. le longissimus
commun d'origine. el se Lermine p ar de nom- passe Jatéralernenl en regard des processus trans-
breuses insertions sur les angles costaux el les verses des vertèbres.
processus transverses des dernières vertèbres • Le faisceau le p lus médian de ce groupe est le
cervicales. muscle épineux, le moins volum ineux do ces mus•
.11 ■ Le faisceau moyen ou i11termédinlre est représer,Lé cles. li re lie les processus épine,Lx des vertèbres
ji: par le muscle longissimus. Il est le plus large des adjacentes. L"ép ineux P-~t constan1ment retrouvé
CopyrightL'Cf matcrial
Dos
Longis.stmus du cou
Épineux du thorax
~ineox
~
LonglsslffllJs tha<acique Longissimus thoracique
llioeostaJ du thora)(
11,ocostai
60
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Musculature du dos
dans la région thoracique mais est généralement vers le haut et le deda ns, les processus épineux. li s
manquant dans la région cervicale. À proxim il'é comblent a ins i les espaces entre ces s tructures verlé·
du crâne. il esl associé à w 1 muscle plus profond braies (figure 2.49 el ta bleau 2.5). Ces muscles. situ és
(le semi-épineux de la tête). sous les muscles érecteurs du rach is. se composent
de trois sous-groupes principaux - les sen1i-épineux,
Les muscles appartenant au groupe d es érecteurs
les muJ tifidus e l les m uscles rolaleurs du rachis.
du rach is sont les principaux muscles de l'extension
d ela colonne vertébrale e l de la tête. Lorsque les é rec• ■ Les muscles senù-épineux sont les p lus super•
leurs d u rach is des deux côtés agisse nt ensemble. ils ficiels des lransversaires épine ux. lis pren11eut
redressent le dos d'u ne position de flexion à la posi• naissance dans la région thornc iqur, basse. croi-
Uon de recti tude et ramènent la tête vers l'arrière. lis senl qua tre à six vertèbres sur leur trajet el se
contrôle nt également la Jlexion de la colonne en se terminent sur le crâne. lis sont situés dans les
contractant ou se relâchant. se coordonnant avec les régions thoracique et cervicale. et s'insèrent sur
autres muscles. Lorsqu'ils se contracten t de manière l'os occipital à la base du crâne.
unilnlérale. les érecteurs du rachis impriment à la ■ Los muscles multifidus sont situés sous les semi-
colonne un mouvement d 'inflex ion latérale. Oe la épineux et s'étendent sur Loule la longueur de l.~
même manière. la contraction de ces muscles reliés coloiuie vertébrale. Ils proviennent des é lé ments
à la tète tourne cette dernière vers le côté contracté. latéraux des vertèbres (processus artic ulaire en
cervical, processus trans verse en tboracique.
processus mamillaire en lmnbal) et. par un trajet
ascendant el oblique vers le dedans. ils viennent
Mus cles transve rsaires
. . s'i nsére r s ur les procossus é pineux des d eux à
e p1ne ux quatre vertèbres sus-jacentes. Les multifidus sont
Les muscles lransversatres épineux parlent des pro- retrouvés lout le long de la colonne mais son t p lus
cessus lransversl,s el joignent. pa r u n trajet oblique développés dans la région lombale. 61
r.;opynghted material
Dos
Roiateurs du 1ho<ax
\court et long)
Figure 2~4 9. MuKles du dos du groupe profond - les muscles traruversalres épineux et segmecntalres.
62
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Musculature du dos
• Les musdes rolaleurs du rachi~ sonl les plus Le nruscle senu-ep,neux du cou . inséré sur le
petits des muscles d u groupe des lransversa ires crâne, étend la lêle lors de sa conlraclion bi la térale.
é pineux. O n les retrouve sur Ioule la longueu r La contraction uni la térale imprime un mou vement
de la colonne mais ils sont plus développés da ns d'exlension et d'inclinaison bomolatérale. Ains i.
la région thoracique. Leurs fibres musculaires J., men ton est tou rné vers le haut el du côté de la
sont ob liques en haut el en dedan s, joignant un contraclion. Ces effets sont ide nliques à ceux des
processus transvers(~ à la racine d'un processus n1uscles é recteurs de la régiou du cou.
é pineux de la deuxième vertèbre sus-j11oe11te
[rolaleurs longs) ou de la verlèbre immédiatement Muscles segmentaires
s us-jaconle [court rotaleur).
On distin gue d eux grou pes de muscles segment:.i rcs
Lorsque les muscles du groupe des lransversaires (figure 2.49 et tableau 2.6) qu i onl u ne position
ép ineu x secontraclont de ma nière bilatérale, ils éten- profonde dans le dos et qui sont innervés par les
dent la colonne vertébrale, tout comme les érecteurs rameaux. postérieurs des nerfs splnaux.
du rachis. Leu r conlraclion un il atérale provoque un
n1ouvemen1 d 'inclinaison et de torsion rie la colon ne • Les muscles élévateurs des côles naissent sur les
vertébrale. les p rocessus épine ux étant atlhés vers processus transverses de la vertèbre CVII el des ver-
les processus transverses. Ainsi. le tronc esl tourné lèbres Tl à ·rx1. Lèurs fibres ont une orientat ion obli-
vers le côté ()pposé h la contracliou musculaire. que vers le dehors et vers le bas pour venir s'insérer
e
V,
'C
lllbluu 2.6 Muscles segmentaires du dos.
Copynghted material
Dos
sur la rote sous-jacente, près du tubercule costal. • le muscle oblique inférieur de la tille (fig,ues 2.49
Leur contraction provoque l'élévation de la côte. el 2.50 et tableau 2.7].
• Le second groupe de muscles segmentaires du dos
La contraction de ces muscles suboccipitatLx
regroupe les muscles interépineux. qui relient
mobilise l'articulation aU0Ido•axoïdie110e el provo-
les processus épineux adjacents, el les muscles
que l'ex tens.ion de la lèle.
intortransvorsaires , qui reliout les processus
Les muscles suboocipitaux sont innervés par le
transverses adjacents. Ces muscles jouent un rôle
rameau postérieur du pre mier nerf cerv ical. le nerf
importa nl dans le moinlie.n de la postu re en sta-
spinal C1. qui passe entre l'artè re vertébrale el l'arc
bil isa nt les verlêbres a(ljacenles lors des mouve-
postériCLLr de l'atlus. La vascu la risation de ces mus•
ments de la colonne ver-lébrale. Us facilitent ainsi
cles est assurée par des bra nches collatérdles des
!'net.ion des outres groupes musculaires du dos.
artères vertébrale et occipitale.
Les n1uscles suboccipitaux l.inùtent un espace,
le triangle suboccipital. comportant d'importan tes
Muscles suboccipitaux sln1ctures (figure 2.50). Les lim ites do cet espace
sont ,
Les muscles suboccipitaux sont petits et regroupés
sous ros occipital. dans la région cervicale supé· • le grand droit postérieur de la tête qui forme la
rieure. Us relient les verlèbres Cl (allas) et en (axis) limite médiale du triangle ;
entre elles el avec la base du crâne. Du fait de leLtr ■ l'oblique supérieur de la tête qui reprêsente la
localisation sous l'occiput. on leur attribue lo terme limite latérale;
de muscles suboccipilaux. fis comprennent : • l'obüque iuférieur de la tête qui en do110e la limite
inférieLlre.
• le muscle grand droit postérieur de la tête ;
• le muscle petit droit posté rieur de la tête ; Ce lr.i,mglc comporte le rameau postérieur de Cl.
■ le muscle oblique supérieur de la tête ; l'artère vertébrale el les veines associées à celle Artère.
Flg11re 2 .50. Muscles du dos du groupe profond - muscle1 su~occipi1aux. <• schéma montre également les limites du troangle
subocclpital.
64
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Introduction au système nerveux
INTRODUCTION
AU SYSTÈME NERVEUX
li est possible de diviser le système nerveux en dif-
férentes parties selon que l'on considère sa structure
o u ses fooclions :
■ d u point de vue de sa structure. on dislil1gue le
système nerveux central (SNC) du systèn,e ner-
Flgu,. 2.51. Système nerveu, central (SNO et système
veux périphérique (SNP) (figure 2.51l: nerveux périphérique (SNP).
■ du poin t de vue de sa foocâon, on distingue les
fonctions som;,,Uqucs des fonctions viscé ra les du
système n er veux.
f
J 'IW>l■au 2.7 Muscles du dos du grouf)f! des muscles suboccipltaux.
~
Copynghted matenal
Dos
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Introduction au système nerveux
spinaux destinés à l'innervation des membres supé- artères intercostales postérieures dans la région
rieurs el inférieurs. Le reofiemenl cervical intéresse thoracique el des artères lombales dans la région
la zone donnant les nerfs spinaux de CS à Tl, res- abdominale.
ponsables do l'i nn ervation des membres supérieurs.
Le renilemcot lombo$aéral de la moelle intéresse Ja Les artères spinales segmenlaiJcs passen t le foramen
zone donnant les nerfs spinaux de L1 à S3. inner- interve.rtébrJI el se divisent 11 tous les niveaux vorlé•
vant les membres inférieur$. braux pour donner les a_rtères radicuJa,ires antérieure
La surface de la moelle est marquée de sillons el postérieure. Ces artères radiculaires suJvent les raci-
(figure 2.53) : nes spinales antérieure el postérieure et les vasculari-
sent . Certa ines des artères spinales donnent également
■ le sillon médian antérieur court tout le long de la les artères médullaires segmentaires qui rejoignent
face antérieure de la moelle spinale: les vaisseaux longitudinaux à la surface de la moelle,
■ le sillon médian postérieur s'étend sur la face Les vaisseaux longitudinaux comprennent :
postérieure de la moelle:
• une artère s pina le anléricure provenant de la
■ le sillon intennédiairc postérieur est présent
cavité crân ie nne de la réunion de deux c:ollalérn-
de chaque coté, s ur la face postérola l/irale de la
les des artères vertébrales. L'artère spinale anlé-
moelle. Ces sillons intermédiafres correspo-n dent
-rieure court sur la face antérieure de la moelle,
à la zone de pénétration dans la moell~ spinale
parallèle au sillon médian antérieur;
des racines postérieures des nerfs spinaux.
■ deux artères s pinales postérieur es, issues d'une
Au centre, la moelle spinale comporte un petit branc he termJnale de c huç une ries artères verté-
brales (les a rlères cérébelleuses postéro-inférieu-
canal central entouré de la substance grise e t de la
res), provenant également de la cavité crânienne,
substance blanche :
Les artères spinales postérieures droite e t gauche
■ la substance grise est constituée des corps cel-
lu laires des cellu les ,mrveuscs. Ces corps cellu- Canal central
laires sonl organ isés en colonnes le long de la
moelle. En coupe Ira nsversale, ces colon,ies 001
lllle forme en H caractéristique de la partie cen-
trale de la moeUe spinale:
■ la substance blanche, constituée des e"l)ansions
des cellu les nerveuses, entou re la substance grise.
Ces expans ions cellu la ires prennent dos trajets
descendants Oll ascendanls pour gagner d'autres
niveaux de la moelle. Elles soul parfois deslillées
SIiion médian _ _ _ ::i•----;::::::::___ Sillon médian
antérieur PoStérteu,
au cerveau, Lransmellanl des it1formalio11s prove-
nant du cervea u ou allant au cerveau. r-- Sillon in1ermêdiaire
posLéneur
Vascularisation
Artères
Les artères de la vascularisation de la moelle ont
deux origines :
■ u n groupe de va isseaux longilucU naux naissant
avant l'extrémité supérieure de la moelle et des-
cendant sur la surface de celle-ci:
■ les artères nourricières pénétrant le canal verté-
bral par les foramens vertébraux. à c hacun des
ni veaux. Ces a,rlères spinah>.s segmentaires pro• Sillon médian an1érieur
viennent des a rtères vertébrn'les el des artères
Figure 2.53. Description de la moelle spinale.
cervicales prr,fonl)es dans la région du cc,u, des 67
Copynghted material
Dos
Méninges
Les mén inges (figure 2.56) sonl lrois me mbrn nes
concentriques qu i ento,<rent, protègent et soul iennenl
le cerveau et la u1oelle spinale au sein de la cavi té crâ-
nienne et du canal vertébral. On distingue:
• la dure-mère qui est la membrane la plus épaisse
el la p lus externe des trois:
■ l"arach.no"icle qui esl située à la face interne de la
dure-mère: Figure 2.54. Artë.rervascutarlsam la mol!Ue spl,ia le_
68 • la pie-mère qui adhère au cerveau et à la moelle A. Vue antérieure de la moelle spinale (toutes tes artères 0
spinale. sptnales segmentafres·ne sonr pas apparente.s).
Coi:,yn,ihted matenal
Anatomie régionale • Introduction au système nerveux
Artè<e mé<lvllalre
segmenta!l'e
Artère !ntêrcos1a1e
pos1éri&<Jr• gauche
Artère intercostale
postérieure droite Artè.re spinale segmentaire
- - Aorte
FiguN 2..54, tul'M. Artêres vascularlsant la moelle spinale. B. Vascularisation segmentail'e de la moelle spinale.
L'espace subarachnoïùien se trouve entre l'arach• filum appartenant à la pie-1nère). Cette terminaison
no'idé el la pie-mère, li <;Onlien l le liquide cérébro- 61 iforme de la dure-mère (la portion durale du 61um
spinal (LCS), lenninale) s'insère sur la face postérieure des corps
vertébraux coccygiens.
Dure-mère spinale La dure-mère donne des expansions tubulaires
La dure-mère spinale est en continuité avec la dure- latérales à chacun des niveaux vertébraux destinés
mère crânienne par le foramcn ·magnum de la base à entourer les nerfs spinaux el leurs racines. Ces
du crâne. Sile esl la membrane méni ngée la plus expansions participent à la c-0mposilion de l'enve-
externe des trois (figure 2.~6). Dans la cavité crâ· loppe (épinèvre) des nerfs spinaux,
nienne, l'une des couches de la d ure-mère esl adhé-
rente à l'os crânien el joue le rôle de périoste. En Arachnoïde
revru1che, dans le canal vertébral, la dure-mère est L'arachnoide est une membran.e fine el fragile dis-
séparée de l'os vertébral par un espace extradura l. posée con tre [mais non adhéren te) la l'a ce profonde
Dans sa partie toute terminale, le sac durai se rétré• de la du re-mère (figure 2.56}. Elle est séparée de
cil. en regard du bord inférieur de la vertèbre SHI, la pie-mère par l'espace subarachnoïdien. Cette
pour ne pl us constituer qu'un feu illet contenant le enveloppe se tennine au niveau de la vertèbre S!I 69
.filum terminale de la moelle spinale (la partie du (ligure 2,52).
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Dos
Dure-mère
Graisse ex1radurale- -4--
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Anatomie régionale • Introduction au système nerveux
ESj)aœ subarachnoidien
Artère spinaJe postérieure
Pi.-màre
- .itt- -+ - - ArachnoTde
Dure-mère
■ en dehors. c haque ligament dentelé donne, à ■ latéralement, par les pédicules vertébraux et les
partir de son bord libre, une série d'expansions fo.ran1e11s intervertébraux;
triangulaires traversant l'arachnoïde pour venir ■ en arrière. par les lames el le ligan1enl jau ne et.
s'insérer sur la face interne de la du.re•mère. s ur la ligne méd iane, par la racine des ligaments
inlorépincux et des processus épineux.
Les ligan1ents dentelés son t situés à mi-chemin
en tre l'émergence des racines antérieures el postérieu- L'espace exlradura l est l'espace situé entre les
res des nerfs spinaux, el maintiennent ainsi la moelle murs du canal vertébral c l le sac d uraJ. li contien t
spinale au centre de l'espace subarachnoïdien . u n plexus veineux vertébral enrobé d'un tissu
coJ1joncLif graisseW<.
Les processus épineux soul bien perçus à la pa l-
Organisation pation sur Ja ligne méd iane dan s les régions thoraci-
des différentes structures que el lombale du dos. Un fascia s uperficie l s'étend
C
entre la peau el les processus épineux. Dans la région
j au sein du canal vertébral lombalc, les processus épineux et les lames adjacen-
tes ne se recouvrent [)os. laissan t ai nsi persister des
Le canal vertébral esl limité :
espaces entre les arcs vertébrau x adjacents.
■ en avant. par les corps vertébraux, les disques Lors d 'une ponction lombaire. l'oiguil/e passe
intervertébraux et le liga me nt longih1di ool posté- entre les processus épineux adjw::enls. au trove/'ii des
rieur (figure 2.57); ligaments supro~pineux et inlcrépineux, puis pénètre 71
Copynghted matenal
Dos
Pifie,s du diaph<a91"8
Ligament longitudinal postôrieur
Psoas
1 Dure-mère
Aorte - -11-
Ligaments laUrtes
0ueue de cheval - -l-~ ~ .:::::::::::;;:,d\~ i;;;
Ugamen1u,terèp,neux
Ugamont supmôpinoox
Muscle carré des tombes
Muscles én,cteurs
du ractus
Artère tombale
Poau
Lame
/'~-~p" ce extmdural. /,'aiguille passe ensuite 011 tra- lions au SNC - les corps cellu laires des neurones
ve.rs de la dure-mère et de l'arachnoïde et entre dans sen.sillfs, qui provie1u1enl des cellules des crêtes
l'espace subarachnordien contenant Je lCS. neurales. son t regroupés a u sein d' un ganglion
spinal situé à l'extTém ilé distale de la racine pos•
térieure, au niveau du foramen intervertébra l ;
Système nerveux • la racine antérieure contient les fibres nerveuses
périphérique des neurones moteurs qui transmettent los infor-
mations depuis le SNC- les corps cellulaires des
Nerfs spinaux neurones moteurs sont situés dans la 1>arlie anlé-
rieure de la moelle spinale.
Chaque ne rf sp inal est relié à l.a moelle spinale par
ses ral:ines antérieure et postérieure (figure 2.58) :
Les rac ines antérieLtre et postérieLtre des nerfs spi-
• la ra cine postérieure contient les fibres nerveuses naux sont rallachées à la moelle spi na le par leurs
72 des neurones sensitifs lransmettaot des inforn1a- radicelles d'origûie. Q
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Introduction au système nerveux
Ganglion spinal
Nerl spinal
Rameau postérieur
Aad'œlles postérieures
Racine antérieure
Fibre nerveuse
Ra<lieelles aniérieures
somatique motric•,\, ~ - -
Uo segment spinal correspond à une zone de la cles des membres et du tronc. et la plupart des
moelle spinale donnant naissance aux radicelles autres surfaces do peau, à l'exception de certaines
antérieures et postéri.eures, dont le regroupement régions cutanées do la tôle.
dollJlera une paire de nerfs spinaux. Les nerfs spi•
naux sont forn1és par la réunion des racines a nlé· Près de la division entre romP,aux antérieurs el
rienre el postérieure d'u n même segmènl spinal. postérieurs, chaque nerf spinal donne naissance à
Chacu n des ne rfs spinaux se divise à la sortie de deux ou quatre pet.ils ra111eaux méllingés récurrents,
son foram(m intervertébra l ponr dollller deux bran- ll Ui retournent dans le foran1en intervertébral pour
ches principales : un petit ran1eau postérieur et un innerver la dure-mère. les ligaments. les disques
rameau an lérieur volumineux (figure 2.58) : intervertébraux et les vaisseaux.
Les plexus nerveux somatiques les plus impor-
■ le rameau postérieur innerve les muscles intrin• tants (cervical, brachial, lombol et sacral) sont
sèques du dos ainsi qu'une fine bande de peau du constitués à partir des rameaux antérieu rs.
dos: La moelle spinale étant plus courte que la colonne
■ le rameau antérieur in nerve la pl u pari des autres vertébrale. les racines des nerfs spinaux sont de plus
muscles squelettiques du corps dont les mus- en plus longues et pre11Dent un trajet de plus en plus 73
Copynghted matenal
Dos
En clinique
Copyngh1ed matenal
An.at omie régionale • Introduction au système nerveux
'O
~ ) , .,..v,..
. :t~·.
c,
C2
C3
C4
C5
C6
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Ganglioo spinal _ _ _ __,,
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LIV
LV
75
Copynghted matenal
Dos
Zone de 1ransffion
dans ta nomenclature Le nerl CS émerge scios to
des ner1s - - - - pédicule de la vertèbre CVII
C8 sort enlTe I»~ verlèhros C7 "t Tl puisqu'il n'existe périphériques du corps, Cette partie du SNC joue
que sept \lerlèbres cervicales. le rôle d'interface avec l'euvironnemenl intérieur
Ainsi, pour Lo us les nerfs spina ux à partir de T l , de l'organisme: eUe faille lien entre le SNC et les
l'émergenœ du canal vertébral se foll nu-dessous de organes ou structures internes.
leur vertèbre respective.
Partie somatique
DIVISION FONCTIONNELLE du système nerveux
DU SYSTÈME NERVEUX
La partie somatique d u système nerveux comporte :
CENTRAL
• les nerfs de Ja perce ption consc ie nte qu i appor-
Du point de vue fonctionnel. le système nerveux tent des inform ations provenant des régions péri-
peul être s ubdivisé en une composan te somatique et phériques el se dirigenl vers le SNC;
une composante viscérale : • les nerfs qui innervent les muscles squelettiques.
• la parti e somatique (•soma • esl le mol grec dési- Les nerfs sornc,liques naissent de manière segmen-
gnru1I lti corps) innerve les slruclutes provenant taire, selon un schéma identique à celui des somites. le
des somites (peau et muscles squelett iq ues). Cetto long du SNC en développement. Les somites sont éga-
partie du SNC permet Ja communicatio11 avec lement organisés de maruè.re segmentaire de chaque
l'environ ne me nt extérieur: côté d u tube nellrnl [6gure 2.61). Une partie de cha-
• la partie viscé rale (« viscera » esl le mol grec dési- que somHe (le dermalomyolome) donne les muscles
gnant los intestins) irmerve les organes du corps squelettiques ainsi que les torritoiros sensitifs de la
76 ainsi que los m uscles l.isse el les glandes des zones peau. Au cours de leur différenciation, les cellules du 0
Copynghled matenal
Anatomie régionale • Division fonctionnelle du systè me nerveux ce ntral
Crête neurale
Muscles êplaxlaux et dcnnatomos
NO!ooorde
Tube neural
Somite
EctOde,me
Muscles hypoaxiaux
et dennatomes
Oormatomyotome
Cavllê
oorporelle Mêsoôerme, plaque latérale
(coelome)
Mêsoderme Intermédiaire
EndOdem,e
-~
j Figure 2 .11. Différenciation des somites chez un embryon au stade tubulaire.
-
~
derrnatomyolome n\igtent vers les régions postérieures Les cellu les nerveuses qui se développent dans
(dorsales) et antérieures (ventrales) du corps : les régions antérieures du tube oeuraJ donnent des
expansions périphériques vers les zones antérieures
• les cellules à migration antérieure do011ent nais• el postérieures des derrnatomyotomes en développe-
saoce aux muscles des membres et d u tronc (mus• ment (figure 2.62).
cles h ypoaxiaux) ainsi qu'aux lerrito.ires sensitifs Simultanément. les cellules provenant des cel •
de la peau qu i y sont associés; Iules des crêtes neurales (cellules p roveoan l de
• les cellules qui migrent vers l'arrière donnent nais- replis lors de la formation du tube neu ral) se diffé-
sance aux m uscles intrinsèques du dos {muscles rencient en neurones de chaque côté du tu be neu -
épiaxiaux) ainsi qu'aux dermatomes qui y sont ral e t donnent des expa11sions médiales e t latérales
associés. (figure 2.63 ) : 77
Copynghted matenal
Dos
se projetant=
Axone de neurone moteur
les muSdes
se développant dans le oormaiomyotome
7
- - - - Muscltl hypoa-xlaux
jl "'
<
v;
Neurone mo1eur
Figure 2.63. Neurones somatiques sensitifs. Les traits bleus matérialise-nt les nerfs moteurs el les traits rouges les nerfs sensitifs.
78
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Division fonctionnelle du système nerveux central
■ les expansions médiales passent dons la part ie de la pe(,u sur la surfoce du corps. Le dermatome est
postérie ure du tube neural; lu zo11e cutanée innervée par un niveau de la moelle
■ les expansions latérales passent dans les zones en spinalr:, ou, si l'on considère un côté du corps. par un
d ifférenciation des dermatomyotomes ndjacents. nerf spinal donné.
Les territoires c utanés couverts par les derma-
Les neurones se développant à partir des nHuro• lomes se chevauchent. ma is il existe. pour c haque
nes de la n1oelle spinale sont des oeuroo.e s moteurs der1natome, une zone cula11ée spécifique do co der-
alors que ceux se développant à parlir des cellu les matome permettant de l' ide nlifier. Cette ione n'est
des crêtes neurales sont des neurones sensitifs. innervée que par le nivea u de la moelle s1>lnale du
Les fibres somatiques sensitives et motrices du tube dermatome concerné. Cher. un patient conscient. le
neural (à distribution segmentaire) vont faire partie clinicien évalu8 par le toucher ces zones autonomes
des nerfs spinaux el de certains des nerfs crâruens. pour identijïer w1e lésion d'un nerf spinal spéc;iftque
Des corps cellulaires d e cellules sensitives pro- ou d'un niveau de la moelle spinole.
venant des cellules des crêtes neurales et situés en
dehors du SNC se regroupent el constituent des gan•
glions sensitifs. En clinique
Schématiquement. toutes los informations sensi·
lives emprunten t la partie postérieu re de la moelle
Zona
spinale et toutes les fibres motrices occupent la par• Le virus herpes zoster. ou virus herpétique, est
He antérieure. l'agent viral responsable de la varicelle chez les
Les neurones somatiques sensitifs lransmetlen l enfants. Chez certains patients, le virus reste
lïnformation de la péripbérie vers le SNC et s011 I quiescent au sein de cellules des ganglions spinaux.
également dénominés cellules somatiques sensiti- Dans certaines circonstances. le virus est à nouveau
ves afférentes ou système somatique afférent. Les activl,, emprunte les axes neuronaux de la cellule
informat ions apportées par ces nerfs concernant la pour gagner le territoire cutané innervl, par le nerf
température. la douleur. le toucher cl la proprio· (le dermatome). Il s'ensuit une éruption cutanée
cepli on. /,Q proprioception est le sens permettant de associée à des douteurs intenses. La localisation
détetmine,· la position et fos mo11veme111s de l'oppa· précise sur le dermatome de la douleur et de
reil musculosquelettique grâce à des copteut'S spécifi- l'i,ruptlon est caractl,ristique de cette pathologie
ques situés dons les tendons et les muscles. que l'on appelle le zona.
Les fibres somatiques motrices transmcllcnl des
informations depuis le SNC vers les muscles sque-
lettiques. On les appelle également les c:ellules
somatiques motrices efférentes ou système somati• Myotomes
que efféreoL Toul comn1e les fibres somatiques sen- Les nerfs somaUques moteurs lrulialemenl associés
sitives qui provienne nt de la périphérie, les fibres à un somite spécifique naissent de la région anté-
somatiques motrices peuvent être très longues. Elles rieure de la moelle spinale el participent à la J'onna-
s'étendent en effet du corps cellulaire au sein de Lio11 d u nerf spinal en s'associant aux nerfs sensitifs
la moelle spinale jusqu'aux cellules musculaires du même son1ile. Ainsi. chacun des ne rfs spù1aux
qu'elles innervent. contient des fibres somatiques motrices desti nées
aux muscles provenont du somite corresponda nt.
Le myotome esl la partie d'u n muscle squelettique
Dermatomes qui est innervée par un seul el même lle1·f spinal
Les cellu les appartenant à un somite déterminé se ou. si l'on considère la moelle, par w1 seul niveau
développent dans le dermatome correspondant. médullaire.
Les fibres somatiques sensilives de ce même somite Les myotomes sont plus difficiles à lester que
empru ntent la région postérieu re de Jo moel le spi· les dermatomes. car un même muscle squelettique
nale li un n iveau spécifique et 11p1,artienne nl à un c;onlie nt fJlusieu rs myotomes el est donc innervé par
nerf spi nal spécifique correspondant (figure 2.64). plusieurs nîveau.x de la moelle spinale (figure 2.65).
Chacun des nerfs spinaux transporte les informa• L'analyse de la mobilité de plusieurs articulations
lions sensitives son1atiques d'une zone détermù1ée peul êlre utile pour localiser une lésion Survenue à 79
Copynghted matenal
Dos
caudal
RéglO<l auionome du
dermatome C6 (zone
sans chevauchemen1
des detmatomes)
Copynghled matenal
Anatomie régionale • Division fonctionnelle du système nerveux central
Somite
/
t
81
Copyngh1ed matenal
Dos
La partie motrice du syslèmè viscéraJ est t,ppe- Les neurones sensitifs viscéraux provien·
lée système autonome du SNl' ou système nerveux nent des cellules des crêtes neurales el donnen t
autonome el se subdivise en deux parties : le sys- des expans ions en dedans vers le tube 11eural ou
tème sympathique et le système parasympathi- en debors vers les différentes zones du corps en
que. déve loppement. Ces neurones sensit.ifs el leurs
La partie viscérale du système nerveux présen te expansions constituent les 6bres viscéra les affé-
une organisation segmen taire issue d'un développe- rentes qui apportent à l'organisme les cbémoré-
ment qui suil le même schéma pour la partie soma- cepleurs. les mécanorécep teurs et les récepteurs
tique du système nerveux (figure 2.66). à l'ét.iremen t.
Neurone moteu,
prégangfloonalre
dans la rég;on taté<ale
du SNC (moelle spinale)
cavité corporelle - -; -
(coelome)
En pè11~é11e,
vaisseaux sang1J1ns.
glandes mLrSdes-
erectours des potls
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Anatomie régionale • Division fonctionnelle du système nerveux central
Copyngh1ed matenal
Dos
Pértphérle Organes
• ..........
l es nerts sympathiques suivent les mêmes
.. .. .••
•• . ..•
.....:......
trajets que tes nerfs somatiques vers la :
périphérie (glandes. mUSdes lisses}
... .
.... ....... .
Cœur
0
••
i!
.0
~ Intestins
Ia .
•
!l
X
l
..
•
•
••
ï~
t
,,.
;-
6
Organes pelviens
84
Copyngh1ed matenal
Anatom ie régionale • Division fonctionnelle du système nerveux central
les racines antérieu res . Elles empruntent ensuite Innervat ion sympathique
les nerfs spinaux , les rameaux nerveux spinaux
antérieurs el gagnent les troncs sympathiques.
périphérique au nivea u d' orig ine
Chac un des troncs est si tué sur chacun des côtés des f ibres prégang lionnaires
de la colonne vertébrale (e n situation paraver- Les fibres prégangl ionnaires sympalhlqul!s font
tébrale) el en avant des rameaux nerveux anté· des synapses avec les neurones moteurs poslgan-
rieurs. On retrouve tout le long de ces troncs des glionnaires au sein du ganglion pnravertébral. Les
ganglions segmentaires consti tués par le regrou- fibres poslganglionnaires quillcnl alors le ga nglion
pement des corps cellulaires des neurones post• el empnmlenl à nouveau le romeau nerveux spi-
ga nglion naires. Les neurones préganglionnaires nal autérieur pour être e nvoyées vers différen tes
ont des synapses avec c11s c:orps cellulaires post- régions du corps avec d'autres branches périphé•
ga nglionnnir es au sein des ganglions. Chaque riques provenant des rameaux an térieurs el posté•
rameau nerve ux spina l an tlirieur est ainsi relié à rieurs (figure 2.69). Ces fibres innervent différentes
un tronc sympathique ou à un ganglion par u n structures de la pé riphérie du corps dans des régions
raiueau communicant blanc dans lequel chemi • qui dépendent du nerf spinal d u niveau considéré.
nent les fibres sympathiques préganglionnaires. Le rameau communicant gris, lui, relie cliJ:ecteme nt
Sa coul eu r blanche lu i est conférée par les fibres le tronc sympathique ou un ganglion paravertébraJ
de myéline qu'ü contient. i,u rameau ne.rveux spinal antérieur. Il contient des
Ces fibres sympalhiquos préganglionnaires qui pénè- fihr-es postganglionnaires. Sa couleur grise lni est
trent dans les ganglions paroverlébraux ou qui rejoi- conférée par les fibres postgaugl.io1maires amyél i•
gnen1 les troncs sympall1 iques assurent lï11nervation niques. Ce faJlleau conm1unicanl gris est situé en
sympathique à des ttivoaux variables décrits ci-après. dedans d u rameau communicant blanc.
Ran,eau
l)<l$1é<ieur
....................................... ''
...
.......
. . .. •···Rameau spinal
OtstribuOOn périphérique des nerfs
.... .•••. , •••. anté"ueur
sympathiques ellemlnant dans les
branches terminales cutanées
des nerfs spinaux T1 à L2 Nerf moteur (provenan1 du rameau
spènal anlêrieur} destiné aux gia:ncles,
muscles Usses. vaisseaux sanguins
at muscles érectoors des polis
su, fa dermatome no
Figure 2.69. Trajet des fibres sympathiques vers la pêrîphérie par le nerf spinal de leur propre niveau d'émergence de la
moelle spinale.
85
Copynghted material
Dos
DeCt ouC2 à ~
.....
...
··•. .................
~
...,,.i:
DeL3àCo
DistribUlion pêripllériquo des
libres sympathiques descendantes Rameau communicant blanc
·1
...''..··
.
... , ......... ' ...........
Tronc sympathique paravertébï •.
.
Figure 2.70. Trajet des nerfs sympathiques vers la périphérie empruntant d'autres nerfs spinaux que ceux du niveau d'êmergence.
86 0
Copyngh1ed matenal
Anatom ie région ale • Division fonctionnelle du système nerveux central
.-,.~•;l(
.-:-··,.
..:~
/
.
.. Région cer,Jcale
..........
N&rl$ sympathiques cardiaques Tronc sympathique ..•·····
.•· Rameau
communk:anl
gns
T1 à T4
Rameau
communicanl
blanc
Plexus cardiaque
Nerfs cardiaques sympathiques
Copyngh1ed matenal
Dos
parasympathique pour cons Uluer les plexus situés • les ne rfs spi na ux compris entre S2 cl S4. Les
contre les organes c ibles ou 11 proximité (pa r exem- fibres purasympalhiques sm;rales in nervent les
ple plexus card iaque, p lexus pu lmona ire). Les bran- organes vi$céruux inférieurs, les orgox1es pelviens
ches nerveuses qu iua nt ,tes p lexus Innervent les el les nrlères dt)S corps é rectiles du périnée.
orga n~s. Les organes du crâne. du thorax et du cou
sont irlllervês par les niveaux de la moelle s pinale Toul cotume les nerfs moteurs viscéraux du sys-
compris entre Tl el T5. tème sympaUlique, les nerfs moteurs viscéraux du
système parasym J>athiquc e mp:run1enl des voies à
deux neurones avec un rela is synaptique. Les neu-
Innervation sympathique rones prégonglionna ires sont sil11és dans le SNC el
leurs oxones qui1lent le SNC par les nerfs crâ niens.
de l'abdomen, du pelvis
et des surrénales
Les fibres sy mpathiques prégangtionnaires e mprun-
Fibres préganglionnaires
tent parfois le LJ'onc sympothique el les ganglions parasympathiques sacrales
paraverléhra ux sans relais synaptîque. Ces fibres s·as- Dans la région sacrale. les fih res para,)'mpnlh iques
semblen1pour former les11erfs splanchniques (grand, préganglioru,aires forme.ni des 11el'fs visc:éraux spé-
petit, imus [ou inférieur], Jornbal el sacral) destinés cifiques (les nerfs splanchniques pe lviens) qui pro-
aux régions abdominales el pelviennes (figure 2.72). \lie,ment des ran, eaux ru1lérieurs des racines S2 à S4
Les fibres préganglionnaires de ces nerfs proviennent el pénètrent la partie pelvienne du p lexus prêverlê-
des niveaux de la moeUe com11ris enlTe T5 c l L2. bral qui entoure l'aorte abdominale. Ces fibres sont
Los nerfs splanchniques fonl générnlcmenl relais destinées aux organes pelvie ns el abdonlina ux pro-
au niveau des gangl ions situés autour des racines dt'.s ches des vaisseaux. Los neurones moteurs poslgan-
a.rlèresdegros calibre provena.111 de l'nnrlenbclominnle. glionnaires son t situ és dans .la paroi dos organes. En
Ces gangliçms appartiennent à un importa11l plexus revanche, en ce q ui conctirnc les intestins, les fibres
prévertêbral recevant également des afférences depuis préga11glionnaires n'ont pas de rela.is parasympathi-
Je système parasympathique du système nerveux que poslgangl ionnaire; les synapses se fon t directe-
autonome. Les fibres sytnpaUJiques poslganglionnai- ment sur les neurones du ganglio n en térique.
res quittent ce plexus el courent le long des axes arté-
riels vers les organes abdontlnaux el pelviens.
Certaines des fibres préganglionna ires du plexus Fibres préganglionnaires
prévertébral ne prennent pas de relais au sein des
ganglions sympath.iques d u plexus mois se ren-
parasympath iques des nerfs
d ent directemen t aux glnndes su rrénales pour se crân iens
connecter avec les cellules de la médullosu rrénale. Les fibres motrices préganglionnaires parasympa-
Ces cellules sont ana logues /1 des ne urones postga n- tb iquos des nerfs crânie ns III. Vil el IX se séparen t
glionna irns sympnlhiques ma is sécfèlen1 de l'adré- du reste des nerfs el pénètrent dan s l'un des quatre
tmline ou de la noradrénaline. ganglions de celle régio n pou r se co,mecler uvec les
ne,trones moteurs poslganglionnafres. Ces quatre
ganglions sonl situés à proximité des branches
Système parasympathique principales du nerf V. Les fibres poslganglionnaires
quillon! alors le ganglion, s'associenl aux fibres du
La partie parasympathique du sys1è111e nerveux nerf el rejoigne nt leur organe c.ible (tissus salivaire
aulonom.e dll SNI' [figure 2.73) provie nt des régions el n1uqueux. glandes lacrymales : muscle pupillaire :
crâniennes el si,cra les du SNC et ncc:ompogne: muscles ciliaires).
Le nerf vague (X} donne des branches viscérales
• lns ner[s crâniens Ill, VU. IX ,.,t X. Les nerfs c râniens le long de son lrajel. Ces branches 1>artic ipcnl à la
UJ, VU el IX ache,ninenl les fibres parasympathi- formation des plexus deslinés a ux organes lhoraci·
ques à œrlains organes de la léle el du cou alors ques ou a u plexu s préverlébral de l'abdomen e l du
que le nerf vague (XJ innerve ijl l plus dos orsanes pelvis. Non1bre de ces plexus contiennent égalemen t
88 Lboraciques el lo plu11arl des organes abdominaux: des fibres sympathiques.
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Division fonctionnelle du système nerveux central
l1 à L2
Rameau
coovnunicant blanc
1 - - h l - - Plexus p<évertébral
et ganglions Rameau
Aone communicant gris
Flgu"' 2.72. Trajet des nerfs sympathiques destinés aux organes abdominaux et pelviens.
89
Copynghted matenal
Dos
[111]
...•....••.............•... 1 ~ ),
Gangbon ciliaire ~ t •f,C;i~
Contractloo pupillaire
VII
pt= i;· · · ~·..~· ·:~~' \ Glan<le pa,ollde
IX ••
~:........... .f ' . ,.
Glandes sallvalres
.....................,.:.•· ~-"'
(X)
Ga.ng!ioo sous•maxillaîre
Fibres parasympathiques
efférenles crâniates
accompagnant les ner1s crâniens
Cœur
Fib18$ pa,asympathtques
elférenlés .acrales
accompag,,an1 tes nerts
sl)lancl1niQues pelviens Synapse avec les cellules
nerveuses du système entêrique
Intestins
Organe.s pelviens,
sympathiques
Innervation viscérale Les 6bres sensitives viscérales suivent le trajet des
fibres sympathiques el entrent dans la moeUe spinale
sensitive (afférences
aux mêmes niveaux segmentaires. Néanmoins. ces
viscérales) fibres sensitives peuvent également entrer dans la
90 Les fibres se llsilives viscérales accompagnent habi- moelle à des niveaux. différents de ceux des nerfs
tuellement les fibres motrices viscérales, moteurs associés. Ainsi. les fibres sensitives viscérales
C:o~vn,ih e" matenal
Anatomie régionale • Division fonctionnelle du système nerveux central
du cœur peuvent gagner la moelle à des niveaux plus réflexes contrôlent le péris taltisme, la sécrétion el
élevés qu'en Tl . Les fibres sensitives vis<--érales ac.com- le tonus vasculaire. Ces activités rénexes fonction•
pagnanl les fibros sym pathiques ont pour rôle essentiel neul indépendamment du con trôle cérébral ou de la
Ja détection de la douleur. moelle spinale. Néanmoins. el.les peu vent /llre modi-
fiées par les inn ux parasympath iques prégangl ion-
naires ou sympaUtiqu es postgonglionnaires.
Fibres sensitives viscérales Les inforntations sensitives provenant du système
entérique sool renvoyées au SNC par les libres sen-
accompagnant les fibres sitives viscéra les.
parasympathiques
Ces fibres sont contenues dans les nerfs IX e t X ainsi
que (fans les nerfs spinaux S2 à S4. Plexus nerveux
Les fibres sensitives viscéra les d u nerf IX trans-
mellent les informations provenant des chémo- Les p lexus nerveux sont <le rnllu rc somatique ou
récepteurs el des barorécepleurs situés dan s les viscérale. Us comprenJ1e n1 des fibres provenant de
parois des artères principales du cou et dans le différents niveaux de la moelle et de différentes ori-
pharynx. gines nerveuses, ce qtù leur permet de reconstituer
Les fibres sensitives viscéra les du nerr X provien- des nerfs a ux destinations diverses (figure 2.75). Les
ne nt des organes du cou . des vaisseaux pri nc ipaux, plexus entériques génèrent également des activités
el des organes du thor/lX e l de l'abdomen. réflexes indépendantes du SNC.
Les fibres sensitives viscérales pelviennes el de la
partie terminale d u côlon chemi ne nt dans les raci-
nes S2 à S4. Plexus somatiques
Les fibres sensitives viscérales q ui accompagnent Les principaux plexus somatiques issus des ramfmux
des fibres parasympathiques soul essentiellement antériew·s des nerfs spinaux sont les plexus cervical
impl iquées da ns la transmission a u SNC d'infor• (Cl à C4), brachial (CS à Tl ), lombal (Ll à L4), sacral
ma lions conc.;erna nl le déroulement d'événements [L4 à S4) et coccygien(SS à Co). Les rameaux antérieurs
physio logiques normallx au sein des organes ou les des nerfs spinaux thoraciques ne participent pas à la
activités réflexes. formation des plexus. ù l'exception du nerf spinal T l.
SYflllalhique
tt
prêganglionnalre
l l
.......... Sympalhlque
postganglloonalre
Parasympa1hlque
p,égangfionnalre
l\tté,eoee viscérale
Vaisseau sangU1n
J
l\tfé,enoe vagale
_ _ _ __,_ Mèsentére
Couche musculaire
longitudinale
Couche l'l"M.lsculalre
circutaire
Péritoine
Ptexus myentérique,- ~
l_ Système nerveux
I
Plexus SOUS•fflUQll9U)t - - - - - - - - - - - - - '
entérique
Muscle SOUS·
muqueux
Sous-muqueuse
spinale. Souvent, ce phénmnène se produ it lors- cutanée. La douleur venue d'une région à foible
que l'inform-alion douloureuse vient d'une Nlgion innervation peul alors être perçue co1nme venanl
comnte les intestil1s qui ont une faible quanHlé de d'une région plus riche en fibres nerveuses.
fibres sensitives. Ces fibres afférentes en petit nom· La douleur esl le plus souvent projetée d'une
bre convergent vers dos neurones à un niveau de région viscérale à une région d'innervation soma-
la moelle spinale correspondant qui reçoivent éga- tique dépendant du même niveau de la moelle
92 Jement des fibres nombreuses venues d'w1e région spinale.
Copyngh1ed matenal
Anatom ie régiona le • Division fonctionnelle du système nerveux central
-~ "
Parasympathique (X)
\
Plexus cervical
rameau:)( antérieurs
,<
ltce
Cj,
' - - - ' -- - - - Branches cardiaques
C7
deC1 à C4
l'---- Branche pulmonaire
Plexus brachial
rameaux aniétieurs
doC5à T1 T<
Tl!
T6
l7
r
aortique
11,
no
1 Tronc vagal
Nerls -1-----'L+-~,,;!.=--~
splanchniques
Ptex us prévertébral
Plexus lombal
rameaux antérieurs
doL1àL4
Plexus sacral
rameaux antérieur'$
de L4 ou l.fj il $4
r__, Nerfs splanchniques sacraux
Nerfs splanchnlques pelviens
do S2 I! S4 (parasympa1hiquos)
Ganglion impair
La douleur peut aussi litre projetée d'une région par le nerf phrénique. peul être projetée au niveau de
somatique à l'autre. Par exemple, l'irritation du péri- l'épaule. qui est innervée par des nerfs som<.1tiques
toine à la face inférieure du diaphragme. qui esLinnervé venus du même ni veau de la moelle sphiale. 93
Copynghted rnatenal
Dos
Anatomie de surface
Anatomie de surface du dos Courbures primaire
Certai ns repères du dos son t utilisés en pratique
et secondaire dans
clinique, pour loca liser dtis groupes musculaires le plan sagittal
o u pour tester des nerfs périphériques, pour repé-
Vue de profil. la colonne vertébrale normale présente
rer des régiOllti du dos o u encore pour estimer la
des courbures primaires dans les réglons thoracique el
position approximative de l'extrémi té de la moelle
sacrococcygienne ainsi que des courbures secondaires
spinale. Ces repères permellent également de
dans les régions cervicale el Jombale (figure 2.77). Les
loca liser les organes postérieurs du U1orax el de
courbures primaires sont concaves vers l'avant el les
l'abdon1en.
co1ubures secondaires sont concaves vers l',urièœ.
Copyngh1ed matenal
Anat omie de surface • Anatomie de surface du dos
épine de la scapula - - - - - . .
Figun, 2.78. Reliefs osseux connituant des repères; dos d 'une femme.
95
Copyngh1ed matenal
Dos
muscles et des structures voisines de la colonne ver- m.ina le antériou, e, jusc1u'à la crête iliaque posté·
tébrale. Parmi ces relîefs, on retiendra la protubé- rosupérieure prochA de ln base du dos. La crête
ronco occipitale externe. la scapulo et la c rête iliaque iJJaque posté ros upé rie ure es t souven t v is ualisée
(figure 2.76). comme uJ1e fossette sacra le d~ chaque côté de la
La protubéra nce occipitale externe est palpée sur Lign e médiane.
la ligne médiane. à l'arrière de la tête, juste a u-dessus
de la limite d'implantation des cheveux.
L'épi ne, le bord médiul c l l'angle inrérie ur dr. lu
scapula sont souvent foci lemenl v is ua lisés et nette- Comment identifier
me nt palpables. les processus épineux
La crête iliaque est palpable s ur tou te sa lon•
gueur. depu is la crê te iliaqu e a ntérosupéric ure, L'iclcnlific.1tion d es processus épineux vertébraux
située au bord inférie ur el laté ral d e Ja paroi abclo• (figure 2.79A) permet de se repérer le long cle la
localisation de la p,01ubêfance
- - - - - - - - occipitale externe
J - - - - - - - -- Processus ep,neux de CIi
Processus
- - èpineUlC de CVII
Processus
·êpineux de Tl
Figure 2.79. LocaliSiltio11 des processus éptneu_x dv do~. A. Che.t l1homme. 8. Chei: la femm~ nvque flé<hie. Les proc:es.-sus
êpin~ux s.aillnn~ d~ CVII et d~ TI sont indiqués. C. 0 1e1 la femme la nuque. fl'échle mettant en êvldence- I«! llgame:nt nuchal.
96
Copynghled matenal
Anatomie de surface • Anatomie dè surface du dos
colonne vertébrale et facil ite la localisation cles qu'en région thoracique. Le sommet de leur processus
structures profondes. telles que les extrémités infé- épineux rellète mieux la position du corps vertébral
rieures de la 111oelle spi na le ou de l'espace subara- oorrespondanl. Ainsi, le processus épineux de UV se
ch no'idien. trouve proche du niveau du corps vertébral de LI\/.
Le p.rocessus épineux de la vertèbre en esl iden-
tifié à la palpation profonde comme le relief osseux
le plus baut sur la ligne n1édiane, iuunédiatement Repérage de l'extrémité
sous Je crâne.
La plupart des processus épineux. à l'exception
inférieure de la moelle
de celui de CVIl, ne sont pas nettement palpables spinale et de l'espace
car recouverts par les parties molles. subarachnoïdien
Le processus épineux de CVU esl lmbituclle-
ment visible sous la forme d'une sa illie su r la lignti La moelle splnale n'occupe pas toute la longueur du
médiane à la base du cou [figure 2.79.8 ). cana l vertébral. Cbez l'adulte, elle se termine babi-
Le ligament nuchal s'étend entre CVII el la pro- 1uelle1ne11t en regard du disque entre les vertèbres
tubérance occipitale externe du crâne. Ce ligament L.I el LU; néann1oi11s. elle peul égalemeul se termi-
apparaît n.e llemenl comme une c:rêle longiludinale ner plus baut, au niveau de TXIl ou. au contraire,
lorsque la nuque csl fléc hie (figure 2.79C). plus bas, au niveau du disque e ntre les vertèbres
Le processus épineux de Tl apparaît comme une Lll et Lill. L'espace subaracbnoïdien. lui. se termine
prolubéra nce sur la lign.e médiane el se trouve sous approxin1ativemenl au niveau de la vertèbre Sil
le processus épineux de CVIl. n esl souvenl plus (figure 2.801\).
saillant que le processus de CVU. U est indispensable de pouvoir identifier les pro-
La racine de la scapula se situe au même niveau cessus é pineux des vertèbres Jomba les dans la mesure
qne l e processus ép ineux de TlH. et l'angle infé- où c'est dans la région lombale basse que l'espace
rieur de la scaµula se situe au niveau de lu vertèbre subarachnoïdie n peut être abordé sans risquer d'en-
TVIJ. dommager la moelle spina le. Le processus ép.ineux
Le processus épineux de la vertèbre TXII esl au de LIV esl situé sur une ligne horizontale joignant les
niveau de la mi-distance enlre l'angle inférieur de 1(1 sommets des crl!les iliaques. Da ns la région lombale.
scapula el le sominel de la crête iliaque. le sommet des processus épin eux est situé en regard
La Ligne horizontale joignan t les deux sommets de leur corrJS vertébral. L'espacesubaracbuoïdien est
des c rê tes iliaques croise la ligne médiane au niveau accessible e ntre les vertèbres LIIl et LIV ou entre LIV
d u processus é pineux de LIV. Les processus épineux et LV sans risque de lésions spinales (figure 2.80B).
de Llll el de LV son t facile ment pal pés au-dessus et Cet espace se termin e au niveau de la vertèbre Sil.
au-dessous du processus épineux de LIV. repérée par les fossettes sacrales marquant les ép i-
Les fossettes sacrales indiquent la position des nes iliaques postérosupérieures.
épines iliaques poslérosupérieures. Elles incliquent
également le niveau du processus épineux de S il.
Le sommet du coccyx esl palpable à la base de
la colonne vertébrale entre les masses musculaires Repérage
fessières. des principaux muscles
Les processus épineux des vertèbres ne sont pas
toujours dans le plan horizontal de la vertèbre 'à Certajns des muscles intrinsèques el extrinsèques
laquelle ils appartiennent. Dans la région thoraci - du dos peuvent être identifiés el palpés. Les p lus
q ue, les processus épineux sont longs et fortement volumineux de ces muscles sont le trapèze el le
obliques vers le bas, expliquant que le sonrmet de grand dorsa l (latissimus dorsi) (figure 2.81A,B).
ces processus se trouve au niveau du corps vertébral La translation volon taire de la scap ula vers la
de la vertèbre sous-jacente. Ainsi . le somrnel du pro- 1igne médiane accen tue le relief des rhomboï-
cessus épineux de Till est au n ivea u du corps de la des (figure 2.81C) qui sont situés sous le trapèze.
vertèbre TJV. Les muscles élévateLtrs de la scapula sa présentent
Dans les régions lombale el sacrale. les processus épi- comme deux colonnes lo ngitudina les séparées par
neux sonl babiluollemenl' p lus courts el moins obliques la ligue média11e (figure 2.81A). 97
Copyngh1ed matenal
Dos
Aigulne - -- - - - - - - - - - - -
Fig·u re 2.80. Niveaux de terminaison de la moelle spinale e.t de l'espace subarac.hnoTdfen. A . Chez l'homme B. Che2 une
iemme allongée sur le côté en position fœtale. Cette positJon provoque la saillie des processus êpineu,x deS vertèbres
tombales et ouvre les espaces emre les a rcs vertébraux adjace nts. le liquide cérèb1ospinal peut être ponctionne de
l'espace subarachnoidlen dans cette région lombate basse san$ l'lsquer d'endommager la rnoelle $pinale.
98
Copynghted matenal
Anatomie de surface • Anatomie de surface du dos
Grand dorsal
(Jatisslmus dorsi)
- - - Petil thomboîde
- - - - - Grand fhomboîde
Figu,-. 2.81 . Musdes du dos. A. Chez l'homme : le latissimus dorsi, le trapèze e t tes muscles érecteurs du rachis sont mtS e11
~ relief. MusdéS du dos. B. Chez l'homm& les bta.s en abduction pour a«e.ntuer le feUef des botds du musde. grand dofsal
0
0 (latlssimus dorsl). C. Chez. fa femme avec la s-<apufa très basculée et rétractêe, permettant de mettre en évidence les relîefs des
N
musde-s rhombotde~.
0 99
Copyngh1ed matenal
Dos
Cas cliniques
Cas 1
Appendicite Bien que l'appendicite soit une pathologie
Un jeune homme se prêsente aux urgences se fréquente, d'autres pathologies intra-abdominales
plaignant de douleurs abdominales diffuses de ou pelviennes peuvent être révélées par les mêmes
type crise colique. la douleur devient continue symptômes.
et se localise dans la fosse iliaque droite. Il est
pris en charge par un chirurgien viscéral et une
appendicectomie est réalisée, retrouvant un
appendice inflammatoire. les suites opêratoires
sont simples.
Lorsque l'appendiée présente une réaction
Inflammatoire, les fibres sensitives viscérales sont
stimulées. Ces fibres gagnent la moelle spinale
avec les fibres sympathiques au niveau de la
moelle spinale en TIO. La douleur est alors perçue
sur le dermatome no qui correspond à la région
ombilicale (figure 2.82). La douleur est perçue de La doulour eS1 lnte!J)rélée
comme p,ovenan1 des nerts ,
manière diffuse dans cette région cutanée; dés senshfls somatiques
qu'une ondulation péristaltique traverse la région
1/éocœcale, la douleur revient Cette douleur
Intermittente et récidivante est qualifiée de douleur
colique.
A un srade plus avancé de la pathologie,
l'appendice entre en contact avec, et irrite, le
péritoine pariétal de la fosse iliaque droite Innervé
par des nerfs sensitifs somatiques. La douleur
qui est perçue est constante et localisée" Elle
prédomine sur la douleur colique précédemment
décrite. Le patient ne perçoit plus la douleur
pr ojetée dans le dermatome Tl O.
Cette description est celle d'une douleur
appendiculaire évolutive typique. Néanmoins,
les caractéristiques de la douleur appendiculaire
peuvent varier. L'appendice a une position
Nefl sensllit
rétrocœcale dans près de 70 % des cas; ainsi, soma11que
l'appendice peut ne jamais entrer en contact
avec le péritoine pariétal antérieur de la fosse
Iliaque droite. Par ailleurs, l'appendice est parfois Le patient ressent une
très long et se retrouve au contact d'autres douteur diffuse sur te
organes abdominaux. Le patient peut ainsi dermatome T10
décrire d'autres symptômes (par exemple, un
appendice inflammatoire au contact de l'urètre
est responsable de symptômes urinaires) a priori Figure 2 .82. Mê<anlsmff de la douleur projetée sur le
dermatome T10 au cours d'une appendicite.
non évocateurs d'une appendicite.
g
N
100 0
CopyrightL'Cf matcnal
Cas cliniques • Cas 3
cas
- 2
Sciatique et lumbago Les étiologies de douleur lombaire peuvent
Une femme âgée de 50 ans consulte son médecin être regroupées en trois groupes principaux : les
de famille pour des douleurs lombaires importantes douleurs d'origine mécanique, les douleurs par
accompagnées d'irradiations dans la fesse. dégénérescence articulaire et les compressions
neurologiques.
La douleur lombaire est un symptôme
Il faut savoir distinguer la lombalgie (douleur
fréquemment rencontré en médecine de ville.
lombaire) de la sciatalgie (douleur sciatique,
Parmi les étiologies les plus fréquentes de douleurs radiculalgie). La lombalgie est un terme
lombaires, certaines doivent être Identifiées car générique qui regroupe l'ensemble des douleurs
elles nécessitent la mise en route d'un traitement lombaires. La sciatalgie est une douleur qui
précoce. Les causes fréquentes de douleur lombaire emprunte le trajet du nerf sciatique (L4 à 53),
sont les lésions discales, les hernies discales exclues, partant habituellement de la région de la fesse et
les sténoses lombaires et les douleurs mécaniques suivant la face postérolatérale de la cuisse et de
des articulations zygapophysaires. la jambe.
Cas 3
Lésion de la moelle spinale cervicale Ce patient ne perçoit plus aucune sensation et
Un homme de 45 ans est victime d'un grave ne peut plus bouger les membres supérieurs et
accident de la route. L'examen dinique retrouve inférieurs.
une lésion sévère de la région cervicale de la
Ce patient est paralysé des membres supérieurs
colonne vertébrale associée à une lésion de
et Inférieurs. Il présente une tétraplégie. SI la
la moelle spinale. Les troubles respiratoires
respiration reste normale. c'est que la lésion
qu'il présente évoluent finalement vers l'arrêt
se situe sous le niveau CS ou au niveau CS.
respiratoire complet.
L'innervation des membres supérieurs se fait par
Lorsqu'une lésion de la moelle cervicale se situe le plexus brachial qui commence avec fa racine CS.
au-dessus du niveau CS de la moelle, il existe un Le niveau lésionnel chez ce patient est donc CS ou
risque d'arrêt respiratoire. Le nerf phrénique très proche de CS.
provient des racines C3, C4 et CS et assure fi est important de souligner que, bien que
l'innervation du diaphragme. La respiration peut la moelle spinale soit sectionnée dans la région
être conservée si la lésion se situe au-dessous de CS. cervicale, la moelle spinale au-dessous reste
Néanmoins, elle peut être perturbée si la moelle intacte. Une activité réflexe peut donc persister
est le siège d'un œdème qui progresse vers le haut sous le niveau atteint. bien que la communication
De plus, les muscles sterno-cléido-mastoTdien et avec le cerveau soit interrompue.
trapèze, innervés par le nerf spinal accessoire (XI),
participent à la respiration.
101
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Dos
Cas4
Abcès du p.soas voie sanguine. La destruction de la vertèbre
Une femme âgée de 25 ans consulte pour des débute par l'atteinte de l'os spongieux à
douleurs lombaires. Dans les semaines suivantes, proximité du disque intervertébral. L'infection
cette patiente présente une tuméfaction sensible progresse vers le disque intervertébral et finit
de l'aine augmentant progressivement de volume. par le contaminer. Le disque a été détruit par
À l'interrogatoire, la patiente signale également l'infection et des portions du disque expulsées
une toux productive avec des expectorations en avant du disque, dans les fibres du muscle
constituées de mucus et de sang. Elle présente psoas. Cette évolution n'est pas exceptionnelle
également un syndrome fébrile. au cours d'une tuberculose avec atteinte de la
colonne lombale.
La radiographie de thorax révéle une masse
Avec le temps, le pus se propage entre les
pulmonaire cavitaire apicale expliquant les
fibres du muscle psoas, se glisse sous le ligament
symptômes respiratoires.
inguinal, constituant une masse indurée de la
Compte tenu de l'âge de la patiente, l'existence région inguinale. Cette évolution est typique d'un
d'un cancer du poumon est peu probable. abcès du psoas.
L'hèmoptysie (toux avec expectoration sanglante)
Heureusement, cette patiente ne présente pas
et l'ensemble des symptômes associés évoquent
d'atteinte du canal vertébral.
l'existence d'une infection pulmonaire. L'image
cavitaire apicale sur la radiographie pulmonaire L'abcès du psoas a été ponctionné sous
évoque le diagnostic de tuberculose. La contrôle radiographique puis traité par une
tuberculose pulmonaire a été confirmée par la antibiothérapie au long cours de 6 mois. L'état
culture bactériologique du produit d'aspiration génèral de la patiente s'amèliore rapidement.
réalisée en bronchoscopie. Les cavités pulmonaires persistent longtemps
Au cours de l'infection tuberculeuse, le et finissent par cicatriser avec une cicatrice
bacille tuberculeux contamine la vertèbre LJ par scléreuse.
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Cas diniqu.es • 10 questions-rêp0nses
10 questions-réponses
1. Une injection extradurale d'anesthésique local Laminectomie bilatérale : le patient est installé
est réalisée en ll-lll . Énumérez trois fonctions en décubitus ventral; une fois l'abord réalisé,
physiologiques que le patient ne peut plus les lames vertébrales et les processus épineux
effectuer. sont réséqués en regard du disque; cette exé-
rèse lève la compression des racines nerveu-
le patient ne peut plus marcher, et ne peut plus
ses. Cette libération déstabilise néanmoins la
contrôler ses sphincters vésical et anal. l'inhi-
colonne vertébrale. Discectomie : des tech-
bition des fibres sympathiques peut également
niques chirurgicales permettent d'aborder le
faire perdre le contrôle du tonus vasculaire et
canal vertébral après une laminectomie unila-
le patient va développer une hypotension.
térale. le sac durai est alors récliné et le dis-
que vertébral réséqué sans déstabilisation de la
2. Une ponction lombaire est réalisée pour ana-
colonne vertébrale. Discectomie endoscopique : à
lyser te. liquide cérébrospinal (LCS) chez un
l'aide d'un endoscope, passé en percutané par
nouveau-né·. Une aiguille est introduite dans
un orifice de la taille d'un crayon, le chirurgien
l'espace intervertébral UI-LIII. Malheureuse-
accède au canal vertébral; le contenu du sac
ment, le nouveau-né devient paraplégique.
durai est refoulé et le disque est réséqué. Discec-
Pourquoi?
tomie chimique : sous contrôle radiographique,
Chez le nourrisson, la moelle spinale descend à une aiguille est introduite jusqu'au centre du
un niveau situé au-dessous de la troisième ver• disque intervertébral; différents produits peu-
tèbre lombale. Pour éviter tout risque de lésion vent ainsi être injectés au sein du disque pour
de la moelle spinale, les ponctions lombaires en dissoudre le contenu qui est ensuite aspiré.
doivent être réalisées à un niveau plus bas.
6. Un patient bénéficie d'une réparation chirurgi-
3. Un patient présente une lésion de la racine ner- cale d'un anévrisme thoracoabdominal, qui est
veuse l 4 ainsi qu'une protrusion discale en llll- une dilatation anormale de l'aorte. En l'absence
UV. Expliquez les relations entre ces lésions. de traitement, la dilatation se développe et finit
Le disque occupe la partie latérale du canal par se rompre, avec pour conséquence le décès
vertébral. Ainsi, il entre directement en conflit du patient. Dans les suites de l'intervention, le
avec la racine L4 descendante. patient devient paraplégique. Pourquoi?
Au cours de la chirurgie d'un anévrismethoraco-
4. Un patient se présente avec une lésion de la abdominale, de l'aorte l'aorte est clampée.
racine nerveuse L3 droite assodée à une pro- Une greffe d'interposition (après résection de
truslon discale en LIii-UV. A quel niveau se l'anévrisme) est suturée et le clamp est levê.
situe la protrusion discale? Il n'est pas possible d'individualiser la grande
0 R : La connaissance des rapports anatomi- artère radiculaire (d'Adamkiewicz) qui vascu-
~
> ques des racines nerveuses est importante. La larise la partie inférieure de la moelle spinale.
""
-!l racine nerveuse L3 passe sous le pédicule de Malheureusement, chez certaihs patients, la
s" LIii à droite. Elle chemine latéra lement autour vascularisation de la moelle dépend presque
..,'ô" du corps latéral pour Innerver les t issus cibles. exclusivement de cette artère et son sacrifice
"
= Pour qu'une protrusion discale en LIii-UV entre entraine un infarcissement (mort des cellules
r·"
V,
d irectement en contact avec la racine, elle doit par déficit en oxygène) de la moelle spinale
< être située en dehors du foramen. Cet exemple avec pour conséquence une paraplégie.
"'
C
0
est l'opposé de celui de la question 3 ci-dessus.
i:? 7. Un homme de 70 ans atteint d'un cancer de
C.
:lE 5. Un patient présente une importante protru• la prostate avec métastases osseuses se pré-
":;:"
·;: sion discale en L4-L5 responsable d'un déficit sente aux urgences en état de rétention uri-
~ neurologique. Nommez les interventions chi- naire (impossibilité d'uriner) et d'incontinence
"'
e
0
rurgicales permettant de lever la compression fécale. li signale également au bout de quelque
"'
0
au sein du canal vertébral. temps des troubles sensitifs dans les membres 103
Copyngh1ed matenal
Dos
Inférieurs ainsi que des difficultés à la marche. rétropéritonéal. Ce patient doit être opéré en
À quel niveau se situe la lésion? urgence car son pronostic vital est en jeu. Cette
Rappelons que les manifestations cliniques observation nous rappelle que toutes les dou-
liées aux lésions neurologiques peuvent être leurs du dos ne sont pas liées à une atteinte de
très spécifîques de l'atteinte d'un territoire ou la colonne vertébrale.
d'une racine mais que les patients en donnent
souvent une description vague et imprécise. 9, Un patient se plaint de paresthésies du bord
Néanmoins, les symptômes peuvent également ulnaire de l'annulaire et de tout le cinquième
être vagues et incomplets. Dans le cas de ce doigt. Une amyotrophie des muscles de la main
patient, il est parfaitement justifié d'évoquer et en particulier des muscles de l'éminence
une lésion de la partie basse de la moelle spi- hypothénar est remarquée. Pouvez-vous relier
nale, vers le cône médullaire. Des examens ces symptômes à l'atteinte d'un niveau spécifi•
complémentaires sont réalisés pour explorer la que de la moelle spinale 7
région lombale de la colonne vertébrale. Une Non. Ces symptômes sont spécifiques de l' at•
IRM de la partie lombale de la colonne révéle teinte du nerf ulnaire plutôt que d'une racine
une volumineuse métastase osseuse sur la ver- nerveuse. L'examen neurologique nécessite en
tèbre LI avec un rétrécissement du canal verté· effet de connaître la destination des racines
brai. Des séances de radiothérapie permettent nerveuses mais également la manière dont elles
de réduire le volume de la lésion et d'améliorer s'assemblent pour constituer des nerfs ayant
les symptômes du patient. leurs territoires sensitifs et moteurs propres.
8. Un homme de 70 ans se présente avec des dou• 1 O. Un homme de 25 ans est victime d'un grave
leurs du dos Importantes et d'apparition bru- accident de la route. Il présente des lésions
tale. Ces douleurs irradient dans les flancs et graves du cou et du membre supérieur. Aux
la tension artérielle du patient est basse. Une urgences, l'examen initial réalisé retrouve une
radiographie de la colonne lombale montre perte complète du tonus, de la force et de la
des vertèbres et des disques intervertébraux sensibilité de son membre supérieur droit.
normaux. En revanche, la radiographie de Pourquoi ce patient n'est-il pas atteint d'une
profil du rachis montre une masse calcifiée de tétraplégie?
10 cm de diamètre située à la face antérieure La tétraplégie est une paralysie complète des
de la colonne vertébrale. les calcifications membres supérieurs et des membres inférieurs.
apparaissent périphériques. Quel est votre Une paralysie isolée d 'un membre supérieur
diagnostic 7 suggère qu'il n'y a pas de lésion de la moelle
Le patient présente un anévrisme calcifié de spinale. Les signes cliniques constatés sont liés à
l'aorte abdominale. Compte tenu de l'histoire des lésions d'avulsion des racines nerveuses du
clinique rapportée et de la bais.se de la tension plexus brachial lors du traumatisme du cou et
artérielle, le patient présente vraisemblable- du membre supérieur d roit .
ment une rupture d e l'anêvrîsme dans l'espace
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N
104 0
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Anatomie régionale 120
Anatomie de surface 2 10
--!,---- .•
219
Thorax
Vue globale
INTRODUCTION
Le thorax est un cyl indre de forme irrégulière avec; prolonge par le c:ou: l'llUVCrlu re thoracique infé-
une ouverture supérie ure él roite (l'ouverture lhora- rieure esl fermée Jlar le d iaphrugma.
cique supérieure) el u ne ouverlure inférieu re rela- La paroi musculosque lellique du Uiorax esl défor-
tivement grande, (l'ouverlure lhoraciq ue inférieu re) mable et constituée de segments organisés en verlè-
(figu re 3.1). L'ouvert ure thoracique supérieure se bres, côtes, muscles, el du s tern tun.
Mécfiaslln
Corps du stemom
Côles - - - i
Ptocessus xiphoîde-
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Vue globale • Éléments anatomiques
La cavité thoracique est entourée par la paroi tho- Une importante partie du foie se trouve sous le
racique et par le diaphragme. et elle est divisée en côté droit du dôme du diaphragme, et la rate et l'es-
trois compartiments principaux : tomac se trouvent sous le côté gauche. La face posté-
rieure du pôle supérieur des reins se trouve sous le
■ une cavité pleu rale droite et. une cavité pleurale
diaphragme et devant la 12" côte à droite. et entre la
gauche, qu.i entourent chacune les poumons;
11• et la 12• côte à gauche.
■ le médiastin.
Le médiasu n est une structure étroite de tissus mous
déformables, orieotée longitudinalement en position Conduit médiastinal
sagittale médiane. U contient le cœw-. l'œsophage, la
tracb~e. l(,s principaux nerfs et les gros vaisseaux. Le médiastin agi t com me un conduit pour les
Les cav ités pleurales sont complètement séparées structures qui passent à travers le Lhorax d'u.ne
l'une de l'au tre par le médiastin. Ainsi, un événement région du corps à l'autre el du thorax vers d'au tres
anotmal dans une cavité ne va pas affecter obliga- régions.
toirement l'autre cavité. Cela est aussi vrai pour Je L'œsophage. le nerf vague el le conduit th oraci-
médiastin qui peut être ouverl clwurgicalemcnt sa11s que passent à travers le médiastin e ntre l'abdomen
ouvrir les cavités pleurales. et le cou.
Un autre fait imporlant pour les cavités pleurales Le nerf phrénique. qtù est originaire du cou . passe
est qu'elles s'étendent au-dessus de la 1rn côte. L'apex aussi à travers le médiastin pour pénétrer et inner•
do chaque poumon s'étend donc jusqu'à lo racine du ver le diapbragmo.
cou. l..a cons6quence 11st qu'en cos d'événement anor- D'a utTes slruc:lun:s comme la trachée, l'aorte tho-
mal hu niveau de h, racine du cou. il peut y avoir radque el la veine cave supérie ure chem inent dans
une atteinte de la plèvre et du poumon, et qu'en cas le médiastin entre les organes viscéraux majeurs du
d 'atteinte du poumon ou de Jo plèvre, il peut y avoir thorax.
un rete11tisseme11t au niveau de la racine du cou.
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Thorax
L'extrémité antérieure (distale) des côtes est con1- Certains muscles relien t les côtes e t agissent
1iosée de cartilage costal, qui contribue à l'élaslicilé comme muscles acce~~oirr,s pour lo œspiration: u.ne
et à lo mobilité de la paroi. part·ie d'en tre eux stab ilisent la position des prc•
Toutes les côtes s'articuJenl avec les vertèbres tho- mière et dernière côtes.
raciques en arrière. Lo plupart des côtes (2• à 9• côtes)
ont trois articulations avec la colonne vertébrale. La
tête de chaque côte s'artic ule avec le corps de sa ver- Ouverture thoracique
• •
tèbre propre e t avec le corps de la vertèbre située super1eure
au-dessus (figure 3.2). Comme les côtes se cou rben t
en arrière. elles s"arliculent aussi avec le processus Complèleme u\ entourée par des é léme nts squelet-
transverse de leur vertèbre correspondante. tiques. l'o uverture thoracique supérieure (orifice
En avant, les cartilages costaux des l"" à 7° côtes thoracique supérieur) est formée par le corps de la
s'u nissent avec le ste rnum. vertèbre Tl en arrière, le bord méd ia l de la 1 " côte de
Le carti lage costal des a•, 9" et 10• côtes s'unit chaque côté. e t par le manubrium sterrial en uvanl..
avec le bord iJiférieu r du carti lage costal situé au• Le bord supérieur du manubrium sternal est
dessus de lu i. Les 11 • el 12• côtes sont appelées approxin1ativemenl dai1s le même plan horizontal
côtes noua nles parce qu 'elles ne s'articu lent pas que le disque in tervertébral situé entre les vertèbres
avec les a utres côtes, le corlilage costa l ou le ster• TU et Tm .
uu.m. Leur caJtilage costu.1 est pe tit. el sert seule• La 1"' côte se dirige obliquement vers le bas, depuis
meut à recouvrir 11,ur extrém ité. son articulation postérieure avec la vertèbre Tl , jus-
L'architecture squelettique de la paroi Uinracique qu'à son articulalioo antérieure avec le manubrium
constitue de nombreux sites d'.lnserlion pour des sternal. En conséque nce, le plan de l'ouverture lbo-
muscles du cou, de l'abdomen, du dos el du membre racique supérieure fail un angle obl iq11e orienté vers
supérie ur. l'avant.
Processus Disque
art1cuta110 lntervenébral
itlférietJt
C0,tpS vetlébral
Cartilage cos1al
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Vue globale • Eléments anatomiques
ŒSOl)hage
Anère carotide commune
Mère et veine
subcla11lèies ~ - - Manubrium
stemal
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Thorax
Centre
tendineux
Processus xipholde du diaphragme
Ouverture Coupole
thoracique inférieure gauche
E'.11:UêmltêS distal.es
cMilaglneu~s
Cles 7e à 108 côtes
'-'-~ -,,~?J- Hiatus
œsophagie.n
11•c6te - .~ ....;
12< oote - ·t-;...,._, i~==~ -r-~ 'I-Hiatus
aonîque
VMèbre TXll - ---':__/ ..,J~:,'l
A B
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Vue globale • Rapports avec les autres régions
Angle sternal
Méœastln antérieur
Mêdiastin inlérieur
Diaphragme
Les pou1nons ne remp lissent pas enlièrement entrent el sortent du lhorax au nivea11 de l'ouver•
J'espace de Ja cavité pleurale, ce qui crée des réces- turc thoracique supérieu re devan t et lalérale1ncnt
sus, qu i ne contiennent pas de tissu puln1onaire el par rapport à ces stTuclures.
son l importants pour J'adaplation du vol ume pul-
mona ire au cours de la respiration. Le réccssus coslo•
diaphragmatique, qui est le récessus le plus grand cl Membre supérieur
cliniquement le pl.us important. se situ e on bos eulre
la paroi thoracique et le diaphragme. Un défilé axillaire. ou entrée du membre supérieur.
est situé de chaque côté de l'ouverture thoracique
supérieure. Ces deux défilés axillaires el l'ouverlure
thoracique supérieure con1muniqueal en haut avec
RAPPORTS AVEC LES AUTR ES la base du cou (6gure 3.7),
RÉGIONS Chaque défilé axillaire est formé par :
■ le bord supérieur de la scapula en arrière:
Cou ■ la clavicule en avan t ;
■ le bord latéral de la 1"' côte en dedans.
L'ouverture thoracique supérieure s'ouvre di recl(l·
ment sur la raciJJe du cou (figure 3.7), L'apex de chaque défilé triangulaire esl orienté
La partie supérieure de la cavité pleurale lotéralernent el formé par le bord médial du proces·
s'étend approxin1ativement à Z à 3 cm au-dessus sus coracolde, qu i s'étend en avant il partir du bord
de la 1'" côte cl du carlilagc costal dans le cou. supédeur de la scapula.
C'est cntTe ces expansions pleurales que passent La base de l'ouverlw·e triangulaire du défùé axiJ .
les structures viscérales majeures qui chemine nt laire est Je bord de la 1"' côte.
entre le cou et le médiuslin supéri eur. Sur la ligne Les gros vaisseaux sanguins cheminent entre le
g
C
N
médiane, la trachée est silué11 juste devan l l'œso- défilé axillaire et l'ouverture thoracique supérieure
0 phage. Les gros vaissea ux saJlglLins el l es nerfs en passant au-dessus de la l'" côte. 11 1
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Thorax
Récossus - - -\\:-.3,.--
cos1odlaphlagmaUque
- - - Diaphragme
Les constituan ts proxi maux du p lexus brachial • l'œsophage ITnverse le corps musculaire du
c heminent aussi e ntre Je cou et le membre supérieUJ' d iaphragme pour quitter le médjaslin et entrer
en passant à travers le défilé axillaire. dans l'abdomen juste à gauche de la ligne média ne
au niveau vertébral TX;
• l'aorte passe en arrière du di aphragme sur la ligne
Abdomen médiane au niveau vertébral TXJI:
• de nombre11ses autres slructuxes passent d u tho-
Le diapluagme sépare le thorax de l'abdome11. Les rax à l'abdomen en clrnminan l soit à travers, soit
structures qw passent du thorax à l'abdomen che- en arrière du diaph.ragme.
minent soit à travers le diapl1ragme. soit derrière
(figure 3.6) :
• la veine cave inférieure traverse le cenlre ten- Seins
dineux du d ia phragmc pour e ntrer dans lo côté
droit du mécliasUn en regard du niveau vertébral Les seins sont formés des gla ndes ma mmaires. clu
112 TV111; fascia s uperficiel el de la peau qui recouvre la région
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Vue globale • Points clés
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Thorax
Proœssus axillalre
Communications veineuses
Anglo.stemal
entre les côtés gauche TIV
et droit
L'atrium droit est la cha mb re du c:c:r.ur qui reçoil
le sang désoxygéné qw revie nt du reste du corps.
1V
Il est situé sur le côlé droit d e la Ugne méd iane, el
les deux veines principales, la veine cave supérieure
et la veine cave infêrieuro, qui se drainent dans sa
lumière. sont aussi localisées sur le côté droit du
corps. Aiusi, pour gagner le côté droil du corps, tout
Je sang qui provient du côlé gauche doit trave rser la
ligne médiane. Celle conununicatioo entre les côtés
gauche el d roit est possible par la p résence d'un
nombre im portant de grosses veines gu i naissen t Medoastln
1nfeneur
pour la plupart dans le thorax [figure 3.1 1).
Chez les adulles. la veine bracbiocépbalique gau-
che tniverse la ligne médiane juste en arrière du
ma nubrium slernal el draine le sang provm1ant du
Figure 3 .10. Nl~ou vert~bral TIV-V.
114 côté gauche de la têle, du cou, du me mbre supérie ur
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Vue globale • Points clés
l
~ ,è----- Veine lnchioœphaflqye
gauche
~ - -Veine hémlazy90$
accenolre
Veine hémiazygot
el d'une partie de la paroi thoracique gauche dai1s la nisation segmentaire de cette paroi. Les artères de la
veine cave supé.riew-e. paroi proviennent de deux origines :
Les veines hémiazygos et hémiazygos accessoire
■ de l'aorte thoracique. située dans le médiastin
drainent les parties postérieure el latérale de la paroi
postérieur:
thoracique gauche. ch.emi ne nt immédialemenl en
■ et d'une paire de vaisseaux. l es a rtères thoraci-
avant des corps des vertèbres thoraciques, et. s'abou-
ques internes, qui cheminent le long d e la face
chent da ns la veine azygos du côté droit, qui va
profonde de la paroi thoracique de c haque côté
fina le meo l s'ouvrir da11s la veine cave supérieure.
du sternum.
Des branches intercostales postérieures et ai1té-
Organisation neurovasculaire rieures naissent de manière segmentaire de ces artè-
segmentaire de la paroi res et cheminent latéralement autour de la paroi
thoracique thoracique, le long du bord infér.ieur de chaque côte
(figure 3.12A) . Cheminant avec les vaisseaux. on
L'organisation des nerfs et des vaisseaux q ui sont retrouve les nerfs intercostaux (rameau antérieur des
afférents à la 1>aro i Lhoracique est le rene t de l'orga- nerfs thoraciques spinaux). qu i innervent la paroi. la 115
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Thorax
p lèvre pariétale correspmidante et la peau en regard. La région antérosupérie ure du tr.onç reçoit des
la position des nerfs et des vaisseaux par rapport oux branches du rruneau antérieur de C4 via les bran-
côtes doit être connue quand on veut faire passer u11 ches supraclaviculaires du plexus cervical.
objet comme un drain thoracique à travers la paroi. Le plus h.aut situé des dermatomes thoraciques
Les dermatomes du thorax reflètent généralement s ur la partie anté rieure de la paroi est T2, qui s'étend
l'organisation segmentai.ra des nerfs spinaux thoraci• aussi sur Je membre supérieur. Au niveau de la ligne
ques (figure 3.12 8) . U existe néanmoins une exception méd ia ne, la peau qui recouvre lo processus x.iphoïdo
en avant et sur la part i.o supérieure du Lhomx. avec est i nnervéo par T6.
le premier dcrn1atome thoracique. dont le territoire Les derrnatorncs de 17 à Tl 2 suivent les contours des
s'éteud sur le membre supérieur et oon sur le tronc. côtes sur ln paroi olxl.ominale antérieure (figure 3.12C).
Nerf Intercostal
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Vue globale • Points clés
·-' -
~::':""~::....-
~ - -N•~• supraclalllculal,...
T2
'Ill
T•
TS
~ T6
l7
1'8
T9 \
ol Q
TIi
Tl2
B C
Figure 3.12, suite. 8. Vue antérieure des dermatomes thoracique-s associés aux nerfs spinaux thoraciques. C. Vue latérale des
dermatomes thoraciques a-.ssocié-s aux nerfs spinaux thoraciques.
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Thorax
Ganglion
sympathique - -'c-
lhoracique
Rameau
Tronc sympathique - - Il communiquant
blanc
Déplaeement antérieur
Élévation de la pof1lon latérale du sternum lors de l'inspiration
des côtes en Inspiration par élévation des eôles
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Vue globale • Points clés
,,--C3
, , - - - C4
es
e,anche péricardique - - - - ,
du nert phrénique
~ - Péricarde
1•
~
119
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Thorax
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Anatom ie régionale • Région pectorale
Branche peclorale
de rartère thoracoacromiale Muscie grand pec!oral
Nœuds axillaires
centraux
LobuJes sécrétolres
Artère thoraeique
latérale Ligaments suspen~urs
Nœuds parasternaux
Drainage veineux et 1-ymphadque qui
passe de la région supérielJre el latéraJe
du sein vers la fosse a:xlllalre
Branche mammaire
de l'artère thoracique
Interne
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Thorax
• u ne pelîle pa rtie du drainage se fail via les vais• composés que de cordons cellulaires et qui ne s'éten-
seaLLx lymphatiques qui s uivent les branches dent pas hors de l'aréole. Le cancer d u sein peut se
latéra les des a rtères intercostales postérieures e t voir chez l'homme.
qui sont con nectés avec les nœ uds inlcrcostaux
si tués près de la lêle el d u col des côtes.
Les nœuds axillaires se drainenl dans les troncs Muscles de la région
subclaviers , les nœuds parasternaux se drainent
dans Jes Irones bronchomédiaslînaux, et les nœ uds pedorale
intercostaux se drain ent soit dans le condwt thora-
Chaque région pectorale contient trois muscles : le
cique. s oit dans les troncs broncbomédiastinaux.
muscle grand pectoral. le mu scle petil pectoral et
le muscle sub clavier (figure 3.17 et tableau 3.1 ). lis
Le sein chez l'homme s'insèren t tous sur la paroi thoracique a nté rieure el
Le sein ch ez l' bonune esl rucllin e n tairo el formé se terminent sur les os du membre s upérieu r.
simplemen t de pelils canaux qui. souvent, ne sont
•
En clinique
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Anatomie régionale • Région pectorale
Muscle-subcl.avler
Neri pectoral latéral
::;
la davlcule
sternodaviculairit
~
~
Petit pectoral Face antërieure et bord Processus coraèoidè de Nerf pitctoral mêdlal Abalsseur de l'épaule et
>
~
supérieur des 3e, 4c et la scapula (bord médial (C6, C7, CS) antépulseur de la scapula
0
w se cbte,s: fa.scias profonds et face supérieu,re)
des espaces intercostaux
"'
C
Q concernts
N
Q 123
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Thorax
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Anatomie régionale • Paroi thoracique
Antérieur
Processus articulatre supérieu,
.e-,
11t"t 1 Facette costale
1ransversaire Supérieur
Co<ps vertébral ~ -
/~,.. " ' l ,,- ~, pour raJ1ietllaNon
avec le tubercule
Foramen
l::-- ~J
vertébral --#t=+--
Faoette C05lale
supérieure
de la cô1e
P~stérieur
•
tnftlrleur
Processus
épineux --+·111 Lame
Facel1e articulaire Processus Iransverse Ptocessus aJ1iculalre Facettes pour 1'a.rticutation
avec le tubercule Inférieur avec la tête des côtes
de la côte Postôrleur
Toutes les vertèbres ne s'articu lenl pas avec les ■ les 11• et 12• côtes n·onl pas de connexion anté-
côles de la même façon (figlcre 3.19): rieure avec les au lres côtes ou avec le sternuo1, et
■ les facettes costales supérieures sur le corps de la sont souvenl appelées côtes flottantes.
verlèbre Tl sont complèles el s'arliculen t chacune
avec la focelle de la lêle de la l "' Côle correspon- Une côte typ iqu e a une forme courbée avec
dante - en d'autres termes. la tête de la l '° côte ne deux exlrémHés : une postérieure el une antérieure
s'articu le pas avec la vertèbre CVII; (figure 3.21). L'exl.rémilé antérieure se prolonge par
■ de ma111ère sim.ilaire, la vertèbre TX (et souvent le cartilage costal. L'extrémi té postérieure s'articule
la vertèbre TIX) s'articule seulement avec ses pro• avec la colonne vertébrale et esl caractérisée par
pres côtes, el ne possède donc pas de facette infé• une lête. uo col et uo tubercule.
rieure sur son corps: La tête a une forme allongée el présenta babituel-
■ les vertèbres TXl et TX!l s'articulent seulement lement deux surfaces articulaires séparées pa.r u11e
avec les têtes de leurs côtes - elles ne possèdent créte. La petile surface supérieure s'articule avec
pas de facettes articulaires stcr le processus trans· la facette costale inférieure située sur le corps de la
verse et ont seulement uoe facette arHculaire su r vertèbre sus•faceote. La faceltc articulaire inférieure
chaque côté de leur corps vertébra 1. s'articule avec la facette costale supérieu re de la ver·
tèbre correspondante.
Le col ost formé d'une région courte et plate qui
Côtes sépare la tête du tubercule.
Il exisle 12 paires de côtes, cbact1ne se ternùnant en Le tubercule esl développé en auière de la jonc-
avan l par un cartilage costal (figure 3.20). tion entre le col et le corps de la côte. el est formé de
Chaque côte s'articule avec la colonne vertébrale. deux zones. une partie articulaire et uoe partie oon
Seules les sept premières côtes sont décrites comnte articulaire :
des côtes vraies. car leurs cartilages costaux s'arti-
culent directement avec le sternun1. Les cinq autres • Ja partie articulaire est médiale et possède
paires de côtes sont appelées fausses côtes : une facette ovale pour l'articulation avec la
Facette du processus transverse de la vertèbre
■ les cartilages costaux des a•. 9• el 10• côtes s·arti- correspondante;
culenl en avant avec le cartilage costal des côtes ■ la partie non articulaire est rugueuse, el elle cor-
sus-jaceotes; respond à l'insertioo des Ligaments. 125
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Thorax
can,la!I" coslal
Vertèbre Tl
Vertèbre TX
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Anatomie régionale • Paroi thoracique
dislincl, le tubercule du scalène antérieur. qui Ces deux côtes sonl courtes, ont w1e petite courbure
sépare deux si.lions lisses croisant la côte approx i• et sont dirigées vers l'avant.
mativen1ent au milieu du corps. Le sillon antérieur
correspond au passage de la -veine subclavière, el le
sillon postérieur à celu i de l'artère subclavièro. En Sternum
avonl el en urrièrc do cc sillo.n, I.e oorps présente u n Le sternum adulte est formé de trois éléments prin-
aspect rugueux qui <'-Orrespond aux insertions de cipanx : sur la partie supérieure se trouve le manu•
n1uscles e l de ligaments. brium s lcrnaJ, large; vient ensuite le corps, plus
étroit el all(lngé: enfi n, o n tro uve à l'extré mité infé-
2• côte riem·e le petit processus xiphQïde (figu re 3.23).
La z• côte. comme la l "' côte. est plate mais deux
fois plus longue, Elle s'articule avec la colonne ver•
tébralo de la même manière que les côtes typiques. Manubrium sternal
Le manubriun1 sternal fait partie de l'arcl:titecture
10° Côle squelettique du cou e t du thorax.
La têle de lo 10• côte a une focetle unique qu i s'or li.· La surface supérieure du manubrium se prolonge
cu l.e avec sa propre vertèbre. latéralement el possède u ne im;isure clislincte et
pa lpable, lïnc.i surc jugulaire (ou incîsu.re s upra•
11• el 12• côtes sternale). située s ur la Iigne méd iane. De c haque côté
Les 11• el 12• côtes s'artic ulent avec le corps de leurs do culle incisure , il existe une grande fosse ov.1le qui
propres vertèbres el n'ont pas de tubercule ni de col. correspond à la surface articulaire avec la clavicule.
1"' côte
Tubercule îêle Col
Tubercule
Angle
Col
Surlace Interne
Surface externe
Antën·eur
A
Col
Tube,cule Cartilage
1 .costal
Cléte
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Thorax
•
• Articulations
Articulations costovertébrales
Incisures pour la 7' oôte-C':tr_,.,l
Une côte typiq ue s'articu le avec :
\r-1-Prooessus
•Î!lhoÎ<fe ■ le corps de sa verlèbre adjacente par l'inter-
médiafre de la tête de la côte;
figure 3.23. Sternum. • le processu s transverse de la même vertèbre, par
l'intermédiaire de l'articulation costotransver-
saire (figure 3.24).
Les articulations costovcrtébrales et les liga·
Juste e n dessous de celle rosse. sur le bord la téral men1s associés permettent aux cols de chaque eôle
du manubriunt, se lrouve la [acette d'inserlion du d'effectuer u ne rolalion autour de leurs axes longi-
premier cartilage costal. À la partie la pl us basse de tudinau x. notamment au niveau des côtes supérieu-
l'extrémité la térale se trouve une demi•focelle qtLi res. ou d'effectuer des mouvements d'élévation et
correspond à la moitié supérieure de l'extrémité d'abaissement par rapport à la colonne vertébrale.
anlérieure du deuxième cartilage costal. qui concernent surtout les côtes basses. Les mouve·
ments combinés des côtes par rapport à la colonne
vertébra le son t essentiels pour modifier les volumes
Corps du sternum de la cage thoracique pendant la respiration.
Le corps du sternum est plat.
La face antérieure du corps d LLsternun1 est souvent Articulation avec la tête de la côte
.m arquée par des stTics transve rses qui représen lent Los deux racetles de la tête de lo côte s'articulent
les lignes de fus ion e ntre les éléments segmentai res avec la facelle supérieure du corps de la vertèbre
appelés sternèbres. el qui correspondent au dévelop- correspondanle, et avec la facelte ·inférie ure du corps
pement embryologique du sternum. de la verlèbre sus-jacente. Cette articulation est d ivi-
Les bords laléraux du corps du sternum possèdent sée en deux compartiments syno,~aux séparés par
des surfaces. les incisures costales, qui reçoiven t les un ligamen t intra-articuJaire, qui s'insère sur la crête
128 cartilages costaux. En haut. chaque bord latéral pré• du disque intervertébral adjacent et sépare les deux Q
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Anatomie régionale • Paroi thoracique
cavMs
articulaJres
llgamen,
oostolransversaire
ligament
cos1otransversalre .. '
-
Atticulation avec~ COfl)S vMéb<al
latéral .
, ....-,
Articulation oost01ransversaire
l~~/
............
FlguN 3 .24. Artlculations costotransve,salres.
s urfaces articulaires de la tête de la côte. Les deux Un troisième ligament, le ligament costotransver--
comparliments synov iaux el le ligament sont entou· saire supérieur s'insère sur la surface supé rieure du
rés d'une capsule arlic ulaire unique qui s' insère sur col de la côte e l se pro lo nge fu~qu'ou n iveau du pro·
les marges externes des su rfaces a rtic ulaires de la cessus tra nsverse d e ln vertèbre sus•facen te.
tête et de la colonne vertébrale. Les articulations costotransversaires a utorisent
de pe tits mouvements de glissemen t.
Articulations cost.otransvers aires
Les a rHculalions costotransversaires sont des art i·
c ulations synovia les situées entre le tube rc ule d,i la Articulations sternocostales
côte et le processus tnu1sverse de· la vertèbre cor• Les arLic nlations steruocoslales sonLJes arlicuJa lions
respondaute (figure 3.24). La caps ule qui entou re enlre les sept pre miers cartilages costaux et le ster-
c haque arHc ulation est fine. L'arlicu lation est stabi- num (figure 3.25),
lisée par deux solides ligaments exlracapsu laires qui L'articulation entre la 1m côte et le manubriwn
s'é lendeni entre le processus transverse e lla côte sur n'est pas une articulation synoviale: elle esl composée
les races médiale el latérale d e l'articulation. d'une c:onnexion fibrocartilagincuse entre le manu•
briltm el le cartilage costal. Les deuxième à septième
• Le ligament costotransversaire est à la face ,,rticu.lations sont synoviales el possèdent une capsule
médiale de l'artic ulation, el solidarise le col de la fine renforcée par des ligaments slemocoslaux.
côte au processus transverse, L'orticulation entre le deuxième cnrtilage costa l et
• Le ligament costotransversaire latéral esl latéral le sternum est divisée en deu.x comparlirne nls par
à l'articulation et se tend ent re la pointe du pro- un ligament intra-articulaire. Ce liga1nent s'insère
cessus t.ransverse jusqu'à la zone rugueuse non sur le dewdème cartil age costal à la jonction entre le
0 arliculaire du tu berc:uJe de la côte. manubrium el Je corps du steruun1. 129
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~ - - - - - - - - Al1ieulatlon manubriostema1e
(symphyse)
Articulation synoviale
(deux oompartiments)
,'\roculatioo
synovia1e
Artlculations
lnt&rchondralos _ _,__,__,__,
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Anatomie rég ionale • Paroi thoracique
Un des cr-itètes cliniques de l'orliculation monu- le 1nêdiastin supérieur dtL médias ti n inférieur el 1nar•
brioster,w/e est qu'elle peut êtro facilement palpable. que 1.a Umi te supérieure du péricarde. Le plan passe
Cela est possible parce que Je manubrium a normale- aussi à travers l'aorte ascendante et le débul d e l'arc
ment une angulation postétieure par rapport au corps aortique, l'aorte descendante et la fin de l'arc aorti•
du sternwn, fonnant l'angle sternal, in1porlant d'u11 que, la bifurcation trachéale. et la pw-Lie s upérimtre
point de vue clinique. Ce relief marque la localisation d u tronc pulmonaire (voir figures 3.78 e l 3.85).
de /'articulation entre la 2" côte et le sternum. la
1,. côte n 'est pas palpable car elle suit Je bo1-d infé ·
rieur de la clovicule et est entourée des tissus do la Espaces intercostaux
base c/u cou. Aussi. lo 2" côte ,:st utilisée comme réfé·
nmce pour compte r les côte.~ car elle peut être palpée Les esp aces intercostaux se situent en tre les côtes
latéralement à l'angle sternal. adjacentes el sont comblés par les muscles inter-
De plus, l'angle sternal est un plan horizontal qui costaux (figure 3.26).
passe à travers le disque intervertébral s itué entre les Les nerfs in tercostaux, les artères el vein es asso•
vertèbres TIV el TV (voir figure 3.10). Ce plan sépare ciées chomi nonl da.as le sillon costal le Ions du bord
En clinique En clinique
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Thorax
.Inférieur de la côte supérie ure, et passent dans u n le sil lon costal. L'artère 11st en dessous di, la veim,. ol
plan en tre les deux muscles les plus profonds de le nerr <>si in[érieur ~ l'a·rtère et souvont non protégé
J'espace. par le s illon. De pelits rameaux des nerfs inlercoslaux
Dans cnaque e.~pace, la veine esl la sl.ructurn supé- principa ux el des vaisseaux inter<..'Osllu1x s0111 sou-
rieure el est s ituée dans la position la plus h aute dans venl présents a u-dessus de la côte sous-jacente.
Branches latérales
du nert el des
vaJsseaux Nerf Intercostal Aona
intercostaux
Arlêre el veine
thoraciques internes
Sranch&s antêrieu,es
pertOfantes d..
vaisseaux intercostaux
Artère et vtlne lntereosta.les anteri.ures
----Artère Intercostale
Figure 3.26. Espace intercoital. A. Vue antêrolatérale B. Détails d'un espac;e intercostal et de ses rapports.
132
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Anatomie régionale • Paroi thoracique
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Thorax
Thoradque Rèbotd Inférieur el face Pani~ lnfétieure de la face N eris rnt!'f COStJUX Abaisse r~s cart.ilagM costaux
uansve,-se ln-ter-ne de-s 2", 3•. 4·t, s• profonde du corps du sternum, a5-SOdês
et 6" côtes processus xlphoîde et tartilag~s
~-taWt des ~ . 4' , s•, 6'et7t.cbté:S
Artere mtercosta!e.
Veine
Intercostale
134
Figure 3-.27. Muscles intercostaux~
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Anatomie régionale • Paroi thoracique
Muscles s ubcostaux
Les muscles sobcostaux soul dans le même plan que
ll?S mus.des inlerc;()slaux inUmèS. Ils relient plusieurs
côtes el leur nombre esl plus imporlant dans les
régions infêriew·es de la paroi thoracique postérieure
(figure 3.28A). Ils s'étendenl de la face interne d'une
côle aux faces internes de la z• ou de la 3• côte située
au-dessous. Leu.rs fibres sont parallèles à celles des B Muscles thoraciques transverses
muscles inteJ'coslaux internes el eUes s'étendent de
Figure 3.28. A. Muscle< ,uboostau>t B. Muscle<
l'angle des côtes â la position la plus méd iale de la thoraciques transverses. 135
côle située en dessous.
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Artère subelavlère
A.rt•r• Intercostale
antfrléure
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les a rtères intercostales r.ons tituent un réseatt en ■ l'a rtère musculophrénique, qui passe le long du
forme de filet d'afférences vasculaires autour de la rebord costal inférieur. e t che mine à travers le
paroi thoracique. diaphragme , pour se term.lner dans la région du
clern ier espace intercostal.
Artères intercostales
Les artères intercostales antérieures qtti vascu la•
postérieures risen t les six premiers espaces intercostaux sont des
Les artères intercosta les posléricu.r es prennent branches latérales de l'artère thoracique inlcn1e juste
naissance au n iveau des vaissettux sit ués da,is la avant la naissance de l'artère muscu loph rênique. Les
paroi thoracique postérieure. Les deux artères in ter• artères intercostales anlérieures des derniers espaces
costa.lcs postérieu res les plus hau tes de c haque côté inlercosllntx na issenl de l'artère muscLLlopluénique.
sont issues de l' artère thoracique sn.p érieure, bran• Dans chaque espace intercostal. il y a habituelle-
che du tronc costocervical dans Je cou qtti descend ment deux artères intercostales antériell'res :
dans le. thorax. Le tronc costocervical est LLne bran•
c he postérie ure de l'ru'lère s ubclavière (figure 3.29). • une qui passe au -dessous du bord de la côte supé·
Les neuf a LLLres paires d'artères in tercostales pos• rieure:
térieures naissent de Ja face postérieure de l'aorte a l'autre qui passe au-dessus du bord de la côte
thoracique. L'aorte est située s ur le côté gauche de la inférieure et qui s'anastomose avec une branche
colonne vertébrale. Ainsi. les vaisseaux intercostaux coUatéraJe de l'artère ia lercosta.le postérieure.
postérieurs passent vers le côlé droit de la paroi tho· Les distributions des vaisseaux intercostaux anté-
racique en traversa nt la lignu médiane devant les rieurs et postérieurs s' int:riquent réciproquement
corps vertébraux. Ceux-ci sont clone plus longs que el peuvent développer u n réseau anastomolique
les vaisseaux corresponrlanls gauc:he.s. important. Les a rtères inle1'CC>stnles an té.rieures sont
En plus d'avoir plusieurs bran<:hes qlll vasculari- généralement p lus p,:lites que leuts homologues
senl les cc)mposa nLs de la paroi thoracique. les artè- postérieures.
res intercostales postérieures donnent des branches En p lLLs des aJ'tères i1i lercostales antérie ures e t
qui accompagnent la téralement les branches du nerf d 'un certain non1bre d'autres branches, les arlè·
jntercostaJ vers les régions superficiell es. res thoraciques internes donnent naissance à des
branches perforantes qtti passent directement vers
Artères intercostales l'avant e ntre les cartilages costaux pour vosculariser
les struc tures exten1es de la paroi lhoracique. Ces
antérieures vaisseaux cheminent avec les rameuux cut;;1nés des
Les artères intercostales antérieures n(1isse nl direr:• nerfs intercostaux.
ten1ent ou indirectement de l'a rtère thoracique
interne {figurA '.1.29).
C haq ue a rtère U,oracique in.terne na.ît co1nme Drainage veineux
une des bra11c hes majeures de l'artère subclavière Le draillage veineux de la paroi thoracique est habi-
an niveau du cou. EUe passe en avant de. et au• tu ellement parallèle au réseau artériel (figure 3.30).
dessus du dôn1e cervical de la plèvre et descend Au centre, les vei11cs intercosta les se drajnent
verlica]emenl à travers l'ouve rture thoraciq ue dans le système des veines azygos ou dans les veines
supérieure ains i t1ue le long de la face profonde de thoraciques internes, qu i sont connectées avec les
la paroi thoracique. De chuque c:ôlé, l'artè re thora- veines hrachiocéphaJiques dans le cou.
cique interne se trouve en arrière des six cari il ages Souvent. les veines intercostales postérieures les
costaux supérie urs el i\ environ 1 cm la téralement plus bau tes du côté gauc hP. convergen1 pour for-
par rapport au s ternum. Au niveau du sixième 111er la veine intercostale s u périeure gauehe, qui se
espace intercosta l, elle se d ivise en deux brru1ches drah\e elle-même dar1s la vetne brachiocépbalique
terminales : gauche.
De façon similail'e, les velues intercostales pos•
■ l'artère épigastrique supen eurc. qui se pro· térieures les plus hautes du côté dro.il peuvent
longe vers le bas dans la paroi abdomina le (figure converger pour former lu veine inlcrcosl,ile s up11·
3.29]: rieure droite qu i se dra ine dans la veine azygos. 137
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Thorax
Ve,ne hémiazygos
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Anatomie régionale • Paroi thoracique
Conduit th0<aclque
Tronc jugulaire droit Tronc jugulaire gauche
Vaisseau lymphatique
parastomal droit
Nœuda p.arasternaux
Nœuds Intercostaux
Conduit thoracique
Diaphragme
Citeme du chyle
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Thorax
Aameau postérieur
du nerl cu1ané
laléral
Rameaucwné - bfli
letéral Nerf lntercostaJ
Rameau latéral
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Anatomie régionale • Diaphragme
Hiarus œsophagien
Œsophage
Neffs phrêraques
Anè.fe muscufophrénique
péricarde est allaché à la partie moyenne de ce cen- ■ l"œsophage passe à trnv<us ln partie musculaire du
l.re te ndineux. diaph ragme. juste à gauche de la ligne méd iane.
Dans nn plan sagittal médian. le diaphragme approximativement au niveau vertébral TX;
s'étend vers le bas, de ses insertions antérieures à ■ le nerf vague passe à travers le diaphragme avec
la xiphoïde, approximativement au niveau vertébral l'œsophage :
TVill-IX jusqu'à ses insertions postériemes au niveau ■ !"aorte passe derrière l' insertion du diaphragme
du ligament arqué médian, en passant en avan t de a u niveau vertébral TXIl;
l'aorte approximativement a u niveau vertébral TXII. ■ le conduit thoracique passe en arrière du dia-
Les structures qui cheminent entre le thorax et phragme avec l'aorte:
l'abdomen passent à travers le diaphragme ou eJJtre • les veines azygos e t bémiazygos peuvent aussi
le diaphr~gme et ses insertions périphériques : passer à. travers le hiatus aortique ou à travers le
pilier du diaphragme.
■ la vei ne cave inférieure passe à travers le centre
tendineux approxin1aUveme ut au niveau verté- D'autres stntclu res sortent au niveau de l'inser-
141
bral TVIll: 1ion postérieure du diaphragme latéralement au
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Thorax
hiatus aortique comn10 Jos Lroncs sympathiques rax el donc de mobiliser l'air à l'intérieur el vers ]'ex-
el les nerfs splanchniques. Los grand el petit nerfs térieur des poumons.
splanchniques travorseol les plliers. Pendant la respiration. les dimensions du tho-
rax vont être modifiées dans les directions latérales,
verlicaJe et a ntéropostérieure. L'é lévation et l'abais-
Vascularisation artérielle sement du dlaphragme vont mod ifier de manière
significative les dimensions verticales du thorax.
La vasculArisaLion artérielle d u dlaphragme est issue L'abaissement se produit lorsque les fibres mus-
de vaisseaux qu i naissent au-dessus de, e l au -dess9us culaires du diaphragn1e se co11tracte11t. L'élévation
d u. diaphragme. Dans sa partie supérieure, U s'agit se produi t qu and le diaph ragme se relâche.
des artères péricardopbrénique el musculopbré- Les modifications des diatnètres antéro-
nique. Ces vaisseaux. sont des branches de l'artère postérieur el la téraux résulleu l de l'élévation el de
thoracique interne. Les artères phréniques s upé· l'abaissement des côtes (figure 3.34). L'extrémité
rieures. qu i naissenl directemen l de la parlie infé• posté rieure des côtes s'articule avec la colonne
rieure de l'aorte thoracique. e t de pelitcs branches vertébrale. alors qu e l'exlrémilé antérieure de la
issues des artères intercostales contribuent aussi à la plupart des côles s'arlicule avec le ste rnum ou les
vascularisation. Les plus grosses des artères qui vas• côtes adjacen tes.
cu larisent le d.iaphragme naissent en dessous do lui. Le fait que l'exlrémlté antérieure des côtes soit
Ces artères sont les artères phré niques inférieures inférieure à leu r extrémité postérieure entraine, lors-
issues direclemoul de l'aorte abdominale. que ceUes·ci s'élèvent. la mobilisation du slernuo1
vers le !mut el vers l'avant. Il en résulte que l'angle
entre le corps d u sternum el le manubrium devie nt
Drainage veineux légèrement moins important. Si les côtes s'abaJssent.
Lr, drainage. veineux du diaphragme est assuré par le s ternum est mobilisé vers le bas el vers l'arrîère.
des vei.nes qui cheminent avec les a·rtères. Ces vei- Co mouvement de pompe va entrainer une modifica-
nes se drainent dans : lion des dimensions du thorax dans le plan. an téro-
postérieur (figure 3.34A).
■ les veines brach iocéphaliques a u niveau du cou:
De la même manière que les extrénù lés noléri-
■ le syslèm.e des veines azygos :
eu:res des côtes sont plus basses que les extréntités
■ ou les veines abdominales (la veine suprarénale
postérieures, les parties moyennes des diaphyses
gauche e t la vei ne cave inférieure).
costa les sont en posilion inférieure par rapport aux
deux e,x1:rémrtés. Aussi, q uand les côtes s'élèven l, les
Innervation part ies moyennes des côtes se mobilisent latérale•
Le diaphrngme esl innervé par les nerfs phréniques ment. Ce mouvement à type d'anse de seau ent raîne
(C3 à CS) , qui traversen t le diaphragme et l'inner- une augmentation des clü n.e nsions latéra les d u Lho-
vent à partir de son versant abdominal. rax (flgure 3.348).
Les contractions des dômes du diaphragme apla- TolL~ les muscles qui s'insèrent sur les côtes
tissen t le diapb.ragme. olaugmentent clone le volume peuven t mobiliser les côtes les unes par rapport
thoracique. Les mouvements du d iaphragme servent aux autres. Ces muscles agissent donc comme des
cssenlicllemeol à la respiration oonnale. muscles accessoires de la respiration. Les muscles
du cou cl de l'abdomen peuvent également fixer ou
modifier les positions des côtes hautes ou basses.
MOUVEMENTS
DE LA PAROI THORACIQUE CAVITÉS PLEURALES
ET DU DIAPHRAGME
Les deux cavités pleura les, u ne de ch8lJUe côté du
PENDANT LA RESPIRATION médiastin. entourent les poumons (figure :J.35) :
Une des prind pales fonctions de la paroi thoracique • dans la pal't:ie supériew·e, elles s'étendent a u-dessus §
N
142 et du diaphragme est de modi fie r le volume du tbo- de la 1"' côte a u niveau de la racine du cou: 0
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Anatomie régionale • Cavités pleurales
Médiastin
Mouvement du siernum
en avant el vers le haut
Mouvement
en anse
de seau Diaphragme
Plèvre
Chaque cavité pleurale esl entourée d'u11e couc:he
de cellules aplaties. le mésothélium. associée à une
._.,.,____,,/ l vation latérale couche de soutien forn1ée de tissu conjonc tif : ces
de la diaphyse deux couches forment e nsemble la plèvre.
oosta~ La plèvre se divise e n deux parties prlnci pales en
fonction de sa loc~ lisat.ion :
• la plèvre en rapporl avec les parois de la cavité
pleurale est la plèvre pariétale;
Figure 3~34. Mouvements de la paroi thoracique pendant • la plèvre qtti se réllécrul de la paroi médiale cl qui
la respiration. A. Mouvement de pompe des cOte,: et du
sternum. B. Mouvement des côtes en anse de seau. recouvre et adhère à la surface des poumons esl la
plèvre viscérale (figure 3.35).
Chaque cavité pleurale esl un espace virtuel situé
entre la plèvre viscérale el la plèvre pariétale. Nor-
malement cet espace contient uniqucmeot LlOU très
■ vers le bas, elles s'étendent jusqu'au niveau situé fine couche do liquide séreux. IJ eo résulle que la
juste a u-dessus du rebord costal; su rface du poumon tapissée par la plèvre viscérale
• la paroi médiale de c haque cavité pl eu(ale est le s'oppose cl peul glisser librement sur la plèvre parié-
méd iastin (voir p. 160). tale e n regard qui, elle, est fixée à la paroi. 143
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Anatomie régionale • Cavités pleurales
n iveau d'une région appelée le h.ile du poumon . À ce num. Cependant. en arrière de la partie la plus basse
niveau, la plèvre médiaslinale se réfléchit pour deve- du sternum . la plèvre pariétale ne rejolns pas la
nir la plèvre viscérale. ligne média ne sur lo côté gallche commo clic lo fait à
droite. car le médiastin moyen. qui contient le péri•
curde et le cœu.r. est dévié à gauche.
Zones de réflexion périphériques En bas. la plèvre costale se réfléchit sur le
Les réOexions périphériques de la plèvre parié- diaphN1gme au-dessus du rebord costal. Au n iveau
tale indiquent les extens io ns des cavités pleu rales de la ligne médioclavicula ire, la cavité p leuJale
(figure 3.37). s'étend en bas approxi ma ti vement au niveau de la
Au niveau de la partie supérieure. la cavité p leu- 8' côte. Au niveau de la ligoe méd ioaxillai re, elle
•
rale peut se p rojeter 3 à 4 c m a u-dessus du premier s'étend jusq u'à la 10• r.ôte. A partir rie ce point , le
cartilage costal. mais ne s'étend pas au-dessus du col bord inférieu.r se prolonge horiiontalement pour
de la l '" côte. Cette limitation eslcausée par la pente croiser la 11• et la 12• côtes et alteü1dre la vertè-
inférieure de la l"' côte avec son articu lation sur le bre TXn. De la ligne médioclavicula ire à la colon ne
n1anubrium. vertébrale, la limite inférieure de la p lèvre peu t
En avant. les cavités pleurales sont proches l'une approximalivement être suivie sur un e ligne qui
de l'autre en arrière de la partie s upérie ure du stor-
Llgne médloclaviculalre - - - -
Ligne mèdioaxillalre - - --
1
1
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Thorax
chemine entre la s• côte, la 10• côte el la vertèbre e t en arrière (figure 3.38). JJ en résu lte la formation
thoracique TXII. de récessus où deux couches de plèvre pariétale se
font face. L'expansion des poumons dans ces espa-
ces se fait lors de l'inspüation forcée : los récessus
Plèvre viscérale permellent aussi la forma tion d 'espace potentiel
La plèvre viscérale est en continuité avec la plèvre o ù le liquide ple ural peut ê tre collecté ou aspiré.
pariétale au niveau du hile de chaque poumon où les
structuros entrent dans cet organe et le quitlenl. La
plèvro viscérale est fermement. allachée à la surface Récessus costomédiastinaux
du poumon. incluant aussi les deux sur faces oppo- En avant. un réccssus costomédiastinal est présent
sées des scissures qui divisent les poumons en lobes. de chaque côté à l'endroit où la plèvre i;ostale fait
face à la plèvre méd iasUnale. Le pl us grand se situe
Récessus pleuraux sur Je côté gauche dans la région qui. recou vre le
Les poumons ne remplissen t pas entièrement les cœur.
régions inférieures des cavités pleurales en avant
Ligne médioclavlculalre - - -
Lfgne médioaxiUaire - - - -
!!l
Récessus cœlodlaphra~ique
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Anatomie régionale • Cavités pleurales
Récessus costodiaphragmatiques • Les deux faces : la face cos tale suit Je rebord des
côtes et des espaces intercostaux au niveau de la
Lés récessus les plus volumineux et les plus impor• paroi thoracique. La face médiastinale se trouve
tants cliniquement sont les récessus costodiaphrag- au contact du médiastin eu avant el de la colonne
matiques qui se trouvent de chaque côté de la cavi té vertébrale en arrière, el contient le hile pulmo•
p leu rale entre la plèvre costale el la plèvre diaphrag• na ire en forme de v irgu le qu i contient les struclu•
n1atique (figUie 3.38). Les récessus costodiaphrag- res qu i entrent dans le poumon el en sortent.
maliques sont situés entre le bord inférieu r des • Les trois bords : le bord inférieur du poumon
poun1ons et le bord inférieur des cavités pleurales. sépare la base de la face costale. Les bords a nté•
Ils sont plus profonds après l'expiration forcée et rieur et postérieur séparen t la face costale de lo
plus évasés après l'inspiration forcée. face médiale. À l'inverse des bords antérieurs e t
Du ra nt la resplralion calme, le bord inférieUI inférieurs, qu i son l effilés, le bord postérieur est
d es poumons c roise la 6• côte SUI la ligne médio• lisse et arrondi.
clavicu lai re. la 8 ' côte su r la lign e médioaxillaire,
e l se pro longe horizonlalen1enl pour a tteindre Les poumons sont directement au contact, et por-
la colonne vertébrale en TX. Ainsi, de la Ugne tenl les emprein tes des structures voisin es qui les
médioclavicu laire pws en faisant Je tour d e la recou vren 1. Le cœUI e l les gros vaisseaux qui remplis•
paroi thoracique jusqu'à la colonne vertébrale, le sent le méd iastin forment des reliefs qui déforment
bord inférieur du poumon se projette sur une ligne la face médiale des poumons; les côtes marquent les
passant par la 6° côte, la 8' côte et la vertèbre TX. faces cos tales. Des pathologies, comme une tumeur,
Le bord inférieur de la cavité pleurale correspond, ou des ·varialious dans une de ces structur~s peuvent
selon les mêm.es repères, à la a• côte, à la 10• côte affecter les structures voisirleS.
el à la vertèb re thoracique TXTI. Le récessus coslo-
diaphragmaliqu e est la région comprise e ntre ces Racine et hile
deux lim ites. La racine de chaque poumon esl uo tube coUil formé
Pendant l'expiration, le bord inférieur du pou• de différentes structUies qui relient le poumon au
mon remonte el le rècessus costodiaphragmatique médiastin (figure 3.40 ). Elle est recouverte d 'une
s'élargiL couche de plèvre médiastinale qui se réllécrul sur la
surface d u poumon pour devenir plèvre viscérale. La
Poumons région recouverte de cette réflexion pleUiale SUI la
sUifaœ médiale du poumon esl le hile, où les struclu·
Les deux poumons sont les organes de la respiration res entrent dans le poumon ou bien en sortent.
el se situent de ch aque côté d u médiaslin au n iveau Un fin repli de la p lèvre en forme de faux se
des cavités p le urales droite el gauc he . L'aiJ entre développe à partir du bas de la ràci ne du 1>oumon
dans les poumons el en sort par les bronches, qui el s'étend d u hile vers le médiaslin. Cette structure
sont d es divisions de la trachée. esl le ligament pulmon aire. Celui-ci peul stabiliser
Les artères pulmonaires apportent le sang désoxy- ln position du lobe inférieur et peut aussi ada pter la
géné aux poumons i1 parlir d u ventricule droit d u translation des s truc tures de la racine de haut en bas
cœur. Le sang oxygéné retourne vers l'a:triun1 gauche pe ndant la respiration.
par les veines pulmonaires. Dans le médiastin, le n erf vab'Ue passe jus te der-
Le poumon droit est normalement légère men t rière la racine d es poumons, alors que le nerf phré-
plus volumineux que .le poumon gauche, car le nique passe juste deva nt.
médiastin moyen qu i contient le cœur se déve loppe Au niveau de chaque racine. et localisés clans le
u n peu plus à gauche qu 'à d roite. hile, se trouvent :
Chaque poumon a une form e de demi-cône,
avec u ne base, un apex. deux faces el trois bords • une artère pulmonaire;
(figu re 3.39). • deux veirtes pulmonaires;
• uoe bronche principale;
■ La base repose s ur le d iaphragme. • des vaisseaux bronchiques:
■ L'apex se p rojelle a u-dessus de la 1•• côte jusqu'au • des nerfs;
niveau de la racine du cou. • des lymphatiques. 147
Copyngh1ed matenal
Thorax
SOld anté<ieur
Hlle
Bronche
Artète
pulmonaire
Veine
pulmonaire
Bord
postérieur
Raone
Artère pulmonaire
~ (sang désoxygéné)
Veine pufmonafre
!sang oxygéné)
A~ère - -+ - -
putmonaire
Vein.. - #---,i
pulmonalres
Ugamenl pulmonaire
Poumon dro;, PoumM gauche
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Anatomie régionale • Cavités pleurales
Hablluellement. l'artère pulmonaire se lrouve dans méd iastin el de la racin e d u cou (figu re 3.418). Ge
la pa rt ill s1,1périeuro du hile, ln veine pu lmona ire sont :
da ns la parlie inférie ure. el les bronches un arrière. ■ le cmur;
Sur le c/)té droit , la bronche lohalre supérieure ■ la vein.e cave i.nféri('ure;
nait de la bronche pri nc ipale dan s la racine, alors ■ la veine cave supérieure:
que sur le côté gauche. elle nait en général de la ■ les veines a2ygos ;
b ronche principal e dru1s le poumon, el se place • l'œsophage.
a u-dessus do l'arlère. L'artère el la vei ne subc)avièrcs d roites passent en
arches a u-dessus du dôm.e pleura l et sonL e.i1 ra1>porl
avec: le lobe s upérie ur du poumon d roil. au n iveau
Poumon droit de la région cervicale et da ns la rosse axilla ire.
Le poumon droil esl fonné de trois lobes el d.e deux
scissures tligu,e 3.41A). Nonnalement, les lobes
peuvent se mohil iser librnmenl les uns par rapport Poumon gauche
aux autres. r1arce qu' ils sont séparés jusqu'au h ile Le poumon gauche est pl us pelit que le poumon
par les invaginalions de la p lèvre viscérale. Ces droit el est formé de deux lobes séparés par une sci!r-
invaginations fonnen l des scissures : sure oblique (figure 3.42A). La scissure oblique du
poumon gauche est légèrement plus obliqu e que la
■ la scissure oblique sépare le lobe inférieur (lobe
scissu re cocrespondaate d u poum oa droit.
le plus bas) d u lobe su périeur et du lobe moyen
Pendant la respiration colmc, la posilion approxi-
du poumon droit :
mative de la scissure o/J/iqua gauche peul être défi-
• la scissure horizonlalc sépare le lobe s upérieu('
nie comme une ligne courbe sur lo poroi thoracique,
(lobe le plus haut) du lobe moyeu .
qui commence entre /11 processus épineux des vertè:-
La paslüan approximative de la scissure oblique bre.ç Titi et TfV, c,·oise le cinquième espace interc:os-
chez w, potitmt qui respire calmement peut Btro tal latérr1lement. puis suit le contour de /o 6" côte en
repérée par une ligne coui·he sur Je, paroi thorc,cique. avant (voir p. 217/.
Celle-ci commence approximativement au niveau Comn1e pour le poumon droit, /'orientation de la
du processus épineux de la ve11èbre 11\f, puis croise scissure obliq ue détermii1e la position où il faut aus-
le cinquième espace intercostol lotérolcment, pour culter chaque lobe.
suivre ensuite le contow· de lo 6'" côte en avant (voir La pl us grande partie du lobe supérieur esl en
p. 217). contact avec la partie supérieUie de la paroi antéro-
La scissure horizontale su it le quatrième espace la lérale: l'apex de ce lobe se situe da ns la racine du
in tercosta l du slen, um jusqu'au n iveau de la scis- cou. La face costale d u lobe in férieUI esl e n con tact
sure obl iqu., lors de son croisement avec la 5• côte, avec lo paroi thoracique postérieure el inférieure.
La localisalirm des scissure.$ oblique.$ el Jwri,.1Jr1- Pour éçouter les sons des poumons au niveau de
tales va permet.Ire au clinicien de dëtermù1er où il chaque lobe, le stéthoscope doit être placé sur les
doit plocer lu stéthoscope pour écouter choque lobe. nires de la paroi thoracique qui corrospondenl aux
La plus grande partie du lobe supérieur est positions respectives des lobes (voir p. 218).
en contact avec la partie su périeure de la paroi La portion inférieure de la s urface médiale du
an térolatérale: l'apex de ce lobe se situe dans la poum oa gauche, à l'inverse du pou:mon droit, pré-
racine du cou. 1.a su rface du lobe moyen csl en sente une in c isure qu.i correspond au volume occupé
contact direct avec les parties. in féri eure e l latérale par le cœur dans la cavité pleura le gauche. à partir
de la paroi. Lo face costale d u lobe inférieu r est d u méa iasliu moyen.
en c(Hllnc:l avHc la pa roi thoracique postérieu re e l Sur ln su rface antérieure de la partie la plus basse
inférieure, du lobe s upérieur se Lrouve une extension en forme
Quand 011 écoule les hruils pulmonail'es de chaque de langue (la lingula du poumon gauche), qui se
lobe, il est important de po.~ilionner le stéthoscope sur projette au-dessus du rennemenl cardiaque.
les différentes aires de la paroi thoracique situées La surface médiale du poumon gauche est en
..g
N
ou-dessu.s de choqua lobe (voir p. :118).
La s urface n1édi:, lr, d u pou mon d ro it est en
contact direct avec un aombroj1nportaal do structures
d u médiastin el de la racine du co.u (figure 3.42B).
0 contact avec un no mbre important de structures du Celles-ci iocluenl : 149
Copyngh1ed matertal
Thorax
Lobe supérieur
Sclssuro hotlzo,,lale
Avant Posrèrievr
- -Bronche du iObé
supérieur
Bronche
Œsophage
Veineazygœ
B Olapllragme
150 Figure 3.41. A.. Poumon droit. B. Principales structures ass« iffs au poumon droit,
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Anatomie r égionale • Cavités pleurales
- -- l obe supêrieur
A
Post~r/ovr Antêri6ur
Artère subel.avlêre gauchè
Bronche - -
Œsophage -t---➔--t--
B Empreinle du diaphragme
Copynghted matenal
Thorax
Trachêe
Bronche principale droôte Bronclle principale gauche
Sronehes IObaires
Bronches lobaires
\
\
Bronche segmentaire
A du IOl>e moyen
!!!
Vvemédla/o
Lobe supérieur
- ~ Segment ventral
Segment apical (SUI)
($VI)
Lobe Inférieur
Segment Segment
médial (SV) - ·'-''- ...__ _ _ __.__ basomédial (SVII)
Segment
médial (SV)
Lobe moyen
Segment
basodorsal (SX) Segmen1
laléral (SIV)
Segment
basoventral (SVIII) Segmen1
basoventraJ (SVIII)
A Segment basolatéral (SIX)
Segment ventral
(SIII)
__,._ Segment
apical (SVI)
Segment apical
(SVI) - '~
Labe lnfM!eur
Segmenl lingulaire
caudal (SV) Segmenl
Segment basodorsal (SX)
basodorsal (SX) -
Segmen,
hasoventral ($VIII)
Segment /
basomédial {SVII)
figure 3.44. Segments bronchopulmon'1it.es. A. Poum6n droit. B. Poumon gauche, (Les segments bronchopufmonair'eS'[SJ
sont numérotés et nommés.)
154
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Anatomie régionale • Cavités pleurales
- - - - - - Ligament pulmonaire
- ! - - - - - - Aorte tho,acôque
Œsophage - - - - -+-
A
Veine cave supérieure Aorte ascendante Tronc putmonaire Veine cave supérieure Aorte ascenaante Ttonc pulmonaire
1 1 1 1
Bronche principale dr0r1.e ŒsOl)hag<> Artèro pulmonalre gauche Artère pulmonaire dtoite Œsophage Aorte thoracique
Aorte thoracique
Figure 3.45. Vaisseaux pulmonaires. A. Vue antérieure schématique. B. Tomodensitomêtrie (TOM) en coupe transversale
montrant l'artère pulmonaire gauche et sa naissance du tronc pulmonaire. C. TOM en coupe transve<Sale ijuste au-dessous de 155
J'image B) montrant l'artère pulmonaire droite et s.a naissance sur le tronc puJmonaire.
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Thorax
Nerls cardiaquescervicau,
156
Figure 3.46. Innervation pulmonaire.
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Anatomie régionale • Cavités pleurales
Coorult thoracique
Nœutl brachlocéphalique
Vaisseau lymphatique
pa,astemal droit
C0<1rult lhoracique
Citerne du chyle
157
Flgute 3.47. Drainage lymphatique des poumons.
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Thorax
Drainage lymphatique Ces grou pes de nœuds se d rain ent hors du poumon
e n traversant le hllo c l la racine dans le méd iastin
Les lymphatiques s uperficiels. subpleura ux el pro· posté rieu r.
fonds du poumon se draine nl dons des nœ uds l.,cs va isseaux efférents de ces nœuds passenl
a ppe lés nœ uds Lrachéobronc hiques, situés autour le long de lo trochée pour s'a11aslomoser avec les
des racines des bronches principales el lobaires, nœuds pnruslernoux e l brocbjocéphaliques, qw
e l sur les faces laté rales de la lrachée (figure 3.4 7). sont an lérieurs au x veines brac hiocéphaLiques
En clinique
En clinique
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Thorax
dans le médiastin s upérieur. el forment les troncs Le médiastin peut être divisé en plusieurs petites
bronchomédiastinaux droit e l gauche. Ces troncs se régions. Un plan transversal. qui s'étend de l'angle
drainent directement dans les veines profondes de sternal [jonction entre le manubrium et le corps d u
la base du cou, dans le tronc lymphat ique d ro it ou sternum) au disque intervertébral situé entre les vertè-
dans le conduit thoraciqu e. bres TIV e1 TV. sépare le médiastin en deux parties :
• IP. médiastin supérieur ;
■ le m.é dîastin inférieur, qui est lui-même subdi-
MÉDIASTIN visé par le sac péricard:ique en médiastins auté·
rieur, moyen et postérielll'.
Le médiastin est la région centrale qu i sépare
les dellx cavités pleurales situées latérJlemont La région antérieure au sac péricardique et eo
(6gure 3.50). Il s'étend : arrière du corps d u sternum correspond au médias-
tin antérieur. La région en arrière du sac péricardique
• du s ternum oux corps vertébraux:
et du diaphragme el en ave nl des corps vertébraux
• et del'ouverture thoracique su périeureau diaphrdgme
correspond au médiastin postérieu r. La région du
(figaro 3.51 ).
Le médiastin contient le thymus, le sac périca rdi-
Ouve1'1ure 1horacique supérieure
que. le cœur, la trachée et les gros vaisseaux.
Le médiastin est une zone de passage vers, ou
en provenance de, l'abdomen pour J'œsophage. le
conduit thoracique et différen ts éléments du sys-
tème nerveux.
Aog1es1erna1
C-01J)S
du sternum - - - /
Médlas1Jn cavité pleurale gauche
Diaphragme
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Anatomie régionale • Médiastin
milieu, qu.i inclut le sac péricardique e l son contenu , • la couche pariétale qui tapisse la foce profonde
correspond au médiastin moyen (figure 3.52). du péricarde fib re ux;
• la couche viscérale (épicarde) q ui adbère au cœu r
el forme son enveloppe extérieure.
Médiastin moyen
Les couches pariétale el viscérale du péricarde
Le médiastin moyen se situe au centre de la cavité séreux sont en conlinuilé au niveau de la racine des
thoracique, Tl contient Je péricarde. le cœu r. l'ori- gros vaisseaux. L'espace étroit situé e ntre ces deux
gine des gros vaisseaux, des nerfs et de plus petits couches de péricarde séreux contient une petite
vaisseaux. quantité de liquide, Cette cavité péricardique auto-
rise une relative liberté de mouvement au cœw·.
Péricarde
Le péricarde est un sac sérofibreux qui entoure le Péricarde f ibreux
cœur et les rocioes des gros vaisseaux. Il est formé Le péricarde fibreux est un sac en forme de cône. dont
de deux feu illets, Je péricarde séreux et le péricarde la bas.e est située sur le diapbragme el dont le som-
fibreux [figure 3.53). me! est prolongé par l'adventice des gros vaisseaux
Le péricarde fibreux est un solide tissu conjonclif (figLLre 3.53). La buse est fixée au centre tendineux
dont la couche externe dér.ni l les li mites du méd ias- du diaphragme et à u ne petite zone musculaire sur
tin moyen. Le péricarde séreux est fi n el est formé le côté gauche du d.iaphragn1e. En avant, il est auaché
de deux parties : à la surface postérieure du sternum par les ligaments
sterno1>éricardiqucs. Ces attaches maintiennent le
Angle sternal
cœur fixé dans la cavité thoracique. Le sac pérlcardi-
que limite aossi la d iste nsion cardiaque.
Médiastio
S\lpêrieur
Médiaslîn moyen
Médiastin postérieur
Cooche pariétale
du pética,de sêroux
Péricarde
fibreux
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Thorax
Trachée
Arlèr& carotide commune gauche
Vaisseaux
pérlcardophreniques
gauches
--- -
Valueaux pérlcardophrénlques
droits
Oiapt,ragme Péricarde
Les nerfs ph rénlques tnnervenl le diaphragme. • une partie supérieure se situ e autour des a rtères.
Ils sont issus des nerfs spinaux CJ à CS, passen t l'aorte el le tronc pulmonaire;
ensu ite li travers le péricarde fibreux et c heminent • une partie plus postérieure se silue a utnur des
sous celu i•d jusqu"iI leur doslination finale (figure veines, les veines caves supérieure el inférieure,
3.54}. Leu r localisation sous le péricarde fibreux est ainsi que les veines pulrnonafres.
d irectement en rapport avec !"origine embryologique
du diaphragme et les changements qui se produisent La zone de réflexion qui entoure les vein"s a une forme
pendant la format ion des cavilés péricarcllques. De de J, el le cul-de-sac fom1é dans le 1, en arrière de l'-0Lrium
man ière sia1ilaire, les vaisseaux péricardophrénî- gauc:ho, esl nommé le sinus oblique du pérican:le.
ques cheminent sous le péricarde fibreux lors de Le passage entre los deux s ites de réflexion du péri-
leur traversée de la cavité thoracique. carde séreux porte le nom de s in us transverse du péri•
carde. Ce sinus se s itu e en arrière de l'aorte ascendante
et du lronc pulmonaire, en avanlde la veine cave supé· =
Péricarde séreux rleurc, el au-dessus de l'atdumgaucbe. j
La <:ouche pariétale du péricarde séreux se poursu it QuaI1d le péricarde est ouvert en avant pendant /(1 ~
en conlinu ilé avec la couche viscérale d u péricarde chirurgie, un doigt peut être placé dans ce sinus pour ·1
séreux a u n iveau de la racine des gros vaisseaux. séparer les w tères des veines. Une main placée sous !il
Deux parties peuvent êlro cUstinguées dans celle /"apex du cœur et qui ln relève permet de posserdons ~
162 zone de réflexion péricard ique (âgure 3.55): le sinus oblique. o
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Anatomie régionale • Médiastin
Aorte ascendante
L Section du péricaroe
Hb<eUJ<
Veine .cave Inférieure -
Fig..,. 3.SS. Partie postérieure du sac péricardique montrant les zones de réflexion du pé.ricarde séreux.
En clinique
Péricardite En clinique
La péricardite est une inflammation du péricarde.
Les causes les plus fréquentes de péricardite sont Épanchement péricardique
les maladies virales, bactériennes, systémiques (par Normalement. il n'existe qu'une petite quantitê
exemple Insuffisance rénale) et les séquelles de de liquide entre les couches viscérale et pariétale
l'infarctus du myocarde. du péricarde séreux. Dans certaines situations. cet
En cas de douleur thoracique. il convient de espace peut étre rempli par un excès de liquide
diffé rencier péricardite et Infarctus du myocarde, (épanchement péricardique).
car te pronostic et tes traitements de ces deux Le péricarde fib reux étant une structure
pathologies sont différents. Les patients qui relativement fixée qui ne se déforme pas, cette
souffrent de ces deux pathologies présentent des accumulation de liquide va finir par comprimer le
douleurs centrales dans la poitrine, qui peuvent cœur (il s'agit de la tamponnade cardiaque), qui
irradier dans les bras. entraîne une compression des ventricules et leur
La réalisation d' un électrocardiogramme (ECG) dysfonctionnement. L'aspiration du liquide avec
permet de faire la différence entre ces deux une a iguille et la levée de la c;ompression font
pathologies. disparaitre rapidement ces symptômes.
163
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Thorax
l i est ù11portan1 de noter que les infa rmolions rie Faoe crwohfllgmabque
sensolion somatique (<fouleur) i.çsues du p l,,rii;ur,:l e
parié/al sont t.rcmspottées par les nerfs phréniques.
Cela explique que les douleurs relevant d'un pro- A gure 3.56. lllus~(aLlrm de la forme gén~rale dt1 c:gwr, de
son ori~ntêltion et de ses f~es.
blème péricc,rdiqve peuvent se projeter· au niveau cle
la région suprac/oviculaire.
Cœur
Lo base du ca~ur est fixée en nrriè.ro à ln pnroi péri·
Orientation du cœur card ique d u fsil de l'ettlrée des veines. /\ 1.1 niveau
Le cœLLr possède uJ1e fo1111e de pyramide couchée qui de la base. les veines caves inférieure el su pérleu re
serait tombée el reposerait s ur une de ces faces. Placé s'abouchent en haut el en bas dans l'atrium droi1.
dans la cavité thoracique. l'apex de celle pyrrunide se tandis que les veines pulmonaires se drainenl sur
projetle en avant. vers le bas el vurs la g,.1-uche. alors q ue c hacun des bords droil e t gauche de l'atrium gau che.
la base est opposée à l'apex el sa projette vers l'arrière La boso clu cœur se trouve e n regard des corps d es
(figure 3.56). Les bords do la pyramide sont formés: vertèbres T V à TVrn (TVI à T IX en position debout).
L'œsopbagc chenùn c iromédiaten1e nl en arrière d e
• d'un11 foce diaphragmatique infé rieure. s ur laqueUe la base du cœur.
repose la pyramide; De la base d u cœur se projette nt qua tre faces
• d 'u ne face antérieure (slernocostaloj orientée vers qu i se poursu ivent vers l'avant pour se rejoind re
l'ovant ; ou n iveau de l'apex. L'apex du cœur est formé d e
• d 'une l'ace pulmonaire tlro il e; la pa rlie inféro lnlérnle du venlric1de gauche (6gure
■ cl 'UJ1e face puh11onai re gauche. 3.58) e l esl silué au n.iveau d e la face profonde du
cinquième espace intercostal, à 8 à 9 cm de la l.igne
Base (face postérieure) et apex mécüosternaJe.
La hase du cœur présente u no forme do quad rilatère
cl a u ne d irection J}Oslérioure. Elle esl formée: Faces d u cœur
■ de l'atriu m gauche ; La face antérieure du cœur est orientée vers l'avant
■ d'une petite partie de l'atriu m droit ; el elle est formée principale ment du venlricu le
• de la pa rtie proximale des grosses veines (veines droit. d'une pe tite partie de l'atrium droll à droile
caves su périeure e1 inférie ure c l veines pulJ11on- el d' u ne petite partie du ventric ule gauche à gauch e
164 oires} (figuro 3.57). \figure 3.58).
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Anatomie régionale • Médiastin
Arc aort1Q1Je
Ar1ère pulmonaire gauche
Veine cave 1upêrleure
Veine pulmonaire supérieure gaoche
Atrtum gauche - - 1
Sulcus terminalis
Ventricute ôrOd
Aone ascendante
Tronc putmooaire
Auricule gauche
Anète inlerventricolaîre antêrieure,
branche de l'artère ooronaire gauctle
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Thorax
Atc ao,,,qve
~~- Atnumdroit
Ventricule gauche - -- - - - -
Ventricule droit
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Anatomie régionale • Médiastin
arquée el se prolonge de l'auricule gauche à l'apex produisent sur sa sttrface externe des sillons appelés
(figure 3.58). li est fonné principalemen t du ven• suJcu.s.
lric ule gauche cl. vers le hau t, d'une petite por•
lion de l'au ricule gauche. ■ Le si llon coro n ai re fa it le to ur du cœ ur. e n
séparant les atriu ms des ve ntricu les ! fig ure
Pour /'analyse mdiologiqutl, une 1,anne t:ompro· 3.61). 1.1 coulienl l'artère coronaire droite. la
/Jension des slJ•uctw-es qui déli1nillml les bards du peti te veine cardiaque, le sinus coronaire el
cœur est indispensab1e. Le bo,rl droit en pasit.ion de la bra nch e c.ircooOexe de l'artère coro na ire
faœ standard représente la veine cave supérieure, gauche.
l'atrium droit et la veine cave inférieure [figure ■ Les s illons i.n len •entricuJaires an térieur el pos•
3.60A). Le bord gauche, dans une vue similafre. est lédeur séparent les cieux ventricules. Le sillon
formé de l'arc aort.ique. de l'artère puhnanai.re et du inlerventriculaire antérieur est situé su r la face
ventricule gauche. Le bord inférieur radiographique a ntérieure d u cœw· et contient l'artère intcrveolri•
représente le ventricule droit et le ventricule gauc/Je culaire ontéricu-re et la grande veine card.iaquc. l..c
au niveau de /'apex. Sur une Pue de profil, Je ventri- s illon intervenlricu laire postérieur est situé s ur la
cala droit apparaît en avant, alors que Je ventricule face diaphragmatique d u cœur el contien t l'artère
gcwclie opparaît plus postérieur (figllJ'e 3.60B). inlervenlriculai.re pos térieure el lo veine cardiaque
moyenne.
Sillon externe
Le cœur esl divi.sé en quatre chambres (deu.i, atriums Ces sillons se 1-ejoigoent juste en dessous el à
el cieux ventricule$) pur des cloisons internes, qui droite de l'apex du cœllJ'.
Figure 3.60. Radiogr~phies de thorax. A. Vue de face. B. Vue standard de profil du cœur.
167
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Thorax
SUion coronaire
Sinus COfonaire
Figure 3.61. Sillons du cœ.ur. A. Face antêrieure du cœur. B. Face diaphragmatique et base du cœur.
168
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Anatomie régionale • Médiastin
Cavités cardiaq ues Il fau t plus de force pour éjecter le sang vers la
circulation générale que vors les poun,ons. ce qui
Le cœur fonctionne comme deux pompes séparées explique que la paroi du ventricule gauche est plus
par une c loison médiane (figure 3.62A). La pompe épaisse que celle du ventricule ru-oil..
droite reçoit le sa:ng désoxygéné du corps et J'envoie Des s.e plums interal.riaJ . inlerventriculwre et
aux poumons. La pompe gauche reçoit le sang oxy- interatriovenlriculaire séparent les quatre cavités d u
géné des pomnons et l'en voie dans la c irculation cœur (figure 3.628). L'nnatomie interne de chaque
générale. Chaque pompe est fon11ée d'un atrium et chambre dépend de sa fonc tion.
d'u.n ventricule séparé paruue valve.
Les atriums. qui reçoivent le sang qui arrive a u Atrium droit
cœur, ont une paroi fine, alors que la paroi des ventri· En position a natomi<Jue. Je bord droit du cœur est
cules esl épaisse pot,r pomper le sang hors du cœur. formé par l'atrium droit. Celte cavité rait aussi
Artères pulmonaires
f Atr,u;,";;-',,_
ga=uch&
==----A
_o_rt_e-::,-- - - - --,,,._
Sàngoxyplîilé
11 Veines pulmonaires
L.::+ Sang oxygé/Af
Veme cave 1nléneure
Flgure l.62. A. Le cœur avec ses deux pompes. B. Imagerie par résonance magnétique (IRM) du thorax montrant Jes quatre
cavités cardiaques et les septums. ·
169
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Thorax
partie de la portion droite de la foce antérieu re du La p~rlie interne de l'atrium droit esl divisée en
cœur. deux espaces COlllious. Sur la foce externe. celle
Le sa ng qu i revienl i\ l'atrium droil passe 1>ar un séparalion est marqué,1 par un sillon peu profond
des trois vaisseaux su.i vo111s : [le sulclL~ terminalis de His). qui s'étend d u bord
droit de l'orifice de la veine cave supérieure au bord
■ les veines caves supérieure el inférieure qui drai-
droit de l'orifice de la veine cave inférieure. Sur la
nent le sang de la circulation générale du corps
face inlerne. celle division est marquée par la crête
vers Le cœur;
terminale [crista terminalis) (figure 3.63), bande lisse
■ le sinus coronaire, qui draine I.e sang de la paroi
musculaire qui comnience sur le toit de l'alriuni, juste
cardiaque.
en face de l'ostiwn de la veine cave supérieure. el qui
La veine cave supérieure se draine dans la par- se prolonge vers le bas sur la paroi latérale jusqu'au
tie supéroposlérieure de l'atrium droit. tandis q ue la niveau de l'ostiun1 de la veine cave inférieure.
veine cave iu[érieure et le sinus coronai re se drai- L'espace en arrière de la crête terminale est le sinus
nent dans la partie inféroposlérieure de cel.le-ci. des veines caves ; il s'agit d'uu reliquat embryologi-
A partir de l'alrium droit. le sang va passer dans que de la corne droite du sinus veineux. Celle partie
le ventricule droit par l'ostium atriovcntriculaire de l'atrium droit possède une paroi lisse fine. Les
druil. Cel orifice orienté vers l'avan1 el méd ialem.e nl deux veines caves se drainonl dans cet espace.
esl fermé pendant les conlraclions du ventricu le par L'espace antérieur à la crête. incl uant l'auricule
la valve tricuspide. droite, est souvent décrit comme l'atrium à propre-
Arc aortique:
Auricule df'Olle
Ventricule droit
Fo·sse ovale
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Anatomie régionale • Médiastin
ment parler. Celte terminologie esl fondée sur l'ori• La zone qtû permet l'é jection du sang. el qw
gine embryologique prin1itivc de l'atrium. Ses parois l'an1ène dans l'artère pulmonaire. constit ue l'infun•
sont couvertes de stries appelées muscles pectinés, dibulun1 pul,nonaire. Cette zone présente des parois
qui se déploient à partir de la crête terminale comme lisses et dérive du tube cardiaque embryonnaire.
les dents d'un peigne. Ces stries se retrouvent auss i La zone du ventticule droit quj reçoit le sang pos•
dans l'auricule droite. qui est une poche musculaire sède de nombreuses structures musculaires irrêgu•
en forme d'oreille. con ique, qui se prolonge exté• lièrcs appelées Lrabécules charnues (figure 3.64).
rieuremen t e n mcouvrant l'aorte ascendante. La plupart d'entre el les sont attachées aux parois du
Sur la parlie inférieure de l';,trium droit se trouve ven lricule e l forn1ent des pools muscu laires.
l'oslium du sinus coronaire, qui reçoit le sang rle la Un petit nombre de lrabér:u les charnues (muscles
p lupart des vei11es card iaques el s'ouvre en position papillaires] n'ont qu'unê seu le inS(1rtion s ur la s ur-
médiale par rapport à l'ostium de la veine cave infé- face du v,mtricule. Leurs autres extrém.ités servent
rieure. De fins replis de tissus dérivés des valvP-~ du d'insertion à des tendons eu forme de corde fibre use
sinus veineux embryologique sont associés à ces ori- (les cordages tendineux), qui retient les piliers lllllS·
fices (la valvule du sinus coronaire e t la valvule de cula ires a ux bords libres de la valve tric uspide.
la veine cave inférieure). Pendant le développement U existe trois muscles papillaires dans le ventri-
de l'embryon. la valve de la veine cave inférieure cu le droit. Leur nom est délenuiné par leur position
contribue au passage direct du sang oxygéné à travers sur la paroi du ventricule droit - muscles papillaires
Le foramen ovalo jusque dans l'atrium gauche. antérieur, postérieur et seplal :
Le sep1um interalrial sépare l'atriu m droit de
• le muscle papillaire antérieur est le plus grand
l'atrium gauche. Ce septun1 est orienté vers l'avant
et Je p lus constant des nntscles papillaires ; il nait
et vers la droite parce que l'atri um gauche est situé
sur la paroi antérieure du ventricule:
plus e n a rrière el à gauche que l'utrium d ro it. Une
• le muscle pap il la ire postéricuT esl formé d'une,
dépression est clairement vis ib le dnns le septum
de deux ou trois structu res. avec quelques cor•
juste au-dessus de l'orifice de la veine cave infé-
dages tendi ne ux qu i 11aisse111 clirec tement de la
rieure. Il s'agit de la fosse ovale (fosso ovolis) , donl
paroi du ventricule:
le rebord prnéminent forme le limbe de ln fosse
• le muscle papillaire septal est le 1>lus inconstan t :
ovale (bord de la fosse oval.e).
il peut êlre très atroph ié ou absenl. Les cord,,ges
La fosse ovale marque la localisalio11 embryologi-
tendineux peuven l naître d irectemenl de la paroi
que du foran1en ovale, qui esl une structure i111por-
septale.
laute de la circu lation fœ tale. Le foramen ovale
permet a u sang oxygéné passant par la veine cave Une trnbécu le simp le spé<:iolisée. la lrobécu le
inférieure el l'atrium d'entrer dans l'atrium gau che septomarginale (bande modéralrke), forme u n
e l, ainsi, de court-circu iter les ponmons, c11û ne sont pont entre la portion basse du sephu11 inlerventri-
pas fonctionnels avant la naissance. cu laire el la base du muscle papilla ire anlêrieur. La
Enlia, on retrouve un n01nbre important de petJ- trabécule septomarginale porte u11e partie du tissu
les ouvertures, les ostiums des petites veines car• cardiooectouT [système de conduction cardiaque),
diaques (les foramina vonea cordis minimnc), qu i bande droite du fa isceau atTioventricu laire situé
s'ouvrent le long des parois de l'atriu m droil. Ces dans la paroi an lé rieure du ventricule droit .
petites veines drainent le sang du myocarde dinicte·
ment dans l'a t,·iu,n droit. Val ve tricuspide
L'ostiun1 a lriovenlricula ire droit est fermé pendant
Ventricule droit h1 conl rnction venlriculaire par la valve tricuspide
En position an atomique, le ventricule droit forme (valve a tr iov,mtricula irc droite!, a insi nommée ca r
la plus grande partie de la face antérieure du cœur elle 11sl habiluellome nl formée de trois cuspides
e t une partie de la face diapb ragn1atique. L'atriun1 (tigurt! 3.64). La hase de chaque cu;;p ide est ferme-
droit se trouve à droite du ventricule droit, et le ven- menl fixée à un anneau fibreux qui entoure l'oslium
tricule droit se trouve devant et à gauche de l'ostium all'ioventriculaire, Cet anneau fibreux contrib ue au
g atriovenlriculaire droit. Le sang entre dans le ven- maintien de l'ouverture de l'orifice. Les cuspides
0
N
tricule droit on venant de l'atrium droit, en suivant sont eu continuité l'une avec l'autre par leurs bases
Q u ne d irection horizontale el vers l'avant. au niveau des con1missures. 171
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Thorax
Tronc pulmonaire
Cllsplde
VaJve antéf..,,e -1~----::
t<ltllSj)ide Cuspide septale .-1~,-.,
Cuspide
~ - postêôevre Trabêcule septomarglnale
Cordage tendineux
Les noms des trois cusp ides, cuspides antérieure, cation de la taille du vellll"icule qui survien t lors de
$eptale et postérieure, son t Ail rapport avec: leur sa contraction.
position re lative dans le ventricuJe d ro it. Les bords De plus, les cordages tendiJ1eux .i ssus de d eux
libres des cuspides sbnt allacbés aux cordages ten- mLtscles papillaires s·a uacben l à chaque c usp ide. Ce
dineux, qui proviennent d es extrémHés des muscles qui contribue à préveui.r la séparalion des cuspides
papillaires. pendant la contraction ventriculaire. Cette ferme-
i\u cours du remplissage du ventricule droit, la ture étanche de la valve tricuspide condu it le sang
valve tricuspide esl ouverte, et les LTOis cuspides il quiller le v1:ntriculc droit on s'engageant dans le
basculent dans le ventricule droit. tronc pu1monairo.
Sans la présence d'un mécai1isme de protec-
tion. lorsqufl la paroi musc ulaire d u vl'mlTicule se Valve puhnonaire
contrnctc, les cuspides de la valve pourraient être for- Au sommet de !"infundibulum. où vient s·engnger
cées et retournées vers le haut. sous l"effel de la pres- le nux sa nguin d 'é jection propulsé par le vent ricu le
sion du nux sanguin. e l le sang seruit ,llors propulsé il droit. l'ostium du tronc pu lmonaire est obturé par 111
conlre-courtmt tians l"utrium droit. Lu <.:ontruclion des valve pulmonaire \figure 3.64), qui est co11stituée de
musdes papillaires ollachés aux cuspides par les cor- trois valvules semilunaires dont les bords libres se
dagfJS tendineux prévient le rlltournametll des cuspi- projellenl en 11aut dans la lumière du trooc puJ,110-
des vers l'atrium droit. na.ire. Le bord supé rieur libre d e chaque valvu le pré-
Par leur simple présence, les muscles papillaires sente une portion moyenne épaissie, le nodule de la
el les cordages tendineux 1nainliennenl les valvules valvule semilunaire. el une portion latérale fine. la "'
8
N
172 fermées au cours de la pu issante el intense modifi- lunul~ de la valvule semUunaire (figure 3.65). 0
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Anatomie régionale • Médiastin
Ventricule gauche
Le ventric ule gauc he est e n avant de l'atrium gaucho.
Gauche Antérieure Droite
Vatvules semilunaires li participe à la face antérieure, à la face diaphrag-
matique el à la face pul,nonaire gaucb e du cœur, el
Figure 3.65. Vue postérieul'e de la valve pulmonaire. forme l'apex.
Le sang entre d ans le ventric ule gauche par l'os-
tium atriovenlriculaire gauche, ol le Aux de rem•
Les valvules sont appelées valvules semilunai• plissage est orienté en av8llt vers l'apex. La cavité
res gauche, droite el a ntérieure, e n fonction de le ur elle-même est conique, plus longue que celle du
position relative chez le fœtus avant que la rotation ventricu le droit. et est entourée de la plus épaisse
des zones d'éjection des ventricules ne s'achève. partie du myocarde. Le conduj t d'éje<:tio n (le vesti-
Chaque valvule forme un sin us en forme de poche bule aortique) est postérieur par rapport à lïnfui1-
(figure 3.65) - une di latation dans le mur de la por- clibulum du ventricule droit. Il est formé de parois
tion initiale du tronc pulmonaire. Après la contrac- lisses, el dérive du bulbe cardiaque embryonnaire.
tion ventricu laire, le recul de la colonne sanguine Les trabécules charnues dans lo ventricu le gau-
remplit ces s inus pulmonaires el maintien t les val- che sont fines el délicates. à la d ifférence de celles
vules fermées, empêchant le retour du sa,,g dans le du ventricule droit. L'aspect général des trabécu les
ventricu le droi t. avec des pil iers el des ponts est semb lablt, à celu i du
ventricule droit (ligu re 3.67).
Atrium gauche Les muscles papillaires, avec les cordages tencli•
L'atrium gauche forme l'essentiel de la base ou face neux, sont aussi observés, et leur structure corres-
postérieure du cœur. pond à celle qui a été décrite précédemment pour
Comme l'alriun, droit. l'atrium gauche dérive le ventr ic ule droit. Deux muscles papillaires. les
embryologiquemenl de deux structures : muscles papillaires antérieur et postérieur, sont
hahiluellernenl présents dans Je ventricule gauche
■ la moitié postérieure, ou zone de remplissage. et sont plus vol umineux que ceux qui sont observés
reçoit les quatre veines pu lmooalres (figure 3.66). dans le ventricule droit.
Elle présente des parois lisses et dérive des par- En position anatomique, le ventricule gauche est
lies proximales des veines pulmonaires qu i son t un peu plus postérieur que le ventricu le droit. Le
incorporées dans l'atriun1 gauche au cours du septum interventriculaire forme la paroi a ntérieure
développement (origine embryologique sur le el u oo partie de la pa roi du côté droit du ventric ule
sinus veineux]: gauche. Le septum comprend deux parties :
■ la moitié antérieure est en continuité avec l'auri-
cule gauche. Elle contient les muscles pectinés • une partie musculaire ;
et dérive de l'a lriltm primitif embryologiqu.e. ,\ ■ une partie membraneuse. 173
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Thorax
Auricule gauche
Artères pulmonaires
Veines ptdmonal.res
A1num gauche
Valve mi1nlle
A Ventricule gauche
- - Aone lho<acique
Fig ure 3.66. Atrium gauche. A. Vue interne. B. lm:ige tomodenshoméLrique montranl te.s veint'S pulmonaire,; entrant dans
l'aurirule gauche.
..J
La partie musculaire est épaisse el foane la plus
grande partie du septum, alors que la partie membra•
comn1e une partie atriovenlriculaire, à cause de sa
position au-dessus de la cuspide septale do la valve LTi•
j
neuse constitue la portion fine et supérieure du septum. cuspide. Cette position supérieure place œlle partie du ~
17 4 Une troisième partie du septum peul être considéré<, septum entre le ventricule gauche et l'atrium droit. o
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A~è,es p,,lmonaires
Cordage tendlnewc
Vemes pulmonaires
M uacle papillaire
antérk!ur
Alrium gauche
Sinus coronaire
Muscle papillaire
postérieur
Valvule postêrleure (cusplda) de la val·ve m1trale
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Thorax
En clinique
En clinique
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Anatomie régionale • Médiastin
En clinique (Suite)
membraneuse du septum et elles permettent Tous ces défauts créent un shunt gauche-droit,
l e passage du sang du ventricule gauche (haute qui conduit au mél ange du sang oxygéné du cœur
pression) vers le ventricule droit (basse pression); gauche avec du sang désoxygéné du cœur droit
cela provoque une hypertrophie ventriculaire droite avant de repasser dans la circulation pulmonaire.
et une hypertension artérielle pulmonaire. En cas de Ces shunts sont normalement compatibles avec la
communication suffisamment grande ou non traitêe, vi e, mais un trai tement chirurgical ou endovasculaire
une CIV peut avoir un retentissement clinique qui peut s'avérer nécessaire.
peut justi fi er un t raitement chirurgical. Rarement, un shunt peut se développer dans
Parfois, le canal artériel, qui met en l e sens droi t~auche. Isolément, cela serait fatal;
communication la branche gauche de l 'artère cependant, ce type de shunt est souvent associé
pulmonaire et la f ace inféri eure de l 'arc aortique, â d'autres anomalies qui permettent que du sang
peut ne pas s'oblitérer à la naissance. Dans ce cas, le désoxygéné repasse dans l es poumons et l a grande
sang oxygéné de l'arc aortique (haute pression) passe circulation systémique.
dans la branche gauche de l' artère pulmonaire (basse
pression) et provoque une hypertension artéri elle
pulmonaire. Cela est appelé canal artériel persistant.
Contr;1arlon otriai.
Le squelelle du cœur contribue à ma intenir l'inlé-
gritê des orifices qu'il enloure et conslitue des points
Preaaion
ventrlculaJre d'allache pour les valvules. U sé pare a ussi la mus-
R
p T culature aœiale de la musculature ventricu laire. Le
ECG myocarde a tri al nail du bord su périeur des annoaux.
0
, ., 2'9 , ., alors que le myocarde ventr.icu la i.re naî1 du bord
Bruita _
du çœ1,1r
__.n n
.. potJtn .. .. 1ac ..
n.__
.,. poum ..
inférieur des anneaux.
Le squelette cardiaque serl aussi de cloison
• SYSTOl.,E• - DIASTOLE- -SVSTOU:•
conjoncti ve dense qui isole. d'un poiJJI d e vue de
Figure 3 .69. l es bruits du cceur et leurs rapports avec cood uctioo électrique. les atriums des ventricules.
les mouvements de fermet1Jre des valve-s catdiaques, Le faisceau atrioventricu laire, qui passe à travers
l'électrocardiogramme (.ECG) et la pression ventricula ire.
l'anneau fibreux du cœur. esl la seule conn exion
entre ces deux parties du myocarde. 177
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Thorax
Anrérieur
Anneau hb1eu:x <$8 1a vawe pult'tk)(\ajre
Gauche Oroh
Anneau alrioventr'iculaire
gauche --1--.. .,,
Anneau alrioventrîculaire droit
Pc,;terieur
Trigone fibreux droit
FiguN 3.70. Sque lette du cœur (les atriums ont ,ré r,séqués). O : droit; G: gauche.
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Branches margÎflales
Branches interv&ntrlculaJres
postérieures
A
VB11tral
Sinus aoniques
Gauche Dro~
Ostium atrioventriculaire
..,J,J-..;.,-1-- - droll
Sinu.s COfonalre
B
Figurw 3.71. Vascularisation cardiaque. A . Vue antérieure. 8. Vue supérieure (les atriums ont été ré$équês).
179
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Thorax
Auricule gauche
Branche nodale 1inoatriale de
rartêre coronaire droite
Branche clrconflue
de l'artàre ct>r'onatre gauche
Venlrlcule gauche
Figu,. 3.72. A. Vue antêrieure du système artérie l coronaire. 8. Vue oblique ant érieure gauche de J'artêre coronaire droite..
180 C. Vue oblique antérieure droite de l'artère c0<onaire gauche.
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Branche circonfle)('e
de l'attère coronaire gauche
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Thorax
• Un autre point de variation concerne la vascu- triculaire antérieure. Gagnant le s i.lion coronaire,
J,irisation cles nc,euds s inr,atria l e t a trioventrir,u- la grande veine cardiaque oblique vers la gauche el
laire. Oa ns la plupart des cas, ces deux s tn,ctures se poursuit sur la face cliaphrag1nalique ou base du
sont vasr.u la.risées par l'nrt è.re coronai re droite. cœur. À ce niveau, eUe est en rapport avec la br-dll-
Cependant. des va isseaux issus de la branche c ir- cbe circonflexe de J·artère coronaire gauche. Pour-
conflexe vascu larisent parfois ces s truc tures. s uivant son trajet dans le sillon coronaire. la grande
vei.oe cardiaque s'élargit progressivement pour for-
Veines cardiaques mer le s inus coronaire, qui se jelle clans l'atrium
Le sinus coronaire reçoit quatre principales coUaté- droit (figure 3.74.8).
rales : les grande. moyenne cl petite veines cardia-
ques el la veine cardiaque postérieure. Veine cardiaque moyenne
La veine carwaque moyenne (vein e intervunlri•
Grande veine card iaque culaire postérieure) noîl p rès de l'apex cardiaque
La grande veine cardiaque naît au n iveau de l'apex el chemine dans le s illoll inlcrventriculaire posté-
cardiaque (figure 3.74A). Elle pre nd uu tTajet ascen- rieur vers le s in us coro naire (figure 3.748). S ltr son
dant au sein du s illon bllervenlricu laire antérieur. trajet, e lle est en rapporl avec la brnnche interven•
où elle est en rapport avec l'artère inlerveolricu laire Lricu.laire postérieu1e de l'artère coronaire droite o u
antérieure: ello est parfois a ppelée veine ;otervcn- gau che.
En clinique
En clinique
Terminologie clinique des artères coronaires antérieure, est nommée artère descendante
En pratique, les médecins utilisent d'autres noms antérieure gauche. De même, la branche terminale
pour les vaisseaux coronaires. l'artère coronaire de l'artère coronaire drorte, l'artère interventriculaire
gauche est appelée vaisseau principal gauche. L'une postérieure, est appelée l'artère descendante
de ses premières branches, t'artète interventriculaire postérieure_
182
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Anat omie régionale • Médiastin
Veines antérieures
du ventricule droh
Sinus ooronaire
Fig\.W'e 3.74. Principales veines card iaques. A. Vue ant érieure des printipales veines cardiaques. 8 . Vu@postéro-infèrieure des
principales veines cardiaques. 183
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Thorax
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Thorax
Tronc puf,r,on•aire
Trabécule
Veine cave Intérieure - - -1.- septomarginale
Ventricule droit
Muscle papillaire
A antérieur
Aorte
Tronc pulmonalre
A1rium gauche
186
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1~
1t' ~
lfJ;;~;;:q/fW/i __ Nelf récurrent laryngé gauclle
1
Nerl récurrent laryngé droit -
Nerl vague or011
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Thorax
Veines pulmonaires
gauches Veines pulmonaîres
dtoites
Alnum droit
Figure 3.77. Principaux vaisseaux du médiastin moyen. A. Vue antérieure. a.• Vue post~rieure,
188
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Thorax
Trachée
Œsophage
Anêre carotide oommune droite
Artère caro1ide commune gauche
Veina logulalm in1erne dtotie
/ Veine jugulalre interne gauche.
Artère subdavlêre drofte Artère sutdavière gauehe
Veine subciavière droite Veine subclavière gauche
Artère cwollde
commune
gauche
Nerf vague
gauche
Artère
subcia\116re
gauche
Nert récurren1
laryngé gauche
TIii
Ne,f vague drait Trachee - - - - '
~phage Condull lhoracique Œsophago---' A.11e,-e ca,ouoe oomrnu0e
A gauche
Figure 3.79. Coupe horizontale du médiastin supèrieur au niveau de la vertèbre TIii. A. Schéma. B. Coupe horizontale de
scanner.
190
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J
Thymus - - - ~"
a près la puberté el présente un e taille très variable Le drainage lymphatique est assuré par plusieurs
c hez l'adulte. Chez la personne âgée. il esl d ifficile• groupes de nœuds lympha tiques, dont un ou plu-
ment identifiable en tant qu'organe; il correspond sieurs son t situés :
a lors princ ipalcmcnl à du tissu graisseux, parfois
disposé en deux lobules gra isseux. ■ le long des artères thoraciques internes (para-
Les artères qu i vascu la risenl le thymus son t de slernal) ;
petits va isseaux issus des art1,res thoraciques inter· ■ au niveau de la bifurcation trach éale (Lrachéo-
nes. Le clrainagi, veineux se fait générnlemenl dans b ronch ique) ;
la veine brachioc;éphalique gauche el parfois dans ■ à la racine du cou.
les veines thoraciq ues internes.
Veines brachiocéphaliques
En clinique
droite et gauche
Les veines hrach iocéphaliques droite et gauche sont
Glandes parathyroïdes ectopiques au sein situées inm1édialement en arrière du thymus. Elles
du thymus sont formées de c haque côté par la réunion des veines
l es glandes pa rathyroïdes sont issues de la jugulaires internes et subclavièrflS (voir figure 3.78).
troisième poche pharyngienne, dont est également La veine bracbiocéphaliqae gauche croise la ligne
issu le thymus. l e thymus est ainsi un site médiane et rejoint la veine brachiocéphalique droite
habituel d'ectopie des glandes parathyroïdes, et pour fom1er la veine cave supérieure (figure 3.81 ).
possiblement de production ectopique d'hormones
parathyroïdiennes, • 1..a veine brachiocépha lique droite nait co arrière
de l'exlrém it,, médiale de lu clt1vicule droite, p ui~ 191
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Thorax
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Anatomie régionale • Médiastin
Veine brachloçephallque _ _
9-auche
j_Jk-j_~~
Ne~ phrénique gaucoo - -tL.<-'-,1.4...J
inférieur du troisième carlilag,i costal en se iehtnl cardique. el peut également recevoir des veines péri-
clans l'atrium droil (voir ligure 3.78). ciirdiques et médiastinales.
La moitié inférieure de la veine cave supérieure La veine cave supérieure est facilement identifia-
est dans le sac péricarclique; elle esl ainsi située ble sur uno radiographie de thorax, où elle corres•
dans le n1édiaslin moyen. pond à la limite supérolalérale droite du médiastin
La veine cave snpérieure reçoit la veine azygos (voir figure 3.60A).
immécüatemcnl avant de pénétrer dans le sac péri- 193
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Thorax
En clinique
Voies veineuses pour les cathéters centraux travers les principales veines du médiastin supérieur,
et de dialyse et leur extrémité est généralement positionnée
De grosses veines systémiques sont utilisées pour au niveau de la portion distale de la veine cave
la mise en place de voies veineuses centrales afin supérieure ou dans l'atrium droit.
d'administrer des grandes quantités de solutés, de De tels dispositifs, comme les cathéters de dialyse,
médicaments ou de sang. La plupart de ces cathéters sont mis en place chez les patients présentant une
(petits tubes perforés) sont introduits par ponction Insuffisance rénale; ainsi. un volume important de
veineuse dans les veines axillaire, subclavière ou sang peut être aspiré dans une des voies et réinjecté
jugulaire Interne. Les cathéters sont ensuite montés à par une autre.
En clinique
Utiliser ta veine cave supérieure pour accéder à la ■ tes biopsies hépatiques transjugulaires;
veine cave inférieure • les shunts portosystémiques intrahépatiques
Comme les veines caves supérieure et inférieure sont transjugulaires;
orientées selon le même axe vertical, un cathéter • ta mise en place de filtres dans la veine cave
peut être poussé de la veine cave supérieure, a inférieure pour «stopper-» le-s emboles issus
travers l'atrium droit, dans la veine cave inférieure. des veines des membres inférieurs ou du pelvis
C'est une voie d'accès fréquente pour certaines (chez les patients présentant une thrombose
procédures comme : veineuse profonde [lVPl).
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Anatomie régionale • Médiastin
Trachée
Nerf récuuent faryngé gauche
Nert rérurrenl la,yngé droit -----....
Artère carotide commune gauche
Artère carotide commune cftoi.1e
~ - Artère subclavll!re gauche
Figure 3.83. Mêdiastin supêrieur après ablation du thymus et des troncs veineux.
Troisième branche
La troisième brruicbe de l'arc de l'1to1'le esl l'artère
su bclavière gauche (6gure 3.83). EUe nall de l'arc
de l'aorte immédiate ment à gauche e t légèrement e n En clinique
arrière de l'artère carotide con1n1une gauche. pu is
prend une direction ascendaJ1te au sein du médiasti,1 Coarctation de l'aorte
supérieur, le long de la face gauche de la trachée. La coarctation de l'aorte est une anomalie
L'artère subclavière gauche esl la principale artère congénitale dans laquelle la lumière de l'aorte
!l du membre supérieu r gauche, est rétrécie juste en aval de l'origine de l'artère
subclavière gauche. À partir de ce point. le
Ligament artériel diamètre de l'aorte est signrfîcativement réduit
et le flux sanguin pour les membres inférieurs et
Le ligament artériel est égaleme nt situé dans le
l'abdomen est diminué. Des vaisseaux collatéraux
médiastin supérieur. C'est le reliquat d'un va isseau se développent au niveau du thorax et de
perméable important d8Jls la circulalion embryon-
l'abdomen afin de vasculariser la partie inférieure
naire, le canal artériel. Celui-ci relie le tronc pul- du corps. la coarctation de l'aorte affecte
monaire à l'arc de l'aorle e t permet ainsi au sang également le cœur, qui doit éjecter le sang â une
de cou rt-circuiter les poumons pendant le déve- pression plus élevée pour maintenir une perfusion
loppement (figure 3.83). Ce vaisseau se ferme peu périphérique, Ce surcroit de t ravail peut entrainer
g
C
N
après ln naissance et fom1c le ligament observé chez une défaillance cardiaque.
0 l'adulte. 195
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Thorax
En clinique
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Anatomie régionale • Médiastin
Thymus
Veine cave supérleute - ~ - - Manubri-um sternal Veina cave supétieure - - ~ ~ - - - - - Aie de l'aorte
Arc de l'aorte
Neri phrénique
drolt
1.-- -+- Nerl phrénique
gauche
Arc de la veine
azygos -f----1
lt'II- ~ - Nerl vague
gauche
Arc de ta veine
.. aZ\'ljOS
TIV
Trachée Condllll 1horaclque
Flgl.ft 3.84. Coupe horizontale du médiastin supérieur au niveau de la vertèbre nv. A. Schéma. B. Coupe horizontale de scanner.
Trachée
La trachée se div ise eu bronc hes souches droite
el gauche au niveau de. ou juste en dessous du,
plan horizon1a l passant par l'angle sternal e l le
n iveau vertébral T IV-TV (figure 3.85), alors que
l'œsophage se pours uit dans le méd.iastin posté· Veine
Trooc anériel l>rachioœpllafique
r ieur. brachlocépt>alique gauche
Veine cave _ ..,.___ Arc de l'aor1e
supérieure - -•
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Thorax
Œsopllage
Trooa b<achioœp/lallqt,o
Veine azyg(l$
Brooche
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Anatomie rég ionale • Médiastin
Côle 1
Sac péric:ardique
des troisième el cinquième segments médul laires la plèvre méctiastinale, du péricarde fibreux et du
cervicaux. feuillet pariétal du péricarde séreux.
Les nerfs phréniques descendent au sein du
thorax el assurent l'innervation motrice el sens i- Nerf phrénique droit
tive du diaphragme et de ses enveloppes. Lorsqu'ils Le nerf phrénique droit pénètre le médiaslia supérieur
chemi ne nt duns le thorax, ils assurent l'innervation en dehors du netf vague droit, et en dehors et un peu
pour également des fibres somatiques afférentes de en arrière de l'origine de la veine brachiocéphalique 199
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Thorax
En clinique
Nerfs vagues, nerfs récurrents laryngés
Figure 3.,8 8. Nerf rê<vrrent la,yflgë gauçhe traversant le et dysphonie
médiastin supê:f'ieur. Le nerf rêcurrent laryngé gauche est un rameau
du nerf vague gauche, Il passe entre l'artère
pulmonaire et l'aorte, région nommée fenêtre
aortopulmonaire en clinique, et peut être com primé
par n' importe quelle masse pathologique dans cette
droite (voit figuJ'e 3.86). Il se poursu il vers le bas le
zone. Sa compression entraine une paralysie de la
long de la face droite de cette veine, el de la face droite
corde vocale et une dysphonie. L'hypertrophie d'un
de la veù1e cave s upérieure, nœud lymphatique, souvent associée à la diffusion
Dans le mécüasUn moyen, le 11erf phrénique droit d'un cancer pulmonaire, est une cause fréquente
descend le long de la face droite du sac péricardique. de compressi on, Une radiographie de thorax
au sein du péricarde fibreux, en avant du hile d u est généralement dèmandée chez les patients
poumon droit. Les vaissea ux péricardophréniques présentant une dysphonie.
l'accompag11cn t s ur la majorité de son trajet dans le Plus haut, le nerf vague droit donne le nerf
thorax (voir figure :J.54). Il quitte le thorax en péné• récurrent laryngé droit qui croise l'artère subclavière
tran t da ns le diaphragme par le foramcn de la veine droite au niveau du sillon supérieur du poumon
cave inférieure. droit. Si un patient présente une dysphonie et qu'une
paralysie de la corde vocale droite est diagnostiquée
Nerf phrénique ga uche lors de la laryngoscopie, une radiographie de thorax
Le nerf phrénj que gauche pénètre le médiastin supê· avec un cliché apical doit être demandé pour la
rinur d-ans uno pos ition similaire à celle prise par recherche d'un éventuel cancer de l'apex pulmonaire ;.:..:
le nerf phré nique d roit. Il se situe a lors en dehors droit (tumeur de Pancoast). g
N
2 00 d u nerf vague gauc he, et en dehors el légèremen l en 0
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Anatomie régionale • Médiastin
médiane, juste après avoir q uillé le méd iasû n lie muscula.iro du diaphragme. en regard du niveau
postérieur en regard du n iveau vertébra l TrV- V. vertébral TX.
• Use poursuH au sein rlu méd iaslin supérieur, en L'œsophage présente une discrète courbure anté-
arrière de l'arc de l'aorte el de 111 portion proxi- ropostérieure, parallèle à la po11ion thoracique de la
male de l'ar1è1·e subclavière gauche, e ntre l'œso- colouue vertébrale. Uest maintenu en haut par son inser-
phage et la face médiastinale gauche de l.a plèvre tion sur le pharynx el en bas au niveau du diaphragine.
pariétale.
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Thorax
Œsophage
Trachée Artere cnro1,da commune gaucho
- -~'+!-- Oiaphragme
déplaceJ·a plus lentement dans une zone de rétn!cis- de nombrnux vals$eaux, Les artères œsophngiennes
sement. causant davantage de domn10ge à ce niveau sont issues de l'aorte thoracique, des artères bron-
que n'importe où ailleurs dans l'œsophoge. les zones chiques el de branches ascendantes de l'artère gas-
de con.çtriction peuv,,nl égolèmenl r.nlmin,,rdes di/fi- trique gauche de l'abdomen.
eu/tés lors du passage d'instrumenlç. Le dra inage veineux est assuré par de petits va is-
seaux se jeta nt d,ms la veine azygos. la veine bémi-
azygos e L les branches œsophugieru1cs do lo veùH>
Vascularisation artérielle et
ga.~lrique gauche de l'ahdomen.
veineuse, drainage lymphatique Le drainage lymphatJqwi de l'œsophage dans le
La vascularisation artérie lle et veù1euse de l'œso- mé<liaslln postérieur est ussuré par les nœuds lympha-
202 ph,ige dans le méd iastin postérieur esl assu·réo par Uqur.s m6diastinaux postérieirrs cl gastriques gauches.
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Anatomie régionale • Médiastin
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Thorax
Artitte Artère
- - Nert vague gauche
Nert vague
droit
J bror\Ch1que
droite
brcnchlque
91uche
-
1.
Tronc vague antêrleur
Plexus _t__
œsophagle,, Es1omac
Tronc vague
post,rleur
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Anatomie régionale • Médiastin
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Thorax
Veine lntereos1a1e
supérieure clroi1e
-
-- \
Veine htlmiazy!JO$
Veine lombale
ascendante
drone
Veine hémiazygos accessoire ■ les vei nes intercosta les postérieu res gauches
La veine hémiazygos accessoire (veine hémiazygos l4 à BJ:
supérieure) descend à gauche. de la partie supé- • quelquefois. les veines bronchlques gauches.
rieure du médiastin postérieur jusqu'au niveau ver-
tébral TVID (figure 3.93). À ce niveau, eUe croise la
face antérie1tre de ln colonne vertébrale pour rejoin•
Conduit thoracique
dre la veine azygos. ou se termine dans la veine dans le médiastin postérieur
hémiazygos. ou présent.e des connex-ions avec ces Le conduit thoracique esl la pr.incipale voie par
deux velnes. En général, elle s'anastomose en haut laquelle la lymphe de la majorité de l'organisme
avec la veine intercostale supérieure gauche. est achemi née vers le système veineux. li nait de la
Les vaisseau.x quj se drainent dans la veine hénli• confluence de plusieurs troncs lymphatiques dans
206 azygos accessoire sont : l'abdomen. formant parfois une dilatation sacculaire
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Anatomie régionale • Médiastin
appelée citerne de chyle, et draine les viscères el la Au niveau vertébral TV, le cond uit thoracique
paroi de l'abdomen, le pelvis, le périnée el les mem- croise la ligne médiane et pénètre dans le médiastin
bres inférie urs. supérleur. Tl se poursuit dans le médiastin supérieur
Le cond uit Lhorucique s'étend de la vertèbre LU à puis dans le cou.
la racine du cou. Il reçoit alors, dans la plupart. des cas, le tronc
Après a,•oir pénétré le thorax en arrière de l'aorte jugulaire gauche, qoJ draine la partie gauche de la
par Je hiatus aortique, le conduit thoracique che- tête el du cou, el le tronc subclavier gauche, qui
mine vers le haut au sein du médiastin postérieur, à draine le membre supérieur gauche, puis se jette
droite de la ligne médiane. entre l'aorte thoracique à dans le conOuent entre les veines subclavière el
gauche, et la veine azygos à droite (figure 3.94). ll se jugulaire interne gauches.
situe en arrière du diaphragme el de l'œsophage, et
en avant des corps vertébraux.
Œsophage
Condufl lhoractqué
Conduit thoraolque
Citerne du chyle
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Thorax
Ga.nglion syrnpathtque
Rameaux convnunicants
gris et blancs - - - i ,
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Anatomie régionale • Médiastin
Dans la partie supérieure du médiastin poslé- vois ins, U descend su r les corps vertébrattx en
rieur. les sympathiques sont situés en avant du col prenant une direction médiane, pénètre dans l'ab·
des côtes. Plus bas, ils prennent une position plus domen à travers les piliers du diaphragme el se
médiale el se placent à la face latérale des corps ver- termine au niveau du ganglion cœliaque:
tébraux. Les Irones sympathiques quillent le thorax • le nerf petit splanchnique nait habituellement
en passant en arrière du diaphragme, sous le liga- d<!S 9° et 10' , ou 10• el 11• gangl ions Lhoraciques.
ment arqué médial ou à travers les piliers diaphrag- li descend sur les corps verlébraux, prenanl une
matiques. Sur leur trajet, les Irones syn1path.iques di rection méd iane, et pénètre da ns l'abdomen il
sont recouverts par la plèvre pariétale, travers les piliers du diaphragme pour se terminer
au niveau du ganglion aortorénal;
■ le nerf splanchnique inférieur naît habituelle-
Branches ganglionnaires ment du 12• ganglion thoracique. li descend el
Les gangllons donnent deux types de branches pénètre dans l'abdomen à travers les piliers du
médiales: diaphragme pour se terminer au niveau du plexus
rénal.
• le prem ier lype comprend les branches issues des
cinq ganglions supérieurs;
■ le second comprend les branches des sept gan-
glions inférieurs. Médiastin antérieur
Le prem ier Lype, qui comprend les branches des Le médiastin antérieur est situé en arrière du corps
cinq ganglions supérieurs, compte principa lemenl d u sternum et en avanl du sac péricard iquo (voir
des fibres sympathiques postganglion naires, qui figure 3.52) :
irmervent différents viscères thoraciques, Ces bran-
■ sa limite supérieure correspond au plan transver-
ches sont relativement petites et contiennent égale-
sal passant par l'angle sterna l et le disque inter-
ment des fibres viscérales afférentes,
vertébral entre les vertèbres TIV el TV, qui le
Le second type, qui comprend les branches des
sépare du médiastin supérieur:
sept ganglions inférieurs, compte principalement des
■ sa lim.ite inférieure corres_pond au diaphragme:
fibres sympathiques préganglionnaires. q ui iruier-
■ latéralement, il esl bordé par la portion méd iasti-
vent différents viscères abdominaux et pelviens, Ces
nale de la plèvre pariétale de chaque côté.
branches sont grandes et contiennent égalen1eot des
fibres viscérales afférentes. Elles for.ment les !rois La principale structure située dans le médiastin anté-
nerfs splanchniques appelés nerfs grand splanch- rieur est une portion du thymus. déjà décrite précé-
nique, pelil splanchnique et splanchnique inférieur demment (voir figure 3.80). Le médiastin antérieur
(figure 3.95) : contient également de la graisse, du Lissu conjonc-
tif, dos oœuds l)~nphatiques, des branches médias-
■ le nerf grand splanchnique naît en règle générale !inales issues des vaisseau.X thoraciques internes.
de chaque cl)té des 7' , 8' et 9• ganglions Lhorar:i- el les ligaments sternopéricardiqucs, qui relient la
ques et peut recevoir accessoi rement des rameau x face postérieure d u corps du sternum au péricarde
issus des s•, 6' ou 10• ganglions thoraciquês flhreux.
209
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Thorax
Anatomie de surface
Anatomie de surface un exan1en physique saUsfaisanl. Les figures 3.96 el
du thorax 3.97 permellent de montrer les différents repères à
la surface d u corps qui peuvent être utilisés pour
1~1 capacité de visualiser comment les d ifférentes localiser les structures profondes. pour l'ausculta•
structures anatomiques ent rent en rapport avec les Uon el la percussion.
éléments de su rfo,;o est foodamentale pour réaliser
A B
A B
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Anatomie de surface • Anatomie de sùrface du thorax
Compter les côtes bas, on perçoit un relief. Ce relief est l'angle ster-
nal. gui correspond à l'articulation entre le manu•
Savoir ouméroler les côtes est important, car les dif• brium et le corps du sterounJ, Lo carti lage costa.1 de
férenles côtes sont des repères palpables pour situer ln 2' côte s'articule avec le sternum à ce niveau. 011
les structures profond.es. Pour déterminer le numéro peut ainsi identifier la 2' côte. On compte ensuite
de chaque côte, il faut d'abord palper l'incisure jugu- les côtes, en poursuivant la palpation en bas el en
laire au bord supérieur du manubrium sternal. Plus dehors (6gure 3.98).
Incisure ;ugv1a!re.
C1avlculo
Articu1a1ion stem0davteola1re ~ _ ~
Incisure jugulaire
Processus xipho,<Se - - - - ~
vu - - - - Rebord costal
Vil
tX
100 OÔ!(! - ~- - --li' - --
Fig ure 3.98. Vue antérieure de la paroi thoracique mon'trant la situatlon des stn.1ctures squelettiques. A. Che2: la femme. La
situation du mamelo(I par rapport aux espaces intercostaux: dépend de la taille de-s seins, qui peuvent être, de pfu.s,
asymétriques. 8. Chez l'homme. Note.r la srtuaûon du mamelon à la hauteur du quatrième espace intercostaJ.
211
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Thorax
Anatomie de surface
des seins chez la femme
Bien que les seins pu issent varier on lai lle. ils sont
normalement reliés il la paroi LhoraGique e ntre les
2• el s• côtes el reposen l sur 10 muscle grand pec·
toral. lis s'éleaden l en haut el e n dehors au niveau
du bord inférieur du muscle grand pectoral c l pénè-
trent dans l'aisselle (figure 3.99). Celle portion du
sein s'appelie le prolongement axillaire. La position
du man1e loa e l de l'aréole sur la paroi thoracique A Aréole Mamelon
dépend de la taille des seins.
Prolongement
ax1Pa,re
Situation des structures
du niveau vertébral TIV-V
Le niveau vertébral TIV- V est un plan transversal
qui passe par l'angle sternal sur la paroi thoraciqu e
antérieure, el par le disque intervertébral entre les
vertèbres TIV el TV en arrière. Ce plan peul âtre
facilement localisé. car l'arlictùation en tre le manu•
brium et le corps du s ternum forme u n relief osseux
d istinct que l'on peul palper. Au niveau vertébral
TfV- V (figure 3.100), se trouvent :
L.opynghted material
A n atomie dè surface • Anatomie de surfa~e du tholax
■ l'arliculation entre le cartilage costal de la 2" côte ■ De chaque côté, les vei.nes jugulaire interne et
el le stemun1 ; subclavière se rejoignent pour former les veines
■ la limite entre le médiaslin supérieur el Je médias• brachlocéphaliques en arrière des extrémités ster-
tin inférieur; nales des claviclùes, près des arUculaUons sterno-
■ la terminaison de l'aorte ascendante et le début de claviculaires.
l'arc de l'aorte; ■ La veine brachiocéphalique gauche croise la face
■ la term inaison de l'arc de l'aorte el le début de postérieure du manubrium Slernal de la gauche
l'aorte thoracique descendante: vers la droite.
■ la bifurcation de la trachée. ■ Les veine~ brach iocéphaliques s'unissent pour
former la veine cave supérieure en arrière du
bord io.férieur du cartilage costal de la 1"' côte
Projection des structures droite.
du médiastin supérieur ■ L'arc de l'aorte débute et se termi ne au niveau
du plan transversal passan t par l'angle ster-
Les différentes structures du médiastin supérieur nal en avan t et le niveau vertéb ral TIV- TV
chez l'adulte peuvent être situées par rapport aux en arrière. n peu t se poursu.ivre vers le haut
repères squelettiques qui peuvent être palpés à tra- jusqu'à atteindre le milieu du n1anubriu m
vers la peau (figure 3.101 ). sternal.
Veine I
bradlioctiphallquo
droite.
Veine cave
supérieure Artère pulmonaire
_gauche
Anëre pulmonaire
droite Bronche principale
gauche
Bronche
prînapale
droite Tronc pulmonaire
Figure 3.101. Vue ~ntêrie.vre de la pa(Qi thoradq_ue d'un homme montrant la locallsatlon des différentes structures du 213
médiastin supérieur par rilpport au squelette.
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Thorax
..,__-',- - Ligne
mêdioclavlculalre
Figufè 3 .102- Vue antérieure de la parol thoracique d'un homme montrant les.structures $q_Uelet;tlques et la surface
de projection du cœur.
214
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Anatomie de surface • Anatomie de surface du thorax
Posi1ion d'auscultatlon
de la valve putmonatre
- -=--=-~:--:---- - Valve pulmonafre
Figure-3.103. Vue anté-rieure de la paroi thoracique d'un homme, montrant les structures stiueletti'ques, Je cœur, la S"l tuation
des va1ves cardiaques et les sites d'auscultation.
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Thorax
'
~
Lobe supérieur Lobe supérieur
,<..
Scissure horizontale
Lobe moyen
~ Réœssus costomêdias1inal
t✓
"-
611 côte
Lobe Inférieur 7 lobe infériéw
/
8' celle '
l / /
/
\
\: Recessus
costod',aphragmrulque
1.
10' celle
(~ , lobe supérîeu,
S'oote
; ,.,.,.. Sciwm, obliq\141
6"côto /'
i✓
l
T/(11
.....____ Lobe inférieur
Plèvre panétaie
Figure 3.104. Vues de la paroi thoracique monttant te~surfaces dt proje<tîon des lobés et des $.cissures pulmonaires.
A.. Vue antérieure chez une femme. A droite, les. k>bes supérieur, moyen et inférieur-sont repr.êsentés'; A gauche, les lobes
$Upéri'euf et infê.rieur $01'\t repr~se.ntè:s. 8. Vue postérieure chez_ u.ne femme. Oe. chaque c:61~. 1~ lobe.s .supf.rieur
et inférieur sont représentés. Le lobe moyen du poumon droi t n'est pëS.svisîble sof cette ·\l'Ve.
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Anatomie de surface • Anatomie de surface du thorax
0- lOOe supérieu,
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Thorax
Figure 3.106. Vues de la paroi t horaà que chez un homme montrant tes sites d'auscultation des bruits des lobes pulmonaires.
A. Vue,s-ant é-rieures, B. Vues postérieures.
218
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cas cliniques • Cas 1
Cas cliniques
Cas 1
Côte cervicale ■ compression du nerf T1 - le nerf T1, qui
Un jeune homme présente des lésions cutanées passe normalement sur la 1" côte, peut être
nécrotiques à l'extrémité des doigts de la comprimé; de ce fait, les patients peuvent
main gauche. Le diagnostic clinique d'embolie présenter des paresthésies au niveau de la
fibrinocruorique est posé, et la cause de cette face médiale de l'avant-bras et développer
embolie recherchée. une faiblesse des muscles intrinsèques de la
main;
L'embolie peut provenir de plusieurs sources. Elle
■ compression de la veine subclaviêre - pouvant
correspond à des cal/lots et des fragments de
provoquer une thrombose de la veine
tissus, en général des plaquettes sanguines, qui se
axillaire.
détachent d'un site source, et qui sont transportés
dans la drculation sanguine jusqu'à de petits Une échographie-Doppler révéle une sténose
vaisseaux, qu'ils peuvent obturer. Les embolies marquée de l'artère subclavière à l'extrémité
artérielles peuvent provenir de n'importe quel site de cette côte, et un flux perturbé en aval
du cœur gauche, et affectent les artères des organes. du rétrécissement. Au sein de cette zone de
Les affections valvulaires postrhumatismales turbulence sanguine, un thrombus adhérent à la
rendent les valves mitrale et aortique plus paroi du vaisseau est mis en évidence.
susceptibles aux Infections. Cette situation est Ce patient bénéficie d'une exérèse chirurgicale
connue sous le terme d'endocardite Infectieuse. de cette côte cervicale et ne présenta plus aucun
Dans le cas d'embolie septique, les bactéries symptôme.
se développent sur la valve cardiaque et sont
détachées dans la circulation périphérique.
Côtes
Une radiographie cervicale met en évidence une
côte cervicale (figure 3.107).
Les côtes cervicales peuvent entrainer trois types
distincts de pathologies :
2 19
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Thorax
Cas 2
Cancer du poumon La dilatation de multiples veines cervicales
Un homme de 52 ans prêsente des maux de indique une obstruction veineuse. les veines sont
tête et une respiration superficielle. li se plaint dilatées des deux côtés du cou, ce qui implique
également d'hémoptysies de faible abondance. que l'obstruction se situe sur un vaisseau commun,
L'examen clinique met en évidence une dilatation la veine cave supérieure. Le nerf phrénique droit
de nombreuses veines cervicales. La radiographie de qui innerve le diaphragme, se trouve en avant
thorax montre une élévation de l'hémidiaphragme de la veine cave supérieure dans l'hémlthora"
droit et une masse tumorale, que l'on pense être un droit. L'élévation du diaphragme, suggérant une
carcinome bronchogénique primitif. paralysie, montre clairement une atteinte de ce
nerf phrénique.
En tenant compte des constatations cliniques et
grâce à une bonne connaissance en anatomie, le
site de la tumeur peut être localisé.
(SU/te}
Copynqht8d matenal
Cas cliniques • Cas 4
Cas 3 (suite)
Cet homme nécessite un traitement pour évacuer Les sites recommandés pour /'Introduction du
l'air, le liquide ou les deux. drain sont:
On peut avoir accès à l'espace pleural en ■ sur la ligne médio-axil/aire, dans le
introduisant une aiguille entre les côtes dans la cinquième espace intercostal;
cavité pleurale. Chez un adulte bien portant, ■ sur la ligne médio claviculaire, dans le
l'espace pleural est virtuel; ainsi, toute tentative deuxième espace Intercostal.
pour introduire une aiguille dans cet espace ne
réussirait probablement pas et pourrait abimer le Ces sites sont repérés en palpant l'angle sternal,
poumon sous-jacent. qui est le point d'articulation de la 2" côte. En
Avant /'Introduction d'un drain thoracique, comptant vers le bas, on détermine le numéro
la côte doit être correctement anesthésiée, car des côtes, et une simple observation permet
son périoste est extrêmement sensible. Le drain de repérer les lignes médio•axillaire et médlo
intercostal doit être mis en place en rasant le bord claviculaire. L'introduction d'un drain ou d'une
supérieur de la côte. La pose d'un drain prês du aiguille sous le niveau de la se côte fait courir le
bord inférieur de la côte pourrait endommager risque de traverser le récessus pleural et de blesser
l'artère, la veine ou Je nerf intercostal, qui le foie ou la rate, selon le côté ou l'aiguille est
cheminent au sein du paquet neurovasculaire. introduite.
Cas4
Infarctus du myocarde à 120/80 mmHg). Un électrocardiogramme (ECG)
Un homme de 65 ans est admis aux urgences est réalisé et met en évidence un infarctus du
pour une Importante douleur thoracique myocarde antérieur. Une échographie, faite en
irradiant vers le cou et surtout le bras gauche. Ce urgence, montre une altération importante de la
patient présente une obésité et une intoxication fonction ventriculaire gauche. La coronarographie
tabagique importante. révéle l'obstruction complète d'un vaisseau
{figures 3.109A et 3.109B).
À l'examen, le patient est gris et couvert de sueur.
Sa pression artérielle est de 74/40 mmHg (normale
Figure l.109. A. Angiographie d'une artère coronaire gauche normale. B. Angiographie d'une artère coronaire gauche
montrant un flux diminuê en raison des différentes sténoses. 221
(Suite)
Gopynqh1':C material
Thorax
cas 4 (suite)
Ce patient bênéficie d'un pontage coronarien en
urgence et se rétablit rapidement. Il a maintenant
perdu du poids, arrêté de fumer et pratiq<Je de
l'exercice régulièrement.
Lorsque les cellules cardiaques meurent au cours
d 'un infarctus du myocarde, les fibres de la
douleur (afférences viscérales) sont stimulées.
Doul8\Jr Intégrée comme
Ces fibres viscérales sensitives suivent le trajet provena,,1des ne<1s
des fibres sympathiques qui innervent le cœur, et S<lnsi\ÎfS somaliques
pénètrent dans la moelle spinale entre les niveaux
Tl et T4. A ce niveau, les fibres somatiques
afférentes des nerfs spinaux T1 à T4 pénètrent
également dans la moelle spinale via les racines
postérieures. Ces deux types de fibres afférentes
font synapse avec des interneurones, qui font
ensuite synapse avec un deuxième neurone dont
les fibres montent au sein de la moelle jusqu'aux
aires somatosensitlves du cerveau représentant les
niveaux Tl à T4. Le cerveau n'est pas capable de
distinguer clairement les informations viscérales
sensitives des informations somatiques sensitives. Ne'1 S8"SIIII
vlscéfaJ
La douleur est interprétée comme provenant des
régions somatiques plutôt que des viscères (îci le
cœur; figure 3. 109C).
Copynghted material
cas cliniques • Cas 4
Cas 4 (suite)
puis se divise en artère circonflexe, qui se forme lors des défaillances du ventricule
chemine entre l'atrium et Je ventricule gauche et qui peut entrainer une insuffisance
au sein du sillon coronaire, et en artère respiratoire importante conduisant au décès si
interventriculaire antérieure, parfois elle n'est pas rapidement traitée.
nommée artère descendante antérieure • Les examens biologiques - le cœur sécrète
gauche. des enzymes lors des infarctus myocardiques,
• Lorsque l'artère coronaire droite est appelées lactate déshydrogénase
atteinte d'une pathologie artérielle et (LDH), créatine kinase (CK) et aspartate
qu'elle s'obstrue, différents troubles du transaminase (ASAT), Ces enzymes
rythme cardiaque peuvent survenir, car plasmatiques sont facilement dosées dans
la vascularisation des nœuds sinusal et les laboratoires hospitaliers et sont utiles
atrioventriculaire est essentiellement assurée pour déterminer le diagnostic à un stade
par l'artère coronaire droite. précoce. D'autres enzymes spécifiques
appelées iso-enzymes peuvent également
Quand ce patient s'est présenté, sa fonction
être dosées (créatine kinase iso-enzyme MS
myocardique a été explorée par un ECG, une
échocardiographie et une angiographie.
[CKMB]). De nouveaux dosages comportent
Lorsqu'un patient se présente, le médecin évalue l'exploration de la troponine (élément
spécifique du myocarde), qui est sécrétée
sa fonction myocardique.
lorsque les cellules cardiaques souffrent
Après avoir collecté les différents éléments durant l'infarctus du myocarde.
de l'anamnèse et réalisé un examen clinique, • L'l,preuve d'effort - les patients sont reliés
les différents diagnostia différentiels de à un moniteur ECG et font de l'exercice
dysfonctionnement cardiaque sont envisagés. physique sur un tapis roulant. Les zones
L'évaluation des fonctions myocardique et d'ischémie, ou de débit cardiaque faible,
valvulaire est effectuée grflce à différents examens peuvent étre mises en évidence, localisant
complémentaires. ainsi les anomalies vasculaires.
• L'électrocardiogramme (ECG) est une série de • La médecine nudl,aire - le thallium (marqueur
radio-isotope} et ses dérivés sont des
tracés électriques enregistrés selon les axes
court et long du cœur. Il révèle les troubles analogues du potassium. Ils sont utilisés pour
du rythme et de conduction cardiaques. déterminer les zones d'ischémie coronaire.
De plus, il évalue les fonctions des parties Si aucune zone myocardique n 'est visualisée
droite et gauche du cœur, et peut mettre en lorsque ces substances sont administrées à un
patient c'est que le myocarde est « mort».
évidence les points de dysfonctionnement
Des modifications spécifiques de l'ECG • L'angiographie coronaire - de petits
désignent les zones du cœur qui ont été cathéters artériels sont mis en place à
touchées lors d'un infarctus myocardique. partir d'un point de ponction sur l'artère
~
ti, Par exemple, l'occlusion de l'artère coronaire fémorale, et montés à travers l'artère
...
-
~
:g
droite provoque un infarctus dans la zone
myocardique qu'elle vascularise, correspondant
fémorale puis l'aorte Jusqu'à l'origine
des vaisseaux coronaires. Un produit de
"- essentiellement à la face inférieure du cœur; contraste radio-opaque est alors injecté
"
~
pour mettre en évidence les vaisseaux
5 cet Infarctus est ainsi nommé infarctus
1-
myocardique inférieur. Des modifications coronaires et leurs principales branches.
.;
< ECG sont présentes dans les dérivations qui S'il existe un rétrécissement /sténose), une
"'" correspondent à la face inférieure du cœur (ici, angioplastie pourra être pratiquée. De
~
~ les dérivations Il, Ill et aVF). petits ballons d'angloplastie sont placés au
-
:.
·"-51> • La radiographie de thorax va montrer la
ta/lie du cœur et l'éventuel élargissement des
niveau des zones de rétrécissement et sont
gonflés pour remodeler le vaisseau et ainsi,
prévenir l'ischémie coronaire et la survenue
li! cavités cardiaques. L'observation attentive
8 des poumons pourra mettre en évidence un d'infarctus du myocarde.
0
N
0 excès de liquide (œdème pulmonaire}, qui 223
Copyngh1ed matenal
Thorax
Cas 5
Pacemaker détérioré sous la peau, pour percer la veine a1<illaire juste
Une femme âgée est admise aux urgences en en dessous de la clavicule, en dehors du muscle
grande défaillance cardiaque. Elle a un boitier subclavier. La sonde passe alors dans la veine
de pacemaker placé à gauche, mis en place pour subclavière, la veine brachiocéphalique, la veine
un trouble du rythme cardiaque (fibrillation cave supérieure, l'atrium droit et se termine au
•
auriculaire rapide) plusieurs années auparavant. sein de la paroi du ventricule droit (où elle peut
Un ECG montra une fibrillation auriculaire stimuler la contraction cardiaque). Si la sonde
rapide. Une radiographie de thorax montre que perfore la veine axillaire dîrectement à côté
la sonde du pacemaker est cassée en regard de la du muscle subclavier, il est possible qu'après
clavicule. de nombreuses années de mobilisation de
l'épaule, le muscle subc/avier abime et casse la
Une bonne connaissance de l'anatomie de cette
sonde, entrainant ainsi un dysfonctionnement
région du thorax peut expliquer pourquoi la
du pacemaker. Tous les efforts sont donc mis en
sonde s'est cassée.
œuvre pour placer le point d'insertion de la sonde
Beaucoup de patients ont un pacemaker
aussi latéralement que possible au sein de la
cardiaque. La sonde émerge du pacemaker, placé
première partie de la veine axillaire.
au sein du tissu sous-cutané au-dessus du muscle
grand pectoral, et chemine à partir du boftier,
Cas6
Coarctation de l'aorte en amont de la coarctation; leur calibre n'est donc
Un jeune homme de 20 ans se présente à pas élargi car les artères sont plus éloignées et ne
son médecin de famille pour une toux. La subissent pas le même régime de pression.
radiographie de thorax montre des encoches le
long du bord inférieur des 3' à 6' côtes (figure
3.110).11 est adressé à un cardiologue et le
diagnostic de coarctation de l'aorte est posé. Les
encoches sont dues à la dilatation des artères
intercostales collatérales.
CopyrightL'Cf matcnal
Cas cliniques • Cas 8
cas7
Dissection de l'aorte thora.cique l'artère carotide commune gauche et au tronc
Un homme de 70 ans se plaint d'une douleur brachiocéphalique.
importante entre les scapula. Il est admis à
Une connaissance précise de la vascularisation de
l'hôpital où le diagnostic de dissection de l'aorte
la moelle spinale est nécessaire pour comprendre
thoracique est posé. La zone de dissection est
la paraplégie. Deux régions de la moelle spinale
située sur l'aorte thoracique moyenne, sans point
reçoivent des apports supplémentaires. Un
de rêenttée. Lors des 12 h suivantes, le patient
vaisseau Important est l'artère radiculaire maÎeure
présente un membre supérieur gauche froid, sans
(artère d'Adamkiewicz), qui naît habituellement
pouls et une paraplégie complète des membres
directement de l'artère tombale supérieure ou
inférieurs.
de la douzième artere intercostale gauche;
D'après les symptômes du patient, la dissection
cependant, son origine est tres variable. Cette
s'est étendue, à la fois en crânai! et en caudal. La
artère vascularise et supplée les artères spinales;
dissection a occlus l'origine de l'artère subclavière
une interruption de ce réseau vasculaire peut
gauche, ce qui a entrainé la douleur et l'absence
provoquer une paraplégie, comme c'est le cas
de pouls au niveau du membre supérieur gauche.
pour ce patient.
Une nouvelle extension pourrait s'étendre à
Casa
Pneumonie Du fait des signes cliniques spécifiques du patient
Un homme de 35 ans consulte son médecin de la bronchopneumopathie ne faisait aucun doute.
famille pour une perte de poids importante
D'après les éléments cliniques, il était clair que
(7 kg en 2 mois). Il se plaint également d'une
Je patient présentait vraisemblablement une
toux avec des filets de sang dans ses crachats
pneumonie limitée à un lobe. Comme le poumon
(hémoptysie) et d'une douleur au niveau de
gauche ne présente que deux lobes, le diagnostic
l'hémithorax gauche. Récemment, il a remarqué
le plus probable était une pneumonie du lobe
une transpiration abondante, surtout la nuit,
supérieur gauche.
l'obligeant à changer ses vêtements.
À l'examen, le patient présente une fébricule et Une radiographie de thorax fut réalisée (figure
une tachypnêe (respiration rapide). L'expansion 3.111). Un cliché postéroantérieur du thorax
thoracique est diminuée à gauche. La percussion montra une opacité de tout le poumon gauche.
du thorax montre une matité de la face antérieure
Connaissant la position de la grande scissure,
de l'hémithorax gauche, alors que le reste de la
n'importe quelle opacité au niveau du lobe
poitrine résonne normalement. L'auscultation
supérieur gauche se manifesterait par ce type
(écoute avec un stéthoscope) révéle une
d'image. Des radiographies de profil ne sont
diminution du murmure vésiculaire, qui est
habituellement pas nécessaires, mais elles
normalement rauque (respiration bronchique).
montreraient une opacité située en avant et en
Le diagnostic d'infection pulmonaire est posé.
haut se terminant brutalement au niveau de la
L'infection pulmonaire est une pathologie grande scissure.
fréquente. Chez la plupart des patients, l'infection Les pneumonies du lobe supérieur sont
touche les voies aériennes principales et les inhabituelles, car la majorité des patients
bronches. Si l'infection perdure, des exsudats et développent une infection influencée par la
des transsudats sont produits, et emplissent les pesanteur. Cependant, certaines infections se
alvéoles et les lobules pulmonaires secondaires. La développent typiquement au sein des lobes
nature diffuse de ce type d'infection est appelée supérieur ou moyen, comme la tuberculose ou
pneumonie bronchique. l'histoplasmose.
(Suite)
225
CopyrightL'Cf matcnal
Thorax
Cas 8 (suite)
Figure 3.111. Radiographie de thoraK montrant une Infection du lobe supét1t:ur gavche.
L'histoire de ce patient suggère une pathologie gauche. Un prélèvement est réalisé puis cultivé
chronique grave et Il est admis à l'hôpital. au laboratoire. Il est examiné au microscope et
des bac/lies tuberculeux (ou bacilles de Koch) sont
Au décours de son hospital/sa!ion, une
identifiés.
bronchoscopie est réalisée et les crachats sont
aspirés au niveau de la bronche lobaire supérieure
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N
226 Q
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Cas cliniques • 10 questions-réponses
1 O questions-réponses
1. lors d'une mastectomie, le nerf thoracodor- de l'innervation sympathique de la pupille, qui
sal est coupé. Quel muscle va maintenant être se traduit par un myosis.
déficient?
le nerf thoracodorsal assure l'innervation du S. Un patient présente une affection mitrale
muscle grand dorsal et, dans ce cas, il ne se sévère et une dysphonie due à une paralysie
contracte plus. t:examen clinique montre une de la corde vocale gauche. Expliquer les signes
faiblesse dans l'extension, l'adduction et la cliniques.
rotation médiale du bras. Les affections mitrales, qu'il s'agisse de sténose
ou de fuite, entrainent une hypertrophie de
2. Suite à la pose laborieuse d'un cathéte, dans la l'atrium gauche. Une hypertrophie importante
veine subclavière, la radiographie de thorax met de l'atrium gauche peut comprimer le nerf
en évidence un collapsus du poumon. Pourquoi? récurrent laryngé, provoquant une paralysie
de la corde vocale et une dysphonie (syndrome
le médecin a ponctionné accidentellement
d'Ortner).
la plèvre au niveau de l'apex pulmonaire et le
poumon s'est ainsi rétracté. la plèvre apicale est
située sous la 1" côte, ce qui la rend vulnérable 6. l'œdème pulmonaire (liquide dans l'intersti•
lors des ponctions de la veine subclavière. tium pulmonaire et les alvéoles) est rarement
rencontré chez les patients présentant un
3. Un jeune homme est blessé lors d'un accident épanchement péricardique. Pourquoi?
de la voie publique. lors de son admission â l'œdème pulmonaire est habituellement ren•
l'hôpital, il bénéficie d'une radiographie thora- contré chez des patients présentant une insuf-
cique, qui met en évidence la présence d'anses fisance ventriculaire gauche sévère. Les patients
intestinales grêles au niveau de la partie gau- souffrant d'un épanchement pérlcardique déve-
che du thorax. Pourquoi? loppent une insuffisance des deux ventricules,
droit et gauche, due aux effets compressifs du
les traumatismes thoraciques graves peuvent
liquide péricardique sur le cœur.
entraîner une rupture du diaphragme, laissant
ainsi les anses intestinales grêles pénétrer dans
le thorax. Cela se produit généralement à gau- 7. lors d'un cathétérisme cardiaque, le cathéter
che. Il est rare que l'intestin grêle pénètre au glisse de l'atrium droit vers l'atrium gauche. le
niveau du côté droit, car le foie est situé sous le patient ne présente aucun signe ou sympt ôme.
diaphragme â ce niveau. Pourquoi?
l e cathéter est passé à travers un foramen ovale
4 . Un fumeur invétéré de 7S ans présente une perméable.
dysphonie et une pupille droite en myosis. Où
est située sa tumeur pulmonaire? 8. Un homme jeune développe une douleur thora-
l a tumeur est située dans son poumon droit. cique aiguë lors de vomissements. li décéde 6 h
la dysphonie est vraisemblablement due à plus tard. l'autopsie révèle une rupture du bas
l'atteinte du nerf récurrent laryngé, qui passe œsophage et la présence de liquide gastrique
autour de l'artère subclavière droite. Cela dans la partie gauche du thorax? Pourquoi?
localise la tumeur au niveau de l'apex pulmo- le syndrome de rupture de l'œsophage a été
naire droit (il s'agit d'une tumeur du sillon décrit par Boerhaave (syndrome de Boerhaave). La
supérieur). l orsque le ganglion stellaire (ici, la partie gauche de l'œsophage inférieur est située
réunion du ganglion cervical inférieur avec le contre la plèvre pariétale médiastinale. l.!œso-
premier ganglion thoracique sympathique) est phage chemine à gauche de la ligne médiane
atteint, les fonctions sympathiques de la face et perce le diaphragme en regard de TX. C'est
et du cou sont perturbées. les patients peuvent pourquoi, les ruptures du tiers inférieur de l'œso-
alors développer un ptosis modéré (chute de la phage touchent presque toujours le thorax.
paupière), une sécheresse faciale et une perte 227
Copynghled matenal
Thorax
9. Un carcinome œsophagien est réséqué chez 10 . Durant l'examen clinique de routine d ' un
un patient de 38 ans. La radiographie thora• nourrisson, un canal artériel persistant est
cique postopératoire montre un épanchement diagnostiqué. Pourquoi le canal artériel est-il
pleural gauche abondant. Lors du drainage de nécessaire?
cet épanchement, un liquide blanc laiteux est Pendant la gestation, le sang fœta l est oxy-
aspiré. Expliquer. géné par le placenta et non dans les pou mons.
Pendant l'intervention, le chirurgien a pro• Quand le sang arrive dans l'atrium droit, une
bablement accidentellement lésé le conduit partie passe à travers le foramen ova le vers
thora.cique au-dessus du niveau de TIV. Si le l'atrium gauche, l'autre partie passe dans
conduit thoracique avait été lésé au dessous de le ventricule droit puis dans le tronc pu lmo-
TIV, l'épanchement pleural chyleux (le chyle est naire. Le sang du tronc pulmonaire passe à
contenu dans le conduit thoracique) aurait été travers le canal artériel vers l'aorte, évitant les
situé à droite. poumons.
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Abdomen
Vue globale
INTRODUCTION
L'"bdomen P,1;1 u ne ci.vité glolialc me nl cylind rique L'ouverture inférieure du thorax consl iltu·>ln limite
qu.i s'étend de la limite inférieure tlu lhorHx à lo Sll pérîeu re de l'abdomen. et est sépa rée cl u thorax
lim ite supérieure du pelvis ol du membre in férieu r par le d iaphragme. Plus bas. la paroi obdomi.nale
{figu re 4.1A). profonde se poursu it par la paroi pelvienne a u n ivoau
Paroi abdominale - - - - -- -
- - - - - -Membre inféde.ur
Copynghted material
Vue globale • Fonctions
- - - - - - ----+- - - Rebordçostal
Mêsentê<e _ __,,
Muscles
Aone
Rein dtolt - - - -
B Veine cave infénewe
Copynghted material
Abdomen
sllués sous les coupo les diaphragmatiques. qui des reins so nt silués en regard des dernlères
se projc,tlenl e n hnul au -d ess us du rehorcl cos- côtes.
232 lai. Ain si, ces v iscè res abdom inaux s0111 pro té- Lus nutTes viscèr11s son Is upportés el protégés essen-
gés par la paroi thoracique. Les pôlf!s sup6rieurs t iellr.menl par la paroi musculaire dt, l'abdome n.
c opyngh ,:,d material
Vue globale • Fonctions
/ Diaphragme
Contraction
11u diaphragme Re1axa1ion
du diaphragme
Relaxation
désmuS(les
abdominaux
Contraction
des rnuscie·s
abdominaux
~ ../ J
Inspiration Expiration
Muscle transverse
a.bdominal _ _,,__
Ouverture sup&neu,
du bassin
A B
Copynghted material
Vue globale • Eléments an;itomique~
de flns feui llets te ndineux (aponévroses) issus des Les différentes parties do ces doux mésentères
muscles de la paroi latérale. Un fascia d'épaisseUI sonl nommées en fonction des organes auxquels ils
variable sépare la paroi abdominale du péritoine. soul appendus ou avec lesquels ils sont associés.
Des viscères importants comme les reins. qu i
Cavité abdominale ne sont pas suspendus daus la cavité abdomina le
par les mésentères, sont en relalion avec la paroi
L'organisation générale de la cavité abdominale abdominale.
est telle que le tube digestif central (lractus gaslTo· La cavité abdomù1a lc est la pissée par le péritoine.
intestinal) est appcodu à la paroi abdominale pos• qui consisto en une couche monocellulaire apparen•
térieure. et partiellement à la paroi abdominale tée à un épithélium [mésothélium). supportée par
antérieUie par de fins replis péritonéaux (les ml'Sen• wJe coucbe de lissu conjooctiL Le périloiJJe est corn·
tères ; figure 4.6) : parablc à ln plèvre ou au péricarde du thorax.
Le péritoine se 1·élléch il sur la paroi abdom inale
■ un mésentère ventral [ou antérieur) pour les afin de devenir un composant des mésentères qui
régions proximales du tube digestif: suspendent les viscères :
■ un mésentère dorsal (postérieur) sur Iou le la lon-
gueur du tractus. ■ le péritoine pariétal tapisse la paroi abdominale:
■ le péritoine viscéral recou,~-e les organes appendus.
CopyrightL'Cf matcnal
Abdomen
Pên1olne v1scera1
Figure 4.7. Série de figures montrant la progression (de A à C) d'un organe initialement lntrapèritoneal èvoluant
secondaitl'ment en position rêtropéritonéale.
236
Copynghted material
Vue globale • Éléments anatom,ques
digestif en développemèut. Eri conséquence, les brau• du !b orax e.sl constitué pa r la 12° vertèbre U1oracique,
ches des struclu res neurovasculaires pour l'appareil la 12• côte. la parlie disl"ale de la 11• côte. le rebord
gastro-inteslinnl sont impaires; elles prenneul leur costal el le processus xiphoïde d u sternwn.
origine à la face antériew-e des structures mères el
cbenrlnenl dans les mésentères, ou deviennent rétro-
péritonéales clans les régions où les mésentères ont Diaphragme
secondairement fusionné avec la paroi.
En général. les vaisseaux. nerfs e t lymphali- Le diaphragme esl une cloison musculotendineuse
ques deslinés à la paroi abdomü1a le el aux orga- séparanl t·abdomen du thorax.
nes issus de s truc tures rélropérilonéales naissen t Il s'insère s ur le pourtour inférieur de la cage
latéralement des structures oco rovoscu laires thoracique, mais en arrière, son in.scrtioo est plus
centrales el son t habitu elleme nl pairs, u n d e cha- complexe e t s'étend à la colonne tombale (figure 4.8).
que côté. De chaque côté . une exva nsion muscula ire (pilier)
ancre fermement le dfoph ragrne aux fr-1c~s tu1lércl-
Limite inférieure du thorax laléra les de la colon nA vertébr:.le, au n iveau de la
vertèbre Lill à droite, e l de l.11 à gaucho.
La lin1ile s upérieu re do l'abdomen correspond à la Comme le rebord costal n'est pas complot en arrière,
limite ioféricw-e du thorax, lequel 1:sl formé par 11, le diaphragme sïusère sur des ligaments arqués, ten-
d iaphragme (voir p. 108-109). Lo pourtou r loférieur dus e ntre surfoccs osseuses et tissus mous :
Hiatus œsophagien
Rebord costal
Ugamen1 arqué
latéral - - - - \ -
L;gameru arqué médial
Copynghted material
Abdomen
• les ligaments a rqués médiau x e l laléraux croisent Aile lllaquo Al:le du sac;rum
les muscles de la paroi abdomina le postérieure el
s'allache nl respecûvemenl aux vertèbres. ù l'apo-
physe transverse de Ll et à la 12• côle:
• le ligament arqu é central est croisé par l'aorte e l
se continue de chaque côlê par les piliers.
llgameol lngulnal
La 1,aroi abdominale est en cooUnuilé avec la paroi
pelvienne au niveau de l'ouverture supériem·e du bas-
Figure 4.9. Ouvenure supédeure du bassin.
sin, et la eavilé abdominale se poursui! par la cavité
pelvienne.
Le pourtour de l'ouverlure supérieure du bassin csl
entière111ent osseux. li est constitué par:
• le sacrwn eu arrière:
• la symphyse pubien ne en a,•a nl :
• la ligno arquée do lïl iun1 laléra lement el de cha-
que côlé (figuro 4.9).
C.vllé - +-,~
abdominale
2'--i---Axo do la ca.vllé
RAPPORTS AVEC LES AUTRES abdomlna!e
RÉGION S
Thorax
,i,rt t- Cavité peMem>e
L'abdomc11 est séparé du thorax par le d iaphrngme. Les OIMlnure _.....,,,,.,I ~ --1'1-+--t--- Axe de la cavilé
slructures aonlomiques passenl d'une région à l'autre à supérieure peMeono
travers le diaphragme ou en arrière (voir figure 4.8). du ~ sstn
Pelvis
L'ouverture supérieure du bassin s'ouvre direclement
dans l'abdomen <Jl les slru~lures passent de l'abdo- Figure 4.10. Orientation des (avitês abdominale
et pelvienne.
238 men au pelvis au lrnvers de celle-ci.
Copynghted material
Vue globale • Points clés
Ouverture
supérieure
dlibassln Empreinte de l'u~tè,e
Muscle g,and
Vertèbre LIV
psoas ---+
Muscle Ulaque Vertèb,e LV
---1-- Pêritolne
Empteinte des
vaisseaux
iliaques k'ttemes
Vessfe
Utérus
r.;opynghted material
Abdomen
Estomac
Fo<e Bourgeon pancréatique <lorsal Rate
--1-,;-,1- Mésentère
dorsaJ
supêrieure
........... _______,
... ____ Anère
mésentêrique sup·érleure Cax:um
A Côlon
B
Foie
Fola Foiamon omerual
ES!omac
Estomac
--c';Z::::::i::;::::__LJ..J_Anere
mé$en,énque
supérieure
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omen1um "
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Cœcum ~
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C D
Figure 4.13. Sé-rie de fig ures (de A a H) illustrant le développement de l'appa_rell digestif et des mésentère-s.
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N
240 0
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Vue globale • Points cles -
Foie
Bourse omeotale
Estomac
1)
Grand
omentum
Foie
Petit ome.ntum
Foie
1 Bourse oma"tale
Estomac
Rate
Cœcum
Grand omentum
G H
Flgu.- 4 .13, suite. Siri• de figures (de A à H) Illustrant le développement de l'appareil digestif et des mésentèrêS.
241
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Abdomen
croissance longitu dinale d u tu be digestif. la rotation de façon très importante vers le bas, e l les deux faces
certaines parties de œ tube. el la fusion secondaire de de ce mèselllère fusiotillenl pour fo1:mer u ne struc-
certains viscères el de leurs mésen litres avec la paroi ture ressemblant à un tablier (le grand omentum ou
participent à la mise en p lace des organes abdominaux grand épiploon). Le gralld omentun1 est append u à la
chez l'adulte. grande courbure de l'estomac. recouvre les viscères
de la cavilé abdominale. el c'esl la prem.ière struc-
ture q ue l'on observe lorsque la cavi lé abdomü1ale
Développement est ouverte par voie anlécieure.
de l'intestin antérieur
Dans la région de l'abdomen. l'inl.cstin anlériour csl
à l'origine de l'extrém ité dislo le de l'œsophage. de
Développement de l'intestin
l'estomac cl de la partie proximale du duodénum. moyen
Lïn1P-$lin nnlérieu r est seulomonl un<J parlio d u tube l.'inleslin moyen se développe pour clonaer la parlio
d igoslif 11ppend u à la paroi por les mésentères venlrol distaJe d u duodénu m. le jéjunum. lï léum. le côlon
el dorsal. ascenda nt el les deux Liers proximaux du côlon
Un d iverl.k ule à la fou, aulérieure de l'iutesû n tra nsverse. Un peUt sac. le sac vitellin, se détache de
a nlérie ur va se développer dans le mésentère vcn· l'anse inleslinale vers l'avant. jLtsqu'à l'ombilic.
Lra l pour donner naissa nce au foie cl à la vésicu le Ln c roissance rapide de l'appareil gastro-inleslinal
b ilia ire. el ensuilo à la partie ventrale d u pancréas. enlnlîne la fom,alion d'une boude intestinale. qui s'ex•
La parlie dorsa le du pancréas se d éveloppe à par• tériorise en dehors de la cavité abdominale. dans le
tir rl'une excroifisnncu de l'inlesti n nntéricur dnns cordon omhilic:al. Alors que le fœlus granrlil el quo la
le mésenlère dorsal . La raie se développe dans le coiu1exion avec le sac ,~teltin disparait, l'intr.stin moyen
mésenlère dorsaJ tians une région située entre la reloume dans la cavité abdominale. Lors d u déroule-
paroi el le futu r estomac. ment de cc processus. les deux morceaux de la boucle
A u n iveau de lï nleslin antérieur, le futur estomac intestinale effectuent une rotation dans le sens contrai!'e
effectue UJJe rolalion dans le sens des aiguilles d'une des aiguilles d'UJJe montre, autour de leur axe central;
montre; le mésen lère dorsaJ associé se déplace vers ainsi. la partie de la boucle qui deviendra lecœcwn des-
la gauche el croit de foçoo imporla nle. Durant ce cend vers la zone inférieure droite de la cavité.
processus, une parlie cl u mésenlère se rapproche Le cœcun1 reste inlrapérilonéal. le côlon ascen-
puis. dans un second temps, fusion11e avec le côté dant fusionne avec la paroi abdominaJe, devenant
ga uch e de la paroi abdominale. ainsi rétropéritoaéaJ, e l le côlon transverse reste
Dans le même tem ps. le duodénum a.insl que son s uspendu par son mésentère dorsal [mésocôlon
mésentère dorsaJ et une partie du pancréas pivolenl transverse]. Le grand omentun1 recouvre le côlon
vers la droite el fusionnent avec la paroi. tra nsverse el le mésocôlon. et fusionne babituelle-
La fusion secondaire du duodénum avec la paroi. menl avec ces slTuc tures.
l'importante croissance du foie dans le mésentère
ventral el l'accole1nenl de la face s upérieure du
foie avec le diaphragme reslreign c11l l'ouvcrlure à
un orifice limité par le mésen lèro dorsal associé à
Développement de l'intestin
l'estomac. Cet ori fice réduit est appelé le foramen postérieur
omenlal (foramen épiploîque). Le Uers distal d u côlon transverse, le côlon descen-
La partie de la cavitê abdominale fermée par l'ex• dant. le côlon sigmoïde el la partie supérieure d u rec-
pa nsion du mésentère dorsal e l sil11ée en arrière de t1m1 se développent à partir de l'intestin postérieur.
l'estomac s'app,illo la bourse omcntale 0 1, a rrière• Les parties proximales de l'intestin postérieur se
covilé des épiploons (petite cavité}. Le passage par placenl à wiuche el devie n ne n l le côlon descendant el
le roramen ome nlal. de cet espace au reste de la le côlon sigmoîde. Le côlon descen danl el son mésen-
cavité périlonéale (grande cavilé) esl silué sous le tère dorsal fusionnent avec la paroi abdominale. aJors
bord libre d u mésentère ventral. que le côlon sigmoïde reste intrapérilonéaJ. Celui-ci
Lo portion d u mésentère dorsal qu i forme in iliale- passe à travers l'ouverlure s upérieure du bassin, et se
242 mc111 une partie de ln grande cavité se dévclo1>pe de poursuit par le rectum e n regard de lu vertèbre S UI. 0
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Vue globale • Points Giés
Peau et muscles de la paroi 1..3 peau et los muscles des régions inguinale cl
suprapubieone de la paroi a.bdominale sont ionervés
antérolatérale de l'abdomen par L1 et non par les nerfs thoraciques.
et nerfs intercostaux Les clermatomes de la paroi antéri eu re cle ln
thoraciques paroi abdom.inale son l lndjqués su.r la figure 4.14.
Sur la ligne médiane, le nivea u sensitif de l'an-
Les racines a ntérieures des nerfs spinaux thora• gle infrasternal est T6, el cel ui de rombil.ic est
ciques T7 à T12 suiven1 l.a direction descendante des T10. Lt assure l'innervation sens itive des ,·égions
côtes et croiseot le rebord costal pour gagner la paroi inguinale el suprapubienne.
abdonijnale (lïgu·re 4.14). Les nerfs intercos1m,x T7 Les muscles de la paroi abdominale sont inner-
à T11 se dist ribuen t à la peau e l aux muscles de la vés de façon segmentaire sur uo modèle respectant
paroi abdominale. a ins i que le nerf s ubcoslal Tl 2. généralemen t celui des clermatomes.
De plus, T5 el T6 innervon I les parties supérieures
du musc le oblique exleme de la paroi abdomina le :
1'6 assure éga lem1mt l'i nnervation sens it ive de la La région inguinale est une
peau e n regard d u pr.ocessus xiphoïde.
zone de faiblesse de la paroi
abdominale antérieure
Durant le développement, les gonades des deux
sexes descendent de ltlur sile d'origine, le long de la
1>aroi abdominale postérieure, pour gagner la cavité
pelvienne c hez la femme, e l le futur scrotum cbez
l'homme (figu re 4. 15).
Avilnl celle migration, un cordon tissu laire (le
gubernacu.lum) passe a u travers de la paroi abdo·
/
minalë a ntérie ure el relie le pôle inférieur de r;ha-
que gonade aux prémices du scrotum chez l'homme,
el aux grandes lèvres chez la ferrune (rennement
T6'
TT :,.. -- labioscrotal).
Une expansion tubulaire (le processus vaginal)
de la cavité péritonéale ainsi qu e les couches mus-
culaires de la paroi abdonlinale antérieure se déve-
loppent le long du gubernaculu1u de chaque côté
jusque dans les renflements lahioscrotaux.
Chez !'homme. Je testicule. accompagné de ses
structures neurovasculaires et de son canal défé•
rent, descend dans le scrotum le long d'uo itinéraire
inHialemeol défini par le gubemaculum. entre le
processus vagina l et le.s autres feuillets dérivés de la
paroi abdomi nale.
Le cana l inguinal est le passage à travers la paroi
abdon1inale a ntérie ure c réé par lo processus vaginal.
Le cordon spermatii1ue est une expansion t1.1bulaire
des couches de la paroi abdominale clans Je scrotum
qui contien t tou tes Jes stru ctures allanl du -testicule
à l'abdon1e n.
L'extrémité distale du cordon spermatique, en forme
de sac, contient de chaque côté le lesticule, les struc-
Figure 4.14. Innervation de la paroi abdominale lures associées el, maintenant. une partie isolée de la
antérieure.
cavité péritonéale [ca,, ilé de la tunique vaginale). 243
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Abdomen
Chez la femme. les gonades descendent jusqu'à une ■ U sa situe à 1ni-ùislance en tre l'incisure jugulaire el
position s ituée à lïnlérie u.r de la cavi té pelvieOJ1e al la sy,uphyse pubienne. el croise le rebord costal de
ne passent janrnis à travers la paroi abdominale a nlé· cbaque côté au niveau du 9" cartilage costal :
rieure. Par conséquent, la seu le struoture importante. ■ Il passe au niveau do l'abouchemenl de l'estomac
qui passe à travers le canal inguina l. esl un reliquat dans le cluodénllJn (orifice pylorique], qui se s itue
du gu bernacul um (ligamc nl rontl do l'utérus). sur la droite d u corps de LI: le duodénum prend
Che.z l'homm,i comme c hez la femme, l'oi11e en~uile la forme d'un C sur la paroi abdominale pos·
[région ingu inale) esl u ne zone do fo ibless1, de lo Lé rieure el croise la ligne médiane pour s',1bouchor
paroi abdo1niaale (figure 4.15). dans le jéjuntun à lo gauche du corps de la vertèbre
Lli; la lête du pa ncréas est enloUJ'ée par la boucle du
dnodénu111. et le corps du pancréas s'étend au-delà
Niveau vertébral LI de la ligne médiane vers la gauche.
■ U passe à travers le corps du pancréas.
Le plan transpylorique est u n plan horizonta l qui
traverse le corps au niveau do la face iu féricu re de
LI (figure 4.16).
Gubemaculum
Tubel'Ct.lle génital
Renllement labiosctotal
244
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Vue globale • Pomts clJ,!s
Limite du pelvls
Canal déferent gauche
Anneau lngUJnBI p,olood
Canal 111gulnat
Anneau Inguinal
superficie4
Artete et veine
testiculatres
Épididyme
- Testicule
Rellquat du
gu:bemacutum
B Tuniqoe vaginale
C TT
5
C
N Figure 4.15, a:ult•. Région inguinale. 8. Chez l'homme. C. Chez la femme.
0 245
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Abdomen
Orifice pylorique entre arlères passent à travers les dérivés des mésentères
estomac et duodénum venlsnl el dors.i l avant de gagner les viscères cibles.
Rebo<dcoslal lnc,sui• jugulaire Ces va isseaux vascularisenl égaleme nt d'aulres
s truc tu res te lles que la raie ou les oœltds lympha-
tiques qui se développent da ns los mésentères. Ces
trois artères sont :
• le tronc cœl'iaque, qui naît de r aorle abdom inale
au niveau du bord supé rieur de la vertèhre LI, el
qui vascularise l'inlestin antérieur ;
• l'arlère mésentérique s upérieure, qu.i provien l
de l'aorle abdominale e u regard du bord inférie ur
de la vertèbre Ll el qui assure la vascu larisation
de l'inteslin moyen:
• l'arlère mésentérique inférieure. qui aaîl de l'aorle
abdominale approxin1ativement au n iveau de LUI
LI (plan et qu i vascularise l' inlesLù1 term inal.
Rein-+- _.,._ 1ran1pylorlque)
droil
Drainage veineux
gauche-droite
Le sang de la circula lion générale (ensemble du
corps humain sauf les poumons) revienl a u cœur
d ans l'oreillette droite. La vein e cave inférieure esl
le système veineux principal de l'abdomen: elle
l assure le retour sanguin de cette région ain si que
Posi1ion de l'ombilic Sympllyse pubienne du pe lvis. du périnée el des membres inférieurs
[figure 4.18).
FlguN 4.16. Niveau vertébral LI. La veine cave inférieure se situe sur le flanc droil
d e la coloDlle vertébrale: elle sorl de l'abdomen à
travers un orifice diaphragmatique central. lencli-
• li marque approximativement la position des hiles neux, approximalivemenl à la hauteur de la verlèbre
des reins: comme le rein gauche est situé légère• dorsale TVIll. Un certain nombre de gros vaisseaux
mont plus haul que le rein dro it. le plan 1Tai1spy- c roisent la lign e médiane el permellenl d'acbenüoer
lorique passe au niveau de la pnrlie inférieure du le song de la partie gauc he du corps vers la veine
hile rénal gauche el de la partie s upérieure du bile cave inférieure;
rénal droit.
• l'un des principaux est la veine rénale gauche, qui
assure le dra inage vei neux du rein. de la glande
s urré uale et de la gonade homolalérale:
L'appareil gastro-intestinal et • uil a utre de ces vaisseaux est la vcù1c iliaqu e
ses dérivés sont vascularisés commu ne. qu i croise la ligne médiane en regard
par trois artères principales de la vertèbre LV c l rejoint son homologue droit
pou.r fo rme r ln veine cave inférie ure - Ct!S veines
Trois larges artères impaires provien ne nt de la face drnine,.ll les membres inférieurs, le pelvis, le péri-
antérieure de l'aorte abdo.m ina le el assurent la vas- née el une partie de la t)a,·oi abdomina le;
c ularisation de la partie inlra-abdominale du lrac- • d'autres vaisseaux croise.nt la lign e méd iane,
l~1s gasrro-ù1lestinal e l de Loules les s truc tures (foie, comme. les veines lomba les gauches, q ui draü1en1
pancréas el vésicule biliaire) e mbryologiquemenl le dos el la paroi abdominale postérie ure du côté
246 issues de celle parlie de l'intestin [figure 4.1 7), Ces gauche. Q
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Vue globale • Peints clés
Intestin - t--+-i----
antérleur
~ - - -- - Artère môsent8rique
inférfeute
Figure 4.17. Vascularisation de J•-appareîl digestif. A. Rapport des vaisseaux a destinée digestlve e1 dei mésentères.
8. Vu~ anterieure.
247
Copynghted matenal
-.
Abdomen
Ouverture supérieure
du bassin
La totalité du sang veineux clans le foie, à sa faco inférieure, à ll'avers une grosse
veine. la veine porle. Celte vei ne se ranlilie e nsu ite
provenant du tractus c;omme une artère el distribue le sang à de pe liL~
gastro-intestinal passe s inusoîde.s hépaliques recouverts d'endothél ium.
à travers le foie qu i fornwnl le réseau d'écha nge vasculaire du foie.
Après ce passage clans les s inusoïdes. le sang esl
Le sang prover,anl des o rga11es abdomi naux du l'ap- collecté dans les veilles hépatiques. qui sonl de cour-
pareil gastro-i nleslinal. el de la raie. passe à travers les veiues s'aboucha11l dans la vei ne cave i11férie urc
un second réseau vascula ire. dans le foie. avanl d e juste avan t que celle-ci traverse le diaphragme et se
relou rner au cœur (llgu re 4. 19). jollo da ns l'oreiUelte droite.
Le sang veineux du trnclus gustro.. i nlcstiuaJ. du Physiologique ment. il existe des onaslornoses.
248 pancréas. de la vésicu le biliaire cl de la rate pénètre assurées par de pe liles ve ines. entre los réseaux vas-
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Vue globale • Points des
Œsophage
Ombllic
culaires drainés par le système porte e t les réseaux ■ au niveau de l'extréin ité inférieure de l'œso-
vasculaires syslén1iques. dépendant directement phage:
de la veiJ1e cave supérieure ou de la veine cave ■ au nivP.au de la partie inférieure du rectu m.
inféri,~ure.
Des peil les vei nos accompagnant les rel iqltals
<Je la vei ne ombilica le (ligamen t rond du foie)
Anastomoses porto-cave forme nt également une import1,n te anastomose
Parmi les différentes régions d'anastomoses e.nti-e port o-cave.
les systèmes porte et cave. les plus im portantes sont Le liga men t rond du foie relie l'ombilic, s-itué sur
situées dans l'abdomen, à c haque ex1rémil é du tuhe la paroi abdominale antérieure. à la branche gauche
digestif : de ln veine porte lorsque celle-ci 1><',nèlre le foie. Les 249
CopyrightL'Cf matcnal
Abdomen
polîtes veines accompagnant ce ligament consli· au cœu r, l 'hypertension portale peut avoir pour
l uent une connexion entre le système porte et les conséquence l'apparition de varices œsophogiennes
régions paraombilicales de la paroi abdominale, qui et d 'hémorroïde.5 0 11 niveau. rcspec/ivcmonl. des
sont drainées par des veines systémiques . extrémités œsopl,ogienne el reclale de /'opporeiJ
D'autres régions anatomiques sont le lieu d'anas· gastro-intestinal. e l des dila la lions veineuses so11s·
lomose porto-cave: ces anastomoses péritonéoparié• cutonées para-on1bilicolos visibles sur la paroi
laies se situent : abdominale dites «en tête de méduse•, où les
,,oisseoiu: systémiques rayonnant à partir des vei•
■ au niveau de la face diaphragmatique du nes paraombi/icales se développent el. deviennent
foie (où le foie est en contact direct avec le visibles sur la paroi abdominale.
diap hragme):
■ au sein de w ncs où la paroi du tractus gastro·
intestinal est en contact direct avec la paroi pos-
térieure de l'abdomen (segments rétropéritonéaux
Les viscères abdominaux sont
do l'intestin grêle et du côlo n) : innervés par un important
■ à la face postérieure du pancréas (une grande pa.rl plexus prévertébral
du pancréas est rétropérilonéa le).
L'innervation des viscères abdominaux est assurée
par un large plexus prévortébral, principalement
Blocage de la veine porte en rapport avec les faces antérieure et latérales de
l'aorte (figure 4.20). Les branches de ce plexus se
ou du réseau vasculaire distribuent aux organes cibles le long des vaisseaux
intrahépatique issus de l'aorte abdominale.
Un blocage do la veine porte ou du réseau vas- Le plexus prévertébral est formé de fibres sympa•
culaire intrahépatique peu l affecter le schéma du lhiques, parasymphatiques et sensitives :
retou.r veineux des organes intra-abdominaux du
tractus gastro-inlestinaJ. Ainsi., les va.i sscaux for- • les fibres sympathiques ont pou1· origin e la moelle
n1ant les anastomoses porto-cave. normalement spinale, des niveaux T5 à L2 :
gréles, peuven t se développer considérablemenl , ■ les fibres parasympalh.iques sont le nerf vague {X]
devenir larges el lortueux , permettan t alors au et les racines médullaires S2 à S4 :
sang du systèn1e porte d'éviter le foie. de se dral• ■ les fibres viscérales sensitives sont généralemonl
ner dans le sys tème cave el de rotourner ai nsi parallèles aux fibres motrices.
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Vue globale • Points dés-
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lombau, (L 1, l2)
25 1
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Abdomen
Anatomie régionale
L'abdomen esl la partie clu tro nc située sous le tho- abdomi na ul\ cl les dou le urs associées au,x troubles
rax (figure 4.21). Ses parois musculomembraneuses abdontinaux. Deux sché mas soal sou vent utilisés :
e nloure nl une cavité (la cavité abdominale). lintilée
• un modèle à quatre quadranls :
e n haul par le cliapnragme el en bas par l'ouverture
• uae description en neuf régions.
supérieure du bassin.
La cavité abdominale peul s'élcnclre vers le hau t
jusqu'au 4 • cspaco inlcrcostal. cl se pourstùl vers le Modèle à quatre quadrants
bas par la cavité pelvie nne. Elle contient 111 r;avilé
périlonéalc ol les viscères nbdomi n11ux. Le modèle lopographiqueà quatre quadranlsestJ'ondé
sur l'illterseclion de de ux plans : uo pla n horizontal
passant au niveau de l'ombilic el d u disque interver-
ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE tébral Wl-LIV, el un plan vertical médian, formant
ainsi quatre quadràIJls : w1 quadrant supérieur dl'oil,
Des divisions lopograpbiques de l'abdome n sont un quadranl inférieur droil. un quadralll supérieur
utilisées pour décrire la localisation des organes gauche el ua quadrant inférieur gauche (figure 4.22).
Diaphragme
'Ouallœnl Quadf'ilnl
•up<lrleur dm1i suplirlellfQOOCho
Ouadrant W"10\J'
droit
Ouverture ---Hc-x
$Upêrieure
W bassin
Figure 4 .21 . Limites de la cavité abdominale. Figure 4-22 . Topographie a,bdomlnale â quatre quadrants.
252
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Anatomie régionale • Anatomie topographique
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Abdomen
Peau - - - ! - - -
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Anat omie rég ionale • Paroi abdominale
11----Aponévrose oblique
externe
Feulllet adlpeu,
(fascia de Campe<)--+!\ 1
Feu!llet membraneux
(lasda de Scarpa) - - t H
Continuité avec
le danos
Figu,. 4 .26. Continuité du feuillet m.embtane-ux du fascia superficialis au niveau d'autres rég.ions anatomiques.
255
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Abdomen
Chez l'homme, le feuillet profond mombrn.ncux cc sont le muscle obliqu e externe. le muscle obli-
du fascia supcrficiaUs l'usioonc avec le fe uille t super• que inlcrno el le muscle transverse de l'abdomen;
fic iel lorsqu' ils passent au-de.ssus du pénis . formant • doux muscles verticaux. proches de la ligne
a insi le rascia superfic ie l d u pé nis; il s c;onlinuonl au mécliano, sonl conten us dans une gaine tend ineuse
nivea u du scrotum où ils coostituent le da rtos (figure formée par los aponévroses des muscles larges.
4.25). Égaleme nt cbe,: l'homme, des e.xpnnsions d u
feu illet profond rne mbra ne,tx cJu fasc ia s uperfkia• Clrnc u.n cJe ces cinq muscles a u ne action s pé-
lis . a ranrrées à la symphyse pubie nne, se prolongen t c ifique. mais ensemble, ils r.nns li1ue111 un élément
vers le bas S ter lu dorsu,n et les côtés du pénis pour essen lJe l au mai nûe.n de r)(>mbreuses fonçt ions phy-
former le ligament fundiforrne du pénis. Chez la s iologiques. Par leur position, ils forme nt une pnroi
femme. le feu illet 111embrru1eux du l'nscia s uperficia• ferme mais llexlble qu.i contie nt les viscères abdo-
lis se prolonge a u n iveau des gra ndes lèvres et à la minaux dans la ,:avité 1,bdomin11le, protège ce,tx·<:i
parlie antérieure d u pé rinée. des lra,unalis mes. et J)a rlic ipe au main tie n de le ur
pos ilion en sto Lion é rigée cootre l'11c lioo do la posan·
leu r.
Paroi musculaire De plus, la cont raction de ces muscles joue un
antérolatérale rôle lors de l' expirntion forcée en poussa nt les vis•
cères vers le hnut (ce q ui pari ic ipo à repou.sser le
La paroi musculaire a111érolatérale d e l'abdome n esl diaphragme plus loin dans la cavité lh oraciqu e). lors
composée de cinq muscles pairs : de la lou.x ou du vom issr.me nl.
Tous ('.es muscles sont éga le me nt i.mplicrués dans
• !rois rnusd"s larges. dont les fibres s'insèrent J>OS· les actions où la pression in tra-abdominnle est a ug-
té rolatéralemenL. se dirigent vers l'avant et se pro• mentée, comn1e l'accouc beme nl., la m.lcllc,n ou la
longent s ur la ligne médiane par une aponévrose; cléfécalion.
0
- -- - - <...,_- Aponévrose de l'oblique externe
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Anatom ie r égionale • Paroi abdominale
ligne pedlnéal•
TYbercule
du pubis - - '
Ligamen1Inguinal Ligament lacunaire
Symphyse - ~ Ligament tacunake
Tubercuie pubien pubienne
Anbre •• ~lne lémorales
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Abdomen
MUSCleobllq!Jee~emo - -H,-
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Anatomie régionale • Paroi abdominale
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Abdomen
Oroft de Crète du pubis, tubercule Cartllages costaua des Branche, ç1nté.rteure1, Comprtme les vlsc.:êres
l'abdomEm publf;'fl et ~mphy'ie s•, 6•, 7'
c.btes: des six derniers nerfs abdominaux : fléchit fa
pubienne processus xiphoîde spinaux thoraciques colonne vertibfalé: tend
(T7 ~ T12) la pa,ol abdomioole
Pyramidal Symphyse pubîenne Ligne blanche Branche antérieure Tend la hgfle bJanche
et pecten du pubk du nerf spinal TU
Paroi postêrleure
Muscle dro!I de l"abdomen - - - ---t;r -,-+ - --"----.aH- - - - de la gaine des droits
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Anat om ie rég ionale • Paroi abdominale
Celles-ci sont aisément visibles c hez les individus le muscle est, à ce niveau . en cootacl direct avec le
ayant des grands droits bien musclés. fascia lransversalis.
La gaine des d roils enveloppant les trois quarts
supérieurs du muscle droit abdominal esl constituée
Muscle pyramidal sur le modèle suivant :
Le second muscle vertical est le muscle pyramidal.
• la paroi antérieure est founée par l'aponévrose
Ce petit muscle, qw peul êlre absent, est situé en
du m<lsCle oblique externe et la moilié antérieure
avant du droit abdo.m inal; de forme triangulaire, il
de l'aponévrose de l'oblique interne; celle-ci se
s'insère par sa base sur le pubis. se dirige en haut et
divise en deux au bord la téral du mu.scie droit;
en dedans e t se termine, par son sommet supérieur,
• la paroi postérieure de la gaine des droits est formée
su r la ligne blanche (figure 4.32).
par la moitié postérieure de taponévrose de l'oblique
interne et par l 'aponévrose du muscle transverse.
Gaine des muscles droits A' mi-distance entre l'ombilic et la symphyse
Les musèles droit de l'abdomen cl pyramidal sont pubienne, point correspondant au haul du quart
contenus dans une gaine tendineuse aponévrotique inférieur du muscle droit, toutes les aponévroses
(la gaJne des muscles droits), formée par les aponé- passent en avant du muscle droit. U n'existe pas, à
vroses des muscles oblique externe, oblique interne ce niveau, de paroi postérieure à la gaine des droits:
et transverse abdominal (figure 4.33). sa paroi antérieure est alors cmuposée des aponé-
La gaine des droits enveloppe complètement vroses des muscles oblique externe, oblique interne
le muscle droit dans ses tniis quarts supérieurs, el transverse. Sous ce point. le muscle droit est en
el recouvre la face antérieure du muscle dans son cootacl direct avec Je fascia transversalis. La limite
quart inférieur. Co1nme la gaine ne recouvre pas la entre ces deux zones est marquée par une arch e
face postérieure du droit dans son quart inférieur, fibreuse (la ligne a rquée ; figure 4.32).
~ é:Ç:1,;: ~ ~ = •
Péritoine pariétal
Muscle transverse abdominal
A
Ugne bla/lche Muscle droil de l'abdomen
Muscle obllque exteme
~
~
- ~"" Fascia 1ransversalis
Pélltolne pariétal
Muscle transverse abdominal
B
Flgu,. 4.33. OrganiSâtion de la gaine des muscies droits. A. Coupe transversale passant par les trois quarts supérieurs de la
gaine des droits. B. Coupe transversale passant par le quart Inférieur de la gaine des droits.
261
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Abdomen
Fascia superficialis
Peau
::....=
Figure 4..34. Coupe transversale montrant les diffêrentes couches de Ja paroi abdominale.
262
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Anatomie régionale • Paroi abdominale
FaS(la e.irapén1onèal
1
Innervation
1 l..a peau el les muscles de la paroi abdomlnale antéro-
Prépérl1ooéal RétropéritonéaJ
latérale sont innen,és par les l)erfs spinaux 1'7 à 1'12
el L1. Les rameaux a ntérieurs de ces nerfs spinaux se
dirigent dons le corps, d'a1Tière en avant, avec une
direction inféromédiale (figure 4..36). Sur leur trajet,
ils donnent une branche c utanée latérale el se lermi•
nent par une branche cutanée antérieure.
Les nerfs intercostaux (T7 à 1'11.) quitten t leurs
espaces iJ1tercostaux en passant sous les cartilages
costaux, et se continuent dans la paroi abdominale
anté rolalérale entre les muscles oblique interne et
transverse abdominal (figure 4.37). Gagnant le bord
laté ral de la gaine des droits, ils pénètrent ceUe-ci et
passent en arrière du bord latéral du muscle droit.
Près de la ligue médiane, une branche cuta née anté·
rieure passe à lravrJrs le muscle droit e t la paroi anté·
rieure de la ga ine des d ro its pour innerver la peau.
Figure 4 ,35. Subdivisions du fa.scia extrapéritonéal.
Branches cutanées
antérieures TT à Tl2
Branches·eulanées
latérales TT à T12
fi
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Abdomen
Muscle dr0<1abdominal
T7
Le nerf spinal Tl2 (le nerf subcostal) suH un Ira•
jet semblable aux nerfs intercostaux. Les rameaux
de Ll (nerf iliobypogasl:l:ique et nerf ilio-inguinal ),
qtti ont pour origine le plexus lombal. ont un trajet
initial similaire, dont ils s'écartent à l'approche de
leur destination finale.
Le long do leur trajet, les nerfs T7 à Tl2 et Ll don-
nent des ra.meaux nerveux pour les muscles de la
:!i
paroi abdom inale onlérolatéra le. Tous se terminent
en innervant la peau :
• les nerfs T7 à T9 innervent la peau du processus
xiphoïde jusqu'à l'ombilic:
• le nerfTlO innerve la peau autour de l'ombilic;
• Tl1. Tt2 et Ll innervent la peau sous l'ombilic
jusqu'à la région pubienne incluse (figure 4.38):
• enfin. le nerf ilio-ingttinal (branche de Ll)
innerve la face antérieure du scrotum ou de la
grande lèvre, el donne une pclite branche pour Figure 4.38. Dermatomes de Ja paro; abdominale
antl!!rolaterale..
264 la cu.issc.
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Anatomie régionale • Paroi abdominale
Artère musculophcénlque
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Abdomen
Elles ch em inent en nrriête des muscles droits el le lo ng de l'aorte abdomina le. e t les nœuds ilia-
s·anastomosen l l'u11c avec l'nu lre (figure 4.40). ques exlernes le long de 1·artère iliaque externe.
Des veines de même nom c:hemi nen t au x côtés
des artères. et nssurenl le relc>ur veinuux.
RÉGION INGUINALE
Drainage lymphatique La région lngulnale {ou aine) esl située à la jonclion
entre la paroi abdominale antérieure el la cuisse.
Le drainage lymphalique de la 11aroi a nlêro la térale Dans celle région. la paroi abclo1ninale présente mie
de l'nhdo mHn s ui! les princ:ipes d e hase du drainage zone de faiblesse due aux mouvemenls qui so sont
ly mphatique: produ its lors du développement du fœl us. e t il peul
arriver qu'un sac péritonéal ou divcrticu1 um. ovec
a les lymphaliques su perficiels silués au-dessus de o u saos conte nu abclomina.l. fasse protrusion à ce
l'ombilic: ont un lrajet ascendant vers les nmuds n iveau. t:réan l ainsi una hernie ingu inale. CrJ type
axillaires, nlors que les ly mphat iques superficiels do hernie peul so produi.rc clans les cie ux sexes, mais
silués sous l'o mb ilic p renue nl une direction des- U esl plus fréqueol chez l'hollllllo.
c.:endn nte vers les nceuds inguinau., s uperficiels: Celle zone d o faiblesse a u seiu de la paroi abdomi-
a le drainage ly mphalique profond suil les artères nQlo antérieu re EJSt due aux chnn.gemcmls qui se sont
1>rofoncles, vers les nœuds paraslernaux le lo ng déroulés lors du développement des gonades. Avant
de J'a rlère lhoracique inlerne. les nœuds lombaux que les leslicules c,u les ovaires ne descendent de leur
Artère museulophrénlque
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Anatomie régionale • Régio n inguinale
position initiale. située à la partie haute de la paroi Le dernier événement de ce développement cor•
abdomiJiale postérieure. une excroissance périto- respoad à Ja desceote des teslicuJes dons le scrotum.
néale (le processus vaginal) se développe (figure 4.41) ou des ovaires dans la cavité pelvienne. Ce proces•
au travers des différents feu.il lets de la paroi abdomi- sus est sous la d épendance du développcmenl d u
oaJe antérieure; elle se trouve recouve~te par chacu n gubernacul um. qui s'étend du pôle in férieur de la
de ces feuillets : gonade embryonnaire au renll ement Jabioscrotal
(ijgure 4 .41).
■ le fascia transversaUs constitue son enveloppe la
Le processus vagina l est situé iJnmédiatemcnt e n
plus profonde;
avan t du gubernacuJum dans le canal inguinaJ.
■ la deuxième en veloppe est formée par des fibres
Chez l'boom1e, lors de la descente leslicu laire, les
du muscle oblique inte rne ;
testicu les accompagnés de leurs vaisse11ux, nerfs et
■ l'enveloppe la pl us superficielle correspond ~
canaux passent à Lravers le r.anal inguinal el sont ainsi
l'aponévrose de l'oblique externe.
entourés des mêmes fe uillets quJ composenl la paroi
Comme le processtL~ vaginal pa5se sous les fibres abdominale. La descente des testicu les participe à la
arquées dela paroi abdominale, il ne possède pas d'en- formation du cordon sperm.a tique chez l'bomn1e.
veloppe provenant du muscle transverse abdominal. Chez la femn1e, les ovaires descende nt d ans la
En conséquence, le processus vaginal devient une cavité pelvienne et s'associent à .l'u térus embryon-
structure tubulaire recouverte de multiples feuillets naire. Donc, la seule structu1'8 à passer dans le canal
provenant de la paroi abdominale antérieure. Cela inguinal est le l.igament rond de l'utérus, q ui est u11
constitue la structure de base du canal inguinal. reliquat du gubemacu lmn.
Testicule
~ - - - - Processus vaginal
Gubemacu!um
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Abdomen
Anneau lngujnal
superficiel
Celle séqu ence d e développemenl s'achève d ans de l'évagination tubulaire d u fascia lransvecsa.lis,
les deLL~ sexes lors de l'oblilération du p,·ocessus lequel consti tue u ne des lurùques (fascia spermali•
vaginaJ, Si celui-ci ne s'oblilère pas ou incomplèle• que interne) du cordon sp ermatique chez l'homme
menl. il exisle ,111 poin t de faib lesse au sein de la el du ligainen l rond de l'u térus cbez lo fcn1me.
paroi abdomiuale aulécieure el u ne hernie inguinale
pe ut se développer.
Le canal iugui nal esl uu passage en ch icane qu i pré- Épi"" iliaque Artère éplgastriqve inférieure
antérosupérielire
senle un trajet oblique en bas et e n dedans, s itué AM&aU inguinal profond
au-dessus el pamllèlr.menl au ligament inguinnl.
Il c:ommence au niveau (lij l"anneau inguinal pro-
fond, se poursuit $Ur e nviron 4 c.:m, el se te rmil1t1 au
n iveau de l'anneau iugui.n a l superficiel (flgure 4.42).
Il con l ic nl la brtmche gén itale cl u nerf génitofé moral,
le cordon s perma tique cbe:i: l'homme c l le ligame nt
rond rie l'utérus c hez la femme. De plus, dans les
deux sexes. le n erf ilio•ingu urnl passe à travers u ne
parue d u caual. sortant de colui•ci au nivea u de l'an·
neau ingui nal su perficiel.
.,,e
Anneau inguinal profond
L'anneau ingui11a.l profond (interne) correspond à
l'en trée d u canal ingu.inaL U est situé à mi-distance
ligament Inguinal C<,,ùon
entre l'épine iJiaque au lérosupérieure e t la sym• spermatique
physe pubietute (figure 4.43), Il est juste a u-dessus Art.ère et veine Jémorates
du ligame nt ingu inaJ, i1n n1édiatemen l en dehors des Symphyse pubienne
vaisseaux épigastriques infé.rie1,rs. Bien qu'il soit
parfois décrit comme un défaul ou un orifice da ns Figure 4.43. Anneau Inguinal profond et fascia
tràr'ISVérsalis.
268 le fascia transversalis, il correspond e n fait au début
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Anatomie régionale • Région inguinale
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Abdomen
au-dessus de l'anneau inguinal profond, qui est Ces structures pénètrent clans le canal inguJnal par
un point potentiel de faiblesse au sein de la paroi l'anneau ingu inal profond et en sortent au niveau de
abdominale antérieure. En outre, comme le muscle l'anneau inguinal superficiel.
oblique int.erne recouvre l'anneau inguinal profond. Le nerf ilio-inguinal (L1) chemine également da ns
il participe également à former une des tuniques le canal inguinal. Ce nerf, issu du plexus lombal,
[fascia crémastique contenant le muscle crémaster) pénètre la paroi abdominale à la face profonde du
entourant les structures traversant le canal .inguinal. muscle transverse, se poursuit daas les différentes
couches de la paroi abdominale antérieure, entraver-
sant le muscle obUque interne. Gardant une direc-
Paroi postérieure tion inféromédiale. il pénètre dans le canal inguinal.
La paroi postédeure du canal ingui.nal est consti- Il poursuit son trajet au sein du canal pour sortir au
tuée sur toute sa longueur par Je fascia trans• niveau de l'anneau inguinal superficiel.
versaJis (voir figure 4.43 ). Elle est renforcée sur.
son tiers interne par le tendon conjoint (faux
inguinale ; [igure 4.45). Ce tendon est la réunion Cordon spermatique
des tendons de terminaison des muscles ob lique La cordon spermatique se compose des stn,ctures
in terne el transverse sur la crête du pubis el la allant des cavités abdominopelviennes eux testi-
ligne pectinéale. cules, el de trois fascias enveloppant ces structures
De la même façon que le muscle oblique interne (figure 4.4.7) .
renforce la zone de l'anneau inguinal profond. la Le cordon spermatique conlient différentes
position du tendon conjoint, en arrière de l'anneau structures :
inguinal superficiel, fournil un renfort supplémen-
tai:re à un point de fa iblesse polenlial au sein d« la • lo canal déférent ;
paroi abdominale antéi-ieure. • l'artère dn ca nal déférent (issue de l'artère vés i•
cale inférieure) ;
• l'artère testicu laire (issue de l'aorte abdoml11nle);
Toit
La toit (paroi supérieure) du canal inguinal t!St MUSCie uansverse abdominal
constitué par les fibres arquées des muscles oblique
Épine iliaque Apooév1a.e
interne el transverse (figuros 4.45 el 4.46). Elles pas- antêrosupérieure du lransve,se ebdomiflal
sent de leur point d'insertion latérale sur le ligament
inguinal à leur terminaison commune méd iale. le
tendon conjoin t.
Plancher
Le plancher (paroi inférieure) du canal inguina.l est
constitué par la moitié in terne du ligament ingui•
na!. Sur ce plancher, les fibres inférieures de l'apo-
névrose de l'oblique forment une goutlière ou uae
cuvelle sur laquelle les éléments du canal inguinal
reposent. Le ligament lacunaire renforce la partie
médiale de celle gouttière.
Contenu
Ligamenl Inguinal Cordon S!)elfflaliQUe
Le canal Inguinal contient :
Artêre et veine fémOfa)es
• le cordon spermatique chez 1·bomme;
• le ligament rond de l'utérus et le rameau gén ital Figure 4.46. Musde transverse de !'"abdomen et canal
inguinal.
2 70 du nerf génitofén1oraJ cbcz la femme.
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Anatomie régionale • Région inguinale
/ Aponévrose
de l'oblique ex1eme
!l
.ê
.,,
;
{?.
~ FiguN 4A7. Cordon spermatique.
V,
.,~
<Z ■ les veines du plexus parnpi niforme (veines
:. • des fibres nerveuses syn1palhiques el viscérales;
-'~ testiculaires); • des Jympbatiques:
:,
] ■ l'artère e l la veine c rémasliques (petits va isseaux • des Ieliquats du processus vagù1aJ.
"'g associés au fascia crémaslique):
N
■ le rameau génHal du nerf génitoférnoral (cl(>nuant Ces structure§ p~n.è trenl l'anneau ingu innl profond .
0 l'innervation du muscle crémaster): chenlÎJlen1 dans le cana l inguinal e1en fessor1enl au 27 1
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Abdomen
niveau de l'anneau ingu inal su perficiel, enlourl'es s'engage à ce niveau dans le canal iugu inal qu'il
de trois tuniques fasciales acquises duraul ce lrajcl. parcourt su.r tou te sa longu eur. JI sort d u canal par
!.'ensemble du cordon spermatique se poursui! dans l'an neau ingu in al superficiel. À ce niveau, il se
le scrotum : à ce ni veau. les strucll1res contenues dans div ise e n p lusieurs faiscea ux fibreu x. qui se Ier-
le cordon s'associent a ux teslicules. el les fascias mine nt da ns Ill tissu con joncli[ de la gran de lèvre.
enveloppent ceux-ci. Pendant qu' il chemine dans le canal ingui.na.l, le
Les fascias du cordon spermatique sonl : ligamcnl rond s'entoure de, mêmes tu ni ques que
le cordon sperma lique,
• le fascia sperma tique inlerne, !un ique la p lus
profonde, qui provient d u fascia lransversa lis au
niveau de l'anneau inguinal profond:
• le fascia crémaslique e t le muscle crémasler asso- Hernies inguinales
cié qui çons lilu ent la tun ique moyen ne d u cor- Une hern ie ingu ina le esl une prolrusion, ou pas-
don; ils sont issus du musde oblique inte rne ; sage, d'u n sac: péritonéal. 11Vec: ou suns élément
• le fascia spermatique externe, tu nique la plus super- abdominal, à travers u ne zone de faib lesse de la
ficielle du cordon spermatique, qui provient de paroi abdomina le au niveau inguinal. Cela se pro-
l'aponévrose du muscle oblique externe au niveau duit lorsque le s ac péritonéal pénètre dans le cana l
de l'ru1ueau iuguinal superficiel (figure 4.47). ing11iJ1a l :
En clinique
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Anatomie régionale • Région inguinale
Tel1(fon COl\join1
Bombement
pérnonéal
273
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Abdomen
Vaisseaux épigastriques
ln!érieu1s Anneau Inguinal profond
Muscle trans\lerse
7
- Bandelette iliopubienne
Ligament loounaim
Vaisseaux épigastriques
Inférieurs
Homie dÎlecte
Dedans
Figure 4.50. Triangle Inguinal droit. A. Vue profonde. 8. Vue laparoscopique montrant le péritoine pariéta l recouvrant la
zone.
274
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Anatomie régionale • Région inguinale
En dinlque
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Abdomen
En clinique (suite)
Hernie Inguinale Corps spangleux fémoral est très étroit et est enclin à piéger les
lndlrecte droite Corps caverneux viscères dans le sac herniaire, rendant ce type de
hernie irréductible et susceptible de strangulation.
Les hernies fémorales sont habituellement acquises et
apparai ssent en général dans les populations d'âge
moyen ou plus âgées. De plus, elles ont tendance
à être un peu plus fréquent es chez les femmes, car
celles-ci ont un bassin plus l arge que les hommes.
Hernies ombilicales
Les hernies ombilicales sont rares. Elles ont
quelquefois une origine congéni tale et sont
alors dues à un défaut de retour des viscères du
cordon ombilical dans la cavité abdominale lors
du développement. Après la naissance, l es herni es
ombilicales peuvent être dues à une fermeture
Incomplète de l 'ombilic. Cependant. l a plupart de ces
hernies se ferment au cours de la première année de
vie, et ne nécessitent pas de réparat ion chirurgicale.
r est,cule gauclle Les hernies paraombilicales surviennent chez
l'adul te autour de l 'ombilic; elles ont souvent un
Figure 4 .51. Hernie inguinale indirecte droite. Image collet étroit qui appelle un traitement chirurgical.
par rêsona.nce magné-tique T2 l!.n saturation d~ graisse,
coupe coronafe paS$8'11 par la régîon lnguinate <hel un
sujet mas.c:uHn. Hernies chirurgicales
Les hernies chirurgicales se développent au travers
d'un défect au sein de la cicatrice d'une précédente
intervention abdominale. Habituellement, les collets
de ces hernies sont larges et ne se compliquent pas
• une hernie Inguinal e directe est en dedans des
de strangulation.
vaisseaux épigastriques Inférieurs.
276
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
V ISCÈRES ABDOMINAUX
Péritoine et cavité
péritonéale - - - PéritOine
Estomac ---H
MéSOc6Jon tral"tSverse - - - 1 - OUOdénum
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Abdomen
■ Je gra,1de cevHé comprend la majorité de l'es- grande cavité par u.n orifice, le forameo omeo-
pace de la cavité péritonéale, commençant en tal (figure 4.54).
ha ut sous le diaphragme et se prolongeant en bas
dans la cavité pelvienne - la pénétration dans la Le foremen omeotal est entouré par plus.i eurs
grAnde cavité est définie par la traversée du péri- structures recouvertes de péri toine : la veine porte,
toine pariéta 1: l'artère hépatique propre et le conduit cholédoque
• la bourse oruentale est une portion plus petite (bil iairc) en avant; la veine cave inférieure en arrière;
de le cav ité pé rito néal e, en arrière do l'esto- le lobe caudé du foie en haut : et la premièr-o portion
mac el du foie , eUe est en conlinuJté avec la du duodénum en bas.
Ugament lalcitorme
Vaisseaux gastriques
Conduit chofêdoque
(bilia11e)
ve,ne pone
Estomac
Bourse
omen1a1e
Foramen - -1'--- -
omcnlal
- ---tt--- Ra1e
Grande cavi1e \ .....,
''l<i"
..
L\\-- ~ ~,,~;.:·,
, ~ ......r .•
'",y~
,,
~
Figure 4 .54. Coupe horizontale montrant la continuité entTe le.s grandes et petites cavités à ttave:rs le fol'amen omenul.
278
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
En clinique
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Abdomen
Omentum
Un omenlum est formé de cieux feu illets de péri-
loi no, rclianl l'estomac et la première portion du
duodénum à d'autres viscères. IJ en existe deux :
Grand omentum
Le grand omentum est un grand repli péritonéal, en
forme do tablier, qui s'iosère sur la grande courbure de
l'estomac et la première portion du duodénum (ligure
4.56). Il se d rape vers le bas sur le côlon transverse et
les a nses du jéju.n um et de lïléum (volr figure 4.53).
Grand omentum
.En arrière, li re monte pou.r s'accoler au péritoine à la
face s upérieure du côlon transverse et du mésocùlou,
F1gure 4.56. Grand omentum.
e n .restant cependant bien séparé de celu i-ci, avanl de
rejoindre 1-a paroi pos térieure de l'abdomen.
La fine membrane qui constitue le grand omen-
turn contient toujours une certaine quantité de tissu
graisseux, qui. peut deve uir importante chez ccrlains faces antérieure e l postérieure de l'estomac, c l de lu
indi vidus. De p lus, il porte deux artères et leurs vei- prem ière portion du du odénum. Il est divisé en:
nes satell ites, les vaisseaux gastro•omcntaux droit
el gauche. à l'intérieur du double feuillet péritonéal. • un .ligament hépalogastrique médial. qlti relie
jus te en dessous de la grande courbure de l'estomac. l'estomac et le foie;
• un ligament hépatoduodénal laté ral , qui relie le
Petit omentum duodénum et Je foie.
L'autre onientum formé de deux feu illets périto- I.e ligament bépatoduodénal se termine latéra le-
néaux est le petit omentum (figure 4.57). li ,isl tend u ment en bord libr-e et serl de lim ile antérieure nu
entre la petilo courbure gastrique et la première fora mcn o n1enlal (figu re 4.5 4). Ce bord lit, re con lient
portion du duodénum 11 la fncè inférieure du foie l'a rtère hépatique propre. le conduit c holédoque
(figures 4.53 e l 4.5 7). el la veine porte. De p lus. les vaisseaux gastriques
280 Lo petil omentum est oonslitué d'une fine mem- dro il et gauche cbenti neot eotre les feuille ts du petit
brane en con li nu ité avec le péritoine recouvrant les 0111entu111, près de la peti te courbure gastrique.
c opyngh ,:,d material
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
llgamen1 hépatogas1r,que
Ligamenl t>èpatoduodénal Foie (récliné)
Petit omentum
Peti1e court>u,e <le l'estomac
Vésicule biliaire - - - -
Côlon ascenoaoL- - - l~ F-
En clinique
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Abdomen
Mésentère
Le mésentère est un large Tepli pérJtoaéal à double
feuillets, en forme d'éventail. Son a ttache supérieure
est au niveau de la jonction duodénojéjuaale, juste
à gauche de la partie supérieure de la colonne lom-
bale. Son insertion périphérique est le bord intestinal
(figure 4.58). ri a la forme d'un éventail dont la corde
représente l'attache pariétale cl l'arc périphérique le
bord intesti nal. La racine du mésentère s'attach.e en
huut au niveau df) la jonction cluodénojéjunalo, juste à
gauche de la partie supérieure de la colonne lombale.
Elle se dirige ensuite obliquement e n bas el à droite,
et se tcnni:ne au niveau de la jonction iléocrecale près
du bord supérieur de l'articulation sacro-llfoquo gau•
che. Le bord intestinal étant beaucoup plus long que Racine du mesent91e - - J Racme du mésoc6Jon s,gmo,de
l'attach.e, le mésentère apparalt comme plissé. Les
artères. les veines. les nerfs et les lymphatiques pour Figure 4.58. Réflexions péritonêales sur la paroi
abdominale· postérieure, formant les mésentères.
le jéjunum el. l'iléum cheminent dans la graisse entre
les doux feu illets péritonéaux du mésentère.
situe près de la division de l'artère iliaque commune
gauche en branches interne el externe ; le bras gauche
Mésocôlon transverse du V descend le long du bord médial du muscle grand
Le mésocôloa transverse esl ua repli de péritoine psoas gauche, et son bras droit descend dans le pelvis
qui relie le côlon transverse à la paroi abdominale jusqu'au niveau de la vertèbre sacrale SW. Les vais-
postérieure (figure 4.58). Ses deux feuillets de péri- seaux pour le sigmoïde et le rectum supérieur ainsi que
toine quittent la paroi abdonlinale postérieure en les nerfs el les lympbatiqu.es pour le côlon sigmoide
regard d e la face antérieure de la tête el du corps du cheminent il l.lilvers ce repli péritonéal.
pancréas, et se clirigenl vers l'avant pour e ntourer
le côlon transverse. Les artères, les vein es, les nerfs
et les lymphatiques pour le côlon transverse c hemi- Ligaments
ne nt entre ses deux feuillets. Les ligame nts péritonéaux sont formés de deux
feuillets de péritoine relia nt deux organes entre eux.
Mésocôlon sigmoïde ou reliant un organe à la paroi de l'organ isme; ils ia
Le mésocôlon sigmoïde est ua repli péritonéal en forme peuvent constituer une partie d'un omentu m. Ils
de V inversé qui relie le côloo sigmoïde à la paroi abclo- sont habituellement nommés d'après les struc tums g
N
282 mJaale postérieure (figure 4.58). Le sommet du V se qu'i.ls relient. Par exemple, le ligarneot splénorénal 0
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Anatomie régionale • Viscères abdomina ux
Copyngh1ed matenal
Abdomen
Pa~ie supéneure
du duodénum Œsophage
Amrepyto!'<lue Fundus de l'estomac Ampoule duodênale normale Antre pylorique de l'estomac
Panie descendan1e du duodèflum Corps de l'estomac Sphincter pylorique de l'estomac Duodé""m lnléneur
Angle duodénojéjunal
Figure 4 .61. Radiographies avec baryum montrant l'estomac et le duodénum. A. Radiographie en double contraste de
l'estomac. 8 . Radiographie en double contraste montrant l'ampoule duodénale.
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
Artère gas1roduodénale - - -
Duodénum - - --P
partie suporleure -:!=:.:~~~ 1-- -Rein gauclle
_ _ _ _ _ _ _.__ ___ Veina el artère
Duodénum - ---+➔---- mésentériques supérieures
partie descendante
- ,--,,r--:t-- - - Côlon descendant
Duodénum- --+ -f,,---'~~t---,,--.,f..,, '---t--- ---,,=,.,,-- - - Duodénum -
partie Inférieure
Plrtle ascendante
■ la partie descendante (deuxième partie) du duodé- ■ la partie ascendante (qualrième partie) du duo-
num est située juste à droite de la ligne médiane et dénum remonte en avant ou à gauche de l'aorte,
s'étend du col de la vésicule au bord inférieur de la approximalivemenlà la hauteur du bord supérieur
vertèbre Lm - elle est croisée en avant par le côlon de la vertèbre LU. el elle se termine au niveau de
transverse. en arrière elle est en rapport avec le rein l'angle duodénojéjuoal .
droit. el en dedans avec la tête du pancréas. Celte L'angle duodéoojéjunal est entouré par un repli
partie du duodénum contient la papille duodénale de périloioc contenant des 6bres muscula ires appe•
majeure (grande caroncule), où s'abouchent le cholé• lées le muscle suspenseur du duodénum (ligament
doque et le canal pancréatique principal. et la papille de Treitz).
duodénale mineure (petite caroncule), où s'abouche
le canal pancréatique accessoire; c'est juste au-des•
sus de la papille duodénale majeure que se trouve la Jéjunum
jonction entre l'intestin primitif antérieur el moyen; Le jéjunum el l'iléwn forment les deux dernières par•
■ la partie inférieurn (troisiè me partie) du d uodé- lies de l'intestin grêle (ligure 4.63). Le jéjunum com-
num est la plus longue portion ; e lle c roise la veine prend les deux c inquièmes proximaux de celui-ci. li
cave inférieu re, l'aorte et la colonne vertébrale est situé r.ssentiellen1en1 dans le quadrant supérieur
(llgures 4.618 et 4.62) - elle est croisée en avant gauche de l'abdomen. el il possède un diamètre plus
par l'artère et la veine mésentériques supérieures: large el une paroi plus épaisse q ue l'iléum. Il présente 285
copyrightL'Cf matcnal
I JéJunum
Vasa recta
{vai$seau, dtoi1s)
Areadês artériell<ls
lléum----'
Figure 4.63. Radiographie au baryum montrant le Figure, 4.64. Oiffêrences au sein de la vascularisation
jêjunum el l'flëum. a rtédelle de l'intestin grêle. A. Jéjunum. B. llèum.
~gule menl une caraclérisliquo parlitulière <11111111 1i s.n p lus ieu rs fonctions 1, la valve lléo~eœlo : pnîvenir le
vascu larisalion : ses nrcades artérielles sont mo ins renux clu cœcum vers l' iléu m et réguler le passage du
importantes et ses vasa recta (vaisseaux droits) sont bol a limtllllnire de lïlé um vers le cmeurn.
plus longs q ue ceux de l'i léum (figure 4.64).
lléum En clinique
L' iléurn comp rend les trois cinq uièmes distaux cle
Transition épithéliale entre œsophage
l'inlesli11 grêle et il esl s llué esse11lie lleruenl clans le
abdominal et estomac
quadrant inférieu.r droit de l'abdo men. Par rapport au
Au niveau de la jonction gastro-œsophagie.nne,
jéju num. 11lé um a u ne paroi plus fi ne. des vasa recta il y a un sphincter physiologique, marqué par la
plus ~ourLq, des arcad11s artérie lles pl us nombre uses transition d'un type d'épithélium vers un autre
et plus de graisse mésentérique (fig11re 4.64), type d'épithélium. Chez certaines personnes, la
L'iléum s'abouche dans le colon à la jonr.ûon e ntre transition histologique ne se situe pas au niveau du
le cœcu m el le côlon ascendant. Deux replis se pro- sphincter physiologique gastro-œsophagien, mais
jellenl dans la lumière c:mcale (valve iléocœcale] et au niveau du tiers inférieur de l'œsophage. Cette
entourent œ l orifiL-e (figure 4.65). Les replis de la valve configuration peut prédisposer aux uk érations
iléocmcale se rejoigne nt à a ngle aigu li leu rs exlJ•êmHés. œ sophagiennes, et est également associée à un
La musculalLlfe de l'iléu m se pnilcmge dans chacun risque ac·cru d'adénocarcinome.
286 d P..5 rep lis, cc)nsli tuant ainsi un sph.inc:ter. On allribue
Copynghted matenal
Anatom ie régionale • Viscères abdominaux
En clinique
Ulcération duodénale
Les ulcères duodènaux siègent habituellem ent
dans la partie supérieure du duodénum, et sont
bien moins fréquents qu'il y a 50 ans. Au début,
li n'y avai t pas de traitement et les patients
mouraient d'hémorragie ou de péritonite. Lorsque
les t echniques chirurgicales se sont développées, les
patients ayant un ulcère duodénal ont été traités
par chirurgie gastro-intestinale afin d e prévenir les
récidives d 'ulcère ; cependant, pour certains patients,
le traitement était dangereux. Quand la con~issance
et la compréhension des mécanismes de la sécrétion
acide dans l'estomac se sont a«rues, des médicaments
Ileum tetmiMI agissant indirectement sur la stimulation et la
sécrétion d'acide ont été développés (antagonistes des
récepteu~ histaminiques H,) et ont significativement
réduit les taux de mortalité et de morbidité de cette
pathologie. Actuellement, la thérapie médicam enteuse
peut inhiber directement les cellules de l'estom ac qui
Côloo - + - produisent de l'acide, avec:par ex.emple les inhibiteu~
asoondant de la pompe à protons. Les patients sont également
dépistés pour la bactérie Helicobacter pylori, dont
l'éradication (par traitement antibiotique) diminue
significativement la f0<mation d'ulcères duodènaux.
D'un point de vue anatomique, les u lcères
d uod{,naux siègent autant sur la face a ntérieure
q ue la face postérieure.
Le-s ulcères duodénaux postêrieurs peuvent se
compliquer d'hém orragie g rave voire cataclysmique,
Appendice pouvant aller jusqu'au décès du patient, par érosion
vasculaire directement de l'artère gastroduodénale,
B plus souvent. de l'artère pancrèaticoduodénale
postérosupérieure. Le traitement consiste alo~ en une
Valve ilêocmcala chirurgie abdominale haute extensive avec ligat ure
vasculaire, ou en une procédure endovasculaire, le
radiologue cat hétérisant le tronc cœliaque par voie
fémorale. !:artère hépatique commune et l'artère
gastroduodénale sont également cathétérisées et
l'hémorragie est enrayée au moyen de coi/s, qui
interrompent le flux sanguin (embolisation par
microspires métalliques).
Les ulcères duodénaux antérieurs peuvent se
compliquer de péritonite par érosion de la paroi
in testinale dan.s la cavité péritonéale. L' intense
réaction infl ammatoire et l'iléus local ai nsi
générés entrainent des réactions d'adhésion au
sei n du grand oment u m, essayant de contenir
la perforation. !:estomac et le duodénum
contiennent habituellement une grande quantité
d 'ai r, qui pénètre alors dans la cavité péritonéale;
Figure 4.65. Jonction ilèocœ-cale. A. Radiographie
montrant la jonction lléoc~ate. B. lllust:ration montrant ce phénomène peut être confirmê sur une
la Jonction iléocœ-cale et la valve ilêoca-cale. c. Image radiographie thoracique debout p ar la présence
endoscopique de la valve Uéocœcale, d'ai r sous-diaphragmatique. Dans la plupart des cas,
le t raitement de ce type d'ulcère est chirurgical.
287
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Abdomen
En clinique
Exploration du tractus gastro-lntestinal supérieur granules dégageant du dioxyde de carbone qui remplissent
Il est parfois nécessaire pour certaines pathologies de l'estomac; de cette manière, le baryum est plaqué contre
poursuivre les explorations au niveau de. l'œ.sophage, de la muqueuse, donnant des images précises et détaillées
l'estomac. du duodénum ou du jéjunum pro.ximal. Après de la muqueuse gastrique.. Ces examens sont relativement
un interrogatoire et un examen dinique attentif, une série simples et peuvent étre utilisés pour visualiser !'oesophage,
d'examens sanguins standard sont prescrits à la recherche l'estomac. le duodénum et le jéjunum proximal.
d'hémorragie. d'inflammation ou de tumeur. t:étape
suivante dans l'investigation est l'exploration des trois Exploration de la para; digestive et des manes
é léments de base du tube digestif, à savoir la lumière, la extrlnsêques
paroi et les masses extrinsèques, pouvant être responsables EnckK<:opie Un endoscope est <Onstitué d'une camêra
de compression ou de perforation du tube digestif. située à l'extrémité d'un tube flexible, dont le diamètre
n'est pas plus gros qu'un tuyau d'arrosage. l"endoscopiste,
Exploration de la lumière digestive médecin rompu à cette technique, passe la cam~ra et le tube
L'.exploration de la lum ière digestive peut être effectuée par la bouche du patient jusqu'à l'œsophage, l'estomac,
au moyen d'examens radiologiques après ingestion le duodênum et le jéjunum proximal. La muqueuse est
par le patient de solutions de sulfate de baryum. Ce alors d irectement visualisée (figures 4.6&-4.68) et les sites
type d'examen permet de visualiser les masses (polypes. anormaux peuvent être biopsiés.. 51 des zones hémorragiques
sont observêes. elles peuvent être cautêrisées ou «injectées»
,,. ,,.
tumeurs) au sel:n de la lumière digestive ainsi que les ondes
,,.
péristaltiques. les patients peuvent également recevoir des avec des médicaments stoppant' le saignement.
Cancer de l'œsopttage
Figure 4 ,66, 1mages endoscopiqu.es de la jonction gastro-œsophagienne. A. -Sténose œsophagienne. 8, Sténose
œsophagienne apres dilaunron. C. Cancer de l'œsophage à la Jonction gastro-œso_phagienn&.
Figure 4 .67. tmage endoscopique de l'antre pylorique Figure 4.68. Image endoscopi9ue d 'une deuxième
de l'enomac. regardant vers te pylore. avec une ga.st rite partie du duodénum.normal.
modêrée au premier plan.
288
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
En clinique En clinique
Diverticule de M eckel Tomodensitométrie (TDM) et imagerie
Le diverticule de Meckel (figure 4.69) est un par résonance magnétique (IRM)
reliquat de la partie proximale du canal vitellin, qui Ces techniques d'imagerie, n'utilisant ni baryum,
est appendu au côté antimésentérique de l'iléum ni principe endoscopique, peuvent apporter des
et qui. chez l'embryon, se dirige dans le cordon informations importantes sur la paroi digestive.
ombilical. Bien qu'il persiste de manière assez rare Un épaississement de la paroi peut témoigner
(environ 2 % de la population), il est important d'un état inflammatoire ou tumoral, et est
dé garder à l'esprit son existence car il peut être toujours à regarder avec suspicion. Si une tumeur
la cause de symptômes chez un petit nombre est diagnostiquée, ces techniques permettent
d'individus, Il peut être le siège d'hémorragie, également d'étudier la diffusion locorégionale de.
d'invagination, de diverticulite, d'ulcération ou celle-ci (adénopathies, métastases).
d'obstruction.
Techniques d 'imagerie récentes
Un petit dispositif d'ult rasons placé à l'extrémité
lléum de l'endoscope peut donner des images
extrêmement précises de la muqueuse et de
la sous-muqueuse du tractus gastro-intestinal
supérieur. Ces images peuvent montrer si la
tumeur est rêsécable, et guider le clinicien dans la
réalisation d'une biopsie.
En clinique
Cancer de l'estomac
Le cancer de l'estomac est une tumeur maligne
frêquente du tube digestif. Une inflammation
gastrique chronique (gastrite), une anémie
pernicieuse ou des polypes sont des facteurs
prédisposant au développement de ce cancer agressif.
Les patients se présentent habituellement tard
dans l'évolution de la pathologie. les symptômes
évocateurs peuvent être une douleur épigastrique
vague, une sensation de plénitude gastrique précoce
lors des repas, des saignements entrainant une
anémie chronique, ou un syndrome obstructif.
Le diagnostic est établi grâce à des techniques
Dw8'11CUI& de Mad<E!I J
FiguN 4 .69. Vascularisation associée au diverticule de
de radiographie conventionnelle au baryum ou
d'endoscopie, qui permettent de réaliser des biopsies
dans le même temps. L'échographie est utili.sée
pour voir si le foie est le siège de métastases ; si elle
est négative, un scanner est réalisé pour évaluer la
Medcel. Angiographie de soustraction.
résécabilité chirurgicale. Si le cancer de l'estomac
est d iagnostiqué précocement. une résection
chirurgicale curative est possible. Toutefois, comme
les patients se présentent souvent tardivement dans
l'évolution de la maladie, le taux de survie à 5 ans
est de 5 â 20 %, avec une espérance de vie moyenne
entre 5 et 8 mois.
289
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pochondre droit (figu re 4.72). Juste sous le foie, il
Gros intestin tourne vers la ga uche. f()rmnnl l'angle c;olique droit
Le gros intesti n s'étend di, l'exlrémité d is lJ!le de l'iJéum (angl e hépaliq_uc) . puis lrnversc l'abdomen jusq u"à
à l'anus, sur une longueur d 'approximaUvemenl 1,5 m. l'hypochon dre gauche : le côlon transverse. À ce
Il absorbe les liqu.ides et les se.ls du contenu digestif, o iveau, juste sous ln rate. le gros inteslio tou rne
formant ainsi les fèces. Il comporte le Cfl)cum, l'appen- vors le bns, formant l'angle colique gauche (angle
d ice, le côlon. le rec:tum el le cru1al a11al (figures 4.70 splé nique) el se poursuit par le côlon descendant
el 4.71). à lrnvers le flanc ga uche jusqu'à la fos$a iliaque
Commençant dans la fosse il.laque droite par le gauche.
crecu m el l'append ice. le gros in testin se poursuit Il clevionl le côlon sigmoïde et pénètre dans la
par le côlon ascendant, qui va du fl anc cù-oit à l'hy- partie supérieure de la 1:avilé pelvie1111e. puis se
~ - Haus1raJl0<1s
collq,. es
lléum
Tamia:tcoli - -+- - ~
\bandeletles
longltudinaJes)
Appendice
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
prolonge le long de la paroi postérieure du pelvis l' iléwn dans le gros intestin. dans la fosse Waque
par le rectwn et se termine par le canal anal . droite. C'est une s tructure intrapéritonéalo. mobile
Les principales caractérist.iqucs du gros intestin e t lib re dans la fosse iliaque droite.
(fignre 4.70) sont que: Le cœeum se poursuit par le côlon tiscendunl au
niveau de l'abouche ment de lïléu m e l esl habituel·
• son diamètre in lern.e est plus gra11d que celui de lemenl en contncl avec la pu ro i abdom imde anté-
l'iulcslin grêle : rieure. Il peut également êll:e sit ué dans la cavilé
• le côlon est recouvert de petits amAs graissP-ux pelvienne. L'ap1,endicfl est append u t\ la race posté-
(les appendices omenlaux): romédiale du crecum, juste sous l'extré mité dislale
• sa paroi préseo te trois fines bandelettes musculai- de l'iléum (figure 4-.73),
res longit11dinales (treniœ coli). plus marquées sur L'appendice est un tube étroit el creux relié au
Je côlon, moins visibles a u niveau du rectum : crecum. Il possède au sein de sa paroi de nombreux
• le côlon présen te à sa surface d es bosselures agrégats lymphoïdes: il est suspendu à l'iléwn ter•
(baustralions coliques). min a] par le mésoappendice, qui contien t les v ais-
seaux appendiculaires {figure 4.74). Son pou1 t
d'inserlion sur le cœcum est conformé par les treniœ
Cëecum et appendice coli coavergeanl vers la base de l'appendice, mais la
8
C Le crecwn est la première partie du gros intestin s it uai ion du resle de l'nppend ice varie cons idérable-
N
Q (figure 4.73). li est s itué sous l'aboucbement de ment (figure 4.75). Il pellt être : 291
Copynghted material
Abdomen
Cœcum
F'i gu re 4 .73. Cœcum ~t appendice. A. Sct)éma. B. Radiographie au baryum montrant la jonction îléocitec:ale.
Tœniœ coli
Tœruœcoli
Préilêale
lléum
1-- - PeMenne
Aélrocmcale
Cmcum Sous-ca!(8Je
292 Figure 4 .14. Mésoappêndic@ et vaisSêaux appendiculaires. Figure 4.7S. Posit.lons de t·a,ppendko.
0
L.opynghted material
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
En clinique
Appendicite
L'appendicite aiguë est une urgence abdominale. Parois êpajssies
Habituellement, elle se produit quand l'appendice
est obstrué soit par un stercolrthe soit par une
hypertrophie des nodules lymphatiques. Au sein
de l'appendice obstrué, les bactéries prolifèrent et
envahissent la paroi de l1appendice, qui commence
à se nécroser. Dans certains cas, cela peut se
résoudre spontanément ; dans d'autres cas, l'état
inflammatoire se poursuit (figure 4 .76) et conduit à
une perforation, qui peut entrainer une péritonite
localisée ou généralisée.
la plupart des patients souffrant d'une
appendicite aiguë présentent une douleur localisée
de la fosse iliaque droite. Initia lement. la douleur
se présente comme une douleur intermittente, de
type colique au niveau pêriombilical. Après 6 à 1Oh,
la douleur a tendance à se localiser dans la fosse
iliaque droite et devient constante. Les patients
peuvent alors présenter de la fièvre, des nausées
Gaz dans ta lumière
et des vomissements. L'étiologie de la douleur de appendiculaire
l'appendicite est décrite au chapitre 2, p. 95.
Le traitement de l' appendicite est Figure 4.76. Inf lammation appenditulaire. Image
l'appendicectomie . êchographique.
• en arriè re d u cœcu m ou de la parlie inférie ur<J du ),'angle colique droit consti tue la Jonc tio n ontro
côlo n U!:it:èndant, ou enc:ore des deux, clun.s um1 le cùlon ascenda nt e t le côlon transverse ; il est
position rêlrocœcale ou rélroco lique : s itué juste sous le lobe d roi l d u foie (figure 4.78).
• sus pendu dans la cavité pelvienne , en position Une cou rbw·e sim.ilaire n1ais p lus a iguë [angle coli-
pelvienn e ou descendante ; que gauche) forme la jonc tion en Lre le côlon trans-
• sous le caicum, en posiHon sous-caicale ; verse et le côlon descendant. L'a ngle gauche est
• en avant de J'îléun1 tern1inal, en position pré i- situé juste sous la rate. plus haut el LLll peu plus
léaJe. ou en arrière en position postiléaJe. postérieur que l'angle colique droit ; il est reUé a u
d iaphragme par le ligament phrén icocolique.
La surface de projection de la base de l'append ice
Les côlons ascendant et descendant présentent à
esl s ituée à l' union du Liers latéral e l du tiers moyeo
leurs foces latérales les sillons pariétocoliques droit
d'un e ligne a lla nt de l'épine iliaque antéros upérieuœ
à l'on1bilic [point de McBurney). Les pal'ienL~ présen- el gauch e (figu re 4 .77). Ces dépressions sont t:onfor-
tant des problèmes appen cliculaires décrivent balli- mées entre les faces latérales des côlons asœndt1 n1 e l
tu ellement des doule.u rs siégeant à ce niveau. descendant et la paroi abdomina le postérolulérale. Ce
sont des sillons à travers lesquelles des é léme nts peu-
vent migrer d' une région de la cavité abdomina le à
une au tre. Gomine les prù1cipaux vaisseaux el lym-
Côlon phatiques abordent les côlons ascendo11/ el descen-
Le côlon prolo nge ve rs le haut le ca:cu m ; iI con, prend dant sur leur face médiale ou posléromédiale. il est
le côlon ascendant, le côlon Lransverse, le r.ôlon des- possib/e de mobilisei· ces deux parties du côlon sans
cendant et le s igmoïde (figure 4-.77). Les segmenLS $CJignemcnl majeur en incisant le péritoine Je long
ascendan t et descendant du côlon sont (secondaire- des sillons pariétm:oliqu11s.
ment) e n posilion rétropéritonéale, cl los segme nts Le segment termin a l du côlon fie côlon sig1no'ide) 293
transverse et sigmoïde sont inl rapéritonéaux. commence au-dessus de l'ouverture supérieure du
Copyngh•ed matenal
Abdomen
smon Raie
parlétocollque droite. C61on descec,danl
s,non
Côlon ttansverSiê paraco41que gaucho
C6ton asctme!anl
Côlon transverse.
Rectum
En clinique
1 L Jèjunum
To<Sions du duodénum el du jéjunum proximal
FiguN 4.81. Malrotation de l'intestin grêle,
FlguN! 4.80, Malrotatlon de l'intestin gr~le et volvulus. Radiographie au baryum de l'eSlomac. du duodénum
g
N
Radiographie au baryum de l'estomac, du duodénum et
du J~junum proximal.
et du jéjunum.
0 295
Copynghted material
Abdomen
Face d iaphragmatique
La focc diaphragmalique du foie. qu.i i,st lisse ut e u
forme dù dôme. est située sous la focn i1ûérieure du
dinphrngme (figure 4.84). Elle est en rapport avec
Plans médJo--claviculalres
Ptan subcostal
Lobe droit
Lobe gauche
J!\1,------#L. Ligament
lalClfonne
Figure 4.82. Situation du foie dans l'abdomen. Fig.UN 4 .84. face diaphragmatique du fo ie.
296
Copynghted matenal
Anatom ie rég ionale • Viscères abdominaux
■ le .r éccssus hépatoréna l est une zone de la cavité • la face an térieure droite de l'eslornn<: ;
périt onéa le située it droite, e ntre le foie el le rein • la partie supérieuro du duodénum;
el la glande surré nale droite. • le petit omontum ;
• la vésicu le biliaire;
Les rncessus sous-diaphragmatique et hêpalorê- • l'angle colique droit;
nal sonl en conti nuité en ava11l. • la partie droite du côlon transverse;
■ le rein droit ;
• la glande surrénale <lroile.
Face viscérale
La face viscérale du foie est recouverte de péritoloe vis- Le hil e hépa ti que sert de point d 'en trée dans le
céral. sauf au niveau de la fosse de la vésicule biliaire foie pour lus a rlères hépatiques e l la veine porte.
el du hile hépatique (passage vers le foie: figure 4.85), cl de poin t de sortie pour les canaux biliaires
Elle est en rapport avec différentes s t.n11:lures : [figu re 4.85).
Canaux hêpatk;ues
Avanl
Lobe camé
Canal biliaire _ _/
Amere
Veine porte _ _,,
$,Hon du bgamenf
A A~ère hè1>atique p<op,e Lobé caudé veineux
Pilier droit
Plller gauche
Flgu,- 4.85. Face viscérale du foie. A. Schê-ma. B. Coupe de S<anner abdominal injecté, dan.s le plan axial.
297
Copynghted material
Abdomen
/
Veine cave in~:
00
:n péritoniséé du loie
ligament
ligament trlangulalre gauclle
coronaire antérieur
Ligament coronaire postérieur
Vâsicuie biliaire
Lobe ci,né
FfguN 4~86. Vue postérieure de la zone non péritonisèe du foie et des ligaments associes..
298
Copynghted material
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
■ une exliémité arrond ie (fond de lu vésic ulo Le pancréas est (secondairement) en pos ition
biliaire), qui peut se projeter au n iveau du bord riHropérllonéa le, sauf sur une petite portion de sa
inférieur du foie ; queue. Il comprend ,me lêle, un processus uncina-
■ unepal'lie principale (corps de la vésicule biliaire), lus, un col, un corps e l une queue :
située dans la fosse, en rapport avec le côlon l-rans·
verse el la partie supérieure du duodénum; • la tête du pancréas est circonscrite par le cadre
■ une partie él.roite (ool de la vésicuJe biliajre) avec duodénal (en forme de CJ;
des replis muqueux formant un coude. • le processus uncinatus est un prolongement j ufé-
rieur de la tête du pancréas, qui passe en arriè re
La vésicule biliaire reçoit. conoeni-re et stocke 1~ des vaisseaux mésentériques supérieurs;
bile venant du foie. • le col du pancréas est sit ué en avan t des vaisseaux
mésentôdques s upérieu rs. el en ordère de œlui-c i
les veines mésenté rique su périe ure el splé nique
se rejoignent pour former la vei ne porte;
Pancréas • Lo queue du pancréas se cermi ne entre les feuillets
Le ptmcréas se situe principalement en arrière de du ligamen t splénoréna l.
l'estomac (figu re~ 4.87 e l 4.88). Il repose sur la paroi
abdominale postérieure enl.re Je duodénun1 à droite Le canal pancreatique principal débute au njveau
el la rate à gauche. de la queur. cl u pancréas (figure 4.89). Il se d irige
Rein droit
Queue
Corps
\
Col
Rein gauche
Duodéoum
Processus uncinatus
Veine mésentérique supérieure
Copyngh1ed matenal
Abdomen
1
Lobe drmt du '°'e Rein gauche
Ao<te Rate
Veine cave 1n1eneure
PlllElr drott P,Jlei gauche
Venèbre Aone
Figure 4.88. Images abdominales. A. Coupe de scanner Injecté dans le plan axial. B. Échographie abdominale.
~ - - - Canal biliaire
~ - - - - - - Ampoule hêpalopanaêatx;ue
Copynghted material
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
vers la droite à travers le corps du pancréas. p uis pa.ncréaliq ue principal, et se tenni ne dans le pro-
au niveau de la tête du pancréas. il s'infléçhit vers cessus ,u1ci nattts.
Je bas. Dans la parôe inférieure de ln tête d u pan•
créas, le canal pancréatique principal rejoin t le canal l..es canaux pancréJ liques principa I et a,~cessoire
biliaire. La réunion d e ces deux structures forme échangent hab ituell ement l'u n avec l'aut re des çana-
l'ampoule bépatopancréatique (ampoule de Valer) . Ucules. La présence de ces deux canaux reflète l'ori•
qui s'ouvre à la partie descendan te d u duodénu m au gine e mbryologique du 11anc réns. qui provient de
niveau de la papille duodénale majeure. Un appa• deux processus : un ventral et un dorsal.
reiJ splùnclérien entoure l'an1pou le : le sphincter de
l'ampoule hépalopancréatique (spb.incter d'Oddi).
qui est constitué de fibres musculaires lisses. Voie biliaire
Le canal pancréalique accessoire se jette dans le Le système canalaire d'écoulement de la bile part du
duodénu m juste au-dessus de la 1lapille duodéna le foie, gagne la vésicule biliaire et s'abouche au niveau
majettre au niveau de la papille duodénale mineure de la partie descendante du duodénum (figttre 4.90).
(figure 4.89). Si l'on suit le c,1nal nccessoire de la La coalescence des canattx d ébule a u sein du paren-
papille mineLu·e jusque dans la tê•te du pancréas. on chyme hépatique et se poursttil par les canaux
remarque un point de bifu rt.:~tion: hépatiques droit el gauche. Ceux-ci drainent res•
pectivement les lobes droit el gauche du foie.
■ U11e branche se poursuit vers la gauche, à travers Les denx canaux hépatiques se rejoignent pow·
la tête du pancréas. et peut s'anastomoser au ca11al forn1er le canal hépatique comn1un. qui chemi11e. à
pancréatique prù1cipal a u niveau où celui•ci s'in• côté d u foie. avec l'artère hépatique propre el la veine
Oéchit vers le bas : porte au niveau du bord Libre du petit omenlwn.
• w1e seconde branche descend à la partie infé• Le canal hépatique commun pottrsuil sa descente
r·iettre de la tète du pancréas, en avant du canal el s'anastomose avec le canal cystique venant de
la vésic ule biliaire. Cela aboutit à la formation du
canal biliaire. À ce niveau. le canal biliaire se situe
à la droite de l'artère hépatique propre, el bab ituel-
En clinique le men'I à droite el en avan t do la veine porte. dans le
bord libre du pclil omcnlum. Le foramen omental
Pancréas annulaire esl i1 ce nivc~n1un arrière de ces :;t ruc.;ture!'i.
Le pancréas se développe à partir d'un diverticule Le canal biliaire 0011w1ue à descendre, passant en
ventral et d'un diverticul e dorsal issus de l'intest in arriùre de la part ie supérieu.rc du duodénum avant de
antérieur. Le bourgeon dorsal forme la majorité se réttnir avec le canal. pancréatique principal pour
de la tête, du col et du corps du pancréas. Le s'aboucher dans la partie desc,·endonltJ d u lluodénum au
bourgeon ventral tourne autour du canal biliaire
niveau de la papiJle duodénale majeure (figure 4.90).
pour constituer une partie de la tête et l e processus
untinatus. Si le bourgeon ventral se dédouble
(devient bifide). les deux segments peuvent Rate
encercler le duodénum. Le duodénum est alors
enserré et cela peut même entraîner une atrésie,
Ln r111e se déve loppe An tan t qu'élémen t du sys-
c'est- à•dire une absence due à un problème lors
tème vasculaire daru le mésen tère dorsal qui
du développement. Après la naissance, l'enfant ne
suspend l'estomac embryonnaire de la paroi de
grossit pas et vomit en raison de la faible vidange l'orgawsme. Chez l'adulte. la ra te se trouve contre
gastrique. le diaphragme. dans l'ai re do pro joclion des 9' cl
P..arfois, le diagnostic de pancréas annulaire est 10• côtes (figure 4.91 ). Elle es l. situ ée dans le qua•
portê in utero par échographie. L'obstruction dranl supérieur ga uc he ou dans l'bypochondro
du duodénum empêche le fœtus d'avaler gauche de l'abdomen .
suffisamment de liquide amniotique; cela La rale esl en rapport :
augmente le volume total du liquide amniotique
dans la cavité amniotique contenant le fœtus ■ avec la grande cow·bure de l'estomac par le IJga-
(hydramnios). ment gastrosplénique, qtti contient les vaisseaux
gastriques courts el gastro-omenlaux : 301
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Abdomen
A,gu,ne-
canal blliaue
Part.a descendante
du duodenum
Panle d85œndame du duodenum
A Canal pancréa1ique ptindpal
Figure 4.90. Dralnag• de la bile. A. Système c.,nalalre d'ècoulemen1 de la bile. B. Cholanglographie hépatique pertutanée
montcant 1-e syîtème canafaire biliaire.
• avec le rein ga uche par le ligamen t splé ooré naJ La rate est recou verte de pé ri to ine viscéra l sn uf
ou liga ment phrén icosp léo ique (figu re 4.92), qu i au niveau de son WJe si tu é sur sa face médiale
contient les vaisseaux spléniques. (figu re 4.93). Le hile splénique est le point d 'eo-
lrée des vaisseaux spléniques, et occasionn elle-
Ces ligaments font tous deux partie du grn nc.1 ment. la q ueu e d u pancréas peut atteindre celle
oment um . zone.
En clinique
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
~ - - - - Peti1 omentum
Diaphragme 1
Estomac
ligament
takiforme
Foie
Ugamen1
w,strC<ll)lénlque
F---f- Estomac
:.......+- Rate
"-+-- 1011 côte
- --+- Rate
'-'H?r--+-- Côlon "----4- Péritoine
descendan1 viscéral
-,,--+,i,,,,_-+-
"-:-1----"'~,--- Intestin
Grand
omen1um
grêle
)
Llgamen1
splénorénal
Ret11 gauche
Pôle supérieur
Face
diaphragmatique
Hie
Face vrsœralo,
Pôle Inférieur
Copyr1gh1ed matenal
Abdomen
En clinique
En clinique
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Anatomie régionale • Viscères a bdominaux
En clinique (suit e)
bîlirubine conjuguée peut être perturbée par une Ictère posthépatique N'importe quel obstacle sur
pathologie inflammatoire touchant le foie (par la voie biliaire peut entraîner un ictère, mais les deux
exemple lors d'une hépatite ou d'une pathologie causes les plus fréquentes sont les calculs biliaires et
hépatique chronique telle que la cirrhose hépatique) une tumeur de la tête du pancréas comprimant le
ou par une intoxication (intoxication au paracétamol). canal biliaire.
En clinique
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Abdomen
Branches antérk!ures
Trone cœliaque
est assurée par l'artère mésentérique supérieure antérieur. U naît de l'aorte abdon1iuale i.mmédiate-
(figure -l.96). ment sous le hiatus aortique du diaphragme
■ L'intestin postérieur débute juste avan t l'angle (figure 4.97) , en avant de la partie supérieure de la
colique gauche (à l'union des deux tiers proxi- vertèbre LI. il se divise intmédiateme nl en artère
maux el du Liers distal du côlon transverse) el se gastrique gauche. en artère splénique el en a1·Lère
termine au milieu du canal anal. U comprend le hépatique commune.
Liers gauche du côlon transverse. le côlon des-
cendant. le côlon sigmoïde, le rectum et la par- Artère gastrique gauche
lie supérieure du cana l anal. La vascu larisation L'artère gas trique gauche est la plus petite branche
de lï11lest:in postérieur est assurée par l'artère du tronc cœliaque. Elle mon le vers la jonction cardio-
mésonlérique inférieure (figure 4.96). œsopbagicnne et donne des branches œsophagien-
oes pour la partie abdominale de l'œsophage (figure
4.97). Certaines de ces branches passent à travers le
Tronc cœliaque hiatus aortique du diaphragme el s'anastomosent
te tronc cœliaquo est la branche antérieure de l'oorle avec des branc hes œsophagie nnes issues de l'aorte
306 abdomioole assuran t lo vascu l,irisaliou d e l'intestin thoraciq ue. L'artère gastrique gau che clécril ensu ite
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
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Abdomen
Rate
Artèco splénique
Artére splênique-
Figure 4.97. Tronc cœliaque. A,. Branches du tronc cœliaque-. B. Angiographie digit-ale en soustraction du tronc cœliaque et
de ses branches.
308
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
Artère gastro-omentale
gauche
Anèle splénique
Pancréas
Artère pancrêatiooduodénaJe fnféfieure
Artère pancréaticoduodénaJe Artère mésentérique supèrieure
inférieure et pos1êrieure
Anêre panctéaticoduodénaJe
ln!érieure et an1érieure
Anè,e supraduoclénale
Duodénum - - -~-
Copyngh1ed matenal
Abdomen
Tronc cœllaque
Veine por1e
Pancréas
Veine méseot.ênquo supérieure
Artère pancré1Ucodt.!odénale
supérieure et postérieure
l,'url.è re mésentérique s upéri~ure est c roisée en du pancréas e l d u p rocessus um;lnutus a insi que
ava nt par la vei ne splè niqua el pur le co l du 1n in• du duodénum.
créas. F.n arrièr e do cette nrtèro so trouven t lu vei ao
rénale gauche, le proc;es:-:; ut,; un c:i nal us du pn ncn1a.s Artères jéjunales et iléales
e l la parti e in féri eu re du uuoùénu.m. Après ovoi r En dtissous de l'artè re 1>ancréo lil:odundénale infé-
donn é sa p rem ière b ranche (l'artè re panc réati- rieute, l'ar1ère mésentérique supérieure don ne de
coduodénale inrérieure). l'ar-tère mésen té rique nombre uses branchçs. Su,· sa gauche, e lle donne
s upérieure donne les artères jéju nales e l iléales naissa nce à un gra nd nombre d'artères jéjunales et
s ur sa ga uch e (llg,u·e 4.100). Su.r sa droite, elle lléales, assuranl La vascular.isaLion du jéjun um et
donJ1 e lro is vnissea ux - l 'artère coliqut? moyen.ne, de ln plu pari de l'iléum (figure 4.101 ). Ces branc:hes
l'arlère G<llique ilroile el l'artè re iléocolic1ue - qui qtLillenl le Lrooc de l'o,·lère mésentérique s upérieure,
vnsc~ulorisfu'lt l'i léum lerrn inn l. le eœcu m. le cô lon c hemine nt e ntre les deux feu illets du niésenlère el
ascen do.ni e l les deux liers 1lroximaux du côlon forment des arches ou arcades onaslomoUques aviull
transverse. de vasculariser l'intestin grêle. Le nombre de ces
arcades artérielles augme nte de raçon croissante le
Artère pancréaticoduodénale inférieure long du tube digestif.
L'artère pancréa ticoduodénalo inférie ure est la Il y a des arcades s imples puis d oubles da ns la
prem ière branch e de l'artè re mésenté rique su pé· région jéjunale, avec une augmen tation con tinu e
rieure. Elle se d ivise lmméd ialemenl en branches clu nombre d 'arcades au fur e l à mesure que l'on se
an térieure e l pos térieure. qui prennent LLO trajet déplace vers lï.Jéu m. Les vasa recta (artères d irec-
ascenda.nl sur les faces correspond an tes de la tête tes) na issent des arcades lermi.nales, et assurent la
du pancréas. Pl us haut. ces a rlères s'anas tomosent vascularisalion terminale d.irecle des parois de l'in-
avec les artères pancrêatlcocluodé nales supérieu- testin grèle. Les vasa recta vascu larisaut le jéjunum
res antérieure et postérieu re (voir figure 4.98). Ce soul eu général longs e t proches les u ns des ou tres.
3 10 réseau arté riel assure la vascularisa lio n de la tôle forman t un mai llage fin visible sur le mésen tère.
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
Côlon lransverse
Anères jéfunales
Vasa recta
Flgu,. 4.101. Artère mésentérique supérieure. A. Distribution de l'artère mésentérique supérieure. B. Angiographie digitale
en soustraction de l'artère mésentêrique supêrieure et de ses branches.
g
N
0 31 1
Copynghted material
Abdomen
Les vasa recta vascularisanl l'iléum sont générale- • la brand1e appendiculaire pénèt1·e par le bord
ment courts el plus é loignés. forman t u n maillage lib ro du mésoappcndicc e l e n assure sa vascuJar.i•
plus làcho. sali on a insi que celle de l'appendice;
• la branche iléale se dirige vers la gauche pour
Artère colique moyenne vascuJoriser la partie lermjnale de l'iléwn avant
L'a rtère colique moyenne est la pl'ernière des trois de s'anastomoser avec l'artère mésentérique s upé·
bra11ches issues du côté droil du tronc de l'artère rielLre.
mésentérique supérieure (figure 'l.101). Elle nail de
l'artère mésentérique s upérie u·re après q ue cella-ci
a émergé à la face inféri«ure du pancréas. puis ,iile
J>énè lre dans le mésocûlon transverse el se d ivise Artère mésentérique inférieure
eu bra nc hes droile el guuch.,. L., hramih« d ro ite L'a rlère mésenl~rique inférieu re est 1., brnnche
s'a nastomose avec l'a rtère col ique droi le alors que la antérieure d e l'ao rte a bdomi nale qui assu re la vas-
branche gauche s 'anastomose nvec l'artère colique cu larisation de l'intestin posté rieu r. C'est la plus
gauche. qui est une branche de l'artère mésentérique pell te d es trois branch es an térie,u·es de l'aorte
iuférieure. abclomjnale. Elle uait de celle-ci e n avan l de la
vertèbre LIJI. À soo origine. l'artè re mésen té ri-
Artère colique droite q ue inférieure d escend eo avan t de l'aorte puis se
En suivant d istalcmcnl le tronc dû l'arlèro méscntéri• dirige en bas et à gauche (figure -1.102). Elle donne
que s upérieure. l'artère colique droite est la deux ième plusieurs brauches : l'artère cnüque ga uc he, p lu-
des trois branches issues d u bord d roit dE• l'artère sieurs a rtères sigmoïdie nnes e t l' artère rectale
mésmllériqu11 supérie ure (figure 4.101). Celte nrtère supérieure.
est iliccmslante: lorsqu'eUe est présente. e Ue se di.rige
vers la droite, en position rélropéritonéaJe, el vascu- Artère coUque gauche
larise le côlon ascendant. Prés du côlon. e lle se d ivise L'artè re colique gauche est la premiè re branche de
en une branche descendante, qui s'anastomose avec l'artère mésentérique loférieure (figure 4.102). Elle
l'a rtère iléocolique. e l. une branche ascendante. qui d escend e n position ré lTopêrilonéale. ot se d ivise en
s'a nastomose avec l'artère colique moyenne. branches asccnda11lc et dcsccnclnnle:
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
Otlodénum --'"-=--
Artère mês;entêrlque - ~
lnfêdeure
•
B
Aecl1Jm - - -F--
ArtèrOI slgmoTdlennes
Côlon sigmolde Artères sigmoidlennes
Flgutt 4.102 . Artère mésentérique infê.rieure. A. Distribution de l'artère mésentérique inférieure. B. Angiographie d igitale
en soustraction de l'artère mésentérique infêrieure et de 5eS branches.
En clinique
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Abdomen
En clinique (suite)
phénomènes d'ischémie, alors que la zone de ligne une angiographie aortique. Les sténoses des artères
de partage entre l'artère mésentérique supérieure cœliaque et mésentérique supérieure sont mieux
et l'artère mésentérique inférieure, au niveau appréciées sur les clichés de profil.
de l'angle colique gauche (angle splénique), est
extrêmement vulnérable à l'ischémie. Artèle mésentérlqoe supérieure
Dans certaines pathologies, la région de l'angle Al1ére colique moyenne Artèrn margmale
gauche du côlon peut devenir ischémique. Lorsque 1
cela se produit, la muqueuse colique se nécrose,
ce qui rend le patient vulnérable à l'infection et
à la perforation du gros intestin, et requiert un
traitement chirurgical urgent.
L'athérosclérose peut se développer sur la totalité
de l'aorte abdominale et sur les artères cœliaque,
mésentérique supérieure et mésentérique inférieure.
Il n'est pas rare que l'artère mésentérique inférieure
soit occluse. Cependant, beaucoup de patients
présentant une occlusion de l'artère mésentérique
inférieure ne souffrent pas de complication, car
des anastomoses entre les artères coliques droite,
moyenne et gauche se développent progressivement,
formant une artère marginale continue. le gros
Intestin distal devient alors vascularisé par cette
artère marginale qui supplée la vascularisation de
l'artère mésentérique inférieure (figure 4.103).
Si le diamètre des artères cœliaque et
mésentérique supérieure est rétréci, le flux artériel
pour le tube digestif est réduit. Après un repas
copieux, la demande en oxygène du tube digestif
surpasse alors le débit artériel fourni par les vaisseaux
Artère colique gauche
sténosés, ce qui entraine des douleurs importantes
Artè<e mêsentênque l<lfé<1eure
et une sensation de malaise (angor mésentérique).
Dans ces conditions, les patients ont tendance à ne
FigUft 4 .103. Artère marginale dilatée, reliant les artères
pas s'alimenter en raison des douleurs et perdent mésentériques supérieure et inférieure. Angiographie
rapidement du poids. Le diagnostic est confirmé par digitale en soustraction.
Artère rectale supérieure l'artère iliaque interne) et les artères rectales inférieu-
La branche lennlnale de J'arlère mésentérique infé- res (issues de l'artère pudendale inlerne),
rieure est l'nrlëre rectale supérieure (figu re 4.102).
Cette artère descend vers la cavilé pelvienne, dans le
mésocôlon sigmoîde, où elle croise les wiisseaux ilia- Drainage veineux
ques conunw1s gauches. En regard de la vertèbre SUI,
l'ruière rectale supé.rieure se divise. Les deux hranchf!s Le drainage veineux de la rate, du pancréas, de la
terminales desœnden l de chaque côté du reclum el se vésicule biliaire el du tractus gastro-intestinal abdo-
divise nt en peLites branches dans la paroi du reclum. minal. excepté le rectum inférieur. est assuré par
Ces pet iles branchcissc poursuivent vers lo bas jusqu'au le système veineux porte. qui a mène le sang de ces
nivenu du sphincter anal inlcme, et s'anostomosonl en structures vers le foie. Le sang passe alors dans les
314 c hf!lnin a vec les 1u-1èrns rec:tales moyr.nnes (issues de sinusoïdes héµaliques , pu.is il esl transporté par des 0
Copynghted matenal
Anatomie ré gionale • Viscères abdominaux
veines progressivement plus larges jttsqu'aux veines arrière d u canal bilia ire e t de l'a11ère hépatique pro-
hépatiques. qtù ramèn ent le sang veineux vers la pre. le condt1 il cholédoque é tant légèreme nt s ur sa
veine cave inférieure juste sous le diaphrugmc. d roite et l'artère hépatique propre légèrement sur sa
gauche (voir figure 4.99).
Près du foie, la veine porte se divise en branches
Veine porte droite el gauche. qu i pénè trent dans le parenchyme
La veine porte esl la voie finale conunun e de tra ns- h épatique. Auparavant, la veine porte reçoit :
port du sang veineux de la rate. du pancréas, de la
vésicule biliaire et du tractus gastro-intestina l abdo- ■ les veines gastriques droite el gauche, qui drai-
minal. Elle est constituée par la réunion de la veine nent la pelite courbure de l'estomac et l'œsophage
splénique et de la veine mésentérique supérieure. abdominal ;
en arrière du col du pancréas au niveau de la vertè- ■ les veines cystiques, provenant de la vésicule
bre LTI (figure 4.104). bil iaire:
La veine porte se dirige en bout vers le foie, passe ■ les veines paraombijjcaJes, q tli sont associées â
en a rrière de ln partie s upérieure du d uodénu m et la veine ombilicale oblitérée, et en relai ion avec
pénètre le bord d roit d u petit omentum. À ce niveau, les veines de la paroi abdominale antérie ure
elle est situee en uva nt du fora men om ental et en (figure 4.106).
Foie
g
"'
Q
Flg u,., 4.104. Veine POrte.
315
Copyngh1ed matenal
Abdomen
Es1omac:
Veines gastriques c.oun.es
Veine pane - -
' - - - - Veme gas1ro-omen1a1e gauche
• - - - - -- ver.ie splénique
Veine splénique
■ la veine gastro•omenlale gauche. drai11ant la
La veine splé nique csl constituée de nombreuses peti· grande cou rbure de l'estomac:
le,; veines sortan l du hile de la rate (figure 4.105). Elle ■ les veines pancréatiques. drainan t le corps el la
se dirige vers la droite. au sein du ligament splénoré• queue du pancréas:
nal. avec l'artère splénique el la queue du pancréas. ■ habituellement. la veine mésentérique inférieure.
Poursuiva11t son trajet vers la clroite, la veine spléni.-
que devie nl volumineuse el rocliligne: el le osl alors
en rapport avec le corps du pancréas. En arrière du Veine mésentérique supérieure
col du pancréas. la veine splén.ique s'unit à la vci11e La veine mésentérique supérieure draine le sang
mésentérique supérieure pour former la veine po,to. de l'intestin gréle, du cœcum, du côlon asceudanl
Lors de son trajet, elle reçoit : el d u côlon transverse (figure 4. l 05}. Elle nait dans
la fosse iliaque droite des veines drainan l l'iléum
■ les veines gastriques courtes. qui proviennent du terminal. le cœcum el l'appendice, puis se dirige en
fundus el de la parlie gauche de la grande cour- haul dans Je mésentère, à droite de l'artère mésenté-
316 bure de l'estomac: ricruo supérieure.
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Viscères abdominau~
En clinique
g
N
0 317
Copynghled matenal
Abdomen
En clinique (suite)
Quand la pression dans la veine porte augmente, • têtes de Méduse autour de l'ombilic.
cela entraine une d ilatation veineuse (varices) au
Les varices œsophaglennes sont susceptibles
niveau et autour des sites d'anastomose porto-cave;
de se rompre, et lorsque cela se produit, peuvent
ces veines dilatées sont appelées :
saigner de façon très abondante, nécessitant un
■ hêmorroïdes au niveau de la jonction traitement chirurgical en urgence.
anorectale ;
■ varices œsophaglennes au niveau de la
jonction gastro-cesophagienne ;
Estomac
Rate
Ligament ,onc11
------
du foie et veines paraombêlicales
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
Lymphatiques
Le drainage lymphatique du tractus gaslro•inlestinal
abdonùnal. allant jusqu'à la partie inférieu re du rectum
el comprenant la rate, Je pancréas. la vésicule biliaire et
le foie, est assuré par des vnissemlx el d<lS nœuds lym·
phatiques qui se jettent par la suilo dans des groupes
de nœuds lymphatiques préaorliqu~>s s itué,; ii l'origine
des trois branches antérieures de l'aorte abdominale.
Ces difîérenls groupe-s sont nommés groupes de nœucls
lymphatiques pré.,ortique.~ cœliaque, mésentérique
s upérÎllUr el mésentérique inférieur.
La lymphe viscéra le se répartit au tour :
• clu tronc cœliaque (pour les struc tures dérivées Veine œve Aorte Nœuds lymphatiques
in1eneuro !Msentéflqu&s Inférieurs
d e l'i nteslin antérieur); elle se draine da ns les
nœuds préaorl igues p rès de l'origine du Lronc
cœliaque (figure 4.107) - ces nœuds cœlioques Figure 4.107. Drainage lympha1ique du tractus 3 19
gastro-intestinal abdominal.
reçoivent également la lymphe des nœuds pn1.t·
CopyrightL'Cf matcnal
Abdomen
• l'innervalion extrinsèque comprend les influx Le long des troncs sympaU1iques. de peti tes zones
moteurs venant du système nerveux central, et les en relief sont visibles. Ces e nsembles de corps neuro-
informations sensitives qu i lui sont transm ises: o aLll<, situés en dehors d u syst.è111e nervetLx centra l.
• l'innen,ation in trinsèque comprend la régulation sont les ganglions symµa U1iques pnroverlébrtmx.
dos aclivilés du tractus digestif par un système Habituellement. on décrit :
a utonome do neurones moteurs cl sonsilifs (le • trois ganglion s clans la région cervicale;
système nerveux colérique). • on?.e ou douze gaiiglions dans la région thoracique :
Les viscères abdominaux recevant une innervation • quatre ganglions dans la région lombale:
ext rinsèque c:omprcn nent le tractus gaslro-inleslinol
abdominal. la raie. le pancréas, la vésicule biIioiro e l
le foie. Ces viscères envoient des informalions sensi-
tives nu système nerveux oenlrol par des fibres \ris~
cérolcs afférentes cl rcçoive1Jt des inOux moteurs du
système nerveux central par des fibres viscérales effé-
rentes. Ganglions cervicaux
Les fihr,is viscérales efférentes nppartie,n ne nl nux
systèmes sympathique et pnrnsym palb ique de la
parlie uulonome du syslème nerveux périphérique.
Les st ructures s upportant les fibres afférentes e l
e fférentes comprennent respective1nent h-:,s racines
posLérietLres et antérieures de la moelle spina le, les
nel'[s spinaux, les rameaux comn1unicants blancs el
gris, les troncs sympathiques, les nerfs splanchni-
ques portant les libres sympathiques (U1orac iques,
lombales el sacrales). les fibres parasympathiques
(pe lviennes), le plexus préve1'Lébral e t ses ganglions, Ganglions tnoraciques
et les nerfs vagues (X).
Le syslèn1e nerveux entérique se compose de neu-
rones moleul's e l sensitifs au sein de deux plexus
interconnectés dans la paroi du l:ractus gaslro-
inteslinal. Ces neurones contrôlen t Ja coordination
entre la contraction et la re laxation des libres mus-
culaires lisses intestinales; ils régulent la sécrét ion
gastrique e l le débit sanguin , \
Gangf!Ons lomoaux
Troncs sympathiques
Les troncs sympathiques sont deux col'dons nerveux
JJarnllèles s itués de c haque cùlé de lu t:ùlcmne verlé-
brale, de la base du r.râne au coccyx (figure 4.108).
Au niveau r;ervictc1l. ils sonl situés e n arrière d e ]a
gaine de la carotide. Au niveau de la partie s upé-
rieure du U1orax, ils soul en avant du col des côtes,
Ganglions sacraux
alors qu'au oj veau de la partie inférieure du thorax.
ils son t sur les foces latérales des corps vertébraux.
Dans l'abdom.e n, ils sont situés s ur les côtés anlé·
rolatéraux des corps des vertèbres lomba les. et au
niveau du pelvis, en uva.nt du sac;rum. Les de.ux
320 ll'oucs syn1patbiques se rnjoign oot on avant clu coc- 0
Fi9ure 4.108. Troncs sympathiques.
(:yx pour forme r le ganglion impair.
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Viscères abdominaux
supérieure. juslo en dessous du bialus aortique l'artère mésentérique supérieure el la bifurcation des
du diaphragme - les gangl ions associés a u tronc artères iliaques comm unes - le principal ganglion
cœliaque compronnonl deux ganglions cœlia• de ce plexus est le gai,glioo méseotédque inférieur
ques, un gangUon mésenlériqi1e s upérieur cl deux à l'origine de l'arlère mésentérique inférieure:
ganglions aorlicorénaux;
• Je plexus hypogastrique supérieur contient plu-
• le plexus aortique est constitué des fibres nerveu· sieltcs petits ganglions; c'esl la dernière partie du
ses et d,:s ganglions situés sur l~.s fat'JCS an1érieure 11lexus préverlébra l dans l'abdome n avant que
e t latérales de l'aorte abdomi nale, entre l'orighie de Otll ui-ci ne SI! prolonge dans la cavilé pe.lvioono.
Ganglions cel\/lcaux
Nerfs splanchniques
1/>oraciques
Ganglions thoraciques
Ganglions lombaux
Plexus
hypogastrique,- +-f- --
inlérieur
Ganglions sacraux
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Anatomie régionale • Viscères abdominaux
Chacun de ces grands plexus donne naissance Le plexus prévertébral abdominal reçoit :
à de nombreux plexus secondaires, qui con tien-
nent également de petits ganglions. Ces plexus sont • des fibres préganglionnaires parasympathiques et
généralement nommés en fonction des vaisseaux des fibres viscérales afférentes des nerfs vagues:
auxquels ils sont associés. Par exemple, le plexus • des fibres préganglionoaires sympathiques et des
cœliaque donne classiquen1ent naissance au plexus fibres viscérales afférentes des nerfs splancbni·
mésentérique supérieut"et au plexus rénal, ainsi qu'à ques thoraciques et lombaux ;
d'autres plexus le long des différentes branches du • des fibres parasympatruques des nerfs splanchni-
tronc cœJiaque. De la même façon, le plexus aorti- ques pelviens.
que donne des plexus secondaires qui sont le plexus
mésentérique inférieur, le plexus spermatique et le
plexus iliaque externe. Innervation parasympathique
Plus bas, le plex-us hypogastrique supérieur se L'innervation parasympathique du tractus gastro-
divise en nerfs hypogastriques, qui se dirigent en intestinal abdominal, et de la rate, du pancréas, de
bas dans le pelvis cl participent à la formation du la vésicule biliaire et du foie est assurée par deux
plexus hypogasll'ique inférieur ou plexus pelvien sources : les nerfs vagues [X) et les nerfs spl·anchni-
(6gure 4,110). ques pelviens.
Ganglion cœliaQue
Plexus
aortique ,----;- - - - - - - Ganglion mésentériqoe
Inférieur
Plexus
hypogastrique
supérieur
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Abdomen
Œsophage
Troncs '.13Que5 an!êr!eur et postérieur
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Anatomie régionale • V1Scères abdominaux
de ces fibres onl un trajet ascendant el rejoignent la au sein de la paroi du tractus gastro-intestina l. Il
zone mésentérique in férieure du plexus préverlébral contient des neu·rones moteurs el sensitifs organi-
abdominal (figure 4.111), À ce niveau, ces fibres se sés en deux plexus interconnectés (plexus myocn-
distribuent avec les branches de l'artère mésentéri- Lérique et sous-muqueux), situés entre les couches
que inférieure el assurent l'innervation parasympa- de la paroi gastro-intestinale. LI contient également
thique de l'intestin postérieur. des llbres nerveuses associées qui relient ces plexus
entre eux et les relient aux plexus des tissus adja-
cen ts (âgure 4.112).
Système nerveux entérique Le système entérique régule et assure la coordi-
Le système entérique fait partie du système ner- nation de nombreuses act ivités du tractus gastro-
veux viscéral. li s'agit d'un circuit nerveux local inleslinal, dont la sécrétion gastrique, le débit
Mésentère
Péritoine
PlexJJS myœntérique
Muscle SOUS·
muqueux
Sous-muqueuse
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Abdomen
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Anatomie r égionale • Région postérieure de l'abdomen
- - - Rein gauche
Vessie
Lli structure métlJane se prolonge vers le bas par des éléments co nslilLlli.fs de La paro i pos térieure
la partie supérie ure du sacrum fâgure 4.1 14). Le de l"abdo men .
sacrum esl constHué par la fusion des cinq vertè-
bres sacrales. consti tuant une seu le pièce osseuse,
de forme triangulaire à base supérie ure el à poin te Côtes
inférieure. Sa race antérieure concave et sa face En haut, les 11" e t 12• côtes complètent le cadre
postérieure convexe contiennent les foramens osseux de la paroi postérieure de l'abdomen {figure
sacraux antérieurs el posté rieurs qui livrent passage 4.114), Ces côtes sont particulières car elles ne s'arti-
pour les ramea ux an térieuTs el postérieurs des nerrs culent pas avec le stern w11; elles a'oa l qu'u ne seule
spinaux. racelle arlicuJaire au n iveau de leur tête. el ne pré-
sentent n i col ni tubercules.
La 11• côte esl en arrière de la partie supérieure d u
Os coxaux rein gauche. e t ln 12° côte est en a-rrièrc rie la partie
Les os ilium son l les régio n$ supérieu res d es os supérieure des deux rei ns, Par aill eurs. de nombreux
coxaux, Ils s'a rticulen t de c haque c6ié avec les musdes el ligam1mls s'insèrenl sur la 12" côte,
faces laté ra les du sacrum au niveau des articula-
tions sacra-iliaques (figure 4.114). La partie supé-
rieure de c haq ue i lium présente vers l'extérieur Muscles
une zone osseuse 6ne en forme d"aile (lu fosse Les muscles de la région postérieure de l'abdomen
iliaque). La foce médiale de celte région de l'os complètent le cadre osseux de la paroi abdominale
iliaque e t les muscles qui lui sont associés sont postérie ure (tableau 4.2). En dedans. on trouve les 327
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Abdomen
Crêt& Iliaque
Ilium
Épine iloaque
antérosupérieure
Muscle lliaqu,,
lschlum Ca,rô lies lombes
Sacrum Symphyse pubienne
Figure 4.114. Ostèologie de la paroi postérieure de flgUR 4.115. Mustlos de la paroi postérieure de l'abdomen.
l'abdomen.
muscles grand et petit psoas, en de hors Je muscle el il fléchi! le tronc e n avan t lorsque le fémur est
œ rré des lombes, en bas le muscle iliaque et en haut fixe. Il esl innervé par les ran1eaux antérieu rs d es
le cliaphragme. racines nerveuses L1 à L3 .
Le .m uscle petit psoas. qui est parfois absent.
esl associé au gra nd psoas. Lorsqu'il esl présent,
Grand et petit psoas ce muscle fin se trouve sur le grand psoas: il s' in-
En dedans. les muscles grands p.o;oas recouvrent les sère sur les vertèbres TXU el Ll, el sur les d isques
foce.s anlérolalérdles du corps des vertèbres lombales, intervertébraux correspondants; il se termine par un
comblant l'e.space entre les corps vertébra ux el les pro- long tendon sur Ja ligne pecLlnéale du pelvis el su r
cessus transverses (figure 4.11 5). Chacun de ces mus- l'éminence il iopubienne.
cles naît des corps vertébraux de ln vertèbre llioracique Le pel.i t psoas est un lléchlsseur accessoire de ln
TXIl et des cinq vertèbres lombales. des disques inler- colonne JombaJe, el est innervé par la bra nc he anté-
verlébraux situés e.n tre ces vertèbres, el des processus rieure de la racine nerveuse L1 .
transverses lombaux. IJ se dirige vers le has le long du
bord du pelvis el se poursuit vers la face anlériew·e de
la cuis..;e, en passant sous le liga,nenl inguinal pour se Muscle carré des lombes
terminer sur le petit trochanter du fémm·. De c haque côté, les muscles carrés des lombes se
Le muscle grand psoas néch il la c uisse sur le bas- situent enlre la 12• côte el la crête iliaque, de pari
328 sin au niveau de la banche lorsque le tronc est fixe, el d'autre de la colonne vertébrale {Ëlgure 4.115).
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Anatomie régionale• Région postérieure de l'abdomen
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Abdomen
Œsophage et nerts
""1!UBS droit et gauche
Pilier droh
■ l'œsophagc passe à travers les fibres muscu laires mole, la cou pole gauche se place en regard du 5" espace
du pilier droit du diaphrngmu .iu oiveau de la ver- intercosta l, cl la coupole droite en regard de lu 5• cô lo.
tèbre T X, juste à gauche du bfotus aortique ; Ouronl l'inspiration, in partif! muscu laire du
■ les tro ncs vagues antérieur e l postérieur traver- diaphragme se contrncte. ce qui abaisse la part i.e cen-
sent le d iaphragme avec l'œsop h11ge, au niveau trale tend ine use du diaphragme. Gein e ntraine un upla-
du hiatus œsop hagicu, a insi qu,i les bro nches Lissement des coupolP,S, un é largisse ment de la cavité
œsophagic nnes de l'artère et de la vei nr, gnsl ri- U10111r.ique et uno diminulion de la pression irllrnlho-
( (lle gnuche r.l les vaissea ux ly mpha ti ques: racique. Ces mouvements 0111 LLll effet physiologique :
■ le troisième grand orifice du diaphragme est le ils permellenl la pénétrai ion de l'air dans les poumons
foranien de la veine cave, à travers lequel passe la e l augmentent le retou r veineux vers le camr.
veine cave inférieure, qu it tant la cavité abdomi-
nale vers la cavité thoracique (figure 4.116): il est Vascularisation
situé en regard de la vertèbre TVIII. au sein de la Le diaphragme est vascu larisé par ses faces supé-
zone tendineuse centrale d u diaphragme ; rieure el inférieure :
■ le nerf pltrén ique droit ac:co mpagne la veine cave
• les artères musculopltrénique el péricardopltré -
inJérie u.r e à Ira vers le foramen de la veine cave.
nique, branc hes de l'a rtère U1ora cique intern e. e l
l'artère phrénique s upérieure. b ranche de l'aorte
D'autres structures passent éga lemenl à lravors do
lhornciquu, voscatlurisenl le diaphr(tgnt e JJ(U sa
plus petits orifices soil au sein du diaph rngme. soit
face supérieure;
jus lo i\ sa périphérie lorsqu '.,))es vonl do ln cnvilé
• les artères 11hl'éniqucs inférieunis. qui sont des
thoracique à la cavité abdomina le (figure 4.111;):
bnmches de l'aorte abclnminale, v11se ularise111 le
d iaphragm,J par sa face lnférieuni (voir figure 4.116).
■ les nerfs grand ol petit spla nc hniques passent de
chaque côté à travers les piliers : Le drainage veineux nsl nssuré par cies veiné$
■ la veine hémin1.ygos pa;;se à travers le piliur gauche: ac;compagnanl Ct-1S artèrf'!s.
■ les Irones sympt1lhiques p;isSenl de chaque côté Coupole Coupole
en arrière d u ligament arqué médial: diaphragmatique diaphragmatique
■ les vaisseaux épigastriques supérieurs passent en
droite gauche
avanl du diaphragme, à la face profonde des côtes:
a d'a utres vaisseaux el nerfs (à savoir les vaisseaux
m usculopbrêniques e l certains nerrs intcrcos•
taux) passent également à travers le d i,1ri h.ragmo
en d iffércnls points.
Coupoles
L'aspec:I habituel dos coupoles droilo cl gaud ic du
diapnnigmc est dû 11u contenu abdomi11a l sous-jacent,
qui poussA les ,,0nes lntéra les vers le haut , el au péri-
carde, fixé a u centre. enlrainanl un aplatissement du
diaphragme dans celle 1,011e oentrale (figure 4. 118].
La disposition des coupoles est consécutive :
Bien que la hautew· cle ces coupol~.s varie pendant Fig..,. 4. 118. Coupoles droite et gauche du diaphragme. 33 1
Radiographie de thorax.
la respiration, on estime que. lors d'u ne expiration nor-
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Abdomen
En clinique
En clinique
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Anat omie régionale • Région postérieure de l'abdomen
En clinique Viscères
Hernie hiatale
Reins
Au niveau du hiatus œsophagien, le diaphragme Les l'eins on! une fol'me de haricot; ils sont situés
peut être !axe, permettant ainsi au fundus de en posilion rétropéritonéale daos la région abdo·
l'estomac de faire hernie dans le médiastin minale postérieure (figure 4.120). lis sont logés ,n,
postérieur (figure 4.119). Cela provoque sein du tissu conjoncti f exlrapérilonéal de chaque
typiquement des symptômes de reflux côté de la colonne vel'lébrale. En pos il ion érigée. la
acide. Un ulcère peut a lors se développer et lünite supérieure des reins se projette au niveau de
provoquer saignement et anémie. le diagnostic la vertèbre TXIJ , el Jeur lhnite inférie,u·e se projette
est habituellement confirmé gr3ce à des en regard de .Lill, le rein droit étant légèrement plus
radiographies au baryum ou à une endoscopie. bas que le rein gauche en rai$on de ses rapports avec
l e traitement de première intention est médical, le foie. Bieo que les reins soient de tai lle et de forme
bien qu'un traitement ch irurgical soit parfois similaires. le rein gauche esl légèrement plus Ions el
nécessaire. fin que le rein droit: il est également pl us près de la
1igue médiane.
Hernie
hiatale
POGi1ion
du diaphragme
Estomac--
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Abdomen
Jéjunum
Intestin grêle
FlguN 4.12 1. Structures e:n rapport avec la tace antérieure des reins.
• uuo petite partie d u pôle supérieur du rein dcoil En a rrière. les ,e ins dro it et gauche sont eo rap•
est reeou verte par la gl0nde su rrénale droite : port avec des structures sim ilaires (figure 4.122).
■ pl us bas. u11e grande JJarlie de sa face antérieure lis sont en ra pport e n ha ut avec le dJapbragme, e l
esl située contre le foie, dont elle est sér>arée par plus bas, de dedans en dehors, avec le muscle grnnd
un feu illet pé rîlo nêa l: psoas. le carré des lombes el le muscle tronsvers11
• en dedans. la port ion descendnn te du d uoclijnum, abdominal.
qui est en pos it ion rétropérilonéalc. ent re on l,c pô le supérieur du rein d roit est si tu é ca
conl.acl avec le rei n : ava nl de la 12• côte. a lors que le pôle supérieur du
• le pôle inférieur du rei n est directement en rei n ga uche est en avant des 1 1e et 12° côtes. L.cs
contact nvcc l'angle çolique droit par sn foi:e laté- c ul s-de-saè r>lllurau x. plus purt iculièreme nt les
rale. el avec une partie de l'intestin grêle par sa récessus cc)Stotl iaphragmatiqu cs. son l en arr'ièrc
face média le. des reins à ce niveau.
Les vaisseaux e l nerfs subcostaux e t les ne rfs ilJo-
L~ face antérieure du re in gauche esl égale ment hypogast•r iques e l Ilia -inguinau x chemi nent égale-
e n rapport avec: de nombreuses s truc tures, certaines ment en arJ'ière des reins.
pnr l'intermédiaire d'un feuillet péritonéal, d'au lrf!S
d,,.ecteme nt en contact avec le rein [figure 4.12 '1) :
Loge rénale et fascia
• une petite pal'lic du pôle s upérieur est recou - Les re ins s011t en tourés d'un arrangemen t partic u-
verte. s ur su face médiale, par la glllllde surré - li er d e graisse el d e fascia. li existe un amas de
nale gauche; gra isse extrap6rilooéale. immédiatement a utour
■ lo reste du pôle s upérie ur esl e n rapport avec l'es- d e la ca psule rénale - la graisse 11érirénale, qu i
tomac, q ui esl inLrapérilonéa l. et la rate; enveloppe complè te ment le rein (figuJe 4.123).
■ plus bas, le panc:réas, qu i esl en pos ition rélropé- Cellu graisse périrénaJe est lim.itéc pur un é pa is-
ritonéale, recouvre la pal'lie moyen ne du rein; sissement membraneux du fascia extrapéritonéa l
• la moitié inférieure du rein ga uche est en rap- [le fascia réna.l). Les glandes s urrénales sonl égn-
port. s ur sa face la térale. avec l'angle colique le ment co ntenues dans c:ette loge: elles son t hab i-
gauc he el le ùéhut du cô lo n descendant, et luellement séparées des rei ns pàr u n fin septu m.
s ur sa face médiale. avec des anses jéju nales Le fascia rénal est incisé quel que soit l'ahotrl chi-
334 in trapérilonéales. rurgical du 1-ei11.
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Anatomie régionale • Région postérieure de l'abdomen
Muscles de la paroi
a.bdominaJe antêrieure Pêr.itoine
1
Rein
Fascia rénal
Au niveau des bords latéraux de chaque rein. ger sur le fascia lra nsversalis au niveau de la paroi
les feuillets antérieur e l postérieur du fascia rénal latérale de l'abdon1en.
fusionnent (figure 4.l 23). Celte zone peul se prolon• 335
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Abdomen
Anère rénafe
Hile du reln
Veine ténale
Petit calice PeMs rénal
-+- Uretère
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Anatom ie régionale• Région postérieure de l'abdomen
Les bases des pyramides rénales soul en périphé- gauche nait généra le1nent W1 peu plus haut que la
rie, jouxtant le cortex rénal, alors que leurs sommets droite. l'artère rénale droite esl W1 peu pl us longue
sont orieolés vers le centre. en dù:cction du sinus el passe en arrière de la veine cave inférieure.
rénal. Leurs proj~tions apicales (papilles réoaJes) 1.,orsque l'artère rénale gagne le ltile rénal, eUe se
sont entourées par les petits calices. divise e11 branches antérieure et. postérieure. qui vascu-
Les petits calices reçoivent l'urine cl représentent larisenl le parenchyme rénal. U existe souvent des artè-
les parties proximales du tnbc qu i va fonner par la rE'.S rénales acœssoi1-es. Elles naissent des faces latérales
sui le l'ure tère (figure 4,124), Au seü1 du si nus réJlal, de l'aorte abdominale, soit au-dessus, soit au-dessous
plusieurs polils calices se réu nissent pour former un de.~ artères rénales principales. et pénètrent le bile rénal
grand calice. el deux à trois grru1ds cal ices se réu- avec les artères rénales principales ou gagnent directe-
nissent pour former le pelvis rénal (ou pyélon ou ment le rein à un autre niveau : elles sont alors désignées
bassinet). qui a une forme d'entonnoir e t correspond sous le terme d'artères extrahilaires.
à l'exlrémilé proxima le cle l'uret,,rn. De nombreuses veines rénales pnrlicipenl à la
forn1ation des veines rénales droite et gauche , qui
sonl toutes deux s ituées en avant des artères réna•
Vascularisation et lymphatiques les (figure 4.125).A noter que la longue veine rénale
des reins gauche croise la ligne 111édiane en avant de l'oort.c
Chaqu e rein esl vascu larisé par wie seu le vol u- abdoolinale et en arrière de /·artère mésentérique
m ineuse a rtère. l'artère rénale. qu.i est une bran- supérieure. el qu'elle peul être comprimée par un
çhe latérale de l'aorte abdominale. Ces vaisseaux onévrjsme de l'une ou l'outre de ces deux artères.
naissent habituellement juste en dessous de l'ori- Le dTainage lymph atique des reins est assuré par
gine de l'artèrn ruésenlérjque supérieure, en regard les nœuds lymph atiques tomba ux, situés /tutou r de
des vertèbres LI-Lli (figure 4.125), L'artère rénale l'origine des a rtères réna les.
Rein gal.Che
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Abdomen
Aone abdomanale
Artêres les1iculaires
Urelé:re - - - -
Troisième rétrécissement - - - - - - -, ~
pénétration dans la vessie
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Anato mie régionale • Région postérieure de l'abdomen
la lermioaison do l'artèro iliaque commune, soit l'ori- ■ La lymphe de leur parlie inférieure se draine vers
gino de l'arlère iliaque externe. p6nèlrenl hi cavité les nœuds lym phaiiqués assor.iés aux vaisseaux
pelvienne el pours uivent leur trajel jusqu'à la vessie. iliaques internes et exlernes.
Les uretères sonl rétrécis à trois niveaux a,, long
de leur parcours (figure 4.126) : Innervation urétérale
■ le premier niveau esl la jonclion pelvi-urélérale, L'illnervalion des uretères est assurée par les plaxus
j usle en dessous du rein ; rénal. aortique, hypogastrique supérieur el inférieur,
■ le deuxième niveau se situe en regard du croise- via des branches nerveuses qui c benlinent avec les
ment entre les uretères el les vaisseaux iliaques vaisseaux sang1lins.
communs à la lim ite supérieure du pelvis: Les fibres viscérales efférentes sont issues de
■ Le troisième ru veau se situe à l'cndroil où les ure• sources sympathique el parasympath ique, a lors que
tères pénètrent la paroi vésica le. les fibres viscérales afférentes relourne nl vers les
oh•em,x médullai res TXJ à U I. Les douleurs urétéra-
les, qu i sont hahiluellemenl rappariées à la distension
Vascularisation et lymphatiques de l'uretère. se projeHenl ainsi sur les aires cutanées
des uretères iw1èrvées par les niveaux médullaires de TXJ à LJI.
Ces aires comprennent la majorité de la paroi abdon1i-
Les uretères soul vasc ularisés par des branches arté•
nale postérieure el latérale. entre les côtes el la crête
rielles issues des vaisseaux voisins toul a u long do
iliaque. la région pubienne, le scrotun1 chez l'homme
le ur trajet vers la vessie (figure 4,126) :
el la grande lèvre chez la feanne, el la partie proxi•
■ ll:!S ::trières rénales vascularist~nt leur µarlie male de la face antérieure de la c uisse.
supêrieurf!;
■ leur partie moyenne reçoit des branches de l'aorte
abdominale. les artères tesliculai:res ou ovaJ'ien- Glandes surrénales
aes e t les artères iliaques communes: Les gla ndes su rrénales son l e n rapporl avec le pôle
■ clans la cavité pelvienne. les uretères sont. vascu.. supérieur de c haque rei11. Elles comportent une cor-
larisés par une ou plusieurs bra nches issues des tica le périphérique e l une médul.laire interne. La
11rlères il iilques internes. surrénale droile a la forme d'une pyramide. alors
qu e la s ur,·énaJe gau che a une forme sen1ilunaire el
D,ms tous les cas. les artères qui vasc,Llarisent les
est plus volum ineuse.
uretères se divisent en branches asœndante et dcscen•
La face aiitérieure de la surrénale droite est en
danle, qui formenl des anastomoses longitudinales.
rapport avec le lobe droit du foie et la veine cave
Le drninage lymphalique cl.es uretères présente
inférieu re; la face antérieure d e la surrénale ga uche
u ne organi.salion simila ire à celle de la vascu.larisa-
est en rapport avec une partie de l'estomac. le pan•
tion artérielle.
créas e t p8l'fois la rate. Les faces postérieures des
■ La lymphe d e la partie s upérieure des u.retères se deux s urrénales sonl contre le d iaphragme.
draine vers les nœuds lymphatiques lon1baux. Les gla ndes surrénales sont e ntourées par la
■ La ly111pbe de leur partie n1oyanne se draine vers graisse périrénaJe. Elles son t contenues dans le fas-
les nœlld.s lympbaliques associés aux vaisseau.., cia réna l. au sein duquel e lles sont séparées du rein
iliaq11es çommuns. correspondant par un fin septum.
339
Copynghted matenal
Abdomen
En clinique
Échographie
L'échographie peut être utilisée pour mesurer la
taille des reins et la taille des calices, qui peuvent
être dilatés en cas de syndrome obstructif.
En clinique
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Anatomie régionale • Région postérieure de l'abdomen
En clinique
Cancers du tractus urinaire est rare dans les autres-tumeurs; ainsi, lorsqu'elle
La plupart des tumeurs du rein sont des carcinomes est observée, un carcinome à cellules rénales doit
à cellules rénales. Ces tumeurs se développent être suspecté. Ce type de tumeur peut également
au sein de l'épithélium tubula ire proximal. s'étendre de la veine rénale dans la veine cave
Approximativement 5 % des tumeurs du rein inférieure, et dans de rares cas, gagner l'ore illette
sont des tumeurs à cellules transitionnelles, quf droite et, à travers la valve tricuspide, les artères
naissent au sein de l' urothélium du pelvis rénal. pulmonaires (figures 4 .127 et 4.128).
Ces pathologies se manifestent habituellement par Le traitement de la plupart des cancers du rein
la présence de sang dans les urines (hématurie), est chirurgical. et consiste en l'ablation du rein,
des douleurs dans la région lnfrascapulaire et une mème s'I I existe des extensions mêtastatiques, car
masse. quelques patients peuvent voir leurs métastases
Les tumeurs à cellules rénales sont inhabituelles, régresser.
car elles s'étendent non seulement vers la périphérie Le·s carcinomes à cellules transitionnelles naissent
du rein, envahissant la graisse et le fascia, mais au sein de l'urothêlium. Cet urothêlium est présent
aussi vers la veine rénale. Cette extension veineuse des calices à l' uretère, et se comporte comme une
Muscle grand
psoas gauche
C.,ncer
1
Aone Tumeur Aone Remgaucl'lo
àu 1eln droit
du rein droit Veine cave intérieure Veine cave Intérieure
Figure 4.127. Tumeur du rein droit s'étendant. avec Figure 4 .128. Tumeur du rein droit envahissant la
envahissement pMsible du duodénum. Scanner dans le veine rénale droite. Scanner dans le plan axial.
plan axial.
(Suite)
341
Copynghted matenal
Abdomen
En clinique (suite)
Vascularisation des surrénales tèbre TXll (figure 4,131). Elle chemine ensui le vers
le bas, en avant des corps vertébraux de LI à LIV, et
La vasclùa risalion arlérielle des glandes surrénales
se termine juste à gauche de la ligne médiane. en
est multiple, Elle est assu rée par !rois sources prin -
regard cle la vertèbre LIV, À ce niveau , elle se dl vise
cipales (figure 4. l 30) :
e n artères iliaques communes droite el gauche.
• lorsque les artères phréniques inférieures Cette bifurcation se projelle sur la ,,aroi abdomina le
venues de l'aorte abclonti11a le montenl vers le t1ntérieu re enviton 2,5 cm sous l'ombil ic. ou sur une
d iapbragme, elles donnent plus ie urs branches ligne joignant les poi nts les plus hauls des crêles
pour les glandes sur.rénales (les a rtères surréna- i.liaques.
les supérieures); Lorsque l'aorte abdomina le c hemine dans la
• une branche moyen11c(artèresurrénale moyenne) région postérieure de l'abdome n, elle est recou verte
pour les surrénales naît généralement di rectemen t sur sa face antérieure par les ganglions et les nerfs
de l'aorte abdom inale; du plexus prévertébral. Elle est a ussi e n rapport avec
• des branches inférieures (artè res su rrénales infé- de non1breuses au tres structuJ'es :
rieures) naissenl des artères rénales pu is se diri-
gent en hau t Jltsqu'aux surrénales. ■ e n avant. alors qu'elle chemine vers le bas, l'aorte
abdomi nale est en rapport avec Je pancréas el la
 l'inverse de celle vasc ula.risatio n artérielle vei ne splénique, la veine rénale gauche, el la par-
mu lt.iple, .le drainage veineux es t génét alement tie inférieure d u d uodénum;
assu ré par une SP.ule veine qu illa nt le hile de c ha- ■ en arrière, elle est en rapporl avec plusieurs veines
q ue surré no lc, La veine surrénale dr oil.e esl courte lombales, qui rejoignent la veine cave i11Jlirieure:
et se jell e d irectemen l dans la vei ne cave inférieure, • sur sa face droite, l'aorle abdominale est en rap- "'<
<Il
alors qui' la veine s urrénale ga uche chemine pour port avec la ci terne de chyle. le cond uit thoraci-
rejoi ndre la veine réna le gauche. q ue, la veine azygos, le pilier d.roil du diaphragme
el la veine cave inférieu1e;
Vascularisation • sur sa face gaucJ1e, elle est en rapport avec le
pilier gauche du d iaphragme.
Aorte abdominale
342 L'aorte abdom inale débute au hia tus aortique du Les branches de l'aorte abdominale (tableau 4.3)
d iar>bragme. sur la ligne méd iane en regard de la ver- peuvent être classées en :
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Région postérieure de l'abdomen
Artère
~ :,....--------'1~ - surrénale moyenne
~---',"""""'-=------+- Artère
surrénale lnférleu,e
Rein gauche
Aorte abdominale
Rein droit
Veine ca·,e lnféna.ore
Copyngh1ed matenal
Abdomen
• branches viscérales vasc;u lorisa nl les organes: • les artères surrénales moyennes - qui sont de peti•
• branches poslérieures vasC!u larisa nLle diaphragme les branches latérales de l'aorte abdomina.le naissant
cl la paroi; jusle au-dessus des artères rénales el qui participent
• branches term.i nulcs. à la vascularisation des glandes surrénales:
• les artères rénales - qu i sont des branches latéra-
les de l'aorte abdomiaale naissant inm1édiate1ne nt
Branches viscérales sous l'origine de l'artère mésentérique su périeure
Les brancbes viscérales sont soit des vaisseaux entre les vertèbres LI et Ll.l el qu.i assuren l la vas-
Impairs soit des vafaseaux. pa.i1:s. cu larisation des reins;
Trois branches viscéra les u11paircs naissent de la • les art.ères testiculaires ou ovariques - qui sont
face antérieure de l'aorte abdominale (figure 4.131): des branches antérieures de l'aorte abclonùna le
ce sonl : naissant sous l'origu1e des artères rénales, et qui
se d irigent en bas et en de hors à la face antérieure
• le tronc cœliaq ue. qui vasc11larise l'intesti n du muscle grand psoas.
a ntérieur:
• l'artère mésentérique supérle ttre. qui vascularise
1111 lesl in moyen ; Branches postérieures
• l'11rtère mésentérique inférieure. qu i vascularise Les branches postérie ures de l'aorte abdomü1ale
l'intestin poslérieuT. vascularisenl le diaphragme el la par<Ji du tronc. Ce
sont les artères pbré nigues, les artères lnmbales el
Les branches viscérales paires de l'aorte abdomi• l'artère sacrale média ne (figu re 4. J 31 ).
nale (figure -1.131) sonl ;
Olophmgme-~ - -
_g.:e..:....::.___-m.-- Tronc cœliaqoe
Art.ère surrénale moyenna
344
Figure 4.131. Aorte abdominale.
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Anatom ie régiona le • Région postérieure de l'abdomen
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Abdomen
Velnes hépatiques
Œsop11age
Rein gauche
Veme iHhculafre
ou ovarienne dr'()ite
Aorte aboommale
Artè,e eL veine itiaques A"è,e e, velrw Iliaques
externes droites externes gauches
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Anat omie régionale • Région postérieure de l'abdomen
==----Veine
hémiazygos
Veine rénale
gauche
Veine lomblle - , -M ...,, - - Veine lombale
ascendante aacend,mte
1<==--- Velne
lomblle
Veine cave --E'j Veine
Inférieure :C..::::-- 11101ombale
- - - Veine iliaque
commune
"11---Velne sacraJe
latérale
'
r1SSU lymphoïde
(conlenant lymphocytes eaU)C sangul:ns
et mac. ages)
Ut capl.llaire
Nœud
lymphatique
~ f!J
î ~ Cellules
el débns
cellulaires l!l--
r l ~ • nts
Vaisseaux lymphatiques \.., • pathogènes
transportant la lymphe
Caplllaln,s lymphallques
Figure 4.134. Les vaisseaux lymphatiques collectent principalement les liquides perdus par les lits capillaires lors des processus 347
d'échanges nutritifs. et les ramènent vers le système vasculaire veineux..
Copynghted matenal
Abdomen
système lymphatique est ainsi la principale voie de fonds, qui ne sont pas palpables, comprennent les
transport pour les graisses absorbées par l'inteslin. nœuds associés à la trachée el aux bronches dans le
Le liquide de la plupart des vaisseaux lyrnphnti· thorax, et à !"aorte el ses branches dans !"abdomen
ques est clair et incolore, el est désigné sous le tenne (tableau 4.4).
de lymphe. Le liquide des vaisseaux lymphatiques de
l'intestin grêle est lactescent en raison de la présence
des chylomicrons; il est appelé liquide chyleux .
U existe des vaisseaux lymphatiques dans la majo-
Troncs et canaux
rité des régions du corps, excepté au niveau du cer- lymphatiques
veau. de la moelle osseuse el des tissus avasculaires Tous les vaisseaux lymphatiques convergent pour
tels que les épithéliums el le cartilage. former des troncs ou des canaux plus larges, qui se
Les mouvements de la lymphe dans les vaisseaux drainent dillls Je sysl.ème veineux au niveau du c;ou,
lymphatiques sont principalement générés par l'ac- à l'endroit où les veines jugulaires internes rejoi-
tion indirecte des structures adjacentes, notamment gnent les veines subclavières pour forn1er les veines
par la contraction des muscles squelettiques el les brachiocéphaligues :
pu lsations arlérieJJes. Un aux unidirectionnel est
maintenu par la présence de valves. ■ la lymphe de la partie droite de Ja tête el du cou,
du membre supérieur droit. de la partie droite
du thorax el de la partie droite des régions supé-
Noeuds lymphatiques rieures et su perficielles de Ja paroi abdominale
Les nœuds lymphatiques sont de petites structures est acheminée par les vaisseaux lymphatiques
encapsulées (0.5-2,5cm de long) qui Interrompent la qui se jettent dans les veines de la ,,artie droite
course des va isseaux lymphaLiques et qui contien nent du cou:
des éléments du système immunitaire, tels que les ■ Ja lymphe des autres régions du corps est ache-
lignées lymphocytaiN>.s ou les macrophages. Us agis- minée par les vaisseaux lymphatiques qui se drai-
sent comme des filtres élaborés qui piègent et phago- nent dans les veines de la partie gauche du cou.
cytent œ rtai11es substances de la lymphe. De plus. ils
détectent et se défendent cont:r<, les illltigènes élran- Le drainage lymphatique de toutes les structu -
gc,rs qui sont également transportés par la lymphe. res el régions du corps situées sous le diaphragme
Ltts nœ uds J.vmphatiques étant des filtres efficients convergent vers un ensemble de nœuds et de vais-
et le flux qui les traverse étant lent, les cellule.< qui seaux lymphatiques associés aux gros vaisseaux de
métostasent /migrent à dista.nce) à partir de tumeurs la région postérieure de l'abdomen (figure 4.136). La
primitives el qui pén ètrent les vaisseaux lymphati- lymphe du membre inférieur el d u périnée se draine
ques peuvent se loger dans les nœuds lymphatiques et vers un ensemble de nœ uds el de vaisseaux lympha-
SJ' développer comme des tumeurs secondaires. Les tiques associés à l'artère et à la veine iliaque externe.
nœ uds lymphatiques qui drainent une région infec- Elle poursuit son trajet vers le haut en direction des
tée au présentant un autre type de pathologie peu- nœuds el vaisseaux lymphatiques situés autour de
vent gro,çsir et .çe modifier, devenant paifois «durs• l'artère et de la veine iliaque c01nn1une. A ce niveau,
ou •sensibles•. Ces modific11tio11s peuvent rJider les elle rejoi nt la lymphe de la cavité pelvienne, c1ui a
cliniciens à dé(e,;ter une puthologfo ou à rechercher transité par les nœucls el vaisseaux lympha tiques
une diffusion de la malodie. associés à l'artère et à la "eine iliaque Interne.
Un certain nombre de régions du corps possède
une grande quantJt.é de nœuds lymphatiques (figure
4.135). Natllt-ellemeut. les nœuds de la pluprut de ces Noeuds pré aortiques
régions dra.inent la surface de l'organisme, le système Près de la bifurcalion aorlique. l"ensemble des lym-
digestif et le système respiratoire. Ces trois régions sont phatiques associés all'X artères et aux veines il iaques
des sites à haul risque pour la pénétration des agents communes, et les groupes de nœuds et va isseaux
palhogènlols étrangers. Jympbaliques associés à l'aorte et à la veine cave
Les nœuds lymphatiques sont nombreux el acces• inférieure se dirigent vers le haut. Ces ensembles
sibles à la palpation dans le creux axillaire. l'aine peuvent être divisés en nœud.~ préaortiques, en g
N
348 et la région fémorale ai nsi que le cou. Les sites pro- avant de l'aorte, et en nœuds aortiques latéraux 0
Copynghted matenal
Anatomie régionale• Région postérieure de l'abdomen
•
(à la.base de la tête) alors que les nœuds -préaortiques formenl le 1.ronc
intestinal (figure 4,136). Ces troncs se rejoignent
~~
··:-- -',--Nœuds trachéaux el forment une dilatation sacculaire (la citerne de
Nœuds axillaires --+-~
• •
(dans le creux (associés à la trachée chyle). Celte réunion des troncs lymphaUques est
axiltaire) et aux b<onches) située en arrière du bord droit de l'aorte abdomi·
Nœuds profonds nale. el eo avant des corps des vertèbres Lf el Lrl.
(associés à l'aorte,
au tronc cœliaque
---,'"-1+--1 : rit-+ Nœuds lnguJnaux
Elle marque le début du condlrit thoracique.
et aux artères (le long du ligament
mésentêriques • • inguinal)
supérieure et ·••... ..•••·
inhifleure) : .
• Système nerveux de la région
:• ~ •: postérieure de l'abdomen
~-+---1Nœuds rémoraux
(le long de la veine Plusieurs éléments in1portants du système nerveux
fémorale) sont situés dans la région postérieure de l'abdomen.
Ce soul les troncs sympath iques el les nerfs splan-
Figure 4.135. Régions possédant une grande quantité de chniques associés, les plexus nerveux et ganglioa•
nœuds lymphatiques,
naires associés it l'aorte abdomi nale, el le plexus
nerveltX lombol.
droits et gauches, ou nœuds lombaux. situés de cha·
que côté de l'aorte abdominale [figure 4.136).
Lorsque ces ensembles lymphaliques traversent
la région postérieure de l'abdomen, ils continuent à
Troncs sympathiques et nerfs
coUecler la lymphe de nombreuses structures. Les splanchniques
nœuds lymphaliques latéraux aortiques ou tombaux Les troncs sympathiques cheminent dans la région
reçoivent les lymphatiques de la paroi du corps, des postérieure de l'abdomen en avant el en dehors des
reins, des glandes surrénales el des testicules ou des corps vertébraux tombaux. avant de se poursuivre
ovaires. sur le promontoire sacral el dans la cavité pelvienne
Les nœuds préaortiques sont regroupés autour des (figure 4.13 7). Sur leur trajet, on ren1arque de petites
trois branches antérieures de l'aorte abdontlnale qui zones surélevées. Elles correspondent à des enscm·
vascularisen l le tractus gastro•inteslinal, la rate, le bics do corps celhr lai res neu ro naux - principalement
1Ja ncréas, la vésicule biliaire et le foie. Ils sont divi• des <;orps cell ula ires neuronaux postganglionnaires
sés en nœuds cœliaques, mésentériques supérieurs -qu i sont situés en dehors du système nerveux cen-
el inférieurs, el reçoivent la lymphe des organes vas- tral. Ce sont les ganglions sy1npalhiques paraverlé·
~
cularisés par les artères de même nom. braux. Uy a habituellement quatre ganglions le long
]
!l
~ 'llr,bktau 4.4 Drainage lymphatique.
Copyngh1ed matenal
Abdomen
Ganglion cœliaque
Ganghon aol1ico<énaf
nt-¼----'<,,---:r-- Nerls splanchniqo8$ tombaux
\1--"r-----==-----Trooc sympathique el ganglloo
350
Figure 4.137, Tror,cs sympathiques de la région abdominale. postérieure.
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Région postérieure de l'abdomen
des troncs sympathiques au sein de la région abdo- ■ le plexus aortique abdominal s'étend plus bas, de
minale postérieure. l'artère mésentérique supérieure à la bifurcation
Les nerfs splanchniques lombaux sont également aortique (figure 4.139) ;
associés aux Irones sympathiques dans la région pos- ■ Je plexus hypogastrique supérieur prolonge vers
térieuJ'e de l'abdomen (figure 4.137). Ces éléments du le bas le plexus abdominal prévertébral. a u niveau
système nerveux vont des troncs sympathiques aux de la bifurcation de l'aorte abdominale.
plexus nerveux el ganglionnaires associés à l'aorte
abdominale. Généralement, d.eux à quatre nerfs splan- Tout a u long de son trajet, le plexus abdominal
chniques lombaux acheminent les fibres préganglion- prévertébral sert de condult pour:
naires syn1pathiques et les fibres viscérales afférentes. ■ les fibres prégang.lionnaires parasympathiques el les
fibres viscérales afférentes provenant du nerf vague;
■ les fibres prégnngl ionnaires sympathiques el les
Plexus et ganglions fibres viscéralc,s .afférentes provenant des nerfs
prévertébraux abdominaux splanchniques thoraciques el lombaux;
■ les fibres p réganglionnaires parasympathiques
Le plexus abdominal pl'évertébral est un réseau de
fibres nerveuses entourant l'aol'le abdo,ninale. U des nerfs splancliniques pelviens (figure 4.139) .
s'étend du hiatus aortique du diaphragme à la blfur-
c11Lion de l'aorte en artères iliaques commu nes droile Des agglomérats de Lissu nerveux (les ganglions
e l gauche. Sur son trajet, il se subdivise en plexus pré verlébraux) son t associés au plexus abdominal
plus peLits (figure 4.138): prévertébral; ce sont des ensembles de corps cellu-
laires neuronau x postganglionnaires sympathiques
■ le plexus cœliaque esl le premier ensemble de organisés en groupes identifiables le long d u plexus
fibres nerveuses ; il débute au diaphragme e t se abdmninal prévertébral. lis sont habituellemen t
pou rsuit vers le bas- cette subdivision comprend nommés d'ap rès la branche aorLique la plus prodie.
le.s fibres nerveuses associées à l'origine du Irone lis soal ainsi appelés ganglions cœliaque, mésen-
cœliaque el de l'artère mésentérique supérieure; térique supérieur, aorlicorénal e l mésentérique
~ - - - - - - - Ganglion cœliaque
Plexus
provertébraux , , - - -- Gangfloo mésentérique supérieur
Plexus
cœliaque ,
- ,,....·? ...J
~ - - -- Ganglion aonlcorénal
Plexus
aor1ique
Plexus
hypogaslrique
supéneur
,_ -·
1,r,z-,.:::.,'
Il(/ ~ f,i -- - - - Plexus hypogastrique lnléneur
Copynghted matenal
Abdomen
Racine postérleure
Racine a01érleure
Rameau --:t ts, Rameaux
communicant gris postérieur et an1érieur
Œsophage
Rameau
oommunican1 blanc
Gangfi0<1 cœlîaque
Tronc el ganglion
Ftbte p,égangllonnaire sympalhlques
parasympath,que
Neurone entêrique
Nert grand s1)1Anchnlque
Flgu,. 4.1H. Fibres nerveuses cheminant à travers te plexus abdominal prévertébral et ses ganglions.
inférieur (figure 4.140). Ces structures. situées des vertèbres lombales (figure 4.142) . Ainsi. relati-
le long du plexus prévertébral abdominal, jouent vement au muscle grand psoas. les différeotes bran-
un rôle in1portant dans l'innervation des viscères ches émergent soil :
abdominaux.
Les sites habituels de projection des douleurs des • en ava11t - nerf gén itofémoroJ:
■ en dedans - nerf obturaleur;
viscères abdominaux sont décrits dans le tableau 4.5.
• en dehors - nerfs iliobypogastrique, ilio-inguinal
et fémoral, et nerflaléral cutané de la cuisse.
Plexus lo mbal
Le plexus lombal est constitué par les rameaux nnté- Nerfs iliohypogastrique
rieurs des nerfs Ll à L3. et la majo.rité du rameau
antérieur de 14 (figure 4.141 el tableau 4.6). U reçoit et ilio-inguinal (L 1)
également une contribution du nerfT12 (subcosta l). Les nerfs iliohypogastTique et ilio-inguinal nais-
Les branches du ·plexus lombal sont les nerfs Hio- sent d'un tronc unique du rameau antérieur de
hypogastrique, i.lio-inguinal, génilofémoral. cutané L1 (figure 4.141). Ce tronc unique se divise eo
latéral de la cuisse. fémoral el obturateur. Le plexus nerfs iliohypoguslrique cl ilio-iogu.inal soil avant.
lombal se forme au sein du muscle grand psoas. en soit jusle après leur émergence du bord latéral du
352 avant de son insertion sur les processus transverses muscle grand psoas. 0
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Région postérieure de l'abdomen
Gang!lon mésentériqoe
supérieur
Ganglion mésentérique
Inférieur
"'
0
Intestin antêrieur (organes
vascularisés par le ttonc
Nerf grand splanchnique TS à T9 (ou TIO) Partie lnMrieure du thorax et
"
{:. cœliaque)
r~lon épigastrique
.,;
< Intestin moyen (organes Nerf petit splanchnique T9, TIO (ou TIO, TIi) Région ombilic.ale
"'
C vasrularlsê.s par l'artère
.,5l0 m~entérlq ue sup~rîeure)
::; Reins et partie supé.rleure Nerf splanchnique lmus T1 2 Flancs (régions latérales) et région
•
~
des uretêr~ (Inférieur) pubienne
·t
0
ï;; Intestin pott~rieur (organes Nerfs splanchnîques lombau.x LI, L2 Flan.es e-t régions inguinales droite
<D vascularisés par l'art~ré etg.aud'lc, faces antérieure et
0
0
N
mésentérique lnfêrleure) latérale des cu1sses
0 353
Copyrrghted material
Abdomen
Gé.nîtofémoral Ra.me.aux antérieurs l 1 ét L2 u . 1.2 Branche génh.ale - musde Branche gènltale - peau du "'~
crémastique chez l'bomrne sctotum antê-rieur ou du mont ~"'
'!?
du pubis et de la gr-ande f~vre; !J
branche fémorale - peav de la 'ë
rêgion antérosupërfetJre de la
"'•a
CutaM latéral Rameaux antfrleurs l2 et L3 1.2, u
(Ui$$E!
.;
de la cuisse dct la cuissejusq.u•~u genou .,<
C
Obturat eur Rameaux. antérieurs U A LA 1.2 à !A Obturateur e~erne, Peau de lc1 partie médiale de 5!
pe<tinée ~t muscl~ du la CUÎS$e ~
compa.l'tlmê.nt m~dJat de :.
la culsse .~
"
>
F-ëmor.il Rameaux antérieurs U a L4 1.2 à L4 lllaque, pectlnee et musde Peau de la partJ~ arnéneure
••
iij
du comp~r,lment amêrieur de la cuisse et de la face
8
de la cuisse interne du geootJ 0
N
354 0
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Région postérieure de l'abdomen
Muscle maque
TrOrl<:$
lombosaCf8W< {L4, L51
Copynghted material
Abdomen
,--- n o
, - - - T11
, - - - T12
T10 ,-,.;,Âc
, - - Branche cutanée lalérale
T11 .k du nert iOohypogaslrique (L 1)
e n nrriàrc dos urolèrcs. U so d ivise ensuilc e n bran - • chez la femme, occompogne lo ligamenl rond de
ches gén ita le ol fémora le. l'u lérus el se lemüne au n iveau d e la peau du
J..;i bra nche génitale se poursuit vors le bas c l mont pubien el de la gra nclo lèvre.
pé nè lrc lo canal inguina l à travers l'anneau inguinal
profond. Elle cheininc clans le canal el : La branch.e fé111orale descend à la face latérale de
l 'arl èro iliaque externe ot passe on arrière du Hga-
• c hez l'hom me . innerve le musde crémaster. el se ment ingulaal pour pé né trer dan s la gaine fémorale,
termine au niveau de lo r,enu de lo partie onléro- en dehors de l'artère fémorale. Elle perfore aJors le
356 su périeure d u scrolum : fou illot antérieur de la gaine fémorale el Je fascia
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Anato mie régionale • Région postérieure de l'abdomen
lata, el innerve la pea u de la foce supéro-antérieure a des r;,mcaux articulaires pour la hanche:
de la cuisse [figure 4 .143). • des rameaux muscu laires pour les muscles obtu-
rateur externe. pectinée, long adducteu r. graci le,
court adducteur el grand adducteur:
Nerf cutané latéral de la cuisse • des rameau_x cutanées pou-r la face interne de ln
cuisse;
(L2 et L3) a et en association avec le nerf saphène, des
Le ne rf cu tané la té ral d e la cuisse 11 ail des rameaux cutanées pour la partie supéroméd iale
rameau_x an té rie urs des nerfs L2 et L3 (figure de la jambe. el des branches articu laires pour le
4.141). li émerge au niveau du bord latéral du genou (figure 4.143).
muscle grand psoas. et prend une direction ob li-
que vers le bas, su r le mu scle iliaque. vers l'épin e
iliaque antérosupérieure (fjgu re 4 .14 2) . U passe Nerf fémoral (L2 à L4)
alors en a rrière du ligament inguinal el pénètre Le nerf fé1nora l nait des rameaux antérieurs des
dans la cuisse. nerfs L2 i\ L4 [figure 4. 14 1). JI descend au sein d u
Le nerf c utané latéral de la c uisse innerve la peau muscle grand psoas et e n émerge à son bord infé-
de la face aulérola térale de la cu isse jusqu'au genou rolatéral (figure 4,142) . Poursuivan t sa d escent e,
(figure 4.143). il chem ine e ntre le bord latéra l du grand psoas et
la surface antérie ure d u musr:l e il iaq ue. Lors de
son passage en arrière du ligamen l ingu.ioal. il es t
Nerf obturat eur (L2 à L4) sous le foscia iliaque, en dehors de l'artère fémo-
Le nerf obturateur uail des rameaux a11térieurs rale. puis pénè tre dans le compartimen t an té-
des ne rfs LZ à L4 (figure 4.141). U descend au sein rieur de la c uisse. A son arrivée dans la cuisse.
du muscle grand psoas e t e n émerge sur son bord il se divise immédi atemen t en de nombreuses
médial. à la limite du pelvis (figure 4.142) . b ranches.
Le nerf obturateur se poursuit en arrière des vais• Les branches c utanées du nerf fémoral sont :
seau_x iliaques communs. che1uine sur la paroi laté·
rale de la cavité pelvienne. el pénètre clans le canal a les branches cutanées médiale et moyenne qui
obturateur. par lequel il gagne le compartimen t innervent la peau de la face antérieure de la cuisse;
médial de la c uisse. a le nerf saphène qui innerve la peau de la face
Dans la région du canal obturate ur, le nerf obtura- méd iale de la cuisse (figure 4. 143).
leur se divise en branc:hL'S a nlérieurc et postérieure.
Au sei n du compartime nt médial de la cu isse, les Les rameaux muscwaires innervent les muscles
deux branches sonl sépaxécs par les musdcs obtu- iliaque, pecti née. sa.rtorius, droit fémoral. vaste
raleur e xterne et court adducteur. Au cours de leur médial. vaste intermédiaire e l vaste latéral. Des
trajet clans le compartiment médial de la cuisse, ces rameaux articu laires innerven t les articulations de
deux branches donnent : la hanche et du genou.
357
Copynghted material
Abdomen
Anatomie de surface
Anatomie de surface examen pb_ysique. En effet. certains de ces viscères
de l'abdomen peuvent être palpés à trav,irs la paroi abdon1inale.
Des éléments de surface permettent d'estimer la
La visualisation de la position des viscères abdo• position des structures profondes (figure 4.144).
minaux est fondamentale à la réalisation d'tta bon
A B
D
Figu_re 4.144. Parois abdomlnales anterleure et pos1êrleure. A. Vue anté.rieure chez la femme. B. Vue postérleure çhez la 8
C
358
femme. C. Vue antêrieure chez thomme-, O. Vue postérieure che: l'homme. "'
0
Copyngh1ed matenal
Anat omîe de surface • Anatomie de surface de l'abdomen
Figure 4.145. vue antétleure de. la paroi abdominale chez C'hoinme. Le.s ,epères os.seux palpables, le Ugament inguinal et la
po_s1tlon du diaphragme y sont indiqués,
359
CopyrightL'Cf matcrial
Abdomen
Ugamen1 inguinal - - - -- - -
Artère fémoralo - - - -- - - -
i , - - -----', - - Position de la symphyse pubienne
Figure 4,146. Région inguinale.. A. Chez l'homme. B. Chèz la femme.. c,. Examen de l'anneau lngu1nal superficiel et du canal
ingujnal chez l'homn1e..
360
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Anatomie de surface • Anatomie de surfaceqe l'abdomen
L'anni,au inguina l superfir.i1,I est situé au -dessus supérieure el la symphyse pubien ne . Les ba lle rnents
du tubercu le pubie n et de l'extrémilé méd iale du de l'a rtère fémora le peuvent être perç us dans cette
ligament ingu inal : zone, mais en dessous du ljgamenl inguina l.
L'anneau ingu.inal s uperficie l e l le ca oal inguinal
■ chez rhomme. l'anneau ingu ina l superficiel peut sont souven t exami nés. car l'annea u i.ngu inal super-
être facil eme nt localisé en suivant le cordon sper- ficiel est le lie u où apparaissenl. aotamn1enl chez
matique vers le baul sur la paroi abdonünale - le l'homme. les hernies inguina les.
fascia sperma tique externe du corcloo sp ermali-
que est en continuité avec les rebcirds de ranneau
ingui nol superficiel : Déterminer les niveaux
■ chez la femme. le tube rc ule pubie n est 1,11 tpn- vertébraux
ble, e l l',,oneau s uperfiGiel csl s ilu6 e n haut el fJJ1
dehors de celui-c i. Les n iven ux vertébraux sont utiles pour visua liser
la riosil lon des viscères et des pri11clpnux va.issea ux
L'annea u inguj nal profond. qui ost l'oriflce interne sangu ins. La position approximative des nivea ux
du canal ingujnal, se silue au-dessus du l.igarnen l vertébraux peu t être é tablie grâce à des repères visi-
inguinal. à mi-distance e ntre l'ép ine iliaque a ntéro- bles ou pa lpables (figure 4.147) :
Plan subcostaJ
Ombilic
Plan S<Jpérleur des
crêtes iliaques
Plan lntertuberculaire _ _ __,,.
figure 4 .147. Reperes utilisés pour êta,blar les nrYeaux vertêbraux. qui sont indiques. Vue antérieure d-e la region abdominale
chez. l'homma..
0 361
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Abdomen
Ftgun 4.148. Niveau vertébral LI •t principaux viscères /1 ce niveau. Vue antérieure de la région abdominale chez l'homme.
362 0
Copynghted matenal
Anatomie de surface • Anatomie de surface de l'abdomen
Bora wperl<lur
- -- - de LI - Tronc cœhaque
Bord rnférleur
- - - - de U At1ère mésen1érique SI.Jpérieu-re
Symphyse pubienne
Figure 4 .149. Projection cutanée des principaux vaisseaux de l'abdomen. Vue antérieure de la région abdominale chez
l'homme.
363
Copyrighted matenal
Abdomen
Fole - - --
O!aphragme - - --
Appe<idlce -
-------?
Poinr de McBumev - - - - --'-- -•-
- - - -- - ·
Ugarnenl ingulnaJ- - - - -- - - - -
Tuberc.le pubien -----ë-- - - - 3
Flgure 4 .150. Quadrants abdominaux et position des principaux viscères. Vue antérieure chez un homme.
364
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Anatomie de surfa ce • Anatomie de surface de l'abdomen
Très schématiqueme nt. les douleurs de la partie Les pôles inférieurs des reins se situenl à peu
abdonlinale de l'inLesLin antérieur se projetlenl sur la près au niveau du disque intervertéhn1I e ntre les
région épigoslcique: les douleu rs de l'intestin moyen vertèbres LI.Il e l LIV. Le lti lc des reins el le début
se projeltenl sur la région ombil icaJe : et les douleurs des uretères sont approximalivemen t en regard de
de l'intesli n postérieur s ur la région pubienne. la vertèbre LI .
J..es u 1·e 1ères descendent vert icale me nt en avant
des extrémi tés des processus transverses des ver-
Localiser les reins tèbres lomb:, Jes lnf.érieures, el pénèlrenl dans le
pe lvis,
Les reins se projettent sur le dos de chaque côté de
la ligne média11e, et sont en rapporl avec les côtes
(figure 4.152) : Localiser la rate
■ le rein gauche esl LLO peu plus h nut que le rein d roiL; Lo rate se projette sur le côté gauc he el le dos, dans
son pôle supérieur ottcinl en haul lo 11• Côle: lo régio11 des 9". 10• et 11• côles (.figure 4.153). La rate
■ le pôle s upérieur du rein droil alleinl seu.Jornenl su it le con tour de la 1 o• oôle et s'étend d u pôle supé-
la 12" côte. rieur du rein ga uc he à la li.gne axillaire postérieure.
Figure 4.151 . le.s neuf régions de l'abdomen. Vue antérieure chez une femme.
365
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Abdomen
LI
Rerngauche -----1/
Uretère gauche - - - - -- - ~ ·
. ____ _.l-- - - - - Refn droit
;-----,.-- - - - - Processus ~ansverses
des vertèbres lOmbales
FlguN 4.152. Surface de projection des reins et des uretères, Vue postérieure de l'abdomen chez une femme.
366 0
Copynghted matenal
Cas cliniques • Cas 2.
Cas cliniques
cas 1
Rupture traumatique du diaphragme Le patient est très vraisemblablement opéré d'une
Un homme âgé de 45 ans présente des douleurs splénectomie.
épigastriques modérées, et le diagnostic de
Chez un patient victime d'un traumatisme
reflux gastro-œsophaglen est porté. Il reçoit
abdominal sévêre /comme ceux causés par les
un traitement médicamenteux approprié, qui
accidents de moto), les fractures des dernières côtes
le soulage. Lors de la première consultation, le
gauches sont un signe très important de gravité du
médecin de famille demande une radiographie
traumatlsme.
du thorax, qui montre une proéminence de la
Le patient retrouve dans ses papiers qu'îl a été
partie gauche du diaphragme et des séquelles de
opéré, suite â cet accident, d 'une ablation de fa
fractures costales.
rate, mais il n'est pas fait mention d'une peti te
Le patient est reconvoqué pour un entretien rupture du dôme diaphragmatique gauche. Le
complémentaire. patient développe ainsi progressivement une
hernie, â travers laquelle l'intestin peut pénétrer,
Il est extrt!meme.n t satisfait du traitement qui fui
produisant une proéminence du diaphragme, vue
a été prescrit pour son reflux gastro-œsophagien,
sur la radiographie de thorax.
mais est troublé d'être reconvoqué pour un nouvel
Comme le traumatisme date de plusieurs années
examen. Durant l'entretien, il explique qu'il a été
et que le patient est asymptomatique, il est peu
blessé dans un accident de moto il y a plusieurs
probable que ce patient développe par la suite une
années, et qu'il a subi une laparotomie pour
complication, et il en est soulagé.
• rupture ». Le patient ne se rappelle plus quelle
intervention a été réalisée, mais assure que celle-d
avait été une réussite.
cas 2
Thrombose chronique de la veine cave inférieure paroi abdominale antérieure. Lorsque de telles veines
On demande à un êtudiant en médecine d'examiner sont aussi visibles. cela implique généralement qu'il
l'abdomen de deux patients. Chez le premier existe une obstruction sur la voie normale de drainage
patient, il remarque des veines irrégulières irradiant veineux et qu'il y a une voie de drainage alternative.
depuis l'ombilic. Chez le second patient, il note Normalement le sang des membres inférieurs et des
des veines ir(égulières sur la paroi abdominale organes rétropéritonéaux se draine dans la veine çave
antérieure, allant des régions Inguinales vers la inférieure, puis dans l'oreillette droite du cœur. Ce
poitrine selon une direction caudocrânlale. On lui patient présente une thrombose chronique de la veine
demande d'expliquer ses constatations et d'en cave Inférieure, empêchant ainsi le sang de retourner au
déterminer la signification. cœurpar la voie «habituelle».
Le sang des membres inférieurs et du pelvis
Chez le premier patient les veines observées drainent
peut, dans certaines conditions. se drainer via
la région ombilicale. Physiologiquement il n'y a
une série de vaisseaux collatérau)(, dont les veines
pas de grosses veines visibles irradiant de l'ombilic.
épigastriques inférieures superficielles situées au
Chez les patients présentant une hypertension
sein du fascia superficialis. Celles-ci s'anastomosent
portale, la pression veineuse portale est augmentée
avec les systèmes veineux épigastriques supérieurs
suite à certaines pathologies hépatiques. De petites
superficiel et profond, qui se drainent dans les veines
veines collatérales se développent au niveau et
thoraciques Internes, qui se drainent â leur tour
autour de la veine ombilicale. Ces veines passent
dans les veines brachiocéphaliques et la veine cave
au niveau de l'ombilic et se drainent sur la paroi
supérieure.
abdominale antérieure, formant ainsi une anastomose
Suite â une thrombose de la veine cave
portosyrtémique. Un des diagnostics évoqués pour ce
inférieure, les veines de fa paroi abdominale
g patient est une cirrhose hépatique.
antérieure et d'autres voies collatérales
N Les veines drainant la paroi abdominale antérieure
0
dans une direction caudocrâniale chez le second patient
s'hypertrophient pour s'adapter à /'augmentation 367
du débit sanguin.
ont une présentation inhabituelle pour des veines de la
CopyrightL'Cf matcnal
Abdomen
Cas 3
Biopsie hépatique chez un patient suspect Il est adressé dans le département de radiologie
de cirrhose du foie pour une biopsie hépatique transjugulaîre.
Un homme de 55 ans présente un ictère sévère et
un abdomen très distendu. le diagnostic de cirrhose Pour cela, la peau autour de la veine jugulaire du
du foie est posé et des examens complémentaires cou est anesthésiée. l 'accês est obtenu au moyen
montrent que le patient a une ascite importante d'une aigu/lie et d'un guide. Le guide est monté
(liquide libre au sein de la cavité péritonéale). Une dans la veine jugulaire interne, puis le tronc
biopsie hépatique est nécessaire pour confirmer la brachiocèphalique. Il pénêtre ensuite la veine cave
cirrhose, mais la méthode pour obtenir cette biopsie supérieure, longe la paroi postérieure de l'oreillette
fait débat (figure 4 .154). droite pour entrer dans la partie supérieure de la
veine cave inférieure. Un cathéter est alors Inséré
Chez les patients présentant une cirrhose, Il est sur le guide et dirigé vers la veine hépatique droite.
important de déterminer le stade de la cirrhose et Grâce â une série de dilatateurs, l'orifice est agrandi
son étiologie. et une aiguille â biopsie placée sur le guide dans
L'anamnèse, l'examen et les examens sanguins y sont la veine hépatique droite. Le foie est ainsi biopsié
utiles, ainsi que certains examens d'imagerie. Pour â travers la veine hépatique droite et /'échant/1/on
débuter un traitement et déterminer le pronostic de de biopsie récupéré. Une simple suture est réalisée
l'affection, un échantiflon de tissu doit étre obtenu pour fermer la veine jugulaire et une compression
et examiné. Différents éléments importants sont à légère suffit à arrêter le sôlgnement.
considérer lorsqu'une biopsie hépatique doit étre Puisque l'aigul/le à biopsie ne perfore pas la
effectuée chez un patient suspect de cirrhose. capsule hépatique, le saignement provenant du foie
Le premier élément est la fonction hépatique. est peu important car le sang se drainerait dans les
La fonction hépatique des patients souffrant veines hëpatiques et retournerait dans la circulation.
de pathologies hépatiques est souvent pauvre,
comme le montre l'ictère du patient qui résulte
Algullle à biopsie da!$
d'une incapacit é de conjuguer la bilirubine, Le foie la veme hépaliquedro~e
produisant des facteurs de coagulation sanguine
impliqués dans la cascade de la coagulation, la
capacité de coagulation des patients présentant
une pathologie hépatique sévère est très souvent
significativement diminuée. Ces patients ont ainsi un
risque élevé d'hémorragie.
Le second élément est la présence d'ascite.
Normalement le foie est situé contre les parois
abdominales antérieure et latérale. Ce contact direct
est utile après la réalisation de la biopsie hépatique.
Une fois celle-ci obtenue, le patient est allongé sur
la région où la biopsie a été pratiquée, et le poids
du foie contient le saignement local. Lorsque les
patients ont une ascite importante, le foie ne peut
pas s'appuyer contre les parois a.bdominales et le sang
peut donc s'écouler librement dans le liquide d'a.scite.
Ce patient ayant de l'ascite, une autre méthode de Figure 4 .154. Aiguille à biop::1• hépatique transjugulalre
dans la veine hépatique droite. Radiographie.
biopsie hépatique doit donc être envisagée.
368
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Cas cl iniques • Cas 4
Cas4
Lymphome de Hodgkin Les masses scrotales sont fréquentes chez les
Un homme de 30 ans présente une masse jeunes hommes, et déterminer le site anatomique
épigastrique diffuse, mal définie. Le reste de exact de la masse scrotale est un point clinique
l'examen met en évidence une augmentation de de grande importance. Une masse située dans
volume asymétrique du scrotum. le testicule doit être rigoureusement examinée,
afin d'exclure un cancer testiculaire. Les masses
Parmi les différents d iagnostics évoqués, l'interne
épididymaires et les autres lésions scrotales,
envisage que ce patient souffre d'un cancer
comme les hydrocèles ou les hernies, doivent
testiculaire avec une extension lymphatique
également être soigneusement examinées mals ne
régionale abdominale (nœuds latéroaortiques ou
sont généralement pas malignes.
lombaux).
L'échographie met en évidence du liquide
Le cancer primitif du testicule est la tumeur la plus
entourant le testicule, dont le diagnostic est celui
fréquente chez les hommes entre 25 et 34ans,
d'hydrocèle. Les kystes épididymaires simples sont
et représente I à 2 % de tous les cancers chez
facilement vus et différenciés d'une hydrocèle.
l'homme. Un antécédent familial de cancer du
Le d iagnostic de lymphome est alors suspecté.
testicule et l'ectopie testiculaire sont des fadeurs
prédisposant à cette pathologie. Le lymphome est une pathologie maligne des
La diffusion de la tumeur se fait typiquement nœuds lymphatiques. La plupart des lymphomes
par diffusion lymphatique, le long des chaines sont divisés en deux groupes, appelés lymphome
ganglionnaires qui drainent les testicules. hodgkinien et lymphome non hodgkinien.
Les testicules se développent à partir de S'il est traité précocement, le pronostic après
structures adjacentes aux vaisseaux rénaux chimiothérapie radicale est excellent.
dans la partie supérieure de l'abdomen, entre
Le patient bénéficie d'une biopsie. Il est
le fascia transversalis et le péritoine. Ils migrent
placé dans une position favorable dans le
habituellement à travers le canal inguinal
scanner. Une fine aiguille, avec un procédé de
jusqu'au scrotum, juste avant la naissance. Les
biopsie particulier, est utilisée pour obtenir un
testicules emmènent avec eux leur vascularisation
échantillon de nœud gangl ionnaire. On réalise
artérielle et veineuse, leur innervation et leurs
la biopsie par le côté gauche, car les nœuds
lymphatiques.
lymphatiques sont situés dans la région para-
Un scanner révéle une volumineuse masse nodulaire aortique et la veine cave Inférieure est du côté
lymphatique dans la partie supérieure de l'abdomen droit (une biopsie par voie postérieure devrait
et plusieurs adénopathies au niveau des chaînes passer entre la veine cave inférieure et l'aorte,
ganglionnaires iliaques commune et interne. ce qui est délicat). La peau est anesthésiée grâce
à un anesthésique loca l au niveau du bord
Si l'on présume que cette masse scrotale est un
latéra l du muscle carré des lombes. L'aiguille est
carcinome testiculaire, se drainant vers les nœuds
positionnée à 45• par rapport au muscle carré
latéroaortiques (tombaux) de la partie supérieure
des lombes puis introduite dans le rétropéritoine
de l'abdomen, il serait très surprenant que des
jusqu'aux nœuds lymphatiques para-aortiques
adénopathies Iliaques soient présentes.
gauches. Cette procédure étant réal isée sous
Un examen plus approfondi de cette masse contrôle scannographique, l'opérateur peut
scrotale est nécessaire. avancer progressivement l'aiguille, en prenant
le test de transilluminatlon du scrotum est soin de ne pas «·toucher » d'autres structures
positif du côté atteint. Une échographie révèle rétropéritonéales.
que les testicules droit et gauche sont normaux Une biopsie est obtenue et le d iagnostic est
mais qu' il existe une importante collection celui de lymphome de Hodgkin. Le patient reçoit
liquidienne autour du testicule droit. Le diagnostic une chimiothérapie et, à 2 ans, il est en rémission
.si> d'hydrocèle droit est donc posé. complète et mène une vie active.
li',
8
N
0 369
Copynghled matenal
Abdomen
cas s
Hernie inguinale vidant ainsi le scrotum. Lorsque la main de
Un homme de 35ans présente u ne masse l'examinateur est enlevée, la masse retourne
molle d 'environ 3 cm de diamètre au niveau de dans le scrotum.
l'hémiscrotum droit . Le d iagnostic est celui d ' une
Une hernie inguinale indirecte pén ètre dans le
hernie inguinale indirecte droite.
canal inguinal par l'anneau Inguinal profond. Elle
Quelles sont les constatat ions de l'examen? passe ensuite dans Je canal et en sort par l'anneau
La masse n'est pas sensible, et l'examinateur inguinal superficiel, au niveau de l'aponévrose
ne peut pas « passer au-dessus• de celle-ci. Les du muscle oblique ex terne. Le sac herniaire se
testicules sont perçues séparément de cette masse situe en haut et en dedans du tubercule pubien
et le test de transillumination {dans lequel une et pênètre dans le scrotum avec Je cordon
lampe est placée sous le scrotum alors que celui-ci spermatique.
est observé par au-dessus) est négatif . (Le test est Une hernie inguinale directe passe directement
positif lorsque la lumière passe à travers le scrotum.) â travers la paroi postérieure du canal Inguinal.
Lorsque le patient est debout, une impulsion à Elle ne descend pas dans le canal inguinal. Si elle
la toux est ressentie au niveau de la masse. est suffisamment volumineuse, elle peut passer
Après des manœuvres délicates, la masse â travers l'anneau inguinal superficiel vers Je
peut êt re réintég rée dans le canal inguina l, scrotum.
Cas 6
calcul urétéral niveaux spinaux Jombaux. La douleur se projette
Un homme de 25 ans prése nt e une douleur ainsi sur les régions cutanées innervées par les
importante au niveau d u quadrant inférieur nerfs somatiques sensitifs issus des mêmes niveaux
gauche de l'abdomen. Cette douleur est diffuse spinaux (ici, la région inguinale).
et relati vement constante, avec quelques
Un scanner est réalisé chez ce patient.
courtes périodes de répit. A l' interrogatoire, le
patient indiq ue q ue la douleur est située dans la Généralement les patients passent une radiographie
région inguinale et qu'elle irradie vers la régio n abdominale sans préparation pour observer la
infrascapulaire gauche. La bandelette urinaire est présence êventuelle de calculs radio-opaques (90 %
positive pour le sang (hématurie). des calculs rénaux sont radio-opaques).
Une échographie peut étre utile pour évaluer
Le diagnostic de lithiase urinaire (calcul) est porté.
la dilation pelvicalicielle et pour mettre en
La douleur infrascapulaire initiale du patient,
évidence les calculs situés au niveau des jonctions
qui irradie par la suite vers la région inguinale
pelvicalicielle et urétérovésicale. L'échographie est
gauche, est en rapport avec le pa.ssage du calcul
également utile pour rechercher d 'autres causes
urétéral dans l'uretère.
d'obstruction (â savoir les tumeurs au niveau et
L'origine de la douleur est en relation avec la autour des orifices urétéraux de la vessie).
distension urétérale. Parfois, une urographie intraveineuse peut être
Des séries d'ondes péristaltiques le long de pratiquée pour explorer la partie supérieure du
l'uretère transportent l'urine dans l'uretère, tractus urinaire et préciser la localisation des calculs.
des reins à la vessie. Lorsqu'un calcul obstrue De façon non exceptionnelle, des scanners de
cette voie, l'uretère se distend, et il en résulte l'abdomen sont également réalisés. Ces scanners
une exacerbation des douleurs. Les ondes donnent non seulement des informations sur les
périst altiques se surajoutent à cette distension, reins, les uretères et la vessie, mais encore montrent
entrainant des périodes d 'exacerbation la position des calculs et d'autres éventuelles
douloureuse et des périodes de répit. pathologies associées.
Si la douleur infrascapulalre du patient esr
La douleur est projetée.
située â droite, diffusant au quadrant inférieur
Les fibres nerveuses viscérales afférentes droit de l 'abdomen, une appendicite devrait être
(sensitives) provenant des uretères gagnent la exclue. Un scanner serait capable de différencier
370 moelle sp inale, au niveau des premier et deuxième une appendicite d'une colique néphrétique.
Copynghted matenal
Cas cliniques • cas 7
Cas 7
Abcès intra-abdomlnal L'élévation de l'hémidiaphragme droit était due
Une femme de 27 ans est admise aux urgences au pus fusant du récessus hépatorénal. autour
chirurgicales pour une appendicite. Elle subit des faces latérale et antérieure du foie, pour
une appendicectomie. Il est noté pendant s'accumuler au-dessus du foie, en situation sous-
l'intervention que l'appendice est perforé et qu'il phrénique. Une échographie met en évidence
y a du pus dans la cavité abdominale. l'appendice cette collec:tion. La cavité abcédée est clairement
est ôté et son moignon proximal est lié. visible en plaçant la sonde d'échographie entre
l'abdomen est lavé avec du sérum physiologique les 11• et 12" côtes. Le bord inférieur du lobe
tiède. La patiente s'est initialement bien remise pulmonaire inférieur droit est situé au niveau de
mais au 7' jour, elle se sent moins bien avec des la 10' côte, sur la ligne axillaire moyenne. Lorsque
douleurs au niveau de l'épaule droite et des pics la sonde est placée entre les 11• et 12• côtes, les
fébriles. ondes ultrasoniques passent entre les muscles
intercostaux et la plèvre pariétale, latéralement
Cette patiente a développé un abcès intra-
sur la paroi thoracique, puis se dirigent à travers la
abdominal.
plévre pariétale recouvrant le diaphragme, vers la
Toute intervention au niveau du tube digestif cavité de l'abcès, située sous le diaphragme.
peut entrainer une contamination péritonéale par
le drainage n'est pas réalisé par voie intercostale.
les fèces et la flore fécale.
Mais, sous contrôle scannographique, un drain
Pendant la période postopératoire, une réaction subcostal est mis en place sous anesthésie locale,
inflammatoire se constitue et une collection et un litre de pus est évacué (figure 4.155). 11 est
de pus se développe. le relevé de température important de garder à l'esprit que la mise en
montre typiquement une fièvre oscillante. place d'un dra in dans la cavité abdominale, en
passant par la cavité pleurale, permet au pus de
Les localisations les plus fréquentes des abcês sont
pénétrer dans la cavité thoracique, et que cela
le pelvis et le récessus hépatorénal.
peut entrainer une pleurésie purulente (pus dans
Lorsque le patient est en position allongée,
l'espace pleural).
les points les plus bas des cavités abdominale et
l'évolution de la patiente est par la suite
pelvienne sont la région postérosupérieure de la
lentement favorable.
cavité péritonéale (récessus hépatorénal) et, chez
la femme, le cul-de-sac utérorec:tal (cul-de-sac de
Colleetlon sous.phrénique d& pus 01 de gaz
Douglas).
Copynghted material
Abdomen
Cas 8
Complications d'une résection abdominopérinéale peuvent aussi se développer chez des patients plus
Un homme de 45 ans présente un carcinome jeunes. La majorité de ces tumeurs se développent
rectal de bas grade, juste au-dessus de la â partir de polypes bénins qui subissent une
marge anorectale. Il est opéré : résection transformation maligne. Lorsque la tumeur
abdominopérinéale emportant la tumeur prolifère, elle envahit la paroi de l'intestin puis
associée à une colostomie gauche basse (voir métastase à partir des lymphatiques locaui<. La
ci-après). Malheureusement, l'épouse du tumeur s'étend au sein de la paroi quelques
patient le quitte pour plusieurs raisons, dont centimètres au-dessus et en dessous de son
l'absence de libido. Il « se met â boire» et, après origine. La diffusion lymphatique se fait par les
plusieurs années, développe une cirrhose. Il nœuds lymphatiques locaux et régionaux puis
est amené aux urgences pour une hémorragie vers la chaîne lymphatique préaortique. Celle-ci se
importante au niveau de volumineuses draine par la suite dans le conduit thoracique.
veines situées autou r de la colostomie. Un
Lorniue cet homme est opéré, la tumeur est si
shunt portosystémique intrahépatique par
proche de la marge anale que le sphincter doit
voie transjugulaire est réalisé en urgence, ce
être emporté, pour que les marges de la résection
qui stoppe le saignement (figures 4.156 et
soient saines (exérèse macroscopiquement
4.1 57). Il suit actuellement un programme de
complèt e). L'intestin ne peut pas être relié à l'anus
rééducation.
sans sphincter. car le patient serait incontinent
Une colostomie est nécessaire à cause de la fécal. Lors de l'intervention chirurgicale, on
localisation basse de la tumeur. pratique l'ablation de la tumeur ainsi qu'un curage
ganglionnaire locorégional et l'exêrêse de la graisse
Les carcinomes du côlon et du rectum touchent
pêritumorale autour du rectum.
en général des personnes plus âgées, mais ils
Sten! pontanl la ve;ne p0<1e ~ -Vein<I hépatlQue
..,, la veine hépa1lque
Vaine porte
Figure 4.156. Position ,du stent de shunt portosystémi• Fig..,. 4.157. Fonctionnement du shunt portosystêml·
que intrahêpat.ique transjugulaire. Radiographie.
que intrahépatlque transjugulaire. Veinogramme.
(Suite)
372 0
Copynghted matenal
Cas cliniques • Cas 8
Cas 8 (suite)
L'extrémité libre du côlon sigmoîde e.st amenée à ayant une co/ostomie, de petites veines
la paroi abdominale, à travers un orifice. L'intest in peuvent se développer entre les veines du gros
est ensuite prudemment suturé à la paroi Intestin (système porte) et les veines cutanées
abdominale antérieure pour permettre la mise en de la paroi abdominale antérieure (veines
place d'une poche pour recevoir les f èces. Il s'agit systémiques). Lorsque ces veines grossissent à
d'une colostomie avec anus iliaque. cause de l'hypertension portale, elles peuvent être
traumatisées lors du passage des selles à travers
Contrairement à leur réaction immédiate
l'orifice de colostomie. Si elles sont abimées, elles
habituellement négative vis-à-vis de la poche de
sont susceptibles d'entrainer une hémorragie
colostomie, la plupart des patient5 coopèrent
importante.
extrêmement bien, surtout s'ils sont en rémission
de leur cancer. Une intervention est réalisée pour diminuer la
Les nerfs pelviens de ce patient sont pression portale.
endommagés. La dissection chirurgicale Pour réduire la pression dans la veine porte chez
radicale du pelvis abima les nerfs pelviens ce patient, plusieurs procédures chirurgicales sont
parasympathiques, quï assurent l'érection envisagées. Celles-cl comprennent l'anastomose
du pénis. Ma/heureusement, cela n'a pas ètè latérale de la veine porte sur la veine cave
bien expliqué au patient, ce qui concoure inférieure (shunt porto-<ave) ou l'anastomose
probablement en partie à l'échec de sa relation de la veine splénique sur la veine rénale (shunt
amoureuse. Toute chirurgie radicale du pelvis peut splénorénal). Ces interventions nécessitent de
endommager les nerfs péniens ou clitoridiens et toute façon une grande incision abdominale et
ainsi interférer dans la fonction sexuelle. sont extrêmement délicates. Comme solution
alternative, il est décidé de créer un shunt
Ce patient présente une hémorragie des veines de
portosystémique intrahépatique transjugulaire.
la stomie.
Comme il développe un grave problème Créer un shunt portosystémlque intrahépatique
d'alcoolisme, son foie devient cirrhotique et cela transjugulalre est une technique relativement
endommage l'a.rchitecture normale de son foie. nouvelle, qui peut être réalisée sous anesthésie
Cela entraine une augmentation de la pression locale. Par la voie Jugulaire Interne droite, une
sanguine dans la veine porte (hypertension longue aiguille catéthérise la veine jugulaire
portale). interne, la veine cave supérieure, l'oreillette droite
puis la veine cave inférieure. La veine hépatique
Chez les patient5 présentant une hypertension
droite est ensuite canulée et, avec des guides
portale, de petites anastomoses se développent
spéciaux, l'aiguille passe t, travers le parenchyme
entre les veines du systême porte et les veines
hépatique vers la branche droite de la veine
de la circulation systémique. Ces anastomoses
porte. Une sonde à ballonnet est ensuite placée
portosystémiques ont habituellement des
sur le guide, à travers le parenchyme hépatique,
conséquences mineures; cependant, au niveau
puis gonflée. Après l'ablation du ballon, un stent
de la jonction gastro-œsophaglenne, elles se
métallique (un tube flexible) est mis en place au
situent au niveau de la muqueuse et de la sous-
sein du foie afin de le laisser ouvert. Le sang passe
muqueuse et sont sujettes aux traumatismes. Des
ainsi librement de la veine porte vers la veine
hémorragies cataclysmiques peuvent se produire
hépatique, créant un shunt portosystémique.
pour des traumatismes même mineurs, conduisant
parfois au décès du patient. Ces varices nécessitent Cette procédure a pour résultat de diminuer la
un traitement urgent, qui peut être l'injection de pre1-sion sanguine portale chez le patient et de
substances sclérosantes, la ligature endoscopique l'amener à un niveau proche de celle du système
ou chirurgicale. veineux systémique, rédu isant ainsi le risque de
Heureusement, la plupart des autres saignement des anastomoses portosystémiques
anastomoses portosystémiques ont des (ici, au niveau de la colostomie).
conséquences moins graves. Chez /es patient5
373
Copynghted matenal
Abdomen
Cas 9
Cancer de la tète du pancréas du pancréas ont tendance à s'étendre et
Une femme de 52 ans consulte son médecin traitant peuvent comprimer et envahir le duodénum.
pour une asthénie de plus en plus importante et des Malheureuseme nt. cela s'est prod uit da ns le cas
vomissements. l e médecin l'examine et remarque de cette patiente, créant une obstruction presque
q u'elle a perdu beaucoup de poids par rapport aux complète. La suite de l'entretien révèle que la
consultations prècédentes. Elle présente éga lement patiente vomissa it des aliments non digérés,
un ictère et l'examen de l'abdomen révéle une précocement par rapport aux repas.
masse ronde, bien limitée, d'environ Un scanner montre d'autres complications.
10 cm, palpée sous le bord hépatique dans le Des structures anatomiques co mplexes se situent
quadrant supérieur d roit (figure 4.158). dans la région de la tête et du col du pancréas et
peuvent être affectées lors de processus malins. Le
le diagnostic cl inique est celui d'un carcinome de
scanner confirme la présence de la masse dans la
la tête du pancréas.
région de la tête du pancréas, envahissant la partie
Comment un diagnostic aussi p récis a-t-il été p osé descendante du duodénum. La masse s'étend
a partir des trois signes cliniques décrits ? au col du pancréas et bloque la partie d istale
du canal bilia ire et du canal pancréatique. En
l'obstruction de la patiente se situe au niveau du
arrière, la masse envahit directement le confluent
co nduit cholédoque d istal.
veineux ent re les veines splénique et mésentérique
Les causes des ictères sont la destruction excessive supê rieure, produisant une série de varices au
des hématies (ictère préhépatique), l'insuffisance niveau de l'estomac, de la rate et de l'intestin grêle.
hépatique (ictère hépatique) ou les causes Cette patiente re~oit une chimiothérapie
posthépatiques qui comprennent les o bstructions palliative, mais elle décède 7 mois plus tard.
le long de l'arbre biliaire.
Cette patiente présente une masse dans le
Tumeur
quadrant supérieur droit, palpable sous le foie ; il
s'agit de la vésicule biliaire.
'
Chez les individus en bonne santé, la vésicule
biliaire n'est pas palpable. Une vésicule
volumineuse t raduit une obstruction soit dans le
conduit cystique, soit en aval de celui-ci (conduit
cholédoque).
l es vomissements de la patiente sont en relation
avec la localisation de la tumeur.
Il n 'est pas inhabituel que les patients
atteints de pathologies malignes présentent des
vomissements et une perte de poids (cachexie).
la tête du pancréas est située dans la courbure
du duodénum, contre sa partie descendante.
Figure 4 .158. Tumeur de la tête du pancréas. Scanner
Les masses tumorales de la région de la tête dans le plan axial.
374
Copynghted matenal
Cas cliniques • 10 questions-répenses
10 questions-réponses
1. Un jeune homme subit une ablation du tes- azygos. En raison de ce grand nombre de col•
ticule pour carcinome, associée à un curage latérales, la ligature de la veine rénale gauche
ganglionnaire rétropéritonéal. l'incision chirur• entraîne un détournement du drainage veineux
gicale débute sous le rebord costal sur la ligne vers ces veines collatérales, qui retournent vers
mêdio-claviculaire et s'étend en arrière sur la la veine cave inférieure ou la veine cave supé•
ligne axillaire moyenne, le long de la paroi rieure via le système azygos.
latérale de l'abdomen jusqu'au pelvis. Deux
ans plus tard, le patient se porte bien, mais son 4. Un chirurgien plasticien décide de réaliser un
muscle droit abdominal est atrophique. Pour- lambeau musculaire de muscle droit de l'ab-
quoi 7 domen pour le transférer sur la jambe du
patient oû il y a une importante perte de subs•
Les nerfs du muscle droit abdominal provien-
tance musculocutanêe suite â un traumatisme.
nent de rameaux antérieurs des cinq derniers
Quelle est la vascularisation du muscle droit de
nerfs intercostaux et du nerf subcostal. L'inci-
l'abdomen et oû le chirurgien va•t•il trouver
sion subcostale a sectionné les branches issues
l'origine de ces vaisseaux 7
des nerfs costaux et l'incision du flanc latéral
a sectionné le nerf subcostal. L'incision a donc La vascularisation du muscle droit de l'abdo-
interrompu l'innervation multisegmentaire du men est principalement assurée par les artères
muscle droit abdominal, ce qui l'a dénervé. Le épigastriques supérieure et inférieure. L'artère
muscle s'est atrophié, rendant la paroi abdomi- épigastrique supérieure est une branche de l'ar•
nale antérieure asymétrique. tère thoracique interne, q ui se divise en arrière
de la 6• côte pour donner l'artère musculo-
2, Pourquoi une radiographie de thorax est-elle phrénique et l'artère épigastrique supérieure.
un outil utile pour mettre en évidence du gaz L'artère épigastrique inférieure nait de l'artère
intrapéritonéal 7 iliaque externe, sous le ligament inguina l. Elle
se d irige vers le haut, dans le fascia t ransversal is
La radiographie de thorax est indispensable
pour atteindre la ligne arquée et pénétrer la
lors de l'examen d'un patient présentant des
gaine des droits. C'est à ce niveau que l'artère
douleurs abdominales. Une douleur abdomi-
épigastrique inférieure est généralement repé-
nale haute est dans certains cas en rapport
rée et sectionnée avant d'être anastomosée sur
avec une affection pulmonaire ou pleur ale. Le
une artère appropriée du membre inférieur.
patient est radiographié en position debout. Le
gaz libre monte vers les parties les plus hautes 5. Un garçon de 3 ans présente une masse d'1 cm
de l'abdomen. Le gaz est bloqué au-dessus de au niveau de la région inguinale droite. Cette
la face supérieure du foie, sous le diaphragme. masse est en fait son testicule. Pourquoi?
Grâce à l'excellent contraste entre le gaz et les
La vacuité de l'hémiscrotum droit confirme que
-!? tissus mous, la radiographie de thorax peut
> cette masse est vraisemblablement un testicule
mettre en évidence un épanchement gazeux
J- sous-diaphragmatique à partir de 5 ml.
ectopique. La plupart des testicules ectopiques
sont localisés soit dans la cavité pelvienne, soit,
i·-
:!1
3. Un patient subit une cure d'anévrisme de plus souvent, dans la région Inguinale. Les
~ tubes séminifères ne peuvent pas se dévelop-
-" l'aorte abdominale, et la veine rénale gauche
~
est liée. le rein survit Pourquoi? per au sein de testicules non descendus après la
.;
< puberté, ce qui peut causer une infertilité. De
V,
C
La majorité du drainage veineux emprunte une plus. ces testicules sont susceptibles de dégé-
0
~ voie de moindre résistance. La veine rénale
~
C nérescence maligne. Parfois, le gubernaculum
gauche est relativement plus longue que la
-
;.:
~
·;:
.,
~
veine rénale droite et elle reçoit de nombreu•
ses collatérales, dont la veine surrénalienne, la
ne s'attache pas dans le scrotum mais pénètre
dans le périnée ou dans la cuisse. Comme les
fil testicules cheminent le long du gubernaculum,
veine testiculaire, la première veine lombale et
13 ils sont retrouvés dans ces régions.
0
N
des branches qui s'anastomosent avec la veine
0 375
Copynghted matenal
Abdomen
6, Afin de diminuer la pression portale, un chi- sont rétrocaecaux, proches du muscle grand
rurgien a réalisé une anastomose latérale de la psoas ou en contiguïté avec lui. Les mouve-
veine porte sur la veine cave inférieure. Donnez ments du grand psoas, soit par extension, soit
les bases anatomiques de cette intervention. par rotation externe du membre inférieur
droit, entraînent une irritati•o n et une douleur
De façon simple, la veine cave inférieure et la
importantes.
veine porte sont assez proches. L'i ntervention
peut donc être réalisée sans trop de mobilisa-
tion vasculaire, avec une relative facilité.
9. Un homme de 70 ans est admis aux urgences
pour des douleurs abdominales violentes. Un
7. Un jeune homme a reçu un coup de couteau interne réalise une urographie intraveineuse;
dans l'abdomen. Lors de la laparotomie, le celle-ci ne montre pas de calcul mais révéle une
chirurgien observe un large trou dans le foie, importante déviation latérale de l'uretère gau-
saignant de façon très importante. En utili- che. Quelle structure, si elle est augmentée de
sant vos connaissances en anatomie, comment volume, peut dévier l'uretère gauche 7
stopperiez-vous cette hémorragie hépatique l'uretère gauche est une structure rétropéri-
par une simple manœuvre de pincement 7 tonéale; ainsi, n'importe quelle masse rétro-
Le chirurgien place son index à travers le fora,. pérrtonéale située en dedans de l'uretère peut
men omental et son pouce sur la face antérieure la dévier. La structure la plus vraisemblable
du ligament hépatoduodénal. Le ligament est un anévrisme de l'aorte abdominale. Mal-
hépatoduodénal, qui contient la veine porte, heureusement, dans ce cas, ce n'est pas l'ané-
l'artère hépatique et le conduit cholédoque, vrisme mais l'hémorragie due à la rupture de
est ainsi srtué entre les doigts du chirurgien. La l'anévrisme qui a dévié l' uretère et provoqué
compression de ces structures stoppe temporai- ces douleurs.
rement l'apport vasculaire du foie et l'hémor-
ragie, permettant au chirurgien d'obtenir un 1 O. Un scanner est réalisé chez une patiente âgée
contrôle de l'hémostase. de 50 ans et une masse repoussant la veine
cave inférieure en arrière est découverte. La
8. Une femme de 25 ans présente une appendi- masse repoussait également le rein vers le bas
cite aiguë, dont la douleur est exacerbée en et refoule la face inférieure du foie. Au sein de
rotation externe et en extension du membre quel organe cette tumeur s'est-elle vraisembla-
inférieur. Pourquoi 7 blement développée 7
l'appendicite irrite le muscle grand psoas. La glande surrénale.
Approximativement 75 % des appendices
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376 g,
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Pelvis et
Vue globale
INTRODUCTION
Le pe lvis el le périnée sonl cles régiorlS liées e nlre La ca vité pelvienne de forme arJ·ondie. c:onl((nuo
elles. en rappnrl avec le pelvis osseux el uveç les dans le vrai 1ielvis, comporte u11e 011v11r1ure supé-
parlies termina les de la colonne verlêbrale. Le pelvis rieure. des parois e t u n planc her. Celle cavilé es l e n
esl divisé e n deux régivn s : coulinuilé vers le haul avec la cnvill; nbdom inale ol
conlie nl des é lé1111rnts dt1s appareils lll'innire. gosl ro·
• la région su pé rièure esl Ir, faux pelvis (grand pel-
in testinal el de la reprod ,,cLion.
vis) géné ra lemenl çonsidé rôe comme u ne partie
Le périnée (figure 5.1) esl au-dessous du plonch cr
cle l'abdomen (figure 5.1).
de la cavité pelvienne; ses lim ites sonl celles de
• le vrai pelvis [petit pelvis) esl li1n.ilé pn1· la pa1'tie
l'ouverlure inférieure du pelvL~ (détroil inférieur
infél'ieure des os coxaux. le sacrum e l le coccyx.
du pelvis). Le périnée conâenl les Ol'ganes génilaux
Il u un e ouvorlur<1 supéricu ro ul une ou verture
externes el les ori fices des appareils gc1nilo-u rinuirc
inférieure.
el g11slro-inlesllm1l.
FONCTIONS
Contenir et soutenir la vessie,
le rectum, le canal anal et les
Cotonne voies de la reproduction
vcnébralo
Dans la cavité pe lvie nne. la vessie est an térie ure e t
le rcclLun posléric u r, tous deux positionnés sur la
1igne méd ianc.
En se remplissan t. la vessie s'étend en hau t dans
l'abdomen. Elle esl soutenue r>ar les parlies ad jacen-
tes du squelette el du plancher pelviens. L'ur ètre Lra-
Cavrtéabdommale -'-+\- - verse le plancher pe lvien pour gagner le péri11ée. où
il s'ouvre à l'el\1érie ttr ch ez la fomn1e (ligure 5.2A)
et 0(1 il pénètre da ns la base du pén is c hez l'bom111e
Êpine maque (figtue 5.2B).
antéreiSupérieu1e -'!-'-+ Sacl\lm Faisa nt suilc au côlon sigmoïde au n iveau de
Cavtté la vorlèbrc S OI. le rectun1 se termine par le canal
H-,-- pelvienne a nal, qui Ira verso le plandrnr pelv ien pour s'ouvrir
Orillce anal ----,~¾::-;--.;_~P,;f--f"- Coccyx nu n ivca n du périoé~,. Lo ca oa l anal forme avec le
rectum une a ngulalion pos té rie urn . Colle a ngu la-
Pénis---{i lio n esl ma inle ou o (Jar los muscles du plancher
polvion et s'efface pondant la clé féca lioo. Lors•
qu' ils traversent le plancher pe lvien, le can al anal
el l'urètre comporl en l chacu n un s phincter mus-
I culaire s trié.
La cavild pelvienne co1Jlie ot l'essonlie l des voies
de la reproduction de la fornn1c e l wie partie ùos
Figu,. 5 .1. Pelvis et périnée.
378 vo ins do la rcproduclion do l'homme.
Copynghted matenal
Vue globale • Fonctions
Apparell de la
reproduction
Trompe utérine - --.----'<'~
ovaire --\-''té
Ulérus --',---',-~
Appareil gaatro-
Vagin -......:'r-~~":= 1nteatinai
Appareil urinaire
Vessie ------lc-----l;i::---4 ~ ~
Urè~e ~7"'- - - --/---Canal anal
A
--
Appareil de la reproducllon
AppareJJurinaire
~ - - - + - - - - -- Vessie
~ - - - - - + - - - - - - Urè1re
B
Figu,-e S.2. Le pelvis et le périnée contiennent et soutiennent les pan.ies terminal6 des appareils gastro-intestinal, urinaire et
de la reproduction. A. Chez la femme, B. Chez l'homme.
379
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Pelvis et périnée
• Chez la fommo. le vagin lraverse lo plancher Les rnclnos dos organes génitaux externes sonl
-pelvien et s'in sère sur l'ulérus da ns la cavité cons tituées de !issus érec:Liles (vasculaires) et entou•
pelvienne. L'u térus esl p lacé enlre le reclum et rées de muscles squeleltiquus.
la vessie. Les trompes utérines (ou lTompes de
Fallope) s'étendent lalérale monl de chaque côté
jusqu'à la paroi pelvienne pou r s'ouvrir à proxi•
mité de l'ovaire. ÉLÉMENTS ANATOMIQUES
• Chez l'homme, la cavité pelvienne con lient le site
de réunioo des voies lltinaires el de la reproduc· Ouverture supérieure
tian. Elle cootien l a ussi des glandes importantes du pelvis
associées aux voies de la reproduction : la pros•
laie el les deu x vésicu les sémioales. L'ouverture supérieure du pelvis (détroit su périeur
d u pelvis} est. eo forme de cœur el enlièremen l ser-
tie par l'os (.figu re 5.4). En arrière. l'ouvertu re supé-
rieure est Limitée par le corps de la vertèbre SI, qlli
Fixer les racines des organes s'avance clans celle ouverture eo formanl le promon•
génitaux externes loirc sacral . Oo chaque côlé de celle vertèbre. dos
processus tra nsverses e n forme d'a iJe appelés ailes
Daos les deux sexes. les racines des organes géni- (ailerons} contri.bueol à former la limi te de l'ouver-
laux exlernes. le cliloris el le pénis , sont fermemen t ture supérieure d u pelvis. Latéralement. Je rebord
ancrées : saillant. de .l'os coxa l prolonge la lbnite de l'ouver-
lure supérieure d u pelvis vers l'avan t. jusq u'à la sym-
0
• à la mollié antérieure clu bord osseux de l'ou ver- physe pubienne où les deux os coxaux s UJ1 issant
1u re inférieure du pelvis ; sur la ligne médiane.
• à un e épaisse e t fihreLtse me111brru1e du périnée, Des élémeols passenl à travers l'ouverture
q ui comb le l'espace de l'ou verture inférieure supérieu re du pelvis en tre la cavilé pelvienne el
(figure 5.3). l'abdon1on .
Tubérosité
tsohfatiqve
Orifice vaginal Tullé,ositè
Ischiatique
Rec:ine du pénls
Orifice urêtral
Memb,ane du péônèe
Rac~nes des organes Membrane du pérlnêe Gland du pénis
ginltaux externes
Orifice de l'uritre
A B
§
N
Fig ure 5.3. Le périnée contient et amarrt les racines des organt s génitaux externes. A. Chez la femme. 8 . Chez l'homme.
380 Q
Copynghted matenal
Vue globale • Éléments anatomiques
Aile du sacrum
Corps de SI
Anlculalion
~---,:t--r-- sacra-Iliaque
f--- - - -Coccyx
Au mo men t de la naissance, lo fœtus franch it est limitée ventralement sur la ligne mérliane par la
l'ouverturo supérieure du polvis depu is l'abdomen symphyse pubie nne.
où l'utérus a grancti durant la grossesse: pu is il fran• De chaque côté, le bord inférieur de l'os coxal se
chi! l'ouverture inférie ure. dirige en arrière et en dehors depuis la symphyse
pubienne pour se tenniner en w1e tubérosité proé1ni-
uente. la tubérosité ischiatique. Ensemble, ces éléments
Parois pelviennes constituent l'arcade pubienne qui forme la limite de la
moitié ventrale de l'ouverture caudale du pelvis. Les
Les parois du vrai pelvis sonl essenl.iellemcnl consli· ligaments sacrolubéraux prolongent cette limite vers
tuées d'os. de muscles e t do ligame nts. avec le sacru m. l'arrière depuis la tubérosité iscbialique jusqu'aux coc•
le coccyx el la moitié in férieu re de l'os coxa l. cyx el sacrum. /.n symphyse pubienne, les tubérosités
Deux ligan1enls - les ligaments sacroépincux el ischiatiques et Je cocql){ peuvent tous être palpés.
sacrotubéral - sont d' impo rtants élémenls archi•
tecturaux des parois, car ils relient chaque os coxal
au sacrum et au coccyx (figure 5.SA). Ces ligaments Plancher pelvien
transforment aussi deux échancrures des os coxaux
- les grande el petite inc.isures ischiatiques - en Le plancher pelvien, qui sépare la cavité pelvienne du
foramens des parois latérales du pe lvis. périnée. esl fom1é de muscles el de fascias (figure 5. 7).
Les muscles obturateur interne el pirifom1e Deux muscles élévateurs de l'anus s'allache nl en
(figure 5.58) on l le ur origine dans le pe lvis e t sorlenl périphérie aux parois du pe lvis el sont tu1is sur la
par les foramons isch iatiques pour ngir sur )'nrticu• ligne mérl ia ne par u n rnphé de tissu fibreux. Ensem·
lalion de la ha nch e. bic. ce sont les parlies les plus imporlantes d'une
structure e o forme de bol ou d'enton noir a ppelée
le diaphragme pelvien. complété en arrière par les
musèles coccygiens. Ces derniers recou\'renl les
Ouverture inférieure du pelvis ligamcnls sacroépinellx el s'étendent des bords du
L'o uverture inférieure de forme losnngique est for• sacrum el du coccyx à une épine saillante du sque-
mée à la rot~d 'os e l de llgamen ls (figu re 5.6). El le lelte pelvien. l'épine ischiatique. 381
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
,:.
limite de l'ouverture
supérieure du pelvis - -----.', ,.
,1
1
Petit foramen ischiatique- -- lt--r--t-r - - - - -- t--
Llgamenl sacroépineux
Foramen obh,ué - - - - - -
382
Figure 5.5. Parois du pelvis. A. Os et ligaments des parois du pelvis. 8 . Muscl~ des parois du pelvis.
Copynghted matenal
Vue globale • Éléments anatomiques
Symphyse pubienne
:::--..+r::X--Tubercute ou pu1>s
Branché lschlopublenne "~ ,--
Foramefl obrure ÈpJne 11/aque anrerosupërieure
TubôrosltC ischiatique
Ligament sacrotubêfal
Coccyx
Muscle piriforme
Muscle coccygien
Coccyx
Êpine ischiatique
Muscle coccygien
Membrane du périnée
Orifice vaginal
Orilice urétral
383
fiture 5.7. Pla ncher pelvien.
Copynghted material
Pelvis et périnée
Le dia1ihragme pelvien forme !"essentiel du plan- Chez l'lwntme, la partie dJstale de l'urètre est
cher pelvien et p résente dans sa partie an térieure un entourée par les ûssus érectiles el s'ouvre à l'extré-
hiatus en forme de U en rapport avec des éléments mité du pénis (figure 5.913):
de l"appareil urogénila l. • en arrière. le triangle anal présente l'orili.ce
Le nmal anal passe du pelvis a u périnée par w1 ori- a nal.
fice citcu laire el postérieur du diapltrag,ne pelvien.
Le plancher pelvien est sôulrmu e n avant par :
• la membrane du périnée;
• les muscles de l'espace périnéal profond. RAPPORTS AVEC LES AUTRES
La membrane du périnée est une épa isse ,;on - RÉGIONS
c he fosciale triangulaire c,ui e mp lil l'e;poce e ntre
les bn1s de l'a rcaù e pubienne. el u un bord posté- Abdomen
rieur libre (figure 5.7). L'espace périnéal profond
est une é troite région au-dessus de la membrane La cavité du vrai pelvis est en continuité nvnc ln
du péri11ée. cavité abdominale a u niveau de l'ouverture supé-
l\:s bonis du hiatus e11 Use co11fondent avec les rieure du pelvis (figure 5.10A), Tout es les struc tures
parois des viscères {[Lli le traversent et. au-dessous, passant entre les cavi tés pelvienne et abdom inale.
avec les muscles do l'espace périnéal p rofond. compre nant les gros vaisseaux, les nerfs el les lym•
Le vagi n cl l'urètre traversent le plancher pelvien phatiques. ainsi que le côloa sigmoïde e t les uretères,
pour passer du pelvis au périnée. fra.nch issent l'ouverture supérieure. Chez l'homme,
de c haque côté, les conduits d éférents traversen t la
paroi abdominale antérieure cl pénètrent dans la
Cavité pelvienne cav ité pelvien.ne en surcroisa nt son ouverture supé·
rieure. Chez la femme, les vaisseilU.X ovarie ns. les
La cavité pelvienne est bordée par du péritoine en nerfs el les lympha tiques franchisseot l'ouverture
continuité avec le péritoine abdom inal. Ce p(iriloine supérieure pour alleindre les ovaires, qui sonl situés
lap isse les faces supérieures des viscères pelviens, de chaque côté juste au-dessous de celle ouverture
mois n'allein t pas le plancher pelvien clans la plu- supérieure.
part des régions (figure 5.8A).
Les viscères pelviens sont si tués sur la ligne
médiane de la cavi1é pelvienne. La vessie est anté-
rieure el le rectum postérieur. Che'.6 la femme, l'u té- Membre inférieur
rus est placé entr e lu vessie et le rectum (figure 5.813).
D'aut..es structures. comme les vaisseaux et les nerfs. Trois orifices de la paroi du pelvis communiquen t
sont situées profondément sous le péritoine en rap- avec le membre inférieur (figure 5. 1DA) :
porl uvei; les parois pelviennes e t de chaque côté d es
viscères pi~lviens. • le ca nal obi uraleur;
• le grand foramen isch ia tique:
• le peli I foramr.n ischiatique.
Périnée
Le canal obturateur constitue une voie de passage
Le périnée est si tué a u-dessous du pelvis entre les entre la cavité pelvien ne el la région des adducteurs
membres inférie urs (figure 5.9), Sa limite est l'ouver- de la hanche. ll est dans la partie supérieure du
ture inférieure du pelvis. Une ligne virtuelle reliant foramen obturé entre l'os. une meo1braoe de tissu
les tubérosités ischialiques divise le pé rinée e n deux fibreux el los n1uscles comblant le foran1en.
régions triangulair,,s: La petite incisure ischiatique, située au-dessous
du plancher pelvien, met en comn1u1ücatioo la
• en avant. le lrianglu urogénital coulienl les racines région glutéale et le périnée [ligure 5. LOB).
des organes génitaux externes et, c hez la femme. La cavité pelvienne communique aussi directe-
384 les ouvertures do l'urèlrlJ el rlu vAgin (figure 5.9A). 111en1 avec le périnée à travers une pet ite ouverture
Copynghted matenal
Vue globale • Rapports avec les autres régions
c;'i"'=-'
-- Membrane du
' - - - - - - ~ - - - - - pêrltl~ el ..,,ace
pêrlt\éal profond
- --.-- - - - Aune
~ - - - - - - - - Rectum
Vessie _ _ _ _,,.
B
FigUN 5.8. Cavité pelvienne et péritoine. A. Chez l'homme (coupe sagittale). B. Chez la femme (vue antérieure).
385
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Triangle urogénital
Membrane du pennee
èévateur de ra,-,us
A Onftee anal
Trlanglo urogênital
Omlœ urétral
Membrane
du péMée
Élév~ueurde l'anus
lJgamen1 sac,oMiéral
Triangle anal
B
386
Copynghted matenal
Vue globale • Rapports avec les autres régions
Canal obturateur
~ - • Vagin
• r,leff pudenrlal
• Veine e, a,1è1e
B pudéndaJes ln1emes
Ligamenl saaoépineux
Figure 5.10. Zones de communkation entre le vrai pe.lvls el d'autres regions. A. Entre fe vrai pelvls, l'abdomen, et le membre
infèriE:ur. B. Entre le périnée et d'auu.et régions.
387
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Plan coron1I
Sacrum
Épine lllaq"8 _ .....,.
antérosuperleure
l.lgamem saetotubéral
_,__,.,_.+- - Ouvenure lnfêrieure du pelv!s
Symphyse pubioM•
Copynghted matenal
Vue globale • Points clés
~ - - - - - - U~tère
\\ Anere i iaque commune
Paroi abdominale
vêntrale
Figure 5.12. Structures croisant les uretère>dan> la cavité pelvienne. A. Chez l'homme. 1 . Chez la femme.
Copyrightl.'Cf matcnal
Pelvis et périnée
~
~L
La pluparl df'.S muscles squelelliques coate1111s clans
le 1:>érinée el le plancher pelvien. y comr1ris le sphinc- LJ
ter nna l exlerne èl le sphincler exlerne de l'uri!tœ, sont
~
innervés par les segments méduJlalres S2 à S4.
L'essentiol de l'jnnervol.ion sonml.ique molrke el
sensilive du périnéo est fourn i par le nerr pucfon-
L2
clal qui provient des segments S2 i\ S4 do la moelle
spi nalo.
L'innervation
Les muscles et les fascias
parasympathique provenant
du plancher pelvien et du
des segments médullaires
périnée s'entrecroisent au
de 52 à 54 contrôle l'érection
niveau du centre tendineux
l.'innervol ion parnsyrnpa tbique provenaJJ t des seg- du périnée
moots médulla.ires S2 à S4 contrôle l'érection chez
l'homme et ch ez la femme (figure 5. 16). De chaque Les slructurcs clu planc-,her pelvien e t çelles du péri·
côté. les nerfs parasympathiques préganglionnaires née s'en trecroisen l au niveau d u centre tendineux
qu illenl les branches ventrales des nerfs sacraux du périn ée [fig11re 5.17). Ce nœ ud fibromusculaire
spinaux et gagnent le plexus nerveux hypogastri - ma l lim ité se s itue au centre du pé.ri née. approxi·
que inférieur (plexus pe lvien) sur la paroi pel,~eane mallvemenl à mi-distance des delL~ tubérosités
la térale. isch i.aliques. Convergent sur le centre 1endine1Lx d u
Les deux plexus hypogastriques inférieurs soul périnée:
les prolonge1ne11ts in férieurs du plexus abdominal
prévettébrnl s itué sur le paroi abdom inale posté- • los muscles él,i valeurs rie l'anus du diaph ragme
rieure e n rapport. avec l'aorte abdominale. Les nerfs pelvien :
issus de ces plexus pénètrent le plancher pelvien • les muscles des triangles urogén ital el anal du
pou r innerver les tissus érectiles du clitoris ch ez la périnée. ai11si que les muscles sphinctériens striés
390 femme e l du pénis chez l'homme. associés à l'u rèlre , au vagin e l à l'anus.
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Vue globale • Points clés
Ugamenl sacroépineux
Ligne d'attache de l'élévatBtJr - - -~ -...:r.- -r -..
de ranus et du coccygien
(plancher pewie<l)
Nert pudendal
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Pelvis et périnée
I] est important de prtmdro en considé.rnlion les diffé:- colon ne vert ébrole. li est divisé en deux gra11des
ronls trajet., de l'urètre chez l'homme et chez la femme régions : la région s upé rie ure esl le fnux (grn nd)
lors des cathétérismes ainsi que lors de /'évol11alio11 des pe lvis e l esl u ne partie de l'abdomen: la région infé-
traumatismes périnéaux et des patl,ologi~'S pelvien111~,. riettre est le vrai (petit] pelvis. qui cerne la cavité
Le pelvis est une région du corps entourée r)ar le pelvienne.
squelelle pelvie n el les é lémen ts inférieurs de la
Nerfs splanchniques
pelviens (de S2 à S4)
/
Nert hyP011<1Slnque
Ligne d'anaehe
du plancher peMen _ _ __.__ _
(ésèvateur de l'anus
et coooyglen)
- - -Triangle anal
Tnangle u«>génltal
Prostate
Nerfs des tissus êrectfles
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Vue globale • Points clés
Muscle transverse
supoffMllel du pênnêe
Urèlre
A B
393
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Pelvis et périnée
Anatomie régionale
La c.~vité fJClvie nno e n forme do bol est e n conti- PELVI S
nuité e n hau t avec la cavité a bdominale. Le rebord
de la cavité pe lvienne (l'ouvel'ture su pé rieure du Squelette
pelvis) forme Lm cercle osseux complel. Le p lancher
pelvie n est une s tJ'ucture 6b1·omusc ulaire s~parant Les os du pelvis sont les os coxaux droit et gauc he, le
la cavité pelvienne. s ituée au-dess us, du périnée. sncrum et le coccyx. Le sacrun1 s'articule e11 haut avec
s itué au-dessous. ln vertèbre LV au niveau de l'artic ulation lombosacrale.
Le péri.née est a u-dessous du planc he r pelvien e l Les os coxaux s'arlicw enl ea arrjère avec le sacrum au
sa limite inférieure est formée par l'ouverture infé- niveau de l'articulation sacra-iliaque et, entre eux, en
rieure du pelvis. Le périnée contient : avant au niveau de la symphyse pubienne.
• les orifices terminaux des a ppareils gastro-intesti-
nal el uri.oaire ; Os coxal
• l'orifice externe d es voies de la reproduc tion;
L'os coxal est de forme frrégu lière el est d ivisé en
• les raci nes des organes génitaux externes.
de ux grnndes parties par une ligne oblique de la face
médiale de l'os (6gure 5.19A) :
En clinique
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Anatomie régionale • Pelvis
• le faux pelvis a u-dessus de celle ligne, qui fnil La ligne lerminale cooslitue les deux liers infé-
partie de l'abdomen; rieurs de celle ligne el contribue à former le rebord
■ le vra i pe lvis au-dessous de celle ligne. qu i de l'ouvQrlure supérieure du pelvis,
contienl la cavité pelvienne.
Antérieur Postérieur
Épine iliaque
antêrosupérleure
Partie
anieula.ire
Partie abdominale
Épine Iliaque
1ntéro-lnféfieure - - Grande Incisure Partie pefvienM
Ugne terml.nale - -+, Ischiatique
- - Pettte Incisure
Ischiatique
Tubercule du pubis
Surtaoe artlcutalre
pour la symphyse pubienne
A Foramen obturé
Postérieur
Épine Iliaque
antérosupérleure
~ - - - Épine Iliaque
anb~ro-lnfêr'8ure
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Pelvis et périnée
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Anatomie régionale • Pelvis
A B
En dinique
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Pelvis et pé rinée
une crête pubienne mousse qu i se termine lalé- face onlérieure du sacrum csl concave; la foco pos té·
ralemont pru- le proé111il1eol tubercule du pubis : rieuro est convexe. Les processus transverses des ver•
• la branche supérieure du pubis se projelle posté• lèbres adjacentes se soudant latéralement par rapport
rola téra lemenl depu is le corps pour rejoindre par au foramen intervertébral el latéralement par rapport
sa base. qui esl posilionnéo vers l'acétabulum. à la bifurcalio11 des nerfs spinau x en branc hes pos•
l'iliu m e t l'iscbium . Le bord s upérieu r aigu de lérieu.res el antérieures. Les branches postérieures el
celle su rf'nce lriangulninJ est appelé lu ligne pec- nnlérieures ries nerfs s r>inaux S1 ii S4 é mcrgont du
tinée (pecten du pubis) , c1ui forme une partie de sacrum i\ Lravers des foramens séparés. Il y a quaLTe
la ligne lerrnjnule de l'os cox,11 el de l'ouvertu re _paires cie forame.ns sacraux antérieurs sur la face
s upérieure du pelvis ; antérieure d u sacrum pour les branches anlérieu.res.
• La branche inférieure du pubis esl marquée par le ot quatre paires de foramens sacraux postérieurs sur
sillon obturateur, qui forme le bord supérieur du la face postérieure pour les branches postérieures. Le
canal obturateur: la branche inférieure se dirige canal sacral esl la continuation du canal vertébra]
latéralement e l en bas pour rejoindre la branche qui se termine par le hiatus sacral.
de l'ischium.
lschium Coccyx
L'ischi,m1 esl la parHe postérie ure e l inférieure de La petile parHe lernûuale de la colonne vertébrale est
l'os ooxal (figure 5.21 ). 11 a: le coccyx, qui esl formé de quatre vortèbres coccy•
giennes soudées (figure 5.22) cl a, comme le sacrum.
• u n grand corps qui se d irige en haut pour rejoin -
l,J forme d'tm triangle inversé. La base du coccyx est
dre lïlium et la branche supérieure du pu bis;
orie ntée vers le haut. La face s upérieure porte une
• un e brancbe qui se dirige e n avonl pour rejoindre
focelle artiçulnire avec; le sacru m el d<Jux cornes, une
la branch e infé rieure d u pubis.
de chaque côl6. qui se projettent vers le haut pour
Le bord postérieur de l'os esl marc1ué par la s'articu ler ou se fusionner avec des cornes sinlilaires
saillante épine ischiatique qui sépan, la petite inci• du sacrum se projetant vers le bas. Ces processus sont
sure isch ial'ique. e n bas, cle la grande incisure ischjo- des processus articulaires su périeurs el infé rieurs
lique, en baul. modifiés. présents sur d'autres vertèbres. Chacw10
La caraclérisliquo la plus évidente de l'ischium des faces latérales du coccyx a un petit processus
est la présence d'une volum ineuse lubérosilé (la lTans verse rudimentaire partant de la première vcrtè•
tubérosité ischiatique) /t l'a nglo posléro-inférieur bre cocc;ygienn.e. l.i,s a rcs vertébraux sont abse nts des
de l'os. Celle tubérosité esl u n Si le imporlan l pour vertèbres coccygiennes: a insi, aucun caoal vertébral
l'i nsertion de m uscles du membre inférieu r el poµr osseux n'esl présenl au niveau du c:octyx.
supporter le corps en posi lion assise.
Articulations
Sacrum
Le sacrum a l'aspect d'un triangle inversé. el est formé Articulations lombosacrales
par la fusion des c inq vertèbres sacrales (figure 5.22). Le snc ru m s'a rlic;ule e n haut avec la p,irlie lo mbale
La base du sacrum s'articule avec la v1Jrlèbre LV. et de la colon.ne vertébrale. Les a rticulations lombosa-
son somn1el s'articule avec le coccyx. Chacu ne des cra les sont situées e nt re la vertèbre LV e l le sacrum
faces latérales de l'os porte lme grande faceuc en forme el compor1en 1 :
de L pour l'articulalion avec l'iliun1 de l'os coxal. Pos-
térieurement à la facelle se trouve u no vaste zone • les deux articulations zygapophysaires, e ntre
rugueuse pour l'insertion des ligan1ents qui s uppor- les p rocessu~ a rticu la ires inférieurs el s upérieurs
tent l'articu lalion sacro-iliaque. La face supérieure du adjacents:
sacrum so caractérise par la vue supérieure du çorps ■ un d isl1ue lnlerverléhral qui unit les corps des
de la vertèbre SI. na11quée de c haque côté d' un pro- vertèbres LV el S1 (figure 5.23A).
cessus transverse é tendu crJmme une a.ile e t appelé
Ces articu lations sool semblables à celles des "'
g
aile du sacrum. Le bord a ntérieur du corps vertébral
au Ires vertèbres. à la différence que le sacrum foro1e "'
398 se projette en avant et conslilue le promonloire. La 0
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Anatomie régionale • Pelvis
Canal sacral - - ~
j~'j-.-''l;--- Processus
amcutaire
supérieur
Foramens
sacraux
postérieu·rs
B
~ - - - - Proœssus articulaire
supêrieur
Foramiens ---1 I
sacrau< H r---"10 ~c;;.--"•U Promoo.tolre - -<.._ ./,
antérieurs
A C
Figure 5.22. Sacrum et coccyx. A. Vue antérieure . a. vue postérieure . C. Vue latêrale.
Ligament loogltudinal
antêrle-ur
Ligament longiludi'1al antérieur Llgamênl Ugamênl lllolombal
lombosacral
foramen
intervettéb<al
pour le nerf L5
- ' = ~ - -Articulation
zygapophyaalre
é'r--4- - - Pour le IJgament
saao-iliaque
postérieur
Promontoire
Ligament sacro-
iliaqoe antérieur
Pour le ligament llrum
Interosseux Disque lntervertébraJ
sacro-iltaque
Figure 5.23. Articulations lombosacrales et ligaments associés. A. Vue latérale. 8. Vue ant érieure.
399
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Pelvis et périnée
un angle postérieur avec la vertèbre LV. En consé· cléplocement. Avec l'âge. l'arliculotion devient sou-
quence, la partie antérieure du disque intervertébral vent fibreuse el peut devenir complètement ossifiée.
situé entre les deux os est plus épaisse que sa parlie Chaque ar1iculation sacro-illaque est stabilisée par
postérieure. trois ligaments :
Les articulations lombosacrales sont renforcées
par de ptùssanls ligaments Uiolombal el lombosa• ■ le ligament sat:ro-iliaquc antérieur, qui est un
cral qui s'étendent du volumineux processus trans• épaississement de la membrane fibreuse do la cap•
verse de la vertèbre LV, respecti vement à l'iliu.m el sule articulaire. se situe en avant et en bas do l'ar-
au sacrum (figure 5.23B). ticulat ion (figure 5.2413):
■ le ligament sacro-iliaque interosseux , qu i est le
plus imp-0rta nl , le plus fort des trois ligaments,
est positionné inunêdiatemeul nu-dessus el en
Articulations sacro-iliaques arrière de l'articulation, et s'insère su r des zonos
Les articulations sacro-Waques transmettent les for- voisines rugueuses cl étendues de l'llium el du
ces des membres inférieurs à la colonne vertébrale. sacrum, comblant ainsi la brèche entre les deux
Ce sont des articu lations synoviales entre des facet- os (figures5.24A et 5.24C);
res en forme de L des races latérales d u sacrum. et ■ le ligament sacro-iliaque postérieur recouvre le
des facettes si,nilaires de la partie iUaque des os ligan1enl sacro-iliaque interosseux (6gure 5.24C).
coxaux (figure 5.24.A). Les surfaces articulaires ont
un contour irrégulier et s'accrochent pour résister au
Sacrum
Surface articulaire
Ugament Nero- /
maque lnteroueux ligament sacro-
(sectionné) ilfaqoa antérieur
Ligament sacro-
iliaque pos1êrieu,
A (sectionné)
B Symphyse pubienne
Figure 5.24. Articulations saao-iliaques et ligaments associés. A. Vue latérale. a . Vue antérieure. C. Vue postérieure.
400
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Anatomie régionale • Pelvis
OllY8r1ure supeoewe
pubienne dupeMs
La symphyse pubie nne siège en ovanl en tre les s ur-
faces adjacentes des pubis (ligu re 5.25 ). Chacune
des s urfaces articu laires est recouverte de ,:artilage
hyalin et est reliée au lravers de la ligne médiane
à la s urface ndjac1mle [)(Ir du fibrocarti lago. L'arti-
cu la tio n est entou rée par des couches entremêlées
de fibres collagènes c l par les deux prîncipaux liga-
me nts qui lui sont associés :
■ le liga.ment pubien supérieur, localisé au-dessus
de l'articula Lion ;
■ le ligament pubien inférie ur, localisé au-dessous.
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Pelvis et périnée
Ouverture
1---+1-- - supérieure
1--..,LJ'-- Ouvenure supériewe du pelvis en
circulaire du pelvls loffll8decœur
A B
80-S5'
Figure 5.27, Structure du pe1vls osseux. A. Chez la femme. B. Chez l'homme. L'an9le formè par l'arcade pubienne peut être
approximativement évalué par l'angle entre f@ pouce et l'index-chez la [email protected] l'angle entre l'index et le majeur chez
l'homrne-, comme montré dans les encadrés.
circulaire est en partie d ue au promon toire mo ins postéril,ur sur la ligne médiane. De cbaque côté du
marqué el il l'ai le pl us la rge du sacn,m de la promontoire, le bord est formé p:.u- l'aile du sa,crum.
fè111111e. Le bord d e l'ouvert-ure supérieu re du pe lvis cro ise
• L'angle formé par les det,x bras de l'arcade ensuite l'artic ulat ion sacro-ilinque pour se pou rsui-
pubie nne e.~,
plus ouvert c hez la femme (8D-a5°) vre le long de la ligne term inale (c'ust-à-dirtJ la ligne
que chez l'holillne (50-60°). arguée, Je pec tendu p ubis ou ligne pectinée el la
• Les épines ischiatiques oc se projettent générale- crête pubienne) jusqu'à la symphyse pubienne.
ment pas aussi loin médialemenl dans la cavité
pelvienne chez la femme que chez l'homme. Articulalion
sac,o-lll"QII& Bord de !"aile du sacrum
Promon101re
Vrai pelvis
Le vraj pelvis est de forme cylindrique e t présente
une ouverture supél'ieu.re, une paroi et u11e ouver-
ture inférleure. L'ouverture supérie ure est béante
alors que le plancher pelvien rerme l"ouvc.rtu re infé-
rieure séparant la ca,1 té pelvienne, au-dessus. du
périnée. a u-dessous.
Tubercule
Ouverture supérieure du pubis
du pelvis
L'ouverture supérieure du pelvis est une ouverture
circulaire entre la cavité abdominale el la cavité Symphyse pubienne Crête Pecten Ligne
poblen11e du pubis arquée
pelvie1u1e à travers laquel.le des structures passen t
enb·e les cavités abdominale el pelvienne. Elle est
complètemen t entourée par les os et articulations Ll9.11e terminale
(6gure 5.28). Le promontoire du sacrum fait saUl.ie
FiguR 5.28. Ouverture supérieure du pelvis,
402 dans J"ouverlure supérieure, e n formant son bord
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Anatom ie régionale • Pelvis
Poids
Ligaments ptévenan1 1
le dél)lacement du
sacrum vers le hau1
A B
Figure 5.29. Ugamenu sacroépineux et sacrotubéral, A. vue médiale du côté droit du pelvis. a. Rôle des ligaments.
403
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Pelvis et périnée
Figure 5·. 30. Muscles obturateur interne et piriforme (vue média le du côté dro1t du pelvis).
404
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Anatomie régionale • Pelvis
Une grande partie de la paroi postérolatérale de supérieure du pubis (figure 5.31). Le nerf el les vais-
la cavité pelviennne est formée par le piriforme. De seaux obturateurs passent par ce canal de la cavité
plus, ce muscle divise le grand foramen ischiatique pelvienne il la cuisse.
en deu x régions , l'une au-dessus du muscle. l'autre
au-dessous. Des vaissp,aux el des nerfs cheminant Gran d foramen ischiatique
entre la cavité pelvienne el la région glutéale passent l,e gra nd fora me n ischiatique est une importante
à travers ces deux régions. voie de communic:aUon entre la cavité pelvienne
el le membre inférieur (figure 5.31), Il est formé
par l'incisure isch iatique de l'os coxal. les liga-
Orifices de la paroi pelvienne ments sacrolu béral e t sacroépineux, et l"épi.ne de
Chacune des parois latérales comporte trois orifices l' iscbium.
à travers l.e squels passent des élé ments de lu cavité Le muscle piriforme traverse le gra nd foramen
pelvienne el d'autres régions : isch ia tique, le divisant en deux parties :
■ le canal obturateur;
• les nerfs et vnisseaux glutéaux supérieurs traver-
• le grand foramen ischiatique;
sent le foramen ou-dessus du piriforme;
• I.e petit fora.men ischfolique.
• les nerfs et les vaisseaux gluléàux infé rieurs, lo
ne rf sciatique. le nerf pudenda l. les vaisseaux
Canal obturateur pudendaux internes, le nerf cutané postérie ur de
Au sommet du foramen obturé se situe le canal la cuisse. el les nerfs destinés aux muscles obtura-
obturateur. qu i est limité par la membrane obtura- teur interne el carré fémoral traversent le foran1en
trice. les muscles obturateurs voisins el la branche au-dessous du piriforme.
~ - - - - Nerf el vaisseaux - - - - - - ~
glutâaux supérieurs
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Pelvis et périnée
Petit foramen ischiatique menl limitée par l'os, el la partie poslérieu re surlou l
par d es ligaments (figure 5.32). Sur la ligne médiane
Le pelil foramen isch ia ~ique est focmé par la petite en avant, la lû11ile de l'ouve1·ture inférie ure d u pelvis
incisure de l'os coxal. l'é pine ischiatique, le ligamen t tlSI la symphyse pubieone. S'étendan t la térale me nt
sac:roépineux el le ligamenl sacroluhéral (figure 5.31 ). el vers J'arrière. la limite rie chaq ue r:ôlé esl le bord
Le te ndon du 111uscle oblllrateur interne traverse oe inférie ur du corps d u pubis. la bra nche inférieure
foramen pour enlrer daus la région gluléale du mem- du 11ubis. la branche de lïsc:hiu m el 111 tubé rosité
bre inférieu r. isch iatique. F;nsemble. ces éléments formenl de cha-
Le petit foramen ischialique élanl situé au- q ue côté l'arcade pubienne.
dessous de l'insertion du plancher pelvien . il sert de À partir des lubérosHês Ischiatiques. les limites
voie de ciommunic.al'ion entre le périnée el la région se conlinue nl e n arrière et médialemenl le long des
gluléale. Le nerf ll ttdenclaJ et les vaisseau x puden- liga1nenls sacrolubéraax cle chaque oôlé jusqu'au
daux intea1r.s passent do ln cavité pelvienne (au- coccyx.
dessus du planc her pelvien) au périnée (au-dessous Les parties lcrmino los des appareils urinaire cl
du plancher pelvien). Ils sorlcnt loul d'abord de la gastro-intestina l el le vagin traversent l'ouvertu re
cavité pelvienne par le grand. foramen ischiatique. inférieure clu pelvis.
puis décrivent une courbe aulour do l'épine ischia• L'espace compris dans ces limites cle l'ouverture
lique·et clu liga1nenl sacroépinaax pou r entrer clans inférieure du pelvis el situé au-dessous d u plancher
le périnée. pelvien esl le périnée.
Ouverture inférieure
du pelvis Plancher pelvien
L'ouverture inférieure du pelvis est d e l'o rme losa ngi- Le plancher pelvien est formé par le diaphragme
que. avec la partie antérieure du losange essent ielle- pelvi1:n e t, sur ln ligne médiane en avanl, pnr la
Symphyse publonne
Co<ps IIIJ p,,bls
Tubéros,tè ischiatique
Ligament .sacrotubéral
Coccy•
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Anatomie régionale • Pelvis
En clinique
membrane du périnée et par les muscles de l'espace ■ le grand foramen ischiatique est sit ué ou-dessus
profond du pétlnée, Le diaptuagme pelvien esl formé du nivea u d u pluncbcr pelvien el est u ne voie
de chaque côté par les muscles élévaleUJ' de l'a nus et de commun ication entre lo cavité pelvienne et la
aoccygie n, Le plancher pelvien sépare la cavité pel- région glutéale du membre inférieur;
vienne, a u-dessus, du périnée, au-dessous. • le polit foramen Jschiolique esl situé au-dessous
du plancher pelvien, fournissant u ne voie de
comu1w1icalion entre la région glu léale du mem-
Diaphragme pelvien bre inférieUI el le périnée.
Le diaphrag111e pelvien est la partie musculaire du
plancher pelvien, En forme de bol ou d 'enton noir ,
el allaché vers le haut aux parois d u pelvis, il est Elévateur de l'anus
composé des musclesélévaleurde l'anus el coccygien Les deux muscles élévo teurs de l'an us ont leu r
(6gure 5.34 cl tableau 5.2). origine de chaq ue côté su r la paro i pelv ienn e, se
La ligne d'insertion circu laire du d iaphragme d irigen t 1116di11lemen t et vers le bas, el se rejo i-
pelvien ii ln paroi cylind rique d u pelvis passe, de gnent sur 1~ ligne méd ia ne. L'i nse rtio n à la paro i
chaque côté. c nlre le grand fora me n ischiatique el le pelvien1HJ suit le contour circul a.ire de celle paro i
peli t foramen isch ial ique. Ai nsi: e t compo,·te : 407
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Pelvis et périnée
....
---
Muscle obt\Jrateur 1nteme - .\.-- - ---'- = -
Arcade lendlneuse- -1,......- - - ,~ ~ Musci<I
coccy glen
Muscle
Il-- - Ugamen1
sacroéplneux
llioco,xyglen - + .c:..-ca;,,,.....:::,::..;:__ __
Êlêvat.ur Muscle
de l'anus pubococcyg1en ----=""'-o1e----=,,-
Mu5de
poborectal - - - - ~~ :::~ ~~::-; ~
Hlalus urogénilal /
tlévateur de l'anus Selon une Ugn e autour de la p artie antérieure eft Branches directes de-5 Contrib ue à la !
0
('orma·tion du plancher
la paroi pelvienne
commençant sur li! face
attachée à la face
supérieuu~ de la
rameaux ventraux de S4,
et par la branche r«tall' p,eJv'ien. qui ~upp.o ,te
-i!
~
posté.rieur~ d u pubis et m1Hnbran e d u pèdné-e, 1n féfieute du tu~ff les visc~res pelviens. e
-=
continuant sur le muscle La partie postérieure pudendal (S2 à S4) Maintient un angle V,
obtu r-è\teut il"ltetfl<.' efl u!)e re11cor\tre la partie entt~ le rectum l't le :,
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Anatomie régionale • Pelvis
• la foœ pos térieure du corps du pubis: partie du musc le est encore s ubdivisée se lon ses
■ un é paississement li néaire du fascia couvrant le rapports avec les éléments médians en muscles
muscle obturateur interne appelé l'arcade tendi• puboprostatique (élévateur de la prostate), p ubo-
:n-euse : vaginal el puboanal.
• l'épine d e lïschiun, . • Un deuxième faisceau essent iel de fibres n1us-
culaires. la portion pub orectale de l'élévateur
Sur la ligne médiane, les n1uscles s'entre.mêlenl. de l'anus. naîl, en association avec le muscle
en arrière du vagin chez la femme, el autour de pubo,:occygien. du pubis et se dirige vers le
l'ouverture pour le canal anal dans les deux sexes. bas de c haque côté pour forme r une sangle
En arriêrn d e l'ouverture pour le ca nal anal. les mus- a utou r de la partie termina le du tractus gastro-
cles réu nis forment un ligament ou raphé appelé le in leslinal. Celle sangle muscula ire ma inlienl,
ligament anococcygien (raphé anoooccygien) e l se au n iveau de la jonction a noreclale, un an gle,
fixeol ou coc.cyx. En avant, les muscles sont séparés ou aJ1gula1ion . (, ppelé l'angle a n orectal. Cet
par u11 vide, ou une brèche, nommé le hiatus uro- a ng le a un rô lri panni les mécanismes qui mai n-
génital. Les bords du hiatus se confondent avec les tiennent fermée la terminaison de l'appareil
parois des viscères voisins el ovec les muscles de gastro-i ntesli nal.
l'espace pro fond du périnée ou-dessous. Le hiat us • Lo dernière parlie du muscle é lé vateur d e l'anus
permet à l'urètn, (ch(}z l'homme e l chez la fem me) est l'Uiococcygien. Celle partie du muscle n aît du
el au vagin (c hez la femme) de passer à travers le fascia qui couvre le muscle obturateur inte rne.
diapbragmo pelvien (figure 5.34). Elle rejo int le même muscle du côté opposé sur la
Les muscles é lévateurs de l'anus sont divisés e n ligne n1édiane pour former un (jga.ment ou raphé
au moins trois faisceaux de fibres n,usculaires, selon qtti s'étend depttis l'ouverture pour le canal anal
le ur site d'origine e l les .rapports aux viscères sur la jusqu'au coccyx.
ligne médiane : les muscles pubococcygien. pubo•
Les muscles é lévateurs de l'an us a ident à sou•
rectal el iJiococcygien.
lenir les viscères pelviens el à maintenir fermés le
■ Le pubococcygien a son origine sur le corps du reclW11 et le vagin. Us sont directement innervés par
pubis e l se dirige eu arrière pour s'allacber sur la des branches des ran1eaux ventraux d e S4 el par d es
ligne médiane en arrière jusqu'au coccyx. Cette branches du ne rr pudeodal (S2 à S4).
En clinique
Copyngh1ed matenal
Pelvis et périnée
Symphyse pubienne
Branche ischlopubienne llgamenl arqué du pubis
Tubê,osité ischialique
Membrane du P'rinèe
A
Ouverture pour rurêtre. - - - , . ~ Ligne d'attache au bo!d du hiatus
% urogênital de l'élévateur de l'anus
_,__ r -~ ~~
B Espate prolOnd du périnée Membrane du pé1inée
Fig.,.. 5.35. Membrane du périnée et espac@ profond du périnêe. A. Vue Inférieure. 8 . Vue supérolatérale.
410
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Pelvis
..-
+-- - Muscle c:occygf9n
rf - - - ligament sacroèplneux
Figure 5.35, suite. Membrane du périnée et espace profond du périnée. C. Vue médiale.
L'urètre pénètre verlicalemen t à travers un h ia- • Deux faisceaux supplémentaires sont en rap-
tus cireulaire de la membrane d u périnée lorsqu'il port avec l'urètre et le vagin chez la femme. Un
passe de la cavité pelvienne, au-dessus, a u périnée, faisceau forn1e le sphincter urélrovaginal, qui
au-dessous. Chez la femme. le vagin passe aussi à entoure l'urètre el le vagin. Le second foisce.iu
travers un h iatus de la membrane du périnée juste forme. de chaque côté. le compresseur de l' urè-
en arrière du hiatus urétral. tre. qui nait de la branche isch iopubienne et vient
Dans l'cspac:o pllrinéal profond , une couche de à la renconl're de l'nrèlre en avant. Ensemble, le
muscle squelcllique fonctionne comme un sphinc- sphincter externe de l'urètre, le sphincter urélro-
ter, essentiellement pour l'urètre, el comme slabiU- vaginol e t le compresseur de l'urètre facilitent la
saleurdu bord postérieu r de la membrane (figure 5.36 fermeture de l' urètre.
et tableau 5.3). • Chez l'homme el c hez ln femme. un muscle
transverse profond du périnée est parallèle au
• go avant, un faisceau de llbres musculaires bord postérieu r libre de la membrane d u péri-
entoure l'urètre et forme le sphincter externe de née el rojoù1l celuj du côté opposé sur la ligne
l'urètre. médiane. Ces muscles sont considén'.s comme des 411
Copynghted material
Pelvis et périnée
Figure 5.36. Muscles de l'espace profond du pêrlnée. A. Chez la femme. 8 .. Chez l'homme.
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Anatomie régionale • Pelvis
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
COion Sôgrnoioo
---F--~1-- Rectum
Sphincter externe
Muscle puborecial _ _....:,.,,..,, de l'anus
A Rectum
llioooccyg;lltl -------...,e
r--1¼----,:..:....- Colonne anale
Élévaieur ---.__
de r anus
{
Puboroctal ~ ,
, ,lr-!1---:,:'--:--- Sinus anal
B
~~->~ n~~=
Pecten anal Orifice anaJ
Figure 5·..38. Rectum et canal anal. A. Os toxal gauche enlevé. a. Section longttudlnale.
414
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Anatomie régionale • Pelvis
En clinique
Appareil urinaire
Les parlîes pelviennes do l'appareil urinaire sont les
parties terminales des uretères. la vessie el la partie
proxim.alc do l'urètre (figure 5.39).
Uret ères
Los uretères entrent dans la cavité pelvienne à parlir
Vessie Vide
de l'abdomen en lraversanl l'ouverture supérieure
du pelvis. De chaque côté. l'uretère croise l'ouver-
ture supérieure du pelvis el pénètre dans la cavité
pelvienne en ovonl de la bifurcation de l'artère ilia-
que commune. A ' partir de là. il poursuit son trajet
le long de la paroi pelvienne el du plancher pour
rejoindre la base de la vessie.
Figure 5.39. Parties pelviennes de 1,appareil urinaire.
Dons le pelvis. l'uretère est croisé par :
• le conduit déférent chez l'homme:
■ l'artère utérine c hez la fecnn1e. dans la cavilé pelvienne. pleine elle se développe
dans l'abdomen.
Vessie La vessie vide esl eo fomie de pyramide à
La vessie est l'élé ment le plus antérieur des viscères trois côtés qui n basculé pour reposer sur l'un de
pelviens. Alors que. vide. eUe est e ntièrement située ses bords (figure 5.40A). l':ll e a un somme t, un e 415
Copyngh1ed matenal
Pelvis et périnée
Col de la vessie
Le col de la vessie entoure l'origine de l'urètre i1
l'union des faces inférolatérales el de la base.
Le col est la partie la plus basse de la vessie et
aussi la partie la plus• fixe». li est ancré dans celte
posilion par une paire de cordons fibromusculaires
Trigone résistants. qu i unissent le col et la partie pelvienne
de l'urètre à la parlie posléro-inférieure de chacun
Orifice inteme d11s pubis :
B de rurètre
• chez la fetnme. ces cordons fibromusculaires
Figure 5.40. Vessie, A. Vue supèrolatérale. 1 . Trigone. sont appelés ligaments pubovésicaux [figure
Vue antérieure avec la partie antérieure de la vessie enlevée. 5.41A). Ensemble avec la membrane du périnée
et les muscles associés, les muscles élévateurs de
l'anus. el les os du pubis. ces ligaments aident à
soutenir la vessie;
■ chez l'homme. la paire de cordons fibromus-
culaires est connue sous le nom de ligaments
base, une face supérieure el deux faces inféro• puboprostatiques parce qu'ils s'unissent avec la
latérales. capstùe fibreuse de la prostate, quj entoure le col
de lo vessie el ln partie voisine de l'urètre [figure
■ Le somn1el de la vessie est directement en regard
5.41 BJ.
du bau t de la symphyse pub ienne: une structure
connue comme le ligament ombiUcal médian (un Bien que la vessie soit considérée comme élanl
reste embryologique de l'ouraque qui contribue à pelvienne chez l'adtùte, el le a llll8 posilion plus
la formation de ln vessie] la prolonge depuis son ha ute chez les enfants. A la naissance. la vessie est
sommet jusqu'à l'ombilic de la paroi abdomù1ale presque oalièremenl abdomù1ale; l'urètre débute
antérieure. approxin1ativomenl au bord supérieur de la sym•
■ La base de la vess ie esl en forme de triangle ren• physe pubioaae. ;\ vcc l'âgo. la vessie descend
versé et regarde en bas el en arrière. Les detLx jusqu'après la puberté, où elle atteint sa position
4 16 u"retères pénètren t la vessie à chacu n des angles ad ulte.
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Pelvis
''
Chez l 'homme
Chez l'homme, l'urèlrn est long, envu·on 20 cm. el décrit
deu,x courbes au cow·s de son lrajet (figure 5.4.4B).
Commençant à la base fie la vessie el traversant vers
A Ouverture pour le vagin
dans l'espace profond le bas la prostate, U passe à travers l'espace profond du
du pénnée et ta périnée el la membrane du périnée, e t pénètre inuué-
membrane du pélinée
d iatemenl dans la racine du pé1üs. Lorsque l'urètre sort
de l'espace profond du périn~. il se courbe en avant
pot,r se d iriger ventralement clans la racine du pénis.
Quand le pé nis est llasque. l'urètre décrit une autre
cotu-be. vers le bas cett.e fois. en passant de la racine au
corps du pénis. Durant l"érection, la courbul'e entre la
racine el le corps d u pénis disparait.
L' urètre est divisé chez l'homme en plusie urs par-
ties : préprostalique, 1, rostatique, me,nbraneux e t
spougieux.
Partie préprostalique
Ugamenl La parlie préprostatique d e l'urètre fait environ l cm
plA>op,ostatique de long, s'étend de la bnse d e la vessie à la prostate,
B Prostate e t est en rnpport nvcc un manchon de fibres mus-
cu laires li.s scs (le sphincter interne de l' urètre). La
Rgure SA1 . Ligaments quf amarrent le col de la vessie
et la partie pelvienne de l'urètre aux os coxaux. A. Chez la contrac:tion de ce sph incter évite l'éjacu la tion ré tro-
femme. 8. Chez l'homme. grade du spem1e do ns la vessie.
Parlie prostatique
La partie prostatique de l'u rètre (figure S.44C) est
longue d e :J- 4 cm cl est entourée par la prostate.
Oaos c:elle région , la lumière de l' urètre est marquée
Urètre par un pli longitudina l médian de la muqueuse (la
L'urètre com mence li la base de ln vessie e t se ter- crét.e urétrale). La dépression de chaque côté de la
mine pnr son ouverture à l'extérieur dans le périnée. crête est le si.nus urétral ; les canaux de la prostate
Le trajet Sllivi par l'urètre diffère sign ificati vement s'ouvreJJt dans ces deux si nus.
chez la femme et chez rnon1me. À mi-lo ngu eur de son Lrajet, la c rête urétra l,~
s'élarg.it pour former une sorte d'élévnlion circ ulafre
Chez la femme (le colliculus séminal), Ch ez l'homme, le collic ulus
Chez la femme. 1·urèlre esl court, e nvi ron 4 ç m de séminu/ e~t utilisé pour déterminer ln position de la
long. li décrit lUl trajet légêremeot curvil igoe en y /onde prostotiqu1.1 lors de lo rése<;tion Lmnsurétrale
0 lraversnnt ve rs le bas le planc her pelvie n jusqu'au do lo prosta/1). 4 17
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Pelvis et périnée
En clinique •
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Pelvis
En clinique
1 1
Calcul C..lcul
Figure 5.43. Urographie Intraveineuse montrant un calcul vésical dam la partie toute 1nférieure de l'uretère.
A. Contrôle. a. Postmictionnelle.
0 4 19
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Urètre
Vessie
Sphincter eX1eme de l'urètre
Vessa
1. Partie prépro,51atique de l'urètre
Sphincter interne de l'urêtre
(1!1\Jscle tisse)
420
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Pelvis
Sinus ucettaux
Sphincler lnteme de ruretre
(muscle IISS<l) Crête urêtra!e
ProsJate
Colllculus séminal
Ulricule p,os1~tique
En dinique
421
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Pelvis et périnée
En clinique
Vess,e
f",gure 5.45. ~chographie montrant la vessie. A. Vessie p-leine. ■. Vess.ie après miction.
g
N
422 Q
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Pelvis
En clinique
Copynghted material
Pelvis et périnée
Uretère
Artère
éj)igastrique ----,\\\
Inférieure
Canal inguinal
Vaginale
A
424
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Anatomie régionale • Pelvis
Ligament résiduel - - - -
du processus vaginal
Tête de l'épididyme
TubuJe séminifère
,,..__J 1 ,
FlVUN SM, sulbt. Appareil de la reproduction de l' homme. 1 . Testicule et structures environnantes.
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Après avoir franc hi l'anneau ingu inal profond. ci re en bas et e n dedans su r la buse de la vess ie . en
le condu it déférent se courbe médialemen t a utour avant du rectum . presque jusq tùi ln ligne média ne .
du côté latérlLI de l'artère é pigastrique in férieure, où il est rejoi nl par le cond uil clc la vésicu le sémi-
pu is croise 1·ar1ère i liaque externe et la veiue il.inque nale pou r former le condu it éjacttlalcu r.
extern e a u niveau cle l'ou verture supérieu re d u pel · Enlro l'uretère et le cond uit éj11cu la teur. lc condu it
vis pour µénélrar dnns ln c:av-it~ pE-il vJ<m ne. dé férP,nt sèlil rgil pour former l'a mpoule d u conclu il
Le condu it descend mêdiijle men t s ur la paro i pel- dé férent. Les t.ondu ils éjacu la teurs p6nè tren t à
vien.ne. profond par ra ppur l au péritoi11e1. pu is croise Lràve rs la gl(111de proslo lique pou r gagnor l'urè tre
l'uretère on arrière de lo vessie. Il conlinuc à desceu• pros latiq uo.
En clinique
Figure 5A7. Echographie transrectale d'une prostate dlniquement normale. A. Vue transversale. Les limites de la prostate
sont indlquêes par des flèches. B. Vue sagittale_ Vésicule séminale également visible.
(Suite)
"'
g
N
426 0
Copyrrghted materral
Anatomie régionale • Pelvis
En clinique (suite)
L'hypertrophie bénigne de la prostate est une patients. Avec le temps, la vessie s'hypertrophie en
maladie de la prostate qui survient avec l'âge chez réponse à l'obstacle à l'évacuation urinaire. Chez
la plupart des hommes. Elle concerne les régions quelques patients, l'obstruction devient si sévère
les plus centrales de la prostate. qui grossissent que l'urine ne pe ut plus passer, et un cathétérisme
progressivement. La prostate est perçue comme transurêtral o u suspubien est nêcessaire. Bien
volumineuse au toucher rectal. Enfermé dans la qu'étant une maladie bénigne, l'hypertrophie
partie ta plus centrale de la prostate hypertrophiée, bénigne de la prostate peut avoir un effet marqué
l'urètre est comprimé, créant un obstacle à sur la vie quotidienne de beaucoup de pat ients
l'évacuation de l'urine chez un certain nombre de (figure 5.48).
Symphyse pubienne Zoo• périphènque Zone œntrale SY"'4)hyse pubienne Zone périphérique
1 ~ - - de la prostate de ta prostate de la prostate
FlguN 5.48. Imagerie axiale par résonance magnétique en T2 de problèmes prostatiques. A. Un petit cancer prostatique
dans la zone périphérique d'une prostate de taille normale. 8. Hypertrophie bénigne de la prostate.
Copynghted matenal
Pelvis et périn ée
ù partir de l'épiLhêJiurn de l'urbt re dons l'épaisseu r ne use de l'LLrèlre el se trouvent au sein des fibres du
de la 1>aroi ovois ina ntt, de l'urètre. Ensemble, ces s'])hinc ter externe d e l'urètre . Le condu it de chaque
glandes épa ississent la paroi de l'urètre pour former glande !.-averse en bas et en dedans la membrane
la prostnle. Cependan t. inrlividuellerr,ent. chaque du périnée. pour s'ouvrir dans le b ulbe de l'urètre
glAnde conserve son 11ropre conclu.il. qui s'ouvre s pongie ux â la racine du pénis.
indépondammr,nt dans les s in us prostatiques s ur la Avec de petites glandes réparties Lout le long
parlîe postérieure de la h,mière urétrale. de l'urètre spongietLX, les glandes bul bo-w·étra les
Les séc:rélions de la prostate e l les sécrétions des contribuent à la lubrification de l'urètre et à la sécré-
vésicu les sémi nales contribue nt e nsemble à la for- Uon prééjac,ilaloire du pénis.
mation du sperme duran t l'éjacu la tion.
Les condu its éjacu lateurs trave,·senl presque ver-
licalemenl la pa,·tie postérieure rie la prnslale, se Chez la femme
dirigea nl en uvnnt et en bus pou r s'ouvr-i r dan~
".i l'u-rè- L'apparei.l de la rep,·oduclic,n de lu J'e nune esl essen-
lre prostatique. LielJemeot cootenu dans la cavité pelvienne et le
périnée. bien que, pondonl la grossesse, l'u térus se
développe dans l'abdomen. l.es principaux éléments
Glandes bulbo-urétrales de l'appareil sonl :
Les glandes bu.lbo•urélra.les (voir figure 5.46A), uue
de chaque côté. sont d o pctitos glandes muqueuses • un ovnire de c;baque côté ;
ou ronne de petit pois situ ées dans l'espace profond • un utérus. ltn vagin c l le c litoris sur la ligne
du périnée. Elles sont la térales à la partie membru- méd iane [figure 5.49).
. / - - -Utérus
de l'utorus
Anneau 1oguinal- - - -
superliciel
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Pelvis
De plus, une paire de glandes accessoires (les ttssu fibreux associé aux grandes lèvrtis du périnée.
glandes vestibulaires majeures) est associée à cet Le ligament propre de l'ovaire et le liga ment rond
appareil, de l'utérus sont des resl.~s du gubernaculum, qui
rel ie la gonode aux bourrelets labioscrotaux ch1,z
Ovai res l'embryon.
Comme les testicules c:hez l'homme, les ovaires se
développent haut sur la paroi postérieure de l'abdo- Utérus
l men puis descendent avant la naissance, entrainant
avec eux leurs va isseaux, ly1nphatiques el nerfs. A la
L'utérus est un organe à paroi muscu laire épa isse,
sur la ligne médiane entre la vessie et le rectum (voir
différenc() des testicules. les ovaires ne migrent pas figu re 5.50) . li comporte un ~orps et un r:<,I, et s·unit
à travers le r,anol ingu inal vers le périnée, majs s'a r- en bas au vagin (figure 5.52}. En haut. les trompes
rêtent rt,pidement el pren nent position sur la 1>a roi ulérintls se projeltenl latérolemen l à µa rtir de l'u té·
latérale de la cavité pelvienne (figure 5.50). rus. cl s'ouvren t dans la cavité péritonéale immédia-
Les ovaires sont le lieu de production des œ ufs tement adjacenlo aux ovairos.
(oogcnèse), Les œufs à maturité sont ovulés dans la Lo corps de l'utérus est aplali d'avant en arrière
cavité péritonéale et nom1alemcn l dirigés vers les el présente, au-dessus du niveau d'origine des trom-
orifices voisins des trompes utérines par les cils des pes utérines (figure 5.52). une extrémi té arrond ie (le
extrémités des trompes utérines. fond de l'u térus). La cavité d u corps de l'utérus est
Les ovaires reposent cont re la paroi pt1lvien nc uni: fente étroite, en vue l11téralc. et est en forme de
lutéra le juste au-dessous de l'ouverture supérieu re tri.ongl e inversé. en vu{! vunl rale. Chacu n ries ongles
du pelvis. Chacun des deux ovaires eu forme su périeu rs de la cavilé esl en conti nuité avec la
d'amande est long d'environ 3cm el est suspendu lumîère cfos tro mpes u lérines: l'ang1n inférieur est
pa r un mésentère (le mésovarium) à la face posté- en continuité avec le ca nal central du ~ol.
rieure d u ligament large, L'implantation du blaslocyte se fait normalement
dans le corps de l'utérus, Durant la grossesse, l'uté-
Ligament large rus se développe considérablen1enl en hau t dans
Le ligamen t large est un repli de péritoine, comme l'abdomen.
un drap, orienté dans w1 plan coronal qui s'étend de
la paroi latérale du pelvis jusqu'à l'utérus; il revêt à Trompes de l'utérus
son bord supérieur la trompe utérine (figure 5.50), La Les trompes de l'utérus s'étendenl de chaque côté
partie du ligament large située entre l'origine du méso- de l'extrémité supérieure du corps de l'utérus à la
variu1n el la trompe utéru1e est le mésosalpiruc, paroi latérale du pelvis. et sont enfermées dans le
Le péritoine du mésovarinm est solidement bord supérieur des mésosalpinx , portions des liga•
fixé à l'ovaire au niveau de son revêtement épi- menls larges, Comme les ovaires soul suspendus à
tbéüal. Les ovaires sont pos itionnés avec leu r ta face postérieure des ligru11enls larges, les trompes
grand axe dans un plan vertical. Les vaisseaux. utérines passen t au-dessus. et se ternlinent latérale-
les nerfs el les lyn1phatiques ovariens arrivent de ment par rapport aux ovaires,
dehors en dedans au pôle supérieur de l'ovaire Chaque trompe utérine a une lerrnina ison élargie
el sonl recouverts par un autre pli de péritoi ne en forme de cornet (l'înrundibulum), q ui se replie
qu'ils soulèven t. Ce pli avec les éléments qu'il autour du pôle supérieur et latéral de l'ovaire homo-
contient forme le ligament suspenseur de l'ovaire latéra l (figure 5.53). La limite de l'infundibu lum est
(ligament infun dibulo•ovarique ). bordée par de petits prolongements en for1ne de doigt
Le pôle inférjeur de l'ovaire est allacbé à un cor- appelés franges. La lllll1ière de la trompe de l'uté-
don de tissu fibromusculaire (le ligament propre de rus s'ouvre dans Ja cavité péritonéale à l'extrémilé
l'ovaire), qui se dirige médialement dans le bord d u rétrécie de l'infundibulum. En dedans de l'i nfu ndi-
mésovarium vers l'utérus. puis poursuit son tl'ajet en bulu m, la tronipe se dilate pour former l"an1poule,
avant el latéralement. formant le ligament rond de puis se rétréci t pour former lïslhn1e, avau l de s'unlr
l'utérus (figure 5.50), Le ligament rond de l'utérus avec le corps de l'utérus.
passe au-dessus de l'o uverture supérieure du pelvis Les franges de l'infund ibulum facilitent le recueil
pour atteindre l'anneau inguinal profond et, ensu ite. des ovules produits par les ovaires, La fécondation
parcourir le c,mal inguinal pour se term iner dans du se produit normalement dans l'ampou le. 429
Copynghted matenal
Pelvis et p érinée
Vaisseau• ovariens
\
Canal lng,.,lnal - - 4
L1gamen1 P'Oll"'
de l'Qi/atre
Grande lèvre
Mésosalpin:x
Tromp$ ulérlne ~ . , , , _ _ ,~
""'' - ' t d - - Ovalre
~ ,- ' -- Mesovarium
ligament large
\
~ • _ - - Ureti!re
~ A r t è r e utérine
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Pelvis
En clinique
Cancer ovarien
Le cancer ovarien reste un des défis majeurs en
oncologie. Les ovaires contiennent de nombreux
types de cellules, qui peuvent t ous subir une
t ransformation maligne et nécessitent différent es
Imageries et protocoles thérapeutiques; finalement,
Ils ont des pronostics différents.
Les tumeurs ovariennes naissent le plus
communément de la surface épithéliale qui couvre
l'ovaire et est en continuité, par une zone de
t ransition brutale. avec le périto•ine du mésovarium.
De nombreux facteurs ont été incriminés dans le
développement des tumeurs ovariennes, y compris
de forts antécédents familiaux.
Le cancer ovarien peut survenir â tout âge, mais
plus typiquement il survient chez les femmes âgées.
Le cancer de l 'ovaire peut s'étendre par voie
sanguine et lymphatique, et fréquemment se
propager directement dans la cavité péritonéale.
Une telle extension directe dans la cavité péritonéale
permet le passage de cellules tumorales le long
des sillons paracoliques et au niveau du foie, Symphysê pubienne Vagin _J
d'où cette maladie peut aisément disséminer.
Figure 5.51. Image sagittale en résonance magnétique
Malheureusement, beaucoup de patientes consultent montrant un cancer ovarien.
tardivement avec des métastases et une maladie
diffuse (figure 5.51).
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Postérieur
Médial
)- Ligamenl propre
de l'ovaire
Ligament rond
de l'utérus
7
ls1hme de la trompe
de l'utérus Fond dé l'utéfU$
432 a ntérieure (anléverséJ, de telle façon que l"extrémité le vagin se dirige en haut el en a rrière 1• travers la "'
0
Copynghted material
Anatomie régionale • Pelvis
En clinique
Carcinomes du co l et de l'utérus
Le carcinome du col (figure 5.55) et de l'utérus
est une maladie commune chez la femme. Le
diagnostic est fait à l'inspection, par la cytologie
Axe du vagin (examen des cellules cervicales), l'imagerie, la
biopsie et la dilatation avec curetage de l'utérus.
1 Le carcinome du col et de l'utérus peut être
Axe du t ra ité par résection locale, ablation de l'utérus
(hystérectomie) et chimiothérapie adjuvante. La
tumeur s'étend par voie lymphatique aux nœuds
lymphat ique.s iliaques internes et communs.
Are du col
Angle
d'antéfleldon
Angle d'antâverslon
A
Ostlum
interne
Fornix
postérieur
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Pelvis
Prostate
0 435
Copynghted material
Pelvis et périnée
Pli recto-utérin
Ugamoot r0<1d - ~ . -- - - - .
oo l"utérus
C~de•sac recto-utérin
Cul-de-sac ves1co-uter1n
A g
N
436 0
Figure 5.58. Pérltoiru, du ,pelvis. A. Chez la femme.
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Pelvis
u,etè,e- -+-- - - - - - - - - - - -- - - - ;
Artère eplgastnque
tnlârie-ure
Cul-de-sac
reclovés!cal
Tror,o tombos001al
Nor!s splanchniques
pelv.ens (parasympaihlques
de S2 à S4)
Nert pert0f8nl
cvtaoê
Neri cutnné
postérieur de - ~,-~ 'i,'-------:-'':-=-=z=---'-',;- --..,
la cuJSSC
Nert glutêal lnféneur -'t\-- +-----,Ç-~c,_- -- ~'l:c
1 - - - ' = - ~f - - PleX\IS
.... coccygien
Nerf obtu,ateur -'\;-_JI------ ~ ·
(du plwrus lombal)
Ne,t do l'obturateu,
ln1erne e1 du lomeau --',!,;:-'::...;.- -
supéoour
Nerfs
Nerf du carre anoocygiens
témorat el du jumeau - --=- :.1,
tnf6rleut
Nert pudendal - - - - '
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Anatomie régionale • Pelvis
lombosacra l (LA el L5) (figu re 5.60). Le plexus se Des rameaux commu nicants gris des ganglions du
forme sur la face antérieu re du muscle piriforme. q ui tronc sympathique rejoignent chaque branche anté-
est une prutle de la paroi pelvieru1e postérolatérale. rieure el lui apportent des fibres sympalnlques posl-
Les branches sacrales du p lexus émergent des fora. ganglionnaires destinées au x nerfs somatiques pour
mens sacraux antérieurs. et se dirigent latéralement la périphérie (figure 5.61 ). De plus, des nerfs viscé•
el en bas su r la paroi pelvie nne. Le tronc lombosa• raux spédaux (les nerf.~ splanchn iques pelviens)
craJ, co,1Slilué d'une partie du rameau a ,11érieur de naissant de S2 à S4 déliVTent des fibres p réganglion-
L4 et de tout le ra mea u antérieur de L5, su it un trajet naires parasympathiques à la partie pelvie nne des
vert ical vers la cavi té pelvienne depu is l'abdomen, plexus prévertébra ux (figu re 5.62).
en passant immédiatement e n avant de l'articulation Chaque branche ventrale a une division ven-
sacro-lliaque. trale el un e division dorsale qw s'unissent avec des
Branches antérieures
Divisions dofsales
■ Divisions ventrales
Tro.nc lombosacral
Plexus sacral
Neri scialique
SS P lt:XUS coecygJen
Partie fibufaire commun
Panie libiale
Pour $es muscles carré
fêmoraJ et 1umeau inférieur
Pour les muscles élévateur de l'anus,
Pour le muscle obturateur Interne
coccygien et sphîncter anal externe
CopyrightL'Cf matcnal
Pelvis et périnée
divisions semblables à d'aultes niveaux pow• former pll'iforme, et pénètrent dans la région gl utéa le du
les nerfs termi naux (voir figure 5.60). La branche men1bre inférieur. D'autres nerfs quittent la cavité
a ntérieure de LA a seu lement une division ve11Lra le. pelvienne en ulil.isant différen tes voies: un peLit
Les branches du plexus sacral comportent le nombre de nerfs ne c1uitten1 pas la cr,vité pelvienne
nerf sciatique, les nerfs glutéaux, qu i sonl des nerfs et se dirigent di.rec te menl ve.rs des muscles de la
majeu·rs du me mbre inférieur, 1)1 le nurf pudendal. cavité pelvienne. Finalement, deux nerfs qu ille ot
qui est le nerf d u pérînée (tableau 5.4). De nom- la cavité pelvienne 1>a r le gn,nc.l (oramco ischfo li ·
breuses branches plus pet ites innervonl la paro i pel- que, font u.ne boucle tiu lour de l'ép ine ischialique
vie□mi. le plancher e l le membre inférieur. et du ligament s11croéph1eux; puis passent média.le-
La plupart des nerfs origiouires du plexus sacni l ment pa r le pet il l'o rame n ischiatique pou r innerver
qu itten t la cavi té pelvienne en passant a u lr,1vers des é léments du périnée c l d•J la paroi pelvien ne
du foramen ischiatique au-dessous du muscle latérale.
Troncs sympathiQUes
N,rts splandmlques
saaaux pour le plexus
nerveux hypogastrlQUe
intérleu,
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Anatomie régionale • Pelvis
iJ~
~n.- , !,
Nerfs splanchniques
sae<auK
~ \
~~-
Nerts splanchniques
patviens
(parasympalhiq11$S
,,-,
deS2àS4)
=· )
--""l~-ir.J-~
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'lableau 5.4 Branches des plexus s.icral et coccygien.
Branche fonction
PLEXUS SACRAL L4 à S3 Motrice
Sdatiqut Tous IM muscles ou tendons de la logé pos-t~r'ieure d e la cuisse
Tibia! (incluant Ja partie tendineuse du muscle gtand adducteur) sauf
le chef court du biceps
Tous les musde1 de la loge postérieure de la jamb~
îous le-s musclés de la p lantto du pied
Sensitive (wtAlnH)
Peau des fac.es postêrolatérales et médiale du pied et de la
plante du pied
LS à 52 Motrice
Grand gtutëal
g
N
442 0
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TablMu 5.4 (Suite) Branches des plexus sacral et coccygien.
~
Mu.scie piriforme
443
t.e-s pa,eniMs~ i"diqucnt qu~ le segment spinat c~t u n composant incons1êmt du nerf
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Pelvis et périnée
J Nerfs splanchniques
pelviens
Nerf caverneux
Figure 5,62, suite. Extensions pelviennes cles plexw prévertébraux. 8. Vue antéromécliale clu côté clrolt du pl exus.
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Anatomie régionale • Pelvis
• U quitte la cavité pelvienne par le grand foramen la face médiale du muscle, au-dessous de l'insertion
ischiatique, au-dessous du muscle piriforme. et du muscle élévateur de l'anus.
entre dans la région fessière. Le nerf du muscle carré fé moral el d u muscle
• U se dirige lmmédialement vers le périnée en jumeau inférieur ainsi que le nerf cutané postérieur
contournant le IJgamenl sacroépineux, qui rejoint de la cuisse (nerf cutané fémoral postérieur) sortent
l'épine ischiatique. et passe par le petit foramen aussi de la cavité pelvielll1e par Je grand foran1en
ischiatique (ce trajet fai t sortir le nerf de la cavité isch.iatique au-dessous du muscle piriforme: ils se
pelvienne. autour de l'insertion périphérique du rendent respectivement aux muscles el à la peau d u
plancher pelvien. puis pénétrer dans le péri née}. men1bre inférieur.
■ [l est accompagné tout au long de son trajet par À la différence des autres nerfs naissant d u ple>,.-us
les vaisseaux pudendaux internes. sacral, qui sortent de la cavité pelvienne par le grand
■ U innerve l a peau el les muscles squ elettiques foramen ischiatique soit au-dessus soit ou-dessous
du périnée, y compris les sphincters externes de du muscle piriforme. le nerf perforant cutané quille
l'an us el de l'urètre. la cav ité pelvienne en pénétrant directement à l:ra•
vers le ligament sacrotubéral. puis se dirige vers la
Autres br anches do plexus sacral peau de la partie inférieure des fesses.
Les autres branches du plexus sacral sont : Le nerf du piriforme et un certain nombre de
petits nerfs pour les muscles élévateur de l'anus cl
• des branches motrices pour les muscles de la
coccygien na.issant du plexus sacral : ils atteignent
région glutéale , de la paroi pelvienne el du plan•
directement leurs muscles cibles sans quitter la
cher pelvien (nerfs gluléaux supérieur et infé•
cavité pelvienne.
rieur, nerfs de l'obturateur interne cl du jumeau
Le nerf obturateur (L2 à L4) est une branche du
su périeur, nerf du carré [émoral el du jumeau
plexus lombal. Use dirige vers le bas lo long de la paroi
inférieur, nerf du piriforme. nerf de l'élévateu r do
abdominale postérieure en dedans du muscle psoas,
l'anus) ;
émerge de la face médiale du psoas, passe en arrière de
• les nerfs sensitifs pour la peau de la région glu•
l'artère iliaque conunuae et en dedans de l'artère iliaque
léale inférieure, et des faces postérieures de la
interne, au niveau de l'ouverture supérieure du pelvis.
cuisse el de la partie supérieure de la jambe (nerf
puis poursuit son trajet sur la paroi latérale pelvienne. li
perforant cutané et nerf cutané postérieur de la
quitte la cavité pelvienne en passant par le canal obtura•
cuisse) (figures 5.59 el 5.60).
teur et innerve la région des adducteurs de la cuisse.
Le nerf glutéal supérieur, constitué de brancbes
des divisions dorsales de L4 à S1, quille la cavité Plexus coccygien
pelvienne par le grand foramen ischiatique au- Le petit plexus coccygien reçoit une contribution
dessus d u muscle piriforme. el innerve des muscles minime de S4 et est essentiellen1enl formé par les
de la région glutéale - muscles moyen glutéal , petit branches antérieures de S5 et Co. qui naissent au•
glutéal et tenseur du fascia lata. dessous du plancher pelvien. Elles pénètrent le mus•
Le nerf glutéal inférieur, constitué par des bran• de coccygien pour entrer dans la cavité pelvienne
ches des divisions dorsales de L5 à S2. quille la cavité et s'unir à la branche antérieure de S4 et former un
pelvielll1e par le grand foramen ischiatique au-dessous seul tronc. duquel naissent les petits nerfs anococ•
du muscle piriforme, el innerve le grand glutéal , le cygiens (tableau 5.4). Ces nerfs pénètrent clans le
plus volunlineux muscle de la région glutéale. muscle el dans les 1Jgan1ents sacroépineux et sacro•
Les nerfs gluléaux supérieur el inférieur sont tous tubéral qui le couvrent, puis deviennent superficiels
deux accompagnés par les artères correspondantes. pour innerver la peau du triangle anal d u périnée.
Le nerf de l'obturateur interne et du jumeau
supérieur, muscle qui lui est associé, naît des divi•
sions ventrales de L5 à S2, et abandonne la cavité Plexus viscéraux
pelvienne par le grand foramen ischiatique au-
dessous du muscle piriforme. Conune le nerf puden•
Chaîne sympathique
da!. il passe autour de l'épine ischiatique el à travers paravertébra le
le petit forarnen ischiatique pour entrer dans le La partie paraverlébrale du système nerveux viscé•
périnée cl innerver le muscle obt urateur interne par rai est représentée da ns le pelvis par les extrém ités 445
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Pelv is et périnée
in férieures des Irones sympathiques (figure 5.61). nes, e n ded nns d es gros vn issenux el dos nerfs
Chaque l.l'o nc pénètre da.os la cavité pelvienne soma tiques. Ils don ne nt naissa nce uux p lexus
depu ls l'abdome n e n r,assan l. s ur l'aile du sacrum suUsidioires su ivnn Ls. qui in nervent les viscères
e n deda,is des l roncs lombosacrau x el en a rriêre pe lvien s :
des vaisseaux iliaques. Les Irones se dirigent vers
• le plexus rectal :
le bas su r la face an térie ure clu sacrum, où ils sont
• le plexus ulérovagina l ;
p ositionnés en ded ans des foran1ens sacraux anté-
• le plexus pros talique ;
rieurs. Qua tre ga nglions se trou vent sur chaque
• le plexus vésical.
tron c. En avant du coccyx, les deux troncs s'unis-
sent pou r former un uitiqne ganglion termina l (Je Les branches lermi.nales des plexus hypogastri-
ganglion in,pair), ques inférieurs pénèt rent et tr11verse11t l'espac:e pro-
Le rôle principal des troncs sympatl1iques dans fond du périnée. el innervent les tissus érectiles du
le pelvis est de donner des fibres sym pathiques post- pénis e l du clitoris dans le périnée (figure 5.1128).
ga nglio1U11ü res a ux branch.es an térie ures des 11erfs Chez l'homme. ces nerfs. appe lés nerfs caverneux,
sacraux pour leu r distribution périphérique, essen- sont d es pnilongemenls des plexus proslaliques.
liellemenl Îl des J)Brties du membre inférieur e t au Le mode de d ls tribulion des nerfs s im ila ires chez
pé rinée. Cela esl l'éalisé grâc:e au x ra meaux commu- ln femme n 'est pas pnrfaitemenl dnir, mais ils sont
nir.an ls gris q ui rel ient les troncs aux bra.nch es anté- vraisemblabl1m1en t des prolongeme nts des plo~1.,s
rieuri;,s sacrales. u térovaginaux.
En plus d es rameaux commu nican ts gris. d'autres
Lranches (les nerfs s planchniques sacraux] rejoi- Fibres sympathiques
.g □enl - el e ntse nl dans la t.:ompnsiUon de - la partie Les fibres sympath iques e ntren t dons les plex us
pelvienne ùcs plex us prévertébruux en rapport a vec bypoga~ triques inférie urs en provenunce d"s nerfs
l' innervai.ion des v iscères pelviens. hypogastriques el de branch es (nerfs spland1 ni-
ques sacraux) des parties sacrales supérieures des
Extensions pelviennes des plexus troues sympa thiques (figure 5.62). f inalement, ces
ne rfs provienn en t des fibres prégan gl.lonnaires q ui
prévertébraux ont quitté la u1oelle sp inale clans les racines a 11lé-
Les parties pe lvie nnes d es plexus JJrévertébraux rieures, essen tiellement de T10 à L2. Ces fibres:
lra nsportonl des fibres sympathiques , parnsympa•
th.igues el afférentes viscérales (figure 5.62A). tes • innervent Jes vaisseaux sanguins:
p arlies pelviennes des plexus sonl responsables de • provo<1uen1 la conl.racLion du musde liss" des
l' in nervalion des viscères pe lvien s et des tissus érec- sphincters u ré tra l interné c hez l" ho mme, r.l anal
illlerne chez !"homme el ln femnnl;
tiles du périnée.
Les plexus préverliibraux e ntre nt dan s le pelvis • provllquenl la contraclion d u musr.le lisse en mp-
sous forme de deux nerfs hypogastriques . u n de porl avec Jes voies de la reprod uc tion el 1,vec les
c haque côlé. CfllÎ croisen t l'ouve,rlu re su périeure du glandes associées à l'apparei l de la reproduction ;
poh1is en dodnn$ des vaisseaux il inqu,~s inlernt~s. • sont importants pou.r mouvoir les sécré lions
depu is l'épididyme el les glandes associées jus-
Les nerfs hypogastriques soul formés par séparation
qu'à l'urètre el former le spem1e au moment de
des Ahres du plexus hy pogastrique s upérieur, eu
l'éjaculation.
conti ngents d roit et gauche. Le plexus hypogasl ri-
c1ue s upérie ur esl silué en a vnn t de la vertèb re LV
eal-rc le promontoire du sacnm1 c l la bifurcolion de
l'aorte.
Fibres parasympathiques
Les fibres pa rasym pa th iq ues contenues dans les
Quan d les nerfs hyp ogastriques sont rejoints
nerfs splanchniques pelviens qu i naissent dos seg-
pa r les ne rfs spla nch niques pelviens lrnnsportan l
ments S2 à S4 de la moelle spinale gugr,cnt les
des fibres parnsyn1palhiq ues prégnnglio nn alres de
plexus pelvien s (figure 5.62A), lis :
$2 à S4, les plexus pe lviens (plexus hypogastri-
ques infé rieurs) sont conslilu és (figu re 5.62). Les • sont généro le menl vasod ilata teurs;
p lexus hypogast.riques inférieurs. un de chaqu e • sliiuuleal la contraction vésicale: "'
g
N
446 c:ôté, se d.i rige nt vers le bas s LLr les pa.ro is pelvien- • stüuulenl l'érection ; 0
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Anatomie régionale • Pelvis
■ moduleol l'açt ivi té du système nerveux ontéra l du les tissus érecti les du c litoris el du pénis, cotte
côloo distal il l'angle gauche (en p lltS des viscères a rtère d onne naissance à des branches qui suivent
pelvie ns, quelques fibres ont un trajet ascendai1t les nerfs da ns la région gl utéale du me mbre infé•
dans les p lexus [Jrévcrtébraux. ou comme nerfs rieur. D'autTcs vaisseaux naissen t daus l'abdome n
Indépendants, c l passent da ns lo p lexus mésenlé· et ccmlribuent à l'irrigation de slruclures pelvien-
riquc inférieur de l'abdomen). n es : l'artère sacrale 111édiane e l, cbez la femme, les
a rtères ovai:iques.
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Pelvis et périnée
Branche lombale
Brarche spinale
1. Artère iliolombale
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448 Figure 5.63. &ranches du tronc post., rieur de l'artère Iliaque interne. .."'
C
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Anatomie régionale • Pelvis
sea u <JUi lle lo covilé pelvienne et monte sur La • L'artère vésicale supérieure nalt normalemenl de
race interne de la paroi abdominale antérieure la racine de l'artère ombilicale, et se dirige média•
pour atteindre l'ombilic. Chez le [œtus, l'ar- lement el en bas 1>our lcriguer la face supérieure
tère ombil icale es t volumineuse el transporte de la vessie el les parties distales de l' uretère.
le sang du fœtus au placenta. Après la nais• Chez l'homme. elle peul aussi donner une artère
sauce, le vaisseau est obstrué dans sa partie qui vascularise le conduit déférent.
distale à partir de l'origine de l'artère vésicale • L'artère vésicale infériew-e se trouve chez l'homn1e
supérieure et devienl au Cinal un solide cordon et donne des branches pour la vessie, 1'uretère, la
fibreux. Sur la paroi abdomina le antérieure, vésicule séminale el la prostate. L'artère vaginale
le cordon soulève un pli de péritoine appelé chez la femn1e est l'équivalent de l'artère vési-
le pli ombi.li cal médiat Le rés idu fibreux de cale inférieure de l'bo1rune; en descendant vers le
l'artère ombilicale elle-n1ême est le ligament vagin , elle donne des branches au vagin el aux par-
ombilical médial. ties voisines de la vessie et du rectum.
, , - - Tronc antérieur
A~.-."'.;lt'\ de l'artère iliaque ln1erne
'•~
·" M'f-
..,..,.., Mtf'-~ ~·:;;;· Artère g1U1éa1e Inférieure
~":'."
,:.
""'r••Ï
~;
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Pelvis et périnée
• L.'artère rectale moyenne se dirige média.lemenl des artères ulérini,s (figure !'i.65). De c haquf! côté. les
i>Our irriguer le reclu1n. Le vaisseau s·anastomose vàisseaux chemjnent dans le ligament s us penseur de
avec !"artère rectale supérieure. qui nait de l'ar• l'ovaire (le ligament inJ'undibu.lo-ovarique) lorsqu' ils
tilre mésentéricrue inférieu re dans l'abdome n, et croisent l'ouverture su périeure du polvis vers l'ovaire.
avec l'artère rectale inférieure, qui nait de l'artère Des branches passent par le môsovariun, pour gagner
puclendale interne dans le périnée. l'ovaire, el dans le llgaJDent la rge. pour s'anastomoser
■ L'artère obturatrice se d irige en avant le long de la avec J"artère ulérine. Los artères ovariques grossissent
paroi pelvienne el quille la cavité pelvienne par le s ignificativement durant la grossesse pour accroître
canal obturateur. /\vt,ç le nerf obtllrllteu r. au-dessus, l'irrigation utérine.
cl la veine obturatrice, au-de.ssous, elle enlJ·e dans la
région des adductnurs de la cuisse el l'irrigue.
• L'artère pudcnda le interne se d i'r ige vers le bas Artère sacrale méd iane
depu is son origine du tronc antérieur et qui lle la L'artère sacrale médiane (figures 5.64 ot 5.65) nait
cavité pe lvieun~ par le grand foramen ischiatique de la face poslé d e ure de. l'aorte juste au-dessus
au-dessous du muscle piriforme. En associa tion de la bi furca tion ao rtiq ue au nivon,1 <le ln vertè-
avec le nerf pudendal sur son côté médial. le bre LfV dans l'ai)dome n. Elle descend sur la lig11e
vaisseau passe latéralement à l'épine ischiatique médiane. croise l'ouverture s upéri eu re du pel-
puis par le petil foramen ischiatique pour entrer vis, el pou rsuit a lors sou trajet le long de la face
dans le périnée. L'artère puclencla le ioterne e~I la antérieure du sacrum el du coccyx. Elle donne la
principale artère clu périm\e. Parm i les structures dernière pai.re d'artères lombalcs e l d es bran ches
qu'elle irrigue. so trouvenl les lissus érecliles du qui s'anastomosent avec les artères iliolom balc el
clitoris et du pénis. sacrale latérale.
■ L' artère glutéale inférieure est u ne grosse bran-
chr, termi nale, du lroncnntérieur de l"arlère iliaque
interne. Elle passe e ntre les branches antérieures
de S1 et S2 ou de S2 el S3 du p lexus sacral. el Veines
qu ille la cavilé pelvie nne par le grand forame n Les vei nes pelvien nes su iven l le trajet 1.le Ioules les
isch iolique au-dessous du muscle p iriforme. E1le bra nches de l'artère il iaque inlerne excepté pour l'ar-
e nlre dans la région glutéale el contribue à son lère ombilicale el l'arti,re iliolo mbal,: (figure 5.66A}.
irrigulion ; elle s'anastomose avec 1111 réseau de De dwq ue côté, los veines se drn inenl dans l,is vei-
va isseau x autour de l'arlicu laliou de la hanche. nes iliaques internes. qu i qu illent la cavi té pelvienne
■ L'artère utérine, c hez la fennne, se dirige média- pour rejoindre les veines iliaques communes s itu ées
lemenl el vers 1·avan1 clans la base clu ligament juste au•d<lssus c l latérales à l'ouverture supé rieure
lurge JJOur alteindre le col (figure 5.65). Au cours du pelvis.
de son lrajet, le va isseau croise l'uretère et passe Dans la Govilé pelvienne, des p lexus veineLLx
nu-dessus du forn ix vaginal latéral. Dès que le vais- é lond us et inlcrco,n noclés son l e n rapporl avec les
seau atteint le col, il monte le long d u bord latéral
de l'utérus pour nlteindre la lrompe utérine, où_
faces des visdlres [vessie. rectum, proslale , utérus et
vagin). Ensemble, ces plexus formen l le plexus vei-
....,è
il se recourbo laté rale ment el s'anastomose avec neux pclvieo . La partie du plexus veineux e nlou rant fi
·e
l"arlèro ovarique. L'artère utérine esl le principal le rectum et le canal ana l se cl.ra ino via les veines rec-
apport s11nguin de l'utén,s et grossit siguûicatrve- tales supériew·es (tribu tai res des vei nes mésentéri-
ment duraul 1.a grossesse. Par ses anastomoses avec q ues inférieures) dans le système porte hé patique. et
d'aut res artères. ce vaisseau contribue à l'irrigation via les veines recta les moyennes et in.férieures dans
de l'ovaire aussi bie n que du vagin. le système cave. Ce p lexus pelvien c,st ut, in1po1'laJJ t
sh unt porto-cave lorsque le syslème porle bépalique
est bloq11é (ligure 5.668).
Artères ovariques La partie in fé rieure du plexus reclal enlonn,nl le
Chez la femme. les v11 isseaux génilaux (ovru·iques) canal a nal a deux parties, u ne interne et une ex terne.
naissent de l'aorte abdomi.nnle Jluis descendent pour Le plexus rectal intern e csl dans u n tissu conjonc tif
croiser l'ouverture s upérieure clu p«lvis e l irriguer les entre le sphincter anal interne cl l'épilhélilmi lapis·
450 ovaires. lis s'anaslomosen l av~-c les parties te rminales sant le canal. Ce plexus se connecte on ha ul avec
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Anatomie régionale • Pelvis
Anère ovanque
Vaisseaux ovanques
Uretère
des branches do la veine rectale supérieure dispo• L'un.igue veine dorsale profonde qui dra ine les
sées longitudinalement et qui sont situées une à une tissus érectiles du clitoris et du pénis ne suit pas les
dans chaque colonne ana le. Quand e//es grossissent. branches de l'artère pudendale interne dans la cavité
ces branches forment les hémorroïdes internes, qui pelvienne. À la p lace, celle veù10 passe directement
siègent au-dessus de la ligne pectinée et sont recou- dans la cavi té pelvienne par une brèche formée entre
vertes par une muqueuse colique. Le plexus rectal le ligament arqué du pubis el le bord antérieur de
.., externe encercle le sphincter anal externe el esl la membrane du périnée. La veine rejoint le plexus
g sous-cutané. De la dilatation des vaisseaux du plexus veineux prostatique chez l'homme el le plexus vei•
"'
0 rectal externe résultent les hémorroïdes externes. neux vésica l (vessie) chez la femn1e. (Les veines 451
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Pelvis et périnée
r.t- PlaJ'lCher
pelvien
B Cenalanal
Figure 5.66. Vernes pelviennes. A. Chez un homme avec ablation du c6té gauche du pelvls et d 'Une grande partie des
viscères. B. Veines en rappon avec le rectum et le canal anal.
452
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Anatomie régionale • Pelvis
Nœuds iliaques
internes
Nœuds lli&Q<l&S
externes
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Pelvis et périnée
pour quelq ues-u ns. dans les nœuds préaortiques sur ligne transtuberculaire. de telle sorte q u' il regarde
la foc;e antérieu re de l'am'le. plus postérie urement.
Eo plus d u dra inage des viscères pe lvie os, les Le toit du périnée est principalemenl forn1é par
ncl!uds si tués le long de l'artère il.laque interne reçoi- les muscles élévateurs de l'anus qui séparent la
vent auss i le drainage de la région glu téale du mem- cavité pelvien ne au-dessus. d u périnée. a u-dessous.
bre in férieur el de ion es profondes du périnée. Ces muscles. un de chaque côlô. constiluonl un
diaphragme pelvien en forme de cône ou d'enton-
n oir, uvec l'orifice anal à son sommet inférieu r dans
PÉRINÉE le triangle anal.
En avant. dans le triangle urogénital. u ne brè•
Le périn ée est u11e région en forme do losange s ituée c he musculaire en forme do U (le hiatus urogénital)
au-dessous du planc her pelvien entre les c uisses. au torise le passage de l'urètre et du vagin.
Sa limile périph érique est l'ouverture inférie ure du
pelvis; son plafond est le diaphragme pe lvien (les
muscles élévateur de l'anus el coccygie n) . Ses étro i•
Membrane du périnée
tes parois latérales sont formées par les parois do la et espace profond du périnée
cavité pelvienne au-dessous des insertions du m us• La me mbrane d u périnée (voir p. 410 ) est une é paisse
cle é lévateur de l'anus (figure 5.68A). couche fibreuse q ui comble le triangle urogénital
Le périn ée esl di visé en u n tria ngle a ntérif!ur uro- (figure 5.68B). Elle a un bord postérieur lib re, q ui est
génital e t un triangle postérie ur anal : 6xé sur la Jigne médiane au centre tendineux du péri-
née et est attacl1é latéralement à l'arcade pubienne.
■ le triangle urogén ital csl en rapport aviic les ori-
lmmédialeme nt a u-dessus de la membrane du péri-
fices de l'appareil urinaire el de l'appareil de la
née se trouve une mince région appelée l'espace
reproduction, el a pou r rôle de fixer les orga rtes
p rofond du périnée. contena nt une couche de mus-
gén itaux externes:
cle sq ue lellique el des éléments neurovasculaires.
■ le triangle anal coutienl l'anus el le s phin cter anal
Parmi les musdes squelel Liq ues de cel espace (voir
externe.
figure 5.36) se trouve le sphiuc ler externe urétral.
Le nerr pudendal [S2 à S 4) el l'artère pudendale La membrane d u périnée et !"espace profond du
interne sont les principaux nerf et artère de la région. périnée fournissent un support pour les organes géni-
taux externes. qui s'atlachenl à Leurs races inférieures.
Les parties de la membrane du périnée el cle l'espace
Bords et plafond profond d u périnée inférieures au hiatus u rogénital
de l'élévateur de l'anus fournisseol a ussi un support
La limite d u périn ée est marquée par le bord pour les viscères pelvieos situ és au-dessus.
in fé ri eu r de la symphyse pubienne à son angle L' urètre quitte la cavité pelvienne el entre daos
a ntérieur, par le s01nn1e t du coccyx à son angle le périnée en traversant l'espace profond du périnée
postérieu r. el po r les tubérosités ischJatiques à e t la membrane du périnée. Cbez la femn,e, le vagin
c hacun des a ng les latérau x (figure 5.68A). Les traverse aussi ces structures en arrière de l'urètTe.
li m ites latérales son t formées par les branch es
ischi opubiep nes 011 ava nl e l par les liga men ts
sacrolubéraux en a rrière. La symphyse pubienne, Les fosses ischioanales
ft).~ luhlirosités ischiatiques el le coccyx peuvent et leurs récessus antérieurs
f:lre pa/p(:s chez le potient.
Le périnée esl div isé en deux triangles par une Les muscles élévateurs de l'anus se dirigeant rnéd iale-
ligne virtuelle e ntre les de ux tubérosités ischiatiques. menl depuis leur origine haute sur les parois pelvien-
Le triangle urogénilal est antérie ur à celle lign e el le nes latérales jusqu'à l'orific:o anal e.1lç hiat us urogénital
triangle aual esl postérieur à cette Ligne. De façon bas s il1,1és. des gouttières en forme de c.oin renversé
s igo lficative, les deux tria,1gles ne sont pas dans le sonl fom1ées entre les muscles élévaleu rs de l'anus el
même plan. En position anatom ique. le lTianglo 1uo- les parois pelviennes voisines lorsque les deux struc-
génilal est orienté dans le plan horizontal. alors que tu res divergent vers le bas (figure 5.69). Dans le trian-
454 le lrfangle anal est attiré vers le h aut au niveau de la gle anal. ces gouttières. Lmo de chaque coté de l'orifice
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Périnée
Symphyse pubienne
,--,--,----'l,----'\-__.o~,--- ÊJéva1eur
Tubé<OSilé _....,,_ __ de l'anus
ischlatique
Llgamenl - - ----":::,.~:,___:~:._
sacrotubéral
A
Tr,ar,gle anal
Coccyx
Ugamen1 lnlérieur du pubis
~ ;"----------i~- ~ -- -- - Ouvertvre
pour l'urètre
Membrar,e - - - - - = ~ ~ ~:._
du périnée
0 455
Copynghted material
Pelvis et périnée
Muscle
coccygien
Musele Oblurateur - +---- -+-- -
Interne - - -- - - - -1--Ugament
sacrotubétal
i.Jgamenl
sacroépineux
Fosses lschJoanales
Rece1,1us anterfeurs
~~ des loues
~~
Espaceprofonddupérlr,ee _ ischloaMles
~rane du pénnêe
Muscle obturateur
111teme
Tendon du muscle
8 obturateur lnteme
Fosses lschloanales
Réeeuus antMeurs Rêcnsus 1ntffleur1
des losws lschloanales du loues lschk>analH
Figure 5.69. Les fosses lschioanales et leurs récessui amêrteurs. A. Vue .antëroiat~rale avec ab1atîon de la paroi petvlenn~
gauche. B. Vue lnferieure. C. Vue antérolaterale avec abl.ation des parois pelvi ennes et du diaphragme,
456
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Périnée
anal, sont appelées fosses ischioanales. La paroi laté- interne. Les fosses ischioanales et leurs rêcessus anté-
rale de chaque fosse est principalement formée par rieu rs sont n ormalement emplis de graisse.
l'iscb iwn, le muscle obtura teur iJllerne et le ligament
sacrotubéral. La paroi médiale est le ntuscle élévateur
de l'anus. Les parois médiale et latérales convergent Triangle anal
vers I.e haut. là où le muscle élévateur de l'anus s'atta·
che au fascia recouvrant le muscle obturateur interne. Le triangle anal du périnée regarde en a rrière el en
Les fosses iscWoanales permettent le déplacement bas el est délimité latéralement par les bords médiaux
du diaphragme pelvien el l'expansion du canal anal des ligaments sacrotubéraux, antérieurement par une
durant la défécation.
Les fosses ischioanales du triangle anal se conli·
En clinique
nuent e n avant par des réœssus qui s'ava,iceut dans
le lriimgle urogénital nu-dessus de l'espace profond
Abcès des fosses ischioanales
du périnée. Ces réœssus antérieurs des fosses lschio- La muqueuse anale est particulièrement vulnérable
a nales sont e n forme de pyramides à trois côtés qu i au traumatisme et peut être aisément blessée par des
oui été attirées par l'un de leurs côtés (ligure 5.69C). selles dures. Parfois. des patients développent une
Le sommet de chaque pyramide est fermé e t pointe en inflammation et une infection (sinus et cryptes). qui
avant vers le pubis. La base est ouverte et est en conti• peuvent s'étendre aux fosses ischioanales. l'infection
nuilé en arrière avec la fosse iscWoanale homolatérale. peut diffuser entre les sphincters, produisant des
La paroi inférieure de chaque pyramide est l'espace fistules intersphinctériennes. les trajets peuvent
profond du périnée. La paroi supéromédiale est le progresser en haut dans la cavité pelvienne, ou
muscle élévateur de l'anus, et la paroi supérolalérale latéralement dans les fosses ischioanales.
est princ ipalement formée par le muscle obturateur
En clinique
Hémorroïdes
Les hémorroîdes sont des dilatations des veines
sous-muqueuses. Elles sont une cause fréquente
d'écoulement de sang durant et après la défécation.
Le traitement des hémorroîdes peut comporter
une simple automédication ou de la chirurgie pour
enlever les veines sous-muqueuses responsables des
symptômes. Dans l'arrière-pensée de tout clinicien
est le problème qu' un ècoulement de sang du
rectum peut avoir une cause maligne colique ou
rectale. Quelques-unes de ces tumeurs peuvent être
palpables au toucher rectal, qui ne doit Jamais être
oublié lors de l'examen physique d'un patient avec
un saignement rectal. La présence d'hémorroîdes
peut aussi être un signe d'hypertension portale
(figure 5.70).
457
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
ligne horii.onta le entre les deux lubérosilés ischial i- Comme pour le tria ngle anal. le toit ou plafond du
qu,JS, el postérieurement par le coccyx. Le plafond du triangle urogénital esl I.e muscle élévateur de l'a nus.
triangle anal est le d iaphragme pelvien, qui esl formé À ln d ifférence du tria ngle a nol, le trio nglo uro-
par les muscles élévateurs de l'anus. L'ouvertu.re anale génital contient une forte plateforme de soutien
se trouve au centre du triangle anal el est en rapport llbromuscuJaire. la membrane du péri.née el l'espace
de chaque côlé avec une fosse ischioanale. Le princi• profond du périnée (voir p. 410). qui est attachée à
pal muscle du triangle esl le sphincter anal externe. l'arcade pubienne.
Le sphincter anal externe. qui e ntoure le canal Les prolongements a ntérieurs des fosses i.s chio•
anal, esl formé par du muscle squeletlique et corn- anales se trouvent de chaque côté entre l'espace pro·
porto trois portions - profonde, superficielle cl sous• fond du périnée el le muscle élévateur de l'anus.
c utanée - disposées séquentiellement le long du Entre la membrane du périnée et la couche mem-
canal de haut en bas (tableau 5.5). La partie profonde braneuse du fascia superficiel se trouve l'espace
esl un muscle épais on anneau qui encercle la partie superliciel du périnée. Les principales structures d e
supérieure du canal anal et se mélange avec des fibres cet espace sonl les tissus érectiles du pénis el du clito-
du n1uscle élévateur de l'anus. La partie superficielle ris, el les muscles squelettiques qui y sont associés.
entoure aussi le canal anal. mais est amarrée a nlé-
cieuremenl au contre tendineux du périnée, cl pos•
lérieuremenl au coccyx el au ligament anococcygien.
La partie sous-cutanée est un disque aplati horizon-
Structures de l'espace
talement qui entoure l'orifice anal juste sous la peau. superficiel du périnée
Le sphincter anal externe est innervé par des bran- L'espace supe1·ficiel du pé rinée contient :
ches inférieu res du nerf pudenclal et par des branches
• les structurns érectiles qui se ré,,nissenl 1>0ur former
direr:temenl issues des branches antérieures de S4.
le pé11is chez l'hmnme et le clitoris chez la femnie ;
• les muscles squeletllques qui sont essenliellemen1
associés avec les parties des structtll'8s érectiles atta-
Triangle urogénital c hées à la membrane du périnée el à l'os voisin.
Le triangle urogénital d u périnée esl la moitié anté- Chaque structure érectile comporte un noyau
rieure du pé1·inée et est otienté dm1s un plan hotizon- central de tissu vasculaire expansible et sa capsule
lal. Uc.ontient les racines des organes génitaux externes fibreuse conjonc ti ve qui l'entoure.
(figure 5.71] el les orifices de l'appareil urogénital.
Le triangle urogénitul est délimité:
Organes et tissus érectiles
• latéral.ement par les branc;hes ischiopubien1rns ; Deux séries de structures 6recliles s' un issent pour
• poslérleuremenl pnr u ne ligne virtuelle entre les former lo pénis ot le clitoris.
tubé rosités ischiat iq ues; Une poire de corps caverneux do forme cylindri-
458 • antérieure1ne111 par le bord infé rieur de la sym- que, un de chaque côté du tria ngle urogén ilol, esl fixée
physe pHbienne. par ses exlxé•mités proximales à l'arcade pubienne.
~opynqh'':C m 3t<:<ri<1l
Anat.omie régionale • Périnée
Corps du clitoris
(coupe transve<sale)
Gland du clilOIÎS
Pitier du·cli1oris
{partie fîxe du corps
caverneux)
Gland du pénis
Fosse naviculaire
de l'urèlre
PIiiet du pénis
(par11e fixe du corps
caverneux)
Glande b<ilbo-<Jrêtrale
dans J'espace profond
B
Ces attaches sont souvent appelées les piliers du cli- vagina le. Les bulbes son t fennement fixés à la
toris ou du J>énis. Les extrémités distales des corps, membrane du périnée (fisure 5.71A). Do petites
qui ne sont pas attachées à l'os, forment le corps du bandes de lissu érectile réiu1issen l les cx tré,n-i-
cl itoris chez la femme, el les parties dorsales du corps tés antérieu res de ces bu lbes à une petite masse
du pénis chez l'bonune. érectile, un itJue, de la forme d'un pois, le gland
La seconde série de tissus érectiles entoure les du clitoris ; il esl situ é su r la ligne média ne à
orifices de l'appareil urogénital . l'extrémité du clitoris et antérieur à l'orifice de
l'urètre.
■ Chez la fe,nme, une paire do structures érec- ■ Chez l'homme, une grosse el unique masse érec-
0 tiles appelées les b11lbes du vestibule. un de tile, le corps spongiem,, esl la structure équiva- 459
chaque côté, est s ituée au niveau de l'ouvertu re lente des bulbes du vestibule. d u gland du clitoris
c opyngh ,:,d material
Pelvis et périné e
Copyngh1ed matertal
Anatomie régionale • Périnée
Ugamenl suspenseur
Muscle Eschlocavemeull.
----,
Muscle - - ~,-l"'---:":;-"-----:-:-
bulbospongleux
M:uscie Jschlocavemeux 1
,ll
~ Flgwe 5.72. Muscles de l'espace superficiel du périnée. A. Chez la femme. a. Chez l'homme.
~
Le canal de chacune des glandes vestibulaires spongieux et transverse superficiel du périnée (figure
majeures s'ouvre dans le vestibule du périnée le long 5.72 et tableau 5.6). Deux de ces trois paires de mus-
du bord postérolatéral de l'ouverture vaginale. cles sont. en rapport avec les racines du pénis et du
De la même façon que les glandes bulbo-urétrales cHtoris: l'autre paire est en rapport avec le centre
de 1'homme, les glandes veslihu laires majeures tendineux du périnée.
sécrètent durant la stimulation sexuelle.
lschiocaverneux
Les deux muscles ischiocaverneux recouvrent les
Muscles piliers du pénis el du clitoris [figure 5.72). Cha-
L'espace superficiel du périnée contient trois paires que muscle est fixé au bord médial de la tubérosité
de muscles : les muscles iscltiocaverneux, buJbo- ischiatique el à la partie voisine de la branche de 461
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
l'iscbi um . puis se dirige en avant pour s'attacher au Chez l'homme el chez la fon1me. les muscles bul-
côté et à la face inférieure du pilie r homolatéral, afin bospongieux compriment les parties fixes du pénis
d e propuJse r le sang du pilier vers le corps du pénis en érection ou du clitoris el chassent le sang vers les
e l du clitoris. régions distales. suriou l le gland. Chez J'homn,e. les
muscles bulbospongieux ont d eux autres fonctions :
Bulbospongieux
■ ils facilitent la vida nge de la partie bulbaire de
Les d eux muscles bulbospongieu.x sont principale-
l'urètre pé nien après la 111ic U011:
menl en rap1>orl avec les bulbes du vestibule chez la
• leur contraction réflexe d uranl l'éjacula tion es t
fen1J11e, e l avec les parties fixes du r.orps spongieux
responsable de l'é mission p,ùsaUle du spern1e par
c hez l'bomn1e (figure 5.7Z).
le pénis.
Chez la femn1e, chaque muscle bulbospoogieux
esl fixé en arrière au cen tre tendineux du périnée,
el se djrige en avant c l la1éralemen l. sur la face infé- Muscles transverses superficiels
rieure de la glande veslibufoire majeure homolalé· du périnée
raie e l d u bulbo du vestibule. pour s' insérer s ur le La paire de muscles transverses superficiels du
bulbe el s ur la membrane du péri.née (figure 5.72A). périnée su il un trajet parallèle au bord postérieur de
D'autres fibres se dirigent en avant el latéralemen t la face inférieure de la me mbra ne d u pé ri néo (figure
pour se mêler à des fibres du muscle ischiocaver• 5.72.). Ces muscles en forme d e bande aplatie. qu i
neu.x, el d'autres encore ch emin e nt vers l'avant pour so111 insérés sur les tuhéros il és isch lalîques e l le urs
former une arche au-dessus du corps d u clitoris. branches, s'éte nde nt médi<1lemenl jusqu'au cen•
Chez l 'homn,e, les muscles bulbospongieux se réu• lre 1enclineux d u pé rinée sur la ligne média ne et le
oissenl sur la ligne médjane en LLO raphé à la face infé• s tabilisenl.
ricu re du bulbe du pé nis. Le rapbé esl fixé en acrière
au centre tendineux du périnée. De c haque côté. à
partir du rapbé el du centre tendineux du périnée. Aspects superficiels des
des fibres musculaires se dirigent en avant el latéra• organes génitaux externes
Jement. pour recou,rtir c haque face du bulbe pénlcn
et se llxer à la membrane du périnée ainsi qu'a u tissu Chez la femme
fibreux du bulbe. D'autres s'étendent e n avant et laté· Chez la femme. le c:litoris el l'appareil vestibulaire,
ralemenl pou r entrer e n rapport avec les piliers el avec un certain nombre de plis cutanés el de tissus,
462 s'at tache!' en avant aux muscles ischioca vem eux. forment la vulve !figure 5.73]. De chaque càté de la
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Périnée
TrillSlgle
urogénital
î 1
Tubérosité - -- - ' - - - - --
isdliatique
-
i"-"'------\:;~----'-- -ê---- Commissure
(palpable) postérieure
A Orifice anal
Cl<irtce urétral
Frein -
Ve$1ibu!e
- ====~~====~='J•~~~=:=j== Pli mml
latêral
Orifiœ du oonduil de
(en1re les peli'les 'èvres) •a glande para·urêtrale
Hymen Petite lèvre
Ouvenore vaginate - - +- -':-:'C:,.:~
\ ',r~-"''------'-- 1 - - Ori1iœ dV oondult de
la glande vestibulaire majeure
figure 5.73. Aspects superficiels du pêrinêe de la femme. A.. Vue globale. B. Vue rapprochée des organes génitau>c. extemes.
1igoe médiane se Lrouvenl deux plis cutanés minces centrale o u con1plète ment clore rouverlltre vaginale.
appelés les petites lèvres. La région comprise entre A la suite de la rupture de l'hyn1en (après le premier
elles·. et dans laquelle s'ouvrent l'urètre el le vagin, rapport sexuel ou après traun1alisme), des restes irré-
est le vestibule. Eu avant. chaque petite lè\•re bifur- guliers de l' hymen frangenl l'ouverture vaginale.
que, formanl un pli médial el ll11 pli latéral. Les plis Les orifices de l'urètre el du vagin soul en rapport
médiaux s'unissenl pour former le frein du clitoris, qui avec les orifices de glandes. Les conduits des glan-
rejoint le gland du cUloris. Les plis latérauxs' uuissenl des para-urétrales (glandes de Skene) s'ouvrent dans
ventralemenl au-dessus du gland cl du corps clitori- le voslibulc, une s ur chaque côté du bord latéral de
diens pour former le prépuce du clitoris (capuchon). l'urètre. Les conduits des glandes vestibulaires majeu-
Le coq )S du clitoris s'étend antérieurement à po1tir du res (glandes de Barlholin) s'ouvrenl à proximité de la
gland du clitoris et est palpable, cm profondeur sous lo limite postérololérale de l'ouverture vaginale dans le
prépuce et la peau. lin urrière du vestibule, les pe tites sillon e nlrc l'orifico vaginal cl les restes hyménéaux.
lèvres s' unissent. fon11ont u.a petil pli transverse. le Latéraux aux pcUles lèvres sou l deux larges plis. les
frein des petites lèvres (la fourchette). grandes lèvres, qui se réunissent en avanl pour for-
Dans le vestibule, l'orifice vaginal esl entouré à mer le 01001 du pubis. Le mont du pubis repose s ur Ja
degrés variables par une membrane plissée en anneau, partie inférieure de la symphyse pubienne, et est en
l'hymen. qu i peut 11résenlor Lmo petite perforation avanl du veslibu le e l d u clitoris. En arrière. les grandes 4 63
Copyngh1ed matenal
Pelvis et périnée
lèvres ne se réunissent pas et sont séparées par une Le pénis consiste en u ne racine e t Llll corps, La
dépression appelée la commissure postérieure. qui se racine fixe du pénis est palpable en arrière du scro-
situe en regard du centre tendineux du pél'inée. lun1 da11s Je ùiang/e urogénital du périnée. La partie
pendante du pénis (corps du pénis) est entièrement
Chez l'homme couverte de peau; le sommet du corps est coiffé par
le gland du pénis.
Les composants su perficiels des org;anes génitaux de L'orifiœ urétral externe est une fonte sagittale. nor•
l'homme sont le scrotum el le pénis (ligure 5.74). Le malement placée au sommet du gland. La lùnite infé-
scrotum est l'homologue n1âle des grandes lèvres de la rieure de l'orifice urétral est dans Je prolongement du
[en101e. Les bourrelets labioscrotaux [usionnenL sur la raphé du pénis sur la ligne médiane, qui représente
ligne médiane, résultant en un scrotum unique, dans une ligne de fusion formée sur le gland alors que l'urè-
leque.l les testicules el leurs tuniques musculofascia- tre se développe chez le rœtus. La base de ce raphé
les, les vaisseaux sanguins, les nerfs, les lyn1phatiques est c.ontinue avec le frein du gland, qui est uo pli
et les conduits de d rainage descendent de l'abdomen. cutané médian reliant le gland à la peau plus mobile
Le résidu de la Iigne de fusion entre les bourrelets qui lui est proxituale. La base d u gland s'élargit pour
labioscrolaux chez l'embryon est visible sur la peau fonner une lintile circulaire surélevée (la couronne du
du scrotum sous la fonne d'un raphé longitudinaJ gland); les deux extrémités latérales de la couronne
méd ian, qui s'étend depuis l'anus. autour du sac scro- se rejoignent en bas sur le rapbé médian du gland.
tal, et sur la face in férieure du corps d u pénis. La dépression postérieure à la couronne est Je col du
Triangle urogénllal
Tubérosité - -- - - - - - - + .c~
Ischiatique Raphè
(palpaNe)
Peau ,ecouvrant
,
A le bulbe du pénis
Figure 5.74. Aspects superfld•ls du périnM d• l'homme. A. Vue globale. 8. Vue rapprochée des organes génitaux externes.
464
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Périnée
gland. Normalement. au 1u veau du col du gland. u n basse de la paroi abdominale. la couche membraneuse
pli cutané est en continuité. en avant, avec la fine peau du fascia abdon1inal est a ttachée au fascia profond de
qui adhère légèl'emenl au gland et, eo arrière, a vL>c la cuisse juste a u-dessous du ligament inguiJ1a l.
la peau épaisse peu allacbée au corps. Ce pli , connu Comme le, cvucl,e membraneuse du fascia entoure
comme Je prépuce. s'étend vers l'avant pour couvrit le l'espace superficitil du périnée el se co11ti11ue en hau/
gland. le prepuce e.,;t enlevé ou cow-s de ln circoncisio11 su r io paroi abdominolHantérieure, les liquides P.I infec-
masculine, lais'SC111t le gland expo,çé, liom; <1ui s ·occ111nule11t dans cet e.~pace peuvent dijfusc,·
en dehors du périnée ven< la porlie ba~-se de la paroi
abdomi11ale. Ces collections ne diffuseront pas dans
Fascia superficiel du triangle Je triangle anal ou la cuisse. car les fascias fusio1111e11t
urogénital avec les tissus profonds aux limites de ces régions.
Le fuscia superficiel du trîa ngle urogén ila l est en
continu ité avec un fascia sim ilaire de la paroi abdo•
minale antérieure. Nerfs somatiques
Com"mo pour le fascia s upcr(icicl de la paroi abdo•
mina le, le fascia périnéal a un e couche membraneuse Nerf pudendal
à sa face profonde. Celle couc he membra neuse [fas• Le principal nerf sornalique du pé rinée est le nerf
cia de Colles ou fascia superficiel d u p érinée) est puclendnl. Ce nerf nait du plexus s11~ral el véhicule
attachée : des fibres des segmen ts méd ullaJresspinaux S2 à S4. JI
q uille la cavité pelvie nne par le grand foramen L~ch ia-
■ en arrière à la membrane d u périnée : elle ne s'étend
Lique a u-dessous du muscle piriforme, contourne le
donc pas a u triangle mal [figure 5.75);
ligame nt sacroépineu x: il gagne a lors le tria ngle anal
■ a ux brauches iscbiopubienncs qui formc nl les
d u périnée en passant mécl ialemenl par le petit fora-
bords latéra ux du triangle urogénilal; elle ne
men ischiatique. En ent rant dans le périnée. il se
s'ôlend clone pas à la cu isse.
situe s ur la paroi latérale de la fosse ischioanale daus
Ello déllnil les !inules exterJ1cs do l'espace superfi • un clédoublemenl du fAscia [le canal pudendal), qui
ciel du périnée, revêl le scrotum ou les grandes lèvres. couvre le muscle obl·uratcur interne.
e t s'éte nd autour des corps du pénis et du clitoris. Lo nerf pudcnd al (figure 5. 76) a lro is ra meaux
En avant. la couche membraneuse du fascia est en terminau x princi1loux - les nerfs recta l inférieur e t
continuité, au-dessus de la symphyse pubie1111e el des périn éa l, et le nerr dorsal du pénis ou d u d iiorîs -
pubis, avec la couche membraneuse du fascia de la q ui son l a,;comragnéc~ par des bronches de l'o rlère
paroi abdominale antérieure. Dan s la partie latérale pudend ole in terne (figure 5.77).
En dinique
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Couche membraneuse
du fascia superllclel
Fusk)n au bord pos1,11eur
de la membr111e du périnée
• Le nerf rectal inférieur est souveJJl multiple. U tra- est le nerf scrotal postérieur c hez l'homme. et le
verse le fascia du canal pudoodal. el se dirige média- nerf labial postérieur chez la fomme.
le ment à travers la fosse ischioanale pour illllerver • Le nerf dorsal du pénis e l du clitoris en tre dans
le sphincler anal externe et lr,s régions voisines des l'espace profond du périnée (figure 5 76). li che-
muscles éléw,teurs de l'anus. Le nerf est aussi géné- mine le long du bord latéral de l'espace. puis sort
ralement sens itif pour la peau d u triangle anal. en traversant la membrane du périnée juste ou-
• Le nerf périnéal passe druis le lriruigle urogénita l dessOltS de la symphyse pubieD1Je, où Urencontre
et donne naissance à des rameaux moteurs el cuta- lo corps du clitoris ou du pénis. li poursuit son
nés. Les rameaux moteurs innervent les muscles trajet sus la face dorsale du corps pour atteindre
squelettiques dans les espaces s uperficiel el pro- le gland. Le nerf dorsal est sensitif pour le pénis
466 fond du pétiaée. Le plus gros des rameaux sensitifs et le clitoris, particulièrement 1>our le gland.
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Pêrlnée
'
....,
Muscle
coocygien
Ce:nal pudendJl dans
le fascia de l'obturateu, -\1----'-'....2~..,.;1111,---::,,i~- - - - -,,
Interne
'.~ ligament
Nerf rectal Inférieur --t;,,..;;:..~':,~":-:,,.1!,':-~? :.:_________ _ f sac,oêpineux
L Muscle élévateur
/ ., __ de l'am,s
' - - -- ~ -- -"-- Nerf périnéal
467
Copynghted matenal
Pelvis et pé rinée
Nert pudendal
Nerfs viscéraux
Vaisseaux sanguins
Les nerfs viscéraux péoêt:renl daus le périnée pa r
deux voies: Artères
Les artères les plus in1porlan les du périnée soul les
■ ceux destinés â la peau, qu i cousislenl essonliel le- artères pudendales internes (figure 5.77 ). D'autres
n1enl en fibres syn1pathiques poslgangliom1aires, artères entrant dans la région incluent la pudendale
soul dél ivrés à la région le long du nerf pudendaJ externe. la testiculaire el les artères crémastiques.
(voir p. 441 el figure 5.61). Ces fibres joignen t le
nerf pudendal à partir des rameaux conununi-
canls gris qui relient les parties pelviennes des Artères pudendales internes
troues sympathiques aux branches antérieures Les artères pudendales internes na.issenl du tronc
des nerfs sacraux spinaux: antérieur de l'artère iliaque interne dans lo pelvis
■ ceux destinés aux tissus érectiles pénètren t dans (figure 5.77), Elles occompagnent le nerf pudendal
la région 11ssentiellem,m1 " " traverstinl l'espace el qulllenl le pelvis par le grand forarnen ischiatique
468 profond du périnée à parli r d u plexus hyp<lgas- au-dessous du muscle piriforme. Elles clmlou rncnl
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Anatomie régionale • Périnée
l'épi ne ischiatique, oît e lles se situent latérales au Les branches de l'artère pudendaJe inte rne sont
nerf, entrent dans le périnée en chem inant par le simi.laires à celles du nerf pudcndal dans le périnée;
pelit fornmen isch iatique, et accompagnen t le nerf elles comprenneol les artères rcclnle inférieure. péri·
p udendal dans le canal pudendal sur la paroi laté- n6ale et des branches pour les ~issus érectiles du pénis
rale de la fosse ischioanale. et du clitoris (figure 5. 77).
..""
l',rtérè U~lrate
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Artères rectales inférieures Les branches qui irriguenl les tissus érectiles chez
Uno ou pl11Sieurs artères rectales inférieures nais- les femmes sont similaires à (:<!lies de l'homme :
sent de l'artère pudenda le interne dans le triangle
• les artères du bulbe du vestibule irriguent le bulbe
anal; elles traversent 1néclialemenl la fosse iscbio-
du vestibule et les parties voisines du vagin:
anale pour se diviser, el irriguer le muscle et la peau
■ les artères profondes du cHtori.s irriguent les
voisine. Elles s'anastomosent avec les artères recta- pi liers el les corps cnverneux du corps;
les moyenne et supérieure. respectivement branches ■ les artères dorsales du clitoris irriguent les tissus
de l'artère iliaque interne et de l'artère mésen térique envlronnanlS-el le glund ,
inférieure, pour former un réseau de vaisseaux qu i
irriguent le rectu m et le canal anal.
Copyrigh1ed material
Anatomie régionale • Périnée
....""
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Les canm,x ly mphatiques des tissus superficiels Les ly mpbutiques des testicules sc drainent
du pénis ou du clitoris accompagnent les vaisseaux v ia des cana ux qui montent dans le cordon
sanguins pude ndaux externes; ils se drainent prin• sperma tique, traversen t le canal inguinal. cl se
cipalement dans les nœuds inguinaux superficiels. di rigent en naut vers la paxoi abdominale pos•
comme les canaux lymphatiques du scrotum ou des lérieure pour se connectes d irectemeo l avec les
grandes lèvres (figure 5.79). Le gland d u pénis, le oœuds latéro·aorliques el préaorli ques au tour
gland du cl itoris. les petites lèvres el l'extrém ité infé• de l'ao rte, a pproximative me nt aux 11iveaux ver•
rieure du vagin se drainent dans les nœuds ingui• té braux L1 el L2.
naux profonds el les nœuds iliaques externes.
Nœuds priao,liques
Nœuds lati,-o-.aortiques
(lombaux)
Lymplle du 1..ticule - - - - - 1 -- - - -/
Nœuda Inguinaux
superficiels
472 0
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Anatomie de surface • Anaçomie de surface du pelvis et du l')érinée
Anatomie de surface
Point culminanl - -- - - - - - . .
Êplt,e Uiaque
r
de la cré1e iliaque
postérosupérieu,e
Tubercule dela - -- - -
crête iliaque
Êpine Hiaque - --
antéfosupêrieure
Plan de - - - - :
l'ouverture
supérieure
do pelvis
A B
Agu,. 5.80. Vue latêrall! de l'aire pelvienne avec la situation du squelette lndiquêe. L'orientation de l'ouverture supérieure
du pelvis. le triangle urogénital et le triangle anal sont auS$I montrés. A. Chez une femme. 1. Chez un homme.
473
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
------<- Tuberoufe dU
pub<$
A B
Figure- 5.81 . Vue antêrieul'e de l'aire pelvienne. A. Chez une remme montrant la position de la symphyse pubienne. B. Chez
un homme mo.ntrant les positions des tubercules du pubis. de ta symphyse pubienne et des t?pines iliaque.tantêf<xupérieures.
Copynghled matenal
Anatomie de surface • Anatomie de surface du pelvis 11t du périnée
Position approximative du
centre tendlneulC du - - - - -- - - - - , - ,
périnée (toodon central)
Figure 5.82. Vue inférieure du périnê:e en position de lllhotom,e. Urnite-s, subdivisions et repèf~ palpables sont lndlquM.
A. Chez un homm{', 8. Chez une femme.
1
correspondent ou x bra11ches ischiopub iennes. qui s'ou vre l'urètre. Les glandes para-urétrales (glaodes
peuve nl être perç ues à la palpation profonde. de Skene), une de chaque côté. s'ou vre nt dans u n
Chez la fenime. les principaux éléments d u Lrian• sillon c utané e ntre l'u1-èlre e t la petite lèvre (figure
gle urogénital sont le clitoris. le vestibule et des 5.84D).
plis cu tanés qui, e nsemble. for1ne11l la vu lve (figure En arrière de l'willre se lrouve l'ouverture vagmale.
5.84A,BJ. L"ouverture vaginale (inlroitus) est frangée par les restes
Deux fins p lis cutanés, l.es petites lèvres. liiuiten l de !"hymen . qui ferme inltialem011l l'or.ifice vaginal el est
enl.re elles un espace appelé le vestibu.le. da ns lequel h abituellement rompu lors du premier rapport sexuel.
s'ouvrent le vagin el l'urètre (figure 5.84C). Une Lrac- Le <.-onduil de la glande vestibu.laire majeure (glande
1.ion latérale douce s ur les petites lèvres ouvre le ves- de Bartholin), un de chaque côté. s'ouvre dans le sillon
Libule et révèle un monticu le de ti ssu mou sur lequel cula né entre !"hymen el la petite lèvre adjacente. 475
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
a
Figure 5.83. Triangle anal ave< l'orifice anal et la posltfon des fosses ischioanates lnd1quès. A. Chez un homme.. B. Chez une
femme,
Chaque petite lèvre bifurque en avant en un pli postérieures des grandes lèvres sont séparées par
médial cl. un pl i latéral. Les plis média ux s'un issent une déprossion appelée com111 issure postérieure.
sur la ligne médiane pour former le frein clu clitoris. qui ~iège en regard rlu cenLTll te ndineux du périnée.
Les plis latéraux plus volumineux s' unissent a ussi Le col est visible quand le c~1nal vaginal est ouvert
sur ln ligne médiane pour former le capuchon du avec un spéculum (figure 5,84EJ. L·orifice externe du
clitoris ou prépuce. qui couvre le gla.ncl du c:lltorls col s'ouvre à la surface en forme de dôme du col. Un
et les parties distales du corps du clitoris. En arrière récessus ou gouttière , nommé forn ix, se trouve entre
de l'orifice vaginal, les peti tes lèvres se rejoignent, Je col et la paroi vaginale: U est de plus subdivisé,
formant u11 pli cutané transversal (la fourc:hetle), selon la localisation, en fornix antérieur, postérieur
Les grandes lèvres sont de larges plis latéra ux aLLJ< el la téraux.
petit es lèvres. El les arrivent ensemble en avant pour Les ra,;ines du clitoris sont en profondeu r des élé•
former le monl du pubis. qui repose sur la parlie ments de surface du périnée, el sont fixées aux bran•
476 .inférieu re de la symphyse pubienne. Les extrémités ches ischiopubiennes el à la membrane du périnée.
Copynghted matenal
Anatomie de surface • Anatomie de surface du pelvis et du périnée
Vestibolo--:-:;-,,--,-----+-:::-•.1
Grande levre _ ,__ _ __
Commissure
postérieu1e
(recouvre le _ _ _ _ _ _ _ _ __
œntra 1endlooux. Ouverture vaginale Orifice urétral ex!eme
du périnée) A (lnt,oitus)
Fourchette
C D
FiguNe 5.84. Eléments du triangle urogénital de la femme. A,,, Vue jo-férleure du triangle urogénitâl de la femme avec
indica1ion des éléments principaux~S. Vu~ infêrleure du vestibule. les petites U~vr~ ont été kartéés pc;>-ur ouvrir le vestibule.
SOnt aussi Indiqués fe gland du ditori.s> le capuchon du ctitorls et le freîn du ditorfs: C. Vue inférieure du vestlbulemontrant les
orifices de t'urè-tre t't du vagin e.tl'hyme.n. l e} petltes l~rts ont ~té. plus ~c-arté~S: que,dans la figure 5,848. D. Vve tnfétiêUre
du ve-stibvle avec la petite lèvre g;,uche rédinêe sur le côté pour montrer les régi6ns du vestibufe d;,ru lesquelles 1a glande
vestibulaire majeure et les g1andespara--urétrale-s s1ouvrent.
Les bulbes du vestibule (figure 5.84F), compo- aux bulbes du vestibule, de chaque côté de l'orifice
sés de tissus érectiles. se situent en profondeur vaginal.
des peil les lèvres de chaque côté du vesllbule. Ces Les piliers du clitoris sont attachés, de chaque côté,
masses érecllles sont en continuité, grâce à de fines aux branches iscbiopubîennes. Choque pilier est consti-
bandes de lissus é rectiles, avec le gland du clito- tué par la partie fixe du corps caverneux. En avant, ces
ris. qui est visible sous le capuchon clitoridien. Les corps érectiles se détachent de l'os, s'incurvent en bas et
glandes vestibulaires majeures sont postérieures en arrière, e l s'unissent pour former le corps du clitoris. 477
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
FomU< - -.,.,, s
antérieur
. - - - -- Orifice
ex1eme
du col
Fomix
postérieur
) Piüer du cli1oris
(parue rixe du COIJl5 Bulbe du ves1JbuSe
E caverneux)
Glande vestibulaire majeure
Figure 5.84, suite. Èléments du ula11gle urogênital de la femme. E. Vue du col à travers te canal vaginal, F. Vue Inférieure- du
triangle urogénltàl d'une femme avec les tissus é-rectlles du clitoris, vestibute et les glandes vestîbulai-res majeures Indiquées en
transparence.
Le corps du cl itoris ~'ltpporlo le sillo n c utnné déférent. Un raphê médian (figure 5.85B) csl visible s ur
tmmécliatemcnt ai1térie ur ou capucho n c litoridien la peau séparant les côtés droit cl gauche du scrotu m.
(prépuce). Le gland du cl itoris est situé à l'extré mité Chez quelques individus. ce raphé est proéminent el
du corps du clitoris. s'étend depuis l'orifice anal. s ttr le scrotum el le long
de la face venlTalo du corps du pénis. jusqu'au Frein
du gland.
La raci.ne du pénis est formée par les parties fixes du
Identification des structures corps spongieux et des corps c-.averoeux. Le corps spon-
du triangle urogénital gieux est fixé à la membrane du périnée et peul aisément
de l'homme élre palpé comme une grosse ma5s,e en avant du centre
tenclit\eux du périnée. Cette masse. qui est couverte par
Chez l'homme. le triangle urogénital contient les les muscles bulbospongieux, esl le bulbe du pénis.
raci11es d u pénis. LAl$ testicu les et les s tru ctures Le corps spongie ux se délar.he en nvant de la
assoc iées, bien qu'ils migrent de l'abdomen vers le membrane du périnée, devient la partie ventrale
scrotum, sont généralement é valués aveç le pénis du corps du pénis (lige d u pénis) . e t se termine en
durant l'exanien physique. s'élargissant en gland du pénis (figure 5.85C,D).
Le scrotum de l'homme est l'homologue desgran(les Les p iliers du pénis, un pilier de ch aque côté, sont
lèvres do la femme. Chaque lesticu le ovoîde esl faci- les parties fixes des corps cavern eux, el son l insérés
lement palpable à travers la peau du scrolmn (figure a ux branches ischiopubiennes (figure 5.85E). tes
5.85A). Postérolatérale au te-5ticule est une masse tis- corps caverneux sont libres en avant et deviennent
sulaire allongée, souvent visible con1me un bourrelet les masses érectiles paires qui fonuenl la partie dor-
saillant qui contient les vaisseaux lymphatiques ot san- sale du corps du pénis. Le glancl pénien coiffe les 8
N
478 gums du testicule, ainsi que l'êpiclidymo cl le conduit extrémités antérieures des corps caverneux. 0
Copynghted matenal
Anatomie de surface • Anatomie de surface du pelvis et du périnée
Conduit délérent, - - - -- -
nens et lymphallques
figure s.as. éléments du trlanglè ul'og~nital de l'homme. A. Vue inf~fieure. 8. Face ventrale du corps du pénis.
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0 479
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Pelvis et périnée
Facedorsaledu
~ -- - Col du gland
Figure S.8S, suite. ~lé-menu du triangle vrogénital de l'h'omme. c. Vue an1érieure du gla11d du pénis montrant l'orifke
vréttal. o·. Vue latérale.dv corps du péniset du gland. E. Vue inférieure-du triangle. urogénit-al de l'homme. avec le·stissu-s
ë.rectlles Indiqués par transparence.
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480 0
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Cas cliniques • Cas 1
Cas cliniques
cas 1
Varicocèle son observation dinique, il décrit ces constatations
Un homme âgé de 25 ans se présente à son comme un «sac de vers" (figure 5.86). le •sac de
médecin de famille avec une sensation de vers" est une varicocèle.
tiraillement du côté gauche de son scrotum. Il est
Le drainage veineux du testicule se fait via le plexus
par ailleurs en bonne santé et n'a pas d'autres
veineux pampiniforme qui chemine dans le cordon
symptômes. Durant l'examen, le médecin palpe le
spermatique. Une varicocèle est un amas de veines
tefflcule gauche, qui est normal, bien qu'il note
dilatées qui naissent du plexus pampiniforme. Par de
un gonflement nodulaire mou autour de la partie
nombreux aspects, elles sont semblables aux veines
supérieure du testicule et de l'épididyme. Dans
variqueuses qui se développent dans les jambes.
Veine ID$ticu(aire gatJd!e
1 Typiquemeni le patient se plaint d'une sensation de
tiraillement dans le scrotum et autour du testicule.
sensation habituellement aggravée en fin de journée.
Le médecin de famille conseille un traitement
chirurgical, avec recommandation pour une
chirurgie par incision inguinale.
Une technique chirurgicale simple incise la peau
prés du ligament inguinal. L'aponévrose du muscle
oblique externe est incisée dans la paroi abdominale
antérieure pour exposer le cordon spermatique. Une
impection soigneuse du cordon spermatique montre
les veines qui sont liées chirurgicalement.
Une autre option est d'emboliser la varicocèle.
Dam cette technique, un petit cathéter est mis en place
par la veine fémorale droite. Le cathéter est poussé
tout le long de la veine iliaque externe puis de la veine
iliaque commune, jusque dam la veine cave inférieure.
Le cathéter est alors positionné dans la veine rénale
gauche, et un veinogramme est réalisé pour repérer
l'orifice de la veine testiculaire gaudJe. Le cathéter est
481
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
Cas2
Compression du nerf sciatique nerf fibulaire commun, qui est une branche du
Un jeune homme présente une douleur de sa nerf sciatique au membre inférieur.
région glutéale droite, à la face postérieure
Un scanner de l'abdomen et du pelvis révèle une
de la cuisse, et le long des faces postérieure et
masse dans la partie postérieure du côté droit du
latérale de la jambe. En l'interrogeant davantage,
pelvis. La masse est antérieure au muscle piriforme
il précise que la douleur irradie aussi sur le bord
et voisine du rectum.
latéral du pied, particulièrement autour de la
malléole latérale. Sur le ventre antérieur du muscle piriforme, le nerf
sciatique est formé par les racines des nerfs L4 à
Les zones douloureuses correspondent à des
S3. La masse du pelvis de ce pa·t ient comprimait ce
dermatomes. La zone de dermatomes impliquée
nerf, entraTnant ses troubles moteurs et sensitifs.
est celle des régions des nerfs de L4 a S3.
Au cours de l'intervention chirurgicale, la masse
Durant les semaines suivantes, le patient
fut reconnue comme une tumeur nerveuse
commence â développer une faiblesse musculaire,
bénigne et fut excisée. Ce patient ne présenta plus
avec une chute du pied.
de déficit neurologique.
Ces constatations concordent avec la perte de
fonction motrice et les modifications sensitives du
Cas 3
Rein pelvien supérieure de l'abdomen. Une échographie
Une jeune femme se présente à son médecin de montre des lithiases vésiculaires, qui expliquent
famille avec une douleur modérée de la partie la douleur de la patiente. Cependant, lorsque le
technicien examine le pelvis, il note une masse
Rein pelvien Sacrum
derrière la vessie, qui a un aspect échographique
semblable à un rein (figure 5.87).
Que fait ensuite l'échographiste? Ayant
visualisé cette masse pelvienne derrière la vessie,
l'échographiste évalue les deux reins. La patiente
a un rein droit normal . Cependant, le rein gauche
n'est pas dans sa position habituelle. Le technicien
diagnostique un rein pelvien.
Un rein pelvien peut être expliqué par l'embryologie.
Les reins se développent à partir d'une série
complexe de structures qui naissent à proximité de
la vessie dans le pelvis fœtal. Au fur et à mesure du
développement et des changements de fonction des
différentes parties des reins. ces derniers prennent
position dans la partie supén'eure de l'abdomen, près
de l'aorte abdominale et de la veine cave Inférieure,
sur la paroi abdominale postérieure. Un arrêt de
développement ou un incident peuvent empêcher le
rein d'avoir sa position habituelle. Heureusement il
est inhabituel que des patients se présentent pour des
Vessie R~um symptômes en rapport avec un rein pelvien.
Copyngh1ed matenal
Cas cliniques • Cas 4
Cas4
Obstruction de l'artère iliaque commune gauche iliaque interne se divise alors en troncs antérieur et
Un homme àgê de 65 ans se présente à l'interne postérieur, qui donnent naissance à des vaisseaux;
en chirurgie avec une histoire d e douleur de la ceux-d sortent du pelvis en passant par le grand
fesse et une impuissance. À l'examen, il a un pouls foramen ischiatique et irriguent les muscles glutéaux.
périphérique d iminué s ur le pied gauche comparé L'artère pudendale interne nait aussi du tronc
au droit. l'interrogatoire du patient révéle qu'il antérieur de l'artère iliaque interne et irrigue le pénis.
présente une sévère douleur de la fesse gauche
les symptômes du patient surviennent du côtê
après avoir marché 100 mètres. Après une courte
gauche, suggérant qu'une obstruction existe
période de repos, il peut à nouveau marcher
seulement de ce côté.
100 mètres avant que les mêmes symptômes
réappa raissent. Il signale aussi que, ces dernières Comme les symptômes du patient surviennent
années, Il a été incapable d 'avoir une érection. Il uniquement du côté gauche, la lésion est
fume beaucoup et ne prend pas de traitement. vraisemblablement dans l'artère iliaque commune
gauche (figure 5.88); elle empêche le flux sanguin dans
La douleur dans la fesse gauche est de nature
les artères iliaques externe et interne du côté gauche.
ischémique. Elle donne une histoire typique liée
au manque d'irrigation sanguine des muscles, Une «Comment serai-je traité?» demande le patient.
constatation semblable est rencontrée quand des
Le patient est prié d'arrêter de fumer et de commencer
branches musculaires de l'artère fémorale sont
un exercice régulier. D'autres options thérapeutiques
occluses ou stènosées. De tels patients développent
incluent le déblocage de la lésion en dilatant avec
des douleurs similaires (ischémiques) dans les muscles
un ballonnet pour rouvrir les vaisseaux, ou par un
du mollet appelées claudication intermittente.
pontage (bypass) prothétique chirurgical.
Comment le sang parvient-il aux muscles glutéaux?
l'arrêt de la cigarette et un exercice régulie r
Le sang arrive de la bifurcation aortique puis passe améliorent le périmètre de marche du patient. le
dans les artères iliaques communes, qui se divisent patient choisit la procédure la moins agressive, à
en vaisseaux iliaques interne et externe. L'artére savoir la dilatation du vaisseau (angioplastie). le
résultat est satisfaisant; le patient est capable de
marcher sans limîte et d'avoir une érection.
Artère iliaque c001mun-e gauct,e
Arlftfl lombale
~
Ar1èto IJlaque commune g3uehe occJuse
·~ 1
l""" f '""\,._~
•
"l
Alière maque
Arlêrelliaque Anere Iliaque
tr1teme drone 1n1eme W!Uehe
. . - 111aquo
hl_
ex.terne Orolte ex.teme gauche
'
Système maque droit petmêable
Fi gure 5.88. Angiographi e aorto--iliaque par soustraction digjtale. A . Aspect d'une à rculation normale, B. Artère iliaque
commune gauche occluse. 483
Copynghted matenal
Pelvis et périnée
cas s
Traumatisme iatrogénique de l'uretère paroi latérale du pelvis antérieur à l'artère iliaque
Une femme âgée de 50 ans est admise à l'hôpital interne. L'uretere poursuit son trajet jusqu'à un
pour une résection chirurgicale de l'utérus point situé approximativement 2 cm au-dessus
(hystérectomie) pour cancer. Le chirurgien de l'épine ischiatique, puis passe en avant et en
se propose aussi d'enlever tous les noeuds dedans au-dessus du muscle élévateur de l'anus.
lymphatiques pelviens et de réaliser une salpingo- Point important: l'uretère adhère intimement au
ovariectomie (exérèse des trompes utérines et péritoine. La seule structure qui passe entre l'uretère
des ovaires). La patiente est préparée pour cette et le péritoine chez l'homme est le conduit déférent
procédure et subit une chirurgie habituelle. Vingt- Chez la femme, cependant, comme l'uretère
cinq heures après l'intervention, il est observé descend sur la paroi pelvienne, il passe au-dessous
que la patiente n'a émis aucune urine et que son de l'artère utérine. L'uretère continue tres proche du
abdomen augmente de taille. Une échographie fornix latéral du vagin, en particulier à gauche, et
démontre une quantité considérable de liquide pénètre l'angle postérosupérieur de la vessie. Ce fut
dans l'abdomen. Le liquide prélevé dans l'abdomen à cet endroit que l'uretère fut lésé par inadvertance.
est testé et se révéle être de l'urine.
La connaissance de l'anatomie et le diagnostic de
Il est conclu que les uretères de la patiente ont été la lésion urétérale permettent aux chirurgiens de
lésés durant l'intervention chirurgicale. rètablir la continuité de l'uretère chirurgicalement.
La patiente est hospitalisée quelques jours de plus
La partie pelvienne de l 'uretère chemine en arriére
que prévu et a une convalescence paisible .
et en ba~ en dehors du péritoine pariétal, sur la
Cas 6
Grossesse ectopique projetée peuvent aussi être des causes potentielles.
Une femme âgée de 25ans se présente au service Che2 la femme, la douleur peut également naître
des urgences pour une douleur de sa fosse iliaque de l'ovaire, de la trompe utérine et de l'utérus. Chez
droite. La douleur s'est installée rapidement en une jeune patiente, les maladies de ces organes sont
moins de 40 min et s'accompagne de crampes rares. Une infection et une maladie inflammatoire
et vomissements. L'interne de chirurgie fait un pelvienne peuvent survenir chez la patiente plus
diagnostic initial d 'appendicite. jeune; elles doivent être prises en considération.
L'histoire typique d'une appendidte est une La patiente ne rapporte aucune histoire de ces
douleur au centre de l'abdomen à type de colique affections.
(d'intensité croissante et décroissante) qui, en
Après un interrogatoire plus poussé, cependant la
quelques heures, se localise et devient une douleur
patiente révèle que sa dernière période menstruelle
constante de la fosse iliaque droite. La douleur à
date de 6 semaines. Le praticien évoque comme cause
type de colique centrale est typique d'une douleur
viscérale mal localisée. Lorsque le péritoine pariétal
est enflammé, la douleur devient localisée. Bien que
possible de la douleur abdominale une grossesse
en dehors de l'utérus (grossesse ectopique). La
patiente est examinée en urgence par échographie
1
cette patiente ait une douleur de la fosse iliaque
abdominale, qui ne révèle ni fœtus ni sac dans
droite, l'histoire n 'est pas typique d 'une appendicite
l'utérus. Son test de grossesse est positif. La patiente
(mais il doit étre rappelé que les patients peuvent ne
est opérée et une rupture de la trompe utérine est
pas toujours avoir une histoire classique).
découverte due à une grossesse ectopique.
L:interne de chirurgie demande l'avis d'un collégue
Dès qu'une patiente se présente avec une douleur
expérimenté. Ce dernier considère les autres
pelvienne, il est important de prendre en compte
structures qui siégent en fosse iliaque droite comme
les différences anatomiques liées au sexe. La
des causes potentielles de douleur. Ces structures
grossesse ectopique doit toujours être envisagée
comprennent l'appendice, le caecum et l'intestin
chez la femme en âge de procréer.
.,
grêle. Une douleur ostéomusculaire et une douleur g
484 "'
0
Copynghted matenal
Cas cliniques • Cas 7
Cas7
Tumeur utérine est bénigne. Un cancer agressif de la prostate
Une femme âgée de 35 ans se présente à son peut s'étendre a tout le pelvis, bien que cela soit
médecin de famille pour une sen.sation de souvent associé avec une obstruction intestinale et
ballonnement et une augmentation du périmètre des symptômes vésicaux sévères.
abdominal. le médecin de famille examine la Chez la femme, un certain nombre d'organes
partie basse de l'abdomen, et découvre une masse peuvent développer de grosses masses: les
qui s'étend depuis la branche supérieure du pubis ovaires (tumeurs solides et kyroques), les résidus
jusqu'au niveau de l'ombilic. La limite supérieure embryologiques dans les ligaments larges, et l'utérus
de la masse est facilement palpable, mais la limite (grossesse et fibromes).
Inférieure apparaît moins bien définie.
le praticien pose d'autres questions.
Cette patiente a une masse pelvienne.
Il est toujours important de savoir si la patiente
En examinant la patiente en décubitus dorsal, est ou non enceinte (parfois, la grossesse peut être
l'examinateur peut découvrir tout l'abdomen. une surprise pour la patiente).
L'inspection révèle un bombement du bas de Le test de grossesse de cette patiente est négatif.
l'abdomen jusqu'à l'ombilic. La palpation révèle Après que la patiente a vidé sa vessie, la masse
une masse dure et légèrement Irrégulière, avec reste inchangée. le praticien pense que la masse
des bords supérieurs et latéraux bien nets et un peut être une tumeur bénigne commune de
bord inférieur moins net, donnant l'impression l'utérus (fibrome). Pour confirmer le diagnostic, il
que la masse se prolonge dans le pelvis. La lésion obtient une échographie du pelvis, qui prouve que
est mate à la percussion. l'auscultation ne révéle la masse nait de l'utérus.
aucun bruit anormal. La patiente est adressée à un gynécologue, et
après une longue discussion tenant compte de sa
Le médecin se demande quelles structures peuvent
symptomatologie, de la fertilité et des risques,
être al'origine de cette masse. En examinant Je pelvis,
le praticien et la patiente concluent qu'une
il est important de se rappeler les différences Jihs au
hystérectomie (ablation chirurgicale de l'utérus)
sexe. Le rectum et le côlon, la vessie et la musculature
serait un traitement approprié.
sont communs a l'homme et à la femme. Certains
La patiente prend conseil auprès de plusieurs
états pathologiques sont aussi communs aux deux
gynécologues, qui tous sont d 'accord sur l'option
sexes. y compris le développement d'abcès pelviens et
chirurgicale.
de collections liquidiennes.
Le fibrome est enlevé sans complication.
Chez l'homme, la prostate ne peut pas être
palpée en transabdominal, et il est extrêmement
rare qu'elle grossisse a un tel point si la lésion
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Pelvis et périnée
10 questions-réponses
1. Une femme âgée de 25 ans se présente avec S. Une femme avec un cancer de l'utérus a des
une masse du bas abdomen qui semble naître ganglions inguinaux d'une dureté pierreuse.
du pelvis. De quelles structures anatomiques Est-il possible que ces deux faits soient en
peut-elle venir? rapport?
Les structures qui naissent dans le pelvis et Oui. Les lymphatiques du fond de l'utérus sui-
pénètrent dans l'abdomen sont la vessie, l'uté· vent le trajet des vaisseaux ovariens vers les
rus, les ovaires et une anse de côlon pelvien. nœuds lymphatiques lombaux. Quelques vais·
Une cause commune chez les patientes de ce seaux lymphatiques se rendent aux nœuds lym-
groupe d'age est la g rossesse. phatiques Iliaques externes, et quelques-uns
suivent le ligament rond de l'utérus jusqu'aux
2. Un jeune homme se présente avec un can- nœuds lymphatiques inguinaux superficiels.
cer du testicule qui s'est étendu aux nœuds
lymphatiques. Où palperiez-vous les nœuds 6. Ayant réalisé un toucher rectal chez un patient,
lymphatiques 7 un praticien note une structure bilobée anté-
Pas dans la région inguinale ! Le drainage des rieure au doigt qui palpe. Quelle est-elle 7
testicules se fait via les lymphatiques qu i passent Il s'agit de la prostate. La prostate a un lobe
dans le cordon spermatique et se drainent vers gauche et un lobe droit avec un sillon médian.
les nœuds lymphatiques latéro-aortiques gau- Il est important d'identifier les lobes et le
ches et droits. l'examen de l'abdomen pourrait sillon médian, car la perte ou l'augmentation
révéler la lymphadénopathie (augmentation de volume de ces structures peut révélE>r une
de volume des nœuds lymphatiques). maladie prostatique.
3. Un patient a eu une excision d'un abcès du 7. Un homme 3gé de 45 ans développe une cryp-
canal anal et est devenu incontinent. Pour- tite anale abcédée, qui s'étend dans la fosse
quoi? ischioanale. Quelle structure empêche l'abcès
Le sphincter anal est composé de deux élé- de pénétrer dans le pelvis 7
ments : une partie interne qui est la continua- Des abcès lschioanaux surviennent de temps en
tion de la musculeuse circulaire du côlon ; et un temps et restent habituellement dans la g raisse
muscle strié, qui est composé de trois parties : et les tissus mous du périnée. Ils sont limités en
sous-cutanée, superficielle et profonde. Bien bas par les structures sous-cutanées, latérale-
que ces muscles striés n' interviennent que pour ment par les parois pelviennes, et en haut par
20 % du tonus de repos du sph incter normal, ils les muscles élévateurs de l'anus. Ils sont cou-
sont extrêmement Importants dans le maintien ramment traités par incision et drainage.
de la continence. Ce sont vraisemblablement
eux qui ont été sectionnés. 8. Pourquoi les patients peuvent-ils dévelop•
per des infections et des abcès du pelvis
4. Un Jeune garçon présente un gonflement. après une chirurgie de la partie supérieure de
comme un ballonnet, de la peau distale du l'abdomen?
penis à chaque fois qu'il urine. Pourquoi 7 Le pelvis est la zone la plus déclive de la cavité
Ce Jeune garçon a un phimosis, qui est dû à un péritonéale en décubitus dorsal. Du liquide et
rétrécissement significatif de l'ouverture pré- du pus, sous l'influence de la gravité, se dirigent
putiale. Il est important de le traiter car cela vers le pelvis. De plus, beaucoup de patients
peut entrainer des infections sous la peau du sont soignés en position demi-assise, rendant le
gland. Il subit une circoncision. pelvis encore plus déclive.
486 Q
Copynghted matenal
Cas cliniques • 10 questions-réponses
9. Un patient développe une douleur du dos et fémorales sont plus fréquentes chez la femme
une incontinence. Quelles racines nerveuses que chez l'homme, bien que, globalement, les
sont vraisemblablement comprimées? hernies inguinales soient plus communes que
les hernies fémorales.
S2 à S4.
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embre inférieur
Vue globale
INTROD UCTION
Le membre inférieur est d ireclomen l allaché au sque- Le me mbre in férieur comporte la région gl uléale.
lette axial par l'arlicu lalion sacro-iliaque el par de la régio n cru ral□ ou c uisse, la jambe e l le ll ied. La
sol idEis ligamen ts qui un issent l'os coxa l a u sacru m.. divisio n Hn régions dépe nd des princi pa les a rticula-
li est sépa ré de l'abdome n, du rachis cl du péri née lio ns cl de repères cutanés précis (figure 6.2).
par une ligne contin ue (figure 6.1) qui:
la région gluléalc (fessière) est posté1·ola lérale.
• s'étend <lu luborcule pubie n à l'épine Iliaque située e nlre la crêlo iliaque el le pl i cu tané gluléal
anlérosupérle tLre (Insertions du ligament Ingu i- qui dé term ine la limite înférienre de la fesse:
nal) c l se con linuc le long de la crête iliaque jus- ln cu iRso. dans sa partie ontériellTC, est située
qu'à l'épu1e Il iaque poslérosu périeurc séparant le e nl ru le liga me nt inguinal el l'arlicu lalion d u
membre in férie ur des pa ro is anlérieure el la térale genou. L'arlicu lalion do la hanche csl située juste
de l'abdomen: au-clossous du tiers moyen du ligamen t ingu inal.
• descend e ntre le massif iliaque µostérieltr c l la face
Sa parlio postérie ure esl située e nlre le pli glutéal
clorsolaléra le d u sacrum jusqu'a u coccyx séparant
el lo genou:
le membre in férieur des muscles spinaux:
• rejoint le bord interne de la tubérosité isch iatique. la la jambe est située entre le genou e l l'artic ulation
b ranche iscbiopubienne el la symphyse pubienne, do la chevill e:
séparant le membre inférieur du périnée. le pied prolonge la chevil le.
Memore infénevt
Ligament
sacmtubêtal
Tubercule pubien- - -+:, -~ ~
Branche
lsclllopobienne
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Vue globale • Foncuons
Lo trigone fémora l (triangle do Scarpa). la fosse Ln plupart des ner(s, des vaisseaux el des tendons
poplitée el la face postéro•interne de la c heville sont qui vont de la jambe au pied passent à travers une série
des zones importantes de transition traversées par de canaux regroupés sous le n.om de canal tarsien à
des structures vasculaires, nerveuses et tendineuses la face postéromédiale de la cheviUe. Les canaux sont
essentielles (figure 6.3). formés par le squelette el le rélinaculum des fléchis•
Lo trigone fémoral est une dépression de forme seurs qui maintiennenl les tendons en place.
pyramidale formée par les muscles de la région
proximale de la cu isse et par le Hgament inguinal
qui constitue la base d u trigone. La vascu larisation FONCTIONS
majeure du me mbre inférieu r et l'un des nerfs essen-
tiels du me,nbre inférieur (le nerf fémoral) venant de Support du poids du corps
l'abdomen pénètrent dans le trigone eo passant sous
le liga1nent Inguinal. La fonction primaire du membre inférieur est de
La fosse poplitée est située à la partie postérieure supporter le poids du corps avec un m[njmum de
du genou et a une forme de losange délimité par les dépense énergétique. En position verticale. le cen-
muscles de la c ujsse e t de la jambe. Les principaux tre de gravité est sttné en avant du bord antérieur
vaisseaux el les nerfs passent de la cu isse à la jambe de la vertèbre Sll au niveau du pelvis (figure 6.4).
en traversant la fosse poplttée. La ligne verticale - les hanches et les genoux étant
,i----Alticulallon
du genou
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1 - - - Jambe - - - i
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1il Membre inférieur
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Vue globale • Éléments anatomiques
Abduction Abduction
du fémur du fémur le
lo bassin fixe bassin fixe
Zlt- - Moyen el pet!
glu!éaux
I Abdu01ion
Extension Fle:Kion
A B
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t Figure 6.5. Mouvements de la hanche. A. Flexion et extension. 8 . Abduction et adduction. C. Rotation externe et inteme.
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fi·1 Membre inférieur
Le fémur est l'os de la c uisse. Son extrémité distale laire). La cb eville esl formée par celle cavité et par
forme une articulation portante majeure en s'articu- un os du larse (le talus) qui comble la cavité. La che-
lant avec le tibia au niveau du genou. Elle s"articule vUle a son maximum de s tabilité en dorsillexion.
aussi en avant avec la patella. La patella est le p lus Les os du pied comprennent les os du tarse (figure
important sésamoïde d u corps et est incluse dans le 6.9), les métatarsiens et les p halanges. Les sept os
tendon quadricipital. du tarse sont disposés en deux rangées avec un os
L'artic ulation e ntre le fémur et le tibia csl la prin• in termédiaire entre les deux rangées sur le bord
cipale arLiculation du genou, mais l'articul ation médial . L inversion et l'éversioo du pied sont obte-
0
e ntre le fémur e t la patella partage la mé me cavité nues par la torsion du pied portant la plan te du pied
articulaire. Bien que les principau x mouvements du en dedans (in version) ou en dehors (éversion). Ce
genou soient la Oexion et l'extension, l'articu lation sonl des mouvements q u.i se situent dans les articu-
du genou a aussi des mouvements de rotation du lations siluées e111 re les os du la.rse.
tib ia par rappo.rl au fémur. La rotation contribue au Les articula lions Larsomélalarsie nnes un issant les
« venouillage » du genou lorsqu'il est en extension os du tarse el les métatarsien s permellent des mou-
comp lèle. notanune11t dans la stalion debout. vements réduits de glissement.
La jan1be comprend deux os : Les mouvements indépendants des métatarsiens
sont limités par le ligament méta tarsien transverse
■ le Libia en situation médiale est plus important que
profond gui unit les têtes métatarsiennes distales au
la fibula qui est latérale. Le tibia est l"os porteur;
niveau des articulations métatarsopbalangiennes.
■ la fibula ne participe pas à l'articulalioo du genou
U y a on métatarsien pour chacun des cinq orteils,
et forme la partie externe de la cheville. À son
extrémité su périeure, la fibula s'articule avec la et chaque orteil a trois phalanges. à r exception de
face in férolalérale de la lèle du ti bia (articulation l'hal lux qu i n'en a que deux.
tibiollbu laire supérieui·e). Les articulations mélatarsophalangiennes per•
mettent la flexion. l'extension. l'abduction e l l'ad-
Le tibia et la fi bula sonl unis sur toute leur lon- du ction des orteils, mais la 01obilité esl plus réduite
gueur par une membrane interosseuse el, à leur qu'au niveau de la main.
exlrémité distale, par l"arlicu la Lion Ubiofibulaire Les articulations interpbalangiennes sont des arti-
iu férie u.re qui autorise wie mobililé légère entre les culations charnières permettant flexion el extension.
deux os. Les surfaces distales du tibia et de la libula Les os d u pied ne sont pas dans un soul plan qui leur
délimitent une cavité profonde [mortaise tibioflbu- permettrait de reposer à plat sur le sol. Les métatarsiens
el les os du tarse formeol deux arches (figure 6.10 ) :
longitudinale el transversale. L'arche longlludinale. sur
le bord médial du pied. est la plus grande. Les arches
sont souples et sonl mainlenues par des muscles el des
ligaments. Elles absorbent el transmettent les forces
durantla marcbe et la s tation debout.
Muscles
\ \
Les muscles de la reg.,on gluléale sont de façon
Aexion prépondérante des extenseurs, dos rotateurs el des
J
dl
Extension
abducteurs de la banche (figure 6.11 ), En plus de leur
action sur la cuisse, le bassin étant fixe, ces muscles
contrôlent les mouvements d u bassin liés à la fonc•
lion du membre inférie ur soit au temps d 'appui. soit
au tem ps de su spension d urant la marche.
Les prinr.ipaux muscles fléchisseurs de la hanche .ili;
(musr:le iliopsoas. muscle grand psoas e l muscle il ia- ~
A B FleJÛOn planlalre
que) ne s'i osèren l pas dans lo région glu léale ou à la
Figure 6.6. Mouvements du genou et de la cheville. cuisse mais viennent de la paroi postérieure de l'ab-
494 A. Flexion et extension du genou. a. Flexîom plantaire domen el passent sous le ligament inguinal pour se
0
et do=le de la cheville.
fixer à l'extrémité supérieure du fémur (figure 6. 12).
Copyrigh•e:d matenal
Vue globale • Éléments anatomiqUJ!S
...çs+--~t---M,..:,;.~-,t't'c\-~-li-~~----var1a.11ons venicales
du cen1re de gtavllé
a Avec l'adouction de
la hanche, les genoux
~ déplacent vers la
D
fi911e méd;ane
1 L'absence d'adduction
Rotation externe de la hanche llmtte ou
da l'articulation empêcllele
de la hanche déplacement des
genoux vers la ligne
médiane
Rotation înterne
dela handle
Déplacement latéral
du centre de gravilé
La flexion du genou en appui, Lo membre inlérieur la bascula latérale du bassin du côté sans appui
1édult l'élévallon du centte <le gravité pa, rédul1 l'élévation du centre de gravité
raooourcissement effectit de longueur dt.J membre
•
Centre de gravité
-+-9"nouxnon lléehis "·cfii/);l.'i\-- L'abduction au temps
- -+-- Centre de gravhé d'appui con1r6le ta
avec les genoux bascule du bassln
flécll;s
Flèx;on (
495
Copyngh1ed matenal
Membre inférieur
- - Malléole médiale
RAPPORTS AVEC LES AUTRES
Malléole latérale
RÉGIONS
~ Articulation d<î la cheville À la différence du membre supérieur où la plu-
part des éléments aeurovasèulaires vont du cou
au membre supérieur à travers un unique c hemin,
au membre inférieur il y a quatre e ntrées et sorties
principales entre le membre i.nférieu r. l'abdomen, le
Figure 6.8. Os et artiailations du membre Inférieur.
pelvis et le périnée [figure 6.14). Ce son l :
496
Copyngh1ed matenal
Vue g loba le • f(apports avèc les autres régions
Il
Ill
IV
.L
Rangee
distale
L
Médial - lt--
Cunéiformes ~rmédiaire
Latéral
Cubolde - - - - -f---- ---'---,
Os - - - O s naviçulaJre - -J~
Os du tarse lntemiédlalre
~--Talus - -;;,-
.At1iculalion
sous,,,tatienne
i ■ l'espace entre le ligament inguina l e l l'os coxal; ■ les muscles : le m uscle grand psoas, le muscle
■ la grande incisure ischiatique; iliaque el le n1uscle pectiné:
■ le canal obturateur (à la p,1rl·io haute du foramen • les nerfs : le nerf fémora l cl les branc hr:s fé mora•
obturé); les d u nerf génilofémoral, les nerfs c uta nés de la
■ la petite inc isure isch iatique. cuisse;
■ los vaisseaux: a rtère 111 vl!ine fémorales;
Abdomen • les ly mphatiques.
Le membre inférieu r con1munique d irectement avec l.'espace enlro l'os coxal el /o liga11tcnl inguinol
l'abdomen par l'espace entre l'os coxaJ el le ligamonl est une wnc de faiblesse de la paroi abdominalu. On
inguinal (figure 6.14). Les éléments concernés sont : pmJ/' noter des pro/111sion8 anormales du conten11 de
497
Copynghted matenal
n Membre inférieur
~ - - - - -+-- Extenseur
(grand gluléal)
=,1--- Abducteurs
(moyen gluléal
el pelil glutéal)
RolatBtJrs (obturateur
lnteme et carré
lémo<al)
ArohemèdiaJe
Talus Celcanéus
Arche latérale
fi\0,,,•1_@
....
11 e
Arche 11ansversaJe au
niveau des métatarsiens
w 8 M
USCl8psoas } Récfi!sseurs
de la hanche
- +-- Muscie Iliaque {iliopsoas)
Fig... 6.10. Arches longitudinale et transversale du pied.
Ligament Inguinal
Pelvis
Dos éléments anatom.iques contenus dans le pelvis
con1muniquenl avec le me n1bre inférie ur par deux
orifices principaux (figure 6.14).
En arrière, les vaisseaux. les nerfs et les muscles
conlffiun.iquenl avec la région glutéale par la grande
Figure 6 .12. Principaux fléchisseurs de la hanche.
498 incisure ischiatique. Ce sont : 0
Copyngh1ed matenal
Vue g lobale • Points clés
Fémur --+-+-<~-+
Companlment médial _J
Compartiment antérieur
••
canal obturateur
Copyngh1ed matenal
Membre inférieur
Les nerfs venus des plexus lombal el sacral d es• quemenl par l'examen du membre inférieur. De plus.
linés au membre inférie ur com porte nt de.~ fibres les signes cliniques (tels que douleu1s, foucmille-
.issues de la moelle spinale d e L1 à S3 (figure 6.15). me11~ç. paresthésies el fibrillations musculaires) liés
Les nerfs des segments sacraux les plus inférie urs à l'atteinu, des nerfs spinaux {par exemple par une
innervent le périnée. Les nerfs sorlenl de l'abdomen h1Jrnie discale inlerverlébrole de la région lombale)
cl du pelvis à travers différents orifices el foramens se manifestent ou niveau du membre inférieur.
c l pé nètre nt dans le membre inférieur. Une consé- Les dç rmatomes du membre inférieur sont il lus-
que11ce de cette i11nerv0Uo11 est que les ne,fs lombaux lrés par la figure 6.16. Les cégions peuvent êt re tes-
al les premièrs Tll!rfs sacroux peu vent êlJ'e testés clinî- lées par l'élude des sensibilités cu tanées. Les zones
lombal
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500 0
Figwe 6.15. Innervation du membre inférieur.
Copyngh1ed matenal
Vue globale • Points des
de sensibil ité sont pratiquement autonomes el les Adduction des O<teils S2. S3
chevauchements son t rares e t toujours limités. Ces
dermalomes son t :
■ au niveau du liga111ent inguinal : Ll :
■ à la face externe de la cuisse : L2 ;
■ à la partie inférieure e t médla le de la cuisse : L3 ;
■ au bord médlal de l'hallux : L4:
■ au bord latéral du 2• orteil : L5 :
■ au s• orteil : S2 : / LI,
■ à la face postérieure de la cuisse : S2 ;
■ a u niveau d u pl i glutéal : S3.
r i-- - - SI
Chacun des muscles du groupe muscul aire prin•
St cipal du membro inférieur est innervé par u n ou p lu•
sieurs des nerfs principaux issus des plexus lombal
et sacral (figuro 6.18) :
• les muscles de la région glu léalc sont inn ervés par
LS les nerfs glutéaux supérieUJ el inférieu r :
• la plupart des muscles du comparlîmoat anlé-
Figure 6.16. Oem,alomes du membte inférieur. Les points ri,iu r de la cuisse sont innervés par le nerf fémo-
indiquent les- zones autonomes ayant un chevauchement ral. à l'exception du tenseur du fascia la tn qui est 501
d'innervalfon minimal.
inne rvé par le nerf gluténl supérieur ;
l opynghted matenal
Membre inférieur
Copyngh1ed matenal
Vue globale • Points clés
Nerf liblal
Nerf fibulaire commun (branches caleal!é<lnnes)
(branche prolonde)
Branche superticielle---\-,11
Petite velne-f-rt
saphène
FlguN 5.20. Rapports osseux des nerfs. Fig. . . 41.21 . Veine• superflcl elles.
503
Copynghted matenal
Membre inférieur
Anatomie régionale
PASSAGE DE L'ABDOMEN
ET DU PELVIS AU MEMBRE
INFÉRIEUR
Chacu n des membres inférieurs est en continuité la paroi pelvienne ou croisen t le bord antérieur de
avec la face externe du pelvis et la partie la plus l'os coxal sous les insertions de la paroi musculaire
basse de la paroi abdominale antérieure. Les nerfs abdominale au ligament inguinaJ (figure 6.22).
qui ass u"renl l' innervation du membre inférieur vien- Celle dispos ition diffère de la situation au niveau
nent du plexus lombosacral situé dans l'abdomen et du membre supérieur où les éléments anato,wiques
le pelvis. Les vaisseaux qui irriguent le membre infé- passent du cou au membre supérieur à travers un
rieur viennent aussi de l'abdomen el du pelvis. orifice unique formé par la pre1nière côte, la clavi-
Les nerfs el les vaisseaux passent du tronc dans le cu1e el le bord supérieu r de la scapula. Par ailleurs,
membre inférieur à travers de nombreux orifices de le plexus brach iaJ. qui donne naissance aux nerfs
d •vitti abdominale
Fé111U<-l-- -l-~
Membre -1--
inférieur
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Anatomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
deslinés ou membre su pé rieur, esl formé princ ipn- ischi11tique (ischium. ou ischion), cl le pubis, qui
lement dons la région proximale du membre lui- fusionnent durant l a croissance. L'os iliaque est
n1ême. su périeur, et le pubis el l'ischium sont respective•
Les é léme nts squelelliques co11oernés par 1'811- m,inl anléro-inférieur et posléro-i nférieur.
crnge du membre infé rieur au tronc son l l'os coxal el LïHum s\trticu le avec Je sacrum . L'os coxal est en
l'extrénlité supérieure du fému r. L'arliculalion entre plu s amarré ù la lerminaisoa de la colonne vertébrale
ces deux os ésl l'arlicula lion de la hanche. (sacrum e l coccyx) par les lig;1menls sacrolubé ra l
el sacroépiaeux qui s'insèrent sur la tubérosité el
l'épine isch ia lique.
Pelvis osseux La face externe de l'iJium el les surfaces adja•
ceules du sacrum. du coccyx ainsi que du ligan1onl
Les surfaces externes des os coxaux. du sacrun1 et sacrolubéral constiluonl une zone importante d'in -
du coccyx sont de façon prédominante les régions serlion musculaire pour beaucoup de muscles de
du pelvis liées au membre inférieur, bien que quel- la région gluléale el du comparlimenl postérieur de
ques muscles proviennen t de la face profonde ou la c uisse. La branche iscb iopubieOJ1e e l le corps du
interne de ces os el des faces des corps des vertèbres pubis donnent insertion principalement aux 1110s-
Jombales. p lus hau t (figure 6.23). cles du compartiment médial de la cuisse. La lêle du
Chaque os coxal est formé avant ossification fémur s'a rtic ule avec l'acétabu lum situé sur la face
cmuplè te par trois parlies : l'os iliaque (ilium). l'os externe de l'os coxal.
-
TIJJercul8 de la aêle lJiaque
Tuber<:ule pubien
-+-- - Ligament sacrotubéral
ligament sacroêpineux
Tubér0$Ïlé Ischiatique
g
N
f"",gure 6..23. Face externe de l'os coxal. Vue de profil.
Q 505
Copyngh1ed matertal
Membre inférieur
Épine Ischiatique
Branche ischiO!)<Jbienne - --
Foramen obturé - - -\---""- -+--- Insertion du semltendineux
el de la longue por1ion du biceps fémoral
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale• Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
Tubérosité ischiatique
La tubérosité ischiatique est postéro-inférieure 11ar
rapport i', l'acétabulu.111 et donne insert ion principa·
lc meal aux muscles isch iojambiers situ és à la face Ilium
•
posté rieure de la cuisse (f'igliro 6.24). La tubérosité
est d ivisée en clellX parties hau te et basse par une - - - 1 '- - Sur1aœ atticulal,e
ligne lrans,•orsale. semiluna1re
La pa rtie supérieure de la tubérosité ischiatiqu e ~~~;.___'.~ - Fosse
est orie ntée vertica le me nt cl esl elle-mê me d ivisée Pubis acétabulaire
en deu,c '-Ones par une crête oblique qu i descend de
dedans en de hors :
Copynghted matenal
Membre inférieur
En clinique
saillies : le grand trochanter et le petit trochanler, à ment 125°. Cet angle est appelé ~ngl" d'inclinaison .
r extrémité de la dfaphyse fémorale (figure 6.27). Dans un plan hori,-0n1al, le col se 1Jrojotle en avant
La tète du fémur sphérique s·arlicule avec l'acéta- selon un angle d 'environ 15° ouvert médialement el
hulum de l'os coxal. Elle présenle une pel ite d épres- en avant. appelé angle de déclinaison. L'orienlalion
s ion non articu laire (fovea capitis) oil sïnsère le d u col par rapport à la d iaphyse accroît la mobilité
liganieol d e la tête. de la banche.
Le col du fémur est un tube osseux cylindri- L'extrémité supérieure de la diaphyse fé mo-
que qui relie la tête à la d iaphyse du fémur. li est rale comporte le grand et le peti t trochanter qui
orie nté en haut el en dedans: son axe avec cel ui de sont des points d'insertion pour les muscles de la
508 la diaphyse fémorale fnil un angle d 'approximative- hanche. 0
Copynghled matenal
Anatomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
-+-- Diaphyse
A B
1 Grand trochanter
Fovea
/ Insertion
Moyenglutéal
du moyen glutéal
Crête intenrochantèrlque
Petit trochante< - - L
Bord médial
de la ligne âl><e - - -
.,...,__ Bord latéral de la ligne àpre
Ugna âpre --.;'---
C D
Figure 6.27. Extrémité proximale du fémur. A. \lue antérieure. ■. Vue Interne. C. Vue postérieure. D. Vue latérale.
509
Copynghted matenal
Membre inférieur
Ant6rlevr
Surtace anlériewe Crêle
Bo<d médial
flord laté<eJ intertroohantérique
'-;;t-,t - Surface pœlêriewe
Média/ Lauiral du fémur proximal
g
N
510 0
Fl9Uf'e 6.28. Diaphyse fémorale. A droite, vue posttrieore de l'extrémité proxlmale du fémur drolt.
Copyngh1ed matenal
A.natomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
Le tiers moyen de la diaphyse esl triangula ire à ■ la ligne pectinéale s'inc urve. passe sous le pelil
la coupe lransversale. avec des bords niéd ia l e l laté- troc hanler et rejoinl la ligne inlerlrochantérique;
ral réguliers délim itanl des faces an térieure. latérale ■ la lubérosilé g)uléale csl une ligne largo el
el médiale . Le bord postérieur est une 1:rête la rge e t rugueuse qu i s' incurve en dehors vers la base du
saillant e appelée ligne âpre. grand trochanter.
La ligne Âpre ,1sl un sile majeur d'insertion mus-
culaire à la cu isse. Au tiers proxima l, les limites Le muscle gra nd glu léal s'insère sur la tubérosité
interne et externe de la ligue âp1·e d ivergent et se glutéa le.
continuent respectivement vers le haut avec la ligne La ligne pectinéaJe. la tubéros ité glu téale e t la
pec linéale e l la lubérosilé gl uléale de ln diaphyse crête inlerlrochantérique diilim il(111 1 u ne zone lria n-
(figure 6.28) : gulairc à la face postérie ure du fémur proximal.
En c.linique
Vascularisation de la tête fémorale rameaux qui courent le long du col fémoral. De ces
et du col fémoral branches, des rameaux rétlnaculaires partent. qui
Un réseau artériel extracapsulaire est constitué vont former un réseau sous-synovial lntra-articulaire.
autour de la base du col fémoral ; en arrière, par une La vascularisation de la tête et du col est renforcée
branche importante de l'artère circonflexe fémorale par l'artère du ligament de la tête fémorale, qui
médiale et en avant par des branches plus petites vient de l'artère obturatrice ou de l'artère circonflexe
venues de l'artère circonflexe fémorale latérale. Ce fémorale médiale. Cette artére est généralement
réseau articulaire extracapsulaire est renforcé par petite et inconstante.
des branches des artères glutéales supérieure et
inférieure. Ces branches donnent naissance à des
En clinique
Fractures de l'extrémité supérieure du fémur pas la vitalité de la tête. Ces types de fracture
la plupart des fractures du col du fém ur sont sont traités habituellement par ostéosynthèse en
intracapsulaires et arrachent les vaisseaux situés utilisant des clous ou des vis solidarisées â une
sous ta synoviale tapissant le col. la tête fémorale plaque diaphysaire. Ces fractures ont une évolution
dévascularisée peut alors se nécroser. Dans certains habituellement favorable.
cas, il est nécessaire d'opérer et de pratiquer soit une
hémiarthroplastie, soit une arthroplastie totale de la Fracture de la diaphyse fémorale
hanche. Une quantité importante d'énergie est nécessaire
Une autre fracture typique de l'extrémité pour fracturer la diaphyse fémorale. Ce type de
supérieure du fémur est la fracture traumatisme est souvent accompagné de lésions
i.ntertrochantérienne. la ligne de fracture se situe des parties molles avoisinantes concernant les
en général entre le grand trochanter et te petit compartiments musculaires, e t menace les ê léments
trochanter et ne concerne pas le col fémora l. les neurovasculaire-s qu'ils contiennent. Les lésions des
"'
g fractures intertrochantériennes n'altèrent pas la é léments neurovasculaires doivent être explorées et
"'
0 traitées dès que la fracture est réduite. 51 1
vascularisation du col fémoral et ne menacent
Copynghted matenal
Membre inférieur
Rotation latérale
. r r- - - Acétabulum
de ros coxal
i Rotation médiale
Vue supérieure
Téte lemorale
A B
Figure 6.29. Artlculatlon de la hanche. A. Surfaces articulaires. Vue antérieure. L Mouvement du col fémoral pendant les
rotations médiale et latêrale. Vue supérieure.
512
Copynghted material
Anatom ie régionale • Pa.ssage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
labrum acélabulaire
Fosse acêtabufaire
Manchon synovial
autour du ligament
Branche acétabulaire
.acétabulaire de l'artère obturatrice
Artère du ligament de la 1ête
Figure 6.30. Articulation de la hanche. A. Ligament transverse acétabulaire. 8. Ligament de la tête lêmorale. u, tête du
fémur a ëté mise en rotation latérale en dehors de l'acétabulum pour montrer le ligament.
Copynghted material
Membre inférieur
:Eminence
11topectinêe Ligame<it
lliolémo,al
A B C
Figure 6.32. Capsule et ligaments de la hanche. A. Capsule, Vue antérieure gauche. B. Ligaments iliofémoral et pubofémoral.
Vue antérieure gauche. C. Ligament ischrofêmoral. Vue postérieure droite.
Copynghled matenal
Anatomie régionale • Passage de l'a bdomen et du pelvis au membre inférieur
Anère obrura1,lce
Copynghted material
Membre inférieur
■ Le nerr sc:ialique. le nerf glutéal infêrieur el les rieu re à la fixa tion latérale du plancher pelvien à
vaisseaux gluléaux infêrieu1·s, le nerr pudendal el la paroi pelvie11ne. Elle relie la région gl utéal e au
les va issea,L~ pudendaux internes. le nerf cu lanê péri née:
postérieur d•: la cu iss11, le ne rf de l'ob1u rateur
interne el du jumeau supérieu r, le nerf d u carré ■ le 1en doo de l'oblurate ur inlerne passe de la face
fémoral el du jumeau inférieu r passent à travers média le de la ,,aroi pelvien ne à travers la petite
la grande ou verture ischiatique au-dessous du incisure isch iatique pour s'insérer sur le fémur;
mus.de pi riforme, ■ le nerf pudeudal el les vaissea ux pude11(laux
iotcrues sorteol du pelvis en possunl à tr11vers la
grm1de incisure ischiatique sous le piriforme, puis
Petite incisure ischiatique c nlrenl dons le périnée sous Ir, plancher pelvien
La petite incisure isc hiatique est i11férieu re à la e n con1ou1·nant l'ilpi ne ischialiq ue el le ligament
grande ouverlu re isc:hi,lliq ue â la face posléro- sacroépine ux el en Lraversanl de dehors en dedans
laté ra le du bassi n (figu re 1,l .34). Ell e esl aussi i11fé- la peUle Incisure ischiatique.
516
Copynghted material
Anatomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre Inférieur
Espace entre le ligament ainsi q ue le nerf fémoral. pour entrer dans le trigone
de la cuisse.
inguinal et l' os coxal
La grande ouverture en forme de croissant entre Nerfs
le ligament inguinal au-dessus et le bord anléro-
supérieur de l'os coxal au-dessous est le chemin de Les nerfs qu i pénètrent dans le membre in férieu r
communicalion entre l'abdomen el la parlie anléro• venant de l'abdon1en el du pelvis sont des branches
médiale de la cuisse (figure 6.34). Les n1uscles grand terminales du plexus lombosacral situées sur la foce
psoas, iliaque el pectiné lraverserrl cel espace pour postérieure de l'abdomen et les parois poslérolatéra•
s'insérer sur le fémur. Les principaux vaisseaux les d u pelvis (figure 6.35 el tableau 6.1).
(artère et veine fémorales) et les lymp hatiques d u Le plexus lon1bal est formé par les ran1eal1X vca•
membre inférieur passent aussi dans cet espace. traux des nerfs spinaux de Ll à L3 et une parlie de
Rameau antérieur l 1
Rameau antérieur l3
Tronc lombosacraJ
Ligament sacroéptne,,x
Nerl fémoral
Nerf obturateur
fl--N- --;1--Nerl sciatique
Nerl pertoranl cutané
Nert cutané postérieur de la cuisse -
517
Copyngh1ed matenal
Membre inférieur
Tableau 6.1 Branches dt.1 plexl.1$ lombosacral destin ées au membre inférieur.
Nerl fémoral L2à L4 Tous les muscles.du compartiment lnnetve la peau d e la fa<e antêrieure
antèrleur de la cuisse; dans de la OJI~. de la race antffomldla le
l'abdomen, branches inMrva.nt du genou, de la face mêdl.ale de la
le muscle iliaque et le pectlné Jam.be et du bord médial du pied
Neri obturateur L2;, L4 Tous les muscles du compartiment La peau à la panie haute de la face
mëdia1 de la cuisse, excepté le mu.scie médiale de la cuisse
pectinë et la portion du mu5de grand
a d ducte-ur qui s'insêfe sur l'isc:hium;
innt-r"Vt aussi le mu~~e obturate-uf
externe
Nert sciatique L4 à 53 Tous les muscles de la face postérieure La peau à la face latérale de la
de la cutsSe e t une. partie du grand Ja mbe et du pied. e t Ja plante
adducteur venu de 1'1sch1um ~ tous IM et la face dotsalt du pied
muscles d e la jambe et du pied
L~ (voir p. :l74). Le rosie du ra meau antérieur do L'I Les nerfs imporlanls qui proviennent du plexus
cl le rameau antérieu r de L5 s'unissonl pour former lombosacra.1 el quillenl l'abdome n el le polvis pour
le tronc lombosa craJ q ui pénètre dans la cavité pel- pénêlrer dans le membre inférieu r sonl le nerf fémo-
vienne ovcc h,,s rameaux an térieurs de 51 à S3 el ral. le nerf obturateur. le nerf sciaUque, le nerf glu-
une parl ie rle S4 pour former le plexus sacra l (voir téaJ supérieur e l le nerf glutéal inférieur. Les nu Ires
518 p.4~8]. nerfs qui naissent aussi du p lexus e l enl rent dans le
Copynghted matenal
Anatomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
membre inférieur pour innerver la p<·Htu ou les mus• lo région glutéale (figure 6.35) puis dans le compar•
cles sonl le nerf cutané lntéral de la cu isse, le nerf liment postérieur de la cuisse où il se ciivise à l111
de l'obturateur interne, le nerf du carré fémoral, le niveau variable en ses deux branches principales :
nerf cutané postérieur de la cuisse, le nerf culan6
■ le nerf Abuloi re commun;
perforant el les branches des nerfs ilio-inguinal et
• le nerf tib ial.
génilofémoral.
Les 11.11nea ux postérieurs de Lq à S2 sont présents
dans ,me paJ'lie du nerf ribulaire commun et les
rnmotmx nnlérieurs de L4 à S3 sont présents dans
Nerf fémoral le nerf libial.
Le nerf fémoral esl formé par la réw1ion des rameaux Le nerf sciatique innerve :
antérieurs de LZ à L4. Il quitte l'abdomen en passant
• Lous les roLLscles du compa rlimenl postérieur de
dans l'espace entre le ligament ingui nal cl le bord
la cuisse:
antérieur de l'os coxal pour pénétrer dans le trigone
■ la portion du grand add ucteur venu.e de
fémoral au niveau de la parUe anléromécliale de la
l'iscbium:
cuisse (voir figure 6.34). Dans le trigone fémoral.
■ tous les muscl es de la jambe cl du pied;
il esl latéral par rapport à l'artère fémorale. Le nerf
■ la peau de la face latérale de la jan1be ains i que le
fémoral :
bord latéral ol la piaule du pied.
■ innerve tous les muscles du compartiment anlé·
rieur de la cuisse;
■ dans l'abdomen, donne des branches destinées Nerfs glutéaux
aux muscles iliaque et pectiné;
Les nerfs gluléaux sonl les nerfs moteurs de la région
■ innerve la peau de la face antérieure de la cuisse,
gluléale.
de la face antéromédiale du genou, de la face
Le nerf glutéal supérieur (figure 6.35) est formé
médiale de la jambe el du bord médial du pied.
de 6bres venues des racines antérieures de L4 à S1,
IJ quille le pelvis à travers la grande incisure ischia•
tique au-dessus du muscle piriforn1e el innerve :
Copynghted matenal
Membre inférieur
Le nerf génitofémoral se d irige en bas el en avanl • la peau au niveau. du pli glu léal, à la parlie haute
el c roise le muscle gralld psoas su r la pnroi posté- médiale de la cuisse el le périnée adjacent.
rie ure de l'abdomen . Sa branche fémoralo pénètre
daus la cu i.s se en passan t sous le 1ignme nt inguinal
en dehors de l'arlèro fémorale. Elle devien t s uper· Nerf perforant cutané
ficielle pour innerver la peau au niveau de la partie Le n erf perforant c ula né esl un pet il ne rf sens il if
contTale haute de la face a ntérfoure de la c uisse. venu de S2 el S3. Il laisse l.a cavité pelvie nne en
pénélrant diniclemen l à travers le ligamenl sacrn-
Nerf cutané latéral Lubéral (figure 6.~5). li passe e nsuite a u1ou r du bord
inférieur du grand glutéal oit son Lel'fitoire c utané
de la cuisse c hevauche celu i du nerf cutané poslérie ur de la
Le nerf cutané latéral de la cuisse vient des racines cu isse innervant la 1Jenu au vois inage du pli glulénl.
L2 el L3. JI quille l'abdomen soil en passant à tra-
vers l'espace e nl1·e le liganienl inguina l el l'os coxal
méd ialemenl à l'épine iliaque anlérosupérieure. soit Artères
cm passant direclemenl à travers le ligament ingui-
nal (figure 6.35). li innerve la peau de la face latérale Artère fémorale
de la cuL%e. LA principale arlère du membre inférieur est l'artère
fémorale (figure 6.36), qui prolong1J l'arlère iliaque
Nerf du carré fémoral et nerf exlerne s ituée rlans l'abrlnmtm. L'artère il iaque exlerne
devient l'artère fémorale en passant sous le ligament
de l'obturateur interne ingu inal pour entrer dans le trigone fémoral à la face
Le nerf du carré fémoral (L4 à S1) el le nerf d e l'ob- antérieure de la cuisse. Ses branches vascularise nt
turateur interne (LS à S2) sont des n erfs de (Jelile presque lotalemenl la cuisse, la fambe e l le pied.
tajlle qui viennenl du plexus sacral . Les deux nerfs
pnssent à lravers la grande incisure isch iatique au-
dessous du muscle p iriforme pour pénétrer dans la Artères glutéales supérieure
région glu léale (figure 6.35):
et inférieure et artère
• le nerf dP. l'ohLuraLe ur inlerne innerve le muscle obturatrice
jLUneau supérieur dans la région glutéale et fait un
D'autres vaisseaux vascu larisen l le membre infé-
coude aulour de l'épine isch ia tique pour pénétrer
rieu r. Ce sonl les artères glu léales s upérieure et infé-
dans le pé rinée à travers la pelite inc isure ischia-
rieure el l'artère obturatrice (figure 6.36).
tique el rejoindre la Sllrface périnéale d e l'obtura•
Les artères glutéales s upérieure el inférieure nais-
leur inlerne:
sent dans la cavilé pelvienne. Ce sont des branches de
• le ne rf du carré fémoral innerve .le jumeau infé-
l'arlère iliaque interne (voir p. 448-450) qui vascu.la-
rieur e l le muscle carré fémoral.
risenl la région gluté.ale. L'artère glutéale supérieure
q uille Je bassin en. passant par la o=nde
·~ mcisLU'e ischia- !1j
tique au-dessus du pirifonne: l'artère glutéale inférieure ~
Nerf cutané postérieur paqse par le même orifice mais sous le pirifonne. E
de la cuisse L'artère obturatrice est aussi une branche de l'ar- ~
Le nerf cutané postérieur de la cuisse réunil des 1ère il iaque inlern.e naissant dans la cavité pelvie11ne
fibres nerveuses venues de S1 à S3. JI quille ln cavilé (voir p. 450). Elle passe à travers le canal obluraleur
pelvienne en passant à travers la gntnde incis urn sous el vascularise le compartiment médial de la cuisse.
le muscle piriforme (figure 6.35) cl descend vert icale- Les branch es des ar1ères glutéales s upârie ure e l
ment dans la région glutéale recouvert par le muscle inférieure et r.le l'artère obtura trice. ave<: les bran-
grand glutéal puis pénètre dans la cuisse. li innerve : ches de l'arlère pudendale inle rne du 1Jérinée, for-
men t un réseau anas10111otique dans la partie ha ute
, une bande cu lanée longitudinale à la face pos- de la cu isse el dans la région glutéale. La p résence
lérieure d e la cuisse qui se pOursuH à la parlie de ce réseau permet une circulation collatérale si un
520 haute de ln jambe: des vaisseau x esl interrompu . 0
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
ligament saciotubéral
Forame,, cbruré
et membrane - """-= ,--:,---l:._--1,---
Canal obturateur
Ligament saoroépineu:x
Copynghted matenal
Membre inférieur
Copynghted material
Anatomie régionale • Passage de l'abdomen et du pelvis au membre Inférieur
En clinique
Nœuds lymphatiques
Lymphatiques
inguinaux profonds
La plu p1irl des va isseaux lymphaliques du membre Les nt.:uds lympholiqucs inguinaux profonds, au
in férie ur soul drainés vers les nœuds lymphaliques nombre de lrois environ. sont situés en deda ns de la
profonds et su perficiels s ilués juste au-dessous du vei ne fé morn lo (figuro 6.38).
ligamenl inguina l (figure 6.38). Las vaisseaux p rofonds lngu in aux reçoivent la
lym phe venan t du gland du pénis ou du cli toris
dans le périnée. Ils sont conneclés avec les L1œuds
lyn1phaliquos superfic:ie ls et rejoignent les nœ uds
Nœuds lymphatiques lym phatiques iliaqu es exlerJ1es par l'interméd iaire
inguinaux superficiels d es vaisseaux qui passent le long du bord méd ial de
Les nœuds lymphatiques inguinaux superficiels la veine fémorale sous le ligame nl inguinal. L'espace
sont envi ro n u ne d izaine sur le fascia superficie l à trnvers lequel les va isseaux lym phatiques passent
el disposés para llè le ment au liga ment inguinal à la sous lo ligament iJ1guinal est le cana l fémoral.
partie haute de la c uisse. En dedans . ils s'étenden t
le long de ln partie term ina le de la grande veine Nœuds lymphatiques poplit és
saphène. En plus des nœ uds lymphaliques inguinaux. il y a
Les nœuds lyrnpb aliques su perficiels reçoiven t un petit groupe rle nœuds lymphatiques profonds à
la lyn1phe de la région glutéale. de la partie basse la race postérieure du genou situé le long des va is-
de ln paroi abdominale . du périnée et d es régions seaux poplités (figure 6.38). Cr,s nœuds lympha-
su perficielles du me mbre inférie ur. Ils se drainen t liques poplités reçoivent la lymphe des vaisseaux
da ns les lymphatiqu es q ui accompagnent les vais• superficiels acc:ompagnanl lu petite saphène r.l drainent
seaux fémoraux vers les nœud.s lymphatiques ilia- les zo nes p rofond es dei ln jambe el du pied. Ils se jet-
ques externes adjacents à l'artère iliaque externe tent fi na lement dans les nœuds lym phali<1u es s uper-
dans l'nhdo111en. ficiels el profonds ingu inaux. 523
Copynghted matenal
Membre inférieur
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale• Passage de l'abdomen et du pelvis au membre inférieur
TubertUle
de ta crête maque
Hiatus saphène
Hiatus saphèna Le fascia Lala a une ouverture à la partie haute de la
cuisse, juste au-dessous de la 1noitié médiale du ligu-
Êpine iliaque me nl inguinal. appelée hiatus saphène. Elle perme1â
antérosupérieure
Ligament Inguinal
Tubercule du pubis
3 la grande veine saphène de traverser le fascia profond
pour se jeter dans la veine fémorale (figure 6.40).
La limite du hiatus saphène est l'ormèc par le
- -li---Fasda 1a1a bord libre du fascia (bord falciforme) qui descend
du ligament inguinal et en loure le bord ext erne de
la veine grande sapbène pour s'allachc r à la ligne
Fascia lala _ _,__ pectinéale (pecten du pubis) de l'os coxal. La gra odc
veine sa phène se termine en fo rmant une c rosse qu i
traverse le fascia criblé d u hia tus.
Cavllé peMenna
A B
Copynghted matenal
Membre inférieur
Artère fémO<ale
Symphyse
Veine fêmorale pubienne
Trigone fèmoral
Muscle pec1iné
- f~ - Muscle long adducteur
~ - Muscle gra.cile
+-J-- Mvscle grand adducteur
.....,f.-lf--- Muscle sar1orius
Artère poplttée- - - h - r- -1
Clertière le genou
\
526
Figure 6A1 . Limites du trigone fémoral. Figun, 6A2. Contenu du trigone fémoral.
~opynghted material
Anatomie régionale • Région glutéale
fémorale dans la gaine fémorale, et descend dans gaine de fascia en forme d"en 1on11oh· : la ga ine fémo-
le ca11al des adducteurs. lis traversent l"a11nea u du rale. Celle gaine se poursuit e n hau l avec le fascia
grand adducte ur el sont en conti nu ité avec les vais- Lransversalis et le fascia iliaca de l'abdomen . el se
seaux poplités derrière le genou. lis rejolgnenl Jes termine à son extrémité distale par du tissu conjonc-
branches 1erminn les rlu m: rf sciatique qui diiscen- lif. Chacun des va issna ,1x da ns la gaine fémnrale
denl à la face fJOSlérieure de la cu isse venanl de la comporle sa gaine propre. Le compt1rliment médial
région glutéa le. le plus importa nt (le canal fémoral) conlie nl les lym-
De dehors e n dedans, les principaux é léments du p ha liques el a une forme coniqu e, L'o uverlure de ce
trigone fém oral sont le nerf fémoral, l'artère fémo- r:anal en haut est un poinl faible de la partie infé-
rale. la vei,ie fémorale et les vaisseaux lymphatiques. rieure d e la paroi abdomi nale el esl parfois le siège
l 'ortère fémorale peut êll"e palpée da,1s Je trigone de hernies. Le nerf fémoral esl la téral el 11·esl pas à
fémoral juste au-dessous du ligament inguinal, à mi- l' intérie ur d e la gain e fémorale.
d1emi11 entre l'épine iliaque ontéro.çupêrieure et Jo
s_vmphyse pubienne.
RÉGION GLUTÉALE
La région gluléale esl postérolatérnle par rapporl à l"os
Gaine fémorale coxal elà l'extrémité proximale du fénurr (figure 6.43).
Dans le lrigone fémoral. !"artère, la veine fémorale Los muscles clans celle région écarten t, élende11l el
et les lymphatiques satellites sonl e ntourés par une tournent e11 dehors le fémur par rapporl à l'os coxal.
Ligament sacrorubéral
Accès aux va.isseaux du membre inférieur
L'artère fémorale et la veine fémorale sont situées
en profondeur au-dessous du ligament inguinal.
L'artère fémorale est palpable et peut être perçue
par ses battements à l'aplomb de la tête fémorale
et être aisément localisée par les ultrasons. En cas
d'urgence, l'accès de ces deux vaisseaux est aisé.
De nombreux procédés radiologiques utilisent
le cathétérisme de l'artère ou de la veine fémorale
l
pour obtenir des Informations sur le membre
controlatéral ou du même côté, mais aussi sur
les vaisseaux du thorax et de l'abdomen et la
vascularisation cérébrale.
les cardiologues utilisent aussi l'artère
fémorale pour introduire des cathéters dans les
vaisseaux permettant l'exploration de la crosse de -=--=-;~ - Tubercule
l'aorte et des artères coronaires. Ces techniques quadrate
permettent de pratiquer des angiographies et des
angioplasties des artères coronaires. Petite incisure
l'accès à la veine fémorale permet d'introduire lschi~llque H '--Tubérositô gluté<lle
des cathéters dans les veines rénales, les veines
génitales, l'oreillette droite, le côté droit du cœur
incluant l'artère pulmonaire et les vaisseaux
de l' arbre pulmonaire. L'accès à la veine cave
supérieure et aux grosses veines du cou est
également possible.
Figu,. 6A3. Région glutêale . Vue postérieure .
527
L.opynghted material
Membre inférieur
La région glutéale communique e n a vant el en à travers la petite incisure .isch.iatique pour rejoin•
dedans avec la cavité pelvienne à travers les gran• cire le périnée. Le nerf de l'obturateur interne et du
des el petites incisures ischiatiques. Plus bas. elle se jumeau supérieur suit ua trajel sim.iloire. Les autres
contin ue avec la face postérieure de la cuisse. nerfs el vaisseaux qui passent à trave rs la grande
Le nerf scialique entre dans le membre inférieur incisure iscb.ialique veaanl de la cavité pelviell1le
venant d e la cavité pelvie nne e n passant à tra vers la sont destinés à la région gluléale.
grande incisure ischialique. puis descend à travers
la région glutéale pour alleinclxe la face posté rieure
de la c uisse. la ja111bc et le pied.
Le nerf pudcndal e t les vaisseaux pude ndaux Muscles
internes venus de la cavilé pelvienne el du périnée
traversent la grande incisure ischiatique pour entre r Les muscles de la région glutéale (tableau 6.2) sont
d ans la région gluléale c l passent imméd.ia tement d ivisés en deux groupes :
le tendon de l'obturateur
Interne -ë
~
.;!l
carro Face latêrale de l'ischlum Tubercule quadrate sur la Ne-rf d u cam!: fèmoral Rotation l.\térale d e la "O
~
femoral juste en avant de Ja tubêrositë crête intenrochantérique (LS, S1) hanche
ischîatîque du fémur proxim<1I ?-
Muscle petit Face externe de l'ilium entre Fa(ette linéaire sur la face Nerf glutéal supérieur Abduction du fémur; main-. ~
,,.,
glutial les !Ignes gluthles Inférieure antérolat~tale du grand (U , lS. 51) tient le pelvis pendant le C
C
et antérieure trochaint er temps d 'élévation du membre ,,
V.
m
inférieur: empêche la chute :;;
du bassin du c6t~ opposé au
membre en appul pendant la
-•
. ;!
~
Copyngh1ed matertal
Anatomie régionale • Région glutéale
l.es segments splnau_i, en gras i.ndlquent les prlndp.Wl..segmcnts n"tédutl.>irts d 'i:nllE'rvation mottke.
■ un groupe profond de pelils muscles q ui svnl des mens sacraux antérie urs de la face anlérolatérale du
rota leurs exlen1es du fémur. Il r.omprond le p iri- sacrum e l se dirige latéralement e l e n bas pour Ira-
forme, J'oblLLrateur i:n lerne. le jumeau s upérie ur. verser la grande i.ncisu.re iscbia Lique.
le ju111eau infé rieur el le carré fé mora 1; Dans la région glu téale, le piriforme passe en
■ un groupe s uperficiel de muscles plus im µorlants ru-rière de la hanche el s1nsère sur une racelle s ur le
qui , t,n majorité. êcarlelll et é te n.d ent le fémur, cl bord supérieur du grand 1.rochan1er.
qui comprend le pcl il gluléa l. le moytm gluléal. le Le pirifo1111e est un rotateur externe de la hmu::he el
grand gluléal OI le lenscur du fascia lata . Ces deux un abducteur de la hanche. LI esl innervé dans la cavllé
derniers muscles stabillscnl le genou en extension pelvienne par le nerf du pirifoi·me qui provienl des
ti n agissHnl s ur uno bande longitudinale du fascia 11erfs spinaux S1 el S2 du plexus sac:rnl (voir p. 43A).
profond appelé,, le lrac tus ilioUbial. Co tract us En. plus de son acliou sur ln hanche. le niusde
passe à la foce latérale de la cuisse pour s·auacher à pirlfocme est un i1n rlortm11 repère. c11r il divise la
lt1 partie proximale du tibia au niveau de la jambe. g1·a11de incisure lsch iali11ue e n deux régions dis-
lin cles: une silui\tt ,ni-dessus, l' /Jutrc au-dessous du
Ln plupart des ne rrs imporlants de la région glu- muscle plrifonne. Le$ vnisseuux c l les norfs vr-:nus
léale sont silués e nlre les de ux p lans musculairès du pelvispou.r 1·ejoindre la l'égion glutéa le 1ri,verse111
superficie l et profond. la grande incisure ischiallque soil a-u-dessu s, soil
au-dessous clu p iriforme:
Groupe profond
le nerf glutéa l s upérie ur e t les va issea ux pusse.ni
Piriforme au-dessus du piriforme :
Le muscle piriforme est le plus s uperieur des ■ Lous les autres va isstlaux !JI ne rfs, y compris le
muscles du groupe profond (figure 6.44). c·est lll1 nerf scialique, passent ent re le pelvis c l lu région
muscle de la paroi pe lvienne e l d e la région g lu- gluléale à travers IA grande incisure ischéatique
téale (vo ir p. 405). li prend naissance enlre les fora- au-dessous d u pirifonne. 529
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Membre inférieur
Muscla
Muscle Jumeau inférieur
abtura1eu r mft:mc Muscle carré fémoral
Grande ,nos.ure
al><lessous
du muSde p.ntorrnè
A B
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Anatomie régionale • Région glutéale
Les fibres des muscles jumeaux s'attachent le long Muscle grand glutéal
du tendon de l'obtur-dtcur interne, et les extrémités
des deux muscles s'insèrent avec le tendon de l'ob- Le grand glutéaJ est le plus gros muscle de la région
luraleur interne sur lo grand trochanter. glutéa le et recouvre la plupa rt des au tres muscles
Le jumeau supérie ur est innervé par lo nerf de l'ob· gluléaux (figure 6.45).
turateur interne, e t le jumeau inférieur par le nerf du Le muscle, de forme quadrangulaire, a de nom•
carré fé moral. Les 1nuscles jun1eaux agissent comme breuses insertions :
le muscle obturateur interne el tourne nt le fémur
latéralement et l'écartent au niveau de la hanche. • à la surface rugueuse de l'ai le iliaque derrière la
1igoe glutéaJe posté rieure:
• le long de la face dorsale d e la partie basse du
Carré fémoral sacru m el do la face la térale du coccyx:
Le muscle carré fémoral esl le plus inférie ur des • à la surface externe du ligament sacrotubéral;
muscles du groupe profond de la région glutéale • au fascia recouvrant le muscle moyen glutéaJ;
(figure 6.44) . C'est un muscle rectangulaire et plat • au fascia recouvrant lo muscle érecteur du
situé a u-dessous de l'obturateur interne. rac his.
Le carré fé mora l est inséré à son extré mité médiale
sur une ligne rugueuse de la face la térale de l'is· li est souvent d écrit comme é tant inclus en tre
c hium juste on avant de lu tubérosité isch iatique et. deux couches du fascia lato qui recouvrent la c uisse
à l'autre extrém ité, so fixe a u tubercule quadrale sur e t la région gluléale.
la crête intertrochantérique du fémur proximal. Latéralement. Lo partie haute el les parties super•
Le carré fémoral tourne en dehors le fémllf à la 6ciel les les plus basses du grand glutéal s'insèrent à
hanche et esl innervé par le ne r[ du carré fémoral. la partie postérie ure d'un é paississement du fascia
Groupe superficiel
Muscles petit glutéal - -+-- Moyen glutôal
et moyen glutéal
Les muscles petit glutéal et moyen glutéaJ sont deux
muscles du groupe superficiel de la région glutéale.
---➔+- G,and glutéol
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Membre inférieur
lata formant le tractus iliotibial. qui passe sttr la face Nerf glutéal supérieur
la térale du grand trochanter el descend à la cuisse
jusqu'à Ja partie haute de la jambe. Les fibres pro- De tous les nerfs qui traversent la grande incisure
fon des distales s' insèrent sur la tubérosité gluléale ischiatique, le nerf glu têal supérieur est le seul qui
d u fémur. passe a u-dess us du muscle piriforme (figure 6.47 A).
Le grand glu1é11I esl sw·tout un exte nseur de la Après sa pénétra tion dans la région g lutéale. le nerf
cuisse au n iveau de la hanche. Par son loserlion sur fail nn coud e au tour d u bord inférieur du muscle
le tractus ilio tibiaJ. il stabil ise aussi le genou el la petit glu téa l el se porttt en ovant e t lalêra lemen l
hanchfl. Il est innervé par le nerf glull\nl inférieur.
~ pudenclal
Grand gltJléal
Ne<f cur.anë postéoour de la cuissJ
En clinique
Copyngh1ed matenal
Anatomie régionale • Région glutéale
Artères
Deux artères e ntre nt da ns la région gl utéale vena nt Artère glutéale supérieu