Microéconomie
S1
Professeur Demdoumi Meriem
Année universitaire 2022-2023
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Chapitre I :
Introduction à la science
économique
1. Définition
2. Les niveaux d’analyse économique
3. Les hypothèses de la démarche
microéconomique
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1. Définition
• L’étymologiquement le mot « Economie » vient du
grec ancien oïkonomia.
Oikos Nomos
Gérer,
Maison
administrer
Administrer/gérer une maison,
gérer les biens d'une personne
et par extension d'un pays.
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« L’économie est la science qui étudie comment des
ressources rares sont employées pour la satisfaction
des besoins des Hommes vivant en société. Elle
s’intéresse d’une part aux opérations essentielles que
sont la production, la distribution et la consommation
des biens, d’autre part aux institutions et aux activités
ayant pour objet de faciliter ces opérations ».
Edmond Malinvaud
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2. Les niveaux de l’analyse économique
L’analyse macroéconomique :
s’intéresse à l’activité
économique dans sa globalité
L’analyse microéconomique :
s’intéresse à l’activité d’un
l’individu ou d’un agent.
La microéconomie est une science qui étudie le comportement
(les choix et les décisions) des « unités économiques ».
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3. Les hypothèses de la démarche
microéconomique
i. Le principe de rationalité.
ii. Un marché en concurrence parfaite (Price Takers).
iii. Un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs.
iv. Un marché pour chaque bien.
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Chapitre II:
Le comportement du
consommateur
1. Utilité cardinale ou fonction d’Utilité
2. La notion de l’Utilité marginale
3. Relation de préférence ou Utilité ordinale
4. Les Courbes d’indifférences
5. Le taux marginal de substitution TMS
6. L’équilibre du consommateur
7. Modification du choix optimal
8. La loi de la demande
9. Elasticité revenu/ Elasticité prix direct / Elasticité prix
croisés
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Sachant le prix unitaire des produits et son revenu, le
consommateur procède en fonction de ses gouts ou de ses
préférences à des choix de consommation se traduisant par des
achats de produits.
Son comportement est donc d’atteindre :
Le maximum de satisfaction sous la contrainte de son
revenu limité
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1. Utilité cardinale ou fonction d’Utilité :
Un Panier de bien est un ensemble composé d'un ou
plusieurs biens.
On considère un panier composé de deux biens,
tel que est le panier de consommation
Étant la quantité du bien 1
Étant la quantité du bien 2
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• Pour chaque panier sera associé un nombre appelé
utilité notée U qui représente le niveau de satisfaction
du consommateur
Cette utilité s’écrit sous forme de fonction
mathématique et exprime le degré de
satisfaction globale que l’individu retire de la
consommation de biens :
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▪ L’Utilité marginale :
L’Utilité marginale d’un bien notée Um ( ) est
l’accroissement de l’utilité totale obtenue à partir de la
consommation d’une unité supplémentaire de ce bien, si
la consommation des autres biens reste constante.
• L’utilité marginale décroît avec la quantité de biens déjà
consommée, c’est la loi des utilités marginales
décroissantes.
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2. Les Courbes d’indifférences :
La Courbe d’indifférence
représente l’ensemble des
combinaisons possible de
consommation de deux
biens qui procure au
consommateur le même
niveau d’utilité ou de
satisfaction :
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2.1. Les propriétés des CI
Plus les courbes d’indifférences Les courbes d’un même
sont éloignées de l’origine, plus individu ne peuvent se croiser
le niveau est élevé car :
Y U’ Y
U U
YA’ A’
B
YA A
B’ A
YB’
YB B C
XA XA’ XB XB’ X
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2.2. Quelques exemples de préférences :
Les substituts parfaits Les compléments parfaits
Deux biens sont parfaitement Les biens complémentaires sont
substituables si le consommateur des biens qui sont toujours
est disposé à substituer un bien à consommés dans des
l’autre proportions fixes
Y Y
U1
U0
U1
U0
x 14
3. Le taux marginal de substitution (TMS)
Soient X et Y deux biens de consommation.
Le TMSxy est la quantité du bien Y à laquelle le consommateur
renonce pour lui substituer une certaine quantité du bien X (ou
l’inverse), de telle sorte qu’il conserve le même niveau d’utilité
Y ∆𝑋 𝑈𝑚𝑌
𝑇𝑀𝑆𝑋,𝑌 =− =
∆𝑌 𝑈𝑚𝑋
On passe du panier A au panier B
Le TMS est décroissant
Y2 A
dy
B 𝑇𝑀𝑆𝐵 < 𝑇𝑀𝑆𝐴
Y1 U1
dx
X
X2 X1
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4. L’équilibre du consommateur
• L’objectif du consommateur est de maximiser son
utilité mais sous contrainte du revenu
• Afin d’acheter une quantité donnée de biens x et y, le
consommateur doit prendre en compte les prix des
biens sur le marché ainsi que la disponibilité de son
revenu
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4.1. La contrainte budgétaire
Soit un panier A(x,y)
x la quantité du bien x
y la quantité du bien y
Px le prix du bien x
Py le prix du bien y
R le niveau de revenu du consommateur
Alors, la contrainte budgétaire ou équation du revenu
s’écrit :
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• La contrainte budgétaire indique toutes les différentes
combinaisons de deux biens qu’un consommateur peut
acheter, compte tenu de son revenu et du prix des deux
biens.
L’ensemble des paniers
sur la droite budgétaire
égalise exactement le
Revenu et l’ensemble en
dessous de la droite est
l’ensemble de budget
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4.2. Les quantités de biens optimales
• La recherche de l’optimum du consommateur consiste
à déterminer les quantités maximales de biens (x*,y*),
qui maximisent l’utilité sous contrainte budgétaire :
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5. Modification du choix optimal
5.1 Variation de l’optimum suite à la variation du
revenu
• L’optimum change
lorsque le revenu R varie.
• La pente n’est pas
affectée par une
modification du R
• La courbe consommation
- revenu est formée à
partir des optimums E1,
E2, E3 21
5.2. Variation de l’optimum suite à la variation du
prix du bien
• Lorsque Px diminue : P’x˂ Px:
Alors, le consommateur sachant
son revenu pourra disposer
d’une quantité plus importante
de x qui est égale à x’ .
• La courbe qui relie les
optimum E1, E2, E3 est appelée
courbe consommation – prix.
Elle représente l’évolution des
quantités d’équilibre compte
tenu de l’évolution du prix du
bien X
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5.3. Effet substitution et effet revenu
• La variation du prix d'un bien entraîne la variation de la
demande de ce bien. Ce mécanisme engendre deux
effets : un effet substitution et un effet de revenu.
• L’augmentation de Px incite le consommateur à
substituer le bien X au bien Y. C’est l’effet de
substitution. Mais pour un revenu nominal inchangé,
l’augmentation du prix diminue le pouvoir d’achat ce
qui entraîne un changement de la contrainte budgétaire.
Cela constitue une raison supplémentaire d’acheter non
seulement moins de X mais aussi moins de Y. C’est
l’effet de revenu.
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5.4. Paradoxe de Giffen
• Pour certains biens, la baisse du pouvoir d’achat pourrait
avoir l'effet paradoxal d'augmenter la consommation au lieu
de la réduire (l 'effet revenu est négatif).
• Quand le niveau de vie s'élève, la consommation de ces
biens «inférieurs» diminue au profit des biens «normaux»;
en revanche leur utilisation augmente quand le niveau de
vie régresse.
• Le bien de Giffen doit remplir trois conditions :
➢Être un bien inférieur.
➢Représenter un pourcentage considérable
du revenu de l'acheteur.
➢Ne pas avoir de substitut équivalent
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6. La loi de la demande
• La demande du bien X dépend : du prix de ce bien, du
revenu, du prix de tous les autres biens et du goût :
6.1. La nature des biens
➢ Un bien normal est un bien dont la consommation
augmente lorsque le revenu augmente (et inversement),
toutes choses égales par ailleurs.
➢ Un bien inférieur est un bien dont la quantité consommée
diminue lorsque le revenu augmente (et inversement),
toutes choses égales par ailleurs
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7. Les Elasticités
L’élasticité permet de comparer deux produits entre
eux, du point de vue de la réaction de leur demande à
des variations de prix ou de revenu.
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7.1. Élasticité-prix
Le signe du coefficient de l'élasticité-prix permet de
préciser la nature économique des biens :
• ɛᵖ > 1 demande élastique
• ɛᵖ < 1 demande inélastique
• ɛᵖ = 1 élasticité unitaire
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7.2. L’élasticité-revenu
• Le signe du coefficient d'élasticité-revenu permet d'identifier la
nature économique du bien considéré.
ɛᵣ > 0 indique un bien normal
ɛᵣ < 0 indique un bien inférieur
ɛᵣ = 0 indique un bien dont la demande est insensible au revenu.
Pour ɛᵣ >0, on distingue « les biens normaux » et « les biens
supérieurs »
0 < ɛᵣ < 1 : Bien normal : lorsque la consommation augmente aussi
vite ou moins vite que R
ɛᵣ >1 : Bien supérieur : lorsque la consommation augmente plus
vite que le revenu 28
7.3. L’élasticité prix-croisée
Le signe du coefficient permet de caractériser la nature de la relation
économique entre les biens X et Y :
ɛc = 0 Les deux biens sont indépendants
ɛc >0 Les deux biens sont substituables
ɛc<0 Les deux biens sont complémentaires, le renchérissement du
bien Y porte atteinte à sa consommation, mais aussi à celle
du bien X qui en est indissociable.
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