PLAN DU DEVOIR
1- Attention définition
2- Types d’attention
2.1- Attention sélective
2.2- Attention soutenue
2.3- Attention partagée
2.4- Attention alternée
3- Attention comme base d’apprentissage
1- Attention définition
« L’attention est la prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un
objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui sont présents simultanément. Elle
implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres»
Il existe différents processus attentionnels tels que la sélection, le contrôle ou l’activation.
Ces processus se distinguent aussi bien par leur fonctionnement que par les réseaux
cérébraux qui les sous-tendent (Petersen, Posner, 2012).
2- Types d’attention
Comme nous l’avons déjà mentionné, l’attention se produit à différents niveaux et
des caractéristiques bien différentes. Pour cela, le concept d’orientation est
fondamental. C’est la conscience que nous avons de ce qui nous entoure.
Le type d’attention que nous allons utiliser dépendra du niveau de conscience et de
l’activation nécessaire à la création d’une réponse.
2.1- Attention sélective
Ce type d’attention se base sur la capacité à répondre spécifiquement à un
stimulus. Pour cela, le sujet doit ignorer l’ensemble des autres stimuli qui
l’entourent. Ainsi, des niveaux élevés d’alerte et d’activation sont nécessaires.
Lorsqu’une personne est fatiguée car elle est restée en état d’alerte pendant une durée
prolongée, elle est incapable d’ignorer aussi efficacement le reste des stimuli. Elle
est donc plus vulnérable aux éléments perturbateurs.
2.2- Attention soutenue
On utilise l’attention soutenue lors de la réalisation de tâches prolongées. C’est la
capacité à conserver une activité cognitive avec persistance. Par exemple, si la tâche
est de lire un livre pour un examen, nous devrons lire et traiter l’information pendant
plusieurs heures. Souvent, la récompense n’est pas immédiate, c’est pourquoi on
associe ce type d’attention à différents obstacles :
La motivation
La fatigue
L’ennui
Le “bâclage”
2.3- Attention partagée
Notre cerveau est si incroyable qu’il nous permet de faire deux choses à la fois. En
revanche, ces tâches ne doivent pas requérir tant d’attention car les ressources
attentionnelles doivent être divisées afin de pouvoir avoir un bon rendement dans les
deux tâches.
Cette capacité est limitée. En effet, à mesure que les deux sources d’information
simultanées augmentent leur demande, la qualité de la réponse se détériore. On
utilise ce genre d’attention lorsque l’on doit écrire et écouter à la fois par exemple,
ou regarder et échanger avec un professeur.
2.4- Attention alternée
L’aspect le plus intéressant de la flexibilité mentale est la capacité que nous avons à
changer de source d’attention et à réaliser des tâches très variées . C’est par exemple
le cas lorsque nous préparons un plat très complexe qui nécessite de travailler les
ingrédients en plusieurs étapes. Pour cela, nous devons changer de tâche sans oublier
pour autant la tâche précédente car nous devrons y revenir peu de temps après.
3- Attention comme base d’apprentissage
L’attention intervient au niveau des fonctions cognitives. Elle va permettre à l’élève
d’organiser ses idées et d’évaluer l’efficacité de ses actions. L’attention influence
donc l’apprentissage.
Dans son ouvrage Danielle Lapp (2002) indique que l’attention est l’un des maillons
de la chaîne qui appartient au mécanisme de mémorisation (nécessaire à
l’apprentissage) : Motivation => Attention => Concentration => Organisation =>
Apprentissage
Dans cette chaîne, chaque maillon est lié avec le précédent et le suivant, autrement
dit la motivation entraîne la mise en place de l’attention, l’attention : la mise en place
de la concentration et la concentration : la mise en place de l’organisation des
informations. S’il y a rupture entre ces différents maillons, il y a oubli et par
conséquent absence d’apprentissage. L’apprentissage est un ensemble de mécanismes
menant à l'acquisition de savoir-faire, de savoirs ou de connaissances. L'acteur de
l'apprentissage est appelé apprenant. Il y a un écrivain Brésilien qui dit que
l’apprentissage fait seule donc l’apprentissage commence depuis la naissance par
imitation (L’attention conjoint, un mécanisme consistant à se représenter ce qu’autrui se
représente). Sans ces formes d’attention il n'a pas d’apprentissage ou plus clairement il
n'y a pas d’apprentissages sans de l’attention.
On peut ainsi mettre en évidence l’importance de la motivation de l’élève dans la
mise en place de son attention. Pour captiver l’attention de l’élève, il faut lui donner
une possibilité à participer au choix des contenue, l'expliquer avant tout
enseignement le pourquoi cet apprentissage. En effet, plus un élève comprend
l’intérêt de la tâche qu’il est en train de faire, plus il sera attentif. Pour qu’il y ait
apprentissage, il faut que l’attention soit focalisée sur ce qui doit être appris.
Cependant, une différence sur le varie en fonction de la durée de la tâche et de sa
complexité, ce qui entraîne des variations d’efficacité. En effet, réaliser une tâche
courte implique une attention plus efficace que celle mise en place lors d’une longue
tâche. Ainsi, pour améliorer l’attention des élèves en classes il faudrait préférer des
séquences courtes plutôt que longues avec un niveau de complexité conforme au
niveau de l’élève. La complexité de la tâche va également entrainer une variation de
l’attention.
Lorsque l’activité sera complexe celle-ci nécessitera plus d’attention qu’une activité
simple. Cependant, pour que l’élève focalise son attention sur la tâche à réaliser,
celle-ci ne doit être ni trop simple, ni trop complexe, afin que l’élève se sente
capable de le faire et surtout qu’il soit motivé ; car comme vu précédemment (partie
2 : maillon essentiel à l’apprentissage), c’est la motivation de l’élève qui va
permettre à l’attention de s’installer. L’attention mise en place par l’élève va varier
en fonction du moment de la journée, de la durée pour réaliser l’activité et enfin en
fonction de l’intérêt que porte l’élève à la tâche.