Rapport de
L’entrepreneuriat
Nom et prénom : KRIMI ANAS
Filière : ACTUARIAT ET GESTION DES RISQUES
Travail encadré par : MONSIEUR ZERHOUNI
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Introduction
Le développement des économies repose sur la création de plus en plus de la valeur ajouter
permettant ainsi une amélioration des indicateurs macroéconomiques. En effet l’entrepreneuriat
constitue un levier pour le bon positionnement des économies à travers le changement du parc
d’entreprise et l’encouragement des innovations ainsi que l’entrepreneuriat joue un rôle très
importent en terme de création de l’emploi. Au cours de l’histoire plusieurs paradigmes étaient
développés par diffèrent auteurs qui repose tous sur l’idée que l’entrepreneuriat est une
opportunité permettant de créer de la valeur pour l’entrepreneur et pour son environnement. Ainsi,
un projet entrepreneurial exige la succession de plusieurs phases permettant de bien analyser la
position de l’idée entrepreneurial dans le marché toutes en prenant en compte le contexte financier
et juridique de l’élaboration du projet. Or, ce processus reste contraint par les mutations au niveau
de l’environnement ce qui à pousser plusieurs auteurs à analyser les facteurs déterminants de
l’environnement a travers de plusieurs modelés.
A la lumière de cette introduction nous visant à travers ce rapport de répondre au
problématique suivant.
Quelles sont les caractéristiques du processus entrepreneurial ? la réponse a cette
problématique sera effectuer à travers une réponse à des questions secondaires :
Qu’est-ce que l’entreprenariat et l’entrepreneur ?
Quelles sont les paradigmes de l’entrepreneuriat ?
Quelle est le processus et la création d’un projet entrepreneurial ?
Quelle est l’environnement influencent la création entreprise ?
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Chapitre 1 : entrepreneuriat et les paradigmes entrepreneuriales
1. Définition de l’entrepreneuriat
La littérature relative au concept de l’entrepreneuriat abonde d’une variété de définition
puisque celui-ci expose et comprend plusieurs champs d’expertise.
Thierry VERSTRAETE, insiste sur le caractère complexe de la notion qui complique la définition
du concept. Selon lui : « l’entrepreneuriat est un phénomène trop complexe pour être réduit à une
simple définition, son intelligibilité nécessitant une modélisation ».
Robert HISRICH, Michael PETERS définissent, quant à eux, le concept entrepreneuriat du point
de vue de la création de la richesse. Pour cela, ils envisagent la notion « comme un processus
dynamique qui consiste à créer de la richesse supplémentaire. La richesse est créée par des individus
qui assument les risques principaux en termes de capitaux, de temps et/ou d’implication
professionnelle afin de donner de la valeur à un bien ou à un service. L’acte productif peut ou non
être nouveau ou exclusif. Mais la valeur doit y être en partie instillée par l’entrepreneur dans la
mesure où il rassemble et alloue les compétences et ressources nécessaires ».
Pour sa part, FORTIN, mentionne que « l’entrepreneurship réfère à une mentalité, à une
attitude qui pousse l'individu seul ou associé, à démarrer une nouvelle affaire et à prendre les
moyens pour réaliser un désir ou un rêve, tout en assumant les risques de l'aventure ».
L’entrepreneuriat a été défini la première fois à la Harvard Business School par le professeur
Howard H. Stevenson, considéré comme le parrain des études portant sur l’entrepreneuriat à la HBS,
comme « la poursuite d’une opportunité au-delà des ressources que vous contrôlez ».
2. Définition de l’entrepreneur
Un entrepreneur est une personne à l'origine de la création d'une activité économique, dans
la plupart des cas ex nihilo. Formulé différemment, un entrepreneur est un chef d'entreprise qui
possède les compétences et la motivation suffisantes pour créer une activité économique, se lancer
sur un secteur d'activité, créer des emplois, etc. Plusieurs éléments caractérisent un entrepreneur :
une implication forte dans son projet, un investissement matériel et/ou moral important, une
personnalité marquée par un leadership naturel.
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3. Les types d’entrepreneur
Nous proposons d’en distinguer six formes qui nous permettent d’envisager plusieurs types
d’entrepreneurs :
✓ L’entrepreneur innovant : correspond à la définition de Schumpeter, il est à la
poursuite d’opportunités qui conduisent à une nouvelle combinaison entre les moyens et les fins. Il
remet en question l’équilibre sur le marché dans le cadre d’un processus de destruction créatrice.
✓ L’entrepreneur arbitragiste : correspond à la définition de Kizner, il repère des
situations de déséquilibre sur le marché. Sa vigilance entrepreneuriale lui permet de détecter les
imperfections du marché. La littérature tend à opposer ces deux formes d’opportunité comme le
suggère le tableau suivant :
Tableau : opposition entre opportunités schumpetériennes et kirznériennes
Opportunités schumpetériennes Opportunités kirznériennes
Déséquilibrent le marchée Equilibrent le marchée
Nécessitent de nouvelles information Ne Nécessitent de nouvelles
information
Très innovantes Moins innovantes
rares Communes
Impliquent la création Limites à la découverte
✓ L’entrepreneur life-style est une forme d’Entrepreneuriat fondée sur le bien-être
personnel. Il s’agit de poursuivre une opportunité en accord avec sa philosophie de vie. Cette mise
en cohérence entre l’activité professionnelle et le style de vie correspond aux nouvelles aspirations
des individus que les sociologues qualifient d’hypermodernes (Lipovestky,2004). Hernandez et
Marco (2006) les qualifient de néo-entrepreneurs ou d’entrepreneurs post-modernes. Pour ces
auteurs, « l’Entrepreneuriats ’inscrit au sein d’un portefeuille d’activités. Il ne consacre pas toute
une vie à l’Entrepreneuriat mais y entre et en sort en fonction des opportunités » (p. 125). En ce
sens, le statut d’autoentrepreneur peut constituer une voie d’entrée vers cette forme
d’Entrepreneuriat.
✓ L’entrepreneur social va privilégier le bien-être social en apportant une contribution
à sa communauté ou à la société. L’entrepreneur social développe un modèle économique qui
répond à un problème sociétal (pauvreté, inégalité…). Cette forme d’Entrepreneuriat peut être
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incarnée par une personne mais il prend souvent un visage collectif, c’est le cas du projet OLPC,
impulsé par Nicholas Negroponte, chercheur au MIT.
✓ L’entrepreneur institutionnel : correspond à la définition deDiMaggio7(1988) : « de
nouvelles institutions surgissent lorsque des acteurs organisés (les entrepreneurs institutionnels)
avec suffisamment de ressources voient en elles l’opportunité de réaliser des intérêts qu’ils jugent
importants » (p. 14). Il poursuit une opportunité politique qui se traduit par l’impulsion d’un
changement institutionnel. Ce changement prend la forme de nouvelles règles, de nouvelles normes
voire de nouvelles valeurs. Pour l’entrepreneur institutionnel, l’exploitation de l’opportunité peut
se réaliser par un lobbying et/ou par une prise de parole consistant à remettre en cause l’ordre
établi.
✓ L’entrepreneur « mafieux » qui poursuit une opportunité fondée sur le
contournement de la loi. Baumel (1990) évoque cette forme d’entrepreneuriat source de création
de valeur économique mais en rupture avec les exigences sociales. Ces figures d’entrepreneur
recherchent rarement la lumière. Ils évoluent dans la sphère de l’économie illégale. Il existe dans
certaines régions du monde, une économie légale-mafieuse (Arlacchi, 1983 ; Champeyrache, 2005)
marquées par Desliens forts entre réseau politique et réseau mafieux, et une logique clientéliste.
Les activités de ces entrepreneurs peuvent avoir pour effet 1d’éteindre les formes classiques
d’Entrepreneuriat. L’entrepreneur mafieux s’oppose en ce sens à l’entrepreneur schumpetérien : «
Dans le cas de l’entrepreneur mafieux, on pourrait au contraire affirmer que le sens de
l’accumulation consiste en un processus de destruction prédatrice qui se déploie par la constitution
violente de positions monopolistes et de mécanismes parasitaires de prélèvement de ressources
dans laquelle, comme pour le capitalisme financier, les frontières entre rente et profit s’effritent »
(Vercellone et Lebert, 2001, p. 31)
4. : les facteurs qui influencent l’entrepreneur
Plusieurs facteurs peuvent influencer l’entrepreneur, certains de façon positive, d’autres de
façon négative. Il s’agit de bien identifier ces éléments afin d’élaborer des politiques adaptées. Les
responsables de l’action publique devraient prendre en compte tous les facteurs déterminant le
climat des affaires en général et l’entrepreneuriat en particulier.
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❖ Psychologique : Une des motivations du créateur, c’est la création de son propre
emploi, sans subordination par rapport à un employeur. Il a la volonté farouche d’y parvenir. Par
cette initiative, il montre son goût de l’indépendance et de l’aventure
❖ Socio culturels : Il s’agit de l’influence du milieu sur l’individu. Le milieu dans lequel
vit l’individu joue un rôle important en matière de transmission ou d’inhibition des valeurs
entrepreneuriale.
❖ L’environnement économique et les relations : Des facteurs d’ordre économique
jouent également un rôle non négligeable dans l’acte d’entreprendre. Il s’agit des ressources
matérielles, technologiques, informatiques, humaines et financières qui sont indispensables pour
tout projet viable. Il est impensable d’espérer créer une entreprise sans disposer au préalable de
biens corporels et incorporels. L’entreprise a besoin de différentes ressources pour exister et
pérenniser.
5. Paradigmes de l’entrepreneuriat
L’Entrepreneuriat en tant que discipline est traversé par différents courants ou différents
paradigmes8. Verstraet et Fayolle (2005) proposent de distinguer quatre paradigmes :
✓ L’innovation : ce paradigme met l’accent sur l’introduction de nouvelles
connaissances dans le processus entrepreneurial. Il correspond à une lecture schumpetérienne.
Dans cette acception, l’Entrepreneuriat ne correspond pas uniquement à la création d’entreprise.
Les organisations existantes peuvent développer une orientation entrepreneuriale.
✓ La création d’organisation : le paradigme de l’émergence développée par Gartner
(1985) met l’accent sur le processus de création sous l’angle de la construction de la nouvelle
organisation ;
✓ La création de valeur : ce paradigme correspond aux travaux de Bruyat (1993) qui
définit l’Entrepreneuriat comme la dialogique individu, création de valeur. Les travaux autour du
business model s’inscrivent dans ce paradigme ;
✓ L’opportunité : ce paradigme propose de définir le processus entrepreneurial comme
la détection, l’évaluation et l’exploitation d’opportunité. Ce paradigme est devenu dominant depuis
le début des années 2000 grâce aux travaux de Venkataraman (1997)
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Quel lien entre ces paradigmes ?
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Paradigme de la
Paradigme de
création d’une
l’opportunité
organisation
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Paradigme de la
Paradigme de
création de la
l’innovation
valeur
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Les liens entre les paradigmes peuvent être résumés comme suit :
❖ Lien 1 : L’exploitation d’une opportunité repose sur l’organisation des ressources diverses
qui se cristallisent en une organisation.
❖ Lien 2 : La durabilité de l’activité et d’existence d’une organisation dépend à la valeur fournie
aux parties prenantes en satisfont leurs attentes et les ressources dégagées qui sont nécessaires à leur
fonctionnement.
❖ Lien 3 : La valeur crée par une organisation peut être une source de développement d’une
activité.
❖ Lien 4 : Un innovation peut correspondre à la construction d’une opportunité mise sur le
marché, à la fourniture d’un produit développer (innovation rupture « PUSH » ou la création d’un
nouveau produit jamais exister (innovation incrémentale « PULL »).
❖ Lien 5 : L’exploitation d’une innovation en tant qu’une opportunité nécessite l’existante
d’une organisation qui favorise les interactions créatives nécessaires à l’innovation.
❖ Lien 6 : Une opportunité ne soit exploitée que dans le cas où elle crée de la valeur au moins
pour qu’il l’a identifiée.
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Chapitre 2 : l’élaboration Dun projet entrepreneuriale et
l’environnement
À la base de toute création d'entreprise, il y a une idée. Cette idée peut être la vôtre, ou un
concept mis au point par d'autres personnes et que vous allez développer grâce à des accords
juridiques, comme le contrat de franchise. La concrétisation de cette idée par la création d'une
entreprise est ensuite étroitement liée à votre motivation : vous devez être prêt à vous investir
pleinement. Votre parcours sera, en effet, semé d'embûches très diverses qu'il vous faudra
surmonter. Il importe donc que le choix de l'activité et ses modalités d'exploitation soient
totalement en adéquation avec votre projet personnel de futur chef d'entreprise.
L'idée peut avoir de nombreuses origines : elle peut être née de votre expérience
professionnelle, d'un savoir-faire, d'une formation initiale vous ayant permis d'acquérir les
compétences indispensables, ou encore de simples circonstances vous ayant offert l'opportunité de
vous lancer. Dans tous les cas, vous devez faire preuve d'esprit critique et rechercher en toute
objectivité les forces et, surtout, les faiblesses de votre projet. À tout moment, il vous faut rester
vigilant pour ne pas vous laisser emporter par votre idée, et ne pas vous voiler la face et occulter les
écueils qui risquent de jalonner votre parcours. Pour cela, échanger avec des hommes et des
femmes d'expérience, être à l'écoute de leurs critiques et de leurs conseils est indispensable. Ces «
sachant » peuvent être des personnes qui ont déjà franchi le pas de la création, des hommes de l'art
tels que des professionnels du conseil, mais aussi des membres de réseaux d'entrepreneurs qui
aident les jeunes créateurs à bâtir leur projet.
A. : étude de marche
L'étude de marché a pour principal objectif de réduire les risques d'échec, en vous permettant
de prendre les mesures adéquates pour vous insérer durablement sur votre marché et, à plus long
terme, de mieux cerner les forces en présence.
Les étapes de l’étude de marché :
a. Vérifier l'opportunité commerciale de vous lancer
A l'issue de votre étude de marché, vous devez être en mesure de répondre aux questions
suivantes :
❖ Les besoins identifiés sont-ils couverts par la concurrence ?
❖ Mon "plus" produit ou prestation va-t-il me permettre de prendre des parts de
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marché ?
❖ Le marché est-il suffisamment important pour accepter un nouvel entrant (une
nouvelle entreprise) ?
❖ L'évolution du marché me permet-elle d'envisager mon projet à long terme ?
L'étude de marché doit donc rassembler le maximum d'informations susceptibles d'identifier
les opportunités du marché et de prendre la décision d'aller plus loin dans votre analyse.
La principale mission du futur chef d'entreprise est donc de combler votre manque de
visibilité, car cette carence peut rapidement conduire à l'échec de votre projet. Dans un second
temps, il est nécessaire d'identifier les contraintes (les barrières) et les clefs de succès du marché.
Plus précisément, il s'agit d'identifier les critères qu'il est absolument nécessaire de respecter
et/ou de connaître pour s'insérer durablement sur le marché.
✓ Exemples de clefs de succès : nécessité de s'implanter en centre-ville, de travailler en
réseau, d'avoir une force de vente importante.
✓ Exemple de contrainte : payer un ticket d'entrée pour travailler avec la grande
distribution.
Il peut également arriver que certaines clefs de succès apparaissent comme des contraintes.
C'est le cas, par exemple, lorsqu'il est nécessaire pour un commerçant d'avoir une surface de vente
importante, ce qui engendre des charges d'exploitation très lourdes. Dans ces conditions, vous
n'aurez peut-être pas la capacité financière de vous insérer sur le marché.
b. Evaluer votre chiffre d'affaires prévisionnel et valider financièrement le projet
Trop peu de porteurs de projet savent que l'étude de marché permet d'estimer son chiffre
d'affaires prévisionnel. En étant capable de qualifier et de quantifier votre marché, vous disposez de
toutes les informations nécessaires pour procéder à des estimations.
Il n'existe pas une, mais plusieurs techniques de calcul de chiffre d'affaires. Il est d'ailleurs
recommandé d'en utiliser au moins deux pour en faire une moyenne.
Le calcul du chiffre d'affaires prévisionnel permet à son tour de valider la faisabilité financière
: le projet va-t-il générer suffisamment d'argent pour me faire vivre et développer mon entreprise ?
c. Effectuer les bons choix pour faire aboutir le projet
Une fois l'étude de marché achevée et le projet validé commercialement et financièrement,
vous connaissez votre environnement, les forces et les faiblesses de vos concurrents, les besoins de
la demande.
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Vous connaissez également les secteurs (ou segments de clients) de votre marché qui sont
porteurs, et qui lui assureront le meilleur développement à moyen terme.
d. Crédibiliser votre démarche auprès des différents partenaires
L'étude de marché a enfin pour objectif de crédibiliser votre démarche dans la recherche de
partenaires, qu'ils soient financiers ou commerciaux.
Ainsi, une étude structurée justifiera non seulement le choix des orientations commerciales
prises mais également les investissements à effectuer. Elle renforcera également le sérieux et la
précision des projections financières établies particulièrement au regard du banquier. Ce dernier est
avant tout un partenaire, qui prend également un risque.
B. : étude financière
L’étude financière va permettre de traduire, en termes financiers tous les éléments déjà réunis
et de vérifier la viabilité du projet. Il s’agit d’un processus itératif qui permet progressivement de
faire apparaître tous les besoins financiers de l’entreprise en activité et les possibilités de ressources
qui y correspondent.
Les étapes de l’étude financière :
a. L’élaboration du plan de financement initial :
Le plan de financement initial est un document qui permet de déterminer les capitaux
nécessaires pour lancer un projet. Il permet, en outre, d’évaluer les besoins durables de financement
(frais de constitution, terrains, équipements et matériels de production,) ainsi que de chiffrer les
ressources financières durables permettant de couvrir ces investissements (apports nets des
associés ou partenaires ; les crédits à moyen et à long terme ; les crédits à court terme).
b. L’établissement du compte de résultat prévisionnel :
Le compte de résultat prévisionnel permet de juger si l’activité prévisionnelle de l’entreprise
sera en mesure de dégager des recettes suffisantes pour couvrir la totalité des charges (moyens
humains, matériels et financiers). Pour l’établir, on doit commencer par calculer le chiffre d’affaires
mensuel (déterminé par le plan commercial), puis on établit des projections de toutes les charges
d’exploitation pour chaque mois de la première année. La différence entre les dépenses et les
recettes permet de vérifier si l’activité dégage un bénéfice suffisant.
c. L’établissement du plan de trésorerie :
Le plan de trésorerie est un document qui s’établit sur 12 à 18 mois et qui est susceptible de
mettre en évidence, mois par mois, l’équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et
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décaissements ; Si ce document prévisionnel devait faire ressortir une impasse de trésorerie à un
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certain moment, il faudrait alors trouver une solution avant le démarrage de l’entreprise.
d. L’établissement du bilan prévisionnel :
L’entrepreneur doit aussi préparer un bilan prévisionnel relatif à la première année d’exercice
qui contient trois éléments :
❖ Actif : il inclut toutes les valeurs possédées par l’entreprise. On distingue l’actif
circulant de l’actif immobilisé. L’actif circulant comprend le patrimoine disponible et tout ce qui peut
être réalisé ou consommé par le fonctionnement de l’entreprise sur une période égale ou inférieure
à un an. L’actif immobilisé est constitué de biens matériels utilisables sur une longue période de
temps.
❖ Passif : il représente tout ce que l’on doit aux créanciers. Certains de ces montants
peuvent être payables à moins d’un an (passif à court terme) alors que d’autres sont des dettes à
long terme.
❖ Fonds propres : Ce montant est égal à l’excédent du total de l’actif par rapport au
total du passif
e. L’élaboration du plan de financement
Le plan de financement s’établit sur 3 ans permettant d’apprécier la solidité financière prévue
de l’entreprise sur les premières années d’exercice. Cette démarche doit conduire à la construction
d’un projet cohérent et viable puisque chacune des options prises trouve sa traduction financière et
sa répercussion sur les équilibres financiers. En fait, l’entreprise sera en mesure de faire face à des
aléas (retard dans la montée en puissance du chiffre d’affaires, impayés, etc.) d’autant mieux qu’elle
aura des ressources financières stables en réserve pour cela.
C. : études juridique
Forme
Définition Caractéristiques
juridique
C’est une entreprise qui
appartient à une seule personne (son Sur le plan juridique, cette
Entreprise
propriétaire) qui dirige et décide de entreprise n’a pas d’existence distincte de
individuelle
tout ce qui est en rapport avec son propriétaire.
l’entreprise.
Convient pour les entreprises • Les associés sont solidairement
Société en nom de petite dimension. Associés qui se responsables sur leurs biens personnels et
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collectif (SNC) connaissent mutuellement sur des dettes de leur société
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A responsabilité illimitée
• Les parts sociales détenues par les
associés de leurs apports, ne peuvent être
cédées à des tiers autres que les Associés.
Elle exclut l’introduction des tiers
inconnus.
• Les associés ne sont responsables
qu’à concurrence du montant de leurs
Entreprise de grande dimension
Société anonyme apports au capital social
Capitaux importants Grand nombre
(SA) • les titres détenus, en contrepartie
d’associés Responsabilité limitée
des apports, sont librement négociables
sans condition.
Les associés détiennent des parts
Elle se situe entre SNC et SA
sociales et non des actions Elle ne peut
Société à Responsabilité limitée
recourir à une émission publique des parts
Responsabilité Adapté aux entreprises de
sociales ou à des emprunts obligatoires
Limitée (SARL) petite taille et aux affaires à caractère
Nécessite au moins deux associés dans un
familial
capital social d’au moins 10.000,00 dhs
Existence de deux types d’associés :
• Certains sont solidairement et
Elle se situe entre SNC et
Indéfiniment responsables sur leurs Biens
SARL
Société en des engagements de la société
Les commanditaires ne peuvent
Commandité (commandités)
céder leurs parts sociales aux tiers (en
simple • Les autres (les commanditaires)
dehors
qui détiennent des actions ont une
de la société)
responsabilité limitée aux parts sociales
apportées (bailleurs de fonds)
Existence de deux types d’associés :
Elle se situe entre SNC et là SA
Société en • Certains sont solidairement et
Les commanditaires peuvent
commandité par indéfiniment responsables sur leurs biens
céder leurs parts sociales aux tiers (en
action des engagements de la société
dehors de la société)
(commandités)
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• les autres (les commanditaires)
ont une responsabilité limitée aux parts
sociales apportées (bailleurs de fonds)
La recherche du profit n’est pas un
Elle est dotée d’un statut
mobile explicite
juridique spécial Il faut un minimum
• Le service rendu aux adhérents
de 7 adhérents
Coopérative constitue l’objectif principal
Les bénéfices sont investis ou
• Les adhérents participent à la prise
ristournés aux adhérents suivant les
de décision : un coopérateur est égale à
parts de chacun
une voix
D. L’impact de l’environnement sur la création d’entreprise
Il est généralement dit que l'entrepreneur joue un rôle primordial dans son projet, dans la
mesure où beaucoup d'attention a été portée par le passé sur cette personne, ses traits et ses
caractéristiques. Cependant il faut s'intéresser aussi plus à l'environnement dans lequel l'entreprise
baigne, c'est pour cela qu'on dit que non seulement l'entrepreneur qui influence son travail mais il
y’a aussi d'autres intéressants d'ordre environnemental qui jouent un rôle critique dans sa réussite.
Dans ce cadre plusieurs chercheurs vont intervenir pour cerner les variables environnementales qui
influencent l'acte d'entreprendre dans des modèles conceptuels, tels que le modèle de shapero,
modèle de Gartner, modèle de Covin et Slevin, et le modèle de Hayton George et Zahra.
❖ Modèle de Shapero
C’est le premier modèle qui a expliqué le choix entrepreneurial selon 4 variables
environnementales externes faisant la base des autres modèles sociologique (famille et lieu
professionnel…), psychologique (motivation et attitude), économique (en se basant sur les 6 M ou
bien le diagramme d'Ishikawa qui représente les ressources auxquelles doit accéder un
entrepreneur telle que : (capital, main d'œuvre, encadrement compétent, accessibilité au marché)
et de situation
❖ Modèle de Gartner
Ce modèle se base sur l'idée de la théorie de contingence qui explicite qu'il n'y a pas une seule
solution organisationnelle ou managériale, car chaque entreprise est unique dans son
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environnement. Dans ce cadre, Gartner a mis en œuvre un modèle multidimensionnel qui comporte
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53 variables, parmi lesquels on peut citer :
Les caractéristiques liées à l'individu (l'éducation, prise du risque, expériences
professionnelles...) La politique organisationnelle (contrats clients, dominations par les couts,
différenciation, exploitation des ressources…), l’environnement dans lequel l’entreprise est
implantée (l'importance de la base industrielle, barrières à l'entrée des marchés, conditions de vie,
pouvoir de négociation des acheteurs et fournisseurs, rivalité entre les concurrents, influences
gouvernementales, disponibilité d'entrepreneurs expérimentés...) Le processus de travail utilisé par
l'entrepreneur (fabrication des produits vendus par l'entreprise elle-même…). Donc l'interaction
entre ces variables influence d'une façon critique la décision entrepreneuriale.
❖ Modèle de Covin et Slevin
Ce modèle explique L'entreprenariat en tant qu'un comportement organisationnel, selon les
variables suivantes : variables stratégiques (la planification stratégique, la mission et les raisons
d'être stratégique...), variables internes (valeurs incultes au sein de l'entreprise culture
organisationnelle, la façon d'exploitation des ressources et compétences…) variables externes
(environnement externe).
❖ Modèle de Hayton et Zahra
Ce modèle développe la relation qui existe entre les valeurs culturelles, le contexte national,
et le comportement entrepreneurial. Cette variable culturelle est modératrice de la relation entre
les facteurs contextuels et L'entreprenariat. Contexte national : économique, culturel, institutionnel
Valeurs culturelles : croyances et comportement, besoin et motif Alors ces 4 modèles permettent
de fournir un cadre évoquant les facteurs pouvant expliquer le phénomène entrepreneurial, et
modifier l'acte d'entreprendre cependant, on peut réunir ces variables dans :
Variables structurelles et conjoncturelles : Sont des variables a impact direct et essentiel sur
L'entreprenariat
✓ Contexte économique régionale : un taux de chômage élevé, forte croissance
démographique et convexité de la production dans la région en question favorisent l'acte
d'entreprendre
✓ Immigration et entreprenariat : En effet, un nombre important des entrepreneurs au
Maroc sont des immigrants dont aussi des femmes ce qui entre dans la politique marocaine
d'intégration lancée sous le nom "work for intégration".
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✓ Croissance économique : les entreprises qui s'installent des pays à économie de faible
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croissance, ont plus de tendance à apparaître.
✓ Entrepreneur viva-liste : entrepreneur motivé tantôt par les conditions économiques
d'un pays, tantôt par la difficulté de trouver un travail bien payé.
✓ Structure du marché : l'hyper segmentation des marchés permet de créer des
micromarchés très spécialisés ce qui encourage les firmes à émerger.
✓ Facteurs culturels : les acquis culturels dont il dispose l'entrepreneur ainsi que la
culture entrepreneuriale diffusée dans son environnement, ont impact significatif sur la décision, et
les caractéristiques de ce dernier. Autrement dit, les traits de l'entrepreneur sont faits importantes,
ainsi que la culture, du pays, ses valeurs et croyances, les caractéristiques religieuses….
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Conclusion
Il est clair que favoriser la culture entrepreneuriale constitue un facteur déterminant à l’essor
socioéconomique d’une nation. En effet, ceux qui disposent de cette culture auront une longueur
d’avance sur ceux qui commencent à la développer. La culture entrepreneuriale favorise le
développement d’habiletés et de valeurs qui permettent d’acquérir des savoir-faire, des savoir-être
et des savoir-agir qui ne peuvent être que bénéfiques aux futurs entrepreneurs.
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Table de Matières
Introduction................................................................................................ 2
Chapitre 1 : entrepreneuriat et les paradigmes entrepreneuriales ................. 3
1. Définition de l’entrepreneuriat ................................................................ 3
2. Définition de l’entrepreneur .................................................................... 3
3. Les types d’entrepreneur ......................................................................... 4
4. les facteurs qui influencent l’entrepreneur .............................................. 5
5. Paradigmes de l’entrepreneuriat............................................................. 6
Chapitre 2 : l’élaboration Dun projet entrepreneuriale et
l’environnement entrepreneurial................................................................... 8
A. Etude de marche .................................................................................... 8
B. Etude financière ................................................................................... 10
C. Etudes juridique ................................................................................... 11
D. L’impact de l’environnement sur la création d’entreprise .................... 13
Conclusion ................................................................................................ 16
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