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Évolution et Perspectives en Psychologie

Synthèse du cours de psychologie, vu dans le cadre d'un bachelier en gestion des ressources humaines.

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Laurie Dewez
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Évolution et Perspectives en Psychologie

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Chapitre 1 : Vers une définition de la psychologie


1. L’évolution de la psychologie

Aristote recherche sur Hippocrate, père de la


Avant le milieu du 19ème l’intelligence des hommes et médecine. Il dit que le cerveau
siècle, peu voir pas de règles des femmes, pour lui,les est responsable de
formelles. Les observations de hommes seraient plus l'expression des émotions et
cette époque ne s'appuyaient inteeligents car leur cerveau des [Link] avait
pas sur des données est plus lourd que celui des raison. Il a déduit celui de
empiriques mais sur des femmes. l'observation de patients
anecdotes ou des cas uniques. Recherche qui ont inspirés les ayant subi des blessures à la
discours d’Hitler. tête.

1879
La psychologie est reconnue comme discipline à part entière.
Notamment grâce aux méthodes de recherches empiriques de plus en plus employées.
Création du premier laboratoire de psychologie en Allemagne par Wilhelm WHUNDT.
Il voulait que la psychologie devienne une science à part entière. Il va avec son assistant
(Titchener) établir une nouvelle théorie : le structuralisme.

STRUCTURALISME FONCTIONNALISME
Wilhelm Whundt & Titchener William James
Pour eux, la pensée humaine est un ensemble d’unités Influence aux États-Unis.
distinctes qu’il s’agit de reconnaître pour mieux Ils recherchent les causes sous-jacentes et les
expliquer la conscience. L’une des méthodes utilisées conséquences pratiques de comportements et de
était l’introspection dirigée. stratégies mentales spécifiques.
On demande au patient où il a mal (introspection On s’inspire de l’évolution de l’espèce de Darwin et on se
dirigée). En essayant de savoir comment fonctionne les demande : comment cela se fait que l’individu s’adapte a
différentes parties du cerveau qui seraient lié aux maux. tel milieu ? Comment va-t-il gérer l’information pour
On découpe le cerveau en tiroir et on explique quelle avoir tel comportements a quels endroits ?
partie explique quoi.
Méthode assez critiquée car elle n’est pas très objective.

1900
FREUD
Freud publia en 1900 son livre sur l’interprétation des rêves. Il va élaborer sa première
théorie sur l’inconscient. Celle-ci, de même que ses méthodes sont connues sous le nom de
psychanalyse.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

2. Les principaux domaines de travail

Psychologues chercheurs Méthode expérimentale. Travaillent en laboratoire avec les souris.


Neuropsychologues Se concentrent sur l’influence des différentes structures du système nerveux sur
le comportement.
Psychophisiologistes Étudient l’influence de différentes composantes corporelles.
Psychologues du développement Étudient les changements affectifs, physiques, cognitifs, et sociaux qui
interviennent de la naissance à la mort.
Psychologues cliniciens Leur rôle est d’évaluer des personnes qui présentent des troubles du
comportement et/ou affectifs qui entravent leur bon fonctionnement et leur
bien-être.
Psychologues en milieu scolaire
Psychologues sociaux Étudient l’influence d’autrui sur nos pensées, émotions, attitudes et
comportements. Ils étudient les phénomènes de groupe.
Psychologues industriels et Étudient l’environnement de travail sous tous ses aspects.
organisationnels
Psychométriciens Mettent au point, administrent et analysent des tests psychologiques dans le
but d’évaluer l’intelligence, la personnalité.
La psychologie peut donc être définie comme l’étude scientifique du comportement et
des processus mentaux.
3. Les principales perspectives en psychologie
Elles reflètent différentes hypothèses que les psychologues formulent sur le fonctionnement
de la pensée. Elles nous aident à comprendre pourquoi le sujet agit de telle ou telle façon.
a) La perspective biologique
On va lier les changements biologiques aux comportements.
La question principale des psychologues est celle-ci : « Comment les changements internes
interagissent-ils avec les simulations environnementales pour produire des perceptions, des
souvenirs et agir sur le comportement ? ».

Carlson a effectué des travaux en 2007. Pour lui, la peur dépendrait du noyau central du
corps amygdaloïde.
Celui-ci serait la partie la plus importante du cerveau pour l’expression des réponses
émotionnelles provoquées par des stimuli aversifs (lié à l’antipathie, le dégoût pour
quelqu’un ou quelque chose).

Les dommages au corps amygdaloïdes pourraient interférer avec l’effet des émotions
négatives sur la mémoire.

Il a demandé à des personnes saines (personne qui fonctionne normalement) et à des


personnes moins saines de se remémorer un évènement traumatique qu’ils avaient eu.
Il s’est rendu compte que les personnes moins saines qui se remémoraient des évènements
négatifs ne ressentaient pas d’émotions ; elles étaient neutres.
Il s’est donc dit que ces deux régions du cerveau avaient surement une fonction au niveau de
la gestion des émotions.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

b) La perspective behavioriste
Elle met en avant l’étude du comportement objectivement observable et le rôle de
l’environnement comme facteur déterminant du comportement humain ou animal.

Watson a abordé cette perspective en premier. Selon lui, il faut analyser scientifiquement le
comportement. C’est Pavlov qui a par contre, découvert le conditionnement répondant.

Début du XXème. Ivan Pavlov


effectuait une recherche sur la
salivation des chiens. Pour ce
faire, il pratiquait une incision
dans la joue d’un chien et y
insérait un tuyau qui récoltait la
salive produite par la glande salivaire de l’animal. Ensuite, il mettait de la viande en poudre
dans la gueule du chien et observait l’effet.
Il remarqua qu’un chien qui revenait dans le laboratoire de recherches après plusieurs fois,
se mettait à saliver avant même qu’on le nourrisse. Le chien salivait à voir simplement la
pièce, le plat où on mettait la nourriture, la personne qui la lui donnait ou encore à sentir
l’odeur de la viande.

Pavlov vit dans ce phénomène la base de l’apprentissage et désigna ce phénomène par le


nom de reflexe conditionnel (ou conditionneé) ou réflexe de Pavlov. Par la suite, il se pencha
sur cette découverte le reste de sa vie.
Dans sa deuxième expérience sur le sujet, il présenta de la nourriture à un autre chien. Cette
fois, le SI (stimulus inconditionnel) était la nourriture qui provoquait toujours la salivation du
chien). Conséquemment, Pavlov commença à faire sonner une cloche chaque fois qu’il se
préparait à lui servir son repas. Après peu de temps, il réalisa que le chien salivait dès qu’il
entendait la cloche et ce, même dans un cas où il ne lui apportait pas la nourriture.

Avant le conditionnement ...


Stimulus Neutre (S.N.) Stimulus Inconditionnel (S.I.) Réponse Inconditionnelle (R.I.)
Stimulus qui ne déclenche aucun Stimulus qui déclenche une Réponse déclenchée par un stimulus de
réflexe, aucune réponse, qui ne réponse de manière réflexe manière réflexe, sans apprentissage
déclenche pas la réponse souhaitée. sans apprentissage nécessaire. Elle peut se manifester sous
nécessaire. forme d’émotions ou de réflexes.
Après le conditionnement...
Stimulus Conditionnel (S.C.) Réponse Conditionnelle (R.C.)

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Stimulus initialement neutre (SN) qui Réponse déclenchée par un stimulus conditionnel (SC) lorsqu’il a été
finit par déclencher une réponse associé à un stimulus inconditionnel (SI) (ainsi donc que la réponse
conditionnelle (RC) lorsqu’il a été inconditionnelle (RI)).
associé à un stimulus inconditionnel
(SI).

Phénomènes liés au conditionnement classique (répondant) :

Généralisation : RC est obtenue avec un stimulus précis mais aussi avec des éléments qui ont une
certaine ressemblance avec ce SC.

Discrimination : RC est obtenue dans une situation avec des stimuli bien spécifiques et ne l'est pas
dans d'autres semblables.

Extinction : RC peut diminuer et disparaître lorsque le SC est présenté trop souvent dans le SI.

Récupération spontanée : RC réapparaît après une période d'extinction.

Le conditionnement opérant de Skinner :

Il va inclure dans cette approche l’explication des comportements qui nous paraissent
volontaires. Ex : appeler le médecin, s’habiller, rouler à vélo, ...
Dans ce type de conditionnement, la conduite de l’animal ou de l’individu, agit ou influe sur
l’environnement. Ces effets détermineront si une conduite se reproduira ou non.

On va prendre en considération les conséquences. C’est une contingence :


 Positive (ce que j’ai obtenu me satisfait, donc je le reproduis) ;
 Neutre (qui n’a rien enlevé ni rien apporté) ;
 Négative.

Expérience de la souris :
Il a d'abord pris un rat auquel il a appris à se
nourrir de la nourriture qu'il laissait trainer dans
la cage. Lorsqu'il le mit dans la boite de Skinner,
le rat se mit à agir comme les autres rats qui
cherchent leur nourriture en courant et en
reniflant. Ainsi, lorsque l'animal accrocha par
inadvertance un levier, une boulette de
nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat
continua de se comporter comme n'importe quel
rat et finit par raccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur
commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu'il
avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Quand on est dans un conditionnement opérant il faut se poser deux questions : Est-ce que
je veux augmenter le comportement ? alors on parlera de renforcement. Mais si au
contraire je veux qu’un comportement s’arrête on parle de punition.

Deuxième question qu’on doit se poser : Est-ce que je vais donner quelque chose ou retirer
qqch pour arriver au comportement attendu ? Renforcement positif où on nous donne
quelque chose ou alors le renforcement négatif ou on va nous retirer quelque chose. Il y a
une notion de conséquence qu’il n’y avait pas avant pour Pavlov.

RENFORCEMENT PUNITION
DONNER Cadeau, argent, permis de Tondre la pelouse, corvées, peine de
sortie, compliment prison
RETIRER Couvre-feu Téléphone, sorties, retrait de permis,
privé de liberté

Phénomènes liés au conditionnement opérant :

Fa ço n n e m e n t : P h é n o m è n e p a r le q u e l o n ren fo rce u n ce rta in c o m p o rte m e n t se ra p p ro c h a n t p lu s o u


m o in s d u co m p o rte m e n t so u h a ité ju sq u 'à ce q u 'il ab o u ti sse . C e la p e u t s'éte n d re à u n en se m b le d e
co m p o rte m en ts co n sécu ti fs e t co m p le xe s. Il p e u t ê tre co n ti n u o u in term itt e n t.

G é n é ralisa ti o n : Le c o m p o rtem e n t e st a d o p té o u é vité d a n s d 'a u tres circo n sta n ce s ay an t u n e


certa in e re ssem b la n ce a v ec le co m p o rtem e n t re n fo rc é o u p u n i.

D iscrim in a ti o n : Le c o m p o rtem e n t e st a d o p té o u évité d a n s d e s c irco n sta n c es b ie n p ré cises


et n e l'e st p a s d a n s d 'a u tre s a yan t u n e ce rta in e resse m b la n ce a ve c le co m p o rte m e n t
re n fo rcé o u p u n i.

E xti n cti o n : A p rè s u n certa in tem p s o ù le co m p o rtem e n t n 'est p lu s ren fo rcé o u p u n i, le


co m p o rte m e n t d isp a ra ît p e u à p e u .

R é cu p é ra ti o n sp o n ta n é e : A p rè s u n certa in te m p s o ù le co m p o rte m e n t a d isp a ru , il ré a p p a ra ît


so u d a in em en t.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Façonnement

Continu : Intermittent :
Il est renforcé à chaque Il est renforcé lorsque le
comportement satisfaisant. Il comportement est satisfaisant.
s'acquiert plus vite mais se Il s'acquiert moins vite et se
perd plus vite. perd moins vite.
Désavantages liés à l’utilisation de la punition pour modifier le comportement  :

 Bien des personnes administrent une punition de manière inappropriée ou


lorsqu’elles sont aveuglées par la colère ;
 La personne punie réagit souvent par de la peur, de la colère ou de l’anxiété ;
 Les effets d’une punition sont parfois limités dans le temps et dépendent
grandement de la personne qui a administré la punition ;
 Il est difficile de punir sur-le-champ la plupart des écarts de conduite ;
 La punition n’indique pas la bonne conduite à adopter ;
 Parfois, le fait de punir, et donc accorder de l’attention suffit à renforcer un
comportement.

c) La perspective cognitive
Arrivée de l’ordinateur entre 1950 et 1960  nouvel intérêt porté au fonctionnement de la
pensée humaine.

Cette approche met en avant l’étude des processus mentaux dans la perception, la mémoire,
le langage, la résolution de problèmes et d’autres aspects du comportement.

Piaget explique le développement de la pensée de l’enfant. L’une des idées principales de


Piaget était que les nouvelles habiletés de raisonnement s’appuient sur les habiletés
acquises antérieurement.

Le milieu et la culture développe la pensée de l’enfant mais lui n’en tient pas compte.
Il faut avoir acquis tout le stade pour passer au suivant. Alors que certains enfants en ont
acquis un avant l’autre.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Il suffirait de modifier notre façon de penser pour modifier nos comportements ! Cela
voudrait dire que si on stresse pour une prise de sang, il suffirait de se dire que ce n’est rien
de grave et donc notre stress disparaitrait ! Très réducteur...

Double-sens de l’influence des attitudes, émotions et croyances sur nos comportements  :

Croyances,
atti tudes

Com portem ents

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d) La perspective psychodynamique
Elle va mettre l’accent sur la dynamique inconsciente des forces intérieures, conflictuelles et
instinctives, qui orientent le comportement de l’individu.

Freud est un psychodynamicien. Pour lui, la source des comportements se situe dans
l’inconscient.

Les théories diffèrent de la psychanalyse classique mais, en général, on y retrouve les 5


points suivants :

La petite enfance est La croyance que le


considérée comme le développement
L'importance de la
moment où les expériences psychologique se fait en
dynamique intrapsychique
vécues vont déterminer le plusieurs stades bien
inconsciente.
comportement et les définis. Ex : Complexe
difficultés de l'adulte. D'Oedipe

L'importance de
Le recours à des méthodes
l'imaginaire et de la
subjectives pour accéder à
signification symbolique des
la réalité intérieure de la
évènements (perçus par
personne.
l'inconscient).

Fin des années 1950, Bowlby va contester la vision de Freud selon laquelle il est possible
d’expliquer entièrement l’attachement de l’enfant.

Il dit qu’il faut tenir compte du contexte social, de sa culture. Il va séparer des nourrissons de
leur parents pour voir les perturbations du comportement. Le besoin de contact social
semble évident !

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

e) La perspective humaniste
Maslow, May et Rogers vont créer l’approche humaniste.
Celle-ci :
 Favorise l’étude des caractéristiques uniques de l’être humain ;
 Elle se concentre sur des « sujets normaux » ;
 Elle attache une importance à ce qui nous différencie des animaux
 Le soi : les pensées, les sentiments et les croyances ;
 Le libre arbitre : la capacité de faire des choix ;
 Le besoin d’autoactualisation : besoin inné de croître et de se réaliser
pleinement.
But thérapeutique :
Favoriser chez l’individu le développement de l’autoactualisation et d’estime de soi.

Pyramides des besoins selon Maslow :

Le développement de notre personnalité dépend de la satisfaction de nos besoins.


Principe de la pyramide : si on n’a pas un besoin du dessus, on n’a pas non plus ceux du
dessous.
Rogers
A élaboré une théorie de la personnalité comprenant 3 composantes : l’organisme, le soi
et le soi idéal. L’interaction entre les différentes structures peut provoquer la congruence
(état qui caractérise l’individu en accord avec lui-même) ou l’incongruence.
Il a ouvert la voie à une nouvelle conception de la psychothérapie : approche centrée sur
la personne.
Il considère que le thérapeute doit présenter 3 conditions pour favoriser l’efficacité de son
intervention :
 Être authentique ou congruent.
 Poser un regard positif inconditionnel sur le client.
 Doit faire preuve d’empathie.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Chapitre 2 : Introduction à la psychologie sociale


A. Introduction
La psychologie sociale est apparue au 20ème siècle.
La psychologie sociale est un mélange entre :
 La philosophie ;
 La sociologie ;
 La psychologie ;
 La criminologie.
Définitions de la psychologie sociale selon plusieurs auteurs  :

Allport Shérif Leyens Moscovici


Elle tente de comprendre et Étude scientifique de Elle traite de la Science du conflit entre
d’expliquer comment les l’expérience et du dépendance et de l’individu et la société.
pensées, les sentiments et les comportement de l’interdépendance des
comportements sont l’individu en relation conduites humaines.
influencés par la présence avec des stimuli sociaux.
effective, imaginaire, ou
implicite d’autrui.

La psychologie sociale s’intéresse donc à autrui d’un triple point de vue : sa
connaissance, les influences réciproques entre soi et autrui et les interactions sociales.

B. La nécessité vitale d’autrui


L’attachement
Bowlby s’est intéressé aux effets de la séparation comme dans les cas d’hospitalisation
prolongée.
Les enfants hospitalisés passent par plusieurs étapes vis à vis de leurs parents :
 Tristesse, désespoir ;
 Colère à l’égard des parents ;
 Apathie et indifférence.
Ils apprennent l’impuissance et la seule protection face à ça est l’apathie.

Expérience de Harlow :

Quelques jours après sa naissance, le singe est éloigné de sa


famille. Il sera élevé seulement avec deux poupées en fil de fer
dont une est recouverte de tissu. Le singe s’attache beaucoup
plus à la poupée en tissus.
Le singe, petit à petit prendra de l’assurance et ira bientôt
toucher des objets inconnus, jusque-là jugés terrifiants.

En d’autres mots, l’attachement ou la dépendance permet


l’indépendance.

Réactions de séparation
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Spitz, syndrome de l’hospitalisme.


L’hospitalisme est un état dépressif se manifestant chez certains enfants séparés
précocement de leur mère.

Spitz compare le développement psychoaffectif de deux populations d’enfants :


a. Enfants nés de mères en prison, mais s’occupant de l’enfant pendant la journée, avec
l’aide d’une soignante expérimentée ;
b. Des enfants nés et placés en orphelinat, recevant des soins, mais privé de toute
chaleur humaine.
Il décrit alors 3 phases de l’hospitalisme (apparus chez les sujets b. Et temporairement chez
les sujets a. lorsque les enfants étaient séparés de leur mère) :
 Phase de pleurs car l’enfant sait qu’avant les pleurs faisaient revenir sa mère ;
 Phase de glapissement de perte de poids et d’arrêt du développement ;
 Phase de retrait et du refus de contact, aboutissant alors à la dépression anaclitique.
Cette découverte a permis de modifier les conditions de vie des nourrissons dans les
services hospitaliers, pénitentiaires et autres.

Théorie de la comparaison sociale


Expérience de Schachter (p.24 du syllabus pour le détail des opérations) :
 Conformément à la théorie de la comparaison sociale, le désir d’attendre en groupe
diminue nettement lorsque les renseignements sont précis et portent à la fois sur l’émotion
ressentie par le sujet lui-même et par les autres personnes dans la même situation. Ce n’est
donc pas son propre niveau d’émotion qui importe, pas plus que celui des autres, mais bien
la comparaison possible entre les deux.

La comparaison sociale est un processus dans lequel les gens s’engagent de manière quasi
automatique et qu’ils emploient dans des buts divers :
 se rassurer quant à leurs opinions ou performances
 évaluer ce qui est possible
 gonfler leur estime de soi
 se vacciner contre l’influence, etc.
Plus fondamentalement, la comparaison avec les autres permet à chacun de se définir
comme sujet à la fois unique et semblable à autrui.

La facilitation sociale
Des chercheurs se sont demandé : « Est-ce qu’autrui exerce une influence sur nos
performances, nos comportements et si oui, dans quelle mesure ? ».

La présence d’autres personnes dans une situation d’audience ou de co-action aurait un


effet bénéfique sur nous. On appelle ça la facilitation sociale.

Ex : Si on fait du foot, si le stade est rempli on sera plus motivé.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Théorie de Zajonc.

Ex (selon Zajonc) : Cela se passe bien quand les personnes sont compétentes. Si on met des
personnes qui n’ont jamais jouer au foot et que le stade est rempli, on parle de détérioration
sociale.

Zajonc essaye de trouver une solution au phénomène de la facilitation sociale. Pour lui, une
réponse ne peut être donnée en même temps qu’une autre. Ex : le fait de donner une
réponse en math, exclut toutes les autres.
Si la réponse dominante est correcte, il y aura facilitation sociale, alors que si elle est fausse,
il y aura détérioration sociale.

Autrui responsable de ma performance ou de la non performance d’une personne.

Cottrell

Cotrell intervient car ce n’est pas tout à fait juste selon lui. Ce qui est important ce n’est pas
qu’il y ait des gens, ce qui est important c’est la signification que l’on donne aux gens. Autrui
n’est jamais neutre à nos yeux.

Quand on part du principe qu’on est porteur de signification, on parle d’influence et on parle
de psychologie sociale.

C. Perception sociale, stéréotypes et préjugés

La catégorisation cela permet de classer les informations qui nous parviennent. À tout
moment on est submergés d’infos qu’elle soit visuelle, olfactive, ...

On parle de théorie implicite de personnalité, de préjugés, de stéréotypes, de discrimination.


Quand on catégorise, il y a parfois des ratés, des distorsions.
Quand on met dans des tiroirs, il peut y avoir 2 choses qui interviennent.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

La formation d’impression selon Asch (1946)

Expérience sur la formation d’impression. Il est parti du principe que l’on se forge une
impression très rapidement. Si on vous dit qu’un prof est intelligent et sympa, on va se dire
que son cours est plus facile, plus cool. Cela ne veut rien dire. A l’inverse si on nous dit qu’un
prof est froid, hautain, on va en déduire que l’examen sera difficile.
Pour illustrer ses recherches, il a fait une expérience.

Asch va proposer, dans une expérience, une liste de 7 caractéristiques d’une personne
hypothétique. La tâche consiste à rédiger une description générale de la personne.
A B
Intelligente Intelligente
Douée Douée
Travailleuse Travailleuse
Déterminée Déterminée
Pratique Pratique
Prudente Prudente
Chaleureuse Froide

A B
Heureuse ou ayant du succès Impopulaire
Le changement d’une seule caractéristique conduit donc à des impressions totalement
différentes !

 L’avis que l’on se forge d’une personne ne peut donc tenir qu’à un mot. On change
une seule caractéristique et l’impression est totalement différente de la personne.
 On donne des traits, on se forge une impression, puis on en déduit des traits
particuliers.

BRUNER ET TAGIURI

Selon Leyens les théories implicites de personnalité correspondent à des croyances


générales que nous entretenons à propos de l’espèce humaine, notamment en ce qui
concerne la fréquence et la variabilité d’un trait de caractère dans la population.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Modèle de Asch :

Inférence traits
Traits Im pression
particuliers

Modèle de Bruner et Tagiuri :

Impression
générale
Traits TIP
Inférence des
traits particuliers

Selon B&T, si nous donnons une certaine cohérence aux observations et informations qu’on
a pu avoir de la personne, c’est que nous avons des connaissances préalables sur la
personnalité d’autrui et c’est ça qu’ils appellent TIP.

On parle de théorie implicite en raison du caractère non contrôlé de leur mobilisation.

Croyances générales qu’on a à propos des individus. On part de certains traits, on va inférer
des traits de personnalité, une théorie de la personnalité pour finalement dégager une
impression générale. Pour illustrer ça, cas d’Hannah. (A relire, page 31 du cours).

Avec le contexte socio-professionnel on peut donner une théorie totalement différente.

Créer une personnalité alors qu’on ne le possède que quelques traits. Cette personnalité va
permettre de tirer des grandes conclusions à long terme.

La catégorisation sociale

Catégoriser est le fait de classer, catégoriser les informations qui nous parviennent est un
mécanisme fondamental dans le traitement de l’information.

Notre capacité de traitement de l’information, et de mémoire de travail est limitée. Il y a un


espace limité. On ne garde pas toutes les informations. On a une tendance à classer les
choses d’après leur caractéristique.
On appelle catégorisation sociale cette classification des individus en fonction de leurs
caractéristiques.

Le fait de catégoriser les individus facilite le traitement des informations.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Cela concerne tout : les objets, les couleurs... mais la catégorisation sociale, elle, concerne
les individus.
Mais, il y a également des inconvénients : l’homogénéisation intra-catégorielle et
l’accentuation inter-catégorielle.

Les 2 billets (2 stratégies que l’on utilise et qui ne sont pas nécessairement bonne). :
Homogénéisation intra-catégorielle Accentuation inter-catégorielle ou effet de
contraste.
On surestime les ressemblances. Ex : un On surestime les différences des éléments
billet fréquent chez les prof. On dit de nous qui composent deux catégories. Par ex ; a
que l’on est assez assidus, présents et l’université quand on prend les étudiants en
participatifs. Il s’agit d’un billet psycho et les ingénieurs civils, ils se
d’homogénéisation car on fait une considèrent comme les opposes de l’autre.
généralité là où il n’y en a pas car il y en a On accentue les différences entre les
donc qui sont moins assidus. étudiants en psychologie et les étudiants
ingénieurs.
Expérience de la caverne des voleurs p.33 à bien lire.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Stéréotypes, préjugés et discrimination


Ensemble de caractéristiques attribuées à un groupe social.
Ensemble des croyances d'un individu relatives aux carcatéristiques ou aux

Stéréotypes attributs d'un groupe.


Croyance à propos des caractéristiques, attributs, comportements des membres
de certains groupes.
VALEUR DE CONNAISSANCE
Constituent un jugement de valeur simple à l'encontre d'une personne ou d'un
groupe social appartenant à ce groupe.
Préjugés Prédisposition à réagir défavorablement à l'encontre d'une personne sur la base
de son appartenance à une classe ou à une catégorie de personnes.
DIMENSION AFFECTIVE

Discrimination Comportement négatif non justifiable produit à l'encontre des membres


d'un groupe donné.

Pyramide de la haine

Génocide

Violence

Discrimination = juger. :
COMPORTEMENT

Préjuger = juger avant de connaîtr :


JUGEMENT

Stéréotypes = "ils sont tous comme


ça..." : OPINION

Origines des stéréotypes et des préjugés.


3 types d’explication :
 Explications intra-individuelles (p.35)
 Explications inter-individuelles (p.36)
 Explications intergroupes.

Les explications intergroupes :

A. Théorie du bouc émissaire. On désigne un coupable. Quelqu’un qui est différent et il


va être responsable de tout ce qui ne va pas dans le groupe. On tire donc des
conclusions sur sa personnalité.
B. Théorie des conflits réels. Ce genre de stéréotypes se développent car il n’y a pas de
travail pour tout le monde. Compétition pour l’acquisition de ressources naturelles
et/ou économiques rares.
C. Théorie de l’identité sociale. Le fait d’appartenir à un groupe, on a besoin de faire
des généralités. Ex : moi je suis super bien avec mon équipe de basket parce qu’on a

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

tous les mêmes valeurs. L’identité sociale c’est ce qui va permettre de s’identifier à
son groupe. Permet à l’individu de se définir comme membre du groupe.
Comment lutter contre les stéréotypes, préjugés et discriminations   ?

L’hypothèse du contact (Allport 1954) Les buts communs et la coopération Le rôle de l’information et de
l’éducation
Le contact augmente la compréhension Cela permet d’effacer un peu les Médias qui influencent les
et nos connaissances des autres mais stéréotypes et de renforcer les liens. stéréotypes. Ce qui intéresse les
on peut se demander si parfois, les gens sont les choses négatives.
contacts n’enveniment pas les rapports
entre groupes.

L’empathie :
 Comprendre la personne.
 Plus on fait cette démarche, plus les stéréotypes vont s’atténuer, changer.
 Va réduire les préjugés intergroupes.

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GRH Bloc 1 Psychologie Q1

Attitudes et changements :
Lien d’un documentaire sur l’école virtuel (le jeu de la mort) : 13.11 débriefings

Tout le monde a des avis des points de vue des opinions sur plein de choses. C’est ce qu’on
appelle l’attitude en psycho. Ce sont nos points de vue, nos opinions. Allport (un des psys
sociaux qui s’est le plus focalises sur ce qui nous intéresse) concept resté très vague très
longtemps. Parfois amalgame entre attitude et comportements. But : définir le concept
d’attitude.
Pour Thomas, série de caractéristiques qui définissent une attitude.
1. Toujours oriente vers un objet
2. Permet de prédire plus ou moins le comportement d’une personne
Concept de force et de valeurs.
Définition de l’attitude a bien connaitre !!
« un état mental de préparation à l’action organisé à travers l’expérience, exerçant une
influence directive et dynamique sur le comportement »

D’autres auteurs ont défini ça de manière plus brève. Bien cibler le concept d’attitude.
D’autres auteurs proposeront des définitions plus brèves. Oskamp (l977) la définit ainsi «
disposition à réagir de façon favorable ou défavorable à un objet particulier ou à une classe
d’objets ».

1. Peut s’adapter à des objets très divers.


2. A une valence (positif ou négatif)
3. A une force (une intensité, degré d’implication de personnes par rapport a ses
croyances). Dimension conative, énergétique.

Modèle tri componentielle des attitudes


3 grandes caractéristiques, 3 catégories qui définissent l’attitude et qui s’imbriquent les
unes dans les autres. Quand on agit sur une, il y a des conséquences sur les autres.
1. Affective : on aime ou on n’aime pas.
2. Composante cognitive : fait référence a tout ce qu’on connait déjà
3. Conative : énergétique, donc implication de la personne.

Ex : les sectes elles vont endormir d’abord la sphère cognitive (intellectuelle, les croyances
etc.…) on les change, puis pour pouvoir changer la composante affective et vont s’impliquer
a 100% (sphère conative) dans la secte.

Peut-on prédire els comportements ? C’est compliqué, on ne peut pas en savoir la vie d’une
personne savoir ce qu’il va faire ou ce qu’il ne va pas faire. Théorie de l’action raisonnée. Nos
comportements vont dépendre de notre attitude ais aussi des pressions sociales. Ex : on est
pour la peine de mort sauf que tout notre encourage est contre. Manif organisée et on nous
met la pression pour qu’on y participe donc e fonction des pressions on pourrait y participer
ou non. Schéma suffisant !!!!!

La persuasion : pour certains chercheurs, il y a 3 choses qui vont solliciter et aider a la


construction des attitudes.
1. La source du message

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2. Le message 
3. L’audience
Il y a 2 grandes étapes dans le processus de persuasion. P.44 Schéma à connaitre et à
expliquer.
A. RECEPTION DU MESSAGE
On retrouve l’attention qu’on accorde au message mais aussi la compréhension du
message. Le fait d’être submerger d’infos tout le temps, ça donne quand même une
importance au type d’information que l’on va retenir. On doit remarquer qu’on nous
adresse un message. La compréhension est également importante. Étude de 80 qui
montre que les gens comprennent 60% des post publicitaires. Plus d’1/3 des pubs
que les gens ne comprennent pas or le but est quand même de persuader les
personnes mais aussi identifier les différentes méthodes. Canal audiovisuel plus facile
que le canal audio. Support visuel c’est plus facile afin de répéter l’info. Cela fait
partie d’une technique de répétitions (publicités). Si le message est assez simple, pas
de problèmes pour la compréhension mais lien évident entre la compréhension du
message et l’intelligence
B. L’ACCEPTATION DU MESSAGE
L’idéal est d’éveiller la curiosité mais ce n’est pas tout. Il faut que la personne adhère
au message et change ses habitudes (que la personne comprenne). But d’avoir un
changement chez la personne car on essaye de la persuader d’avoir autre chose.
Soit on fait un examen scrupuleux du message soit superficiel du message. On se
rend compte que tout est lié à la distraction. Schéma p.43. On essaye de démontrer
ue pour pouvoir être concentrer et analyser un message il ne faut pas être distrait.
On se rend compte que quand la personne est très distraite, son niveau
d’acceptation est fort car elle ne pourra pas analyser le message correctement et son
niveau est assez faible. Si on est super concentré en train de lire un livre, on vient
vous parler vous fermez votre livre et là on dit non on trouve une série de contre
arguments car on est fort concentré sur ce que l’on nous dit. Plus on est distrait, plus
on dit : « oui-oui ». Ex : Comment réagit une personne quand elle a un degré de
satisfaction élevé ? Q. EXAM

Le fait d’être seul augmente l’attention. Tout élément de surprise peut accroitre
l’attention.
L’individu est fait pour résister aux tentatives de persuasion car on n’est pas neutre, on sait
l’intention de la source. Quand on sait qu’on va essayer de nous persuader on peut se
préparer à l’avance pour rétorquer. Certains spots publicitaires utilisent la peur pour
convaincre les personnes. On a des conduites d’évitement (exemples : les paquets de
cigarette avec les images, les fumeurs ils ne les voient plus ça).

Q. EXAM : Que doit faire une compagne de persuasion qui se base sur la peur pour être
efficace ? Il faut qu’elle propose des solutions, elle doit informer des solutions qui existent.

Piège de abscon

Engager une personne, la persuader de faire certaines choses. Engagement par les actes : a
moment donne on a tellement l’impression d’être dedans parce que on a des routines des

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repères que c’est difficile. Tout changement amène une perturbation chez l’individu.
Escalade d’engagement.

Amorçage (low-ball) :
On donne une partie des infos une fois que la personne a dit un oui, on donne toutes les
infos. Collection, quand on doit construire des maquettes. Il fallait acheter chaque semaine
la pièce. Ex : Hello Kitty...

Le pied dans la porte : on demande une petite chose puis on en demande plus. Ex : tu peux
me donner 10€ ? puis finalement on en demande 20€.

Technique de la porte en nez : but en premier lieu c’est qu’on dise non. Ex : tu peux me
prêter 100€ ? Non. 15€ ? Oui. But qu’on demande qqch qui paraitra raisonnable à côté de la
première.

Bonnie & Clyde


Dissonance cognitive : théorie des plus connues. Fait appel aux théories de cognition. O parle
de dissonance chaque fois qu’il y a un problème. L’individu qui va se rendre compte de cette
dissonance, il va ressentir un malaise psychologique ou physiologique. Il va essayer de
rétablir un équilibre pour se sentir mieux. Expérience menée. 3 groupes.

Le comportement doit être aversif, c’est ce qui pose problème. La personne doit assumer la
responsabilité.
Ex : notre meilleur ami sort avec notre meilleure amie. Mais notre meilleur ami trompe notre
meilleure amie. Pas de solutions, quoi qu’il arrive on ne fait rien. Situtation de disonance. On
va tout essayer pour retabir et se sentir miuex.

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