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Vision animale : Structures et Fonctions

Le document décrit les caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs chez les animaux comme la transparence des téguments, la concentration des rayons lumineux et les cellules pigmentaires et visuelles. Il aborde également la structure des photorécepteurs et la physiologie simplifiée de la vision.

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Vision animale : Structures et Fonctions

Le document décrit les caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs chez les animaux comme la transparence des téguments, la concentration des rayons lumineux et les cellules pigmentaires et visuelles. Il aborde également la structure des photorécepteurs et la physiologie simplifiée de la vision.

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Photoréception et vision chez les animaux

F. HERVANT
Laboratoire d'Ecologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés (LEHNA)
PLAN

Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs

B - Structure des photorécepteurs

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des Insectes

E - L’œil des Vertébrés

F - Ce que voient les animaux !


Photorécep*on =
• possibilité de détecter une pe1te par1e du spectre électromagné1que,
• transforma1on des photons en signaux électriques interprétables par le SNC (transduc)on).

Vision = perception d’image.


Rappels d’optique (1)

• Un objet (non blanc) réfléchit (= renvoie) certaines des couleurs de la lumière blanche et absorbe les autres.

• Objet vert, car réfléchit la composante verte de la lumière + absorbe toutes les autres.

• Si plusieurs couleurs renvoyées par l’objet à nouvelle couleur perçue, par « synthèse additive ».
Rappels d’optique (2)

• Lentilles convergentes (ex. : cristallin, cornée, loupe...) et divergentes (sans intérêt ici).

• Lentille convergente à énergie lumineuse concentrée en un point.

• La combinaison de 2 lentilles convergentes à image inversée (ex. : œil de Mammifères).


PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F – Ce que voient les animaux !


Transparence des téguments

Téguments de l’œil toujours dépigmentés :

• cuticule transparente (= cornée) chez Arthropodes (= exosquelette modifié),

• cellules de la cornée non pigmentées chez Mollusques et Vertébrés (= peau modifiée).


Transparence de la cornée (Insectes) (= cornée)

• Cuticule à cornée (lentille biconvexe) à convergence rayons lumineux.

• Cône cristallin = deuxième lentille convergente transparente, sous la cornée.


Transparence de la cornée (Vertébrés)

• 90% de fibres de collagène entrecroisées à transparence (+ absence vascularisation).

• Rôle optique essentiel (car courbée à convergence des rayons lumineux vers rétine).

• Deuxième lentille convergente transparente (et déformable) : le cristallin.


PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F – Ce que voient les animaux !


Concentration des rayons lumineux

C : image améliorée par 1


lentille réfringente entre
ouverture et photorécepteurs
à animaux aquatiques

A : tache oculaire = œil le


+ simple = cupule E : Vertébrés : petite
superficielle avec cellules ouverture + lentille
photoréceptrices (cristallin) à très
bonne image

B : ocelle : fonctionne
comme un appareil : relations évolutives
photo (œil camérulaire),
avec ouverture étroite

D : 3 lentilles en série
chez certains copépodes
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F - Ce que voient les animaux !


• « rempart » entre 2 ommatidies adjacentes.
• permet d’éviter les "fuites" de lumière d'une ommatidie à une autre.

Cellules pigmentaires
(secondaires et primaires)

Cellule rétinienne (rhabdomérique)

Cellule rétinienne

Ommatidie d’un œil composé d’insecte


Cellules pigmentaires, au fond de l’œil de Vertébrés (rôle de réflecteur)

• Tapetum lucidum.

• Renne : passage de doré à bleu en hiver


(meilleure perception des prédateurs la nuit).

Schéma simplifié de rétine de Mammifère


à œil indirect
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F - Ce que voient les animaux !


Les cellules visuelles

• Elles renferment le (ou les) pigment(s) visuel(s).

• Elles sont :

- isolées (œil des Mollusques, ocelles des larves


d’insectes holométaboles, cônes et bâtonnets des Vertébrés),

- ou groupées (ommatidie des insectes).

• Elles sont sur une structure :


- en relief (œil composé des insectes),
- ou en creux (œil camérulaire des Vertébrés).
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F - Ce que voient les animaux !


Structures nerveuses

Un premier traitement de l'image est effectué par les neurones d'association disposés :

• à l'intérieur des lobes optiques (insectes et mollusques),

• à l'intérieur de l’œil (vertébrés).

neurones d’association
Définition et sensibilité (1)

Bonne définition de l'image si chaque cellule visuelle isolée des voisines et/ou a son propre
"terminal" dans le S.N.C à image précise mais sensibilité faible à vision diurne.

OBJET

à Vertébrés : cônes de la région de la fovéa (rétine).

Cristallin
à Insectes diurnes : yeux à apposition
Cellule pigmentaire
(définition élevée car cellules pigmentaires
Rhabdome
autour des ommatidies, mais sensibilité faible). (cellule visuelle)
Définition et sensibilité (2)

Sensibilité élevée mais définition médiocre à vision nocturne :


- si cellules visuelles non isolées,
- et/ou si plusieurs cellules visuelles raccordées au même "terminal ».

à Vertébrés : plusieurs bâtonnets couplés à 1 neurone du SNC à amplification.

à Insectes nocturnes : yeux à superposition (les cellules pigmentaires


isolent peu les ommatidies. Grande surface d’entrée pour 1 photon à
forte sensibilité mais faible définition).
Définition et sensibilité (3)

A : CT d’œil composé à apposition (insectes diurnes). Les photorécepteurs ne reçoivent la lumière que
de leur cornée (= « facette »).

B : CT d’œil composé à superposition (insectes nocturnes). Pas de cellules pigmentaires secondaires. Qqs
photorécepteurs reçoivent la lumière de centaines/milliers de facettes : ↗ capture photons et sensibilité.

(Warrant 2008, Gilles 2015)


Définition et sensibilité (4)

Insectes nocturnes : protection contre les fortes intensités lumineuses :

à migration des pigments dans cellules pigmentaires primaires.

Yeux à superposition :
2 : en vision nocturne
3 : en vision diurne
Définition et sensibilité (5)

Insectes diurnes : protection contre les fortes intensités lumineuses, régulation de l’entrée :

• Contraction (a) ou décontraction (b) des ommatidies : si pigments proches des rhabdomes (a) moins de
lumière disponible (absorption).
• Contraction (b) ou décontraction (a) du cône cristallin à déformation cellules pigmentaires Iaires à ± de
passage de lumière.

Yeux à apposition (1 ommatidie) Yeux à apposition (1 ommatidie)


Définition et sensibilité (6)

• Certains papillons nocturnes : couche réfléchissante (tapetum = trachées aplaties ici) au fond
de l’œil à les rayons passent 2 fois par les photorécepteurs : ↗ sensibilité.

• Certains insectes prédateurs (ex. : mantes, libellules...) : fovéa au centre de l’œil avec
ommatidies + longues et + larges à vision « haute définition ».

Fovéa = tache noire dans l’œil chez les mantes

Fovéa = tache blanche en haut


des yeux chez les Odonates
L’œil à superposition neuronale = type intermédiaire

• A et B : déjà vus. C à gagner en sensibilité sans (trop) perdre en définition !

• C : œil composé à superposition neuronale (Diptères). Un même photon est vu par 6 à 9 ommatidies
puis signaux « sommés » par des neurones d’association : ↗ sensibilité (x2,5 à x3).

• C : des granules de pigments peuvent migrer dans les cellules pigmentaires à « pupille » intracellulaire.

C : amplifications
optique et neuronale
Changements de milieu rapides et fréquents !

Les yeux des Ephéméroptères du genre Cloeon ont 2 parties indépendantes :

- partie dorsale (A) : ommatidies à larges facettes de type « superposition ».

- partie latérale (B) : facettes plus petites, type « apposition ».

Source : passion entomologie


Bien voir dans l’eau et dans l’air !

Les yeux des Gyrinidés (Coléoptères aquatiques) ont 2 parties :


- partie dorsale (A) à vision dans l’air.
- partie ventrale (B) à vision dans l’eau.

• Courbures des cornées des parties A et B ≠ car indices de réfraction air et eau ≠.

• Nagent à la surface de l’eau : proies et prédateurs...

A Gyrinus natator

Gyrinus natator
Source : passion entomologie
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - « Protozoaires »
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F - Ce que voient les animaux !


« Protozoaires » (Protistes capables de phagocytose, ici avec chloroplastes)

• Eugléniens et Dinoflagellés ont 1 organite photorécepteur (le stigma) à la base du flagelle, en


liaison avec granules sphériques (= réflecteur).

• Le stigma contrôle le flagelle à orientation vers lumière à amélioration rendement des


chloroplastes.

Euglène

Dinoflagellés
Métazoaires (1)

Organes photorécepteurs chez Métazoaires (tous sauf fixés, secondairement aveugles et


Spongiaires) ; de la tache oculaire (= qqs cellules visuelles) jusqu'à l'œil le plus complexe.

Microscopie électronique à 2 groupes chez les Métazoaires :

• photorécepteurs à structure ciliaire

• photorécepteurs à rhabdomère
Métazoaires (2) : photorécepteurs à structure ciliaire

Structure photoréceptrice de la cellule visuelle = modification d'une structure


ciliaire. Chez Vertébrés, Cnidaires, Cténaires et Echinodermes.

Bâtonnet

Cône

Cellule visuelle de type


ciliaire, ancestrale
Métazoaires (3) : photorécepteurs à rhabdomère

Photorécepteur = modification d'une partie de la membrane plasmique à rhabdomère


(= bcp de microvillosités). Ensemble des rhabdomères = rhabdome.

Chez Arthropodes, Mollusques, Annélides, Rotifères et Plathelminthes.

(= cornée)

A A Cellule rétinienne

Ommatidie d’insecte
Métazoaires (4) : phylogénie des photorécepteurs

Œil à 2 lignées. Sauf exception (Octopus), rhabdomères uniquement dans les yeux peu complexes.
L’œil, convergence
Phylogénie très simplifiée des Métazoaires incluant les
ou apomorphie ? structures photoréceptrices et les protéines associées (Segarra 2021)

Protéines impliquées :

- Cristallines : permettent pénétration et convergence de la lumière (lentilles).


- Opsines : permettent la transduction de la lumière.

- Cristallines et opsines dérivent de protéines préexistantes (HSP et serpentines : avant les yeux) : exaptation.

Conclusion :

- Œil = apomorphie des Eumétazoaires (régression secondaire chez anophtalmes) (Zimmer 2019).
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F - Ce que voient les animaux !


Physiologie simplifiée de la vision (1)

• Processus biochimiques de base communs à tous les animaux.

• Chaque cellule visuelle renferme dans sa partie modifiée (soit empilement de


saccules, soit rhabdome) une chromoprotéine, la rhodopsine.

• Rhodopsine composée de 2 parties :


- une protéine : l’opsine
- un aldéhyde de la vitamine A : le rétinaldéhyde (ou rétinal), existant sous 2
formes : 11-cis (s’il est lié à l’opsine) ou tout-trans (libre).
Physiologie simplifiée de la vision (2)

• Rétinal lié à l’opsine = forme 11-cis (courbée et inactive).

• Lumière à forme tout-trans (droite) avec perte de liaison avec l’opsine


à «modifie» la membrane du saccule ou du rhabdomère à PA.

• Rétinal isomérase à rétinal tout-trans redevient rétinal 11-cis et peut


à nouveau s'unir à l’opsine. Réaction très rapide.
Physiologie simplifiée de la vision (3) : transduction
Genèse du PA (ici bâtonnet de rétine de mammifère) : par hyperpolarisation de la
membrane car fermeture des canaux à Na+ (dépolarisation chez invertébrés)
Physiologie simplifiée de la vision (4)

• Le rétinal possède plusieurs doubles liaisons C=C, dont une s’inverse sous l’action d’un
photon (en rouge sur les fig. 1 et 2) à libération opsine.

• Cette inversion dure 200 femtosecondes (200.10-12 sec) : record!

• « Pédalage » (Fig. 2) et non retournement (Fig. 1).

Polli et al. 2014, Angew. Chem. Int. 31


Physiologie simplifiée (5) : vision des couleurs (cônes)

La vision des couleurs dépend de plusieurs pigments (par ex. 3 opsines chez Humains à
spectres d'absorption dans bleu, vert et rouge orangé).

Humains : 3 opsines dans chaque type de cône (3), mais


1 très majoritaire dans le cône correspondant.
à Un objet coloré excite les 3 types de cônes. Un objet vert, par ex., va
surtout stimuler les cônes verts, mais aussi un peu les rouges et bleus.

Perception des couleurs par humains = superposition des


spectres d’absorption des 3 opsines, puis traitement par
neurones d’association et SNC.
Combien de couleurs perçoit l’œil humain ?

• Environ 300000 (et non 10 millions).

• Test : combien percevez-vous de nuances dans l’image ci-dessous ?

• Moins de 20 nuances de couleurs : vision dichromate (2 types de cônes : bcp de Mammifères).

• Entre 20 et 32 nuances : vision trichromate (3 types de cônes : humains).

• Entre 33 et 39 : tétrachromate (4 types de cônes : oiseaux, certains humains?).


Physiologie simplifiée (6) :
vision des couleurs

Squilla mantis possède 12 opsines

La crevette-mante

En réalité, très peu de recouvrement à incapable de séparer


le jaune de l’orange, ne voit aucun « ton » (Thoen et al. 2014, 2019)
Anomalies de la vision des couleurs

Cause génétique : anomalie des


gènes codant pour opsines rouge
et verte (sur chromosomes X).

Déficience répandue (10% des


hommes et 1% des femmes ; 8%
et 0,6% en France).

Test normal :
25 29
45 56
6 8
Physiologie simplifiée (7) : vision « nocturne » (bâtonnets)

• La vision « nocturne » dépend de 1 ou plusieurs pigments (par ex. 1 opsine chez Humains à
spectre d'absorption à 500 nm : vert bleuté).

• De rares organismes ont plusieurs opsines dans bâtonnets (ex. : 5 à 38 chez poissons
abyssaux) à vision couleurs en luminosité très faible (Musilova et al. 2019).
Voir sans yeux : l’ophiure Ophiocoma wendtii
(Summer-Rooney et al., Cur. Biol., 2020)

• Vision extra-oculaire.

• Réseau de photorécepteurs diffus.

• Nombreuses opsines

• Très rare : 1 ophiure + 1 oursin.

• Voient des images simples.

• Si lumière, fuite surtout vers « DV » (fig. A).


PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F – Ce que voient les animaux !


Les insectes (1)

On trouve chez eux :

1 - des yeux simples :

• stemmates (uniquement larves d’insectes holométaboles : yeux latéraux),

• ocelles (face dorsale ou frontale de la tête, 2 ou 3 chez larves et/ou adultes).

à capteurs d'intensité lumineuse (pas de formation d'image, sauf certains prédateurs).

2 - des yeux composés (= à facettes) :


constitués d’ommatidies (30000 chez Anisoptères, 0 ou 8 chez Aptérygotes).

à Netteté de l’image fonction du nombre d'ommatidies.


Les insectes (2) : ocelle et stemmate

• ocelle : structure simple avec lentille cornéenne au-dessus des cellules visuelles. Souvent 3.

• stemmate (1 à 7) : structure très simple (tâche oculaire) ou + complexe (= semblable aux


ocelles) ; 1 à 100 récepteurs.

Cellules
ré5niennes

Ocelle
Stemmate

Ocelles

Ocelles

Stemmate
Les insectes (3) : rôles des ocelles
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• Stabilisation du vol par détection rapide des changements de luminosité.


Ocelli
• Détection polarisation de la lumière et position du soleil.

(b)
• Orientation (direction, mais pas distance).
(a)

10 m

Ct Ey Oc
control covered ocelli covered eyes
Expérience réalisée sur une fourmi du désert (Schwarz et al. 2013) à mauvaise orientation
Les insectes (4) : œil composé

Yeux composés : chez insectes adultes (sauf certains groupes ancestraux


+ formes secondairement aveugles) + beaucoup d’arthropodes.

Composés d'ommatidies.

Oeil de Psocoptère
Les insectes (5) : ommaRdie :

• cornée : cuticule transparente bombée,

• cône cristallin,

Cellule rétinienne

• cellules rétiniennes : 5-9 photorécepteurs en


rosette. Le rhabdomère (= microvillosités) de chaque
cellule forme le rhabdome au centre de la rosette.
La disposition des microvillosités permet à beaucoup d’Arthropodes de
percevoir la lumière polarisée,

• cellules pigmentaires avec granules de pigments.

Cellule rétinienne

Ommatidie d’un œil composé d’insecte


Que voyaient les Arthropodes fossiles ?

• Dollocaris = « crustacé » prédateur (fossile) (-160 MA).


• Yeux énormes (18000 facettes : ¼ du corps).
• Très bonne résolution (prédation).

Vannier et al., Nature Comm. 2016


Les yeux des araignées

• 6 ou 8.

• Yeux simples, non mobiles, avec rétine + cristallin.

• 2 yeux principaux (+ gros) et 4-6 yeux secondaires (uniquement mouvements).

• Mauvaise acuité visuelle (sauf yeux principaux Salticidés et Lycosidés : rétine mobile/accommodation).

• Champ visuel limité (5-10°).


Yeux principaux et secondaires d’une araignée
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F – Ce que voient les animaux !


Vertébrés (1) : structure de l’œil

• cornée transparente,

• iris = membrane circulaire contractile (colorée),


• pupille = ouverture de l’iris, réglable grâce à des muscles circulaires (= « diaphragme »),

• cristallin = cellules sans organites ni noyau. Sépare le globe oculaire en 2 chambres (contenant humeur
aqueuse et humeur vitrée = liquides transparents),

• rétine (voir plus loin),

• couche conjonctive vascularisée (choroïde) et couche conjonctive fibreuse (sclérotique).

Cornée et cristallin = lentilles convergentes


Vertébrés (2) : accommodation

• Vertébrés terrestres : cristallin déformable grâce à des muscles (à accommodation à image nette
sur la rétine).

• Contraction des muscles à modification rayon de courbure et donc distance focale.

Muscles
Vertébrés (3) : pathologies et vieillissement
• Image ne\e si formée sur la ré]ne (voir diapo précédente).

• Image formée en avant : myopie ; en arrière : hypermétropie et presby<e. As<gma<e : les deux, car
cornée « déformée ». Forme de l’œil souvent en cause (trop rond ou trop ovale).

• Presby<e : perte progressive de l’accommoda]on par vieillissement (durcissement) du cristallin dès 45


ans. Max. vers 60-65 ans.

(œil normal)
Vertébrés (4) : généralités et fonctionnement

• Vertébrés terrestres : cornée humide grâce à glandes lacrymales.

• Œil mobile dans l'orbite grâce aux muscles oculaires.

• Fovéa = fossette au centre de la macula. Fovéa double chez les rapaces.


Vertébrés (5) : rétine

• cellules visuelles (cônes et bâtonnets), neurones d'association et cellules nourricières (non représentées),

• cellules pigmentaires (= réflecteur) sous les cellules visuelles,

• œil des Vertébrés de type indirect (œil des insectes = direct),

• axones cellules ganglionnaires à nerf optique à cerveau,

• zone d'où part le nerf optique = tache aveugle.

Salesse JFO 2017


Vertébrés (6) : cônes et bâtonnets

• 2 à 4 types de cônes chez Vertébrés à détection de 1 à 4 bande(s) de couleur. Certains


arthropodes, « reptiles » et oiseaux voient dans l’UV proche.

• Bâtonnets plus sensibles que les cônes à vision en «nuances de gris». Reconstitution
lente de la rhodopsine (éblouissement).

• Fovéa : composée de cônes en grande densité à zone d’acuité maximale de l’œil.


Vertébrés (7) : cônes et bâtonnets
Salesse JFO 2017

• Bâtonnets 100 à 1000 fois + sensibles que cônes, mais saturés avec 2000 fois - de photons.

• Bâtonnets humains sensibles aux UV (mais absorbés par humeur vitrée).

• Cônes : retour à l’état initial 10 fois + rapide (à perception objets rapides).

• Humains : moins de cônes bleus que de verts et de rouges (proportions 1/16/32).

• Humains : 4-7 millions de cônes (5%) et 110-125 millions de bâtonnets (Courteix & Sion 2019).
Vertébrés (8) : cônes et bâtonnets

bâtonnets

cônes

bâtonnets
cônes

Amplitude du potentiel d’action en fonction de la durée d’un flash lumineux (B et


C) ou de son intensité (D) pour un bâtonnet ou un cône (Kawamura et al. 2015, 2019).

à Les bâtonnets peuvent détecter 1 seul photon, mais ne permettent pas de voir un objet rapide
La vision chez les « poissons » (Téléostéens)

• Cristallin non déformable à pas d’accommodation.

• Vision nette seulement pour objets proches.

• Perception des couleurs difficile à « forte » profondeur.

Absorption des couleurs dans


l’eau, selon la profondeur
PLAN
Introduction

A - Caractéristiques morpho-anatomiques des photorécepteurs


1 - Transparence des téguments
2 - Concentration des rayons lumineux
3 - Cellules pigmentaires
4 - Cellules visuelles
5 - Structures nerveuses, définition et sensibilité

B - Structure des photorécepteurs


1 - Protozoaires
2 - Métazoaires

C - Physiologie simplifiée de la vision

D - Les photorécepteurs des insectes

E - L’œil des vertébrés

F – Que voient les animaux ?


Que voient les animaux ? (1)

• Animal nocturne : rétine riche en bâtonnets (+ pupille se dilatant bcp, + tapetum lucidum).

• Aigle : peu de bâtonnets + fovéa double à bonne vision diurne et de loin, mauvaise vision nocturne.
Que voient les animaux ? (2)

• Prédateurs (félins, rapaces, humains…) à yeux l'un à côté de l'autre à vision binoculaire à
mieux percevoir les distances.

• Yeux de part et d'autre de la tête (lapins, chevaux, souris...) à + grand champ visuel à détection
dangers.

Cheval : champ visuel total très large mais champ binoculaire limité à mauvaise percep=on des distances

champs visuels de l’Homme, du


cheval et du chien
Que voient les animaux ? (3)
• Etude de la forme des pupilles sur 214 sp terrestres (Banks et al. 2015).

• Pupilles verticales (chat, alligator, python...) : meilleure focalisation sur proie à meilleure
estimation des distances.

• Pupilles horizontales (cheval, chèvre...) : meilleure détection des prédateurs (vision +


panoramique).

• Gros prédateurs à pupilles rondes (lion, tigre...) : « compensation inutile » car grands…
Que voient les animaux ? (4)

Etude électrophysiologique des photorécepteurs + étude anatomique de l’œil (position sur la tête,
type de « lentille »...) à imaginer ce que voient les animaux :

Abeille

Humain
Que voient les animaux ? (5)
Les images présentées ne tiennent compte que de ce qui est visible pour les humains : UV et lumière
polarisée (insectes, oiseaux...) nous sont inconnus !

Vision humaine : très bonne Vision du taureau, de la souris, Vision des oiseaux :
perception des nuances de du lapin... : pas ou peu de amélioration du contraste,
couleur, bonne perception du cône(s), mauvaise acuité très bonnes acuité visuelle et
mouvement. visuelle (herbivores). perception des mouvements.

La grenouille distingue bien les Pas de cône chez l’escargot : L’abeille voit dans UV, bleu et
mouvements, mais très mal les vision très limitée. Surtout vert, pas dans le rouge. Très
formes. odorat ! bonne perception du
mouvement, pas des formes.
Que voient les animaux ? (6)

Les oiseaux perçoivent souvent les UV. Le scinque à langue bleue s’en sert !

Tiliqua scincoides

Tire la langue –> flash intense d’UV à fuite des prédateurs (Beltrame et al. 2018, Behav. Ecol. Sociobiol.).

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