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Sociologie

Ce document introduit la sociologie en définissant la société et la sociologie. Il présente Emile Durkheim et Max Weber comme les fondateurs de la sociologie moderne, et décrit brièvement leurs travaux et contributions majeures à la discipline.

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Ce document introduit la sociologie en définissant la société et la sociologie. Il présente Emile Durkheim et Max Weber comme les fondateurs de la sociologie moderne, et décrit brièvement leurs travaux et contributions majeures à la discipline.

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SOCIOLOGIE S2

INTRODUCTION GÉNÉRALE À LA SOCIOLOGIE :

I) Définition de la sociologie

La sociologie est une science, la science qui étudie globalement la société (toutes les choses qui composent
la société : les individus par rapport à la société et influencent celle-ci…).
Une société est un ensemble d’individus qui sont regroupé (syndicats, partis politiques, classes sociales…) et
les interactions entre eux.
C’est donc comprendre les individus qui la compose. Une société est un ensemble d’individu formant des
groupes, des réseaux, des structures…On étudie donc des classes, des familles, des associations...toute
sorte de groupe mais aussi et surtout les interactions.

1- La définition du mot « science »

La science d’après Gaston Bachelard : une science est un discours qui vise la réalité, c’est un discours avec
une portée explicative (expliquer le fonctionnement de la loi de la nature, du réel) et avec une méthode
rigoureuse explicative.

Deux grandes idées de la méthode scientifique :


- Définir de manière la plus claire possible les termes que l’on emploi
- Elle repose aussi sur un principe qui est « toute affirmation doit être soutenue par des preuves », l’unique
critère pour juger la qualité de l’information est la qualité des preuves.

En sociologie on va donc tout affirmer en fonction d’éléments de preuve (enquête rigoureuses…) et pas de
témoignage ou de notre avis personnel.

La sociologie vise la société or la société est quelque chose dont on baigne dedans et on pense que l’on
connait tout sur la société.

2- Les applications/finalités de la sociologie

La politique est la finalité principale de la sociologie. Il y a d’autres domaines où la sociologie est utile,
comme la marketing, le RH…

La finalité de la science est de la contrôler.


Un des domaines clé de la sociologie est la politique qui est une finalité. Plus spécifiquement, elle trouve un
intérêt pour compléter les connaissances en économie comme pour les préférences des individus…
L’économie et la sociologie se complètent pour analyser jusqu’au bout un phénomène.

Par exemple en économie, on sait que les préférences d’un individu sont ce qu’elles sont et qu’elles ne sont
pas les mêmes pour tout le monde. Mais on ne se demande pas pourquoi ils ont ces préférences, la sociologie
sert donc à répondre à cette question.

Ex : retard des parents pour venir chercher les enfants à l’école, les économistes ont eu l’idée d’infliger une
amende de 15€ aux parents qui arriveraient en retard. Mais cette contrainte d’amende n’a pas fonctionner et
les retards des parents ont mêmes augmenté car le fait de payer une amende donne le droit d’être en retard.
Finalement, ce système d’amende semble dégager la responsabilité des parents (coût d’opportunité expliqué
par les économistes).

Cet exemple montre que la sociologie et l’économie peuvent se compléter pour étudier un problème de
société. Il existe aujourd’hui des courants économiques qui intègrent des matières sociologiques dans leurs
raisonnements.
II) Les débuts de la sociologie

1- Les précurseurs de la sociologie

A travers l’histoire de nombreux auteurs ont réalisés des écrits ressemblants a de la sociologie. En effet
même certains écris de Platon s’en rapproche.

Un des principaux précurseurs est Montesquieu avec son ouvrage « L’esprit des lois » où il essaie
d’expliquer le lien entre certaines caractéristiques de pays (climats…) et le type de gouvernement qui
marche pour les gouverner.

Au début du 19è siècle est Auguste Comte est un précurseurs, il est enthousiaste quand à l’élan scientifique
de son époque. Mais il va perdre son objectivité et n’est pas considéré comme un fondateur car il n’a pas
appliqué ses théories et ses écrits.

Karl Marx est un théoricien communiste, historien, journaliste, sociologue… il s’est attaché a décrire le
fonctionnement et les processus de la société. Il ne peut pas prétendre à l’appellation de sociologue car il voit
une vision finale de l’histoire (suit un chemin prédéfini).

2- Les fondateurs de la sociologie

La sociologie est une discipline scientifique qui est plutôt récente 1890 et on considère que c’est l’oeuvre de
deux auteurs Emile Durkheim et Max Weber. Souvent, les découvertes scientifiques sont rarement le fruit
d’un seul génie. Souvent, les découvertes scientifiques résultent d’un contexte, de progrès, d’accumulation…

Le 19è siècle est un siècle marqué par le progrès scientifique dans tous les domaines de la connaissances
(physique, chimie, base de la médecine moderne…), changement économique, démographique…
La sociologie répond aux problèmes de son temps, mutations politiques…
Déjà c’était un siècle marqué par beaucoup de progrès scientifique, la science à évolué dans de nombreux
domaines (Newton en physique, la chimie, Claude Bernard avec son « introduction à la médecine
moderne »…). La sociologie répond aux problèmes de son temps , en effet les sociétés à cette époque à
connu de très nombreuses évolutions et mutations a tous les niveaux (ex : la révolution industrielle entraîne
une croissance économique exponentielle). Tous ces changements amènent donc très logiquement des
questions, notamment des questions sociétales (sociologie au EA : surtout sur l’immigration, assez logique).

Emile Durkheim (1858-1917), il écrit « les règles de la méthode sociologique » (1883), il commence à
développer de manière très détaillée comment fonctionne la société ?
- Il explique à quel point il est important de se débarrasser des opinions, des idées reçues… pour faire de la
sociologie et étudier la société. Il ne faut pas se baser sur notre morale, notre religion, nos idées…
- Il explique aussi comment faire des statistiques car à l’époque, il n’y avait pas de données.
- Comment on réalise des sondages, des enquêtes…
- Il va l’appliquer à beaucoup de domaines.

La première étude sociologie de Durkheim (1895) repose sur le suicide, à l’époque il se heurte à un certain
scepticisme et on lui demande des preuves quand à l’intérêt de sa nouvelle discipline.
Il s’intéresse au suicide car c’est la décision la plus intime, individuelle qu’un être humain peut être amené à
prendre, cela porte sur des considérations psychologiques.
Apres avoir recueilli des données, la question de lien entre l’individu et de la société à laquelle il appartient,
leur caractéristiques sociales, leur métier, leur situation amoureuse, enfants ou non… très forts lien entre
toutes ces données et le taux de suicide.

Le fonctionnement de la société à un rôle dans le suicide des individus. Il est souvent lié a un affaiblissement
du lien social, l’anomie.
Il a écrit un livre sur la religion « Les formes élémentaires de la vie religieuse » (1912).

« Il convient d’analyser les faits sociaux comme des choses », essence même de la sociologie : on étudie les
éléments qui compose la société comme si c’était des simple objects, un organe, un corps…
Faits sociaux = manières d’agir, de penser et de sentir qui exerce une contrainte sur les individus.

Max Weber (1864-1920), parle d’action sociale. Il a globalement la même idée que Durkheim sur l’analyse
de la société.
Sa découverte majeure qu’il a expliqué de manière la plus fine est l’explication du lien entre pays de culture
protestante et développement du capitalisme. « L’Ethique protestante et l’Esprit Capitaliste » (1904).
Le protestantisme : autres valeurs de tout ce qui va relever du rapport à l’argent, de propriété
Le capitalisme : Mode de production qui repose sur le droit de propriété privé, possession des moyens de
productions et on peut l’accumuler.
Weber va montrer cette très forte compatibilité entre protestantisme et capitalisme.
À cela s’ajoute une idéologie quant au travail et à l’épargne.
CHAPITRE 1 : Comment les individus deviennent-ils des acteurs sociaux ?

Une des questions centrale de la sociologie (dès les premiers sociologues) est la question sociale = gestion
fondatrice de la sociologie. Comment les sociétés font pout tenir, comme les individus réussissent à
s’organiser dans la société malgré les différents opinions…

Pour cela, il y a un concept qui répond à cette question = ce grand mécanisme sociologique est la
socialisation.

A. Les mécanismes et les instances de la socialisation.


1. La socialisation : une longue intériorisation de normes et valeurs.

La socialisation est un processus par lequel les individus intériorisent tout au long de leur vie les normes et
les valeurs de la société à laquelle ils appartiennent (groupe auquel on appartient).

Les normes sont les règles de vie en société qui s’applique à la majeure partie des individus qui la
composent. Déroger à la norme peut exposer à des sanctions de diverses natures (formelles ou informelles).

Les normes formelles = elles ont un caractère officiel, inscrites dans la loi/règlement intérieur… Ne pas
respecter les règles formelles, risque de sanctions officielles/juridiques/pénales.

Les normes informelles = elles n’ont pas de caractère légal, non-dit, tacite… Sanctions informelles en cas
de non respect.

Déroger à la norme peut exposer l’individu à de possible sanctions négatives


(regards, moquerie, perte de statut sociale etc)

Beaucoup de normes que l’on tient comme universelle sont principalement des
normes marquées dans le temps et dans l’espace. (Exemple : manière de manger avec des
couverts aujourd’hui/ heure de repas/ l’ordre des plats => norme qui n’a pas toujours
existé, et n’est toujours pas adopté par tous. Moyen Age on dormait très relevé et on
dormait « 2 nuits » 4h on se levait 1h30 et on rendormait 4h. Dormir à plein dans le même
lit)

Même nos comportements les plus fondamentaux sont encadré par un ensemble de normes qui sont
influencé majoritairement par la culture.
Ex : les photos de femmes envoyé sur discords et dire ce qu’on pense d’elle physiquement -> ils y a des
critères de beauté différents selon les pays et les cultures, et donc ce que nous on peut trouver moche sera
beau dans d’autre pays, ils sont des normes différentes

Les valeurs sont des idéaux, des concepts, des principes auxquels adhère la majeure partie des individus
d’une société. Les valeurs vont guider les normes.

Max Weber propose 4 valeurs cardinales :


- Le beau = critère de beauté
- Le bien = comportement moralement acceptable
- Le juste = justice
- Le vrai = vérité scientifique

La socialisation intériorise les normes et les valeurs de la société dans laquelle on vit.
La culture d’une société = ensemble des normes et valeurs d’une société.
La socialisation, à force d’amener les individus à s’imprégner des normes et valeurs de leur société, donne
aux individus des rôles sociaux.

Rôle social = ensemble de comportements attendus de la part d’un individu dans certaines circonstances et
en fonction de son statut social et du contexte.
L’ensemble des rôles sociaux d’un individu est son identité sociale. Celle-ci évolue tout au long de notre vie
(comme les rôles sociaux).

La socialisation est un processus universel ou les individus vont être amené a intégrer les normes et les
valeurs de la société dans laquelle ils vivent. Elle façonne l’identité sociale des individus et est un vecteur
d’homogénéité.

Pierre Bourdieu parle d’habitus = résultat de la socialisation, ensemble des comportements/dispositions que
l’on a intériorisé/acquises lors du processus de socialisation et qui détermine le comportement de l’individu.

En général ce sont les valeurs qui vont guider les normes.


Les normes et valeurs d’une société est appelé la culture.
La culture peut être plus au moins large, il y a la culture d’un pays, d’une région, d’un milieu social, etc...

Le fait de s’imprégner des normes et valeur va engendrer chez les gens le développement des rôles
sociaux.
Rôle social = ensemble de comportement attendu d’un individu en fonction de son statut social et du
contexte.
Statut social = comment la société vous perçoit

On a plein de différents rôle sociaux qui évoluent durant notre vie, par ex  : on a le rôle de sœur, le rôle
d’amis, le rôle de consommateur dans un magasin, etc…
On attend pas les même comportements en fonction du contexte.

L’ensemble de nos rôles sociaux constituent notre identité sociale.


De ce fait notre identité sociale évolue tout au long de notre vie

- La socialisation contribue donc à constituer l’identité sociale des individus.

Un des sociologue les plus connu, Pierre Bourdieu, a défini la notion d’habitus.
Selon Bourdieu, «  habitus  » c’est le résultat de la socialisation, ensemble des dispositions acquises,
intériorisées lors du processus de socialisation et qui déterminent le comportement de l’individu.

2. Les différentes instances de socialisation et leur action sur les individus

Socialisation primaire = socialisation de l’enfant


Socialisation secondaire = socialisation chez l’adulte

On va parler ici de la socialisation primaire, celle chez les enfants.


Instance de socialisation = organismes, structures, acteurs, entités, dans la société qui assurent
la socialisation des individus en leur transmettant des valeurs et normes aux individus.

Ces instances de socialisation sont responsable dès l’enfance de l’intériorisation des normes et
valeurs de la société
Il existe 4 instances majeurs de socialisation   :
- La famille
En sociologie on parle de famille nucléaire(= celle avec qui on habite au quotidien).
C’est dans cette famille qu’on apprend la base des normes et valeurs qu’il faut pour bien vivre
en société, la famille intervient en premier dès la naissance. On apprend l’affection, la langue,
les rapports aux autres, les normes relatives à l’alimentation, …. Ce qu’on voit dans notre famille
nous semble normal.
La manière de constituer nos rôle sociaux se fait en accords avec les normes de la familles ou
au contraire en opposions à ces normes. La cellule familiale est en générale puissance et
durable.

- L’école
Elle est plus homogène que la famille, le message qui y est véhiculé est le même partout en
général.
Un des éléments centraux de l’école c’est transmettre des valeurs notamment des valeurs
républicaines tel que liberté, égalité, fraternité, démocratie, …
Au-delà de ça l’école transmet des normes relatives à la vie en société, on est confronté pour la
première fois à une hiérarchie, on subit l’autorité, les décisions, on appartient à un groupe. Elle
constitue la base d’une culture commune.
Théorie du signal = Le diplôme est surtout la garantie d’un savoir être, qu’on peut gérer des
situation stressantes, complexes, plutôt que de montrer que on sait faire une disserte ou
résoudre tel ou tel problème de maths.

- Les pairs (= les semblables)


Les interactions avec les autres contribuent à façonner la personne qu’on est et nous faire
intégrer les normes et valeurs.
Bcp de sociologue se sont intéressés aux jeux chez l’enfant puisque la socialisation de l’enfant
avec les pairs passe notamment par les jeux . Les jeux sont un grand vecteur de socialisation.
Les jeux permettent d’intégrer les normes et valeurs de la société dans laquelle on se trouve.
Les jeu d’enfants peuvent être pour certains comme une société en miniature.
Ils permettent d’être confronter à la compétition mais aussi à la coopération avec quelqu’un
d’autre.

- Les médias
Les médias inclus télé, radio, presse écrite, jeu vidéo, livres, musique, etc…
Les médias transmette des normes et valeur a tout le monde mais en majorité chez les enfants
et permettent de façonner nos rôles sociaux qui vont constituer notre identité sociale.
Les médias ne disent pas es choses clairement mais véhicules de modèles à travers des figures
idéalisés (héros de roman, de jeu vidéo, …)
On voit bcp de comportements qui ne sont pas forcément les vrais comportement des gens
dans la vie. Par exemple, dans les pub de jus d’orange ils montre toujours des familles très
heureuse, sans problème, avec ce jus de fruit tout ira bien de votre corps, dans votre vie, etc…

Il existe deux modes de transmission des normes et valeurs :


- L’inculcation = Quand normes et valeurs sont transmises de façon explicite
- L’imprégnation = Quand normes et valeur sont transmise de façon implicites, par
imitation…

La conformité sociale est la tendance des individus à respecter les normes et les valeurs de leur
société/groupe (Salomon Asch).

II) La socialisation différenciée en fonction du genre et du milieu social


La socialisation n’opère pas de la même façon en fonction des individus : en fonction de leur genre et de leur
milieu social.

1. La socialisation différenciée en fonction du genre


Le sexe est biologique.
Le genre est une notion sociale/culturelle qui est l’ensemble des traits de caractère, norme, valeurs et rôles
sociaux en fonction du sexe de l’individus que la société leur associe.
Elle dépend de l’époque, du lieu…

Identité de genre = sexe + genre auquel on se reconnait au sein d’une société.

Le découpage des genre en fonction du sexe biologique, peut se faire dans des sociétés en fonction de si on a
accouché ou non (femme devient et est reconnue femme si elle a des enfants et est homme si elle n’a pas
d’enfants, elle doit se plier aux activités des hommes…).

Les études en sociologie montre que les différences de genre sont souvent établies par les sociétés, par des
mécanismes sociaux et culturels. La socio permet de mesurer ces différences, donner des outils pour les
résorber… mais n’a pas d’opinion.
Les arguments d’appelle à la nature ne sont pas justifiés car la distinction naturelle artificielle n’est pas
forcément juste.

Les différence entre les hommes et les femmes certaines considérées comme des inégalités. En socio de la
consommation, un ensemble de biens et de services sont plus utilisées par des hommes ou des femmes
Ex : le maquillage est + utilisé par les femmes (il n’y a rien de naturel ou biologique quand au maquillage
pour les femmes), cela relève de normes sociales.
Certains produits sont vendus différemment aux hommes et aux femmes.
Ex : gel douche = cheveux long, parfum, couleur, packaging, discours marketing (normes associé tous cela
aux genres masculin ou féminin).

Les différences et inégalités commence dès l’école, les choix de parcours scolaires, des métiers… inégalités
des salaires, dans les postes occupés…
Il peut y avoir des inégalités et des différences faites entre les petites filles et les petits garçons au sein même
de la famille, on attend pas la même chose d’un fille que d’un garçon dans différentes tâches telles que le
ménage (femmes), bricolage (homme).

Les instances de socialisation ont tendance à faire intérioriser des normes et de valeurs différentes et à
catégoriser/traiter différemment les filles et les garçons (dès la crèche) : l’interprétation des pleurs d’un
garçon = colère, énervement alors on va le punir / chez les filles les pleurs = peur, tristesse et elle sera
réconfortée. Le petit enfant va intérioriser le fait que quand on est un garçon il ne faut pas pleurer (image de
la force, de la virilité…).
On peut également s’intéresser au comportement des parents qui vont agir différemment, même si c’est
souvent inconscient entre leur garçon et leur fille par ex : les jeux et les jouets très stéréotypés qui sont
vecteur de socialisation.

On peut s’attendre à des évolutions dans le monde du travail (médecine et magistrature avec + de femmes),
hausse de la féminité dans les postes à haute responsabilités.

2. La socialisation différenciée en fonction du milieu social

On remarque des différences en fonction des milieux sociaux, les inégalités économique s’auto-
entretiennent avec des inégalités sociales. Qu’elle différence y-a-t-il entre corrélation et causalité ?
- Corrélée quand deux variables semblent évoluer dans le même sens mais ça ne veut pas
dire qu’il y causalité. EX : depuis qu’il y a des ceintures de sécurité il y a de morts, donc plus il y
a de ceinture plus il y a de mort => FAUX

Le milieu social est le petit bout de société dans lequel on vit, il n’y a pas de découpage net des milieux
sociaux. Cela va être considérer pour nous comme notre norme… En sociologie comme en économie, on a
une vision en tant que professions et catégories socio-professionnelles (PCS) : permet d’approcher la notion
de milieu social bien plus précisément.

Le milieu social est multifactoriel (dépendre de l’habitat, niveau de revenu, d’étude, voisinage, religion). Pas
de découpage bien net des milieux sociaux. On pourrait découper les milieux sociaux selon les revenus mais
on ne peut pas définir clairement distinctement différents milieux sociaux. Mais cette définition reste trop
floue donc on utilisera les PCS pour approcher la notion de milieu social. (CSP pareil même sens)
PCS : catégories faites par l’Insee pour que chacun appartienne à une et une seule PCS, l’avantage est que
cela se base sur un seul et unique critère qui est la situation professionnelle.

Catégorie 1 : Agriculteurs et exploitants.


Catégorie 2 : Commerçants, artisans et chefs d’entreprises.
Catégorie 3 : Cadres (poste d’encadrement, à responsabilité) et professions intellectuelles supérieures.
Catégorie 4 : Professions intermédiaires.
Catégorie 5 : Employés.
Catégorie 6 : Ouvriers.

Généralement quand on est au chômage, on est classé dans la catégorie du dernier métier exercé (comme
pour la catégorie 7 = retraités).
Quand on est au chômage mais que l’on a jamais travaillé on est classé dans la catégorie 8 = autres inactifs
(+ enfants, jeunes…).
Grosso modo : PCS3=milieux favorisés / PCS6=milieux populaires.
C’est un outil statistiques qui va permettre de faire des statistiques.

La consommation explique les différences entre les différentes PCS. Dans certains cas, les revenus ne
suffisent pas. On remarque une différences de consommation entre les employés et les ouvriers (alors que les
revenus sont très proches).

Mais tous ne s’explique pas par le revenu, prenons l’exemple de la culture : le consommations culturels sont
tous ce qui relève de la musique, des médias, des musées… par ex : la lecture est une activité pratiquée le
plus par la catégorie 3 (alors que ce n’est pas une question de prix trop élevé).
Dans le domaine électoral on peut aussi retrouver des différences (vote par catégorie socioprofessionnelle).
Le domaine des couples on retrouve un caractère significatif de la PCS : les individus on tendance à se
marier avec quelqu’un de la même catégorie socio professionnelle ou proche.
Homogamie = fait que les individus ont tendance à se marier entre PCS similaires ou proche.

Le domaine des études des enfants est le facteur le plus déterminant, on observe un phénomène de
reproduction sociale : les enfants se retrouvent souvent à l’âge adulte dans une PCS similaire ou proche de
celle de leurs parents.
52% des enfants de PCS3 deviennent PCS 3 à leur tour à l’âge adulte alors que la PCS 3 : 17/18% de la
population totale.

Les enfants de PCS6 = environ 20% des enfants mais moins de 2% des personnes qui atteignent BAC+5 ou
au delà.
On pourrait être tenté de dire que vu que les revenus moyens sont différents donc ça explique la
consommation. Mais cela est plus différents. La CPS joue un rôle important. Dans certain cas R ou prix n
on distingue des différences de consommation entre ouvriers et employés, ouvrier dépensent plus pour
leur logement, et employé plus pour la consommation. Tout ne s’explique pas par le prix. Domaine des
consommations culturel
Consommations culturels = tout ce qui révèle de la musique, culture, médias, concert musée théâtre
etc..

La lecture : la CSP qui lit le plus est la 3, et les enfants de catégories 3 lisent plus que les enfants d’autre
CSP.

Attention : il existe des irrégularités

Programme regardé : le foot est plus regardé par les catégories 5/6, le gold 3, les anges 5/6, Arte 3. Ainsi
les PUB sont en conséquence (pub voiture chères pour Arte et pubs différentes sur NRJ 12

Consommation alimentaire : qui mange majoritairement du poisson (cadre) qui mange plus le (Bourdieu
parle souvent qu’un milieu pauvre on mange en quantité dans un gros plat alors qu’en CSP élevé on a
plus de plat individuel plus raffiné)

Domaine électoral = il y a clairement un vote pour chaque catégorie (1 ET 2 à droite (Chef d’entreprise
avec moins de revenu extrême droite), cadre privée droite, publique gauche, profession intermédiaire
mitigé, ouvrier et employé historiquement à droite et de plus en plus RN,

Couple marié majoritairement phénomène d’homogamie = se marier avec des gens de CSP identique ou
proche (30% identique, 70% très proche).

Étude (école, étude...) = phénomène de reproduction sociale (faits que les enfants se retrouvent à l’âge
adulte dans une CSP proche ou identique à celle de leurs parents). Dans les couples mixes l’enfant sera
rattaché à la CSP de l’homme

- 52% des enfants de cadres deviennent cadre

Si la société était parfaitement égalitaire on devrait avoir 18 %


d’enfant de cadre qui deviennent cadre, 20% des enfants mais ce n’est que
5% des enfants qui atteignent le niveau bac + 5

Ce phénomène est lié à la socialisation qui entretient les différences entre les individus (Bourdieu
critiquait l’école car ça reproduit les inégalités) mais le système scolaire est la meilleure chance de s’élevé
socialement mais les chances pour y parvenir sont inégalitaire

Pierre Bourdieu a étudié les différences de consommation a dressé des graphiques pour montrer les
différents types de consommation des CSP. Le rapport. Au corps différent en fonction des milieux
sociaux : jeune fille de milieu plus favorisé valorise les corps d’hommes plus musclé. Et si le cyclisme est
le plus apprécié c’est que c’est le sport qui montre le développement de force. Grille de lecture des
catégories.

Analyses, théories et explications


La question du fonctionnement scolaire

Éventualités qui peuvent faire que les enfants de cardes ont plus de chances de devenir cadre que des enfants
d’ouvriers de devenir cadre.

Théorie et analyse de Pierre Bourdieu : Holisme VS la théorie de Boudon : Individualiste méthodologique

Le Holisme est l’idée selon laquelle on explique l’individu selon la société, une approche déterministe.
L’Individualisme méthodologique explique la société et les faits par les comportements individuels.
La théorie de Bourdieu, s’inscrit dans sa théorie des capitaux. C’est une grille de lecture globale et assez
féconde. Les théories de Bourdieu ont très lourdement influencées les politiques éducatives.
La théorie de capitaux consiste à considérer que chaque individu est inégalement doté de 3 capitaux (selon
son stock des capitaux suivant) : capital économique, capital social, capital culturel (+capital symbolique).
- Capital économique = richesse (revenus, patrimoine : épargne, placements…)
- Capital social = les connaissances en terme de personnes qui peuvent nous servir en tant que ressources,
notre réseau (qualitatif).
- Capital culturel = l’ensemble des connaissances, notre culture générale (études, diplômes, langues parlés,
musique…), biens et services culturels…
Bourdieu va expliquer les inégalités de réussite scolaire et professionnelles, avec ces très inégales dotations
dans les différents capitaux (qualitatif).

Les capitaux ont tendance à interagir entre eux : le capital économique va influencer le capital social.
Ex : le couple de sociologues Pinçon Charlot, pratiques et rituels socioculturels de personnes aisées…

La pauvreté qualité de vie est une enquête ou il faut cocher des cases et moins on a de cases cochées, plus on
est pauvre.

Avoir un capital social étendu favorise la capital économique, cela peut marcher « au piston » avec le réseau
de connaissances (obtenir un stage, obtenir un poste…).

Mark Granovetter est un sociologue américain qui a mis en avant l’importance du réseau de connaissance
pour obtenir des postes élevées en interrogeant des cadres sur la manière dont ils sont arrivés à ce poste
Avec son article « la force des liens faibles », Granovetter montre :
Les liens forts sont les personnes proches (famille, amis proches)
Les liens faibles sont les connaissances, les amis d’amis…
Les liens faibles sont plus déterminants et plus nombreux que les liens forts pour l’obtention d’un poste.

Le capital économique tend à favoriser l’acquisition de capital culturel : plus on est riche plus on a les
moyens d’étendre notre capital culturel. À l’inverse le capital culturel favorise la capital économique.

Socialisation anticipatrice = Intérioriser les normes et valeurs d’un milieu particulier pour y favoriser son
intégration.

Le capital symbolique est l’idée selon laquelle les individus peuvent convertir leurs différents capitaux en
capital symbolique (= valorisé, légitimé par les institutions) nuance le caractère holiste de Bourdieu.

L’idéal méritocratique vient se heurter ???


Deux réactions possible : l’école est la pire institution car c’est un instrument de domination et elle fait le tri
entre les enfants ??

Raymond Boudon va donc proposer une grille de lecture s’inscrivant dans l’individualisme méthodologique
≠ individualisme, à l’inverse du holisme.
Individualisme à une tendance à valoriser l’individu au sein d’une société, par rapport à la collectivité.

L’individualisme méthodologique est le fait d’étudier l’individu et son comportement pour comprendre la
société (inverse du holisme).

Boudon va reprendre un mécanisme : l’Analyse Coûts Avantages Risques (ACAR).

Individu après le bac et chaque année en étude sup a deux choix : faire des études supplémentaires ou entrer
dans le monde du travail.
Boudon va monter que l’ACAR ne va pas se présenter de la même manière en fonction du milieu social
auquel on appartient.
Pour le milieu favorisé, l’avantage de faire et réussir ses études permet d’être semblable à son groupe de
pairs, les coûts sont faibles…
Les coûts sont globalement les mêmes quelque soit le milieu social.
Pour les enfants issus de milieux moins favorisés, il y a moins de chances d’avoir un métier avec un haut
poste…, on peut avoir un coût psychologique supplémentaire lié au fait de prendre ses distances par rapport
à son milieu d’origine.

Un transfuge de classe est individu qui va s’élever socialement par rapport à son milieu social d’origine tel
que la fait Edouard Louis avec son autobiographie Pour en finir avec Eddy Bellegueule.

III) La socialisation à l’âge adulte : la socialisation secondaire

La socialisation secondaire = celle qui intervient à l’âge adulte, sur des individus qui sont déjà socialisés.
Erwin Goffman fait des études sur les institutions totalitaires.

Les instances de socialisation évoluent à l'âge adulte, certaines vont de fait continuer à exister en tant
qu’agent socialisateur. La scolarisation parentale va devenir de moins en moins utile.
On peut observer d’autres formes de socialisation comme avoir des enfants (parentalité), la socialisation à
rebours (rétrosocialisation) qui irait dans le sens inverse qu’attendu.

La socialisation scolaire va évoluer et se diversifier/différencier selon les filières choisies.

Denis Segrestin étudie la socialisation professionnelle : l’entreprise comme instance de socialisation.


En lien avec les différents modes de production (Fordisme, Taylorisme, Toyotisme).
La socialisation par les pairs (collègues de travail, ami que l’in fréquente…), la socialisation médiatique
évolue aussi.

À partir de la, on peut concevoir deux types de parcours :


- Socialisation secondaire dans le prolongement de la socialisation primaire.
- Socialisation secondaire peut s’inscrire en opposition / dans un décalage avec la socialisation primaire
marquer une rupture avec celle ci entraînant certaines complications parfois.
CHAPITRE 2 : CONTRÔLE SOCIAL, DÉVIANCE ET DÉLINQUANCE

Par quels processus les individus peuvent-ils être amenés à respecter ou ne pas respecter les normes et
valeurs de leur société ?

Comment la société met en place des mécanisme pour s’assurer que les individus respectent les normes et les
valeurs ?

Comment la société met en place des mécanismes pour faire respecter les normes et valeurs
(contrôle social) malgré tout il existe des comportements qui ne respectent pas les normes et
valeurs (déviance = normes informelles et délinquance = règle formelles, légales).

Les normes et les valeurs (différentes d’un milieu social à une autre) d’une société sont la culture de cette
société.

A. Le contrôle social
Le contrôle social est l’ensemble des processus qui amènent les individus à respecter les normes et les
valeurs de leur société.

1. Typologie du contrôle social, lister et classer ces processus.

Le contrôle social interne vs Le contrôle social externe

Le contrôle social interne est celui qui vient de l’individu lui même qui va spontanément s’orienter à
respecter les normes et les valeurs de son groupe :

- Conscience morale est l’idée selon laquelle on est tous doté d’une conception du bien et du mal, qui va
nous permettre d’agir en accord avec cette dite conscience morale (qui vient en partie de la socialisation)
et avoir des comportements adéquats.

- L’auto-contrôle dû à l’anticipation de la sanction : anticipation de sanctions formelles/informelles de la


société face à un comportement déviant, s’interdire certains comportements par peur du regard ds autres
ou tout simplement de la « peur du gendarme ».

Le contrôle social externe pour désigner tout ce qui va provenir de la société et qui est source de contrôle
social (peut être à l’origine de sanctions positives ou négatives), ces différents vecteurs du contrôle social va
à travers les sanctions + et -, on va être amené à respecter les normes et les valeurs :

- Contrôle social formel : institutions officielles reconnues (respect des normes et valeurs : justice, police,
institution scolaire…).

- Contrôle social informel : ne relève pas d’institutions spécialisées, il est le fait de tous.
On peut parler de stigmatisation qui est un processus qui, à terme, marque l'individu ou le groupe d'un
opprobre : les stigmatisés sont ceux et celles qui subissent une réprobation sociale parce qu'ils auraient
contrevenu à une loi ou une norme sociale ; ils sont vus comme étant déviants. 

La conformité sociale

La conformité sociale est le fait / la conduite que les individus respectent les normes et les valeurs de la
société à laquelle ils appartiennent.

Les premières expériences sur la conformité sont de Solomon Asch avec l’ascenseur (voire vidéo YouTube).
Les expériences les plus fortes et plus dérangeantes aux résultat marquant sont les expériences de Stanley
Milgram.
Ex :Montre que 62% des individus (cobayes) sont prêt à torturer les autres (décharges électriques) si les
binômes (acteurs) répondaient mal du moment ou ils trouvent sa légitime et que c’est une soumission à
l’autorité.
En 2010 expérience du « jeu tv de la mort » sur TF1

2. L’évolution du contrôle social

La grande tendance est l’évolution des formes du contrôle social entre les sociétés traditionnelles (petits
villages) et les sociétés modernes (grandes villes) mais il y a des gradients entre les deux.

Dans les sociétés traditionnelles, on a un contrôle social informel, de proximité et assez fort qui va s’exercer
au sein des groupes primaires (proches).

Dans les sociétés modernes (individualisme, urbanisation, anonymat), on a un contrôle social plus formel
avec des instances officielles, contrôle institutionnalisé… et les nouvelles technologies permettent de
déboucher sur des nouvelles formes de contrôle social encore plus formalisées et institutionnalisées.

II) La déviance

1. Définition de la déviance

On définit un comportement déviant lorsque celui ci transgresse les normes et/ou les valeurs en vigueur dans
une société ou un groupe donné.
N’est déviant qu’un comportement et non une personne.

Étant donné que les normes et valeurs sont propres à une société, de ce fait les comportements déviants ne
sont que dans un contexte social donné.
Types de comportements déviants différents dans chaque société, ce qui peut être considéré comme un
comportement déviant dans un groupe ne peut pas l’être dans un autre groupe.

La différence entre déviance et délinquance est que la délinquance on transgresse une norme
formelle/juridique (la loi).

Ce qui nous intéresse sont les processus qui mènent à la déviance et potentiellement à la délinquance.

2. Les processus sociaux qui mènent à la déviance

A) La déviance : conséquence d’une situation d’anomie selon Emile Durkheim


La société est à l’origine des comportements des individus.
La notion d’anomie dans la tradition de Durkheim : l’absence de normes collectives suffisamment stables /
affaiblissement des normes sociales = une perte de repères, confusions par rapport aux normes sociales…

Une hausse de la déviance peut être observée en même temps que les phases de grands changements
économiques et sociaux.

Émile Durkheim (1858-1917) et ses successeurs définissent l’anomie comme l’absence de normes
collectives suffisamment stables. Cette confusion des règles ne promet d’orienter le comportement des
individus. Ceux-ci n’ayant plus de repères pour les guider dans leurs actions, ont davantage tendance à
adopter des comportements qui ne s’inscrivent plus dans les normes dictées par la société.
De telles analyses expliquent la hausse de la déviance dans les contextes de forts changements économiques
et sociaux (Trente Glorieuses en France, Entre-Deux-Guerres en Allemagne…).
Les individus risquent également de connaître une situation anomique lorsque plusieurs systèmes de normes
et de valeurs (plusieurs cultures) sont en concurrence chez un individu.
La sociologie (en particulier la sociologie américaine) foisonne d’études sur les parcours de migrants où
culture d’origine et culture de la société d’accueil cohabitent de manière plus ou moins harmonieuse, ce qui
peut donner lieu à des situations anomiques et parfois à des comportements déviants.

Philippe Bourgois écrit « In search of respect » et s’est intégré au sien des immigrés pour comprendre
pourquoi ils sont tombés dans le trafique de drogue. Quand le système de normes et de valeurs de la société
d’accueil est différent du système de leur société de base, il y a une perte de repères, une dissonance
culturelle. Ils sont tombés dans ce trafique pour se rapprocher de leur société de base (pouvoir des
hommes…).

B) La déviance : conséquence d’une situation d’anomie selon Robert King Merton

Le sociologue américain Robert King Merton définit l’anomie comme l’état de la société résultant d’une
différence importante entre les buts qu’elle valorise et les moyens qu’elle met à disposition des individus
pour parvenir aux dits buts, c’est-à-dire, la différence entre les normes et les valeurs auxquelles les individus
sont censés adhérer et les chances réelles qu’ont les individus de pouvoir les respecter.
Dans une société anomique, certains individus (qualifiés d’innovateurs) vont alors adopter un comportement
qui va transgresser les normes et/ou valeurs de la société, donc un comportement déviant, pour atteindre les
buts qu’elle valorise.

Ex : valoriser les buts de consommation & bien être mais contrainte des revenus et les moyens limités qui
sont mis en oeuvre pour cela…

C) La déviance comme produit d’un étiquetage

L’interactionnisme, explication des comportements individuels comme les résultats des interactions ??

On parle de parcours déviant ou de carrière déviante. La déviance est un processus qui enferme et l’individus
ayant commis des actes déviants sera étiqueté par la société dans laquelle il appartient comme déviant. Il fait
l’objet d’une stigmatisation qui va le pousser dans sa déviance.

On peut parler de prophétie auto-réalisatrice : il s’agit d’une situation dans laquelle un individu qui prédit ou
s’attend à un évènement, souvent négatif, modifie ses comportements en fonction de ses croyances, ce qui a
pour conséquence de faire advenir la prophétie.

III) La mesure de la délinquance

1. Les méthodes de mesure du niveau de la délinquance


Les manquement à la lois (infractions) sont classés en trois types de délinquance de gravité croissante, elles
ne sont pas jugées pat les mêmes instances juridiques :

- Les contraventions sont elles-même classées en 5 classes.


Les contravention de la 1 à 4 classes sont jugées par un juge de proximité, les contraventions de 5 classe sont
jugées par le tribunal de police.

- Les délits qui sont jugés par le tribunal correctionnel (drogues, vols, discriminations, homicides
involontaires, harcèlement sexuel…).

- Les crimes qui sont jugés par les cours d’assises (homicides volontaires, viols, trafique à grande échelle,
vols à main armée…).

L’état 4001 est le nom du fichier que publie tout les ans les services de police, gendarmeries et préfectures
qui comptabilise pour un territoire toutes les infractions ayant eu recours à une procédure judiciaire.

Les enquêtes de victimation sont des enquêtes sociologiques réalisé par les organisations diverse qui
interrogent les individus sur les éventuelles crimes, délits, contraventions dont ils ont été objet.
On va réalisé des échantillons représentatifs.
Enquête de criminalité auto-déclarée.

Tous les ans services de gendarmeries, police et préfecture publient un document « l’Etat4001 »
qui recense tous les crimes et délits qui ont amené à une procédure judiciaire sur une période
donnée dans un territoire donné.

Pour compléter ses données, des organismes de recherches, des ONG vont essayer de faire des
enquêtes de victimation pour avoir d’autres chiffres (méthode d’échantillon composé de
proportion similaire à l’ensemble de la population).
Enquête de criminalité auto déclaré

Depuis la fin des Trente Glorieuses il y a une tendance générale de baisse des atteintes grave aux personnes,
forte baisse des atteintes aux biens et hausse des atteintes aux personnes.

2. Les limites/difficultés de la mesure de la délinquance

En sociologie on parle du chiffre noir de la délinquance qui désigne l’écart entre ce que les chiffres de la
délinquance mesure (délinquance mesurée) et la délinquance réelle/effective.
Tous les actes ne font pas l’objet d’une plainte ou d’une main courante lorsque qu’on est victime d’actes
délictueux.

Une main courante est un signalement des faits sans que ça donne lieu à un engagement de poursuites
immédiates.

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