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Construction Mécanique : Guide Technique

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UNIVERSITE HASSAN II DE CASABLANCA

ENSET DE MOHAMMEDIA
DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE
Filière d'ingénieur FI-GMSI

Module :
Construction et Fabrication Mécanique 1

Elément de module :
Construction Mécanique 1
Volume Horaire : 32 Heures

PARTIE 1 : COMMUNICATION TECHNIQUE

Prof : ZAHIRI

1 sur 99
SOMMAIRE

1. LEXIQUE DES TERMES TECHNIQUES ...................................................................2

2. GENERALITES ET NORMALISATION -DESSIN INDUSTRIEL..............5

3. PROJECTION ORTHOGONALE....................................................................................12

4. COUPES ET SECTIONS.......................................................................................................28

5. REPRESENTATION DES ELEMENTS FILETES..............................................35

6. REPRESENTATION EN PERSPECTIVES.............................................................42

7. COTATION - PRINCIPES GENERAUX....................................................................48

8. COTATION TOLERANCEE ET AJUSTEMENTS..............................................60

9. ELEMENTS DE COTATION FONCTIONNELLE...............................................76

10. TOLERANCES GEOMETRIQUES...............................................................................86

2 sur 99
LEXIQUE DE TERMES ET
D’EXPRESSIONS TECHNIQUES
Alésage : D'une manière générale ce terme désigne un contenant cylindrique ou conique précis.
Arbre : D’une manière générale, un contenu cylindrique ou conique précis.
Arrondi : Surface circulaire partielle et destinée à supprimer une arrête vive.
Arête : Ligne d'intersection de deux plans ou de surfaces qui se coupent.
Axe : Ligne qui passe par le centre d'une pièce (pièce servant à articuler une ou plusieurs autres
pièces qui décrivent autour d'elles un mouvement circulaire).
Bride : En général, dispositif servant à retenir une pièce. Bride de serrage.
Bossage : En général, dispositif servant à retenir une pièce. Bride de serrage.
Chambrage : Évidement réalisé à l'intérieur d'un alésage afin d'en réduire la portée.
Chanfrein : Petite surface obtenue par suppression d'une arrête sur une pièce.
Collerette : Couronne à l'extrémité d'un tube.
Congé : Surface circulaire partielle destinée à raccorder deux surfaces formant un angle rentrant.
Cornière : Profilé métallique en forme de L, de T ou de U
Collet : Couronne en saillie sur une pièce cylindrique.
Décrochement : Surface en retrait d'une autre surface et parallèle à celle-ci.
Dégagement : espace prévu pour éviter le contact de deux pièces suivant une ligne ou pour
assurer le passage d'une pièce.
Encoche : Petite entaille.
Entaille : Coupure dans une pièce dont on enlève une partie. Il y a différentes formes d’entailles.
Épaulement : Changement brusque de la section d'une pièce afin d'obtenir une surface d'appui.
Ergot : Petit élément de pièce en saillie, généralement destiné à assurer un arrêt de rotation.
Évidement : Vide prévu dans une pièce pour diminuer le poids ou réduire une surface d'appui.
Embrèvement : Forme emboutie dans une tôle et destinée à servir de logement pour une pièce ne
devant pas être en saillie.
Fente : Petite rainure.
Fraisure : Évasement conique fait avec une fraise à l'orifice d'un trou.
Goutte de suif : Calotte sphérique éventuellement raccordée par une portion de tore.
Gorge : Dégagement étroit, généralement arrondi à sa partie inférieure.
Information : Unité de connaissance de l’état d’un élément du système.
Locating : Mot anglais utilisé pour nommer une pièce positionnant une autre pièce
Lamage : Déplacement cylindrique généralement destiné :
 à obtenir une surface d'appui,
 à « noyer » un élément de pièce.

3 sur 99
Languette : Tenon de grande longueur destiné à rentrer dans une rainure et assurant, en général,
une liaison en translation.
Lumière : Nom de divers petits orifices
Méplat : Surface plane sur une pièce à section circulaire.
Moletage : État d’une surface sur laquelle on a pratiqué des rainures peu profondes s’entrecroisant à
angle afin d’assurer une meilleure prise avec la main (éviter le glissement).
Mortaise : Evidement effectué dans une pièce et recevant le tenon d’une autre pièce pour effectuer
un assemblage
Nervure : Partie saillante d'une pièce destinée à en augmenter la résistance ou la rigidité.
Profilé : Forme donné à la section d’une barre. Formes en L, en U, en H en I obtenues pour
extrusion ou laminage.
Queue d’aronde : Tenon en forme de trapèze pénétrant dans une rainure de même forme et
assurant une liaison en translation
Rainure : Entaille longue pratiquée dans une pièce pour recevoir une languette ou tenon.
Saignée : Entaille profonde et de faible largeur.
Semelle : Base d’une pièce plus large que le reste.
Téton : Petite saillie de forme cylindrique
Tenon : Partie d’une pièce faisant saillie et se logeant dans une rainure ou une mortaise
Trou borgne : Trou qui ne débouche pas.
Trou oblong ou boutonnière : Trou de faible largeur par rapport à sa longueur, terminé par deux
demi-cylindres.

4 sur 99
5 sur 99
GENERALITES ET NORMALISATION

Le dessin industriel, manuel ou assisté par ordinateur (DAO, CAO, etc.), est l'outil
graphique le plus utilisé par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée (l'étude)
à la réalisation (fabrication) d'un objet ou produit. C'est un langage universel, rigoureux,
dont les règles précises sont normalisées internationalement (ISO : International Standard
Organisation).

La vision dans l'espace, c'est-à-dire la capacité à voir ou à imaginer un objet à trois


dimensions dans l'espace, est une formidable aide à la création pour l'esprit et le cerveau
humain. Cette qualité fondamentale n'est pas un don du ciel, elle doit être travaillée,
développée et cultivée par des exercices graphiques répétés et suffisamment nombreux.
L'apprentissage du dessin industriel permet d'acquérir cette vision.

I - Principaux types de dessins industriels

Les dessins industriels se divisent en plusieurs familles complémentaires. Les schémas : ils
sont tracés à partir de familles de symboles normalisés. Chaque symbole représente ou
schématise un organe ou un composant particulier. Ils permettent de représenter, de
manière simplifiée et condensée, des installations ou des systèmes techniques plus ou
moins complexes.

Exemples : schémas électriques, électroniques, hydrauliques.

Les dessins d'ensemble :

ils permettent la représentation non schématique, plus ou moins détaillée, à une certaine
échelle, d'installations, d'immeubles, de machines, de systèmes techniques variés
constitués de divers éléments de base (composants, pièces par exemple).

Les dessins de définition :

complémentaires des précédents, ils définissent complètement et totalement chacun des


éléments de base d'un produit et les exigences auxquelles il doit satisfaire. Ils servent
souvent à établir des contrats entre concepteurs et réalisateurs (cahier des charges).

Les dessins de détail d'exécution :

généralement obtenus à partir des dessins de définition, ils donnent les indications
nécessaires à la réalisation d'un produit ou de l'un de ses éléments de base.

Exemples : dessin de fabrication, d'opération, d'implantation.

Les dessins d'avant-projet, ou de conception, et les dessins de projet :

ce sont des dessins d'ensemble. Les premiers permettent de proposer et d'élaborer des
solutions possibles au moment de la conception d'un produit. Les seconds servent à décrire
et préciser tous les détails de la solution finalement choisie pour réaliser le produit.

II-Échelles

Lorsque les objets sont grands (immeubles, bateaux, automobiles) ou petits (montres,
circuits électroniques, par exemple) il est nécessaire de faire des réductions ou des
agrandissements pour les représenter.

L'échelle 1 (ou 1 : 1) présente l'avantage de visualiser l'objet à définir en vraie grandeur,


sans réduction et sans agrandissement. Les échelles 1 : 2 et 2 : 1 peuvent apporter des
impressions trompeuses en conception.

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III - Formats normalisés
(Europe)

La série A (AO, Al, A2, A3, A4), normalisée ISO, est universellement utilisée.

Les formats A3 à AO doivent être utilisés horizontalement et le format A4 verticalement


(ISO 5457), cartouche en bas à droite, marge gauche à 20 mm, autres marges à 10 mm.
Le format A4 (210 x 297 mm) correspond à la taille d'une feuille de papier standard type
courrier. Le format A3 (420 x 297) se déduit du A4 en multipliant la plus petite dimension
par deux (210 x 2 = 420). De même le A2 (594 x 420) s'obtient en multipliant la plus
petite dimension du A3 par 2 (297 x 2 = 594) et ainsi de suite pour les autres formats.
Pour chaque format le rapport longueur sur largeur est égal à √2 (≈1,414).

1. Principaux formats normalisés, position des cartouches, marges et cadres.

7 sur 99
IV - Éléments graphiques permanents (NF EN ISO 5457)

Les éléments graphiques permanents permettent de cadrer le dessin, repérer certains


détails, manipuler, plier et couper les formats.

2. Éléments graphiques permanents. * éléments non retenus par l'ISO 5457

a) Le cadre :

il délimite la zone d'exécution du dessin. Dessiné en trait continu fort, il fait apparaître une
marge sur tout le contour et délimite la zone d'exécution du dessin.

b) Les repères :

ils sont situés dans la marge entre le cadre et le bord du dessin.

- Les repères de centrage : au nombre de quatre, ils indiquent les axes de symétrie du
format et sont généralement matérialisés par un trait continu fort (forme libre de choix).
8 sur 99
- Les repères d'orientation : au nombre de deux sur les supports pré-imprimés, ils se super
posent aux repères de centrage. Une fois le dessin terminé il ne doit rester qu'un seul
repère, celui orienté vers le dessinateur ou le lecteur. Ils ne sont pas retenus par l'ISO
5457.

c) Le système de coordonnées :

à partir de lettres (A,B,C...), de haut en bas, et de chiffres (1,2,3...), de gauche à droite, il


permet de localiser les différentes parties de la zone dessinée. Le nombre de coordonnées,
fonction du format, divisible par 2, est indiqué page 7. Hauteur des caractères : 3,5 mm.

d) La graduation centimétrique de référence :

non chiffrée (longueur minimale 200 mm, largeur maximale 5 mm), elle peut figurer dans
la marge près du cadre (non retenue par ISO 5457).

e) Les onglets de coupe :

placés aux quatre coins du dessin, ils facilitent la découpe des reproductions au format
voulu et sont matérialisés par deux rectangles 10 x 5 se chevauchant.

V - Cartouche

Le cartouche est la carte d'identité du dessin ou document. Son emplacement dans le


format est indiqué figure 1 ; le sens de lecture du dessin est celui du cartouche. Plus
complet en gestion numérisée, il rassemble les renseignements essentiels : données
d'identification (propriétaire, numéro d'identification, indice de révision, date d'édition,
numéro partie, langue...), titre et données administratives (auteur, département, référence
technique, visé par ; type, stade et format du document...).

3. Exemple de cartouche utilisé en gestion numérisée suivant recommandations


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VI - Nomenclature (NF EN ISO 7200).

Liée à un dessin d'ensemble elle dresse la liste complète de tous les éléments constitutifs
(par exemple, pièces, composants) du système dessiné. Chaque élément est répertorié,
numéroté, classé et tous les renseignements nécessaires le concernant sont indiqués.

4. Exemples de disposition de nomenclatures.

La présentation proposée, en cinq colonnes, est classique.

La première colonne reprend les repères, ou chiffres, indiqués sur le dessin d'ensemble par
ordre croissant de bas en haut. Chaque pièce ou élément dessiné doit avoir un repère, sauf
dans le cas des pièces identiques.

La seconde colonne indique le nombre de pièces identiques.

Les autres colonnes précisent dans l'ordre :

le nom ou la désignation normalisée de l'élément repéré ;


la matière (matériau utilisé) ;
au besoin des observations ou renseignements complémentaires utiles.

Remarques :

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la plupart des dispositifs CAO/DAO offre des possibilités de nomenclaturage automatique
avec présentation personnalisée. Le plus souvent les nomenclatures obtenues peuvent être
reprises, travaillées et gérées à l'aide de traitements de textes.

VII - Principaux traits

Le dessin industriel utilise de nombreux traits différents. Chaque trait a sa nature (continu,
interrompu, mixte), une épaisseur (fort, fin) et est destiné à un usage donné;

Exemple, cas de la norme NF EN ISO 128-20, figure 5.

Les dispositifs CAO/DAO en propose une grande variété. Largeurs recommandées (ISO) :
0,13 ; 0,18 ; 0,25 ; 0,35 ; 0,5 ; 0,7 ; 1 ; 1,4 ; 2.

5. Principaux types de traits normalisés.


Arêtes fictives (épaisseur trait fort s* 2 x épaisseur trait fin). NF EN ISO 128-20.

VIII - Écritures

- On doit utiliser en priorité des écritures normalisées. La norme NF EN ISO 3098-0 retient
les types A et B de la norme ISO (l'ancienne norme NF E 04-505 ne retenait que le type B
et pas h = 1,8). Les types A et B ont même hauteur h. A est plus fin que le B.
11 sur 99
- Il faut préférer une écriture droite à une écriture penchée. La norme tolère une écriture
penchée de 15° maximum vers la droite. En dessin manuel, les écritures sont le plus
souvent réalisées avec des trace-lettres ; les systèmes par lettres transferts sont
également utilisés.

- Les dispositifs CAO/DAO offrent une grande variété de caractères, permettent des
écritures condensées, élargies, penchées, proposent des facilités pour centrer, aligner les
textes...

6. Exemple d'écriture normalisée.

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Projections orthogonales
Une photographie ou un dessin artistique peuvent montrer un objet sous une forme plus ou
moins avantageuse mais ne peuvent prétendre le décrire complètement en ce qui concerne
les formes et les dimensions.

Industriellement, une description précise et claire des formes et des dimensions d'un objet
est nécessaire pour que la fabrication puisse être réalisée exactement comme le concepteur
l'a prévue. À cette fin on utilise un certain nombre de vues de l'objet, toutes en
correspondance les unes avec les autres et choisies pour leur aptitude à le définir.

La représentation orthographique obtenue par le système des projections orthogonales est


universellement utilisée.

I - Projections orthogonales

1. Principe

L'observateur se place perpendiculairement à l'une des faces de l'objet à définir. La face


observée est ensuite projetée et dessinée dans un plan de projection parallèle à cette face et
situé en arrière de l'objet. La vue, plane, dessinée obtenue est une projection orthogonale de
l'objet.

2. Système des projections orthogonales

Dans ce système de représentation, l'observateur se place perpendiculairement à l'une des


faces de l'objet, appelée vue de face. À partir de cette vue, sorte de vue principale, il est
possible de définir cinq autres vues ou projections orthogonales (analogie avec les six faces
d'un dé ou d'un cube). Les projections obtenues s'appellent les vues de droite, gauche,
dessus, dessous et arrière. La description la plus générale utilise six plans de projections. Le
plus souvent trois vues, par¬ fois moins, suffiront pour définir la plupart des objets.

2. Projections orthogonales dans trois plans


1. Principe de la projection orthogonale
perpendiculaires entre eux.

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3. Avant dépliage 4. Dépliage à partir de KLMO 5. Position après dépliage.

6. Projections orthogonales dans les six plans de projection possibles


(sauf vue arrière dans le plan HJNG)

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7.Correspondance entre les vues après dépliage 8.Dépliage usuel à partir du côté KLMO

3. Règles (normalisation)

Les parties vues de l'objet (arêtes, surfaces) sont dessinées en trait fort. Les parties cachées
(arêtes, surfaces, formes intérieures...) sont tracées en traits interrompus.

En cas de chevauchement, ou de superposition, l'ordre de priorité pour le tracé définitif des


lignes ou traits est :

1. ligne continue ou trait fort ;

2. ligne discontinue ou trait interrompu court ;

3. ligne mixte ou trait mixte fin (axe...).

Exemple : si le tracé d'un trait fort superpose celui d'un trait interrompu court, c'est le tracé
du trait fort qui l'emporte en définitif.

Remarques :

- Lorsqu'elles ne sont pas nécessaires à la définition, il est fréquent que les parties cachées
(traits interrompus) ne soient pas dessinées. Ceci permet d'alléger les tracés et facilite la
lecture.

- N'importe laquelle des six projections peut être choisie comme vue de face, le choix
appartenant au dessinateur. Ce choix doit être aussi judicieux que possible.

4. Gaspard Monge (1746 - 1818)

Né à Beaune près de Dijon, il peut être considéré comme le père fondateur du dessin
industriel moderne basé sur le concept des projections orthogonales (système connu et
utilisé partout de la même façon dans le monde entier). Il travailla beaucoup pour la
technologie dans son ensemble et compris très tôt que le développement de l'industrie et ses
réalisations dépendaient d'abord de la qualité de l'enseignement technique. Avec Lavoisier,
Carnot et d'autres il fut l'un des fondateurs de l'École Normale.

II - Disposition des vues : méthode du 1er dièdre normalisation


ISO/AFNOR (NF EN ISO 5456-2)

La normalisation internationale ISO, suivie par l'AFNOR, reprend le principe des projections
orthogonales et la position des vues qui en résulte. Le symbole normalisé correspondant est
à mettre sur chaque dessin utilisant ce principe.

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Remarque : dans ce système, la vue de gauche est dessinée à droite de la vue de face, la
vue de dessus au-dessous de la vue de face...

Les intervalles ou les espaces entre les vues, c'est-à-dire la mise en page, sont au choix du
dessinateur. Ils peuvent être identiques ou non. Les espaces réguliers apportent une plus
belle présentation.

9. Disposition normalisée des vues et directions d'observation

III - Correspondance des vues

Les vues, construites à partir de plans de projections perpendiculaires entre eux, présentent
la propriété, après dépliage et développement, d'être en correspondance ou alignées les
unes avec les autres.

Les dimensions de l'objet ou de ses formes se conservent d'une vue à l'autre, sans
variations, et peuvent se déduire à partir des mêmes lignes de rappel verticales,
horizontales, etc.

16 sur 99
10. Correspondance entre les six vues possibles

11. Erreurs typiques de représentation.

IV - Choix des vues

Objectif : avec un nombre minimum de vues, il faut avoir le maximum de définition et de


clarté pour décrire les formes et les dimensions de l'objet.

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12. Principes du choix des vues.
18 sur 99
p

1. Critères de choix

Après avoir judicieusement choisi la vue de face le dessinateur sélectionnera, parmi les cinq
autres vues possibles, celles qui montrent le mieux les formes et les contours.

La préférence ira aux vues ayant le moins de contours cachés ou de traits interrompus. Les
vues non nécessaires seront éliminées. La vue arrière est très rarement utile.

Trois vues suffisent en général pour définir un objet même complexe.

Cas typiques : vue de face + vue de gauche ou de droite + vue de dessus ou de dessous...

Pour des objets possédant des formes simples, une épaisseur constante ou présentant des
symétries particulières (pièces de révolution : arbres, axes, visserie...) deux vues ou une
seule vue peuvent suffire.

2. Remarque

Dans certains cas, une vue supplémentaire, même si elle n'est pas strictement nécessaire à
la définition, peut être une aide à la lecture et à la compréhension du dessin. Cette vue peut
aussi être une vue auxiliaire, une section, une coupe partielle...

V - Vues partielles

Si une partie seulement d'une vue est utile à la compréhension, si la forme de l'objet est mal
adaptée à une représentation conventionnelle, il est fréquent que l'on dessine une vue
partielle plutôt qu'une vue entière.

Dans ce cas, seuls les contours utiles sont représentés, le reste de la vue, inutile, est
supprimé.

Règle normalisée :

une vue partielle doit être limitée par un trait continu fin, tracé à la main, ou par un trait en
zigzag, à la règle.

13. Exemple avec vues partielles.

VI - Vues interrompues

Ce sont des vues partielles particulières utilisées lorsque les objets sont très longs. Seules les
parties essentielles sont dessinées et une cote indique la longueur. Deux traits fins ou zigzag

19 sur 99
limitent les parties raccourcies.

14. Exemple de vue interrompue.

VII - Cas des objets symétriques

Une demi-vue, parfois un quart de vue, remplace avantageusement une vue complète
lorsque les objets sont symétriques (fig. 15).

15. Exemple de pièces symétriques.

Règle normalisée :

la demi-vue doit être limitée par un trait d'axe et la symétrie symbolisée par deux paires de
petits traits fin parallèles tracés perpendiculairement aux extrémités de ce trait d'axe.

Cas particulier (parfois toléré) :

pour certains objets symétriques présentant des nervures et des trous en nombre impair, un
tracé simplifié peut parfois être toléré. Les formes les plus délicates à dessiner peuvent être
ramenées dans le plan de symétrie de l'objet afin de simplifier les tracés de l'une des vues
(fig. 16).

20 sur 99
16. Exemple de tracé simplifié pour une pièce symétrique.

VIII - Vues auxiliaires

La forme des objets ne permet pas toujours une description aisée à partir des plans de
projection usuels. Afin de simplifier la lecture et les tracés, la norme permet l'utilisation des
vues auxiliaires : vue entière, partielle, demi-vue....

Règle :

ces vues n'appartenant à aucun des plans de projection usuels liés à la vue de face choisie, il
est nécessaire d'indiquer le sens d'observation adopté par une flèche avec lettre repère.
Cette lettre doit ensuite être inscrite près de la vue auxiliaire.

Remarque :

ce type de vue permet de faire apparaître certaines dimensions (longueur, angle...) en vraie
grandeur.

21 sur 99
18. Autre exemple avec vues
17. Exemple avec vue auxiliaire.
auxiliaires.

IX - Positions particulières des vues

Système des flèches repérées :

les vues peuvent être placées de façon quelconque par rapport à une vue principale. Des
majuscules (A, B...) identifient à la fois les vues et les directions d'observation
correspondantes.

Positions particulières :

si la vue est dessinée dans une autre position que la projection normale, celle-ci doit être
signalée par un arc fléché orienté dans le sens de la rotation avec au besoin l'angle
correspondant.

19. Systèmes de positionnement particuliers des vues orthogonales


(NF ISO 128-30).

X - Représentation des formes et des surfaces

1. Représentation d'une surface plane

Propriété :

une surface plane limitée ou entourée par n côtés (triangle n = 3 ; carré n = 4...) peut
apparaître, dans les plans de projection, suivant une arête ou ligne (verticale, horizontale ou
inclinée) ou suivant une aire entourée de n cotés.

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20. Exemples de projections de surfaces.

2. Interprétations possibles des vues ou projections

Des surfaces différentes (plane, cylindrique...) ou des objets différents peuvent avoir la
même projection. En conséquence, une seule vue ne suffit pas en général pour assurer la
définition.

21. Surfaces différentes donnant la même vue de face.

22. Objets différents donnant la même vue de face.

Deux vues ne suffisent pas toujours pour définir les formes d'un objet. Par exemple, il est
possible de trouver une grande quantité d'objet ayant tous même vue de face et même vue
de dessus.

23 sur 99
23. Objets différents donnant deux projections identiques.

XI - Construction d'une vue supplémentaire

La vue manquante s'obtient point par point, en utilisant la correspondance des vues.

Exemple 1 : tracer les limites de la vue cherchée (case 2), puis les surfaces principales : plan
de base (repères 1-2-3-4 case 3) ; fond rainure (5-6 case 4) ; face supérieure (7-8-9-10-11-
12-13-14 case 5) ; faire le tracé définitif et éliminer les constructions annexes (case 6).

24. Étapes de constructions de l'exemple 1

Exemple 2 : construction d'une vue de dessus connaissant la vue de face et la vue de droite.
Le principe est le même. Tracer dans l'ordre : les limites de la vue (case 2) ; la surface de
base (repères 1-2-3-4 case 2) ; la face supérieure (5-6-7-8 case 3) ; puis point par point
l'arête 6-9-2 de forme complexe (cases 4 et 5) et le tracé définitif de la vue (case 6).

24 sur 99
25. Exemple 2 : construction de la vue de dessus à partir de la vue de face et de la vue de
droite.

XII - Intersection de cylindres

C'est un tracé qui revient régulièrement. Pour le réaliser il faut tenir compte de la précision
exigée, de la difficulté des constructions (place disponible...) et de la taille relative des
surfaces (comparaison des diamètres).

Avec des diamètres assez différents et si aucune précision particulière n'est exigée, une
méthode approchée suffit. Si les diamètres sont identiques l'intersection se réduit à deux
droites perpendiculaires.

Si un tracé précis est exigé l'intersection peut être tracée point par point. De nombreux
logiciels CAO/DAO réalisent automatiquement ces intersections (en mode 3D).

26. Exemples de tracés d'intersections.

25 sur 99
XIII - Exercices

Toutes les surfaces sont supposées planes (sauf 10-11-12-13) et les trous débouchants. Pour
les exercices suivant (1 à 13), déterminer et tracer les vues manquantes, compléter au
besoin les vues connues et faire une perspective à main levée de l'objet représenté.

26 sur 99
Pour l'objet proposé en perspective, dessiner la vue de face repérée par une flèche, plus
deux vues au choix : vue de dessus et vue de gauche (ou de droite). Dessiner les parties
cachées. Les dimensions sont repérées par des intervalles de 10mm (u=10), les trous sont
débouchants.

27 sur 99
COUPES ET SECTIONS

Plan du cours :

1. Coupes

a. Principes
b. Règle

2. Règles de représentations

a. Plan de coupe
b. Hachures
c. Règles complémentaires

3. Demi coupe

a. Principe
b. Règles

4. Coupe partielle

5. Coupe brisée

a. Coupe brisée à plans parallèles


b. Coupe brisée à plans obliques

6. Sections

a. Principe
b. Sections sorties
c. Sections rabattues

28 sur 99
1. Coupes
a. Principe
Si la définition d’une pièce ou d’un ensemble de pièces peut être faite complètement à
l’aide de vues extérieures, il est parfois (et même souvent) utile de représenter les
pièces en coupe ; en effet, cette représentation permet de faciliter la réalisation du
dessin et sa lecture.

 des arêtes cachées deviennent visibles lorsqu’on dispose des vues en coupes.
b. Règle
La règle consiste à faire passer un plan fictif, appelé plan de coupe, séparant ainsi la
pièce en deux. La vue coupée ne représentera donc qu’une partie de la pièce, ce qui
permet donc de rendre visible (traits forts) des arêtes qui resteraient cachées dans le
cas d’une vue extérieure (traits interrompus fins).

Principe des vues coupées : plan de coupe.

Représentation normalisée des vues coupées.

29 sur 99
2. Règles de représentations
a. Plan de coupe
Il est matérialisé par un trait d’axe, renforcé aux extrémités par deux traits forts courts. Le sens
indiquant la partie de la pièce à conserver est indiqué par deux flèches nommer à l’aide de
deux lettres (A-A, B-B, …).
b. Hachures
Les hachures apparaissent là où la matière est effectivement coupée. Elles sont réalisées en
traits fins, inclinés de 30, 45 ou 60 degrés par rapport à la direction générale de la pièce.
Sur un plan d’ensemble, le motif des hachures permet d’identifier le type de matériaux des
pièces. Mais sur un dessin de définition, c’est toujours le motif d’usage général qui est utilisé.

c. Règles complémentaires

 on ne coupe jamais des nervures lorsque le plan de coupe passe dans le plan de leur
plus grande surface. La règle est applicable avec les bras de poulie, de roue, … :

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 Pour les plans d’ensemble, les pièces appartenant à un même ensemble coupé doivent
avoir des hachures différentes (inclinaison, espacement) :

 On ne coupe jamais les pièces de révolution pleines (axes, arbres, billes, …),les vis, les
boulons et les clavettes car voir l’intérieur d’une pièce pleine ne présente aucun intérêt :

31 sur 99
3. Demi coupe

Lorsqu’une pièce présente un ou plusieurs plans de symétrie, on peut réaliser une demi-coupe
plutôt qu’une coupe.
a. Principe
Seule la moitié de la vue est dessinée en coupe, tandis que l’autre moitié est dessinée en vue
extérieure ; la vue apporte alors plus d’informations, tout en étant plus simple à réaliser et à
lire :

b. Règles

Elles sont les mêmes que pour les coupes normales : l’indication du plan de coupe reste
inchangée ; les deux demi-vues sont toujours séparées par un trait d’axe qui a la priorité sur
les autres types de traits.
4. Coupe partielle

Si seul un détail localisé dans une pièce mérite d’être vue en coupe, on réalise une coupe
locale – ou coupe partielle – pour le représenter ; le contour délimitant la zone coupée est un
trait continu fin et il n’y a pas de trace de plan de coupe :

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5. Coupe brisée
Elle est utilisée lorsqu’une pièce possède des contours intérieurs complexes ; elle apporte un
grand nombre de renseignement, tout en évitant plusieurs coupes simples.
a. Coupe brisée à plans parallèles
Le plan de coupe est construit à partir de plusieurs plans de coupe classiques parallèles entre
eux :

b. Coupe brisée à plans obliques


Le plan de coupe est constitué de plans sécants ; la vue coupée est obtenue en ramenant
dans un même plan tous les tronçons coupés ; les morceaux coupés s’additionnent. Dans ce
cas, la correspondance entre les vue est partiellement conservée :

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6. Sections
Elles se présentent comme une variante simplifiée de la coupe en permettant de définir une
forme, un contour ou un profil ; elles sont définies comme les coupes (plan de coupe,
flèches) :
a. Principe
Dans une coupe, toutes les parties visibles au-delà du plan de coupe sont dessinées ; dans
une section, seule la partie coupée est représentée (là où la matière est réellement coupée ou
sciée) :

b. Sections sorties
Elles sont dessinées le plus souvent au droit du plan de coupe, si la place le permet ;
l’inscription du plan de coupe peut être omise :

c. Sections rabattues
Dessinées complètement en traits fins, ces sections sont dessinées directement sur la vue
usuelle ; par soucis de clarté, les formes apparaissant sous la section rabattue sont
supprimées. L’indication du plan de coupe est généralement inutile :

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REPRESENTATIONS
DES ELEMENTS FILETES

Plan du cours :

1. Introduction

2. Caractéristiques d’un filetage

2-1 Profil du filet


2-2 Diamètre nominal
2-3 Pas d’un élément fileté
2-4 Sens de l’hélice

3. Représentation des filetages

3-1 Représentation des filets


3-2 Représentation d’un trou borgne
3-3 Représentation d’un taraudage débouchant
3-4 Représentation des assemblages filetés.

4. Exercices d’application

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1- INTRODUCTION :
Un élément fileté est obtenu à partir d’un arbre1 ou d’un alésage2 sur lequel ont été réalisées
une ou plusieurs rainures hélicoïdales. La partie pleine restante est appelée : FILET.

Les éléments filetés sont utilisés très fréquemment en construction mécanique.


Par exemple : Ils permettent :
 d’assurer un effort de pression entre des pièces pour les immobiliser les unes par
rapport aux autres. (Vis d’assemblage ou de pression, écrous, boulons, goujons)
 de transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation.

2- CARACTERISTIQUES :
Pour qu’un écrou puisse être assemblé à une vis, les deux éléments doivent avoir des
caractéristiques communes : Profil du filet, diamètre nominal, pas, sens de l’hélice, ...

________________________
1 L’arbre est la surface extérieure d’une pièce mécanique de forme cylindrique
2 L’alésage est la surface intérieure d’une pièce mécanique de forme cylindrique

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2.1 Profil du filet.

2.2 Diamètre nominal.

2.3 Pas d’un élément fileté.

2.4 Sens de l’hélice.


En maintenant son axe vertical, si on observe une vis avec un filetage à droite, le filet monte
en allant de la gauche vers la droite, donc le serrage est réalisé en tournant la vis dans le
sens des aiguilles d’une montre. (Inverse pour les vis à filetage à gauche).

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3- REPRESENTATION :
3-1 Représentation des filetages :

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3.2. Représentation d’un taraudage borgne

3.3. Représentation d’un taraudage débouchant :

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Remarque :
 Les hachures traversent les traits fins du taraudage et s’arrêtent sur les traits forts du perçage.
 Si un taraudage est caché, il est représenté en pointillé.

3.4. Représentation des assemblages filetés :


La représentation du filetage cache celle du taraudage.

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4. Exercices d’application

Sur la figure ci-dessous :


a. colorier la vis, l’écrou et la pièce fixée,

b. indiquer à l’aide de flèches les différents traits fins et forts de la vis et de l’écrou,

c. encercler le fond de perçage,

d. le dessin est à l’échelle 2:1 ; placer des cotes (avec des valeurs mesurées)
indiquant la distance entre :
 le bout de la vis et la limite du taraudage,
 la limite du taraudage et le fond de perçage,
e. coter aussi :
 le diamètre nominal de la vis (il s’agit d’un filet ISO),
 le trou de passage dans la pièce à serrer.

f. Réaliser la section A-A.

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REPRESENTATIONS EN PERSPECTIVES

Plan du cours :
1. Principaux systèmes de projection
2. Projection oblique et perspective cavalière
1. Principe
2. Perspective cavalière
3. Perspectives axonométriques
1. Perspectives isométriques
a. Caractéristiques
b. Remarques et suggestions
2. Dessins isométriques
a. Exemple 1
b. Exemple 2
4. Perspectives dimétriques
a. Principe
b. Dessin dimétrique
5. Perspectives trimétriques
6. Tracé des ellipses

===============================================

Les vues en perspective sont utilisées pour illustrer ou visualiser les objets dans leurs trois dimensions.
En une seule image, elles montrent le plus de faces possibles et le maximum de renseignements. A noter
qu'une description précise et rigoureuse ne peut être obtenue qu'avec le système des projections
orthogonales : vue de face, gauche, etc.; cependant, ce type de représentation est mal adapté aux non-
techniciens : règles, normalisation, effort pour imaginer l'objet dans l'espace...
Les perspectives usuelles décrites dans ce chapitre et utilisées internationalement proposent une
représentation suffisamment précise et scientifiquement correcte tout en restant accessible aux non-
techniciens.
Applications : publicité, illustrations de catalogues (ventes, pièces détachées...), vues complémentaires
aux projections orthogonales, implantations d'usines, « images » de présentation pour juger des objets en
cours de création, etc.

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I - Principaux systèmes de projection :
En dessin industriel, la représentation des objets repose sur le système des projections. Les contours et
les arêtes d'un objet vus par un observateur sont projetés et dessinés dans un plan appelé plan de
projection (P). Ce plan peut être matérialisé par une feuille de dessin ou par la surface d'un écran.

Principaux types de projection


 Projection orthogonale (sert de base à la représentation par vues multiples et ne donne
pas de vue en perspectives).
 Projection oblique (cavalière...).
 Projections axonométriques (isométrique...).
 Projections avec point de fuite.

- Les quatre types de projection.

Remarques :

 Les projections 2, 3 et 4 donnent des vues en perspective montrant en même temps plusieurs faces
du même objet. En général, les faces ne se projettent pas en vraie grandeur et les angles entre
arêtes peuvent devenir plus petits ou plus grands (que la réalité) selon la position de l'observateur.

 Dans les cas 1, 2 et 3 l'observateur est supposé situé à l'infini, suffisamment loin pour que toutes les
lignes de rappel soient parallèles entrent elles. Les lignes de rappel des cas 1 et 3 sont perpendiculaires
au plan de projection (P).

 Dans le cas 4 avec point de fuite (PF), l'observateur est à distance finie. Les lignes de rappel
convergent toutes vers un même point, l'œil de l'observateur, encore appelé point de vue (PV). Le
segment PV-PF est perpendiculaire au plan de projection.

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II - Projection oblique et perspective cavalière
1. Principe
La face principale de l'objet, parallèle au plan de projection, est projetée en vraie grandeur, les autres
faces sont déformées. Les lignes de projection, parallèles entre elles, sont inclinées ou obliques par
rapport au plan de projection (P).
Suivant le point d'observation choisi, l'angle de fuite et la longueur des fuyantes (arêtes
perpendiculaires au plan de projection sont variables).

- Principe de la projection oblique.

2. Perspective cavalière
Datant de l'époque médiévale, elle est la plus ancienne de toutes les perspectives et la plus facile à mettre
en œuvre. Avec un angle de fuite à 45° et des fuyantes en demi-grandeur (0,5 L), c'est la projection oblique
qui donne le meilleur effet de perspective.

- Perspective cavalière. b2 (petit axe de l’ellipse) est perpendiculaire à a2 (grand axe).


Remarques :

— Afin de simplifier les tracés, il faut placer les faces les plus complexes de l'objet (formes cylin-
driques...) parallèles au plan de projection (dessin en vraie grandeur plus facile, pas de déformation, pas
d'ellipses...).
Si le tracé des ellipses est inévitable, plusieurs méthodes sont utilisables : construction point par point
(quadrillage...), trace-ellipses...
— Les coupes et demi-coupes sont possibles. Les filetages peuvent être dessinés par des cercles (ellipses)
en traits fins. En cas de cotation placer de préférence les lignes-cotes et les écritures dans la même
direction que les axes principaux (fuyantes...) de la perspective.

- Exemple de filetage, ¼ coupé et cotation en perspective cavalière.

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III - Perspectives axonométriques
Elles se divisent en trois cas : les perspectives isométriques, les perspectives dimétriques et les
perspectives trimétriques.

- Différents cas de perspectives axonométriques (d’un cube de coté L).

1. Perspectives isométriques

Des trois, elles sont les plus faciles à mettre en œuvre. De ce fait, elles sont assez souvent utilisées.
Les applications sont multiples et variées. De nombreux logiciels CAO/DAO possèdent des commandes
spécifiques à ce type de perspectives.

a) Caractéristiques

Conséquence de la projection, toutes les dimensions parallèles aux axes isométriques [Ox, Oy, Oz]
sont multipliées par 0,82 (= 80% de la dimension initiale L). En pratique trois échelles
[0,82 ; 0,58 ; 1] sont nécessaires pour exécuter tous les tracés (angles et dimensions).

- Caractéristiques des perspectives isométriques (L = longueur réelle de l’arête).

Les axes isométriques sont à 120° les uns des autres. L'orientation de départ devra être choisie au mieux
pour décrire l'objet dans sa position naturelle. Pour certains objets de grande longueur, l'un des axes peut
être choisi horizontal.

- Positions possibles des axes isométriques.

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Les cercles (trous et cylindres) apparaissent en projection suivant des ellipses.

b) Remarques et suggestions

 Les traits interrompus courts sont utilisables pour décrire les parties cachées.
 Les filetages peuvent être représentés par des arcs d'ellipses en traits fins.
 Les coupes et demi-coupes sont possibles pour faire apparaître l'intérieur des objets.
 Pour plus de clarté en cotation, on trace de préférence les lignes cotes et écritures suivant
les directions isométriques.
 Les canevas pré imprimés permettent de faire plus rapidement les tracés en dessin manuel.

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2. Dessins isométriques

Dans le but de simplifier les tracés il est fréquent de ne pas utiliser les échelles précédentes
[0,82 ; 0,58 ; 1]. Les tracés sont réalisés à partir des échelles [1 ; 0,707 ; 1,22] et les arêtes de l'objet
(tracés les plus fréquents), parallèles aux axes, sont dessinées en vraie grandeur (x 1).
Le dessin isométrique obtenu est identique à la perspective isométrique mais environ 25 % plus grand.
Les propriétés et remarques précédentes sont conservées.

Exemple :

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Cotation Principe généraux
(Normes GPS)

Pour qu'un objet soit réalisable à partir d'un dessin il faut à la fois une description graphique
complète et précise des formes et contours — c'est le rôle des vues normalisées — et une
description détaillée et chiffrée des dimensions essentielles ; c'est le rôle de la cotation.

Les divers intervenants à la réalisation de l'objet doivent trouver sur le document tous les
renseignements dont ils ont besoin.

Si les principes de cotation sont partout les mêmes, par contre les inscriptions (ligne de cote,
position du texte, symbole) peuvent parfois varier sensiblement d'un pays à l'autre.

Cependant les normes restent très proches les unes des autres et le passage de l'une à
l'autre se fait sans difficultés.

Remarque : les éléments et principes abordés ici sont en partie extraits de la norme NF ISO
129-1 (classement : E04-521-1) en concordance avec l'ISO 129 faisant partie des normes
GPS, caractéristique « taille » (voir pages 567-568).

I - Généralités

1.Cote

La plupart des dimensions (longueurs, largeurs, hauteurs, angles, etc.) sont indiquées sous
forme de cotes. Une cote se compose des quatre éléments principaux suivants :

- une ligne de cote, en trait fin ;

- deux lignes de rappel, d'attache ou d'extension, en trait continu fin. Un trait d'axe, ou
mixte fin, peut aussi être utilisé ;

- deux flèches ou extrémités précisant les limites de la ligne de cote ;

- la valeur de la cote (dimension chiffrée de la cote plus tolérance éventuelle plus...) au


milieu et au-dessus de la ligne de cote pour les cotes horizontales. Au milieu, sur le côté
gauche et de bas en haut pour les cotes verticales.

1. Principaux éléments d'une cote et extrémités possibles


(la dimension indiquée est la dimension réelle de l'objet).

Remarque :

si on manque de place, la ligne de cote peut être prolongée, les flèches inversées et le texte
écrit en dehors des lignes de rappel.

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En cas de difficultés, les lignes de rappel peuvent être tracées obliques, tout en restant
parallèles entre elles.

3. Dispositions des 4. Cote circulaire et lignes de rappel


2. Dispositions à préférer.
écritures. obliques.

2. Cotation multiple

Elle peut être réalisée à partir d'une ligne commune, avec un espacement régulier entre
chaque cote, ou suivant une ligne continue.

Si une cotation en continue est trop serrée, les flèches intermédiaires peuvent être
remplacées par des points et les textes inscrits sur une ligne de repère.

6. Exemple d'agencement de cotes.

5. Cotation suivant une ligne continue 7. Cotation à partir d'une ligne commune
(ou en série). (ou en parallèle).

3. Écriture des tolérances

Elles doivent être inscrites sous forme chiffrées à la suite de la dimension nominale. Deux
valeurs sont nécessaires, l'une doit donner la valeur maximale de la cote et l'autre la valeur
minimale.

L'écriture est souvent réalisée à partir d'un écart supérieur et d'un écart inférieur (plusieurs
variantes). L'utilisation des cotes limites est aussi possible (fig. 8).

http://www.zpag.net/Tecnologies_Indistrielles/Cotation_Principe_Generaux.htm
49 sur 99 2/12
Si une seule limite est imposée, il est possible d'utiliser les indications mini (pour minimum)
et max (pour maximum).

8. Méthodes d'inscription des tolérances


(les cinq écritures en A, B et C sont équivalentes).

II - Cotation des angles

9. Cotation normalisée des angles, tolérances, arcs et cordes.

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III - Cotation des diamètres

10. Exemples de cotations normalisées (symbole à utiliser θ).

IV - Cotation des rayons, des sphères et des surplats de carrés

11. Cotations et symboles normalisé pour rayons, arcs, sphères, carrés et épaisseurs de
pièces.

V - Cotation tabulaire

La cotation tabulaire permet de présenter des éléments ou variables d'une pièce ou d'un
assemblage sous forme de tableau.

12. exemple de cotation tabulaire d une pièce.

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VI - Éléments équidistants et répétitifs

En cas de trous multiples il faut utiliser les dispositions normalisées représentées ci-dessous.

13. Cotation à préférer pour éviter les répétitions.

14. Exemples de cotations normalisées (NF ISO 129-1)


pour éléments répétitifs et équidistants

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15. Cotation en coordonnées : exemples de variantes normalisées
avec un et deux repères.

VII - Cas divers

Cote auxiliaire : jamais tolérancée, elle est indiquée à titre d'information et est toujours
entre parenthèses (fig. 12, 16 et 23).

Les cotations de traitements de surface localisé et les indications de niveau exigent des
dispositions particulières (fig. 16).

16. Cotes auxiliaires. Cotations des traitements de surface. Indication des niveaux.

Si une cote n'est pas tracée à l'échelle du dessin, elle doit être soulignée d'un trait continu
fort (fig. 17).

Pour coter les profilés standards (I, U...), utiliser les symboles normalisés correspondants.

17. Cas des profilés normalisés et des cotes non dessinées à l'échelle.
* pour profilés pleins ou creux.
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VIII - Cotation des profils courbes complexes

La cotation peut être réalisée point par point en utilisant les dispositions suivantes :

18. Profils courbes complexes.

IX - Règles usuelles et suggestions pour réussir une bonne cotation

Une bonne organisation générale et le respect des règles normalisées facilitent la lecture, la
compréhension et évitent les erreurs d'interprétation des différents intervenants.

1. Règles d'organisation générale

- L'échelle du dessin est la première indication à inscrire. ;

- N'indiquer que les cotes et dimensions nécessaires ; éviter la surabondance.

- Toutes les dimensions, cotes et tolérances, doivent être écrites à partir de la même unité.
En construction mécanique, les unités normalisées sont le millimètre (mm) et le degré.

- Une même cote ne doit apparaître qu'une seule fois dans tout le dessin ; éviter de répéter
la même cote dans des vues différentes.

- Agencer et organiser la disposition de l'ensemble des cotes ; mettre les unes près des
autres les dimensions relatives à une même forme, élément ou objet (trou...).

- Pour les trous ou cylindres, coter le diamètre plutôt que le rayon, le rayon étant plutôt
réservé aux arcs.

2. Règles de tracés

- Les lignes de rappel ne doivent pas couper les lignes de cotes mais peuvent se couper
entre elles.

- Placer de préférence les cotes en dehors des vues.

- Faire démarrer les lignes de rappel à partir des traits continus forts, ou des traits d'axe.
Éviter de coter à partir des contours cachés, ou traits interrompus courts.

- Si l'espace entre deux lignes de rappel est insuffisant, prolonger la ligne de cote, inverser
les flèches et placer le texte sur le côté.

- Si plusieurs cotes se succèdent en série, les mettre en continu sur une même direction ;
faire une cotation continue.

- Si plusieurs cotes se superposent, les placer à intervalles réguliers. Si les cotes sont
nombreuses, utiliser les dispositions suivantes :

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19. Cotation recommandée 20. Cotation recommandée
(cotes superposées). (diamètres superposés).

- Sauf cas particulier, le texte de la cote doit être correctement centré entre les deux flèches
et écrit au-dessus de la ligne de cote ; à gauche pour une cote verticale.

- Pour coter les rayons et diamètres, la direction des lignes de rappel utilisées doit passer par
le centre du cercle ou de l'arc. Le texte de la cote doit être impérativement précédé du
symbole θ pour diamètre, R pour rayon, SR ou Sθ pour sphères....

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21. Exemples de cotations correctes et incorrectes.
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3. Faire une cotation suffisante, éviter toute cotation surabondante

Une cotation surabondante provoque des choix et des priorités qui ne sont pas
nécessairement les meilleurs. Il faut éviter qu'au moment de la fabrication il y ait, pour une
même forme, à choisir entre deux dimensions possibles.

Le choix d'une cotation suffisante est l'étape la plus difficile et la plus longue. Elle exige une
bonne connaissance des procédés de fabrication, une analyse complète des conditions de
fonctionnement et d ' interchangeabilité.

22. Exemples de cotations suffisantes et de cotations surabondantes.

Il faut éviter l'inscription de chaînes de cotes dans lesquelles l'une des dimensions est la
somme, ou la différence, de plusieurs autres. Dans le cas d'une même chaîne et si les cotes
sont tolérancées, les tolérances de toutes les cotes se combinent, dépendent les unes des
autres et compliquent inutilement la cotation.

23. Exemple de chaîne de cotes pouvant entraîner une surabondance.

X- Cotation et CAO/DAO La CAO/DAO

permet une cotation semi-automatique simplifiant les tracés. Pour la ligne de cote et les
lignes de rappel, le travail du dessinateur se limite à plusieurs pointages successifs au
réticule ou curseur afin de préciser la position des différentes lignes. Pour le texte, bien que
la dimension soit calculée automatiquement par la machine, l'utilisateur peut entrer, au
clavier, le texte de son choix.

Les logiciels proposent aussi des bibliothèques de symboles normalisés (états de surface...).
Après validation du texte, touche « retour », l'ensemble de la cote (lignes, flèches, texte
centré) est dessiné. Voir possibilités page 26, chapitre CAO/DAO 2D.

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Remarques : les logiciels proposent de nombreuses options possibles : cotation continue,
ligne commune, flèches diverses, position du texte, ligne de cote...

XI - Assemblages collés, repliés, clinchés

24. Représentation normalisée (NF EN ISO 15785)


des assemblages collés, repliés et clinchés.

XII - Normalisation des dimensions nominales

Lorsque pour un objet il est possible, ou nécessaire, de choisir l'une des dimensions, utiliser
de préférence les valeurs des séries normalisées ci-dessous. Ces dimensions permettent de
réduire les frais d'outillage, de contrôle, etc.

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Cotation Tolérancée et ajustements
(Normes GPS)

Compte tenu du processus de fabrication choisi et des machines utilisées, une cote réelle
mesurant l'une des dimensions d'un objet ne peut être exactement la même que celle (cote
nominale) indiquée sur le dessin correspondant.

S'il faut fabriquer une série d'objets identiques, il est impossible à une même forme d'avoir
toujours exactement la même dimension d'un objet à l'autre.

Une cote imposée sera plus facile à réaliser si elle peut varier entre deux valeurs limites :
une cote maximale et une cote minimale. La différence entre les deux s'appelle la
tolérance, ou intervalle de tolérance. Plus la précision exigée est grande, plus l'intervalle de
tolérance doit être petit.

L'indication des tolérances est indispensable pour les dimensions ou cotes fonctionnelles,
c'est-à-dire pour l'ensemble des dimensions définissant les formes nécessaires au
fonctionnement ou à l'assemblage.

La norme ISO/AFNOR prévoit des catégories de dimensions tolérancées particulières pour


les assemblages de deux pièces (cylindriques ou prismatiques). Ce sont les ajustements.

Principales normes GPS utilisées (caractéristiques taille et distance) : NF ISO 406 ; NF EN


20286-1 et 2 (ISO 286-1 et 2); ISO 2768-1.

I - Interchangeabilité

L'interchangeabilité des objets ou composants est à la base de tous les produits


manufacturés construits en série.

N'importe quel composant interchangeable d'une automobile peut être démonté et remonté
sur n'importe quelle autre automobile du même type et rendre le même service : une roue
peut être montée à l'avant, à l'arrière, à gauche, à droite et cela sur n'importe quel modèle
de la série.

Exemple (fig. 1) :

N'importe quelle bague (1, 2 ou 3) peut être assemblée avec n'importe quel cylindre (4, 5
ou 6), toutes les combinaisons sont possibles. La propriété d'interchangeabilité est obtenue
grâce à une cotation tolérancée (ajustements...) des formes à assembler.

1. Principe de l'interchangeabilité. 2. Cas des pièces appariées.

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Pièces appariées, ou apairées :

les pièces sont non interchangeables et doivent être impéra-tivement montées ensemble,
par paire. Les dimensions de l'une sont exécutées « sur mesure » à partir des dimensions
de l'autre ou choisies « statistiquement ».

Exemple (fig. 2) :

Bien qu'il y ait ressemblance, A ne peut être assemblée qu'avec B et C qu'avec D.

3. Principaux cas d'inscription des cotes tolérancées.

1. Inscriptions normalisées

Une cote tolérancée peut être inscrite de plusieurs manières : à partir de deux cotes limites
; une cote limite à ne pas dépasser, ou avec le système d'inscription normalisé ISO (fig. 3).

Cas particulier : inscription au maximum de matière, voir fig. 3-J-K.

2. Définitions normalisées ISO

Alésage : terme utilisé conventionnellement pour désigner tout élément intérieur d'une
pièce, même non cylindrique.

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Arbre : terme utilisé conventionnellement pour désigner tout élément extérieur d'une
pièce, même non cylindrique.

Cote nominale : c'est la dimension (40-230-14,5-5,75-0,60...) qui sert de référence pour


définir les cotes limites (longueur ou angle) après application des écarts inférieur et
supérieur.

Écart supérieur (alésage ES ; arbre es) : c'est la différence algébrique (> 0 ou < 0) entre
la dimension maximale et la dimension ou cote nominale correspondante.

Écart inférieur (alésage EI ; arbres ei) : différence algébrique (> 0 ou < 0) entre la cote
minimale et la dimension ou cote nominale correspondante.

Ligne zéro : ligne droite représentant graphiquement la dimension nominale à partir de


laquelle sont représentés et positionnés les écarts.

Zone de tolérance : graphiquement, zone comprise entre les deux lignes représentant les
dimensions ou cotes maximale et minimale.

Tolérance (IT) : différence entre la dimension maximale et la dimension minimale ou


entre l'écart supérieur et l'écart inférieur (valeur absolue sans signe).

3. Cotation tolérancée au maximum de matière

Dans ce mode d'inscription (fig. 3), la cote nominale retenue, pour l'écriture, est celle qui
laisse le maximum de matière aux pièces en supposant que l'usinage soit réalisée
exactement à la valeur de la dimension nominale ;

4. Cotation normalisée ISO : principes.

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III-Ajustements normalisés ISO/AFNOR
Les ajustements sont des catégories de dimensions tolérancées normalisées utilisées pour
les assemblages de deux pièces cylindriques ou prismatiques. On trouve :
- Les ajustements avec jeu. Exemple : θ 50 H8/f7

- Les ajustements avec jeu incertain (jeu ou serrage). Exemple : θ 65 H7/k6

- Les ajustements avec serrage ou interférence. Exemple : θ 80 H7/p6

5. Jeu, jeu incertain, serrage ou interférence.

Remarques : Dans le cas de l'ajustement 50H8/f7, le diamètre nominal est de 50 mm, et


les valeurs définies par la normalisation sont :

6. Principe des ajustements normalisés ISO.


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1. Désignation normalisée NF EN 20286-1 (ISO 286-1)

7. Symboles normalisés ISO.

Diamètre ou cote nominale (ajustement) :

il sert de référence (ligne zéro) pour positionner les intervalles de tolérance (IT) et les
écarts supérieur et inférieur à la fois pour l'arbre (ei, es) et l'alésage (El, ES).

Écart fondamental ISO (lettres) :

il définit l'écart entre le diamètre nominal et l'intervalle de tolérance utilisé (ou la position
de FIT par rapport à la ligne zéro). Il est repéré par une lettre majuscule pour les alésages
(A à Z) et minuscule pour les arbres (a à z).

Remarque : les écarts H et h sont nuls ; l'IT démarre directement sur le diamètre nominal.

Degré de tolérance ISO (chiffres) :

ensemble des tolérances correspondant à un même degré de précision pour toutes les
dimensions nominales. Exemple : IT7 ou « 7 ».

Classe de tolérance ISO :

c'est l'ensemble d'un écart fondamental et d'un degré de tolérance. Exemples : H7, P6...
(pour les alésages) ; g6, h9... (arbres).

2. Inscriptions normalisées (NF ISO 406)

a) Inscription sur les dessins d'ensemble

L'inscription à indiquer est celle de la cote d'ajustement ou de la cote d'assemblage. Soit


dans l'ordre :

- Cote ou diamètre nominal.

- Écart et tolérance de l'alésage : lettre majuscule plus un chiffre ; barre de séparation (/).

- Écart et tolérance de l'arbre : lettre minuscule plus un chiffre.

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8. Exemple d'inscription et signification correspondante.

b) Inscriptions sur les dessins de définition ou de détail

Inscrire la cote tolérancée (cote nominale + lettre + chiffre) de la forme de l'objet dessiné.
Au besoin, les écarts peuvent être indiqués à droite de la cote tolérancée ou dans un
tableau récapitulatif.

Remarque : s'il est nécessaire d'avoir une forme parfaite obéissant à l'exigence de
l'enveloppe, la désignation doit être suivie du symbole E entouré.

9. Inscriptions normalisées à utiliser en cotation d'ajustements.

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10. Positions relatives des écarts ISO.

3. Degrés ou intervalles de tolérances normalisés

II existe vingt degrés de tolérances ou de qualités normalisées par l'ISO. Ces degrés sont
repérés par les chiffres [01, 0, 1,...,18] ou par [IT01, ITO, IT1,..., IT18].

Les valeurs usuelles sont : IT5 à IT13. Le degré de précision va en diminuant au fur et à
mesure que le chiffre de la qualité augmente. Pour une même qualité (ou chiffre)
l'intervalle de tolérance (IT) augmente avec les dimensions.

4. Propriétés

L'association écart (lettre) plus degré (chiffre) constitue une classe de tolérance et permet
d'obtenir un grand nombre de cotes tolérancées possibles : 30g5, 0 50f6, 50 H7, 0 60M6....

La combinaison de ces cotes tolérancées permet d'écrire un grand nombre de cotes


d'ajustement possibles pour définir les jeux ou serrages des assemblages (0 50H7/f6, 60
H8/p7.. .).

a) Jeu mini des ajustements

II dépend uniquement des lettres (écarts) choisis et est indépendant des chiffres (qualité).

Exemple : tous les ajustements construits à partir de H/f (30H9/f9, 30H7/f6, 30H6/f6...)
ont le même jeu mini (20 um pour la cote de 30) (voir fig. 11).

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11. Exemples d'associations entre tolérances et écarts fondamentaux.

b) Jeu maxi des ajustements

II dépend à la fois des lettres (écarts) et des chiffres (qualités) choisis, avec les mêmes
lettres le jeu maxi augmente avec le chiffre de la qualité.

Exemples :

Remarque : à qualité (chiffre) égale, le jeu peut être augmenté en augmentant l'un des
écarts de base. Exemple : remplacer H/f par H/e ou E/f...

IV - Choix des ajustements

Le choix des ajustements est une étape importante dans la conception des machines. Les
performances et la qualité en dépendent.

Les spécifications retenues doivent être suffisantes mais non surabondantes. Une trop
grande précision est inutile et coûteuse.

Le choix dépend de la liaison à réaliser et de la précision exigée pour le guidage. Y a-t-il jeu
ou serrage ? Les pièces sont-elles mobiles ou immobiles ? S'agit-il d'un positionnement ou
d'un centrage ? La liaison doit elle transmettre des efforts ? Quels sont les coûts ? Les
moyens ?

1. Critères de choix

Les coûts augmentent avec le degré de précision exigé. Schématiquement, au-dessous de


l'intervalle de tolérance 0,1 à 0,05 mm les coûts augmentent très rapidement (voir fig. 12).

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12. En production : coûts comparés indicatifs en fonction de la tolérance.

Le tableau ci-dessous donne des indications sur les qualités que l'on peut attendre (en
moyenne) des principaux procédés d'usinage.

Pour un ajustement, on associe le plus souvent un alésage de qualité donnée avec un arbre
de la qualité voisine immédiatement inférieure (sensiblement mêmes difficultés d'obtention
et mêmes coûts).

Exemples : H7/f6, H6/g5, D10/h9...

Utiliser en priorité le système de l'alésage H ou éventuellement celui de l'arbre h.

2. Système de l'alésage normal H

C'est le système le plus utilisé et le plus facile à mettre en œuvre (à choisir en priorité).

Dans ce système l'alésage H (« la lettre H ») est toujours pris comme base. Seule la
dimension de l'arbre (lettre + chiffre) est à choisir.

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Propriétés : les ajustements avec lettres minuscules à partir de h et au-dessous (H/h, H/g,
H/f...) présentent toujours un jeu croissant en allant de h à a. À partir de p et au-dessus
(H/p, H/Y...) ils sont toujours serrés ; serrage croissant en allant de p à z. Ils sont
incertains (jeu ou serrage) dans les autres cas (entre h et p).

Remarque : l'alésage H est caractérisé par un écart inférieur (El) nul. Autrement dit :

El = 0 : cote mini alésage = cote nominale

ES = IT : cote maxi alésage = cote nominale + IT

13. Exemples d'ajustements (alésage normal H)

14. Système de l'alésage normal H. 15. Système de l'arbre normal h.

3. Système de l'arbre normal h

Dans ce système, l'arbre h (« lettre h ») est toujours pris comme base. Seule la dimension
de l'alésage est à choisir.

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Les ajustements avec lettres majuscules à partir de H et au-dessous (H/h, G/h, F/h...)
présentent toujours un jeu. À partir de P et au-dessus (P/h, R/h...) les ajustements sont
toujours serrés. Ils sont incertains dans les autres cas.

Remarque : l'arbre h est caractérisé par un écart supérieur (es) nul.

Autrement dit :

es = 0 : cote maxi arbre = cote nominale

ei = IT : cote mini arbre = cote nominale + IT

4. Correspondance entre les deux systèmes H et h

Les ajustements homologues des deux systèmes précédents présentent les mêmes jeux ou
serrages (interférences).

Exemples :

l'ajustement HlO/flO a même jeu que l'ajustement FlO/hlO.

L'ajustement H7/r6 présente le même serrage que l'ajustement R7/h6...

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Éléments de cotation fonctionnelle

Les machines et les mécanismes sont constitués d'ensembles et de sous-ensembles de


composants ou « pièces », assemblés et empilés les uns sur les autres. Chaque composant
est fabriqué en série à partir de dimensions tolérancées. Conséquence : les tolérances
successives des pièces empilées s'ajoutent, s'accumulent et font varier les jeux nécessaires
à l'assemblage et au fonctionnement. La cotation fonctionnelle permet, à partir de calculs
(chaînes de cotes...), de prévoir et calculer les liens qui existent entre jeux et dimensions
tolérancées.

Sur les dessins d'ensemble, elle apparaît sous la forme de jeux ou serrage fonctionnels
(cotes-conditions) et sur les dessins de définition ou de détail sous forme de cotes
tolérancées et de tolérances géométriques. Les ajustements normalisés sont l'une des
applications de la cotation fonctionnelle.

I - Définitions

Cote-condition ou « jeu » :

inscrite dans un dessin d'ensemble, c'est une cote tolérancée qui exprime une exigence liée
au fonctionnement ou à l'assemblage d'un ensemble de pièces.

Exemple : jeu nécessaire à un montage, à une liberté de mouvement.

Cote fonctionnelle :

inscrite dans un dessin de définition, une cote fonctionnelle est une cote tolérancée
appartenant à une pièce et ayant une influence, dans la mesure où elle varie dans son
intervalle de tolérance, sur la valeur d'une cote-condition. Une cote fonctionnelle est
délimitée, à ses extrémités, par deux surfaces d'appui ou par une surface d'appui et une
surface terminale.

Surfaces terminales (éléments terminaux) :

surfaces ou éléments (lignes...) qui précisent les deux extrémités d'une cote-condition ou
jeu.

Surface d'appui :

surface (ligne...) de contact entre deux pièces successives qui sert de limite, ou
d'extrémité, à des cotes fonctionnelles.

Chaîne de cotes :

elle rassemble toutes les cotes fonctionnelles ayant une influence sur la valeur d'une même
cote condition ou jeu, et aucune autre. L'ensemble de ces dimensions, ou « maillons »,
disposées en série, bout à bout, forme une boucle ou un circuit fermé comme une sorte de
chaîne en collier.

II - Représentation vectorielle des chaînes de cotes

Lorsque l'ensemble des cotes fonctionnelles d'une même chaîne est repéré, il est possible
d'adopter, pour la description, une représentation vectorielle.

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1. Exemple de chaîne de cotes et représentation vectorielle correspondante.

1. Conventions usuelles de représentation

- La cote-condition est représentée par un vecteur double trait ou « vecteur jeu J ».

- Les cotes fonctionnelles par des vecteurs simples traits.

- Le sens positif est donné par le sens du vecteur jeu J.

- Le vecteur jeu J est supposé égal à la somme de tous les vecteurs cotes fonctionnelles de
la chaîne.

2. Équation de projection et calcul

Dans le cas général, les vecteurs sont tous parallèles entre eux. La projection sur un axe
parallèle et de même sens que J permet d'obtenir une relation algébrique définissant le jeu
(J est égal à la somme des vecteurs de sens positifs moins la somme des vecteurs de sens
négatifs) :

J = (Ai+1 + ... + An) - (A1 + A2 + ... + Ai) voir Fig. 1

a) Jeu maximal

Le jeu est maximal si les dimensions des vecteurs positifs sont maximales et si les
dimensions des vecteurs négatifs sont minimales :

voir Fig. 1

b) Jeu minimal

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Le jeu est minimal si les dimensions des vecteurs positifs sont minimales et si les
dimensions des vecteurs négatifs sont maximales.

voir Fig. 1

c) Intervalle de tolérance sur le jeu ( IT J)

II est égal à la différence entre le jeu maxi et le jeu mini. C'est aussi la somme des
intervalles de tolérances de toutes les cotes fonctionnelles de la chaîne.

III - Détermination des chaînes de cotes

1. Définitions

Déterminer une chaîne de cotes :

c'est découvrir et repérer toutes les cotes qui sont fonctionnelles pour un jeu J donné,
c'est-à-dire toutes les cotes qui, lorsqu'elles varient dans leur intervalle de tolérance, ont
une influence sur la valeur de ce jeu.

Installer une chaîne de cotes :

consiste à déterminer tous les maillons, ou cotes fonctionnelles, de la chaîne et les dessiner
sous forme vectorielle sur le plan d'ensemble correspondant.

Chaîne de cotes minimale :

une chaîne est dite minimale lorsqu'elle ne contient que les cotes fonctionnelles nécessaires
et suffisantes à son installation et aucune autre.

2. Méthode de recherche (voir organigramme)

- Choisir judicieusement et avec méthode (partir des surfaces d'appui et des surfaces
terminales connues) les cotes supposées fonctionnelles pour le jeu étudié.

- Faire varier la cote choisie dans son intervalle de tolérance. Si le jeu varie, pendant que
toutes les autres cotes de l'ensemble sont maintenues constantes, alors la cote est un
maillon de la chaîne cherchée.

Remarque :

en cas d'échec dans une direction donnée, par exemple si la surface d'appui est difficile à
identifier, continuer la recherche en exploitant la deuxième surface terminale.

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2. Organigramme de détermination d'une chaîne de cotes.

3. Règles et propriétés

- Chaque cote fonctionnelle doit appartenir à une seule et même pièce ; elle ne peut pas
être une dimension mesurée entre deux pièces différentes.

- Il ne peut y avoir qu'une seule cote fonctionnelle par pièce et par chaîne.

- Une même cote peut être cote fonctionnelle pour plusieurs chaînes différentes.

- Sauf cas très particulier, il ne peut y avoir qu'une seule cote-condition ou jeu par chaîne
de cotes.

IV-Exemples

1. Cas des ajustements normalisés ISO/AFNOR

Ils représentent la chaîne de cotes la plus simple avec trois maillons : le jeu plus deux
cotes fonctionnelles (diamètres de l'arbre et de l'alésage). Le jeu peut être positif ou
négatif si le montage est serré.

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3. Exemple 1 : jeu et cotes fonctionnels des ajustements usuels.

2. Articulation cylindrique

Le dispositif se compose d'un bâti fixe 3, d'un axe ou pivot 1 serré et bloqué sur 3 et d'un
biellette 2 pouvant tourner librement autour de 1. Le jeu J1? nécessaire au
fonctionnement, évite le serrage et garantit la libre rotation de la pièce 2.

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4. Exemple 2 : articulation cylindrique.

a) Chaîne de cotes installant J1

J1 est le jeu entre 3 et 2. Il y a donc une cote de la pièce 2, et une seule, qui est cote
fonctionnelle pour J1. De toutes les cotes possibles démarrant de la surface terminale
droite du jeu, A2 est la seule possible. Si A2 diminue alors que toutes les autres dimensions
restent constantes, J1 augmente et inversement.

A2 a sa deuxième extrémité sur la surface d'appui 2/1. En conséquence une cote de la


pièce 1, et une seule, est cote fonctionnelle deJ1.A1 est la seule cote, démarrant de la
surface 2/1, possible. Si A1 diminue, toutes les autres dimensions étant maintenues
constantes, J1 diminue et inversement.

A1 a sa deuxième extrémité sur la surface d'appui 1/3. C'est aussi la deuxième surface
terminale de J1 La boucle est terminée, toutes les cotes fonctionnelles installant J1 sont
connues.

Remarque : aucune des cotes de la pièce 3, démarrant de la surface d'appui 1/3, peut être
cote fonctionnelle de J1. Toutes les cotes envisageables peuvent varier, dans leur IT, sans
modifier la valeur du jeu.

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3. Fond de réservoir Le couvercle 4 ferme un réservoir contenant un fluide sous pression (5
bars). Le serrage du couvercle est réalisé par une série de boulons identiques (3 + 4) et
l'étanchéité assurée par un joint torique 5.

Le jeu J2 garantit le serrage du couvercle et l'étanchéité ; il évite l'appui de l'écrou 4 sur


l'épaulement de la vis 3 et des fuites.

5. Exemple 3 : fond de réservoir.

a) Chaîne installant J2

J2 est un jeu entre 4 et 3. Il y a donc une cote de la pièce 3 et une seule qui peut être cote
fonctionnelle de J2. Parmi toutes les cotes envisageables, démarrant de la surface
terminale droite du jeu, B3 est la seule possible.

B3 a sa deuxième extrémité sur la surface d'appui 3/2. Il y a donc une cote de la pièce 2 et
une seule qui peut être fonctionnelle pour J2. Parmi toutes les cotes (démarrant de la
surface d'appui 3/2), B2 est la seule possible.

B2 a sa deuxième extrémité sur la surface d'appui 2/1. Il y a donc une cote de la pièce 1 et
une seule qui peut être fonctionnelle pour J2. Parmi toutes les cotes, démarrant de la
surface d'appui 2/1, B1 est la seule possible.

B1 a sa deuxième extrémité sur la surface d'appui 1/4. Cette surface d'appui est aussi la
deuxième surface terminale de J2 ; à noter qu'aucune cote de l'écrou 4 ne peut être cote
fonctionnelle de J2. Toutes les cotes fonctionnelles de la chaîne sont donc connues.

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Remarque : pour les dimensions choisies, il existe de nombreux cas possibles où B3>B1 +
B2 ; cela amène un jeu négatif « J2 < 0 » et par là des fuites. Le serrage du couvercle n'est
donc pas garanti ; il ne pourra l'être que si J2 est toujours positif.

V - Cas des formes coniques

La position axiale des formes coniques, cylindriques ou prismatiques, exige l'emploi d'un
plan de jauge (plan de référence permettant la cotation). Les cotes théoriques nécessaires
à la définition de ce plan doivent être encadrées.

1. Exemple 1 : arbre et douilles coniques

Le jeu J évite la déformation, ou bourrelet de matière, du fond de l'alésage conique 1. Les


cotes A1etA2 définissent les positions axiales des extrémités des deux pièces à partir du
plan de jauge. Ce plan est défini par le diamètre de jauge de 40 (cote théorique encadrée).

6. Arbre et douille coniques.

2. Exemple 2 : guidage par queue d'aronde

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L'angle d'inclinaison et la manière de repérer le jeu jouent un rôle : J'jeu entre les deux
surfaces est égal à J.cosα.

7. Forme en queue d'aronde.

VI - Exercices

Pour les exercices suivants installer les chaînes de cotes relatives aux jeux indiqués. Pour
l'exercice 7, calculer J1maxi, J1mini, ITJ1, J2maxi, J2mini et ITJ2.

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Tolérances géométriques
(normes GPS)
Les tolérances dimensionnelles usuelles (ajustements...) ne suffisent pas toujours pour
définir rigoureusement la forme géométrique d'un objet. Malgré la cotation tolérancée des
dimensions, des défauts géométriques nuisibles au fonctionnement et à l'assemblage sont
toujours possibles (exemple fig. l).

Principales normes GPS utilisées : NF ISO 1101, NF E 04-554 (ISO 5459), E 04-555 (ISO
2692), E 04-561 (ISO 8015).

1. Exemples de défauts géométriques.

2. Rappels géométriques.

Les tolérances géométriques (normes internationales : fig. 3) permettent de corriger ces


défauts et précisent les variations permises. Elles sont toujours restrictives par rapport aux
tolérances dimensionnelles. Leur emploi ne doit pas être systématique. Un excès de
spécifications amène un surcoût inutile. Les tolérances retenues doivent rester aussi larges
que possible.

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3. Les tolérances géométriques (normes internationales ISO).

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3 bis. Tolérances géométriques (normes internationales ISO 1101) (suite).

I - Inscriptions normalisées

1. Inscription des éléments de référence

Contrairement aux tolérances de forme, les tolérances de position, d'orientation et de


battement exigent l'emploi d'une référence ou élément de référence : point, axe, ligne,
surface...

a) Identification d'un élément de référence :

la forme choisie comme référence (ligne, surface, point), doit être identifiée par une lettre
majuscule inscrite dans un cadre relié à un triangle, noirci OU non (fig. 4-1 et 4-3).

b) Éléments restreints :

si la référence ne concerne qu'une partie de la forme choisie (élément restreint), cette


partie doit être représentée par un trait mixte fort et les cotes utiles indiquées (fig. 4-4).

c) Références partielles :

il est parfois nécessaire de repérer un ou plusieurs points, une ligne ou une zone limitée
comme élément de référence. À cette fin on utilise les références partielles (normalisation
fig. 6). Par exemple, trois points définissent un plan de référence. L'identification est
inscrite dans la partie inférieure du cadre circulaire normalisé et les informations
additionnelles (dimension zone...) dans la partie supérieure.

d) Dimensions théoriquement exactes :

pour un élément de référence, et pour un élément à tolérancer, il faut parfois indiquer ou


ajouter certaines cotes utiles (dimensions de référence) pour définir une forme, une
position, un angle ou une orientation. Ces cotes ne doivent pas être tolérancées et doivent
être encadrées pour les différencier de la cotation normale (fig. 5-4 et 6).

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4. Inscriptions normalisées des éléments de références et des éléments tolérancés.

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5. Inscriptions normalisées des tolérances.

2. Inscription des éléments tolérances

a) Cas général :

la forme à coter est repérée par une flèche reliée à un cadre rectangulaire appelé cadre de
tolérance. Dans ce cadre, et dans des cases différentes, sont inscrits dans l'ordre : le
symbole du défaut à coter, la valeur de la tolérance et si nécessaire la lettre majuscule
repérant l'élément de référence (fig. 4-2,4-3 et 5-1).

b) Cas exigeant plusieurs éléments de référence :

si deux ou plusieurs éléments sont indispensables à la référence, les lettres


correspondantes, séparées par un trait d'union, sont toutes inscrites dans la même case
(fig. 5-2). Exemple : coaxialité (fig.11).

Si un ordre de priorité doit être respecté au moment de la vérification, les lettres sont
inscrites dans des cases séparées (fig. 5-3). Exemple : localisation (fig.11).

c) Cas d'un élément restreint :


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une même forme peut parfois être tolérancée sur une partie restreinte ou encore
comporter deux tolérances différentes. Les tolérances restrictives permettent la cotation de
ces cas (fig. 4-4 et 5-5).

d) Cas d'éléments séparés :

si la tolérance concerne un groupe de plusieurs éléments séparés ou distincts, la cotation


doit être effectuée comme l'indiquent la figure 8 de la tolérance. Si l'exigence s'applique à
l'ensemble de tous les éléments séparés, la mention CZ (zone commune) est ajoutée à la
suite. Sans cette mention, l'exigence porte sur chaque élément.

e) Cas de plusieurs tolérances :

si une même forme reçoit plusieurs tolérances de nature différentes en même temps,
l'inscription peut être effectuée comme l'indique la figure 5-7.

f) Cas d'une cotation au maximum de matière :

l'inscription doit être réalisée avec le symbole M encadré (fig. 5-6). Le principe peut
s'appliquer à la tolérance, à la référence ou aux deux en même temps. Il ne s'applique pas
aux tolérances de battement. (Voir aussi paragraphe VIII).

g) Cas d'une zone de tolérance projetée :

dans certains cas, la tolérance géométrique n'est pas appliquée à un élément ou une forme
mais uniquement à son prolongement (en dehors l'objet).

Utilisations : formes servant d'implantations à des goujons, clavettes, goupilles...

Le symbole P encadré doit être utilisé après la valeur de la tolérance géométrique et avant
toutes les cotes utiles à la définition de la forme projetée (fig. 5-8).

6. Références partielles permettant de définir des éléments de référence (plan...).

3. Repérage des éléments de référence et des éléments tolérancés

Les éléments tolérances ou les éléments de référence peuvent être :

- des lignes ou des surfaces ;

- des axes, des plans médians d'objets ou des centres ;

- des axes ou des plans médians d'une partie ou d'un tronçon d'un objet.

Dans le premier cas, le triangle ou la flèche doivent aboutir sur l'élément même ou, si ce
n'est pas possible, sur une ligne de rappel (fig. 7).

Dans les deux autres cas, le triangle ou la flèche doivent aboutir et être tracés dans le
prolongement de la ligne de cote donnant la dimension de la forme (fig. 7).

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7. Repérage des éléments : lignes, surfaces, axes, lignes médianes et surfaces médianes.

8. Caractéristiques particulières.

II - Tolérances de forme

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9. Tolérances de forme : exemples d'indications et interprétations correspondantes.

III - Tolérances d'orientation

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10. Tolérances d'orientation : exemples d'indications et interprétations correspondantes.

IV - Tolérances de position
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11. Tolérances de position : exemples d'indications et interprétations correspondantes.

V - Tolérances de battement

1. Battement circulaire

Plusieurs mesures sont nécessaires pour contrôler toute la surface spécifiée et la tolérance
doit être respectée pour chaque position de mesure. La variation est mesurée dans la
direction indiquée par la flèche. Au cours du mesurage, pendant une rotation complète
autour de l'axe de référence, il n'y a pas déplacement de l'instrument de mesure ni
déplacement axial de la pièce. Une erreur de battement simple peut résulter par exemple
de défauts de circularité, planéité, cylindricité, perpendicularité (pris séparément ou en
combinaison).

2. Battement total

Au cours du mesurage, l'instrument de mesure se déplace le long d'une ligne fixe spécifiée
pendant que la pièce effectue une série de rotations autour de l'axe de référence. Les
erreurs de battement total résultent, séparément ou en combinaison, de tous les défauts
géométriques précédents.

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12. Tolérances de battement.

VI - Tolérancement des formes souples ou déformables

Elles sont cotées comme si les pièces étaient rigides ou indéformables. Il est nécessaire de
préciser sur le dessin que la pièce est déformable : inscrire la référence ISO 10579 NR près
du cartouche. Les variations à l'état libre doivent être suivies du symbole F entouré
(exemple fig. 13).

13. Exemple.
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VII - Principe ou exigence de l'enveloppe (ISO 8015 /E04-561)

1. Principe

Une surface, après fabrication, ne doit pas dépasser les limites imposées par une
enveloppe dont la forme géométrique (de dimensions celles de la forme théorique au
maximum de matière) est parfaite. Sans oublier que toutes les dimensions locales
possibles doivent être supérieures à la valeur minimale admissible de la cote tolérancée
(exemple fig. 14 et 15).

L'application de ce principe permet un contrôle plus simple après fabrication (jauges,


calibres...). L'utilisation est analogue avec les autres formes géométriques (cylindre,
parallélépipède...).

14. Défaut maxi de rectitude lié au cas de la figure 15.

15. Principe de l'enveloppe ; symbole .

Remarque : si, avec le principe de l'enveloppe, des tolérances géométriques


supplémentaires (rectitude, planéité, circularité, cylindricité) sont ajoutées, elles viennent
en restriction par rapport à la tolérance (IT). Conséquence : aucune tolérance géométrique
ne peut être supérieure à l'IT ; la tolérance de rectitude de l'axe figure 14 ne peut pas
dépasser 0,016. Voir aussi principe d'indépendance.

2. Inscription normalisée

Pour un élément isolé on indique le symbole E entouré d'un cercle en trait fin après la cote
tolérancée ou l'ajustement (fig. 15).

Pour l'ensemble d'un dessin inscrire le symbole précédent près du cartouche.

S'il n'y a pas d'indication, le dessin sera interprété suivant le principe des cotes locales.

VIII - Cotation au maximum de matière

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16. Dimensions au maximum et au minimum de matière.

A cotation identique, l'utilisation de la condition au maximum de matière permet des coûts


de production moins élevés ; elle simplifie l'usinage et le contrôle, rend possible le contrôle
de certaines tolérances géométriques par des jauges, calibres, etc.

Le principe du maximum de matière ne peut pas être appliqué aux tolérances de


battement, aux entraxes des chaînes cinématiques (engrenages...) et aux assemblages
serrés. L'inscription normalisée est réalisée avec le symbole M entouré (fig. 17 et 18).

1. Principe (ISO 2692 -E 04-555)

Utilisée avec les tolérances géométriques, la condition au maximum de matière établit une
dépendance entre tolérance dimensionnelle (IT) et tolérance géométrique. Elle permet de
transférer la portion de l'IT non utilisée lors du contrôle (marge restante) sur la tolérance
géométrique afin de l'augmenter.

Tolérance géométrique au minimum de matière = tolérance géométrique au maximum de


matière + intervalle de tolérance de la cote (IT)

Dimension virtuelle pièce femelle = dimension au maximum de matière - tolérance


géométrique

Dimension virtuelle pièce mâle = dimension au maximum de matière + tolérance


géométrique

2. Exemple 1

Les spécifications imposent une tolérance sur le diamètre (50,00 maximale et 49,80
minimale) et une tolérance de rectitude au maximum de matière (0,2). Ces deux
conditions font qu'au maximum de matière le diamètre du cylindre enveloppe de la pièce
atteint 50,20 (diamètre virtuel). Si le diamètre (pièce) diminue (à partir de 50,00), le jeu
entre la pièce et le cylindre enveloppe augmente. Ce gain peut être ajouté à la tolérance de
rectitude (au minimum de matière la tolérance atteint 0,4). En pratique il varie entre 0,2 et
0,4.

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17. Exemple 1.

3. Exemple 2

Les spécifications imposent une tolérance sur le diamètre (60,50 maxi et 60,30 mini) et
une tolérance de perpendicularité au maximum de matière (0,05 avec la référence A). Ces
deux conditions font qu'au maximum de matière le diamètre du cylindre enveloppe du trou
atteint 60,25 (diamètre virtuel).
Si le diamètre augmente (à partir de 60,30), le jeu entre la pièce et le cylindre enveloppe
augmente et le gain obtenu peut être ajouté à la tolérance de perpendicularité ; il atteint
0,25 au minimum de matière et peut varier entre 0,05 et 0,25.

18. Exemple 2.

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