Réalisé par: Ouechani Khawla
Chouikha Dhia Bel Haj Mhammed Ahmed
2020/2021
Plan
A. Nécessité de l’allumage
B. Introduction
[Link] fonction de l’allumage
[Link]éation de l’arc électrique
C. Allumage classique
I. Principe de fonctionnement
II. Les organes de l’allumage classique
1) La bobine haute tension
2) Le condensateur
3) Le rupteur
4) Le distributeur
5) Bougie d’allumage
D. Le point d’allumage
A. Le correcteur centrifuge
B. Le correcteur à dépression
E. Critiques de l’allumage classique
F. Allumage électronique
I. L’ allumage à rupteur transistorisé
II. L’allumage électronique intégral
III. L'allumage jumo-statique
IV.L’allumage statique
V. Gestion des avances
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Nécessité de l’allumage
Il existe deux types de moteur, les moteurs à allumage par compression
(moteur diesel) et les moteurs à allumage commandé (moteur essence).
Allumage par compression : La température généré par la compression est
suffisante pour déclencher l’inflammation du mélange.
Moteur à allumage commandé : un système auxiliaire est nécessaire pour
amener le mélange gazeux à l’inflammation.
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Introduction
La Fonction de l'allumage
La fonction de l'allumage est de produire un apport de chaleur dont
l'énergie soit suffisante pour déclencher l'inflammation du mélange
gazeux en fin de compression. Cette inflammation est obtenue par la
création d'un arc électrique.
Vitesse de
+ contact PMH rotation Remplissage
Produire des arcs électriques à un
Énergie moment précis pour amorcer la Énergie
électrique combustion calorifique
A0
Système d’allumage
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Introduction
Création de l'arc électrique
A l’air libre, la création d’un arc électrique entre les électrodes de la bougie nécessite une tension
de 2000volts.
Dans le moteur, la tension doit être d’un minimum de 4000volts jusqu'à 10000volts.
La tension dépend de :
❖ De la pression dans la chambre de combustion.
❖ De la richesse du mélange air essence.
❖ Des électrodes de la bougie.
❖ De la températures de la chambre de combustion et du mélange.
Tous ces facteurs varient au cours du fonctionnement du moteur. De plus, le circuit comporte des
ruptures et des défauts pouvant apparaître au cours du fonctionnement ; le système doit donc
fournir une tension comprise entre 12 000 volts et 20 000 volts afin de disposer de réserve, pour
obtenir une telle tension on fait appel à un transformateur de tension : la bobine d’allumage
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Allumage classique
Principe de fonctionnement
Un enroulement primaire est couplé
électromagnétiquement, pour constituer un
transformateur de tension appelé bobine,
à un enroulement secondaire placé dans
un circuit haute tension comportant un
entrefer d'éclatement porté généralement
par une bougie.
Dans le système d'allumage classique, les
coupures intermittentes sont réalisées par
un rupteur, placé sur la ligne de retour à la
masse du bobinage.
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Allumage classique
Principe de fonctionnement
Rupteur
L’ouverture et la fermeture du rupteur sont provoqués par une came.
Le rupteur et l'arbre porte-cames sont des éléments de l'allumeur.
L'arbre d'allumeur tourne à demi-vitesse du vilebrequin puisqu'il doit
se produire une étincelle tous les deux tours de vilebrequin.
Au moment où le circuit primaire se ferme au rupteur, le courant
s'établit progressivement et lorsqu'il s'ouvre, ce courant se trouve
alors dérivé vers le condensateur branché aux bornes du rupteur.
Le condensateur va se charger ce courant du self puis se décharge Allumeur
aussitôt.
La variation brutale du flux dans le circuit primaire provoque la
naissance d'un courant haute tension dans l'enroulement secondaire
puis la distribuer vers la bougie intéressée.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
La source d'électricité étant la
batterie accumulateur, le dispositif
d'allumage classique mécanique est
constitué de trois organes distincts :
❖ La bobine haute tension,
❖ L'allumeur: qui comporte:
▪ Le condensateur
▪ Le rupteur
▪ Le distributeur
❖ Les bougies, une par cylindre.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
1) Bobine haute tension:
➢ Le courant haute tension est obtenu garce à la création d’un courant induit dans un bobinage par
variation de flux magnétique.
➢ Chaque bobine est composée de :
▪ Un bobinage primaire
▪ Un bobinage secondaire
▪ Un noyau en fer doux
➢ Une variation du champ magnétique dans le primaire crée un courant induit dans le secondaire.
➢ La f.e.m. secondaire sera d’autant plus importante que:
▪ La variation de flux sera importante et rapide.
▪ Le rapport entre le nombre de spires des bobinage primaire / secondaire sera grand.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
Schématisation du fonctionnement de la bobine
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
La rupture du courant primaire
En théorie :
A la fermeture et à l’ouverture la
variation devrait être instantané
Les variations de flux devraient être
identiques.
Une étincelle devrait être produite à
l’ouverture et à la fermeture du rupteur.
En pratique :
La variation n’est pas instantanée à
cause du phénomène d’auto induction.
A la fermeture du rupteur la variation est
longue (t1), il n’y a pas d’étincelle.
À l’ouverture, la variation est rapide (t2),
une étincelle est produite.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
Les effets néfastes de l’auto induction ou de self induction
Lors de l’ouverture du rupteur, le courant de self induction
s’oppose à l’ouverture du circuit et va créer une étincelle aux
contacts du rupteur.
Cette étincelle au rupteur présente deux inconvénients :
▪ Une détérioration rapide des contacts du rupteur.
▪ La rupture du circuit est lente la tension secondaire est
donc faible, l’étincelle aussi.
Pour éviter ces inconvénients, on utilise un condensateur
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
2) Le condensateur:
Le condensateur à deux rôles :
▪ Protéger les contacts du rupteur à leur ouverture en
absorbant le courant de self induction.
▪ Accélérer la variation et donc de réduire le temps t2 ce
qui renforce la haute tension et donc l’étincelle.
Le condensateur se charge à l’ouverture du rupteur et il se
décharge aussitôt dans le courant primaire.
Par induction ce phénomène renforce la tension primaire, la
tension secondaire est donc plus élevée.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
3) Rupteur
Le rupteur est l'élément de la tête
d'allumage qui assure la rupture
périodique du courant dans le circuit
primaire de la bobine. Cette opération
s'obtient par l'écartement, commandé par
une came, de deux contacts appelés
couramment vis platinées.
Le rupteur, ainsi appelé parce qu'il coupe
périodiquement la liaison à la masse du
courant primaire de la bobine, est
constitué de deux contacts (vis platinées),
d'un linguet d'ouverture et d'un ressort de
rappel.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
L’angle de came
C’est l’angle durant lequel les
contacts du rupteur sont fermés.
• Influence de l’angle de came:
Pour obtenir un remplissage
correct de la bobine, il faut un
certain rapport entre l’angle de
fermeture et l’angle d’ouverture.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
Angle de came trop grand:
❖ Écartement des contacts insuffisant
❖ Point d’allumage retardé
❖ Rupture pas assez franche
❖ Variation de flux pas assez rapide
❖ Étincelle faible
❖ Risque d’échauffement de la bobine
Angle de came trop petit:
❖ Écartement des contacts trop grands
❖ Point d’allumage avancé
❖ Remplissage primaire insuffisant
❖ Flux magnétique réduit
❖ Ratés d’allumage à haut régime
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
4) Distributeur:
La fonction de distributeur est de répartir les étincelles
vers les cylindres en tenant compte :
❖ De la position du vilebrequin.
❖ De l’ouverture du rupteur.
❖ De l’ordre d’allumage.
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
5) Bougie d’allumage:
➢ Elles fournissent l’énergie nécessaire pour
amorcer la combustion du mélange gazeux
grâce à des étincelles électriques jaillissant
entre leurs électrodes.
➢ Caractéristiques principales des bougies :
❖ L’indice thermique. (En fonction du
type de moteur)
❖ Le type de culot. (Siège plat ou
conique)
❖ Le nombre d’électrode.
❖ Les dimensions. (Diamètre et
longueur du culot)
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Allumage classique
Les organes de l'allumage classique
➢ La température de fonctionnement d’une bougie doit rester dans une plage précise:
❖ 400°C mini pour éviter l’encrassement
❖ 850°C maxi sous risque d’auto-allumage
➢ En fonction de leur niveau de performance, les moteurs sont équipés de bougies évacuant
facilement les calories (bougies froides) et d’autres les conservant (bougies chaudes).
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Le point d’allumage
Le moment de l’allumage doit être précis afin d’obtenir le maximum de pression sur le
piston.
Le calage initial: Ce calage est définit par le constructeur, il est valable pour le
régime de ralenti
Les correcteurs d’avance:
Le régime moteur peut varier pour une même position de papillon (accélérateur)
Le remplissage du moteur varie en fonction de la position de l’accélérateur.
Il faut donc modifier le point d’allumage en fonction :
❖ Du régime moteur correcteur d’avance centrifuge
❖ Du remplissage du cylindre correction d’avance à dépression
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Le point d’allumage
Le correcteur centrifuge
La modification de l’avance en fonction de la
vitesse de rotation du moteur est obtenue par le
décalage de l’arbre porte cames par rapport à
l’arbre de commande. Ce décalage est dû au
déplacement des masselottes soumises à la force
centrifuge qui est fonction de la vitesse de rotation.
➢ Plus un moteur tourne vite, plus le temps disponible
pour réaliser la combustion diminue.
➢ Plus le régime de rotation augmente, plus l’avance
devra être importante.
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Le point d’allumage
Le correcteur à dépression
La modification de l’avance en fonction du remplissage ou de la charge, se fait par une capsule
dont la position de la membrane évolue avec les valeurs de la dépression.
Les mouvement de la membrane entraîne un décalage angulaire du plateau porte rupteur et donc
un décalage à l’instant d’ouverture des contacts du rupteur.
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Le point d’allumage
Le correcteur à dépression
Au ralenti
La dépression n’a pas d’action sur la
membrane, pas de correction d’avance
Lors d’une faible ouverture de papillon
La dépression sur la membrane est importante
Le plateau est décalé, la correction d’avance
est importante.
En plein charge
La membrane n’est plus soumise à la
dépression, il n’y a pas de correction
d’avance.
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Critiques de l’allumage classique
❖ Détérioration de la portée des contacts du rupteur malgré la présence du condensateur.
➢ Mauvais contact, défaut de passage du courant primaire
❖ Rupture du circuit primaire pas très « franche » malgré la présence du condensateur, risque de
prolongation du passage du courant à l’ouverture des contacts
➢ Variation de flux trop longue, tension secondaire insuffisante.
❖ Usure du toucheau du contact mobile par frottement sur l’arbre de l’allumeur
➢ Déréglage de l’écartement des contacts du rupteur
➢ Déréglage de l’angle de came
➢ Déréglage du point d’avance à l’allumage
❖ Rebondissement des contacts du rupteur à hauts régimes
➢ Ratées d’allumage
❖ Fiabilité du condensateur
➢ Un condensateur peut voir sa capacité diminuer ou même se mettre en court circuit
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L’allumage électronique
L’allumage à rupteur transistorisé
Ce type d'allumage est une évolution de l'allumage
classique. Le but était de limiter l'intensité qui
traverse les rupteurs, et de supprimer l'action du
courant d'extra rupture. La commande du module
est faite par les rupteurs. La coupure du primaire
est faite par le module. Dans l'allumage
transistorisé, le condensateur n'est plus
nécessaire.
Le schéma de principe de la figure ci-contre illustre
le fonctionnement d'un allumage à rupteur
transistorisé dans lequel l'allumeur-distributeur
reste classique.
Le rupteur étant fermé, la base du transistor T2 a
un potentiel négatif (elle est court-circuitée), ce qui
a pour effet de bloquer T2.
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L’allumage électronique:
L’allumage à rupteur transistorisé
➢ Deuxième phase :
Première phase :
➢ L'ouverture des grains du rupteur jouant le rôle
A la fermeture du contact, la base de T1 est
de déclencheur, la base de T2 qui était négative,
portée à un potentiel positif, à travers la
devient instantanément positive à travers la
résistance de polarisation R1. L'établissement du
résistance de polarisation R2.
courant base-émetteur débloque le transistor T1
➢ Un courant base-émetteur (B2-E2) s'établit, ce
qui devient passant. Le courant collecteur-
qui a pour effet de débloquer T2. Il devient
émetteur (C1-E1) circule et permet l'établissement
conducteur. La base de T1 est court-circuitée,
du courant primaire dans la bobine.
c'est-à-dire portée à un potentiel négatif. T1 court-
circuité est bloqué et interrompt la circulation du
courant dans le primaire de la bobine.
➢ Puis les grains se ferment de nouveau, T2 est
bloqué. T1 devient passant, le courant circule dans
le primaire de la bobine, et le cycle recommence.
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L’allumage électronique
L'allumage électronique intégral
L'allumage électronique intégral ne comporte aucune pièce en mouvement.
Un certain nombre de capteurs émettent des signaux électriques reçus par un
calculateur électronique. Après traitement des informations celui-ci transmet au
bobinage primaire des variations de courant permettant l'obtention d'une force
électromagnétique (f.é.m.) induite élevée au moment le mieux adapté aux
conditions instantanées de fonctionnement.
Un ou plusieurs capteurs sont fixés dans des positions angulaires précises sur un
carter, à proximité immédiate du volant moteur.
Un ou plusieurs plots métalliques sont fixés sur les périphéries du volant.
Lorsqu'un plot passe sous un capteur, ce dernier émet un signal électrique
transmis au calculateur.
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L’allumage électronique
L'allumage électronique intégral
La position des capteurs et la valeur des
signaux émis permettent de détecter :
❖ La vitesse de rotation du moteur,
❖ Le point d'avance initiale,
❖ Le point d'avance maximale.
D'autres sondes ou capteurs permettent
d'enregistrer notamment :
❖ La pression d'admission,
❖ La température,
❖ Les détonations.
Le calculateur, après analyse des données,
détermine avec précision le point
d'allumage.
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L’allumage électronique
L'allumage jumo-statique
Le système d’allumage jumo_statique ➢ Avec ces systèmes, deux bougies sont chacune alimentées par une bobine
consiste sur l’utilisation de bobine à d'allumage haute tension. Étant donné que la bobine d'allumage génère deux
deux sorties. ces bobines d'allumage étincelles simultanément, une bougie doit se trouver sur le temps moteur du cylindre et
sont utilisées pour les moteurs avec l'autre décalée à 360° dans la phase d’échappement.
un nombre pair de cylindres. ➢ Pour un moteur à quatre cylindres, les cylindres 1 et 4 par exemple et les cylindres 2
et 3 sont respectivement raccordés à une bobine d'allumage. Les bobines d'allumage
Les enroulements primaire et
sont commandées par les étages de puissance d'allumage dans le calculateur. Celui-ci
secondaire de la bobine d'allumage à
reçoit du capteur de vilebrequin le signal de point mort haut afin de commencer à
deux sorties possèdent chacun deux
commander la bonne bobine d'allumage.
raccords.
L'enroulement primaire est raccordé à
la borne 15 avec l'alimentation en
tension (plus) et à la borne 1 (masse)
avec l'étage de sortie de l'allumeur ou
du calculateur. L'enroulement
secondaire est raccordé avec les 1: Calculateur d’allumage
2: Bobine d’allumage
sorties (4 et 4a) aux bougies. 3: Bougies d’allumage
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L’allumage électronique
L’allumage statique
Dans ce type d'allumage, il y a une bobine par
cylindres, donc 4 commandes, soit : 1a, 1b, 1c
et 1d. Le calculateur a besoin de connaître la
différence entre le cylindre 1 et 4, un capteur
de phase a donc été rajouté. Celui-ci est du
type à effet Hall (permet de mesurer une
variation de champ magnétique.)et monté sur
l'arbre à cames.
Une fois le moteur démarré le calculateur n'a
plus besoin de cette information.
Les avantages de ce type d'allumage sont :
❖ Plus de fils de bougies.
❖ Plus de temps pour " remplir " les
bobines en haut régime
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L’allumage électronique
Gestion des avances en allumage électronique:
Pour l’allumage électroniqe, toutes les valeurs possibles d’avance à l’allumage et ‘’d’ angle de came’’ ont été
déterminées au banc d’essai moteur. Ces valeurs ont été mémorisées sous forme de
cartographies représentant plusieurs milliers de points d’avances différents.
❖ Cartographie d’avance en fonction : ❖ Cartographie ’’d’angle de cames’’ en fonction :
➢ de la vitesse de rotation ➢ de la vitesse de rotation du moteur
➢ de la charge du moteur ➢ de la tension batterie
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