Luba Langue
Luba Langue
i
0..
•••••••• I • I •• ' ••••••
60
L'énumération abstraite s'énonce comme suit :
un ûmuè (sous-entendu munn : doigt),
.~
Cl)
I~
3 6
U muntu umue
w bantu bàbidi bàsàtu bàna.yi bàta.nu bàsamhömbö
~ mutshi ûmuè mitshi ihidi isàtà ina.yi ita.nu isembömbê
i:
nzübu umue nzûhu ibidi isàtu ina.yi ita.nu lsambömbö
:::>
iiI
.5 cS luk.àsu lumuè nkàsu ibidi isàtû ina.yi ha.nu isambêmhö
so
<
w
..J
e
0.
budimi bUmuè
dikàsà dimuè
madimi àbidi
makàsà àbidi
àsàtu
àsàtu
àna.yi
àna.yi
àta.nu
àta.nu
àsambömbö
àsambömbö
al Cl)
><
:.::
tshintu tsJUmuè bintu bibidi bisàtu bina.yi bha.nu bisambömbö
-c •..
.CI)
0.
kapià kàmuè tupià tubidi tusàtu tuna.yi tuta.nu tusambömbö
I-
61
~i: Les autres nombres sont de véritables substantifs et sont
.~ invariables, excepté les dizaines, les centaines et les milliers qui,
i:
le cas échéant, prennent le préfixe pluriel propre à leur classe .
-•..
.~
.CI)
0.
7 : muanda mutekète
8: muanda mukulu
(parfois : muanda muakiuwi]
<IJ
"0 9: tshitè.mà
til til
~ Zg
«I
10: di.kiuni
II : di.kiani
(aussi:
nè iirfl.'lè
tshikuta. bianza bibidl. bipuè, tèntè}
Ü
- 58- - 59-
musangu wà kumpàla, musangu mubedi: la première fois ; mumuè: de la même façon, la même chose ;
musangu muibîdi: la seconde fois ; kumuè: ensemble;
musangu muisêtu s la troisième fois ; pàmuè: ensemble, en même temps ; peut-être;
tshipungu tshináyi: la quatrième fois ; mubidi, kubidi, pàbidi: de deux manières, de 'deux espèces ;
tshikondo tshitênu : la cinquième fois ; musàtu, kiisàtu, pàsàtu: de trois manières, de trois espèces, etc.
tshikondo tshisambàmbà : la sixième fois ; Bantu bênso kabè.na miimuè (ou 0: muomiimuè): tous les hommes
musangu wà di.kûmi i la dixième fois ; ne sont pas les mêmes .
musangu wà di.kûmi nè iimuè: la onzième fois, etc. Ibidi nè ibidi mmuomèmuè nè ina.yi : 2 et 2 font 4 (2 et 2 c'est la
même chose que 4).
On fait encore usage de la tournure suivante : on place la particule Tudi tuimba hênso pàmuè: nous chantons tous ensemble.
ka devant le radical du nombre cardinal et on fait précéder le tout Bàdi bàkuàta mishipa pàsàtu: on prend les poissons de trois ma-
nières .
du connectif tshià (ou bià ) .
son résultat etc., sont exprimèes par des mots séparés, qui n'ont forme verbale,il est indispensable de distinguer deux genres de
aucune prise sur la forme verbale. conjugaison : 'la conjugaison affirmative et la conjugaison négative,
En lub a au contraire, les formes verbales font abstraction de la
En luba, tous Ics verbes, à i'infinitif, commencent par ku- et se
notion de temps et expriment plutot la manière dont l'action se
term inent en -a. Darrs la conjugaison du verbe le préfixe ku- tombe
produit, I'achevé ou le non-achevé, les conséquences qui en
pour faire place au pronom personnel ou au préfixe pronomina\.
découlent, les dispositions internes du sujet agissant, etc. La notion
de temps et exprimée par des mots qui ne feront pas partie inté- A la rigueur, on ne pourrait appeler préfixes pronominaux-en
grante des formes verbales ; en d'autres mots: une action, une opposition avec les préfixes nominaux-que les pronoms personnels
situation s'expriment comme elles se manifestent dans le cadre des d.es classes des noms (troisième persenne du sing~t1ier et du plu-
réalités, qui s'y joignent ou que le sujet parlant y mêle. nel). Cependant, nous employons le terrne «préfixe pronominaI»
aussi pour désigner le pronom personnel de la première et de la
De tout ceci il résulte : deuxième personne.
1) qu'aucune forme verbale française ne correspond exactement ~ans I'étude du verbe on appelle radical, la partie de l'infinitif
à telle ou telle forme verbale luba, et vice-versa, qu'aucune forme qut reste après I'enlèvement du préfixc verbal ku : ex. kutüma
verbale luba n'est I'équivalent exact d'un «temps» français ; ra d·ica I : - t'uma ; kukuàta, rad.: -kuàta ; kuenza, rad.: "-enza ; kuya,
rad.: -ya, etc.
2) que les dénominations usuelles des formes verbales françai-
ses ne peuvent pas être reprises pour indiquer les formes verbales 00 appelle noyau du radical, la partie du radical qui subsiste
luba, sous peine de fausser par une nomenclature inexacte les après l'enlè~ement de la finale a ; ex. -tüma, noyau: -tüm-: -kuàta,
notions qu'elle devrait exprimer. noyau : -kuàt-; -enza, noyau : enz-; -ya, noyau : -y-, etc.
Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, nous nous Le noyau du radical est invariable dans toutes les formes ver-
sommes vus obligés d'employer une terminologie mieux adaptée bales. Toutefois, la voyelle i, suivant inunédiatement la consonne
aux besoins et répondant mieux aux conditions réelles. fi~ale du noyau, fait subir un léger changement euphonique à eer-
Nous laissons donc tomber le tenne «temps» pour nous en tenir taines consonnes : t+i = tshi, s-t-i = shi z-ti = Jï n+i = nyi
1+' I _
- diI, '"
au mot eforrne».
Le sujet parlant luba peut présenter l'action à un point de vue kukuàta saisir, prendre kuvua, kulua venir
objectif ou à un point de vue subjectî,
kumanya savoir, connaÎtre kupeta obtenir
Dans la présentation objective, il s' agit uniquernent. de I' action, kumóna voir kudià manger
qu'on décrit dans ses différentes phases et sous différents aspects. kuakula parler kunuà hoire
Dans la présentation subjective, ce sont les dispositions inté- kuya aller, s'en aller kubi.kila appeler
rieures du sujet parlant ou de I' agent qui sont mises en relief (1). kufika arriver kuenza faire
kulà.la être couché, dormir kufuà
Puisque la négation en luba n~ s'indique pas par un adverbe mourir
séparé, comme c'est le cas en français, mais s'incorpore dans la kuamha dire kupöna tomher
kumvua entendre, sentir kutàpa coup er
(1) Cfr. Mgr De Clercq, Kongo-Overzee 11, Lubataal-Studie, p. 15-20. kuangata : prendre kupàtuka sorti r
- 65-
1. LA CONJUGAISON AFFIRMATIVE
Ndi ntiuna bäna ku kûla.sà : j'envoie les enfants à I'école.
A. PRESENTATION OBJECTIVE Udi ulama mbûji yà tatuèndè : il garde les chèvres de son père.
Ndi nkèba mikàndà yà.nyi : je elierelus mes Ii, res,
Verbe ku-türna : envoyer. Bantu bàdi bàpingana kuàhö : les gens retournent. chcz eux.
69 Lufà lîuli luknàta bantu hênso : la mort saisit tous les hommes.
Mu njila tudi tusangana hizûhu nè masanji à tumbelè: sur le •.he-
L'Actuation. min nOlls trou1;ons des coques et des pieds d'arachides
Cette forme présente l'acte en train de se réaliser, la situation est Mpèka.tö îuii ufikisha hantu ku Iufü luà kashidi : Io l{érhé conduit
indiquée telle qu'elle est. L'acte n'est pas encore accompli, n'est Ies hommes à la mort éte1'l1dJe.
pas achevé, 'I'shiêmhe tshuli tsliirueu a hirnpè mu mpàta : Je manioc pousse bien.
Formation : préfixe pronominal + radical du verbe dans la plaine.
1 pers. n-tèma -, .
J envoie. mor
. tu-tûma nous envoyons, nous
Mayu.ki aa àdi àmanyi.~ha häna ma.1uà kale: ces entreriens [otit
connaitre aux enfants les choses d'antan{l'histoire),
2 pers. u-tûma envoyant nu-tûma envoyant Nzè.lo idi i:.;àkola misuàsnà : les poules picotent les tcrmites.
3 mu-ba u-tuma bà-tiun«
Mayi àdi àsàba pêko': l'eau bout sur le feu.
"
Cette forme correspond en partie à l'Indicatif présent et au Par- Nili mbela hênso, nè hampetà nè halanda : je fais la leçoti à tout le
ticipe présent du frarrçais, mais elle n'irnplique pas la notion de monde, et aux riches et aux pauYres.
temps. Pour exprimer cette notlon on ajoute la copule -di, -vua, Munyinyi îuli iuiunka mupü.yà mubi : la viande sent mauvais. .
-akadi ; la forme verbale s'adjoint alors à la copule comme attri- Bintu hià mu tshihêmlii tshièbè bidi bipèna panshi : les ohjets de
but. (-di constate que quelque chose est; -vua (-akadi) constate ta poche tombent par terre.
que quelque chose était). N"udi nutshl.na mîdirua tshianà.nà t t:ous craignez I'ohscurité sans
raison.
70 Note. - Le pronom persennel n, de la première persenne du sin-
a) Pour traduire l'lndicatif présent fronçcis : gulier, occasionne les mêmes changements phonétiques que nous
. /
Tshiluba du Kasayi 3
- 66- - 67-
b) Pour traduire l'lndic. imparfait du français : hiso.sà, îulitàrua nè : ntu.lè : Ies voilà partis, ils arriuent: au champ,_
nu;ua (nûlwdi) rüûma j'étais j'envoie, j'étais I'homme frappe sa houe en terre, il saisit les herbes, il se tend pou!'
Ilt:lU! (/nîJ.adi) utiun a r-nvov ant =
j'envovais les arracher (litt. il se tcnd se disaut : quoe j'arrache).
îunui [uà.leadi} iÎ.tiÎ.1I1l1
Mais on pourrait egalcment remplacer Je present du Irançais par
ttuua tuûlcadi ) tut ûma
le passé simple et dire: les voilà parfis. ils arrivèrent .. - frappa ...
1/./1V/La(ruuilauli] ll11/il/1I1/
saisit... se ten dit.. .
bÛIlIG (bà.lwdi) lràtîuu«
Ufil.-a àmu muinshi muà tshilamha, tikopola hilàmhà, ukàpolo
Halerli hèndè bàcua (bà./;w/i) {)(I.sa lIlU lsllilt:.IIIlla : ses parents luibi- Lisàbûta uè tslrifulu, îuè I,« pà.pa, iiba1lga cliditnpu ilu mûyi, îcsàmbe-
taient SUl'la pente. la pa dibue, tutngltta us.àhangà îulila.ba, itJll.ka nè : nditupurlè kà-
Tshilûlû tslrièndè tsliiiu« (I.,hià/,(/(li) tsliikok« panshi : son hulrit hidi mäyi, ... iuûndubuluka, uiè.l« rlîyi nè : eyi ! ta.tû mha.fû l : il ar-
trainait par terre. rice {arriva} sous le pont, il cnlèce [enlera] ses hahits, il enlère ('11.
Dikènga dikolè clLwa (elit(!meli) (li/""ûla liantn : IIIIe (1;raI)(1(· d<,.tl'('~s(, leua} ses souliers er son chapeau, il (les) dépose {déposa] Ià, il se met
s'em parait des liounnes. (se init ) à s'nsperger d'eau, iI s'ossicd (s'assit) SUl'un rochel', il pretul
MlltlJmho îuiua (/{:à.kaeli) z'tjinga hu kunuà milàngi ita.uu : Mulo-
à
[prit} du savon et se frotte (se [rotta), il se lèce (se lew) afiu de
mbo désirai t hoire cinq houteil les. s'asperger de nouveau d'eau, ... il remonte {remonta) à la surfuce, ij
Ngulungü ûcua (1I.;(I.klldi) /Iya kudià nküntle mu budimi huà nkà- crie {cria) : Hé! père, je suis mort!
sh á.mû : I'antilop« allai I mangel' fles haricots ~1I1' Ie champ dil Kàdi yêye kukûrlimukayè. iuàndisha Pe.trè îunuamba nè : mais
léopard.
il se retourna, il «dmoneste (udmonesta] Pierre et lui dit ...
Muntu kampànda iÎ.1'I1C1 (/cà.kadi) Ilfi;11/a kil tshimenga : un [certain )
MubLke iikuàta njila, knyayè : s'étant levé, il se met [se mit ) en
è
En français, cette notion se rend gériéralernent par le passé com- Mpàlatà we.hè wa.pàwdi (wà.kupàtula) mikuàbö ita.nu: ta pièce
.posé, ex. iI est parti, c'est fini, j'ai reçu, j'ai atteint, etc. (d'argent) en a rapporté cinq autres.
Cette forme verbale a deux formules équivalentes; la première Di.taba dièbè diakupàndishi (diàkukupàndisha): ta foi t'a sauvé.
est propre aux Baluba, I'autre aux-Bena Luluwa et les Bena Konji. Umue wa kûdibo ûmöna nè : mba.pàndi (nákupànda), kualukilayè:
Notez que dans la forme des Baluba, le pronom personnel de un d'eux voyant (ainsi): je suis guéri, revint.
la première personne du singulier est mb ou ng au Iieu de n : Mba.petshi {ruikupeta] mûko.ko wà.nyi üvuà mujimine: j'ai trouvé
mba.tûrni ou nga.tümi. Le -l final peut être 0 ou u, si la voyelle (obtenu) ma br~bis qui était perdue,
principale du radical verbal est 0 ou u; ex. mba.londi ou mha- Nga.sangànyi (nákusangana) bimuè himuma bibolè mu tshisakà
londö: [ai raconté; wa.tû.ki ou wa.tit.ku: il s'est détaché. - At- tshièbè: j'a(trouvé quelques fruits gatés dans ton panier.
tention aux changements euphoniques sous I'influence du -i final. Wa.bàki, wa.ledi, wa.wàdi tshilàmhà: tshiIenga ne mukàhà mulenga,
wenji muntu: il est marié, il a (engendré des) enfants, il porte
Voici leur formation : (a revêtu) un be au vêtement et une belle ceinture, il est decetui
Baluba Bena Luluwa quelqu'un.
Bundü buanleuètshi buà même kuya: je suis gêné (la honte m'a
préf. pro + a. + noyau V. + préf. pro + aku + radical V.
pris) d'y aller.
mb-a-tèm-i j'ai envoyé n-iiku-tîuna Note. - Les verbes kuJuà: mourir, kucua i venir, kulua: venir,
w·a.·tum-i w-êleu-tîuno. kusua: vouloir, kupuà: être accompli, kutuà: toucher, atteindre,
w-a.-tum-i u,'-à.ku-tuma kumvua : entendre, comprendre, ne prennent pas de i final dans la
tu-a-tûm-i tu-êku-tîuna forme des Baluba; l'accompli de ces verbes se termine en u: mba.jîs,
nu-a.aûm-i nu-êku-tîsma mba.uu, mba.lu, mba.sîi, mbapû, mba.tû, mbumcû.
b-a-tûm-i b-à.ku-tiima La forme en -aku- de ces verbes est régulière: nakuJuà, nêkucua ,
Notez que dans la ferme mba.tüml leoa de la première et de la troisième nêkulua, nêkusua, nakupu.à; niikutuà, nêkumoua.
persenne du singulier et du pluriel a un ton montant.
73
tuafiki (wakufika): nous sommes arrivés, nous y sommes ;
ba.yi (bà.kuya): ils sont partis ; Le constatatif (Allusif ou Historique )
kuajiki (kuàkujika): c'est fini ; Cette forme marque I'action dans sa réalité sans plus: elle relè-
wa.Ju (wà.kufuà): il est décédé, iI est mort. ve l'acte cornrne un fait nu, sans s'y attarder davantage, elle .con-
Mudimu u'a.jiki (wà.kujika): le travaiI est fini. state un fait.
Dîba diakumbanyi (diàkukumbana): il est temps ; L'actuation et le parachèvement n'entrent pas en ligne de compte.
Numcîs [nuàkumcua} biênso ebi anyi?: avez-vous compris tout En français, cette notion se rend d'ordinaire par le passé simpte:
cela? j'envoyai, je pris, (parfois aussi par I'imparfait, le passé composé
Mupröfe.tà munène u'a.ju.ki (wà.kuju.ka) kutûdi : un grand pro. ou le plus-que-parfait).
phète a surgi parmi nous, Tout comme la forme précédente, le constatatif a deux formules
Mvidi MukUliJ. u,'a.vu (wà.kuvua) kukûmbula bantu hèndè: Dieu équivalentes, Nous donnons d'abord la plus simple, qui est propre
est venu visiter son peuple, aux Bena Luluwa et les Bena Konji; elle constituo le pendant de
iO - 71-
leur ferme accomplie .. mais au licu de lintixc -a.ku- ils iu tctr aleut 74
-a.ka- .
Le constatatif en usage chez les Baluba est plus compliqué.
Voici la forme du constatatiî des Bena Luluwa :
Formation : préf. pro + noyau v. + -ine (-He, -ène, -èle )
Formation : préf: pro + a.ka + radical verba I Maïs il n'est pas permis de choisir n'importe lequel de ces suffixes;
i! taut tenir compte des règles de l'harmonie des sons, qu'on peut
n-ûka-tiunu j'envoyai (rai envoyé ) ...
énoncer comme suit :
ur-êlca-tîuna
Ic-à .ko-tinna a) Les verbes qui ont comme voyelle principale a, i, u et se ter-
tu-iika-tîuna minent en ma, na, nya, prerinent le suffixe -ine .
nu-à ka-t 11111a b) Les verbes qui ont les mêmes voyelles principales, mais une
b-à.iea-tîuna autre terminaison, prenrtent le suftixe -ile .
W à.kajua mu tshi.nè tshidimu atslrio : il m01l1'll t au cours de cettc 2 a) Les verbes qui out cornmc voyelle principale e ou 0 et se ter-
même année-Ià. minent en ma, na, nya, prennent le suffixe -ène ,
Tuûkaiik« ku musûlu tlîki dià munda muny à IWI/S arri rûmes près
:
b) Les verbes qui ont les mêmes voyellesprincipales, mais une
de la rivière à midi.
autre terminaison, prennent le suffixe -èle .
Niikamàna mûtêto ûkenka kn.ln: je cis une étoile hrillnht en hant. ( Attention aux changements phonétiques sous I'influence de i).
Ttuikubasongan« halà.le: 1I01lS les trotuiiimos cndormis. Voici un exemple pour chaque cas:
Nslrind] uà.kalekela Iungaj i : I'écureuil laissa tomber la noh: de
palme, kutüma kukuàta kupeta kupóna
Wà.kalongesha ],511:\ nköngo lIè nkóngo : il ensei gna des groupcs ct
n-tûm-ine n-kuàtsh-ile m-pet-èle m-pèn-ène
des gJ'O\lpes d'enf'ants. .
u-tiim-ine u-kuàtsh-ile u-pet-èle u-pàn-ène
Buàräl,è bà.kakàndul1ll'.na mil marimgn ku Lumami : les Arahes
.à
û-tiim-ine ~. îs-kuiush-ile
•....
(0 û-pet-èle
•.... ii-pàn-ène ~.
se [i xèrent dam les régions de près flll Lommui. (0" 0"
e ..•.
::l 0-
/.!l-tiim-ine < tu-kuàtsh-ile '0
::!. tu-pet-é '[
tu-pàn-ène S'
'I'<lringoma tshiàhtpàtrtkila njila ~hlrli: Bailr5hè bà.kapàtllltt tshi- 0
'< nu-kuiush-ile V> 5' a
ngoma tshià nto.ta. Batshioko è kupàtula t!'lhià tshipenzu : le Cu-
nu-tîï m-ine ~. nu-pet-èle
V>
nu-pàn-ène 0-
2!.
bii-tîun-ine bà-kuètsh-ile bà-pet-èle bà-pèn-ène
sil fut, introduit (appnrut) par rlcux chemins : les Arahes intro-
duisirorit Ie fusil à capsnle, Ies Batshioko introduisirent celui à
silex. Note. - 1° Les verbes qui se terminent en -ana et -ala ne pren-
Batè.ke lJà.kusungidila Bafi.ke kûdi bahàtàt-drishi hà.hè : les Blanc nent pas de suffixe, mais leur terminaison naturelle change en
déiendirent les Noirs contre lcurs oppr(,~"l'llr.';. .
-è.ne et -è.le .
Bà.kabueja bàmuè he.na ditimga mu tshisumhü tshiàbè : ils enrêlè- ' kusangana trouver, nsangè.ne : je. trouvai ;
rent quelques gens de la contrée dans ]('111' p art i. . knsàngala être heureux , nsangè.le : je fns henreux.
Bà.katuàdija mudimu wà.hè mil ugondo muinávi : ijs commencè- 2° Les verbes se terminant en -ula et -una changerit cette termi-
. rorit Ieur rravail dans le qnntr ième mois. ' naison en -uile et uine .
-'72 - - 73 --
Panuèmànà biênso abio : - quand VO/l8 verrez tout cela. Pà.tiijJàbo nshima, wa.vua kuimha tshi.nà: quand i/s "ol/..~ tlonno-
Pambà.fikà pamhèlè pà.bö, ke pa1llbà.konkà : quand j'arriverai chez ront du hidia, viens nlors creuser Uil puits.
eux à la maison, c'est alors que je demanderai ... Pà.jikà kar'ltlà kàdi ku.1u: quatui sera fini la pluie qui est en hant.
'Patuàjikijà mudimu ewu, netûbangilè mukuàbè : quand nous aurons Kanuèna .hamanyè ki;lt.v/ln lufi;, kunûkuàta to: vous II~ savez pas
fini ce travail-ci, nous commencerons un autre. oû la mort t-ietulra vous surprendre. .
Bitvà.monà muntu wènza nànku: si .tu vois (verras) un homme Biànuûmbit muntu : nurl] nuenza hislri ? : si quel qu'un. t·o",~ dit;
agissant de la sor te ... qu'cst-cc que \'OIlA f ai tes ? ...
Binuikalà kanûyi bänsue, nümpè hiûmà hiànyi: si vous ne ooulez Kàdi pà.vuà llkiislul.lIIc1, uuûmuamhila nè: mais si le léopard cient,
pas de moi (comme gelldre), rendez-moi mon argent. nlUs lui direz ...
Umbà.uii: mishiku awu, nyêye ; nînnukuàtè : ce/ui que je baiserai, I'à·fÎl.·àbo, nûhàsèmhèshè : quorul ils arriceronr, tencz-Ieur compa.
c'est lui, arrêtez-le, gnie.
Kèba.yi àmu muà kuya kumpàla, lmà jJaTwàyà ku misèkó, nuámóna
muà kncnza bilenga mu tûla.sà tunuélongeshà : tächez toujours 78
de faire du progrès , afin que quarul vous irez dans les villagcs , L 'infinitif
vous puissiez faire du bi en dans les classes oîs 1·01l.~enseignerez,
L'infinitif du verbe luba est une forme substantive. D'ordinairc
Patuàfuà ke patuà.~hLshà kupeta wè.tû muaba wà kaslridi mu diulu:
il répond à l'infinitif français. IJ désigne I'action ou l'état d'une
quand nous mourrons, c'est alors que nous obtiendrons pour tou-
rnanière générale et indéfinic.
jours notre placc au ciel.
kukuàta : prendre knhaJa: lire kudiû '. manger
77 knfûnda : écrire kuuàya : jouer kulà.Ia : tlormir
Si le sujet de la proposition subordonuée temporelle ou con di- kupela motulre kUl1uà: boire kulöka : ploucoir,
tionnelle est un substantif (donc à la 3 pers.), il se place après la
L'infinitif est d'un usage très fréquent; surtout comme narratif
forme verbale et la particulo pa ~u bi prend la place du préfixe
mais sans qu'il impliquc la moindrc notion de terups. Aussi, tradui-
pronomina!. Si le sujet est un pronom, pa et bi preunent égale-
sallt cette f?.rmc en français, n0115 sommes contraints d'employcr
ment la place du préfixe pronomina! -et le sujet est attaché comrne A
quand l'enfnnt pleurera : pà.dilà (pa-à-dilà ) /Il.flána; Kaluuuli kulela bäna hàta.nu, Mukènge
è kulela pèndè hàta.nu :
è
Kuine kunàya aku kuvua k.uà hàngata bintu:. c'était là un j~u au- Si cette formule, ou la suivarrte, exige l'emploi d'un pronom,
quel Ils pouvaient gagner des prix. il faut prendre le substitut du nom : même, wêwe, yêye, tuêtu ,
Mbua kàseki, kuseka kuà mbua nkubUluka: le chien ne rit pas, Ie nuênu , bobo, tshiötshio , etc.
rire du chien c'est ahoyer (proverbe) .
même mutûme : moi ayant envoyé ,
Kulela kuèhè b.àji.kile difûku kampànde: ton enjan: on l'a enseveli
tuêui batiune nous ayant envoyé ,
ce jour-Ià (ton enf anter est ... ).
bêbo batiulle : .eux ayant envoyé, etc.
Kuenza kuàbö kuà matüku ênso kûvss» àmn bu kun hàdi kabè.na
hamanyè Mnlopö: leurs agissemerus journaliers .étaient conune Bêho bojikè pabuîpi nè tshimenga : eux étont arrivés près de la
ceux des gens qui ne connaissent pas Dieu. ville ,
Kuenda nè muivi kiidi kubi kutàmhe, bualu kudi kukuhueja mu Y(-Y'~ musàmbo ra mukûnà : lui .~·ét(l.l1tassi« sur la JIIontagne.
tshilumbû tshinène: accompagller un voleur est très mal, parce
Balongi bamanè kuimba musambo : les élèves ayant fini de chonter.
que cela t'implique dans. une grosse palabre .. Wêwe· musangàne muäna ûdila : toi ayunt trouvé> un enfant qui
Kulà.là kuèhè eklt kiidi kuidikija Iufü : . ton sommeil ressemble à la
pleure (pleurallt).
mort (ton dormir imite la mort). Kusanganahö Iungènyónyè lltlp~kile mutshi : ils trouvèrent le ca-
82 méléon ayant em poigné (emhrassé ] un arhr~.
Mukàndu kî mmuela hantu balà.le to: la défeuse n'a pas été don-
Les formes nomina les
née les hommes étant endortnis. (pendant flue '.' . )
11y a deux tormes nominales. l'une active, I'autre passive. Les
ACue mêso è.tû matimgile: qu'ilmeure devant nos yeux, (nos .yeux
formes nominales marquent l'existence d'un état, d'une situation.
ayant regardé) .
Leur dénomination dérive du fait qu'elles prennent toujours le pré-
Même hiànyi,· nuÎnwlle nànku : mais moi, ayant enterulü cela .
fixe norninal. Puisqu'elles sont très souvent employees comme ad-
Bn muntu mukuàte diyi dià nzè.lo lllU Lianza: comme un honune
jectifs, on pourrait les appeler aussi formes adjectives ou qualifi-
tenant (ayant pris ) un oeuf de poule en mains.
catives. (cf. n- 10).
b) La forme nominale passive. - L'action est subie. Cettc
a) La forme nominale active. - L'acte est posé. Cette forrne
forme peut être rendue par le participe passé passif .
correspond au participe passé actif français .
Bantu basungula buà hulèbo : des hommes choisis pour leur bra-
La forrne nominale en -a a un sens franchement passif :
v~e. •
Mukàndà mufUndo kudi Bato.ke : un livre écnt par Ies Blanca. ndi nuitîuna je suis envoyé /ltJl,ua mutûma j'étais envoyé
Maböko masuikila pa nyimà: les bras liés derrière Ie dos.
lidi mutûma til uvua mutûma
E kumupàbo mukàji mulonga Iuendo kûdi bamamuendè: et on lui
(!,~ •••
tn étai« ..•
I;di mut ûm« ûoua mutûma
donna la femme préparée au vo)'a~e par ses mères' (sa mère et ses
tudi ba tI; 11/ a tUI;UCl batûma
tantes) .
nudi batîun« nut;ua batûma
Ngöngö, muangata mutekète, è kukolayè mu bianza bià Sefû : N~o-
bàdi batiima biuiu« batûma
ngo, MJÜi alon qu'il était eneere jeune, grandit entre Ies mUD8
de Selu.
Mu nzübu wa.bö mulema mabendele : dans leur maison tetulue (pa- Ndi mulà.le mu Iueiulo matûku àta.nu :'. j'ai dormi en v'oyage (je
voisée) de drapeaux. suis en route) pendunt cinq jours.
Tuêtu kusangana nzuhii yà.bö milengeja bîmpè: nous trouvûmes Ndi musangàne Kahundi muyè: j'ai trouvé (constaté) que Kahundi
était parti.
leurs maisons bien ornées.
Mukenji mutûma küdl mukaleng~·:. un meSsage envoyé par le maî- Mpetu iuua mioulàngàn» lrihi lUU ditilnga diètû emu: les richesses
tre . s'étaielH accr/(C'.~ (muli ipltées) énormément dans notre pays.
Muäna muambula kàmanyi njila bule: un enfant porté ne se rend Bato.ke bàuua babuêle lIlU matûngû à Batt;hioko kale: les Blancs
pas compte de la longuenr du chemin. (prov.) étaient venus deptris longtemps .dau8.Ies régions des Batshioko.
Mufuè kupàtuka, makàsà nè bianza bijingila mikàbà.. mpàla mubui- Mlltshioko îniua munyomàkàje matûngà à dià rnuamua : Ie Mutshio-
ko arait sal.'cagé Ies vontrées d'au-ddà ((111 fleuve) .
kila tshitàmbalà: Ie mort sortit, les pieds et les mains entourés
de hanrlelettes et le visa ge couvert d'un suaire . Nákadi mulà.le ku.ln kuà llisàmbidikà: je. m'étais couché sur les
buissens.
Nenusanganè muána mutekète mukîua tulàmbà: vous trouverez
lIJ) rvurvenu-né enveloppé de langes. Sefû u:àlwdi muleuài» muäna wa Ate.tela : Sefu avait pris un enfant
des Atetela.
8~ Bantu hà bûngi kllbànta bamanyè huangn abu: heaucoup de gens
Très souvent ces deux formes sant précédées d'une des copules ne connaissaien i pa.~ l'C remède.
-di vua -akadi qu'elles accornpagnent tamme attribut.Elles ren- Mfillnu, tudi batàte hutûku Jmjimà, nànsha kukuàta kantu : Sei-
dent alors te passé composé ou le plus-que-parîait du français. gneur, nous arons peiné tonte une nuit sans rien prendre .
Buûwa bîuiua bukuàte hónso : Ia peur avait saisi tont Ie monde.
Notez que la forme nominale se comporte comme un adjectif .
Ka.ha aka kàvltu kalema pà.kll mc.jà: eet endroir était tendii aussi
d'étoffes.
tuli mutûme j'ai envoyé mt:ua mutûme j'avais envoyé
Ndi mutûma kumpàlà kuèndi-: je suis .ellvo)'é (rai été en\'oyé)
udi mutisme tu as ... Ut:.rla mutûme tu avais ... • avant lui. .
îuli mutisme uvua mutume
Même Juli mnenyi, kàdi lidi mll/wlt'la rnu musókè ewu: je suis un
tudi batûme tuuua batûme
étranger, mais j'ai été élm'(; dans oe village.
nudi batîime nuvua batieme
mBatiikiimishe nkodi katii)';' balutnbuluisha : on nous a fait battre
badi batieme bà1'IIU batieme
de verges sans jugemenr (~alls que nous soyons jugés).
- 82-
-83 -
Note. - La forme nominale active, précédée de la copule -di , remp!ace sou-
Kahundi mmu)'è kunyi? Yêye nè: mmuyè kukukèbela hiûmà hiè-
vent la forme d'actuation, pour les verbes qui expriment la perception ou le
sentiment. hè: Kabundi, oü est-il allé? Elle dit: il est allé chercher ton
argent (tes richesses],
ndi musuè: je tieux ;
Muntu awu mmashà.le : eet homme Ià est resté,
ndi mumanyè: je sais ;
Awu mmujuè kale: celui là est mort depuis longtemps.
ndi mûmvue: j'entends, je comprends, je sens;
Dibàkà diàbö ndifuè kashidi: leur mariage est rompu pour toujours.
tshiêna musuè: je ne tieux pas ;
Muemi wa maluvu mmumanyè hîmpè ... : Ie tireur de vin de palme
tshiêna mumanyè: je ne salS pas ;
sait bien ...
tshiêna mûmvue: je n'entends pas, je ne comprends pas.
Lupàndü Iuà Mvidi Mukulu elu ndutûmina hampànga.nö : ce salut
84 de Dieu a été encoyé aux païens,
On remplace parfois la copute -di, -vua, -akadi par le n prédi-
catif (dr. n. 55). B. PRESENTATION SUBJECTIVE
85
Udi mutüme -- mmutUme: il a envoyé ;
Udi muyè = mmuyè: il est parti ; L'intentionnel
tshidi tshikuàta = ntshikuàta: c'est pris ;
bidi. hijikè = mhijikè: elles (les choses) sont fini es ; Cette forme verbale marque l'intention, le désir, le souhait, la
crainte, le doute, la permission, un ordre, une exhortation, le de-
Kasümu aka nke.lela pa bualu: ce proverhe est appliqué à propos. vair, la volonté, etc. ElIe correspond au subjonctif français : que
Ma.lu atûdl bämbe mmabala pa mukàndà: les choses, que rious j'envoie, iJ faut que j'envoie, je dois envoyer, etc.
avons dites, ont été lues dans un livre.
Pi.nà.po Ntiunbà mmusokoka kûdi mukàji a mfûmû : entretemps
Formation : préf. pron. + noyau verbal + è
Ntumha ooait. été caché par la femme du chef.
Bà.kumvua nè : Kahundi mmupà bänà küdi nkàshà.mà: ils appri- I pers. ntumè que j'envoie, je dois tiitumè
rent que Kahundi acait reçu (~t'ait été donné) les enfants du Iêo- 2 pers.' utumè, envoyer, etc. nûtumè
pard. -3 pers. àtumè bàt.umè
Mukàji ewu mmulowa munànà kûdi haloji: cette femme est ensor- lllU - mi utumè Itumè
, celée d'hydropisie par les jeteurs de sorts, n - n àtumè 'itumè
Bià Ngöngö ebi mbiumvua kûdi muntu wäkadibo hakuàte ku mvità lu - n lûtumè Itumè
yà Ngöngê muinè : ces choses concemant Ngongo ont été enten- bu -rna bîuumè
àtumè
dues d'un homme qu'ils avaient pris pendant la guerre de N?ongo di -lna ditumè àtumè
Iui-même. - tshi-hi. tshttumè bitumè
Mu Kalonji kà Mpukà mmupàtîske bualu hupangishe me.ji: chez ka - tu kàtumè tûtumè
Kalonji ka Mpuka est arrit,13 quelque chose d'incompréhensible. loc. mu mûtumè
Bàmuè mbashà.le nè àmuè mabànza: d'aucuns sont restés avec ku kûtumè:
quelques dettes. pa pàtumè
- 85-
-84-
c) Parfois 0\1 entend eneere une autre forme qui se coustruit Katuèna tuya mu luendo Ie.ló : nous n'allons pas en voyage aujour-
eomme suit : d'hui.
préfixe pronominal + adià + infinitif Kabè.na bàtshi.na mudimu mukolè: ils ne craignent pas Ie travail
difficile .
nga.dià lauûma tuadià kutûma
Lufû kaluèna liunanya tulû : la mort ne connaît pas de sommeil
wa.dià kutiuna nuadià kutîsma
(ne se repose pas).
wà.dià kutèma bà.dià kutisma
Tshiêna ngiimvua tshiûdi musuè kuamba: je ne comprends pas ce
Ndi mmutèy a, nga.dià kumukuàta: je lui dresse Ul1 piège, je I'ottra- que tu veux dire .
perai . Móna.yi nyu.nyu yà bikololo, kayè,na imiamina, kayè.na irunca :
Ntàtu eyi yênso yà.dià ku puà : toutes ces difficultés cesseront . regardez les corbeaux, ils ne sèment ni ne moissonneni ,
Tàngilà.yi hilèngö, kabièna bikiuna bilàmbà, kabièna bishinga :
2. LA CONjUGAISON. NEGATIVE regardez les fleurs, elles ne tissent ni ne filent.
92 93
Aux nn. 36 et 37 nous avons donné la ferme négative de la copu- Ferme négative de l'Indicatif imparfait du français :
le -di, -vua, -akadi. Voici maintenant les formes négatives des
verbes ordinaires. Formation : tshivua ou tshiàkadi + forme d' actuation
Forme négative de l'Actuation (Indie. present français ) tshicua (tshiàkadi) ruûma je n'envoyais pas, ...
Formation : copule négative tshiêna + forme d' actuation kiusua (kuàkadi) utûma
kàvua (kà.kadi) iuûma
1 pers. tshiêna ntûma je n'envoie pas katuèna tutûma katiivua (katuàkadi) tutûma
2 pers. kuêna utûmc kanuèna nutûma kanûrua {kanuèkadi} nutûma
3 p.mu - ba kêna îuiuna kabè.na bètiana kabàma (kabà.kadi) bètiuna
mu -mI kaicè.na îuuma kayè.na itûma
n - n kêna ûtûma kayè .na ituma Tshiuua nkuna tumbelè: je ne plantais pas d'arachides.
lu - n kaluèna liaiana kayè.na ituma Bi.nè .hantu aba kabèvua bàbàtàpa ku muelè: ces hommes-Iä, on ne
bu oma kabuèna bîuiuna kaè.na àtuma les tuait pas au couteau.
di -ma kadièna ditiuno kaè.na ètisma Mnkalenge kàVJJ.a ûleonk« tshilumbû : le maître ne (les) question-
tshi - bi katshièna tshitiuna kabièna bitiuna nait pas sur la palahre .
ka -tu kakè.na kàtuma katuèna tîuiuna Tulûmiànà katûcua tûmanv« busokö ebn : les gaillards ne connais-
loc. mu kamuèna miitiuna saient pas cette cachette .
ku kakuèna kîuiuno. Ngulungü kà.kadi ûbuela mu nzûhû 'muà nkàshà.mà: l'antilope
pa kapè.na pàtuma n'entrait pas dans la maison du léopard.
Bàvua bàmuasa tshilumbü kudi basàserdösê hanène, àpo kàcua
Tshiêna nkèba mpasu, àmu nsu.à: je ne cherche pas de sauterelles,
wàndamuna ka.lu to : les grands prêtres l'accusaient, mais il ne
seulement des fourmis ailées, . répondait rien.
-92-
-93-
Dalongi kabàvua bûmcua miakû eyi to: les disciples ne compre-
nolent pas ces paroles. Dînga ditûku, Batshioko kabàkuàtshUe (kabà.kakuàta) hantu: un
jour, le-s Batshioko ne prirent piu des hommes .
Muntu nànsha umue kècua îikimina kàbidi dimukonka hualu : per-
sonne n' osait plus l'interroger. KatJtàkamona (katumuène) nkàsh,à.mà to: nous ne uimes pas le
Iéopard ,
94 K4tuàkabuela (katubuelèle) rnu tûla.sà to: nous n'entrames pas
clans les classes .
L'acc;ompli négatif
Pàvuilèbo kabà..~angè.ne (kabà.kasangana) muntu nànsha umue rou-
La forme affirmative en -aku- des Bena Luluwa a son corres- manyè mukàndà: quand ils arrivèrent ils ne trouvèrent pas un
pondant négatif ; cependant on ne l'emploie pas souvent. seul homme connaissant un livre (sachant lire ou écrire) .
Nyama kayà.kadima (kayldimine) budimi buà ntambue: les ani-
Formation : part. négat. + préf. pron. + aku + radical
maux ne cultivèrem pas le champ du lion .
tshièksuiuna je n'ai pas envoyé katuakutûm«
.Ces formes négatives ne s'cmploient pas très souvent ; les Balu-
kuàkutuma kanuiilauiuna
ba et les Bena Luluwa leur préfèrent les formes nominales accom-
kà.kutuma kabà.kutuma pagnées de la copule négative .
Même tshiàkukuàta'nsuà mivulè: moi, je n'ai pas pris beaucoup de 96
fourmis .
Be.na nse.lè kabà.kuya ku mudimu: les scieurs ne sont pas allés au Les formes nominales
travail.
Ces formes, précédées des copules négatives tshiêna tshivua
La forme rnba.tümi, accompli des Baluba, n'a pas de correspon- tshiàkad], sont employées couramment pour marqucr un 'passé né~
dant négatif. Pour rendre cette notion ils se servent d'une forme gatif.
nominale avec copule négative
Formes nomina les actives: '
95 tshiêna mutûme
tshicua (tshiàkadi) mutûme
Le constatatif négatif kuêna mutûme
kuvua (kuàkadi) mutûme
kêna mutûme
Les formes affirmatiyes näkatürna et ntümlne ont leur correspon- kàvua (kà.kadi) mutûme
katuèna bati'tme
dant négatif respectif. katuvua (katJlàkadi) batûme
kanuèna batûme
kanûcua (kanuàkadi) batûme
Bena Luluwa Baluba kabè.na batûme
kabàvua (kabà.kadi) batûme
tshièkatiuna je n'envoyai pas tshitiimine
kuàkatûma Formes nominales passives:
kiuismine
kà.katiima kàtumine
katuàkatîuna tshiêna mutûma i je ne suis pas envoyé, etc.
katutumine
kanuàkatûma katuèna batîsma : nous ne sommes pas envoyés, ...
kanûtîunine
tshivua mutèma , je n"te ais
. pas envoye,, ...
kabà.katûma kabàtumine
katiuiua batuma: nous n'étions pas envoyés, etc.
- 94-- - 95-
è
la maison elle oe l' ye ua a: la femme entra dans
la porte ct je le trouvé qui pleure. Je ne le questionnai pas. , " .'" par a pas. .
Kî ntuänji kupera makutà à kuashislta na.wo nzûbu mîrnpè : nous n'avons Mutombo kufika kuèndè, nàn.shayè kudià h'
pas eneore gagné de l'argent pour faire eonstruire de belles maisons.
che I . ï ns ima : Mutombo arr iva
Z UI, l ne mangea pas)a päte de manioc.
-% -- - 97-
Tshilembi kutè.sha mbua, nànshayè kunvungu : Je chasseur excitu Nkàshà.mà nè: To, luombe, kuàkulu nànku to: le léopard dit :
le chien,mais il ne hougea pas. Non, varan, ne parle pas ainsi,
Muäua kuowa bianza, nànshabio kutè.ka : Fenfuut sc lava hos Tshiumtiu kàhidi ma.lu à nànku : que je n'entende plus des choses
mains, mais elles ne devinrent pas hlunches. pareilles.
Mfumu kuhi.kila hantu, l1ànshabo knvua: 1., chef appela les Muntu kàbuedi mu nzûbu : que personne n'entre dans la maison
hommes, mais ils ne vinrent pas. Umbi.kidilè nsaserdösè, tshifu hu mhûjî : appelle-moi Uil prêtre,
Mînga ntete kumata mn mabue, nènsha lmlllonayo huloba Jmvulè: pour que je ne meure pas comme une chèvre.
d'autres grains tombaient BUT les endroits pierreux et ils n'a- Kanuibi, kanèshipi, kanûshimi, kanuàlakanyi mukàji a bendè: ne
vaient paB beaueoup de terre. uolez pas, ne tu ez pas, ne menses pas, ne contioitez pas la femme
d'autrui.
99 Nuênu, he.na musökö, kanènsekèshi : vous au tres, gens de (mon)
L'intentionnel négatif village, ne me rendes pas ridicule.
Ngulungû kuamhila muanèndè nè: kîcpotshi (kupoto) mu nkûnde
C'est une forme purement négative. Elle ne rcnd pas sculernent I,
eyi to, hualu nyà nkàshà.mà:. l'antilope dit ,à son enfant: n'agis
subjonctif négatif, mais aussi l'impératif négatH (prohibitif); en
pas en insensé dans ces haricots, car ce sont ceux du Iéopard,
outro on l'emploie I?arfois cornme négation des autres tormes ver-
Amhila.yi be.na mudimu huà kabànowi matalà mahishi: dis aux
bales.
travailleurs qu'ils ne peucent pas récolter du maïs vert.
Formation : part. négat. + préf. pro + noyau V. + ; (0 ou u) Ku ~udimi kupitshi, muànyi kuèndimè, nànsha kulà.la kUlà.di pà.-
nyl apa: ne passe pas par (mon) champ, ne mets pas Ze pied
. . , . katîuîimi
1 pers. tshittimi que Je n CUYOle pas, chez moi, même dormir, tu ne peux pas dormir chez moi.
2 pers. kutLwii je lil' puis pas ... kaniuûmi Kanuimanyi nendè pà nkàye.nü, kanuàkulu nendè hitekète, kanuè-
:J p. mu - ha kètiuni kabètîuni . dian~an~i nendè hilèlè: ne restez pas seul avec elle, ne lui parlez
mu -jni kaiuûmi kayitûmi pas a VOlX hasse, ne vous permettee pas des plaisanteries avec elle.
Jl - n kàtrimi kUJitiwli Tudi muà kuangata munyinyi ewu anyi katuàngatshi ?: est-ce que
Iu - n kalri trim i kayitumi nous pouvons prendre cette viande, ou est-ce que nous ne pouuons
hu -ma kabîüiuni kaàtumi pas (la) prendre?
'di - lila kudltûmi kaàtumi ::-iudi nune.:nekela tshinûdi karuunanvi ; vous honorez ce que VOltS
Tshiluba du -Kasayi 4
-98- -'99-
Patûdi katitbûmvit apa, nkuitaba babàtûmi anyi ?: si nous ne les
KanuàkumOna kàbidi muntu awu: 1:0US ne verrez plus eet homme.
écoutons pas, est-oe là obéir à eeux qui Ies ont envoyés ?
Muntu nànaha umue wa kunudi kà.kufuà, àmu màjuwà nkày.awê
Bêndè bakàji 'bamunè bakàji na.bö ; kutuà kabàtit, kupela kabàpe-
neàjiminè: aueun de VOU8 ne périra, Ie navire seul sera perdu.
di, ku mipànji yà nshima kabàlengi: ses Iemmes faisaient I'éle-
Apa kapà.kushà.la dibue pa dibue, hiênso nebibutukè: il ne restera
vage de leurs semblables; piler (Ie manioc) , elles ne coulaient pas ici pierre sur pierre, tout sera détruit.
pas piler, moudre, elles ne coulaient pas moudre, aux spa tules
Tshiàkubènga mu dîyi dià baledi bà.nyi: je ne m'opposerai pas .à
pour (remuer) la päte de manioe, elles ne ooulaient pas y toucher. l'ordre de mes parents,
Bàmuambila nè : kadi wêwe, muûvuà kitlami nyama yè.bè mbishi ?
Tshilàmbà etshi katshiàdià kulà.la matûku male: cette étoffe ne
ils lui disaient : mais toi, oomment n' as-ta pas gardé tes bêtes ? durera pas long tem ps.
Tshiàdià kumbuka mu kàla.sà : je ne quitteral pas l'école.
100 Butà kaooàdià kudila: le fusil ne fera pas de bruit .
Le futur négatif
2) On peut employer aussi la farme d'actuatioit négative des ver-
La négation d'une action ou d'un état futurs se rend bes kuvua ou kulua suivie de !'infinitif.
1)' par le futur négatif catégorique dont iI existe deux formules.
tshiêna mvua [ndua) kutitma >., .
Voici leur formation : Je n enverrai pas, ...
kuêna uvua [ulua] kutûma
a) part. nég. + préf. pro + à. + infinitif kêna itvua {îslua} kutuma
b) part. nég. + préf. pro + adià. + infinitif kauiè.na itvua (itlua) kutüma
kêna ûcua [îslua] kutitma
La première forme est la plus usitée. Notez que le à., quoique portant un koluèna lûoua {lûlua] kutûma
ton bas, est fort accentué. kabuèna bitvua (bitlua) kutitma
. katshiènu tshicua. [tshilua] kutitma, etc.
a) tshiàkutûma je n'enverrai pas b) tshiàdià kutûma
kauièna turua [tulua) kutûma
kuàkutûma (quoiqu'il arrive] kuàdià kutûma
kanuèna nuvua (nulua] kutûma
kà.kutûma kà.dià kutüma
kabè.na bàuua (bàlua) kutûma
katuàkutàma katuàdià kutûma
kayè.na ivua {ilua) kutitma
kanuàkutiima kanuàdià kutüma
.kayè.na ivua {ilua) kutitma
kahà.kutûma kabà.dià kutûma
kayç.na ivua [ilua] kutûma
kaè.na àvua (èlua} kutitma
Mviila kà.kuloka Ie.Iö : il ne pleucra pas aujourd'hui.
kabièna bicua [bilua] kutûma; etc.
Kanûtshi.nyi, mbua kà:kusitma: n'ayez pas peur, le chien ne mor.
dra pas.
Kabè.na bàvua kubuela mu musülu : ils n'entreront pas dans la rio
Tshiàkupota kàbidi: je n'agirai plus en insensé. vière.
Katuàkulonda miandà yênso eyi: nous ne raconterons pas toutes K:akuèna kitvua kushà.la dibue pa dibue, nehàhiupûlè biênso : il ne
roes affaires.
restera pas pierre sur pierre, on détruira tout.
- 100-
-101-
101
Nêmpinganè kuènü kûnu, pi.kalà tatuanyi musuè i je reviendrai ici
Le conditionnel
chez vous, si mon père le veut.
La subordonnée conditionneIle, exprimant une supposition pure
et simple, peut se rendre en lub a de différentes façons : 4) pa ou bi + subsécutif.
Pcusà.mumànà, ûmuamhilè bualu ebu: si tu le vois, dis-lui cette af-
I] né + iorme d'octuotion. faire.
Né kuêna undekela, udi umöna hualu e si tu ne me lêches pas, tu
Biànuàmbà muntu bualu, nümuambilè nè: si quelqu'un vous dit
verras quelque chose.
quelque chose, répondez-lui ...
Né udi ufuà, küyi kufuila pamhèlo ? : si tu meurs quand même, que
Biuià.mènè muntu wènza nànku, newambè nè: si tu cois un homme
ne vas-tu mourir à la maison?
agir de la sorte, tu diras ...
Aho nè : né nyêye, nànku àfutè: eux de dire : si c'est lui (qui ra
Pawà.dimà neûpetè bià kudiàmbuluisha na.biö : si ui tracailles (si
fait), qu'il paye alors.
tu voudrais travailler) des champs, tu auras de quoi sub sister.
. 2) nè + intentionnel. 5) pronom personnel isolé (substitut) + '(orme nominale .
Nè we.lè mpatà: si tu doutes ... W êwe mulênge nyóka awu mpindiewu, ûdi ûkusûma : si tu touches
Nè àfikè kàhidi apa, kûntè.di : s'il cient encore ici, ne me mention- (toi ayant touché) ce serpent maintenant, Ilte mord..
ne pas. Nuênu kanuyi bapiuûle muntu ewu, tudi tufuà ne.nû : si vous ne
Kàdi nè àfilè mbüji nè biûmà bidibo bàlumba: mais s'il apporte livrez pas eet homme, nous mourrons ensemhle.
les chèvres et la dot qu'ils désirent ... Yêye kàyi mushipa, netûpinganè nendè: s'il n'est pas tué, nous le
Wêwe nè iLsanganè muntu muîvi, nè àkubi.kilè, kûmuitàbi, wäpita nè ramènerons.
njila: si tu rencontres un voleur et s'il t'appeUe, ne lui réponds Même mulekèle tshîndi mumanè kukuàta, bantu nebànsekè: si je
pas, mais continue ton chemin. cesse ce que j'ai déjà commencé, les gens se moqueront de moi.
Ngulube, nè uyilekèlè kàbidi, même muyisangàne, ivuavua kufuà : Nuênu batuàle tshingoma, nenniilêjè muènzenzàbo: si vous appor.
les cochons, si tu les lêches encore et si je les attrape, ils mourront. tez un fusil, je vous montrerai comment ils faisaient.
3) po ou bi + iorme d'octuotion (ou copule + f. nominale) . Wêwe mubènge buanga ebu, nshima katuèna tukupà: si tu refuses
Paîuii (pûdi) udià tshimuma etshi, neûfue : si Ut manges ce fruit, ce remède (Iétiche), nous ne te dormerons plus à manger.
tu mourras. (Yêye) kàyi inûm.pe muanà.nyi Ie.Iè, ndi wa Iufû, mfue : s'il ne me
Pangi.kalà nè tshilumbû, tshiêna mbènga buà kufuta tshibawu to : donne pas mon enfant aujourd'hui, je mourrai.
si je suis coupable, je ne refuse pas de payer ramende.
Paniuli nubuela mu buätu, nuûmanya : si vous montez dans la piro- 102
gue, fait es attention.
Ponuikalà nunkèba même, nülekelè aba hàye: si vous me cherchez; La subordonnée conditionnelle exprimant I'action éventuelle
laissez partir ceux-ci,
comme possible ou irréalisable, est Introduite, en général, par bu,
Kanûkèmi pàdi bantu bànukina: ne vous étonnez pas si les hommes
suivi du sujet: nom, pron. pers. isolé ou substitut du nom, et la
vous haïssent.
forme nominale du vcrbe; le verbe de la prop. principale se rend
Binuikalà kanuyi bênsue, nûmpè bintu: si vous ne voulez pas de
d'ordinaire par -vua., (-vua a, -vua muà) , -akadi + infinitif.
moi, rendez-moi la dot. Si vous mangiez ce fruit, vous mourriez: bu nuênu badiè tshimuma
etshi, nuvua. kufuà, (nuvua a kufuà, nuvya muà kufuà).
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Si vous aviez mangé oe fruit, vous seriez morts: bu nuênu (bi.kàle) Parfois on laisse tornber le pronom personnel isolé (substitut) .
badiè tshimuma etshi, nuvua. kuikala bafuè, (nuvua muà ... )
Bu kilyi mucuè, nûnku kuànyi kuênza àmu kabûtû : si tu n'étais
S'Us étaient riches, ils oideraient les pauvres: bu bêbo (bi.kàle)
pas venu, tout serait détruit chez moi. '
hena hiûma, bàvua. kuambuluisha hapèlè.
Bu, ~ày: m~ambe hiamhilèye ahio, kabàvua a kuangula Iufû elu to :
S'ils acaient é~ riches, ils auraient aidé l~ pauvres: 00 bêbo bi.kà-
s II n avalt pas dit ee qu'il a dit, ils n'auraient pas subi eette mort.
Ze he.na hiûma, bàvua. kuikala bambilluishe bapèlè.
Si tu écoutais bien, tu comprendrais: bu. tcêwe mutè.lèje bîmpè, .Au lieu de la forme nominale, on entend aussi une forme prono-'
uvua. kumcua, (uvua muà kumcua.) mlOal~ d~ns la subordonnée conditionnelle; dans la principale 011
Si tu avais bien écouté, tu aurais com pris : bu tcêwe (muikàle) mu- ernploie egalement d'autres tournures.
tè.lèje hîmpè, uvua. kuikala mÛmrue. Hu .mu(à.ke k~~ui~i, mmulûme ka.yi uvua, muà knakoma Mpànyà ?
Si no us ooions une échelle, nous monterions tout de suite: bu tu~tu St le ~lanc, n, etait pas t:enu, qui done aurait pit résister à Mpanya?
nè tshihàndilu, tuvua. kubànda diàkàmuè. Bu mcûla kalokele, huowa e buàmena ?. . s'il n e p 1elttaLt " pas, est-oe
Si nous ad ons eu une échelle, nous serions montés tout de suite: bu. qne le champignon pousserait ?
tuêtti bi.kàle nè tshibàndilu, tuvua. kuikala babànde diàk.àmuè. ,Hu yêye kàyi muluè kukuàta :Baàrêbê ku diböko, ihe.wu mbamanè
Ru yêye muitàbe ku dîyi dià tatuendè, kàvua muà kufuà to: s'it hant~ hons~: «u
ne s'était pas opposé aux Arabes, à présent ils
avait obéi à son père, il ne serait pas mort. auralent anéatui tous les hommes.
Hu bêbo balOnde dièbè (dîyi), katûouq: kumàna hi.nè ehi: s'ils
Bu. u:êtce muluè pàtshivuà disa.mà dièbè dikutuàdij a nènku b u:
acaient suioi ton conseil, nous, n'aurions pas vu eela. k'"'' ,. ' ma.p
lJl.
, . Sl tu etau t;enu quand ta mala die commençait, je l' aurau.
Hu même muûmbe nè : tshiêna mumumanyè, mvua. kuikala muena guene.
dishima: si je disais que je ne le eonnais pas, je serais un men-
Hu ~êw~ kilyi nuingambîile; nènku ndi mufuile mu mpàta: si tu ne
teur.
.m ~vals ~as ramassé, je serais mort dans la plaine (hrousse) .
Hu nuênu bammanyè, nuvua. kumanya kàhidi nè Ta.tû : si vous me
MI.ne matuku
" awo bu wowo mi .kàle k aayl
" mt.pl
. ulil Ja, muntu nànsha
eonnaissiez, vous connaitriez aussi le Père.
u~ue kav,ua m~J,àkupànda : si ces jours-Ià n'avaient pas été abré-
Hu muntu ewu, kàyi muêshe tshisuku, hantu kabàvua muà kunye.ma
ges, nul n auraz.t eu la uie sauve.
mhilu: si eet homme n'avait pas mis le feu à la brousse, les gem
Baledi bêndè bàvlla' a kuikala bamusa.mine: ses parents auraient
ne se seraient pas enfuis.
dû le réprimaruler,
Ru bêbo kabàyi bêle hantu huanga mu diköbà, misèkè mijimà ivua.
kubûtuka ku Iûhûngà : s'ils n'avaient pas injecté aux hommes un Wêwe uvu~ a kuikala mubàka küdi mulüme mukuàbö : t .
dû A ., • u auraI,'
u etre manee à un autre homme.
remède dans la peau, des villages entiers seraient décastés par la
mala die du sommeil. ' Bänga ~antu'A b~vuà a kuikal~ bafuè, hàdipû : d'autres hommes, qui
Ru même tshièna mukuenzèle huanga, uvua. kuikala mufuè: si je auralent du etre morts, sont eneore en vie.
ne t'avais pas préparé un remède, tu sera is mort. Na.kadi kumanya munyi?' . . conunent 1e saltrau-Je
. . ?.
Bu yêye mudi.she nguluhe yèndè, kayivua. kuikala misáme: s'U UVlLa muà kutè.ka mfuàlangà yà.nyi kûdi benduluki: tu aurais dû
aoait nourri ses eochons, ils n'altraient pas été malades. placer mon argent chez les oommerçants.
Bu yêye kàyi muenji wa bibi, katûcua a kumufila kuûdi : si ce Nucuu. kuntè.leja buà katû.muki mu tshidi.là: vous auriez dû m'é-
n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas licré. couter et ne pas quitter l'île. (pour que nous ne quittions pas ... )
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Futur (86; 91 )
VUE D'ENSEMBLE DES FORMES VERBALES nêntumè : j' enverrai
mvuavua {ndualua) kutûma j'enverrai
Coniugaison affirmative nga.dià kutèma : j'enverrai
PRESENTATION OBjECTIVE
Conjugaison négative
Actuation (n° 69 - 70 )
ntûma : (moi) envoyant, (j'envoie, j'envoyai ... ) PRESENTATION OBJECTIVE
ndi ntûma : j'envoie
mt--ua [nêkadi] ruûma j'envoyais Actuation (92 - 93 )
tshiêna ntûma : je n'envoie pas
Accompli (72) tshicua (tshiakadi) ntiuna : je n'envoyais pas
Bal. mba.tumi: j'ai envoyé
B. Lul. nêkutum« j'ai envoyé Accompli (94)
tshiàkutuma je n'ai pas envoyé
Consiatatit (73 - 74 )
B. Lul. mikatuma : j'envoyai (j'ai envoyé) Constatatif (95)
Bal. ruismine : j'envoyai (j'ai envoyé) B. Lul. tshiàkatuma: je n'envoyai pas
Bal. tshitumine: je n'envoyai pas
Subsécutif (75)
niitiuno [mbêtûma, ngatuma) : j'enverrai, (j'envoyai ... ) Formes nominales (96 - 97 )
Infinitif (78) ociive : tshiêna mutisme : je n'ai pas envoyé
kutûma : envoyer
tshicua mutûme : je n'avais pas envoyé
Formes nominales (82 - 83 ) possive : tshiêna mutûma : je ne suis pas envoyé
octive : mutème : ayant envoyé tshicua mutûma : je n'étais pas envoyé
pcssive . mutiuna : envoyé, ayant été envoyé Infinitif (98)
ooi (mvua) 'mutiune j'ai (j'avais) envoyé
kukàtumt ne pas envoyer
ndi [moua] mutûma : je suis (j'étais) envoyé
PRESENTATION SUBjECTIVE
PRESENTATION SUBjECTIVE
•
- 110 -lU
loc. mu-tshi-di il y a encorc lllu-tshi-vua tshi-tshi-èna je ne suis plus tshi-tshi-vua je n'étais plus
ku-t.shi-di ku-tshi-vua ku-tshi-èna ku-tshi-vua
pà-tshi-cli pà-tshi-vua kà-tshi-èna kà-tshi-vua
kati't-tshi-èna katu-tshi-vua
Utshidi ûlà.la tulû : il dort encore.
kanû-tsáï-èna kanu-tshi-vua
\'tshidi nkèba: je suis en train de chercher, je cherche encore.
Pêntshiouà ku bantu: quand j'étais eneere parmi les hommes. kabà-tshi-èna kahà-tshi-vua
U tshidi mutekète uè ma.là à makè.lèlà: il est encore faible à cause loc. kamu-tshi-èna il n'y a plus kamû-tshi-vua il n'y avair pIl!';;
kakû-zsáï-èna kakû-zsá.i-vua
de la hière d'hier.
kapà-tsáï-èna kapà-rsài-vua
Tuûkatshuii ku mudimu: nous étions encore au travail.
Nutshidi bána : vous êtes encore des enfants.
Bakuàhè bàtshuii kunyimà: les autres sont encore en arrière. Tshitshièna kàhidi mumène muà kuenda: je ne SI/is plus en ét at
Utshicua ku muaha ûvuà muäna muyè kwnuakana: il était encore de marcher, je ne sais plus mart-her (kun/ona, =
voir, aussi : POli-
à l'endroit oû l'enfant l'avait rencontré. voir, être en état de, n° 188, d.)
Kîushui! kufi.ke kuîsu: il fait encore noir (à I'eeil ). Katîushièna kàbidi basuè tshièhè tshilumhû mu musèkè ewu to :
Pàtshivuà bênso hi.mba: pendant que tous étaient encore en train nous ne uoulons plus de vos agissements (palahre) ici au village.
Lungonyonyo kaliushicua Iûmèna kàLidi to: Ie caméléon ne vov«i l
de chanter.
plus. .
108 J(utshièna kàbidi mu Luanga buètû : tu n' ap partiens plus .à (I'asso-
Les autres Ionnes verba!es penvent preudre aussi !'infixe -tshi- ciation de) notre fétiche.
lïnfinitif: kushà.la, kutshishà.1a: encore rester; Bakishi nè mvidie, kabàtshièna hàhivûluka : les mûnes et les a 1'11 1'(' "
la forme cfactuation: nshà.Ia, Iltshishà.la: j(' reste encore ; des esprits, ils ne s'en souoicnnont plus.
les [ormes nominales : mukuàte, mutsjrikuàte : ayant encore pris, Kàtshit'ulukll muà kuamhila mukàjièndè : il n(> wngea plus à Je
tenant encore; mukuàta, mutshiknàta: étant encore pris ; dire à sa femme.
l'intentionnel: nsha.lè, ntshisha.lè: je dois, je puis, je veux encore Kapàtshiyi kumanya nè : pàvua palà.le hantu: on nc remarque
rester. plus que des hommes y ont dormi.
E kuendeshayè mikàndà, dituku ditshi.kàle kule : et il envoya des Ntambue kupûwa, kàtshimonyi muà kuamha : Ie liou se tut. il ne
lettres quand Ie jour (convenu ) était encore loin. sut plus quoi dire.
Kubàsanganabö batshikàndàmina mu humfûmû buà diahóló : ils les Tshitshimanyi tshîmvuà nnuugaja . je ne sais plus ce que je mar-
trouvèrerit encore retenus dans Ie pouvoir du démon. monnais.
Yêye mutshi.kàle wàmba nànku: quand il était encore (>n train de Mfûmû, mpa.nyiko mi.nè mûyi awo, nànku ngi.kalè tshitshii« kàhi-
parler ainsi- di nyè.tà, ngi.kalè tshitshivu kusuna kàbidi: Seigneur, donne-
moi de eette eau, afin que je n'aie plus soif et que je ne doice
109 plus venir puiser.
Les formes négatives prennent également I'infixe -tshi-, rnais il Mûne.mu kamûtshièna bäna : ici il n'y a plus d'enfants.
faut remarquer ici que dans une formc négative !'infixe -tshi- a la
signification de « ne ... plus» .
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