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Luba Langue

Le document traite des nombres cardinaux et ordinaux dans une langue spécifique, en présentant leur formation et leur utilisation. Les nombres de 1 à 6 prennent un préfixe pronominal, tandis que les autres nombres sont invariables, sauf pour les dizaines, centaines et milliers. Il explique également la conjugaison des verbes en luba, en soulignant les différences avec le français, notamment l'absence de notion de temps dans les formes verbales luba.

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- 57-

VII. LES NOMS DE NOMBRE


LES NOMBRES CARDINAUX.

i
0..
•••••••• I • I •• ' ••••••
60
L'énumération abstraite s'énonce comme suit :
un ûmuè (sous-entendu munn : doigt),
.~
Cl)

:5 deux ibidi (sous-entendu minu : doigts),


trois isàtu,
Cl)
>< quatre : ina.yi,
I- :E::l
cinq ita.nu,
<
..J
en
six isambómbO .
:::> Les nombres de t à 6 prennent le préfixe pronominal du substan-
l-
Q..
tif qu'i1s déterminent .
-c I 2 4 5

I~
3 6
U muntu umue
w bantu bàbidi bàsàtu bàna.yi bàta.nu bàsamhömbö
~ mutshi ûmuè mitshi ihidi isàtà ina.yi ita.nu isembömbê
i:
nzübu umue nzûhu ibidi isàtu ina.yi ita.nu lsambömbö
:::>
iiI
.5 cS luk.àsu lumuè nkàsu ibidi isàtû ina.yi ha.nu isambêmhö
so
<
w
..J
e
0.
budimi bUmuè
dikàsà dimuè
madimi àbidi
makàsà àbidi
àsàtu
àsàtu
àna.yi
àna.yi
àta.nu
àta.nu
àsambömbö
àsambömbö
al Cl)
><
:.::
tshintu tsJUmuè bintu bibidi bisàtu bina.yi bha.nu bisambömbö
-c •..
.CI)

0.
kapià kàmuè tupià tubidi tusàtu tuna.yi tuta.nu tusambömbö
I-
61
~i: Les autres nombres sont de véritables substantifs et sont
.~ invariables, excepté les dizaines, les centaines et les milliers qui,
i:
le cas échéant, prennent le préfixe pluriel propre à leur classe .
-•..
.~
.CI)

0.
7 : muanda mutekète
8: muanda mukulu
(parfois : muanda muakiuwi]

<IJ
"0 9: tshitè.mà
til til

~ Zg
«I
10: di.kiuni
II : di.kiani
(aussi:
nè iirfl.'lè
tshikuta. bianza bibidl. bipuè, tèntè}

Ü
- 58- - 59-

12 : di.kumi nè ibidi... 19: di.kûmi nè tshitè.mà LES NOMBRES ORDlNAUX


20: ma.kîuni àbidi ; 30: ma.kîani àsàtu ; 40 : ma.kûmi àna.yi, etc ... 63
100: lukàmà: 200 : nkàmà ibidi; 300 : nkàmà isàtu ; etc.
Les six premiers nombres ordinaux sont de véritables adjectifs
1000: tshinunu (ou tshito.to) ; 2000 : binunu bibidi; 3000 : binunu
et prennent le préfixe nominal .
bisàtu ; etc ...
10000: binunu di.kumi (ou luMmbo, pl. mbàmbà}; premier - bedi (- a mbedi, - a kumpàla ) ,
deuxième : - ibîdi,
62 troisième : - isiitu ,
Le numéral se place toujours après le substantif; si le substan- quatrième: - inayi ,
tif est déjà accompagné par d'autres déterminatifs, le nom de nom- cinquième: - itêru« ,
bre occupe la dernière place. sixième - isombombè .
La conjonction nè : et, ne s'emploie, en général, que pour relier Muntu mubedi: le premier homme ;
la dernière partie du nombre à ce qui précède ; les au tres nombres mutshi muibîdi: le deuxième arbre ;
se juxtaposent sans plus. kàla.sà ki.bîdi (a + i = i. ): la deuxième classe ;
ditûku di.satu: le troisième jour;
Bantu di.kumi nè bàbidi: 12 hommes ; bualu buinêyi i la quatrième affaire;
matûku nkàmà isàtu ma.kîimi àsamMmbO nè àta.nu: 365 jours ; tshidimu tshitênu : la cinquième année ;
bidimu tshinunu nkàmà tshitè.mà ma.kûmi àna.yi nè tshimuè : luendo luisambombo : le sixième voyage ;
1941 ans;
( Notez le changement des tons dans les nombres ordinaux. )
mitshi minène ma.kûmi àbUli nè ita.nu: 25 grands arbres ;
bilöwà bià maluvu à mabuè bita.nu: cinq calebasses de vin de pal- Au lieu de - bedi: premier, on emploie très sou vent - a kumpà-
me; la, parfois - a mbedi. Le connectif - aprend évidemment le préfi-
mbûji yà mashina mikolè isàtu: trois grosses chèvres ; xe pronominal :
matûkû à munyà ma.kèmi àna.yi nè à hutûku ma.kûmi àna.yi:
muntu wa kumpàla: le premier homme ;
40 jours et 40 nuits .
mukàndà wà kumpàla: le premier livre ;
nzûhû yà kumpàla: les premières maisons ;
Note. -- Les nombres (substantifs) dikûmi, lukàmà et tshinunu peuvent jm-
poser leur accord au connectif -a , muäna wa mbedi: Ie premier enfant.
matükû à kumpàla: les premiers jours;
Di.kumi dià bantu : une dizaine d'hommes ;
nkàmà nè nkàmà yà bantu: des centaines et des centaines de gens ;
64
tshinunu tshià mfuàlangà . un millier de francs; Pour former les nombres ordinaux des autres nombres, 011 les
ku tshitè.mà tshià bantu abo, bàsambómbö bàvua hè.tü bà Kàsa.yi : fait précéder du connectif - a, qui doit prendre le préfixe prono-
panni ces neuf personnes-là, six étaient des nêtres du Kasayi . minal approprié .
muntu wa muanda mutekète : le septième homme ;
Iukità luà muanda mukûli; : le huitième tombeau ;
-60-
-61-
ditûkû dià tshitè.mà: le neuvième jour;
mulongo wà di.kûmi nè muitênu : la quinzième ligne ; 66
lumingu luà di.kîuni nè lîunuè : le onzième dimanche ;
-Muè, précédé du préfixe pronominal du pluriel, a la significa-
mu tshidimu tshià tshinunu nkàmà tshitè.mà ma.kîuni àsambombà
tion de quelques, quelques-uns, certains; dans ce sens il se pla-
nè tshitamt: en l'an 1965. ce d'ordinaire devant le mot déterrniné.
"Le dernier" se rend par • a ndeke.lu, • a ndeke.di, • a nshi.kidilu,
muntu wa ndeke.lu: le dernier homme ; bàmuè bantu: quelques hommes, (ou: bantu bàmuè ) ;
ditükû dià nshtkidilu : le dernier jour. imuè mikàndà: quelques livres ;
àmuè ma.lu: certaines coutumes .
65
67
Pour exprimer la répétition on emploie les substantifs musangu,
tshipungu ou tshikondo = fois, suivis du nombre ordinal . Parfois les locatifs se combinent avec les numéraux .

musangu wà kumpàla, musangu mubedi: la première fois ; mumuè: de la même façon, la même chose ;
musangu muibîdi: la seconde fois ; kumuè: ensemble;
musangu muisêtu s la troisième fois ; pàmuè: ensemble, en même temps ; peut-être;
tshipungu tshináyi: la quatrième fois ; mubidi, kubidi, pàbidi: de deux manières, de 'deux espèces ;
tshikondo tshitênu : la cinquième fois ; musàtu, kiisàtu, pàsàtu: de trois manières, de trois espèces, etc.
tshikondo tshisambàmbà : la sixième fois ; Bantu bênso kabè.na miimuè (ou 0: muomiimuè): tous les hommes
musangu wà di.kûmi i la dixième fois ; ne sont pas les mêmes .
musangu wà di.kûmi nè iimuè: la onzième fois, etc. Ibidi nè ibidi mmuomèmuè nè ina.yi : 2 et 2 font 4 (2 et 2 c'est la
même chose que 4).
On fait encore usage de la tournure suivante : on place la particule Tudi tuimba hênso pàmuè: nous chantons tous ensemble.
ka devant le radical du nombre cardinal et on fait précéder le tout Bàdi bàkuàta mishipa pàsàtu: on prend les poissons de trois ma-
nières .
du connectif tshià (ou bià ) .

tshiàkàbidi: une seconde fois, une nouveIle fois, de nouveau ,


tShiàkàsàtu : une troisième fois,
VIII. LEV ERBE
tshiàkàna.yi : une quatrième fois, 68
tshiàkèta.nu : une cinquième fois,
11 nous faut dès I'abord signaIer la différence nette qui existe
tshiàkàsambàmbo: une sixième fois,
entre les formes verbales du français et du luba, parce que les
Kuvuayè tshiàkàbidi è kubàsangana balà.le: il vint ltne seconde concepts qu'elles représentent appartiennent à deux cercles d'idées
fois et les trouva endormis,
différents, et que tout en indiquant la même action ou situation,
Kumuambayè tshiàkàsàtu nè: Udi munnänge anyi? il lui dit .une elles les considèrent d'un tout autre point de vue.
troisième fois: M'aimes-tu ?
Kusanganabö nzûbu mulengeja biàkàta.nu: ils trouvent la maison En français, les formes verbales situent l'action dans le temps
-magnifîquement décorée (cinq fois décorêe ) . (présent, passé, futur), tandis que d'autres circonstances, quoique
irr'imernent liées à l'acte, comme la manière dont il se produit.
- 62- - 63-

son résultat etc., sont exprimèes par des mots séparés, qui n'ont forme verbale,il est indispensable de distinguer deux genres de
aucune prise sur la forme verbale. conjugaison : 'la conjugaison affirmative et la conjugaison négative,
En lub a au contraire, les formes verbales font abstraction de la
En luba, tous Ics verbes, à i'infinitif, commencent par ku- et se
notion de temps et expriment plutot la manière dont l'action se
term inent en -a. Darrs la conjugaison du verbe le préfixe ku- tombe
produit, I'achevé ou le non-achevé, les conséquences qui en
pour faire place au pronom personnel ou au préfixe pronomina\.
découlent, les dispositions internes du sujet agissant, etc. La notion
de temps et exprimée par des mots qui ne feront pas partie inté- A la rigueur, on ne pourrait appeler préfixes pronominaux-en
grante des formes verbales ; en d'autres mots: une action, une opposition avec les préfixes nominaux-que les pronoms personnels
situation s'expriment comme elles se manifestent dans le cadre des d.es classes des noms (troisième persenne du sing~t1ier et du plu-
réalités, qui s'y joignent ou que le sujet parlant y mêle. nel). Cependant, nous employons le terrne «préfixe pronominaI»
aussi pour désigner le pronom personnel de la première et de la
De tout ceci il résulte : deuxième personne.
1) qu'aucune forme verbale française ne correspond exactement ~ans I'étude du verbe on appelle radical, la partie de l'infinitif
à telle ou telle forme verbale luba, et vice-versa, qu'aucune forme qut reste après I'enlèvement du préfixc verbal ku : ex. kutüma
verbale luba n'est I'équivalent exact d'un «temps» français ; ra d·ica I : - t'uma ; kukuàta, rad.: -kuàta ; kuenza, rad.: "-enza ; kuya,
rad.: -ya, etc.
2) que les dénominations usuelles des formes verbales françai-
ses ne peuvent pas être reprises pour indiquer les formes verbales 00 appelle noyau du radical, la partie du radical qui subsiste
luba, sous peine de fausser par une nomenclature inexacte les après l'enlè~ement de la finale a ; ex. -tüma, noyau: -tüm-: -kuàta,
notions qu'elle devrait exprimer. noyau : -kuàt-; -enza, noyau : enz-; -ya, noyau : -y-, etc.
Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, nous nous Le noyau du radical est invariable dans toutes les formes ver-
sommes vus obligés d'employer une terminologie mieux adaptée bales. Toutefois, la voyelle i, suivant inunédiatement la consonne
aux besoins et répondant mieux aux conditions réelles. fi~ale du noyau, fait subir un léger changement euphonique à eer-
Nous laissons donc tomber le tenne «temps» pour nous en tenir taines consonnes : t+i = tshi, s-t-i = shi z-ti = Jï n+i = nyi
1+' I _
- diI, '"
au mot eforrne».
Le sujet parlant luba peut présenter l'action à un point de vue kukuàta saisir, prendre kuvua, kulua venir
objectif ou à un point de vue subjectî,
kumanya savoir, connaÎtre kupeta obtenir
Dans la présentation objective, il s' agit uniquernent. de I' action, kumóna voir kudià manger
qu'on décrit dans ses différentes phases et sous différents aspects. kuakula parler kunuà hoire
Dans la présentation subjective, ce sont les dispositions inté- kuya aller, s'en aller kubi.kila appeler
rieures du sujet parlant ou de I' agent qui sont mises en relief (1). kufika arriver kuenza faire
kulà.la être couché, dormir kufuà
Puisque la négation en luba n~ s'indique pas par un adverbe mourir
séparé, comme c'est le cas en français, mais s'incorpore dans la kuamha dire kupöna tomher
kumvua entendre, sentir kutàpa coup er
(1) Cfr. Mgr De Clercq, Kongo-Overzee 11, Lubataal-Studie, p. 15-20. kuangata : prendre kupàtuka sorti r
- 65-
1. LA CONJUGAISON AFFIRMATIVE
Ndi ntiuna bäna ku kûla.sà : j'envoie les enfants à I'école.
A. PRESENTATION OBJECTIVE Udi ulama mbûji yà tatuèndè : il garde les chèvres de son père.
Ndi nkèba mikàndà yà.nyi : je elierelus mes Ii, res,
Verbe ku-türna : envoyer. Bantu bàdi bàpingana kuàhö : les gens retournent. chcz eux.
69 Lufà lîuli luknàta bantu hênso : la mort saisit tous les hommes.
Mu njila tudi tusangana hizûhu nè masanji à tumbelè: sur le •.he-
L'Actuation. min nOlls trou1;ons des coques et des pieds d'arachides
Cette forme présente l'acte en train de se réaliser, la situation est Mpèka.tö îuii ufikisha hantu ku Iufü luà kashidi : Io l{érhé conduit
indiquée telle qu'elle est. L'acte n'est pas encore accompli, n'est Ies hommes à la mort éte1'l1dJe.
pas achevé, 'I'shiêmhe tshuli tsliirueu a hirnpè mu mpàta : Je manioc pousse bien.
Formation : préfixe pronominal + radical du verbe dans la plaine.

1 pers. n-tèma -, .
J envoie. mor
. tu-tûma nous envoyons, nous
Mayu.ki aa àdi àmanyi.~ha häna ma.1uà kale: ces entreriens [otit
connaitre aux enfants les choses d'antan{l'histoire),
2 pers. u-tûma envoyant nu-tûma envoyant Nzè.lo idi i:.;àkola misuàsnà : les poules picotent les tcrmites.
3 mu-ba u-tuma bà-tiun«
Mayi àdi àsàba pêko': l'eau bout sur le feu.
"
Cette forme correspond en partie à l'Indicatif présent et au Par- Nili mbela hênso, nè hampetà nè halanda : je fais la leçoti à tout le
ticipe présent du frarrçais, mais elle n'irnplique pas la notion de monde, et aux riches et aux pauYres.
temps. Pour exprimer cette notlon on ajoute la copule -di, -vua, Munyinyi îuli iuiunka mupü.yà mubi : la viande sent mauvais. .
-akadi ; la forme verbale s'adjoint alors à la copule comme attri- Bintu hià mu tshihêmlii tshièbè bidi bipèna panshi : les ohjets de
but. (-di constate que quelque chose est; -vua (-akadi) constate ta poche tombent par terre.
que quelque chose était). N"udi nutshl.na mîdirua tshianà.nà t t:ous craignez I'ohscurité sans
raison.
70 Note. - Le pronom persennel n, de la première persenne du sin-
a) Pour traduire l'lndicatif présent fronçcis : gulier, occasionne les mêmes changements phonétiques que nous
. /

avons signalés au" n- 55.


1 pers. ooi ntûma je suis j'envoie, tudi uuèma
2 pers. udi/utîuna je suis envoyant, nud~ nutûma . Ndi mmona mitshi yà di.tu : je vois les arbres de la forêt ;
3 mu - ba ooi ûtîun« = j'envoie. bàdi bàtuma ndi ",nfllta mabànzà à.nyi : je paye mes dettes ;
mu - mi udi îuûm« /.di ituma ndi mbala mukàndà : je lis un Iivre ;
n -n udi ûtûmo: /.di ituma ndi mpàtuka mu nzûhu : je sors de la maison;
lu -n ludi lutumn /.di ituma ~di muuàla bilàmbà biànyi : je mets mes hahlts ;
bu - ma bOOi biaûm« ooi àtuma ndi ngènza ml~dimu wà.nyi : je fais mon travail,
di - ma di,};. dltuma ooi àtuma ndi ngà.sa nzûbu : je con struis une maison;
tshi - bi tshidi tshitÎlma bidi bituma ndi ngo.wa mäyi : je me baigne ;
ka - tu kooi kàtuma tudi tutuma ndi ngindila divua dièbè:· j'attends ta venue ;
loc. mu mooi miitiuna - ku kèdi kii.tuma - pa pàdi pàtuma ndi nclomba dianyisha : je demande la permiesion.

Tshiluba du Kasayi 3
- 66- - 67-

b) Pour traduire l'lndic. imparfait du français : hiso.sà, îulitàrua nè : ntu.lè : Ies voilà partis, ils arriuent: au champ,_
nu;ua (nûlwdi) rüûma j'étais j'envoie, j'étais I'homme frappe sa houe en terre, il saisit les herbes, il se tend pou!'
Ilt:lU! (/nîJ.adi) utiun a r-nvov ant =
j'envovais les arracher (litt. il se tcnd se disaut : quoe j'arrache).
îunui [uà.leadi} iÎ.tiÎ.1I1l1
Mais on pourrait egalcment remplacer Je present du Irançais par
ttuua tuûlcadi ) tut ûma
le passé simple et dire: les voilà parfis. ils arrivèrent .. - frappa ...
1/./1V/La(ruuilauli] ll11/il/1I1/
saisit... se ten dit.. .
bÛIlIG (bà.lwdi) lràtîuu«
Ufil.-a àmu muinshi muà tshilamha, tikopola hilàmhà, ukàpolo
Halerli hèndè bàcua (bà./;w/i) {)(I.sa lIlU lsllilt:.IIIlla : ses parents luibi- Lisàbûta uè tslrifulu, îuè I,« pà.pa, iiba1lga cliditnpu ilu mûyi, îcsàmbe-
taient SUl'la pente. la pa dibue, tutngltta us.àhangà îulila.ba, itJll.ka nè : nditupurlè kà-
Tshilûlû tslrièndè tsliiiu« (I.,hià/,(/(li) tsliikok« panshi : son hulrit hidi mäyi, ... iuûndubuluka, uiè.l« rlîyi nè : eyi ! ta.tû mha.fû l : il ar-
trainait par terre. rice {arriva} sous le pont, il cnlèce [enlera] ses hahits, il enlère ('11.
Dikènga dikolè clLwa (elit(!meli) (li/""ûla liantn : IIIIe (1;raI)(1(· d<,.tl'('~s(, leua} ses souliers er son chapeau, il (les) dépose {déposa] Ià, il se met
s'em parait des liounnes. (se init ) à s'nsperger d'eau, iI s'ossicd (s'assit) SUl'un rochel', il pretul
MlltlJmho îuiua (/{:à.kaeli) z'tjinga hu kunuà milàngi ita.uu : Mulo-
à
[prit} du savon et se frotte (se [rotta), il se lèce (se lew) afiu de
mbo désirai t hoire cinq houteil les. s'asperger de nouveau d'eau, ... il remonte {remonta) à la surfuce, ij
Ngulungü ûcua (1I.;(I.klldi) /Iya kudià nküntle mu budimi huà nkà- crie {cria) : Hé! père, je suis mort!
sh á.mû : I'antilop« allai I mangel' fles haricots ~1I1' Ie champ dil Kàdi yêye kukûrlimukayè. iuàndisha Pe.trè îunuamba nè : mais
léopard.
il se retourna, il «dmoneste (udmonesta] Pierre et lui dit ...
Muntu kampànda iÎ.1'I1C1 (/cà.kadi) Ilfi;11/a kil tshimenga : un [certain )
MubLke iikuàta njila, knyayè : s'étant levé, il se met [se mit ) en
è

hounne renuit de la vil]c.


route et part (ou : partit).
Bàt;ua bàkèba mûshindü w à kmuujl mijn : ils clierchaient lUI moyen
de Ie perdre. Cette demiere phrasc est un excmple typique de l'emploi des
Muntu kampànda ûvua IIJlt ku Iuerulo luIe: 111\ homme partait }Jour trois Ionnes verbales capitales des Baluba dans leur laugage cou-
un long voyage . rant.
Ditûkû dià nsabato îniua ûpitshila mu madinri : llll jour tic sahhat
il passait à travers les clramps .
72
Bàcua bàmutentelwla huà kurnóua ne wà.mupàndisha : ils l'é piaient L'accompli (Résultatif)
poul' voir ~'il le guérirait .
Cette forrne présente l'action ou l'état dans leur fini, leur para-
71 chèvement.
L~s exernples suivants mentrent c1airement que la fonne d'ac- L'acfion parachcvéc, le fait accompli appartieuucnt d'ordiuaire
tuation (sans copule) marquc uniquernent l'action sans la moindre au passé, mais l'attention de l'interlocuteur luba ne va pas au fait
indiention de tem ps. que I'action est située dans un morneut quclconque dl! passé, cl!c
se conccntre su r Ic parachèvement, su r la perfection de I' action.
Bi't.kuya, bàfika rnu hnrlimi, mulûme utàplt lnki'tsu panshi, ûkuiua ainsi quc sur l'état permanent qui résulte de eet nccomplisscmcut.
- 68- - 69-

En français, cette notion se rend gériéralernent par le passé com- Mpàlatà we.hè wa.pàwdi (wà.kupàtula) mikuàbö ita.nu: ta pièce
.posé, ex. iI est parti, c'est fini, j'ai reçu, j'ai atteint, etc. (d'argent) en a rapporté cinq autres.
Cette forme verbale a deux formules équivalentes; la première Di.taba dièbè diakupàndishi (diàkukupàndisha): ta foi t'a sauvé.
est propre aux Baluba, I'autre aux-Bena Luluwa et les Bena Konji. Umue wa kûdibo ûmöna nè : mba.pàndi (nákupànda), kualukilayè:
Notez que dans la forme des Baluba, le pronom personnel de un d'eux voyant (ainsi): je suis guéri, revint.
la première personne du singulier est mb ou ng au Iieu de n : Mba.petshi {ruikupeta] mûko.ko wà.nyi üvuà mujimine: j'ai trouvé
mba.tûrni ou nga.tümi. Le -l final peut être 0 ou u, si la voyelle (obtenu) ma br~bis qui était perdue,
principale du radical verbal est 0 ou u; ex. mba.londi ou mha- Nga.sangànyi (nákusangana) bimuè himuma bibolè mu tshisakà
londö: [ai raconté; wa.tû.ki ou wa.tit.ku: il s'est détaché. - At- tshièbè: j'a(trouvé quelques fruits gatés dans ton panier.
tention aux changements euphoniques sous I'influence du -i final. Wa.bàki, wa.ledi, wa.wàdi tshilàmhà: tshiIenga ne mukàhà mulenga,
wenji muntu: il est marié, il a (engendré des) enfants, il porte
Voici leur formation : (a revêtu) un be au vêtement et une belle ceinture, il est decetui
Baluba Bena Luluwa quelqu'un.
Bundü buanleuètshi buà même kuya: je suis gêné (la honte m'a
préf. pro + a. + noyau V. + préf. pro + aku + radical V.
pris) d'y aller.
mb-a-tèm-i j'ai envoyé n-iiku-tîuna Note. - Les verbes kuJuà: mourir, kucua i venir, kulua: venir,
w·a.·tum-i w-êleu-tîuno. kusua: vouloir, kupuà: être accompli, kutuà: toucher, atteindre,
w-a.-tum-i u,'-à.ku-tuma kumvua : entendre, comprendre, ne prennent pas de i final dans la
tu-a-tûm-i tu-êku-tîuna forme des Baluba; l'accompli de ces verbes se termine en u: mba.jîs,
nu-a.aûm-i nu-êku-tîsma mba.uu, mba.lu, mba.sîi, mbapû, mba.tû, mbumcû.
b-a-tûm-i b-à.ku-tiima La forme en -aku- de ces verbes est régulière: nakuJuà, nêkucua ,
Notez que dans la ferme mba.tüml leoa de la première et de la troisième nêkulua, nêkusua, nakupu.à; niikutuà, nêkumoua.
persenne du singulier et du pluriel a un ton montant.
73
tuafiki (wakufika): nous sommes arrivés, nous y sommes ;
ba.yi (bà.kuya): ils sont partis ; Le constatatif (Allusif ou Historique )
kuajiki (kuàkujika): c'est fini ; Cette forme marque I'action dans sa réalité sans plus: elle relè-
wa.Ju (wà.kufuà): il est décédé, iI est mort. ve l'acte cornrne un fait nu, sans s'y attarder davantage, elle .con-
Mudimu u'a.jiki (wà.kujika): le travaiI est fini. state un fait.
Dîba diakumbanyi (diàkukumbana): il est temps ; L'actuation et le parachèvement n'entrent pas en ligne de compte.
Numcîs [nuàkumcua} biênso ebi anyi?: avez-vous compris tout En français, cette notion se rend d'ordinaire par le passé simpte:
cela? j'envoyai, je pris, (parfois aussi par I'imparfait, le passé composé
Mupröfe.tà munène u'a.ju.ki (wà.kuju.ka) kutûdi : un grand pro. ou le plus-que-parfait).
phète a surgi parmi nous, Tout comme la forme précédente, le constatatif a deux formules
Mvidi MukUliJ. u,'a.vu (wà.kuvua) kukûmbula bantu hèndè: Dieu équivalentes, Nous donnons d'abord la plus simple, qui est propre
est venu visiter son peuple, aux Bena Luluwa et les Bena Konji; elle constituo le pendant de
iO - 71-

leur ferme accomplie .. mais au licu de lintixc -a.ku- ils iu tctr aleut 74
-a.ka- .
Le constatatif en usage chez les Baluba est plus compliqué.
Voici la forme du constatatiî des Bena Luluwa :
Formation : préf. pro + noyau v. + -ine (-He, -ène, -èle )
Formation : préf: pro + a.ka + radical verba I Maïs il n'est pas permis de choisir n'importe lequel de ces suffixes;
i! taut tenir compte des règles de l'harmonie des sons, qu'on peut
n-ûka-tiunu j'envoyai (rai envoyé ) ...
énoncer comme suit :
ur-êlca-tîuna
Ic-à .ko-tinna a) Les verbes qui ont comme voyelle principale a, i, u et se ter-
tu-iika-tîuna minent en ma, na, nya, prerinent le suffixe -ine .
nu-à ka-t 11111a b) Les verbes qui ont les mêmes voyelles principales, mais une
b-à.iea-tîuna autre terminaison, prenrtent le suftixe -ile .

W à.kajua mu tshi.nè tshidimu atslrio : il m01l1'll t au cours de cettc 2 a) Les verbes qui out cornmc voyelle principale e ou 0 et se ter-
même année-Ià. minent en ma, na, nya, prennent le suffixe -ène ,
Tuûkaiik« ku musûlu tlîki dià munda muny à IWI/S arri rûmes près
:
b) Les verbes qui ont les mêmes voyellesprincipales, mais une
de la rivière à midi.
autre terminaison, prennent le suffixe -èle .
Niikamàna mûtêto ûkenka kn.ln: je cis une étoile hrillnht en hant. ( Attention aux changements phonétiques sous I'influence de i).
Ttuikubasongan« halà.le: 1I01lS les trotuiiimos cndormis. Voici un exemple pour chaque cas:
Nslrind] uà.kalekela Iungaj i : I'écureuil laissa tomber la noh: de
palme, kutüma kukuàta kupeta kupóna
Wà.kalongesha ],511:\ nköngo lIè nkóngo : il ensei gna des groupcs ct
n-tûm-ine n-kuàtsh-ile m-pet-èle m-pèn-ène
des gJ'O\lpes d'enf'ants. .
u-tiim-ine u-kuàtsh-ile u-pet-èle u-pàn-ène
Buàräl,è bà.kakàndul1ll'.na mil marimgn ku Lumami : les Arahes

û-tiim-ine ~. îs-kuiush-ile
•....
(0 û-pet-èle
•.... ii-pàn-ène ~.
se [i xèrent dam les régions de près flll Lommui. (0" 0"

e ..•.
::l 0-
/.!l-tiim-ine < tu-kuàtsh-ile '0
::!. tu-pet-é '[
tu-pàn-ène S'
'I'<lringoma tshiàhtpàtrtkila njila ~hlrli: Bailr5hè bà.kapàtllltt tshi- 0
'< nu-kuiush-ile V> 5' a
ngoma tshià nto.ta. Batshioko è kupàtula t!'lhià tshipenzu : le Cu-
nu-tîï m-ine ~. nu-pet-èle
V>
nu-pàn-ène 0-
2!.
bii-tîun-ine bà-kuètsh-ile bà-pet-èle bà-pèn-ène
sil fut, introduit (appnrut) par rlcux chemins : les Arahes intro-
duisirorit Ie fusil à capsnle, Ies Batshioko introduisirent celui à
silex. Note. - 1° Les verbes qui se terminent en -ana et -ala ne pren-
Batè.ke lJà.kusungidila Bafi.ke kûdi bahàtàt-drishi hà.hè : les Blanc nent pas de suffixe, mais leur terminaison naturelle change en
déiendirent les Noirs contre lcurs oppr(,~"l'llr.';. .
-è.ne et -è.le .
Bà.kabueja bàmuè he.na ditimga mu tshisumhü tshiàbè : ils enrêlè- ' kusangana trouver, nsangè.ne : je. trouvai ;
rent quelques gens de la contrée dans ]('111' p art i. . knsàngala être heureux , nsangè.le : je fns henreux.
Bà.katuàdija mudimu wà.hè mil ugondo muinávi : ijs commencè- 2° Les verbes se terminant en -ula et -una changerit cette termi-
. rorit Ieur rravail dans le qnntr ième mois. ' naison en -uile et uine .
-'72 - - 73 --

kulàmhula payer tri hut , ndàmhuile je payai tribut ;


Mfûmû ûbi.kîdile muena buanga uià.mukonk •.a nè: Ie chef appela
kuamhula soulever, ram asser ngambuile je soulevai ;
Ie féticheur et lui demanda ...
kutshimuna vaincre, ntshimuine je vainquis ;
Mfumû ûju.kile munkatshi muà tshipàngu, uiè.la dîyi dikolè, wà.shi.
kukûdimunc t changer, nküdimuine . je changeai.
ndika nè : Ie chef se leva au. milieu de I'assemblée, cria d'une voix
Le verbe kumèna : vOir,' fait généralement mmuèn~: je vis, au forte, et assura ...
lieu de mmènène . Ngongê ûla.bulukile nè mvità yèndè, 1!"à.l'lla kupàtuka na.yö mu
Kakàndà kà.nyi kàfikile a.nyi ?: ma petite lcttre arrico-t-elle ? Bakuà Kalonji, uiè.la na.yö makàsà mu Bakuà Di.shè, u;à.dipllia.
( est-elle arrivée? ) mû bàmuè hantu: Ngongo s'avança à la dérobée avec ses gens ar.
Mpetèle mikàndà yè.bè yênso ibidi: je reçus (j'ai reçu) tes lettres més, il vint se montrer avec eux chcz les Bakua Kalonji, poussa
toutes deux. avec eux chez les Bakua Disho et y rarit quclques hommes.
Bantu bavulè bàfuile mu mvità : beaucoup d'hommes succombèrent Ta.tû ûsànkile buà kumèna dipingaria diànyi ; l'lflilllllènc, u·n ..sènk«
(moururent] dans la' guerre . kàbidi: mon père exulta (à la pensée) de voir rnon retour, ill'a
Tufikile mu musökê wà Katendè : 'Dous arricàmes au village de Ka- vu et il s'est rêjoui.
tende. , Kabundi nè : pä.dilà muána, icû.mubueja ludimi mukana, buà wà .•
Ta.tü ubi.kidile muanèndè: Ie père appela son fils . kàsesha miadi: Kahundi dit: quand l'enfant pleurera, introduis
MfUmu utumine bantu bèndè ku mudimu: Ie maître envo)'a ses alors la langue dans sa bouche, afin lJu'il cesse (coupe) les pleurs.
hommes au travail . Bà bûngi nebàfnmè küdi dîba dihànda nè küdidio dihuéla, bà.cua
Ngongo îsbiuuile bantu bà Mulubà: Ngongo extermina les Baluba. kusömba ku mè.sà: beaucoup viendront du levant et du cou-
Ewu muntu utuàcliJîle kuibaka, kupangayè muà kujikija : eet hom- 'chant, ils viendront s'asseoir à table.
me commença (a commencé) de bätir et a été incapable d'achever,
Bansongà.kàji di.kümi bàngàtshile miendu yà.bè : dix jeunes filles 76
prirent Ieurs lamp es. Le subsécutif s'emploie surtout pour traduire le Iutur dépendant
Kabundi t.L-àmbidile Nkàshà.mà nè: Kabundi dit au Léopard ... a) de la particule temporelle pa: quand, lorsque;
Bualu ebu buènzèkèle mu tshidimu tshipite: cela ar~iva I'année b) de la particule conditionnelle pa ou bi: si;
passée . c)' d'un relatif .
75 Notez quc les particules pa et bi ou le relatil, se placent irnrnédia-
Le subsécutif tement devant le préfixe pronominal de la forme verbale quand il
Dans cette forme on considère I'action comme étant en connee- s'agit de la première ou de la deuxième persenne.
tion avec, ou succédant à une autre action, posée ou mentionnée
Patltàfikà.ku musûln : quarui nOllS arriverons à la rivière.
antérieurement. Le contexte doit indiquer s'il faut rendre cette for-
Biönso 'binuàlombà, nenûbipetè : tout ce que VOlts demanderez,
me en français par un présent, un passé ou un futur.
vous l'obtiendrez.
Formation : 'préf. pro + a. + radical v.. Pattntvuà hàkóka, wa.kèka àmu pè.bè hikolè lrià hushûwà: quand
n-ê-tèma (mbätuma, ngatuma) tu-ê-tîuna- tu sen tiras qu'on tire, i:ire alors toi aussi très fort.
w·/ηtuma nu-ii-tûma Mulongeshi, ndi nkulonrln knênso lmu;à'~'à: maître, je te suivrai
w·à.·tuma b-à-tûma partout. Dij tu iras.

l'ahiluba du Kasayi 3-2


--74 - -.75 ._-

Panuèmànà biênso abio : - quand VO/l8 verrez tout cela. Pà.tiijJàbo nshima, wa.vua kuimha tshi.nà: quand i/s "ol/..~ tlonno-
Pambà.fikà pamhèlè pà.bö, ke pa1llbà.konkà : quand j'arriverai chez ront du hidia, viens nlors creuser Uil puits.
eux à la maison, c'est alors que je demanderai ... Pà.jikà kar'ltlà kàdi ku.1u: quatui sera fini la pluie qui est en hant.
'Patuàjikijà mudimu ewu, netûbangilè mukuàbè : quand nous aurons Kanuèna .hamanyè ki;lt.v/ln lufi;, kunûkuàta to: vous II~ savez pas
fini ce travail-ci, nous commencerons un autre. oû la mort t-ietulra vous surprendre. .
Bitvà.monà muntu wènza nànku: si .tu vois (verras) un homme Biànuûmbit muntu : nurl] nuenza hislri ? : si quel qu'un. t·o",~ dit;
agissant de la sor te ... qu'cst-cc que \'OIlA f ai tes ? ...
Binuikalà kanûyi bänsue, nümpè hiûmà hiànyi: si vous ne ooulez Kàdi pà.vuà llkiislul.lIIc1, uuûmuamhila nè: mais si le léopard cient,
pas de moi (comme gelldre), rendez-moi mon argent. nlUs lui direz ...
Umbà.uii: mishiku awu, nyêye ; nînnukuàtè : ce/ui que je baiserai, I'à·fÎl.·àbo, nûhàsèmhèshè : quorul ils arriceronr, tencz-Ieur compa.
c'est lui, arrêtez-le, gnie.
Kèba.yi àmu muà kuya kumpàla, lmà jJaTwàyà ku misèkó, nuámóna
muà kncnza bilenga mu tûla.sà tunuélongeshà : tächez toujours 78
de faire du progrès , afin que quarul vous irez dans les villagcs , L 'infinitif
vous puissiez faire du bi en dans les classes oîs 1·01l.~enseignerez,
L'infinitif du verbe luba est une forme substantive. D'ordinairc
Patuàfuà ke patuà.~hLshà kupeta wè.tû muaba wà kaslridi mu diulu:
il répond à l'infinitif français. IJ désigne I'action ou l'état d'une
quand nous mourrons, c'est alors que nous obtiendrons pour tou-
rnanière générale et indéfinic.
jours notre placc au ciel.
kukuàta : prendre knhaJa: lire kudiû '. manger
77 knfûnda : écrire kuuàya : jouer kulà.Ia : tlormir
Si le sujet de la proposition subordonuée temporelle ou con di- kupela motulre kUl1uà: boire kulöka : ploucoir,
tionnelle est un substantif (donc à la 3 pers.), il se place après la
L'infinitif est d'un usage très fréquent; surtout comme narratif
forme verbale et la particulo pa ~u bi prend la place du préfixe
mais sans qu'il impliquc la moindrc notion de terups. Aussi, tradui-
pronomina!. Si le sujet est un pronom, pa et bi preunent égale-
sallt cette f?.rmc en français, n0115 sommes contraints d'employcr
ment la place du préfixe pronomina! -et le sujet est attaché comrne A

tantot le present, tantöt un passé', voire même nn futur.


suffixe pronominal à la Iorme verbale.
~iel~ des foi~ I'infinitif narratif est précédé de la particule COrll-
( Voir les suffixes pronominaux, qui sont les tormes simples des lative e, que )'on peut traduite partois par et, mais qu'on peut lais-
substituts du norn, au n- 59: Tableau Récapitulatif. ) . ser souvent intraduite.

quand l'enfnnt pleurera : pà.dilà (pa-à-dilà ) /Il.flána; Kaluuuli kulela bäna hàta.nu, Mukènge
è kulela pèndè hàta.nu :
è

quand il pleurera : pà.dilàye; KalJUndi anait engendré r-inq enf'ants,


•• M u enge en a1'alt. enger: d ré
k
aussi cinq.
quand les élèves sortiront de la classe : [Jà.pàtukà biin« mu kàla.sà ;
'quand ils sortiront : pà.pàll1kàlw. Mllhlmiànà èkuya munzûhû muèndè, kU(ln~(fta dihèkö dià t~hilà.
rnhà, kusuika ku 'mutshi è kudiinca, kltfltà: Ie type entre (entru )
Pà.bangà dîba kusasama-: quand le soleil comme.ncera n dcvenir dans sa maison, prerui (pril) une aune d'étoffe, la'lie (Iia ) à un ar
chaud. lire et se perul (pendit ), il meurt (mourut).
-76-
-77-
79
Luse è kumukuàtalë huà hûngi huà Lantu hàvuà hàjimina ; la pitié
Supposez maintenant que le sujet ne soit pas exprimé, alors le saisit à eau se du grand nombre de gens qui mouraient (se per-
nous devrions placer le suffixe pronominal requis à la fin de la daient) .
première formule infinitive (dr. n. 116). 'Ainsi les deux phrases Bambile nè: pàdiho hàtshitu.ta (tshingoma) panshi è kukungula-
précédentes auraient I'aspect suivant : tshià, tshitàkisha huloha: on disait : si on en (avec le fusil) frap-
pe le sol il tonne, faisant tremhler la terre.
E kulelayè bäna hàta.nu, Mukènge kulela pèndè bàta.nu.
è

Kuju.kayè mutàngile kûvuà mbûji munshankûnyi, kukuàtayè mhûji


E kuyayè munzûhû muèndè; kuangata dibökö dià tshilàmhà, ku- mukuàbö mu dibödi, kumutuàye nzàdi yendè mile. K-Ukokayè
suika ku mutshi è kudiöwa, kufuà. dilön"gà dinène, kuelayèmu ma.shi à mbûji, kudishiyayè mu nzû-
Cependant cette règle n'est pas très rigide, car on entend sou- hu, kupàtukayè .àmu nè mhûji mushibeya, wènda ûköka : il se
vent le suffixe pronominal après plusieurs infinitifs consécutifs ; leua et se dirigea vers les chèvres sous le tas de hois de chauffage,
on I'emploie rnêrne quand le sujet est exprimé. il saisit une, autre chèvre par la gorge et lui enfonça ses longues
.griffes. Il traina un grand bassin, y versa le sang de la chèvre, il
Mamuendè wa muána kuvuayè, kuangatayè muána, kumukoleshayè: . le (bassin) laissa dans la maison, il sortit avec la chèvre tuée, il
la mère de l'enfant cint, elle prit l'enfant et l'éleva. s'en va en (la) traînant. .
Baledi hèndè kufuàbo è kush'iya muanà.bê nè hushiyè kênsoa.kênsö:
le~ parents de l'enfant moururent et laissèrent leur enfant tont A 80
fait orphelin (avec l'état d'orphelin de tous cêtés) . Parfois on emploie l'infinitif après la particule temporelle pa .
Matalà aa pà.tölokàwo è wêwe kuya kuenda mn Ludimi: quand re Pa kubuela mu misèkè yà.hö: en entrant dans leurs villages.
maïs poussera, tu iras au champ. Pa kurnàna kàhidi ma.1u à hàmuè Lantu: en considérant la maniè-
Ngulungû kuju.ka è kuya muà Kahnndi: l'antilope se leva et alla re d'agir de certaines gens.
chez Kahundi. Pa kumàna mafûku àviluka: en voyant que les jours passaient.
Tshingoma tshipàtuka è kunyanga miandà yonsö yà hiluilu, kutuè- Pa kuvUluka nànku ûvua àmu ûhungama : se souvenant de cela elle
latshio kahûtû mu matûnga : le fusil en paraissant boulecersa s'attristait.
toutes les coutumes de la guerre et apporta la destruction dans
les contrées , 81
Les exemples suivants montrent clairement que les Baluba con-
Nzala, nyö.tà kusengejabià hantu, bäna kushobuela bamamuahê
sidèrent I'infinitif comme un véritable substantif .
miadi yà hià didià: la faim et la soif êpuisèrent les hommes, les
enf'ants importunèrent [eurs mères avec (leurs) pleurs pour de la Muena kuànyi u(Ii nè kusa.ma kubi : ma Iemme a une grave mala.
nourriture. die (litt. a un être malade grave) .
Kubuelayè mu màjuwà mu Anvers, kusabukayè mäyi manène ma.Ià- Kma.rna" kuèndè kuil kale a1ro küvuR kumune.menena : 80n ancienne
hàlè à mbu, kufika mu Màtadi, kuendabè ku makàsà, kufika mu maladie s'aggrava.
Kintambö : il monta à hord du steamer à Anvers, il traversa la E kusanganayè muána nè kubè.la kukolè bushiwà: et il trouva l'en.
grande eau étendue de la mer, il arriva à lVfatadi, ils marchèreru fant avec une grave maladie en effet.
à pied et arriuèrent à Kintambo (Kinshasa). Tshîndi muköwèlèle nkuja kuànyi kuà maja: ce que je soigne bien
c'est ma danse de danses .
-78 - -79 -

Kuine kunàya aku kuvua k.uà hàngata bintu:. c'était là un j~u au- Si cette formule, ou la suivarrte, exige l'emploi d'un pronom,
quel Ils pouvaient gagner des prix. il faut prendre le substitut du nom : même, wêwe, yêye, tuêtu ,
Mbua kàseki, kuseka kuà mbua nkubUluka: le chien ne rit pas, Ie nuênu , bobo, tshiötshio , etc.
rire du chien c'est ahoyer (proverbe) .
même mutûme : moi ayant envoyé ,
Kulela kuèhè b.àji.kile difûku kampànde: ton enjan: on l'a enseveli
tuêui batiune nous ayant envoyé ,
ce jour-Ià (ton enf anter est ... ).
bêbo batiulle : .eux ayant envoyé, etc.
Kuenza kuàbö kuà matüku ênso kûvss» àmn bu kun hàdi kabè.na
hamanyè Mnlopö: leurs agissemerus journaliers .étaient conune Bêho bojikè pabuîpi nè tshimenga : eux étont arrivés près de la
ceux des gens qui ne connaissent pas Dieu. ville ,
Kuenda nè muivi kiidi kubi kutàmhe, bualu kudi kukuhueja mu Y(-Y'~ musàmbo ra mukûnà : lui .~·ét(l.l1tassi« sur la JIIontagne.
tshilumbû tshinène: accompagller un voleur est très mal, parce
Balongi bamanè kuimba musambo : les élèves ayant fini de chonter.
que cela t'implique dans. une grosse palabre .. Wêwe· musangàne muäna ûdila : toi ayunt trouvé> un enfant qui
Kulà.là kuèhè eklt kiidi kuidikija Iufü : . ton sommeil ressemble à la
pleure (pleurallt).
mort (ton dormir imite la mort). Kusanganahö Iungènyónyè lltlp~kile mutshi : ils trouvèrent le ca-
82 méléon ayant em poigné (emhrassé ] un arhr~.
Mukàndu kî mmuela hantu balà.le to: la défeuse n'a pas été don-
Les formes nomina les
née les hommes étant endortnis. (pendant flue '.' . )
11y a deux tormes nominales. l'une active, I'autre passive. Les
ACue mêso è.tû matimgile: qu'ilmeure devant nos yeux, (nos .yeux
formes nominales marquent l'existence d'un état, d'une situation.
ayant regardé) .
Leur dénomination dérive du fait qu'elles prennent toujours le pré-
Même hiànyi,· nuÎnwlle nànku : mais moi, ayant enterulü cela .
fixe norninal. Puisqu'elles sont très souvent employees comme ad-
Bn muntu mukuàte diyi dià nzè.lo lllU Lianza: comme un honune
jectifs, on pourrait les appeler aussi formes adjectives ou qualifi-
tenant (ayant pris ) un oeuf de poule en mains.
catives. (cf. n- 10).
b) La forme nominale passive. - L'action est subie. Cettc
a) La forme nominale active. - L'acte est posé. Cette forrne
forme peut être rendue par le participe passé passif .
correspond au participe passé actif français .

Formation : préf. nominal + novou verbal + e i


Formation : préf. nominal + radical
mu • ha mutûme ayant envoyé batÛIDe JOU • ha mutûmc batuma
mu • mi mutûme mitume mu -mi muroma mituma envoyé, ayant été envoyé
n • n mutûme mitume n · u nlutUl1ln mituma
lu • 11 lutume mitume In · n lutuma mituma
bu • ma butume rnutûme hu -ma bittuma mutuma
di • ma ditume matUme di · UIa dituma matÛIDa
tshi· bi tshitume bitume t8hi· bi tshitiima bituma'
ka • tu katume t.utume ka - tu katuma tutuma
loc. mu mutûme -- ku kutiune - pa patûme loc. mn mntûma ku kutîuna ,- pH patîuna
- 80-
81 -

Bantu basungula buà hulèbo : des hommes choisis pour leur bra-
La forrne nominale en -a a un sens franchement passif :
v~e. •
Mukàndà mufUndo kudi Bato.ke : un livre écnt par Ies Blanca. ndi nuitîuna je suis envoyé /ltJl,ua mutûma j'étais envoyé
Maböko masuikila pa nyimà: les bras liés derrière Ie dos.
lidi mutûma til uvua mutûma
E kumupàbo mukàji mulonga Iuendo kûdi bamamuendè: et on lui
(!,~ •••
tn étai« ..•
I;di mut ûm« ûoua mutûma
donna la femme préparée au vo)'a~e par ses mères' (sa mère et ses
tudi ba tI; 11/ a tUI;UCl batûma
tantes) .
nudi batîun« nut;ua batûma
Ngöngö, muangata mutekète, è kukolayè mu bianza bià Sefû : N~o-
bàdi batiima biuiu« batûma
ngo, MJÜi alon qu'il était eneere jeune, grandit entre Ies mUD8
de Selu.
Mu nzübu wa.bö mulema mabendele : dans leur maison tetulue (pa- Ndi mulà.le mu Iueiulo matûku àta.nu :'. j'ai dormi en v'oyage (je
voisée) de drapeaux. suis en route) pendunt cinq jours.

Tuêtu kusangana nzuhii yà.bö milengeja bîmpè: nous trouvûmes Ndi musangàne Kahundi muyè: j'ai trouvé (constaté) que Kahundi
était parti.
leurs maisons bien ornées.
Mukenji mutûma küdl mukaleng~·:. un meSsage envoyé par le maî- Mpetu iuua mioulàngàn» lrihi lUU ditilnga diètû emu: les richesses
tre . s'étaielH accr/(C'.~ (muli ipltées) énormément dans notre pays.
Muäna muambula kàmanyi njila bule: un enfant porté ne se rend Bato.ke bàuua babuêle lIlU matûngû à Batt;hioko kale: les Blancs
pas compte de la longuenr du chemin. (prov.) étaient venus deptris longtemps .dau8.Ies régions des Batshioko.
Mufuè kupàtuka, makàsà nè bianza bijingila mikàbà.. mpàla mubui- Mlltshioko îniua munyomàkàje matûngà à dià rnuamua : Ie Mutshio-
ko arait sal.'cagé Ies vontrées d'au-ddà ((111 fleuve) .
kila tshitàmbalà: Ie mort sortit, les pieds et les mains entourés
de hanrlelettes et le visa ge couvert d'un suaire . Nákadi mulà.le ku.ln kuà llisàmbidikà: je. m'étais couché sur les
buissens.
Nenusanganè muána mutekète mukîua tulàmbà: vous trouverez
lIJ) rvurvenu-né enveloppé de langes. Sefû u:àlwdi muleuài» muäna wa Ate.tela : Sefu avait pris un enfant
des Atetela.
8~ Bantu hà bûngi kllbànta bamanyè huangn abu: heaucoup de gens
Très souvent ces deux formes sant précédées d'une des copules ne connaissaien i pa.~ l'C remède.
-di vua -akadi qu'elles accornpagnent tamme attribut.Elles ren- Mfillnu, tudi batàte hutûku Jmjimà, nànsha kukuàta kantu : Sei-
dent alors te passé composé ou le plus-que-parîait du français. gneur, nous arons peiné tonte une nuit sans rien prendre .
Buûwa bîuiua bukuàte hónso : Ia peur avait saisi tont Ie monde.
Notez que la forme nominale se comporte comme un adjectif .
Ka.ha aka kàvltu kalema pà.kll mc.jà: eet endroir était tendii aussi
d'étoffes.
tuli mutûme j'ai envoyé mt:ua mutûme j'avais envoyé
Ndi mutûma kumpàlà kuèndi-: je suis .ellvo)'é (rai été en\'oyé)
udi mutisme tu as ... Ut:.rla mutûme tu avais ... • avant lui. .
îuli mutisme uvua mutume
Même Juli mnenyi, kàdi lidi mll/wlt'la rnu musókè ewu: je suis un
tudi batûme tuuua batûme
étranger, mais j'ai été élm'(; dans oe village.
nudi batîime nuvua batieme
mBatiikiimishe nkodi katii)';' balutnbuluisha : on nous a fait battre
badi batieme bà1'IIU batieme
de verges sans jugemenr (~alls que nous soyons jugés).
- 82-
-83 -
Note. - La forme nominale active, précédée de la copule -di , remp!ace sou-
Kahundi mmu)'è kunyi? Yêye nè: mmuyè kukukèbela hiûmà hiè-
vent la forme d'actuation, pour les verbes qui expriment la perception ou le
sentiment. hè: Kabundi, oü est-il allé? Elle dit: il est allé chercher ton
argent (tes richesses],
ndi musuè: je tieux ;
Muntu awu mmashà.le : eet homme Ià est resté,
ndi mumanyè: je sais ;
Awu mmujuè kale: celui là est mort depuis longtemps.
ndi mûmvue: j'entends, je comprends, je sens;
Dibàkà diàbö ndifuè kashidi: leur mariage est rompu pour toujours.
tshiêna musuè: je ne tieux pas ;
Muemi wa maluvu mmumanyè hîmpè ... : Ie tireur de vin de palme
tshiêna mumanyè: je ne salS pas ;
sait bien ...
tshiêna mûmvue: je n'entends pas, je ne comprends pas.
Lupàndü Iuà Mvidi Mukulu elu ndutûmina hampànga.nö : ce salut
84 de Dieu a été encoyé aux païens,
On remplace parfois la copute -di, -vua, -akadi par le n prédi-
catif (dr. n. 55). B. PRESENTATION SUBJECTIVE
85
Udi mutüme -- mmutUme: il a envoyé ;
Udi muyè = mmuyè: il est parti ; L'intentionnel
tshidi tshikuàta = ntshikuàta: c'est pris ;
bidi. hijikè = mhijikè: elles (les choses) sont fini es ; Cette forme verbale marque l'intention, le désir, le souhait, la
crainte, le doute, la permission, un ordre, une exhortation, le de-
Kasümu aka nke.lela pa bualu: ce proverhe est appliqué à propos. vair, la volonté, etc. ElIe correspond au subjonctif français : que
Ma.lu atûdl bämbe mmabala pa mukàndà: les choses, que rious j'envoie, iJ faut que j'envoie, je dois envoyer, etc.
avons dites, ont été lues dans un livre.
Pi.nà.po Ntiunbà mmusokoka kûdi mukàji a mfûmû : entretemps
Formation : préf. pron. + noyau verbal + è
Ntumha ooait. été caché par la femme du chef.
Bà.kumvua nè : Kahundi mmupà bänà küdi nkàshà.mà: ils appri- I pers. ntumè que j'envoie, je dois tiitumè
rent que Kahundi acait reçu (~t'ait été donné) les enfants du Iêo- 2 pers.' utumè, envoyer, etc. nûtumè
pard. -3 pers. àtumè bàt.umè
Mukàji ewu mmulowa munànà kûdi haloji: cette femme est ensor- lllU - mi utumè Itumè
, celée d'hydropisie par les jeteurs de sorts, n - n àtumè 'itumè
Bià Ngöngö ebi mbiumvua kûdi muntu wäkadibo hakuàte ku mvità lu - n lûtumè Itumè
yà Ngöngê muinè : ces choses concemant Ngongo ont été enten- bu -rna bîuumè
àtumè
dues d'un homme qu'ils avaient pris pendant la guerre de N?ongo di -lna ditumè àtumè
Iui-même. - tshi-hi. tshttumè bitumè
Mu Kalonji kà Mpukà mmupàtîske bualu hupangishe me.ji: chez ka - tu kàtumè tûtumè
Kalonji ka Mpuka est arrit,13 quelque chose d'incompréhensible. loc. mu mûtumè
Bàmuè mbashà.le nè àmuè mabànza: d'aucuns sont restés avec ku kûtumè:
quelques dettes. pa pàtumè
- 85-
-84-

Remarquez que le préf. pronom. de la 3me pers. du sing. des 86


classes mu-ba et n-n est a et non u. Notez aussi que Je noyau
L'intentionnel précédé de la particule ne est employé souvent
du radical des verbes du type c. v. c. (consonne-voyelle-consonne)
pour rendre le futur. Notez que la particule ne, indicateur du futur,
a toujours Je ton haut et que Je préf. pron. et la finale e ont lc ton
s'attache à.la formule verbale et ne forme qu'un seul mot avec elle.
bas.
Bantu aba bàbuelè: que ces hommes entrent. nêntumè j'enverrai, netûtumè
Be.na mudimu bàtu.lè biso.sà hihi : que les ouvriers arrachent les neûtumè tu enverras, etc. nenûtumè
mauvaises herbes. mu - ha neàtumè nebàtwnè
Mmonè apa biûmà Liànyi kàtàta.kà: je veux voir (que je voie) mon mu -mi neûtumè neitumè
argent ici à l'instant. n - n neàtumè neitumè
Usha.lè kulama nkàshà.mà nè mukàjièndè awn: continue (reste) à tshi - bi netshiturnè, etc. riehitumè, etc.
surveiller ce lêopard et sa femme.
Tîsbuelè muànyi, tîulie : entrons chez moi et mangeons. Mà.lobà netîcye ku tshisalu: demain nous irons au marché.
Ndombè tshinyi? qu'est-ce. que je dois demander ? Miaba yênso nebàlondè bualu ebu: partout on racontera cette af-
AmLilà hàna bàsombè panshi : .dis aux enf'ants qu'ils s'asseyent. faire.
Be.na musökö bèlue kukösa mitshi eyi: que les villageois uiennent Bênso nebàpetè difutu dlàbö : tous rececront leur récompense, '
couper ces arbres. Ku.nyimà kuà mbingu ibidi, balongi nebàpinganè mu tûla.sà e dans
Yêye nè: nuelè mu kapià: lui de dire: jetez (cela) au feu. deux semaines les élêves retour~ro!'-t en classe,
,Nufundè ma.lu aa ênso pa mukàndà : écricez toutes ces choses dans Dimuè ditüku netissambake.nè nendè: nn jour je le rencontrerai.
un livre. Uye kuimana ku muelelu wà kasûlu, neûmotiè mbua ûndi nkutûmi-
Lekèlà pantu apu, pàkuatè binga.kimyi: Iaisse eet endroit-Ià, afin na: va attendre au bord du, ruisseau, tu verras Ie chien que je
qu'y pousse ce que j'ai planté. t'envoie.
Ndi nnuàmbila nè: nenûdilè , nuelè miyengà, ... nenûbungamè ,
Vua îuentekè muanà.nyi wa hakàji hianza, buà àpandè, àmonè muo-
Udi dibungama diènû nedièndamukè disànka: je vous dis : vous
yo: viens et impose les mains à ma fille, pour qu'elle soit guérie
pleurerez , vous vous lamenterez , ... vous serez dans la tristesse ,
et qu' elle ,;ive .
mais votre tristesse se changera en joie.
Niaualè tshilàmbà tshilenga, numuvuàcûkè, nûmuêlè kakànu ku mu-
Lömbayi, nebànupè; kèba.yi nenîipetè; ko.köla.yi.nebànunzUluilè:
nu, ... tuàla.yi kàbidi mu'ana a ngombe wa ma.nyi, nûshipè, tii-
demandez et l' on vous donnera ; cherchez et VOltS trouverez;
die tîuankè ; apportez une belle robe et l'en reoêtez, mettez-Ilt~
frappez et l'on vous ouurira.
un anneau au doigt, ... amenez aussi le veau gras, tuez-Ie, man-
Kudinga kuà mpindiewu nekîioue kupita kuà bangabanga ku bubi :
geol;l.Set festoyons .
la tromperie actuelle sera pire que la précédente, (viendra sur-
Le.jà mukölö wê.bè, nge.lè muonji: présente ta jambe, afin que
passer l'ancienne en malice) .
j' y mette une corde. .
Bualu nekupatukè bapröfe.tà bà mafi: car il surgira des faux pro-
Kuambabê nè: Mliena tshibawu àvue... Bobo kuela mbilà nè : phètes.
àfue: ils dirent: Que Ie coupable ui enne . " Eux de cri er : Qu'il
'[emuikalè biyö.Iè bià mala: il y aura des famines.
meure!
- 86-
'- 87-
Parfois on emploie I'intentionnel sans ne pour traduire le futur,
surtout si plusieurs futurs se suivent.
89
Nebànukuàtè, bànûkèngèshè, bànufilè mu hisangihi nè mu lukànu, L'irppératif (le volitif)
bàve ne.nû kûdi hamfûmû : on portera la main sur vous, on L'OUS
Cette forme exprime la volonté, un ordre. Elle correspond à
persécutem; on tlOW livrero aux 888emblées et aux pri80DS, OD
l'impératif français.
vous conduir« devant les rois.
Neàtumè banjèlö hèndè, àkungijè basungula hèndè: il enverra ses Formation : 2 pers. sing. : radical du verbe,
anges et rassemblera s~s élus, 2 pers. plur. : radical + yi.
Tshisà netshiju.kilè tshisà, hukalenge biiju.kilè hukalenge: nation 1 pers. plur.: préf. pron. tû + radical + yi.
se dressera contre nation, royaume se dressera contre royaume. Tiuna : envoie; ruma.yi: envoyez; tutuma.yi: envoyons.
Tu.kijà muoyo: ealme ton ceeur (sois calme) .
87
. Lekèla.yi diyo.yo: eessez le bmit.
Le préfixc pronominal de la 2me pers, du singulier de l'Inten- Tuèpelà.yi biênsö bidi muà kunyanga dinanga dià muntu ne.tû :
tionnel peut tomber, si on doit intercaler l'infixe pronominal de la éoitons tout oe qui peut porter atteinte à l'amour du proehain .
première persenne. Ju.kà.yi, tûye muètû : lecez-cous, allons chez nous.
ngambi.lè: dis-mol (pour: ungambilè); Turungununà.yi eku, tuya.yi muànyi: partons d'ici, allons chez moi,
ndondèlè racente-mol (pour:
i ûndondèlèv ; Kabundi nè: là.la panshi, nkulêjè: Kabundi dit: couche-toi par
tiilêjè: montre-nous (pour: utUlêjè). - terre, je te montrerai .
Ngambilè kuwà.kny,à: tlis-moi oû tu es allé. Bêna, angàta.yi tshiäta, nûmuelêlè r enfants, prenez une natte et
Tuèndeshè hilengèle: conduis-nous hien, êtendes-Ia pour lui.
Ndumbisluilè, ndi rnuntu : plaide pour moi, je suis nn homme. Kàdi a.lukUa.yi kuènû, nüla.lè ditUku; pa di.bîdi niifikè kuànyi,
tûvue kumènangana r mais rëtournez chez vous, attendez un jour,
88 Ie secend (jour) venez chez moi, nous nous reverrons.
Parfois le suffixe ku, ko, pu, ou rnême deux de ces suffix es, sont Kabundi kuambila Nkàshà.mà nè : kàdi làka mu Iueso. Nkàshà.mà
ajoutés à I'lntentionnel, pour adoucir un ordre ou une demande, ou nè : làka wêwe: Kahuiidi dit au Léopard: lèche Ie pot. Le Léo-
encore pour exprimer I'instance. pard répondit: lèche (-Ie) toi-même ,
m.kilà be.na mndimu, ûbàfutè, ûtuadijè nè hà ndeke.Iu, ushi.kidilè
Ma,lDu, ndondèlèku tuèbè tualu: mère, raconte-moi done tes histo- nè bà kwnpàla: appelle les ouvriers, remets-leur le salaire, com-
riettes. .
menee par les derniers et finis par les premiers .
. M[Jèku tshitûpà tshià lungènyi Iuèhè: donne-moi, 'je t'en prie, une
partie de ton esprit. Ces exernples montrent que là oü en français on emploie plu-
sieurs impératifs qui se suivent, en lub a on se contente souvent
Umvuàyi, nnUlo~lèko.ku kasûmu aka : écoutez, je uai« VOltS raeon-
ter un peu cette f able. d'ernployer I'impératif pour le premier ordre, et pour les autres on
emploie I'intentionnel.
Nuênu bênsê bàvuà hamumanyè numuvulukèko.pu mu è.nû masa-
Pour adoucir un ordre, ou pour exprimer la précaution è't la poli-
mbila: vous tous qui l'avez connu, ceuillez eous sourenir de lui
dans vos prières. tesse, on ajoute souvent le suffixe ku ou ko ou tnême les.deux en-
semble à I'Impératlf,
- 88-
- 89-
Mualla luûku , petit enfant, ciens un peu .
Cette forme peut egalement prendre le suffixe ko ou ku :
Wêwe yáko: toi, tu peux partir .
Somba.ko panshi : assieds-toi, je t'en prie . Mukalenge, u:ántè.kelako tshiànyi (tshilulii): monsieur, mettez-en
Wêwe, Kabundi , IIIP11IIJèsha.ko: toi , Kahundi , consuite le sort un (pagne) de caté pour moi, s'il vous plaît.
ponr moi , si tu ,:eltx bien. . Muanè.tu, wánkuàtshilal.·o, tung': mon cher, (frère), aide-moi 1In
Ngulung1i nè: nyà.na.nyi, mpàrulishàko.I.·"': I'anrilope dit: mon peu, voyons.
ami, de grêce, saace-moi .
91
Mpa.nYiko.kii kantu kil kudià: donno-moi s'il te plaît quelque cho-
se à manger.
Le f,Jtur
a) Le futur de la copule -di sc rend par le, radical redouhlé
90 de kuvua ou kulua: vcnir, précédé du préfixe pronorninal .
La Ferme de complaisance mvuavua je serai , ... ndualua
uvuàvua (je viendrai ) ulu ii lua
Cette forme marque la cornplaisancc, le bon plaisir, l'inccrtitu-
uvuavua ûlualuo
de, I'invitation.
tuvuàvua tuluàhu:
Formation : elle est identique à celle du Su~sécutif . nuvuàvua lil tilt ril ua

no.itsmo ou mbc.tèrno ou nga.tuma (voir n° 75) bàvuavua biilnalua


b) Le futur des autres verbes se rcnd très souvent par' l'inten-
Na.tiima: j'envoie ce qui me plaît, ce (lue je veux hien ;
tionnel précédé de ne, (voir n- 86), maïs on peilt employer aussi
nga.kuàta: je prends ce (lui me p'laît, comme il me plaît .
mvuavua ou ndualua suivi de I'infinitif.
Nênkosè muànyi muênso 11/.umbà.kosà: je trancherai (la palabre)
comme il me plaît de la trancher. 111
vuavua kutîuna j'enverrai , ruluulua kutîuna
Diênso dingà.yà nênye : Ie jour ou il me plaira d'aller, j'irai . uuuènua kutûma tu enverras ; uluàlua kutûma
Nuadimuka huà kabànûdingi e faites attention. (veuillez faire atten- îunuunia kurûma îdnulua kutûma
tion) qu'on ne vous trompe. tuouèvu« kutûma tuluàlua kutzt.ma
Udi ulèmba tshinyi ku himuma hièhè? - Biênso biu;àmpà : qu'est-ce nuruàrua kutîuna nuluàlua kutûma
que tu demandes ponr les Iruits ?'- Tout ce que tü voudras me bàuuauua kutûma bàlualua .kutltma
donner.
Même muinè .mvuavua kufika muaba awn: moi-même je oiendrai
Kabundi nè: Neniimpè tshinyi.? Nyama yênso nè: Tiikupè tshiê- à cet endroit,
nso tshiu;à.suà: Kabundi demanda : Que me donnerez-vous ?
Uvuavua kunuàmbila muà kuenza: il "(IJISdira comment faire.
Tous les animaux dirent : Nous te dormerons tout re que tu VOIt-
Tuvuàt'ua kukiina tumbelè matûku aa: no us planterons des arachi-
dras .
des ces jours-ei.
Nànsha bàmba (bàamba) munyi: quoiqu'on puisse dire .
Ditûkû dià nshi.kidilu hafuè bênso bàcuaoua kub'i.ka I au dernier
Wánua ma.là buà nyê.tà, tvamanya kûkuàtshiki : tu pril x boire de
jour, tous Ies morts ressusciteront.
la bière à cause de la soif, mais prends (veuille prendre) garde de
Mn ruatûku àvuavuii (àlunluä) nehenzè nûnku : les jours qui rien-
ne pas t'enivrer ,
dront (dans la suite) . îls feront conune suit .
-90 - - 91-

c) Parfois 0\1 entend eneere une autre forme qui se coustruit Katuèna tuya mu luendo Ie.ló : nous n'allons pas en voyage aujour-
eomme suit : d'hui.
préfixe pronominal + adià + infinitif Kabè.na bàtshi.na mudimu mukolè: ils ne craignent pas Ie travail
difficile .
nga.dià lauûma tuadià kutûma
Lufû kaluèna liunanya tulû : la mort ne connaît pas de sommeil
wa.dià kutiuna nuadià kutîsma
(ne se repose pas).
wà.dià kutèma bà.dià kutisma
Tshiêna ngiimvua tshiûdi musuè kuamba: je ne comprends pas ce
Ndi mmutèy a, nga.dià kumukuàta: je lui dresse Ul1 piège, je I'ottra- que tu veux dire .
perai . Móna.yi nyu.nyu yà bikololo, kayè,na imiamina, kayè.na irunca :
Ntàtu eyi yênso yà.dià ku puà : toutes ces difficultés cesseront . regardez les corbeaux, ils ne sèment ni ne moissonneni ,
Tàngilà.yi hilèngö, kabièna bikiuna bilàmbà, kabièna bishinga :
2. LA CONjUGAISON. NEGATIVE regardez les fleurs, elles ne tissent ni ne filent.

92 93
Aux nn. 36 et 37 nous avons donné la ferme négative de la copu- Ferme négative de l'Indicatif imparfait du français :
le -di, -vua, -akadi. Voici maintenant les formes négatives des
verbes ordinaires. Formation : tshivua ou tshiàkadi + forme d' actuation

Forme négative de l'Actuation (Indie. present français ) tshicua (tshiàkadi) ruûma je n'envoyais pas, ...
Formation : copule négative tshiêna + forme d' actuation kiusua (kuàkadi) utûma
kàvua (kà.kadi) iuûma
1 pers. tshiêna ntûma je n'envoie pas katuèna tutûma katiivua (katuàkadi) tutûma
2 pers. kuêna utûmc kanuèna nutûma kanûrua {kanuèkadi} nutûma
3 p.mu - ba kêna îuiuna kabè.na bètiana kabàma (kabà.kadi) bètiuna
mu -mI kaicè.na îuuma kayè.na itûma
n - n kêna ûtûma kayè .na ituma Tshiuua nkuna tumbelè: je ne plantais pas d'arachides.
lu - n kaluèna liaiana kayè.na ituma Bi.nè .hantu aba kabèvua bàbàtàpa ku muelè: ces hommes-Iä, on ne
bu oma kabuèna bîuiuna kaè.na àtuma les tuait pas au couteau.
di -ma kadièna ditiuno kaè.na ètisma Mnkalenge kàVJJ.a ûleonk« tshilumbû : le maître ne (les) question-
tshi - bi katshièna tshitiuna kabièna bitiuna nait pas sur la palahre .
ka -tu kakè.na kàtuma katuèna tîuiuna Tulûmiànà katûcua tûmanv« busokö ebn : les gaillards ne connais-
loc. mu kamuèna miitiuna saient pas cette cachette .
ku kakuèna kîuiuno. Ngulungü kà.kadi ûbuela mu nzûhû 'muà nkàshà.mà: l'antilope
pa kapè.na pàtuma n'entrait pas dans la maison du léopard.
Bàvua bàmuasa tshilumbü kudi basàserdösê hanène, àpo kàcua
Tshiêna nkèba mpasu, àmu nsu.à: je ne cherche pas de sauterelles,
wàndamuna ka.lu to : les grands prêtres l'accusaient, mais il ne
seulement des fourmis ailées, . répondait rien.
-92-
-93-
Dalongi kabàvua bûmcua miakû eyi to: les disciples ne compre-
nolent pas ces paroles. Dînga ditûku, Batshioko kabàkuàtshUe (kabà.kakuàta) hantu: un
jour, le-s Batshioko ne prirent piu des hommes .
Muntu nànsha umue kècua îikimina kàbidi dimukonka hualu : per-
sonne n' osait plus l'interroger. KatJtàkamona (katumuène) nkàsh,à.mà to: nous ne uimes pas le
Iéopard ,
94 K4tuàkabuela (katubuelèle) rnu tûla.sà to: nous n'entrames pas
clans les classes .
L'acc;ompli négatif
Pàvuilèbo kabà..~angè.ne (kabà.kasangana) muntu nànsha umue rou-
La forme affirmative en -aku- des Bena Luluwa a son corres- manyè mukàndà: quand ils arrivèrent ils ne trouvèrent pas un
pondant négatif ; cependant on ne l'emploie pas souvent. seul homme connaissant un livre (sachant lire ou écrire) .
Nyama kayà.kadima (kayldimine) budimi buà ntambue: les ani-
Formation : part. négat. + préf. pron. + aku + radical
maux ne cultivèrem pas le champ du lion .
tshièksuiuna je n'ai pas envoyé katuakutûm«
.Ces formes négatives ne s'cmploient pas très souvent ; les Balu-
kuàkutuma kanuiilauiuna
ba et les Bena Luluwa leur préfèrent les formes nominales accom-
kà.kutuma kabà.kutuma pagnées de la copule négative .
Même tshiàkukuàta'nsuà mivulè: moi, je n'ai pas pris beaucoup de 96
fourmis .
Be.na nse.lè kabà.kuya ku mudimu: les scieurs ne sont pas allés au Les formes nominales
travail.
Ces formes, précédées des copules négatives tshiêna tshivua
La forme rnba.tümi, accompli des Baluba, n'a pas de correspon- tshiàkad], sont employées couramment pour marqucr un 'passé né~
dant négatif. Pour rendre cette notion ils se servent d'une forme gatif.
nominale avec copule négative
Formes nomina les actives: '
95 tshiêna mutûme
tshicua (tshiàkadi) mutûme
Le constatatif négatif kuêna mutûme
kuvua (kuàkadi) mutûme
kêna mutûme
Les formes affirmatiyes näkatürna et ntümlne ont leur correspon- kàvua (kà.kadi) mutûme
katuèna bati'tme
dant négatif respectif. katuvua (katJlàkadi) batûme
kanuèna batûme
kanûcua (kanuàkadi) batûme
Bena Luluwa Baluba kabè.na batûme
kabàvua (kabà.kadi) batûme
tshièkatiuna je n'envoyai pas tshitiimine
kuàkatûma Formes nominales passives:
kiuismine
kà.katiima kàtumine
katuàkatîuna tshiêna mutûma i je ne suis pas envoyé, etc.
katutumine
kanuàkatûma katuèna batîsma : nous ne sommes pas envoyés, ...
kanûtîunine
tshivua mutèma , je n"te ais
. pas envoye,, ...
kabà.katûma kabàtumine
katiuiua batuma: nous n'étions pas envoyés, etc.
- 94-- - 95-

Tshiêna mudiûmvue bîmpè to: je ne me sens pas bi en . 98


Kuêna mulàmbe bidià bîmpè to: tu n'as pas bien préparé le rep as.
Katuèna bafutè hasahudi: nous n'avons pas payé les passeurs. a} L!infinitif négatif
Katuàkadi bamanyè hing oma : nous ne connaissions pas Ies fusils . Cette fonne se renco it d .
Bakàji kabàvua batuè tshiêmbe : les femmes n'avaient pas pilé de des négatio "I I re ans eertalnes constructions exprimant
ns genera es.
manioc.
Kàvua muniinge kàhidi hi.hidilu bià hampànga.nè : il n'aimait plus Formation : ku + kà + noyou v. + i (0 ou u)
les coutumes des païens . kutûma , envoyer' k k' t' .
k k ' ' te 'a uml: ne pas envoyer .
Bantu aba bàvua batuma küdi m{ûmû : ces hommes étaient (avaien' u uata: prendre ,, k u k'L_'
asauus hit : ne dr'
été) encoyés par le ehef . kuakula: parler , k k' kl' pas pren e ;
u a. u u: ne pas parler .
k urn cua : entendre' k k' '
k '.. ' u umvu: ne pas entendre .
97 upota ; agrr en msell~é . k.n.k'sapoto , ne pas agir en insensé.
'
.,
La copule négativ'e peut être rernplacée par n prédicatif, mais
dans ce cas iI faut faire précéder la forme nominale, munie du n Kutumika k~di kulengèlo kukiüûmiki küdi kuhi: obéir tI'
ne pas obéir est mal. es nen,
prédicatif, par la particule de négation ki .
K~::~~il m~~mho nkusêmba tàl.àlàà, k,àdi kltkàlàmbudi nkudi.
Muanè.tû kî mmuluè : mon frère n'est pas venu. e a, u~ u.: payer l'impot c'est être tranquille mais ne .
Be.na mudimu kî mbapingàne: les ouvriers ne sont pas rm.:enus. payer c est s attrrer des palahres. ,pas
Mutömbö kî mmuênze ruûdi bakuàbè : Mutomho n'a pas agi comme
les autres .
b} L'infinitif narratif négatif
Cette forme se rend par I' db'ver .
Mona.yi pè.nû, kasûmu katuamhi ako kî nkadinge : voyez donc vous I'infinitif affirmatif Notez a I : de négation nànsha suivi de
aussi, Ie proverhe que nous venons de citer n'a pas trompé. nom, se pJace dev~nt I'adv;ube de sUl,et : .substantif ou substitut du
Katshia tshitünji kî ntshipite nshingû huIe: jamais l'épaule n'a dé- ree negahon.
passé Ie cou (prov.) M~lLkàji
.nànsha k.uakula: la femme no parla pas.
B o 0 nansha kuitaba .
M ' J" • eux, I'}s ne repondirent
.
pas.
Note. - Parfois on entend employer eette forme négative aussi à la I' et utom JO nansha kll.dià nshima : M
à la 2" persenne. A la 1 pers. la particule ki devient alors
C tshi, à la 2° elle de manioe. . utombo ne mangea pas la pûte
devient ku. Tshilemhi kutè.sha mhua mLua nànsli k
. I ' a unyunga' Ie h
Mukàji üdila nè: tshî mmudiè, tshî mrnuvuàle, bàya.nyi kî rnrnunnänge . crta e chien, mais le chien ne b . e asseur ex-
ougea pas.
Mulûme pèndè nè: kû mmunänga pûdi kuèna musuè: la femme se plaint:
je ne suis pas (bien) nourrie, je ne suis pas (bien) vêtue, mon mari ne
Au cas oû le sujet serait un r
ralement cornme suffix p. ono~" ce pronom s'attache géné-
m'aime pas. Le mari de son cöté dit: tu n'es pas aimée -parce que tu ne , ., e pronommaj a I adverbe de négation.
veux pas (être aimée).
Mukàji kubuela mu nzûhu nàn.sha k kul
Ngunzulula kumbèlo kumusangana udila. Tshî mmum~könke to: j'ouvre
è

è
la maison elle oe l' ye ua a: la femme entra dans
la porte ct je le trouvé qui pleure. Je ne le questionnai pas. , " .'" par a pas. .
Kî ntuänji kupera makutà à kuashislta na.wo nzûbu mîrnpè : nous n'avons Mutombo kufika kuèndè, nàn.shayè kudià h'
pas eneore gagné de l'argent pour faire eonstruire de belles maisons.
che I . ï ns ima : Mutombo arr iva
Z UI, l ne mangea pas)a päte de manioc.
-% -- - 97-

Tshilembi kutè.sha mbua, nànshayè kunvungu : Je chasseur excitu Nkàshà.mà nè: To, luombe, kuàkulu nànku to: le léopard dit :
le chien,mais il ne hougea pas. Non, varan, ne parle pas ainsi,
Muäua kuowa bianza, nànshabio kutè.ka : Fenfuut sc lava hos Tshiumtiu kàhidi ma.lu à nànku : que je n'entende plus des choses
mains, mais elles ne devinrent pas hlunches. pareilles.
Mfumu kuhi.kila hantu, l1ànshabo knvua: 1., chef appela les Muntu kàbuedi mu nzûbu : que personne n'entre dans la maison
hommes, mais ils ne vinrent pas. Umbi.kidilè nsaserdösè, tshifu hu mhûjî : appelle-moi Uil prêtre,
Mînga ntete kumata mn mabue, nènsha lmlllonayo huloba Jmvulè: pour que je ne meure pas comme une chèvre.
d'autres grains tombaient BUT les endroits pierreux et ils n'a- Kanuibi, kanèshipi, kanûshimi, kanuàlakanyi mukàji a bendè: ne
vaient paB beaueoup de terre. uolez pas, ne tu ez pas, ne menses pas, ne contioitez pas la femme
d'autrui.
99 Nuênu, he.na musökö, kanènsekèshi : vous au tres, gens de (mon)
L'intentionnel négatif village, ne me rendes pas ridicule.
Ngulungû kuamhila muanèndè nè: kîcpotshi (kupoto) mu nkûnde
C'est une forme purement négative. Elle ne rcnd pas sculernent I,
eyi to, hualu nyà nkàshà.mà:. l'antilope dit ,à son enfant: n'agis
subjonctif négatif, mais aussi l'impératif négatH (prohibitif); en
pas en insensé dans ces haricots, car ce sont ceux du Iéopard,
outro on l'emploie I?arfois cornme négation des autres tormes ver-
Amhila.yi be.na mudimu huà kabànowi matalà mahishi: dis aux
bales.
travailleurs qu'ils ne peucent pas récolter du maïs vert.
Formation : part. négat. + préf. pro + noyau V. + ; (0 ou u) Ku ~udimi kupitshi, muànyi kuèndimè, nànsha kulà.la kUlà.di pà.-
nyl apa: ne passe pas par (mon) champ, ne mets pas Ze pied
. . , . katîuîimi
1 pers. tshittimi que Je n CUYOle pas, chez moi, même dormir, tu ne peux pas dormir chez moi.
2 pers. kutLwii je lil' puis pas ... kaniuûmi Kanuimanyi nendè pà nkàye.nü, kanuàkulu nendè hitekète, kanuè-
:J p. mu - ha kètiuni kabètîuni . dian~an~i nendè hilèlè: ne restez pas seul avec elle, ne lui parlez
mu -jni kaiuûmi kayitûmi pas a VOlX hasse, ne vous permettee pas des plaisanteries avec elle.
Jl - n kàtrimi kUJitiwli Tudi muà kuangata munyinyi ewu anyi katuàngatshi ?: est-ce que
Iu - n kalri trim i kayitumi nous pouvons prendre cette viande, ou est-ce que nous ne pouuons
hu -ma kabîüiuni kaàtumi pas (la) prendre?
'di - lila kudltûmi kaàtumi ::-iudi nune.:nekela tshinûdi karuunanvi ; vous honorez ce que VOltS

tshi - bi katshitrillli . kabitîuni . ne connausez pas.


ka - tu kakàtri II~i k« t li tli mi Tuabütuku nzala nè bäna, katumonyi tshiàkudià : moi et les enfants
loc. lIlU kamîitiuni nous mourons de faim, nous n'acons rien à manger.
ku kakûtîuni Bufûku huila, yêye kàmuèki: la nuit tombe et il ne paraît pas.
pa kapelt;",;" i E kushà.layè kà.kudi, kàdi, kànu, kàju.ki: et elle resta sans parler,
sans manger, sans boire et sans se lever.
Kaniushi.nyi : ne craignez pas, (vous ne devez pas craindre ) Nkuadi kuamhila Kahundi nè :Wêwe kape.pè, katukuambUZu mu-
Kusombi pa tuhàsa etu: ne t'assieds p(l,~ sur ces planchettes. nyi ?: les perdrii . dirent à Kabundi : Toi, Iéger bout d'homme ,
.Ka,nutè.ki Iulèngû : ne soy~z pas pares!<f'Ux. comment ne pourrtons-nous pas- te' soulever ?

Tshiluba du -Kasayi 4
-98- -'99-
Patûdi katitbûmvit apa, nkuitaba babàtûmi anyi ?: si nous ne les
KanuàkumOna kàbidi muntu awu: 1:0US ne verrez plus eet homme.
écoutons pas, est-oe là obéir à eeux qui Ies ont envoyés ?
Muntu nànaha umue wa kunudi kà.kufuà, àmu màjuwà nkày.awê
Bêndè bakàji 'bamunè bakàji na.bö ; kutuà kabàtit, kupela kabàpe-
neàjiminè: aueun de VOU8 ne périra, Ie navire seul sera perdu.
di, ku mipànji yà nshima kabàlengi: ses Iemmes faisaient I'éle-
Apa kapà.kushà.la dibue pa dibue, hiênso nebibutukè: il ne restera
vage de leurs semblables; piler (Ie manioc) , elles ne coulaient pas ici pierre sur pierre, tout sera détruit.
pas piler, moudre, elles ne coulaient pas moudre, aux spa tules
Tshiàkubènga mu dîyi dià baledi bà.nyi: je ne m'opposerai pas .à
pour (remuer) la päte de manioe, elles ne ooulaient pas y toucher. l'ordre de mes parents,
Bàmuambila nè : kadi wêwe, muûvuà kitlami nyama yè.bè mbishi ?
Tshilàmbà etshi katshiàdià kulà.la matûku male: cette étoffe ne
ils lui disaient : mais toi, oomment n' as-ta pas gardé tes bêtes ? durera pas long tem ps.
Tshiàdià kumbuka mu kàla.sà : je ne quitteral pas l'école.
100 Butà kaooàdià kudila: le fusil ne fera pas de bruit .
Le futur négatif
2) On peut employer aussi la farme d'actuatioit négative des ver-
La négation d'une action ou d'un état futurs se rend bes kuvua ou kulua suivie de !'infinitif.
1)' par le futur négatif catégorique dont iI existe deux formules.
tshiêna mvua [ndua) kutitma >., .
Voici leur formation : Je n enverrai pas, ...
kuêna uvua [ulua] kutûma
a) part. nég. + préf. pro + à. + infinitif kêna itvua {îslua} kutuma
b) part. nég. + préf. pro + adià. + infinitif kauiè.na itvua (itlua) kutüma
kêna ûcua [îslua] kutitma
La première forme est la plus usitée. Notez que le à., quoique portant un koluèna lûoua {lûlua] kutûma
ton bas, est fort accentué. kabuèna bitvua (bitlua) kutitma
. katshiènu tshicua. [tshilua] kutitma, etc.
a) tshiàkutûma je n'enverrai pas b) tshiàdià kutûma
kauièna turua [tulua) kutûma
kuàkutûma (quoiqu'il arrive] kuàdià kutûma
kanuèna nuvua (nulua] kutûma
kà.kutûma kà.dià kutüma
kabè.na bàuua (bàlua) kutûma
katuàkutàma katuàdià kutûma
kayè.na ivua {ilua) kutitma
kanuàkutiima kanuàdià kutüma
.kayè.na ivua {ilua) kutitma
kahà.kutûma kabà.dià kutûma
kayç.na ivua [ilua] kutûma
kaè.na àvua (èlua} kutitma
Mviila kà.kuloka Ie.Iö : il ne pleucra pas aujourd'hui.
kabièna bicua [bilua] kutûma; etc.
Kanûtshi.nyi, mbua kà:kusitma: n'ayez pas peur, le chien ne mor.
dra pas.
Kabè.na bàvua kubuela mu musülu : ils n'entreront pas dans la rio
Tshiàkupota kàbidi: je n'agirai plus en insensé. vière.
Katuàkulonda miandà yênso eyi: nous ne raconterons pas toutes K:akuèna kitvua kushà.la dibue pa dibue, nehàhiupûlè biênso : il ne
roes affaires.
restera pas pierre sur pierre, on détruira tout.
- 100-
-101-
101
Nêmpinganè kuènü kûnu, pi.kalà tatuanyi musuè i je reviendrai ici
Le conditionnel
chez vous, si mon père le veut.
La subordonnée conditionneIle, exprimant une supposition pure
et simple, peut se rendre en lub a de différentes façons : 4) pa ou bi + subsécutif.
Pcusà.mumànà, ûmuamhilè bualu ebu: si tu le vois, dis-lui cette af-
I] né + iorme d'octuotion. faire.
Né kuêna undekela, udi umöna hualu e si tu ne me lêches pas, tu
Biànuàmbà muntu bualu, nümuambilè nè: si quelqu'un vous dit
verras quelque chose.
quelque chose, répondez-lui ...
Né udi ufuà, küyi kufuila pamhèlo ? : si tu meurs quand même, que
Biuià.mènè muntu wènza nànku, newambè nè: si tu cois un homme
ne vas-tu mourir à la maison?
agir de la sorte, tu diras ...
Aho nè : né nyêye, nànku àfutè: eux de dire : si c'est lui (qui ra
Pawà.dimà neûpetè bià kudiàmbuluisha na.biö : si ui tracailles (si
fait), qu'il paye alors.
tu voudrais travailler) des champs, tu auras de quoi sub sister.
. 2) nè + intentionnel. 5) pronom personnel isolé (substitut) + '(orme nominale .
Nè we.lè mpatà: si tu doutes ... W êwe mulênge nyóka awu mpindiewu, ûdi ûkusûma : si tu touches
Nè àfikè kàhidi apa, kûntè.di : s'il cient encore ici, ne me mention- (toi ayant touché) ce serpent maintenant, Ilte mord..
ne pas. Nuênu kanuyi bapiuûle muntu ewu, tudi tufuà ne.nû : si vous ne
Kàdi nè àfilè mbüji nè biûmà bidibo bàlumba: mais s'il apporte livrez pas eet homme, nous mourrons ensemhle.
les chèvres et la dot qu'ils désirent ... Yêye kàyi mushipa, netûpinganè nendè: s'il n'est pas tué, nous le
Wêwe nè iLsanganè muntu muîvi, nè àkubi.kilè, kûmuitàbi, wäpita nè ramènerons.
njila: si tu rencontres un voleur et s'il t'appeUe, ne lui réponds Même mulekèle tshîndi mumanè kukuàta, bantu nebànsekè: si je
pas, mais continue ton chemin. cesse ce que j'ai déjà commencé, les gens se moqueront de moi.
Ngulube, nè uyilekèlè kàbidi, même muyisangàne, ivuavua kufuà : Nuênu batuàle tshingoma, nenniilêjè muènzenzàbo: si vous appor.
les cochons, si tu les lêches encore et si je les attrape, ils mourront. tez un fusil, je vous montrerai comment ils faisaient.
3) po ou bi + iorme d'octuotion (ou copule + f. nominale) . Wêwe mubènge buanga ebu, nshima katuèna tukupà: si tu refuses
Paîuii (pûdi) udià tshimuma etshi, neûfue : si Ut manges ce fruit, ce remède (Iétiche), nous ne te dormerons plus à manger.
tu mourras. (Yêye) kàyi inûm.pe muanà.nyi Ie.Iè, ndi wa Iufû, mfue : s'il ne me
Pangi.kalà nè tshilumbû, tshiêna mbènga buà kufuta tshibawu to : donne pas mon enfant aujourd'hui, je mourrai.
si je suis coupable, je ne refuse pas de payer ramende.
Paniuli nubuela mu buätu, nuûmanya : si vous montez dans la piro- 102
gue, fait es attention.
Ponuikalà nunkèba même, nülekelè aba hàye: si vous me cherchez; La subordonnée conditionnelle exprimant I'action éventuelle
laissez partir ceux-ci,
comme possible ou irréalisable, est Introduite, en général, par bu,
Kanûkèmi pàdi bantu bànukina: ne vous étonnez pas si les hommes
suivi du sujet: nom, pron. pers. isolé ou substitut du nom, et la
vous haïssent.
forme nominale du vcrbe; le verbe de la prop. principale se rend
Binuikalà kanuyi bênsue, nûmpè bintu: si vous ne voulez pas de
d'ordinaire par -vua., (-vua a, -vua muà) , -akadi + infinitif.
moi, rendez-moi la dot. Si vous mangiez ce fruit, vous mourriez: bu nuênu badiè tshimuma
etshi, nuvua. kufuà, (nuvua a kufuà, nuvya muà kufuà).
-102 - -103 -

Si vous aviez mangé oe fruit, vous seriez morts: bu nuênu (bi.kàle) Parfois on laisse tornber le pronom personnel isolé (substitut) .
badiè tshimuma etshi, nuvua. kuikala bafuè, (nuvua muà ... )
Bu kilyi mucuè, nûnku kuànyi kuênza àmu kabûtû : si tu n'étais
S'Us étaient riches, ils oideraient les pauvres: bu bêbo (bi.kàle)
pas venu, tout serait détruit chez moi. '
hena hiûma, bàvua. kuambuluisha hapèlè.
Bu, ~ày: m~ambe hiamhilèye ahio, kabàvua a kuangula Iufû elu to :
S'ils acaient é~ riches, ils auraient aidé l~ pauvres: 00 bêbo bi.kà-
s II n avalt pas dit ee qu'il a dit, ils n'auraient pas subi eette mort.
Ze he.na hiûma, bàvua. kuikala bambilluishe bapèlè.
Si tu écoutais bien, tu comprendrais: bu. tcêwe mutè.lèje bîmpè, .Au lieu de la forme nominale, on entend aussi une forme prono-'
uvua. kumcua, (uvua muà kumcua.) mlOal~ d~ns la subordonnée conditionnelle; dans la principale 011
Si tu avais bien écouté, tu aurais com pris : bu tcêwe (muikàle) mu- ernploie egalement d'autres tournures.
tè.lèje hîmpè, uvua. kuikala mÛmrue. Hu .mu(à.ke k~~ui~i, mmulûme ka.yi uvua, muà knakoma Mpànyà ?
Si no us ooions une échelle, nous monterions tout de suite: bu tu~tu St le ~lanc, n, etait pas t:enu, qui done aurait pit résister à Mpanya?
nè tshihàndilu, tuvua. kubànda diàkàmuè. Bu mcûla kalokele, huowa e buàmena ?. . s'il n e p 1elttaLt " pas, est-oe
Si nous ad ons eu une échelle, nous serions montés tout de suite: bu. qne le champignon pousserait ?
tuêtti bi.kàle nè tshibàndilu, tuvua. kuikala babànde diàk.àmuè. ,Hu yêye kàyi muluè kukuàta :Baàrêbê ku diböko, ihe.wu mbamanè
Ru yêye muitàbe ku dîyi dià tatuendè, kàvua muà kufuà to: s'it hant~ hons~: «u
ne s'était pas opposé aux Arabes, à présent ils
avait obéi à son père, il ne serait pas mort. auralent anéatui tous les hommes.
Hu bêbo balOnde dièbè (dîyi), katûouq: kumàna hi.nè ehi: s'ils
Bu. u:êtce muluè pàtshivuà disa.mà dièbè dikutuàdij a nènku b u:
acaient suioi ton conseil, nous, n'aurions pas vu eela. k'"'' ,. ' ma.p
lJl.
, . Sl tu etau t;enu quand ta mala die commençait, je l' aurau.
Hu même muûmbe nè : tshiêna mumumanyè, mvua. kuikala muena guene.
dishima: si je disais que je ne le eonnais pas, je serais un men-
Hu ~êw~ kilyi nuingambîile; nènku ndi mufuile mu mpàta: si tu ne
teur.
.m ~vals ~as ramassé, je serais mort dans la plaine (hrousse) .
Hu nuênu bammanyè, nuvua. kumanya kàhidi nè Ta.tû : si vous me
MI.ne matuku
" awo bu wowo mi .kàle k aayl
" mt.pl
. ulil Ja, muntu nànsha
eonnaissiez, vous connaitriez aussi le Père.
u~ue kav,ua m~J,àkupànda : si ces jours-Ià n'avaient pas été abré-
Hu muntu ewu, kàyi muêshe tshisuku, hantu kabàvua muà kunye.ma
ges, nul n auraz.t eu la uie sauve.
mhilu: si eet homme n'avait pas mis le feu à la brousse, les gem
Baledi bêndè bàvlla' a kuikala bamusa.mine: ses parents auraient
ne se seraient pas enfuis.
dû le réprimaruler,
Ru bêbo kabàyi bêle hantu huanga mu diköbà, misèkè mijimà ivua.
kubûtuka ku Iûhûngà : s'ils n'avaient pas injecté aux hommes un Wêwe uvu~ a kuikala mubàka küdi mulüme mukuàbö : t .
dû A ., • u auraI,'
u etre manee à un autre homme.
remède dans la peau, des villages entiers seraient décastés par la
mala die du sommeil. ' Bänga ~antu'A b~vuà a kuikal~ bafuè, hàdipû : d'autres hommes, qui
Ru même tshièna mukuenzèle huanga, uvua. kuikala mufuè: si je auralent du etre morts, sont eneore en vie.
ne t'avais pas préparé un remède, tu sera is mort. Na.kadi kumanya munyi?' . . conunent 1e saltrau-Je
. . ?.
Bu yêye mudi.she nguluhe yèndè, kayivua. kuikala misáme: s'U UVlLa muà kutè.ka mfuàlangà yà.nyi kûdi benduluki: tu aurais dû
aoait nourri ses eochons, ils n'altraient pas été malades. placer mon argent chez les oommerçants.
Bu yêye kàyi muenji wa bibi, katûcua a kumufila kuûdi : si ce Nucuu. kuntè.leja buà katû.muki mu tshidi.là: vous auriez dû m'é-
n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas licré. couter et ne pas quitter l'île. (pour que nous ne quittions pas ... )
-104 - -105 -
Futur (86; 91 )
VUE D'ENSEMBLE DES FORMES VERBALES nêntumè : j' enverrai
mvuavua {ndualua) kutûma j'enverrai
Coniugaison affirmative nga.dià kutèma : j'enverrai
PRESENTATION OBjECTIVE
Conjugaison négative
Actuation (n° 69 - 70 )
ntûma : (moi) envoyant, (j'envoie, j'envoyai ... ) PRESENTATION OBJECTIVE
ndi ntûma : j'envoie
mt--ua [nêkadi] ruûma j'envoyais Actuation (92 - 93 )
tshiêna ntûma : je n'envoie pas
Accompli (72) tshicua (tshiakadi) ntiuna : je n'envoyais pas
Bal. mba.tumi: j'ai envoyé
B. Lul. nêkutum« j'ai envoyé Accompli (94)
tshiàkutuma je n'ai pas envoyé
Consiatatit (73 - 74 )
B. Lul. mikatuma : j'envoyai (j'ai envoyé) Constatatif (95)
Bal. ruismine : j'envoyai (j'ai envoyé) B. Lul. tshiàkatuma: je n'envoyai pas
Bal. tshitumine: je n'envoyai pas
Subsécutif (75)
niitiuno [mbêtûma, ngatuma) : j'enverrai, (j'envoyai ... ) Formes nominales (96 - 97 )
Infinitif (78) ociive : tshiêna mutisme : je n'ai pas envoyé
kutûma : envoyer
tshicua mutûme : je n'avais pas envoyé
Formes nominales (82 - 83 ) possive : tshiêna mutûma : je ne suis pas envoyé
octive : mutème : ayant envoyé tshicua mutûma : je n'étais pas envoyé
pcssive . mutiuna : envoyé, ayant été envoyé Infinitif (98)
ooi (mvua) 'mutiune j'ai (j'avais) envoyé
kukàtumt ne pas envoyer
ndi [moua] mutûma : je suis (j'étais) envoyé
PRESENTATION SUBjECTIVE
PRESENTATION SUBjECTIVE

Intentionnel (85) Intentionnel (99)


ntumè : que j'envoie, je dois. .. je puis ... tshitumi : que je n'envoie pas, je ne puis pas ...

I' Impératif (89)


tûma : envoie ; tiuûmo.yi , envoyons ; tûma.yi : envoyez
Futur (100)
tshièkutiuna je n'enverrai pas
tshiàdià kutûma : je n'enverrai pas.
Complaisance (90)
tshiêna mt;ua induo) kutiima : je n'enverral pas
natuma [mbiitisma, ngatuma}: j'envoie comme il me plait,
je voudrais envoyer Conditionnel (101 - 102 )
- 106-
-107 -
3. LES INFIXES VERBAUX
104
103 Un autre infixe ka (a bref) qui garde toujours le ton haut, ex-
prime la notion de mouvement: «aller faire, se rendre quelque
L:'infixe KA part peur faire ».
L'infixe -ka., employé avce les eopules -di ou -vua marque la 11 s'intereale également dans les Iermes verbales mais pas dans
notion de « être sur le point de, aller .•• ; déjà ». eet infixe est in- la copule.
terealé entre le préfixe pronomina! et le radieal du verbe.
Forme d'ocuuition. :
Le ton de I'infixe ka. est tonjours en con traste avee le ton du
préfixe pronomina\. ndi nkakuàta je vais prendrc ... tudi tukakuàta
udi ukakuàta nudi nukakuàta
It·ka.di je suis sur Ie point de ... n-ka.une j'ét ais sur le point de ... ûdi ukakuàta ... bàdi bàkakuàta ...
lL-kà.di u-kà.euc Les autres formes qui prennent eet infixe sont :
tL-ka·di û-ka.ruc l'infinitif: kukuàta - kukakuàta: aller prendre ;
tu-kà.di ru-kà.uuc l'accompli: mba.kuàtshi - nka.kuàtshi: je suis allé prendre ;
nu-kà.di nu-kà.tJua le constat.: nkuàtshile - nkakuàt.,hile: j'allai prendre ;
bà-ka.di bà-ka.vua l'intent.: nkuatè - nkakuàtè: que j'aille prendre ;
l'impér.: kuàta - kakuàte (a final devient e) : tJa prcndre ;
Nka.di nya kukèba nyama: je mis sur Te point d'aller chercher des kuàta.yi - kakuàta.yi: allez prendre ;
hêtes. !a forme nom· act.: mukuàte - mukakuàte: étant allé prendre.
Bàya.nyi uka.di pa kufika: mon mari est snr Ze point d'arriver.
Ndi nkabàka: je tJais me marier.
Bána hàka.di hàlua: les enfants viennent déjà.
Ndi nkamhila mfûmû, mukàjiànyi wa.ledi muána : je uais dire au
Tukà.di badiè: nous avoris déjà mangé.
chef(que) ma femme a engendré un enfant.
Kabundi kuhuela mu nzûhu nè: nka.di ntàpa mukàji: Kalmndi
Bàvua hàkakuàta hantu munda muà ditûnga : ils allaient prendre
entra dans la maison avec l'intention d'aller rosser sa femmc.
des hommes à I'intérieur du pay8.
Kii.lw.di kupite hidirmî hita.nu: cinq années sont déjà passées.
E kuangulayè kàbifli mitû yà nkàshá.mà ika.vuàye mumène ku dî- Ndi nya mu nzûhu buà kukamukèbela manga awo: j'entre (lans I,
maison afin d'aller chereher ces remèdes pour lui.
nga dîba: il ramassa aussi des cránes de léopard qu'il avait déjà
Wêwe, muena kuà Kahundi, ukatubî.kidi1è bàye.bè: toi, Icmme de
Vl11'\ une autre fois.
Kabundi, t'a nous appeler ton mari. .
Wapingànyi kàhidi muukatshi muètû llluilka.\ uil mulà.le mukûngû-
Bià munda muàtshiö {tshingoma) hidi bikakuàta muntu kn bule :
lil mule: tu es revenu au mil ieu de nons oû t u as cl~jà passé un
long terme, les choses d'en dedans de lui (du fusil) vont frapper l'homme au
lom.
Parfois le radical -di tombe. Wa.b.àki; bàdi hàmba nàukn pàdi muntu wa mu ditûnga mukaba-
Nka. muyè (pour : nka.di muyè) je suis déjà purti. ngile muána wa hakàji kuntu: il a pris femme; on dit cela,
Uk". mujikije (pour : itlw.di mujiklje): il a déjà fini. quand un homme du village est allé Ff' réserver quelque part \lIH'
jeune fille (quand il est allé porter une partie de la dot).
-108 - -109 -

. Nukamonè nyama munène: allez voir wie grande bête. 106


Ambilà mulundà wa.nyi àkasekèlèlè muána . dis à mon ami qu'il Après les verbes kuya et kuenda le préfixe de l'infinitif est sou-
aille souhaiter la bienvenue à l'enfant. vent remplacé par ka.
Kangàtshile tshintu atshio : t"a chercher eet ohjet-là.
Ya kakuàta nzè.Io : va prendre une poule (au Iieu de : ya kukuàta
Kabi.klla.yi mulami: allez chercher (appeler) le gardien. nzè.lo ).
Bantu, bêbo bakuàta misumbà nè misûmbà, àmu kabûmhu kabalè Mba.yi kakèba nyu.nyu : je m'en vais chercher des oiseaux (mba.yi
ke kàvua kàkafika ku tshisalu küvuàbo bàkapà.na: quoique les kukèba ... )
hommes avaient été pris en masse, seulement un petit groupe Nda kamona tung': va uoir, dis. (nda ku~nona ... )
allait parvenir au marché oû on allait les vendre, Mpè ànu mukàji, nye kale.ja ta.tû : donne-moi toujours la fernme,
Kabuêla.yi mu nzuLu yè.nû : entrez dans vos maisons. pour que j'aille (la) montrer à mon père (nye kule.ja.
Kantuàdila mpûku tûng": apporte-moi ce rat, dis.
Note. - Parfois on entend la particule ka avec le sens de venir.
Les formes négatlves peuvent également prendre I'infixe ka. On la place devant la 2 personne du sing. ou du plur. de I'inten-
Tshikabwêdi kûdiye kàyi mumbi.kile: je ne puis 'pas aller entrer tionnel (signification impérative). Dans la 2 personne du sing. ka
chez lui sans qu'il m'ait appelé, se contracte avec le pron. personnel u et devient ku. (u long.)
Ku.monè wêwe : ciens coir toi-même ;
105 kanûmonè (ou plus souvent : kanîunonà.vi], venez uoir ;
ku.àngatè tshimuma etshi : uiens prendre ce fruit;
La forme nka.kuàtshi implique la notion d'accompli et en mêrne
ku.tshiàngatè wêwe: oiens le prendre toi-même ;
temps une certaine généralisation du sujet: qui que ce soit,
kanuàngatà.yi bimuma ebi: 'Venez prendre ces fruits.
n'importe qui, n'importe quoi, comment, oü, etc.
Cette forme correspond souvent au futur antérieur français. C'est Kamlmonà.yi muaba ûvuàye mulà.le: venez voir le Iieu oû il gisait.
surtout la 3 personne du sing. et du plur. qui est employée; on
entend moins souvent les autres personnes. 107
L'infixe ka dans cette forme a le ton moyen. L'infixe -TSHI-
Ukenji bibi : n'importe qui [ait (faisait, aura fait) Ie mal... L'infixe -tshi- rend la notion de persistance, de continuité d'unc
Uka.nuambidi ne : n'importe qui rous dit (dira, aura dit) ... action ou d'un état: encore en train de, encore occupé à •..
Uki.tàbi kàhidi ukangàtshi bà.tismê neàpandè; uka.bèngi kuitaha -Tshi- s'intercale comme ka, entre le préfixe pronominal et le radi-
nebàmupi.shè tshilumbû : celui qui aura cru et aura reçu le haptê- cal du verbe; il a toujours le ton bas.
me sera sauvé ; celui qui aura refusé de croire sera condamné.
Muntu yênso uka.dibàndishi neàpuekeshi.buè, uka.dipuekèshi neà- ll-tshi-di je suis encore ... n-tshi-vua j'étais encore ...
bandishi.buè : tout homme qui se sera êlecé sera abaissé, qui se u-tshi·di u-tshi-vua
sera abaissé sera élevé. . u-tshi-di u-tshi-vua
Kuênsè kuki.kàdi tshitàlû, nkuàdiûnguijilà nè himinyi: oîi que tu-tshi-di tu-ts/û-vua
soit le cadavre, là se rassembleront les vantours. nu-tshi-di nu-tsht-vua
Ditünga diênso dinuka.buedi dans toute viIle oû vous entrerez ... bà-tshi-di, bà-tshi-vua


- 110 -lU

loc. mu-tshi-di il y a encorc lllu-tshi-vua tshi-tshi-èna je ne suis plus tshi-tshi-vua je n'étais plus
ku-t.shi-di ku-tshi-vua ku-tshi-èna ku-tshi-vua
pà-tshi-cli pà-tshi-vua kà-tshi-èna kà-tshi-vua
kati't-tshi-èna katu-tshi-vua
Utshidi ûlà.la tulû : il dort encore.
kanû-tsáï-èna kanu-tshi-vua
\'tshidi nkèba: je suis en train de chercher, je cherche encore.
Pêntshiouà ku bantu: quand j'étais eneere parmi les hommes. kabà-tshi-èna kahà-tshi-vua
U tshidi mutekète uè ma.là à makè.lèlà: il est encore faible à cause loc. kamu-tshi-èna il n'y a plus kamû-tshi-vua il n'y avair pIl!';;
kakû-zsáï-èna kakû-zsá.i-vua
de la hière d'hier.
kapà-tsáï-èna kapà-rsài-vua
Tuûkatshuii ku mudimu: nous étions encore au travail.
Nutshidi bána : vous êtes encore des enfants.
Bakuàhè bàtshuii kunyimà: les autres sont encore en arrière. Tshitshièna kàhidi mumène muà kuenda: je ne SI/is plus en ét at
Utshicua ku muaha ûvuà muäna muyè kwnuakana: il était encore de marcher, je ne sais plus mart-her (kun/ona, =
voir, aussi : POli-
à l'endroit oû l'enfant l'avait rencontré. voir, être en état de, n° 188, d.)
Kîushui! kufi.ke kuîsu: il fait encore noir (à I'eeil ). Katîushièna kàbidi basuè tshièhè tshilumhû mu musèkè ewu to :
Pàtshivuà bênso hi.mba: pendant que tous étaient encore en train nous ne uoulons plus de vos agissements (palahre) ici au village.
Lungonyonyo kaliushicua Iûmèna kàLidi to: Ie caméléon ne vov«i l
de chanter.
plus. .
108 J(utshièna kàbidi mu Luanga buètû : tu n' ap partiens plus .à (I'asso-
Les autres Ionnes verba!es penvent preudre aussi !'infixe -tshi- ciation de) notre fétiche.
lïnfinitif: kushà.la, kutshishà.1a: encore rester; Bakishi nè mvidie, kabàtshièna hàhivûluka : les mûnes et les a 1'11 1'(' "
la forme cfactuation: nshà.Ia, Iltshishà.la: j(' reste encore ; des esprits, ils ne s'en souoicnnont plus.
les [ormes nominales : mukuàte, mutsjrikuàte : ayant encore pris, Kàtshit'ulukll muà kuamhila mukàjièndè : il n(> wngea plus à Je
tenant encore; mukuàta, mutshiknàta: étant encore pris ; dire à sa femme.
l'intentionnel: nsha.lè, ntshisha.lè: je dois, je puis, je veux encore Kapàtshiyi kumanya nè : pàvua palà.le hantu: on nc remarque
rester. plus que des hommes y ont dormi.
E kuendeshayè mikàndà, dituku ditshi.kàle kule : et il envoya des Ntambue kupûwa, kàtshimonyi muà kuamha : Ie liou se tut. il ne
lettres quand Ie jour (convenu ) était encore loin. sut plus quoi dire.
Kubàsanganabö batshikàndàmina mu humfûmû buà diahóló : ils les Tshitshimanyi tshîmvuà nnuugaja . je ne sais plus ce que je mar-
trouvèrerit encore retenus dans Ie pouvoir du démon. monnais.
Yêye mutshi.kàle wàmba nànku: quand il était encore (>n train de Mfûmû, mpa.nyiko mi.nè mûyi awo, nànku ngi.kalè tshitshii« kàhi-
parler ainsi- di nyè.tà, ngi.kalè tshitshivu kusuna kàbidi: Seigneur, donne-
moi de eette eau, afin que je n'aie plus soif et que je ne doice
109 plus venir puiser.
Les formes négatives prennent également I'infixe -tshi-, rnais il Mûne.mu kamûtshièna bäna : ici il n'y a plus d'enfants.
faut remarquer ici que dans une formc négative !'infixe -tshi- a la
signification de « ne ... plus» .
-112 - -113 -

110 Note. - Le radical -yi a le ton élevé ou le ton bas.


L'intentionnel négatif avec l'infixe -tshi- exprime parfois la sti-
Nkàshà.mà mmungi.pàte matüku àna.yi, tshi.yi ndia, tshi.yi nnua :
rnulation, l'irnpatience; il s'emploie aussi dans les interrogations
le Iéopard m'a poursuivi quatre jours, sans que j'aie mangé, sans
oratoires.
que j'aie bu., '
Il peut être suivi d'un des suffixes mu (rno), ku (ko), pu (po),
Mu kasuba kakàyi. kuamba: dans d'indicibles souffrances.
ou même du redoublement de ces suffixes.
E kumuambabê nè : kuyi mudiûnde, kuyi. nsèngu, kuyi. wa dikama
Kiuslûtiuû.di ?: mais enfin, dépose-nous donc ! (Pourquoi ne nous dinène: ils lui dirent : tu n' es pas gros, tu n'as pas de cornes, tu
déposes-tu pas? '. hutu.la: déposer). , n'as pas de grosse patte,
Kàdi kutshillgil/(licli !: mais pourquoi ne m'attends-tu pas? (At· Nuênu bavuè muànyi, mukàjiànyi ûdi ûnûlàmhila même tshi.yi. mua-
tends-moi done ! . kuindila : attendre) . kille: si vous veniez chez moi, ma fenune vous préparerait (à
Kutshi.puu:ipu !: tais-toi done! (Pourquoi ne te tais-tu pas? . ku- mangel' ) sans que je parle.
pîuoa : se taire) . Tshifûndàfûndà tshièbè katshi.yi. kubala: ton griffonnage est illisi-
Mulûme, kutshingumiikidi apu! enfin mon vieux, Iaisse-moi la u«
paix ! (Pourquoi ne t'en vas-tu pas? . ku.muka : s'en aller) . Kusömbabö too; kamuyi. bualu : Ils vivaient Iongtemps sans palabre.
Kanutshitàbulukimomupu?: éveillez-vous done! (Pourquoi ne Muntu yêye mujikè kàyi mukàji e l'homme étant célibataire et sans
vous éveillez-vous pas? • kutàbuluka : s'éveiller) . femme ...
KutshiujikOkumo.mu ?: pourquoi ne Ie remplis-tu pas? (Mais Ebu bualu kabuyi. kuenza: c'est impossible (cette affaire n'est pas
remplis-le donc ! . kuuja : remplir) . à faire).
Mukàjièndè kàyi. bukula mu nzübu, kàyi bisèki, kàyi. makàla, kàyi.
màfutà nè luêpu nè hikuàbè kàbidi: sa femme n'a pas de farine
4. LE VERBE NEGATIF -VI·
dans la maison, ni légumes, ni charbons de bois, ni huile et sel ou
autre chose.
111 Bàvua bàbèndesha ngendu mile mu mpàta mialàbàle, kamuyi mêyi
Le verbe -yi, qui n'est employé qu'au négatif, a le sens de «ne à kunuà, kamuyi tshiàkudià: ils les faisaient faire de longues
pas être» . Souvent il correspond à la préposition « sans» et aux marches dans des plaines étendues (oû) il n'y ooait. pas d'eau pour
expressions comme "être sans, ne pas avoir" , ou au préfixe fran- boire ni quelque chose à mangel'.
çais "in(irn) -". Il accompagne le verbe cornme la copule -di. Ndumhûlûlà udi kàyi ûdia mabuejilu: un juge incorruptible (qui
II n'est usité que dans les tormes suivantes : ne mange pas des présents).
Nebàkalubükè kildi Mvidi Mukûli; àmu bianza mbianza, kabàyi.
tshi.yi. je ne suis pas katiiyt. nous ne sommes pas ka.lu kîmpè, kabàyi tshinyi: ils iront se présenter chez Dieu les
kuyi. tu n'es pas kanuyi VOliS n'êtes pas mains vides, sans une bonne action, sans quoi que ce soit.
kàyi. il (elle) n'est pas kabàyi ils ne sont pas Bànge.lèle mu nzûbu wa mashika, même tshi.yi nè bualu: on m'a
kauyi. kayiyi jeté en prison, moi étant innocent (sans palabre).
katshiyi. etc. kabiyt. etc.

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