L’administration
L’introduction :
L’administration est un action de gérer une entreprise qu’elle soit privée ou publique , a un but
lucratif ou associatif , alors que la réforme administrative est un sujet qui fait dépenser beaucoup
d’effort chaque année pour l’Etat marocain ainsi qu’autres pays pour ajuster leurs gouvernances aux
nouvelle conjonctures économique ,politique et sociale .
Dans un environnement économique, social ou le changement devient nécessaire et la stabilité
l’exception. A l’instar d’autre pays à travers le monde, le Maroc a entrepris, depuis les années 80, un
vaste programme d'ajustement structurel ayant pour objectif le rétablissement de la stabilité du
cadre macroéconomique.
En dépit, L'administration marocaine a connu de nombreuses réformes au cours de cette décennie,
l'action de l'administration et son mode de fonctionnement font l'objet de critiques tant de la part
de ses usager qui sont très exigeants et sont informés par ses droits et ses obligations .De ce fait, on
peut s’interroger par la question suivante : quels sont les principaux défis dont l’administration
publique doit y tenir compte pour arriver à une réforme administrative dont les citoyens
s’attendent ?
Pour donner à notre question une réponse exacte, il est logique et primordial de citer dans une
première partie les défis dont rencontrés l’administration publique pour y arriver à une réforme
administrative parfaite, avant de présenter dans une deuxième partie les principaux discours royales
dans lesquels sa majesté le roi MOHAMAD VI à insister directement et indirectement sur la réforme
de l’administration publique.
Plans :
I- Les défis dont rencontre l’administration publique
1- Les défis économiques
2- Les défis sociaux et politiques
II- Les discours royaux concernant la réforme administrative
1- Le dernier Discours royale concernant la réforme administrative
2- Le message royal concernant la proximité de l’administration publique : La régionalisation
avancée
I- LES DEFIS:
Pour mettre en place des actions de réforme à court, à moyen et à long termes, l’Etat
marocain doit prendre en considération les défis auxquels notre pays est confronté. Les
principaux défis auxquels l’Etat marocain doit prendre en considération sont :les défis
économiques , sociaux et politiques .
1- Les défis économiques et la mondialisation
L’administration marocain doit agir sur plusieurs fronts à la fois : face aux contraintes financières
croissantes et au poids de la dette publique, il lui est demandé de faire mieux et plus avec moins de
ressources.
Dans un environnement économique où désormais, le changement devient la règle et la stabilité
l'exception, il lui est également demandé d'ajuster ses missions et ses structures au nouveau rôle de
l'Etat, de maîtriser les incidences de la politique de libre échange et de la mondialisation et de
contribuer à l'amélioration des performances de J'économie nationale.
Améliorer les performances de l'économie, cela veut dire procurer à nos entreprises les moyens de
croître en leur offrant l'appui financier, le conseil et l'information sur les opportunités d'affaires sur le
plan local, national et international.
Pour cela, notre administration est appelée à repenser son infrastructure organisationnelle
d'encadrement des entreprises, selon une approche stratégique, avec un accent particulier sur le
développement de nouveaux modes de prestations de services, l'investissement dans les réseaux
d'entreprises, l'établissement de rapports nouveaux de confiance et de progrès entre les entreprises
et les institutions bancaires et financières et une définition plus précise de ce que doit être la valeur
ajoutée des administrations dans l'aide qu'elles apportent aux entreprises.
2- les défis sociaux et politiques :
L’administration marocaine devra jouer un rôle de plus en plus important en matière de cohésion
sociale. Instrument de régulation, l'administration peut aussi intervenir directement pour veiller à
l'égalité des chances entre les citoyens, combattre les inégalités sociales et protéger les plus faibles.
L'essor de la société civile et des organisations associatives ne peut, dans une période de crise, à lui
seul servir de solution ou de prétexte pour le désengagement des services publics lorsqu'il s'agira
de lutter contre les effets du chômage, l'exclusion des catégories sociales fragiles ou la lutte contre
l'analphabétisme et la pauvreté.
Dans le cadre politique, La protection des droits du citoyen dans ses rapports avec l'administration
est une action de longue haleine dont le rythme et l'aboutissement dépendent surtout de notre
tradition et de notre culture.
Passer du stade du simple administré pour accéder au rang de citoyen bénéficiaire de nouveaux
droits est un véritable saut qualitatif qui appelle un changement en profondeur des mentalités, tant
du côté des fonctionnaires que des citoyens usagers eux-mêmes. Les uns doivent s'interdire de se
réfugier dans les comportements régaliens, les autres doivent sortir de leur attitude passive pour
devenir des partenaires à part entière.
En somme, pour améliorer les conditions économiques, sociales et politiques d’un pays en général
et celles des populations les plus vulnérables en particulier, l'administration doit être un facteur de
régulation en accordant plus d'intérêt aux défis économiques, sociaux et politiques.
I- Les discours royal concernant la réforme administrative :
Notre souverain le roi Mohamad VI a insisté en pas mal de ses discours officiels , l’importance de la
réforme administrative ainsi que la décentralisation de l’administration publique de centre vers le
local comme étant la base de la réforme administrative.
1- Le dernier Discours royale concernant la réforme administrative
Dans un message adressé aux participants au Forum national de la Haute Fonction publique, qui a
ouvert ses travaux mardi 13 février à Skhirate, à l’initiative du ministère de la Réforme de
l’administration et de la fonction publique, le Souverain a souligné que l’administration marocaine,
qu’elle soit centrale ou locale, aborde un tournant majeur, qui exige que ses responsables
s’impliquent avec vigueur dans la dynamique de changement économique et social que connait le
Royaume.
Le Roi a indiqué dans ce message, dont lecture a été donnée par le Conseiller du Souverain, M.
Abdeltif Manouni, qu’une réforme de l’administration était nécessaire afin de hisser sa productivité à
des niveaux supérieurs et l’infléchir pour qu’elle s’adapte aux changements intervenus à l’échelle
nationale, qu’elle assimile les dynamiques d’évolution à l’œuvre au niveau mondial, et qu’elle
contribue à relever les défis de développement auxquels est confronté le Maroc.
« Pour notre pays, le choix est stratégique dans la mesure où une telle orientation permettra
indéniablement d’asseoir les fondements du modèle de développement que Nous appelons de Nos
vœux. Ainsi, l’Administration pourra élaborer et développer, dans des domaines variés, des
politiques publiques efficaces et efficientes », a assuré le Souverain.
Le Souverain a rappelé, dans ce cadre, que depuis son accession au Trône, il a œuvré à la mise en
place du nouveau concept d’autorité, veillé à ce que le principe de bonne gouvernance soit inscrit au
cœur de la Constitution comme une condition préalable à l’organisation et à la gestion du service
public, et s’est attaché aussi à rendre opérationnel le principe constitutionnel de corrélation entre
responsabilité et reddition des comptes.
Le Roi a, à cette occasion, appelé à l’adoption de la Charte des services publics, prévue par la
Constitution et qui, dotée d’un caractère contraignant, doit devenir la référence fondamentale en
matière de bonne gouvernance, de gestion des administrations publiques, des collectivités
territoriales et des services publics.
2- Le message royal concernant la proximité de l’administration publique : La régionalisation
avancée
pendant cette dernière décennie le Maroc a entamé des projets et des plans de grande envergure qui
touchent à tous les secteurs et les domaines d’activité mais ils n’ont pas pu atteindre les résultats
escomptés, la cause principale c’est que ces stratégies ont été parachuté du centre vers le local et
n’ont pas parvenus de ce dernier , ils ont été territorialisées et non pas conçu selon une approche
territoriale , donc on déduit que le territoire a été et restera l’origine du problème du
développement socio-économique au Maroc , le Maroc aujourd’hui est devenu conscient de cette
réalité, c’est dans le territoire où réside le problème et dans le territoire où il y a la solution , à partir
de ce temps le Maroc a décidé de faire du territoire le moteur et l’origine du développement, c’est
dans ce cadre où Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé le grand chantier de la régionalisation
avancée faisant de la région un cadre spatial favorisant un développement socio-économique
équilibré tout en comptant sur ses propres potentialités et compétences.
Conclusion
Il nous a parait en définitive qu’à l’instar de toute administration dans le monde, l’administration
marocaine pour s’arriver au niveau administratif souhaité, il lui faut résoudre en premier lieu les
défis qui cassent son réussite.
Relativement à sur ce point sa majesté le roi Mohamad VI ne cesse pas à insister dans leur discours
l’obligation de réformer l’ administration publique , sachant que toute fois , sa majesté y insiste , il
ajoute le concept de la reddition des comptes .De ce fait , on s’interroge par la question suivante
quelle est la relation entre la reddition des comptes et la réforme de l’administration publique ?