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DM2 Corrigé-Suites-Term Spé-Oct2022

Ce document contient les corrections d'un devoir de mathématiques sur les suites numériques. Il présente plusieurs exercices portant sur des suites géométriques et récurrentes, et démontre certaines de leurs propriétés.

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Corrigé Devoir de semaine N°2

Exercice 1
Lors du lancement d’un hebdomadaire, 1 200 exemplaires ont été vendus.
Une étude de marché prévoit une progression des ventes de 2 % chaque semaine.
On modélise le nombre d’hebdomadaires vendus par une suite(𝑢𝑛 ) où 𝑢𝑛 représente le nombre de journaux
vendus durant la 𝑛-ième semaine après le début de l’opération.
On a donc 𝑢0 = 1 200.
1. Calculer le nombre 𝑢2 . Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
Une étude de marché prévoit une progression des ventes de 2 % chaque semaine
et un représente le nombre de journaux vendus durant la n-ième semaine
2
D’où : u0=1 200 , 𝑢1 = 1200 + 100 × 1200 = 1200 × 1,02 = 1224 et 𝑢2 = 1224 × 1,02 = 1248,48
Donc le nombre de journaux vendus durant la 2-ième semaine après le début de l’opération est d’environ 1248.
2. Démontrer que la suite (𝑢𝑛 ) est géométrique.
Une étude de marché prévoit une progression des ventes de 2 % chaque semaine. Augmenter une quantité de 2%
2
revient à la multiplier par 1 + = 1,02 .
100
un représente le nombre de journaux vendus durant la n-ième semaine.
Le nombre d’exemplaires vendus la semaine suivant la n-ième est par définition 𝑢𝑛+1 et est donc tel que :
𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 × 1,02
Ceci étant vrai pour tout entier naturel 𝑛, on peut affirmer que la suite ( un ) est géométrique de raison 1,02.

3. Écrire, pour tout entier naturel 𝑛, l’expression de 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛.


D’après le 2. (un) est une suite géométrique de raison 𝑞 = 1,02 et de premier terme u0=1 200 .
Par propriété de cours de 1ère, le terme général d’une telle suite est : 𝑢𝑛 = 𝑢0 × 𝑞 𝑛
avec 𝑛 ∈ ℕ
Donc, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = 1200 × 1,02𝑛
4. Ci-contre, un programme rédigé en langage Python :
Le programme retourne la valeur 20.
Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

Dans ce programme 𝑛 représente le nombre de semaines après le début de l’opération, u le


nombres d’exemplaires vendus la n-ième semaine et S le total des exemplaires vendus depuis
le début.
Le programme stoppe dès que la condition S<30000 n’est plus vraie.
Il s’arrête donc dès que 𝑺 ≥ 𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎. Il retournera donc la plus petite valeur de n pour laquelle 𝑺 ≥ 𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎
La 20-ième semaine après le début de l’opération, pour la première fois, le nombre total d’exemplaires vendus aura
dépassé 30000 .

5. Déterminer le nombre total d’hebdomadaires vendus au bout d’un an.


Une année est composée de 52 semaines.
On recherche donc à calculer la somme : S= 𝒖𝟎 + 𝒖𝟏 + 𝒖𝟐 + ⋯ + 𝒖𝟓𝟐
D’après la question 3. S= 𝑢0 + 𝑢0 × 1,02 + 𝑢0 × 1,02² + ⋯ + 𝑢0 × (1,0252 ) = 𝑢0 × (1 + 1,02 + 1,02² + ⋯ + 1,0252 )
1−𝑞𝑛+1
Par propriété de 1ère : 1 + 𝑞 + 𝑞² + ⋯ + 𝑞 𝑛 = 1−𝑞
( 𝑞 ≠ 1 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ)
1−1,0252+1 1−1,0253
D’où : 𝑆 = 𝑢0 × 1−1,02
= 1200 × 1−1,02
≈ 111 380 .
En un an, le nombre total d’exemplaires vendus est d’environ 111 380
Exercice 2
1
On considère la suite (𝑢𝑛 ), 𝑛 ∈ 𝑁 définie par : 𝑢0 = 1 et pour tout 𝑛 ∈ ℕ,𝑢𝑛+1 = 3 𝑢𝑛 + 𝑛 − 2

1. Calculer 𝑢1 , 𝑢2 , 𝑢3 , 𝑢4 𝑒𝑡 𝑢5 .

1 1 −5
Si 𝑛 = 0 : 𝑢1 = 3 𝑢0 + 0 − 2, soit 𝑢1 = 3 − 2. On obtient 𝑢1 = 3
1 1 −5 −14
De la même manière : 𝑢2 = 3 𝑢1 + 1 − 2, soit 𝑢2 = 3 × 3
− 1. On obtient 𝑢2 = 9
1 1 −14 −14
𝑢3 = 3 𝑢2 + 2 − 2, soit 𝑢2 = 3
× 9 . On obtient 𝑢3 = 27
1 1 −14 −14 67
𝑢4 = 3 𝑢3 + 3 − 2, soit 𝑢4 = 3
× 27 + 1. On obtient 𝑢4 = 81 + 1, soit 𝑢4 = 81
1 1 67 67 553
𝑢5 = 3 𝑢4 + 4 − 2, soit 𝑢5 = 3
× 81 + 2. On obtient 𝑢5 = 243 + 2, soit 𝑢5 = 243

2. a) Démontrer, par récurrence, que, pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 5, 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 − 3.


Pour tout entier naturel n ≥ 5, P(n) est la propriété : un ≥ n − 3.
Initialisation : Pour n = 5
553
On a d’une part : u5 = 243 ≈ 2.28 et d’autre part : 5 − 3 = 2.
On a ainsi démontré que u5 ≥ 5 − 3 , et donc que P(5) est vraie.
Hérédité :
On suppose que pour un entier k ≥ 5, la propriété 𝑃(𝑘) est vraie.
Autrement dit : 𝑢𝑘 ≥ 𝑘 − 3 (Hypothèse de Récurrence)
Et on montre que 𝑃(𝑘 + 1) est vraie, autrement dit, on montre que : 𝑢𝑘+1 ≥ 𝑘 + 1 − 3, soit 𝑢𝑘+1 ≥ 𝑘 − 2
On a : 𝑢𝑘 ≥ 𝑘 − 3 par hypothèse de récurrence
1 1
Ainsi 𝑢 ≥ (𝑘 − 3)
3 𝑘 3
1 1
Et 𝑢
3 𝑘
+ 𝑘 − 2 ≥ 3 (𝑘 − 3) + 𝑘 − 2
1 1
Or 𝑘 ≥ 5 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑘 − 3 ≥ 2 et (𝑘 − 3) > 0 . Donc, (𝑘 − 3) + 𝑘 − 2 ≥ 𝑘 − 2
3 3

Ainsi, 𝑢𝑘+1 ≥ 𝑘 − 2 et 𝑃(𝑘 + 1) est vraie


Conclusion
On a ainsi démontré que 𝑃(5) est vraie, et que pour un entier naturel k ≥ 5, si 𝑃(𝑘) est vraie alors 𝑃(𝑘 + 1)
est vraie aussi.
Par le principe de récurrence, on en déduit que pour tout naturel n ≥ 5, P(n) est vraie
C’est à dire : pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 5, 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 − 3.

b) En déduire la limite de la suite (𝑢𝑛 ).

Pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 5, 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 − 3 et lim 𝑛 − 3 = +∞.


𝑛→+∞

D’après le théorème de comparaison, on déduit alors que lim 𝑢𝑛 = +∞


𝑛→+∞
21
3. On définit la suite (𝑣𝑛 ), 𝑛 ∈ 𝑁 par : pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = −2𝑢𝑛 + 3𝑛 − 2
a) Démontrer que la suite (𝑣𝑛 ) est une suite géométrique dont on donnera la raison et le premier terme.
21
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = −2𝑢𝑛 + 3𝑛 − 2
21
Ainsi pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1 = −2𝑢𝑛+1 + 3(𝑛 + 1) − 2
1 21
Soit 𝑣𝑛+1 = −2 (3 𝑢𝑛 + 𝑛 − 2) + 3(𝑛 + 1) − 2
2 21
𝑣𝑛+1 = − 3 𝑢𝑛 − 2𝑛 + 4 + 3𝑛 + +3 − 2
2 7
𝑣𝑛+1 = − 3 𝑢𝑛 + 𝑛 − 2
1 21
𝑣𝑛+1 = 3 (−2𝑢𝑛 + 3𝑛 + )
2
1
Donc pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1 = 3 𝑣𝑛
1 21 25
La suite (𝑣𝑛 ) est donc une suite géométrique de raison 𝑞 = 3 et de premier terme 𝑣0 = −2𝑢0 − =−
2 2
25 1 𝑛 3 21
b) En déduire que : pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = (3) + 2 𝑛 −
4 4
1 25
D’après 3.a) la suite (𝑣𝑛 ) est géométrique de raison 𝑞 = 3 et de premier terme 𝑣0 = − 2
Par propriété de cours de 1ère, le terme général d’une telle suite est : 𝑢𝑛 = 𝑢0 × 𝑞 𝑛 avec 𝑛 ∈ ℕ
25 1 𝑛
Donc, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = − ×( )
2 3

21
Par définition de la suite, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = −2𝑢𝑛 + 3𝑛 − .
2
21 1 21
Il vient alors : pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 2𝑢𝑛 = −𝑣𝑛 + 3𝑛 − , soit 𝑢𝑛 = 2 (−𝑣𝑛 + 3𝑛 − )
2 2

1 25 1 𝑛 21
Ainsi, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = 2 ( 2 × (3) + 3𝑛 − )
2

25 1 𝑛 3 21
Donc, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = ×( ) + 𝑛−
4 3 2 4

c) Retrouver par le calcul la limite de la suite (𝑢𝑛 ),

25 1 𝑛 3 21
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = ×( ) + 𝑛−
4 3 2 4

1 𝑛 1 25 1 𝑛
• lim (3) = 0 puisque 0 < 3 < 1, ainsi lim ×( ) = 0
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 4 3
3 21
• lim ( 𝑛 − ) = +∞
𝑛→+∞ 2 4
Par somme, on obtient : lim 𝑢𝑛 = +∞
𝑛→+∞

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