Corrigé Devoir de semaine N°2
Exercice 1
Lors du lancement d’un hebdomadaire, 1 200 exemplaires ont été vendus.
Une étude de marché prévoit une progression des ventes de 2 % chaque semaine.
On modélise le nombre d’hebdomadaires vendus par une suite(𝑢𝑛 ) où 𝑢𝑛 représente le nombre de journaux
vendus durant la 𝑛-ième semaine après le début de l’opération.
On a donc 𝑢0 = 1 200.
1. Calculer le nombre 𝑢2 . Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
Une étude de marché prévoit une progression des ventes de 2 % chaque semaine
et un représente le nombre de journaux vendus durant la n-ième semaine
2
D’où : u0=1 200 , 𝑢1 = 1200 + 100 × 1200 = 1200 × 1,02 = 1224 et 𝑢2 = 1224 × 1,02 = 1248,48
Donc le nombre de journaux vendus durant la 2-ième semaine après le début de l’opération est d’environ 1248.
2. Démontrer que la suite (𝑢𝑛 ) est géométrique.
Une étude de marché prévoit une progression des ventes de 2 % chaque semaine. Augmenter une quantité de 2%
2
revient à la multiplier par 1 + = 1,02 .
100
un représente le nombre de journaux vendus durant la n-ième semaine.
Le nombre d’exemplaires vendus la semaine suivant la n-ième est par définition 𝑢𝑛+1 et est donc tel que :
𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 × 1,02
Ceci étant vrai pour tout entier naturel 𝑛, on peut affirmer que la suite ( un ) est géométrique de raison 1,02.
3. Écrire, pour tout entier naturel 𝑛, l’expression de 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛.
D’après le 2. (un) est une suite géométrique de raison 𝑞 = 1,02 et de premier terme u0=1 200 .
Par propriété de cours de 1ère, le terme général d’une telle suite est : 𝑢𝑛 = 𝑢0 × 𝑞 𝑛
avec 𝑛 ∈ ℕ
Donc, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = 1200 × 1,02𝑛
4. Ci-contre, un programme rédigé en langage Python :
Le programme retourne la valeur 20.
Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
Dans ce programme 𝑛 représente le nombre de semaines après le début de l’opération, u le
nombres d’exemplaires vendus la n-ième semaine et S le total des exemplaires vendus depuis
le début.
Le programme stoppe dès que la condition S<30000 n’est plus vraie.
Il s’arrête donc dès que 𝑺 ≥ 𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎. Il retournera donc la plus petite valeur de n pour laquelle 𝑺 ≥ 𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎
La 20-ième semaine après le début de l’opération, pour la première fois, le nombre total d’exemplaires vendus aura
dépassé 30000 .
5. Déterminer le nombre total d’hebdomadaires vendus au bout d’un an.
Une année est composée de 52 semaines.
On recherche donc à calculer la somme : S= 𝒖𝟎 + 𝒖𝟏 + 𝒖𝟐 + ⋯ + 𝒖𝟓𝟐
D’après la question 3. S= 𝑢0 + 𝑢0 × 1,02 + 𝑢0 × 1,02² + ⋯ + 𝑢0 × (1,0252 ) = 𝑢0 × (1 + 1,02 + 1,02² + ⋯ + 1,0252 )
1−𝑞𝑛+1
Par propriété de 1ère : 1 + 𝑞 + 𝑞² + ⋯ + 𝑞 𝑛 = 1−𝑞
( 𝑞 ≠ 1 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ)
1−1,0252+1 1−1,0253
D’où : 𝑆 = 𝑢0 × 1−1,02
= 1200 × 1−1,02
≈ 111 380 .
En un an, le nombre total d’exemplaires vendus est d’environ 111 380
Exercice 2
1
On considère la suite (𝑢𝑛 ), 𝑛 ∈ 𝑁 définie par : 𝑢0 = 1 et pour tout 𝑛 ∈ ℕ,𝑢𝑛+1 = 3 𝑢𝑛 + 𝑛 − 2
1. Calculer 𝑢1 , 𝑢2 , 𝑢3 , 𝑢4 𝑒𝑡 𝑢5 .
1 1 −5
Si 𝑛 = 0 : 𝑢1 = 3 𝑢0 + 0 − 2, soit 𝑢1 = 3 − 2. On obtient 𝑢1 = 3
1 1 −5 −14
De la même manière : 𝑢2 = 3 𝑢1 + 1 − 2, soit 𝑢2 = 3 × 3
− 1. On obtient 𝑢2 = 9
1 1 −14 −14
𝑢3 = 3 𝑢2 + 2 − 2, soit 𝑢2 = 3
× 9 . On obtient 𝑢3 = 27
1 1 −14 −14 67
𝑢4 = 3 𝑢3 + 3 − 2, soit 𝑢4 = 3
× 27 + 1. On obtient 𝑢4 = 81 + 1, soit 𝑢4 = 81
1 1 67 67 553
𝑢5 = 3 𝑢4 + 4 − 2, soit 𝑢5 = 3
× 81 + 2. On obtient 𝑢5 = 243 + 2, soit 𝑢5 = 243
2. a) Démontrer, par récurrence, que, pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 5, 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 − 3.
Pour tout entier naturel n ≥ 5, P(n) est la propriété : un ≥ n − 3.
Initialisation : Pour n = 5
553
On a d’une part : u5 = 243 ≈ 2.28 et d’autre part : 5 − 3 = 2.
On a ainsi démontré que u5 ≥ 5 − 3 , et donc que P(5) est vraie.
Hérédité :
On suppose que pour un entier k ≥ 5, la propriété 𝑃(𝑘) est vraie.
Autrement dit : 𝑢𝑘 ≥ 𝑘 − 3 (Hypothèse de Récurrence)
Et on montre que 𝑃(𝑘 + 1) est vraie, autrement dit, on montre que : 𝑢𝑘+1 ≥ 𝑘 + 1 − 3, soit 𝑢𝑘+1 ≥ 𝑘 − 2
On a : 𝑢𝑘 ≥ 𝑘 − 3 par hypothèse de récurrence
1 1
Ainsi 𝑢 ≥ (𝑘 − 3)
3 𝑘 3
1 1
Et 𝑢
3 𝑘
+ 𝑘 − 2 ≥ 3 (𝑘 − 3) + 𝑘 − 2
1 1
Or 𝑘 ≥ 5 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑘 − 3 ≥ 2 et (𝑘 − 3) > 0 . Donc, (𝑘 − 3) + 𝑘 − 2 ≥ 𝑘 − 2
3 3
Ainsi, 𝑢𝑘+1 ≥ 𝑘 − 2 et 𝑃(𝑘 + 1) est vraie
Conclusion
On a ainsi démontré que 𝑃(5) est vraie, et que pour un entier naturel k ≥ 5, si 𝑃(𝑘) est vraie alors 𝑃(𝑘 + 1)
est vraie aussi.
Par le principe de récurrence, on en déduit que pour tout naturel n ≥ 5, P(n) est vraie
C’est à dire : pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 5, 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 − 3.
b) En déduire la limite de la suite (𝑢𝑛 ).
Pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 5, 𝑢𝑛 ≥ 𝑛 − 3 et lim 𝑛 − 3 = +∞.
𝑛→+∞
D’après le théorème de comparaison, on déduit alors que lim 𝑢𝑛 = +∞
𝑛→+∞
21
3. On définit la suite (𝑣𝑛 ), 𝑛 ∈ 𝑁 par : pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = −2𝑢𝑛 + 3𝑛 − 2
a) Démontrer que la suite (𝑣𝑛 ) est une suite géométrique dont on donnera la raison et le premier terme.
21
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = −2𝑢𝑛 + 3𝑛 − 2
21
Ainsi pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1 = −2𝑢𝑛+1 + 3(𝑛 + 1) − 2
1 21
Soit 𝑣𝑛+1 = −2 (3 𝑢𝑛 + 𝑛 − 2) + 3(𝑛 + 1) − 2
2 21
𝑣𝑛+1 = − 3 𝑢𝑛 − 2𝑛 + 4 + 3𝑛 + +3 − 2
2 7
𝑣𝑛+1 = − 3 𝑢𝑛 + 𝑛 − 2
1 21
𝑣𝑛+1 = 3 (−2𝑢𝑛 + 3𝑛 + )
2
1
Donc pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1 = 3 𝑣𝑛
1 21 25
La suite (𝑣𝑛 ) est donc une suite géométrique de raison 𝑞 = 3 et de premier terme 𝑣0 = −2𝑢0 − =−
2 2
25 1 𝑛 3 21
b) En déduire que : pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = (3) + 2 𝑛 −
4 4
1 25
D’après 3.a) la suite (𝑣𝑛 ) est géométrique de raison 𝑞 = 3 et de premier terme 𝑣0 = − 2
Par propriété de cours de 1ère, le terme général d’une telle suite est : 𝑢𝑛 = 𝑢0 × 𝑞 𝑛 avec 𝑛 ∈ ℕ
25 1 𝑛
Donc, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = − ×( )
2 3
21
Par définition de la suite, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = −2𝑢𝑛 + 3𝑛 − .
2
21 1 21
Il vient alors : pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 2𝑢𝑛 = −𝑣𝑛 + 3𝑛 − , soit 𝑢𝑛 = 2 (−𝑣𝑛 + 3𝑛 − )
2 2
1 25 1 𝑛 21
Ainsi, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = 2 ( 2 × (3) + 3𝑛 − )
2
25 1 𝑛 3 21
Donc, pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = ×( ) + 𝑛−
4 3 2 4
c) Retrouver par le calcul la limite de la suite (𝑢𝑛 ),
25 1 𝑛 3 21
Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = ×( ) + 𝑛−
4 3 2 4
1 𝑛 1 25 1 𝑛
• lim (3) = 0 puisque 0 < 3 < 1, ainsi lim ×( ) = 0
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 4 3
3 21
• lim ( 𝑛 − ) = +∞
𝑛→+∞ 2 4
Par somme, on obtient : lim 𝑢𝑛 = +∞
𝑛→+∞