La structure d'un écosystème - 2nd
Classe:
Seconde
Chapitre:
2
Introduction
Tout écosystème possède une structure particulière qui permet de le reconnaître. La
structure correspond à la manière dont les individus des différentes espèces sont
disposés les uns par rapport aux autres. Cette structuration dépend en grande
partie des conditions de vie qui existent dans le milieu. Le peuplement rencontré
est constitué d’animaux et de végétaux.
I. Peuplement végétal
Les végétaux sont des êtres vivants immobiles, faciles à localiser. On peut les
regrouper suivant le plan vertical et le plan horizontal.
1. Organisation verticale
Elle correspond à la stratification de la végétation. Trois strates ont été
notées : la strate herbacée abondante avec des herbes pouvant atteindre
1
m
1
m
, la strate arbustive d’une hauteur de moins de 5 m et la strate arborée dont la
hauteur est supérieure à
5
m
5
m
. Le transect, est la représentation schématique de la végétation, il permet de
voir la stratification.
Cependant, il existe une strate souterraine, qui correspond à l’étagement dans le
sol de l’appareil racinaire des différents individus.
2. Organisation horizontale
Elle permet de déterminer le mode de distribution des individus à la surface du
sol. Pour cela il faut d’abord faire un inventaire de toutes les espèces (ainsi que
le nombre d’individus de chaque espèce) présentes dans le milieu en utilisant la
méthode de l’aire minimale.
2.1 Méthode de l’aire minimale
Il est très difficile voire impossible de réaliser un recensement de l’ensemble des
espèces d’un milieu. Il est donc recommandé d’effectuer un fractionnement du milieu
d’étude en parcelles égales appelées, aire minimale. Pour délimiter cette aire
minimale, il faut d’abord choisir un milieu homogène en évitant les espaces mixtes
(les zones de transition entre deux paysages : terrestre-aquatique, savane-forêt).
Déterminer l’aire minimale revient à choisir une surface petite et à recenser les
différentes espèces qui s’y trouvent. Puis on multiplie cette surface par
2
2
et on recense les nouvelles espèces rencontrées. Cette dernière surface sera
également multipliée par 2 et les nouvelles espèces rencontrées seront recensées.
Ainsi de suite jusqu’à ce qu’aucune nouvelle espèce ne soit rencontrée après deux
surfaces successives. La dernière surface ayant des espèces nouvelles sera
considérée comme étant l’aire minimale sur le terrain. Toutefois, l’aire minimale
réelle est obtenue en projetant le point d’inflexion de la courbe de variation du
nombre d’espèces cumulées en fonction de la surface, sur l’axe des abscisses.
L’aire minimale est définie comme la plus petite surface renfermant le plus grand
nombre d’espèce du milieu étudié.
2.2 Relevés floristiques
Le recensement des espèces dans des relevés floristiques se fera sur des aires dont
les dimensions sont égales à celles de l’aire minimale. Le relevé se fait à l'aide
d'une fiche normaliséequi permet de recueillir les données écologiques suivantes :
∙
∙
La localisation géographique de la station étudiée ;
∙
∙
La pédologie, hydrologie, topographie (pente, exposition) ;
∙
∙
La structure de la communauté végétale (recouvrement, stratification) ;
∙
∙
Les influences humaines et animales ;
∙
∙
Les variables écologiques descriptives ;
∙
∙
L’inventaire exhaustif des espèces végétales.
A partir de ces relevés on détermine différents paramètres écologiques qui nous
permettrons de caractériser le milieu.
2.3 Les paramètres écologiques
a) Fréquence et indice de similitude
La fréquence d’une espèce dans un site, est le nombre de fois que l’espèce est
rencontrée dans ce site. Elle peut être déterminée à partir de la formule
suivante :
F
r
é
q
u
e
n
c
e
=
Nombre de relevés où l'espèce est présente
×
100
Nombre total de relevés
F
r
é
q
u
e
n
c
e
=
Nombre de relevés où l'espèce est présente
×
100
Nombre total de relevés
Chaque fréquence d’une espèce correspond à un indice de fréquence représenté dans
le tableau ci-dessous.
Fréquences
Indices de fréquence
Notations
Moins de
19
%
Espèce accidentelle
I
20
%
−
39
%
Espèce accessoire
I
I
40
%
−
59
%
Espèce assez fréquente
I
I
I
60
%
−
79
%
Espèce fréquente
I
V
80
%
−
100
%
Espèce très fréquente
V
Fréquences Indices de fréquence Notations Moins de 19% Espèce
accidentelle I 20% − 39% Espèce accessoire II 40% − 59% Espèce assez
fréquente III 60% − 79% Espèce fréquente IV 80% − 100% Espèce très
fréquente V
Des histogrammes de variation du nombre d’espèces en fonction de l’indice de
fréquence peuvent être tracés (avant de tracer l’histogramme, il faut connaître le
nombre d’espèces ayant le même indice de fréquence). Les résultats obtenus peuvent
être comparés avec les histogrammes
1
1
et
2
2
.
Histogramme 1 :
Espèces à indice
V
V
et
I
V
I
V
plus abondantes, population homogène et stable. Ces végétaux sont caractéristiques
d’un milieu où les conditions écologiques sont favorables.
Histogramme 2 :
Espèces à indice
I
I
et
I
I
I
I
plus nombreuses, population hétérogène et instable. Ces végétaux sont
caractéristiques d’un milieu où les conditions écologiques sont défavorables
Remarque :
Lorsque les espèces à indice III dominent, on a un milieu intermédiaire et les
conditions écologiques sont peu favorables
Exercice d’application :
Lors d’une sortie, des élèves du lycée Sédo Sébé ont eu à réaliser les relevés
suivants :
Relevés
1
2
3
4
5
6
Espèces
A
B
C
D
A
B
C
A
B
E
A
B
A
C
A
D
Relevés 1 2 3 4 5 6 Espèces A B C D A B C A B E
A B A C A D
Relevés
1
2
3
4
5
6
Espèces
A
B
C
D
A
B
C
A
B
E
A
B
A
C
A
D
Relevés 1 2 3 4 5 6 Espèces A B C D A B C A B E
A B A C A D
1
−
−
Calculer la fréquence de chaque espèce.
2
−
−
Donner un indice de fréquence à chaque espèce.
3
−
−
Tracer l’histogramme de variation du nombre d’espèces en fonction de l’indice de
fréquence.
Lorsque la population est hétérogène, une analyse de similitude doit être
effectuée. Elle consiste à comparer chaque relevé avec les autres. Par exemple la
comparaison entre deux relevés 1 et 2 fait apparaître des espèces communes aux deux
relevés et des espèces contenues dans un seul relevé. Cette comparaison peut être
obtenue à partir l’indice de similitude
(
I
s
)
.
(
I
s
)
.
I
s
=
Nombre d'espèces communes aux relevés
1
et
2
×
100
Nombre d'espèces totales des relevés
1
et
2
−
Nombre d'espèces communes aux relevés
1
et
2
I
s
=
Nombre d'espèces communes aux relevés
1
et
2
×
100
Nombre d'espèces totales des relevés
1
et
2
−
Nombre d'espèces communes aux relevés
1
et
2
Les résultats obtenus sont recueillis dans un tableau à double entrées et l’indice
de similarité entre deux parcelles sera noté. Dans un second tableau, nous allons
classer les parcelles par indice de similitude le plus élevé. Les indices
supérieurs à
35
%
35
%
seront affectés d’une couleur et les indices inférieurs à
35
%
35
%
seront affectés d’une autre couleur. Ce tableau permet de mettre en évidence ainsi
la présence de groupements floristiques différents.
Tableau 1 :
Tableau brut de similitudes
N
∘
relevés
1
2
3
4
1
100
2
56
100
3
40
15
100
4
80
26
8
100
N
∘
relevés 1 2 3 4 1 100 2 56 100
3 40 15 100 4 80 26 8 100
Tableau 2 :
Tableau élaboré de similitudes
N
∘
relevés
1
4
2
3
1
x
4
x
x
2
x
x
x
3
x
x
x
x
N
∘
relevés 1 4 2 3 1 x 4 x x
2 x x x 3 x x x x
Nous avons ici deux formations floristiques différentes dans le cite visité.
b) L’abondance et la dominance
L’abondance ou la densité d’une espèce est l’importance d’un point de vue nombre
d’individus de l’espèce dans une surface donnée. Elle peut être obtenue en faisant
un décompte des individus de l’espèce. La dominance d’une espèce est la surface
couverte par cette espèce. Elle exprime le nombre d’individus d’une espèce par
rapport au nombre total d’individus rencontrés dans le milieu.
Dominance
=
Nombre d'individus de l'espèce
×
100
Nombre total d'individus
Dominance
=
Nombre d'individus de l'espèce
×
100
Nombre total d'individus
En fonction du pourcentage de recouvrement, nous avons les espèces suivantes :
Espèces
Dominance en
%
Espèce abondante
100
≥
dominance
>
75
Espèce très commune
75
≥
dominance
>
50
Espèce commune
50
≥
dominance
>
25
Espèce peu commune
25
≥
dominance
>
5
Espèce rare
dominance
<
5
Espèces Dominance en% Espèce abondante 100≥dominance>75 Espèce très
commune 75≥dominance>50 Espèce commune 50≥dominance>25 Espèce peu commune
25≥dominance>5 Espèce rare dominance<5
Exercice d'application :
Calculer la dominance de chaque espèce.
Espèces
╲
relevés
R
1
R
2
R
3
R
4
R
5
a
82
83
89
100
109
b
25
11
3
6
66
c
3
29
0
2
9
d
5
5
0
0
12
e
2
16
0
0
8
Espèces╲relevés
R
1
R
2
R
3
R
4
R
5
a 82 83 89 100 109 b 25 11 3 6 66 c 3
29 0 2 9 d 5 5 0 0 12 e 2 16
0 0 8
La dominance peut être exprimée sous forme d’un diagramme appelé spectre de
dominance
II. Peuplement animal
Les animaux sont des êtres vivants capables de se déplacer, d’où la difficulté de
les étudier. Comme les végétaux, les animaux ont une organisation verticale et
horizontale.
1. Organisation verticale
Suivants leur répartition dans le plan vertical, on distingue : les animaux aériens
qui vivent dans les airs ou sur les arbres (singes, oiseaux, insectes ailés…), les
animaux terrestres qui sont constamment sur le sol (lion, biche, vache…) et les
animaux souterrains qui vivent dans des trous (rats, vers de terre, …).
2. Organisation horizontale
La répartition dans le plan horizontal des animaux est instable à cause de leur
aptitude à se déplacer et à parcourir des kilomètres par jour à la recherche de
nourriture.
III. La niche écologique
La niche écologique est un des concepts théoriques de l'écologie. Il traduit à la
fois :
∙
∙
des paramètres physico-chimiques caractérisant les milieux où évolue l'organisme
(et parfois significativement modifiés par cet organisme).
∙
∙
des paramètres biologiques, incluant les relations avec les espèces avoisinantes
et la modification de l'habitat par l'organisme et la communauté d'espèces dans
laquelle il s'inscrit (interactions durables).
IV. Rapport entre le peuplement et les conditions de vie du milieu
Le peuplement et le milieu sont intimement liés et sont en interaction permanent.
L’étude de la répartition des grands écosystèmes, montre qu’il varie en fonction du
climat et du sol. En effet, la pluviosité et la température assez élevées sont à
l’origine de la formation de la savane arborée. Le sol latéritique rouge
(ferrugineux) permet le développement des grandes forêts équatoriales. L’abondance
d’herbes permet le développement d’une faune riche en herbivores dont la présence
est favorable au développement de grands carnivores (lion, guépard, panthère,…)
Conclusion
Les écosystèmes sont des entités très fragiles qui peuvent être perturbés par les
actions anthropiques. Cependant ils doivent être préservés et exploités à bon
escient.
Auteur:
Daouda Tine
Ajouter un commentaire
Commentaires
Anonyme (non vérifié)
ven, 12/18/2020 - 18:49
permalien
Interessant
Interessant
répondre
Mansour (non vérifié)
dim, 12/20/2020 - 13:35
permalien
Je suis très content tout est
Je suis très content tout est clair merci à vous j en suis jusqu'à la fin de
l'année
Email:
[email protected]répondre
sarr (non vérifié)
sam, 12/19/2020 - 07:46
permalien
avoir le cours de svt
Bonne leçon
répondre
Maodo Gueye (non vérifié)
lun, 01/04/2021 - 21:06
permalien
Eleve