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La Boîte À Merveilles

Le chapitre raconte la journée de Sidi Mohammed au Msid, puis décrit l'acquisition d'une lampe à pétrole par une voisine qui suscite l'intérêt des autres. Il évoque ensuite la disparition de Zineb et sa retrouvaille, ce qui amène la mère à organiser un repas de remerciement. Le récit explore aussi le refuge imaginaire de Sidi Mohammed dans sa boîte à merveilles.

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La Boîte À Merveilles

Le chapitre raconte la journée de Sidi Mohammed au Msid, puis décrit l'acquisition d'une lampe à pétrole par une voisine qui suscite l'intérêt des autres. Il évoque ensuite la disparition de Zineb et sa retrouvaille, ce qui amène la mère à organiser un repas de remerciement. Le récit explore aussi le refuge imaginaire de Sidi Mohammed dans sa boîte à merveilles.

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La boîte à merveilles - Chapitre 3

Après deux jours de repos, Sidi Mohamed revint au Msid, prit sa planchette, et
continua l’apprentissage du Coran. Cependant, il raconta la scène où le Fqih
s’endormait puis se réveillait durant le cours.

Suite à une visite chez la voisine Fatma Bziouya, Lalla Zoubida remarqua une lampe
à pétrole accrochée au mur et fut tellement séduite par la lampe qu’elle avait envie
d’en avoir une. Le soir, Maâlem Abdeslam revint du travail et passa un moment drôle
avec son fils et la mère profita du moment pour parler de la lampe. Le lendemain le
père fit une surprise à sa famille avec une nouvelle lampe à pétrole. Ce jour-là, Driss
est venu prendre le couffin et la voyante Kenza félicita Lalla Zoubida du nouvel
éclairage.

Un cri terrifiant troubla le village, c’était Rahma. Les voisins curieux l’interrogèrent et
répondit en pleurant : « Zineb a disparu perdu ! » Elle l’a perdu dans la foule. Cette
mauvaise nouvelle avait mis tout le monde en larme et tristesse. Même Sidi
Mohamed pleurait, mais pour une autre cause, il avait faim et la disparition de Zineb
ne faisait que le réjouir. En allant à la maison des Idrissides où on accueillait les
enfants abandonnés, Lalla Zoubida et Fatma Bziouya trouvèrent enfin Zineb. Rahma
organisa alors un grand repas aux pauvres et aux aveugles.
La veille de la fête des moutons, très amoureux du cabochon de verre, Sidi
Mohamed ouvra sa boîte et surfa dans son monde imaginaire.

L’analyse du chapitre 3 de « La boîte à merveilles »

RÉSUMÉ

       Le narrateur évoque les instants pénibles passés au Msid sous le


regard figé du fqih, ainsi que le précieux cadeau qui lui a été offert par Rahma. Il
enchaîne avec un évènement qui bouleverse les habitudes des colocataires de
Dar Chouafa à savoir la lampe à pétrole acquise par Fatma Bzouiya, et
qui éveille la jalousie de Lalla Zoubida, la mère de Sidi Mohammed.
Le récit relate ensuite la disparition de Zineb au mausolée des ldrissides;
un épisode mouvementé qui s'attarde sur l'affolement de sa mère et la solidarité
des voisins qui la soutiennent de tout cœur dans sa détresse. La séquence se
termine par un dénouement heureux: Zineb est retrouvée. Pour remercier Dieu
de lui avoir rendu sa fille, Rahma offre un repas aux mendiants.

§   pénibles : ‫ متعب‬-  ‫شاق‬
§   bouleverse :‫يبلبل – يشوش‬
§   éveille : ‫توقظ‬
§   affolement : ‫ جنون‬- ‫فزع‬
§   détresse : ‫ شدة‬- ‫ضيق‬
§   dénouement :‫نهاية – خاتمة‬

1-UN ESPACE DE TORTURE


Cette idée, ébauchée dans le premier axe du deuxième chapitre, se
poursuit dans le chapitre 3 avec une mise en évidence de la sensation
d'oppression, voire d'emprisonnement, qui étouffe Sidi Mohammed et,
parallèlement, tous les autres élèves. Le Msid est décrit comme un
espace clos où l'air devient irrespirable à cause de la grande chaleur. Soulignons
au passage que les lieux citeés jusqu'à présent, et qui inspirent la peur à l'enfant,
sont Chauds, obscurs et pleins de gens: hammam, Msid.

§   torture : ‫تعذيب‬
§   oppression : ‫ قهر‬- ‫جور‬
§   clos : ‫مغلق‬

2-LA LAMPE MERVEILLEUSE


La lampe à pétrole, symbole de modernité et de technologie, remplace
désormais l'éclairage à la bougie chez Fatma Bzouiya, puis progressivement
chez les autres colocataires de Dar Chouafa. Elle envahit un milieu traditionnel
et aiguise la curiosité de tous les habitants qui rêvent d'en posséder une à leur
tour. Cet objet admiré comme une merveille ne manque pas de peupler les rêves
de Sidi Mohammed qui aimerait bien lui réserver une petite place dans son
monde à lui.
§  envahit : ‫ اكتسحت‬- ‫اجتاحت‬
§  aiguise : ‫مشحوذ‬

3- LA DISPARITION DE ZINEB
3- 1-UN ÉLAN SPONTANÉ
La disparition de Zineb au mausolée des ldrissides est un triste
évènement qui marque tous les colocataires de Dar Chouafa, ainsi que les
habitants des autres rues. Elle resserre les liens entre les gens et révèle le
sentiment de solidarité qui les anime dans les moments difficiles. Lalla Zoubida
qui a traité Rahma de tous les noms auparavant oublie vite sa rancune et
soutient sa voisine de toutes ses forces. Sa compassion spontanée montre bien
que les occupants de la maison de la voyante forment une seule famille. Le
narrateur ne manque pas de souligner la noblesse de cette attitude qui apprend à
Sidi Mohammed une autre vérité sur les adultes: le malheur dissipe parfois les
haines et rapproche les cœurs.
Le repas que Rahma offre aux mendiants pour remercier la grâce divine
de lui avoir restitué son enfant est une autre occasion qui permet au narrateur de
décrire différents aspects de la culture traditionnelle marocaine où le social se
mêle au religieux : préparation de la nourriture, accueil des invites, distribution
des plats, chants qui accompagnent la cérémonie, fête improvisée par les
femmes, etc.
§  rancune : ‫ ضغينة‬- ‫حقد‬
§  compassion : ‫ شفقة‬- ‫رحمة‬
§  spontanée : ‫تلقائي‬
§ dissipe : ‫بدد‬
§  aspects : ‫ مظاهر‬- ‫جوانب‬
§  improvisée : ‫مرتجلة‬

3-2-IMITATION ET COMPASSION
Sidi Mohammed ne nourrit pas des sentiments particulièrement tendres à
l'endroit de Zineb ; son sort le laisse pratiquement indifférent: «Je n’aimais
pas Zineb, sa disparition me réjouissait. » Le fait de se trouver au milieu de la
mêlée des pleureuses l'oblige à les imiter. Ce sont bien les adultes que donnent
l'exemple aux enfants, semble-t-il se dire.
Mais l'enfant ne pleure pas seulement par imitation ; il le fait aussi par
compassion. Un sentiment de sympathie et de reconnaissance qui surgit
spontanément des tréfonds de son cœur encore innocent :
·         Je pleurais (..) parce que Rahma qui m'avait fait cadeau d'un beau
cabochon de verre avait du chagrin.
Ces deux explications sont cependant abandonnées à la fin du chapitre.
La crise de larmes du jeune garçon est déclenchée par le besoin urgent de se
nourrir. Tout le reste n'est donc que pure comédie: « Je pleure parce que
j'avais faim. » Une réponse spontanée et naturelle que les adultes trouvent
déplacée : «Ma mère me saisit par le poignet et m'entraina, courroucée. »
§  à l'endroit de : ‫نحو – اتجاه‬
§  sympathie : b‫تعاطف‬
§  surgit : ‫ برز‬- ‫ظهر‬
§  tréfonds : ‫ سريرة‬- ‫باطن‬
§  courroucée : ‫غاضبة‬

4-UN MONDE PLEIN DE MERVEILLES


Pour échapper au poids de la solitude et à la cruauté des adultes, Sidi
Mohammed trouve refuge dans sa boîte à merveilles qui lui ouvre les portes
d'un univers magique et lui procure une foule d'agréables sensations. II
contemple ses objets, la caresse et leur parle comme s’il s'agitait d'êtres vivants.
Au plan psychologique, cette relation intime avec ses «trésors» lui permet de
compenser un manque affectif, et de vivre dans le rêve ce qu'il ne peut vivre
dans la réalité.
Cette évasion par le biais de la boite merveilleuse qui propulse l'enfant
dans un espace féerique ne dure pas longtemps. Elle est constamment
interrompue par le retour à la réalité qui n'en devient alors que plus laide et plus
désagréable. IL ne reste à Sidi Mohammed qu'un seul moyen pour apaiser sa
cruelle déception : les larmes.
§   refuge : ‫ملجأ‬
§   contemple : ‫يتأمل‬
§   affectif : ‫عاطفي‬
§   évasion : ‫هروب‬
§   propulse : ‫تدفع‬
§   féerique : ‫سحري‬
§   apaiser : ‫خفف‬
§   déception : ‫خيبة األمل‬

lundi 2 avril 2012

Résumé de la Boite à Merveilles : Chapitre3


Chapitre3 :
Le narrateur raconte sa journée au Msid . le soir, remarquant que Fatima Bziouiya s'éclaire avec
une lampe à pétrole, Lalla Zoubida insiste pour que son mari lui en achete une, ce qui est fait le
lendemain. Ensuite, Il évoque le souvenir de la disparition de zineb, et comment sa mère réussit
à la retrouver à la maison des Idrissides. Rahma, en guise de louange à Dieu, prépare un repas
pour les mendiants. Toutes les voisines y participent de bon cœur.

Chapitre 3 - Axes de lecture


septembre 17, 2019 - Analyse des chapitres
I- Un lieu de souffrance

Nous avons déjà parlé de la sensation d’oppression que


ressent Sidi Mohammed au Msid. Cette école est encore
une fois assimilée à un lieu de torture. Espace clos
plongé dans une chaleur étouffante, elle ravive le
désarroi des enfants surveillés de près par un fqih
sévère :
- Mes doigts me faisaient mal à force de cogner sur ma
planchette de buis (…) Le maître somnolait, sa longue
baguette à la main (…)
- J’avais chaud aux joues. Mes trempes
bourdonnaient(…)
- Le maître se réveilla, distribua au hasard quelques
coup de baguette et se rendormit.
- Nous étions heureux quand commençaient ces litanies.
Elles signifiaient la fin de nos souffrances.(…) Enfin, le
maître nous libéra un à un.

II- La vie en collectivité

La lampe à pétrole acquise par Fatma Bziouya est une


nouveauté qui révolutionne la vie à Dar Chouafa. Le fait
d’introduire un objet moderne dans un espace
profondément ancré dans la tradition interpelle tous les
habitants de la demeure des plus petits aux plus
grands :
- Que dis-tu ? Une lampe ? Attends, j’arrive.
- Oh ! merveille ! Au centre du mur, une lampe à pétrole
était accrochée. Une flamme blanche et paisible dansait
imperceptiblement dans un verre en forme de clarinette.
- Vous devriez en acheter une, la chambre paraît plus
accueillante et plus gaie.
- Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole, dit-elle
pour conclure.
- Je rêvais cette nuit d’une belle flamme que je réussis à
tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en
diamant.
- La chouafa qu’on appelait « Tante Kanza » monta
admirer notre nouvelle acquisition.

III- La disparition de Zineb

III- 1- La solidarité dans le malheur

La disparition de Zineb révèle la grande solidarité des


habitants de Dar Chouafa dans les moments difficiles.
Lalla Zoubida qui s’est disputée avec la mère de la fille
égarée est la première à aller aux nouvelles : « Ma
soeur ! Ma pauvre soeur ! Que t’est-il arrivé. Nous
pouvons peut-être te venir en aide. Cesse de pleurer, tu
nous déchires le coeur. »
- Toutes les femmes entourèrent Rahma la
malheureuse.
- La nouvelle de cette disparition se propagea
instantanément dans le quartier. Des femmes inconnues
traversèrent les terrasses pour venir prendre part à la
douleur de Rahma.

Le repas offert aux mendiants par Rahma permet au


narrateur de décrire d’autres aspects de la culture
traditionnelle marocaine où le social se mêle au religieux
: préparation de la nourriture, accueil des invités,
distribution des plats, chants qui accompagnent la
cérémonie, fête improvisée par les femmes, etc.

III- 2- L’imitation des adultes

Sidi Mohammed n’a aucune envie de se lamentent sur le


sort de Zineb surtout qu’il n’aime pas cette dernière ( Sa
disparition me réjouissait beaucoup). Mais en se
trouvant au milieu des adultes qui pleurent à chaudes
larmes, il cède à l’envie de les imiter parce que les
adultes veulent que ça se passe ainsi : « Il semblait que
la bienséance l’exigeait ; je pleurais aussi parce que ma
mère pleurait et parce que Rahma qui m’avait fait
cadeau d’un beau cabochon de verre avait du chagrin. »
Cependant, la raison de cette crise de larmes, comme le
révèle le narrateur un peu plus loin, n’a rien à voir avec
la prétendue compassion avec la mère affligée : « Cela
m’est égal qu’on ne retrouve pas Zineb, je pleure parce
que j’ai faim. »
IV- Un monde merveilleux

Quand Sidi Mohammed se sent triste, il ouvre sa Boîte à


Merveilles et contemple longuement ses trésors dont il
est le seul à pouvoir sonder les secrets. Il leur parle, les
caresse et les protège. Ce sont ses vrais amis ; ils lui
permettent de vivre dans le rêve ce qu’il ne peut pas
vivre dans la réalité :
- Je sortis ma boîte, la vidai sur un coin du matelas,
regardai un à un mes objets (…)
Ce soir, ils ne me parlaient pas. Ils gisaient inertes,
maussades, un peu hostiles. Ils avaient perdu leur
pouvoir magique et devenaient méfiants, secrets (…)
- Ils se réveillèrent dans le noir pour se livrer à mon insu
à des feux fastueux et délicats (…)
- Mon innocent cabochon de verre grandit, se dilata,
atteignit les proportions d’un palais de rêve, s’orna de
lumière et d’étoffes précieuses. Les clous, les bouchons
de porcelaine, les épingles et les perles changés en
princesses, en esclaves, en jouvenceaux, pénétrèrent
dans ce palais, jouèrent de douces mélodies.

Mais ce voyage dans le monde merveilleux est


constamment brisé par le retour à la triste réalité :
L’enchantement disparut, je trouvai simplement un
cabochon de verre, des boutons et des clous sans âme
et sans mystère. Cette constatation fut cruelle. J’éclatai
en sanglots. Ma mère survint, parla de fatigue,
m’emmena dormir.

Axe de lecture :

    I.      Un lieu de souffrance :

Nous avons déjà parlé de la sensation d’oppression que ressent Sidi Mohamed au Msid. Cette
école est encore une fois assimilée à un lieu de torture. Espace clos plongé dans une chaleur
étouffante, elle ravive le désarroi (émotion, trouble) des enfants surveillés de près par un Fquih
sévère.

 II.      La vie en collectivité :

La lampe à pétrole acquise par Fatma Bziouya est une nouveauté qui révolutionne la vie à Dar
Chouafa. Le fait d’introduire un objet moderne dans un espace profondément ancré dans la
tradition interpelle tous les habitants de la demeure des plus petits aux plus grands.
1. III.      La disparition de Zineb :
La disparition de Zineb révèle la grande solidarité des habitants de Dar Chouafa dans les
moments difficiles. Lalla Zoubida qui s’est disputée avec la mère de la fille égarée est la
première à aller aux nouvelles.

Le repas offert aux mendiants par Rahma permet au narrateur de décrire d’autres aspects de la
culture traditionnelle marocaine où le social se mêle au religieux : préparation de la nourriture,
accueil des invités, distribution des plats, chants qui accompagnent la cérénomie, fête
improvisée par les femmes,etc.

Sidi Mohamed n’a aucune envie de se lamenter sur le sort de Zineb surtout qu’il n’aime pas
cette dernière, mais en se trouvant au milieu des adultes qui pleurent à chaudes larmes, il cède
à l’envie de les imiter parce que les adultes veulent que ça se passe ainsi. Cependant, la raison
de cette crise de larmes, comme le révèle le narrateur un peu plus loin, n’a rien à voir avec la
prétendue compassion avec la mère affligée.
1. IV.      Un monde merveilleux :
Quand Sidi Mohamed se sent triste, il ouvre sa boite à merveilles et contemple longuement ses
trésors dont il est le seul à pouvoir découvrir les secrets. Il leur parle, les caresse et les
protège. Ce sont ses vrais amis ; ils lui permettent de vivre dans le rêve ce qu’il ne peut pas
vivre dans la réalité. Mais ce voyage dans le monde merveilleux est constamment brisé par le
retour à la triste réalité.

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