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La Vie Mysterieuse n18 Sep 25 1909

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N ° 1 6 . - 2 5 septembre 1909 .

— Publication b im e n su e lle paraissant le 10 et le 25,

D ir k c t iu i : P r o fe s s e u r D O K A T O

MAGIE
fcSTROLOblt CARTOMANCIE - CHIROMANCIE — GRAPHOLOGIE — SPIRITISME MAGNETISME

R E D A C T IO N E T A D M IN IS T R A T IO N M A G A S IN D R V E N T E :
S S , rue N .-D . de Recouvronce, P a r i t - P . 75. r u * D a rea u , P a r i s - 1 '<•.

Bismarck et la Bohémienne a®

L ire , page 374, l ’article de M. EVAJUSTE CAJŒAÜCE


LA V IE M Y S T É R IE U S E . Publication bi-mensuelle paraissant le 10 et le a 5 .
D lr «a t * u r : P r o fe w su r D O N A T O
Principaux collaborateurs : P A P 0 S s — Heotor D U R V ILLE . — Gaston BODRGEAT. — L e Comte Léonce DE L A R M A N D IE.
FA B IU S DE CHAMP V IL L E . — Jules L E R M IN A . — PIC K M A N . - M ARC-M ARIO. - D ' E ly STAR. — René SCH W AEBLÉ.
— Ernest BOSC. - Edouard GAUCHE. — Jean de KERLECQ. - D' MESNARD. - Don BRENNUS DE M ELLUM . —
P r o f D’A R IA N Y S . - René D’ANJOU. - M ~ Louise ASSER. — M E R LIN Y . - S T E L L A T A , etc.
Tnt es 1>1M I S UUditttMSjjt et™ilrwrt Pour |M McsMSWDts, I* PuMidté. «'adresser à Sommaire du numéro. — Prédictions célèbres, E v aristk Carran ce . — Le
à I. Il frifaiaar B0N1TB. 21, m «ctre- 1. rilIMISTUTIOk és U i Ile ifiUttsni i, Spiritisme et l ’Enfant, M-> Jeanne H éoamry. — La Sorcellorie pratique, Hma
Dut dslsnonucs, MM*. I I , rs sIstreJsR S de K e e n n u H , Paria-2-. SeuwABDLit. — Le Coin dos Lecteurs. — Lo mouvement psychique. — Les
Fra n ce: Un an. S francs. Sorciers de Paris, J ulbs L kruina . — Le Tarot d elà Reyne, M *' DR Maoub -
COHBinONS D'ABONNEMENT lonb . — La Clôt du Symbolysme, D ' Et. Y St a r . — LaTechércbo des Sourcos
Etranger : Un an. 6 — et des Trésors. — Gymnastique respiratoire, D' Mesnard . — Courrier du
Snvoyer mandat-poste è JT. l'Administrateur de la e Vie Mystérieuse s, Docteur. — Produits do Boauté, Ma r r ain e Louise . — Courrier do la Marrsino. —
33,- rue Aotn-Dam e de teeourrance, Parls-2’ . Courriers astrologique, graphologiquo et onomantique. — Petites annoncos.

Prédictions célèbres 111


Par ÉVAJUSTE CARRANCE

X — ------------

u temps déjà, malgré ses nombreuses et éloquentes plaidoiries, un ou­


vrage sur les malheureux que Néron avait bannis ou mis à mort.
Rien de ce qui louche à cette puissance mystérieuse de prédire l'ave­ Trois livres de cet ouvrage étaient achevés lorsque Fannius eut le
nir, ne saurait être écarté de cette œuvre de vulgarisation scientifique, pressentiment tragique de sa mort.
à laquelle le célèbre apôtre de la vérité humaine qu'est le professeur Une nuit, il crut se voir, en songe, couché dans son lit, et dans l'atti­
Donato, a bien voulu nous convier. tude d'un homme qui étudie. Il avait, selon l'usage, son portefeuille
C’est dans le monde ancien et dans le monde moderne qu'il faut, devant lui. Soudain, sa porte s’ouvrit, Néron entra, s'assit sur sa couche,
sans se lasser, recnéillir des documents qui combattront avec une force saisit le premier livre, où ses forfaits étaient retracés, le lut d'un bout
irrésistible l’incroyance des uns et ie scepticisme des autres. à l'autre, prit ensuite et lut de même le second, le troisième et se re­
Et comment pourrait-on, devant un tel nombre de faits recueillis dans tira.
l'histoire de la vie, en affecter la création & des cerveaux mystificateurs Fannius, saisi de frayeur, se persuada, en interprétant ce songe,
de toute trempe et de toute catégorie? qu'il n'en écrirait pas plus que Néron,n'en avait Ju; et son pressenti­
Poser la question n'est-ce donc pas la résoudre? ment se réalisa. Il mourut sans avoir pu achever son œüvVél
Une lettre de Pline à Sura, — une lettre presque ignorée de nos
échappés des études latines — doit trouver ici uoe place que nul ne
saurait lui contester.
Nous en faisons les extraits suivants : En 1863, l'empereur Guillaume, qui n'était encore que roi de Prusse,
... • Jaserais donc curieux de savoir si vous pensez que les spectres se trouvait à Bâle avec Bismarck. Un jour, après déjeuner, quelques
sont quelque chose de réel, et qu’ils ont une forme qui leur soit propre ; courtisans proposèrent une partie de promenade et un dîner sous bois...
si vous leur attribuez une puissance divine, ou si ce ne sont que de vaius Soudain on aperçut une jeune tzigane occupée & chercher des simples.
Un des compagnons du roi lui jeta une pièce d'or et, au grand amu­
fantômes auxquels notre frayeur donne de la consistance.
« Ce qui me porterait à croire sérieusement qu'il existe des revenants, sement de la société se fit dire la • bonne aventure o. Peu à peu tous
voulurent l'imiter et le roi lendit la main à son tour :
c'est l’aventure arrivée à Cornus Rufos. Encore sans fortune et sans
nom, il avait suivi en Afrique le gouverneur de cette province. Sur le — Je vois, dit la tzigane, une grande couronne, beaucoup de guerres,
décüa du jour, il sepromenait sous un portique, lorsqu’une femme d'une beaucoup de lauriers et de sang...
taille et d’une beauté surhumaines se présenle à lui. La peur le saisit: Et je vois aussi la ligne de vie qui s’arrête au signe indicateur de
« J e e u it l'A fr iq u e , lui dit-elle; je vie n t te p ré d ire ta destinée. T u ir a i à 90 ans.
Hom e, lu rtm p lir a e les plue hautes charges ; tu re v ie n d ra i ensuite gouver­
n e r celle p ro v in c e , et tu y m o u r r a i. » L'événement vérifia la prédiction.
On ajoute que lorsqu’il aborda à Carthage, et sortit de son vaisseau, le En septembre 1873, une bande de bohémiens était arrêtée dans ie
môme fantôme lui apparut sur le rivage. Ce qu'il y a de certain, c'est département de la Loire. La plupart d'entre eux furent reconduits à la
qu’il tomba malade, et que, augurant de l'avenir par le passé, de son frontière et expulsés du territoire français. Les chefs, écroués à la
malheur par sa bonne fortune, il désespéra de sa guérison, quand tous maison d’arrêt de Montbrison, comparurent devant le tribunal correc­
les siens en conservaient l'espoir. » tionnel, sous l'inculpation de vagabondage, et se virent condamnés à
Lorsque nous reviendrons aux chapitres des a Maisons hantées a au des peines variant de un à trois mois de prison.
milieu desquelles nous conduirons nos lecteurs, nous n'aurons garde de Au moment où le tribunal venait de prononcer son jugemeut, l'un
laisser dans l’ombre celle d'Athènes que nous venons de visiter en des condamnés se leva de son banc, et d'une voix menaçaute s'écria,
oompagnie du même Pline le jeune qui naquit à Côine, ville de la en s'adressant aux juges :
Gaule transpad&ne, l'an « l après Jésus-Christ. Pour l'heure actuelle, — Je vous en donne à tous pour un an 1
soucieux de l'unité de narration, nous revenons sans arrêt aux prédic­ Trois mois après, le greffier qui siégeait à l’audience, mourait; doux
tions célèbres qui semblent particulièrement attacher nos lecteurs. mois plus lard, l'appariteur de service disparaissait à son tour, et
l'année ne s'était pas écoulée que deux des juges et le substitut des­
cendaient dans la tombe!
Seul, à la fin du délai déterminé par le bohémien, le Président
L’avocat C. Fannius, de l'ancienne Rome composait depuis long­
vivait encore !
(I) Voir numéro 15. E v a r ib te Ca r r a n c e .

— 214 —

Prochainem ent ; LES MAISONS HANTÉES, p a r ÉVAR ISTE CARRANCE


Le Spiritisme et l’Enfant*
P a r M™ JEANNE RÉGAMEY

U lâches et cependant des despotes, mais des despotes sans carac­


tère et sans réelle volonté, ne connaissant que leurs caprices et
Ce £ut ;de la vie une fois exposé, il faut tout do suite pas leurs désirs de jouissances vulgaires.
ser au côté pratique, si l’ on ne veut pas que cet énoncé Ce n’est pas tout.’ Il faut encore que notre enfant, sachant
reste lettre môrte. Comme toujours, la vie quotidienne fournira travailler et souffrir, apprenne à se corriger de ses défauts.
■les exemples nécessaires. Car il est bien entendu que nous ne C'est p'our cela, ne l'oublions pas, que Dieu nous l'a confié.
faisons pas a nos jeunes élèves des conférences sur ces graves Si l'enfant n’est pas foncièrement mauvais, il n'est pas très dif­
matières. Tout au plus quelques paroles senties et simples trou­ ficile, étant donnée sa fraîcheur d’impressions, son cerveau
veront-elles leur place de temps à autre — au moment de la vierge et malléable, de lui imposer une discipline morale qui
.prière du soir — quand l'enfant, tranquille dans son lit, est arraché peut, si l’on y tient rigoureusement, devenir une seconde na­
a ses jeux et, bien éveillé encore, est cependant déjà dans cette ture — une excellente nature. Ce que nous allons indiquer là
période de calme et de sérénité qui précède le sommeil. est un idéal; on s'en rapprochera plus ou moins suivant le
C'est l'instant le mieux choisi pour exposer les règles géné­ caractère du sujet, et aussi suivanNe degré de soin et de per­
rales, pour dire les choses d'une portée plus haute, que cette sévérance des éducateurs.
minute où la mère se penche sur le lit, le borde, fait faire la Il faut accoutumer l'enfant dès le jeune âge à s'observer,
prière et donne le baiser du soir. La petite fille, le petit garçon chose difficile, à cause de son étourderie, mais pas impossible,
tout à l'heure rieur et turbulent, est bien sage maintenant sur s'il y apporte quelque bonne volonté. II saura fort bien, au
l'oreiller blanc, il sourit, un peu de rêve déjà dans les yeux, et il bout de peu de temps, quand il sera sur le point de céder à une
semble qu'en cette minute, l'esprit que le sommeil va libérer, tentation, d'obéir à un défaut. On commencera par le lui faire
s'ouvre, sérieux tout à coup, et avide de savoir, avec une gra­ remarquer avant que la faute soit commise, s'il se peut. Au
vité soudaine, précoce-et passagère, pour recueillir un fragment bout de quelque temps, un signe, un simple regard l’avertira
des mystères qu'il pressent. Quelques mots et c'est assez. et l’arrêtera court. 11 hésitera et, se sentant observé, ne com­
Dans un instant, une douce respiration annoncera que l’es- mettra pas la petite mauvaise action qu’il méditait. Bientôt,
f irit s’est envolé temporairement. Sans doute, le guide de là-haut
ui développe déjà la leçon maternelle, lui répété ce qu’ il sait
ayant pris l'habitude de ce mouvement réflexe, il le fera d'ins­
tinct et souvent — nous ne disons pas : toujours, — s’abstiendra
dans son être subconscient, lui donne de sages conseils et de de la faute.
salutaires enseignements. Demain il ne s'en souviendra plus. Un exemple nous fera mieux comprendre. Supposons un
Peut-être aura-t-il même oublié ce que vous lui aurez dit. C'est enfant désobéissant. Vous iui avez défendu de monter debout
à vous de le lui rappeler. Mais ce sera maintenant dans la pra­ sur une chaise Mais cette position lui serait très commode pour
tique et seulement lorsque la leçon ressort tout naturellement jouer sur la table. S'il est absorbé par son jeu, il grimpera sans
des faits. même y penser. Un mot de rappel le fera descendre une pre­
Votre tille, votre fils se plaint-il des difficultés de la vie? — mière fois et le rendra attentif. L'instant d'après, s'il recom­
Vous savez si l'on commence tôt à s’en plaindre, et si le jouet mence, ce ne sera pas inconsciemment. Il guettera la seconde
cassé ou l’alphabet à épeler suscitent les réclamations. — Voici où vous ne le regarderez pas. Feignez donc de ne pas le voir.
l'occasion, naissant d'eile-mème de rappeler vos enseignements Mais au bon moment, alors que la petite jambe se lève, parlez
d'hier. Faites-le gaiement, car il convient de faire considérer sérieusement; voici l'occasion d'appliquer le précepte : ■< Ne
dès le début leur amertume de l'existence comme chose négli­ t’ai-je pas défendu de monter sur celte chaise? Pourquoi y
geable. Montrez la manière de s'y prendre pour franchir ou montes-tu ? Dis-toi bien fermement : Non je ne le ferai pas
tourner l'obstacle, et voilà Bébé revenu à lu joie. l’n très court parce que maman me l'a défendu. Essaie, tu verras que ce sera
petitsermon s'impose pour souligner lu leçon. Qu'il soit gentil, très amusant de le défendre une chose à toi-inème. »
sans pédanterie, mais plein d'entrain, et qu'il roule sur le Si la lutte intérieure dégénère en un petit jeu. ce ne sera pas
thème qu'illustra Corneille dans un vers fameux : un mal, au contraire. Il faut employer des moyens puérils avec
un esprit puéril. Le sérieux n'interviendra — et avec sévérité
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. — que si, par bravade ou obstination, l'enfant récidive volon­
tairement.
Il est un principe qui semble élémentaire et que pourtant trop
En somme, cette morale est la base même de la philosophie de personnes négligent ou feignent d'ignorer; c’est que, dans
spirite : partout, du haut en bas de l'échelle, l'effort est néces­ ce duel qu'est en somme l'éducation, la victoire doit toujours,
saire pour obtenir la récompense; tout se conquiert par le
à chaque passe, rester à l'éducateur. Jamais il ne doit aban­
labeur et la souffrance. 11 n'est pas un jour qui ne fournisse à
donner un pouce de terrain. C'est l'enfant qui doit céder, au
une mère cent occasions de démontrer in a n im a v it i cette élé­
besoin être dompté. U ne faut donc, sous aucun prétexte, quitter
mentaire vérité. uu objet de litige avant d'avoir obtenu, aussi complètement que
En revenant sur le sujet sans le pousser jusqu'à la satiété, possible, ce qu'on avait exigé.
mais assez souvent pour le faire bien comprendre, elle arrivera Ainsi, reprenant notre exemple de tout à l'heure, nous n'au­
à persuader à l'enfant que le travail et ladouleur sont nécessaires
rons de cesse jusqu'à ce que notre élève ait renoncé, bon gré
et salutaires, qu’on ne s’en doit point effrayer ni plaindre, mais
malgré, à monter sur la chaise.
les accueillir avec courage, prendre plaisir à l'un, mettre son
Si, pour une raison quelconque, nous devons le laisser, nous
énergie à supporter ou à vaincre l'autre. Si elle sait persévérer
lui rappellerons que quelqu'un d’ invisible reste avec lui. Pen­
dans cette voie et suivre une progression mesurée, elle donnera
dant que nous ne le verrons pas, l’ange gardien sera près de
à l'esprit qui lui est confié une trempe robuste et virile, et si
lui. Il devra donc continuer à s'observer en songeant qu'il n'est
beaucoup ae mères agissaient ainsi, la France de demain dépas­
pas seul, qu’il n'est jamais seul.
serait de cent coudées celle d’aujourd hui.
Car nous voilà loin des petits gâtés à qui l'on cède toujours
pour ne leur faire « nulle peine, môme légère » ; et qui, à ce
Végime, ne deviennent que des faibles, des égoïstes ou des
(1) Voir les n " U et 18.
>

La Sorcellerie pratique
P a r RENÉ SCHWAEBLÉ

II (s u ite ) par ta propre splendeur et il sort de ton essence des ruisseaux


intarissables de lumière qui nourrissent ton esprit infini. Cet
Une fois dans le Cercle, l'on se tourne vers le Nord si l'on esprit infini nourrit toutes choses, et fait ce trésor inépuisable
évoque les Gnômes, vers le Sud pour les Salamandres, vers l’Est de substance toujours prête pour la génération qui la travaille
pour les Sylphes, vers l'Ouest pour les Ondins, et l’on prononce et qui s'approprie les formes dont tu l'as imprégnée dès le prin­
l’une des oraisons suivantes : cipe. De cet esprit tirent aussi leur origine ces rois très saints
qui sont autour de ton trône, et qui composent ta cour, ô père
O ra ison des Sylphes.
universel! ô unique! ô père des bienheureux mortels et im­
« Esprit de lumière, esprit de sagesse, dont le souflle donne et mortels. Tu as créé en particulier des puissances qui sont mer­
reprend la forme de toute chose ; toi devant qui la vie des êtres veilleusement semblables à ton éternelle pensée et ton essence
est une ombre qui change et une vapeur qui passe : toi qui adorable : tu les as établies supérieures aux anges, qui annoncent
montes sur les nuages et qui marches sur l’aile des vents ; toi qui au monde tes volontés ; enfin tu nous as crées au troisième
respires, eUles espaces sans fin sont peuplés ; toi qui aspires, et rang dans notre empire élémentaire. Là, notre continuel exer­
tout ce qui vient de toi retourne à toi ; mouvement sans fin dans cice est de te louer et d'adorer tes désirs; là nous brûlons sans
la stabilité éternelle, sois éternellement béni. Nous te louons et cesse en aspirant à te posséder. O père! ô mère! la plus tendre
nous te bénissons dons l’empire changeant de la lumière créée, des mères! ô architype admirable de la maternité et du pur
des ombres, des reflets et des images, et nous aspirons ‘ sans amour' ô fils, la fleur des fils! ô forme de toutes les formes,
cesse à ton immuable et impérissable clarté. Laisse pénétrer âme, esprit, harmonie et nombre de toutes choses! Amen! •*
jusqu’à nous le rayon de ton intelligence et la chaleur de ton
amour : alors ce qui est mobile sera fixe, l'ombre sera un corps, O ra ison des G nômes.
l’esprit de l'air sera une âme, le rêve sera une pensée. Et nous
ne serons plus emportés par la tempête, mais nous tiendrons « Roi invisible, qui avez pris la terre pour appui et qui en avez
la bride des chevaux ailés du matin et nous dirigerons les creusé les abimes pour les remplir de votre toute-puissance ;
courses des [Link] soir pour voler au-devant de toi. O esprit vous, dont le nom fait trembler les voûtes du monde, vous qui
des esprits, ô âme éternelle des âmes, ô souffle impérissable faites couler les sept métaux dans les veines de la pierre ;
de la vie, ô soupir créateur, ô bouche qui aspirez et qui respirez monarque des sept lumières, rémunérateur des ouvriers souter­
l'existence de tous les êtres dans le flux et reflux de votre éter­ rains, amenez-nous à l'air désirable et au royaume de la clarté.
nelle parole, qui est l’océan divin du mouvement et de la vérité. Nous veillons et nous travaillons sans relâche, nous "cherèhohs
Amen. « et nous espérons, par les douze pierres de la cité sainte, par les
talismans qui sont enfouis, par le clou d’aimant qui traverse le
O ra ison des O ndins.
centre du monde. Seigneur, Seigneur, Seigneur, ayez pitié de
« Roi terrible de la mer, vous qui tenez les clefs des cataractes ceux qui souffrent, élargissez vos poitrines, dégagez et élevez nos
du ciel et qui enfermez les eaux souterraines dans les cavernes tètes, agrandissez-nous. O stabilité et mouvement, ô jour
de la terre; roi du déluge et des pluies du printemps; vous qui enveloppé de nuit, ô obscurité voilée de lumière ! ô maitre, qui
ouvrez la source des fleuves et des fontaines ; vous qui com­ ne retenez, jamais par devers vous le salaire de vos travailleurs !
mandez à l'humidité, qui est comme le sang de la terre, de ô blancheur argentine! ô splendeur dorée! ô couronne de dia­
devenir la sève des plantes, nous vous adorons et nous vous mants vivants et mélodieux! vous qui portez le ciel à votre doigt
évoquons. Nous, vos mobiles et changeantes créatures, parlez- comme une bague de saphir, vous qui cachez sous la terre dans
nous dans les grandes commotions de la mer, et nous tremble­ le royaume des pierreries la semence merveilleuse des étoiles,
rons devant vous ; parlez-nous aussi dans le murmure des eaux vivez, régnez, et soyez l'éternel dispensateur des richesses dont
limpides, et nous désirerons votre amour. O immensité dans vous nous avez fait les gardiens. »
laquelle vont se perdre tous les fleuves de l'être, qui renaissent
toujours en vous! 0 océan de perfections infinies! hauteur, qui Alors f'Elémental ou les Elémenlals apparaissent, soit qu’ils
vous mirez dans la profondeur ; profondeur qui vous exhalez dans se montrent distinctement ou plus ou moins confusément, soit
la hauteur, amenez-nous à la véritable vie pqr l'intelligence et par qu’ils manifestent seulement leur présence par quelque bruit,
l'amour ! Amenez-nous à l’immortalité pur le sacrifice, afin que souille, éclat bizarre.
nous soyons trouvés dignes de vous oITrir un jour l'eau, le sang Si rien n'apparaît, recommencer l'oraison, mais, cette fois, sur
et les larmes, pour la rémission des erreurs. Amen. » un ton impérieux.
L'Elémenlal apparu, lui expliquer, sans trouble, en paroles
O ra is o n des Sa la m a nd res. claires, nettement prononcées, ce que l'on attend de lui. (Nous
ne saurions trop insister Bur l'importance, en sorcellerie, d'une
« Immortel, éternel, ineffable et incréé, père de toutes choses, prononciation nette, ferme : quelquefois, la parole, seule, crée
qui es porté sur le chariot roulant sans cesse des mondes qui la chose désirée. La parole — le Verbe — donne naissance à
tournent toujours : domination des immensités éthérées, où est une émission de son, à une émission de fluide vital, à matéria­
élevé le trône de ta puissance, du haut duquel tes yeux redou­ lisation, plus ou moins durable, de l'idée. T o u te la Kabbale est
tables découvrent tout, et tes belles et saintes oreilles écoutent
là ).
tout, exauce tes enfants que tu as aimés dès la naissance des Ensuite, renvoyer l'Elémenlal ou les Elémentals. Mais ne
siècles; car ta dorée et grande et éternelle majesté resplendit jamais sortir du cercle magique, de la forteresse sans s'être assuré
au-dessus du monde et du ciel des étoiles; tu es élevé sur que l'être ou les êtres sont partis, satisfaits ou pas, mais bien
elles, ô feu étincelant; là, tu t’allumes et t'entretiens toi-même
partis.
(1) Voir les n1' U « t 16. Lorsque vous voulez vous assurer qu'il ou ils sont partis, vous
— 876 —
L A SOUCELLEKJE PRATIQUE

n ’avez plus à le ou les ménager, vous pouvez donc et devez L’incubat et le suecubat des Elémentals n’est point dangereux,
employer les grands moyens. Et les grands moyens, pour chasser ceux-ci ne venant guère qu’évoqués. II n'en est point de même
les Elémentals, sont les fumigations de substances contraires à de l'incubat et du suecubat des démons. Sans doute, l'pn a contre
leur élément propre : il suffit de se-rappeler 1 ° que les fumiga­ eux les redoutables armes que nous avons citées, eau bénite, sel,
tions de safran sont celles des Salamandres ; les fumigations de cruciBx, reliques ; mais, les démons sont si tentants, si malins,
musc et aloès celles des Sylphes ; les fumigations de pavot et de ils savent se faire si jolis... Tout le monde connaît la tentation
soufre celles des Ondins ; les fumigations de styrax et d’ellébore de saint Antoine.
celles des Gnômes. 2° Que les fumigations de safran sont con­
traires aux Ondins, les fumigations de musc et d’aloès aux IV
Gnômes, les fumigations de pavot et de soufre aux Salamandres, LES LABVKS
les fumigations de styrax et d’ellébore aux Sylphes. L’on aura
donc la précaution, avant de s'enfermer dans le cercle magique, Nous verrons au chapitre suivant que les larves, que nous
d’avoir sur soi ou à côté de soi un peu de la substance contraire avons déBnies « des principes de vie inconscients & la recherche
à l’élément des Elé­ d’une forme », ne
mentals qu'on évo­ sont pas seulement
que, ainsi qu'une cou­ engendrées par le
pelle où la faire brû­ Verbe et par le Désir
ler). (le désir violent et
(Bien entendu, il continu vaut le Ver­
faut agir de la même be), mais encore
façon lorsque l’on grâce à l’ imprudence
veut chasser un ou de toute personne
des Elémentals qui qui, ofTrant sa vie
viennent sans être en appât, ne se dé­
évoqués et refusent fend pas, comme le
de s'en aller). fait le spirite évo­
Lorsque la subs­ quant un mort.
tance commence & L'œuvre des Elé­
brûler dans la cou­ mentals, des démons
pelle on peut rompre et des morts n’est

•à»
le Cercle magique, rien à côté de celui
sans, toutefois, en des larves : il y a cent
sortir complètement. mille larves pour un
Ne sortir que quand Elémenlal ou un dé­
elle est consumée. mon.
Les larves sont
d’autant plus dange­
1)1
reuses qu'elles ne
IKCCIIAT. SUCCUBAT servent que le mal
(plus spécialement la
Citons, de nouveau, folie et l'ataxie loco­
quelques lignes de motrice), qu’il est dif­
LES L A R V E S A D FOUR CRÉM ATOIRE ficile de s’en débar­
Paracelse :
« Dieu permet que rasser, qu elles sont
les Nymphes non seulement soient vues de certains hommes, mais mal étudiées. Voici ce que j'ai vu i Paris, au four crématoire
encore entretiennent des relations avec eux et en aient des en­ du Père-Lachaise :
fants. Ces enfants sont de race humaine parce que le père, étant Derrière un corbillard nous étions une cinquantaine. Nous
homme et descendant d'Adam, leur donne une ûme qui les rend arrivons au cimetière. Les croque-morts enlèvent la bière, la
semblables à lui. El je crois que la femelle qui reçoit cette âme portent dans une salle, l'engouffrent sous un catafalque. Nous
est, comme la femme, rachetée par le Christ. Nous ne parvenons entendons un bruit de glissoire, de fers remués. Puis, plus rien.
au royaume divin qu'autanl que nous communiquons avec Dieu. Dans la salle nous nous entassons sur des bancs, et nous regar­
De même cette femelle n'acquiert une âme qu'autant qu'elle con­ dons : c’était une salle nue, sans le moindre ornement. D’un
naît un homme. Le supérieur, en effet, communique sa vertu & côté, les femmes ; de l’autre, les hommes. Sur le premier banc,
l'inférieur. Ces êtres recherchent notre amour pour s'élever, devant nous, les deux fils du défunt.
comme les païens recherchent le baptême pour acquérir une âme Les premières minutes, ça alla bien. Nous ne bougions pas
et renaître avec le Christ. » pour ne pas troubler le silence solennel, coupé, uniquement, de
Nous avons dit que l’Eglise confessait l’existence des Elémen­ temps en temps, par la toux d'un assistant. Au bout de cinq
tals, et permettait de les évoquer. Elle permet également â minutes, nous commencions à remuer la tète, à regarder en l’air.
l’homme d'entretenir des relations avec eux, et ne déclare pas Au bout de dix minutes, nous murmurions : Ça dure-t-il long­
ce commerce impie. Elle autorise donc l'incubat et le suecubat. temps comme ça 1 Si j ’avais su, je ne serais pas entré, j'aurais
(L'incuèfltestle commerce d'un être de l'invisible avec une femme, attendu, dehors, la fin ». Au bout de quinze minutes, le bour­
le suecubat celui d'un être de l'invisible avec un homme). donnement devenait général.
Pourtant, certains rituels disent qu'elle les proscrit. Il faut (A s u iv r e .) R ené SchwaibiA.
distinguer : elle proscrit l'incubat et le suecubat exercés par des autorise le commerce avec lea Anges. Il faut bien se rappeler que
démons, mais non ceux exercés par des Elémentals. Car, les in­ l'Eglise donne aux Anges un corps ; voici un passage textuel du Con­
cubes et succubes sont tantôt démons, tantôt Elémentals (I). cile de Latran : • Les anges sont des intelligences non tout k fait
dépourvues de corps et non insensibles : ils ont un corps subtil de
(11 Ils peuvent être, aussi, des Anges. Et, naturellement, lEglt la nature, de l'air ou du feu. On les a vus sous la figure humaine ■.
— 277 —
courant si vite. Il me regarda tont ahuri en pareil se mettait à tourner; immédiatement
médisant « Quels chevaux? il n'est pas passé j ’ai fabriqué un second cylindre plissé de
de chevaux?* Je n'en demandai pas davantage, mêmes dimensions mais sans couleurs efSans
je regardai attentivement la route qui, ce jour- hélice, et mon appareil tourna encore bien
là, étant boueuse, m’aurait nettement fait voir plus vite, obtenant jusqu’à trente-deux rota-
l'empreinte des pieds des chevaux. Il n’y avait tiops par minute.
aucune empreinte. En 1873 j ’ai adressé à l’Académie un mé­
M. Louis Lemonlle, à Accolay, noue adresse moire qui resta sans réponse. Assurément
ce carieax récit : Si * * l’Académie est dans la quiétude; si je n'ai plus
« Voici an phénomène (rai, jusqu'ici est resté insisté pour obtenir une réponse c’est qu'à
inexpliqué; j'en garantis 1 authenticité. L e client mystérieux de Mozart. cette époque ne connaissant rien du magné­
< Depuis l'année 1750 existe dans le dépar­ tisme physiologique, j'ai pensé que l’Académie
tement de l'Yonne, une forêt assex étendue M. Roux, surnuméraire des postes à Bourges', considéra mes deux expériences comme simples
dépendant de la commune de Treigny, forêt a lu une histoire curieuse sur la mort de Mo­ expériences de physique amusante sans inté­
marécageose où poussent de superbes fougères. zart et l’a copiée pour nous : rêt scientifique, mais aujourd'hui que le magné­
De maigres sentiers la traversent, dont un con­ « De toutes les légendes inventées sur la mort tisme est mieux connu, je publie mes deux
duit de la commune de Treigny & Saint-Sau­ de Mozart et sur son œuvre dernière, pas une expériences pour que toute personne puisse se
veur, le chef-lieu de canton. C est aux abords ne vaut la vérité autrement terrible. convaincre et constater que la force vitale
de ce sentier qu'eut lieu, en plein bois, une a Le grand artiste, abreuvé de déboires, miné humaine est démontrée mécaniquement d'une
vengeance criminelle entre deux habitants de par la phtisie, était revenu à Vienne, sa patrie. manière palpable, il ne peut y avoir d’incré­
Treigny, le beau-frère et la belle-sœor. Je ne « Un jour qu’il était dans son cabinet de tra­ dules que les aveugles seulement.
connais pas le mobile de cette vengeance, mais, vail, il vit tout à coup surgir un personnage J'avertis qu’il faut de la constance, que les
toujours est-il qu'après une discussion, les deux d’aspect étrange. opérateurs ne réussissent pas du premier coup,
parents se rendirent devant le juge de paix. « C’était un homme tout de noir vêtu, au teint que cette force vitale est très intermittente ;
t L'homme perdit son procès. Fou de rage il blafard, aux [Link], d’une voix sifflante, certains jours on pourra obtenir 10 , 2 0 ,4 0 et
alla prendrevin fusil de chasse, chez lui, puis lui commanda une messe des morts, qu’il im­ même 60 rotations par minute, lorsque d'au­
vint s'embusquer derrière un orme attendant portait de composer au plus tôt. tres jour» le résultat sera nul, le cylindre
le passage de sa victime; celle-ci qui était en- « Personne n’avait vu entrer le mystérieux s'obstinant à rester immobile.
oeinte, marchait péniblement et passa assez visiteur, et Mozart, assailli par de sombres Un de mes collègues resta près de quatre
tard dans le sentier du bois. Arrivée à quelques pressentiments,-fut vivement impressionné par mois sans obtenir de résultat, lorsqu'un beau
mètres de l'orme, un coup de feu retentit qui l’apparition de ce fantôme sorti de terre. jour il me déclara avoir obtenu le rotations à
atteignit la victime. Avant de tomber elle fit a Le musicien, réunissant ce qui lui restait de la minute; c'est pour cette raison que je con­
0 p a t en avant, les bras en croix. forces, se mit aussitôt an travail. seille de répéter l’expérience avec constance,
* Chose étrange, depuis ce moment, les nou­ cTroisjours après l’inconnu reparaissait de la sans se décourager des insuccès.
velles branches de l'arbre poussèrent, avec, sur même façon et réclamait l'œuvre demandée. Je laisse aux savants le soin d'analyser celte
chacune d’elles, une petite crosse de fusil très « Mozart, dès lors, convaincud’avoireu affaire nouvelle force.
nettement marquée. Dans le sentier, on vil les à un pécheur trépassé venu de l’autre monde
neuf pas dont (es premiers sont larges et pro­
fonds, et les derniers plus petits, comme lorsque f our l’avertir de sa fin prochaine, se remit à
œuvre avec un redoublement de zèle,
» » & &&

l'on tombe sur le bout de ses pieds. Depuis o Quelques jours plus tard, en 1791, le maître
cette époque lointaine, l'orme a été coupé, expirait, léguant à la postérité un chef-
tronçonné, mais toujours les pousses sont mar- d'œuvre de plus, le fameux requiem qui fut Le Mouvement psychique
. quées du sceau terrible de l’arme. Les pas ont pour lui le chant du cygne. »
été bouchés, comblés, piochés, rien ne pousse
à cette place, ils restent nets au milieu de Si Si Si
U n CoNQRà8 DE PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE.
l’herbe haute. — La Société magnétique de France a décidé
« Voici pourquoi on a baptisé ce bois l u 9 p a t. L a force électro-magnétique humaine. l'organisation d'un grand Congrès internatio­
Le maire et conseiller général de la commune nal de psychologie expérimentale, qui tiendra
de Treigny est un Lemoulle, cousin germain de M. Odorico Cepich, à Alexandrie, nous en­ ses assises à Paris à la fin de loto.
mon père, qui est & même de donner des dé­ voie le curieux article suivant sur une de ses Ce C o n g rit a pour but d'asseoir l'expérimen­
tails. » découvertes : tation psychologique sur des bases plus solides
« Pour prouver aux incrédules que le corps et moins discutables, et d'établir les bases
Si St Si humain possède un fluide ou force neurique, d'une P ty eh olog ie véritablement scientifique.
psychique, vitale, électrique, magnétique ou Il resserrera plus étroitement les liens de sym­
Une vision. électro-magnétique (qu’on donne a cette force pathie, de confraternité et de solidarité qui
le nom que l'on voudra), je publie les deux unissent déjà les spiritualistes et leurs grou­
M. Ernest Carpentier à Verchocq, nous en­ découvertes suivantes que j ai faites fortuite­ pements. Il fera connaître, au moyen d’études
voie cette intéressante vision : ment ; spéciales, d'expositions, de concours, tous les
11 y a souvent un transport brusque de l'âme l* Un soir, en 1871, voulant savoir exacte­ progrès accomplis depuis dix ans dans le do­
à l'état de veille dans le plan astral. ment à quelle distance agit l^force d’attrac­ maine de la Ptyehologie expérim entale.
>' Pour ma part voici ce que j'ai vu, et p a r fa i- tion d'un aimant, je pris des aiguilles à coudre En novembre prochain, la Société m agné­
tem ent vu , en plein jour. Etant dans ma cave

f ar une claire matinée du mois de mars de S ue je suspendis â une potence par un fil.
omme j'avais de la difficulté à enfiler ces ai­ tique de Fran ce réunira les personnalités du
monde spiritualiste, dont beaucoup ont déjà
année dernière, je regardais machinalement guilles, je brûlais le bout du fil, tenu entre le promis leur adhésion, et fera connaître les ré-
par la fenêtre qui se trouve être à quelques pouce et l’index, à la flamme d'une bougie pour
mètres seulement de la route; je vis d'abord
passer & grande allure un cheval blanc suivi
en détruire les bavures. A mon grand étonne­
ment je constatais que la flamme était allongée
K nses au Référendum. Le comité d'organisa-
n sera constitué à ce moment avec des re­
aussitôt d'un cheval rohan. Le galop des deux et repoussée de près de cinq millimètres. présentants de chaque branche des connais­
sances qui seront traitées au Congrès.
chevaux ne me paraissait pas normal. Il était Ayant renouvelé l'expérience avec la main Toutes les communications doivent être ad ces­
trop vite pour des chevaux de labour. Ensuite
ils étaient montés par des gamins d'une dou­ S auche, la flamme fut raccourcie et diminuée
e trois millimètres.
sées soit à la Société magnétique de France.
23, rue Saint-Merri, Paris, soit à M. Fabius
zaine d'années environ. Et, ce qui, tout parti­ Cette expérience n'étant mentionnée sur au­ de Champville, président, soit à M. Durville,
culièrement, me frappa, c'est que ces gamins cun traité de physique, j’ai adressé un mé­ secrétaire général.
étaient habillés en bleu, chose extraordinaire moire â l'Académie des Sciences; n'avant reçu
à la campagne au mois de mars. Si j'ajoute à aucune réponse, six mois après j’adressai un U n no uveau j o u r n a l . — Nous apprenons
cela que la fenêtre de ma cave étant ouverte second mémoire qui subit le même sort. que M. Elias Slowe, l'astrologue bien connu,
{ aurais dû, très distinctement, entendre le
ruit que les chevaux devaient faire sur le pavé
Vers la fin de 187* j'ai fabriqué un cylindre
en papier plissé à dix plis; hauteur 8 centi­
prend la direction de la V ie N ouvelle, ou à
partir d'octobre prochain il traitera de magné­
de la route en courant et que je ne percevait mètres, diamètre intérieur 6 , diamètre exté­ tisme, hypnotisme, astrologie, graphologie,
aucun tapage, ou comprendra facilement que rieur 8 ; j ’ai peint chaque pji d'une couleur dif­ physiognomonie, chiromancie, etc. Notre con­
cela m'intriguait beaucoup. férente et ai surmonté ce cylindre d’une hé­ frère se propose de publier un cours dje clair­
Comme à ce moment précis un voisin d'en lice pour faire ou tourniquet qui marcherait voyance et de dévoiler les dessous intéres­
face était en train de fendre dn bois sur le bord placé sur une veilleuse dans le but d'amuser sants et suggestifs de la pratique moderne de
de la route, je pensai, que seul, il aurait pu mes petitf-neveux. la sorcellerie.
éclaircir ce qui déjà me paraissait être un mys­ En équilibrant mon tourniquet sur ton ai­ Voilà un beau programme auquel nous ap-
tère. J'allai vivement lui demander s'il con­ guille j'ai été fort surpris en constatant que plaudissons, et nous souhaitons a la V i t N o u ­
naissait ces chevaux qui venaient de pester en chaque fois que J'approchais la tpain, mon ap- velle, rajeunie, le plus grand succès.

r r m - r
SORCIERS DE PARIS
G R A N D R O M A N IN É D IT

Par JULES LERMINA


----------- RÉSUMÉ DES CHAPITRES PRÉCÉDENTS ------------- quelques critiques de détail. Certains virements suspects'
Enfant abandonné, élevé par charité, de groom, Gaston Brame s’est
élevé dans la banquo Favroi jusqu’au titro de fondé de pouvoir. — Lo habilement machinés, avaient été visés comme opérations
banquier, menacé par une mort prochaine, voudrait en fairo son gondro
et son succosseur, mais Mme Favrol fait promettre à sa fille do ne jamais
régulières.
accéder à cette union. — Jqueur, noceur. Brame a volé son patron en fai­ Mieux encore : Favrol avait fait appeler son notaire et Ini
sant des faux; on est à la veille d’un inventaire, tout va se découvrir,
Gaston Brame so sont perdu. — La fatalité lo conduit chos un mystérieux avait donné mandat de rédiger deux actes, deux contrats,
comte Tarab, alias lo sorcier Ianoda, auauol, affolé, ilexposo sa situation.
— Soulo, lu mort do Favrol, avant la ciôturo do l'invonteiru, lo sortirait
l’un d’association, l’autre de mariage. Tout cela devait être
du bourbier. — ... Uo son côté Germoino Favrol, désospéréo do la dé­ prêt sous huitaine.
cision de son pore, va trouver M. Fermât, itère de celui qu’ollo aime, ot lui
demando aide et protection. Celui-ci appelle à sou secours son associé, le Donc Brame touchait A son but. Il se reprochait presque
mystérieux Dolbar, duquel il obtient consentement de céder à Favrol nue
intention permettant do gagner des millions. L’appftt du gain vaincra chez
son affolement de la première heure et s’imputait à sottise
le banquier l’opposition nu mariage de Germaine avec Julien Format. Fa­ d'avoir pris pour confident ce sorcier stupide et hAbleur,
vrol feint d’accoptor les conditions proposéos ot tend un piège fc Format
on lui faisant signor l’ongagement du céder son secret. Ce dornior lui bon & rien.
remot la formule ot lo dessin de l’invontioo dont Favrol ost désormais lo Rentré chez lui après sa visite chez Favrol, Brame s’était
maître. Format houroux do son ontrovue rentra chox lui où il trouve Na-
héma qui lui apprond le naufrago du • Cumberland », navire aur lequel enfermé dans son cabinet, pour travailler sur des docu­
revenait Julien Fermât. — liedoulant un malheur, elle se fait endormir
par Format, et dans son sommoil somnambulique elle voit Julion dont la ments que chaque soir il emportait dans la banque, exami­
mort ost imminente... Dolbar ordonne aussitôt de la réveiller ot lui-mème
en extériorisant sa force nerveuse va so porter au secours du naufragé...
nant les comptes, résumant les rapports des chefs de ser­
Germaino ot sa mère au courant de la catastrophe se refusent à revoir vice, établissant ce qu’on aurait pu appeler, à côté du bilan
Gaston Bramo, quand co dornior rontro... L'ontrevue do Germaino ot de
Gaston ost telle qu’après le départ do co dornior Favrol roprocho it sa fille linancior, le bilan philosophique de la maison, dans lo passé
sou attitudo, puis, dans un mouvement do colère, lui donne vingt-quatre
heures pour répoudro ot dire si elle consent èépousor Bramo... Mme Favrol.
et dans l’avenir.
à la suite de cotte scène, accompagne Germaine à sa chambre, puis s’ha­ Comme il ouvrait un des tiroirs de son bureau, il avisa
bille et sort par un escalior dérobé...
un petit paquet, soigneusement enveloppé et qu'il y avait
placé, il y avait quelques jours. Avec un léger haussement
XIV [suite) d'épaules, il le prit, le soupesa dans sa main, puis défit le
cordon qui l'entourait et enleva l'enveloppe.
Il s'exaspérait contre ce charlatan, ce Tarab qui lai avait C'était nne sorte de statuette, mal dégrossie, modelée
donné l'illusion d'une demi-gnérison, pour vingt-quatre dans la cire brune. Il se pencha pour la mieux regarder :
heures, et qni n’avait pas reparu, un imbécile qui avait cela avait en vérité forme humaine, mais sans marque
endormi la douleur, maintenant réveillée avec pins d'acuité d'individualit.é bien spéciale.
que jamais. Au moment où le comte Tarab, à sa dernière visite chez
Bref, Favrol entendait qu'on en finit le plus rapidement Favrol, prenait congé du banquier et de Gaston, il avait dit
possible. La tille regimberait bien un peu, mais il la domi. &ce dernier :
nait par sa mère, cette sensitive dont il tenait la santé et — Venez ce soir et je vous remettrai le Volt.
presque la vie dans sa main. Si Germaine résistait trop Volt, mot barbare que tout d'abord Gaston n'avait pas
énergiquement, il la séparerait de sa mère. Le moyen était bien compris. Mais Tarab, dans leur entrevue du suir, lui
sûr. Donc qu'on ne lui rabattit plus les oreilles de difficultés avait fourni des explications complètes. Le Volt, c'était
qui n'en étaient pas : et pour affirmer ce qu'il appelait la l'outil, l’ engin de l'envoûtement. Le processus de l'opéra­
reprise de l'opération, il avait exigé cette visite de Gaston. tion était simple : le sorcier fabriquait une statuette,
Il fallait que ce premier moment passât, le plus tût serait le l'effigie vaguement ressemblante de l'individu auquel il
mieux. vouait sa haine. Par dos pratiques ad hoc, il établissait
Gaston lui avait obéi, à contre-creur : ses habitudes entre l’objet et l’ennemi un lien lluidique, et de même que
d'homme du monde auraient exigé plus de ménagements. Gaston avait va la plaque photographique servir de conduc­
Il ne voulait pas être haï de Germaine, d'abord parce teur entre l'image et son objet, de même sur un Volt,
qu'elle était fort belle, ensuite parce qu'il rêvait de lui préparé dans certaines conditions, toute manipulation se
ménager, dans la vie de luxe qu'il entrevoyait, uno place répercutait sur l’être à l'intention de qui le Volt avait été
d’élite. confectionné.
Cependant son intérêt était de ne pas temporiser : tout — Comprenez-moi bien, avait dit Tarab. Il faut d'abord
marchait A souhait. Après des nuits d’insomnie, il avait rectifier nne erreur, toute étymologique. On croit que le
trouvé un moyen nouveau de dissimuler ses détournements, mot — envoûter — vient des deux mots latins in et
même à des experts dont d’ailleurs il semblait que Favrol oultum que les dictionnaires expliquent ainsi : — Repré­
no jugeât plus l’intervention nécessaire. Le banquier se sentation d’une personne à qui on veut nnire par une figure
faisait apporter une à une les pièces de l'inventaire et jus­ (uuitum) de cire A laquelle on fait souffrir tel ou tel mal
qu’ici n'avait formulé aucune observation grave. A peine qui devra retomber sur fa personne qn’il représente. C’eat
(l| Voir a" i à H. I une erreur. Le mot envoûter eet formé de la propoeition in
— 279 —

Prochêiaemept t I E ZOUAVE JACOB, par MARC MARIO


— mais non pas du substantif vultum. Voûter, vont ter, cheminée. On voile épais lui couvrait le visage et elle dis­
c’est vouloir dans la forme qui était courante, Diex et volt, paraissait tout entière sous un vaste manteau noir : —
Dieu le veut. Envoûter signifie donc envouloir et se doit — Madame, commença-t-il, daignerez-vous me dire.à
définir par envelopper, pénétrer de volonté, comme enve­ qui?...
n i m e r veut dire pénétrer de venin. L'engin de l'envoûte­ Il n’acheva pas. D’un geste brusque, la femme avait relevé
ment, le Volt, est donc l’appareil grâce auquel la volonté son voile.
du préparateur agit sur l’adversaire et soumet son être — Madame Favrol !
physique à sa volonté. Rapprochez envoûter d’empoisonner, Il avait reculé d’un pas, les yeux Axés sur ce visage pâle,
d’enlacer, d’ensabler et vous saisirez exactement le manuel presque livide. Il la vitqui chancelait et se hâta d’approcher
opératoire de cette pratique de haute goétie. un fauteuil où elle se laissa tomber.
« Voici le volt. Il ne ressemble guère à M. Favrol, mais En une seconde, un monde de réflexions s'évoqua en lui.
chargé par moi du fluide que je lui ai soutiré pendant mes Mais une idée s’imposa. La mère venait au nom de la fille.
passes, il sert maintenant de lien magnétique entre lui et C'était le combat décisif qui s’engageait. Alors, très cour­
celui qui le détient. Par lui, vous pouvez frapper votre tois :
ennemi à distance, l’enuoûter, c’est-à-dire le soumettre aux — Vous ôtes souffrante, madame, dit Gaston. Désirez-
effets de votre volonté. Ces actes, vous les matérialisez sur vous?...
le volt, en piquant, en brûlant, en écrasant la cire, et Elle fit un signe de la main. Qu’il attendit. Elle ne voulait
comme d’un fu^jl dont vous maniez la détente, votre volonté rien. Seulement, de ses yeux grands ouverts où s’allumait un
fait balle et frappe. » rayon, elle le regardait longuement, profondément, comme
Ainsi avait parlé Tarab : mais Brame qui n'était plus sous si, avant de parler, elle avait cherché à lire sa pensée. La
l’influence de la fièvre, dégrisé en quelque sorte par un bain clarté singulière de ce regard le troubla.
de parisianisme de ces ivresses de cauchemar, avait reçu le Madame Favrol, alors, d'un geste naturel, ôta son chapeau
volt avec des remerciements plus empressés que sincères. et son voile et les posa, auprès d’elle, sur le bord du bureau,
Tarab lui avait confirmé son intention de rester quelques puis ouvrit la boucle qui serrait son manteau.
jours absent et Gaston l’avait quitté, avec la presque con­ — J’étouffe, dit-elle. Mais cela va se passer. Un peu de
viction qu’en tout cela il n’y avait que fantasmagorie et patience, je vous en prie.
charlatanisme. — Je suis tout à vos ordres, madame.
Non pas que deux jours après, le désir ne lui fût venu de Elle respira longuement et noua ses deux mains l'une à
vérifier si en ce volt résidait un pouvoir quelconque : n’ayant l'antre, pour les empêcher de trembler.
plus' alors la volonté du meurtre, puisque tout paraissait — Monsieur, dit-elle enfin en afferqiissant sa voix, ma dé­
s’arranger, il s'ètait contenté de piquer légèremeut le volt, marche peut et doit vous paraître insolite, mais elle est
de la pointe de son canif. nécessaire et je ne m’y suis décidée que lorsque les circons­
Il eût fallu être trop crédule pour porter au compte de tances m'y ont définitivement contrainte.
cette insignifiante entaille la reprise des lancinements Gaston s'inclina légèrement, sans répondre.
ataxiques qui avaient do nouveau cloué Favrol dans son — Je n'insisterai pas, reprit-elle, sur les projets de
fauteuil. Simple coïncidence, évidemment. Tout cela, pour M. Favrol et sur les espérances qu'il vous a fait concevoir.
employer le mot propre, n'était que de la blague, bien pré­ Jo sais qu’il entend faire de vous son associé et je vous
sentée peut-être, mais à laquelle des imbéciles seuls se affirme que ce choix me remplit de joie. En ce sens, si ma
pouvaient laisser prendre. faible influence peut vous être de quelque secours, vous
Et maintenant, amusé, il considérait le volt en se disant n'aurez même pas à la solliciter, elle vous est toute
que, pour un peu, il ferait l’expérience complète en le acquise.
jetant au feu. 11 eût même le geste, mais il le retint, avec — Je vous remercie sincèrement, fit Gaston, dissimulant
léger frisson. S’il allait tuer Favrol 1 ce n’était pas le l'ironie que lui inspirait ce mot d'influence sur Favrol !
moment. — Mais, reprit-elle d’un ton qu’elle s'efforça de rendro
Au même instant — onze heures sonnèrent et, simultané- plus léger, il est un point sur lequel nous ne sommes plus
mént avec le timbre de la pendule, celui de la porte exté­ — mais plus du tout — d'accord.
rieure tinta. — Vraiment, madame, serez-vous assez bonne pour me le
Gaston n’y prit pas garde tout d’abord, oubliant que ce faire connaître.
soir-là il avait donné campo à son domestique. Le timbre Elle eut une contraction des lèvres, en un suprême effort
résonna une seconde fois. pour no pas pleurer.
— Qui diable peut venir à cette heure ? murmura-t-il. — Monsieur Gaston, c'est une mère qui vient vous
Il n’admettait pas les fantaisies galantes à domicile. adresser une requête, une prière, si ardente, si suppliante
Cependant, à un troisième appel, il se décida à se dé­ que vous ne pouvez pas la rejeter.
ranger, alla vers la porte et l'ouvrit. Daus le cadre se dressa 11 se tut : il savait pertinemment ce qu’elle allait dire.
une forme noire et une voix haletante dit : Pourquoi l’aider? Pourquoi adoucir ses angoisses? Elle se
— Par grâce... j ’ai peur... laissez-moi entrer... Vite! révélait ennemie, qu'elle eût les charges de l'attaque.
Il s'écarta. Elle passa devant lui rapidement. — Vous devinez bien ce que j'ai à vous dire, fit-elle
— Au diable l’aventurière 1pensa Gaston. comme en un appel désespéré à sa générosité. Si vous
Cependant, toujours correct, il ouvrit la porte de ■oir'cabi- saviez ce que jo souffre, vous auriez pitié...
net et s’efTaça. Et tout à coup, elle glissa du fauteuil, à genoux, les mains
La femme entra et resta immobile, debout, devant la tendues vers lui :
— 280 —

Prochainement : UES M l'ST$RJEUX


L E S SOJ(CTEHS D E P S U I S

— Monsieur Gaston, vous ne pouvez pas épouser Ger­ espoir que, le temps passant et atténnant de tristes souve­
maine — ce mariage est impossible — je vous supplie, à nirs, Mlle Germaine se laissera toucher par une affection
genoux, k mains jointes, d’y renoncer... réelle, par un dévouement sans bornes...
Gaston se sentait très fort. Il la'prit par les mains et la — Ah! taisez-vous! taisez-vous! murmurait Mme Favrol.
força & se rasseoir, puis, restant devant elle : Maissansprendregardeàces exclamations,Gastoninsistait:
— Madame, dit-il, je ne m’attendais pas, je l’avoue, &une — M- Favrol s’inquiète, avec raison peut-être, de l’état
démarche qui m'étonne de sa santé. Je veux croire
autant qu’elle m’est dou­ le danger lointain, et je
loureuse. Vous connais­ le souhaite pour que je
sez les intentions forte­ puisse obtenir les délais
ment exprimées do M. Fa- nécessaires, afin de dissi­
vrol. J'ai pour lui — vous per des préventions —
ne l’ignorez pas — la lesquelles, je l’ignore —
plus profonde reconnais­ hostiles à mon bonheur.
sance et je respecte sa — C’est-à-dire, reprit
volonté comme si elle Mme Favrol avec effort,
était celle de mon père. que, malgré mes prières,
Et vous me demandez malgré la volonté de ma
tout à coup de faillir à ce fille, dont je suis ici l'in­
devoir, de résister à cette terprète, vous persistez à
volonté... vous prévaloir de la vo­
Elle eut un geste de pro­ lonté de M. Favrol.
testation : mais il conti­ — Mais, madame, vou-
nua : lez-vousme permettre une
— Je vous affirme, ma­ observation. J'ai parlé très
dame, que, dans les pro­ franchement, à cœur ou­
jets de M. Favrol, la ques­ vert, mais m'avez-vous
tion d'association, de for­ donné l’exemple ? Vous
tune n'occupe à mes yeux venez à moi, mystérieuse­
qu’une place secondaire. ment, et vous me dites
Si j'ai été heureux de l’en­ nettement : — Renoncez
tendre développer ses à vos espérances, à votro
plans, c'est surtout, c’est bonheur! — mais pour­
uniquement parce qu'ils quoi ? Quelles raisons
réalisaient le plus doux m’allèguez-vous ? Made­
rêve de ma vie. Depuis moiselle Germaine était
longtemps, j'ai voué à fiancée, son fiancé est
Mlle Germaine une sym­ mort !... il n’est pas de
pathie à la fois respec­ regrets, si poignants
tueuse et passionnée. soient-ils, que le temps
Oserai-je prononcer le n'atténue... Me hait-elle?
mot qui répond à tout... me haïssez-vous vous
je l'aime... même ?...
— Ce n’est pas vrai ! — Moi, vous halrl fit
cria Mme Favrol avec madame Favrol eh étouf­
une énergie qui contras­ fant) un sanglot.
tait avec son abattement, Il se pencha vers elle,
je vous défends de dire — Vous ne pou vez ép ouser G erm a in e, e lle est v o tre sœ ur. prêt à jouer son va-
que vous aimez Ger­ tout.
maine! Vous ne savez — Je n’ose hasarder
pas le sens atroce, odioux de ce mot, sur vos lèvres. une supposition... non, ma pensée même s’y refuse... et
Un peu surpris, comprenant mal, croyant & uno exalta­ pourtant...
tion maladive, Gaston reprit avec le même calme, la voix Elle leva vers lui ses grands yeux vaillants de désespoir et
musicale et bien posée : d'agonie :
— Je suppose, madame, que vous me savez instruit du — Que voulez-vous dire? Je ne comprends pas...
douloureux événement qui s'est récemment produit. J'igno­ — Pardonnez-moi... je ne sais comment m'exprimer...
rais que Mlle Germaine eût disposé de sa main, et j'avoue vous ne me haïssez pas, je ne sache pas que j'aie donné à
que cette révélation m'a été pénible. Mais je n’ai aucun mademoiselle Germaine des motifs de me détester... alors...
droit sur lo passé. Bien plus, je comprends cette douleur et c'eBt donc qu'il existe à cette union des empêchements d'uno
j'y compatis. Je ferai même tout ce qui dépendra de moi nature plus délicate... quo vous hésitez à m'avouer...
pour temporiser. Ne m'en demandez pas plus. J'ai le ferme [A tu iv r e .) Jou a Lerkina .
LE TAROT DE LA REYNE
m is en lu m ière par N O S T R A D A M Ü S , astrologue et nécromant,
à Vusance de la ta n t re n om m ée e t v ertu eu se C A T H E R IN B D E M É D IC IS , re y n e de F ra n c e , e n F a n de g râ c e 1 5 5 6

documents retrouvés et mis en ordre par


M me D E M AG ÜELO NE

VI et elle contait à sa psyché tonte sa détresse de femme incomprise,


toute sa rancœur de maîtresse délaissée... Et sa psyché Ini disait :
ARCANES MAJEURS
« Espère, enfant, espère : tu es trop belle peur ne pas vaincre! » Et
toutes les femmes savent que les miroirs ne sont pas menteurs.
QUATRIEME SEPTÉNAIRE 1n t b r p r û t a t io n . — D ro ite . C’est la coquette qui ne se lasse pas de
s'admirer : c’est La Vallière amoureuse de soi-même. Renversée. Cette
LAME XXII. — Alikoorik. Nous sommes en l’an de grâce 1541. lame signifie : modestie d'allures, simplicité, bon goût.
La France se hérisse de couvents, de somptueuses cathédrales. On ne LAME XXIV. — H ist o r iq u e . Sur la maternité de Catherine de Mé­
— --------- PR I r p r 9 9 ] Peul ,aire nn Pas sans rencontrer dicis, écoutons Michelet qui, en historien, apporte dans la recherche
Zx \ r it Itix L ZZ „ „ moine mendiant — chaussé ou de la vérité un réalisme implacable:» En Catherine, dit-il, on sentait
' déchaussé — une nonnain on un la mort ; son mari instinctivement s’en reculait, comme d’un ver, né
pénitent — bleu ou blanc. C’est la du tombeau de l’Italie. Elle était fille d’un père tellement gâté de la
Foi dans toute sa splendeur, & grande maladiedu siècle, que la mère, qui la gagna, mourut en même
moins que ce n’en soit la carica­ temps que lui au bout d’un an de mariage. La fille même était-elle en
ture... Car, depuis que Savonarole, vie ? Froide comme le sanjg des morts, elle ne pouvait avoir d’enfanis
supplicié en 1498, a prêché en qu'aux temps oit la médecine défend spécialement d’en avoir. On la
Italie la réforme des mœurs ecclé­ médecina dix ans. Le célèbre Fernel ne trouve nul autre remède à sa
siastiques, la philosophie n’a pas stérilité. On était sûr d’avoir des enfants maladifs. Henri, pour toutes
cessé de cheminer vers ce but, ces raisons, fuyait donc sa femme... »
qu’elle atteindra c Malgré cela, le 20 janvier 1544, naquit le fléau
bientôt : la re­ 23 ^C O gJE T T C R IE ^ 23 désiré, un roi pourri, le petit François 11, qui meurt
connaissance du d'un flux d'oreille et nous laisse la guerre civile. Puis
droit de libre un fou oaquit, Charles IX, le furieux de la Saint-
examen. La se­ Barthélemy. Puis un énervé, Henri III, et l’avilisse­
mence qu’il aura ■ W '- ment de la France. Purgée ainsi, féconde d'enfants
jetée par le mon­ malades et d’enfants morts. elle-mèmevieiHk, grasse,
de ne l’aura donc gaie et rieuse, dans nos effroyables malheurs. »
pas été en vain. Quoi qu’il en soit, la naissance de son premier enfant
Luther, excom­ mit le cœur de Catherine en joie. Elle ne craignit plus
munié en 1520 r~ la répudiation, — qui fut si longtemps suspendue !
par le pape çg m sa tête.
L éo n X pour 0 In tb r pr éta-
avoir dénoncé le ou tion . — Droite .
commerce des Elle signifie :
indulgences, — z: O masculin. Ener­
car tout se ven­ tu 70 g ie . V olonté.
dait alors dans —1 Henvereée. Elle
la maison de dit : féminin.

mm
Jésus, — et Calvin donnaient è l’Eglise de Rome, Mièvrerie. Grâ­
par l’exemple de leur vie, des leçons qui ne furent ce. L'ensemble
guère comprises. Aussi cette époque fut-elle féconde Création.
en révoltes de consciences... Le savant Erasme fait, LAME XXV.
dans son Eloge de la F o lié , une satire mordante autant — H is t o r iq u e .
que line et spirituelle du monde monacal, en même Un Jour, un ami
temps que Rabelais nous montre comment ou vit de Catherine de
dans son idéale Abbaye de Th élim e. Coups d’épingle! Médicis lui fit
bol, sans doute. Mais, comment commence la tem­ don d'un su­
pête T Par un simple séphir. perbe perroquet
K
Interprétation. — D r o ite . Elle signifie i ardeur _____________I J - P W I __________
S K vert. « Parle-
des convictions religieuses; aspirations vers un idéal déiste. H enveitée. au moins t demanda-t-elle.
Négation du Ciel; croyance en la matière transformable indéfiniment. — Oui, madame, lui répondit en
LAME XXIII. — Historique. Nous avons dit, par ailleurs, combien souriant le donateur, comme un
Catherine de Médicis était dépitée de n’êire pas aimée par son époux v r a i p erroqu et. » Et II est de fait
de la façon dont elle eût voulu l'être. Son ressentiment contre celle qui que cet animal jacassait autgnt
lui prenait le cœur d'Henri était immense. Elle sentait que, malgré sa qu'il le pouvait.
jeunesse, malgré la somptuosité de ses charmes elle n'arriverait jamais Catherine, d'ailleurs, l'éduqua.
è conquérir son mari, — è moins qu’elle ne devint mère. Mèrel le se­ Lorsque son mari était lè il clai­
rait-elle jamais t Elle avait vingt-trois ans et, depuis neuf ans déjà, ronnait de sa voix criarde : • Bra-
l'hymen avait couronné ses feux sans que son union, — quoique bénie vol Catherine, bravo! » et Henril
par le Pape, — semblât agréable au 8 eignenr. Serait-elle maudite ? riait aux éclats. Mais dès qu'iU
" ^ T W"ST "

Alors, le cœur attristé, l'âme sombre, elle entrait dans-non boudoir ( t )


sur laquelle Ire empiriques orientaux déposaient l'empreiète d'un chlITre caba.
Italique et qui p auall alors, — la méthode n'a guère changé depuis, — pour
(I) Usas L inventaire d u meublei de Catherine de Midlch, on ren trant : - in
dre guérir toutee lea maladies, attraper les petits oiseaux, embellir la beauté, faire
pôle d'onguents, d'opiats «t dettrre elfUlde. • Lt U n e sigillée Mail une plia naître l'amour, etc,, etc.

— 28? -
LA CLEF DU SYMBOLISME

était sorti, Jacquot, je vous prie de le croire, chantait une tout autre
~bàs de soie bien tiré. Suivant l'usage’ qui s’en introduisait alonf. »
chanson :■ Diane! Diane! • criait-il, et ce mot, qu'il prononçait i Bien plus tard i Mantes, en revenant du siège du Havre où elle,
l’italienne, comme sa th è r i mailriii;, grinçant coléreusement du bec,
avait fait proclamer majeur son fils Charles IX et déclaré, pour cause
était généralement accompagné d'un autre que nous ne diroos pas... de forfaiture, la déchéance des Anglais sur Calais, la reine-mère
même en latin. tombe de sa haquénée et se blesse au nez rudement.
Elle le conserva pendant trente ans. La première émotion passée elle s'écriera narquoise­
Quand il mourut, un farceur lui fit cette épitaphe : ment : « Me voila bien ! Je suis marquée au nez comme
un mouton berrichon! • Et le voyage, vers Paris, s’a­
I c i- g lt un p erroq u et vert, chèvera ainsi dans un éclat de rire.
— Que D ie u me garde d'en m édire I — I n t e r p r é t a t io n . — D ro ite . Elle signifie : orgueil,
M a tin et t o i r i l fu t dieert, fierté, confiance en soi. Renvereée . Entrainement vers
P a r la n t beaucoup p o u r n e r ie n d ire . les exercices du corps : courage, témérité.
LAME XXVII. — H isto riq u e , indépendamment du
L'auteur de ce quatrain, poète appartenant à la Hraeelet de la Reyne qui a fait l'objet d'un chapitre-
pléiade de Ronsard, le Ht circuler A la Cour, l'offrant spécial, Catherine portait toujours sur elle des amu­
de préférence, — ô douceurs de l'ironie ! — aux cour­ lettes, des cornes de licorne, ainsi que des scapulaires
tisans qui se distinguaient bien plus par l'élégance en peau d’enfant mort-né, sans compter le précieux
de leurs parures que par la finesse de leur esprit ( 1). abraxas (i) qui Occupe entièrement la figurine de
I n t e r p r é t a t io n . — D r o ite . Bavardage, calom­ celte présente lame.
nies, méchanceté, /traversée. Discrétion, lidélité, Ce talisman eut un destin si curieux, si étrange qu'il
dévouement. mérite d’être conté.
LAME XXVI. — H istorique . La jeune dauphine D'abord qui en fut l'auteur? Jehan Fornel d'Amiens,
fut une grande chasseresse devant l'éternel : le dieu premier médecin du roi et de la reine, ou l’astrologue
Nemrod pouvait en être fier. Elle excellait à tous les Régnier? On ne le sait an juste. Nousallons,d’ailleurs,
exercices physiques, aimant à combattre ainsi par placer sous les yeux de nos lecteurs les pièces du pro­
les fatigues du corps les intolérables souffrances du cès.
cœur. Henri Martin dit : « Ce talisman avait été fabriqué
Et puis dans le roi François I", qu'elle affection­ pour Citherine par un mathématicien, magicien et as­
nait beaucoup, elle sentait un protecteur efficace dans trologue appelé Régnier, le même qui l’avait engagée
cette lutte sourde que menait contre elle la favorite à faire élever la colonne de l'Hôtel de Soissons ( 2).
de son époux. Aussi, l’accompagnait-elle volontiers II passait pour être composé de sang humain, de sang
dans toutes ses chasses à travers les grandes forêts de de bouc et de divers métaux fondus ensemble, sous
Chambord et de Fontainebleau. l'influence des constellations en rapport avec la Nati­
• Elle inventa, dit-on, une nouvelle manière de vité de la mère. Elle y était représentée nue, entou­
monter sur les baquénées, laquelle consistait à mettre rée de figures magiques et de noms de démons
une jambe sur le pommeau de la selle, ce qui permettait a la coquette Ebubeb, Asm odel, lla c ie l, H am el, s
Italienne de montrer une jambe fort bien faite et recouverte d'un (A suivre.) M a d am e de M a o u e lo n e .

(I) A cette époquo-lÀ les palmes accdémiques n’âtaient pas encore inventées ; (t) On appelait ainsi les talismans ornés de motifs égyptiens o
I08 paons faisaient 1a roue pour rien, — pour lo plaisir, Alors... honni soit qui cabalistiques.
mal y pense ! 13) Edifié pour Catherine de Médieis par Pierre Leseot en 1572.

La Clef du Symbolisme
Par le Docteur E LY STAR

Nous pensons être agréable à nos très aimables lectrices rationnelle qui permette à chacun d'inférer de la significa­
en leur donnant le moyen simple et facile de deviner l'intime tion réelle d'un symbole quelconque : chiffre ; lettre majus­
signiücation occulte de n’importe quel symbole; qu’il cule de n'importe quel alphabet ; dessin de dentelles, de
s'agisse de dessins, de peintures, de gravures, de sculptures tentures, de tapis d'Orient, de toile cirée, d'étoffes chamar­
allégoriques ou de bijoux. rées... aussi bien que des symboles réels gravés sur d’an­
Comme chacun le sait, un symbole est une figure ou une ciennes médailles, des briqués égyptiennes, des obélisques ;
image qui sert à désigner quelqu'un ou quelque chose ; c'est ou ceux qui servaient aux alchimistes du moyen-Age à éti­
une représentation des choses morales par des choses sen­ queter leurs produits chimiques et pharmaceutiques.
sibles ; c’est une idée figée dans la matière. Ce que nous voulons démontrer c'est la force cachée sous
Le Chien est le symbole de la fidélité ; la forme, c'est la magie naturelle des signes.
La Colombe, de la candeur, de l’attachement, de la ten­ Pour cela, il faut être possesseur d’une clé ; cette clé, c'est
dresse. de l'amour ; le signe de la croix (en tant que surface plane) ; de la
Le Renard, de la ruse ; girouette (en tant que corps solides).
Le Caméléon, de la versatilité ; D’après tous les traités de géométrie, comme d'après le
Le Lion, de la valeur et du courage généreux ; plus simple raisonnement, il est évident que la plus petite
Le Pélican, de l'amour paternel, du sacrifice de soi ; forme imaginable pouvant être perçue par 1œil, c'est lepoint.
Le Laurier, de la victoire il); > Le point mathématique, — disent les traités spéciaux
Le Lys, de la majesté et de l'innocence (cette majesté de — n'admet ni division ni dimension, il possède seulementla
l'enfant I) qualité de position. » Mais, ce point-lAest un point « mort»,
La Girouette, de la variabilité, de l’inconstance, etc., etc. une pure abstraction de la pensée, car tout ce qui est, vit,
Mais, ces significations ne sont, en somme, que des attri­ vibre, se déplace, augmente ou diminue de volume.
butions caractéristiques que l'on trouve dans tous les dic­ Le point donc, pour manifester le mouvement, doit, ou
tionnaires. Ce que nous voulons divulguer, c'est une clé augmenter de volume, ou changer de place.
(I) Noue traiterons ultérieurement du symbolisme de« fleur-. S'il augmente de volume, U deviendra une sphère, sym»

L'abondance de* matière* noue oblige à remettre eu numéro le OOÜRI P I R A g ltT IlK I du prof Donato
LA RECJfERCHE DE SO HCES ET DES TJ{ÉSOJ{S ------------------------------ ?—

bolo de la vie. S’il change seulement de place, il produira pièces de monnaies étrangères, ou un cercle d’or entourant
une ligne, un rayon, symbole du mouvement actif. une gemme adéquate à leurs goûts.
Ne voulant traiter que du graphisme et des surfaces planes, Enfin, le troisième symbole, la croix de saint André cir­
c'eBt sous ce dernier aspect que nous étudierons le point. conscrite à un cercle, sera le symbole de l'amour mutuel (et,
Posé comme symbole de la vie, et sachant que la vie se — naturellement, de ses légitimes conséquences) ; il sera
manifeste d'abord par du mouvement (à travers du nombre) donc le talisman effectif et protecteur de l’enfance contre les
pour manifester les formes, le point central va donc, comme maladies traîtresses et affolantes que l’on pourrait sinistre­
première manifestation, éclater en sii rayons égaux, épou­ ment qualifier de « faiseuses d’anges », en même temps
sant la forme d'une girouette, c’est-à-dire d'une croix posée qu’un signe magique favorisant les dames stériles et leur
à plat, et traversée par une tige verticale. permettant de devenir mères.
K cette première manifestation du point, que s'est-il donc En somme, pour analyser un symbole quelconque et
passé? Quelque chose de gigantesque ! comprendre sa véritable signification occulte, il suffit de se
Le point seul, symbole de la oie, en émanant six rayons, rappeler qu’une ligne droite représente toujours une force
vient de nous donner le symbole de l'infini; son rayon ver­ active, et une ligne courbe, une force passive.
tical supérieur signifiant la hauteur ; son rayon vertical La première symbolise une force, la seconde, une forme.
inférieur représentant la profondeur et la croix horizontale, La ligne droite est ce qui meut ; la ligne courbe est ce qui
les quatrb points cardinaux, l'immensité de l’horizon. est mû.
Mais, pour tomber sous nos sens, l'image abstraite de Voyons maintenant leurs diverses applications dans les
l'infini veut être limitée, circonscrite. Supposons alors à lettres majuscules de l'alphabet latin (du moins, dans celles
chacun de nos six rayons, une longueur de cinq centimètres, qui affectent des formes régulières).
nous auronsvilors une girouette dont la tige sera égalé aux La voyelle I, rayon vertical, est le prototype de la force
quatre bras ; une figure pouvant être le squelette d’une active, de l'homme.
sphère ou d’un décimètre cube. La voyelle O, circonférence, le prototype de la femme, de
Mais, nous avons dit déjà que nous voulions, dans cette la forme, de la circonscription.
causerie, ne traiter que du symbolisme des surfaces planes. A représentait deux êtres unis par la tête (l’association
Pour cela, nous supposerons seulement quatre rayons intellectuelle).
émanés du point central ; nous nous retrouvons alors en face V deux êtres associés par une base matérielle d'affaires.
du Signe de la croix, qui est la clé absolue du symbolisme, X deux êtres unis par une sympathie réciproque, par
parce qu’elle est l’une des figures principiantes des diffé­ l'amour.
rentes formes géométriques. H deux êtres unis par un troisième être : l'enfant.
L’hiver, quand au haut des nues se forme un flocon de M deux êtres qui se donnent la main : symbole de l'amitié.
neige, sa forme primitive est d’abord cruciale, de par l’agglo­ P une femme mariée : (la boucle étant le symbole du sein).
mération de quatre petits cristaux de givre autour d’un B une femme enceinte.
centre. Cette croix devra, pour symboliser le mouvement, se R une femme, marchant.
mouvoir; or elle ne peut le faire que circuiairement. T un homme qui en porte un autre ; etc., etc.
En tournant sur elle-même, elle crée une nouvelle figure : Quant aux dix chiffres, leurs schémas se trouvent tous dans
le cercle, symbole de la circonscription, de la limite, du un carré divisé par deux diagonales.
passif. Tels sont, résumés simplement, les principes du symbo­
Or, en occultisme nous savons qu’entre deux termes, soit lisme naturel. Dr Ely Star.
opposés, soit complémentaires, il se crée de suite un troi­
sième terme qui les unit, qui les relie, qui les fait communier
l’un à l'autre.
Emanés du point central, nous avons déjà une croix droite LA RECHERCHE OES SOURCES ET DES TRÉSORS
limitée par une circonférence, par un cercle ; eh bien ! de ce
cercle, il va sortir quatre nouveaux rayons qui se dirigeront Au cours de la Conférence qu’il fit sur la Baguette des Sourciers
vers le point central et affecteront la forme d'un X, ou en juin dernier, devant la Société Magnétique de France,
mieux, d'une croix de saint André. M- Henri Mager émit l'idée d'un Concours de Baguettisants, con­
Les quatre rayons positifs allant du centre à la circonfé­ cours qui pourrait être organisé au moment du Congrès des
rence seront, si l’on veut, la force expansive masculine, Sciences psychiques, qui se tiendra en 1910.
Cette proposition a ramené l'attention sur l'antique Baguette,
l’amour de l’homme pour la femme ; et les quatre rayons que l’ouvrage de M. Henri Mager sur les effets des lladiations mi­
rentrants, la force restrictive, l'amour de la femme pour nérales venait précisément de réhabiliter.
l'homme, le symbole de la réciprocité, de la mutualité. La Baguette, trop longtemps suspectée, redevient en faveur :
Donc, un bijou en forme de croix sera le symbole de la vie on l'étudie de tous côtés en ce moment, en France, comme à
expansive, de la vie rayonnante, de la foi, de l’espérance et l’étranger. Aussi, nous a-t-il paru bon de demander k M. Henri
de l'amour (car, au fond, ces trois mots sont synonymes;) Mager quelques articles sur la Baguette et le Pendule d'exploration
le symbole de la santé, physique, intellectuelle et morale, minière. Nous commencerons dans notre prochain numéro la
publication de ces articles.
en même temps qu'un talisman occulte qui attire et transmet La personnalité de M. Henri Mager est connue de nos lecteurs :
ces mêmes forces. M. Henri Mager est un publiciste nettement scientifique; ses ar­
De par la loi des compensations, ce signe, éminemment ticles de vulgarisation scientifique ont été remarqués, on peut
actif, devra être porté par les jeunes filles et par les dames, dire, dans le monde entier, notamment cet article de la V ie
et, depuis que le monde est monde, c'est bien ce qu’elles font Illu s tr é e , où il indiquait avec quelle facilité chacun de nous peut
en effet intuitivement. saisir au passage les radiotélégrammes lancés par la Tour Eiffel,
ou tout autre poste d'émission, en branchant un petit appareil
Le cercle (ou le disque), symbole passif, féminin, réceptif de réception, soit sur le bec de gaz de notre bureau, soit sur un
et formateur, devrait être, par excellence, le talisman des robinet d’eau.
jeunes gens et des messieurs. Aussi, beaucoup d'entre eux M. Henri Mager décrira au sujet de la Baguette et du Pendule
ont-ils déjà, soit comme épingles de cravate, comme chatons de nombreuses expériences, que nos lecteurs auront plaisir à
de bague ou comme breloques, d'anpienqes médailles, des essayer et t reproduire.

0484 le prochain numéro, lir e la du MYSTÈRE DE BRIDQE-IJQVSB


CONSULTATIONS de 11 YIE MYSTÉRIEUSE : Âiis, Conseils, Recettes et Correspondance
AVIS IMPORTANT: (Am la rg e p la ce t e l réservée, d o n t ch a qu e num éro Toutes dem ande* de renseignem ents, tous envois de mandats-poels,
delà Vis ■ p U rfn u . p o u r rép on dre à toutes le * questions que nos lec­ de bons de poste ou tim b rés re la tifs à ces ru briq ues, d oiven t d ire u n i­
trices e t lecteu rs v ou d ron t bien adresser à nos différen ts colla bora teu rs. form ém e n t adressés à
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étra n g è re à ce tte p a rtie consacrés a u x con su lta tion s médicales, consu l­ m ais a u x noms des colla bora teu rs d on t tes noms suivent :
ta tio n s gra ph olog iq u e s et a strologiques, les le ctrices, le cteu rs et abonnés P o u r tes con su lta tion s m édicales : U . le I P U esn ard.
d e v ro n t é c rire d irectem en t à chacune des personn alités sous TtntoriU — astrologiques : M adam e de Lieusaint.
et la responsabilité desquelles sont fa ite s ces différen tes ru b riq u e *. — graph ologiques : M . le professeur Dock.

(Il est bon de l'exécuter avant les deux prin­ Courrier du Docteur.
La Consultation cipaux repas). C eux de nos lecteurs q u i désirent recevoir
Troisièm e E x ercice. — Elevez, en même
du Docteur temps, les deux épaules, lentement, et aussi a cette place une consu ltation m édicale du
D ’ M esnard, son t priés de lu i envoyer, aux
haut que possible, toujours en maintenant la bureaux du jo u rn a l, des details su r le u r éta t
tête droite, sans raideur. Faites une inspiration
GYMNASTIQUE RESPIRATOIRE général, et s u r les souffrances q u 'ils endurent.
longue, — pendant que vous laites celle élé­ J oin d re un bon de poste de deux fra ncs.
C'est lorsqu’on est jeune, qu'il faut être vation, — et retenez l'air pendant trois ou C eux q u i désireront une consu ltation plus
initié aux bienfaits de la respiration complète, quatre secondes. Chassez l’air, lentement aussi, détaillée p a r le ttre pa rticu lière décroîs! jo in d re
telle qu'elle doit s’effectuer pour que les pou- en abaissant les deux épaules.
i leur demande un bon de Iro ie fra ncs.
mons se déplissent entièrement, et permettent Cet exercice peut être fait de vingt à trente
A la cage thoracique de s’agrandir, et de s'em­ fois de suite par les adultes, de quatre a huit Une mire ngnlète. — Employez les bslos frais,
fois pour les enfants. les [Link] d'eau froide par je t. ou avec uoe
bellir. épooge, faire preodre un léger purgatif. Donner du
Or, pour initier les enfants, rien ne vaut les Quatrièm e E x e rcice . — Les deux mains sur chlorai el 8 A 10 goutt-s d'ammoniaque ou de l’aed-
parents. Et, malheureusement, ceux-ci ne les hanches, portez, simultanément, les deux tate d'ammoniaque. Eviter la ebaleur d la tète, aérer
sapent pas eux-mêmes r e s p ire r! coudes, le plus possible, en arrière, comme si l'appartement. Si les crises continneal, employer
Ce n’est que depuis quelques années que cette vous vouliez les faire se rejoindre; pendant ce un vomitif et l’applicatios de glace sur le lèle.
révolution pacifique a eu lieu. Un s est, enfin, temps, faites une inspiration jusqu'au moment Un evuteeux — Les crampes musculaires sont
ou les coudes ne peuvent aller plus loin. Con­ combattues par le massage, les douches ot los
aperçu qu'il existait plus de thorax bombés du frictious sur les parties malades. S'il s'agit de
dos et renfoncés en avant, que de belles poi­ servez l'air, pendant quatre ou cinq secondes, crampes d'une cerUino région, par exemple do la
trines bombées en avaot, aux épaules effacées, et chassez-le par la bouche. A répéter de dix poitrine, ou mettra uno «oioture élastique compri­
donnant la sensation de la force et de la résis­ à quinze fois de suite. mant uo tampon de colos qu’on appliquera à 1eo-
tance. — On a compris que les Allemands, et, Cinquièm e E x ercice. — Elevez les bras, laté­ droit de la crampo. D> E. Mesmaro.
surtout, les Suédois, en faisant accompagner ralement, sans les fléchir. (On doit, pour pra­
tout effort de gymnastique d'inspirations et tiquer cet exercice, se tenir debout, la tète
d'expirations méthodiques, étaient dans la noie toujours droite, les bras pendant le long du
vraie; el, une fois de pins, les Français (les corps.) — A chaque élévation, faites une lon­
bons Français routiniers), ont imité les étran­ gue inspiration qui ne cesse qu’au moment où Causerie de la Marraine
gers, ce qui est, du reste, beaucoup plus facile les deux bras sont devenus parallèles au sol.
que d'innover. Conservez l'air pendant quatre ou cinq secon­
des, puis respirez lentement, en abaissant les tiF.â PRODUITS DE BBAl’TÉ
Ceci posé, il fautque les parents s'intéressent,
enfin, aux exercices bienfaisants et faciles de bras, dix a quinze fois de suite. Il en existe malheureusement une quantité
ce qu'on nomme : la gymnastique re s p ira to ire . S ixièm e E x ercice. — Prenez une canne, ou innombrable. Autrefois, la femme savait d'a­
Ces exercices doivent être enseignés aux un béton quelconque, tenez-le derrière vous, vance si elle pourrait acheter les petites choses
enfants au-dessus de sept ans, aux adolescents vos bras pendant verticalement, la paume dus indispensables a la conservation de sa beauté.
et aux adnltes. Sans vouloir faire, ici, un cours mains tournée en arrière; en vous élevant sur Aujourd'hui, on ne sait plus à quel parfumeur
de gymnastique respiratoire, je crois, vraiment, la pointe des pieds, remontez canne ou béton se vouer. Tous prênent leurs produits, tous
faire œuvre utile, en indiquant aux lecteurs jusque sur la région lombaire; faites une lon­ sont les meilleurs et pourtant, sept fois sur
de la V ie Mystérieuse une série d’exercices qui gue inspiration pendant I élévation. Retenez dix, le produit ne vaut rien ou fait du mal ou
sont à exécuter le matin, au saut du lit, el l'air pendant deux secondes, puis chassez-le en coûte un prix fou.
devant une fenêtre ouverte, quand le temps le laissant retomber lentement les mains et les Bien des discussions conjugales, des divorces
permet ; pendant les beaux jours, dans un jar­ talons, huit a douze fois. même ont pour causes initiales ces petits
din ou une cour, si l'on en a A sa disposition, .Septième E x ercice. — Placez, horizontale­ rieos insignifiants en apparence el qui ré­
et toujours, — chose très importante, — rn ment, les bras devant vous, les dos des deux sument pourtant tout le caractère de la
a spira nt l 'a ir p a r le n ez, et non p a r la bouche. mains étant accolés. Aspirez l'air, par le nez. en femme : les accessoires de la beauté fémi-
Ces exercices devront être exécutés lentement, même temps que vous écartez les bras pour
sans se presser, en mesure, même avec l'aide de les ramener, horizontalement, en arrière, jus­ Telle. personne ayant entendu vanter tel
ce petit instrument : le métronome, bien connu qu'à ce que les mains, dans l'espace d'une se­ produit nouveau se privera du nécessaire pour
des pianistes. Il n'est pas utile d'y mettre de la conde, se rencontrent en arrière (le dos bien acheter le superflu ; d'autres, qui volent leurs
force; mieux valent : la souplesse, le calme, tendu, la tète droite). Expirez, lorsque les amies toujours fraîches, s'imaginent que c'est
l'aisance. — C'est en pratiquant ces exercices mains retournent en avant. — C'est presque la crème, la poudre, ou le lait virginal dont
chaque jour, à la même heure, autant que pos­ le mouvement des bras, dans la natation, huit elles usent qui accomplissent ce miracle de
sible pendant cinq miouies d'abord, puis pen­ a douze fois. faire paraître jeune une femme presque
dant dix ou douze, que le bénétice sera acquis, Il est possible de combiner, et de décrire en­ vieille. Et la plupart, enfla, achètent le moins
durable. core, d'autres mouvements; mais essayez de cher ou le plus cher possible sans faire atten­
P rem ier exercice. — Il consiste à éteindre la ceux-ci, et, après quelques semaines, vous tion au produit oe tenant qu'au nom de ton
llamme d'une bougie à des dislances plus ou serez surpris au développement pris par la inventeur.
moins grandes. Il faut, pour cela, faire une poitrine. Du reste, pour bien juger des résul­ Elles se disent : C'est un grand parfumeur
longue inspiration par le nez, puis, ensuite, tats obtenus, vons pourrez prendre les mesu­ qui l'a préparé; donc, c'est parfait.
souiller par la bouche, en serrant les lèvres, res du thorax, sous les aisselles, avec un centi­ Erreur, mes chères filleules, il n’est pas né­
tenant la tête droite, los coudes rapprochés de mètre convenable, lorsque commenceront les cessaire d'ètre le parfumeur du grand monde
la poitrine, et rejetés en arrière. On éloigne séries d'exercices, et, par exemple, deux mois pour avoir du talent. Vous savez combien
d'abord la bougie de trente centimètres, puis après. Lamine de vos enfants deviendra par­ d'artistes font mettre a jour leurs œuvres par
do trente-cinq, de quarante, de cinquante, et faite; vous les habituerez a conserver une alti­ de pauvres hères, se contentant seulement de
plus. Les enfants se prêtent avec plaisir a cette tude aisée, dégagée, qu’ils conserveront. Ils les signer de leur nom « connu >. Il en est de
extinction. seront beaucoup moins p eureux ij'attire, même en toutes choses, de l'industrie a la
Deuxième exercice. — Conserver l’airdans les exprès, votre attention sur ce fait, qui peut littérature, du commerce aux arts. Il faut
poumons le pins longtemps possible. surprendre) ; et vous corrigerez ainsi, petit a doue faire une sélection, ne pas se laiseer
Mains sur les hanches, épaules effacées, tête petit, les altitudes vicieuses qui se prennent, si éblouir parce qu'on ne connaît paa et con­
droite, bouche fermée. Faire entrer l'air par facilement, a l'école. naître à fond ce qus l'on a choisi, là est la
le nez sans saccades, avec régularité. On le Vous, les adultes, au moyen de ces exercices sagesse, lé est la réussite.
conserve, ainsi, pendant cinq, dix, quinze qui font entrer en jeu les muscles intercos­ Mais comment choisir?
secondes, vingt mémo, puis on le chasse, len­ taux, et ceux des épaules, vous vous régéné­ Il serait trop long d'énumérer tous les pro­
tement, par la bouche. rerez; votre moral, aussi, s'en ressentira et duits pouvant faire du bien (car il en existe)
Recommencer, d'abord olnq, puis dix fols. vous lutterez, le sourire aux lèvres, contre la ceux ne faisant rien du tout et ceux faisant
Cet exercice peut se pratiquer couché ou grippe et la tuberculose! beaucoup de mal. Autrefois on demandait
debout. D ' E. M e sn ar d . l'avis de son médecin, et cet homme sage
À* c b t n f t lB U S

recommandait de* choses très hygiéniques Courrier de la Marraine. inaladie organique ou unè petite infirmité qui pourra
mais pen élégantes, pas du tout dans. la être évitée. Jour : dimanche: couleur : bleu; pierre:
Ceux de nos lecleurt q u i désirent recevoir à grenat ; métal t or ; maladio : douleurs.
< note » aussi l’a-t-on délaissé, et l'on s’est Blbtl. — Je suppose que co paondopyme. cache un
celle pla ce, une concultation de M a rra in e
tourné vers le pharmacien qui, en bon com­ monsiour. Quoi malhour de ne pouvoir jamais me
Louise, sont p r ite de lu i a d ren er 0 f r . 50 en
merçant (c’est son droit), recommande tous les faire donner ce renseignement! Tant pis pour
timbres-poste. vous, chère LUI. M. Bibel (Si monsieur il y a)
produits qu'il vend et surtout les plus chers.
Est-on satisfaite? non pas encore, car il Ceux q u i d ésireront une consu ltation plus subit l'ingérence de Mercure dans la Verseau avec
n'existe malheureusement pas de panacée uni­ détaillée p a r le ttre p a rtic u liè re devront jo in d re Mars à l'ascendant da son horoscope. Caractère en-
a le u r demande u n bon de poste de un fra n c et tior, sans volonté copendant. Fonds de bonté, intel­
verselle- Je l'ai déjà dit, ce qui fait du bien ligence, mais pas d'initiative. Fin d’existence
aux peaux grasses fait du mal aux peaux un tim b re pou r la réponse. calmo, mais sans grandes joies morales. Dangers
sèches. 11 v a, n'est-ce pas, des brunes et des Une rietUe de 30 ans. — 1- Votas lo n* 1 d « la Vie d’accldont. Jour favorable : mercredi; couleur ; Vio­
blondes, des rousses et des châtain, des Mystérieuse, et tous trouverez la recette que vous let ; pierro : topaze; métal : mercuro ; maladie î es­
grandes, des petites, des grasses et des me démontrez pour effacor les rides, t » Lavez-vons tomac.
maigres. Comment voulex-vous que sur tant le visage tous les# soirs, avec un tampon d'ouate FrUd. — Mauvais signe que celui de Fried, car
hydrophile imbibée d’eau oxygénée à douze volumes, Saturno, dans le Cancer, lui fait craindre non seule­
de tempéraments différents le même produit laissez sécher, et lavez-vous le matin avec de Penh ment los maladies matérielles, mais les maladies
fasse le ' même effet? que l'inventeur ne con­ tiède dans laquelle, pour éviter toute irritation vous moralos. Manquo absolu de volonté, inquiétudes
naissant pas ces clientes réussisse à faire autre metterez une cuillerée à café de glycérine pure. imaginaires, esprit indécis. La première union n’est
choie que sa fortune? Ce n’est pas sa faute à One jeune m aman. ■— 1* Pour la première ques­ jamais cdraplètemout houreuse. Chance .d'héritage
cet homme s’il échoue sur d'autres points, c’est tion oui; assurément non pour la douzième. — Laver dans la deuxième partlo,de la vie. Son signe lui
la faute de la femme qui ne sait pat choisir. avec une éponge fine, eu employant de préférence donne des tendances à lu voyance et à l’intuition,
l’eau tiède, et saupoudroz de poudre de lvcopode. avec pressootimants justes et rêves vrais e Jour :
Les crèmes de beauté par exemple devraient 2* Non pour ce cas la glycérine n’adoucit pas. samedi ; couleur : rouge ; pierre : émeraude ; métal :
varier suivant l’&ge et le tempérament de fer ; maladie ! ventre.
chaque femme, pour cela il serait donc utile Ma r r a in e L ouise.
LUI MUsouko. — C'est le parfum de Vénus qu’il
que le chimiste connût chaque cliente, ce qui faut employer, chùro madame. Les effluves sont
est bien difficile et semble superflu. Songez étrangos. Vous no pourriez trouver ce parfum dans
donc! Toutes lqs femmes d'aujourd’hui ayant le cotnmorce. Il est exquis. Je peu* vous l ’adresser
contre. 5 fr. 30.
sur leur table de toilette au moins, une lotion U n Tourangeau curieux. — Vous êtes signé par
pour les cheveux, une crème pour le teint et Morcuro dans lo signo de la Vierge, cher enfant.
une boite à poudre, si nombreux que soient C’est un excellent présage d’argent, mais un mau­
les chimistes, ils seraient débordés. vais signo sentimental. Coûts d'indépendance qui
J'ai donc, comme c’est mon habitude, songé Pour répondre au désir exprimé par de vous amèneront peut-être au célibat ; de toutes la­
à vous faire plaisir, mes chères filleules, en vous nombreux lecteurs, le professeur Donato. çons, mariage tardif. Facultés d’invention et d’ima­
directeur de la V ie M y stérieu se, membre de gination, amour du mystère et des choses de l’au-
étant utile et agréable, et dans ce but, j'ai deU. Voyages nombreux à partir de 25 ans. Jour :
décidé de préparer moi-même tous les produits la Société Magnétique de France, organise mercredi ; couleur : gris ; pierre : jaspe ; maladie :
de beauté dont Je possède les formules, pour pour la rentrée u n cours de M agn étism e et ventre. Portez le talisman ae Mercure.
celles qui le désireraient. d H y p n o tis m e en douze leçons, avec le con­ Pernetty. — C’ost Mars votre planète dirigeante
Vous n'aurez donc qu'à m'écrire ce dont dans lo signo du Bélier. Ce signe répond aux im­
cours de nombreux sujets entraînés et non pulsions naturelles qui déterminent vos entreprises.
vous êtes affligées : rides, teint sec, teint gras,
chute des cheveux, boutons, etc., etc., je pré­ entraînés. Ce signo vous donne l'ambition, la soif de parvenir.
parerai suivant les cas et ainsi en toute con­ Ce cours aura lieu sous la direction du Richosso certaine, mais après des commencements
difficiles. Moriapo heureux en 1912. Redoutez les
naissance de cotise. professeur Donato, avec le concours des accidenta do bicyclette et auto. Jour favorable :
Et pour que mes prix, à. moi, soient acces­ meilleurs magnétiseurs français. mardi ; couleur : rouge ; pierre : améthyste ; métal :
sibles à toutes les boursesj je ne ferai payer Il sera précédé et suivi de conférences cuivro ; maladie : tête.
que les produits seulement! Mon temps, comme GabrieUe-Jeanne. — Excellent signe. que le vôtre,
avec projections lumineuses, sur toutes les mais snrtont dans la seconde partie do la vie. Vous
mon cœur, vous sera désormais acquis. branches des sciences psychiques, confé­ subissez l’influeuce de Mercure dans le Lion, c’est-
Je vais, pour vous évitèr des demandes de à-dire 1a fortune, ou du moins la grande aisance,
renseignements qui vous feraient perdre un rences faites par les maîtres de l'occul­ avec la santé et la longévité. Méfiez-vous cependant
temps précieux, vous donner Un petit aperçu tisme contemporain. des fausses amitiés, des mauvaises confidentes, et
des produits que je mets à votre disposition. De plus,-une fois par mois, le professeur espérez tout des années 1911 et 1912 qui doivent
E a u x. — Eau de toilette; Ea,u de Cologne; Donato traitera de l’éducation de la vo­ vous apporter le triomphe sons toutes ses formes.
Héritage vers cette époque. Jour : mercredi; cou­
.Eau dentifrice; Vinaigre aromatique; Alcool, lonté. leur : jaune ; pierre : rubis ; métal : mercure ; ma­
de menthe'; Eau pour les cors; Eau pour rou­ Il nesera accepté qu'un nombre restreint ladie : cœur.
geurs; Eau pour les mains; Lotion pour les d'élèves qui, à la fin du cours, recevront, Eléonore d'Asniirts. — Vous êtes signée par Mars,
cheveux; Lotion pour les seins; Essences pour chère madame, dan» le Bélier, c’est ce qui explique
sachets; Lotion pour les veux; Lotion pour après examen, un magnifique diplûme at­ l’angoisse dans laquelle vous vous débattoz, car
points noirs; Lotion pour les taches de rous­ testant leur maîtrise. Mars c'est la planète de la discorde, de 1a dispute,
seur où de grossesse. Lotion contre la trans­ Prière de demander le programme et de la guerre. Ne vous découragez pas cependant et
teuez-vous en paix sans mettre votre projet à exé­
piration. les conditions de ces cours à la V ie M y sté­ cution. Vos ennuis de famille, vos ennuis nriitériels
7>in<ures. — Blonde ; Rousse ; Châtain ; rieuse, qui les enverra contre timbre de vont disparaître avec 1909 qui est l’ année de Mars.
N o ir . JEnvoyer une mèche de cheveux.) 0 fr. 10 centimes. Eapérez tout de 1910, oü Jupiter va venir vous
P o u d r a . — Poudre dentifrice antiseptique; donner la paix et aseurer le calme de vos vieux
Poudre dentifrice savonneuse; Poudre de riz jours. Jour : mardi ; couleur : rouge : piarro . amé­
blanche ou rose; Poudre pour faire les sachets. thyste ; métal : argent ; maladie : tête.
Jehanne Lyonnaise. — C’est un bion manvais
C rim é e . — Crème pour maigrir; Crème de Courrier astrologique. signe qne le vôtre ; les Poissons, quand ils sont
beauté; Crème émail blanche ou rose; Crème C eux de nos lecteurs q u i vou dron t connaître gouvernés — comme c'est votre cas — par Saturne
épilatoire; Crème pour les cheveux; Crème leur ciel horoscopique, l'é to ile sous laquelle ils maléfique, amènent généralement de» dangers dans
anti-rides. >ont nés, ta plan i l s q u i Iss ré g it, l a présages notre vie. Vous avo* heurousement Mercure qui se
E t i r a i U . — Pour le développement des place à l’ ascendant de votre horoscope, et qui vous
de le u r lig n e zodia ca l (passé, présent, a v e n ir), assure un changement avantageux de situation.
seins; pour la fermeté, des chairs. d evront s'adresser à madame de Lieusaint, Vous réussirez par l’argent, vous souffrirez par le
Les recettes de ménage, de pâtisseries, de fa strolog u e bien connue, chargée de eette ru ­ cœnr. Demandez-moi une lettre particulière. Jour :
liqueurs, seront expliquées par lettre particu­ briqu e à la Vie Mystérieuse. samedi ; couleur : bien ; pierre : chrysolith» ; métal :
lière contre mandat de un franc. C oncu lta tion abrégée p a r la v oie du jo u rn a l, étain; maladie : douleur».
Les produits de beauté seront vendus cinq fr. ; Cyrille 73 — C’est un mauvais signe que celui
t fra n c s ; consu ltation détaillés p a r lettrs p a r­ de ce monsieur, car je voit le » Poissons gouvernés
ajouter cinquante centimes pour frais d'envoi. ticu lière, 3 f ra n c i. A ir u e e r m a n dat ou b onde par Saturne. Cependant Jupiter, dont il faut porterie
Celles de mes filleules qui préférerait nt con­ poète à madame de Lieu sa in t, a u x bu reau x du talisman, se place à l’ ascendant de son horoscope,
naître la formule seulement pour préparer le
produit elles-mêmes la recevront par lettre
particulière contre mandat de deux francs.
E taf, en indiquant la date de sa naissance
s tiim s, moie et année), le texe, et si possible
r i de la naissance.
ce qni lui indique quelques chances dans la seconde
parue de la vie. Famille mauvaise, dénis de jus­
tice, difficultés d’argent qui s’aplaniront. Grande
J'espère, met chères filleules, que vous serez
M a r Inttu. — Sou» l’ influ»ace du Soleil dan» le
£ ie d’argent en 1910. Jour favorable: jeudi ; eou-
ur : bleu ; pierre : chrysolithe ; maladie : pieds ;
désormais tranquilles sur les effets des pro­
duits que vous emploierez pour rester Jeunes Sagittaire, Mlle Marinette o ïl certaine de nager métal : fer.
dan» l'inconnu ; d’avoir un» v i» de mystère, mai» Une Belfortaine. — Vous vous trompes, chere
et jolies. Venant de Marraine Louise et pré­ aussi d’être protégée providentiellement dan» U » mademoiselle, nous n'avons pas parlé de mariagé,
parés par elle, ils ne sauraient vous faire moment» difficile», alors que l'on croit tout perdu. mais simplement de bonheur. Nous complétons nos
aaeun mal et vous coûteront moins. Beaucoup de-confiance en sol. élévation certaine de renseignement» : !• La seconds partie de votre vie
Un petit sourira pour ma peine! position ; goûta artisüquss, jolie voix : élégance na­ vous réserve d’heureuses surprises avec un héritago
turelle, du charme ainon da la beauté. Chance» da certain ; 2* en 1910 changement de position certain
Marraine L ouise. fortune superbes, avec — comme point noir — une ai voyage ; 3* vie longue, mais avec quelques mais*

— 288 —

-
c o u n x tE H S

dies ; 4* non, vous ne resterez pas dans l’ Est ; 5* quel­ de poste à M . l e professeur Dack en envoyant tère, les goûts, Invocation, lot penchants,-W qua­
ques chagrins encore, parce qu’hélas vous êtes un spécimen d’écritu re et , s i possible , une si­ lités et lce défauts do chacun ; on peut même, à
sensitive. l’ aide d’uno môthodo savante que noue possédons,
A. B. S. 777. — C’est Mars bénéfique qui vous
gnature. dire, d’après tel ou tel prénom, quolles sont les
signo dans le Verseau. Excellent signe d’élévation A .V . 1999. — Le Scriptour possède une écrituro chancoe heureuse» ou malheureuses d’un sujet, et
de position par la protection do personnes toutes- de dissimulation. Caractère avisé qui fera son noue on donnoronsprochainoment dos preuves Irréfu­
puissantes. Beaucoup d’argent, surtout dans la se­ chemin sans hésiter sur les moyens à employer. tables. Tris prochainement le courrier onomantlque.
conde partie de la vie ; quelques hostilités à vaincre Intelligence ouverte. Esprit rusé qui profitera do Dr BLYin.
dans la première. Don, legs, héritage, ou lot à une toutes les circonstances pour arriver. Volonté assez
loterie. Dangers do vol ou d’incendie. Jour : mardi; forto, mais sachant plier quand son intérêt l’exige.
couleur : noir ; pierre : saphir ; maladie : douleur ; O n marseillais 28. — La scriptrice est intelligente MASSAGE MAGNÉTIQUE
métal : cuivre. Portez le talisman de Mars. ot spirituelle, sensible affectueuse, ello a boaucoup
One Spirite convaincue. — Cctto enfant est née de cœur et est constante dans ses aiTeciions. Lé­ Massage magnétique scientifique pra­
sous les pins heureux présaecs, étant signée par Ju­ gères tendances à la moquerie, caractère commu­ tiqué par docteur, dans tous les cas
piter dans le Taureau ; il faudra cependant qu’elle nicatif et expansif. Un peu sensuelle, leraune excel­ d'atrophies musculaires, maladies de
se méfio de sa sensibilité, qui pourrait dans l’avenir lente épouse e t une bonno mère de famille. Mariago
on rapport comme situation pécuniaire. l'estomâc, de l'intestin, névroses, etc.
lui faire commettre de lourdes fautes. Elle sera
généreuse et imprévoyante ; elle aimera les belles Pnor* Dack . Adresse fournie sur demande par le
choses. Mariage heureux et fortuné, mais dangers professeur Donato qui transmettra
de maladie. Jour : jeudi ; couleur : vert; pierre :
agato ; métal : étain ; maladie : gorge. L ’O IT O M A N G I E lettres si on le désire.
A. T. M. — Mars maléfiquo vous signe dans la
L ’Onomoncie est une Science qui oxpliquo les vor-
Viorge, ce qui explique la malchance dont vous vous
plaignez; mais ne vous découragez pas, chère ma­
dame, je crois qu'avec 1910 vos ennuis vont cesser,
tus cachées dans tes Noms, ot dans les prénoms do
chacun. Il n’est pas sur la terro, en n’importe quelle
PETITES ANNONCES
car Mercure occupe la secondo partie de votre vie, langue, dialecte ou idiomo, un soûl nom qui n’ait Petites annonces économiques réservées aux particu­
ce qui indique une ûn d’existence à l’ abri des sou­ point son intrinsèque signification ; soit que co nom liers a 0,05 le mot. Peuvent être acceptées tous cette
cis matériels. Voyage certain l’an prochain. Jour appartienne à un minéral, à un végétal, à'un ani­ rubrique les annonces ayant un caractère commercial,
favorable : mardi ; couleur : gris ; pierre : jaspe ; mal ou à un homme. mais au prix de [Link] le mot.
métal : argent ; maladie a craindre : ventre. Au chapitre 20 de la Cosmogonie do Moïso, on voit Ceux de nos lecteurs qui répondront à une petite an­
A* 3i58. — Le Talisman consiste en une médaille Adam donner un nom » chacun des animaux du nonce ne contenant pas d'adresse devront nous envoyer.
composée des métaux occultement homogènes au sujet Paradis terrestre, et ce nom, ce substantif, était — sous p li cacheté et affranchi à 0,10, —une enveloppe
et consacrée astrologiquement. Son efficacité atténue alors on même temps !o qualificatif do l’ animal qui en blanc, timbrée d 0 ,10 sur laquelle ils écriront sim­
les influences mauvaise, et attire le summum do l'avait reçu. 11 en est exactement do même pour les plement le numéro de l'annonce et que nous ferons par­
chances de bonheur terrostro. La médaille est frappéo noms ot prénoms humains. venir à l'annoncier.
à l’effigie de la planète protectrice. Diro un mot, c’est évoquer uno pansée et la ren- Nous déclinons toute responsabilité sur le résultat de
Madame i >e L ikusaint . dro présente dans le domaine do» formes. la transaction.
Proférer un Nom, ce u’ost pas seulement définir
un être, c’est le vquer, par l’émission du Verbe, à AC H A T E T V E N TE
l’influence d’une ou de plusieurs puissances occultes. VOLUMES
Les choses sont, pour chacun de nous, ce qu’il endrait 7 francs Coure magnétisme, hypnotisme.
Courrier graphologique. los fait en les nommant. A l’houro oü naît un enfant,
quelque chose l’a déjà précédé dans la v ie; ce quel­
V New-York Institue o f Science. (Ecrire à M. Ray­
Ceux denos lecteurs q u i d ésireront une ana­ mond Geact, a orossay-Prunay-le-GUloo (Eure-et-
que chose, c’est le nom patronymique, le nom de Loir).
lyse de leur écritu re (caractère , p o r tr a it phy­ famille, auquel, bientôt, viennent s’ajouter les pré­
sique et m oral, présagés) devront s'adresser noms choisis par les parents, el qui distingueront le DIVERS
au professeur D a ck , graphologue, dont la sujet de ses frères ou sœurs.
science el la perspicacité sont sans rivales, et L ’euphonie d’un nom, comme celle d’un mot, repose J eune homme, treote ans, pratiquant magnétisme,
désire connaître jeune fille vingt a vingt-cinq ans
sur l’assemblage des syllabes qui le composent. 11y désirant se marier et pratiquant celte science. A - 138
q u i est chargé de cette ru b riq u e à la Vie Mys­ a dus noms sympathiques et d e» noms antipathiques.
térieuse. N’est-ce pas, mademoiselle Blanche, que, pour ACCESSOIRES DE MAGNETISME
C onsultation abrégée p a r la voie du jo u r ­ rien nu monde, vous n’auriez voulu que l’on vous Hypnotiseurs, voulez-vous endormir rapidement un
nal, 2 fra n cs; consultation détaillée p a r lettre nppolftt Thérèse ou Augustine ? Lo prénom dépeint Il nujoi, sans fatigue : demandez catalogue d'appa­
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Tous les livres d o n t les titre s s u iv e n t son t expédiés à nos le cteu rs p a r n o tr e service de lib r a ir ie , co n tre le u r m o n ta n t, en m a n d at, bon
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M . l'A d m in is tr a te u r de la ‘‘ V ie M ystérieuse ”, 2 3, ru e K . -D . de H ecouvran ce, P a ris (2°). P o u r l'E tr a n g e r , e x p é d ie r le p r i x d 'u n co lis p o s ta l.

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— 287 —
LA r æ M Y S T E R IE U S E
La “ V ie Mystérieuse ” déoline toute responsabilité quant aux annonces publiées. P riè re d’adresser correspondances,
commandes, demandes de renseignements, etc., directement, aux noms et adresses, personnels de chacun des apnonoiers.

de CHANCE PHÉT1SE18 ! $2à


ce titre “ l’Inde
©use dévoilée ",
IR , le célèbre occul­
tiste hindou, ex-initiateur
B i j c v MyiTERlEjj^ du couvent de Kanvallana. en un Su-
Renforçant, par sa radlo-ocU-rllé pbrbb volume édité par l'Imprimerie
odo-èlcctrolde, le dynamisme humain. Royale de Bombay, initie d’une façon
csmrti là m O m : Catn Attractif pratique aux pouvoirs
.F O R T U N E , S A N T É . B O N H E U R
Tonte personne soucieuse de son srenlr ^4nI* posséder ia
. . v i l r doit I . b a __ - ____ .1
gue t n jt li-
RPIRTFS î
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» I tlll 1 LU é
terribles des pagodes hin­
doues.
r l e a s e et s c i e n L f t a a e •• TOUTE PUISSANTE ", dernière création des études mmm Ce livre, malgré sa va­
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PERSONNEL qui fait REUSSIR en TOUT.
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Mesdames, tous vos désirs seront satisfaits et vos rêves réalisés ; modique de Cinq francs à toute demande
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| espérances. accompagnée du montant;
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P r o f e s s e u r D ’A R I A N Y S ,
________________ 4 3 , v i lla d e s V io le tte s, p r è s T O U L O U S E <H“-G-).
THÉDSDPHES! mains de tous ceux qui
veulent forcer au bien,
ou par l'envoûtement se
défendre contre toute at-
VO U LEZ-VO U S taque de leurs ennemis.
lie CONNAITRE présent, passé, aretlr 7Demandez lesCAKTKS PARL4KTI3 : „ , , ....... „ ,
L’Eau d J a m e à O .lO i. Haut
Il n’ett pss besoin do rappeler le dan­
S2 carte so lex p l—, franco 1 f. 50. — CONNAITRE loa lystéraadc K A DIR, V illa P asteu ,r , M
UltlB?DemandezrouvragodoMaadoMaguelono,avoc lOtdoa-
SAMIN*T -- Q
( U E N T I N (A i e n e )
F ra n ce .
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