Arc Djebbar
Arc Djebbar
ـﻴ ـ ــﺔ
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
وزارة اﻟﺘـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـﻌـ ـ ــﻠﻴ ـ ـ ـ ــﻢ اﻟﻌـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــﺎﱄ و اﻟﺒـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــﺤﺚ اﻟﻌ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـﻠ ـ ـ ـﻤـ ـ ـ ـ ـ ــﻲ
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
– ﺟ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــﺎﻣﻌﺔ أﰊ ﺑ ـﻜـ ـ ـ ـ ـ ــﺮ ﺑ ـ ـﻠ ـ ـﻘ ـ ـ ــﺎﻳ ـ د – ﺗ ـ ـ ــﻠﻤﺴ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــﺎن
Université Aboubakr Belkaïd– Tlemcen –
Faculté de TECHNOLOGIE
THESE
Présentée pour l’obtention du grade de DOCTEUR EN SCIENCES
En : Architecture
Sujet
I
Remerciements
En préambule à cette thèse je remercie ALLAH le tout puissant et miséricordieux qui m’aide
et me donne l’énergie, la force, la patience et le courage durant ces longues années d’étude,
et m’a permis d’accomplir ce travail.
Faire une thèse de doctorat c’est comme voyager par voie maritime sur bateau. Vous avez
une idée où vous allez mais vous ne savez pas comment cela va se passer. Il pourrait être un
cauchemar parfois et un vrai plaisir à d'autres moments. De plus, vous ne savez pas ce dont
vous avez réellement besoin pour votre voyage, sauf de la patience et de l'obstination pour
vous mener à la fin. Quant au voyage, il faut parfois s'arrêter pour s’approvisionner afin de
continuer à voyager. Mais ce qui est le plus important pour réussir, c'est de garder son lien
avec le bon Dieu afin de préserver son moteur de motivation intact et d'être obstiné. C’est ce
qui suffira à faire la différence.
De nombreuses personnes se retrouvent ainsi de manière fortuite ou non, pour le pire ou le
meilleur, entre le doctorant et son doctorat. Ce sont certaines de ces personnes que j’aimerais
mettre en avant dans ces remerciements.
Je veux présenter mes chaleureux remerciements à mon encadreur «Monsieur le professeur
MOKHTARI Abderrahmane». Je veux également lui témoigner ma gratitude pour sa patience,
son soutien, sa grande disponibilité et ses nombreux conseils qui m’ont été précieux afin de
mener mon travail à bon port. Je tiens à remercier également mon co-encadreur « Madame le
professeur ZINAI SALEM Souria », pour ses conseils, sa grande disponibilité et l’intérêt
incontestable qu’elle porte à ce travail.
J’exprime tous mes remerciements à l’ensemble des membres de mon jury composé de
« Madame le Docteur MEBIROUK Hayet » et « Madame le Docteur KACEMI Malika »
présidé par « Monsieur le professeur OUISSI Mohamed Nabil » pour l’intérêt qu’ils ont porté
à ma recherche en acceptant d’examiner mon travail et de l’enrichir par leurs suggestions.
Ce travail n’aurait pu être mené à bien sans la disponibilité et l’accueil chaleureux que m’ont
témoignés mes enseignants à l’Université de Jordanie à Amman. Mes sincères gratitudes à
« Mr le Dr. Magdy T. SAAD », « Mr le Pr. Dr. Kamel O. MAHADIN» et « Mr le Dr. Jawdat
GASSOUS » pour la qualité de leurs enseignements, leurs conseils et leurs intérêts
incontestables qu’il porte à tous les étudiants. Je tiens à exprimer ma reconnaissance envers
l’ensemble du personnel de l’Association Scientifique Royale en Jordanie « Royal Scientific
Society », notamment le directeur de l’Institut des matériaux et des technologies de
construction « Mr le Dr. Bashar NABULSI » et « Mme Tala AWADALLAH », « Mr Haitham
ADAS » et « Mr Nidal ABDALLAH » à la division de la rationalisation de l’usage de
II
l’énergie et de l’énergie solaire thermique à Amman, « Mme OUHACINE Karima » et « Mlle
BOUCHAIB Amina » à la Station Météorologique de Béni-Saf, mon enseignant « Mr
ABDELKOUI Ahmed » à l’URBAT de Tlemcen, « Mr GHELLAΪMI Sid Ahmed » et « Mr
ATTAR Mohamed Islam », qui m’ont fourni des informations, des documents et des outils
précieux pour avancer dans cette recherche.
Mes remerciements s’adressent également aux services commerciaux de l’usine KNAUF
Plâtre d’Oran, de Grupo Puma de Sidi Bel Abbes, de NAWAFID d’Oran, de Polystyrène des
Oasis de Boumerdes qui m’ont fourni de devis estimatifs servant à accomplir l’étude
économique.
J’adresse de sincères remerciements au rédacteur en chef « Monsieur Dr., Dr., Habil.
Alexandru PETRISOR » de la revue Urbanism. Arhitectura. Constructii pour ses précieux
conseils et remarques.
Mes vifs remerciements vont également à « Mme le Docteur MEBIROUK Hayet », à « Mme
DJEBBAR Karima » et à « Monsieur le Docteur AMRANI Abdelhamid » de Béni-Saf pour
leur support et leurs encouragements.
Au terme de ce parcours, je remercie de tout cœur celles et ceux qui me sont chers et que j’ai
quelque peu délaissés ces derniers mois pour achever cette thèse. Leurs attentions et
encouragements m’ont accompagnée tout au long de ces années. Je suis redevable à mes
parents, mes beaux-parents, mon mari, mes enfants, ma famille et ma belle famille pour leur
soutien moral et matériel et leur confiance indéfectible dans mes choix.
En guise de reconnaissance, je tiens à témoigner mes sincères remerciements à toutes les
personnes qui ont contribué de près ou de loin au bon déroulement de mes études et à
l’élaboration de ce travail.
III
Résumé
Le secteur résidentiel est à l’origine 43% de la consommation d’énergie finale en Algérie
(Ministère de l’Énergie, 2017). De ce fait, il a une part égale et importante en matière de
délivrance de CO 2 . Les perspectives de développement du parc de logements conduiront à un
accroissement exponentiel de cette consommation énergétique. Cette thèse vise à développer
un diagnostic de la performance énergétique et environnementale (PEE) des logements
collectifs à Tlemcen, au nord ouest d’Algérie, afin de fournir des mesures optimales pour leur
réhabilitation thermique à travers deux études complémentaires basé sur une approche
ascendante. Pour y parvenir, une base de données sur la performance thermique et énergétique
des logements, construits dans cette ville entre 1872 et 2016, est établie. Ainsi qu’une
méthodologie multicritère appropriée est développée en établissant une stratégie multi-
objectif d'optimisation de la PEE à travers deux méthodes l’une statique et l’autre dynamique
en utilisant le logiciel de simulation DesignBuilder. Par conséquent, cette étude a utilisé le
potentiel de la méthode d’évaluation paramétrique pour investiguer l’impact des mesures
d’efficacité énergétique (MEÉ) passives relatives à l’enveloppe du bâtiment d’un point de vue
économique, énergétique, environnemental et de confort thermique.
Les résultats du balisage ont démontré que les logements construits entre1872 et 1920 ont une
meilleure PEE par rapport aux cinq périodes retenues et consomment 130kWh/m²/an. Par
contre, les bâtiments construits entre 1974 et 1989 sont les plus énergivore et consomment
300kWh/m²/an. Les résultats de l’optimisation de ces derniers démontrent que l’isolation
combinée à la réduction de la ventilation est la plus principale mesure économisant plus que
75% d’énergie et 44% d’émissions de CO 2 et le confort d’hiver est nettement amélioré.
Outre l’intérêt scientifique de ce travail, cette thèse apporte une contribution à
l’enrichissement de la réglementation thermique algérienne par le classement des actions à
mener à court, à moyen et à long terme en matière de réhabilitation thermique des bâtiments
d’habitation existants et neufs, dans des régions urbaines ayant un climat similaire. Ce qui
peut constituer une feuille de route en deux étapes applicable aux autres villes constituant les
zones climatiques en Algérie.
Mots clés
Approche ascendante, Logement collectif, Performance énergétique, Simulation
thermique dynamique, Techniques solaires passives, Tlemcen.
IV
Abstract
The residential sector in Algeria is the source of 43% of final energy consumption (Ministry
of Energy, 2017). Thereby, it has an equally important share in the CO 2 release. The
perspectives of Housing stock Development will drive to an exponential increase of this
consumption. This thesis aims to develop a diagnosis of the energy and environmental
performance (EEP) of multi-storey buildings built in Tlemcen, northwestern Algeria, to
provide optimal measures for their thermal rehabilitation through two complementary studies
based on bottom up approach. To achieve that, a database on the thermal and energy
performance of housing built in this city between 1872 and 2016 is established. As well as an
appropriate multicriteria methodology is developed by establishing a multi-objective strategy
for optimizing EEP using two methods, one static and the other dynamic, using the
DesignBuilder simulation software. Therefore, this study is led to use the potential of the
parametric evaluation method to investigate the impact of passive energy efficiency measures
(EEM) on the building envelope from an economic, energy, environmental and thermal
comfort point of view.
The results of the benchmarking showed that the dwellings built between 1872 and 1920 have
better EEP compared to the five periods retained and consume 130kWh/m²/year. On the other
hand, those built between 1974 and 1989 are the most energy-intensive and consume
300kWh/m²/year. The results of the optimization of these last ones demonstrate that the
insulation combined with the reduction of ventilation is the most important measure saving
more than 75% of energy and 44% of CO 2 -emissions. Besides, the winter comfort is
significantly improved.
In addition to the scientific interest of this work, this thesis contributes to the enrichment of
Algeria’s thermal regulation by establishing a list of actions to be taken in short, medium and
long term, in terms of thermal rehabilitation in existing housing areas as well as in new ones,
in urban regions with a similar climate. This can constitute a two-step roadmap applicable to
the other cities constituting the climatic zones in Algeria.
Key words
Bottom-up-approach, Dynamic-thermal-simulation, Energy-performance, Multi-storey-
dwelling, Solar-Passive-techniques, Tlemcen.
V
ﻣﻠﺨﺺ
ﯾﻤﺜﻞ ﻗﻄﺎع اﻟﺴﻜﻦ ﻓﻲ اﻟﺠﺰاﺋﺮ ٪43ﻣﻦ اﻻﺳﺘﮭﻼك اﻟﻨﮭﺎﺋﻲ ﻟﻠﻄﺎﻗﺔ )وزارة اﻟﻄﺎﻗﺔ .(2017 ،ﻣﻤﺎ ﯾﺴﮭﻢ ﻓﻲ اﻧﺒﻌﺎث ﺣﺼﺔ
ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ وﻛﺒﯿﺮة ﻣﻦ ﺛﺎﻧﻲ أﻛﺴﯿﺪ اﻟﻜﺮﺑﻮن ﻓﻲ اﻟﺠﻮ .ﻛﻤﺎ أن آﻓﺎق اﻟﺘﻨﻤﯿﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺴﺎﻛﻦ ﺳﺘﺆدي،ﺣﺘﻤﺎ ،إﻟﻰ زﯾﺎدة ھﺎﺋﻠﺔ ﻓﻲ ھﺬا
اﻻﺳﺘﮭﻼك .ﺗﮭﺪف ھﺬه اﻷطﺮوﺣﺔ إﻟﻰ ﺗﻄﻮﯾﺮ ﺗﺸﺨﯿﺺ اﻟﻔﻌﺎﻟﯿﺔ اﻟﻄﺎﻗﻮﯾﺔ و اﻟﺒﯿﺌﯿﺔ ﻟﻠﻤﺴﺎﻛﻦ اﻟﻤﺘﻌﺪدة اﻟﻄﻮاﺑﻖ ﻓﻲ ﻣﺪﯾﻨﺔ
ﺗﻠﻤﺴﺎن ،ﺷﻤﺎل ﻏﺮب اﻟﺠﺰاﺋﺮ ،ﻣﻦ أﺟﻞ ﺗﻮﻓﯿﺮ أﻓﻀﻞ اﻟﺘﺪاﺑﯿﺮ ﻹﻋﺎدة ﺗﺄھﯿﻠﮭﻢ ﺣﺮارﯾﺎ ﻣﻦ ﺧﻼل دراﺳﺘﯿﻦ ﺗﻜﻤﯿﻠﯿﺘﯿﻦ ﺗﻘﻮﻣﺎن
ﻋﻠﻰ ﻣﻘﺎرﺑﺔ ﺗﺼﺎﻋﺪﯾﺔ .وﻟﺘﺤﻘﯿﻖ ذﻟﻚ ،ﺗﻢ إﻧﺸﺎء ﻗﺎﻋﺪة ﺑﯿﺎﻧﺎت ﻋﻦ اﻷداء اﻟﻄﺎﻗﻮي واﻟﺤﺮاري ﻟﻠﻤﺴﺎﻛﻦ اﻟﻤﺒﻨﯿﺔ ﻓﻲ ھﺬه اﻟﻤﺪﯾﻨﺔ
ﺑﯿﻦ ﻋﺎﻣﻲ 1872و .2016ﻓﻀﻼ ﻋﻦ وﺿﻊ ﻣﻨﮭﺠﯿﺔ ﻣﺘﻌﺪدة اﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ ﺗﻘﻮم ﻋﻠﻰ إﺳﺘﺮاﺗﯿﺠﯿﺔ ﻣﺘﻌﺪدة اﻷھﺪاف ﻟﺘﺤﻘﯿﻖ أﻓﻀﻞ
ﻓﻌﺎﻟﯿﺔ طﺎﻗﻮﯾﺔ و ﺑﯿﺌﯿﺔ ﻟﮭﺬه اﻟﻤﺒﺎﻧﻲ ﺑﻄﺮﯾﻘﺘﯿﻦ ،واﺣﺪة ﺛﺎﺑﺘﺔ وأﺧﺮى دﯾﻨﺎﻣﯿﻜﯿﺔ ،ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام ﺑﺮﻧﺎﻣﺞ اﻟﻤﺤﺎﻛﺎة دﯾﺴﯿﻨﺒﻮﯾﻠﺪر
. DesignBuilder
ﻟﺬﻟﻚ ،أدت ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ إﻟﻰ اﺳﺘﺨﺪام إﻣﻜﺎﻧﺎت طﺮﯾﻘﺔ اﻟﺘﻘﯿﯿﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻠﻲ ﻟﺪراﺳﺔ ﺗﺄﺛﯿﺮ ﺗﺪاﺑﯿﺮ ﻛﻔﺎءة اﻟﻄﺎﻗﺔ اﻟﺴﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ
ﺑﻐﻼف اﻟﻤﺒﻨﻰ ﻣﻦ وﺟﮭﺔ ﻧﻈﺮ اﻗﺘﺼﺎدﯾﺔ ،طﺎﻗﻮﯾﺔ وﺑﯿﺌﯿﺔ وﻛﺬا ﻣﻦ ﻧﺎﺣﯿﺔ اﻟﺮاﺣﺔ اﻟﺤﺮارﯾﺔ.
أظﮭﺮت ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﻘﺎرﻧﺔ أن اﻟﻤﺴﺎﻛﻦ اﻟﺘﻲ ﺑﻨﯿﺖ ﺑﯿﻦ ﻋﺎﻣﻲ 1872و 1920ﻟﺪﯾﮭﺎ أﻓﻀﻞ أداء طﺎﻗﻮي وﺣﺮاري ﻣﻘﺎرﻧﺔ
/ﺳﻨﺔ .ﻓﻲ ﺣﯿﻦ أن ﺗﻠﻚ اﻟﺘﻲ ﺑﻨﯿﺖ ﺑﯿﻦ ﻋﺎﻣﻲ 1974و 1989ھﻲ اﻷﻛﺜﺮ 2ﺑﺎﻟﻔﺘﺮات اﻟﺨﻤﺲ اﻷﺧﺮى وﺗﺴﺘﮭﻠﻚ 130ﻛﯿﻠﻮواط/م
/ﺳﻨﺔ .ﻛﻤﺎ ﺑﯿﻨﺖ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺗﺤﺴﯿﻦ ھﺬه اﻷﺧﯿﺮة أن اﻟﻌﺰل ﻣﻊ ﺧﻔﺾ اﻟﺘﮭﻮﯾﺔ ھﻮ 2اﺳﺘﮭﻼﻛﺎ ﻟﻠﻄﺎﻗﺔ ﺣﯿﺚ ﺗﺴﺘﮭﻠﻚ 300ﻛﯿﻠﻮواط/م
اﻟﺘﺪﺑﯿﺮ اﻷﻛﺜﺮ أھﻤﯿﺔ ،ﺣﯿﺚ ﯾﻮﻓﺮ أﻛﺜﺮ ﻣﻦ ٪75ﻣﻦ اﻟﻄﺎﻗﺔ و ٪44ﻣﻦ اﻧﺒﻌﺎث ﺛﺎﻧﻲ أﻛﺴﯿﺪ اﻟﻜﺮﺑﻮن.ﻛﻤﺎ ﺗﻢ ﺗﺤﺴﯿﻦ اﻟﺮاﺣﺔ
اﻟﺤﺮارﯾﺔ ﻓﻲ ﻓﺼﻞ اﻟﺸﺘﺎء ﺑﺸﻜﻞ ﻣﻠﺤﻮظ.
ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ اﻟﻘﯿﻤﺔ اﻟﻌﻠﻤﯿﺔ ﻟﮭﺬا اﻟﻌﻤﻞ ،ﺗﺴﮭﻢ ھﺬه اﻷطﺮوﺣﺔ ﻓﻲ إﺛﺮاء اﻟﺘﻨﻈﯿﻢ اﻟﺤﺮاري اﻟﺠﺰاﺋﺮي ﻣﻦ ﺧﻼل ﺗﺼﻨﯿﻒ
اﻹﺟﺮاءات اﻟﻘﺼﯿﺮة واﻟﻤﺘﻮﺳﻄﺔ واﻟﻄﻮﯾﻠﺔ اﻷﺟﻞ اﻟﺘﻲ ﯾﺠﺐ اﺗﺨﺎذھﺎ ﻹﻋﺎدة اﻟﺘﺄھﯿﻞ اﻟﺤﺮاري ﻟﻠﻤﺒﺎﻧﻲ اﻟﺴﻜﻨﯿﺔ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ واﻟﺠﺪﯾﺪة
ﻓﻲ اﻟﻤﻨﺎطﻖ اﻟﺤﻀﺮﯾﺔ ذات اﻟﻤﻨﺎخ اﻟﻤﻤﺎﺛﻞ .ﻣﺎ ﻗﺪ ﯾﺸﻜﻞ ﺧﺎرطﺔ طﺮﯾﻖ ﻣﻦ ﺧﻄﻮﺗﯿﻦ ﺗﻨﻄﺒﻖ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺪن اﻟﺘﻲ ﺗﺸﻜﻞ اﻟﻤﻨﺎطﻖ
اﻟﻤﻨﺎﺧﯿﺔ اﻷﺧﺮى ﻓﻲ اﻟﺠﺰاﺋﺮ.
الﻣﺤﺎﻛﺎة اﻟﺤﺮارﯾﺔ اﻟﺪﯾﻨﺎﻣﯿﻜﯿﺔ ،اﻟﻤﻘﺎرﺑﺔ اﻟﺘﺼﺎﻋﺪﯾﺔ ،ﺗﻠﻤﺴﺎن ،ﺗﻘﻨﯿﺎت اﻟﻄﺎﻗﺔ اﻟﺸﻤﺴﯿﺔ اﻟﺴﺎﻟﺒﺔ ،ﻓﻌﺎﻟﯿﺔ اﻟﻄﺎﻗﺔ ،ﻣﺴﻜﻦ ﻣﺘﻌﺪد
اﻟﻄﻮاﺑﻖ.
VI
Sommaire
Objet Page
Introduction générale………………………………………………………………… 1
Motivation de choix de thème et de cas d’étude…………………………………… 3
Problématique………………………………………………………………………. 3
Hypothèses …………………………………………………………………………. 5
Objectifs de l’étude…………………………………………………………………. 6
Méthodologie……………………………………………………………………….. 7
Capacité et Limites de l’étude……………………………………………………… 8
Structure des chapitres……………………………………………………………… 9
Partie I………………………………………………………………………………… 11
Introduction de la première partie …………………………………………………….. 12
Chapitre 1 : Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité………………. 13
1-1) Energie dans la nature ………………………………………………………… 14
1-2) L’énergie dans le monde : Les énergies fossiles au cœur du mix mondial……. 15
1-3) La situation énergétique en Algérie …………………………………………… 17
1-4) Bilan de consommation énergétique en Algérie……………………………….. 19
1-5) Intensité énergétique en Algérie ………………………………………………. 22
1-6) Le secteur des bâtiments : des enjeux énergétiques mondiaux et régionaux
importants……………………………………………………………………… 23
1-7) La politique national de maitrise de l’énergie et son cadre réglementaire…….. 32
1-8) Concept de la durabilité et son volet environnemental………………………... 40
1-9) Voie de la durabilité de l’énergie : le cas du bâtiment………………………… 42
1-10) Conclusion …………………………………………………………………… 44
Chapitre 2 : État de l’art sur la réhabilitation thermique des bâtiments
résidentiels : Techniques, méthodes et outils ………............................ 45
2-1) La réhabilitation thermique …………………………………………………… 46
2-2) Performance énergétique d’un bâtiment ……………………………………… 49
2-3) Techniques de modélisation de la consommation d’énergie dans le secteur
résidentiel ……………………………………………………………………… 50
2-4) Critères d’évaluations de la performance énergétique des bâtiments
résidentiels……………………………………………………………………... 58
2-5) Recherches récentes d’amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment
dans le contexte algérien ……………………………………………………… 62
2-6) Problématique d’aide à la décision multicritère…………………………..…… 65
2-7) Optimisation multi-objectifs de la performance énergétique …………………. 66
2-8) Méthode et outils d’évaluation de la performance énergétique de son
immeuble……………………………………………………………………... 67
2-9) Conclusion…………………………………………………………………….. 82
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments…………………………….. 86
3-1) Climat en Algérie……………………………………………………………… 86
3-2) Soleil et bâtiment : Interactions entre le bâtiment et son environnement……... 87
3-3) Les échanges thermiques dans le bâtiment…………………………………… 88
3-4) Propriétés thermiques de l’enveloppe du bâtiment …………………………… 89
3-5) Confort thermique ou thermohygrométrique………………………………….. 91
3-6) Conception bioclimatique……………………………………………………... 99
3-7) Conception solaire ……………………………………………………………. 100
3-8) Conception solaire passive…………………………………………………….. 101
3-9) Techniques passives …………………………………………………………... 104
VII
3-10) Techniques actives…………………………………………………………… 128
3-11) Conclusion …………………………………………………………………… 129
Conclusion de la première partie………………………………………………………. 130
Partie II………………………………………………………………………………... 131
Introduction de la deuxième partie ……………………………………………………. 132
Chapitre 4 : Etudes sur le terrain…………………………………………………… 133
4-1) Objectifs de l’étude et methodologies…………………………………………. 134
4-2) Tlemcen comme champ d’étude………………………………………………. 137
4-3) Analyse architecturale et technique de l’échontillon choisi …………………. 152
4-4) Diagnostic: Analyse thermique et énergétique du bâti………………………… 161
4-5) Benchmarking de consommation d’énergie dans les logements (Balisage
externe) ……………………………………………………………………….. 172
4-6) Conclusion…………………………………………………………………….. 173
Chapitre 5: Étude multicritère par méthodes: statique et dynamique.................. 176
5-1) Méthode............................................................................................................. 177
5-2) Cas d’étude…………………………………………………………………… 178
5-3) Méthode statique……………………………………………………………… 181
5-4) Simulation thermique dynamique....................................................................... 186
5-5) Conclusion…………………………………………………………………….. 199
Chapitre 6: Discussion des résultats………………………………………………… 200
6-1) Analyse des résultats des études de simulation thermique……………………. 201
6-2) Conclusion…………………………………………………………………….. 227
Conclusion de la deuxième partie……………………………………………………… 230
Conclusions générale et perspectives………………………………………………... 232
Bibliographie ………………………………………………………………………… 241
Annexe………………………………………………………………………………… i
Glossaire………………………………………………………………………………. xxii
Table des matières……………………………………………………………………. xxix
VIII
Liste des tableaux Page
IX
Tableau 37 La stratégie de contrôle de l'éclairage artificiel………………………………… 197
Tableau 38. Gains dus aux appareils électriques utilisés dans le cas d’étude……………… 198
Tableau 39 Récapitulation des mesures d’efficacité énergétique………………………….. 198
Tableau 40 Matrice de différentes actions d’économie d’énergie. Tentative d’économie
pour un logement collectif typique (intermédiaire) dans le climat de Tlemcen,
basé sur l’étude de simulation…………………………………………………. 228
X
Liste des figures et des photos Page
XI
Figure 41 Phénomène du pont thermique…………………………………………………. 120
Figure 42 Bénéfices de la compacité……………………………………………………… 125
Figure 43 Orientation optimale des bâtiments……………………………………………. 125
Figure 44 Illustration de l’influence de l’orientation des bâtiments et des masques liés aux
bâtiments et à la végétation sur les apports solaires……………………………. 127
Figure 45 Illustration de la règle de prospect L=H……………………………………….. 127
Figure 46 Illustration de la transmission des arbres caduques en été/hiver et de la hauteur
du soleil dans le ciel…………………………………………………………….. 127
Figure 47 Positionnement de la végétation pour maximiser la prise en compte des apports
solaires passifs……………………………………………………………….. 128
Figure 48 Maison rurale en Algérie, avec panneaux photovoltaïques sur le toit………… 128
Figure 49 Situation de Tlemcen……………………………………………………………. 138
Figure 50 Principales étapes de croissance de Tlemcen…………………………………… 138
Figure 51 Différentes périodes de l’évolution historique de Tlemcen…………………. 140
Figure 52 Caractéristique de l’habitat traditionnel à Tlemcen …………………………… 141
Figure 53 Caractéristique de l’habitat contemporain durant la période coloniale à
Tlemcen....................................................................................................... 142
Figure 54 Evolution de la consommation énergétique à Tlemcen………………………. 146
Figure 55 Accroissement de la clientèle de gaz naturel et de l’électricité à Tlemcen …… 146
Figure 56 Lumière et Radiation Solaire sur une surface horizontale à Tlemcen………… 147
Figure 57 Moyenne maximale et minimale de Température de Tlemcen………………… 147
Figure 58 Moyenne de l’humidité Relative et de précipitation maximale et les données
moyennes per moi à Tlemcen………………………………………………….. 147
Figure 59 Les vents dominants à Tlemcen………………………………………………… 147
Figure 60 Profil annuel de température……………………………………………………. 148
Figure 61 Profil annuel d’humidité………………………………………………………… 148
Figure 62 Le Diagramme Bioclimatic (Givoni) pour le climat de Tlemcen......................... 151
Figure 63 Répartition des batiments de logements collectifs sur le territoire tlemcenien
par époque…………………………………………………………………….. 154
Figure 64 Bâtiment en face du marché avec des façades très riches en décorations qui
correspondent au style Néoclassique…………………………………………... 155
Figure 65 Bâtiment de Mr et Mme Melis donnant sur la place El-Amir Abdelkader avec
des façades qui correspondent au style international à balcon filant, marquet à
partir du 1ier étage par deux travées munies d’ouvertures plâtes à encadrement
simple et saillant……………………………………………………………….. 156
Figure 66 À droite : Les HLM déstinées aux algériens ; à gauche : les HLM déstinées aux
français………………………………………………………………………… 156
Figure 67 Tours et barres de logements construits entre 1974-1989………………………. 157
Figure 68 Logements construits durant la période 1990-2016…………………………… 158
Figure 69 Toiture/plancher en voutains…………………………………………………… 160
Figure 70 Système de coffrage de dalle PASCHAL………………………………………. 161
Figure 71 Unité de coffrages Tunnels sur chantier……………………………………….. 161
Figure 72 Résistance thermique des murs selon les techniques constructive à Tlemcen… 163
Figure 73 Temperature ambiante mesurée dans le séjour des logements construits entre
1974-1989……………………………………………………………………. 165
Figure 74 Temperature ambiante mesurée dans la cuisine des logements construits entre
1974-1989………………………………………………………………………. 165
Figure 75 Temperature ambiante mesurée dans la chambre des logements construits entre
1974-1989……………………………………………………………………. 166
Figure 76 Effet de la paroi froide sur un mur de 40cm en moellon……………………… 167
Figure 77 Effet de la paroi froide sur un mur de 19cm en brique pleine………………….. 167
Figure 78 Effet de la paroi froide sur un mur de 16cm en brique creuse………………… 167
Figure 79 Effet de la paroi froide sur un mur de 50cm en béton armé…………………… 167
Figure 80 Effet de la paroi froide sur un mur de 30cm en double parois de brique creuse
(5cm/10cm) séparé de 11cm d’air non isolé…………………………………… 167
XII
Figure 81 Effet de la paroi froide sur un mur de 17cm de béton armé non isolé………… 168
Figure 82 Effet de la paroi froide sur un mur de 28cm en double parois de brique creuse
(10cm/10cm) séparé de 5cm d’air non isolé…………………………………… 168
Figure 83 Effet de la paroi froide sur un mur de 34cm en double parois de brique creuse
(10cm/15cm) séparé de 5cm d’air non isolé……………………………………. 168
Figure 84 Systemes de chauffage et de rafraichissement des logements collectifs à
Tlemcen……………………………………………………………………….. 171
Figure 85 Types de systemes de chauffage et de rafraichissement des logements collectifs
à Tlemcen……………………………………………………………………….. 171
Figure 86 Emplacement des systemes de chauffage et de rafraichissement dans les
logements collectifs à Tlemcen…………………………………………………. 172
Figure 87 Les équipements de production d’eau chaude sanitaire dans les logements
collectifs à Tlemcen…………………………………………………………….. 172
Figure 88 Consommation énergétique des logements collectifs à Tlemcen (Chauffage +
Eau Chaude Sanitaire)………………………………………………………….. 173
Figure 89 Vue de l’extérieur du bâtiment contenant le cas d’étude, cité 1060 logements,
quartier d’Imama-Mansourah à Tlemcen……………………………………… 179
Figure 90 Photo Satellite de la cite 1060 logements, le spot photo de la figure (90) est
indiqué.………………………………………………………………………… 179
Figure 91 Plan du logement……………………………………………………………… 179
Figure 92 Le programme EnergyPlus…………………………………………………….. 187
Figure 93 Diagramme du logiciel DesignBuilder………………………………………….. 191
Figure 94 Logogramme qui schématise le processus d’optimisation des éléments des
bâtiments………………………………………………………………………. 191
Figure 95 Modèle de simulation 3D de l’appartement…………………………………….. 192
Figure 96 Profil de d’occupation du logement …………………………………………. 192
Figure 97 Gammes de confort adaptatif suivant le modèle de confort ASHRAE 55……… 195
Figure 98 Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que
emissions CO 2 par metre carré pour un logement non isolé (le coin de l’étage
intermédiaire du batiment) avec simple vitrage. Ce cas représente le cas de
base du batiment existant……………………………………………………. 201
Figure 99 Besoins annuels de chauffage, de refraichissement et les totaux ainsi que les
émissions par mètre carré d’un logement intermédiaire faisant coin avec vitrage
simple…………………………………………………………………………… 202
Figure 100 Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que les
émission CO 2 par mètre carré pour un logement intermédiaire faisant coin,
isolé avec double vitrage…………………………………………………… 203
Figure 101 Besoins annuels de chauffage, de raffraichissement et les totaux ainsi que les
émissions CO 2 par mètre carré pour un logement intermédiaire faisant coin,
non isolé avec double vitrage………………………………………………… 203
Figure 102 Comparaison des besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les
totaux ainsi que les émissions CO 2 par mètre carré du scenario de base (non-
isolé avec simple vitrage dans l’étage intermédiaire) placé dans les trois autre
orientations.................................................................................................... 204
Figure 103 Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que les
émissions CO 2 par mètre carré pour un logement non-isolé des années 1990-
2000 (faisant coin de l’étage intermédiaire), avec simple vitrage………….. 205
Figure 104 Besoins annuels de chauffage, de rafraîchissement et les totaux ainsi que les
émissions CO 2 par mètre carré pour un logement non-isolé du coin du dernier
étage avec simple vitrage……………………………………………………….. 206
Figure 105 Comparaison des besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les
totaux ainsi que les émissions CO 2 par mètre carré du scenario de base serré
(non-isolé avec simple vitrage dans l’étage intermédiaire) avec un logement
isolé avec double vitrage en agrandissant les fenêtres dans les façades sud à 1
& ½………... ………………………………………………………………… 207
XIII
Figure 106 Comparaison des besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les
totaux ainsi que les émissions CO2 par mètre carré entre le scénario de base
étanche avec serre et un logement intermédiaire isolé avec double vitrage et
loggia de la cuisine vitrée……………………………………………………. 208
Figure 107 Comparaison des besoins annuels de chauffage, de raffraichissement et les
totaux ainsi que les émission CO 2 par mètre carré entre le scénario de bas
étanche et le logement intermédiaire isolé, avec double vitrage et dispositifs
d’ombrage combinés à une loggia vitrée…………………………………… 209
Figure 108 Température ambiante du cas de base avant réhabilitation thermique en hiver
(12/01) et en été (21/07)……………………………………………………….. 210
Figure 109 Température ambiante des volumes avant et après réhabilitation thermique le
12/01…………………………………………………………………………. 211
Figure 110 Température ambiante des volumes avant et après réhabilitation thermique le
21/07…………………………………………………………………………… 211
Figure 111 Température ambiante avant et après optimisation par l’isolation en hiver
(12/01)………………………………………………………………………… 212
Figure 112 Température ambiante avant et après optimisation par l’isolation en été (21/07) 212
Figure 113 Température ambiante avant et après optimisation par le remplacement du
simple vitrage par le double en hiver (12/01)……………………………….. 213
Figure 114 Température ambiante avant et après optimisation par le remplacement du
simple vitrage par le double en été (21/07)………………………………….. 213
Figure 115 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation et le double vitrage en hiver (12/01)………………………………… 214
Figure 116 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation et le double vitrage en été (21/07)…………………………………… 214
Figure 117 Comparaison entre des températures ambiantes des logements dans les
différentes orientations en hiver (12/01)……………………………………… 215
Figure 118 Comparaison entre des températures ambiantes des logements dans les
différentes orientations en été (21/07)………………………………………… 216
Figure 119 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation, le double vitrage et l’agrandissement des fenêtres orientées sud en
hiver (12/01)……………………………………………………………………. 217
Figure 120 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation, le double vitrage et l’agrandissement des fenêtres orientées sud en
été (21/07)……………………………………………………………………… 217
Figure 121 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation, le double vitrage et les dispositifs d’ombrage en hiver (12/01)…… 218
Figure 122 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation, le double vitrage et les dispositifs d’ombrage en été (21/07)……… 218
Figure 123 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation, le double vitrage, l’agrandissement des fenêtres orientées sud et les
dispositifs d’ombrage en hiver (12/01)……………………………………….. 219
Figure 124 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de
l’isolation, le double vitrage, l’agrandissement des fenêtres orientées sud et les
dispositifs d’ombrage en été (21/07)…………………………………………. 219
Figure 125 Température ambiante avant et après optimisation par l’installation d’une serre
en simple vitrage en hiver (12/01)………………………………………………. 220
Figure 126 Température ambiante avant et après optimisation l’installation d’une serre en
été (21/07)…………………………………………………………………….. 220
Figure 127 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison tous les
paramètres en hiver (12/01)……………………………………………………. 221
Figure 128 Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison tous les
paramètres en été (21/07)……………………………………………………… 222
Figure 129 Température ambiante des volumes avant et après réhabilitation thermique le
12/01…………………………………………………………………………… 222
XIV
Figure 130 Température ambiante des volumes avant et après réhabilitation thermique le
21/07…………………………………………………………………………….. 223
Figure 131 Comparaison entre les temperatures ambiantes mesurée et simulée dans le 223
séjour le 12/01et le 21/07………………………………………………………
Figure 132 Comparaison entre les temperatures ambiantes mesurée et simulée dans la 224
cuisine le 12/01et le 21/07……………………………………………………….
Figure 133 Comparaison entre les temperatures ambiantes mesurée et simulée dans la 224
chambre le 12/01et le 21/07……………………………………………………..
Figure 134 Comparaison de la température ambiante du cas de base avec celle d’un autre
muni de l’enveloppe des logements construits entre 1990-2016 en hiver……… 225
Figure 135 Comparaison de la température ambiante du cas de base avec celle d’un autre
muni de l’enveloppe des logements construits entre 1990-2016 en été (21/07)... 225
Figure 136 Comparaison de la température ambiante du cas de base (intermédiaire) avec
celle d’un autre au dernier étage en hiver (12/01)…………………………… 226
Figure 137 Comparaison de la température ambiante du cas de base (intermédiaire) avec
celle d’un autre au dernier étage en été (21/07)………………………………. 227
XV
Liste des annexes Page
XVI
Liste des abréviations et des acronymes
XVII
OCDE : Organisation de la coopération et du
développement économique
TWh : Térawatt-heure
UE : Union Européenne
XVIII
Introduction générale
Introduction
Introduction :
����﷽ :ﻗﺎل ﷲ ﺗﻌﺎﻟﻰ
""ظﮭﺮ اﻟﻔﺴﺎد ﻓﻲ اﻟﺒﺮ واﻟﺒﺤﺮ ﺑﻤﺎ ﻛﺴﺒﺖ أﯾﺪي اﻟﻨﺎس ﻟﯿﺬﯾﻘﮭﻢ ﺑﻌﺾ اﻟﺬي ﻋﻤﻠﻮا ﻟﻌﻠﮭﻢ ﯾﺮﺟﻌﻮن
(40 اﻵﯾﺔ-)ﺳﻮرة اﻟﺮوم
Dieu Tout-Puissant a dit: Au nom de Dieu, Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
« La corruption est apparue sur la terre et sur la mer par suite des actes accomplis par les
mains des hommes afin que Dieu leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont fait. Peut-être
reviendront-ils! ».
(Verset 40, Sourate Les Romains)
Depuis le début de l’ère industrielle, les civilisations ont fondé leur développement sur
l’utilisation toujours croissante d’énergie fossile pour le chauffage des bâtiments ainsi que
pour les usages domestiques qui prennent une part grandissante dans la consommation
d’électricité du fait de l’évolution du mode de vie. Mais, la consommation des énergies
fossiles n’est pas renouvelable, leur conversion en énergie utilisable est onéreuses et génère
beaucoup de pertes et de sous-produits toxiques. De plus, leur coût, sans cesse croissant, pèse
lourd sur les finances des foyers et influe sur le confort. Ainsi, au 19ème siècle, les chercheurs
ont noté que les émissions de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles
pourraient contribuer au réchauffement planétaire, en découvrant que 60% de l'effet de serre
est induit par le CO 2 (Ozturk et Acaravci, 2010). Des études récentes ont estimé que la
R R
combustion de combustibles fossiles contribue à 70% des émissions totales de carbone et que
l'activité humaine et les consommations d'énergie sont les principales causes du changement
climatique. D'une part, la croissance économique dépend de la consommation d'énergie, ce
qui entraîne des émissions de carbone. D'autre part, la réduction des émissions de carbone
réagira à la consommation d'énergie et restreindra le développement économique (Zhang et
Duan, 2012).
La communauté internationale a mis beaucoup plus l'accent sur le changement climatique
global depuis des décennies. En 2014, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat (GIEC) a publié son cinquième rapport d'évaluation qui analysait la relation entre la
maladie humaine et le changement climatique mondial et soulignait la nécessité de réduire les
émissions de gaz à effet de serre et d'atténuer les effets du changement climatique (Qin,
2014). Bien que la question concernant le réchauffement climatique ait été soulevée depuis
plus d'un siècle, les recherches sur la consommation d'énergie et les émissions de carbone ont
récemment fait des progrès (Shen et Sun, 2016).
2
Introduction
Problématique:
La consommation moyenne d’énergie primaire, en Algérie, a été estimée à environ 0,89
Tep/habitant en 1981. Elle a atteint 1,35 Tep/habitant en 2010 (Agence Internationale de
l’Energie AIE, 2013). Selon l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie (Ademe), cette consommation pourrait atteindre 1,88 Tep/habitant en 2020. Outre
les émissions de CO 2 induites par ce type d’énergie, l’accroissement des consommations
aurait un impact économique majeur, puisque l’industrie des hydrocarbures demeure le
principal moteur économique du pays (Ouahab, 2015). En effet, le secteur des hydrocarbures
représente 97 % des recettes d’exportation et 70 % des recettes de l’État, via la fiscalité
pétrolière (FMI, 2013). Le secteur résidentiel en Algérie est à l’origine de 43% de la
consommation d’énergie finale (Ministère de l’Énrgie, 2017). En plus, il ya lieu de signaler
que la consommation de gaz en Algérie représente environ 34% de la consommation globale
d’énergie, au moment où la moyenne mondiale ne dépasse pas 22% (Ait-Cherif, 2016). De ce
fait, il a une part égale et importante en matière de délivrance de CO 2 . Il est à ce titre
considéré comme la deuxième source d’émissions de CO 2 après les transports. Les
3
Introduction
Alors, cette étude est réalisée pour répondre aux questionnements principaux suivants :
Comment réduire cette facture qui pèse autant sur la planète que sur notre économie
nationale et sur nos portemonnaies ?
Quels sont les gisements d’économies d’énergie dans le secteur résidentiel en Algérie,
et comment les exploiter ?
Quelle est l’identité thermique des enveloppes actuelles des logements
collectifs composants le parc immobilier de la ville de Tlemcen? Et combien
consomment-ils d’énergie?
Quelles sont les stratégies de maitrise d’énergie à entreprendre dans le parc de
logement existant et dans la conception du neuf, permettant de répondre à la
croissance future des consommations d’énergie domestique ?
Quelles sont les mesures appropriées pour l’amélioration de la performance
énergétique et environnementale dans le climat de Tlemcen ?
Est-il possible d'éviter les systèmes de chauffage et de refroidissement actifs avec des
solutions passives appropriées ? Et Quelles sont les mesures les plus efficaces et les
plus rentable ?
D’où notre question de départ :
Les mesures d’efficacité énergétique (MEÉ) passives peuvent-elles réduire efficacement
la facture énergétique du parc immobilier résidentiel, dans un climat arrière littoral
montagne, sans réduire le confort des usagers ?
Hypothèses :
Ce qui nous amène à l’hypothèse n°1 :
La réhabilitation thermique des bâtiments résidentiels existants à Tlemcen, en utilisant les
mesures d’efficacité énergétique (MEÉ) passives, permet de satisfaire le besoin thermique des
occupants, de réduire d’une manière efficace et rentable l’usage de l’énergie pour le chauffage
et la climatisation et de limiter l’impact négatif sur l’environnement.
Cependant, est-ce que le cadre réglementaire thermique en Algérie, tel qu’il est déterminé
aujourd’hui, peut aider à la gestion du flux énergétique dans nos logements et peut guider les
architectes à concevoir des logements efficaces en énergie ?
5
Introduction
Objectifs de l’étude :
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer et de fournir des mesures optimales pour la
réhabilitation énergétique des immeubles collectifs à Tlemcen.
Objectifs généraux
Les objectifs généraux de l’étude sont décrits ci-après :
Mener une étude architecturale et technique des logements collectifs représentatifs des
différentes périodes d’urbanisation de cette ville. Du fait que, cette typologie de
bâtiment résidentiel à Tlemcen peut être classée dans différentes période historique,
chacune d'elles avec ses particularités.
Créer une base de données qui fournit des clés d’interprétation dans l’analyse
thermique et énergétique des bâtiments et des éléments d’arbitrage dans l’analyse des
solutions possibles.
Analyser les mesures qui conviennent au type de bâtiment, au climat et à
l’environnement, compte tenu de leurs coûts, de leurs économies d'énergie primaire,
de leurs potentiels de réduction des émissions de CO 2 et leurs impacts sur le confort
thermique des occupants.
Estimer la consommation d'énergie du bâtiment en utilisant des simulations de
construction dynamiques du logement.
Réduire les incertitudes et améliorer l'estimation de la consommation d'énergie
primaire à l’aide d’un modèle de construction détaillé avec une caractérisation réaliste
du bâtiment et son interaction avec l'utilisateur.
Évaluer comment le confort des occupants peut être amélioré avec la mise en œuvre
de stratégies passives (comme la ventilation naturelle, l’amélioration de l'enveloppe,
l’orientation, la protection solaire) dans le logement.
Avoir une relation directe entre les résultats de l'étude et les dépenses énergétiques des
ménages en considérant les utilisations de : chauffage, rafraichissement, eau chaude
sanitaire.
Analyser les économies d'énergie réalisées avec des mesures optimales pour les coûts.
Aider à enrichir de futurs règlements et politiques de construction, en particulier pour
les bâtiments existants en fonction des informations relatives aux dépenses
énergétiques des ménages.
Fonder une méthodologie d’étude applicable aux autres villes constituant les autres
zones climatiques en Algérie.
6
Introduction
Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques de l’étude sont décrits ci-après :
Développer un modèle pour reproduire le comportement d'occupation dans le bâtiment
et son interaction avec les systèmes. En utilisant ce modèle, il est possible de
reproduire la variabilité des occupants.
Relier les paramètres du bâtiment avec les résultats des enquêtes et des données
expérimentales, afin de définir le modèle de simulation avec des informations
réalistes.
Introduire des stratégies passives de chauffage/rafraichissement basées sur des
techniques passives.
Améliorer l'intégration de ces stratégies dans le modèle de construction.
Utiliser une méthode économique qui permet de comparer de manière neutre les
différentes mesures d'efficacité énergétique. La méthode doit inclure tous les coûts
d'investissement générés et des coûts énergétiques.
Méthodologie :
Cette étude a pris comme point de départ la caractérisation des stocks de bâtiments et les
mesures d'efficacité énergétique à travers cinq activités principales :
Analyse précédente : collecte d'informations provenant d'études et de méthodologies
antérieures liées à la caractérisation des stocks de bâtiments. Présélection des
typologies du bâtiment et définition des informations nécessaires ;
Définition et validation de la typologie à travers le choix d’un échantillon qui
représente le stock de logements existant dans cette ville : Campagne d'enquête pour
recueillir les informations manquées et mettre en évidence les aspects liés à la
consommation d’énergie, à la propriété des systèmes et des appareils et des
informations sur le comportement de l'utilisateur. Vérification des typologies de
présélection. Définition de la typologie finale ;
Analyse architecturale et technique : un diagnostic a été établi pour chaque typologie
de bâtiment. Au cours de cette première étude on analysera les performances
thermiques de chaque type de bâtiment en prenant en compte tous les éléments du
confort thermique ;
7
Introduction
Mesures d'efficacité énergétique : Une deuxième étude, initiée par les résultats de la
première étude, se base sur deux méthodes : statique et dynamique en utilisant le
logiciel DesignBuilder, en réduisant la consommation d’énergie d’un logement
collectif à Tlemcen (le type le moins efficient), sans la perte de confort, ainsi que de
réduire l’impact environnemental négatif, en utilisant la méthode d’évaluation
paramétrique pour améliorer des éléments composants l’enveloppe du bâtiment par
des mesures d'efficacité énergétique (MEE) à travers des techniques passives
abordables. Les mesures sont définies avec des informations techniques et
économiques. L'évaluation du confort thermique du bâtiment est nécessaire afin de
garantir une combinaison confortable de mesures.
Développer des recommandations concernant la conception appropriée à des nouvelles
habitations ainsi qu’aux améliorations dans l’habitat existant, dans cette ville et même
dans d’autres régions urbaines avec un climat similaire à Tlemcen. En essayant de
combler les manques de la réglementation thermique algérienne pour se mettre à
niveau au moins avec le contexte régional.
8
Introduction
l’installation d’une serre dans la loggia. D'autres aspects tels que l'analyse de l'éclairage ne
sont pas analysés dans cette étude.
9
Introduction
10
Partie I
Cadre théorique
Introduction Partie I
12
Chapitre 1
Problématique de l’énergie
entre enjeux et durabilité
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
Tous les systèmes vivants utilisent de l’énergie pour subvenir à leurs besoins. L’énergie se
définit comme de la « force exploitable » ou la capacité d’un système physique de
« travailler ». L’énergie solaire est le moteur de toute vie sur terre. La chaleur du soleil est à
l’origine du mouvement des vents et de celui de l’eau à travers le cycle hydrologique (Venolia
et Lerner, 2007, pp. 128-29). Les végétaux et certaines bactéries utilisent la lumière solaire
via la phase claire de la photosynthèse pour permettre directement la transformation de
l’énergie lumineuse en énergie chimique permettant de synthétiser de la matière organique
14
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
(sucres simples) qui alimentent leurs organismes. La seconde phase de la photosynthèse, dite
sombre, permet l’assimilation du gaz carbonique. Les énergies fossiles proviennent également
du soleil, au moins à l’origine. L’essentiel des gisements de combustibles fossiles dérive
directement ou non, de la matière organique (MO) des êtres vivants incorporés dans les
sédiments lors de leur dépôt. Les énergies fossiles pourraient être assimilées à des batteries
géantes qui stockent l’équivalent de millions d’années de lumière solaire. En méditant ce
verset, on peut dire que dans la chaine des espèces, l’arbre est un aboutissement en soit, une
sculpture vivante et parfaite. Gloire à Allah le Meilleur des Créateurs.
1-2) L’énergie dans le monde : Les énergies fossiles au cœur du mix mondial
En 2015, la population mondiale a progressé de 1,2%, correspondant au rythme annuel moyen
observé depuis le début des années 2000. Elle s’élève désormais à plus de 7,3 milliards
d’habitants, et devrait atteindre 9,7 milliards d’individus en 2050 et 11,2 milliards en 2100,
d’après la projection actualisée de l’ONU (World Population Prospects : The 2015 Revision)
(ENGIE 1, 2016). Avec un tel nombre de population, la consommation mondiale d’énergie
primaire, en 2016, a encore augmenté de 1% et atteint 13 276 Mtep.
Les énergies fossiles ont encore satisfait 85,5% de la consommation mondiale d’énergie
primaire en 2016 (86% en 2015) selon les dernières données de l’Agence Internationale de
l’Energie (AIE). Près d’un tiers de cette consommation mondiale est couverte par le pétrole,
dont la demande a augmenté de 1,6 million de barils par jour (Mb/j) en 2016, notamment sous
l’effet de la baisse des cours (©Connaissance des Énergies, 2017). La figure 1 nous démontre
que le pétrole, première énergie consommée dans le monde (32% en 2015), devrait le rester
dans les trois prochaines décennies (27% en 2040 dans le scénario New Policies de l’AIE),
bien que sa part s’érode continuellement en raison de son retrait de la production électrique,
de sa moindre utilisation pour le chauffage et de la meilleure efficacité énergétique des
véhicules.
La consommation de charbon, la deuxième énergie la plus consommée, cible des politiques
environnementales, est en net recul en 2015 – sa part, de 28,1% du mix en 2015 – devrait
baisser à 23% en 2040 selon le scénario NP. Mais sa part recule au profit du gaz naturel (21%
de la consommation primaire) a bénéficié d’une meilleure compétitivité prix face au charbon
1
Fournisseur d’énergie et gestionnaire du réseau de distribution d'électricité et de gaz naturel. Ce Groupe développe des
solutions performantes et innovantes pour les particuliers, les villes et les entreprises en s’appuyant notamment sur son
expertise dans quatre secteurs clés : les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le gaz naturel liquéfié et les
technologies numériques. .ENGIE compte 154 950 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires en 2015 de 69,9
milliards d’euros. Coté à Paris et Bruxelles (ENGIE), le Groupe est représenté dans les principaux indices internationaux.
15
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
et du soutien des politiques environnementales ; sa part devrait a minima se maintenir dans les
prochaines décennies (ENGIE, 2016).
En 1973, cette part atteignait 86,7% (dont 46,2% pour le seul pétrole) et les énergies
décarbonées ont ainsi légèrement progressé dans le mix énergétique mondial. L’utilisation de
la biomasse, en particulier du bois, est loin
d’être négligeable, même dans les pays
développés ; elle est encore la seule énergie
disponible dans une grande partie de
l’Afrique. Notons que les productions
mondiales de gaz naturel et de charbon ont
respectivement triplé et plus que doublé
depuis 1973. Les émissions mondiales de Figure 1. Évolution de la demande primaire mondiale à
CO 2 relatives à la combustion d’énergie ont l’horizon 2040 dans le scénario « Nouvelles politiques »
de l’AIE (WEO 2016) (source : ENGIE, 2016)
pour leur part doublé durant cette période.
L’électricité a compté pour 18,5% de la consommation finale d’énergie dans le monde en
2015 (contre 9,4% en 1973). Le mix de la production électrique mondiale reste encore
largement dominé par le charbon (39,3% de la production mondiale en 2015), pourtant montré
du doigt pour les fortes émissions de gaz à effet de serre associées à sa combustion.
Les énergies décarbonées progressent rapidement dans le mix électrique mais elles restent
pour l’heure minoritaires dans ce mix (33,7% de la production mondiale). L’hydroélectricité a
en particulier produit 3 978 TWh dans le monde en 2015 (16% du mix), soit davantage que
les productions nucléaires (2 571 TWh en 2015), éolienne (838 TWh en 2015) et
photovoltaïque (247 TWh en 2015) réunies. Enfin, les EnR électriques, encore marginales au
niveau mondial, connaissent un développement remarquable en Europe, Chine, États-Unis, au
point d’y modifier profondément les systèmes électriques.
Le développement des énergies renouvelables hors hydroélectricité, aux premiers rangs
desquelles l’éolien et le solaire photovoltaïque, est très soutenu (+ 14,1% en 2016) mais ces
énergies ne comptaient encore que pour 3,2% de la consommation mondiale d’énergie
primaire en 2016 (2,8% en 2015). La consommation d'énergie nucléaire est enfin en légère
croissance (+ 1,3%), grâce à la mise en service de 5 nouveaux réacteurs en Chine en 2016 (20
autres réacteurs étant en cours de construction dans ce pays).
L’AIE rappelle par ailleurs ses projections de l’évolution de la consommation mondiale
d’énergie finale. Cette dernière a atteint 9 384 Mtep en 2015 et pourrait augmenter d’un tiers à
l’horizon 2040 (12 538 Mtep) selon le scénario « New Policies » de l’AIE (basée sur les
16
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
politiques actuellement envisagées). Pour suivre la trajectoire des « 2°C » d’ici à 2100, de
l’Accord de Paris, la consommation mondiale d’énergie finale devrait se limiter à 10 706
Mtep en 2040 selon l’AIE (scénario « 450 »). Ainsi, les travaux du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indiquent qu’il faudrait réduire les
émissions mondiales de l’ensemble des gaz à effet de serre 2 de 40% à 70% d’ici à 2050 (par
rapport au niveau de 2010) (©Connaissance des Énergies, 2017).
La consommation d’énergie en 2015 (+0,7%), et en 2016, a moins progressé que la croissance
économique mondiale (+3,1% en 2015) grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Le
marché de l’énergie en 2015 et en 2016 se caractérise par une dé-corrélation entre croissance
économique mondiale (+3,1% en 2015) et croissance de la demande énergétique (+0,7%),
avec de surcroît un léger décrochage entre demande énergétique et évolution des émissions de
CO2 (-1%). Le ralentissement du PIB mondial en 2015, +3,1% (s’établissant à 74 849
milliards de dollars) après +3,4% en 2014, devrait se prolonger en 2016. De même, la
consommation d’énergie, quasiment stable en 2015 avec une évolution de +0,8% (à 12 778
Millions de tep), devrait le rester en 2016. Cette stagnation de la demande d’énergie entraîne à
la fois une surproduction d’énergies fossiles, la chute de leur prix et un recul historique des
émissions de CO 2 (ENGIE, 2016).
2
Le protocole de Kyoto définit 6 Gaz à Effet de Serre (GES) : le CO2 (Dioxyde de carbone), le CH4 (Méthane), le N2O
(Protoxyde d’azote), les HFC (Hydrofluocarbures), les PFC (Perfluorocarbures) et le SF6 (Hexafluorure de soufre). Le CO2
représente 78% des émissions de GES (lié à 90% à la combustion d’énergie), le méthane (CH4) 13% (lié principalement à
l’agriculture, mais aussi aux émissions fugitives et aux décharges), le N2O 6% (lié à l’agriculture). Les trois derniers (HFC,
PFC et SF6) représentent 3% (répartition basée sur les émissions totales de GES des pays de la CCNUCC). Ainsi, la
consommation d’énergie fossile contribue pour 76% aux émissions de GES (hors captation du CO2 par l’UTCF (Land Use,
Land Use Change and Forestry– LULUCF– en anglais) (ENGIE, 2016).
17
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
également joué un rôle précurseur dans le développement du gaz naturel liquéfié (GNL). La
première installation de GNL au monde a en effet été mise en service en 1964 à Arzew.
L'économie algérienne dépend fortement des revenus générés par son secteur des
hydrocarbures, qui représente environ 30% du PIB brut (produit intérieur brut PIB), plus de
95% des recettes d'exportation, et 60% des recettes budgétaires, selon le Fonds monétaire
international (FMI).
Selon une étude commanditée par l'Administration américaine de l'information sur l'énergie
(EIA), l'Algérie détient la troisième plus grande quantité de gaz de schiste au monde. L'étude
d'EIE estime que l'Algérie contient 707 billions de pieds cubes (Tcf) et 5,7 milliards de barils
de gaz de schiste et de ressources pétrolières techniquement récupérables, respectivement.
Certains analystes de l'industrie sont prudents quant aux perspectives de l'Algérie de devenir
un important producteur de schiste. Une analyse de MEES souligne les obstacles auxquels
l'Algérie sera confrontée, notamment : l'éloignement de la superficie des schistes, le manque
d'infrastructures et d'accessibilité aux sites, la disponibilité de l'eau, le manque de routes et de
pipelines pour transporter les matériaux, plates-formes parce que les puits de schiste
s’épuisent plus rapidement.
Les revenus de l’Algérie liés aux exportations de pétrole et de gaz naturel s’élèvent à 63,8
milliards d’euros en 2013, soit plus de 95% de ses revenus totaux provenant des exportations.
L’entreprise publique Sonatrach contrôle près de 80% de la production d’hydrocarbures du
pays. Cela en fait la principale compagnie de pétrole et de gaz naturel dans toute l’Afrique.
L'Algérie s'appuie également sur sa propre production de pétrole et de gaz naturel pour la
consommation domestique, fortement subventionnée. Le gaz naturel et le pétrole représentent
la quasi-totalité de la consommation totale d'énergie primaire de l'Algérie. Selon le FMI, les
prix intérieurs des produits pétroliers (diesel, essence et gaz de pétrole liquéfié) et du gaz
naturel sont très bas en Algérie selon les normes régionales et mondiales. Le FMI estime que
l'Algérie a le deuxième prix national le moins cher pour le gaz naturel en Afrique, après la
Libye, les prix de détail n'ayant pas changé depuis 2005 et étant désormais inférieurs aux
coûts opérationnels. Le FMI estime que le coût des subventions implicites sur les produits
pétroliers et le gaz naturel (aux stades intermédiaire et final) s'est élevé à 22,2 milliards de
dollars en 2012, soit 10,7% du PIB.
Le gaz naturel représente 98% de la production d'électricité en Algérie, selon le FMI. Comme
le gaz naturel, les prix de l'électricité sont également inchangés depuis 2005. Cependant, le
coût d'une connexion électrique pour obtenir l'accès peut être long et coûteux. Néanmoins,
plus de 99% de la population algérienne a accès à l'électricité. Le gouvernement algérien tente
18
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
19
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
a) Par produit :
L’évolution de la consommation finale par produit fait ressortir ce qui suit :
Baisse de 2,8% de la consommation des produits pétroliers à 15,5 M Tep, tirée par
celle de la demande de gasoil et des essences, suite notamment à l’augmentation des
prix ;
20
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
Hausse de 3,3% de la demande de gaz naturel à 12,7 M Tep, induite par les besoins
croissants des clients de la basse pression (+3,0%) dont le nombre a augmenté de 7,4%
pour atteindre 4,9 millions d’abonnés en 2016 ;
Croissance de la consommation d’électricité (4,3%) pour atteindre 12,5 M Tep, suite
notamment à la hausse de la demande des clients de la basse tension (essentiellement
les ménages), dont le nombre est passé de 8,5 millions d’abonnés en 2015 à 8,8
millions d’abonnés à fin 2016 ;
Légère baisse de la consommation finale des GPL (-0,8%) à 2,2 M Tep, qui s’explique
par la poursuite de la pénétration du gaz naturel citée ci-dessus et un hiver
relativement doux.
La répartition de la consommation finale par
produit est comme suit : de la figure 3, il
ressort que la structure de la consommation
finale reste dominée par les produits
pétroliers (36,2%). L’évolution de cette
structure par rapport à 2015, indique une
*Autres : Bois, coke sidérurgique.
croissance des parts de l’électricité et du gaz
naturel au détriment de la part des produits Figure 3. Structure de la consommation finale par
produit (Source : ME, 2017, pp. 19).
pétroliers qui a baissé de près de 2 points en
2016.
b) Par secteur :
Par secteur d’activité, l’évolution de la consommation finale en 2016, fait ressortir ce qui
suit:
Baisse de la consommation du secteur des « transports » de 2,8% par rapport à l’année
précédente à 15,1 M Tep, tirée par celle des carburants routiers, suite à la hausse des
prix citée plus haut;
Hausse de la consommation du secteur « Industries et BTP » de 4,8%, passant de 8,8
M Tep à 9,2 M Tep, suite à la hausse de la consommation du sous-secteur des
matériaux de construction (+7,4%) ;
Croissance de la consommation des « Ménages et autres » de 2,4% pour s’établir à
18,6 M Tep, tirée par celle du sous-secteur résidentiel (1,9%) et notamment des
besoins en gaz et électricité induits par l’augmentation du nombre de clients BT et BP.
21
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
22
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
L’indice de l’intensité énergétique en Algérie est une fois et demie plus élevée que celui des
pays de la CEE. Ceci veut dire que nous consommons 50% d’énergie de plus que ces pays
pour produire la même quantité de biens. Plus grave, cet indice ne fait que se dégrader depuis
2004.
Par ailleurs, il est estimé que le potentiel d’économies d’énergie dans ce secteur au niveau
mondial est de l’ordre de 40%, et ce en grande partie via des mesures économiquement
rentables 3. C’est également un secteur éminemment stratégique du fait de la longue durée de
vie des bâtiments : les constructions d’aujourd’hui conditionneront durablement les
consommations de demain et un bâtiment bien pensé dès sa conception sera toujours plus
performant et moins coûteux qu’un bâtiment rénové a posteriori. Si le secteur de la rénovation
est crucial aux vues du parc de logements existant, la construction neuve se doit d’être
exemplaire (ADEREE, 2011).
3
Selon le scénario 450 de l’AIE, 2009.
23
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
demande énergétique quatre fois plus élevés que les pays du Nord (PNM) (FFEM et ANME,
2010).
Ce secteur représente, par ailleurs, le
gisement d’économie le plus important qui se
situe souvent autour de 40% dans la plupart
des pays de la région 4. Ce potentiel peut être
atteint à travers l’agrégation de l’effet de
plusieurs mesures individuelles, comme le Figure 6. Structure du potentiel d’efficacité
montre le graphique suivant issu d’une étude énergétique dans la région de la méditerranée du sud
réalisée par Plan Bleu en 2009 (Voir figure sur la période 2010-2030) (Source : ADEREE, 2011)
6). Notons que la mesure de l’amélioration des performances thermiques de l’enveloppe des
bâtiments couvre à elle seule 50% de ce potentiel, grâce aux économies d’énergie qu’elle
implique pour les besoins de chauffage et de climatisation. Il en découle l’importance des
mesures réglementaires relatives aux performances thermiques des bâtiments (ADEREE,
2011).
En outre, 72% des émissions de GES de l’ensemble des pays méditerranéens sont constituées
de CO 2 issu de l’utilisation de l’énergie. Les secteurs les plus émetteurs sont la production
d’électricité et le chauffage dans les PSEM et le transport dans les PNM. Cette forte
croissance de la demande provient des besoins liés au développement économique, à la
croissance de la population et à l’évolution des modes de vie. Les enjeux sont
particulièrement majeurs en ce qui concerne la généralisation de l’équipement des foyers en
appareils électroménagers et en climatiseurs souvent fortement énergétivores (FFEM et
ANME, 2010).
4
Etude sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment dans la région méditerranéenne, Plan Bleu, 2010.
24
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
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Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
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Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
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Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
énergétique. Les émissions de CO 2 5 ont diminué pour la première fois en 2015 de -1% ; si
cette tendance se confirme en 2016, cela fera la 3ème année consécutive de pause après un
accroissement continu depuis 1990, date de référence dans les accords internationaux ; au
cours de cette période les émissions mondiales ont augmenté de 56%. La faible croissance de
la consommation mondiale d’énergie (+0,7% en 2015) ne suffit pas à expliquer entièrement
ce léger découplage. Un recours moindre au charbon, la place grandissante des énergies
renouvelables et enfin l’amélioration de l’efficacité énergétique sont des facteurs structurels
qui permettent de voir dans ce mouvement un petit pas vers la «décarbonisation » de
l’économie mondiale. 195 pays représentant 175 parties (174 plus l’Union européenne) ont –
à l’issue de la COP21 le 12 décembre 2015 – approuvé l’Accord de Paris sur le climat ; ils
l’ont ensuite signé le 22 avril 2016 et enfin ratifié le 4 novembre 2016 Son grand mérite a été
d’avoir rassemblé l’ensemble des pays de la planète (175 parties l’ont signé, soit 174 pays et
l’UE) ; les modalités d’application ont commencé à être dessinées lors de la COP22 de
novembre 2016, avec la décision d’anticiper leur adoption de deux ans, soit en 2018.
5
Les contenus CO2 sont évalués selon deux conventions :
- soit en émissions directes : comptabilisation des émissions uniquement lors de l’utilisation de l’énergie par le
consommateur,
- soit en Analyse du Cycle de Vie (ACV) afin de prendre en compte l’ensemble des émissions de l’extraction à
l’utilisation finale : extraction, production, transport, distribution, utilisation, voire gestion des déchets.
28
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
qu'on enregistre la valeur la plus élevée (145 400,22) et c'est en 1963 qu'on enregistre la
valeur la plus basse (5 427,16). Le tableau ci-dessous illustre les émissions de CO 2 en Algérie
et par année selon les données officielles fournies par la Banque mondiale. L'année de base -
ou de référence- est généralement 1990, du moins selon le protocole de Kyoto
([Link]
29
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
- Clientèle gaz
L’accroissement de la clientèle Gaz enregistré pour l’exercice 2012 est de 322 416 clients, en
hausse de 28,7% par rapport à 2011, cette hausse est expliquée par l’augmentation importante
de l’apport en clientèle baisse pression. Cette clientèle est répartie sur le territoire national
comme l’indique la figure 13.
L’accroissement de la clientèle alimentée en Basse Pression a été de 322 117 clients
représentant une augmentation de 28,7% par rapport à 2011 induite essentiellement par la
hausse de l’apport en clientèle RCN.
Les réalisations en matière d’accroissement de la clientèle Moyenne Pression sont au nombre
de 295 nouveaux clients, en baisse de 3,3% par rapport à 2011 (305 clients).
Le nombre de clients HP en 2012 est de 4 contre 7 en 2011 (suite à la résiliation de 2 clients),
soit en baisse de 42,9% par rapport à 2011. (Direction des Relations avec les Médias
SONELGAZ, 2013).
30
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
Figure 13. Consommation spécifique des clients BP (Direction des Relations avec les
Médias SONELGAZ, 2013)
31
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
les combustibles et SONELGAZ pour l’électricité et le gaz. (Regional Center for Renewable
Energy and Energy Efficiency, 2010).
Selon Denker et al. (2014) ces prix subventionnés par l’Etat sont à l’origine de grands
gaspillages. Pour les éviter (et les coupures d’électricité répétitive), de nombreux spécialistes
plaident pour la pratique du juste prix de l’électricité. Selon eux, une augmentation des tarifs
d’électricité de 2 dinars par kilowattheure permettrait un retour à l’équilibre.
32
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
33
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
l’époque par la nécessité de préserver les réserves stratégiques, en pétrole et en gaz, du pays
dont l’économie dépendait et qui étaient source de financement des grands projets de
développement lancés durant cette période (Denker et al., 2014).
Les premières actions de recherches dans le domaine de l’habitat, en Algérie, ont été initiées,
début 1980, dans les universités algériennes. Ces actions éparses, sans coordination, ni cadre
réglementaire et avec peu de moyen, se sont limitées à la formation dans le domaine de
l’architecture bioclimatique (Hamouda, 2006).
Durant la même période et dans le souci de mieux structurer sa politique énergétique, l’état a
créé, en 1981, le Conseil national de l’énergie qui était chargé des réunir les données
nécessaires à la définition de la politique nationale en matière d’énergie, de coordonner sa
mise en œuvre et d’en contrôler l’exécution. Puis, en 1982, le Commissariat aux énergie
nouvelles a été créé et avait pour mission de mettre en œuvre la politique nationale dans le
domaine des énergies nouvelles notamment nucléaire, solaire, éolienne, géothermique et
biomasse et ceci dans la perspective d’affranchir la dépendance des énergie fossiles (Denker
et al., 2014). Ensuite en 1985, le décret présidentiel n° 85-235 du 25 août 1985, portant
création d’une agence pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie
(APRUE) qui est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la
tutelle du Ministère de l’Energie et des Mines. Elle a pour mission principale la mise en
œuvre de la politique nationale de maîtrise de l’énergie, et ce à travers la promotion de
l’efficacité énergétique.
L’Algérie ayant adhérée aux différentes conventions comme les changements climatiques et
la protection de l’environnement, dans le cadre du développement durable, se devait adapter
sa législation au nouveau contexte international. Depuis, un ensemble de textes
réglementaires, en rapport avec les économies d’énergie dans le bâtiment, ont été adopté
(Hamouda et Malek., 2006).
Dans les années 1990, l’Algérie a développé plusieurs dispositifs réglementaires quant à
l’efficacité énergétique dans l’habitat. Suite à une réflexion sur la consommation active et
passive des logements neufs initiée en 1995, le Centre National de la Recherche de l’Industrie
du Bâtiment (CNERIB) sous la tutelle du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme a mené des
travaux de recherches et a mis en place des Documents techniques réglementaires (DTR) en
1997. C’est en 1999, avec la promulgation de la loi relative à la maitrise de l’énergie et au vu
des développements scientifiques nouveaux que la préoccupation environnementale est
clairement affichée. Depuis, de nombreux textes (lois, décrets, arrêtés, documents techniques)
ont été promulgués en faveur de l’économie de l’énergie et la diversification de ses sources,
34
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
35
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
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Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
37
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
La part du gouvernement sur le marché de la construction (des marchés publics) est élevée en
Algérie, les conséquences sur la fourniture de produits et services écologiques paraissent donc
considérables. Il existe bien des normes de construction pour les marché publics en place,
cependant elles n’englobent pas les aspects énergétiques et de développement durable. Une
solution consisterait à mettre en place un cadre juridique pour des marchés publics dits
écologiques (MPE).
L’utilisation de spécifications écologiques, appliquées avec succès dans d’autre pays, est un
moyen efficace pour développer le marché des produits durables et pour donner envie aux
fournisseurs locaux d’investir ce marché.
On doit garder à l’esprit que les marchés publics écologiques peuvent favoriser l’élimination
des fournisseurs locaux du marché algérien, s’ils ne sont pas suffisamment soutenus par des
mesures d’aide pour améliorer leurs produits et services. De ce fait, il faut mettre en place un
concept de marchés publics écologiques en Algérie allant de pair avec des mesures de
renforcement des capacités des professionnels locaux.
Selon Denkers et al. (2014) les MPE pourraient être axés sur les points suivants :
• Spécifier des normes minimales de performances énergétique pour le bâtiment final à
chaque phase de la procédure d’appel d’offres ;
• Octroi de points supplémentaires lors de l’attribution des marchés pour les projets dont
les performances sont supérieures au minimum requis ;
• Préférence pour les conceptions qui intègrent les systèmes d’énergie renouvelable ;
• Restriction de l’utilisation de substances dangereuses ;
• Encouragement de l’utilisation de matériaux naturels d’origine durables et de
matériaux recyclés et réutilisés ;
• Accorder de l’importance à la qualité de l’air ambiant et donc à la ventilation ;
• Prévoir des conditions contractuelles relatives à la gestion des déchets et des
ressources et au transport des matériaux de construction ;
• Dans le cadre de marché, charger les contractants de contrôler la performance
énergétique pendant plusieurs années après la construction, et de former les
utilisateurs du bâtiment à une utilisation durable de l’énergie (Denker et al., 2014).
38
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
renouvelables à réaliser pour les besoins du marché national sur la période 2015-2030 est de
22 000 MW, dont plus de 4500 MW seront réalisés d’ici 2020. La répartition de ce
programme par filière technologique, se présente, dans la figure 15, comme suit:
Figure 15. Programme 2015-2030 : Répartition des capacités à installer par filière
(Source : [Link]
39
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
- La baisse des coûts des filières photovoltaïque et éolienne qui s’affirment de plus en plus sur
le marché pour constituer des filières viables à considérer (maturité technologique, coûts
compétitifs …) ;
- Les coûts de la filière CSP (solaire thermique) qui restent élevés associés à une technologie
non encore mature notamment en termes de stockage avec une croissance très lente du
développement de son marché.
Ainsi, le programme des énergies renouvelables actualisé consiste à installer une puissance
d’origine renouvelable de l’ordre de 22 000 MW à l’horizon 2030 pour le marché national,
avec le maintien de l’option de l’exportation comme objectif stratégique, si les conditions du
marché le permettent.
Les projets EnR de production de l’électricité dédiés au marché national seront menés en deux
étapes :
Première phase 2015 - 2020 : Cette phase verra la réalisation d’une puissance de 4000 MW,
entre photovoltaïque et éolien, ainsi que 500 MW, entre biomasse, cogénération et
géothermie.
Deuxième phase 2021 - 2030 : Le développement de l’interconnexion électrique entre le
Nord et le Sahara (Adrar), permettra l’installation de grandes centrales d’énergies
renouvelables dans les régions d’In Salah, Adrar, Timimoun et Béchar et leur intégration dans
le système énergétique national. A cette échéance, le solaire thermique pourrait être
économiquement viable.
Le tableau suivant donne les capacités cumulées du programme EnR, par type et phase, sur la
période 2015 - 2030 :
Tableau 4. Capacités cumulées du programme EnR en Algérie, par type et
phase, sur la période 2015 – 2030 (Source :
[Link] visité le 29/10/2015 à 13h48
1ère phase 2ème phase
TOTAL
2015-2020 2021-2030
Photovoltaïque 3 000 10 575 13 575
Eolien 1 010 4 000 5 010
CSP - 2 000 2 000
Cogénération 150 250 400
Biomasse 360 640 1 000
Géothermie 05 10 15
TOTAL 4 525 17 475 22000
40
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
flexible. Pour eux, la durabilité est un processus, et le développement durable est le produit.
Ce processus doit, dans le domaine de l’habitat, adresser cinq domaines distincts :
Préservation et économie des ressources naturelles ;
Réutilisation sensible des ressources produite par l’homme ;
Maintenance des écosystèmes et leurs potentiels régénératifs ;
Equité entre les générations, les populations et les classes ;
Fournitures de santé, de sureté et de sécurité (Armstrong et al., 2005)
Ces auteurs placent, à travers les cinq points prioritaires de l’habitat durable, l’usage de
l’énergie parmi les premiers cibles et objectifs. Qui veut dire que, la quantité d’énergie
utilisée par ménage, par type de conception est le centre de n’importe quelle stratégie à fin de
réduire les émissions de carbone. Et ils font référence aux accords internationaux enrichis au
Sommet de la Terre de Rio en 1992 et consolidés par la conférence des Changements
Climatiques de Kyoto en 1997 qui dépendent des cibles fermes d’énergie dans l’habitat.
42
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
sol ; bâtiments ;
• Tarif d’achat d’électricité
• Codes du bâtiment de • Normes des appareils et
renouvelable
l’énergie. étiquetage.
Part obligatoire de
bioclimatique ; • Rendement global du
l’approvisionnement à partir de
• Utilisation de solutions bâtiment ;
sources d’énergie renouvelables
passives. • Éléments de construction et
d’équipement.
Afin de réduire la nécessité pour les services énergétique, on peut opter pour :
des conceptions optimisées (à travers la planification du site, la forme, l’orientation, la
fenestration et l’ombrage, la ventilation naturelle, le refroidissement passif, etc.) ;
et/ou
une meilleure mise en œuvre (par le choix des matériaux et la technologie,
optimisation de l’isolation des murs et des toitures, le vitrage de haute performance).
Surmonter la perception générale de bâtiment économe en énergie étant très couteux, donc :
• Mettre d’avantage l’accent sur
Énergie
l’adoption de la science du fossile propre
bâtiment et moins de dépendance Énergies
renouvelables
sur les technologies de
Efficacité énergétique
construction à coût élevé
• Mieux comprendre la science Réduction de la demande
43
Chapitre 1: Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité Partie I
1-10) Conclusion :
Ce premier chapitre a donné, tout d’abord, un aperçu sur la consommation énergétique
mondiale et nationale. Puis, il a mis en exergue, le rôle du secteur résidentiel dans la
consommation énergétique et la politique de la maitrise d’énergie dans le bâtiment en Algérie.
Il a démontré que le modèle de consommation énergétique en Algérie est insoutenable et que
la rationalisation de la consommation d’énergie s’avère plus que jamais nécessaire dans les
secteurs des ménages et du transport. Sa mise en œuvre requiert un nouveau modèle
économique et énergétique basé sur :
L’économie et l’efficacité énergétique ;
L’application d’une réglementation technique ;
La mise à niveau de nos équipements avec les standards internationaux ;
La réorientation de la demande nationale d’énergie vers la consommation des produits
énergétiques les plus disponibles localement et
L’usage des énergies renouvelables.
Ce chapitre a démontré, également, que ce qui fait défaut en Algérie, ce ne sont pas le manque
des textes de lois en matière de maitrise de l’énergie ou les insuffisances des institutions en
charge ; mais, la non application des textes en matière d’efficacité énergétique et des
engagements par les instances concernées, corrélée au manque d’adhésion du citoyen,
expliqué par l’absence de sensibilisation et au manque de mesures incitatives sont les
obstacles qui bloquent la voie de la durabilité dans le secteur énergétique en Algérie.
L’optimisation de l’efficacité énergétique des bâtiments est donc urgente et doit prendre en
compte des critères économiques, environnementaux et sociaux. Le chapitre suivant se
concentrera sur la notion d’économie d’énergie à travers la réhabilitation thermique et
énergétique dans le secteur du bâtiment résidentiel.
44
Chapitre 2 :
État de l’art sur
la réhabilitation thermique
des bâtiments résidentiels :
Techniques, méthodes et outils
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
46
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
b) Avantage :
Selon Gonzalo et Habermann (2006) l’optimisation énergétique des bâtiments neufs est
déterminante pour l’avenir car ceux-ci seront utilisés pendant des décennies. Si l’on observe
cependant la situation actuelle, les principaux gisements d’économies d’énergie se trouvent
dans la rénovation de l’ancien.
La rénovation énergétique d’un bâtiment fait baisser sa consommation d’énergie tout en
prolongeant la durée d’utilisation. La dépense d’énergie pour sa construction et sa démolition
finale peut être répartie sur une plus longue période. Enfin, une rénovation thermique
améliore nettement le confort.
Les terrains constructibles sont de plus en plus rares en ville et l’extension des limites de
celle-ci n’est pas souhaitable en raison des conséquences négatives bien connues (trajets
domicile/lieu de travail, imperméabilisation des surfaces, infrastructures, etc.), de telle sorte
qu’à l’avenir, la rénovation du tissu urbain est inévitable.
La rénovation thermique est la meilleure façon de recycler un bâtiment, dans la mesure où il
est apte à être réutilisé. On évite alors les dépenses en énergie primaire pour la démolition et
la reconstruction.
Au niveau de l’énergie et de l’économie, les objectifs à viser en ce qui concerne le bâti
existant sont les suivant :
47
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
48
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
49
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Hybride
Figure 17. Techniques de modélisation de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel (Source :
Lukas G. Swan et Ugursal (2009) adaptées par Ouahab (2015) et modifiées par l’Auteur (2018).
50
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
51
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
la liste des appareils (qui sont indiqués comme une variable) détermine ainsi le
coefficient relatif à la consommation d’énergie. Ce dernier représente simultanément
le niveau et le taux d’utilisation. L’utilisation de cette technique nécessite une enquête
de recueil de données sur les appareils utilisés par l’occupant et les factures du
fournisseur d’énergie. Cependant, pour produire des résultats fiables en fonction des
nombreuses variables, il est nécessaire de traiter les données de plusieurs logements.
C’est cette technique qui nous semble être utile pour la création de la base de donnée
dans le chapitre quatre.
La technique « Neural Network » (NN) ou technique du réseau de neurones artificiels
est un modèle de calcul dont la conception est très schématiquement inspirée du
fonctionnement des neurones biologiques. Elle repose sur des modèles mathématiques
de réseaux de neurones.
b) Approche par ingénierie ou par caractéristiques physiques du bâtiment
Cette méthode détermine explicitement l’utilisation finale de l’énergie. Elle se base généralement
sur les caractéristiques physiques du bâtiment pour estimer les consommations énergétiques. Cette
approche de modélisation utilise des méthodes de calcul énergétique pour calculer la
consommation d’énergie d’un échantillon de logements, représentant le parc de logements, qui
sera ensuite extrapolée pour estimer la consommation totale d’énergie du parc dans son ensemble.
À l’inverse de nombreuses autres approches de modélisation, l’approche par l’ingénierie peut
estimer pleinement la consommation d’énergie sans aucune information quant à l’historique de la
consommation d’énergie.
Wilson et Swisher (1993) soulignent que la combinaison de la physique du bâtiment et des
données empiriques des enquêtes sur le logement, ainsi que des hypothèses sur l'exploitation
des bâtiments, donnent aux modélisateurs des outils pour estimer la consommation d'énergie
dans les habitations passées, présentes et futures . Ce qui permet d’identifier les mesures
technologiques à l’aide divers scénarios, les modèles bottom-up et fournir aux décideurs des
estimations sur l’efficacité des politiques énergétiques.
En revanche, Ouahab (2015) souligne la principale limite de la méthode d’ingénierie, qui est celle
du manque de transparence dans la quantification de l’impact des facteurs comportementaux des
occupants sur la consommation d’énergie (par exemple : l’impact issu du changement du facteur
démographique, à savoir l’âge de la population, sur l’évaluation des apports calorifiques induits
par les occupants afin d’estimer les besoins en termes de chauffage). De plus, ce type d’approche
nécessite un certain nombre de données détaillées et précises, démographiques ou technologiques,
concernant le parc, qui s’avèrent parfois difficiles à recueillir (car non accessibles au public), ce
52
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
53
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
TABULA représente l'une des premières initiatives visant à créer une base de données
européenne pour collecter des informations relatives au parc immobilier existant.
Basé sur le travail développé dans le projet TABULA, Dascalaki et al. (2011) utilisé les
typologies de construction comme une vitrine pour démontrer la performance énergétique et
le potentiel des économies d'énergie du point de vue mesures d’économie d'énergie typiques
et avancées sur l'enveloppe thermique et le système d'alimentation de chaleur. L'étude a été
axée sur le bâtiment résidentiel de la Grèce.
Mata et al. (2014) décrit une méthodologie de description systématique du parc immobilier
des pays européens basé sur les bâtiments archétypes. Ils ont analysé le parc immobilier de
quatre pays (France, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni) afin d'estimer la consommation
d'énergie du secteur du bâtiment en utilisant l'énergie du modèle, le carbone et l'évaluation de
coût des stocks de bâtiment (ECCABS) (Mata et al., 2013). La méthode permet l'évaluation
des effets des mesures d'efficacité énergétique dans les stocks de bâtiment. Le modèle est basé
sur le bilan énergétique d’un bâtiment unidimensionnel (développé avec Simulink), qui donne
la demande d'énergie horaire nette. Le modèle est mis en œuvre afin que les résultats puissent
être extrapolés à un parc immobilier.
Cuchi et Sweatman (2011) ont évalué le parc immobilier résidentiel de l'Espagne en
identifiant les points chauds pour la rénovation énergétique. Les points chauds ont été définis
suivant 4 critères: l'âge du bâtiment, la hauteur du bâtiment, l’environnement urbain des
maisons, les unités unifamiliales et les immeubles multi-unités. Ils ont obtenu 10 points
chauds qui représentent 76% du parc immobilier de l'Espagne. Ils ont proposé un plan d'action
ambitieux pour la rénovation profonde du secteur de bâtiment, y compris les actions
politiques, réglementaires et financières.
Ivancic et al. (2014) ont développé différents outils pour mener à bien l'analyse du bilan
énergétique, l'évaluation des futurs scénarios et l'optimisation du bénéfice des coûts de la ville
de Barcelone. L'ensemble d'outils a été très utile dans le processus de prise de décision à des
fins de planification communautaire. Une quantité importante des données a été liée à la base
de données de la ville en utilisant un système d'information géographique (SIG). Les mêmes
données sont introduites dans un simulateur de bilan énergétique et environnemental de la
ville pour calculer les bilans d'énergie et des émissions totaux et sectoriels pour différentes
situations, comme l'année de base, ou pour différents scénarios. Le simulateur du bilan a été
calibré pour l'année de base, en tenant compte les données réelles d'usage fournies par les
services publics.
54
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Garrido et al. (2010,2012) ont étendu le travail effectué par Ivancic et al. (2014) et font une
caractérisation détaillée du parc immobilier résidentiel de la Catalogne. Ils définissent 11
typologies de bâtiment conformément aux événements historiques, aux codes réglementaires
de bâtiment et l'emplacement des bâtiments (l'environnement urbain et rural). Ils ont obtenu la
consommation d'énergie des typologies de bâtiment en utilisant les programmes de Lider et de
Calener. L'objectif était d'estimer et étalonner la consommation d'énergie du secteur
résidentiel en Catalogne. Afin de comparer la situation actuelle avec deux autres scénarios, la
réglementation nationale et de la réglementation régionale, évaluant les économies d'énergie
et les impacts économiques.
Le Projet InnoCons (2012) analysé la typologie des bâtiments les plus représentatifs de la
Catalogne, pré-défini dans Garrido et al. (2012). Dans ce cas, l'objectif était d'évaluer plus
profondément les options de rénovation de cette typologie de bâtiment. Dans ce cas, la
simulation de construction a été faite avec EnergyPlus.
Manyes et al. (2013) ont appliqué une méthode similaire pour développer une caractérisation
de bâtiment, avec la différence que la portée de l'étude était un bloc de niveau du bâtiment
plutôt que d'un niveau régional. La portée de l'étude était de fournir une estimation des
économies énergétique et économique entraînées dans une intervention à l'échelle du bloc,
plutôt que dans un niveau du bâtiment. L'étude se concentre dans le voisinage de Santa
Coloma de Gramenet (Barcelona). Une caractérisation plus précise des systèmes de chauffage
et de rafraichissement, l'éclairage et les appareils, et leur usage sont introduits dans la
simulation du bâtiment, y compris des concepts tels que la fraction de la demande d'énergie
fournie et la précarité énergétique.
Belpoliti et Bizzarri (2015) ont utilisé la méthode d’évaluation paramétrique en termes des
avantages de l’évaluation environnementale et énergétique, dérivé à partir des actions de
rénovation planifiées, pour assister les techniciens dans les priorités des tentatives
d’interventions. En analysant la méthode qualitative, un protocole de calcul paramétrique
simplifié a été créé pour effectuer un audit préliminaire et une simulation de rénovation
énergétique de tout le stock d’habitat social de la région Emilie-Romagne (Italie) en termes de
leurs enveloppes et leurs caractéristiques de système de chauffage. Les facteurs
technologiques de base (technique de construction et type de système de chauffage) ont été
trouvés liés à l'âge du bâtiment (relatif au développement dans la construction et le niveau
d'isolation), et à l'âge et le type de système de chauffage (relié à la diminution du potentiel
d'efficacité des dispositifs).
55
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Cette approche combine les deux approches, mais offre la possibilité de se focaliser
sur un modèle top-down ou bottom-up, en utilisant une représentation réduite de
l’autre modèle.
La figure 18 nous présente les familles et les approches de modélisation d’après l’AIE (1998).
56
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Figure 18. Familles et approches de modélisation d’après l’AIE(1998) ; Parson et Fisher-Vanden (1997) adaptée par Ouahab (2015)
57
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
58
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
1
L’énergie primaire est la première forme d'énergie directement disponible dans la nature avant toute
transformation : bois, charbon, gaz naturel, pétrole, vent, rayonnement solaire, énergie hydraulique,
géothermique, etc. Parler en kWh d'énergie primaire permet de mettre les différentes sources d'énergie sur le
même pied d'égalité, en prenant en compte toutes les transformations nécessaires avant livraison au
consommateur final. On utilisera ainsi les facteurs de conversion suivants, conformément à la réglementation
PEB : Combustibles fossiles : fp = 1 ; électricité : fp = 2,5 ; électricité autoproduite par cogénération à haut
rendement fp = 1,8 ; biomasse : fp = 1 ; gaz naturel = 1 ; électricité = 2.5. La consommation en énergie primaire
est ainsi définie par : Ep = fp . Qfinal avec Qfinal= consommation finale en énergie (www. energyplus. be).
58
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
2
Les émissions sont calculées selon la formule : mco2 = ∑(Ei,hiver x fei,hiver) + ∑(Ei,été x fei,été) où : Ei : est la
quantité d’énergie, exprimée en kWh/an, demandée à partir de la source « i » d’énergie ; fe : est le facteur
d’émission de CO2, exprimé en kg équivalent CO2 par kWh lié à l’utilisation d’une source « i » d’énergie. La
quantité de Co2 émise dépend non seulement de a quantité d’énergie demandée mais aussi de la nature de la
source d’énergie utilisée (Denker et al., 2014).
59
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
toutes les mesures d’économie d’énergie efficaces et disponibles sur le bâtiment assujetti. Et
leurs effets sur la réduction de la consommation d’énergie, les émissions CO 2 et leurs coûts
en Chine sont évalués fidèlement. Popescu et al. (2012) ont appliqué des méthodes qui
quantifient la valeur ajoutée en raison de la performance énergétique, y compris des
recommandations sur la façon dont elles peuvent être incorporées dans l'analyse financière
des investissements dans les conditions météorologiques. Des études de cas sur certains
condominiums existants de Roumanie sont analysées et fournissent des preuves à la question
de recherche. Arumägi et Kalamees (2014) ont analysé la consommation d’énergie et son
potentiel d’économie en se basant sur le domaine des mesures, les simulations numériques et
les calculs économiques. Le bouquet de rénovation était compilé en utilisant différentes
mesures d’isolation, des solutions CVC et des sources d’énergie.
Les trois méthodes les plus courantes pour établir la rentabilité des investissements sont :
60
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
61
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
d'énergie. Les expériences orthogonales sont conçues pour optimiser une gamme de
rénovations de bâtiments à économie d'énergie pour réduire la consommation d'énergie et
améliorer le confort thermique intérieur des maisons résidentielles tibétaines. La conclusion
est qu'il existe des avantages économiques et environnementaux d'utiliser des méthodes
passives naturelles sans considérer les moyens mécaniques.
Ortiz et al. (2016) ont présenté une méthode détaillée pour développer des études des coûts
optimaux de rénovation énergétique des bâtiments résidentiels à Barcelone et à Tarragone en
Espagne. La méthode permet l’amélioration l’interaction entre l’occupation, le bâtiment et les
caractéristiques d’un état réel de la construction. En plus, la simulation du bâtiment inclut des
stratégies vernaculaires de l’architecture méditerranéenne à travers deux étapes d’évaluation
en considérant le confort thermique, les critères énergétiques et économiques.
Les critères d’efficacité énergétique et environnementale sont généralement réunis avec une
analyse du cycle de vie « Life cycle analysis » (LCA). Mikučionienė et al. (2014) ont défini et
analysé les cinq principaux critères pour l’évaluation des MEE reflétant une attitude durable
(efficacité énergétique, impact environnemental, rationalité économique, confort et durée d’un
point de vue cycle de vie (LCD)). Priorité séquentielle et distribution de l’arbre de décision
est formé pour la distribution des MEE à des mesures fondamentales et à d’autres
additionnelles. La méthode présentée optimise la formation des paquets des MEE. Lawania et
Biswas (2016) ont évalué les émissions élevées de gaz à effet de serre (GES) et la
consommation d'énergie intrinsèque (EI) associée à la construction et à l'utilisation d'une
maison typique à Perth pour soixante options d'enveloppe de bâtiment en utilisant une
approche d'évaluation du cycle de vie (ACV).
62
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
intégrant un bouquet des MEE et un autre actif en utilisant le PV solaire pour l’électricité.
Une étude économique a été présentée mais qui n’est pas vraiment réaliste concernant les
MEE.
64
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
65
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
3
Pour plus de détail voir : RECCHIA L., BONCINELLI P., CINI E., VIERI M., PEGNA F. G. et SARRI D.
(2011), General Theory of Multicriteria Analysis and Life Cycle Assessment. In : Multicriteria Analysis and LCA
Techniques. Chapitre 10 : On Multi-Objective Evolutionary Algorithms, pp.287-310
66
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
67
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
La finalité est d’optimiser la gestion à la fois d’un bâtiment, mais l’outil peut s’appliquer à
l’échelle du patrimoine (ECOWEB, 2002). La méthode s’appuie sur l’analyse d’écarts, ce qui
permet de :
- Positionner les performances de son immeuble dans le groupe ;
- Analyser ces performances à des fins d’optimisation en le comparant avec les meilleurs de
ses pairs ;
- Établir d’une manière approximative le potentiel d’économies qu’il y aurait à atteindre des
niveaux de performances supérieures et de décider des actions à mener à court, moyen et
long terme (Mandallena, 2006).
68
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
thermique est relativement bien appliquée sont la Turquie et la Tunisie. En effet, dans ces
deux pays, la réglementation a été élaborée selon un processus global basé sur une large
concertation avec l’ensemble des parties prenantes et associée à des programmes
d’accompagnement et renforcement des capacités des concepteurs, des opérateurs et des
fournisseurs des matériaux d’isolation. De manière générale, le retour d’expériences de ces
pays montre l’importance de la qualité du processus d’élaboration de la réglementation
comme un facteur clé de son applicabilité effective (Voir tableaux 7 et 8).
Tableau 7. Benchmarking des réglementations thermiques internationales et des labels et référentiels d’économie d’énergie
existants (source: Auteur d’après Bertucci et Ogier (2010), Charlot-Valdieu et Outrequin (2011), ANER, 2012)).
kWh/m². Labels & référentiel Objectifs de consommation Certification/promotion Équipements concernés
an Critères pris en compte
• Système
a
80-250 RT 2005 (France 2005) 80 à 250kWh/(m² an) selon les zones Isolation thermique, introduction de
(arrêté : Mai 2006 pour climatiques de la bioclimatique et les énergies chauffage/refroidissement ;
le neuf, Mai 2007 pour renouvelables. • Production de l’eau
la rénovation) chaude sanitaire ;
231 Certification PH & Eb C’est réservé aux propriétaires des Qualitel- Cerqual Patrimoinec
logements collectifs et peut couvrir la
copropriété. Pour obtenir cette
(France)
certification, il faut avoir une • + eaux. l’éclairage pour
consommation énergétique inférieure à Effinergie
231kWh/m² an.
72-225 HPEd /HPE EnRe -RT2005 -10%
(France) Pour la THPE EnR, 50% de l’énergie de
(arrêté: 2007 pour le chauffage doit provenir de la biomasse ou
neuf), d’un réseau de chaleur utilisant plus de
HPE rénovation 60% d’énergies renouvelables. Exprimé en énergie
(arrêté : Septembre 2009 -HPE rénovation: consommation primaire.
pour la rénovation: pour maximale 150kWh/(m² y), selon l’altitude
les bâtiments construits et les zones climatiques.
après 1948)
56-200 THPEf / THPE EnR RT 2005 -20% (-30% pour le THPE EnR)
(France)
(arrêté : Mai2007)
80-150 PC & PC & Eg Les niveaux de performance demandés Qualitel- Cerqual Patrimoine
sont les suivant : Ces nouvelles certifications
- 1 étoile : minima techniques liés à la concernent six thèmes: la
(France)
présence d’isolation (toiture ou façade, performance énergétique ;
double vitrage ou mise en œuvre d’un l’accessibilité et la qualité d’usage
CPE ; (personnes âgées et handicapées) ;
- 2 étoiles réalisation d’un bouquet de la santé (qualité sanitaire) et la
travaux avec une performance sécurité (incendie) ; le clos et
minimale ; couvert (choix des matériaux,
- 3 étoiles moins de 150kWh/[Link] en façade, couverture et garde-
énergie primaire pondérés (zones corps) ; l’équipement et le confort
climatiques, altitude) ; des parties communes (ascenseur,
- 4 étoiles moins de 80 kWh/[Link] en locaux des déchets ménagers,
énergie primaire pondérés éclairage) ; l’acoustique.
105-125 RTETBNh la réglementation doit cibler la classe 5 Isolation thermique, introduction • Système de
(Tunisie 2008) (105-125kWh/(m² an)) en 2008 selon les de la bioclimatique, éclairage chauffage/refroidissement
zones climatiques. économe et les énergies • Exprimé en énergie
85-95 RTETBN la réglementation doit cibler la classe 3 renouvelables. primaire.
(Tunisie 2010) (85-95kWh/(m² an)) in 2010 selon les
zones climatiques.
RTETBN 2008 -25%
40-125 BBCi (France) - Dans les logements, la consommation Certivéa- Cerqual – Céquamij- • Système de
(arrêté : Mai 2007 pour énergétiques varie entre 40 à 70 kWh/(m² Promotéleck. chauffage/refroidissement ;
le neuf), an), selon l’altitude et les zones Référentiel mis en place par • Production de l’eau
BBC renovation climatiques Effinergie®l. chaude sanitaire ;
(Decision: September -BBC rénovation: consommation Critères: isolation thermique, • + aux. l’éclairage pour
2009 for the renovation : maximale 80kWh/(m² an), selon l’altitude énergies renouvelables, Effinergie
for buildings built after et les zones climatiques. Bioclimatique, étanchéité à l’air, Exprimé en énergie
1948) Pour le tertiaire la consommation ventilation, la qualité globale du primaire.
énergétique globale = RT2005 -50%. bâtiment.
69
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
<75 RTETBN 2012 la réglementation doit cibler la classe 1 Isolation thermique, introduction • Système de
(<75 kWh/m² an) en 2012 selon les zones de la bioclimatique, éclairage chauffage/refroidissement ;
climatiques. économe et les énergies • Exprimé en énergie
(Tunisie 2012)
renouvelables. primaire.
RTETBN 2008 -40%
40-65 RT 2012 (France) 40 à 65 kWh/(m² an) selon les zones Isolation thermique, introduction • Système de
(arête: Avril 2013 pour climatiques. de la bioclimatique et EnR. chauffage/refroidissement ;
le neuf, Janvier 2013 • Production de l’eau
pour la rénovation) chaude sanitaire ;
• + aux. l’éclairage pour
Effinergie
• Exprimé en énergie
primaire.
40-80 Minergie®m Énergie primaire pour le logement : Prioriterre (Haute-Savoie) • Système de
(Suisse 1996) - neuf: entre 40 à 45 kWh/ (m² an) Criterie: étanchéité à l’air (sauf chauffage/refroidissement ;
- Rénovation : 60 kWh/(m² an) Minergie®), aération douce, • Production de l’eau
30 Minergie P® (plus) Énergie primaire: neuf : 30kWh/(m² an) énergie renouvelable, limitation chaude sanitaire ;
(2003) des ponts thermiques. • Electricité pour la
30 Minergie ECO® (2006) A destination des bâtiments administratifs + équipements et éclairage ventilation ;
et locatifs, les écoles. reprend Minergie® économes pour Minergie P® le calcul inclut la
et Minergie P® avec des matériaux sains Minergie Eco : lumière du jour, production d’électricité
et écologiques. protection anti bruit, qualité d’air, photovoltaïque
de construction.
15 Passivhaus®n Besoin brut en chauffage: maximum of La Maison passive France • Système de
(Allemagne 1990) 15kWh/m² an (quelles que soient l’altitude (LaMP®). chauffage/refroidissement ;
et la zone climatique) Critères: étanchéité à l’air, • Ventilation ;
Maison passive (France
isolation, suppression des ponts • (*) + Production de l’eau
thermiques, l’orientation par chaude sanitaire ;
2007) Energie primaire Total, equipments
includs: maximum de 120kWh/(m²an)(*).
rapport au soleil, ventilation, • Tous les équipements de
électroménager performant. la maison.
a. Réglementation Thermique Française; b. Patrimoine Habitat et Patrimoine Habitat & Environnement ; c. est une filiale de l’association Qualitel; d.
Haute Performance énergétique; e. Energie Renouvelable; f. Très Haute Performance; g. Patrimoine copropriété et Patrimoine copropriété environnement;
h. Réglementation Thermique et Energétique Tunisienne des bâtiments neufs ; i. Bâtiment basse consommation: le label BBC, le label environnement: est
un label français; j. Certification qualité en maisons individuelles, filiale du CSTB et de l’association Qualitel, créée en 1999, est mandatée par Afnor
Certification, propriétaire de marque NF Maison individuelle et démarche HQE® pour l’existant. Certification de qualité dans les maisons individuelles; k.
Promotelec est une association dont l’objet est de promouvoir les usages de l’électricité dans le bâtiment résidentiel et petit tertiaire; l. est une association
dont le but est de « promouvoir de façon dynamique les constructions à basse consommation d’énergie en neuf et en rénovation, et de développer en France
un référentiel de performance énergétique des bâtiments neufs ou existants ». Le label BBC a été créé par l’association en 2007; m. L’association
Prioriterre délivre le label Minergie issu du label suisse éponyme; n. est une norme allemande qui a été initie en 1989 par Wolfgang Feist (directeur du
passivhaus Institut), est le meilleur critère de performance au monde pour les économies d’énergie. Ces limites de consommation d’énergie de chauffage et
de rafraichissement sont 80% de moins que pour une Low Energy House environ six fois moins que ce qui est prévu par la réglementation thermique
française (RT2000) et quatre fois moins que la valeur réglementaire allemande.
70
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Tableau 8. Comparaison du coefficient de transfert thermique maximal des enveloppes de bâtiments (valeur U, W / m²K) autorisé dans certains pays développés et en développement (source: auteur
en fonction de leurs réglementations thermiques).
États Rapport fenȇtre / Toit Murs Vitrage R minimale du Facteur de Correction
mur (WWR) (W/m2.K) extérieurs (W/m2.k) plancher bas CF de vitrage
(W/m2.k) (m2.k/W)
Belgique Wallonie 0.24 0.24 1.1 1.75
(à partir de 01/01/ 2014)
Canada 0.40~0.23 0.36 2.86
Suède Du sud 0.12 0.17 2.5
Suisse Minergie 0.2 0.2 1.1 3.33-5
France réhabilitation 0.19 0.25 1.6 5.3 Sw 0.1 - 0.5
Transmission lumineuse : 0.5 à 0.7
-Occultation : obligatoires
-Protection solaire : obligatoire pour le
confort d’été
France Hypothèses de calcul pour respecter 0.20 0.33 1.70 4
THPE 60 kWh/m².an pour le chauffage.
France Hypothèses de calcul pour respecter 0.15 0.2 1.40 5
BBC- 20 kWh/m².an pour le chauffage. 0.15-0.1 0.31-0.18 1.7-0.7 2.4-4
Effinergie
Japon Hokkaido, 0.23 0.42 2.33
chine Pékin South : 0.50 0.6-0.8 0.82-1.16 4 2 North : 0.76-0.86
South-Est : 0.35 Est/West : 0.57-0.74
Other directions : 0.30 South : 0.18-0.5
Harbin 0.3-0.5 0.40-0.50 2.5
Allemagne 0.1-0.15 0.1-0.15 0.5-0.7 6.66-10
Tunisie Zone climatique réglementaire ZT2 Bas ≤ 0,75 ≤ 1,10 ≤ 3,20 ≤ 0,95
≤ 0,75 ≤ 0,80 ≤ 6,20 ≤ 0,95
Medium ≤ 0,75 ≤ 1,10 ≤ 3,20 ≤ 0,70
Haut ≤ 0,75 ≤ 0,70 ≤ 3,20 ≤ 0,70
Très haut ≤ 0,65 ≤ 0,70 ≤ 1,90 ≤ 0,60
Maroc Zone climatique réglementaire ZT3 ≤ 15% ≤ 0,65 ≤ 0,80 ≤ 3,30 ≥ 0,75 NE
(Climat similaire à celui de 16-25 % ≤ 0,65 ≤ 0,80 ≤ 3,30 ≥ 0,75 North : NE
Tlemcen: Oujda) E , W, S : ≤ 0,7
26-35 % ≤ 0,65 ≤ 0,70 ≤ 2,60 ≥ 0,75 North : NE
E , W, S : ≤ 0,5
36-45 % ≤ 0,55 ≤ 0,60 ≤ 1,90 ≥ 0,75 North : ≤ 0,7
E , W, S: ≤ 0,5
71
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
72
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
D’après une étude menée par Grundström et al. en (2003) la réglementation algérienne
s’inspire en grande partie de la réglementation française, par contre les méthodes de calcul
utilisées sont plus simples, elle autorise, tout du moins dans certaines limites, le calcul
informatisé des besoins de chauffage. Ceci est un point positif puisque cela permet de profiter
de l’inertie thermique d’un bâtiment, un facteur très important étant donné le type de climat et
de constructions existants en Algérie.
Après avoir comparé les réglementations de six pays (l’Algérie, les Etats-Unis, la France, la
Grande-Bretagne, le Liban et la Suède), les auteurs ont constaté que chaque réglementation
présente :
· Un découpage climatique basé sur la notion de degrés-jours de chauffage (DJCH), sauf la
grande Bretagne et la Suède qui appliquent leurs codes sans zonage climatique,
· Des exigences différentes en matière d’isolation thermique des différentes parois du
bâtiment (Coefficient U en fonction des zones climatiques),
· Des conventions de calcul différentes, notamment le coefficient d’échange superficiel
intérieur et extérieur,
· Différents critères réglementaires à satisfaire qu’il s’agisse des déperditions thermiques de
chaque paroi ou de la performance globale de toute la construction.
Bien que, l’Algérie était parmi les premier pays à avoir élaboré son cadre réglementaire et a
participé dans l’élaboration de la Réglementation thermique et énergétique Maghrébine des
bâtiments (RTMB 1), elle doit combler le retard par rapport aux autres pays ayant mis en
œuvre des réglementations thermiques des bâtiments obligatoires.
Dans la présente étude, nous allons nous référer à deux labels régionaux : le label BBC et le
label tunisien. Le label BBC classifie le logement en termes de sa performance énergétique et
de la quantité des gaz à effet de serre émise par le moyen de diagnostique de performance
énergétique (DPE). Introduit en 2006 dans le code français de la construction et de l’habitat,
le DPE vise à informer les futurs locataires ou propriétaires des nouveaux ou des anciens
logements de leur moyenne de consommation d’énergie. Il permet d’évaluer et de classer les
1
Réglementation thermique et énergétique Maghrébine des bâtiments engagée depuis Septembre 1991, avec le soutien du
programme SYNERGY de la direction générale d’énergie (DGXII), de la commission Européenne et sous la responsabilité
nationale de :
• L’Agence Nationale de la Promotion et Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie pour l’Algérie ;
• Centre de Développement des Energies Renouvelables pour le Maroc et
• L’Agence Nationales des Energies Renouvelables ANER) pour la Tunisie.
Ce projet a pour objectif l’élaboration d’une réglementation pour l’amélioration du confort thermique et la maitrise de
l’énergie dans les bâtiments neufs des secteurs résidentiel et tertiaire et ceci par la proposition des techniques de construction
et des formes architecturales adaptées aux conditions climatiques et socioculturelles. Ce projet constitue le point de départ du
label tunisien (Agence Nationale des Energies Renouvelables, 2004).
72
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
logements selon leur performance d’énergie (principalement thermique) et de leur impact sur
l’environnement (Schneider Electric, 2011). Il comporte deux étiquettes : L’étiquette
“consommation d’énergie” constitue un indicateur de consommation d’énergie d’un
logement. Classée de A à G, elle permet de connaitre le niveau de consommation énergétique.
Le chiffre indique l’émission en kWh EP /m².an. Lié avec la couleur verte, la lettre A indique le
logement le plus économe, ayant une énergie primaire inférieur à 50kWh EP /[Link]. À
l’opposé, la lettre G avec une couleur rouge, désigne le logement le plus énergivore, ayant une
consommation supérieure à 450 kWh EP /[Link]. L’étiquette climat « émission de gaz à effet de
serre (GES) » classée de A à G, permet de connaitre l’impact des consommations sur l’effet
de serre. Le chiffre indique l’émission en kg éq CO2 /m².an (Union des Constructeurs
Immobiliers UCI-FFB, 2009) (voir figure 19).
73
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
>75kWh/m². year
75 – 85 kWh/m². year
85 – 95 kWh/m². year
2-8-2) Le suivi des consommations par rapport à une année de référence : (Shorrock and
Dunster, 1997; Boardman et al., 2005);
Est une approche qui fait appel aux principes de la comptabilité énergétique. Ce suivi
nécessite des ajustements aux consommations de l’année de références pour tenir compte de
l’évolution des principaux paramètres qui influencent la consommation d’énergie tels les
degrés jours de chauffage ou le taux d’occupation de l’édifice (Chalifour et al., 2010).
2-8-3) Les audits : (Belpoliti and Bizzarri, 2015; Terés-Zubiaga et al., 2015)
a) Les audits énergétiques :
Méthode focalisant sur le domaine des énergies. Il s’agit d’une évaluation des performances
énergétiques d’un site par un diagnostic à partir des consommations (facturées et mesurées),
d’analyses et de préconisations. L’objectif est de diminuer les charges énergétiques sans nuire
au confort. Il peut donc s’agir uniquement d’une optimisation tarifaire de contrat
74
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
et comporte trois parties principales, les ‘trois pierres angulaires'. Les interconnexions entre
ces «pierres angulaires» et le processus d'apprentissage étape par étape sont illustrés à la
figure 21.
75
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
des différences entre ces types peuvent ainsi être révélées. Une gamme de confort de
base et des écarts possibles par rapport aux normes normales peut être établie au
moyen d'entrevues (Rosenlund, 2000);
2. Phase 2, analyse et traitement des données : analyse des factures, tracé de l’évolution
des consommations, simulations thermiques, évaluation du bilan thermique,
thermographie pour le bâtiment le nécessitant, répartition des consommations par
poste (qui consomme quoi et comment ?), choix des actions à entreprendre et à
proposer avec les décideurs. Phase 3, réalisation de « fiches actions » à court, moyen
et long termes, calcul des investissements, des économies envisageables et donc, des
temps de retour sur l’investissement, mise en relation avec les professionnels
compétents pour la mise en œuvre des actions techniques avec devis (Op. cit., 2014).
ces propositions sont présentées à part, dans le rapport de synthèse directement
utilisable par le maître d'ouvrage, pour lui permettre d'orienter son choix de travaux
dans les meilleures conditions de coût, de rentabilité et de délai, accompagnées d'un
outil de suivi des consommations permettant d'en apprécier les résultats.
2-8-4) Post Occupancy Evaluation: (Elsharkawy and Rutherford, 2015)
La « Post Occupancy Evaluation », ou POE, est une méthode basée sur la synthèse de
l’expérience et de la satisfaction des occupants et gestionnaires techniques d’un bâtiment. Elle
fait également appel à des mesures physiques dans certains cas. Elle est conduite par une
personne dans la première année de vie de l’activité hébergée par le bâtiment (ce qui veut dire
qu’elle s’applique à une entreprise qui déménage par exemple) et s’appuie sur une enquête qui
se veut complète sur la qualité du bâtiment, à travers des éléments techniques, des éléments de
confort, d’adaptation du bâtiment à l’activité qui s’y déroule, ce qui suppose une série
d’indicateurs économiques et sociétaux (Mandallena C., 2006).
2-8-5) Méthode d’Analyse de Cycle de Vie : Hamdy et al., 2011; Jaber and Ajib, 2011;
Huang et al., 2012; Ramesh et al., 2012; Berggren, 2013; Junghans, 2013; Lewandowska et
al., 2013)
L’analyse de cycle de vie est un raisonnement d’évaluation des impacts environnementaux
d’un objet ou d’un système évalué dit « du berceau à la tombe ». Cette méthode dépend donc
de la définition du périmètre d’étude de l’objet et de la précision de l’état des connaissances à
la fois sur :a) Les facteurs d’émission à l’environnement ; b) Les impacts environnementaux
engendrés. C’est actuellement une méthode largement utilisée pour des outils de management
et d'aide à la décision, et a donné lieu à la méthode normative ISO 14040. (Ibid., 2006).
76
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
77
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
78
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Paroi ou mur 1
Volume
thermique 1
Paroi ou mur n
Projet de
construction d'un
batiment Figure 22. Application CT
Paroi ou mur 1
BAT : structure et
volume
thermique n présentation interne des
Paroi ou mur n données (Source : Denker et
al., 2014).
1) Modélisation paramétrique
L’étude paramétrique complète est la méthode la plus fiable et la plus précise pour identifier
les meilleures solutions du problème.
Un ensemble de paramètres pertinents peut être identifié lors de l'évaluation des résultats des
mesures sur le terrain. La deuxième «pierre angulaire», l'étude de modélisation paramétrique,
est un processus où l'influence de chaque paramètre (comme l'orientation, la taille des
fenêtres, les matériaux de construction ou la ventilation) sur le climat intérieur ou la
consommation d'énergie est évaluée. Après une première étape avec des études systématiques
de chaque paramètre individuel, un processus plus intuitif suit normalement, où des
79
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
2) Logiciels de simulation :
* Généralité :
Pour permettre de choisir les actions à entreprendre dans le cadre d’un audit énergétique,
l’outil de base est la simulation thermique dynamique (STD). La STD permet de faire varier
la température des éléments composant un système selon les différentes lois régissant les
échanges thermiques (convection, conduction, rayonnement, changement d’état).
L'outil de Simulation Thermique Dynamique (STD) permet de modéliser les bâtiments et de
mesurer l'impact de chaque paramètre de la construction sur le niveau de performance
énergétique du bâti.
Ce sont des outils beaucoup plus sophistiqués que les modèles précédents. Radford (1978)
divise les aides à la conception de ce genre en trois catégories :
• Outil de simulation (Prédiction) ;
• Outil de génération ;
• Outil d’optimisation (Mazouz, 2007).
80
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
Bien qu’il y ait un grand nombre de logiciels de simulation de bâtiment sur le marché, la
plupart des outils commence à partir du même niveau et sont utilisé de la même manière. La
majorité des logiciels « climatiques » se classent dans les catégories de prédiction et
d’évaluation. Les modèles mathématiques qui forment les soubassements de ces logiciels
peuvent être répartis en catégories de base (S. Mazouz, 2007 d’après Sodha et al., 1986).
c) Méthodes Approximatives :
Parmi ces méthodes ont peut citer : la méthode de degrés-jours, Régime permanent, etc. qui
sont principalement destinés aux architectes. Elles sont utilisées pour prédire la
consommation énergétique moyenne d’un édifice et peuvent être d’une certaine aide dans les
premiers stades de l’esquisse.
d) Méthodes Analytique :
Les méthodes analytiques sont basées sur la résolution de l’équation de la chaleur, avec des
conditions limites appropriées. Pour des structures complexes, les méthodes des éléments finis
sont utilisées pour résoudre l’équation de la chaleur, ce qui nécessite l’utilisation
d’ordinateurs puissants. L’intérêt principal de ces méthodes, du point de vue de l’architecte,
est de permettre le développement de certaines règles empiriques, car elles ne s’appliquent
qu’à postériori ; c'est-à-dire qu’une fois que la forme de l’édifice dégagée et travaillée en
détail (Mazouz, 2007).
Les logiciels de simulation sont utilisés pour la vérification de code de compilation et les
calcules de chargement thermique pour dimensionner les systèmes CVC. L’effet de lumière
de jour et les gains de chaleur extérieur résultant de l’isolation thermique extérieure
présélectionnée, le ratio de la fenêtre au mur dans l’usage de l’énergie et aussi l’évaluation
des conforts thermique et visuel peuvent être modélisés numériquement en utilisant le
programme d’analyse horaire (HAP), Visual-DOE programs package (Awadallah, 2011).
* Exigence :
Le programme de simulation doit être un programme informatique pour l’analyse de la
consommation d’énergie dans le bâtiment et doit être approuvé par une autorité ayant
juridiction. Le programme de simulation doit modéliser les suivants :
• Le débit d’énergie dans une base horaire pour 8760 heures dans l’année ;
• Les variations horaires dans l’occupation, la puissance d’éclairage, la puissance des
divers équipements, les réglages de thermostat et l’opération du système CVC, définis
pour chaque jour de semaine et des jours fériés ;
• Les effets de la masse thermique ;
81
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
2-9) Conclusion :
Ce chapitre a présenté le concept de la réhabilitation thermique et énergétique dans le
bâtiment comme solution rationnelle d’économie d’énergie, ce qui présente un premier pas
pour la vérification de l’hypothèse principale de l’étude.
Afin de résoudre la problématique de maitrise d’énergie dans les bâtiments résidentiels, un
état de l’art a été présenté, décrivant les différentes méthodes, techniques et outils de
modélisation d’énergie. À la lumière de cette analyse bibliographique, il apparaît que le
recours au modèle bottom-up présente plusieurs avantages clés qui en font certainement
l’outil le plus approprié. En effet, nous nous concentrerons sur cette méthode, dans le chapitre
quatre, pour avoir une vue d'ensemble du parc immobilier de la ville de Tlemcen et de sa
82
Chapitre 2 : Etat de l’art Partie I
83
Chapitre 3
Conception solaire Passive
des bâtiments
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Une revue littéraire de l'utilisation de l'énergie solaire dans les bâtiments a été effectuée pour
révéler les techniques utiles qui couvrent les bâtiments. En outre, les principes de la conception
solaire passive et des systèmes solaires passifs contribuant à la rationalisation de la
consommation d'énergie ont été exposés. Un certain nombre de normes relatives à la conception
de l'enveloppe des bâtiments et à leur impact sur la réduction des charges de chauffage et de
refroidissement a été présenté en plus de la notion du confort thermique dans le bâtiment.
L’Algérie fait partie de la zone subtropicale de l'Afrique du Nord. Le climat en Algérie diffère
d'une région à une autre. Au Nord, il est de type méditerranéen et englobe principalement le
littoral. Entre l’atlas tellien et l'atlas saharien où culminent les hauts plateaux, le climat est de
type continental avec des étés chauds et sec et des hivers humides et frais. Le climat est
désertique vers le Sud au delà de la chaine montagneuse de l’atlas saharien. Les précipitations
sont caractérisées par une variabilité très marquante entre le Nord et le Sud et entre l'Est et
l'Ouest. A la décroissance des pluies du Nord au Sud se superpose une décroissance de l’Est à
l’Ouest. En effet, la région Est du pays
est plus pluvieuse par rapport à la
région Ouest. La tranche de pluie
annuelle décroit à mesure que l’on
avance aussi vers le Sud et l'Ouest. Au
Sud de l'atlas saharien, les précipitations
annuelles tombent à moins de 100 mm,
cette valeur étant habituellement
considérée comme marquant le début du
désert. ([Link]
(voir figure 23).
85
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Le soleil a toujours occupé une place de premier ordre dans le processus de conception
architecturale, il n’en demeure pas moins qu’il reste d’une grande complexité. Le soleil pose un
problème d’intégration dans le processus global de conception que du fait que ce facteur
intervient à des niveaux différents, impose des connaissances diversifiées et génère des situations
différentes. Depecker (1985) a scindé en deux parties les savoirs inhérents au soleil : il s’agit de
notions particulièrement géométriques sur le soleil « géométrie du soleil » d’une part, et des
notions énergétiques d’autre part. Et précise qu’il existe des relations entre ces deux parties
(figure 24). De même qu’une analyse thermique ne peut se concevoir indépendamment d’une
analyse géométrique, certaines analyses géométriques n’ont de sens que si elles sont prolongées
par des analyses thermiques (Maazouz S., 2007).
Soleil
Conception
architecturale
Figure 24. Les aspects complexe reliés au soleil (source : Maazouz (2007) d’après Depecker (1985))
86
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
L’énergie des rayons du soleil peut être utilisée pour fournir de la chaleur ou de l’électricité. Les
radiations solaires sont de deux catégories principales : celles de chaleur (les rayons infrarouges)
et celles de lumière (allant du rouge à l’ultraviolet). L’énergie solaire est utilisée de plus en plus,
mais ce n’est pas une bonne source d’énergie en n’importe quel endroit. La quantité d’énergie
solaire disponible en un endroit particulier dépend de sa proximité de l’équateur et des nuages qui
couvrent ou non le ciel. L’énergie solaire est la plus abondante dans les déserts tropicaux tels que
le Sahara, où les rayons solaires sont les plus puissants et les nuages les plus rares. Actuellement,
l’énergie solaire est utilisée surtout pour chauffer de l’eau à usage domestique (Arnold Guy &
Carlier François, 1992, p.24), et aussi pour la production de l’électricité. Le soleil, rayonne à
environ 6000K. Il émet une énergie sous forme d’un rayonnement électromagnétique. Les
longueurs d’onde dans lesquelles le maximum d’énergie est émis recouvrent le visible et
l’Infrarouge (IR). Le rayonnement recouvre à la fois les aspect lumineux (éclairement lumineux)
et énergétiques (rayonnement solaire). La constante solaire de 1353 W/m2 est l’énergie atteignant
une surface normale aux rayons solaires dans les couches supérieures de l’atmosphère. L’effet de
la traversée de l’atmosphère qui réfléchit, absorbe ou diffuse le rayonnement solaire réduit
considérablement cette valeur.
Ainsi à la surface de la terre, le rayonnement solaire comprend : 5% d’UV, 40% de lumière
visible et 55% d’IR porteurs essentiels de l’énergie thermique. Au niveau de l’IR on distingue les
courtes des grandes longueurs d’onde. Une fois émis par le soleil, le rayonnement atteint la
surface des corps et subit suivant leurs propriétés de surface certaines transformations.
La densité de flux solaire incident au niveau d’une paroi, provient de trois composantes : la
composante directe, la composante diffuse et la composante réfléchie. La composante directe
correspond au flux solaire qui atteint directement la paroi quand celle-ci est exposée au soleil.
Elle dépend de la hauteur du soleil (réduction atmosphérique) et de l’angle d’exposition de la
paroi au soleil à l’instant considéré (Kaboré, 2015).
87
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
vers les zones de basse pression et celle de la vapeur d’eau à migrer des zones les plus humides
vers les plus sèches.
Le transfert de chaleur au travers d’une paroi se déroule selon trois mécanismes combinés :
conduction, convection et rayonnement. En général, pour qu’un échange se produise
naturellement, il faut qu’un des corps en présence soit plus chaud (+). D’après le second principe
de la thermodynamique, la chaleur se dirigera vers le corps ou l’endroit le plus frais (-) (D.
Wright, 2004, p.64).
3-3-1) Transferts de chaleur par convection : c’est le phénomène qui décrit l’échange de chaleur
entre un fluide et une surface, ou entre deux fluides. Les échanges sont proportionnels aux
gradients de température (différence de température) et à la surface d’échange. Le coefficient de
convection dépend fortement de la vitesse du fluide.
3-3-2) Transferts de chaleur par rayonnement : c’est un transfert d’énergie électromagnétique
entre deux surfaces. Les échanges par rayonnement sont proportionnels à l’émissivité (ε) du
matériau au facteur de forme (surface apparente) des surfaces les unes par rapport aux autres et
dépendent de la transparence du milieu traversé
3-3-3) Transferts de chaleur par conduction : c’est le transfert de chaleur au sein d’un solide. La
conductivité thermique (λ) et la capacité calorifique (c p ) sont des propriétés clés de la conduction
des matériaux (Denker et al., 2014).
Les transferts de chaleur se font spontanément d’un corps chaud vers un corps plus froid. Le
confort thermique écologique consiste entre autres à réguler ingénieusement ces transferts
(Courgey et Oliva, 2006).
3-4) Propriétés thermiques de l’enveloppe du bâtiment :
Le choix des matériaux de construction des bâtiments est l’un des facteurs les plus évidents qui
influe sur l’usage de l’énergie dans le bâtiment. Tous les matériaux de construction traitent la
résistance thermique et la capacité thermique (l’inertie) dans différentes proportions. Ces
propriétés sont plus au mois opposées l’une à l’autre, et il y a trois facteurs qui influent sur elles :
La Densité « Density » ρ (kg/m3) : Joue un rôle important pour les propriétés thermiques :
plus le matériau est léger, il est plus isolant et plus il est lourd, plus il stocke la chaleur.
La Conductivité thermique « Thermal Conductivity » λ (W/m°K) : est la possibilité de
conduire la chaleur. Les matériaux isolants ont une conductivité basse.
88
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
89
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
90
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
- la température ambiante
- la température des parois
- l’humidité relative
- la vitesse de l’air
a) le métabolisme :
Le métabolisme représente la production de chaleur interne du corps humain nécessaire pour le
maintenir à la température constante de 36,8°C. La température du corps humain étant
généralement supérieure à celle de l’ambiance, il doit donc compenser les pertes de chaleur vers
celle-ci. Le métabolisme est représenté par
l’effort physique dépensé dans une activité, Tableau 12. Taux métaboliques en faisant différentes
activités (moyenne pour adultes) (source : ASHRAE
rapporté à l’unité de surface du corps de Handbook, 1997)
l’individu : il s’exprime en W/m2. Activité met* Taux
métabolique
Le métabolisme de base est celui d’un individu (W)
Dormir 0.7 75
normalement constitué et au repos. Il est
Se reposer 0.8 85
évalué à environ 45W/m2, soit un effort de S’asseoir 1.0 105
Se tenir debout, se relaxer 1.2 125
80W pour une surface du corps humain fixée Travailler sur l’ordinateur 1.2-1.4 125-145
en moyenne à 1,8 m2. Cuisiner 1.6-2.0 170-210
Faire le ménage 2.0-3.4 210-350
Le métabolisme de travail s’ajoute au Marcher (niveau, 3-6km/h) 2.0-3.8 210-400
métabolisme de base afin de compenser le Danser, gymnastiques 2.4-4.4 250-460
Travailler sur machine lourde 3.5-4.5 370-470
travail effectué par l’individu par une Travail de prise et de pelle 4.0-4.8 420-500
production de chaleur supplémentaire (voir *1met= 58 W/m2 de la surface du corps
tableau 12).
a) L’habillement :
L’habillement représente une résistance thermique aux échanges de chaleur qui ont lieu entre la
surface de la peau et l’ambiance (tableau 13).
91
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
du corps ou température de la peau. Celle- Short de marche + chemise à manches courtes 0.4
ci n’est pas constante : elle varie Jupe au genou + chemise à manches courtes + collants 0.5
Pantalons + chemise 0.6
principalement en fonction du
Pantalon de survêtement + chemise de survêtement 0.7
métabolisme et de l’habillement (Bodart,
Pantalons + chemise + veste 1.0
2002) (Liébard et De Herde, 2005). Jupe au genou + chemise à manches longues + demi-
1.0–1.1
slip + collants + pull à manches longues ou veste
Men’s heavy three-peace business suite 1.5
Men’s heavy suite + woollen overcoat 2.0–2.5
c) La température ambiante :
La température ambiante est un des facteurs les plus importants car plus de 50% des pertes de
chaleur du corps humain se font par convection et évaporation avec l’air ambiant (Bodart, 2002)
(Op. cit., 2005). Elle traduit le confort général dans un local. Mais cette exigence varie selon les
individus et selon le type d’activité. On considère généralement qu’en hiver, la température
d’ambiance doit être proche de 20°C. en été, on vise une température comprise entre 24 et 27°C
(Denker et al., 2014).
e) L’humidité relative :
L’humidité relative de l’air est le rapport exprimé en % entre la quantité d’eau contenue dans l’air
à la température ambiante et la quantité maximale qu’il peut contenir à la même température. Ce
facteur influence le confort du fait que les échanges thermiques ont lieu également par
92
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
93
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
confort thermique optimal : chacune de ces combinaisons est définie par la température de
confort thermique appelée « température opérative optimale ».
Mais le corps humain possède un mécanisme de régulation qui, sans intervention de la volonté de
l’individu, adapte ses pertes de chaleur aux conditions thermiques de l’ambiance. Ce mécanisme
d’autorégulation laisse apparaître une zone où les variations de sensation de confort thermique est
faible : c’est la zone dite de confort thermique (Liébard et De Herde, 2005). Ainsi, dans une
situation donnée, la température opérative peut varier dans une certaine mesure autour de la
température de confort thermique sans que le niveau de confort thermique de l’individu ne soit
modifié. Il existe donc pour chaque situation une plage de température confortable. C’est ce qui
explique qu’en été la température opérative peut être élevée afin d’éviter aussi l’effet du choc
thermique lorsqu’une personne pénètre dans un bâtiment.
Cette zone étant déterminée, la sensation de confort peut aussi être influencée par d’autres
éléments comme l’état de santé, l’âge ou l’état psychologique de l’individu. Dans chacun de ces
cas, il faudra admettre une température d’ambiance différente qui peut être située hors de la zone
de confort thermique. De plus, la qualité ou « chaleur » humaine qui entoure l’individu participe
à la sensation de confort ou d’inconfort. Enfin, la possibilité d’une intervention personnelle sur la
détermination des caractéristiques de l’ambiance de son lieu d’activité est importante si on veut
éviter tout sentiment de frustration ou d’enfermement et donc d’inconfort (Bodart, 2002) illustré
dans le tableau 14.
La Température Effective Standard « Standard Effective Température » (SET) développée par
Gagge et al. (Markus et Morris 1980) décrit un environnement uniforme avec :
• 50% d’humidité relative,
• Une vitesse de l’air de 0.125 m/s,
• Un niveau d’activité de 1 met (s’assoir) et
• Des vêtements de 0.6 clo (vêtements d’intérieur).
Une température d’air de 20°C dans ces conditions résulte dans une température effective
standard de 20°C. Un changement dans n’importe quel paramètre va résulter un changement de
température effective standard (Rosenlund et al., Building issues, 2000).
94
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Tableau 14. Échelles de sensation Thermique (Basé d’une part sur Markus et Morris
1980) (Source: Rosenlund, 2000,)
ASHRAE Fanger Rohles &Gagge’s SET
(PMV) Nevins DISC (°C)
Pénible +5 +5
Très chaud +4 +4 37,5–
Chaud 7 +3 +3 +3 34,5–37,5
Chaud 6 +2 +2 +2 30,0–34,5
Légèrement chaud 5 +1 +1 +1 25,6–30,0
Neutre 4 0 0 ±0.5 22,2–25,6
Légèrement frais 3 –1 –1 –1 17,5–22,2
frais 2 –2 –2 –2 14,5–17,5
froid 1 –3 –3 –3 10,0–14,5
Très froid –4 –4
Pour les conditions internes la « température opérative » définissant principalement une moyenne
de température entre l’air et les surfaces qui l’entourent peut être utilisée pour les évaluations du
confort (ibid., p.8).
Top = (Ta + TMR) / 2
Où :
Top température opérative
Ta température de l’air
TMR température moyenne radiante
Top = (Ta + (ΣTiAi) / ΣAi) / 2
Où :
Top température opérative
Ta température de l’air
Ti température de surface
Ai surface de zone
95
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
96
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
97
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Finalement, la situation économique influe aussi sur les attentes de confort, et ça ne peut pas être
considéré comme un facteur psychologique (Ibid., 2000).
98
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Figure 30. Schéma représentant les principes de l’architecture bioclimatique (source : de Gramont
et al., 2015, p. 76 d’après [Link]).
99
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
100
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
L’azimut est l’angle horizontal entre la projection sur le plan horizontal et le sud. La
connaissance des angles solaires en relation avec une latitude donnée permet de contrôler
l’ensoleillement et la lumière du jour. Divers diagrammes solaires sont disponibles pour les
latitudes principales. Les angles solaires peuvent être lus directement sur ces diagrammes et
diverses applications peuvent être réalisées comme le calcul de la période d’ensoleillement, la
vérification de l’accessibilité solaire ainsi que la conception des protections solaires. Diverses
projections sont employées, notamment la projection stéréographique, la projection frontale etc.
L’une des méthodes par laquelle l’accès solaire peut être évalué est l’usage de quelques formes
du diagramme solaire. Le plus souvent utilisé est le stéréographique de digramme solaire (voir
figure 31 angle solaires/stéréographique.
3-8-1) Recommandation pour la conception passive dans les zones climatiques en Algérie :
L’Algérie occupe une vaste étendue territoriale. Plus de 4/5 de sa superficie est désertique, d’où
une large variété géographique et climatique allant du territorial au désert. La classification
climatique en Algérie permet de distinguer quatre zones principales :
Zone A : littoral marin ; Zone B : arrière littoral montagne ; Zone C : haut plateaux (semi-aride) ;
Zone D : présaharien et saharien (aride).
101
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
La conception du bâtiment doit être conçue suivant les zones climatiques. Pour cela, certains
critères de base sont à prendre en considération pour chaque site d’implantation. Le tableau
suivant va résumer les caractéristiques et les recommandations de conception dans chaque
climat :
Tableaux 15. Les caractéristiques et les recommandations de conception dans différentes zones climatiques en
Algérie (Source : l’Auteur d’après Denker et al., 2014 ; Maazouz, 2007)
102
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Pour plus de détail, voir la classification des stratégies passives pour le bâtiment proposée par Geetha and Velraj (2012).
1
103
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
gamme de solutions techniques telles que les radiateurs solaires et les cellules photovoltaïques,
l'évolution du refroidissement passif a été beaucoup plus lente. Le problème est plus difficile à
analyser, et il existe de nombreux dispositifs, tels que les étangs de toit et les tunnels de
refroidissement de la terre qui semblent fonctionner le mieux en théorie.
Les sources de refroidissement passives sont le ciel, l'atmosphère et la terre - tous les dissipateurs
de chaleur naturels. Le ciel agit exclusivement par rayonnement, la terre et l'atmosphère par
convection et processus d'énergie latente (évaporation).
Les principes du refroidissement passif sont: l'ombrage, la réflexion, l'isolation, la réduction des
gains internes, la ventilation, les ventilateurs et l'étanchéité des bâtiments. La réduction de la
chaleur est mieux réalisée en excluant la chaleur indésirable plutôt que de l'enlever plus tard,
souvent par la climatisation.
Au confort d’hiver répond la stratégie du chaud : capter la chaleur du rayonnement solaire, la
stocker dans la masse, la conserver par l’isolation et la distribuer dans le bâtiment. Quant au
confort d’été répond la stratégie du froid : se protéger du rayonnement solaire et des apports de
chaleur, minimiser les apports internes, dissiper la chaleur en excès et refroidir naturellement
(Liébard et De Herde, 2005) (voir figures 32 et 33).
Figure 32. Principe du confort d’hiver (source : Figure 33. Principe du confort d’été (source :
Liébard et De Herde, 2005) Liébard et De Herde, 2005).
104
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
végétation et l'eau sont des éléments qui transforment le climat régional en un microclimat
spécifique, ce qui est le facteur déterminant pour le climat intérieur de chaque bâtiment. Les
limites entre climat régional, micro et intérieur ne sont pas abruptes, mais décrivent un
changement continu.
Le climat urbain a été étudié ces dernières années. La structure de la ville crée un «dôme aérien»
urbain au-dessus et autour de la ville. À l'intérieur de la ville, jusqu'au niveau du toit, la «canopée
urbaine» filtre progressivement le climat extérieur jusqu'au niveau de la rue, comme la canopée
d'un arbre.
Le phénomène de «l'îlot de chaleur urbain» augmente les températures de l'air urbain, créant des
différences de 1 à 2 K pendant la journée et normalement de 3 à 5 K la nuit, mais il peut atteindre
10 K selon Givoni (1998). Les principaux facteurs générant l'îlot de chaleur sont:
· Réduire les pertes de chaleur pendant la nuit, en raison de la géométrie de la ville.
· Stockage de chaleur dans la masse de construction.
· Activités génératrices de chaleur (transport, industrie, etc.)
· Une évaporation plus faible due à moins de végétation et à différentes structures de surface.
· Chauffage et refroidissement des bâtiments générant de la chaleur pour l'environnement urbain.
du climat etc.
Les dispositifs d’ombrage peuvent être classifiés en deux bouquets : fixes ou amovibles et
extérieures ou intérieures.
105
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Pour les dispositifs externes fixes, présentés dans la figure 35, il y a trois types de dispositifs
d’ombrage :
• Horizontales : les plus connues, elles prennent la forme horizontale comme casquette
attachées au dessus de la fenêtre dans les murs face au sud ;
• Verticales : comme les brise-soleil verticaux, les auvents et les persiennes sont effectives
dans les fenêtres dans les façades est et ouest et ;
• Dispositifs d’ombrage mixe.
106
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Un bon dispositif d’ombrage a une faible valeur de CO, depuis, seulement une petite portion de
radiation incidente est absorbée et transmise par le dispositif d’ombrage et devient chaleur dans le
bâtiment.
Un pauvre dispositif d’ombrage a une grande valeur, depuis, il permet à plus de radiation
incidente d’enrichir la fenêtre.
Les conclusions tirées du résumé de plusieurs instituts de recherche pour les facteurs d'ombre de
divers types de dispositifs d'ombrage réglables internes et externes sont les suivantes (Givoni,
1980):
1. Les dispositifs externes sont plus efficients que les internes ;
2. L’efficience des dispositifs d’ombrage externes augmente si la couleur est foncé et
inversement pour les dispositifs d’ombrage internes ;
3. L’ombrage efficace tel que les persiennes peuvent éliminer plus de 90% de l’effet de
serre. Tandis que l’ombrage inefficace tel que des rideaux sombres seulement 20-25% de
radiation solaire est bloquée ;
4. Les écrans qui ont une transmittance extrêmement faible (inférieure à environ 10%)
peuvent réduire la lumière naturelle dans la pièce à des niveaux inacceptables, même s'ils
diffusent correctement la lumière. Il en résulte des niveaux d'éclairement et de luminance
inacceptables ;
5. Le vitrage solaire-protectif (absorption, réflexion) doit être efficient mais le potentiel
relative pour la conservation d’énergie dépond de l’orientation de la façade et du climat ;
6. Le potentiel pour conservation d’énergie est plus grand avec un simple dispositif
d’ombrage externe avec une faible valeur g, exemple : un dispositif bleu foncé, avec
l’assemblée de n’importe quel vitrage protectif-solaire ;
7. Les dispositifs d'ombrage internes limitent l'éblouissement résultant du rayonnement
solaire ;
8. Les dispositifs d'ombrage internes sont généralement réglables et permettent aux
occupants de réguler la quantité de lumière directe entrant dans leur espace. Le plus
souvent, ceux-ci prennent la forme de stores horizontaux ou verticaux attachés au-dessus
de la fenêtre.
107
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
108
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Où :
∑ R (en m² °C/W) représente la somme des résistances thermiques des différentes couches des
matériaux constituant la paroi considéré comme matériau hétérogène (ex. bloc creux ou brique
perforée, panneau composite…). C’est la somme des R-values de chaque couche des éléments,
comprenant la prétendue résistance du film des couches d’air renfermées dans la surface externe
des éléments (0.03-0.04 m2K/W dépendant du vent) et la surface intérieure (0.11-0.16 m2K/W
109
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Une valeur λ faible ou une valeur R élevée correspond à un matériau peu conducteur de chaleur.
Parmi les couches d’air typiques définies par la norme figurent les vides d’air, ventilés ou non,
dans les murs creux, les lames d’air dans les murs creux, les espaces clos dans les plafonds ou les
toitures, …, quand aux faux plafonds fermés non étanches à l’air, les lames d’air à l’intérieur des
doubles vitrages, les vides des blocs de construction et les grands espaces ne sont pas considérés
comme des couches d’air.
La résistance thermique des couches d’air (valeur Ra) dépend de l’épaisseur de la couche d’air,
de la direction du flux de chaleur et du degré d’aération prévu dans la couche d’air concernée.
En Algérie, les valeurs des coefficients K des parois sont très souvent supérieures à 1.1 W/m².°C,
alors que dans les pays où une réglementation thermique stricte est appliquée, ces valeurs sont
souvent comprises entre 0.25 et 0.5 W/m².°C.
Les enjeux de l’inertie thermique sont de deux ordres :
♦ L’un étant de l’ordre de la sensation : l’amélioration du confort thermique en été ;
♦ L’autre étant d’ordre économique : la réduction des consommations.
Il est noté que tous deux ont un impact immédiat sur l’environnement, puisque réduire les
consommations implique nécessairement une diminution de la facture énergétique (Benradouane
et al., 2006).
110
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
- Isolation thermique :
Une bonne isolation réduit les pertes énergétiques d’un bâtiment. L’isolation thermique doit se
situer du coté externe des murs, des sols et des toitures. Toutefois les charpentes et huisseries
choisies ont également leur importance. Les doubles vitrages qui se sont banalisés ces dernières
années seront bientôt remplacés par des triples vitrages : le vide d’air entre les vitres de cette
nouvelle génération de fenêtre évite les phénomènes de conduction thermique qui se produisent
quand on injecte un gaz entre les deux parois vitrées (LOFT Publication en coopération avec
Frechmann Kolón Gmbh, 2011) (Voir tableau 17).
L’isolation écologique : s’intéresse à l'impact des techniques et des matériaux choisis sur
l'environnement, sur la santé et sur le bien-être, en évitant les matériaux dont la fabrication est
polluante ou le recyclage impossible. Sur la santé, en choisissant des matériaux sans risques pour
ceux qui les fabriquent ou les mettent en œuvre et pour les occupants. Sur le bien-être, en
préférant des modes d'isolation qui n'entravent pas les échanges entre la maison et l'extérieur.
Une pièce est confortable si la différence de température entre son air et ses murs n’excède pas
3°C (source : [Link]).
111
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Tableau 17. Isolation des éléments de l’enveloppe (source : Apur, 2011 ; Denker et al., 2014 ; Projet réalisé par les Espaces INFO_ENERGIE portés par l’IDEMU Avec le soutien de la
Région Ile-de-France,de l'ADEME - Délégation Ile-de-France et la participation de l'ARC d’après FFB, Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE), fiche technique N° 19, 2009 )
Isolation Avantages Inconvénients Techniques et procédés utilisés Détails constructifs
• Pas de modification Oblige l’étanchéification • Complexes ou sandwiches isolants collés au mur ou fixés
de l’aspect extérieur des murs (pose d’un pare sur tasseaux ;
du bâtiment ; vapeur) et la ventilation • Les isolants derrière cloison de doublage (permet de
• Convient à une mécanique des pièces à faciliter l’accrochage du mobilier) : préférence d’usage des
occupation cause du risque de briques de terre, des blocs de béton ou des parpaings
intermittente du surchauffe l’été; (minimum de 5cm) ; le polystyrène, la laine minérale en
Par l’intérieur
112
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
le permet (>80cm) ;
• Placer un isolant sous le plancher (dans le cas d’un
plancher sur local non conditionné.
113
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
• Limiter les pertes • Difficulté d’isolation • Isoler le soubassement sur son pourtour en prolongement
calorifiques ; de l’isolation des murs
• Supprimer les ponts
Sur terre plein
thermiques ;
• Bénéficier de inertie
thermique du plein
terre apportée en été.
à réaliser ;
• Si le comble est aménagé :
- Laine minérale (6à 10cm) agrafée entre chevrons ;
- Complexe de doublage (isolant-plaque de plâtre) visé
ou cloué sous les chevrons ;
- Isolation des parois horizontales et verticales selon les
techniques applicables aux planchers et murs.
114
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
115
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
En pratique, on utilise des valeurs par défaut pour le pourcentage de châssis par rapport au %
de vitrage /panneau
- 25% dans le cas des châssis métalliques ;
- 30% dans les autres cas la longueur des diviseurs (3 m/m²) (Johansson, 2008).
Jusqu’au milieu des années 1970et le fameux « choc pétrolier », le bilan énergétique des baies
vitrée était largement négatif, y compris celles orientées au Sud, en raison de déperdition
thermiques considérables. Sans parler des éventuels défauts d’étanchéité des menuiseries, le
coefficient Ug (coefficient de transmission surfacique d’une paroi) mesurant la transmission
thermique des vitrages atteignait 5 à 6 W/m2.K pour des glaces simples de 3 à 4 mm
d’épaisseur. Une première génération de doubles vitrages, souvent dénommés vitrages
isolants, a permis d’abaisser ce coefficient à des valeurs de 2,9 à 3,3 W/m2.K. Et avec une
nouvelle mutation technique de l’arrivée des vitrages à «couches peu émissive » au cours des
années 1990, une amélioration des performances est apportée, pour un surcout négligeable.
Cette nouvelle qualité de vitrage est généralement désignée par le sigle VIR (vitrage à
isolation renforcée). Le passage du double vitrage classique au VIR se traduit par une division
par deux, voire par trois du coefficient Ug qui peut descendre à 1,1 W/m2.K (A. Liébard,
2007, p. 51).
Parallèlement aux couches peu émissives, les industriels ont développé une autre technique de
réduction des déperditions qui consiste à substituer à l’air un gaz « rare » dans l’espace
intercalaire entre les deux vitres. L’argon est le plus couramment injecté, en raison de son
cout plus abordable que celui du Tableau 18. Comparaison de transfert de chaleur typique à
travers différentes options de vitrage (source : P. Smith, 2006)
krypton ou du xénon également
Vitrage Valeur-U
appropriés. Le gain sur le (W/m2K)
Simple vitrage 5.6
coefficient Ug est de l’ordre de 0,1
Double vitrage 3.0
à 0,4 W/m2.K (ibid, 2007, p. 53). Triple vitrage 2.4
Double vitrage à couche peu émissive 2.4
Le tableau 18 présente les Double vitrage à couche peu émissive avec Argon 2.2
caractéristiques de transfert de Triple vitrage à 2 couches peu émissives et 2 Argon 1.0
Double vitrage avec Aérogel 0.5-1.0
chaleur de sept systèmes de vitrage.
116
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Le tableau 19 illustre l’impacte Tableau 19. La valeur U Effective Nette prenant en compte le gain de
chauffage solaire (source : P. Smith, 2006).
de gain solaire en fonction de
Valeur U (W/m2K) avec gain
l’orientation en donnant la Vitrage solaire
Sud Est/Ouest Nord
valeur U nette. Simple vitrage 2.8-3.7 3.7-4.6 4.6-5.6
Double vitrage 0.7-1.4 1.4-22 2.2-3.0
Triple vitrage 0.0-0.6 0.6-1.1 1.1-2.4
Double à couche peu émissive 0.1-0.8 0.8-1.2 1.2-2.4
Triple à couches peu émissives -0.5-0.3 0.3-0.9 0.9-1.6
Le double vitrage avec une lame d’air peu améliorer la valeur d’isolation d’une fenêtre. Selon
Rosenlund (1995), une deuxième vitre de la fenêtre a un effet similaire a l’effet des persiennes
sur le climat intérieur durant l’hiver mais durant l’été, les persiennes sont préférable pour leur
ombrage et leur prévention contre l’excessif gain de chauffage solaire. Pendant ce temps, une
double vitre avec un dispositif d’ombrage extérieur convenable peu être une solution pour les
deux, l’hiver et l’été, tant que simultanément garder un niveau de lumière naturelle
convenable et maintenir une vue sur l’extérieur. Les persiennes diminuent considérablement
la lumière naturelle et coupe la vue à l’extérieur (Ouahrani, 1999). Quoique la majorité des
constructions en Algérie aient un vitrage simple dans les systèmes de fenestration, le double
vitrage est un type répondu en Algérie, mais pas dans le secteur résidentiel.
réémise vers l’extérieur. Le facteur solaire du vitrage est défini par la fraction du
rayonnement solaire qui rentre à l’intérieur du bâtiment au travers de la fenêtre sur le
rayonnement incident (Bodart, 2002) (voir figure38).
117
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
118
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
pénétration totale ou partielle de l’enveloppe du bâtiment par des matériaux ayant une
conductivité thermique différente; et/ou par un changement dans l’épaisseur de la structure;
et/ou par une différence entre les surfaces intérieure et extérieure, comme il s’en produit aux
jonctions parois/plancher/plafond (PENU G., 2013).
Les bâtiments qui sont isolés par l’intérieur, les liaisons des planchers interrompent donc la
couche isolante. C’est à la fois une zone contrastée de déperdition de chaleur et une zone
privilégiée de condensation propice au développement de moisissures.
Plus la volumétrie du bâti est complexe plus les ponts thermiques sont importants. Tous les
décrochements de façades, les saillies, les balcons, les loggias sont en général non pris en
compte par l’isolation thermique intérieure, les fuites son donc importantes (APUR, 2011)
(voir figure 41).
- La ventilation nocturne:
Le refroidissement structurel par ventilation nocturne a longtemps été commun dans les
régions chaudes et arides. Pendant la journée, une quantité suffisante de masse interne du
bâtiment peut servir de dissipateur de chaleur pour absorber, par rayonnement et convection
naturelle, la chaleur pénétrant dans et générée à l'intérieur du bâtiment. Pour améliorer cet
effet, le bâtiment devrait dans la plupart des cas être non ventilé pendant la journée pour
empêcher le chauffage de l'intérieur par l'air plus chaud de la porte. Ne pas ventiler pourrait
être incompatible avec le confort thermique, mais le confort peut être amélioré en augmentant
la vitesse de l'air intérieur avec un ventilateur, tout en minimisant la ventilation avec l'air
extérieur.
119
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
En règle générale, la ventilation nocturne peut créer une température maximale intérieure de
7-8 K sous le maximum extérieur. Pendant la journée, lorsque le bâtiment est fermé, la masse
thermique est plus froide que l'air intérieur, ce qui réduit la température opérative, ce qui
améliore encore le confort.
L'effet des ventilateurs est contrôlable par la force et la direction. Les ventilateurs de plafond
couvrent des zones étendues, mais exigent de hauts plafonds, environ 3 m.
La hauteur de plafond supplémentaire ou les cheminées solaires créent un mouvement d'air
par effet de cheminée. Les tours à vent sont particulièrement efficaces. Ils créent une brise et
favorisent le refroidissement par évaporation. Les tours éoliennes/à vent sont fréquentes au
Moyen-Orient dans les régions où les vents dominants sont favorables pendant la saison
chaude.
c) Dissipation de chaleur
- La ventilation naturelle (Sans stockage d’énergie)
Les objectifs de la ventilation sont nombreux : confort thermique et chauffage /
refroidissement structurel, mais aussi santé et évacuation de l'humidité. Un air sec est plus
facile à réchauffer qu’un air chargé de vapeur d’eau. Les maisons économes en énergie
utilisent des matériaux perméables à la vapeur d’eau. L’évacuation naturelle des excès
d’humidité réduit ainsi les besoins de chauffage (Bekkouche et al.,2007).
La ventilation des locaux permet donc d’éliminer une partie de ‘humidité, cause de désordre.
Elle permet également d’assurer la sécurité des occupant (apports en oxygène s’il y a
combustion : chauffage, cuisinière,…). Enfin, elle contribue à la préservation du bâti en
réduisant les risques de condensation.
Une réglementation, sous forme de DTR C 3-31, élaborée en 2005 par le CNERIB fournit les
principes généraux qu’il y a lieu d’adopter lors de la conception des installations de
ventilation naturelle et précise que la ventilation doit pouvoir être permanente au moins
pendant la période où la température extérieure oblige à maintenir les ouvrants fermés. Le
choix de ventilation générale comme système de référence répond au souci d’efficacité
énergétique, en épuisant au maximum les possibilités de l’air avant de l’évacuer. Le système
de ventilation naturelle doit comporter :
Des amenées d’air doivent être prévues dans les pièces principales : séjour et chambres à
coucher par la perméabilité à l’air des ouvrants complétée par des orifices d’entrée d’air
120
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
• (CNERIB, 2005) ; ces entrées d’air soit réglables manuellement, soit sont de type
auto-réglable (ajustement de la section de passage de l’air en fonction du vent ;
• Des passages de transit afin que l’air puisse circuler librement, porte fermées, des
locaux autres que de service vers les locaux de service ;
• Des sorties d’air dans les locaux de service, au moins dans les cuisines, SDB,
douches, cabinets d’aisance, réalisée par des conduits verticaux à tirage thermique.
Chaque pièce de service du logement possède une sortie d’air raccordée à un conduit
d’évacuation fonctionnant par tirage naturel.
Le confort thermique peut être créé en augmentant la vitesse de l'air grâce à la ventilation
transversale, ce qui favorise le refroidissement par évaporation de la peau humide. Le
placement des ouvertures d'entrée et de sortie d'air est essentiel pour diriger le courant d'air
vers la zone d'occupation.
Les conditions extérieures, telles que les bâtiments environnants et la végétation, peuvent
également affecter le flux de ventilation. Des angles de vent allant jusqu'à 45 ° par rapport aux
ouvertures sont acceptables et peuvent même donner de meilleurs taux de ventilation que dans
une direction perpendiculaire. Les mailles d'insecte peuvent avoir un effet largement négatif
sur la ventilation, mais cela peut être amélioré si elles ne sont pas placées dans le
prolongement de la façade, ou si elles sont munies de dispositifs de captage du vent.
Le calcul des taux de ventilation est difficile. Les souffleries et les programmes avancés de
simulation par ordinateur (CFD - Computational Fluid Dynamics) peuvent donner des
résultats assez précis, mais sont compliqués à utiliser. Simulations simples de l'écoulement
des fluides peuvent donner quelques idées générales, et pourrait donc cette formule ASHRAE:
Q=ExAxv
Où:
Q = Débit d'air (m3/s)
E = Efficacité de l'ouverture,
0,25-0,35 pour les vents diagonaux
0.50-0.60 pour les vents perpendiculaires
A = Surface de l'ouverture (m2)
v = Vitesse du vent (m/s)
121
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Le taux de renouvellement d’air des locaux a un impact direct sur les dépenses énergétiques. Les
solutions pour maitriser ce taux sont connues : 1) rendre l’enveloppe étanche à l’air ; 2) prévoir
un système de ventilation soit naturel, soit mécanique (voir tableau 20).
Tableau 20. Avantages et inconvénients des différentes ventilations (source : Penu, 2013)
Système de Avantages Inconvénients
ventilation
VMC simple flux Débit d’air entrant constant L’humidité intérieure n’est pas prise en
autoréglable Diminution des nuisances sonores compte
extérieures en utilisant les entrées d’air
acoustiques
VMC simple flux Débit d’air entrant variable en fonction de Système plus coûteux à l’achat qu’une
hygroréglable l’humidité (occupation, type d’activité) VMC simple flux auto-réglable
Economie d’énergie Réagit sur l’humidité, pas d’efficacité
Diminution des nuisances sonores supplémentaire sur les polluants
extérieures en utilisant les entrées d’air chimiques
acoustiques
VMC double flux Economie d’énergie par récupération de Système plus coûteux à l’achat
calories Bruit de bouches d’insufflation
Filtration d’air entrant
Sensation de courant d’air froid supprimé
Isolation acoustique
Préchauffage ou rafraichissement de l’air
entrant
VMR Solution pour rénovation Encombrement esthétique (groupe
Maintenance facile d’extraction dans chaque pièce humide)
Bruit de ventilateurs
Ventilation Investissement variable Soumise aux aléas climatiques
naturelle Pertes d’énergie l’hiver
1
Pour plus de détails, se référer à ASHRAE 1997.
122
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
En Algérie, la plupart des logements ne disposent pas d’un système de ventilation et sont aérés
par ouvertures des fenêtres et par les défauts d’étanchéité de l’enveloppe. Conséquence, les
occupants ont tendance à maintenir les ouvrants fermés pendant les périodes de grand froid. Ce
comportement nuit la qualité de l’air et provoque régulièrement des drames (Denker et al., 2014).
123
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
124
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Une orientation perpendiculaire au Sud exact est la meilleure. S’il y a une déviation, idéalement
elle ne doit pas dépasser 15 degrés. Le coté long orienté vers le Sud va permettre plus
d’insolation de la maison pendant l’hiver (Awadallah, 2011).
125
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Figure 44. Illustration de l’influence de l’orientation des Figure 45. Illustration de la règle de prospect L=H
bâtiments et des masques liés aux bâtiments et à la (source : de Gramont et al., 2015).
végétation sur les apports solaires (source : de Gramont
et al., 2015).
Par ailleurs, la figure 47 illustre que le soleil est beaucoup plus haut dans le ciel en été. La
majorité des apports solaires directs responsables de la surchauffe en été ne vienne donc pas du
Sud mais de l’Est et de l’Ouest lorsque le soleil est plus bas et peut donc pénétrer en profondeur
dans les pièces. Or comme la course du soleil est beaucoup plus importante en été qu’en hiver, il
est donc recommandé de mettre des arbres à l’Est et à l’Ouest afin de se protéger des surchauffes.
126
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Par ailleurs, il est toujours souhaitable de mettre des arbres au nord afin de se protéger des vents
froids (Ibid., 2015).
Figure 47. Positionnement de la végétation pour maximiser la prise en compte des apports
solaires passifs (source : de Gramont et al., 2015, p. 86 d’après Heliasol).
127
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments Partie I
Le solaire thermique intervient dans la conception pour le chauffage des locaux (exemple le
plancher solaire), et l’eau chaude sanitaire. Pour la gestion technique du bâtiment, il faut prévoir
des espaces pour les installations d’équipements comme la cuve de stockage de l’eau chaude
solaire. Pour l’eau chaude sanitaire, on peut faire le choix sur une installation collective
(immeubles d’habitations collectives), ou sur une installation en kit (maison individuelle).
Un dimensionnement précis des installations de production d’énergie est indispensable pour
assurer un bon fonctionnement et des économies d’énergie importantes.
Parmi d’autres sources d’énergie, il y a la géothermie qui peut être facilement exploitée grâce à
des capteurs (absorbeurs). Elle est extraite de manière indirecte. De plus, l’Algérie possède
plusieurs sources géothermales non exploitées.
Il ya d’autres techniques qui permettent d’économiser l’énergie, comme les pompes à chaleurs, la
ventilation double flux etc.
On procède donc au passage du cas du bâtiment à Hautes Performances Energétiques (HPE) au
concept du bâtiment à énergie positive (c’est-à-dire un bâtiment qui produit de l’électricité
supérieure à ces besoins).
Le concepteur a un large éventail de solutions passives et actives, dont le génie est de trouver la
solution optimale permettant d’atteindre les performances requises, tout en réduisant les coûts et
limitant les désagréments qui peuvent en résulter.
3-11) Conclusion :
Ce chapitre a démontré que les questions climatiques et énergétiques méritent donc plus que jamais une
place essentielle dans le processus de conception architecturale. Les connaissances scientifiques qui s’y
rapportent nous semblent donc désormais incontournables pour les architectes. La solution passe par la
connaissance du comportement thermique de l’enveloppe du bâtiment et l’utilisation de solutions
de chauffage et de refroidissement passif adaptées illustrées dans ce chapitre à savoir : la
ventilation, l’orientation, l’isolation, le double vitrage, la protection solaire.
Par contre, la conception bioclimatique et solaire et l’utilisation des techniques passives sont des
solutions faiblement explorées, actuellement, malgré que ça a présenté le génie de l‘architecture
vernaculaire dans nos préexistences tel que la médina de Tlemcen.
Le chapitre quatre, dans la partie suivante, s’occupera de l’étude de terrain appliquée sur cette
ville. Il sera précédé par une conclusion de la première partie qui récapitula tout se qui a été
présenté. Et sera suivi par une introduction de la deuxième partie.
128
Conclusion Partie I
129
Partie II
Partie pratique
Introduction Partie II
131
Chapitre 4
Étude de terrain
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
133
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
liées à la construction des bâtiments permettent de renseigner une partie des paramètres
nécessaires à expliquer les émissions de gaz à effet de serre du bâti à Tlemcen en connaissant
les matériaux utilisés, les mode de construction, les surfaces de vitrages utilisés, selon les
époques. Notons que, ce travail est spétialement réalisé pour cette étude car la date de
construction des édifices à Tlemcen est une information qui n‘existait pas jusqu’alors. L’étude
est l’occation de ce travail exhaustif qui pourra servir à de nombreuses futures études. Le
travail s’est déroulé en deux phases:
• Une phase de collecte des données à partir des études antérieurs sur la ville de Tlemcen.
• Une phase d’audit énergétique: à travers laquelle les données sont collectées à l’aide d’une
enquête accompagnée (définie dans le glossaire) afin de remplir un formulaire présenté
dans l’annexe B, des measures des température, des croquis et des photos, des
observations, et des données servant au croisement de sources cartographiques pour dater
les immeubles.
Le questionnaire a été conçu de façon à collecter les informations dans quatre aspects
principaux :
o Des informations sur le répondeur, tel que le sexe, l’âge, occupation, le statu familial
et la taille de la famille.
o Des informations sur l’appartement, tel que le type, le statu, la typologie, la
disposition, les matériaux de construction et la composition de logement. Le
déménagement d’un logement à un autre et les caractéristiques du bâtiment préféré.
o L’usage des différents espaces durant l’hiver et l’été, en incluant les calendriers des
différentes activités.
o Des questions liées à la consommation d’énergie, à la température, à la ventilation et à
l’eau chaude sanitaire.
Les periodes de constructions retenues sont les suivante:
Période coloniale: entre 1872 à 1920, de 1939 à 1957, de 1958 à 1962;
Période postindépendance: de 1974 à 1989, de 1990 à 2016.
L’échantillon d’étude se compose des ménages de 100 logements. Dont : 51 logements
coloniaux et 49 logements postcoloniaux (voir tableau 21).
134
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Dans une seconde partie la forme urbaine et les techniques constructives sont analysées. Ce
qui a servir comme matière première à illustrer, dans la partie suivante, les atouts et les
faiblesses des bâtiments en tant que consommateurs d’énergie par des analyses thermiques.
4-1-1) Procédure :
Le questionnaire a été présenté à la société locale. Les intentions et les objectifs de l’étude
étaient expliqués en utilisant des termes simples. Dans tous les logements visités, les ménages
étaient interviewés, mais dans certains seulement la température était mesurée selon la
permission des habitants. Dans quelques logements, les mesures étaient en fonction de la
disponibilité des ménages.
La température était mesurée à l’aide de deux thermomètres digitaux, délivrés avec une stable
investigation de 22.5C° pour le calibrage.
135
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
b) Consommation d'énergie dite «réelle» (collecte de données sur les factures d'énergie
précédentes en séléctionnant plutôt un même nombre de cas à l’intérieur de chaque
strate pour permettre des comparaisons par la suite. Cette façon de procéder s’appelle
l’échantillonnage stratifié pondéré: on égalise chaque strate (Angers, 2015));
c) Identification, grâce à l'analyse ci-dessus, des caractéristiques / facteurs / paramètres
qui influent le plus sur la performance énergétique du logement collectif. Par
conséquent, l'identification des facteurs qui influent le moins.
• Formulation de synthèse et des recommandations servant à réduire la consommation par de
simples mesures.
Les résultats du questionnaire étaient codés, élaborés et analysés par le logiciel SPSS (version
16.0). Les résultats vont être présentés sous forme de pourcentage, de moyennes et de
graphiques statistiques issues des analyses univariées et bivariées des données collectées.
136
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Figure 50. Principales étapes de croissance de Tlemcen (source : ANAT, DUC, 2004).
137
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Mais au-delà de cette histoire apparemment agitée et afin de mettre en valeur les grandes
lignes d’une urbanisation bimillénaire, au demeurant ininterrompue, il convient de citer un
bref aperçu historique reflétant les trois périodes suivantes : précoloniale, coloniale et
postcoloniale (voir figure 51).
• Des indices de la période préhistorique (néolithique) ont été découverts dans la région
(grottes de Boudghene – Bab El Karmadine – Ouzidane).
• La région fut habitée ensuite par les berbères.
• Installation romaine (au 17 avant Jc).
• Débarquement des vandales dans le Maghreb sur les côtés de la méditerranée et de
l’océan atlantique particulièrement.
• En 710, les arabes arrivent à Tlemcen, et convertissent la population en presque 80 ans.
• En 790, le sultan Idriss 1er, obtient la possession de la medina et crée son enceinte
jusqu’à l’an 930 et la fondation de la cité Agadir (790 -1078).
• En 1080, arrivent les Almoravides et utilisent le nom de « Tilimsan » et fondation de
« Tagrart » actuelle Tlemcen par Abou Tachefine (1080 -1147).
• En 1235, Tlemsan devient la capitale du royaume des Ziandes siège du gouvernement de
Provence.
• En 1370, Ibn Khaaldoun se refugie chez le sultan des Zianides.
• En 1553, la région de « Tilimsan » tombe sous la domination Othomane.
• En 1836 Tlemcen est conquise par la colonisation française.
• En 1834 – 1836, Tlemcen fit la soumission au sultan du Maroc qui a été reconnue par
l’Emir AEK.
• En 1837 – 1872, traité de la Tafna entre l’Emir AEK et l’occupant français.
• En 1842, Tlemcen devient chef lieu de la 5ème division militaire d’Oran.
• 1858, Tlemcen devient sous préfecture du département d’Oran.
• 1872, début de la destruction des bases culturelles et économique de la médina – 1872
destruction de la medersa tachfinia et construction de places et administrations
françaises.
• 1904, destruction de la kaissaria, et construction à sa place du marché couvert.
• 1920, commence l’urbanisation extra-muros, par la création des cités faubourgs-
Beauséjour et Bel Air.
• Création et développent du noyau colonial.
138
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
• Création de la voie de chemin de fer (Oran- Mecheria – Béchar) qui a détourné l’ancien
trafic florissant et Tlemcen perd son rang au profit d’Oran.
• Redéfinition du rôle de Tlemcen, comme centre local qui serait tourné uniquement vert
l’agriculture et ses services annexes (URBAT, 2018).
2018
Figure 51. Différentes périodes de l’évolution historique de Tlemcen (source : ANAT, DUC, 1999).
139
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
140
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
141
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
taux d’occupation (TOP) de 1.8 personnes par pièce. Le TOL et le TOP sont légèrement
inférieurs à ceux de la wilaya (5.7 et 1.9). Le TOL est nettement inférieur à celui évalué au
niveau national qui est de 6.4 personnes par logement. Les données du tableau ci-dessous
montrent une relative amélioration des conditions d’habitation. En effet, Le TOL a connu une
courbe descendante depuis 1998. Il était de 6.3 à cette date pour décroître à 5.7 en 2008. Cette
amélioration relevée tant au niveau des communes du Groupement qu’au niveau de la wilaya
et du pays résulte de l’importante croissance du parc immobilier (URBAT, 2018).
Sur la période 1987-2008, le parc logement total a quasiment doublé en 21ans. Le croît est de
27 437 unités, soit un taux de croissance de 97.2%. Cet accroissement est le fait
particulièrement du développement des communes de Mansourah et Chetouane où les taux de
croissance sont très élevés. Leur parc immobilier a été respectivement multiplié par 3.27 fois
et 2.77, soit des taux de croissance de 256.8% et 176.7%. La croissance en termes de
logements n’a pas été réalisée avec la même ampleur pour Tlemcen et Beni Mester. Les taux
sont nettement moins élevés (URBAT, 2018).
Le type de logement est un indicateur qui peut renseigner sur le niveau socioéconomique du
ménage.
La structure des logements habités selon le type de construction 1, comme indiqué dans le
tableau suivant, fait ressortir le caractère essentiellement individuel des constructions. Mais
l’analyse comparative de la dynamique du parc à l’échelle départementale montre une
augmentation des tranches de logements en immeubles collectifs (IC). Leur taux passe de
14.7% en 1998 à 19.1% en 2008. Cette augmentation s’accompagne de l’accroissement de la
part de ce type de logements dans le parc. L’augmentation est toutefois contrebalancée par la
faible augmentation des parts relatives aux maisons individuelles et la diminution des maisons
1
Selon la nomenclature de l’ONS.
142
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
traditionnelles, soit respectivement 69.8% et 8.6% contre 66.9% et 13.9% en 1998. Les
constructions précaires, quant à elles, leur taux est passé de 3.5% à 1.6%, soit une baisse de
0,55%.
Tableau 23. Structure des logements habités selon le type de construction àTlemcen (Source : l’URBAT, 2018).
Les données statistiques ayant servi à l’analyse proviennent essentiellement des résultats des
différents recensements de la population et de l’habitat (RGPH).
Il est important de signaler qu’un recensement de la population et de l’habitat est la source
unique pour une information statistique exhaustive au niveau de la commune. Par voie de
conséquence, il peut sembler que les données issues du dernier recensement de 2008 soient
"dépassées".
La wilaya de Tlemcen a bénéficié d’un programme de logements de 128 788 et le nombre de
demandes de logement, jusqu’à 30/10/2017, est passé à 78 495 demandes (direction de
logement de Tlemcen, 2017).
Pour la satisfaction des besoins en logement de la population prévue, d’ici l’an 2036 -qui
serait de 979 540 habitants-, il y a lieu de prévoir un parc logement de l’ordre de 197576
unités, indiqué par le tableau 24. Ces nouveaux besoins, ont été calculés sur la base d’un taux
d’occupation par logement (TOL) de 4.95 personnes par logement, la superficie nécessaire
pour la réalisation de ce programme est estimé à 1500ha, calculés sur la base d’une densité
moyenne de 25 logement à l’hectare pour l’individuel avec équipements soit 30,39% avec
904,95 ha. L’habitat collectif avec équipements, représente 28,68% avec 853,10 ha. La
143
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
surface de l’habitat avec équipements, représente 59,04% (presque les 2/3), avec 1.758,05ha
(URBAT, 2018).
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
Figure 54. Évolution de
0 la consommation de
1/2012 2/2012 3/2012 4/2012
1
4/2013
2 3 4 51/2013 62/2013 7 3/2013 8 l’énergie à Tlemcen
Trimètre/Année (source: Sonelgaz, 2015)
144
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Electricité Gaz
300 000
250 000
Nombre d'ébonnés
200 000
150 000
100 000
50 000
0 Figure 55. Accroissement
1
1/2012 2 3
3/2012 4 5 6 7 8 de la clientèle de gaz naturel
2/2012 4/201 1/201 2/201 3/201 4/201
2 3 3 3 3 et de l’électricité à Tlemcen
Trimèstre/Année
(source: Sonelgaz, 2015)
145
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
30 hours/day Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
27 °C
24 50,0
21 40,0
18 30,0
15 20,0
12 10,0
9 0,0
6 -10,0
3 -20,0
0 Extreme max Mean max Mean
Maximum hours Real hours Radiation
Figure 56. Lumière et Radiation Solaire sur une surface Figure 57. Moyenne maximale et minimale de
horizontale à Tlemcen; (Source: Atlas solaire de l’Algérie, M. Température de Tlemcen ; (Source: Office National de
Capdérou, 1985) Météorologie, station de Tlemcen 2008)
% mm/month
100 1000
m/s
Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec
80 800 20,0
60 600 15,0
Speed
5,0
Série3
20 200
0,0
0 0
Maximum Average Minimum
Mean Max Average Mean Min
Figure 58. Moyenne de l’humidité Relative et de précipitation Figure 59. Les vents dominants à Tlemcen ;
maximale et les données moyennes per moi à Tlemcen ; (Source: Office National de Météorologie, station de
(Source: Office National de Météorologie, station de Tlemcen Tlemcen 2008)
2008)
45-50 90-100
40-45 80-90
35-40 70-80
30-35 60-70
25-30 50-60
20-25 40-50
50 100
45 15-20 90 30-40
40
35 10-15 80 20-30
30 70
25 5-10 60 10-20
20
°C 15 0-5 %RH 50 0-10
10 40
5 -5-0
0 30
-5 -10--5 20
-10
-15 10
-20 -15--10 0
1 -20--15
2 1
3 2
4 3
5 4
6 5
7 nov 6 nov
8 7
9 8
10 sep 9 sep
11 10
12 11
13 jul 12 jul
14 13
Hour 15 Hour 14
Annual 16 maj 15 maj
17 Annual 16
18 Month 17 Month
Temperature 19 mar 18 mar
20 Humidity 19
21 20
Profile 22 jan 21 jan
23 Profile 22
24 23
24
Figure 60. Profil annuel de température (Source: Office Figure 61. Profil annuel d’humidité (Source: Office
National de Météorologie, station de Tlemcen 2008) National de Météorologie, station de Tlemcen 2008)
146
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
conséquent ces dates sont appliquées comme la principale référence dans cette étude pour les
saisons d’été et d’hiver.
La vitesse du vent est plutôt régulière durant l’année pour atteindre entre 1.3 et 2.8m/s, et avec
une direction variable entre le Nord-Ouest et Sud-Ouest. D’autres facteurs des données
collectées tel que l’humidité et les précipitations ont une importance mineure dans cette étude,
et sur ce ils ont été négligés.
En référence du tableau 25 de Mahoney, on a trouvé que le niveau de confort de l’atmosphère
est assuré pendant les nuits de la saison d’été (Juillet, Aout et Septembre) et pendant les jours
des mois d’Avril, Mai et Octobre. D’autre part, le climat peut être chaud pendant les jours
d’été (Juin, Juillet, Aout et Septembre) et peut être plutôt froid durant les autres saisons,
tandis qu’au long de toute l’année le climat peut être froid la plupart du temps pendant la nuit,
ce qui veut dire qu’il ya un besoin de chauffer pour enrichir le niveau du confort.
Le mouvement d’air a été trouvé essentiel en été pour assurer le confort.
Selon les recommandations générales et détaillées de Mahoney dans le tableau 26, la bonne
orientation qui est le Sud-Nord dans l’axe le plus long est actuellement implanté dans ce cas
de projet.
L’organisation compacte des espaces est recommandée dans l’ordre de chauffer les volumes
et enrichir le niveau du confort intérieur pendant l’hiver. Des chambres alignées en une seule
rangée, pour une provision permanente du mouvement d’air. L’appartement actuel a aussi
achevé les recommandations de Mahoney concernant la surface medium des ouvertures (25–
40%) dans les murs Nord et Sud dans le coté exposé aux vents; et des murs extérieurs et
intérieurs épais (plus de 8h dans le coté exposé aux vents); et la lumière, des plafonds isolés,
pour but d’enrichir l’objectif du confort thermique.
147
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Tableau 25. Le tableau de Mahoney (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des
données météorologiques du site de Tlemcen, 2016)
148
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Tableau 26. Les Recommandations générale et détaillé de Mahoney (Source: Généré par l'auteur en utilisant un
Modèle Excel en fonction des données météorologiques du site de Tlemcen, 2016)
149
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
150
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
indépendance), pour établir une méthode d’analyse applicable à tous les immeubles de la
même période.
a) Entre 1872-1920
La première occupation française date de 1836, mais l’occupation définitive fut en 1872. Elle
avait bien changé depuis l’époque de ses rois ou elle était florissante, il lui a fallut beaucoup
de temps pour se relever de ses ruines. La majorité des immeubles coloniaux actuels furent
construits durant cette période, à savoir le logement HBM (logement bon marché). Jusqu’en
1920, la ville se bâtit selon un plan en damier et orthogonal. Trame de superposition de
l’ancienne médina et de la nouvelle ville européenne. Cette période a coïncidé avec la période
du Second Empire en France, la première guerre mondiale et la période d’entre deux guerres,
et avec les réglements de construction édictés en 1852 puis en 1859, incitant une grande
uniformité de l’architecture, et réspectant les alignements sur rue et les mitoyenneté des
constructions. Les façades restent plates sans encorbellement ni saillie jusqu’en 1884, date à
la quelle elles commencent d’être autorisés pour l’être tout à fait en 1902 (APUR, 2007).
b) Entre 1939-1957
L’époque entre 1939 à 1958 marque un grand événement qui est la 2eme guerre mondiale et
qui a eu des impacts sur Tlemcen: l’éxode des européens vers les colonies et un
bouleversement économique du point de vue le passage de l'industrie artisanale à l'industrie
en série. Les manières de construire change. Les murs de brique (creuse et pleine) dominant,
alors que les premiers bétons apparaissenent dans la structure, les linteaux ainsi que les toits
terrasses avec buandrie. Les façades s’ornent de bow-windows en saillie, les fenètres
s’élargissent, les portes fenètres se multiplient.
c) Entre 1958-1962
Les logements construits durant cette période sont connus sous le vocable « des grands
ensembles ». L’apparition de ce concept en Algérie, s’est faite essentiellement selon deux
phases et deux contextes différents: La première phase, durant la période coloniale et après la
deuxième guerre mondiale et la seconde phase, durant la période postindépendance (c’est la
phase suivante). Leur apparition coïncide essentiellement avec le lancement du plan de
Constantine en 1958 et aux tentatives de rattrapage économique et social pour contrecarrer la
Révolution algérienne. Le besoin d'une production massive de l'espace urbain, selon des
normes et des règles radicalement nouvelles imposera l’obéissance au modèle de ville
fonctionnaliste défini par la Charte d'Athènes. Le plan Mauger à Tlemcen faisant part de ce
151
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
plan, et s’est traduit par le lancement d’un vaste programme de logements de type HLM
(Habitation à loyer modéré) repartis suivant l’origine éthnique.
d) Entre 1974-1989
Le début de cette dernière a été marquée par un retard considérable dans la production de
l'habitat urbain, l'Etat s'est chargé, à partir de la deuxième moitié des années 1970, de la quasi
totalité des programmes de logements notamment l’habitat collectif, sous forme de grands
ensembles ou de lotissements d'auto-construction par la création des Zones d’Habitation
Urbaine Nouvelles (ZHUN), depuis la circulaire 0335 de 1975.
e) Entre 1990-2016
Après les années de crise entre 1990-2000 et la forte pression sur la demande de logement, le
nouveau gouvernement, entend s’investir résolument à la demande de logement. Le bâtiment
connait, actuellement, une nouvelle dynamique notamment avec la réalisation de 3 450 000
logements jusqu’à 2014 et la programmation de 1 600 000 supplémentaires dans le
quinquennat 2015-2019. Ce programme de logements lancé par le gouvernement algérien
représentera, une fois réalisé, jusqu’à 42% du parc existant et engendra une consommation
énergétique supplémentaire équivalente, voir plus, si les règles d’efficacité énergétique dans
le bâtiment ne seront pas intégrées dans la construction. Cette politique engendre des pertes
considérables (absence totale d’efficacité et d’efficience), car les nouveaux bâtiments
résidentiels construits en Algérie ne répondent pas aux exigences du confort thermique.
c) Entre 1958-1962
Cette période se caractérise par l’intervention sur le tissu urbain existant allant de la première
périphérie jusqu'à la deuxième avec l’apparition de nouveaux regroupements d’habitat
collectif. La plus grande partie des logements collectifs destinés à la population locale
152
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
(Algérienne) se trouvent à l’Est et au Nord Est de la ville (loin du noyau central). Alors que
ceux qui étaient destinés aux colons se trouvent prés des cités militaires pour des raisons de
sécurité.
d) Entre 1974-1989
En effet, les grands ensembles achevés à la fin des années cinquantes (1950s), et ceux qui ne
l’ont été qu’après l’indépendance (opération carcasse), et même les premières Zones
d’Habitat Urbain Nouvelles (Z.H.U.N) des années soixante dix (1970s), doivent leurs
méthodes de programmation et de conception à celles qui caractérisaient la France des années
cinquante 50. A cette époque là, ces ensembles d’habitation se trouvaient implantés dans les
zones péri-urbaines. Elle concerne des anciens noyaux ou de nouveaux sites, sur lesquels s’est
greffée une population issue du centre ville ou bien en provenance des centres ruraux.
e) Entre 1990-2016
Les bâtiments de logements collectifs datant de cette période sont majoritairement situés: au
niveau des zones d’habitat urbaine nouvelle (ZHUN) dans des sites et noyaux qui se
concentrent sur une ceinture périphérique qui s’étire de manière discontinue d’Est en Ouest
tout au long de la rocade.
Dans le centre, la présence des bâtiments de logements collectifs revient presque tous à la
période coloniale, mis à part quelques projets récents de reconstruction de certaines parcelles
en intégrant une mixité fonctionnelle dans les soubassements (voir figure 63).
Figure 63. Répartition des batiments de logements collectifs sur le territoire tlemcenien par époque
(Source: l’Auteur).
153
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
- Forme urbaine
a) Entre 1872-1920
La forme urbaine issue de cette période représente une part considérable du paysage du
territoire tlemcenien. Dans les percées, les voies sont large (entre 8 à 12 mètres) et rectilignes
et s’inscrivent dans un réseau orthogonal hiérarchisé. D’autre part, le tissu colonial se
caractérise par des ȋlots de forme régulière généralement rectangulaire et accessibles
directement des rues. Les parcelles sont également de forme régulière, avec un minimum de
12 mètres de large sur la rue. Concernant les bâtiments à l’échelle de l’ilot, ils s’implantent,
d’une manière compacte et dense, à l’alignement sur rue.
La mise en commun des cours intérieures entre plusieurs parcelles est souvent recherchée,
avec un adossement de bâtiments mono-orientés aux murs mitoyens dans la profondeur des
parcelles. Les cours et courettes restent durant toute cette période de faible dimension, de 2 à
3 mètres de large et ont pour rôle, l’aération et l’éclairage des pièces de service et les
escaliers. L’implantation des bâtiments à l’alignement et en mitoyenneté limite les
déperditions énergétiques, en multipliant les adossements. Compte-tenue des largeurs
importantes des voies et des faibles
hauteurs des bâtiments ainsi que la
présence d’alignement d’arbres (de
platanes qui créent des effets de masque),
les apports solaires sont relativement
importants.
154
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
b) Entre 1939-1957
Les batiments de logements collectives
construits durant ou après la seconde guerre
mondiale génère une forme urbaine qui
s’inscrit dans la continuité de celle de la
période précédente: construction à
l’alignement sur rue, volumétrie de R+5.
D’un point de vue architectural, les
constructions de la période de la deuxième
guerre mondiale sont plus simple du point Figure 65. Bâtiment de Mr et Mme Melis donnant sur la
de vue expression architecturale mais avec place El-Amir Abdelkader avec des façades qui
correspondent au style international à balcon filant,
des parties saillantes ou Oriel (ou Bow- marquet à partir du 1ier étage par deux travées munies
window), balcon, terrasse accessible et des d’ouvertures plâtes à encadrement simple et saillant
(source: l’Auteur, 2015).
matériaux de revêtement variés (marbre,
cuivre rouge…) (voir figure 65).
c) Entre 1958-1962
Les bâtiments de cette période sont implantés selon des plans-masses libres. Les plans-masses
des îlots sont souvent ouverts, avec des petites barres de R+3 à R+5 et qui contenait des
appartements de type F2, F3, F4. L’emploi des étages courants avec courssives d’1m de
largeur à partir des quelles toutes les entrées des appartements sont apparentes de l’extérieur
dans habitat collectif destiné aux algériens. Tandis que l’emploi de système de palier dans
l’habitat collectif destiné aux français avec des placettes et des aires de stationnement
(parkings) (voir figure 66).
Figure 66. A droite : Les HLM déstinées aux algériens ; à gauche : les HLMdéstinées aux
français (source: l’Auteur, 2015).
155
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
d) Entre 1974-1989
Les immeubles construits durant cette période sont implantés toujours selon des plans-masses
libres. Les plans-masses des îlots sont souvent ouverts, avec des petites barres ou des tours de
R+3 à R+5 (voir figure 67).
Figure 67. Tours et barres de logements construits entre 1974-1989 (source: l’Auteur, 2015).
e) Entre 1990-2016
L’autonomie du bâtiment par rapport à son contexte urbain permet d’augmenter le nombre de
façades exposées et, en consequence, les apports solaires. Inversement, elle crée des
contrastes entre les différentes façades en termes de comportement thermique, en fonction de
leur orientation par rapport au soleil, et les bâtiment eux-mêmes ont un effet de masque sur le
tissu urbain environnant. Car leur volumétrie varie de R+5 à R+12. L’absence de végétation
de type arbres d’alignement accroissent les risques d’îlot de chaleur urbain car
l’environnement extérieur d'un bâtiment a une grande influence sur son climat intérieur
Ces dernières années, la ville de Tlemcen a connue aussi le retour à l’architecture urbaine par
la reconstruction de quelques bâtiments de logements collectives du type haut-standing en
continuité avec le tissu existant qui se caractérise par l’implantation systématique des
bâtiments à l’alignement et en mitoyenneté sur rue, ce qui multiplie les adossements et limites
les déperditions énergétiques. Les îlots sont généralemnt fermés et les bâtiments ont des
soubassements multi-fonctionnels (voir figure 68). Le ableau 27 récapitule les caractéristiques
architecturales de ces logements.
156
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Figure 68. Logements construits durant la période 1990-2016 (source: l’Auteur, 2015).
Tableau 27. Caractéristiques architecturales des logements construits à Tlemcen (Source: l’Auteur).
Immeuble résidentiel des années 1872- Immeuble résidentiel des années 1939-1957
1920
Hauteur R+1 à R+2. R+1 à R+4 avec commerces au RDC.
Façades Balcon filant à l’étage de couronnement en Oriel (ou Bow-window), balcon, terrasse, loggia;
fer forgé ; Matériaux de revêtement variés (marbre, cuivre
Oriel (ou Bow-window), balcon, terrasse ; rouge…);
Ornementation et traitements des angles Traitement indifférencié des façades sur cour et sur
riches (style Néoclassique); rue;
Revêtement en enduit monocouche en Revêtement en enduit monocouche en ciment.
mortier de chaux.
Structure Façade porteuse, Façade porteuse;
Façades sur cour souvent plus fines; Ossature porteuse (structure en béton armé).
Ossature porteuse (toit en voutain).
Enveloppe Mur porteur en brique pleine pour le RDC et Remplissage en brique pleine ou brique creuse,
en moellon pour l’étage et en pierre naturelle sous-sol en pierre naturelle;
pour le sous-sol ; Béton armé ou métal pour les éléments structurels ;
Poutre métallique pour les planchers. Béton armé en ossature.
ouvertures Menuiseries en bois, Menuiseries en bois,
Ouverture plus longues que larges, Châssis métalliques ;
Porte-fenêtre pour les pièces principales et Elargissement progressif des ouvertures,
les fenêtres pour les pièces de service; Taille très variée;
Persiennes; Persiennes, volets, rideau
Simple vitrage. Simple vitrage.
Ventilation Ventilation naturelle; Ventilation naturelle;
Conduit de cheminée dans les pièces Conduit de cheminée dans les pièces principales.
principales.
Toiture double ou à plusieurs versants en tuile Toiture-terrasse accessible avec buanderie.
toiture-terrasse.
Disposition Appartements traversants ou mono orientés Appartements traversants ou mono orientés (pièces
intérieure (pièces de services sur cour). de services sur cour).
157
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Logement HLM destinées aux Logements HLM destinées aux algériens des
Français des années 1958-1962 années 1958-1962
Hauteur Immeuble de R+3, R+4 Immeuble de R+3, R+6
façades Revêtement en enduit monocouche en Revêtement en enduit monocouche en
ciment. ciment;
Les coursives sont intégrées dans la façade
principale de façon qu’elles donnent une vue
sur l’extérieur;
Toutes les entrées des appartements sont
alignées verticalement et apparentes depuis
l’extérieur.
Structure Système poteaux poutres en béton Système poteaux poutres en béton armé, avec
armé, avec des dalles en corps creux. des dalles en corps creux.
Enveloppe Murs réalisés en brique. Murs réalisés en brique.
ouvertures Menuiseries en bois; Menuiseries en bois;
Simple vitrage. Simple vitrage.
Ventilation Ventilation naturelle. Ventilation naturelle.
Toiture Toiture-terrasse en béton armée. Toiture-terrasse en béton armée.
Disposition Emploi de système de palier. La conception des logements est faite d’une
intérieure façon similaire (tous les appartements sont
identiques);
L’emploi des étages courants, avec des
balcons collectifs d’ 1m de largeur.
158
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Figure 69. Toiture/plancher en voutains (Source: la photo à droite est prise par l’Auteur et le detail
technique est pris depuis Apur 2011).
- Période post-coloniale
Les techniques de construction utilisées durant cette période sont comme suit:
La standardisation des éléments de gros œuvre par la préfabrication en béton armé des
murs et des dalles en utilisant Les systèmes semi-industrialisés : Ces systèmes utilisent
deux techniques, à savoir la technique dite de « tables Banche », coulage en deux
phases et le coffrage dit « tunnel» qui permet le coulage simultané des éléments
porteurs verticaux et horizontaux. Les systèmes sous diverses appellations (Camus
devenu Paschal, Baret, Coopal, Vareco, CSB, Polygon, Gibat,…) ont été introduits en
Algérie principalement durant les années 70 et utilisés par 18 unités de préfabrication.
La cité 1060 logements et Hai Nassim à Tlemcen en ont constitué le champ
d’expérimentation (voir figures 70 et 71).
159
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Figure 70. Système de coffrage de dalle PASCHAL Figure 71. Unité de coffrages Tunnels sur chantier
(Source: Maier GmbH G., 1970). (Source: batimetal, 1970).
160
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
b) Période postcoloniale
1. Entre 1974-1989, la construction durant surtout les années 1980 a connu l’avènement
de la préfabrication lourde (connue en France durant les années 1950-60 et rejetée dès
le choc pétrolier de 1973) qui a causé la dégradation de la qualité des enveloppes du
point de vue performance. On a affaire alors à ce qui été produit de moins performant
sur le territoire algérien. Les enveloppes de cette période se composent de toits,
plafonds et remplissage des murs par éléments préfabriqués lourds: procédé de toit en
tunnel, etc. (ayant une valeur-R=0,293m².K/W pour les murs extérieurs et une valeur-
R=1,656m².K/W des toits et des plafonds);
Durant la même période, d’autres projets d’habitat ont été construit utilisant le même
procédé mais avec un remplissage en briques creuses en double paroi (avec une
valeur-R = 0.733m².K/W pour les murs extérieurs).
2. Entre 1990-2016, d’autres projets d’habitat ont connu le jour où on a utilisé la
structure porteuse (poteau-poutre) avec remplissage en brique creuse en double paroi.
Les enveloppes reposent toutes sur des ossatures porteuses. La différence entre les
161
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
bâtiments sera tributaire des différent matériaux utilisés. En ce qui concerne cette
période, les enveloppes se composent de toits et plafonds en dalle à corps creux (16cm
de corps creux et 4cm de béton armé avec une couche de polystyrène expansé de 4cm
sous chape depuis le DTR E 4.1 édité en 1997) et le remplissage des murs par une
double paroi de 10cm et 15cm en brique creuse séparée par une lame d’air de 5cm.
Les performances des enveloppes sont assez faibles puisque les bâtiments ne sont pas
isolés. Si on compare la construction en préfabrication avec celle de structure
porteuse, nous notons que l’influence positive de l’inertie des matériaux utilisés dans
la deuxième enveloppe (ayant une valeur-R=0,851m².K/W pour les murs extérieurs et
une valeur-R=2,279 m².K/W des toits) est évidente (voir figure 72).
Brique
ossature
0,4 Préfabrication
lourde
0,3
0,2
0,1 Valeur-R
0 des murs
1842- 1939- 1958- 1990-
1
1938 2
1957 3
1962 41970-19805 6
2000
Figure 72. Résistance thermique des murs selon les techniques constructive à
Tlemcen (source: l’Auteur).
4-4-2) Ponts thermiques
a) Entre 1872-1920
Les murs façades, les murs de refend et les murs mitoyens portent l’intégralité du batiment.
Les planchers contribuent peu à la stabilité de l’difice, et pénètrent à minima dans les façades
pour ne pas contraindre la portance des façades. La consequence de ce mode constructif est
que les planchers n’occasionnent pa de ponts thermiques. Tandis que, le niveau
d’ornementation assez élevé de la façade ainsi que les saillies créent des zones de moindre
résistance thermique qui occasionneront des fuites thermiques au niveau des oriels, balcons,
etc.
162
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
b) Entre 1939-1962
Désormais les murs de façades ne sont plus porteurs. L’ossature des bâtiments, réseau de
poteaux et de poutres en béton, n’est plus basée sur la portance des murs, notamment des
murs de face qui deviennent de simples remplissages entre les pouters, multipliant ainsi les
ponts thermiques.
c) Entre 1974-2016
La volumétrie de la majorité des immeubles de logements postindépendance est identique, ou
se ressemblent beaucoup, construites selon des formes très simples, des barres, ou des tours
parachutées dans l’ilot d’une manière anarchique négligeant l’implantation et l’orientation des
bâtiments par rapport aux données bioclimatiques (soleil, vent dominants, etc.). Le traitement
de leurs façades est quasiment identique, à l’exception des couleurs qui changent sans
harmonie apparente. Les angles des décrochements de façades, les saillies, les façade-refend,
les appuis de fenêtre, les fenêtres et les portes-fenêtres sont des éléments qui vont créer des
ponts thermiques verticaux. Tandis que les balcons, les loggias, les plancher bas, les planchers
intermédiaires dans une façade en plus de la toiture terrasse représentent des lieux propices à
la diffusion de la chaleur vers l’extérieur en hiver sous forme de pont thermiques horizontaux.
Partant du principe que plus la volumétrie du bâti est complexe, plus les ponts thermiques
sont importants.
163
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
de 16°C. Ces températures sont dues à l’usage du chauffage pendant la nuit. Cependant, la
zone de confort n’est pas atteinte surtout durant la nuit et la matinée. En été, on note une
température maximale de plus de 33°C dans les locaux et une température minimale de plus
de 28°C. La zone de confort, dans ce cas, n’est également pas atteinte.
35
Température extérieure (°C)
30
25
Température
20 extérieure le 12/01
15 Température
extérieure 21/07
10
5 Température
ambiante du
0 séjour le 12/01
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Température
ambiante du
Temps (h) séjour le 21/07
Figure 73. Temperature ambiante mesurée dans le séjour des logements construits entre
1974-1989 (Source: mesurée par l’Auteur le 12/01et le 21/07).
35
30
25
Température (°C)
Température
20 extérieure le
12/01
15 Température
extérieure le
10 21/07
Température
5
ambiante de la
cuisine le 12/01
0
Température
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
ambiante de la
Temps (h) cuisine le 21/07
Figure 74. Temperature ambiante mesurée dans la cuisine des logements construits entre
1974-1989 (Source: mesurée par l’Auteur le 12/01et le 21/07).
164
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
40
35
30
Température (°C) 25 Température
extérieure le
20 12/01
15
Température
10 extérieure le
21/07
5
0 Température
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
ambiante de la
chambre le
Temps (h) 12/01
Figure 75. Temperature ambiante mesurée dans la chambre du logement construit entre
1974-1989 (Source: mesurée par l’Auteur le 12/01et le 21/07).
Et une température sur les parois donnant sur les courettes de 15.97C°. Le phénomène de
paroi froide est très prononcé ici (voir figure 77).
165
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Figure 76. Effet de la paroi froide sur un mur de 40cm Figure 77. Effet de la paroi froide sur un mur de 19cm
en moellon (source: l’Auteur). en brique pleine (source: l’Auteur).
Dans le cas des logements construits entre 1939 et 1957 avec une ossature en béton armé et un
remplissage en brique creuse, on constate une température sur la face intérieure des parois en
brique creuses de 16.52C°. Le phénomène de paroi froide est très prononcé ici (voir figure
78). Tandis que, la température sur la face interne des parois en béton armé est de 15.83C°. Le
phénomène de paroi froide est aussi très prononcé ici (voir figure 79).
Figure 78. Effet de la paroi froide sur un mur de 16cm Figure 79. Effet de la paroi froide sur un mur de 50cm
en brique creuse (source: l’Auteur). en béton armé (source: l’Auteur).
166
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
Dans le cas des logements construits depuis 1974 jusqu’à nos jour, deux grands types de
façades sont étudiés ici :
- Ossature avec remplissage en
préfabriqué lourd, cas du procédé du coffrage
dit « tunnel »: la température est de 13.5°C.
C’est assez bas. L’effet de la paroi froide est
très prononcé et la sensation d’inconfort chez
les habitants sera forte. Cependant, il est
évident qu’un effet de paroi froide soit
ressenti au niveau des joints d’encadrement Figure 81. Effet de la paroi froide sur un mur de 17cm
de béton armé non isolé (source: l’Auteur).
du module préfabriqué (voir figure 81).
167
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
4-4-4) Menuiserie
Les immeubles d’habitat collectif ont été conçus généralement en fenêtres en bois avec simple
vitrage et une occultation en persienne. Ces éléments sont généralement une source de
déperdition thermique ainsi que gène sonore.
A partir des années 2000, les fenêtres sont en aluminium ou en PVC mais avec toujours un
simple vitrage. Le double vitrage dans l’habitat n’est pas encore généralisé en Algérie -sauf
dans certains cas de logement de haut standing- à cause de son prix élevé.
Tableau 28. Perméabilité thermique des parois établies selon la composition des murs (Source: le calcul simple a été
effectué par l’Auteur suivant le DTR C3-2 (CNERIB, 1998))
Valeur U
U mur
Conductance vitrages
Taux de vitrage (%)
Conductivité
spécifique
Epaisseur
Est/Ouest
(W/m.k)
Chaleur
(Kg/m3)
Densité
(J/kg.k)
(mm)
Nord
Nom
Sud
rue 1,639 Mortier de 20 0,870 1080 1800 30 5,894 2,8 3,7- 4,6
chaux – 4,6 -
Moellon 360 1,00 936 1800 3,7 5,6
Enduit de 20 0,35 936 1000
plâtre
1872-1920
cour 2,285 Mortier de 20 0,870 1080 1800 5,894 2,8 3,7- 4,6
chaux – 4,6 -
Brique cuite 150 0,800 936 1800 3,7 5,6
pleine
Enduit de 20 0,35 936 1000
plâtre
168
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
rue et 2,035 Mortier de 25 1,4 1080 2200 40 5,894 2,8 3,7- 4,6
cour ciment – 4,6 -
Brique pleine 125 0,80 936 1800 3,7 5,6
et/ou brique R=0,27m².K/W
creuse
1939-1957
plâtre
Rue 1.363 Mortier de 15 1,4 1080 2200 15 5,894 2,8 3,7- 4,6
et ciment – 4,6 -
cour Brique creuse 100 R=0,20m².K/W 3,7 5,6
Lame d’air 50 R=0,11m².K/W
Brique creuse 100 R=0,20m².K/W
Enduit de
15 0,35 936 1000
plâtre
Rue 1,174 Mortier de 20 1,4 1080 2200 15 5,894 2,8 3,7- 4,6
et ciment – 4,6 -
3,7 5,6
1990-2016
4-4-6) Ventilation
La ventilation dans l’habitat collectif en Algérie se base sur la perméabilité de l’air à travers
les ouvrants seulement. Concernant ce type de ventilation naturelle, ce n’est pas possible de
prédire le taux minimal de renouvellement d’air dans les logements. Premièrement,
l’infiltration diffère à travers le temps en fonction de la vitesse et de la direction des vents,
résultantes de la différence de pression entre les façades. Deuxièment, le comportement de
l’usager (ouverture/fermeture de la fenêtre) affecte fortement les renouvellements d’air. En
169
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
été, les fenêtres sont la plus part du temps ouvertes, mais en hiver les fenêtres sont ouvertes
juste au moment du nettoyage, tandis qu’elles sont ouvertes pendant les jours d’automne et du
printemps.
80,00 80,00
60,00 60,00
Oui système
40,00 central
40,00 Non système
20,00 20,00 individuel
0,00 0,00
Système de Système de Système de Système de
1
chauffage 2
rafraichissement 1
chauffage
2
rafraichissement
Figure 84. Systemes de chauffage et de rafraichissement des Figure 85. Types de systemes de chauffage et de
logements collectifs à Tlemcen (Source: Auteur selon les rafraichissement des logements collectifs à Tlemcen (Source:
estimations obtenues à partir des regroupements de factures, Auteur selon les estimations obtenues à partir des
2017). regroupements de factures, 2017).
170
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
70,00 90,00
60,00 80,00
70,00
50,00 60,00
40,00 50,00
30,00 40,00
20,00 30,00
20,00
10,00
10,00
0,00 0,00
Hall Couloir Salon Cuisine Chambres Chauffe eau Chaudière à Chaudière Cumulus Chaudière
autonome gaz électrique électrique électrique +
Emplacement du chauffage chauffe eau
Emplacement du climatisseur
Figure 86. Emplacement des systemes de chauffage et de Figure 87. Les équipements de production d’eau chaude
rafraichissement dans les logements collectifs à Tlemcen sanitaire dans les logements collectifs à Tlemcen (Source:
(Source: Auteur selon les estimations obtenues à partir des Auteur selon les estimations obtenues à partir des
regroupements de factures, 2017). regroupements de factures, 2017).
171
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
4-6) Conclusion
Les résultats de l’étude des logements collectifs, représentatifs des cinq périodes retenues
d’urbanisation de la ville de Tlemcen, ont démontré que les bâtiments construits entre 1872 et
1920 ont une meilleure performance thermique et énergétique par rapport au bâtiments des
autres périodes. Ils sont caractérisés par une bonne inertie et consomment 130kWh/m²/an.
Alors que les bâtiments construits entre 1974 et 1989 sont les plus énergivore à cause de leur
mauvaise inertie et consomment 300kWh/m²/an. Mais, il faut noter aussi, qu’ils sont les plus
simples à réhabiliter.
Une évaluation de la performance thermique et énergétique des enveloppes existantes dans le
parc de logements collectifs, suivant une approche ascendante, a été mené, à travers une étude
architecturale et technique. Peu de cas d'études ont été sélectionnés et analysés en profondeur
afin de mettre en évidence avec précision les problèmes typologiques et technologiques,
illustrés dans le tableau 29, qui influent le plus sur la performance thermique et énergétique
dans le logement collectif.
172
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
173
Chapitre 4 : Etude de terrain Partie II
174
Chapitre 5
Étude multicritère
par méthodes :
statique et dynamique
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
5-1) Méthode
Afin d’évaluer correctement la PEE des bâtiments résidentiels à Tlemcen, cette étude
développe une méthodologie approprié (voir la figure C-1 indiquant le logogramme qui
schématise cette méthode dans l’annexe C) :
Etape 1 : Le domaine d’étude: les logements collectifs datant de la période post
indépendance dans la ville de Tlemcen. Documentation sur le stock d’habitat urbain
existant, le cadre réglementaire lié à la maitrise d’énergie en Algérie, les statistiques de
la population urbaine et l’analyse l’énergie dans cette ville (présentés dans le chapitre
4) ;
Etape 2 : Collecter et analyser les données climatiques (présenté dans le chapitre 4) ;
Etape 3 : Établir le bilan thermique par méthodes statiques par calcul simple des
déperditions thermiques d’un logement intermédiaire et un autre au dernier étage. Afin
d’orienter les actions de la réhabilitation. En plus de la vérification de leurs conformités
thermiques suivant la méthode réglementaire présenté dans le DTR C3-2 ;
Etape 4 : Établir une stratégie de réduction des déperditions : En agissant sur les
éléments de l’enveloppe du logement en se basant sur une approche environnementale et
économique concernant le choix des matériaux locaux, recyclables et issus de recyclage
176
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
logements construit dans les années 80 quand la politique algérienne était orientée vers la
préfabrication lourde pour réaliser les grands ensembles. L’analyse énergétique et thermique
et énergétique est établie à un logement non traversant faisant coin dans un niveau
intermédiaire avec deux façades exposées orientées Sud-est et Sud-ouest comparé avec celui
du dernier étage (voir Figures 89 et 90). Le plan dans la Figure 91. décrit les différents
espaces composants le logement.
178
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Conductivité
Elément de Thermique Thermiquea
Spécifique
Chaleur
(R) (U-value)
Densité
surface
bâtiment
W/m.k
Kg/m3
J/kg.k
Epaisseur m²°C/W W/m²°C
m2
couche Matériau (mm)
externe
interne
Murs extérieurs Mortier de Ciment 20 1,400 1080 2200 80,85 0,0143 3,4083
Panneaux préfabriqué 0,052
130 2,500 1000 2400
de béton armé
Internal Plaster coating 20 0,350 936 1000 0,0571
Toit extérne Gravier 30 0,360 840 1840 70,38 0,0833 0,6042
Bitume Pure 15 0,170 1000 1050 0,0882
Bitume, feuille de 0,0652
15 0,230 1000 1100
feutre
Chape 50 1,000 1000 1800 0,05
Polyéthylène (faible -
0,2 0,35 2300 0,92
densité)
Polystyrène expansé 40 0,036 1404 20 1,1111
Polyéthylène (faible -
0,2 0,35 2300 0,92
densité)
Panneaux préfabriqué 0,06
150 2,500 1000 2400
de béton armé
Plâtre courant d’enduit 0,0571
20 0.350 936 1000
intérieur
Plancher Plâtre courant d’enduit 70,38 0,057 2,6525
20 0.350 936 1000
intermédiaire intérieur
Panneaux préfabriqué 0,06
150 2,500 1000 2400
de béton armé
Chape 30 1,000 1000 1800 0,03
Granito 20 2,100 936 2200 0,01
Cloisons Plâtre courant d’enduit - 0,057 -
10 0,350 936 1000
intérieurs intérieur
Brique creuse 100 0,560 936 1300 0,0178
Plâtre courant d’enduit 0,057
10 0,350 936 1000
intérieur
Cloisons donnant Mortier de Ciment 10 1,400 1080 2200 14,77 0,0286 3,2499
sur les espaces Panneaux préfabriqué 0,052
130 2,500 1000 2400
non chauffé de béton armé
Plâtre courant d’enduit 0,0071
10 0,350 936 1000
intérieur
Fenêtres, portes- 11,86 1,6260
fenêtres
Vitrage simple 0,1697
clair 0,3278
Cadre de fenêtres
en bois,
Persiennes en
bois.
Portes 3,725 0,5 2
Portes en bois
a: calculé par calcul simple selon DTR C3-2 (CNERIB, 1998).
179
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
180
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Tableau 31. Résultats du calcul et du recalcule des caractéristiques thermiques des éléments de l’enveloppe, des
déperditions par transmission (D T ) avant et après réhabilitation thermique ainsi que la vérification réglementaire (source :
le calcul simple effectué par l’Auteur suivant le DTR C3-2 (CNERIB, 1998)).
Propriétés et déperditions Cas de Epaisseur d’isolation des murs Commentaire
thermiques référence extérieurs
(non-isolé) 1cm 2cm 3cm 4cm 5cm
Résistance R Murs Ext. 0,1234 0,7435 1,0214 1,2987 1,5773 1,8553
thermique R Toit 1,5149 1,6551
(R) R Cloisons 0,0877 1,2667 1,3917 1,5167 1,8917 2,1417
m2C°/W Intérieures
Valeur-U Murs 3,4083 1,345 0,979 0,77 0,634 0,539 Seulement les valeurs
Transmisivité Ext. en gras vérifient le
Thermique coefficient de
(valeur-K) transfert de chaleur
W/m2C° maximal permis à
Oujda Maroc (zone
climatique
réglementaire ZT3 :
climat similaire à
Tlemcen:) (voir le
tableau 8 page 71)
Valeur-U Toit 0,6042 0,594
Valeur-U 1,626 1.3927
fenètres
Valeur-U 2,0245 1,3898 1,0753 0,8957 0,7788 0,6972
Moyenne
Valeur- 3,2499 0,7894 0,7185 0,6593 0,5286 0,4669
U Cloisons en
contact avec locaux
non-chauffés
Valeur- 3,7568 0,8651 0,7986 0,7431 0,6206 0,5627
U Moyenne parois en
contact avec locaux
non-chauffés
Coefficient de 0,35 0,60 Données par le DTR
réduction de
température
(T au )
Déperditions DS 300,98 131,39 101,80 84,90 73,90 66,22
thermiques d’un D li 60,19 26,28 20,36 16,98 14,78 13,24
logement D lnc 21,89 5,96 5,56 5,22 4,49 4,14
intermédiaire DT 383,07 163,62 127,71 107,10 93,17 83,61
(W/°C) DR 72,89 71,35 71,18 70,84 70,50 70,16
D 455,96 234,98 198,90 177,94 163,67 153,76
Déperditions de D ref 163,42
référence (W/°C)
Verification D T >1,05 x D T <1,05 x D ref = 171,59 W/°C Les valeurs en gras
réglementaire D ref = vérifient la formule
171,59 W/°C
Déperditions DS 343,5 171,73 141,98 124,76 113,43 105,43
thermiques d’un D li 68,7 34,35 28,40 24,95 22,69 21,09
logement du dernier D nhs 21,89 5,96 5,56 5,22 4,49 4,14
étage DT 434,01 212,04 175,93 154,93 140,61 130,65
(W/°C) DR 72,89 71,35 71,18 70,84 70,50 70,16
D 506,9 283,39 247,11 225,77 211,11 200,81
Déperditions de D ref 226,76
référence (W/°C)
Verification D T >1,05 x D T <1,05 x D ref = 238,1 W/°C Les valeurs en gras
réglementaire D ref = 238,1 vérifient la formule
W/°C
181
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Groupe de
Désignation Evaluation
Indicateur
Indicateur
critères
Note du
Note du
critère
critère
Architecture 1 Compacité du projet Indicateur I=A/V 1,09 0 1,09 0
Energie 2 Les apports à travers les Indicateur I=AVT/AVT réf Cas d’étude non Cas d’étude non
parois vitrées Indicateur II=AVE/AVE réf climatisé climatisé
Energie 3 Les apports à travers les Indicateur I=APO/A réf,PV
parois opaques Indicateur II=APO/A réf,PH
(c’est isolé)
Energie 4 Protection thermique en Fs 0,036 10 0,012 10
été
Energie 5 Les besoins d’énergie en Indicateur I=D T /D T,réf 2,34 0 0,65 2
hiver Indicateur II=D R /D T,réf 0,45 0 0,43 0
Indicateur III=Q/Q réf 3,14 0 1,22 0
Indicateur IV=E Ch / E Ch,réf 3,43 0 0,7 1
Energie 6 Les apports d’énergie en Indicateur Cas d’étude non Cas d’étude non
été I=APO/(A réf,PH +A réf,PV ) climatisé climatisé
Indicateur II=AV/A réf,PVI
Environnement 7 CO 2 - émissions Indicateur I=m CO2 /m réf,CO2 1,41 5 0,86 7.5
Energie 8 Energies Renouvelables Indicateur : R [%] Néant Néant
Thermique / Energie
Environnement /
biomasse (été / Hiver)
Energie 9 La Puissance électrique Indicateur 0,63 0 0,86 0
(éclairage, ventilation, I=(P dép. xY dép. +P app. xY app. +P éc
climatisation) l. xY écl. )/(P dép. +P app. +P écl. )
182
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Tableau 33. Propriétés thermiques de chaque matériau et les totaux des propriétés thermiques des éléments composant
le bâtiment (source : l’Auteur)
spécifique
Epaisseur
Conduct-
Chaleur
Couche
Densité
W/m.k
Kg/m3
J/kg.k
(mm)
Nom
ivité
1 Gravier (galet) 70 0,360 840 1840
2 Polyesters non tissé 1 0.40 1404 1200
3 Polystyrène Expansé 40 0,036 1404 20
Membrane
4 0.8 0,140 1000 1200
d’étanchéité souple
5 Adhésif cémenteux 2 0,870 1080 1600
6 Chape 50 0.440 1080 1400
7 Béton armé 2 nappes 150 2,500 1000 2400
Plâtre courant d’enduit
8 20 0,350 936 1000
intérieur
Murs Extérieurs
spécifique
Epaisseur
Conduct-
Chaleur
Couche
Densité
W/m.k
Kg/m3
J/kg.k
(mm)
Nom
ivité
Conduct-
Chaleur
Couche
Densité
non chauffés
W/m.k
Kg/m3
J/kg.k
(mm)
Nom
ivité
183
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Fenêtres
184
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
- Le système n’a pas pris en considération des critères d’évaluation des mesures de
rafraichissement passif dans le bâtiment non climatisé et s’est appuyé sur l’hypothèse
d’un bâtiment climatisé seulement. Alors que, les logements à Tlemcen voir même en
Algérie ne sont pas climatisés mais seulement rafraichis par des split individuels. Et a
considéré l’indicateur I du critère 6 comme un indicateur majeur ;
- Le système a considéré également l’indicateur I du critère 5 comme un indicateur
majeur, toute note inférieure à 1 est éliminatoire. Alors que, même avec l’isolation
renforcée de 8 cm de notre cas d’étude, la note du critère est restée égale à 2 et
l’Indicateur II est resté égal à 0.
- La même chose pour le critère 9, l’Indicateur est égal à 0 même avec l’utilisation de
8cm d’isolant.
- De plus, qu’il reste ambigu pour les concepteurs (étudiants et professionnels diplômés)
qui ont même fait une formation sur la conception climatique.
- Le système a estimé un total inférieur à 30 obtenu à l’ensemble des critères est
éliminatoire. Et l’estimation de notre cas d’étude avant réhabilitation est égale à 22 et
à 38 après réhabilitation. Ce qui veut dire que le logement est devenu efficace en
énergie et que la stratégie de réduction des déperditions calorifique est durable.
185
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
comme le BCVTB et le standard FMI (Kaboré, 2015). Cet outil sera retenu pour la simulation
dynamique de notre cas d’étude.
186
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
• Texte ASCII basé sur les fichiers climatiques d’entrée et de sortie qui inclut des
conditions environnementales sub-horaire, et des standard et des rapports défini par
l’usagé, respectivement ;
• Equilibre de chauffage base sur des solutions techniques pour les chargements
thermiques de bâtiment qui permet le calcul simultané des effets radiant et convectif
en même temps dans les surfaces intérieures et extérieures durant chaque étape de
temps ;
• Conduction thermique transitoire à travers des éléments de construction tels que les
murs, les toits, les planchers, etc. en utilisant des fonctions de transfert de conduction ;
• Amélioration de la modélisation du transfert de chaleur au sol grâce à des liens vers
des modèles de sols en trois dimensions à différence finie et des techniques
analytiques simplifiées
• Model de chaleur combiné et de transfert de masse qui compte pour
adsorption/désorption de l’humidité soit comme l’intégration de couche-par-couche
dans la conduction des fonctions de transfert ou soit comme une pénétration de
l’humidité effective en profondeur du modèle (an effective moisture penetration depth
model (EMPD))
• Modèles de confort thermique bases sur l’activité, température sèche intérieure,
l’humidité, etc;
• Modèle de ciel Anisotropique pour le calcul prouvé de solaire diffuse dans les surfaces
inclines
• Calcul de fenestration avancé incluant des stores contrôlables de la fenêtre, vitrage
électrochromique, le bilan de chauffage couche-par-couche permettant la tache de
l’énergie solaire absorbée par la vitre de la fenêtre, et une librairie performante de
nombreuses fenêtres commercialement disponibles ;
• Contrôles de la lumière du jour incluant le calcul de la luminance intérieure, la
simulation et le contrôle de l’éblouissement, les contrôles luminaires, et l’effet de la
lumière artificielle réduite dans le chauffage et la climatisation ;
• Calcul de la pollution atmosphérique qui prédit CO 2 , SOx, NOx, CO, les particules de
la matière, et la production d’hydrocarbone dans le site et pour le contrôle de la
conversion d’énergie ;
• EnergyPlus Interface d’usage;
187
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
188
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Une gamme complète de données de simulation peut être affichée dans des intervalles
annuels, mensuels, quotidiens, horaires ou subalternes:
- Calcul de la consommation d'énergie du bâtiment.
- Température interne
- Données météorologiques
- Transmission de la chaleur à travers les tissus de construction, y compris les murs,
les toits, l'infiltration, la ventilation, etc.
- Charge de chauffage et de refroidissement.
- Visualisation des dispositions du site et de l'ombrage solaire.
- Production de CO 2 .
Les tailles des installations de chauffage et de refraichissement peuvent être calculées
à l'aide des données météo de conception.
Les écrans d'analyse paramétrique vous permettent d'étudier l'effet des variations des
paramètres de conception sur une gamme de critères de performance.
DesignBuilder utilise le moteur de simulation dynamique EnergyPlus pour générer des
données de performance: il Génére des fichiers EnergyPlus IDF et travaille avec des
fichers DesignBuilder extérieurs pour accéder aux fonctionnalités du système
EnergyPlus non fournies par DesignBuilder
Aide à la communication lors de réunions de conception.
Un outil éducatif (© 2009 DesignBuilder Software, 2009).
189
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Ventilation
2 1 0.5
Cas passifs Cas actifs
Orientation
N S E O
Isolation
Température Température Apports de Apports de
le : 12/01 le : 21/07 3 4 chauffage refroidissement
Vitrage
S. C. D. C. 3-6-3
Taille de la fenêtre
WWR =14% WWR =20%
30 50 60 80
serre
Oui No
Résultats du Résultats du
cas passif cas actif
190
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
3 5
6
2
191
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
Table 34. Les apports internes de cinq occupants et appareils (source: l’Auteur d’après (ASHRAE, 1997).
192
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
personnes. Le besoin de température en hiver est pris 21C° (condition de confort dans un local
à usage d'habitation en Algérie (CNERIB, 1998)). La limité inférieure de la température est de
19C°. Tandis que, la limite inférieure de la température de rafraichissement est prise 25C°, et
la limite supérieure est de 27C°. Ces entrées sont constantes pour tous les cas.
Le chauffage est assuré par un chauffage ponctuel à gaz de ville avec un rendement (η=0.87).
Pas d’installation de conditionnement d’air, mais chez quelques uns le rafraichissement est
assuré par des climatiseurs électriques monobloc (Split) avec un coefficient de performance
(COP=3.06).
Les besoins énergétiques nets évaluent la quantité d’énergie que devront fournir les différents
systèmes de chauffage et de refroidissement afin de garantir le confort thermique de
l’ambiance.
La consommation finale d’énergie englobe en plus les pertes liées au fonctionnement
de ces différentes installations (rendement des installations). Elle, représente donc la
consommation énergétique globale pour le chauffage et le rafraichissement qui sera
facturée à l’utilisateur.
Q final = Q net / η instal …….[Eq. 1].
Avec :
instal = sys . gen
Énergie ECS (kWh) = 1000 (kg / m3) x 4.187 (KJ / kg-K) x (consommation d'eau chaude
sanitaire [m3]) x (température de l'eau de livraison - température de l'eau)/ECW
CoP..................[Eq. 3]
En prenant la température moyenne annuelle d'eau fraîche de 10 ° C et une température utile
d'eau chaude de 50 ° C, Δt = 50 ° C = 50 K.
Les besoins en énergie nécessaires à la chaleur quotidienne de l'eau sont de 13,68 kWh / jour /
pers. Multiplié par 365, il détermine un besoin annuel de 4993,2 kWh / y / pers. La demande
d'énergie spécifique pour chauffer l'eau peut atteindre 70,94 kWh / m2 / an, soit 4,72 fois plus
d'énergie que les besoins de chauffage d'un Passivhaus.
Eq. 1, Eq. 2 et Eq. 3 représente la façon dont le chauffage, l'eau chaude sanitaire et le système
de rafraîchissement ont été mis en œuvre dans le modèle de construction. La demande de
chauffage et de refroidissement est obtenue directement à partir de la simulation dynamique et
l'ECS est introduit dans la simulation en tant que donnée d'entrée.
c) Ventilation naturelle
La ventilation naturelle est considérée comme la stratégie principale pour réduire la
température pendant la saison chaude, suivant les stratégies vernaculaires de l'architecture
méditerranéenne traditionnelle. La stratégie repose sur l'hypothèse suivante : les utilisateurs
utilisent la ventilation naturelle pour refroidir le ménage. Dans le cas où la ventilation
naturelle n'est pas suffisante et que la surchauffe se produit, les fenêtres sont fermées et le
système de rafraichissement est allumé. Cette hypothèse est conforme aux résultats obtenus
dans l’enquête de l'étude de caractérisation du bâtiment, ce qui montre que le système de
rafraichissement est utilisé occasionnellement.
En termes généraux et en cas
d'occupation du logement, la ventilation
naturelle est active lorsque la
température ambiante est comprise entre
24ºC et 28ºC. La figure 97 montre que
cette gamme de température est
confortable pour le modèle de confort
adaptatif ASHRAE, surtout lorsque la
température extérieure est supérieure à Figure 97. Gammes de confort adaptatif suivant le modèle
de confort ASHRAE 55 (source Ortiz, 2016).
20ºC (saison chaude). Si la température
de fonctionnement est supérieure à 27 ° C, la ventilation naturelle est éteinte (les fenêtres sont
194
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
fermées). Les fenêtres resteront fermées jusqu'à ce que la température extérieure soit
inférieure à la température de fonctionnement, habituellement la nuit.
Tous les cas ont été simulés avec trois différents taux de ventilation supposés quand le
bâtiment est fermé à cause de la différence de l’infiltration à travers le temps en fonction de la
vitesse et de la direction des vents et à cause aussi du comportement de l’usager
(ouverture/fermeture de la fenêtre). Ces taux doivent en général correspondre aux fenêtres non
étanches (2 Vol/h), assez étanches (1 Vol/h) et très étanches (0.5 Vol/h). En été, les fenêtres
sont la plus part du temps ouvertes, mais en hiver les fenêtres sont ouvertes juste au moment
du nettoyage, tandis qu’elles sont ouvertes pendant les jours d’automne et du printemps.
Quand les fenêtres sont ouvertes, un taux de 10 Vol/h est supposé (voir Tableau 35).
Tableau 35. Taux de ventilation dans les renouvellements d’air par heure (Vol/h) (source : l’Auteur).
Volume Heures Ventilation Vol/h Commentaire
Automne, 1- 31 Octobre et Printemps, 1
Avril-31 Mai
1-6 08-20 Ouvertea
20-08 Ferméeb
er
Hiver, du 1 Novembre – 31 Mars
1-6 10-11 Ouverte
11-10 Fermée Chauffé à 21 °C (Limite basse de chauffage 19°C) : par un
chauffage ponctuel à gaz de ville (COPc=0.87)
er
Eté, du 1 Juin – 30 Septembre
1-6 20-9 Ouverte
9-20 Fermée Rafraichi à 25 °C (Limite haute de rafraichissement 27°C) : Pas
de d’installation de conditionnement d’air, mais par des
climatiseurs électriques (Split) (COP=3.06)
a :‘ouverte’ veut dire 10 Vol/h ; b : ‘fermée’ veut dire 0.5, 1 ou 2 Vol/h en fonction du cas, voir les résultats ;
c : coefficient de performance
d) Protection solaire
La protection solaire est la stratégie utilisée pour éviter l'augmentation de la température
pendant la saison chaude. L'utilisation des protections solaires a été introduite comme une
stratégie complémentaire de la ventilation naturelle. L’enquêtes effectuée dans l'étude de
caractérisation du bâtiment reflète que ce ménage a des persiennes externes qu’il utilise
pendant la période chaude. En conséquence, l'utilisation des protections solaires a été
implémentée dans la simulation dans le cas de base. L'idée est que lorsque la température
ambiante est inférieure aux critères de confort, le rayonnement solaire est utilisé pour chauffer
le ménage. Cependant, lorsque la température ambiante est plus élevée, il est nécessaire de
protéger le ménage du rayonnement solaire pour éviter la surchauffe.
Deux stratégies de contrôle ont été définies et sont décrites dans le tableau 36 : utilisation
typique et utilisation optimale de la protection solaire. Pour l'utilisation typique, les occupants
195
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
utilisent les protections solaires (persiennes) lorsqu'ils sont à la maison et les conditions
environnementales l'exigent. Au contraire, dans la configuration d'utilisation optimale, les
occupants ont une attitude préventive en utilisant la protection solaire : si la journée est
chaude, les utilisateurs mettront la protection solaire (stores) avant de quitter le ménage, en
tant que stratégie vernaculaire.
196
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
f) Consommation d'appareils
Les équipements utilisés dans logement ont été obtenu à partir de l’enquête. Les appareils
suivent les caractéristiques du ménage moyen d'un bâtiment multifamilial à Tlemcen. Le
tableau 38 décrit les apports dus à chaque appareil.
Tableau 38. Gains dus aux appareils électriques utilisés dans le cas d’étude
(Source : Auteur à partir de l’enquête et le DTR C. 3-4 (CNERIB, 1998)).
Appareils Gains à admettre (en W)
Sensible latent Total
Four micro-onde 1400 - 1400
Télévision 150 - 150
Réfrigérateur (200 l) 175 - 175
Machine à laver (5 kg) 6000 3000 9000
PC 450 - 450
Mixer 1000 277 1277
Fer à repasser 500 280 780
197
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
h) Données climatiques
Les données climatiques horaires de Tlemcen basé sur une année thermique de référence
généré par le logiciel Meteonorm version 5.1 sont appliquées aux paramètres du bâtiment au
long de toute l’année et dans certains cas des jours typiques de Juillet et de Janvier. Dans le
cas passif, l’appartement est considéré comme un multizone, tandis que dans le cas actif, les
zones sont fusionnées dans une mono zone car il y une seule source de chaleur.
5-5) Conclusion :
Ce chapitre a traité l’évaluation de la performance énergétique et environnementale
(PEE) du type de logement, le moins efficient dans l’étude précédente, dans différentes
désignations. En premier lieu, une méthodologie multicritère appropriée a été développée en
déterminant son identité thermique et en utilisant une méthode statique suivant la
réglementation thermique algérienne (DTR et outil d’évaluation multicritère algérien) à
travers l’établissement d’une stratégie multi-objectif d'optimisation de la PEE en agissant sur
les éléments de l’enveloppe du logement. Cette stratégie a été basée sur une approche
environnementale et économique concernant le choix des matériaux locaux, recyclables et
issus de recyclage et en plaçant ceux les plus écologiques à l’intérieur du logement et les
moins écologiques à l’extérieur
Les résultats de la première étude -dite statique- ont confirmé partiellement la première
hypothèse de la nécessité de la réhabilitation thermique des logements car dès l’addition du
premier centimètre d’isolation, le logement dans différentes désignations est devenu conforme
à la réglementation algérienne. Mais, ils ont réfuté la deuxième hypothèse liée à la
réglementation thermique algérienne actuelle comme outil d’aide à une conception
énergétiquement efficace. Son ambigüité et l’absence de certains paramètres et indicateurs ne
permettent pas un usage facile et pratique par les concepteurs. Et en comparant la
réglementation algérienne avec celles des pays voisins (Tunisie, Maroc, etc.), nous avons
remarqué qu’elle a besoin d’être actualisée et d’être plus approfondie, pour fournir aux
concepteurs les besoins de chauffage et les limites minimales de consommation exigées pour
chaque zone climatique et pourquoi pas un label énergétique plus strictes et plus clairs pour
la mise à niveau au moins à l’échelle régionale.
Le système a estimé un total inférieur à 30 obtenu à l’ensemble des critères est éliminatoire.
Et l’estimation de notre cas d’étude avant réhabilitation est égale à 22 et à 38 après
réhabilitation. Ce qui veut dire que le logement est devenu efficace en énergie et que la
stratégie de réduction des déperditions calorifiques est durable.
198
Chapitre 5: Etude de simulation thermique Partie II
199
Chapitre 6:
Discussion des résultats
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
Enveloppe des
an) & émissions CO2 (Kg/m² an )
Rafraichissement
100
Chauffage
50
Totale (selon le label
tunisien)
0 Totale (selon le label
2 1 0.5 BBC)
1 2 3 Emissions CO2
Taux de renouvellement d'air (Vol/h)
Figure 98. Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que
émissions CO 2 par mètre carré pour un logement non isolé (le coin de l’étage
intermédiaire du bâtiment) avec simple vitrage. Ce cas représente le cas de base du
batiment existant (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction
des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
201
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
b. Effet de l’isolation
Placer une couche d’isolation sur l’enveloppe du logement étudié, (voir Figure 99) peut
économiser environ 41% d’énergie de chauffage et de rafraichissement dans l’appartement
non-étanche, autour de 64% dans le médium et 57% dans le plus étanche. Améliorant la
classification vers la ‘classe 1’ du label tunisien et vers le ‘niveau C’ du label BBC,
économisant environ 32% d’énergie dans le logement non-étanche, 38% dans le médium et
41% dans le plus étanche. Ainsi que, la classification dans le ‘niveau D’ de l’étiquette
environnement dans le logement étanche qui peut économiser 43% des émissions CO 2 par
rapport au cas de référence non étanche.
L’effet de l’isolation est, de cette façon, très important si la ventilation est maintenue basse.
En combinant ventilation réduite et isolation modérée peut atteindre jusqu’à 73% d’économie
d’énergie de chauffage et de rafraîchissement.
160 Isolation
Consommation énergétique (kWh/m²
140 Vitrage-1
an) & émissions CO2 (Kg/m² an)
120
100
80
60 Rafraichissement
40 Chauffage
20 Totale (Selon le label
0 tunisien)
Totale (Selon le label
12 12 0.53 BBC)
Emission Co2
Taux de renouvellement d'air par heure (Vol/h)
Figure 99. Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que les
émissions par mètre carré d’un logement intermédiaire faisant coin avec vitrage simple
(Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la
simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
202
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
160 Isolation
Figure 100. Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que les
émission CO 2 par mètre carré pour un logement intermédiaire faisant coin, isolé avec
double vitrage (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des
résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
Pour le logement non isolé, l’économie correspondante est seulement 2%. Mais c’est environ
39% dans le logement le plus étanche en comparaison avec le cas de référence non-étanche,
atteignant les limites minimales de la RTETBN 2008. Et le ‘niveau C’ du label BBC
économisant plus de 31% d’énergie dans le logement étanche par rapport au cas de référence
non-étanche. La combinaison du double vitrage avec la ventilation réduite a ainsi un effet
réduit sur label environnement, en réduisant autour de 23% des émissions CO 2 en
comparaison avec le cas de référence non-étanche, mais en restant toujours dans le ‘niveau E’
(voir Figure 101).
250
Non-isolation
Consommation énergétique (kWh/m²
Vitrage-2
an) & émission CO2 (Kg/m² an)
200
150
100 Rafraichissement
Chauffage
50
Totale (Selon le
label tunisien)
0 Totale (Selon le
2 1 0.5 label BBC)
1 2 3 Emissions CO2
Taux de renouvellemnt d'air par heure (Vol/h)
Figure 101. Besoins annuels de chauffage, de raffraichissement et les totaux ainsi que
les émissions CO 2 par mètre carré pour un logement intermédiaire faisant coin, non isolé
avec double vitrage (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en
fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
203
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
d. Effet de l’orientation
Les façades du cas actuel sont orientées Sud-est et Sud-ouest, chose qui peut donner un
bénéfice absolu de l’énergie solaire en hiver mais qui peut aussi causer une réelle surchauffe
en été.
Il a été trouvé, qu’en orientant les façades vers le nord-est et le nord-ouest, ça conduira à un
usage supplémentaire de 23% d’énergie pour le chauffage dans le cas non-étanche, de 30%
dans le moyen et de 35% dans le logement étanche; et à une économie de 11% d’énergie pour
le rafraichissement dans les cas moyens et étanches.
En orientant les façades vers le Nord-est et le Sud-est, les résultats montrent un usage
supplémentaire de 13% d’énergie pour le chauffage dans le cas non-étanche, de 17% dans le
moyen et de 20% dans l’étanche ; et ça a une économie entre 12-13 % d’énergie pour le
rafraichissement dans les trois cas.
En orientant les façades vers le Nord-ouest et le Sud-ouest, les résultats montrent un usage de
10% plus d’énergie pour le chauffage dans le logement non-étanche, de 13% dans le moyen et
de 16% dans celui étanche. Ce qui enregistre une économie près de 16 à 17% d’énergie pour
le rafraichissement dans les trois cas (voir Figure 102). Donc, nous pouvons conclure
qu’orienter le bâtiment vers le nord et l’est ou l’ouest n’est pas efficient et que le cas original
orienté vers le sud est la meilleure orientation en matière d’efficacité d’énergie.
300
Consommation énergétique (kWh/m² an)
Orientations
250
& émissions CO2 (kg/m² an)
200
150
Rafraichissement
100
Chauffage
50
Totale (Selon le label
tunisien)
0 Totale (Selon le label
21 12 0.53 24 15 0.56 27 1 8 0.59 BBC)
Cas Ouest Cas Est Cas Nord Emissions CO2
Taux de renouvellement d'air par heure (Vol/h)
Tous les cas ci-dessus ont montré les trois cas de taux de ventilation : élevé, moyen et bas. A
partir de ces cas, on peut conclure que la réduction de la ventilation à 1/2-1/4 économise
généralement jusqu’à 38-75% d’énergie de chauffage et de rafraîchissement.
204
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
160 porteuse
an) & émission CO2 (Kg/m² an)
Pas d'isolation
140
Vitrage-1
120
100
80 Rafraichissement
60
Chauffage
40
Totale (Selon le label
20
tunisienl)
0 Totale (Selon le label
2 1 0.5 BBC)
1 2 3 Emissions CO2
Taux de renouvellement d'air par heur e(Vol/h)
Figure 103. Besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux ainsi que les
émissions CO 2 par mètre carré pour un logement non-isolé des années 1990-2000 (faisant
coin de l’étage intermédiaire), avec simple vitrage (Source: Généré par l'auteur en utilisant
un Modèle Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel
DesignBuilder ©, 2016).
205
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
Pas d'isolation
an) & émissions CO2 (Kg/m² an)
200 Vitrage-1
150
100
Rafraichissement
50 Chauffage
Figure 104. Besoins annuels de chauffage, de rafraîchissement et les totaux ainsi que les
émissions CO 2 par mètre carré pour un logement non-isolé du coin du dernier étage avec
simple vitrage (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des
résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
206
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
environ 59% par rapport au cas de référence non-étanche et 41% par rapport à celui étanche.
En plus, ça économise 43% des émissions CO 2 par rapport au cas de référence non-étanche et
27% par rapport à celui étanche (voir Figure 105).
180 Pas d'isolation/Isolation
Consommation énergétique (kWh/m²
160 Vitrage-1/Vitrage-2
an) & émissions CO2 (Kg/m² an)
207
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
208
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
180 Isolation
40 Chauffage
20
Totale (Selon le label
0 tunisien)
Cas non isolé Cas isolé avec 2-vitrage, Totale (Selon le label
1
Vitrage-1 serre et2casquettes BBC)
Emissions CO2
Taux de renouvellement d'air par heure (Vol/h)
Figure 107. Comparaison des besoins annuels de chauffage, de rafraichissement et les totaux
ainsi que les émission CO 2 par mètre carré entre le scénario de base étanche et le logement
intermédiaire isolé, avec double vitrage et dispositifs d’ombrage combinés à une loggia vitrée
(Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la
simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
209
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
40
35
30
Température (°C)
25 Température
Zone de confort (21-25°C) extéreiure (12/01)
20
15 Température
ambiante du cas
10 de base (12/01)
5 Température
extérieure (21/07)
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Température
ambiante du cas
Temps (heure) de base (2107)
Figure 108. Température ambiante du cas de base avant réhabilitation thermique en hiver
(12/01) et en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en
fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
b. Après réhabilitation :
Après avoir amélioré les éléments constituant l’enveloppe de l’appartement, déjà expliqués
dans le tableau 30, les résultats montrent que les déperditions après réhabilitation sont
moindres que celles du cas actuel, et la température s’est améliorée en hiver comme en été.
210
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
amélioration de la température opérative à l’intérieur du logement n’a été notée dans la figure
110.
25
Zone de confort (21-25°C)
20
Température (°C)
15
Température
extérieure
10
ACH=2
5 ACH=1
0 ACH=0.5
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
Figure 109. Température ambiante avant et après optimisation par la réduction du taux de
renouvellement d’air en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
40
38
36
34
Température (°C)
32
Température
30
extérieure
28
ACH=2
26
24 Zone ce confort (21-25°C) ACH=1
22
ACH=0.5
20
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
Figure 110. Température ambiante avant et après optimisation par la réduction du taux de
renouvellement d’air en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
- Effet de l’isolation
La figure 111 montre les gains de chaleur, en hiver, dus à l’isolation. On note une
amélioration remarquable de la température opérative à l’intérieur du logement. Cette
amélioration varie en moyenne de 5.82°C entre le cas de base non étanche et le cas isolé le
plus étanche. En été, on note, dans la figure 112, une surchauffe sensible de la température
211
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température (°C)
15 Température
extérieure
Cas de base
10
Cas isolé;
5 ACH=2
Cas isolé;
ACH=1
0 Cas isolé;
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 ACH=0.5
Temps (h)
Figure 111. Température ambiante avant et après optimisation par l’isolation en hiver
(12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats
de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
36
34
32
Température (°C)
30
Température
28 extérieure
Cas de base
26
Figure 112. Température ambiante avant et après optimisation par l’isolation en été
(21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats
de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
212
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
extérieure
15
Cas de base:
1 vitrage,
10 ACH=2
2 vitrage,
ACH=2
5
2 vitrage,
ACH=1
0
2 vitrage,
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
ACH=0.5
Temps (h)
Figure 113. Température ambiante avant et après optimisation par le remplacement du simple
vitrage par le double en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
36
34
32 Température
Température (°C)
extérieure
30
Cas de base:
28 1 vitrage,
ACH=2
26 2vitrage,
ACH=2
24
Zone de confort (21-25 °C) 2 vitrage,
22 ACH=1
20 2vitrage,
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 ACH=0.5
Temps (h)
Figure 114. Température ambiante avant et après optimisation par le remplacement du simple
vitrage par le double en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel
en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
213
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
15 Température
extérieure
Cas de base
10
Isolation+
5 2vitrage; ACH=2
Isolation+
2vitrage; ACH1
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Isolation+
2vitrage;
Temps (h) ACH=0.5
Figure 115. Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de l’isolation
et le double vitrage en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel
en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
36
34
32
Température (°C)
30 Température
extérieure
28
Cas de base
26
24 Isolation+
Zone de confort (21-25 °C) 2vitrage; ACH=2
22 Isolation+
2vitrage; ACH=1
20
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Isolation+
2vitrage;
Temps (h) ACH=0.5
Figure 116. Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison de l’isolation
et le double vitrage en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en
fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
214
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
- Effet de l’orientation
En suivant la même méthodologie, on a étudié le comportement passif du bâtiment sous
différentes orientations, les figures 117 et 118 donne les résultats obtenus pour les cas d’hiver
et d’été. En hiver, le climat intérieur du logement orienté Sud qui représente le cas de base, en
raison des apports solaires, est meilleur que les autres orientations. Une amélioration de la
température opérative à l’intérieur du logement varie en moyenne de 0.48°C à 1.59°C entre le
cas de base non étanche et les cas dans les autres orientations, sans atteindre pour autant la
zone de confort pendant toute la journée. En été, on note une diminution de la température
dans les autres orientations pendant la journée par rapport au cas de base.
Le recours à une source active d’énergie pour le chauffage et la climatisation est nécessaire
pour garantir un meilleur confort à l’intérieur du bâtiment.
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température
Température (°C)
extérieure
15
Orientation
Sud (cas de
base)
10 Orientation
Est
5 Orientation
Ouset
0 Orientation
Nord
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
Figure 117. Comparaison entre des températures ambiantes des logements dans les
différentes orientations en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
215
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
36
34
32 Température
Température (°C) extérieure
30
Orientation
28 Sud (cas de
base)
26 Orientation
Est
24
Zone de confort (21-25 °C) Orientation
22
Ouest
20
Orientation
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Nord
Temps (h)
Figure 118. Comparaison entre des températures ambiantes des logements dans les
différentes orientations en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
216
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température (°C)
15
Température
10 extérieure
Cas de base
5
WWR=17%
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
36
34
32
Température (°C)
30
28 Température
extérieure
26
Cas de base
24
Zone de confort (21-25 °C)
22 WWR=17%
20
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
217
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
pour autant la zone de confort pendant toute la journée. En été, on note une diminution de la
température en cours de l’après midi par rapport au cas de base alors qu’en matinée, on
remarque une augmentation sensible de 0.83°C.
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température (°C)
15 Température
extérieure
10
Cas de base
5
Isolation+
2vitrage+
0 dispositifs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 d'ombrage
Temps (h)
36
34
32
Température (°C)
30
28 Température
extérieure
26
Cas de base
24
Zone de confort (21-25 °C)
22
Isolation+
20 2vitrage+
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 dispositifs
d'ombrage
Temps (h)
218
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
Tandis qu’en rajoutant le paramètre d’agrandissement des surface vitrées orientées vers le
Sud, le confort est nettement amélioré en hiver comme en été, dans les figures 123 et 124. On
note une augmentation de la température moyenne par rapport au cas de base de 6.34°C en
hiver durant toute la journée et une diminution de la température de 1.02°C en été durant
l’après midi.
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température (°C)
15 Température
extérieure
10
Cas de base
5
WWR=17%+
dispositifs
0 d'ombrage
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
36
34
32
Température (°C)
30
Température
28 extérieure
26
Cas de base
24
Zone de confort (21-25 °C)
22
WWR=17%+
20
dispositifs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 d'ombrage
Temps (h)
219
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
15
Température
10 extérieure
Cas de base
5 Serre
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
Figure 125. Température ambiante avant et après optimisation par l’installation d’une serre en
simple vitrage en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en
fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
36
34
32
Température (°C)
30
28 Température
extérieure
26
Cas de base
24
Zone de confort (21-25 °C)
22 Serre fermée
20
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Temps (h)
Figure 126. Température ambiante avant et après optimisation l’installation d’une serre en été
(21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la
simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
220
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température (°C)
15
Température
extérieure
10
Cas de base
5
Cas optimisé
0 (combinaison
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 des paramètres)
Temps (h)
Figure 127. Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison tous les
paramètres en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en
fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
221
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
36
34
Température (°C) 32
30 Température
extérieure
28
26 Cas de base
24
Zone de confort (21-25 °C)
22
Cas optimisé
20 (combinaison
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
des
paramètres)
Temps (h)
Figure 128. Température ambiante avant et après optimisation par la combinaison tous les
paramètres en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en
fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
Figure 129. Température ambiante des volumes avant et après réhabilitation thermique le 12/01
(Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la simulation à
l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
222
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
Température ambiante du
volume 4 (avant réhabilitation)
29,00 température ambiante du
volume 5 (avant réhabilitation)
Température ambiante du
27,00 volume 6 (avant réhabilitation)
Température ambiante du
volume 1 (après réhabilitation)
25,00
Température ambiante du
volume 2 (après réhabilitation)
23,00 Zone de confort (21°C - 25 °C) Température ambiante du
volume 3 (après réhabilitation)
Température ambiante du
21,00 volume 4 (après réhabilitation)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Température ambiante du
volume 5 (après réhabilitation)
Temps (heure) Température ambiante du
volume 6 (après réhabilitation)
Figure 130. Température ambiante des volumes avant et après réhabilitation thermique le 21/07
(Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la simulation à
l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
40 Température
extérieure le 12/01
35
température ambiante
30 du séjour mesurée
Température (°C)
Température ambiante
25
Zone de confort (21-25°C) du séjour simulée
avant réhabilitation
20 Température ambiante
du séjour simulée
15 après réhabilitation
Température
extérieure le 21/07
10
Température ambiante
5 du séjour mesurée
0 Température ambiante
du séjour simulée
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
avant réhabilitation
Température ambiante
Temps (h) du séjour simulée
après réhabilitation
Figure 131. Comparaison entre les temperatures ambiantes mesurée et simulée dans le séjour le
12/01et le 21/07 (Source: l’Auteur, 2018).
223
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
Température extérieure
40
le 12/01
35 Température ambiante
de la cuisine mesurée
30
Température (°C) Température ambiante
de la cuisine simulée
25
avant réhabilitation
Zone de confort (21-25°C) Température ambiante
20 de la cuisine simulée
après réhabilitation
15 Température extérieure
le 21/07
10 Température ambiante
de la cuisine mesurée
5
Température ambiante
0 de la cuisine simulée
avant réhabilitation
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Température ambiante
de la cuisine simulée
Temps (h) après réhabilitation
Figure 132. Comparaison entre les temperatures ambiantes mesurée et simulée dans la cuisine le
12/01et le 21/07 (Source: l’Auteur, 2018).
40
Température extérieure
le 12/01
35
Température ambiante
30 de la chambre mesurée
Température (°C)
Température ambiante
25 de la chambre simulée
Zone de confort (21-25°C) avant réhabilitation
20 Température ambiante
de la chambre simulée
après réhabilitation
15 Température extérieure
le 21/07
10
Température ambiante
de la chambre mesurée
5
Température ambiante
0 de la chambre simulée
avant réhabilitation
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Température ambiante
de la chambre simulée
Temps (h) après réhabilitation
Figure 133. Comparaison entre les temperatures ambiantes mesurée et simulée dans la chambre le
12/01et le 21/07 (Source: l’Auteur, 2018).
224
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
journée où la température opérative ne dépasse pas dans tous les cas 16°C. En été, aucune
amélioration de la température opérative à l’intérieur du logement n’a été notée.
25
Zone de confort (21-25 °C)
20
Température
Température (°C)
extérieure
15
Cas de base
10
Enveloppe
différente;
ACH=2
5
Enveloppe
différente;
ACH=1
0
Enveloppe
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 différente;
ACH=0.5
Temps (h)
Figure 134. Comparaison de la température ambiante du cas de base avec celle d’un autre muni
de l’enveloppe des logements construits entre 1990-2016 en hiver (12/01) (Source: Généré par
l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du
logiciel DesignBuilder ©, 2016).
36
34
32 Température
Température (°C)
extérieure
30
Cas de base
28
26 Enveloppe
différente;
24 ACH=2
Zone de confort (21-25 °C) enveloppe
22
différente;
ACH=1
20
Enveloppe
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
différente;
ACH=0.5
Temps (h)
Figure 135. Comparaison de la température ambiante du cas de base avec celle d’un autre muni
de l’enveloppe des logements construits entre 1990-2016 en été (21/07) (Source: Généré par
l'auteur en utilisant un Modèle Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du
logiciel DesignBuilder ©, 2016).
225
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
25
Zone de confort (21-25 °C)
Température
20 extérieure
Température (°C)
Logement
15
intermédiaire
(cas de base)
10 Logement du
dernier
étage; ACH=2
5
Logement du
dernier
étage; ACH=1
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Logement du
dernier
Temps (h) étage;
ACH=0.5
Figure 136. Comparaison de la température ambiante du cas de base (intermédiaire) avec celle
d’un autre au dernier étage en hiver (12/01) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
226
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
36
34
32 Température
Température (°C) extérieure
30
Logement
28 intermédiaire
(cas de base)
26
Logement du
dernier étage;
24
ACH=2
Zone de confort (21-25 °C)
22 Logement du
dernier étage;
20 ACH=1
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Logement du
dernier étage;
Temps (h) ACH=0.5
Figure 137. Comparaison de la température ambiante du cas de base (intermédiaire) avec celle
d’un autre au dernier étage en été (21/07) (Source: Généré par l'auteur en utilisant un Modèle
Excel en fonction des résultats de la simulation à l'aide du logiciel DesignBuilder ©, 2016).
6-2) Conclusion :
Dans ce chapitre, une solution durable pour l'optimisation de PEE dans les logements
existants à Tlemcen a été étudiée. Pour atteindre cette approche multi-objective, une
évaluation multicritère des MEE passives a été réalisée afin de réhabiliter thermiquement une
enveloppe d’un logement collectif. Les résultats discutés dans ce chapitre, confirmés par les
résultats de l'étude de Mikucioniene et al. (2014), Ouahab (2015), Liu et al. (2015), Lawania
et Biswas (2016) et Ortiz et al. (2016), ont montré que l'économie d'énergie est la clé d'une
contribution effectivement mesurable à la durabilité et à la protection du climat.
Les besoins énergétiques et le taux d’inconfort thermique d’hiver estimés par la simulation
ont permis une prédiction satisfaisante. L’application à une étude de cas a démontré la
possibilité d’identifier un ensemble de solutions techniques efficaces sous forme de surface de
compromis entre les différents critères pris en considération.
L’étude de cas a aussi permis de souligner la richesse de l’information issue de l’optimisation.
Le nécessaire compromis entre réduction des besoins énergétiques, des émissions de CO 2 ,
confort d’hiver et impacts économiques a été mis en évidence, à savoir : le changement des
vitres, l’emplacement d’une fenêtre avec double vitrage dans la loggia et les dispositifs
d’ombrage ont été rentable, enregistrant des temps de retour de 7, 15 et 22 ans
respectivement. En plus de l’action gratuite de réduction de la ventilation par fermeture des
fenêtres et par calfeutrage, qui est peu coûteux, combiné à une isolation modérée de 3cm
227
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
d’isolant a économisé jusqu’à 75% d’énergie, réduit 44% de GES et a amélioré d’une manière
considérable le confort d’hiver de plus de 6°C. Mais les coûts d’investissement de : l’isolation
et le changement des fenêtres sont très élevés. Les arguments-clés sont les prix actuels des
matériaux d’isolation sur le marché algérien et le prix de l’énergie conventionné par l’Etat.
Ces résultats ont également confirmé la nécessité de la réhabilitation thermique traduite par la
diminution rapide des besoins énergétiques annuels avec les premiers centimètres d'isolation.
D’où l'application de la réglementation thermique est obligatoire. Conjointement, le
développement de cette dernière afin d'élaborer des normes spécifiques aux différentes zones
climatiques et l’établissement d’un guide pratique de conception durable en Algérie adaptée
au contexte socio-économique, ce qui est cohérent avec le but de l'étude de Huang et al.
(2012).
Dans cette optique, la nécessité d’une politique énergétique algérienne consolidée combinant,
dans le temps, réforme des tarifs et réduction de la consommation, afin de limiter
l’accroissement de la facture pour la population, notamment pour les plus démunis est une
nécessité. La tarification de l’énergie conditionne la rentabilité des améliorations
énergétiques. Et un blocage des tarifs, comme dans le contexte algérien, peut limiter
artificiellement les possibilités d’investissement dans l’amélioration énergétique.
De ce fait, nous établissons un ordre de priorité des actions à mener à court, à moyen et à long
terme, en utilisant une multitude d’outils plus ou moins avancés, en fonction des potentiels
d’économie d’énergie, des réductions des émissions CO 2 , des coûts globaux et de confort
thermique pour améliorer la PEE dans les logements existants ainsi que dans la conception du
neuf, déterminé par le cadre limité de l’étude paramétrique, utilisée par Belpoliti et Bizzarri
(2015) , indiqués dans le Tableau 40 :
228
Chapitre 6: Discussion des résultats Partie II
Tableau 40. Matrice de différentes actions d’économie d’énergie. Tentative d’économie pour un logement collectif
typique (intermédiaire) dans le climat de Tlemcen, basé sur l’étude de simulation.
Niveau du Approprié
rafraichissement
chauffage
Economie Typique de
Tunisienne
Classe
émissions
économie typique
BBC
Niveau
coût pour
Réha-
Bâtiment neuf
bilité par
environnement
Aucun no
Bas
Moyen
Elevé
Locataire
Usager/
Gérant
Propriétaire/
et
d’énergie
des
de
Action
Réduction de la Classe Niveau Niveau
ventilation (gardé 37-75% 1 30-59% B 15-44% D X X X
fermé) a
Calfeutrage des Classe Niveau Niveau
37-75% 30-59% 15-44% X X X X
fenêtres a 1 B D
Grandes fenêtres Classe Niveau Niveau
orientées sud (1.5 x 74% 1 59% B 43% D X X
taille, 2-vitrage) a*
Dispositifs d’ombrage Classe Niveau Niveau
amovibles combinés à 1 C D
73% 58% 39 X X X
une loggia vitrée (2-
vitrage) a*
Isolation de Classe Niveau Niveau
64-73% 51-58% 24-43% X X X
l’enveloppe a 4-1 C E-D
Classe Niveau Niveau
Double vitragea 39% 31% 25-44% X X X
4 C E
Effet de serre ou Classe Niveau Niveau
véranda vitrée (2- 56% 1 40% C 38 D X X X
vitrage)a*
Classe Niveau 0.77- Niveau
Double vitrageb 26-39% 21-31% X X X
7-5 D-C 23% F-E
a : isolation modéré ; b : pas d’isolation ; * : pour un taux de ventilation bas.
Nous pouvons aussi conclure que dans le cas des bâtiments non climatisés, en Algérie, des
solutions techniques très simples peuvent contribuer à des bâtiments économes en énergie et
surtout si le taux d’inconfort est amélioré par des stratégies de chauffage et de
rafraîchissement passif.
229
Conclusion Partie II
La deuxième partie de cette thèse a fait l’objet des études pratiques. Elle a comporté
l’application des méthodes, outils et mesures de la réhabilitation thermique, présentés dans la
partie théoriques, sur la ville de Tlemcen prise comme champ d’étude, afin d’optimiser la
performance énergétique et environnementale des logements collectifs construits dans cette
ville.
Cette partie a permis de montrer que nous ne pouvons pas parler de réhabilitation thermique
des bâtiments résidentiels avant d’inventorier et de diagnostiquer des différents types
d’enveloppes qui existent dans le parc de logement en utilisant une démarche ascendante.
Elle a permis également de montrer comment et en quoi la méthode d’optimisation
multicritère que nous avons développée peut contribuer à l’aide à la décision sur une base
multicritère et en fonction de l’étude paramétrique
Au terme de cette partie, les principales conclusions qui en découlent peuvent être résumées
comme suit :
Des actions d’optimisation de la PEE par mesures simples, au cas par cas, ont été
présentées à savoir : l’isolation thermique par l’intérieur lorsque les bâtiments représentent
une valeur patrimoniale ; l’isolation thermique par l’extérieur dans le cas d’absence de valeur
patrimoniale ; le calfeutrage des fenêtres et des portes, usage du double vitrage, des
occultations extérieurs, etc.;
L’étude des normes internationales a permis d’identifier les différents paramètres à
prendre en considération dans tout projet de réglementation thermique et a été couronnée par
l’élaboration d’une méthodologie de travail ;
Le processus d’optimisation de l’enveloppe de logement a été mené pour la région de
la ville de Tlemcen dans l’objectif de montrer que ce processus peut être bien appliqué à
toutes les zones climatiques d’Algérie.
Les principales exigences de confort qui découlent de ce processus sont :
– Un coefficient d’isolation thermique 1,65 W/m2.°C pour les toitures,
– Un coefficient d’isolation thermique compris entre 0,77 et 0,63 W/m2.°C pour les
murs,
– Un coefficient de 3,159 W/m2.°C pour les vitres en double vitrage, munies de
persiennes.
– Un pourcentage de vitrage jusqu’à 20% pour les fenêtres orientées Sud,
– Une serre repliable au niveau de la loggia munie de dispositifs d’ombrage.
230
Conclusion Partie II
231
Conclusion générale
et perspectives
Conclusion générale et perspectives
les enjeux de réhabilitation thermique des bâtiments résidentiels existants ainsi que sur la
conception du neuf, définie dan le chapitre 2, en utilisant les mesures solaire passives décrites
dans le chapitre 3.
Dans cette thèse, une solution durable pour l’optimisation de la PÉE dans l’habitat existant à
Tlemcen a été investiguée. Pour achever cet objectif une approche multi-objectif à travers une
évaluation multicritère des mesures d’efficacité énergétique (MEÉ) passives, décrites dans le
chapitre 2, a été exécutée, pour corriger l’enveloppe du type de logement le moins efficient
d’après le diagnostic.
Pour ce faire, une méthode statique, suivant la réglementation thermique algérienne (DTR et
outil d’évaluation multicritère algérien), est utilisée comme première étape de vérification de
la conformité de l’enveloppe du logement à la réglementation ainsi que la stratégie
d’intervention établi par calcul simple, définie dans le chapitre 5, pour orienter les actions de
la réhabilitation.
Ensuite, les outils de simulation des performances énergétique ont été utilisés pour l’étude du
comportement global des bâtiments sous le climat de Tlemcen. À l’échelle internationale, la
simulation énergétique du bâtiment s’intègre progressivement dans les processus de
conception et/ou d’optimisation de la performance énergétique des bâtiments. Elle constitue
un moyen pertinent en termes de coût et de temps de mise en œuvre. Dans le cadre de cette
thèse, nous avons appliqué l’outil de simulation pour l’étude des bâtiments existants afin que
le modèle puisse représenter la réalité. Le modèle de construction a été mis en œuvre dans le
couplage DesignBuilder/EnergyPlus et a eu pour objectif la réduction des incertitudes
associées au bâtiment et son utilisation et l'estimation de la consommation d'énergie primaire,
les émissions CO 2 et l’évaluation du confort.
Différentes sources d'information ont été utilisées pour relier la simulation aux enquêtes et
aux données d’audit énergétique. L'utilisation de la ventilation naturelle et des protections
solaires a été configurée selon les résultats de l'enquête. De même, la consigne et l'utilisation
du système de chauffage et de rafraîchissement ont été adaptées aux relevés. En outre, les
performances énergétiques des deux systèmes ont été liées aux conditions météorologiques.
La caractérisation du modèle de construction est décrite dans le chapitre 5.
L'occupation a été définie comme le principal conducteur du bâtiment. Pour cette raison, l'un
des besoins consiste à utiliser des profils réalistes des occupants. Ce profil doit reproduire la
variabilité des occupants réels et, en même temps, leur comportement doit être représentatif
de l'occupant moyen. Pour atteindre ce défi, les profils d'occupation réalistes ont été générés
en fonction des enquêtes sur les utilisations temporelles. Ce profil a été adapté aux
234
Conclusion générale et perspectives
235
Conclusion générale et perspectives
Donc, nous pouvons conclure que dans le cas des bâtiments non climatisés, en Algérie, des
solutions techniques passives très simples peuvent contribuer à optimiser l’efficacité des
bâtiments résidentiels en matière d’énergie et à la protection de l’environnement. Les
principales exigences de confort qui découlent de ce processus sont :
– Un coefficient d’isolation thermique 1,65 W/m2.°C pour les toitures,
– Un coefficient d’isolation thermique compris entre 0,77 et 0,63 W/m2.°C pour les
murs,
– Un coefficient de 3,159 W/m2.°C pour les vitres en double vitrage, munies de
persiennes
– Un pourcentage de vitrage d’environ 20% pour les fenêtres orientées Sud,
– Une serre repliable au niveau de la loggia munie de dispositifs d’ombrage.
236
Conclusion générale et perspectives
balcons en été ; par ailleurs ces serres doivent être munies également de dispositifs
d’ombrage dimensionnés correctement;
La sensibilisation publique et l’encouragement économique à travers des mesures
individuelles de tous les types d’énergie.
Le préfinancement des opérations de réhabilitation thermique pour les particuliers est
un point qui doit être examiné dès que le marché aura atteint une taille suffisante pour
qu’il soit possible l’établissement de crédit. Cette question rejoint plus largement celle
des besoins d’incitations, qui doivent être appréciés sur la base de bilans économiques
des projets d’efficacité énergétique et parallèlement à des mesures réglementaires et de
normalisation ;
Des mécanismes financiers innovants sont à imaginer : taxes pénalisant les bâtiments
gros consommateurs et alimentant un fonds qui accorde une prime à ceux qui vont au-
delà de la réglementation ;
Une analyse fine de la tarification de l’énergie -qui doit être considérée comme une
contribution à l’émergence d’une politique énergétique- et de ses incidences sur les
programmes d’efficacité énergétique est à intégrer dès l’étude de faisabilité ;
La considération de la conception climatique, dans le cas du neuf, dès les phases
précoces de conception, et son intégration dans le processus de conception (choix des
matériaux, forme des bâtiments, ouvertures, orientation, etc.).
Le développement de la formation de la conception climatique dans l’enseignement
universitaire de l’architecture et de la formation professionnelle et dans les différents
corps de métier liés à la construction;
La création des marchés publics dits écologiques (MPE) et la mise en place de son cadre
juridique et surtout son application. Vu que dans le marché de la construction en Algérie, la
part du gouvernement (des marchés publics) est élevée.
Contributions de la thèse
Les principales contributions de la thèse sont énumérées ci-dessous :
1) Un modèle de construction détaillé a été développé dans DesignBuilder dans le but
d'obtenir un modèle réaliste et de relier l'apport du modèle aux informations de
surveillance et d'enquête. Le modèle a présenté des profils d'occupation pour
introduire une utilisation plus réaliste du bâtiment ;
2) La thèse a proposé la méthodologie d’étude pour analyser les mesures d'efficacité
énergétique axées sur le confort thermique, la performance énergétique et
238
Conclusion générale et perspectives
239
Conclusion générale et perspectives
Des études sur les éléments de l’enveloppe doivent être poursuivies au niveau des
matériaux et aussi sur la morphologie du bâtiment afin de trouver des configurations
mieux adaptées au climat, en jetant un regard sur les solutions passives dans nos
anciennes préexistences (médinas et ksour).
Des études sur l’isolation écologique dans notre contexte climatique permettront
d’estimer les impacts économiques de cette solution.
Une étude serait intéressante d’évaluer la conception des fenêtres, dans le climat de
Tlemcen, en prenant en compte les réalités culturelles et les autres critères (ventilation
et confort visuel) qui entrent en compte dans la conception des éléments de fenêtrage ;
Une analyse de sensibilité globale au bâtiment conventionnel serait intéressante, du
point de vue la conception de l’enveloppe du bâtiment. Ce qui permettra de mettre en
évidence les différentes interactions entres les paramètres.
Une étude de caractérisation de l’aéraulique des bâtiments est aussi importante. Ce qui
permettra de disposer de paramètres fiables pour une meilleure exploration du
phénomène de ventilation naturelle notamment la ventilation pour le confort.
La nécessité de mener des investigations auprès des occupants doit être ajouter afin de
caractériser leurs attentes en termes de confort thermique et d’évaluer leur niveau de
sensibilisation et de participation en matière de réhabilitation thermique pour
déterminer des critères d’évaluation mieux adaptés aux contextes climatiques de
Tlemcen. Afin d’améliorer la connaissance du comportement des occupants et sa mise
en œuvre dans le modèle de construction et de réduire l'incertitude liée à l'utilisation
du bâtiment.
Des études d’optimisation de la performance énergétique par mesures passives doivent
être poursuivies en les combinant avec des mesures actives basées essentiellement sur
des énergies renouvelables.
Une évaluation économique approfondie doit être développée en tenant compte non
seulement des avantages énergétiques, mais aussi des avantages associés à la
réhabilitation énergétique des ménages. Certains de ces avantages sont liés à
l'amélioration de la santé des occupants en raison de la réduction des conditions
d'inconfort (températures froides en hiver, températures chaudes en été, qualité de l'air,
humidité et moisissure ...). L'avantage de la réhabilitation thermique et énergétique des
bâtiments est l'appréciation de la valeur des ménages grâce à l'amélioration des
conditions de vie, à l'augmentation de la norme d'efficacité énergétique et à
l'augmentation de la durée de vie du bâtiment.
240
Liste des sources et références Bibliographie
241
Liste des sources et références Bibliographie
pp.23.
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diplôme de Magister en génie climatique : Thermique du bâtiment et de
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Université Constantine 1, Constantine, Algérie.
• Garrido, N. (2010), “Efficiency and energy certification of residential buildings”,
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Universitat Politècnica de Catalunya Archives, Terrassa, Spain.
251
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Rapports imprimés
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dans les pays du bassin méditerranéen, Avril 2014, p. 37
• Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de
l’Energie (A.P.R.U.E.) sous la tutelle du Ministère de l’Energie et des Mines,
« Consommation Energétique Finale de l’Algérie : Chiffres clés Année 2005,
252
Liste des sources et références Bibliographie
253
Liste des sources et références Bibliographie
254
Liste des sources et références Bibliographie
Documents de travail
• Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de
l’Energie (A.P.R.U.E.) sous la tutelle du Ministère de l’Energie et des Mines,
« Recueil des textes législatifs et réglementaires sur la maitrise de l’énergie »,
édition 2010.
• Agence Nationale des Energies Renouvelables, « Réglementation thermique et
énergétique Tunisienne des nouveaux bâtiments », Tunisie, 2004 ; pp 36-37.
• Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de
l’Efficacité Energétique (A.D.E.R.E.E.) sous la tutelle du Ministère de l’Energie, des
Mines de l’Eau et de l’Environnement, « Les Eléments Techniques du Projet de la
réglementation thermique du bâtiment au Maroc », PNUD Maroc et GEF, 2011,
p.05.
• Agence Nationale des Energies Renouvelables, « Réglementation thermique et
énergétique Tunisienne des nouveaux bâtiments », Tunisie, 2004 ; pp 36-37.
• Agence Nationale des Energies Renouvelables sous la tutelle du Ministère de
l’industrie et de l’énergie avec le soutien du Programme SYNERGY, « Zonage
Climatique de la Tunisie », Tunisie, Mai 2004.
• Bruxelles Environnement IBGE- Institut Bruxellois pour la gestion de
l’environnement (2010), « Isolation Thermique : Choisir des Matériaux sains et
Écologiques- Utiliser des matériaux renouvelables ou abondants dans la nature,
recyclables et recyclés, en prenant en compte leur écobilan »- Guide Pratique pour la
Construction et la Rénovation Durable de Petits Bâtiments- Recommandation
Pratique MAT05-Professionnels.
• Chalifour A., Fortier M. et Langlois P. (2010), « Guide des Interventions en
Efficacité Energétique », T.P. BOMA QUEBEC en collaboration avec Hydro-
Québec, pp 4-7, 9-10.
• Centre National d'Etudes et de Recherche Intégrée du Bâtiment (CNERIB) sous la
tutelle du ministère de l’Habitat et de l'urbanisme (1998), “Document technique
réglementaire DTRC3-2 - Réglementation thermique des bâtiments d’habitation:
règles de calcul des déperditions calorifiques”, Fscicule 1, CNERIB, Alger, ISBN :
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• Centre National d'Etudes et de Recherche Intégrée du Bâtiment (CNERIB) sous la
tutelle du ministère de l’Habitat et de l'urbanisme (1998), “Document technique
255
Liste des sources et références Bibliographie
256
Liste des sources et références Bibliographie
Données
• Office National de Météorologie, Station de Safsaf Tlemcen 2008.
• Direction du logement de Tlemcen, 2017.
• Direction générale de SONELGAZ de Tlemcen, 2015.
Logiciels utilisés
• DesignBuilder© Thermal Simulation Software, USA. [Link].
• Energy plus version 4.0.0.
• Meteotest, Meteonorm, Climate database software, version 5.1.
• Spss 16.0.
257
Glossaire
258
Glossaire
259
Glossaire
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Glossaire
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Glossaire
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Glossaire
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Glossaire
264
Glossaire
265
Annexe
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Le Président de la République
Vu la Constitution, notamment ses articles 122 et 126;
Vu l’ordonnance n° 66-155 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code de procédure
pénal;
Vu l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code pénale;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée, portant code civil;
Vu l’ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée, portant code de
commerce;
Vu la loi n° 79-07 du 21 juillet 1979, modifiée et complétée, portant code des douanes;
Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de l’environnement;
Vu la loi n° 84-17 du 7 juillet 1984, modifiée et complétée, relative aux lois de finances;
Vu la loi n° 85-07 du 6 août 1985 relative à la production, au transport, à distribution
d’énergie électrique et à la distribution publique du gaz;
Vu la loi n° 86-14 du 19 août 1986, modifiée et complétée, relative aux activités de
prospection, de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures;
Vu la loi n° 87-03 du 27 janvier 1987 relative à l’aménagement du territoire;
Vu la loi n° 87-09 du 10 février 1987 relative à l’organisation, la sécurité et la police de la
circulation routière;
Vu la loi n° 88-17 du 10 mai 1988 portant orientation et organisation des transports terrestres;
Vu la loi n° 89-02 du 7 février 1989 relative aux règles générales de protection du
consommateur;
Vu la loi n° 89-23 du 19 décembre 1989 relative à la normalisation;
Vu la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 relative à l’aménagement et l’urbanisme;
Vu le décret législatif n° 93-12 du 19 Rabie Ethani 1414 correspondant 5 octobre 1993 relatif
à la promotion de l’investissement;
Vu le décret législatif n° 94-01 du 3 Chaâbane 1414 correspondant au 15 janvier 1994 relatif
au système statistique;
Après adoption par le Parlement;
Promulgue la loi dont la teneur suit:
ii
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Article 1er. - La présente loi a pour objet de définir les conditions, les moyens d’encadrement
et la mise en œuvre de la politique nationale de maîtrise de l’énergie.
TITRE I
DE LA MAITRISE DE L’ENERGIE
Chapitre I
Définitions
Art. 2. - La maîtrise de l’énergie couvre l’ensemble des mesures et des actions mises en
œuvre en vue de l’utilisation rationnelle de l’énergie, du développement des énergies
renouvelables et de la réduction de l’impact du système énergétique sur l’environnement.
Art. 3. - L’utilisation rationnelle de l’énergie couvre l’action d’optimisation de la
consommation d’énergie aux différents niveaux de la production d’énergie, de la
transformation d’énergie et de la consommation finale dans les secteurs de
l’industrie, des transports, du tertiaire et du domestique,.
Art. 4. - Le développement des énergies renouvelables, vise l’introduction et la promotion des
filières de transformation des énergies renouvelables exploitables, notamment l’énergie
solaire, la géothermie, (la biomasse), l’électricité hydraulique et l’énergie éolienne.
Art. 5. - La réduction de l’impact du système énergétique sur l’environnement consiste en la
réduction des émissions de gaz à effet de serre et des gaz d’échappement en milieu urbain.
Chapitre II
Principes et objectifs
Art. 6. - La maîtrise de l’énergie vise à orienter la demande d’énergie vers une plus grande
efficacité du système de consommation, à travers un modèle de consommation énergétique
nationale, dans le cadre de la politique énergétique nationale.
Le modèle de consommation énergétique nationale, en tant que cadre de référence pour
l’orientation et la gestion de la demande d’énergie, repose sur les options, énergétiques
suivantes:
- l’utilisation prioritaire et maximale du gaz naturel, notamment pour les usages thermiques
finaux;
- le développement de l’utilisation des gaz de pétrole liquéfiés (GPL), en complémentarité
avec le gaz naturel;
iii
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
TITRE II
MODALITES DE CONCRETISATION DE LA MAITRISE DE L’ENERGIE
Art. 8. - La mise en œuvre de la maîtrise de l’énergie repose notamment sur les obligations,
les conditions et les moyens nécessaires suivants:
- l’introduction des normes et exigences d’efficacité énergétique;
- le contrôle d’efficacité énergétique;
- l’audit énergétique obligatoire et périodique;
- le programme national de maîtrise de l’énergie;
- la recherche/développement;
- le financement de la maîtrise de l’énergie;
- les mesures d’encouragement et d’incitation;
- la coordination des actions de maîtrise de l’énergie;
- l’amélioration de la connaissance du système énergétique; la sensibilisation des utilisateurs.
iv
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Chapitre I
Normes et exigences d’efficacité énergétique
Section I
L’isolation thermique dans les bâtiments neufs
Art. 10. - Les normes d’isolation thermique dans les bâtiments neufs sont fixées par voie
réglementaire.
Les normes d’isolation thermique sont des normes de construction et de rendement
énergétique qui favorisent les économies d’énergie.
Art. 11. - La réglementation thermique dans les bâtiments neufs, s’appliquant à la conception
et à la construction des bâtiments, détermine:
- les catégories de bâtiments et les normes de rendement énergétique y afférentes, selon les
données climatiques des lieux où sont situés les bâtiments;
- les normes techniques relatives à la construction se rapportant à la résistance thermique, à
l’étanchéité des ouvertures de l’enveloppe extérieure d’un bâtiment, à la qualité des matériaux
d’isolation et leur mode d’installation, à la fenestration, aux dispositifs des systèmes de
chauffage ou de climatisation;
- les modalités relatives à la certification et au contrôle de conformité avec les normes
d’efficacité énergétique et d’économie d’énergie.
Art. 12. - A titre transitoire, le caractère obligatoire de l’isolation thermique ne s’applique pas
aux bâtiments individuels.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire.
Section 2
Les appareils fonctionnant à l’électricité, aux gaz et aux produits pétroliers
Art. 13. - Les normes d’efficacité énergétique et d’économie d’énergie, s’appliquant aux
appareils fonctionnant à l’électricité, aux gaz et aux produits pétroliers, concernent tout
appareil neuf vendu ou utilisé sur le territoire national.
v
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Art. 14. - Les rendements énergétiques des appareils doivent être étiquetés sur les appareils et
sur leur emballage.
Art. 15. - La réglementation sur l’efficacité énergétique doit déterminer notamment:
- les catégories d’appareils et les normes relatives à leur rendement énergétique;
- la procédure de certification ou d’homologation des appareils;
- le système d’étiquetage des appareils, notamment la forme, le matériau, la dimension, la
couleur, la façon d’apposer et la localisation des étiquettes ou des marques distinctives qu’ils
doivent comporter.
Chapitre II
Contrôle d’efficacité énergétique
Art. 16. - Il est institué un contrôle d’efficacité énergétique qui permet de constater et de
certifier la conformité aux normes relatives au rendement énergétique des équipements,
matériels et appareils.
Art. 17. - Le contrôle d’efficacité énergétique est assuré par des organismes et/ou des
laboratoires compétents, chargés de la certification et de l’homologation et agréés par les
ministères concernés.
Art. 18. - Le contrôle d’efficacité énergétique s’applique, notamment, aux:
- bâtiments neufs, en vue de la certification de conformité avec les normes de rendement
énergétique des bâtiments;
- appareils fonctionnant à l’électricité, au gaz et aux produits pétroliers raffinés, en vue de la
certification de conformité avec les normes de rendement énergétique des appareils ainsi que
le contrôle de la conformité de l’étiquetage des appareils;
- véhicules et engins à moteurs par inspection périodique, sur la base de normes établies à
l’échelle nationale, en vue de s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions conformes
aux normes de rendement énergétique et normes de l’environnement.
Art. 19. - Les modalités d’organisation et d’exercice du contrôle d’efficacité énergétique sont
fixées par voie réglementaire.
vi
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Chapitre III
L’audit énergétique
Art. 20. - Il est institué un système d’audit énergétique obligatoire et périodique pour établir
le suivi et le contrôle de la consommation d’énergie des établissements grands
consommateurs d’énergie dans les secteurs de l’industrie, du transport et du tertiaire, en vue
d’assurer l’optimisation énergétique de leur fonctionnement.
Art. 21. - L’audit énergétique comprend un ensemble d’investigations techniques et
économiques, des contrôles de performances énergétiques des équipements et des procédés
techniques, l’identification des causes de la surconsommation de l’énergie et la proposition
d’un plan d’actions correctives.
Art. 22. - Les audits énergétiques sont effectués par les bureaux d’études et les experts agréés
par le ministère chargé de l’énergie et sous son contrôle.
Art. 23. - Les seuils de consommation énergétique déterminant les critères d’assujettissement
des établissements à l’audit, la périodicité de l’audit, les modalités d’exercice de l’audit
énergétique et d’agrément des auditeurs sont fixés par voie réglementaire.
Chapitre IV
La sensibilisation des utilisateurs
vii
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Chapitre V
Le programme national de maîtrise de l’énergie
Art. 26. - Le programme national pour la maîtrise de l’énergie regroupe l’ensemble des
projets, des mesures et des actions dans les domaines suivants:
- l’économie d’énergie,
- l’économie inter-énergétique,
- la promotion des énergies renouvelables,
- l’élaboration des normes d’efficacité énergétique,
- la réduction de l’impact énergétique sur l’environnement,
- la sensibilisation, l’éducation, l’information et la formation en matière d’efficacité
énergétique,
- la recherche/développement en efficacité énergétique.
Le programme national pour la maîtrise de l’énergie revêt un caractère pluriannuel.
Art. 27. - La tranche annuelle du programme national pour la maîtrise de l’énergie peut faire
l’objet d’une révision et d’une consolidation par l’inscription de mesures, d’actions ou de
projets d’efficacité énergétique jugés prioritaires.
Art. 28. - Les modalités d’élaboration du programme national pour la maîtrise de l’énergie
sont fixées par voie réglementaire.
Chapitre VI
Le financement de la maîtrise de l’énergie
Art. 29. - Un fonds national pour la maîtrise de l’énergie est institué pour le financement du
programme national pour la maîtrise de l’énergie.
Art. 30. - Le fonds national pour la maîtrise de l’énergie est alimenté par:
- les taxes graduelles sur la consommation nationale d’énergie,
- les niveaux des taxes nécessaires à l’approvisionnement du fonds, fixés par la loi de
finances, sont déterminés sur la base des besoins de financement de la tranche annuelle du
programme national pour la maîtrise de l’énergie,
- les subventions de l’Etat,
- le produit des amendes prévues dans le cadre de la présente loi,
- des taxes sur les appareils énergivores.
viii
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Art. 31. - On entend par appareils énergivores, tout appareil fonctionnant à l’électricité, au
gaz et au produit pétrolier dont la consommation dépasse les normes spécifiques de
consommation d’énergie fixées par la réglementation.
Art. 32. - Les modalités d’utilisation des produits du fonds seront fixées par voie
réglementaire.
Chapitre VII
Les mesures d’incitation et d’encouragement
Art. 33. - Des avantages financiers, fiscaux et en matière de droits de douane peuvent être
accordés pour les actions et les projets qui concourent à l’amélioration de l’efficacité
énergétique et à la promotion des énergies renouvelables.
En outre, ces actions et projets bénéficient des avantages prévus dans le cadre de la législation
et la réglementation en matière de promotion des investissements et au bénéfice des activités
déclarées prioritaires.
Art. 34. - Les conditions et les modalités d’accès à ces avantages sont fixées par voie
réglementaire.
Chapitre VIII
La connaissance du système énergétique national
Chapitre IX
La coordination des actions de maîtrise de l’énergie
Art. 37. - La mise en œuvre des mesures et des actions de maîtrise de l’énergie
est confiée à un organisme national compétent au niveau central.
Art. 38. - L’opération de coordination technique peut être confiée à un ou plusieurs autres
organismes.
Art. 39. - Compte tenu du caractère d’utilité publique de la maîtrise de l’énergie, le ou les
organismes chargés de la maîtrise de l’énergie bénéficient:
- de subventions annuelles correspondant à des sujétions de service public définies dans le
cadre du cahier des charges;
- des subventions en matière de fiscalité et de droits de douane pour l’acquisition
d’équipements, d’instruments et autres moyens de travail nécessaires à la prise en charge de
ces missions de service public.
TITRE III
CONTROLE ET SANCTIONS
Art. 40. - La non-conformité aux normes établies par la réglementation d’isolation thermique
dans les bâtiments neufs expose les bénéficiaires des travaux aux mesures et sanctions
prévues par la législation et la réglementation en vigueur en matière de construction et
d’urbanisme.
Art. 41. - Les appareils neufs, vendus ou utilisés sur le territoire national, fonctionnant à
l’électricité, au gaz et aux produits pétroliers, dont la consommation est excessive par rapport
aux normes d’efficacité énergétique établies, sont soumis à une taxe fixée par la législation.
Art. 42. - Les appareils usagés et les véhicules à moteur usagés non conformes aux normes
d’efficacité énergétiques sont interdits à l’importation.
Sont exclus, conformément aux lois en vigueur, les appareils et les véhicules à usage
personnel importés par les particuliers.
x
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Art. 43. - Toute infraction aux dispositions relatives à l’étiquetage des rendements
énergétiques expose les contrevenants aux sanctions prévues par la législation et la
réglementation en vigueur relatives à l’étiquetage.
Art. 44. - Le contrôle d’efficacité énergétique des véhicules à moteurs est régi par les
dispositions législatives et réglementaires en vigueur en matière de contrôle technique et
périodique des véhicules à moteurs et en matière de contrôle des émissions atmosphériques.
Art. 45. - Les établissements soumis à l’obligation de l’audit énergétique et qui ne s’y
conforment pas dans un délai de six (6) mois, à compter de la date qui leur sera notifiée, sont
passibles d’une amende équivalente au double du coût de l’audit.
Ces établissements restent soumis à l’obligation de l’audit et un bureau d’audit sera désigné
obligatoirement pour réaliser l’audit auprès de l’établissement concerné.
Art. 46. - Les exploitants d’établissements, d’infrastructures ou d’équipements soumis au
contrôle sont tenus de faciliter l’accès de leurs locaux et équipements aux agents mandatés à
cet effet.
En cas de refus, et après une mise en demeure, les exploitants s’exposent à une amende égale
au montant de la facture énergétique annuelle déterminée sur la base du dernier exercice.
Art. 47. - Le non respect des dispositions prévues à l’article 33 de la présente loi relatif aux
mesures d’incitation et d’encouragement entraîne la déchéance partielle ou totale des
avantages octroyés.
Art. 48. - Les infractions aux dispositions de la présente loi sont constatées par des procès-
verbaux, établis par des agents dûment mandatés, conformément aux procédures spécifiques
qui sont fixées par voie réglementaire.
Art. 49. - Les procès-verbaux constatant les infractions sont adressés au procureur de la
République, avec copie au ministère chargé de l’énergie.
Art. 50. - Toute infraction aux dispositions de la présente loi et des textes pris pour son
application est réprimée conformément aux dispositions du code pénal.
Art. 51. - La présente loi sera publiée au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
xi
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport conjoint du ministre de l’habitat et du ministre de l’énergie et des mines;
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 (alinéa 2);
Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de l’environnement;
Vu la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 relative à l’aménagement et à l’urbanisme;
Vu la loi n° 99-09 du 15 Rabie Ethani 1420 correspondant au 28 juillet 1999 relative à la
maîtrise de l’énergie, notamment ses articles 11 et 12;
Vu le décret présidentiel n° 99-299 du 15 Ramadhan 1420 correspondant au 23 décembre
1999 portant nomination du Chef du Gouvernement;
Vu le décret présidentiel n° 99-300 du 16 Ramadhan 1420 correspondant au 24 décembre
1999 portant nomination des membres du Gouvernement;
Décrète:
Article 1er.- En application des dispositions des articles 11 et 12 de la loi n° 99-09 du 15
Rabie Ethani 1420 correspondant au 28 juillet 1999 susvisée, le présent décret a pour objet de
fixer la règlementation thermique dans les bâtiments neufs.
Art.2. - Pour l’application des dispositions, du présent décret, il est entendu par bâtiments
neufs :
- Les bâtiments neufs à usage d’habitation;
- Les bâtiments neufs à un usage autre que l’habitation;
- La partie de construction réalisée comme extension du bâtiment existant.
Art.3. - Pour l’application des dispositions du présent décret, il est, entendu par bâtiments
individuels, les bâtiments neufs individuels à usage d’habitation.
Art.4. - Le maître d’ouvrage est tenu de s’assurer que la conception et la construction des
bâtiments neufs obéissent aux principes suivants :
- Les caractéristiques thermiques des bâtiments neufs doivent être telles que les transferts de
chaleur par transmission thermique, à travers les parois constituant l’enveloppe de ces
bâtiments, soient en adéquation avec les niveaux de transfert de chaleur requis;
- Les systèmes de ventilation dans les bâtiments neufs doivent être tels que le renouvellement
d’air soit en adéquation avec le niveau de renouvellement d’air requis;
- Les systèmes de chauffage d’hiver et de climatisation d’été dans les bâtiments doivent
comporter des dispositifs automatiques de régulation.
xii
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Art. 5. - Les caractéristiques d’isolation thermique dans les bâtiments neufs doivent répondre
à l’une au moins des deux conditions ci-après:
- Les déperditions calorifiques calculées pour la période d’hiver doivent être inférieures à une
limite appelée «déperdition de référence»;
- Les apports calorifiques calculés pour la période d’été doivent être inférieurs à une limite
appelée «apport de référence».
Art. 6. - Les valeurs de référence relatives aux déperditions et aux apports calorifiques
concernant les bâtiments neufs à usage d’habitation sont fixées dans des documents
techniques règlementaires (D.T.R) approuvés par arrêté du ministre chargé de l’habitat.
Art.7. - Les valeurs de références relatives aux déperditions et aux apports calorifiques
concernant les bâtiments neufs à un usage autre que d’habitation sont fixées dans des
documents techniques règlementaires (D.T.R) approuvés par arrêté conjoint du ministre
chargé de l’habitat, du ministre chargé de l’énergie et des ministres concernés.
Art. 8. - Sont également définies dans les documents techniques règlementaires (D.T.R.) visés
dans les articles 6 et 7 ci-dessus :
- les méthodes relatives au calcul des déperditions et des apports calorifiques;
- les zones climatiques correspondant aux périodes d’hiver et d’été ainsi que les valeurs des
paramètres du climat extérieur associés aux zones climatiques;
- les valeurs limites pour le climat intérieur des locaux.
Art. 9. - Le débit de renouvellement d’air induit par le système de ventilation doit être :
- inférieur à une limite appelée débit d’air neuf de référence;
- supérieur ou égal à un débit minimal d’air neuf.
Art.10. - Le débit minimal d’air neuf et le débit d’air neuf de référence des bâtiments neufs à
usage d’habitation sont définis dans des documents techniques règlementaires (D.T.R)
approuvés par arrêté du ministre chargé de l’habitat.
Art.11. - Le débit minimal d’air neuf et débit d’air neuf de références des bâtiments neufs à
usage autre que d’habitation sont définis dans des documents techniques règlementaires
(D.T.R) approuvés par arrêté conjoint du ministre chargé de l’habitat, du ministre chargé de
l’énergie et des ministres concernés.
Art.12. - Sont également définies dans les documents techniques règlementaires visés dans
les articles 10 et 11 ci-dessus, les méthodes relatives au calcul du débit de renouvellement
d’air.
xiii
Annexe A : Textes réglementaires Annexe
Art.13. - Les ouvrants, entre un local climatisé et l’espace extérieur ou entre un local
climatisé et un local non climatisé, doivent avoir une perméabilité à l’air inférieure à la valeur
de référence définie dans des documents techniques règlementaires (D.T.R) approuvés par
arrêté du ministre chargé de l’habitat.
Art.14. - Les systèmes de chauffage d’hiver, à l’exception des installations individuelles dont
le principe de fonctionnement n’autorise que le réglage manuel, doivent comporter des
dispositifs automatiques qui régulent la fourniture de chaleur en fonction, soit du climat
intérieur, soit du climat extérieur.
Art.15. - Les systèmes de climatisation d’été doivent comporter des dispositifs automatiques
qui régulent la fourniture du froid en fonction, soit du climat intérieur, soit du climat
extérieur.
Art.16. - Les modalités d’application des articles 14 et 15 ci-dessus sont précisées par arrêté
conjoint du ministre chargé de l’habitat, du ministre chargé de l’énergie et des ministres
concernés,
Art.17. - La période transitoire pendant laquelle le caractère obligatoire de l’isolation
thermique ne s’applique pas aux bâtiments neufs individuels est fixée à cinq (5) ans à compter
de la date de publication du présent décret au Journal officiel de la République algérienne
démocratique et populaire.
Art. 18. - Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne
démocratique et populaire.
xiv
Annexe B: formulaire d’enquête Annexe
Informations à collecter
A) Répondeur
1) Nom et Prénom :
2) Adresse :
3) Sexe
□Male □ Femelle
4) Age
□ 15-20 □ 21-25 □ 26-30 □ 31-40 □ 41-50 □ 51-60 □ 61 et plus
5) Occupation
□ Etudiant □ Employé □ Marchand privé □ Enseignant □ Ingénieur
□ Femme au foyer □ Autre
7) Est ce que le nombre de personne par foyer enquêté est variable selon les saisons de
l'année?
□ Oui □ Non
Nombre en hiver=
Nombre en été=
B) Logement
8) Typologie du logement
□ Coloniale française : 1872-1920 □ 1939- 1957 □ 1958-1962
□ Postcoloniale : 1974-1989 □ 1990-2016
9) Désignation du logement
□RDC □1er □ 2ième □ 3ième □ 4ième □ Plus
xv
Annexe B: formulaire d’enquête Annexe
Espace remarques
Hall
Couloir
Salon
Cuisine
Salle de bain
Toilette
Buanderie
Nombre de chambres
Chambre de jeux
Chambre des parents
Chambre des enfants
Chambre de stockage
Chambre de travail
Chambre de lecture
Balcon
Terrasse
2ème cas
Organisation Température Lumière du jour
Du moderne
Au moderne
A l’ancien
xvi
Annexe B: formulaire d’enquête Annexe
15) En Hiver
Activités Heures
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Faire le ménage
Cuisiner
Manger
Séjourner
Recevoir homme
Recevoir femme
Dormir
lire
Ecrire
Travailler avec appareils
Jouer (enfants)
16) En Eté
Activités Heures
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Faire le ménage
Cuisiner
Manger
Séjourner
Recevoir homme
Recevoir femme
Dormir
lire
Ecrire
Travailler avec appareils
Jouer (enfants)
D) Énergie
Gaz électricité
Consommation Montant (DA) Consommation Montant (DA)
(thermie) (Kwh)
En automne
En hiver
En printemps
En été
xvii
Annexe B: formulaire d’enquête Annexe
E) Température
20) Est ce que vous avez un système de chauffage dans votre maison ?
□ Oui □ Non
21) Est ce que vous avez un système de climatisation dans votre maison ?
□ Oui □ Non
xviii
Annexe B: formulaire d’enquête Annexe
xix
Annexe B: formulaire d’enquête Annexe
F) Ventilation:
29) Pour quel activité avez vous besoin d’ouvrir les fenêtres ?
En hiver
Activités Heures
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Faire le ménage
Cuisiner
Manger
Séjourner
Recevoir homme
Recevoir femme
Dormir
lire
Ecrire
Travailler avec appareils
Jouer (enfants)
En été
Activités Heures
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
Faire le ménage
Cuisiner
Manger
Séjourner
Recevoir homme
Recevoir femme
Dormir
lire
Ecrire
Travailler avec appareils
Jouer (enfants)
xx
Annexe C : Le logogramme schématisant la méthode développée par cette étude Annexe
Figure C-1. Le logogramme schématisant la méthode développée par cette étude (l’Auteur, 2018).
xxi
Annexe D : Système d’évaluation de l’efficacité énergétique et durabilité en Annexe
Algérie
Critères d’évaluation :
Critère 1: Compacité
• Les déperditions énergétiques dans le bâtiment dépendent de la géométrie de l’enveloppe.
• Les performances thermiques sont meilleures quand le rapport de la surface par le volume
conditionné est faible.
xxii
Annexe D : Système d’évaluation de l’efficacité énergétique et durabilité en Annexe
Algérie
Critère 9 : Emission de CO 2
Le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) est, parmi les secteurs économiques, le plus gros
consommateur d’énergie. Il représente plus de 41 % des consommations énergétiques nationales et
plus de 16% des émissions de CO 2 .
Dans un contexte mondial de lutte contre les changements climatiques, les pays s’attachent à réduire
leur émission de gaz à effet de serre notamment le CO 2 qui en est le principal.
xxiii
Annexe D : Système d’évaluation de l’efficacité énergétique et durabilité en Annexe
Algérie
Critère 11 : Économie
Le Coût élevé d’un bâtiment s’étale sur toute sa durée de vie. Il inclut non seulement les frais de
construction mais aussi les frais d’exploitation et puis de démolition.
Une approche économique a pour but de minimiser ses coûts ; dans notre contexte on vise à minimiser
les consommations de l’énergie relatives au chauffage et au refroidissement.
xxiv
Annexe D : Système d’évaluation de l’efficacité énergétique et durabilité en Annexe
Algérie
Critère 14 :Innovation
L’innovation pour l’amélioration de l’efficacité énergétique est la capacité du concepteur à proposer
des solutions inédites, voire des créations, qui améliorent le comportement énergétique du bâtiments
(Denker et al., 2014).
xxv
Annexe D : Système d’évaluation de l’efficacité énergétique et durabilité en Annexe
Algérie
provenant du réseau
Critère 10 Économie (chauffage, 10 1
climatisation
Indicateur I : rapport des coûts de 10
consommation d’énergie C/Créf
Critère 11 Spécifications des éléments du 10 0,5
bâtiment
Indicateur I : niveau de réduction 10
du phénomène d’ilot de chaleur
Critère 12 Spécifications des équipements 10 0,7
du bâtiment
Indicateur 1 : la technologie et le 3
rendement des chaudières
utilisées
Indicateur II : la moyenne 3
pondérée des COP des différents
appareils de refroidissement
Indicateur III : le calorifugeage 2
des canalisations traversant les
espaces non conditionnés
Indicateur IV : le type du contrôle 2
ou de la régulation des éléments
de l’installation
Critère 13 Confort (Température et lumière 10 0,8
du jour)
Indicateur 1 : la différence entre 2
la T° intérieur et la T° de la
surface du plafond
Indicateur II: la différence entre 2
la T° intérieur et la T° de la
surface du mur extérieur
Indicateur III: la différence entre 2
la T° intérieur et la T° de la
surface de surface du vitrage
Indicateur IV : la surface 4
minimale des vitrages
Critère 14 Innovation 10 1
Indicateur : niveau d’innovation 10
Total 100
points
Important :
- L’indicateur I du critère 5 est considéré comme un indicateur majeur, toute note inférieure à 1 est
éliminatoire.
- L’indicateur I du critère 6 est considéré comme un indicateur majeur, toute note inférieur à 1 est éliminatoire.
- Un total inférieur à 30 obtenu à l’ensemble des critères est éliminatoire.
xxvi
Annexe E : Publications Annexe
Annexe E: Publications
xxvii
Table des matières :
Objet page
Remerciements …………………………………………………………………………….. II
Résumé …………………………………………………………………………………….. IV
Résumé en anglais………………………………………………………………………….. V
Résumé en arabe……………………………………………………………………………. VI
Sommaire…………………………………………………………………………………… VII
Liste des tableaux…………………………………………………………………………... IX
Liste des figures ……………………………………………………………………………. XI
Liste des annexes …………………………………………………………………………... XVI
Liste des abréviations………………………………………………………………………. XV
Introduction générale………………………………………………………………………… 1
Motivation de choix de thème et de cas d’étude…………………………………………… 3
Problématique………………………………………………………………………………. 3
Hypothèses …………………………………………………………………………………. 5
Objectifs de l’étude………………………………………………………………………… 6
Méthodologie………………………………………………………………………………. 7
Capacité et Limites de l’étude…………………………………………………………..…. 8
Structure des chapitres……………………………………………………………………… 9
Première partie………………………………………………………………………………. 12
Chapitre 1 : Problématique de l’énergie entre enjeux et durabilité………………………. 13
1-1) Energie dans la nature ………………………………………………………………... 14
1-2) L’énergie dans le monde : Les énergies fossiles au cœur du mix mondial…………… 15
1-3) La situation énergétique en Algérie ……………………………………………….. 17
1-4) Bilan de consommation énergétique en Algérie…………………………………… 19
2-5-1) Evolution par forme d’énergie…………………………………………………. 20
2-5-2) Consommation finale …………………………………………………………. 20
1-5) Intensité énergétique en Algérie …………………………………………………… 22
1-6) Le secteur des bâtiments : des enjeux énergétiques mondiaux et régionaux importants 23
1-7) La région Méditerranée particulièrement concernée …………………………………. 23
1-8) Le rôle de secteur résidentiel dans la consommation énergétique en Algérie………… 24
1-9) Un enjeu en termes d’adaptation au changement climatique………………………... 26
1-10) Energie et Environnement en Algérie……………………………………………….. 27
1-11) Energie et revenus des ménages …………………………………………………… 28
1-12) Energie et localisation des ménages ………………………………………………… 29
1-13) Prix de l’énergie en Algérie …………………………………………………………. 30
1-7) La politique national de maitrise de l’énergie et son cadre réglementaire……………. 32
1-7-1) La politique national de maitrise de l’énergie………………………………….. 32
1-7-2) Cadre réglementaire de maitrise d’énergie dans les bâtiments résidentiels en
Algérie ………………………………………………………………………... 33
1-7-3) Développement durable et marché public écologique.………………………… 37
1-7-4) Programme des énergies renouvelables en Algérie…………………………… 38
1-8) Concept de la durabilité et son volet environnemental………………………. 40
1-9) Economie d’énergie et efficacité énergétique : Quelle différence ?.................... 42
1-10) Conclusion …………………………………………………………………………... 44
Chapitre 2 : État de l’art sur la réhabilitation thermique des bâtiments résidentiels :
Techniques, méthodes et outils ……….................................................................................... 45
2-1) La réhabilitation thermique …………………………………………………………… 46
2-1-1) Pourquoi réhabilité ?................................................................................... 46
2-1-2) Réhabilitation énergétiquement efficace……………………………………….. 46
2-1-3) Conditions pour la réhabilitation ………………………………………………. 48
2-1-4) Principes de la réhabilitation énergétique …………………………………….. 48
2-2) Performance énergétique d’un bâtiment ……………………………………………… 49
2-3) Techniques de modélisation de la consommation d’énergie dans le secteur
xxviii
résidentiel …………………………………………………………………………….. 50
2-3-1) Modèles top-down ou économiques (approche descendante) …………………. 51
2-3-2) Modèles bottom-up ou technologiques ………………………………………... 51
2-3-3) Modèles hybrides…………………………………………………………….. 56
2-4) Critères d’évaluations de la performance énergétique des bâtiments résidentiels ……. 58
2-4-1) Critère d’efficacité énergétique « Energy Efficiency » (2E) ……………………. 58
2-4-2) Impact environnemental « Environmental Impact » (EI) ……………………... 59
2-4-3) Rationalité économique « Economical Rationality » (ER) ……………………. 59
2-4-4) Le confort thermique (C) …………………………………………………… 61
2-5) Recherches récentes d’amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment dans le
contexte algérien ……………………………………………………………………… 62
2-6) Problématique d’aide à la décision multicritère…………………………..…………… 65
2-6-1) Définition d’un problème d’aide à la décision…………………………………. 65
2-6-2) Formulation d'un problème d’aide à la décision……………………………….. 65
2-6-3) Approches par itération de simulations………………………………………… 66
2-7) Optimisation multi-objectifs de la performance énergétique …………………………. 66
2-8) Méthode d’évaluation de la performance énergétique de son immeuble……………… 67
2-8-1) Le balisage appelé aussi «benchmarking»………………………………….. 67
2-8-2) Le suivi des consommations par rapport à une année de référence …………… 74
2-8-3) Les audits …………………………………………………………………… 74
2-8-4) Post Occupancy Evaluation………………………………………………… 76
2-8-5) Méthode d’Analyse de Cycle de Vie ………………………………………. 76
2-8-6) Empreinte écologique ………………………………………………………… 77
2-8-7) Outils de calcul réglementaires……………………………………………….. 77
2-8-8) Outils non réglementaires : La simulation énergétique ou thermique 79
dynamique
2-9) Conclusion……………………………………………………………………………. 82
Chapitre 3 : Conception solaire passive des bâtiments………………………………… 84
3-1) Climat en Algérie…………………………………………………………………….. 85
3-2) Soleil et bâtiment : Interactions entre le bâtiment et son environnement…………. 86
3-3) Les échanges thermiques dans le bâtiment……………………………………………. 87
3-3-1) Transferts de chaleur par convection………………………………………. 88
3-3-2) Transferts de chaleur par rayonnement……………………………………...... 88
3-3-3) Transferts de chaleur par conduction…………………………………………. 88
3-4) Propriétés thermiques de l’enveloppe du bâtiment …………………………………… 88
3-5) Confort thermique ou thermohygrométrique………………………………………..... 90
3-5-1) Les aspects thermiques ………………………………………………………… 90
3-5-2) Le confort thermique…………………………………………………………. 93
3-5-3) Approche de zone de confort ………………………………………………….. 96
3-5-4) Relation avec d’autres facteurs………………………………………………… 97
3-6) Conception bioclimatique…………………………………………………………….. 98
4-6-1) Les grands principes de l’architecture bioclimatique…………………………. 98
3-7) Conception solaire ……………………………………………………………………. 99
3-8) Conception solaire passive…………………………………………………………….. 100
3-8-1) Recommandation pour la conception passive dans les zones climatiques en
Algérie ……………………………………………………………………… 101
3-9) Techniques passives …………………………………………………………………... 103
3-9-1) Chauffage et rafraichissement ……………………………………………….. 103
3-9-2) Forme et compacité des bâtiments…………………………………………. 124
3-9-3) Orientation des bâtiments ……………………………………………………. 124
3-9-4) Répartition des surfaces vitrées ………………………………………………. 125
3-9-5) Prise en compte des masques solaire…………………………………………. 125
3-10) Techniques actives…………………………………………………………………… 127
3-11) Conclusion ………………………………………………………………………….. 128
Conclusion de la première partie………………………………………………………………. 129
xxix
Deuxième partie………………………………………………………………………………. 130
Introduction de la deuxième partie…………………………………………………………...... 131
Chapitre 4 : Études de terrain………………………………………………………………. 132
4-1) Objectifs de l’étude et methodologies…………………………………………………. 133
4-1-1) Procédure ………………………………………………………………………. 135
4-1-2) Traitement des données collectées………………………………………………. 135
4-2) Tlemcen comme champ d’étude………………………………………………………. 136
4-2-1) Situation et données géographiques…………………………………………….. 136
4-2-2) Aperçu historique de la ville de Tlemcen………………………………………... 137
4-2-3) Habitat dans la ville de Tlemcen………………………………………………... 139
4-2-4) Énergie à Tlemcen…………………………………………………………......... 144
4-2-5) Climat …………………………………………………………………………… 145
4-3) Analyse architecturale et technique de l’échontillon choisi ………………………….. 150
4-3-1) Définition des archétypes par période………………………………………. 151
4-3-2) Forme urbaine et analyse architectural………………………………………... 153
4-3-3) Technique de construction………………………………………………….. 159
4-4) Diagnostic: Analyse thermique du bâti………………………………………………... 160
4-4-1) Performance des murs/façades………………………………………………. 160
4-4-2) Ponts thermiques……………………………………………………………… 162
4-4-3) Confort d’hiver……………………………………………………………… 163
4-4-4) Menuiserie…………………………………………………………………... 168
4-4-5) Confort d’été………………………………………………………………….. 168
4-4-6) Ventilation…………………………………………………………………….. 169
4-4-7) Equipement de chauffage……………………………………………………... 170
4-4-8) Équipements d'eau chaude sanitaire………………………………………… 170
4-5) Benchmarking de consommation d’énergie dans les logements (Balisage externe) …. 171
4-6) Conclusion…………………………………………………………………………….. 172
Chapitre 5: Étude multicritère par méthodes: statique et dynamique ............................... 175
5-1) Méthode.................................................................................................................... 176
5-2) Cas d’étude…………………………………………………………………………….. 177
5-2-1) Description du cas d’étude……………………………………………………. 177
5-2-2) Techniques de bâtiment……………………………………………………….. 179
5-3) Méthode statique………………………………………………………………………. 180
5-3-1) Calcul simple des déperditions calorifiques du logement selon le DTR C3-2.. 180
5-3-2) Conception d’une stratégie personnalisée……………………………………. 180
5-3-3) Discussion des résultats……………………………………………………….. 184
5-4) Simulation thermique dynamique................................................................................... 185
5-4-1) Outil de simulation............................................................................................. 185
5-4-2) Procedure et modélisation…………………………………………………….. 190
5-4-3) Scénario de Base……………………………………………………………… 191
5-5) Conclusion…………………………………………………………………………….. 198
Chapitre 6: Discussion des résultats ………………………………………………………… 200
6-1) Analyse des resultats des études de simulation thermique …………………………… 201
6-1-1) Résultats du cas actif : Efficacité énergétique et impact environnemental…… 201
6-1-2) Résultats de l’analyse de l’impact économique………………………………. 209
6-1-3) Résultats et analyses du cas passif : Confort thermique………………………. 210
6-2) Conclusion…………………………………………………………………………….. 227
Conclusion de la deuxième partie…………………………………………………………….... 230
Conclusions générale et perspectives………………………………………………………… 232
9-1) Conclusions et résultats pertinents…………………………………………………….. 233
9-2) Contributions de la thèse………………………………………………………………. 238
9-3) Perspectives pour la recherche future…………………………………………………. 239
Bibliographie …………………………………………………………………………………. 241
Glossaire……………………………………………………………………………………….. 258
Annexe……………………………………………………………………………………….... i
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Annexe A …………………………………………………………………………………... ii
Annexe B………………………………………………………………………………….... xv
Annexe C …………………………………………………………………………………... xxi
Annexe D …………………………………………………………………………………... xxii
Annexe E …………………………………………………………………………………... xxiii
xxxi