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Introduction aux médias
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DU MÊME AUTEUR
The media revolution in America and Western Europe (avec Everett M. Rogers),
NJ Ablex Publishing Corp., 1984.
Et si la presse n'existait pas..., Paris, Lattès, 1987.
Les nouveaux médias (avec Gérard Eymery), PUF, coll. « Que sais-je ? », 3 éd.,
1990.
Médias et sociétés, 7 éd., Paris, Montchrestien, 1994.
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Collection
Premier
Cycle
Introduction
aux médias
FRANCIS BALLE
Presses
Universitaires
de France
puf
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ISBN 2 13 046746 6
Dépôt légal — 1 édition : 1994, novembre
© Presses Universitaires de France, 1994
108, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris
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Introduction
De Gutenberg à nos jours, depuis l'invention de l'imprimerie,
au XV siècle, jusqu'à l'essor récent des disques multimédias, l'his-
toire des médias se confond avec la double aventure de l'industrie
et de la liberté.
Nés au milieu du XIX siècle, les journaux quotidiens, enfants légi-
times des rotatives et de la liberté d'expression, inaugurent une ère
nouvelle pour l'information et la démocratie : pour la première fois
dans l'histoire, des nouvelles d'actualité, considérables ou dérisoires,
ordinaires ou spectaculaires, sont divulguées ou propagées selon une
technique industrielle. Après la seconde guerre mondiale, dans le sil-
lage de la radio, la télévision bouleverse l'ordre social institué par la
presse imprimée et ses journalistes : l'audiovisuel, partout, gagne du
terrain sur l'imprimerie. A la veille de l'an 2000, la technique, inopi-
nément, offre sa revanche à l'écrit. La télématique fait circuler les
textes et les graphiques d'un ordinateur à l'autre, au sein des collecti-
vités restreintes ou par-delà les océans. La famille des disques
compacts s'agrandit en direction des multimédias — CDRom et
CDI —, tandis que l'on songe à prolonger et à élargir les premiers
tronçons d'autoroutes qui ont été construits depuis vingt ans, pour la
télévision d'un côté, et pour le téléphone de l'autre.
Le monde change de direction, en même temps, très souvent,
que les médias : à la Renaissance, avec les premières applications
de l'imprimerie ; au lendemain des Révolutions du XVIII siècle,
avec la naissance des journaux quotidiens, diffusés à des millions
d'exemplaires ; avec les premiers réseaux planétaires, pour la télévi-
sion et pour la télématique, tandis que le XX siècle s'achève, avec
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quelques années d'avance, sous l'œil des caméras braquées sur le
mur de Berlin. Ainsi, les médias sont l'un des lieux privilégiés d'où
la société s'interroge sur elle-même. Objet d'études, les médias sont
également un moyen d'observer et de comprendre le monde dans
lequel nous vivons.
Il faut à la fois beaucoup d'audace et une certaine naïveté pour
présenter, en un précis de moins de 300 pages, chacun des membres
qui composent aujourd'hui la famille des médias, ses particularités,
ses utilisations, ses pouvoirs ou ses effets. Il ne s'agit en réalité que
d'une introduction à l'étude des médias, introduction destinée,
comme le veut l'esprit de cette collection, aux étudiants de premier
cycle et aux élèves des classes préparatoires. Il s'agit seulement
d'apporter les premiers éléments de réponses aux questions que se
posent, à propos des médias, les hommes de pensée aussi bien que
les hommes d'action. Ces outils de communication, quels sont-ils,
aujourd'hui ? A quelles règles obéissent-ils ? Quels sont enfin leurs
pouvoirs, réels ou attendus, sur chacun d'entre nous, et sur la
société dans son ensemble ?
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P R E M I È R E P A R T I E
Techniques et pratiques des médias
Selon l'étymologie, un média est un « moyen », un intermé-
diaire permettant de communiquer. Partant de ce sens premier,
l'usage a fini par imposer une définition passablement extensive du
monde des médias. Le terme désigne à la fois :
— des techniques : la presse imprimée, la télévision, le télétexte... ;
— des institutions sociales : le journal régional Ouest-France, la station
de radio « nationale » Europe n° 1... ;
— des formes d'expression ou des genres : la chronique d'actualité, la
rubrique de renseignements, le film de fiction, le docu-
mentaire...
On pourrait donc définir un média comme un équipement tech-
nique permettant aux hommes de communiquer l'expression de leur pensée,
quelles que soient la forme et la finalité de cette expression.
Cette expression emprunte aujourd'hui les formes les plus
diverses : texte, son, graphiques et images, fixes ou animées et sono-
risées. Elle revêt les significations les plus variées : information, for-
mation, divertissement, activité culturelle ou artistique. Quant à
l'équipement technique, il permet la restitution de toutes sortes de
messages, immédiatement ou en différé, grâce à l'enregistrement de
signaux qui sont porteurs de ces messages. Ces signaux sont inscrits
sur un support physique autonome et transmis, le cas échéant, à
sens unique ou à double sens, jusqu'à leurs destinataires. Ces der-
niers peuvent être une ou plusieurs personnes, dispersées ou rassem-
blées. Signaux et supports sont eux-mêmes très divers : ils vont du
papier des imprimeries aux ondes hertziennes de la télévision, aux
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signaux électriques transportés par des câbles ou inscrits sur des
bandes magnétiques ou des supports optiques comme le disque
compact à lecture laser.
Les trois familles de médias
Dans cette diversité, il est pourtant possible de poser quelques
repères. Il est devenu impossible aujourd'hui de se contenter de
parler des seuls « mass média », grands quotidiens nationaux,
chaînes ou réseaux de télévision. De nouvelles formes de communi-
cation sont apparues : désormais les médias de masse, s'ils n'ont
certes pas disparu, voisinent avec d'autres médias, plus spécialisés,
au public parfois étroitement défini. Ils diffèrent les uns des autres
par l'étendue de leur audience, potentielle ou effective.
Ils diffèrent aussi par la nature des messages acheminés : on a
coutume d'opposer l'audiovisuel au texte, par exemple, même si
l'on voit se développer de plus en plus le multimédia, qui mêle sur
un même support le son, l'image et le texte.
Ils diffèrent, enfin, par les objectifs qui leur sont assignés : dis-
traire ou informer, divertir ou renseigner, faire savoir ou faire
valoir.
On peut les classer selon le critère de la forme ou de la modalité
de communication. On distinguera alors trois familles de médias.
La première est celle des médias autonomes.
Elle comprend tous les supports sur lesquels sont inscrits les messages et
qui ne requièrent pas le raccordement à un réseau particulier : ce sont
essentiellement les livres, journaux, audiogrammes, vidéogrammes, logi-
ciels. Comme les livres ou les journaux, leur contenu n'est pas séparable de
leur contenant, les signaux sont inscrits sur les supports. Des équipements
peuvent être nécessaires pour en permettre la « lecture », et éventuelle-
ment l'enregistrement : magnétophone, magnétoscope, ordinateur domes-
tique, par exemple.
La deuxième famille est celle des médias de diffusion.
Dans leur cas, les programmes ou les services sont accessibles aux usagers
grâce à des équipements (antenne, décodeur), assurant la connexion des
appareils de lecture ou de réception avec des réseaux de diffusion dont
l'aire de couverture est plus ou moins étendue : il s'agit des réseaux hert-
ziens terrestres, de la télédistribution par câble et par satellite de diffusion
directe.
Ces différents médias permettent d'acheminer chez l'usager divers
programmes et services : radiotélévision conventionnelle, cryptée ou à
péage, vidéotransmission, etc. Certains de ces services, comme le télétex
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(vidéographie diffusée), peuvent être utilisés à la demande, au moment
choisi par l'usager. D'autres, comme la télédistribution par câble, dans le
cas où le réseau possède une voie de retour, permet à l'usager de trans-
mettre des messages en direction du distributeur de programmes ou de ser-
vices : il s'agit alors de services interactifs.
La troisième famille est celle des médias de communication.
Le volume des échanges — d'informations de toute nature : paroles,
images, textes — est le même dans les deux sens. L'échange interactif peut
être bipolaire ou multipolaire. Cette catégorie comprend tous les moyens
de télécommunication permettant d'instaurer, à distance et à double sens,
soit un dialogue entre personnes ou entre groupes, soit une relation entre
l'homme et la machine. Le téléphone est l'ancêtre de ces techniques inter-
actives, qui se sont enrichies de dispositifs nouveaux grâce auxquels on
peut obtenir, à la demande, les programmes ou services de son choix :
vidéographie interactive (vidéotex), télématique, et bientôt vidéocommu-
nication. On peut échanger désormais toute forme de texte ou d'image, et
non plus seulement du son.
Depuis la TSF, brevetée p a r M a r c o n i en 1896, des émetteurs et
des relais terrestres p e r m e t t e n t la transmission, p a r la voie des
ondes hertziennes, de p r o g r a m m e s de radio dans une zone de cou-
verture dont l'étendue varie selon la puissance des é q u i p e m e n t s
d'émission et de réception employés. La télévision emploie le m ê m e
vecteur, depuis les années 1930. Il faut désormais y ajouter de nou-
veaux vecteurs, ainsi que leurs diverses combinaisons : les satellites
et les câbles. Les satellites ouvrent de vastes voies intercontinentales
de transmission de messages de toute nature, tandis que les câbles
(dont certains p e u v e n t conduire plus de 200 c a n a u x de télévision),
sont comme u n chaînon entre le local et le planétaire. Ces moyens
de télédiffusion fonctionnent à sens unique, de l'émetteur vers le
récepteur.
De l'invention des techniques
à la pratique sociale des médias
O n ne peut c o m p r e n d r e la forme et les usages des médias
modernes sans se référer à leur histoire, qui se déroule dans un
étroit entrelacement entre les inventions techniques et les usages
sociaux.
L ' a v è n e m e n t des techniques d'impression représente une étape
importante de l'histoire de l'humanité. L ' i m p r i m e r i e a constitué un
bouleversement sans p r é c é d e n t p o u r la diffusion du savoir. U n e fois
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que les sociétés se sont e m p a r é e s de cette technique de reproduction
des textes, ses usages ont connu une extension considérable, avec
des applications nombreuses et variées. Le m o n d e du livre et celui
de la presse en sont issus. Dans l'histoire des grands médias, la com-
m u n i c a t i o n de l'écrit a p p a r a î t d ' a b o r d .
Ensuite, dans l'univers a u j o u r d ' h u i si divers des médias, le télé-
g r a p h e de C l a u d e C h a p p e et la télégraphie sans fil (TSF) d e
Guglielmo M a r c o n i , a p p a r u s respectivement en 1790 et en 1897,
m a r q u e n t le véritable point de d é p a r t de d e u x catégories de techni-
ques p e r m e t t a n t aux h o m m e s de c o m m u n i q u e r à distance : à
double sens, d ' a b o r d , avec les télécommunications, préfigurée p a r
le télégraphe et le téléphone ; à sens unique, ensuite, avec la radio-
diffusion, d o n t la radio et la télévision p a r ondes hertziennes sont
les chefs de file.
Enfin, dernière évolution majeure, l'informatique envahit
a u j o u r d ' h u i le d o m a i n e des médias, i m p o s a n t son codage numé-
rique. Désormais, des messages aux formes diverses sont traduits
dans u n langage unique, transportés de la m ê m e façon et p a r les
m ê m e s c a n a u x : de l'image au son et au texte, de plus en plus,
toutes les informations sont réduites à des suites de chiffres codés
d ' u n e m a n i è r e utilisable p a r les ordinateurs. C o n s é q u e n c e de cette
unification du codage des informations : des médias différents se
r a p p r o c h e n t j u s q u ' à se fondre, d o n n a n t naissance au secteur du
multimédia, en pleine expansion. Les frontières s'estompent entre
l'informatique, les télécommunications et l'audiovisuel.
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I - L'imprimé : la presse et l'édition
Au commencement, il y a la grande aventure des hommes et de
la culture ; le langage en est la condition et la médiation indispen-
sable. Le langage, c'est le dialogue et l'échange, c'est la communi-
cation, avec toutes ses fonctions. C'est le partage du travail de la
pensée. L'écriture en permet la conservation et la transmission.
L'histoire des médias est l'histoire de ce pouvoir qu'ont les hommes
de donner un support matériel à des signes ou à des images, et de
les communiquer. Elle remonte, au-delà de l'écriture, à l'invention
des premiers moyens de donner aux signes une inscription maté-
rielle durable. Le dessin rupestre constitue l'une de ces manières
primitives d'exprimer et de communiquer. Le principe est acquis :
désormais, la capacité de représenter et de communiquer par signes
et symboles ne fera que varier dans ses modalités. Les médias, tels
que nous les connaissons et tels que cet ouvrage se propose de les
étudier, sont les modalités richement variées de cette faculté essen-
tielle de communiquer à laquelle l'espèce humaine a donné sa véri-
table dimension grâce au langage.
De l'histoire des médias, nous nous contenterons ici de présenter
les grandes lignes, depuis l'invention des techniques qui ont permis
le développement d'une communication de masse, c'est-à-dire,
grossièrement, depuis l'invention de l'imprimerie. De Gutenberg à
nos jours, l'histoire des médias est mêlée à l'aventure industrielle et
aux multiples combats pour la liberté. L'enjeu de la communica-
tion et de l'échange des idées donne toute son importance au pro-
blème de leur diffusion, qui est à la fois un problème technique et
un problème politique.
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Parce que les techniques de l'écrit sont le point de départ de
cette histoire des médias, elle se confond d'abord avec l'épopée de
l'écriture sous toutes ses formes, et en particulier celle du livre et de
la presse imprimée.
Le livre i m p r i m é , d ' h i e r à a u j o u r d ' h u i
Aujourd'hui, le livre est un objet comme les autres. Il est pré-
sent sur les rayons des supermarchés, comme n'importe quel pro-
duit de consommation courante. Devenu livre de poche, de petit
format et de petit prix, produit en grande quantité, il se distingue
peu des autres objets de fabrication industrielle et de grande diffu-
sion. Pourtant, l'histoire du livre occupe une place privilégiée dans
l'histoire de la communication et de la diffusion des idées. L'écri-
ture permet de s'affranchir des aléas de la mémoire, et de la pré-
sence physique des interlocuteurs. Le livre est une matérialisation
de la pensée : il libère la communication de la présence directe des
interlocuteurs, que requérait le dialogue verbal. Grâce à lui, l'écri-
ture trouve le support qui permet à l'œuvre de culture, dont elle est
le vecteur par excellence, de se développer et d'atteindre ses vérita-
bles dimensions. C'est parce que la culture et les savoirs se sont
matérialisés et transmis sous la forme du livre (ou de ses précur-
seurs, rouleaux de papyrus, parchemins, etc.) que celui-ci s'est
trouvé investi d'une valeur symbolique et presque sacrée dans notre
civilisation. Textes sacrés et tables de la loi, doctrines de la science
et de la philosophie, les piliers de notre culture reposent sur du par-
chemin, avant l'invention du papier...
De la Chine...
L'invention du livre découle de deux inventions préalables :
celle du papier et celle de l'imprimerie. La Chine est le grand pré-
curseur en la matière. L'écriture y est née au deuxième millénaire
avant notre ère. On écrivait sur des ossements ou des lames de
bambou. L'art de fabriquer le papier apparut au I siècle avant
l'ère chrétienne, sous la dynastie des Hans. L'écriture était alors au
service du pouvoir et de la tradition : la connaissance des idéo-
grammes était le fondement de l'autorité des fonctionnaires lettrés,
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l'instrument du pouvoir et du r e t o u r au confucianisme, a u t a n t que
le moyen de diffuser, p o u r l'élite, les productions culturelles et
scientifiques.
Depuis le VIII siècle, on imprimait des textes et des figures par xylographie,
c'est-à-dire à l'aide de planches de bois gravées en relief. Ensuite, dès le
XI siècle, la Chine avait découvert le principe de l'impression à caractères
mobiles, en glaise ou en bois. Mais les premières impressions en caractères
mobiles dont nous disposions datent de la fin du XIV siècle et ont été réa-
lisées en Corée, où fut créé dès le XV siècle un atelier impérial utilisant des
signes fondus en bronze.
En Chine, cette invention a favorisé l'essor d ' u n e culture
livresque a p p u y é e sur les grands textes de la tradition classique.
Elle est restée u n facteur de continuité et de stabilité, c o n t r a i r e m e n t
à ce qui s'est passé en Occident.
...à l ' E u r o p e
En Occident, c'est en passant du volumen au codex, du rouleau
au cahier, que la forme du livre m o d e r n e c o m m e n c e à s'affirmer.
Le volumen de l'Antiquité, rouleau de p a p y r u s puis de p a r c h e m i n ,
survit j u s q u ' a u M o y e n Age p o u r les recueils d'actes judiciaires.
Mais à l ' é p o q u e d ' A u g u s t e était a p p a r u le codex : p a r c h e m i n
découpé en feuilles pliées et cousues p o u r former un cahier. Au
M o y e n Age, âge d u scriptorium et des copistes, la présentation du
livre reste sommaire : ni titres, ni blancs de séparation dans le
texte. La n u m é r o t a t i o n des feuillets et les enluminures apparais-
sent au X I I siècle.
A cette époque, les Croisés i m p o r t e n t le papier, acheté aux
Arabes qui en tenaient le secret des Chinois. Alors, la technique du
livre va connaître une modernisation décisive. Le passage de la
xylographie à la typographie est lié au d é v e l o p p e m e n t , après la fin
des grandes invasions, du système féodal et d ' u n e civilisation
urbaine où l'usage et la d e m a n d e de l'écrit se r é p a n d e n t en m ê m e
temps que les universités et, bientôt, que les idées humanistes de la
Renaissance. L'imprimerie au moyen de caractères mobiles fut
mise au point en m ê m e temps que la gravure sur cuivre en creux,
au m o m e n t où les arts du métal connaissaient un g r a n d essor dans
les pays germaniques. L'histoire a associé le n o m de G u t e n b e r g à
l'invention de l'imprimerie : sa technique a permis de réaliser la
fameuse Bible de Mayence, achevée en 1455. T r è s vite, le livre
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allait connaître un essor fulgurant dans toute l'Europe. Le com-
merce du livre s'organise, les imprimeries se multiplient, le m a r c h é
se développe, appuyé sur un réseau de foires — Leipzig, Franc-
fort — et de grands centres d'édition, tels que Venise, Paris, Lyon,
A u g s b o u r g ou Milan. D ' a b o r d m o n u m e n t a u x , les ouvrages se font
plus maniables et a c q u i è r e n t p e u à p e u les caractéristiques de pré-
sentation qui nous sont familières aujourd'hui.
Dès la fin du XV siècle, à en juger d'après la production conservée, c'est
près de 30 000 éditions, et au moins 15 millions de volumes qui ont été
imprimés, en une quarantaine d'années, dans un espace peuplé d'une cen-
taine de millions d'habitants, dont bien peu, pourtant, étaient en mesure
de lire un livre.
Le c o n t e n u du livre n'est pas seulement religieux. Certes, la
R é f o r m e se sert de l'imprimerie p o u r diffuser les idées nouvelles : la
t r a d u c t i o n de la Bible p a r L u t h e r est un g r a n d succès de librairie et
une illustration du p o u v o i r du livre p o u r la diffusion des idées.
Mais ensuite, j u s q u e vers 1630, on voit a p p a r a î t r e b e a u c o u p de
livres savants, en latin, qui p o u v a i e n t être échangés à travers toute
l'Europe. La p a r t du texte profane, littéraire ou scientifique, ne
cesse de p r e n d r e de l'importance. Peu à peu, le latin cesse d'être
une référence c o m m u n e , et le m a r c h é occidental se fragmente selon
les aires linguistiques. Le français devient la langue internationale
et la langue des cours. Face au p o u v o i r du livre, les pouvoirs réagis-
sent p a r le contrôle administratif et la censure. En réaction se déve-
loppent des pratiques d'impression clandestine, réalisées à l'étran-
ger, qui p e r m e t t e n t aux œuvres d ' u n Voltaire de p a r c o u r i r le vieux
continent. La technique et les inventions n'évolueront réellement
q u ' a u X I X siècle — après Balzac —, mais la force et l'impact du
livre sous-tendent le m o u v e m e n t des h o m m e s et des idées, les
Lumières et les révolutions.
Déjà, l'imprimerie a d'autres usages que ceux du livre : vers
1760, environ la moitié des presses françaises servaient à diffuser des
pièces volantes d'intérêt local, des d o c u m e n t s administratifs, juridi-
ques, ou des almanachs.
En effet, si la production de livres imprimés traduit, dès le XV siècle, l'im-
mense besoin de savoir éveillé par l'humanisme, l'imprimerie a rapide-
ment diversifié ses fonctions. A côté des grandes publications, autorisées ou
interdites, un marché marginal ou clandestin se développe, qui jouera un
rôle important pour la diffusion de la littérature des Lumières, et qui
répand aussi, par exemple, un grand nombre de libelles pornographiques
attaquant les mœurs de l'aristocratie.
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Le développement de l'imprimerie en Europe, du XV au
XVIII siècle, se déroule dans un climat précapitaliste, et favorise
l'esprit d'innovation. La Révolution française survient au moment
où la population commence à avoir un accès significatif au monde
de l'écrit.
Une histoire politique et technique
Peu marquée par l'évolution technique, qui n'aura de forte
incidence qu'au XIX siècle, l'histoire du livre, de la Renaissance à
la Révolution française, est d'abord l'histoire de sa réglementation,
première illustration de l'importance sociale des médias et de l'inté-
rêt du pouvoir pour le pouvoir de communiquer.
L'autorité politique et religieuse a rapidement compris l'importance du
livre, ferment de contestation face à l'absolutisme. S'il devient indésirable,
l'Eglise le met à l'index, surtout après qu'a été engagée la lutte contre les
réformateurs. L'Etat exerce son contrôle au moyen de la censure : sous
Richelieu, le chancelier Séguier organise une censure draconienne. Col-
bert limite à trente-six le nombre de maîtres-imprimeurs à Paris.
La Révolution fait changer les choses, balayant, en principe, corpora-
tismes et censures : « Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer libre-
ment », déclare l'article 19 de la Déclaration des droits de l'homme et du
citoyen. L'Empire rétablit la censure ; ensuite, il faut attendre la loi du
29 juillet 1881 pour qu'elle ne soit plus applicable qu'à l'atteinte aux
bonnes mœurs.
Le XIX siècle est aussi celui du développement de la grande
presse, et de l'essor de la lecture. Peu à peu, les conditions de publi-
cation des livres évoluent vers leur forme moderne. La Monarchie
de Juillet voit apparaître l'éditeur au sens moderne, et se constituer
les réseaux de distribution. En même temps, grâce aux nouvelles
techniques de fabrication, les prix baissent et le livre se répand :
c'est le temps du roman à cinq sous et des bibliothèques populaires,
dans la deuxième partie du XIX siècle.
La révolution industrielle et l'invention de la photographie ont
fait évoluer le livre vers sa forme actuelle. Avec l'apparition des
journaux et de la publicité, on cherche de plus en plus à imprimer
des images, ce qui nécessite de nouvelles techniques.
Dans les environs de Munich, en 1796, Aloys Senefelder, à la recherche d'un
procédé qui permettrait de multiplier à bas prix ses compositions musicales,
découvrit que certaines pierres calcaires pouvaient retenir un dessin à
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l'encre grasse, mais refusaient ensuite l'encre sur les parties non dessinées,
une fois lavées à l'acide. En reportant sur la pierre le motif inversé du modèle
à reproduire, on pouvait ensuite y presser le papier pour obtenir une impres-
sion de l'original. La lithographie était née : elle est restée le procédé de
reprographie des textes et des images jusqu'au XX siècle, où elle est rempla-
cée par l' offset, qui repose sur le même principe de l'antagonisme chimique
entre l'eau et les corps gras tels que l'encre.
En partie du fait de la c o n c u r r e n c e des j o u r n a u x , le livre s'est
trouvé pris dans un système de p r o d u c t i o n de masse permis p a r le
progrès technique. Cette évolution de l'imprimerie ne c o m m e n c e
v r a i m e n t q u ' a v e c l'emploi de moteurs à v a p e u r et de systèmes inté-
grés r e c o u r a n t au rouleau.
La révolution atteint d'abord la fabrication du papier, qui se mécanise et
remplace la chiffe par une pâte à base de fibre de bois. En même temps, on se
met à fabriquer des presses mécaniques, qui font de plus en plus appel au
cylindre, pour l'impression comme pour l'encrage, et dont l'aboutissement
sera la rotative, mise au point vers 1846 par Hoe, aux Etats-Unis.
Lorsque toutes les opérations d'impression sont réalisées au
m o y e n de m o u v e m e n t s rotatifs, les machines p e u v e n t atteindre des
vitesses élevées qui autorisent la p r o d u c t i o n de masse.
Les procédés de composition n'avaient p r a t i q u e m e n t pas évolué
p e n d a n t q u a t r e siècles : on continuait, au milieu du X I X siècle, à
c o m p o s e r m a n u e l l e m e n t les lignes et les pages à l'aide de caractères
mobiles. Ce n'est que vers la fin du siècle que les tentatives de
mécanisations de la composition aboutissent à l'invention, en 1886,
de la Linotype, m a c h i n e à c o m p o s e r réalisant la justification et la
fusion des lignes de caractères métalliques à partir de matrices
t y p o g r a p h i q u e s appelées p a r u n clavier.
Le livre a bénéficié également de l'invention d u daguerréotype
(1839), puis des d é v e l o p p e m e n t s de la p h o t o g r a p h i e , n o t a m m e n t
avec l'invention de la p h o t o g r a v u r e (1876), t e c h n i q u e de gravure
en relief sur métal que l'on peut i n c o r p o r e r au milieu des caractères
en plomb, ce qui p e r m e t de mêler aisément aux textes des illustra-
tions. L ' a p p a r i t i o n de l'héliogravure ou p h o t o g r a v u r e en creux,
p e r m e t , après 1895, d ' i m p r i m e r des illustrations d ' u n e plus grande
richesse de tons et de demi-teintes. L'héliogravure est un procédé
d'impression p a r un cylindre de cuivre gravé, qui porte en creux le
texte ou l'illustration à i m p r i m e r .
Selon les matériaux et les techniques employées, on distingue les publica-
tions à bon marché et à fort tirage des éditions de luxe. Le livre devient un
objet de consommation ou, au contraire, un objet d'art pour bibliophiles.
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Dès l'époque romantique, le livre se caractérise par la place grandissante
faite à l'image. On voit naître ainsi des genres nouveaux comme les
albums et les guides de voyage.
Le livre a u j o u r d ' h u i
Au X X siècle, l'imprimerie connaît une révolution c o m p a r a b l e
à celle de l'époque de Gutenberg. L'impression offset est inventée
en 1904 et se généralise progressivement après 1930. Elle est issue
de la lithogravure.
La pierre a d'abord été remplacée par le zinc, enroulé autour d'un
cylindre, et appliqué directement contre le cylindre porteur du papier. Le
procédé offset supprime le contact direct du zinc et du papier en introdui-
sant un cylindre de caoutchouc qui sert d'intermédiaire entre les deux,
procurant une meilleure adhérence et un rendement supérieur, et autori-
sant l'emploi de papier de qualité ordinaire. Elle permet d'introduire
l'usage de la photographie dans l'imprimerie. Les procédés anciens,
comme la lithographie et la taille-douce, restent utilisés pour certaines édi-
tions d'art.
Depuis, les techniques d'impression ont c o n n u d ' a u t r e s amélio-
rations, mais la véritable innovation, dans l'imprimerie, a p p a r a î t
avec l'emploi de l'informatique et de la p h o t o c o m p o s i t i o n : désor-
mais, l'ordinateur et ses données numérisées p r e n n e n t u n rôle cen-
tral. Avec les m a c h i n e s de t r a i t e m e n t de texte capables de résoudre
n o t a m m e n t les problèmes de justification, l'imprimerie devient u n
nouveau métier.
T o u s ces progrès ne sauraient m a s q u e r le recul des formes tradi-
tionnelles de l'écrit, qui caractérise l'entre-deux-guerres. La pro-
duction d u livre stagne ou régresse. Les magazines se développent,
et la publicité, de plus en plus luxueuse, est en plein essor.
Après 1945, la situation change : l'édition prospère avec l'essor de
l'instruction, les bibliothèques de lecture publique se multiplient, et
le livre de poche se généralise.
Aujourd'hui, le livre est soumis à la c o n c u r r e n c e de plus en
plus vive de l'audiovisuel, qui soulève régulièrement des inquié-
tudes q u a n t à l'avenir de la chose écrite. P o u r t a n t , on n ' a j a m a i s
imprimé a u t a n t de papier, et le t r i o m p h e de l'écran ne semble
pas r e n d r e définitivement caduques les modes traditionnels de
communication. Certes, le livre, qui représentait traditionnelle-
m e n t la forme la plus achevée de la pensée écrite, à laquelle il
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d o n n a i t une forme de référence, s'il garde une p a r t de son pres-
tige, a fait l'objet d ' u n e certaine désacralisation. Toutefois, le rôle
qu'il a j o u é p o u r la constitution des sociétés m o d e r n e s reste capi-
tal, et son r e m p l a c e m e n t éventuel p a r d'autres moyens d'informa-
tion n ' i r a pas sans difficultés. Il n'est pas dit que la « galaxie
G u t e n b e r g » ait définitivement fait son temps, n ' e n déplaise à
McLuhan.
LE LIVRE ET LA PRESSE
Les g r a n d e s dates
ypte="BWD"868 Le premier livre connu est fabriqué en Chine.
1038 Le Chinois Pi Shang invente la typographie : chaque signe apparaît en
relief sur un support.
1439 Gutenberg définit les fondements du procédé typographique : les
caractères mobiles métalliques et la presse à bras en bois.
1455 Impression de La Bible, premier livre du monde occidental.
1605 Les Nouvelles d'Anvers, premier périodique du monde.
1631 Naissance de La Gazette, de Théophraste Renaudot.
1777 Premier quotidien français, le J o u r n a l de Paris.
1784 Premier quotidien américain, le Pennsylvania Pocket.
1796 Invention de la lithographie (Aloys Senefelder).
1811 Première presse mécanique.
1822 Invention de la photogravure (Nicéphore Niepce).
1833 Naissance de la Penny Press, aux Etats-Unis, avec le New York Sun.
1836 La Presse (Emile de Girardin), et Le siècle (Dutacq).
1843 Premier magazine illustré, L'illustration.
1845 Mise au point de la presse rotative.
1863 Naissance du Petit J o u r n a l Moïse Millaud, début de la presse popu-
laire.
1872 Invention de l'héliogravure (impression en creux), qui permet de gros
tirages.
1884 Première Linotype (composeuse mécanique).
1894 Invention de la rotogravure (héliogravure moderne).
1896 Mise au point de la monotype (elle c o m p o s e 9 000 caractères par
heure).
1904 Invention de l'offset (impression sur une feuille de zinc).
1907 Invention du Bélinographe pour la transmission des photos.
1923 Fondation du Time, premier magazine hebdomadaire d'information
générale.
1928 Invention du teletypesetter, transmetteur de textes à distance par
bande perforée.
1954 Invention de la lumitype : photocomposeuse utilisant le papier photo-
graphique.
1960 Présentation à Paris du premier traitement de textes par ordinateur.
1970 Généralisation de l'offset et de la photocomposition. Début de l'infor-
matisation des imprimeries et des rédactions.
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Les j o u r n a u x , a v a n t e t a p r è s les r o t a t i v e s
Le plus ancien des médias de masse est la presse m o d e r n e , née
avec les grands quotidiens, au milieu du X I X siècle. C'est elle qui
inaugure l'ère des médias de masse : l'histoire de son d é v e l o p p e m e n t
et la place qu'elle p r e n d dans la société sont représentatifs du rôle que
j o u e n t les médias p o u r l'information du public et la circulation des
idées, et témoignent de l'enjeu qu'ils représentent p o u r le pouvoir.
Les c o m m e n c e m e n t s
L ' a v è n e m e n t de cette presse de masse est liée à l'état de la
société et des conditions politiques, et d é p e n d étroitement du déve-
l o p p e m e n t des techniques de l'imprimerie. Au cours de l'histoire de
la presse, il est difficile de savoir si c'est la technique qui crée le
besoin et l'usage social c o r r e s p o n d a n t , ou si, au contraire, c'est l'ex-
pression des besoins de la société qui entraîne la découverte des
techniques p e r m e t t a n t de les satisfaire. O n peut toutefois distinguer
le stade du prototype, c'est-à-dire la première utilisation d ' u n e tech-
nique ou sa première application c o r r e s p o n d a n t à des besoins
sociaux clairement identifiables, et le stade de la p r o d u c t i o n en
série, c'est-à-dire l'adoption de cette application p a r la société.
Avant Théophraste Renaudot : la préhistoire de la presse
Si le développement de la presse est é v i d e m m e n t lié à celui de
l'imprimerie, il y a eu p o u r t a n t des j o u r n a u x a v a n t l'invention de
Gutenberg. Et ce n'est q u ' e n 1631, plus de deux siècles après l'ap-
parition du p r e m i e r livre i m p r i m é en E u r o p e , que naît, avec La
Gazette de R e n a u d o t , le prototype des j o u r n a u x de l ' é p o q u e
moderne.
Leurs ancêtres étaient des « nouvelles à la main », correspondances
manuscrites organisées dès le XIII siècle en Allemagne et en Italie, où on
les appelle des avvisi, écrits par des menanti. Narguant les censeurs officiels
qui les traquent, ils colportent toutes sortes de rumeurs et d'indiscrétions.
Plus tard, la Renaissance voit naître les gazetiers, qui réalisent des cahiers
imprimés de quatre, huit ou seize pages, vendus en librairie ou par colpor-
tage dans les grandes villes. Y sont relatés les événements les plus divers :
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a u c u n t h è m e s u s c e p t i b l e d e r e t e n i r l ' a t t e n t i o n , c o n t r a i r e m e n t à la
t é l é v i s i o n « t r a n s f r o n t i è r e s » q u i , i n v o q u a n t ce q u i est c o m m u n à
t o u s les h o m m e s , c h e r c h e à a p p r o f o n d i r d e s c e n t r e s d ' i n t é r ê t s p a r t i -
c u l i e r s d a n s l ' e s p o i r d ' a t t i r e r v e r s elle le p l u s g r a n d n o m b r e d e c e u x
q u i s ' y i n t é r e s s e n t , f u s s e n t - i l s t r è s é l o i g n é s g é o g r a p h i q u e m e n t les
u n s d e s a u t r e s : d a n s ce d e r n i e r cas, o n a d o p t e v o l o n t i e r s u n e
logique thématique.
L a t é l é v i s i o n l o c a l e o u r é g i o n a l e , q u ' i l s ' a g i s s e d e la d i f f u s i o n d e
p r o g r a m m e s v e n u s d'ailleurs o u b i e n de l'édition de p r o g r a m m e s
p r o d u i t s s u r p l a c e , d a n s le c a d r e d e l a r é g i o n , e m p r u n t e d e u x v o i e s
d i s t i n c t e s : d ' u n e p a r t les o n d e s h e r t z i e n n e s , a v e c l e u r s é m e t t e u r s e t
l e u r s r e l a i s « t e r r e s t r e s » ; d ' a u t r e p a r t , le c â b l e , p a r t i c u l i è r e m e n t
a p p r o p r i é a u x zones de forte densité de p o p u l a t i o n .
Les chaînes utilisant le réseau hertzien terrestre
D a n s l ' h e x a g o n e , France 3 o c c u p e d e f a ç o n p r i v i l é g i é e ce c r é -
n e a u d e la p r o x i m i t é q u i fait m ê m e p a r t i e d e s o n c a h i e r d e s
c h a r g e s : « France 3 a f f i r m e s a v o c a t i o n p a r t i c u l i è r e d e c h a î n e
r é g i o n a l e e t l o c a l e . E l l e p r i v i l é g i e l ' i n f o r m a t i o n d é c e n t r a l i s é e e t les
é v é n e m e n t s r é g i o n a u x , n o t a m m e n t c u l t u r e l s e t s p o r t i f s . Elle
accorde une place importante aux j o u r n a u x régionaux d'informa-
tion et à la télévision de p r o x i m i t é . C e s p r o g r a m m e s r é g i o n a u x ou
d e s o u r c e r é g i o n a l e p e u v e n t ê t r e r e p r i s d a n s le p r o g r a m m e n a t i o -
n a l d e la c h a î n e . L e p r o g r a m m e n a t i o n a l e t le r é s e a u d e s t a t i o n s
r é g i o n a l e s s o n t c o n ç u s c o m m e d e u x outils a u service d ' u n e poli-
t i q u e d ' a m é n a g e m e n t a u d i o v i s u e l d u t e r r i t o i r e . » France 3 b é n é f i -
cie m ê m e a v e c Info vidéo 3 d ' u n e b a n q u e d ' i m a g e s b r u t e s e t d e
m a g a z i n e s r é g i o n a u x . M a i s elle n ' e s t p l u s , a u j o u r d ' h u i , l a s e u l e
f e n ê t r e o u v e r t e s u r les r é g i o n s : TF1 c o m p t e a c t u e l l e m e n t t r e i z e
é q u i p e s r é g i o n a l e s p e r m a n e n t e s , et M 6 s e p t d é c r o c h a g e s . Q u a n t à
France 2, elle p o s s è d e h u i t b u r e a u x l o c a u x et u n r é s e a u i m p o r t a n t
de correspondants.
L ' e s s o r d e s t é l é v i s i o n s l o c a l e s t r a n s m i s e s e n h e r t z i e n est f r e i n é
p a r p l u s i e u r s obstacles : d ' a b o r d , l'inertie des h a b i t u d e s des télé-
s p e c t a t e u r s q u i les d é t o u r n e v e r s les c h a î n e s n a t i o n a l e s a p r è s le c a r -
r e f o u r d e 19 h 4 0 - 2 0 h ; e n s u i t e , la d i f f i c u l t é à t r o u v e r d e s res-
sources publicitaires d a n s des zones g é o g r a p h i q u e s limitées,
r e s s o u r c e s q u i s o n t d r a i n é e s v e r s les a u t r e s m é d i a s , n a t i o n a u x o u
r é g i o n a u x , d é j à p r é s e n t s s u r le t e r r a i n e t q u i j o u i s s e n t d e l a n o t o -
riété q u e leur confère l'antériorité.
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Le câble
Il s ' a g i t d e la s e c o n d e v o i e d e t r a n s m i s s i o n q u i s ' o f f r e a u x télé-
v i s i o n s l o c a l e s . E n F r a n c e , le « p l a n c â b l e » e n t e n d a i t f a i r e d u
c a n a l l o c a l n o n s e u l e m e n t u n a t o u t p o u r la t é l é d i s t r i b u t i o n , m a i s
é g a l e m e n t la p a r t i c u l a r i t é e x c l u s i v e d u « p l a n d e s e r v i c e » d e s diffé-
r e n t s r é s e a u x . P o u r t a n t , e n 1 9 9 2 , d i x a n s a p r è s la d é f i n i t i o n d u
p l a n c â b l e , s u r les q u e l q u e 1 5 0 r é s e a u x e x i s t a n t s 14 s e u l e m e n t
o f f r a i e n t à l e u r s a b o n n é s u n c a n a l local. C e s o n t s u r t o u t les g r a n d e s
agglomérations P a r i s , Marseille, Montpellier, Rennes...), qui pro-
p o s e n t ce t y p e d e s e r v i c e .
Le c o n t e n u des p r o g r a m m e s varie d ' u n r é s e a u à l ' a u t r e : cer-
tains sont de simples j o u r n a u x v i d é o g r a p h i q u e s d ' i n f o r m a t i o n , tan-
dis q u e d ' a u t r e s se r a p p r o c h e n t d a v a n t a g e d e c e u x d e s c h a î n e s
généralistes nationales, avec u n e d u r é e de p r o g r a m m a t i o n d é p a s -
s a n t s o u v e n t les d i x h e u r e s q u o t i d i e n n e s . L ' e x a m e n d e s p r o -
g r a m m e s d e s c a n a u x l o c a u x fait a p p a r a î t r e t r o i s o r i e n t a t i o n s :
d ' a b o r d , les j o u r n a u x l o c a u x d ' i n f o r m a t i o n , c o m m e à B o u l o g n e o u
à L i n g o l s h e i m ; e n s u i t e , les p r o g r a m m e s d e v o i s i n a g e o u d e p r o x i -
mité, c o m m e à Nice, Villeneuve d'Ascq ou G r a n d e - S y n t h e ; enfin,
les p r o g r a m m a t i o n s l o c a l e s à v o c a t i o n g é n é r a l i s t e , q u i se n o u r r i s -
s e n t s o u v e n t a u p r è s d e f o u r n i s s e u r s n a t i o n a u x d e p r o g r a m m e s et
offrent u n p r o g r a m m e produit localement, c o m m e à Paris ou à
Marseille.
Il est é g a l e m e n t p o s s i b l e d e t r o u v e r a u c â b l e d ' a u t r e s a p p l i c a -
t i o n s : c o m m e il s ' a g i t d ' u n m é d i a d e p r o x i m i t é , le p l u s s o u v e n t à
l'échelle d ' u n e c o m m u n e o u d ' u n g r o u p e m e n t de c o m m u n e s , c'est
d a n s la d i v e r s i f i c a t i o n d e s s e r v i c e s d e p r o x i m i t é q u ' i l a le p l u s d e
c h a n c e s d e r e n c o n t r e r d e n o u v e a u x b e s o i n s , a u - d e l à d e la s e u l e
t é l é d i s t r i b u t i o n . O n p e u t c i t e r l ' e x e m p l e d e la v i d é o s u r v e i l l a n c e
q u i utilise les r é s e a u x c â b l é s à R o u b a i x e t à L e v a l l o i s - P e r r e t , d e s
b a n q u e s d e d o n n é e s u r b a i n e s à M u l h o u s e , d e la d o m o t i q u e à M e t z
et à C l i c h y o u e n c o r e d e l a f o r m a t i o n à d i s t a n c e s o u s f o r m e d e télé-
f o r m a t i o n d e p r o x i m i t é , telle q u ' e l l e est p r o p o s é e p a r la s o c i é t é
Région Câble.
L ' e x a m e n d e la s i t u a t i o n d e s t é l é v i s i o n s l o c a l e s fait s u r g i r la
question de leur avenir. Celui-ci d é p e n d , d ' u n e part, de l'évolution
respective des différents m o y e n s de transmission : à plus o u m o i n s
l o n g t e r m e , le c â b l e est a p p e l é à r e m p l a c e r p r o g r e s s i v e m e n t la v o i e
h e r t z i e n n e t e r r e s t r e . D ' a u t r e p a r t , les t é l é v i s i o n s l o c a l e s a u r o n t à
t r o u v e r u n e p l a c e p a r m i d ' a u t r e s t é l é v i s i o n s g é n é r a l i s t e s et t h é m a t i -
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q u e s ( n a t i o n a l e s o u é t r a n g è r e s ) , ce q u i s o u l è v e l a q u e s t i o n d e s a v o i r
à p a r t i r d e q u e l seuil d ' a u d i e n c e il est p o s s i b l e d e l a n c e r o u
d ' e x p l o i t e r u n c a n a l local, de p a s s e r de l ' a m a t e u r i s m e au profes-
sionnalisme.
Les j o u r n a u x , e n t r e le local e t le p l a n é t a i r e
Si l a t é l é v i s i o n et l a r a d i o , d u fait d e l e u r p o s i t i o n d o m i n a n t e ,
m é r i t e n t u n e a t t e n t i o n p a r t i c u l i è r e , il c o n v i e n t n é a n m o i n s d e n e
p a s d é l a i s s e r la p r e s s e , les j o u r n a u x a y a n t é t é les seuls c a p a b l e s , j u s -
q u ' à la fin d e la d é c e n n i e 1 9 8 0 , e t a v a n t t o u s les a u t r e s m é d i a s , d e
j o u e r s u r les d i f f é r e n t s t a b l e a u x : ils o s c i l l e n t , e u x aussi, e n t r e le p l a -
n é t a i r e et le l o c a l , e n t r e le H e r a l d Tribune e t le j o u r n a l d e q u a r t i e r .
M a i s p l u s q u e t o u t a u t r e m é d i a , l a p r e s s e i m p r i m é e se h e u r t e a u x
b a r r i è r e s l i n g u i s t i q u e s : q u o i d e p l u s difficile, à p r e m i è r e v u e , q u e
d'exporter un journal ?
C e t t e difficulté n'est c e p e n d a n t q u ' u n e a p p a r e n c e et de n o m -
b r e u x j o u r n a u x o n t tenté depuis q u e l q u e s a n n é e s de la s u r m o n t e r .
L e u r s p é c i a l i s a t i o n c o n s t i t u e u n a t o u t d é c i s i f d a n s la v o i e d e l ' i n t e r -
nationalisation, qui p e u t revêtir d e u x formes distinctes. Certains
é d i t e u r s s ' e m p l o i e n t à a d a p t e r a u x attentes des m a r c h é s extérieurs
u n e f o r m u l e à s u c c è s : a i n s i e n v a - t - i l d e Géo, d e Femme Actuelle o u
d e Télé Loisirs a p p a r t e n a n t a u g r o u p e a l l e m a n d B e r t e l s m a n n ; a i n s i
d e s m a g a z i n e s c o m m e Elle o u M a r i e - C l a i r e e x i s t e n t - i l s e n 15 v e r -
s i o n s d i f f é r e n t e s d a n s le m o n d e . D ' a u t r e s é d i t e u r s , e n r e v a n c h e ,
choisissent u n e autre voie p o u r l ' e x p o r t a t i o n : plutôt q u ' u n titre ou
u n e f o r m u l e , ils e n t e n d e n t e x p o r t e r u n s a v o i r - f a i r e . C ' e s t p a r
e x e m p l e le cas d u g r o u p e f r a n ç a i s d e R o b e r t H e r s a n t q u i , o u t r e ses
p a r t i c i p a t i o n s a u c a p i t a l d e n o m b r e u x j o u r n a u x é t r a n g e r s (Le Soir
en Belgique, El Diano en Espagne...), s'attache à exporter une com-
pétence ; c o m m e l'explique E m m a n u e l Kriegel, chargé d u dévelop-
p e m e n t d u g r o u p e à l ' E s t , c e t a p p o r t est t r i p l e : « U n a p p o r t t e c h -
n i q u e , a v e c l ' i n f o r m a t i s a t i o n d e s r é d a c t i o n s et la c o n s t r u c t i o n
d ' i m p r i m e r i e s offset ; u n a p p o r t c o m m e r c i a l , a v e c le d é v e l o p p e -
m e n t d e l a p u b l i c i t é , d e la p r o m o t i o n e t d e l a d i s t r i b u t i o n ; u n
a p p o r t éditorial, avec l'accès a u x r é s e a u x d ' i n f o r m a t i o n s et a u x
grandes signatures du groupe. »
P l u s i e u r s é v o l u t i o n s f a v o r i s e n t c e t t e i n t e r n a t i o n a l i s a t i o n d e la
p r e s s e . D ' u n e p a r t , les d i s p o s i t i o n s a n t i c o n c e n t r a t i o n , q u ' e l l e s
s o i e n t d ' o r d r e l é g i s l a t i f o u r é g l e m e n t a i r e , i n c i t e n t les é d i t e u r s q u i
sont d a n s l'impossibilité de d é v e l o p p e r d a v a n t a g e leurs activités
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d a n s leur pays d ' o r i g i n e à sortir des frontières de celui-ci. D ' a u t r e
p a r t , les p o t e n t i a l i t é s q u e r e c è l e l ' i n n o v a t i o n t e c h n o l o g i q u e r e p r é -
sentent également une incitation à l'exportation.
N é a n m o i n s , la c a r t e e u r o p é e n n e , p o u r l a p r e s s e , m o n t r e n t à l a
fois les l i m i t e s et les p e r s p e c t i v e s d e l a m o n d i a l i s a t i o n d e s c o m m u -
n i c a t i o n s : l ' é c h e c d u p r o j e t d e R o b e r t M a x w e l l , The E u r o p e a n
Daily, a i n s i q u e les d i f f i c u l t é s r e n c o n t r é e s p a r The E u r o p e a n m o n -
t r e n t c o m b i e n il est difficile, v o i r e i m p o s s i b l e , d e c r é e r ex nihilo u n
titre e n t i è r e m e n t n o u v e a u à l'échelle e u r o p é e n n e . L ' a u t r e ensei-
g n e m e n t d e ces é c h e c s est q u ' i l s f o n t a p p a r a î t r e la n é c e s s i t é d e
c o n q u é r i r des parts de m a r c h é a u x Etats-Unis, n o n s e u l e m e n t
d a n s le d o m a i n e d e l ' é d i t i o n p r o p r e m e n t d i t e , m a i s é g a l e m e n t
d a n s celui de l ' i m p r i m e r i e o u de la distribution. L a m o n d i a l i s a -
t i o n est u n p a s s a g e o b l i g é p o u r l ' E u r o p e d e s c o m m u n i c a t i o n s ;
c ' e s t ce q u ' e x p r i m a i t T o d o r o v d a n s s o n r a p p o r t d e 1991 s u r la
presse en F r a n c e : « La d i m e n s i o n e u r o p é e n n e n'est pas perti-
n e n t e à elle s e u l e e t n ' a d e s e n s q u ' i n t é g r é e d a n s u n e s t r a t é g i e
mondiale. »
L e s u t o p i e s d e la c o m m u n i c a t i o n
P h é n o m è n e t e c h n i q u e e t p h é n o m è n e d e s o c i é t é , la c o m m u n i c a -
t i o n est a u j o u r d ' h u i o m n i p r é s e n t e . P o u r t a n t , le c o n c e p t r e s t e a s s e z
flou, et l a r é a l i t é q u ' i l r e c o u v r e est à l a fois v a s t e e t d i v e r s e . L ' i n d u s -
trie de la c o m m u n i c a t i o n r e p r é s e n t e u n e p a r t g r a n d i s s a n t e de l'ac-
tivité d e s h o m m e s . L a p l a c e d e s m é d i a s d a n s les s o c i é t é s i n d u s -
trielles d e v i e n t c e n t r a l e . L e u r i m p o r t a n c e d a n s la v i e q u o t i d i e n n e
est l a m e s u r e d e l a v a l e u r q u e n o u s l e u r a c c o r d o n s , et d e l a f o n c t i o n
q u ' i l s o c c u p e n t d a n s l ' é c o n o m i e d e s r e l a t i o n s e n t r e les m e m b r e s d e
la s o c i é t é . Il s e m b l e q u e le d é v e l o p p e m e n t d e s s o c i é t é s e t l a c o m -
plexité croissante de l'organisation d u m o n d e requièrent, en contre-
partie, u n e circulation de plus en plus a b o n d a n t e et c o m p l e x e de
l'information.
Selon Philippe Breton, la c o m m u n i c a t i o n est d e v e n u e u n e
u t o p i e , u n e v a l e u r e n soi. O n l ' i d e n t i f i e à u n e v a l e u r p o s i t i v e , sui-
v a n t le r a i s o n n e m e n t p l u s o u m o i n s e x p l i c i t e s e l o n l e q u e l u n e
s o c i é t é q u i c o m m u n i q u e b i e n est u n e s o c i é t é h e u r e u s e , t a n d i s
q u ' u n e société qui c o m m u n i q u e m a l c o n n a î t des dysfonction-
n e m e n t s q u i a f f e c t e n t , e n d e r n i è r e a n a l y s e , le b o n h e u r d e ses
membres.
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Cybernétique et communication
D a n s l ' a p r è s - g u e r r e , l ' i n f o r m a t i q u e n a i s s a n t e , les m a t h é m a t i -
q u e s et u n e n s e m b l e d ' a u t r e s d i s c i p l i n e s c o l l a b o r e n t p o u r f o n d e r la
c y b e r n é t i q u e , l ' é t u d e d e s lois g é n é r a l e s d e l a c o m m u n i c a t i o n , d a n s
t o u t e l ' e x t e n s i o n q u ' o n p e u t d o n n e r au t e r m e , qui e n g l o b e des p h é -
n o m è n e s biologiques, m é c a n i q u e s o u sociaux. O n voit a p p a r a î t r e
a l o r s , a v e c le m a t h é m a t i c i e n N o r b e r t W i e n e r , u n e t h é o r i e d e la
c o m m u n i c a t i o n f o n d é e sur u n e t h é o r i e de l ' i n f o r m a t i o n , au sens des
m a t h é m a t i c i e n s et de C l a u d e S h a n n o n , c'est-à-dire a u sens de
signes p o u v a n t c o r r e s p o n d r e à u n e réalité p h y s i q u e .
L a c o m m u n i c a t i o n est c o n ç u e c o m m e u n c o m p o r t e m e n t
d ' é c h a n g e d ' i n f o r m a t i o n — le t e r m e d e c o m p o r t e m e n t é t a n t c o m -
p r i s d a n s le s e n s b é h a v i o r i s t e d e p h é n o m è n e o b s e r v a b l e . S ' y r a t t a -
c h e n t les c o n c e p t s d e r é t r o a c t i o n (feed-back), d ' e n t r é e (input) e t d e
s o r t i e ( o u t p u t ) , q u i d é f i n i s s e n t d e s é l é m e n t s e s s e n t i e l s d e ce c o m p o r -
tement. Elargissant des résultats m a t h é m a t i q u e s à des p h é n o m è n e s
n a t u r e l s e t s o c i a u x , W i e n e r a n a l y s e le m o n d e e n t e r m e s d e c o m p o r -
t e m e n t s d ' é c h a n g e d ' i n f o r m a t i o n et d e r é a c t i o n a u x i n f o r m a t i o n s
é c h a n g é e s . T o u s les ê t r e s s o n t e n g a g é s d a n s ces p r o c e s s u s , q u i o r g a -
n i s e n t le f o n c t i o n n e m e n t d e l ' u n i v e r s . Il o p p o s e la c o m m u n i c a t i o n ,
l'activité s t r u c t u r a n t e de l'information qui crée de l'ordre, au
d é s o r d r e e n t r o p i q u e , n o t i o n a p p a r t e n a n t à la t h e r m o d y n a m i q u e ,
o ù elle d é s i g n e l ' é t a t d ' h o m o g é n é i t é d ' u n s y s t è m e ( t h e r m i q u e ) o ù
les é c h a n g e s se s o n t a r r ê t é s , e t q u i se t r o u v e d a n s u n e s i t u a t i o n d e
désordre maximal.
L a t h è s e d e W i e n e r est q u ' i l f a u t l u t t e r c o n t r e le d é s o r d r e e n t r o -
p i q u e e n f a v o r i s a n t l a c o m m u n i c a t i o n , l ' é c h a n g e d ' i n f o r m a t i o n et
la r é g u l a t i o n p a r l ' i n f o r m a t i o n . O n c o m p r e n d q u e c e t t e t h è s e ,
a p p l i q u é e a u f o n c t i o n n e m e n t social, c o n d u i s e à u n e valorisation
i n t r i n s è q u e de la c o m m u n i c a t i o n .
D e ce fait, c o m m e le s o u l i g n e P h i l i p p e B r e t o n , l a c o n c e p t i o n
h u m a n i s t e de l ' h o m m e g o u v e r n é de l ' i n t é r i e u r a cédé la place à
celle d e l ' h o m m e i n s c r i t d a n s u n s y s t è m e d e c o m m u n i c a t i o n , d a n s
u n r é s e a u d ' é c h a n g e d ' i n f o r m a t i o n . C e t t e c o n c e p t i o n a des aspects
m é c a n i s t e s : l ' h o m m e n ' e s t p a s p r i v i l é g i é d a n s le p r o c e s s u s d e c o m -
m u n i c a t i o n , qui c o n c e r n e en réalité tout être existant. L a c o m m u -
n i c a t i o n est p a r t o u t . L e s m o d è l e s b i o l o g i q u e s o u m é c a n i q u e s s o n t
e n effet p a r t i c u l i è r e m e n t v a l o r i s é s d a n s u n e telle c o n c e p t i o n : la
m a c h i n e , c o m m e l'organisme vivant, constitue u n dispositif capable
d e r é s i s t e r à l ' e n t r o p i e e n c r é a n t d e l ' o r g a n i s a t i o n . A u t o m a t i s é e , la
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m a c h i n e est c a p a b l e d e p r e n d r e d e s « d é c i s i o n s », d e « r é a g i r » à
des i n f o r m a t i o n s , c o m m e u n t h e r m o s t a t réagit à la baisse de la t e m -
p é r a t u r e en d é c l e n c h a n t u n dispositif de chauffage. L ' o r d i n a t e u r
est la r é a l i s a t i o n la p l u s p a r f a i t e d e ce t y p e d e d i s p o s i t i f s , p u i s q u e s a
f o n c t i o n m ê m e , s a n a t u r e , est d e t r a i t e r d e l ' i n f o r m a t i o n . D e c e fait,
il d e v i e n t u n e m a c h i n e « u n i v e r s e l l e » c a p a b l e d e r e m p l i r n ' i m -
porte quelle tâche d o n t on p e u t d o n n e r u n e description formalisée.
D a n s certaines a p p l i c a t i o n s e x t r ê m e s des t h é o r i c i e n s de l'intelli-
g e n c e artificielle, l ' h o m m e est c o n s i d é r é c o m m e u n e m a c h i n e à
t r a i t e r d e l ' i n f o r m a t i o n , s u r le m o d è l e d e l ' o r d i n a t e u r . C e t t e
c o n c e p t i o n , a p p l i q u é e à d ' a u t r e s d o m a i n e s , p e u t d o n n e r lieu à d e s
d é v e l o p p e m e n t s tels q u e c e r t a i n e s t h é r a p i e s c o g n i t i v e s , q u i c o n s i d è -
r e n t la p a t h o l o g i e p s y c h i q u e c o m m e u n d y s f o n c t i o n n e m e n t d a n s le
traitement de l'information, c o m m e une erreur cognitive : mal
c o m m u n i q u e r et m a l c o n n a î t r e l ' e n v i r o n n e m e n t c o n d u i s e n t à la
p a t h o l o g i e e t a u m a l h e u r , il f a u t d o n c r é t a b l i r u n e c o m m u n i c a t i o n
h a r m o n i e u s e p o u r r e t r o u v e r la « s a n t é » et le b i e n - ê t r e .
« Homo c o m m u n i c a n s »
C e s a s p e c t s t h é o r i q u e s liés a u c o n c e p t d e c o m m u n i c a t i o n v o n t
d a n s le sens d ' u n e v a l o r i s a t i o n d e la c o m m u n i c a t i o n p o u r elle-
m ê m e , q u i c o r r e s p o n d à u n e t e n d a n c e p r o f o n d e d a n s les c o n s -
c i e n c e s , d e p u i s l a fin d e la d e u x i è m e g u e r r e m o n d i a l e . L a c o m m u -
n i c a t i o n n ' e s t p a s u n e a c t i v i t é c o m m e les a u t r e s , p u i s q u ' e l l e p e u t
servir de m o d è l e p o u r p e n s e r l ' h o m m e l u i - m ê m e . C'est u n e activité
s t r u c t u r a n t e , liée, d a n s le cas d e l ' h o m m e , a u l a n g a g e . O r , le l a n -
g a g e est i n d i s s o c i a b l e d e la n a t u r e d e l ' h o m m e . P o u r L a c a n , l ' i n -
c o n s c i e n t est s t r u c t u r é c o m m e u n l a n g a g e . L e s s t r u c t u r a l i s t e s y o n t
é g a l e m e n t p u i s é c e r t a i n e s i n s p i r a t i o n s . P o u r les p e n s e u r s d e la
s e c o n d e m o i t i é d u X X siècle, l ' a p t i t u d e à la c o m m u n i c a t i o n est f o n -
d a m e n t a l e p o u r p e n s e r l ' h u m a i n : il est p a r n a t u r e u n ê t r e c o m m u -
n i c a n t , a u p o i n t q u e p a r f o i s il est r é d u i t à c e t t e s e u l e f o n c t i o n . L e
t h è m e n'est certes pas n o u v e a u , mais l ' a m p l e u r qu'il a prise dans
les c o n s c i e n c e s et les a p p l i c a t i o n s q u ' i l a t r o u v é e s d a n s les s o c i é t é s
e n f o n t u n d e s t r a i t s s a i l l a n t s d e c e t t e fin d e siècle.
D e fait, q u a n d o n d é n o n c e les a b u s d e la c o m m u n i c a t i o n e t d e
l ' u s a g e d e s m é d i a s d a n s l a s o c i é t é , c ' e s t e n c o r e p o u r p o i n t e r u n dys-
f o n c t i o n n e m e n t : n o n p o u r r e m e t t r e en cause la nécessité de la
c o m m u n i c a t i o n , m a i s ses m o y e n s , sa f o r m e o u les fins q u ' o n lui fait
servir.
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L ' é c h e c d u nazisme, l'effondrement des systèmes c o m m u n i s t e s
s o n t a u t a n t d ' e x e m p l e s o ù la « b o n n e » c o m m u n i c a t i o n c h a s s e l a
m a u v a i s e : il s ' a g i s s a i t e n effet d e s y s t è m e s p o l i t i q u e s r e p o s a n t l a r -
g e m e n t s u r la m a n i p u l a t i o n d e l ' i n f o r m a t i o n e t d e la c o m m u n i c a -
t i o n s o c i a l e à d e s fins i d é o l o g i q u e s . L e t r i o m p h e d ' u n m o d è l e l i b é r a l
l u i - m ê m e l a r g e m e n t c r i t i q u é n ' e s t p a s sans lien avec sa m a n i è r e d e
traiter l ' i n f o r m a t i o n , et avec son idéal affiché de liberté de l'infor-
m a t i o n e t d e d r o i t à la c o m m u n i c a t i o n .
Les p r o m e s s e s d e la s o c i é t é d e c o m m u n i c a t i o n
L a s o c i é t é d e c o m m u n i c a t i o n t i e n t - e l l e t o u t e s ses p r o m e s s e s ?
S o u v e n t , l ' a c c e n t est m i s d a v a n t a g e s u r les m o y e n s d e l a c o m m u n i -
c a t i o n q u e s u r la r é a l i t é d e s r e l a t i o n s c r é é e s e n t r e les h o m m e s . T r o p
s o u v e n t , la c r o y a n c e — j u s t i f i é e — d a n s u n effet b é n é f i q u e d e l a
c o m m u n i c a t i o n s u r le f o n c t i o n n e m e n t s o c i a l se t r a d u i t p a r l ' i d é e
q u e le s e u l fait d e c o m m u n i q u e r suffit p o u r v i v r e h a r m o n i e u s e m e n t
e n s o c i é t é . Il s u f f i r a i t a l o r s d e d o n n e r à t o u s les m o y e n s d e c o m m u -
n i q u e r e t la c a p a c i t é d e s ' e n s e r v i r p o u r r é s o u d r e t o u s les p r o -
b l è m e s . N u l d o u t e q u e les p r o j e t s a c t u e l s d ' a u t o r o u t e s d e l ' i n f o r m a -
t i o n , q u i f l e u r i s s e n t p a r t o u t d a n s le m o n d e i n d u s t r i a l i s é , p r o c è d e n t
p l u s o u m o i n s d i r e c t e m e n t d ' u n e telle i n s p i r a t i o n .
Le rapport consacré à cette question par le vice-président de la Commis-
sion européenne, en 1994, précise notamment que « les infrastructures de
télécommunications peuvent se révéler un instrument extraordinaire à la
disposition des peuples pour améliorer la société ». Bien entendu, cette
conception est solidement confortée par l'intérêt économique de ce type de
grands projets, supposés favorables à la relance de l'activité.
L a c o m m u n i c a t i o n , a i n s i , d o n n e lieu à b i e n d e s a m a l g a m e s :
elle d e v i e n t u n e clé u n i v e r s e l l e , c a p a b l e d e r é s o u d r e a u s s i b i e n les
t r o u b l e s d e l a p e r s o n n a l i t é q u e les d i f f i c u l t é s d e management d a n s
l ' e n t r e p r i s e . A p p l i q u é e i n d i f f é r e m m e n t à t o u s les p r o b l è m e s , elle
d e v i e n t s o u v e n t l ' i n s t r u m e n t d u c o n s e n s u s et d e l ' h a r m o n i s a t i o n
des valeurs et des c o m p o r t e m e n t s , a u risque d ' o c c u l t e r o u de nier
les c o n f l i t s et les d i f f é r e n c e s .
E l l e d e v i e n t aussi, p a r f o i s , u n i n s t r u m e n t d e p o u v o i r a u s e r v i c e
d e c e u x q u i o n t a c c è s a u x m é d i a s et q u i b é n é f i c i e n t d e l e u r i m p a c t
e t d e l e u r i m a g e , d o n t n a i s s e n t l a n o t o r i é t é et la c é l é b r i t é . S o u v e n t ,
d e ce fait, le p r o c e s s u s d e c o n s t i t u t i o n d e l ' i n f o r m a t i o n , a u sens d e
l ' é t a b l i s s e m e n t d ' u n s a v o i r , est o c c u l t é a u p r o f i t d u p r o c e s s u s d e
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c o m m u n i c a t i o n . L ' a c c e n t est m i s s u r c e l u i q u i c o m m u n i q u e u n
s a v o i r d e v e n u m e s s a g e , d a v a n t a g e q u e s u r c e l u i q u i é l a b o r e ce
s a v o i r . C e t effet p e r v e r s t o u c h e m ê m e d e s f o n c t i o n s d o n t l ' e x t r ê m e
s p é c i a l i s a t i o n s e m b l e les m e t t r e à l ' a b r i d e s e x c è s m é d i a t i q u e s :
a i n s i , la r e c h e r c h e s c i e n t i f i q u e , p a r e x e m p l e , se t r o u v e d e p l u s e n
p l u s liée, d a n s s o n o r g a n i s a t i o n m ê m e , à la c o m m u n i c a t i o n d e s
r é s u l t a t s d e l a r e c h e r c h e . L e p r e s t i g e e t la r e c o n n a i s s a n c e s o c i a l e
s o n t t r è s l a r g e m e n t d é p e n d a n t s d u s u c c è s m é d i a t i q u e et d e la c a p a -
c i t é à « c o m m u n i q u e r ».
O n fait r é g u l i è r e m e n t ce p r o c è s à la s o c i é t é d e se v o u e r a u s p e c -
t a c l e p e r m a n e n t d ' e l l e - m ê m e . Il est v r a i , q u ' e n m o i n s d e d e u x a n s ,
e n t r e les i m a g e s d e B e r l i n o u d e T i m i s o a r a e t la d i s s o l u t i o n officielle
d e l ' U n i o n s o v i é t i q u e , le m o n d e a c h a n g é d e d i r e c t i o n . E t les
m é d i a s , l a t é l é v i s i o n e n p a r t i c u l i e r , lui o n t o f f e r t les i n s t r u m e n t s
d ' u n e n o u v e l l e c i v i l i s a t i o n , celle d ' u n v i l l a g e p l a n é t a i r e . L ' e s p a c e a
é t é a b o l i , le t e m p s a u s s i , a v e c le d i r e c t , les s a t e l l i t e s et les a t t a c h é -
c a s e s d e s r e p o r t e r s p o l y v a l e n t s . M a i s le d i r e c t n e n o u s laisse p l u s le
t e m p s d e p e n s e r . L a t é l é v i s i o n n e se c o n t e n t e p l u s d e r a c o n t e r l ' h i s -
t o i r e . E l l e lui i m p o s e ses h o r a i r e s : e s t - c e u n h a s a r d si les S c u d s i r a -
k i e n s a r r i v a i e n t s u r T e l - A v i v q u e l q u e s m i n u t e s s e u l e m e n t a v a n t les
j o u r n a u x télévisés d u soir, c e u x de Paris, L o n d r e s , N e w Y o r k o u
L o s A n g e l e s ? L e s h o m m e s d ' E t a t n a i s s e n t et m e u r e n t , p o l i t i q u e -
m e n t , s u r le p e t i t é c r a n , a u m o i n s si l ' o n e n c r o i t l ' o p i n i o n .
Les m é d i a s n e n o u s c a c h e n t plus rien. M a i s a p p r e n n e n t - i l s vrai-
m e n t q u e l q u e chose à q u e l q u ' u n ? La t r a n s p a r e n c e qu'ils veulent
é t a b l i r a aussi ses z o n e s d ' o m b r e e t ses p i è g e s , o ù l ' i d é a l d ' o b j e c t i -
vité est p r i s e n d é f a u t : o n l ' a v u à T i m i s o a r a e t e n I r a k , m a i s les
occasions de s'en a p e r c e v o i r sont n o m b r e u s e s . M a n i p u l a t i o n s et
g o û t d u s p e c t a c l e , p a r f o i s , la m a u v a i s e i n f o r m a t i o n c h a s s e la
b o n n e , e n a v e u g l a n t le p u b l i c p a r le l u x e d e la m i s e e n s c è n e d ' u n e
i n f o r m a t i o n d e v e n u e s p e c t a c l e , o u b l i e u s e d e sa p r o p r e f i n a l i t é .
E n o u t r e , d a n s u n e s o c i é t é o ù l ' o n p r i v i l é g i e les m é d i a s , c ' e s t - à -
d i r e la c o m m u n i c a t i o n i n d i r e c t e , u n e s o c i é t é o ù c h a c u n est r i v é
d e v a n t l ' é c r a n , n e r i s q u e - t - o n p a s d e p e r d r e la c h a l e u r d e la r e n -
c o n t r e d i r e c t e ? L e s m é d i a s , q u i a b o l i s s e n t les d i s t a n c e s , q u i n o u s
t r a n s p o r t e n t e n d i r e c t p a r t o u t d a n s le m o n d e , n o u s r a p p r o c h e n t - i l s
v r a i m e n t d e s a u t r e s ? L a r e c h e r c h e d e la t r a n s p a r e n c e a b s o l u e e t le
c u l t e d e ce q u i est m o n t r é n e s u f f i s e n t p a s à c a l m e r les v i o l e n c e s ni
à c o n s t r u i r e u n m o n d e a p a i s é . C ' e s t q u e ni l a c o m m u n i c a t i o n , ni
les m é d i a s n e s u f f i s e n t à c e t t e t â c h e . N o n q u ' i l s y s o i e n t i n u t i l e s ,
b i e n a u c o n t r a i r e . M a i s ils n e p e u v e n t ê t r e q u ' u n m o y e n d o n t dis-
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p o s e la s o c i é t é p o u r se t r a n s f o r m e r e l l e - m ê m e et a c c o m p l i r d e s b u t s
q u ' e l l e d o i t se f i x e r . L a c o m m u n i c a t i o n n e s a u r a i t ê t r e u n e fin p a r
e l l e - m ê m e . E n r e v a n c h e , elle p e u t ê t r e u n i n s t r u m e n t p u i s s a n t a u
s e r v i c e d ' u n o b j e c t i f , q u e l q u ' i l soit.
C ' e s t p o u r q u o i il c o n v i e n t d e n e p a s se c o m p l a i r e d a n s le c u l t e
d e la c o m m u n i c a t i o n e t d e s m é d i a s e n c u l t i v a n t l ' i d é e q u ' i l f a u t
c o m m u n i q u e r t o u j o u r s p l u s et a v e c d e s m o y e n s t o u j o u r s p l u s p e r -
f e c t i o n n é s : il f a u t s u r t o u t c o m m u n i q u e r m i e u x , m e t t r e v é r i t a b l e -
m e n t les h o m m e s e n r e l a t i o n , se d é f a i r e d e l a s é d u c t i o n s u p e r f i c i e l l e
d e s a r t i f i c e s p o u r e x p l o i t e r p l u s u t i l e m e n t le f o r m i d a b l e i n s t r u m e n t
d e s a v o i r e t d e m i s e e n r e l a t i o n q u e p e u v e n t ê t r e les m é d i a s .
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LECTURES C O N S E I L L É E S
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DEUXIÈME PARTIE
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Queré (L.), Des miroirs équivoques. Aux origines de la communication moderne, Paris,
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Riesman (D.), La foule solitaire. Anatomie de la société moderne, Paris, Arthaud, 1964,
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rion, 1991, 316 p.
Woodron (A.), Information et manipulation, Paris, Ed. du Félin, 1991, 204 p.
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Imprimé en France
Imprimerie des Presses Universitaires de France
73, avenue Ronsard, 41100 Vendôme
Novembre 1994 — N° 41 035
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Collection
Premier
Cycle
C l a u d e AYME — V e r s i o n a n g l a i s e / F i l i è r e c l a s s i q u e
F r a n c i s BALLE — I n t r o d u c t i o n a u x m é d i a s
M a r i e - C l a i r e BANCQUART, P i e r r e CAHNÉ — L i t t é r a t u r e f r a n ç a i s e d u X X s i è c l e
J e a n - L o u i s BANDET — A n t h o l o g i e d e l a l i t t é r a t u r e a l l e m a n d e
H e r v é BÉCHADE — G r a m m a i r e f r a n ç a i s e
L u c i e n BÉLY — L a F r a n c e m o d e r n e 1 4 9 8 - 1 7 8 9
J a c q u e s BEYRIE, R o b e r t J A M M E S — H i s t o i r e d e l a l i t t é r a t u r e e s p a g n o l e
J a c q u e l i n e BIDEAUD, O l i v i e r H O U D É , J e a n - L o u i s PÉDINIELLI — L ' h o m m e e n d é v e l o p -
pement
T h é r è s e CHARMASSON, A n n e - M a r i e LELORRAIN, M a r t i n e SONNET — C h r o n o l o g i e d e
l'histoire de France
M a r g u e r i t e COCUDE, M u r i e l J O U H A N E A U — L ' h o m m e b i o l o g i q u e
D o m i n i q u e COLAS — S o c i o l o g i e p o l i t i q u e
O l i v i e r DUHAMEL — L e p o u v o i r p o l i t i q u e e n F r a n c e . D r o i t c o n s t i t u t i o n n e l , I
B e r n a r d ESNAULT, C h r i s t i a n HOARAU — C o m p t a b i l i t é f i n a n c i è r e
F r a n ç o i s ETNER — M i c r o é c o n o m i e
B r i a n FERGUSON — T h è m e a n g l a i s / F i l i è r e LEA
D o m i n i q u e FOLSCHEID, J e a n - J a c q u e s WUNENBURGER — M é t h o d o l o g i e p h i l o s o p h i q u e
D o m i n i q u e FOLSCHEID — L a p h i l o s o p h i e a l l e m a n d e d e K a n t à H e i d e g g e r
J e a n - M i c h e l d e FORGES — D r o i t a d m i n i s t r a t i f
J e a n FRANCO, J e a n - M a r i e LEMOGODEUG — A n t h o l o g i e d e la l i t t é r a t u r e h i s p a n o - a m é r i -
c a i n e d u X X siècle
G u y HERMET — L ' E s p a g n e a u X X siècle
W i n f r i d HUBER — L ' h o m m e p s y c h o p a t h o l o g i q u e e t la p s y c h o l o g i e c l i n i q u e
S a m u e l J O H S U A , J e a n - J a c q u e s DUPIN — I n t r o d u c t i o n à la d i d a c t i q u e d e s s c i e n c e s e t d e s
mathématiques
E d m o n d JOUVE — Relations internationales
C h a n t a i LABRE, P a t r i c e SOLER — M é t h o d o l o g i e l i t t é r a i r e
P h i l i p p e LABURTHE- TOLRA, J e a n - P i e r r e W A R N I E R — E t h n o l o g i e - A n t h r o p o l o g i e
V i v i a n e d e LANDSHEERE — L ' é d u c a t i o n e t la f o r m a t i o n
F r a n ç o i s LAROQUE, A l a i n MORVAN, A n d r é TOPIA — Anthologie de la littérature
anglaise
M a r c e l L E GLAY, J e a n - L o u i s VOISIN, Y a n n L E BOHEC — H i s t o i r e r o m a i n e
A l a i n d e LIBÉRA — L a p h i l o s o p h i e m é d i é v a l e
M o n i q u e e t J e a n LOZES — V e r s i o n a n g l a i s e / Filière LEA
M i c h e l MEYER — L a p h i l o s o p h i e a n g l o - s a x o n n e
A r l e t t e M I C H E L , C o l e t t e BECKER, M a r i a n n e BURY, Patrick BERTHIER, Dominique
MILLET — L i t t é r a t u r e f r a n ç a i s e d u X I X siècle
C h a n t a l MILLON-DELSOL — Les idées p o l i t i q u e s a u X X siècle
G e o r g e s MOLINIÉ — L a stylistique
G é r a r d M O T T E T — G é o g r a p h i e p h y s i q u e d e la F r a n c e
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C l a u d e ORRIEUX, Pauline SCHMITT — Histoire grecque
Françoise PAROT, M a r c RICHELLE — Introduction à la psychologie. Histoire et méthode
Pierre PECH, Hervé REGNAULD — Géographie physique
Michèle-Laure RASSAT — Institutions judiciaires
Olivier REBOUL — I n t r o d u c t i o n à la rhétorique
Olivier REBOUL — Les valeurs de l'éducation
D o m i n i q u e R o u x , Daniel SOULIÉ — Gestion
Daniel ROYOT, J e a n BÉRANGER, Yves CARLET, K e r m i t VANDERBILT — Anthologie de la
littérature américaine
Daniel ROYOT, J e a n - L o u p BOURGET, J e a n - P i e r r e MARTIN — Histoire de la culture
américaine
Pascal SALIN — Macroéconomie
J e a n - F r a n ç o i s SIRINELLI, R o b e r t VANDENBUSSCHE, J e a n VAVASSEUR-DESPERRIERS —
L a France de 1914 à nos jours
Patrice SOLER, C h a n t a l LABRE — Méthodologie littéraire
Nicolas TENZER — Philosophie politique
D o m i n i q u e TURPIN — Droit constitutionnel
Yvette VEYRET, Pierre PECH — L ' h o m m e et l'environnement
Annick WEIL-BARAIS — L ' h o m m e cognitif
M a r y WOOD — T h è m e anglais / Filière classique
J e a n - J a c q u e s WUNENBURGER — Questions d'éthique
H u b e r t ZEHNACKER, J e a n - C l a u d e FREDOUILLE — Littérature latine
Michel ZINK — Littérature française du M o y e n Age
Charles ZORGBIBE — Chronologie des relations internationales depuis 1945
Charles ZORGBIBE — Histoire de la construction européenne
R o g e r ZUBER, E m m a n u e l BURY, Denis LOPEZ, Liliane PICCIOLA — Littérature française
d u XVII siècle
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Médias, multimédias, autoroutes de l'information,
vidéo à la demande, services télématiques : à l'aube
du XXI siècle, une révolution s'annonce, sans équi-
valent depuis Gutenberg ou depuis l'avènement, au
siècle dernier, des grands quotidiens. Quels sont
ces médias ? A quelles règles sont-ils soumis ?
Quel pouvoir exercent-ils sur les individus et sur
les sociétés ?
C'est à ces questions essentielles que l'auteur
apporte ici des réponses aussi simples et précises
que possible. Cet ouvrage présente d'abord les
médias en tant que techniques ; il met ensuite en
lumière leurs pratiques et leurs usages en les analy-
sant ; il éclaire enfin les relations existant entre
les médias, l'individu et la société.
Il facilite ainsi à chacun d'entre nous la compréhen-
sion d'un "système médiatique" de plus en plus
envahissant dans notre vie quotidienne, tout en
mettant au jour les enjeux économiques et culturels
que les médias, anciens et nouveaux, désignent à
notre attention pour le monde de demain.
Participant d’une démarche de transmission de fictions ou de savoirs rendus difficiles d’accès
par le temps, cette édition numérique redonne vie à une œuvre existant jusqu’alors uniquement
sur un support imprimé, conformément à la loi n° 2012-287 du 1er mars 2012
relative à l’exploitation des Livres Indisponibles du XXe siècle.
Cette édition numérique a été réalisée à partir d’un support physique parfois ancien conservé au
sein des collections de la Bibliothèque nationale de France, notamment au titre du dépôt légal.
Elle peut donc reproduire, au-delà du texte lui-même, des éléments propres à l’exemplaire
qui a servi à la numérisation.
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La couverture reproduit celle du livre original conservé au sein des collections
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La société FeniXX diffuse cette édition numérique en accord avec l’éditeur du livre original,
qui dispose d’une licence exclusive confiée par la Sofia
‒ Société Française des Intérêts des Auteurs de l’Écrit ‒
dans le cadre de la loi n° 2012-287 du 1er mars 2012.