04 - Algebre Lineaire Exercices Corriges Niveau 2
04 - Algebre Lineaire Exercices Corriges Niveau 2
41. L’idée est de voir quelles relations existent entre ces fonctions.
On peut tout d’abord constater que :
1− x 1− x
∀ x ∈ ]-1,1[, f 1 ( x) = = = f 3 ( x) − f 4 ( x) = ( f 3 − f 4 )( x) , soit : f1 = f3 – f4.
1+ x 1− x2
Donc : F = Vect(f1, f2, f3, f4) ⊂ Vect(f2, f3, f4).
1+ x 1+ x
De même : ∀ x ∈ ]-1,+1[, f 2 ( x) = = = ( f 3 + f 4 )( x) , soit : f2 = f3 + f4, et : F ⊂ Vect(f3,f4).
1− x 1− x2
Mais comme par ailleurs on a évidemment : Vect(f3, f4) ⊂ Vect(f1, f2, f3, f4) = F, finalement : F = Vect(f3,f4).
Enfin, la famille (f3,f4) est libre car :
∀ (α,β) ∈ 2, (α.f3 + β.f4 = 0) ⇒ (∀ x ∈ ]-1,+1[, α.f3(x) + β.f4(x) = 0) ⇒ (α = 0 (pour : x = 0), puis : β = 0).
Donc la famille (f3, f4) est une base de F qui est donc de dimension 2.
n
avec : ∀ 0 ≤ k ≤ n+1, a k = (−1) n +1− k . , puisque : ∀ P ∈ n[X], ∀ 0 ≤ k ≤ n+1, Tk(P) = P(X + k).
k
47. E est évidemment un -espace vectoriel, et il est immédiat que l’ensemble des suites complexes (αn) qui
vérifient la relation de récurrence : ∀ n ∈ , An+2 = αn+1 + 6.αn, est un sous-espace vectoriel de E.
Le cours de sup, d’ailleurs montre que c’est un espace de dimension finie égale à 2, dont une base est
formée des deux suites géométriques ((-2)n) et (3n), soit celles dont la raison est racine de l’équation
caractéristique associée : r2 – r – 6 = 0.
Pour montrer que p est un projecteur de E, il suffit de montrer que : ∀ u ∈ n, p(p(u)) = p(u).
Or si pour u donnée, on note : v = p(u), alors l’image de v est la suite w telle que :
• w0 = v0,
• w1 = v1,
• ∀ n ∈ , wn+2 = wn+1 + 6.wn,
et on constate par récurrence que comme v vérifie la même relation de récurrence, on a : ∀ n ∈ , wn = vn.
Donc : w = v, soit : p(p(u)) = p(u).
p est donc bien un projecteur de E, sur l’espace décrit au début, et le noyau de p est simplement le sous-
espace vectoriel des suites complexes dont les deux premiers termes sont nuls.
49. Soient f et g deux endomorphismes d'un espace vectoriel sur K tel que : fog = idE.
a. Il est immédiat que : ∀ x ∈ ker(f), x ∈ ker(gof), et donc : ker(f) ⊂ ker(gof).
Puis, si : x ∈ ker(gof), alors : gof(x) = 0, et : f(x) = fog(f(x)) = f(gof(x)) = f(0) = 0.
Donc on a aussi : ker(gof) ⊂ ker(f), d’où l’égalité des deux noyaux.
De même, on a évidemment : Im(gof) ⊂ Im(g), et :
∀ y ∈ Im(g), ∃ x ∈ E, y = g(x) = g(fog(x)) = gof(g(x)) ∈ Im(gof),
d’où l’égalité des deux images.
b. Pour : x ∈ E, si : x = y + z, avec : y ∈ Im(g), z ∈ ker(f), alors : ∃ a ∈ E, y = g(a), et : f(x) = f(g(a)) + f(z).
Donc : f(x) = a + 0, et : y = g(a) = g(f(x)), puis : z = x – gof(x).
Réciproquement, ce seul couple trouvé convient car :
• y ∈ Im(g),
• f(z) = f(x) – f(gof(x)) = f(x) – fog(f(x) = f(x) – f(x) = 0, soit : z ∈ ker(f),
• y + z = x.
On a donc bien la supplémentarité des deux sous-espaces vectoriels dans E.
c. Si E est de dimension finie, on peut évidemment en conclure que : g = f -1, par exemple parce qu’alors f
est surjectif (∀ y ∈ E, y = fog(y) = f(g(y))), donc bijectif par la théorème du rang.
Plus généralement, le résultat est vrai si (et seulement si) f est bijectif.
Attention, en dimension infinie, le résultat est faux comme le montre le contrexemple :
x
E = [X], ∀ P ∈ E, f(P) = P’, et g(P) = Q, avec : ∀ x ∈ , Q(x) = ∫0
P( t ).dt .
Il est clair que : fog = idE, et que P n’est pas bijectif.
d. On a immédiatement : (gof)o(gof) = go(fog)of = gof, donc gof est un projecteur de E, sur Im(g) dans la
51. a. Soit : x ∈ E.
Si on peut décomposer x en : x = y + z, avec : y ∈ Im(f), et :z ∈ ker(g), alors :
∃ a ∈ E, y = f(a), et : fog(x) = fog(y) + fog(z) = fog(f(a)) + f(0) = f(a) + 0 = y, et : z = x – y.
Réciproquement, ce seul couple possible convient car :
• y = fog(x) ∈ Im(f),
• g(z) = g(x) – g(fog(x)) = g(x) – g(x) = 0, et : z ∈ ker(g),
• y + z = x.
Donc Im(f) et ker(g) sont bien supplémentaires dans E.
b. On a évidemment : f(Im(g)) ⊂ Im(f), comme on le vérifie immédiatement.
Puis : ∀ y ∈ Im(f), ∃ x ∈ E, y = f(x).
Ecrivons alors x sous la forme : x = g(a) + z, avec : z ∈ ker(f), comme le garantit le résultat symétrique
du résultat précédent.
Alors : y = f(x) = f(g(a)) + f(z) = f(b), avec : b = g(a) ∈ Im(g), soit : y ∈ f(Im(g)).
D’où l’égalité voulue.
Matrices.
53. Puisque : f² = 0, on sait que : Im(f) ⊂ ker(f).
Comme de plus : rg(f) + dim(ker(f)) = 4, on peut en déduire que rg(f) vaut 0,1 ou 2.
• Dans le cas où : rg(f) = 0, alors pour toute base B de E, mat(f,B) = 0.
• Dans le cas où : rg(f) = 1, si on considère un vecteur de base de Im(f), noté e2, un antécédent de ce
vecteur noté e1 et qu’on complète e2, en une base (e2, e3, e4) de ker(f) (qui est de dimension : 4 – 1 = 3),
alors la famille ainsi obtenue est une base de E car :
elle comporte 4 vecteurs et :
α1.e1 + … + α4.e4 = 0, entraîne : α1.f(e1) + … + α4.f(e4) = 0, soit : α1.e2 = 0, ou : α1 = 0, puis la liberté de la
famille (e2, e3, e4) entraîne la nullité des autres coefficients.
0 0 0 0
1 0 0 0
Dans cette base, la matrice de f est : mat(f,B) = .
0 0 0 0
0 0 0 0
• Dans le cas où : rg(f) = 2, et en reprenant la même démarche à partir de : Im(f) = ker(f), on montre qu’on
Chapitre 04 : Algèbre linéaire – Exercices (Corrigé niveau 2). -4-
0 0 0 0
0 0 0 0
peut trouver une base B de E dans laquelle on a : mat(f,B) = .
1 0 0 0
0 1 0 0
57. Pour cela, on note u l’application de n[X] dans lui-même qui à un polynôme P associe le polynôme Q
n
X
défini par : Q = ∑P
i =0
(i )
i
2
.
u est alors linéaire et c’est donc un endomorphisme de E.
De plus, si : deg(P) = k ≥ 0, alors :
X (i ) X
∀ 0 ≤ i ≤ k, deg P ( i ) i = k – i, et : ∀ k < i ≤ n, P i = 0 .
2 2
Donc l’image de P est une somme de polynômes de degrés distincts (et du polynôme nul) : c’est donc un
polynôme non nul et u est donc injectif.
n
X
u est donc un automorphisme de n[X], et : ∀ Q ∈ n[X], ∃!P∈ n[X], Q = ∑ P (i ) i .
i =0 2
Pour : n = 3, et : Q = X3, on pose : P = a. X 3 + b. X 2 + c. X + d , et :
n
X
X X X
∑P
i =0
(i )
= P( X ) + P' + P' ' + P' ' ' ,
i
2
2 4 8
n
X 3 3
soit : ∑ P (i ) i = a. X 3 + b + .a . X 2 + c + b + .a . X + ( d + c + 2.b + 6.a ) .
i =0 2 4 2
4 3 15 3 3 15
En résolvant le système, on obtient : a = 1, b = − , c = − , d = − , soit : P = X 3 − . X 2 − . X − .
3 4 4 4 4 4
Calcul de déterminants.
60. Sur chaque ligne de det(A’), on peut factoriser par (-1)i et sur chaque colonne par (-1)j.
n n
∑i ∑j
Donc : det( A' ) = ( −1) i =1 .( −1) j =1 . det( A) = det( A) .
61. Dans det(A), on remplace chaque ligne Li par : L’i = Li + Ln, pour : 1 ≤ i ≤ n – 1.
Chaque terme de la nouvelle ligne L’i est alors égal à 0, 2 ou -2, pour : 1 ≤ i ≤ n – 1, et dans chacune de
ces lignes, on peut factoriser par 2, les termes restants étant des entiers.
Autrement dit : det(A) = 2n-1.det(A’), où A’ est une matrice constituée d’entiers égaux à 0, 1 ou -1.
On conclut alors soit par récurrence, soit en utilisant la formule théorique du déterminant au fait que det(A’)
est un entier relatif et donc det(A) est bien un élément de , divisible par 2n-1.
où Dn,j est le déterminant d’une matrice An,j extraite de A, de taille (n – 1)×(n – 1), dont les coefficients sont
positifs et tels que :
n n
∀ 1 ≤ i ≤ n – 1, ∑ ai ,k ≤ ∑ a i ,k ≤ 1 .
k =1 k =1
k≠ j
Autrement dit, toutes les matrices An,j précédentes vérifient la même propriété que A, et :
∀ 1 ≤ j ≤ n, Dn , j = det( An , j ) ≤ 1 , puis :
n n
det( A) ≤ ∑ a n, j . Dn, j ≤ ∑ a n, j ≤ 1 , soit le résultat voulu, ce qui termine la récurrence.
j =1 j =1
c − x b − x L b − x
a − x c − x O M
64. a. Ecrivons la matrice proposée : M (a, b) − x.J = .
M O O b − x
a − x L a − x c − x
Pour son déterminant, on peut remplacer chaque colonne Ck par Ck – C1, et ceci, pour : 2 ≤ k ≤ n.
Le déterminant obtenu a tous ses termes constants sauf ceux de la première colonne qui sont des
fonctions affines de x.
Si maintenant on le développe suivant cette première colonne, on obtient une somme de n termes,
chacun étant un produit d’un terme constant (un cofacteur formé à partir des colonnes C2, …, Cn) et
d’une fonction affine de x.
Donc ϕ(x) se présent bien comme une fonction affine de x, soit un polynôme en x de degré au plus 1, ce
qui peut s’écrire : ∃ (α,β) ∈ K2, ∀ x ∈ K, ϕ(x) = α.x + β.
Or : ϕ(a) = (c – a)n, et : ϕ(b) = (c – b)n, puisque dans les deux cas, les déterminants sont triangulaires.
Dans le cas où : a ≠ b, on peut alors résoudre le système :
α.a + β = (c – a)n,
α.b + β = (c – b)n,
(c − a ) n − (c − b) n b.(c − a ) n − a.(c − b) n
qui a pour solution : α = , et : β = .
a−b b−a
b.(c − a ) n − a.(c − b) n
Enfin : det( M (a, b)) = ϕ (0) = β = .
b−a
b. Pour cette question, on peut procéder par récurrence ou utiliser la formule théorique du déterminant.
Par exemple, on peut montrer que si A est une matrice n×n dont les coefficients sont des fonctions
affines de x, alors det(A) est un polynôme de degré au plus n en x, ce qui s’obtient sans problème avec
une récurrence et un développement suivant une ligne ou une colonne.
La matrice M(a,x) étant alors une matrice du type décrit juste au-dessus, ψ(x) apparaît bien comme un
polynôme en x, donc une fonction continue en x.
x.(c − a ) n − a.(c − x) n
Donc : det( M (a, a )) = ψ (a ) = limψ ( x) = lim .
x→a
≠
x→a
≠
x−a
Distinguons alors deux cas :
• si : a = c (= b), alors : det(M(a,a)) = 0, si : n ≥ 2, et : det(M(a,a)) = a, si : n = 1.
• si : a ≠ c, on utilise alors par exemple un développement limité à l’ordre 1, en posant : x = a + h.
n
h
On peut alors écrire : x.(c − a ) − a.(c − x) = a.(c − a ) + h.(c − a ) − a.(c − a ) .1 −
n n n n
,
n
c−a
soit : x.(c − a ) n − a.(c − x) n = h.(c − a ) n + n.a.(c − a ) n −1 .h + o(h) ,
et finalement : det( M (a, a )) = (c − a ) n + n.a.(c − a ) n −1 = (c − a ) n −1 .(c + (n − 1).a ) .
65. a. Comme suggéré, la n-linéarité du déterminant, appliquée à la dernière colonne, permet d’écrire :
2 1 L 1 1 2 1 L 1 0 1 0 L 0 1
1 O O M M 1 O O M M 0 O O M M
∀ n ≥ 2, Dn = M O O 1 M+ M O O 1 M = M O O 0 M + n.Dn −1 = (n − 1)!+ n.Dn −1 .
M O n 1 M O n 0 M O n −1 1
1 L L 1 1 1 L L 1 n 0 L L 0 1
D 1 Dn −1
b. On en déduit que : ∀ n ≥ 2, n = + , d’où immédiatement par récurrence :
n! n (n − 1)!
n n
D 1 D 1
∀ n ≥ 2, n = ∑ + 1 = ∑ + 2 = 1 + H n , et finalement : Dn = (1 + H n ).n! .
n! k = 2 k 1! k = 2 k
Déterminants tridiagonaux.
66. En effectuant le développement habituel d’un tel déterminant, on constate que (An(x)) vérifie la relation de
récurrence : ∀ n ≥ 3, det(An(x)) = (1 + x2).det(An-1(x)) – x2.det(An-2(x)).
En notant : Dn = det(An(x)), on étudie alors l’équation caractéristique associée à la suite (Dn) qui est :
r2 – (1 + x2).r + x2 = 0, et dont les racines sont 1 et x2.
• Si x est distinct de ±1, alors : ∃ (α,β) ∈ 2, ∀ n ≥ 1, Dn = α + β.x2.n.
Or : D1 = 1 + x2 = α + β.x2, et : D2 = 1 + x2 + x4 = α + β.x4, d’où :
1 x2 1 − x 2.( n+1)
α= , β = , et : ∀ n ≥ 1, D = .
1− x2 x2 −1 1− x2
n
finalement : ∆ n +1 = 2 2
. ∏ (cos(a
1≤i ≠ j ≤ n
j ) − cos(ai )) .
b. Puisque f vérifie : f = idM( ), on a donc : det(f ) = 1 = (det(f))2, donc on savait que : det(f) = ±1.
2 2
Plus simplement, puisque l’application transposée est bijective, il était immédiat que det(f) serait non nul.
69. a. On peut montrer par récurrence (comme dans l’exercice 20) que f est un polynôme en x de degré au
plus n, avec la proposition : toute matrice de taille n×n dont les coefficients sont des fonctions affines de
x a un déterminant qui est un polynôme en x de degré au plus n.
Pour montrer que c’est un polynôme de degré effectivement n et de coefficient dominant égal à 1, on
peut le faire là encore par récurrence, en développant par rapport à la dernière colonne par exemple.
En effet, cela conduit à une somme de n produits :
• ceux formés d’un terme constant et d’un déterminant qui est un polynôme de degré au plus n,
• celui correspondant au produit de (an,n + x) et du déterminant extrait de taille (n – 1)×(n – 1) qui est
par hypothèse de récurrence un polynôme de degré (n – 1) et de coefficient dominant égal à 1.
b. Examinons les sommes par ligne de la matrice (A + x.In), et pour cela, on rappelle que le coefficient
générique de cette matrice est (ai,j + x.δi,j) :
n n
∀ 1 ≤ i ≤ n, ∑a j =1
i, j + x.δ i , j = ∑ a i , j < ai ,i = a i ,i ≤ a i ,i + x = a i ,i + x.δ i ,i , car : x ≥ 0.
j =1
j ≠i j ≠i
70. a. On transforme l’égalité de départ en : P.B = A.P, puis : P1.B – A.P1 = i.(P2.B – A.P2).
Quitte à travailler coefficients par coefficients, on en déduit que les deux membres de l’égalité sont nuls.
Donc : P1.B = A.P1, et : P2.B = A.P2.
b. Les coefficients de la matrice (P1 + x.P2) sont affines en x.
On peut alors montrer par récurrence que l’application proposée est polynomiale en x.
c. La fonction polynomiale précédente n’est pas la fonction nulle puisqu’elle est non nulle pour : x = i (la
matrice (P1 + i.P2) est inversible) donc elle admet un nombre fini de racines, et :
∃ a ∈ , det(P1 + a.P2) ≠ 0.
d. Notons alors : Q = P1 + a.P2.
Cette matrice Q est réelle et inversible d’après la question c.
De plus : P1.B = A.P1, et : P2.B = A.P2, donc : (P1 + a.P2).B = A.(P1 + a.P2), soit : Q.B = A.Q, et
finalement : B = Q-1.A.Q.
e. On vient de montrer que si deux matrices réelles sont semblables par l’intermédiaire d’une matrice
complexe, alors elles le sont aussi par l’intermédiaire d’une matrice réelle.