Guide d'Audit Comptable Public 2009
Guide d'Audit Comptable Public 2009
GUIDE D'AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER
Cadre
général
Secteur public
Rapport Définitif – 4 Juillet 2009
INTRODUCTION 4
L’INTOSAI : LE RÉFÉRENTIEL NORMATIF 4
LE CHAMP D’APPLICATION DU GUIDE D’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER DU SECTEUR PUBLIC 4
LES POSTULATS DE BASE 7
LES OBLIGATIONS DE L’UNITÉ CONTRÔLÉE 8
LES PRINCIPES NORMATIFS DE L’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER 9
PRINCIPE 1 : PRINCIPES GÉNÉRAUX DE CONTRÔLE DES FINANCES PUBLIQUES 10
PRINCIPE 2 : CONNAISSANCE DES TEXTES 14
PRINCIPE 3 : CONNAISSANCE DE L’ENTITÉ ET DE SON ENVIRONNEMENT 16
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 4 : ÉVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE 19
PRINCIPE 5 : ÉVALUATION PRÉALABLE DES RISQUES 22
PRINCIPE 6 : PLANIFICATION DE LA MISSION D’AUDIT 26
PRINCIPE 7 : DOCUMENTATION 31
PRINCIPE 8 : INFORMATION PROBANTE 33
PRINCIPE 9 : RAPPORTS D’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER 37
ANNEXES 43
PLAN DE MISSION TYPE 43
EXEMPLES DE RAPPORTS TYPES 53
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
INTRODUCTION
L’élaboration des principes normatifs d’audit compris dans le présent guide s’appuie
sur les normes de contrôle publiée par l’INTOSAI (Organisation Internationale des
Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques), référentiel commun à de
nombreux Etats pour l’organisation et la mise en œuvre des différents contrôles des
finances publiques.
Référentiel normatif applicable à toute forme d’audit, les normes de contrôle INTOSAI
ont sur certaines thématiques un caractère général. Afin de fournir aux structures de
contrôle un cadre général le plus opérationnel possible, certains principes de l’INTOSAI
ont ainsi été enrichies par des dispositions inspirées du référentiel international en
matière d’audit comptable et financier, les normes ISA (International Standards on
Auditing) édictées par l’IFAC (International Federation of Accountants).
Le présent cadre général constitue une reprise synthétique des textes d’origine
INTOSAI applicables à l’exercice de l’audit comptable et financier adaptée au contexte
et aux attentes des structures de contrôle maliennes.
Le référentiel comptable
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Le guide d’audit utilise la dénomination « structure de contrôle » dès lors que les
dispositions s’appliquent collectivement ; il utilise la dénomination « auditeur » pour
toute disposition s’appliquant directement à l’utilisateur final et non à la structure à
laquelle il appartient.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Les postulats de base sont les hypothèses, les prémisses, les principes logiques et les
conditions qui président à l'élaboration des principes normatifs d’audit comptable et
financier présentés dans le corps de ce document.
Les postulats de base sont les suivants :
- la structure de contrôle doit veiller à appliquer les normes INTOSAI et
l’ensemble des principes édictés dans le présent cadre général pour tous
les points jugés importants ;
- l’auditeur doit porter son propre jugement sur les situations diverses qui se
présentent lors du contrôle des finances publiques ;
- à mesure que s'opère une prise de conscience de l'opinion publique, celle-ci
exige de façon croissante que les personnes ou organismes chargés de
gérer les deniers de l'État rendent compte de leur gestion, ce qui montre la
nécessité de mettre en œuvre une procédure leur faisant obligation de
rendre des comptes ;
- l'instauration au sein de l'administration de systèmes appropriés
d'information, de contrôle, d'évaluation et d'établissement de rapports
facilitera la mise en œuvre de l'obligation de rendre compte. Les
gestionnaires sont responsables de l'exactitude et du caractère suffisant de
la forme et du contenu des informations financières ou autres ;
- les autorités compétentes doivent faire adopter des dispositions énonçant
les principes comptables admissibles en matière d'informations comptables
et financières et de publication de celles-ci, qui soient adaptés aux besoins
de l'administration ; les unités contrôlées doivent s'assigner des objectifs
spécifiques et quantifiables et fixer le niveau des résultats à obtenir ;
- en se conformant aux principes comptables admissibles, il devrait être
possible de faire une présentation fidèle de la situation et des résultats
financiers ;
- l'existence d'un système de contrôle interne approprié permet de réduire
au maximum les risques d'erreurs et d'irrégularités ;
- il convient de faire adopter des dispositions législatives et réglementaires
qui incitent les organismes contrôlés à tenir constamment à la disposition
des auditeurs toutes les données nécessaires pour évaluer de façon
complète les activités contrôlées ;
- les structures de contrôle doivent avoir mandat de contrôler toutes les
activités ;
- les structures de contrôle doivent s'efforcer de rendre encore plus
performantes les techniques de contrôle de validité des mesures de
résultats.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
C'est à la lumière des principes normatifs de l’audit que l'on peut juger de la qualité
des résultats d'une vérification.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 1 :
Principes généraux de contrôle des finances publiques
Chaque structure de contrôle doit adopter une politique et suivre des procédures
visant à :
- recruter un personnel ayant la qualification appropriée ;
- permettre à son personnel de se perfectionner et de se former pour qu'il
puisse accomplir ses tâches avec efficacité ;
- définir le profil de carrière des auditeurs et des autres membres du
personnel ;
- utiliser l'expérience acquise, maintenir le niveau de qualification et
identifier les types de compétences qui n'existent pas au sein de la
structure de contrôle ;
- examiner la rentabilité et l'efficacité des normes et des procédures internes
de la structure de contrôle ;
- veiller à ce que les agents chargés d'un audit soient suffisamment
nombreux et les compétences bien réparties ;
- atteindre les objectifs assignés avec tout le soin et toute la diligence
voulus, grâce à une programmation et à une supervision appropriées.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
L’auditeur doit se conformer aux règles d'éthique relatives à un audit d’états financiers
telles qu’elles sont formulées dans le Code d’éthique.
Il doit effectuer sa mission selon les principes normatifs du présent guide d’audit. Ainsi
pour pouvoir indiquer qu’une mission d’audit s’est effectuée conformément aux
normes en vigueur, l’auditeur doit-il avoir satisfait à tous les principes normatifs qui
s’appliquent à lui.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Les structures de contrôle doivent avoir la faculté de faire appel à des collaborateurs
extérieurs lorsque l'intervention de ces experts s'impose parce que leur qualification et
leur connaissance approfondie du domaine soumis à vérification permettront de tirer
des conclusions pertinentes et de présenter un rapport et des recommandations
solidement fondés. Il appartient aux structures de contrôle d'apprécier, en fonction
des circonstances particulières, si les exigences de l’audit peuvent être satisfaites par
l'intervention de leur personnel de vérification ou par le recours à des experts
extérieurs.
Lorsqu’un auditeur utilise les travaux d'un expert, il doit recueillir des éléments
probants suffisants et appropriés montrant que ces travaux sont adéquats au regard
des besoins de l'audit.
Si les résultats des travaux de l'expert ne fournissent pas d'éléments probants
suffisants et appropriés ou si les résultats ne sont pas cohérents avec d'autres
éléments probants recueillis, l'auditeur doit étendre ses propres travaux pour résoudre
ce différend.
Les travaux de l’expert sont utilisés uniquement en tant qu’éléments collectés à l’appui
des conclusions de l’auditeur sur sa propre mission.
L’auditeur peut estimer nécessaire de faire référence aux travaux et aux conclusions
de l’expert :
- lorsqu’il justifie de ses appréciations ;
- lorsqu’il émet une réserve ou un refus de certifier, pour en préciser les
motifs.
Dans les cas où les auditeurs ne sont pas en mesure d'effectuer, dans des délais
raisonnables, tous les contrôles requis, y compris les vérifications de toutes les
opérations de chaque unité contrôlée, il convient de définir des critères pour
sélectionner les types de contrôle qui permettraient – dans le laps de temps prévu
pour ces contrôles – de se faire, avec le maximum de certitude possible, une opinion
sur la façon dont chaque unité contrôlée s'est acquittée de ses obligations en tant que
responsable des deniers de l'État.
Pour déterminer la meilleure façon de répartir les moyens dont ils disposent, les
structures de contrôle devront donner la priorité aux opérations de vérification qui
doivent être accomplies dans un délai fixé par la loi. Il conviendra de préparer
soigneusement la programmation des travaux en appréciant le degré de priorité à
donner, dans le calendrier d'ensemble, aux autres contrôles laissés à la discrétion des
structures de contrôle.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
1.6 Supervision
Le travail du personnel d'audit doit être continuellement supervisé à tous les niveaux
et à chaque étape du contrôle ; un superviseur doit examiner les tâches accomplies et
les documents utilisés. Une supervision et un contrôle appropriés sont constamment
nécessaires et cela, quelle que soit la compétence des auditeurs.
La supervision doit porter à la fois sur le contenu et les méthodes de l'audit. Il faut
donc s'assurer que :
- les membres de l'équipe d'audit ont bien perçu la logique interne du
programme de l'audit ;
- l'audit est effectué conformément aux dispositions du guide d’audit ;
- Le plan de mission et le programme de contrôle sont suivis à la lettre à
moins qu'une modification ne soit autorisée ;
- les documents de travail contiennent des preuves qui étayent suffisamment
les conclusions, les opinions et les recommandations émises ;
- l'auditeur atteint les objectifs assignés à l'audit ;
- dans les rapports sur les comptes vérifiés figurent les conclusions, les
recommandations et les opinions appropriées.
Le superviseur doit examiner tous les travaux d'audit avant que ne soit mise la
dernière main aux opinions et aux rapports. Cet examen devrait être effectué à
chaque étape de l'audit. Il permet en outre de bénéficier de l'expérience et des avis
d'une personne qui n'a pas participé à l'audit et de s'assurer que :
- toutes les évaluations et les conclusions sont fondées sur des preuves
suffisantes, pertinentes et d'un coût d'obtention raisonnable, lesquelles
servent de base à la version définitive de l'opinion ou du rapport ;
- toutes les erreurs, les insuffisances et les éléments inhabituels ont été
convenablement identifiés avec documents à l'appui ; et qu'ils ont été soit
corrigés soit portés à l'attention d'un ou plusieurs superviseurs ;
- les modifications et les améliorations nécessaires au bon déroulement des
futurs audits ont été identifiées, enregistrées et intégrées dans la
programmation des audits suivants et dans le programme de
perfectionnement professionnel.
Ce principe normatif a une signification différente dans les structures de contrôle
organisées selon une forme collégiale. Dans une telle structure, toutes les décisions,
sauf celles de pure routine, sont toujours prises sur une base collégiale, au niveau
approprié à l'importance de l'affaire. Une telle entité, dans son ensemble, décide des
vérifications devant être effectuées, de l'étendue des investigations et des méthodes à
mettre en œuvre.
Les modalités opérationnelles de la supervision sont développées dans le programme
d’examen de la qualité.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 2 :
Connaissance des textes
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RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Sans que cela ne puisse affecter l'indépendance des structures de contrôle, les
auditeurs doivent témoigner de la diligence et de la prudence professionnelles voulues
lorsqu'ils étendent les mesures et procédures de contrôle de ces illégalités, de manière
à ne pas entraver de futures investigations ou procédures légales potentielles.
La diligence voulue inclut, le cas échéant, le recours à l'assistance légale adéquate et
la consultation des autorités judiciaires appropriées, afin de déterminer les mesures et
procédures de contrôle qu'il y a lieu d'appliquer.
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RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 3 :
Connaissance de l’entité et de son environnement
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Les contrôles de substance sont des procédures d'audit mises en œuvre pour détecter
les anomalies significatives au niveau des assertions. Elles incluent :
- les tests de détail ;
- les procédures analytiques.
Les procédures analytiques sont une technique de contrôle qui consiste à apprécier
des informations financières à partir :
- de leurs corrélations avec d'autres informations, issues ou non des
comptes, ou avec des données antérieures, postérieures ou prévisionnelles
de l'entité ou d'entités similaires ;
- de l'analyse des variations significatives ou des tendances inattendues.
L'auditeur doit mettre en œuvre des procédures analytiques en tant que procédures
d'évaluation des risques pour acquérir la connaissance de l'entité et de son
environnement. La mise œuvre de ces procédures peut révéler des aspects de l'entité
dont l'auditeur n'était pas conscient et l'aidera à évaluer le risque d'anomalies
significatives dans le but de déterminer la nature, le calendrier et l'étendue des
procédures d'audit complémentaires.
Les procédures analytiques désignent l'analyse de données chiffrées faite à partir d'un
examen de cohérence de corrélations plausibles existant entre des informations
financières et non financières. Elles comprennent également l'examen des variations
constatées et des incohérences avec d'autres informations pertinentes ou qui
présentent un trop grand écart par rapport aux attentes.
Les procédures analytiques comprennent la revue comparative des informations
financières de l'entité avec :
- les informations comparables des périodes précédentes ;
- les résultats attendus de l'entité, tels que des budgets ou des prévisions,
ou des anticipations de l'auditeur, par exemple l'estimation de la charge
d'amortissement ;
- les informations similaires d’autres entités publiques comparables.
Les procédures analytiques comprennent également la revue comparative entre :
- divers éléments d'informations financières dont on s'attend à ce qu'ils
soient conformes à un modèle prévisible fondé sur l'expérience passée de
l'entité ;
- des informations financières et des informations non financières
correspondantes, telles que le rapport entre les frais de personnel et les
effectifs.
Le choix des procédures d'audit, des méthodes et de leur degré d'application, relève
du jugement professionnel de l'auditeur.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 4 :
Évaluation du contrôle interne
Principes généraux
L'auditeur, lorsqu'il détermine jusqu'où pousser la vérification et sur quel(s)
domaine(s) elle doit porter, doit veiller à évaluer la fiabilité du contrôle interne.
Les composants du contrôle interne que l’auditeur doit apprécier sont les suivantes:
- l'environnement de contrôle : il recouvre l’attitude, l’état d’esprit et les
actions de la direction de l'entité auditée au regard du contrôle interne et
de son importance. L'environnement de contrôle inclut également les
fonctions de direction et donne la ligne directrice d’une organisation
influençant l’état d’esprit des agents de l'entité en matière de contrôle ;
- le processus d’évaluation des risques de l’entité : c’est un processus
destiné à identifier et à répondre aux risques opérationnels et à en évaluer
le résultat. En matière d'élaboration de l'information financière, le
processus d’évaluation des risques de l’entité comprend la manière dont la
direction identifie les risques liés à l’établissement des états financiers
donnant une image fidèle (ou présentant sincèrement, dans tous leurs
aspects significatifs) conformément au référentiel comptable applicable
suivi par l'entité. Ce processus comprend également la manière dont la
direction apprécie l’aspect significatif des risques, évalue la probabilité de
leur survenance et décide des actions à prendre pour les gérer ;
- le système d'information : il englobe des méthodes et des enregistrements
qui identifient et enregistrent toutes les opérations valides ; décrivent de
façon appropriée les opérations avec suffisamment de détails pour en
permettre une bonne classification ; mesurent la valeur de l’opération de
façon à permettre son enregistrement dans les comptes à la valeur
monétaire appropriée ; déterminent quand les opérations ont eu lieu afin
de pouvoir les enregistrer dans la période comptable appropriée ;
présentent correctement les opérations et assurent leur présentation
correcte dans les états financiers ;
- les activités de contrôle : ce sont les règles et les procédures qui
permettent de s'assurer que les orientations de la direction sont appliquées
et que les actions nécessaires sont prises pour maîtriser les risques
susceptibles d'affecter la réalisation des objectifs ;
- le suivi des contrôles : une des responsabilités importantes de la direction
est d’établir et d’assurer le suivi du contrôle interne. Le suivi des contrôles
par la direction inclut la vérification du fonctionnement correct de ces
contrôles et leur adaptation aux changements.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Tests de procédures
Parmi les procédures d'audit, les tests de procédures permettent de collecter des
éléments en vue d'apprécier l'efficacité des contrôles conçus et mis en œuvre par
l'entité pour prévenir, détecter ou corriger les anomalies significatives au niveau des
assertions.
L’auditeur réalise des tests de procédures pour collecter des éléments suffisants et
appropriés montrant que les contrôles de l'entité ont fonctionné efficacement au cours
de la période contrôlée dans les cas suivants :
- lorsqu'il a retenu, dans son évaluation du risque d'anomalies significatives
au niveau des assertions, l'hypothèse selon laquelle les contrôles de l'entité
fonctionnent efficacement ;
- lorsqu'il considère que les seuls contrôles de substance ne permettent pas
de réduire le risque d'audit à un niveau suffisamment faible pour obtenir
l'assurance recherchée.
Pour être en mesure de conclure quant à l'efficacité ou non du contrôle mis en oeuvre
par l'entité, l’auditeur, en plus des demandes d'information, utilise une ou plusieurs
autres techniques de contrôle comme, par exemple, les procédures analytiques,
l'observation physique, l'inspection, la ré-exécution de certains contrôles réalisés par
l'entité. Les tests de procédures ne se limitent pas à des demandes d'information.
Plus l’auditeur s'appuie sur l'efficacité du contrôle interne dans l'évaluation du risque
d'anomalies significatives, plus il étend les tests de procédures.
Lorsque l’auditeur collecte des éléments sur l'efficacité des contrôles de l'entité durant
une période intermédiaire, il détermine les éléments complémentaires à collecter pour
la période restant à couvrir jusqu'à la fin de l'exercice.
Lorsque l’auditeur a l'intention d'utiliser des éléments collectés au cours des exercices
précédents sur l'efficacité de certains contrôles de l'entité, il met en œuvre des
procédures d'audit visant à détecter si des changements susceptibles d'affecter la
pertinence de ces éléments sont survenus depuis. Il recourt pour ce faire à des
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Contrôle de substance
Lorsque, lors de son évaluation du risque d'anomalies significatives, l’auditeur a
identifié un risque inhérent élevé qui requiert une démarche d'audit particulière, il met
en œuvre des contrôles de substance qui répondent spécifiquement à ce risque.
Plus l’auditeur estime que le risque d'anomalies significatives est élevé, plus les
contrôles de substance qu'il réalise sont étendus. Par ailleurs, étant donné que le
risque d'anomalies significatives intègre le risque lié au contrôle, des résultats des
tests de procédures non satisfaisants augmentent l'étendue des contrôles de
substance nécessaires.
Lorsque les contrôles de substance sont réalisés à une date intermédiaire, l’auditeur
met en œuvre des contrôles de substance complémentaires, en association ou non
avec des tests de procédures, pour couvrir la période subséquente et lui permettre
d'étendre les conclusions de ses contrôles de la date intermédiaire à la fin de
l'exercice.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 5 :
Évaluation préalable des risques
Les structures auditées mettent en œuvre des stratégies afin d'atteindre leurs
objectifs et, compte tenu de la nature de leurs opérations et du secteur d’activité, de
la réglementation de l'environnement dans lequel elles opèrent, et de leur taille et de
leur complexité, font face à une diversité de risques opérationnels. La direction de la
structure a la responsabilité d’identifier de tels risques et de prendre les mesures pour
y faire face.
L'auditeur recueille et évalue les éléments probants afin d'obtenir l'assurance
raisonnable que les états financiers donnent une image fidèle, ou présentent
sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au référentiel
comptable applicable. Le concept d'assurance raisonnable inclut de façon implicite le
fait qu’il existe un risque que l'opinion exprimée puisse être inappropriée. Le risque
que l'auditeur exprime une opinion inappropriée sur des états financiers erronés de
façon significative est dénommé « risque d'audit ». L'auditeur doit planifier et effectuer
l'audit pour réduire le risque d'audit à un niveau faible acceptable répondant aux
objectifs d'un audit.
Le risque d'audit est fonction du risque d'anomalies significatives contenues dans les
états financiers (c'est-à-dire le risque que les états financiers contiennent des
anomalies significatives avant audit) et du risque que l'auditeur ne détecte pas des
telles anomalies (« risque de non-détection »)
L'auditeur doit mettre en œuvre les procédures suivantes d’évaluation des risques
dans le but d'acquérir la connaissance de l'entité et de son environnement, y compris
de son contrôle interne :
- demandes d’informations auprès de la direction et d’autres personnes au
sein de l'entité ;
- procédures analytiques ;
- observation physique et inspection.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
À titre d’exemples, les éléments suivants sont susceptibles de générer des risques
d’anomalies significatives :
- degré élevé de complexité de la réglementation ;
- restrictions sur la disponibilité des crédits ;
- changements dans l’entité, tels que réorganisations ou tous autres
événements exceptionnels ;
- manque de personnel disposant d’une compétence appropriée en
comptabilité et en établissement d'états financiers ;
- changement dans le personnel-clé, y compris le départ de membres de
direction importants ;
- faiblesses dans le contrôle interne ;
- changements dans l’environnement informatique ;
- installation de nouveaux systèmes informatiques liés à l'élaboration de
l’information financière ;
- volume important d’opérations exceptionnelles ou non-récurrentes ;
- application de nouvelles méthodes comptables ;
- évaluations comptables impliquant des processus complexes ;
- événements ou opérations impliquant des analyses subjectives y compris
des estimations comptables ;
- litiges en-cours.
L'auditeur doit identifier et évaluer le risque d’anomalies significatives au niveau des
états financiers et au niveau des assertions pour les flux d'opérations, les soldes de
comptes et les informations fournies dans les états financiers. À cette fin, l'auditeur :
- identifie le risque lors de sa prise de connaissance des activités de l’entité
et de son environnement, y compris de sa prise de connaissance des
contrôles mis en place au regard des risques identifiés, en considérant les
flux d'opérations, les soldes de comptes et les informations fournies dans
les états financiers ;
- apprécie si les risques sont d’une importance telle qu’ils peuvent entraîner
des anomalies significatives dans les états financiers ;
- prend en compte la probabilité que les risques puissent conduire à des
anomalies significatives dans les états financiers.
Pour fonder son évaluation du risque, l'auditeur utilise comme éléments probants,
l’information recueillie, y compris celle relative à la conception des contrôles et à
l’application effective de ces derniers. Il utilise son évaluation du risque pour
déterminer la nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit
complémentaires.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Des anomalies dans les états financiers peuvent provenir de fraudes ou d'erreurs.
L'élément distinctif entre la fraude et l'erreur réside dans le caractère intentionnel ou
non de l'acte qui est à l'origine de l'anomalie.
Le terme « erreur » désigne une anomalie résultant d'un acte involontaire, y compris
l'omission d'un chiffre ou d'une information à fournir dans les états financiers, tels
que :
- un dysfonctionnement dans la collecte ou le traitement d'une information à
partir de laquelle les états financiers sont établis ;
- une mauvaise estimation comptable résultant d'un oubli ou d'une
interprétation erronée des faits ;
- une application erronée des méthodes comptables en matière d'évaluation,
de comptabilisation, de classification, de présentation ou d'informations à
fournir dans les états financiers.
Le terme « fraude » désigne un acte intentionnel commis par un ou plusieurs
membres de direction, par des employés ou par des tiers, impliquant des manœuvres
dolosives.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Bien que la notion juridique de fraude soit très large, l'auditeur n'est concerné, dans le
cadre de ce principe normatif, que par les fraudes entraînant des anomalies
significatives dans les états financiers. Il n'appartient pas à l'auditeur de déterminer si,
au plan juridique, une fraude a été ou non perpétrée.
L'auditeur s'intéresse à deux catégories d'anomalies intentionnelles : celles liées à la
présentation d'états financiers mensongers et celles résultant du détournement
d'actifs.
En tout état de cause, l'auditeur doit faire preuve d'esprit critique tout au long de
l'audit, en étant conscient de la possibilité qu'une anomalie significative provenant
d'une fraude puisse exister, et ce malgré son expérience passée avec l'entité et sa
conviction quant à l'honnêteté et l'intégrité de la direction et des agents.
Lors de sa prise de connaissance de l'entité et de son environnement, ainsi que de son
contrôle interne, l'auditeur doit apprécier si les informations obtenues indiquent la
présence d'un ou de plusieurs facteurs de risque de fraudes.
Dans sa démarche d'identification et d'évaluation du risque d'anomalies significatives,
l'auditeur doit identifier et évaluer les risques d'anomalies significatives provenant de
fraudes. De tels risques étant par principe importants, il doit apprécier en
conséquence, dans la mesure où ceci n'a pas déjà été fait, la conception des contrôles
mis en place par l'entité et destinés à les prévenir, et déterminer si ces contrôles ont
été effectués.
Lorsque l'auditeur relève une anomalie, il doit s'interroger sur la possibilité que cette
anomalie puisse constituer l'indice d'une fraude. Si tel est le cas, l'auditeur doit en
examiner les conséquences possibles sur les autres aspects de l'audit, en particulier la
fiabilité des déclarations de la direction.
L'auditeur ne peut pas présumer qu'une fraude détectée constitue un cas isolé.
Lorsque l'auditeur conclut que les états financiers comportent des anomalies
significatives provenant de fraudes, ou n'est pas en mesure de conclure sur ce point, il
doit en analyser les conséquences sur l'audit.
Lorsque l'auditeur a identifié une fraude ou a obtenu des informations indiquant la
possibilité d'une fraude, il doit communiquer à qui de droit, conformément aux statuts
et règlements de la structure de contrôle à laquelle il appartient, les éléments dont il a
eu connaissance.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 6 :
Planification de la mission d’audit
6.1 Principes de planification
La planification d’une mission d’audit s’appuie sur les résultats des analyses
précédentes qui consistent à :
- recueillir les informations sur la structure auditée et sur son organisation
afin de déterminer l'importance relative des différents éléments ;
- évaluer la fiabilité du contrôle interne ;
- effectuer une analyse préalable des risques permettant de définir quel type
d'approche il convient d'adopter, la nature et l'étendue des enquêtes à
mener.
En général, on peut considérer comme important tout élément dont la connaissance
serait susceptible d'influencer l'utilisateur des états financiers ou de modifier le rapport
sur le contrôle des résultats.
C'est souvent un critère de valeur qui permet de définir l'importance relative ;
cependant, la nature ou les caractéristiques d'un élément ou d'un groupe d'éléments
peuvent également participer de cette définition lorsque, par exemple, les dispositions
législatives ou réglementaires exigent que celui-ci – quel qu'en soit le montant – soit
mentionné séparément.
L'importance relative peut dépendre non seulement de la valeur et de la nature de
l'élément, mais également du contexte dans lequel il est envisagé. Par exemple, il est
possible de considérer un élément par rapport :
- à l'opinion globale émise sur les comptes ;
- à l'ensemble dont il fait partie ;
- aux éléments qui lui sont associés ;
- au montant correspondant enregistré les années précédentes.
Les informations probantes (preuves) constituent un élément important de la décision
de l'auditeur lorsqu'il choisit les secteurs et les points à contrôler ainsi que la nature,
le calendrier et l'étendue des tests et des procédures de contrôle.
Une planification adéquate permet l'affectation des travaux aux membres de l'équipe
dédiée à la mission, facilite la direction et la supervision de ceux-ci ainsi que la revue
de leurs travaux et, enfin, facilite, le cas échéant, la coordination des travaux avec les
auditeurs des composants ou les experts.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Le plan de mission décrit l’approche générale des travaux, qui comprend notamment :
- l’étendue, le calendrier et l’orientation des travaux ;
- le ou les seuils de signification retenus ;
- les lignes directrices nécessaires à la préparation du programme de travail.
Le plan de mission constitue la synthèse des travaux préliminaires de prise de
connaissance générale, revue analytique et évaluation du contrôle interne.
Le plan de mission est préparé par le chef de mission, en concertation avec son équipe
sous l’autorité du superviseur et approuvé par l’autorité en charge selon les
procédures de fonctionnement de la structure de contrôle.
L'auditeur doit établir le plan de mission décrivant la stratégie globale adoptée pour la
mission.
Le plan de mission fixe l'étendue, le calendrier et la démarche d’audit, et donne des
lignes directrices pour une planification plus détaillée du programme général de
contrôle. L'établissement du plan de mission implique :
- de déterminer les caractéristiques de la mission qui définissent son
étendue, telles que : le référentiel comptable suivi, les règles spécifiques
de présentation des états financiers requises dans le secteur d'activité
concerné et la localisation des composants de l'entité ;
- de s'assurer des objectifs de la mission en terme de rapport à émettre afin
de planifier un calendrier pour effectuer les travaux ainsi que la nature des
communications demandées, tels que les dates limites pour signer le
rapport intercalaire ou final, et les dates-clés pour les communications
prévues ;
- de prendre en compte les facteurs importants qui détermineront les
aspects qui feront l'objet d'une attention toute particulière de l'équipe
affectée à la mission, tels que la fixation de seuils de signification
appropriés, l'identification préliminaire des domaines où un risque plus
important d'anomalies significatives peut exister, l'identification
préliminaire des composants importants et des soldes de comptes,
l'évaluation de la possibilité pour l'auditeur de recueillir des éléments
probants permettant d'évaluer l'efficacité du contrôle interne, ainsi que
l'identification des développements récents relatifs aux spécificités du
secteur d'activité dans lequel l'entité opère, au mode de présentation ou à
la diffusion des états financiers ou à d’autres sujets pertinents.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 7 :
Documentation
7.1 Principes généraux de documentation des missions
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 8 :
Information probante
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Étant donné que les auditeurs ont rarement l'occasion de prendre en considération
toutes les informations concernant l'unité contrôlée, il est capital que les données
recueillies et les techniques d'échantillonnage soient soigneusement sélectionnées.
Lorsque les données provenant d'un système informatique constituent une part
importante de la vérification et sont indispensables pour atteindre les objectifs du
contrôle, il est essentiel que les auditeurs s'assurent par eux-mêmes que les données
sont fiables et pertinentes.
Les auditeurs doivent avoir une connaissance approfondie des techniques et des
procédures de collecte des preuves : inspection, observation, investigation et
confirmation. Ils doivent s'assurer que les techniques utilisées permettent réellement
de détecter toutes les erreurs matérielles et les irrégularités.
Lors du choix des méthodes et des procédures, il conviendra de prendre en
considération la qualité des preuves, ce qui signifie que celles-ci devront être
suffisantes, pertinentes et d'un coût d'obtention raisonnable.
La fiabilité des éléments probants dépend de leur origine, de leur nature, et des
circonstances spécifiques dans lesquelles ils ont été collectés :
- les éléments probants de source externe indépendante de l'entité sont plus
fiables que ceux d'origine interne ;
- les éléments probants d’origine interne sont d'autant plus fiables que les
contrôles internes concernés, imposés par l’entité, sont efficaces ;
- les éléments probants recueillis directement par l'auditeur (par exemple
l’observation de la mise en œuvre d’un contrôle) sont plus fiables que les
éléments probants obtenus indirectement ou par déduction (par exemple la
demande d’explications relative à la mise en œuvre d’un contrôle) ;
- les éléments probants sont plus fiables lorsqu’ils existent sous forme de
documents, soit papier, soit électronique ou d’un autre genre (par exemple
un document écrit établi pendant une réunion est plus fiable qu’une
interprétation verbale ultérieure des questions discutées) ;
- les éléments probants sous forme de documents originaux sont plus fiables
que les éléments probants sous forme de photocopies ou de fac-similés.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Pour collecter les éléments nécessaires dans le cadre de l'audit comptable et financier,
l’auditeur choisit parmi les techniques suivantes :
- l'inspection des enregistrements ou des documents, qui consiste à
examiner des enregistrements ou des documents, soit internes soit
externes, sous forme papier, sous forme électronique ou autres supports ;
- l'inspection des actifs corporels, qui correspond à un contrôle physique des
actifs corporels ;
- l'observation physique, qui consiste à examiner la façon dont une
procédure est exécutée au sein de l'entité ;
- la demande d'information, qui peut être adressée à des personnes internes
ou externes à l'entité ;
- la demande de confirmation des tiers, qui consiste à obtenir de la part d'un
tiers une déclaration directement adressée à l’auditeur concernant une ou
plusieurs informations ;
- la ré-exécution de contrôles, qui porte sur des contrôles réalisés à l'origine
par l'entité ;
- les procédures analytiques, qui consistent à apprécier des informations
financières à partir :
o de leurs corrélations avec d'autres informations, issues ou non des
comptes, ou avec des données antérieures, postérieures ou
prévisionnelles de l'entité ou d'entités similaires ;
o de l'analyse des variations significatives ou des tendances
inattendues.
Ces techniques de contrôle peuvent s'utiliser seules ou en combinaison à tous les
stades de l'audit des comptes.
8.5 Utilisation
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
PRINCIPE 9 :
Rapports d’audit comptable et financier
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Dans tous les cas de figure, l’auditeur rédige un plan de mission présentant les
éléments suivants :
- contexte et justification de la mission ;
- présentation de l’entité auditée et de son environnement ;
- synthèse de l’évaluation préalable des risques ;
- définition des objectifs de la mission, du périmètre des comptes audités et
des points de vérification à mettre en œuvre ;
- présentation du programme de travail détaillé ;
- présentation du calendrier de la mission d’audit et des ressources qui y
sont affectées.
Ce rapport est transmis au responsable ou au superviseur de l’auditeur. Il lui permet
de s’assurer de la correcte compréhension des objectifs de l’audit et de l’efficacité des
travaux à mettre en œuvre au regard du risque d’audit identifié.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Lorsque l’audit a pour objectif premier d’exprimer une opinion sur l’image fidèle de la
situation financière, la présentation des conclusions de l’auditeur respecte les
exigences décrites ci-dessous.
L’opinion peut se traduire par une attestation ou une certification. Les missions de
certification ne peuvent être exercées que par les structures de contrôle habilités par
les textes règlementaires.
Des exemples de rapports de certification des comptes sont présentés en annexe.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
L’auditeur formule un refus de certifier ou d’attester pour limitation lorsqu’il n’a pas pu
mettre en œuvre toutes les procédures d’audit nécessaires pour fonder son opinion sur
les comptes, et que :
- soit les incidences sur les comptes des limitations à ses travaux ne peuvent
être clairement circonscrites ;
- soit la formulation d’une réserve n’est pas suffisante pour permettre à
l’utilisateur des comptes de fonder son jugement en connaissance de
cause.
L’auditeur formule un refus de certifier ou d’attester pour incertitudes lorsqu’il est
dans l’impossibilité d’exprimer une opinion en raison de multiples incertitudes dont les
incidences sur les comptes ne peuvent être clairement circonscrites.
Autres cas
De plus, les contrôles financiers et de la régularité amènent souvent l'auditeur à
rédiger des rapports détaillés lorsque des points faibles sont découverts dans les
systèmes de comptabilité ou de contrôle financier (ce qui n'a rien à voir avec les
problèmes de vérification des résultats). Ceci peut se produire lorsque ce sont non
seulement les procédures de l'unité contrôlée qui présentent des points faibles mais
aussi le contrôle qu'elle exerce sur les activités d'autres organes. L'auditeur peut
également rédiger un rapport sur les irrégularités importantes, effectivement décelées
ou potentielles, sur le manque de continuité dans l'application des réglementations ou
sur des fraudes et des pratiques frauduleuses.
Lorsqu'ils rapportent des irrégularités ou des cas de non-conformité aux lois ou aux
règlements, les auditeurs doivent veiller à placer leurs constatations dans une
perspective correcte. L'ampleur de la non-conformité peut être rattachée au nombre
de cas examinés ou quantifiée en termes monétaires.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Lorsque l’audit a pour objectif de réaliser un diagnostic général sur la tenue des
comptes de la structure audité en vue de définir des recommandations permettant
d’améliorer la gestion financière et comptable de l’entité, le rapport de l’auditeur
s’articulera de la façon suivante.
- Contexte et objectifs : l’auditeur rappelle les objectifs qui lui ont été
assignés lors du lancement de la mission d’audit ; il replace ses travaux
dans le contexte juridique, économique ou politique qui a amené au
déclenchement de l’audit.
- Présentation de l’entité auditée : l’auditeur présente le résultat de sa prise
de connaissance de l’entité auditée et de son contexte en insistant sur les
éléments dont il ne disposait pas au moment de sa saisine et susceptible
d’influer sur ses conclusions.
- Méthodologie et travaux effectués : l’auditeur expose l’ensemble des
travaux auxquels il a procédé pour lui permettre de dégager ses
conclusions. Il rappelle ici le calendrier de mise en œuvre de la mission,
l’ensemble des documents et des pièces examinés, les personnes
rencontrées, les tests et les procédures analytiques mis en œuvre…
- Faits constatés : l’auditeur dresse la liste thématique des constats réalisés,
les causes et conséquences. Il indique notamment les anomalies
significatives relevées, les écarts par rapport à la réglementation en
vigueur, les fraudes éventuelles…
- Conclusions et recommandations : au regard des faits constatés, l’auditeur
présente ses conclusions et formule toute recommandation permettant
d’améliorer le fonctionnement budgétaire et comptable de l’entité et la
présentation de ses états financiers.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
ANNEXES
Effectué par
Supervisé par
Approuvé par
Révision proposée
par
Révision approuvée
par
Informations générales
Entité auditée
Forme juridique
Adresse
Historique
Responsable
Organigramme
Ministère de tutelle
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Audits précédents
Activités de l’entité
Activités principales
Activités secondaires
Juridique
Événements significatifs de
l’exercice
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Social et fiscal
Textes spécifiques
Régimes spécifiques
Litiges en cours
Événements significatifs de
l’exercice
Régime fiscal
Litiges en cours
Événements significatifs de
l’exercice
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
2. REVUE ANALYTIQUE
Budget
Variation Variation N-
Chiffres significatifs N N-1 N-2
N/N-1 1/N-2
Investissement
Subventions et transferts
Charges de fonctionnement
Charges de personnel
Produits fiscaux
Autres produits
Trésorerie
Régie
Etats financiers
Réalisé
Variation Variation N-
Chiffres significatifs N N-1 N-2
N/N-1 1/N-2
Investissement
Subventions et transferts
Charges de fonctionnement
Charges de personnel
Produits fiscaux
Autres produits
Trésorerie
Régie
Etats financiers
Commentaires
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Investissement
Fonctionnement
Personnel
Subventions transferts
Investissement
Fonctionnement
Personnel
Subventions transferts
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Périmètre
CYCLES
OBJECTIFS SOUS OBJECTIFS PROCEDES D’AUDIT(1)
(1)
PROCÉDÉS D’AUDIT :
Procédés de confirmation :
- Inspection de documents
- Enquêtes
- Observations
- Recoupements
Procédés de corroboration :
- Examens physique
- Examen analytique
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
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% budget ou compte
Rubriques Valeur administratif ou compte
de gestion*
Investissement
Fonctionnement
Personnel
Subventions transferts
Seuil de signification
Ex : 5 à 10 % du poste Bilan /
Impact sur présentation :
Cpte Résultat
Commentaire : pour certains postes, des seuils inférieurs pourront être déterminés.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Compte tenu de l'analyse des risques effectuée et de l’importance relative des postes, les contrôles
comporteront notamment les diligences suivantes :
Investissement
Fonctionnement
Personnel
Subventions transferts
Contrôle spécifique à
préciser
* Non significatif
** Non applicable
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RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
7. ORGANISATION DE LA MISSION
Budget
Durée
Frais de mission
Avances à justifier
Date de démarrage de la
mission
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Dates Intervenants
Travaux d’inter- Chef de Chef de
Superviseur Auditeur Expert
vention service mission
Organisation générale
Prise de connaissance
générale
Évaluation du contrôle
interne
Revue analytique
Élaboration du plan de
mission
Élaboration des
programmes de contrôle –
déclinaison
Opérations d’inventaire
Exécution du programme de
contrôle – cycle A
Exécution du programme de
contrôle cycle B
….
Réunions de synthèse
Phase contradictoire
Rapports finaux
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RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Exemple 1 :
Rapport de l'auditeur émis à la suite d'un audit d'états
financiers exprimant une opinion sans réserve.
ATTESTATION DE L'AUDITEUR
(Destinataire visé)
Signature de l'auditeur
Date du rapport d’audit
Coordonnées de l'auditeur et de la structure de contrôle
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RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
Exemple 2 :
Rapports de l'auditeur conduisant à l'expression d'une opinion
avec réserve, ou à l’impossibilité d'exprimer une opinion
« Nous avons été nommés pour procéder à l'audit des états financiers ci-joints de
l’entité…, comprenant le bilan au 31 décembre 20…, ainsi que le compte de résultats
et l'état des flux de trésorerie pour l'année se terminant à cette date, et des notes
annexes incluant la description des principes comptables majeurs suivis et d'autres
informations explicatives.
(Omettre le paragraphe traitant de la responsabilité de l'auditeur).
(Le paragraphe décrivant l'étendue des travaux d'audit sera soit omis, soit adapté aux
circonstances).
Ajouter un paragraphe décrivant la limitation de l'étendue des travaux, par exemple :
Nous n'avons pas pu assister à la prise d'inventaire physique de tous les stocks, ni
confirmer les comptes à recevoir, en raison des limitations imposées à l'étendue de
nos travaux par l’entité.
En raison de l'importance des limitations de l'étendue de nos travaux exposées au
paragraphe qui précède, nous ne sommes pas en mesure d’exprimer une opinion sur
les états financiers.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
RAPPORT DÉFINITIF – 4 JUILLET 2009
2.4 Désaccord sur les méthodes comptables – Information fournie dans les
états financiers non adéquate - Opinion avec réserve.
2.5 Désaccord sur les méthodes comptables – Information fournie dans les
états financiers non adéquate – Opinion défavorable.
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CADRE GÉNÉRAL ‐ SECTEUR PUBLIC
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