DR Ferchichi Abderraouf: Titres Et Travaux Scientifiques
DR Ferchichi Abderraouf: Titres Et Travaux Scientifiques
Dr Ferchichi Abderraouf
CONCOURS DE FIN DE
SPECIALITE
EN PSYCHIATRIE
I. DONNEES PERSONNELLES.................................................................. 1
V. PARTICIPATION A L’ENSEIGNEMENT............................................... 10
Pièces justificatives................................................................................................................... 18
Nom : Ferchichi
Prénom : Abderraouf
Email : ferchichiabderraouf@[Link]
1
II. CURSUS DES ETUDES
Mention très bien : Juin 2010 Lycée Ibn Abi Dhief Mannouba (Tunisie).
Spécialité : Psychiatrie
Service de consultation de psychiatrie adulte, Hôpital Mongi Slim, La Marsa (Pr R. Rafrafi).
2
• Juillet 2021 - Décembre 2021 :
Service de Chirurgie pédiatrique, Hôpital d’enfant Bachir Hamza, Tunis (Pr. Jelidi)
3
• Certificat d’études complémentaires en Psychiatrie Légale : Faculté de
médecine de Monastir (2017-2018).
- Épreuves écrites validées
- Mémoire en cours
• Mastère professionnel en Thérapie Cognitive et Comportementale : Faculté
de médecine de Sousse (2019-2021)
- Épreuves écrites validées
- Mémoire en cours.
4
IV. TRAVAUX SCIENTIFIQUES
Communications Affichées
Congrès Internationaux
5
7- Trouble Dissociatif de L’identité : Entre Mythe et Réalité.
Congrès Nationaux
6
6- L’anxiété post éléctroconvulsivothérapie : à propos d’un cas
Marrekchi N, Amri G, Karoui M, Mhadhbi N, Bel Arbi M, Ben Saad S, Ellouze F, Mrad
MF.
28e Journée Scientifique de la Société Tunisienne de Psychiatrie (2017)
7
13èmes Journées Nationales de la recherche en Psychiatrie (2018)
8
20- Délire partagé : A propos d’un cas
Communication Orale :
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V. PARTICIPATION A L’ENSEIGNEMENT
COURS
- Les démences (2020 Service de consultations psychiatrie adulte à l’hôpital Monji slim)
- Syndrome maniaque
10
COURS SEMINAIRES
1. Ateliers
11
Animé par Pr Philippe Corten et Mme Françoise Devillers
Remédiation cognitive
Organisé par le Comité technique de lutte contre le suicide les 5, 6, 7 et 8 Mars 2018
Animé par Pr Kissi Yosri le 25 Janvier 2020 à l’hôpital Razi , jeune psy.
12
Cours psychopathologie de la paranoïa
Animé par Pr Rym Ridha le 25 Janvier 2020 à l’hôpital Razi , jeune psy.
2. Séminaires
13
Colloque international « La psychanalyse entre Caïn et Œdipe, une lecture
critique de Freud à travers l’œuvre de Gérard Haddad » (2022)
Manifestations Internationales
14
1e Journées du GROUPE INTERNATIONAL- PSYCHANALYSE en Méditerranée :
Les rêves en Méditerranée
15
Manifestations Nationales
16
29ème journée de la SOCIETE TUNISIENNE de PSYCHIATRIE : « La
psychiatrie en Tunisie état des lieux et perspective »
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PIECES JUSTIFICATIVES
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TITRES ET DIPLOME
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Titres et diplômes
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Titres et diplômes
UNIVERSITÉ DE TUNIS EL MANAR
FACULTÉ DE MÉDECINE DE TUNIS
ANNÉE UNIVERSITAIRE 2021 / 2022
THÈSE
Pour le diplôme d'état de
DOCTORAT EN MÉDECINE
par
Abderraouf FERCHICHI
FACTEURS PSYCHOPATHOLOGIQUES
CHEZ LES JEUNES SUICIDÉS :
TITRE
ÉTUDE CAS-TÉMOIN DANS LE GRAND
TUNIS
Jury
Président : Pr Rym GHACHEM Directeur de thèse :
Pr Fatma CHARFI
Membres : Pr Ahlem BELHADJ
Pr Faten ELLOUZE
Pr Ag Uta OUALI
Rapporteur : Pr Ag Mehdi BEN KHELIL
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Titres et diplômes
CONCLUSIONS
Le suicide est un grave problème de santé publique. Selon l’OMS, le taux mondial de suicide
standardisé par âge pour 2019 était de 9,0 pour 100 000 habitants soit plus de 700 000.
C’est la quatrième cause de décès chez les sujets âgés de 15 à 29 ans en 2019 avec plus que
150 000 décès. L’incidence nationale du suicide en Tunisie pour l’année 2016 était de
3,27/100 000 habitant, soit 365 décès. Les données recueillies à partir des autopsies médico-
légales des victimes, ont permis d’avoir une idée générale sur les caractéristiques
sociodémographiques des personnes décédées par suicide, mais les données qualitatives sur
le profil des victimes n’ont pas été étudiés.
Dans ce cadre, et devant l’augmentation de l’incidence du suicide chez les jeunes tunisiens
et la complexité des facteurs de risque supposés, l’objectif de ce travail était d’étudier le
profil psychiatrique et le style d’attachement d’un échantillon de cette population afin de
mieux cibler les actions de prévention. Pour ce faire, la méthode de l’autopsie psychologique
a été utilisée. Celle-ci a été développée dans les années soixante et est considérée comme
une méthode d’investigation scientifique dont le but est d’identifier les facteurs de risque, les
événements précipitants, ainsi que les interactions entre les différents facteurs susceptibles
d'être impliqués dans le geste suicidaire.
Pour aboutir à cet objectif, nous avons mené une étude descriptive, transversale et
rétrospective réalisée dans les gouvernorats du grand Tunis (Tunis, Ariana, La Manouba, Ben
Arous) et de Nabeul de janvier 2017 à décembre 2020. Notre étude a porté sur 32 sujets
répartis en 2 groupes. Le premier groupe (les suicidés) a inclus tous les sujets décédés par
suicide âgés de moins de 26 ans et habitant le Grand Tunis et Nabeul entre janvier 2017 et
décembre 2020. La cause de décès par suicide a été établie par le service de médecine
légale de la région concernée à travers une autopsie médico-légale. Les sujets dont les
données étaient manquantes (téléphone et adresse), les sujets dont les familles étaient
injoignables par téléphone et les sujets dont les familles ont refusé de participer à l’étude
n’ont pas été inclus. Enfin, nous avons exclus les sujets décédés dans le Grand Tunis ou le
Gouvernorat de Nabeul dont le lieu de résidence se situait dans un autre gouvernorat, les
sujets ayant retiré leur consentement au cours de l’étude et les sujets ayant refusé de
répondre à toutes les questions.
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Titres et diplômes
Concernant le groupe témoin, nous avons recruté seize sujets âgés de moins de 26 ans issus
de la population générale et n’ayant jamais eu de conduites suicidaires. Ces témoins ont été
appariés aux sujets suicidés (méthode un pour un) selon l’âge, le genre et la délégation
d’habitation. Les sujets ayant des antécédents de conduites suicidaires ont été exclus.
Après chaque entrevue (cas et témoin), chaque enquêteur a transcrit les données recueillies
en une vignette clinique récapitulative dressant un portrait descriptif du sujet en retraçant sa
trajectoire de vie. Chaque vignette contient aussi le style d’attachement du sujet et la
présence d’un éventuel trouble mental. Ces données étaient recueillies grâce aux échelles
suivantes : Relationship Questionnaire ou Questionnaire de l’attachement (QA), leSchedule
for Affective Disorders and Schizophrenia for School Age-Children, Present and Lifetime
Version (Kiddie-SADS PL) et le questionnaire de la trajectoire de vie (le Life Calendar) Une
formation préalable a été réalisée afin d’aborder les familles endeuillées et pour la réalisation
des entrevues.
Parmi les 81 cas enregistrés aux services de médecine légale, 16 suicidés avaient fait partie
de notre population de l’étude. Les entrevues ont eu lieu en moyenne après 10,5 mois du
suicide. Sept d’entre elles se sont déroulées aux domiciles des défunts. La mère seule ou les
deux parents ensembles ont représenté le nombre le plus important des répondants (n=13).
Comme les groupes étaient appariés, l’âge moyen des personnes suicidées était de 14,5 ans
contre 15,9 pour les témoins.
La dynamique familiale a été jugée perturbée pour onze familles de suicidés contre quatre
chez celles des témoins. En effet, onze sujets ont été témoins ou victimes de violences
psychologiques ou physiques. Un cas de violence sexuelle notamment incestuelle a été
relevé. Ces chiffres étaient moins importants chez le groupe témoin où seulement deux
sujets étaient victimes de violence. L’attachement était insécure pour la moitié des suicidés
contre six dans le groupe témoin. Un attachement désorganisé a été trouvé dans trois cas,
exclusivement dans le groupe des suicidés. Aucun trouble de l’usage de substance n’a été
relevé à travers les entrevues.
Concernant les antécédents familiaux, deux tentatives de suicide et un suicide chez les
proches de trois suicidés ont été retrouvés. Quant aux antécédents psychiatriques
personnels, deux cas seulement avaient été suivis pour un trouble de l’humeur et un
troisième présentait une anxiété de séparation et une énurésie sans avoir bénéficié de suivi.
Un sujet était suivi en psychiatrie durant la période du décès. Pourtant, nous avons trouvé
que 13 des 16 cas suicidés présentaient un trouble psychiatrique caractérisé durant les six
derniers mois, contre un seul parmi les témoins. Des symptômes du registre dépressif et
25
Titres et diplômes
anxieux ont été retrouvés chez 15 sujets suicidés. Six parmi eux ont verbalisé des idées de
mort sans qu’il y ait un antécédent de tentative de suicide chez eux.
Les principaux résultats que nous avons trouvés ainsi que le déroulement des autopsies
psychologiques étaient en accord avec ceux décrits dans la littérature. La présence d’une
pathologie psychiatrique ainsi qu’un attachement insécure semblent être des facteurs de
risque suicidaire majeurs. La violence et une dynamique familiale perturbée augmentent ce
risque considérablement. Il est aussi important de noter que le faible recours aux soins
trouvé met en exergue les défaillances du système sanitaire et les connaissances en matière
de santé mentale chez les familles.
Il serait donc primordial que ces deux volets soient la cible d’un travail de prévention :
Premièrement, par la promotion de la santé mentale, la réduction des facteurs de risque,
l’augmentation des facteurs de protection ainsi que la limitation de l’accès aux moyens de
suicide. Deuxièmement, par la mise en place de circuits bien établis au sein des institutions
académiques permettant un délai de prise en charge plus rapide et efficace, ainsi qu’une
information sur les ressources et les services impliqués dans la prise en charge des
personnes vulnérables.
Par ailleurs, la mise en place d’un système d’information avec un registre national du suicide
est également indiquée afin de mieux connaître la population à risque, et de réaliser un suivi
épidémiologique du suicide en Tunisie. Enfin, la poursuite de ce travail par la généralisation
de l’autopsie psychologique aidera à mieux connaitre les déterminants sociologiques et
psychopathologiques du suicide dans le contexte tunisien et d’ajuster les actions de
prévention ciblées.
26
Titres et diplômes
Résumé
Introduction :
Le suicide est un problème de santé publique dont l’incidence est en augmentation chez les jeunes
tunisiens. Ses facteurs de risque sont complexes et variés. Les objectifs de notre travail étaient
d’introduire et de développer la méthode d’autopsie psychologique ainsi que d’étudier le profil
psychiatrique et le style d'attachement d’un échantillon de cette population afin de mieux cibler les
actions de prévention.
Méthodes :
Nous avons mené une étude descriptive, transversale et rétrospective réalisée sur le grand Tunis et
Nabeul de janvier 2017 à décembre 2020. La méthode d’autopsie psychologique a été utilisée. Ainsi,
pour chaque cas recruté une vignette a été transcrite suite à des entretiens semi-structurés auprès des
familles. Les difficultés, les antécédents psychiatriques personnels et familiaux, l’attachement ainsi que
les troubles psychiatriques au moment du décès ont été relevés avec le life Calendar, le Questionnaire
d’Attachement et le Schedule for Affective Disorders and Schizophrenia for School Age-Children.
Résultats :
Trente-deux sujets répartis en deux groupes (cas-témoins) ont fait l’objet de notre travail. Le moyen
suicidaire le plus utilisé était la pendaison (n=14). La majorité des suicides a eu lieu au domicile familial
(n=13). La présence d’une pathologie psychiatrique, ainsi qu’un attachement insécure (retrouvés
respectivement chez 13 et 8 suicidés) semblent être des facteurs de risque suicidaire majeurs. Les
troubles de l’humeur étaient prépondérants conformément aux données de la littérature. La violence et
une dynamique familiale perturbée ont été présentes chez 11 suicidés. Le faible recours aux soins
rencontré met en évidence les défaillances du système sanitaire et les faibles connaissances en matière
de santé mentale au sein des familles.
Conclusion :
La généralisation de l’autopsie psychologique aidera à mieux connaitre les déterminants sociologiques
et psychopathologiques du suicide dans le contexte tunisien et d’ajuster les actions de prévention
ciblées.
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Titres et diplômes
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Titres et diplômes
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FORMATIONS COMPLEMENTAIRES,
ATELIERS ET SEMINAIRES
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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Formations complémentaires, Ateliers et Séminaires
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PARTICIPATIONS AUX
MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES
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Participations aux manifestations scientifiques
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Participations aux manifestations scientifiques
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Participations aux manifestations scientifiques
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Participations aux manifestations scientifiques
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PARTICIPATION A
L’ENSEIGNEMENT ET A
L’ENCADREMENT
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Participations à l’enseignement et à l’encadrement
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Participations à l’enseignement et à l’encadrement
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Participations à l’enseignement et à l’encadrement
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COMMUNICATION ORALE
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COMMUNICATIONS AFFICHÉES
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Prevalence of depression and anxiety among coronary patients
Introduction:
The contribution of emotions in the etiology of
angina pectoris was admitted. Contrariwise, epidemiological studies of the psychological state of coronary
patients, though rare, allowed to assume that the thoracic pain, as a symptom of coronary affection, might
have led to some forms of anxiety and depression.
Objective:
To estimate the prevalance of depression and anxiety among coronary patients and the influencing factors.
Methods:
It is about a descriptive and analytic cross-sectional study conducted on 30 coronary patients hospitalized
in cardiology department in the Charles Nicolle Hospital. Sociodemographic and medical data was collected
upon anonymously filled questionnaires. The anxious and depressive symptomatology was
evaluated over the HAD scale (Hospital Anxiety and Depression scale),
translated into Arabic and validated in Tunisia. A score above 7 indicated the presence
of a depression or an anxiety (doubtful between 8 and 10 certain above 10)
RESULTS:
The survey took 30 patients in, among whom 62 % were men. The average age was 52.3 years and 32 % of
the patients were living alone. 75 % of them were on a medium socioeconomic level. 54 % of them showed
an ST (-) coronary syndrome and 46 % ST (+).
Depression was noted by 23 % of the patients ( a doubtful symptomatology by 86 % of them and
certain symptomatology by 14 % ). While anxiety was noted by 55 % of them ( a doubtful symptomatology by
72. 5 % and certain symptomatology by 27. 5 % . )
Conclusion:
Our findings highlight the significant association of depressive and anxiety symptoms in a population of
coronary patients. However, in this context, we hope to make general practitioners (GPs) and
cardiologists aware of the need to detect, in a simple and rapid manner, anxiety-related disorders
among these patients, especially in the preventive role.
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Schizophrénie et Syndrome obsessionnel compulsif : Approche thérapeutique
Introduction:
Les symptômes obsessionnels et compulsifs (SOC) sont fréquents, chez les patients atteints de schizophrénie, et
semblent aggraver le pronostic, du fait de la sévérité du tableau clinique et la plus grande résistance aux
traitements. Cette comorbidité expose le praticien à des difficultés diagnostic et pronostic, et représente un défi
thérapeutique considérable.
La prescription des antidépresseurs, bien recommandée dans le traitement du TOC, reste néanmoins moins
élucidée dans la schizophrénie avec SOC.
Objectifs :
Mettre en évidence les particularités thérapeutiques des SOC dans la schizophrénie.
Méthodologie:
Nous rapportons dans notre étude le cas d'un patient suivi à notre post-cure pour schizophrénie et SOC, au service
de psychiatrie "B" à l'hôpital Razi.
Résultats :
Mr M.O est âgé de 35ans suivi depuis l'âge de 25ans pour une schizophrénie à mode d'entrée pseudo-
névrotique (syndrome compulsif de vérification et de lavage) : Il a été mis sous antidépresseurs (fluoxetine) Puis
apparition d'un syndrome délirant hypochondriaque et de symptômes dissociatifs. Le diagnostic de schizophrénie a
donc été posé et le patient a été mis sous antipsychotique atypique (amisulpride).
L'évolution a été marquée par l'amélioration des syndromes délirant et dissociatif, mais persistance des symptômes
obsessionnels compulsifs.
On a donc adjoint un antidépresseur (paroxétine) et une amélioration du SOC a été notée (Y-BOCS de 26 a 16 a un
intervalle de 3 mois).
Conclusion:
Les symptômes obsessionnels compulsifs et la schizophrénie sont souvent associés.
Le traitement antidépresseur qui a prouvé son efficacité dans le traitement de la symptomatologie obsessionnelle et
compulsive est-il recommandé dans ce cas ou proscrit ?
Cette problématique reste peu analysée, d’où la nécessité des études bien développées afin d’orienter les choix
thérapeutiques.
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l'enseignement de la psychiatrie de demain
Ferchichi.A , Attia.A, Mlika.M ,Gheriani.A , Moula.O , Charfi.F , Pr Ghachem.R
Introduction:
Il faut toujours identifier le profil des professionnels que nous voulons former. Quel professionnel de santé se comporte de
façon professionnelle, éthique, comment faire pour lui indiquer ses valeurs, peut-on les inculquer.
Par ailleurs , En psychiatrie nous n’avons que l’entretien et aucune biologie ni données radiologiques. Nous pouvons éliminer
des diagnostics mais jamais en faire un ,d’où l’importance d’apprendre à nos étudiants de mener un entretien correct .
Au cours des années scolaires 2015-2016, le phénomène du suicide est devenu particulièrement préoccupant et a été
considéré comme un problème de santé publique ; Il faudrait élaborer une stratégie globale visant à promouvoir la santé
mentale et notamment prévenir les états suicidaires chez le jeune tunisien. De ce faite une meilleure formation de nos
médecins est nécessaire garantissant une meilleure prise en charge.
Objectif :
Introduction à la problématique du suicide en Tunisie, l’importance de savoir diagnostiquer un état suicidaire.
Discuter certaines méthodes d'enseignement et de sensibilisation par rapport aux états suicidaires.
Méthodologie :
Dans le travail nous nous proposons de comparer deux moyens afin de déterminer la méthode la plus performante pour la
formation
Le premier : la visualisation d’une série « 13 Reason why » qui rapporte l’autopsie psychologique d’une fille de 17 ans.
Le second : étant le stage classique avec une matinée consacrée à l’état suicidaire.
Résultats :
Durant le cursus universitaire , un stage en psychiatrie de 21 jours est proposé en cinquième année de médecine afin
d'établir un premier contact avec les patients hospitalisés, notamment présentant des idées suicidaires ou auteurs de
tentatives de suicide.
Nous avons en pré enquête mis le questionnaire sur facebook et nous avons eu 60 réponses sur les 30 questions au tour du
suicide en Tunisie.
Les résultats ont démontré que , en moyenne pour chaque question , 60% de ceux qui ont regardé la série ont répondu juste
, 43% pour les autres.
Une différence statistiquement significative a aussi été prouvée en faveur des réponses du premier groupe pour 12
questions.
Conclusion :
Véritable chef-d’œuvre de la littérature américaine, 13 Reasons Why a été vendu à plus d’un million d’exemplaires. Avec
finesse, Jay Asher y décrit la banalité de la violence et de l’indifférence, la somme de toutes les petites blessures, en
apparence sans gravité, qui peuvent conduire à l’irrémédiable. Saurait-on tirer profit de ce livre pour apprendre a nos
futures médecins comment diagnostiquer un état suicidaire et détecter le moindre appel à l'aide.
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Tentatives de suicide et décision thérapeutique : difficultés pratiques
Objectif : Décrire, à partir d’un cas clinique, les difficultés rencontrées lors de la prise en charge de
certains patients suicidants.
Méthodologie : nous rapportons le cas de Mr A. qui a été hospitalisé dans notre service pour tentative
de suicide par
Résultats : Mr A est agé de 53 ans, il est marié, père de 2 filles et travaille comme agriculteur.
Notre patient a des antécédents familiaux psychiatriques chargés à savoir un frère ainé qui s’est suicidé
par pendaison, un deuxième frère qui a fait une tentative de suicide et deux morts suspectes : celle de
son père et de sa fille.
L’histoire de la maladie remonterait à 2011, peu après la révolution, Mr A a rencontré des difficultés
financières, il a donc développé une symptomatologie dépressive. Le patient n’a pas consulté et
Le patient a été hospitalisé dans notre service pour une tentative de suicide par strangulation.
A l’entretien, on trouve un patient ralenti, son humeur est triste, son discours est centré sur le décès de
sa fille datant de 4 mois . Mr A regrette son passage à l’acte autoagressif , il réclame sa sortie ,sa famille
semble être contenante .
Conclusion : La prise en charge d’un patient suicidaire doit tenir compte de ces différentes composantes
étroitement liée. Le but étant avant tout de prévenir le passage à l’acte et de traiter tout facteur
pouvant le précipiter. Cependant la démarche thérapeutique peut butter contre la volonté du patient,
d’où la nécessité d’une hospitalisation sous contrainte si les conditions le permettent. Cette attitude
(paternaliste) peut entraver la relation thérapeutique (et les mouvements transférentiels entre
thérapeute et patient.
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Introduction :
Il est communément admis que les drames vécus par les parents influencent le
comportement de leurs descendants, En effet, ces derniers peuvent présenter des moments
de reviviscence destraumatismes subis sans pour autant les avoir vécus
Plusieurs études ont évoqué des cas d’état de stress post traumatique chez des individus
dont les parents ont été confrontés à la mort.
Objectif :
Décrire à partir d’une vignette clinique l’impact des évènements tragiques à travers les
générations
Méthodologie :
On rapporte ici le cas de Mr A .K suivi dans notre service depuis 2005
Résultats :
Mr A.K est âgé de 44 ans, marié depuis 2 ans sans enfants, il travaille comme standardiste
Il a comme antécédents somatiques, une cécité monoculaire congénitale et une
hypertrophie urétrale
Le patient a été hospitalisé à 3 reprises pour symptomatologie anxio-dépressive et
dissociative. Il rapportait des signes somatiques à type de tachycardie, des pics hypertensifs
associés à des signes psychiques faits d’angoisse de mort, d’hallucinoses et peur d’être
enterré
En fait, ces symptômes s’inscrivent dans un contexte bien particulier : le père de notre
patient a vécu un évènement qui a mis sa vie en péril, il à été enterré vivant dans la fosse
commune au cours de la bataille de Bizerte.
Ayant survécu à ce drame, il en a gardé un traumatisme psychique nécessitant un suivi en
psychiatrie Cet évènement a été vécu péniblement par toute la famille et transmis aux
autres générations
Conclusion :
Au terme de ce cas, on peut souligner l’importance de soigner les blessures de l’âme pour
casser la transmission car même si elle n’est pas héréditaire au sens strict du terme, elle
constitueune forme de transmission de caractères acquis que plusieurs générations pourront
porter en cicatrice
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Introduction :
La manie survient habituellement en tant que phase d’un trouble bipolaire , elle peut aussi être due à
un dysfonctionnement organique qu’il soit médical ou pharmacologique chez des patients sans
antécédents de trouble de l’humeur .
Ces cas sont considérés comme des manies secondaires. Ils suggèrent que la manie, comme d’autres
troubles par exemple l'hypertension artérielle , est un syndrome aux causes multiples .
Objectif :
Etudier à travers une vignette clinique le lien entre les anomalies cérébrales , les anomalies
pharmacologiques induites et les manifestations psychiatriques de manie .
Méthodologie :
Nous rapportons le cas de Mr N.L admis dans notre service en mai 2018 prise en charge d’une
agitation psycho-motrice .
Observation :
Mr N.L est âgé de 52 ans, marié depuis 2011, il travaille comme journalier
Il a comme antécédents familiaux deux sœurs sourdes muettes suivies en milieu psychiatrique pour
symptomatologie dépressive . Il n’avait pas d’antécédants psychiatriques personnels .
Notre patient a été victime d’un traumatisme crânien en mars 2018 au cours d’une agression par un
objet contendant. Une tomodensitométrie cérébrale effectuée en avril 2018 a montré un hématome
sous dural chronique fronto- pariétal bilatéral de 12,5 et 12mm. Il a été mis sous corticoïdes à une
dose journalière de 20 mg.
L’évolution a été marquée par l’apparition d’une instabilité psychomotrice voire une agitation avec
une hétéro agressivité envers l’entourage, le patient a été amené a nos urgences d’où son admission
selon le mode d’office.
A l’entretien psychiatrique, il était agité, il avait les cheveux teints, il portait une tenue extravagante .
Son contact était familier , le patient était ludique , logorrhéique , il récitait desvers de poésie avec des
associations par assonance . Il rapportait une insomnie subtotale depuisune semaine .
L’examen somatique n’a pas révélé d’anomalies particulières, l’examen neurologique était normal en
dehors d’un déficit distal du membre supérieur gauche séquellaire en rapport avec un traumatisme de
la main gauche opéré.
Le patient a bénéficié d’un scanner cérébral de contrôle montrant une diminution de la taille de
l’hématome mesurant désormais 6mm à droite et 4 mm à gauche sans effet de masse
Devant le syndrome d’excitation psychomotrice, les corticoïdes ont été arrêtés et le patient a été mis
sous association de rispéridone 4mg par jour et valproate de sodium 1500 mg par jour avec une
bonne évolution clinique .
Conclusion :
Le concept de manie secondaire soutient la notion d'un continuum de syndromes
psychopathologiques. Les cliniciens ne doivent pas négliger ce volet du syndrome manique la lui
accorder une prise en charge adaptée.
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Introduction :
Le trouble bipolaire avec cycles rapides est défini dans la 5ème édition du DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental
Disorders ) comme un état dans lequel la patient a présenté durant les 12 derniers mois 4 épisodes thymiques .
Pour cette affection pourvoyeuse de désadaptation socioprofessionnelle et de résistance aux traitement pharmacologiques
habituels , l’éléctroconvulsivothérapie (ECT )semble être une alternative thérapeutique .
Objectif :
Etudier l’efficacité de l’ECT dans la prise en charge du trouble bipolaire à cycle rapide et la prophylaxie contre les rechutes
maniques ou dépressives.
Méthodologie :
Nous illustrons cette problématique à travers une vignette clinique
Observation et patient :
Il s’agit de Mr M.R âgé de 62 ans , ancien ingénieur, suivi depuis l'âge de 25 pour troublebipolaire type 1 , à cycles rapides
depuis 2015 .
Il a développé une embolie pulmonaire suite a une mélancolie et un alitement prolongé en 2009. Une insuffisance
rénale a compliqué sa mise sous teralithe d'où son arrêt et la contre indiction du sel de lithium chez notre
patient.
Sa dernière hospitalisation remonte a début décembre 2017 dans le cadre d'un accès maniaque puis changement de polarité en
mélancolie stuporeuse fin décembre 2017 .
Le patient est actuellement sous olanzapine 20mg/j ; atarax 75mg/j ; akineton 8mg/j.
Il a bénéficié de 17 séances d’ECT, on a réussi à obtenir une amélioration de l'humeur avecquelques éléments de
familiarité.
Le score de Hamilton est passé de 33 à 20 après les séances d’attaque soit une amélioration de40%.
Conclusion :
Malgré la sévérité clinique des patients, nous avons enregistré une réduction très significative de la morbidité liée à la maladie.
L'ECT avait un réel effet prophylactique à long terme dans le traitement d'une évolution clinique sévère comme celle des cycles
rapides
Ce qui peut être conclu, cependant, de ces études est qu'aucun traitement n'est complètement efficace, et par conséquent, il
continue d'être nécessaire d'utiliser une association de médicaments lors du traitement des patients a cycles rapides.
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Objectif : Illustrer à partir de l’exposition d’une vignette clinique et d’une revue de littérature
l’impact psychiatrique d’une pathologie génitale malformative : le syndrome de Mayer-
Rokitansky-Küster-Hauser.
Vignette clinique: Mme L. est âgée de 47 ans. Elle est femme au foyer, mariée depuis 8 ans
à Mr A., âgé de 68 ans, retraité, veuf et père de 3 enfants. Elle a été hospitalisée en psychiatrie
car elle a présenté une instabilité psychomotrice, une insomnie avec des propos incohérents.
L’entretien a relevé un délire de grossesse à mécanisme hallucinatoire. Mme L. a été
hospitalisée une première fois à l’âge de 20 ans. Elle venait d’être opérée pour une plastie
vaginale car on lui avait diagnostiqué un syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser devant
une aménorrhée primaire. Elle avait présenté après quelques jours de son opération une
excitation psychomotrice avec des troubles du comportement et des propos délirants de
grandeur. Le diagnostic d’un épisode maniaque a été posé et la patiente a été mise sous
halopéridol et valproate de sodium. Elle a été ensuite perdue de vue.
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Introduction : Le délire partagé est une entité psychiatrique rare caractérisée par des idées
délirantes semblables partagées par une ou plusieurs personnes qui ont une relation proche.
Aucune statistique n'est disponible sur son incidence et sa prévalence. Les données de la
littérature disponibles sont principalement basées sur la description de cas cliniques.
Objectif : Illustrer à partir d’une vignette clinique un trouble psychotique partagé par une
famille.
Vignette clinique : Mlle M. est âgée de 21 ans. Son père qui a deux enfants de son
premier mariage a épousé sa mère après le décès de sa première femme. Elle a été
scolarisée jusqu'à la troisième année de base et travaille depuis 4 ans dans une usine. Elle
a présenté depuis 2 mois un désinvestissement professionnel et elle est retournée vivre
chez sa mère. Les deux femmes ont présenté des propos de persécution et
d’ensorcellement. Elles accusent le demi-frère de M de les avoir ensorcelées en jetant un
sort dans le repas. La mère a été explorée en neurologie pour les céphalées et des
troubles de la vision sans résultat. Elles ont visité un tradithérapeute à plusieurs reprises
qui a renforcé leur conviction délirante.
Le père a fini par porter plainte contre son propre fils. Les forces de l’ordre qui ont
recueilli les propos de la plaignante M l’ont adressée en psychiatrie. Son examen a
objectivé un syndrome délirant sans syndrome dissociatif. Elle a été mise sous
traitement.
Conclusion : Les délires partagés qui restent rares dans la pratique quotidienne posent
un problème de prise en charge pour des patients dont les troubles sont tolérés ou
même renforcés par l’entourage. Le dépistage joue ici un rôle très important.
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Le cannabis, nouveau traitement
pour l’anxiété ?
Myriam Mlika, [Link] , [Link] , [Link] , [Link] , [Link]
Service de psychiatrie G , hôpital Razi , La Mannouba
Introduction :
Les troubles anxieux sont des affections chroniques et représentent les maladies psychiatriques les plus
répondues dans le monde . Les antidépresseurs et les benzodiazépines sont considérés comme le principal
traitement pharmacologique de ces pathologies. 40–60% des patients ne présentent pas de résolution complète
de leur symptomatologie. Il parait essentiel alors de développer de nouvelles alternatives thérapeutiques.
Le système endocannabinoïde joue un rôle clé dans les réponses émotionnelles et la fonction
cognitive, et des études cliniques et précliniques suggèrent que la dérégulation de sa signalisation
neuronale pourrait être impliquée dans la physiopathologie de des troubles anxieux. Ceci explique
l’intérêt croissant concernant le système endocannabinoïde
Objectif :
Nous avons examiné la littérature afin de recueillir des rapports publiés sur l’intérêt et les mécanisme
de l’utilisation du cannabidiol pour la prise en charge des troubles anxieux .
Méthodologie :
Il s’agit d’une revue de la littérature par recherche sur les bases de donnés de Pubmed en utilisant les
mots clés « cannabidiol » et « anxiety » .
Résultats et discussions :
Le cannabis contient divers phytocannabinoïdes, parmi lesquels la 9-THC et le cannabidiol (CBD ) . La -
9-THC est la principale composante psychoactive du cannabis et est l'ingrédient actif responsable des
résultats psychotiques ou affectifs pour la santé mentale [1]. En revanche, le cannabidiol (CBD)
représente le composant non psychoactif de la plante et s'est avéré avoir des propriétés
antipsychotiques et être anxiolytique .
La proportion de ces deux composés dans le cannabis fumé varie et, par conséquent, les effets sur la
santé mentale varient également
Les effets du cannabis sur l'anxiété semblent dépendre de la dose, de faibles doses produisant un
effet anxiolytique et des doses plus élevées engendrant un comportement anxiogène. En
conséquence, chez les sujets sains, il a été démontré que le 9-THC diminuait et augmentait les niveaux
d'anxiété à des doses faibles et élevées, respectivement .Le CBD , par contre a montré des effets
anxiolytiques chez l’homme sans induire d’effets anxiogènes à des doses élevées audépart .
Conclusion :
Le potentiel thérapeutique des cannabinoïdes a fait l’objet de nombreuses études. Bien que l'abus de
cannabis conduit à une anxiété avec des attaques de panique et des épisodes de dépersonnalisation
(principalement en raison des effets du ∆ 9 -THC) , de plus en plus de preuves suggèrent que des
phytocannabinoïdes non psychotomimétiques pourraient être utiles en thérapeutique et plus
particulièrement pour le traitement des troubles anxieux
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La stimulation magnétique transcrânienne répétée dans le traitement de la dépression bipolaire
Introduction :
Bien qu'il existe des traitements pharmacologiques efficaces pour la dépression bipolaire, de nombreux patients atteints de
troubles bipolaires ne bénéficient pas suffisamment des thérapies disponibles par ailleurs, de nouvelles thérapies sont
nécessaires. Devant le nombre croissant de preuves sur son efficacité dans le traitement de la dépression bipolaire, la
stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) a été suggérée comme une option thérapeutique.
Objectif :
Etudier l'efficacité antidépressive de la rTMS dans le traitement de la dépression dans le cadre du trouble bipolaire.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude comparative réalisée à l’unité de stimulation magnétique transcrânienne répétée (rTMS) du service de
psychiatrie « B » à Razi auprès de 30 patients ayant reçu des séances de rTMS dans le cadre de traitement de la dépression
(24 patients ont été suivis pour trouble dépressif récurent et 6 ont été suivis pour un trouble bipolaire). Les patients ont été
traités de 20 séances rTMS. Les symptômes dépressifs ont été évalués à l’état de base (T0), après 10 séances (T1) et après 20
séances (T2).
Les taux de réponse (Diminution du HAM-D total de 50%) et de rémission (score HAM_D<8) ont été comparés entre les deux
groupes.
Résultats :
Parmi 30 patients traités par rTMS pour dépression, six étaient suivis pour un trouble bipolaire.
Dans notre population, 20 patients étaient de sexe féminin. Après 10 séances de rTMS, 13.3% des patients avaient répondu
au traitement et seulement 6.7% étaient en rémission. Après 2 semaines du protocole (20 séances rTMS), le taux de réponse
était de 70 % et celui de rémission était de 36.7 %. Chez patients suivis pour un trouble bipolaire, le taux de réponse et de
rémission était de 66.7% et 50% respectivement à T2.
Aucune différence significative n’était observée entre le taux de réponse ou de rémission et le type de trouble de l’humeur.
L’âge et l’intensité de stimulation n’étaient pas admis comme facteurs prédicteurs de réponse ou de rémission au traitement
par rTMS.
Conclusion :
La stimulation magnétique transcrânienne répétée est une option thérapeutique pour les patients atteints de trouble
bipolaire qui n'ont pas répondu aux traitements pharmacologiques ou psychosociaux. Les recherches futures devraient
permettre de déterminer plus clairement les protocoles les plus efficaces pour un patient bipolaire donné.
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COMPETENCES
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Compétences
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ACTIVITE DU SECTEUR
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Activités du secteur
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ACTIVITES COMMUNAUTAIRES ET
SOCIETALE
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