Appropriation
Appropriation
L’appropriation fait partie des concepts récurrents au sein de notre étude. Effectivement, nous
envisageons les usages des technologies numériques par les retraités comme une conséquence
directe de leur acculturation et de leur appropriation de ces dernières. Il nous semble donc
indispensable de présenter les définitions sur lesquelles nous nous basons pour appréhender ce
concept. « Ce concept d’usage repose sur le constat qu’au-delà des possibilités offertes par
l’outil technique le sujet construit dans la durée des “manières de faire” qui marquent son
appropriation de l’objet » (Alava & Moktar, p. 8, 2012) 1. L’appropriation est le résultat d’un
processus d’assimilation de l’utilisation d’un objet technique. La répétition de l’utilisation
d’une technique tend à amener l’usager à se familiariser avec elle, au point qu’elle entre dans
des usagers standardisés, prenant corps dans son quotidien. Serge Proulx, quant à lui, ajoute
une nouvelle dimension à ce concept, qu’il définit comme une « intériorisation progressive de
compétences techniques et cognitives à l’œuvre chez les individus et les gens qui manient
quotidiennement des techniques » (Proulx, p. 10, 2005)2. L’appropriation comprend une forte
dimension subjective, chaque individu ayant sa propre voie d’assimilation, d’interprétation
des procédures et de leur inscription dans ses habitudes quotidiennes, le menant au
développement de « manière de faire » propre à son raisonnement cognitif. Serge Proulx
ajoute également qu’il existe plusieurs conditions à la réalisation de l’appropriation de la
technique, de la technologie par l’usager (Proulx, p. 10, 2005). Tout d’abord, l’appropriation
nécessite la maîtrise technique et cognitive de l’artefact, puis l’intégration de l’objet technique
dans la vie quotidienne de l’usager et, enfin, l’usage répété de cette technique comme une
ouverture vers des possibilités de création, entendue comme une action qui génère de la
nouveauté dans la pratique sociale. Nous verrons, dans notre analyse du corpus, une
application de ces trois conditions de réalisation de l’appropriation des technologies
numériques par les retraités. Seule la quatrième condition est ouverte au débat. Elle concerne
la prise en compte de l’usager dans le développement de l’artefact/de la technique/de la
technologie par les politiques publiques. Nous verrons effectivement que, parfois, un certain
manque de culture et d’acculturation résulte sur une appropriation limitée ou incomplète de la
part de l’usager.
1
Alava, S., & Moktar, N. (2012). Les seniors dans le cyberespace. Recherches & éducations, (6), 179-196.
2
Proulx, S. (2015). La sociologie des usages, et après ? Revue française des sciences de l’information et de la
communication, (6). Consulté à l’adresse https://rfsic.revues.org/1230
L’utilisation
éphémère ou durable pour Rinaudo (2019), c’est donc le fait de « s’intéresser aux aspects de
manipulations de l’outil numérique » (Rinaudo, 2019, p.25) 5. L’utilisation concerne plutôt
une action individuelle que collective.
Usage
Si l’usage est plus restrictif que la pratique (Jouët, 1993), il va au-delà de la simple utilisation
d’une technologie qui correspond davantage à des aspects manipulatoires ponctuels de la
technologie (Lefebvre et Fournier, 2014)6. Les critères de stabilité (Moeglin, 2005), de
reproductibilité (Béziat et Villemonteix, 2016)7, de récurrence d’utilisation dans le temps sont
les éléments-clés qui permettraient de distinguer l’utilisation de l’usage (Baron et Bruillard,
1996). Ainsi, pour Rinaudo (2019), « ce qui importe est la fréquence ou l’ancienneté de cette
utilisation » (p.25). Une utilisation plus régulière, intégrée et inscrite dans une pratique
professionnelle pourrait alors se rapprocher d’un usage, c’est-à-dire des utilisations
stabilisées. Autre point de différenciation, l’usage, a contrario, de l’utilisation se rattache à des
usages sociaux, c’est-à-dire à des manières de faire, à des actions partagées observables au
sein d’un groupe (Chaptal, 2007; Rinaudo, 2019)8.
Pour Autissier et al. (2014)9, c’est : une manière de faire socialement admise et reconnue par
un ou plusieurs groupes sociaux. L’usage répond aussi à un besoin d’utilité. Il est porté par
des personnes de manière imitable et généralisable créant ainsi de nouveaux paliers de
3
Baron, G. L. & Bruillard, É. (1996). L’informatique et ses usagers dans l’éducation. Presses Universitaires de
France.
Chaptal, A. (2007). Usages prescrits ou annoncés, usages observés. Document numérique, 10(3), 81-106.
4
Moeglin, P. (2005). Outils et médias éducatifs. Une approche communicationnelle. Presses de l’Université de
Grenoble.
5
Rinaudo, J.-L. (2019). Utilisation usage et pratique du numérique, éclairage de la recherche. Soins Cadres, 115,
25-26.
6
Lefebvre, S. & Fournier, H. (2014). Utilisations personnelles, professionnelles et pédagogiques des TIC par de
futurs enseignants et des enseignants. Revue internationale des technologies en pédagogie universitaire, 11(2),
38-51. https://doi.org/10.7202/1035634ar
7
Béziat, J. & Villemonteix, F. (2016). Suffit-il d’en faire ? Les TICE au quotidien. Le cas de l’école primaire en
France. Éducation & Formation, 41-52.
8
ibid
9
Autissier, D., J. Johnson, K. & Moutot, J.-M. (2014). La conduite du changement pour et avec les technologies
digitales. Question(s) de management, 7(3), 79-89. https://doi.org/10.3917/qdm.143.0079
pratiques. L’usage est une expérience qui a réussi et qui est acceptée par le corps social
(p.77).
S’il est accepté par un groupe social puis légitimité, il peut ensuite « devenir une norme et
s’ancrer dans le quotidien de manière durable avec un objectif de performance et de
reconnaissance » (p.83). Les dimensions temporelles, sociales, et la notion de stabilité seraient
donc les éléments-clés pour différencier l’utilisation de l’usage (Poyet et Genevois, 2012;
Proulx, 2005).10 L’usage est une manière habituelle de procéder, pouvant être assimilé à une
coutume, il se construit dans le temps et correspond à un ensemble de règles socialement
partagées (Verquin-Savarieau, 2016)11. L’usage renvoie à l’idée de continuum, c’est-à-dire à
celle d’une démarche de processus qui fait écho à la définition proposée par le dictionnaire le
Grand Robert (https://grandrobert.lerobert.com) mettant aussi en lumière ce mouvement
temporel : « le fait d’appliquer, de faire agir (un objet, une matière), pour obtenir un effet qui
satisfasse un besoin, que cet objet, cette matière subsiste, disparaisse ou se modifie ». Poyet et
Genevois, en s’appuyant sur les travaux de Baron et Bruillard (1996), précisent que les usages
sont considérés comme une utilisation observée dans une réalité professionnelle,
contrairement à l’utilisation correspondant à ce qui est initialement prévu ou encore prescrit
par les concepteurs des solutions ou des technologies numériques.
12
Chaudiron, S., & Ihadjadene, M. (2011). De la recherche de l’information aux pratiques informationnelles.
Études de communication, (35), 13-30.
13
Le Coadic, Y.-F. (2004). Usages et usagers de l’information. ADBS.
14
Gardiès, C., Fabre, I., & Couzinet, V. (2010). Re-questionner les pratiques informationnelles. Études de
communication. langages, information, médiations, (35), 121-132.
Usage et pratique
L’analyse des usages et des pratiques numériques a une place importante. Même s’il s’agit de
termes très proches dans la définition générale, il convient de préciser ce que chaque terme
recouvre. D’après le Trésor de la langue française, une pratique est « une activité qui vise à
appliquer une théorie ou qui recherche des résultats concrets, positifs » ou le « Fait d'exercer
une activité particulière, de mettre en œuvre les règles, les principes d'un art ou d'une
technique », tandis que l’usage est défini comme étant une « pratique, manière d'agir ancienne
et fréquente, ne comportant pas d'impératif moral, qui est habituellement et normalement
observée par les membres d'une société déterminée, d'un groupe social donné » ou «
l'ensemble des règles et des pratiques qui régissent les rapports sociaux et qui sont les plus
couramment observées ». Dans le domaine des sciences de l’information et de la
communication, une distinction claire est faite entre ces deux termes : selon Jouët (1993)15
l’usage est plus restrictif, il peut être défini comme la simple utilisation de quelque chose. Au
contraire la pratique elle, est une notion plus complexe car elle renvoie non seulement aux
usages, mais elle est également rattachée aux comportements, aux attitudes et aux
représentations que les individus ont avec l’outil. En 1998 Millerand (1998) 16 va dans le
même sens que Jouët puisqu’elle considère l’usage comme étant l’utilisation d’un média ou
d’une technologie qui est repérable grâce à des pratiques spécifiques. Selon elle, les deux
termes ne renvoient pas à la même chose bien qu’ils apparaissent étroitement liés. Cependant
pour Yves Jeanneret (2007)17, la notion d’usage concerne un espace dans lequel les individus
(les sujets sociaux) vont réaliser des activités (des pratiques) qui donneront des traces qui
seront conservées. Il considère donc dans les pratiques 81 la possibilité de garder des traces de
celles-ci et ainsi de devenir un objet d’analyse. Pour l’auteur, les pratiques sont intégrées aux
usages, mais même si le travail d'écriture est considéré comme étant une pratique, il ne
constitue pas l’ensemble des pratiques. D’après Stéphane Chaudiron et Madjid Ihadjadene, les
méthodologies d’analyse dans les recherches sur des dispositifs d’accès à l’information ont
évolué d’une approche centrée sur le système à une approche centrée sur les usages et les
pratiques (2010, paragr. 2)18. Ils distinguent ces deux termes sur le plan conceptuel, en
15
JOUËT, Josiane, 1993. Pratiques de communication et figures de la médiation. Réseaux. Vol. 4, n° 60, pp.
99-120.
16
MILLERAND, Florence, 1998. Usages des NTIC : les approches de la diffusion, de l’innovation et de
l’appropriation(1ère partie). Commposite [en ligne]. N° 1. Disponible à l’adresse :
http://www.commposite.org/index.php/revue/article/viewFile/21/21
17
JEANNERET, Yves, 2007. Usages de l’usage, figures de la médiatisation. Communication et langages. N° 151,
pp. 3-19.
18
CHAUDIRON, Stéphane et IHADJADENE, Madjid, 2010. De la recherche de l’information aux pratiques
informationnelles. Etudes de communication. Langages, information, médiation. Vol. 35, pp. 13-30.
opposition à la vision de Jouët en considérant l’usage plus large que la pratique : « les usages
sont envisagés comme l’expression d’un processus constitué d’interactions complexes mettant
en relation un individu et un dispositif qui peut être, ou non, un artefact technique […]La
distinction que nous proposons suggère de réserver le terme d’usage pour désigner les travaux
portant sur les dispositifs, techniques ou non, et leurs interactions avec les usagers ; le terme
de pratique sera réservé pour caractériser les approches centrées sur le « comportement
composite » à l’œuvre dans les différentes sphères, informationnelles, culturelles,
journalistiques, etc. L’observation des pratiques, qu’elles soient individuelles ou collectives,
nécessite alors d’adopter une approche de l’action envisagée comme un processus en tension
entre les savoirs mobilisables, les compétences immédiates, les habitus, les arts de faire, les
désirs d’agir, etc..» (Chaudiron, Ihadjadene 2010, paragr. 919). En 2011, Jaureguiberry et
Proulx (2011) 20proposent un modèle d’analyse qui prend en compte : - l’usage d’un objet
technique et son utilisation (routines, manières de faire) dans lequel on distingue utilisation
pour une action ponctuelle d’usage qui est une habitude - la pratique considérée comme un
ensemble d’activités autour d’une même thématique, dont chacune est reliée avec un objet
technique qui est l’usage. On peut entendre par objet technique l’utilisation d’objets, d’outils
numériques ou de médias - les représentations de la technique influencées par la formation
initiale, les usages numériques, les pratiques professionnelles, les interactions entre pairs, le
contexte social duquel est issu l’individu. Ceci induit aussi que les usages et les pratiques sont
différents pour chacun selon les représentations que l’on a d’un outil ou d’une pratique. Les
pratiques sont en lien avec l’usage, donc l’utilisation de l’outil numérique et des médias, mais
aussi les connaissances qu’on en a ainsi que les comportements qu’on adopte vis-à-vis de ces
derniers. La pratique est contextualisée dans le cadre de la mise en place d’usages 82
numériques dans une séance pédagogique, qui sera alors qualifiée de pratique professionnelle.
Cette pratique professionnelle est un observable du dispositif et permet d’avoir un aperçu des
usages des artefacts, mais aussi des représentations du dispositif, des artefacts et des usages
des différents acteurs du dispositif (enseignant, élève, institution) comme l’affirme Viviane
Couzinet et alii : « l’approche des pratiques informationnelles permet de comprendre les
besoins et l’appropriation de l’information mais aussi l’usage de l’information » (Gardiès,
Couzinet, Fabre, 2010, p. 6)21.
19
idem
20
JAURÉGUIBERRY, Francis et PROULX, Serge, 2011. Usages et enjeux des technologies de communication. Paris
: ERES. Poche - Société.
21
GARDIÈS, Cécile, COUZINET, Viviane et FABRE, Isabelle, 2010. Re-questionner les pratiques informationnelles.
Etudes de communication. Langages, information, médiation. Vol. 2, n° 35, pp. 121-132.
Eléments de définition
Appropriation
Si usage et appropriation sont des approches fortement liées entre elles (Béché, 2017 22), c’est-
à-dire un continuum intégrant usage, adoption, utilisation et l’appropriation (Breton et Proulx,
2002 cité par Poyet & Genevois, 2012), nous préférons nous concentrer plus précisément sur
les différents modèles d’appropriation du numérique, tant au niveau individuel, social que
collectif. Nous ne traiterons pas la sociologie des usages largement développée par Jouët
(1993); Millerand (1998) et Proulx (2002).23
Si usage et appropriation sont des approches fortement liées entre elles (Béché, 2017), c’est-à-
dire un continuum intégrant usage, adoption, utilisation et l’appropriation (Breton et Proulx,
2002 cité par Poyet & Genevois, 2012), nous préférons nous concentrer plus précisément sur
les différents modèles d’appropriation du numérique, tant au niveau individuel, social que
collectif. Nous ne traiterons pas la sociologie des usages largement développée par Jouët
(1993); Millerand (1998) et Proulx (2002)
-----------
28
Hulin, T. & Pélissier, C. (2014). Appropriation de l’écriture numérique : Évaluation et parcours pédagogique.
Dans M. Nouailler, L’enseignement de l’expression-communication dans les IUT : fondements théoriques,
représentations, réalités. Harmattan. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01153782
29
Lassalle, J., Amelot, A., Chauvin, C. & Boutet-Diéye, A. (2016). De l’artefact à la naissance de l’instrument pour
la maîtrise de la consommation d’électricité : Approche ergosociologique de la genèse instrumentale des
smart-grids. Activités, 13(13-2). https://doi.org/10.4000/activites.2875
30
Chambat, P. (s. d.). Usages des technologies de l’information et de la communication (TIC) : Évolution des
problématiques. https://revues.mshparisnord.fr/disparues/index.php?id=451#
individu ou d’un groupe » (Bianchi et Kouloumdjian, 1986).31 Mais S. Proulx32 insiste sur le
fait que l’on ne peut pas s’approprier une technologie si l’on ne l’utilise pas. Il distingue ainsi
l’appropriation individuelle de l’appropriation collective.
L’appropriation individuelle est centrée sur une acquisition individuelle des connaissances
et des compétences. Selon l’auteur « il s’agit de la manière par laquelle un individu acquiert,
maîtrise, transforme ou traduit les codes, les protocoles, les savoirs et les savoir-faire
nécessaires pour transiger « correctement » avec les ordinateurs qui l’entourent dans son
environnement»33.
D’après lui, l’appropriation est possible dès lors que les trois conditions sont remplies :
Cependant, les définitions se multiplient dans la littérature et il n’est pas rare que les auteurs
omettent une des conditions citées par S. Proulx. Pour exemple, J. Theureau définit ainsi
l’appropriation : « intégration, partielle ou totale, d’un objet, d’un outil ou d’un dispositif à la
culture propre de l’acteur, accompagnée (toujours) d’une individuation de son usage et
31
Bianchi, J., Kouloumdjian, M.F. (1986) « Le concept d’appropriation », in Laulan A.-M., Bianchi J.,
Kouloumdjian M.F., L’espace social de la communication, Paris : Retz/CNRS, 156 p.
32
Proulx, S. (1988). Vivre avec l’ordinateur : les usagers de la micro-informatique, Bourcherville G. Vernette,
Québec. 226
33
Idem, p.159.
34
Idem, p.14.
35
Proulx, S. (2001). « Usages d’Internet, la pensée réseaux », in Guichard Eric (sous la dir.), Comprendre les
usages de l’Internet, Editions ENS, Paris, p.142.
(éventuellement) de transformations plus ou moins importantes de cet objet, de cet outil ou de
ce dispositif lui-même ».36
A la lecture de cette définition, nous remarquons que la maîtrise de l’outil n’est pas
mentionnée et que l’utilisateur peut ne pas effectuer une transformation de l’objet. Il en est de
même pour la définition de B. Honoré qui néglige la maîtrise cognitive et technique de
l’objet : « S’approprier signifie intégrer quelque chose dans son expérience (un fait, un
événement, une situation, une connaissance, une technique…) par sa compréhension, donc
par le sens qui lui est donné, en le rapportant à ce qui nous concerne, à ce qui nous soucie.
L’appropriation de ce que nous comprenons est rendue possible par son explication qui la
rapporte à des significations préalablement acquises en les confirmant, en les transformant
ou en les complétant par de nouvelles significations ». 37
L’appropriation d’un matériel technologique est un processus long qui implique la maîtrise
cognitive et technique de celui-ci, son intégration sociale et sa transformation en vue
d’enrichir son expérience ou encore de proposer de nouvelles activités pédagogiques. Ces
nouveaux usages en classe peuvent être étudiés par la théorie instrumentale de P. Rabarde 39
que nous allons maintenant présenter.
36
Theureau, J. (2011). Appropriation 1, 2, 3 ou Appropriation, Incorporation &‘Inculturation’. Conférence
journée Ergo-Idf Appropriation & Ergonomie, 16/06/11, Paris, p.11.
37
Honoré, B. (2001).Soigner, Paris, Seli Arslan, p.245.
38
Millerand, F. (2002). La dimension cognitive de l’appropriation des artefacts communicationnels. In F.
Jauréguiberry, S. Proulx (dir.), Internet : nouvel espace citoyen. Paris : L'Harmattan, pp. 181-203, p.199.
39
Rabardel, P. (1995). Les hommes et les technologies, une approche cognitives des instruments
contemporains. Armand Colin, Paris