0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues8 pages

Théorie d'élasticité simplifiée pour étudiants

Transféré par

Amina Remini
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues8 pages

Théorie d'élasticité simplifiée pour étudiants

Transféré par

Amina Remini
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Préface

Vu la difficulté qu’on a remarquée chez la majorité des étudiants


concernant la compréhension de la théorie d’élasticité, on a jugé utile de
résumer cette théorie dont le but de la simplifier pour vaincre les
problèmes rencontrés par nos étudiants surtout l’assimilation des aspects
physiques traduits en terme de mathématique.
Pour cela , et pour mieux saisir la théorie on a recours à un rappel
mathématique (analyse tensorielle, calcul matriciel, équations aux
dérivées partielles etc…) qui n’est pas l’objet de ce cours.
Ce cours représente le module de TEC 191 enseigné à l’institut de génie
civil (université Djillali Liabés de Sidi Bel Abbés ), il est adressé aux
étudiants de génie civil, génie mécanique et d’autres branches de
constructions.
L’objectif principale est de donner les éléments de base de la théorie
d’élasticité.
Chapitre I
Chapitre I
I.1 Généralités sur la mécanique des milieux continues :
La mécanique des milieux continus est une discipline qui se
propose à l’étude des mouvements, des déformations, des champs des
contraintes au sein des milieux continus.
On désigne par milieu continu tout liquide, gaz ou solide,
déformable ou non, quand on le considère d’un point de vue
macroscopique, par opposition à une description corpusculaire. Cette
discipline est construite à partir des lois universelles de la physique :
conservation de la masse, de la quantité de mouvement, lois
fondamentales de la thermodynamique.
Prenant en compte les comportements divers des milieux continus, elle
englobe l’hydrodynamique, la dynamique des gaz, l’élasticité, la
plasticité et d’autres types de comportements. Elle est la clé de ce qu’on
appelle la modélisation, qui n’est autre que l’art d’analyser un phénomène
physique et de le décrire en termes mathématiques.
Ce qui nous concerne dans ce cours c’est les milieux continus
solides.
Un solide sous l’action de certaines sollicitations (forces
extérieures ou intérieures, variations de température etc…) Subissent des
déformations. Si ( l ) est la longueur d’une chaîne quelconque de
particules prise au sein du solide dans un état de référence, cette distance
devient ( l + l ) dans un autre état, mais la variation relative (l / l ) reste
en module petite devant l’unité, par conséquent à une étude de
déplacement, se superpose une étude de déformation qui fait l’objet de ce
cours.
La matière a une structure discontinue à l’échelle moléculaire, mais
en nous plaçant à l’échelle macroscopique (molaire) la matière apparaît
bien comme continue. L’élément de volume sur lequel nous raisonnerons,
devra donc renfermer un très grand nombre de molécules, tout en ayant
des dimensions suffisamment faibles pour pouvoir être considéré
mathématiquement comme infiniment petit.
I.2 Hypothèse de la théorie d’élasticité :
Dans des nombreux problèmes l’analyse par la RDM ne convient pas, car
le type physique et géométrique du problème ne correspond pas aux
hypothèses introduites.
Donc il est nécessaire de voir un mode d’analyse plus poussé c’est la
théorie d’élasticité basé sur les hypothèses suivantes :
1- Hypothèse de l’espaces Newtonien :
L’espace est Euclidien (à trois dimensions), le temps est
indépendant des coordonnées spatiales, les lois de Newton sont valables.
Cette hypothèse situé la mécanique des milieux déformables dans la
mécanique classique.
2- Hypothèse du milieu continu :
Chaque domaine élémentaire contient de la matière. Cette
hypothèse peut être utilisée pour des corps composée de particules de
propriétés différentes (ciment de gravier dans un béton) pourvu que les
dimensions du corps soient plus grandes par rapport à celles des
composantes.
Grâce à cette hypothèse la mécanique des milieux déformable peut
largement utiliser l’appareil de l’analyse classique.
3-Hypothèse de la rigidisation des parties :
Un corps se trouve en équilibre si et seulement si les forces
agissant sur chacune de ces parties forment un système de torseur nul.
Cette hypothèse permet de séparer une partie arbitraire du corps, de
remplacer l’action du reste par certaines forces, et de déterminer ces
dernières par la condition que l’équilibre du corps entier reste intact.
Comme cette partie peut être arbitrairement petite, ceci conduit à
formuler la relation d’équilibre sous forme différentielle valables à
chaque point du corps.
4- Hypothèse de la dépendance locales :
Les forces intérieures sont des fonctions du point, de la
déformation, de la température etc… mais ne dépendent pas du gradient
de ces grandeurs
( dérivées partielles). Ceci établit une dépendance ponctuelle locale entre
les paramètres statique et géométrique.
5- Hypothèse de l’élasticité idéale:
Un corps élastique est tout corps revient à sa position initiale une
fois que la charge est supprimée.
La relation contraintes, déformation est linéaire  = E .  (la loi de
HOOKE).
6- Hypothèse d’hyper- élasticité :
Le travail mécanique nécessaire pour déformer le corps dépend
seulement de son état initial et de son état final.
7- Hypothèse de linéarité géométrique :
Les déformations sont des fonctions linéaires des dérivées de
déplacement
8-Hypothèse de linéarité physique :
Les contraintes sont des fonctions linéaires des déformations
σ=E ۰
9- Hypothèse d’isotropie :
Les propriétés mécaniques du matériaux ne changent pas avec la
direction autour du point.
10- Hypothèse d’homogénéité 
Les propriétés mécaniques du matériaux ne changent pas avec la
position du point dans le corps.
D’après ces hypothèse le problème mécanique se réduit à l’étude
d’un système d’équations aux dérivées partielles de premier ordre,
linéaires et à coefficient constants.
I.3 Rappel mathématique :
I.3.1 Valeurs propres et vecteurs propres d’une matrice :
Soit la matrice ]A

]A[ =

On appelle vecteur propre de ]A[ tout vecteur non nul tel

que :
A] [= 
 : Scalaire se nomme valeur propre associée au vecteur .
Pour rechercher les valeurs propres et vectrices on part de l’équation
matricielle suivante :
( A - I) ( )=  ; I : matrice unitaire
pour que le système admette des solution non nul, il faut e il suffit que 
satisfait l’équation caractéristique :
det (A-I) = 0

(A-I) =

det (A-I) = - 3+ I22 – I2 + I3


Avec :
I1 = A11+A22+A33= trace de] A [ = 1+2+3
I2= A11A22+ A22A33+A33A11-A12A21-A23A32-A31A13
I3= 12+23+31
I1, I2, I3 se nomment invariants scalaires de ]A[.
I.3.2 Opérateur de produit vectoriel à gauche par  :
Soit la base orthonormée
considérons les vecteur et tel que :

matrice associée à un vecteur

gauche de
Considérons la matrice anti-symétrique :

(*n)=

Remarque :
-Si ]A[ = -]A[T on dit que la matrice ]A[ est symétrique
(*n) ( ) = (I.1)

I.3.3 Opérateur de projection sur un plan :


Soient le plan  et un vecteur unitaire normale à ce
plan.Appelons et les projection orthogonales du vecteur sur le

plan  et vecteur respectivement

 u
u
 
n n n  n  u
 
 n u

Figure 1 
, Sin =1

d’après la figure .1 sin

alors
On peut aussi montré facilement que :

=-
en utilisant l’opérateur du produit vectoriel à gauche on peut écrire que :

(I.2)
(-*n)2 : est la matrice de l’opérateur de projection sur le plan
I.3.4 Opérateur de projection sur un axe :

(I.3)

I+(*n)2 est la matrice d’opérateur orthogonal sur l’axe unitaire


On peut facilement vérifier que :

I + (*n)2= ( )( )t

Vous aimerez peut-être aussi