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Constitution : Élaboration et Révision

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Chapitre 3 : la constitution

Introduction :
Toute société politique comporte un corps de règles écrit ou non destiné à fixer les modalités
d’acquisition et d’exercice du pouvoir politique. Ces règles constituent la constitution. Son
avènement représente un moment privilégié dans la vie d’un peuple, en ce sens qu’il coïncide
avec l’achèvement du processus de nationalisation du pouvoir.

La constitution peut prendre, selon les traditions nationales ou la nature des régimes
politiques, le sens et les formes les plus diverses, ce qui aura des incidences sur son
élaboration et sa révision.

Section 1 : l’élaboration de la constitution.


La constitution est vivante : elle reproduit le cycle biologique. Elle nait, se développe et
meurt. Son existence est rythmée par l’exercice du pouvoir constituant, qui est l’ensemble des
organes chargés d’élaborer ou de réviser la constitution.

Le pouvoir constituant est appelé originaire au moment de son élaboration et institué lors de
sa révision. Le pouvoir constituant originaire intervient pour élaborer une constitution alors
qu’aucune autre constitution n’est en vigueur. Cette situation peut se produire soit lors de la
création d’un Etat nouveau, soit à la suite d’une révolution qui a mit fin à la constitution
ancienne. Le pouvoir constituant originaire se trouve à l’origine d’un nouvel ordre juridique.

Le pouvoir constituant institué est créée par la constitution qui a la charge de modifier le texte
constitutionnel (La sagesse et l’humilité des auteurs de la constitution se vérifient. En ce sens,
il organise à l’avance, sous l’aspect d’une clause de révision, les conditions selon les quelles
leur œuvre sera modifié, le moment venu). A ce titre, il ne peut agir qu’en conformité avec le
texte constitutionnel et doit respecter les limites que lui impose la constitution. Tout ce qui
concerne la procédure que le contenu de la révision, en ce sens, est autolimité. En général, on
distingue les modes autoritaires d’élaboration constitutionnels des modes démocratiques.

1- Les modes autoritaires :

Le point commun à touts ces modes autoritaires est que le pouvoir constituant est entre les
mains d’un seul homme mais l’œuvre des pouvoirs constituant peut ou non faire l’objet d’une
ratification populaire.

- La charte octroyée : le souverain accepte de limiter ses pouvoirs au profit des


institutions qui accepte d’instituer. Cette limitation procède de la seul volonté des
monarques qui ont définis la porté et octroient une constitution à ces sujets.
- Le plébiscite constituant (consultation sur le désir d’une population à propos d’une
importante décision) : la constitution est pendant le cas précédant l’ouvre d’un seul
homme mais le peuple est invité à la trouvée.
2- Les procèdes démocratiques :

Le pouvoir constituant appartient au peuple souvent. Celui-ci l’exerce soit par l’intermédiaire
de ses représentants, soit par le référendum.

- Une assemblée est élue qui a pour tache d’élaborer une constitution. Le peuple est
donc associé à l’œuvre constitutionnel par le choix des représentants.
- Un pas supplémentaire consiste à soumettre le texte élaboré par la convention à
l’approbation des électeurs par la voix du referendum constituant.

Section 2 : la révision de la constitution.


« Un peuple est toujours maitre de changer ces lois même les meilleurs » Jean Jacques
Rousseau. Toute fois, la banalisation de la révision constitutionnelle finit par relativiser
l’importance de la constitution en tant que norme suprême.

La mise en œuvre du pouvoir de révision est conditionnée par la nature même de la


constitution. De ce point de vue, on distinguera les constitutions rigides des constitutions
souples, avant de voir les conditions de la procédure de révision.

1- Constitution rigide et constitution souple :

Une constitution est dite rigide lorsque sa révision s’opère selon une procédure supérieure à
celle utiliser pour la loi. De là résulte la différenciation entre le pouvoir constituant et le
pouvoir législatif. Le constituant veut assurer la pérennité de son œuvre et il subordonne la
possibilité de révision à des ‘’ exigences procédurales spécifiques ‘’.

Si l’on considère la constitution comme un pacte fondamental traduisant un large accord


entre les citoyens sur la nature et le fonctionnement du régime politique, il est nécessaire que
soit trouvé un accord d’une qualité identique pour modifier la constitution.

A l’inverse, la constitution souple est celle dont la révision s’effectue selon une procédure
identique à celle utilisée pour la loi (la constitution britannique, ensemble de coutumes et de
lois ordinaires peut être considérée comme constitution souple). On peut dire que la révision
est, en théorie, limitée dans sa démarche de manière à parvenir à un équilibre entre le souci
d’adapter la constitution à de nouvelles réalités et celui de préserver son identité.

2- Conditions et procédure de révision :

La constitution peut contenir des limitations quant aux recours à la procédure de révision.

- Limitation quant à l’objet de la révision : le pouvoir constituant originaire peut imposer


des contraintes matérielles ou pouvoir constituant dérivé. Exemples sont ainsi
touchables : la forme de l’Etat (fédéral, article 79 de la loi fondamentale allemande
1949 ; républicain, article 139 de la constitution italienne de 1947 ; parlementaire,
article 110 de la constitution Grecque de 1975).
- Limitation quant au moment de la révision : le pouvoir constituant peut vouloir que les
institutions fassent leur preuve et fonctionnement pendant un certain nombre
d’années, avant que l’on puisse réviser la constitution. Exemple 1 : la constitution de
1791 interdisait toute révision constitutionnelle pendant les trois premières
législatives ; exemple 2 : la constitution de 1946 et 1958 interdisent toute révision
constitutionnelle pendant la période ou le territoire national est occupé.

Concernant les procédures de révision, elles sont liées à la nature du régime politique, la
révision s’opère en trois phases : l’initiative, l’élaboration du texte de la révision, l’adoption.

- L’initiative appartient au chef de l’exécutif dans les régimes autoritaires. Elle peut dans
les régimes démocratiques soit appartenir à l’exécutif seul (le cas dans les Etats-Unis),
soit être partager entre l’exécutif et législatif (république fédérale d’Allemagne).
- L’élaboration du texte de la révision est le fait de l’exécutif dans les régimes
autoritaires. Dans les systèmes démocratiques, elle est opérée soit par le parlement
(la France), soit par une convention (assemblée) élue spécialement (solution possible
aux Etats-Unis).
- L’adoption peut faire l’objet d’un plébiscite dans les régimes autoritaires. Ailleurs, elle
est conférée soit au parlement, soir au peuple appelé à se prononcer au referendum.

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