04349
04349
No3
P. DUBREUIL
J. GUISCAFRE
J.-F. NOUVELOT
J.-C. OLlVRY
LE BASSIN
DE LA
RIVIÈRE SANAGA
(( La loi du 11 mars 1 9 5 7 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 e t 3 de l'article 41, d'une part, que les (( copies
(( ou reproductions strictement réservées B l'usage privé du copiste e t non destinées B une utilisation collective )) et,
(( d'autre part, que les analyses e t les courtes citations dans un but d'exemple e t d'illustration, (( toute représentation ou
(( reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est
(( illicite )) (alinéa l e r de l'article 40).
(( Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon
(( sanctionnée par les articles 4 2 5 e t suivants du Code Pénal D.
.................................
@ O.R.S.T.O.M. 1975
1-1 en est des fleuves comme des mers. Certains ont favorisé l'essor de civili-
satj!ons, les contacts entre peuples et développé le commerce/; ainsi les'bords du NIL ou du
NIGER, les rivages de la MED1TERRA"EE. D'autres ont un cours hostile, des côtes inhospi-
talières; les populations du Sud-CAMEROUN ont tourné le dos 2 l'océan, à la SANAGA pour
l'abri et l'isolement de la grande forêt. La SANAGA n'a jamais été un trait d'union, pres-
que toujours une frontière, et la traversée du fleuve par les ethnies Fang, Beti, Boulou,
refoulées du Nord, relève de l'épopée dans l'histoire locale.
La SANAGA sauvage a retenu l'homme moderne; celui-ci l'a domestiquée; ses chutes
et ses rapides, en partie aménagés, constituent un capital énergétique énorme, atout ma-
jeur de l'économie du CAMEROUN d'aujourd'hui. La "houille blanche'' fournit actuellement
l'essentiel de l'énergie industrielle du CAMEROUN et justifie a posteriori l'appellation
donnée au plus grand fleuve du pays par les riverains : SANAGA signifie en effet "rivière
blanche".
La SANAGA, le plus grand fleuve du CAMEROUN, draine plus de 1 3 0 O00 km2 soit
plus de 25 % de la superficie totale du pays. Qui plus est, ce bassin est situé dans lar&
gion actuellement la plus développée du pays et offre des possibilités énergétiques, par-
tiellement exploitées déjà, qui sont considérables. C'est dire l'importance économique de
ce fleuve et cela suffit pour justifier la sortie de cette monographie, qui constitue la
somme des informations disponibles sur les ressources en eau superficielle du bassin.
Les premiires observations hydrométriques remontent aux années suivant 1 9 4 0 . La
Section Hydrologique de 1'ORSTOM au CAMEROUN a réalisé, depuis les années 1 9 5 0 , le déve-
loppement du réseau hydrométrique camerounais.
L'un de ces premiers responsables, H. PELLERAY, prgsentait déjà en 1 9 5 8 dans
"Fleuves et rivières du CAMEROUN" [I] un premier aperçu précieux des ressources hydri-
ques nationales. La connaissance du régime de la SANAGA s'est ensuite accrue grâce Ises
successeurs parmi lesquels il faut citer tout spécialement C. ROCHETTE à qui l'on doit
les études hydrologiques détaillées de la SANAGA à EDEA et une importante contribution 3
tous les aménagements hydroélectriques.
Cette monographie traite et analyse toutes les informations rassemblées jus-
qu'en 1 9 7 0 , et prend en considération les années exceptionnellement sèches de 1 9 7 2 et
1973.
8
SOFI1MAIRE
Pages
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE
I, FACTEURS GEOGRAPHIQUES 1
I I, FACTEURS CLIMATIQUES 27
DEUXIEME PARTIE
Pages
DONNEES DE BASE
QUATRIEME PARTIE
XVI I I CONCLUSIONS 2 15
Pages
\
PREMIÈRE PARTIE
La SANAGA est le [Link] grand fleuve du [Link] son nom après la con-
fluence du DJEREM et du LOM ; vue l'importance de la superficie de son bassin versant et
de ses apports, le DJEREM est considéré comme étant la Haute-SANAGA.
1,l S I T U A T I O N ET CARTOGRAPHIE
.U
ce palier forme le plateau BAMOUN dont l'altitude est comprise entre 1 O00 et 1 300 m. Sa
partie occidentale un peu déprimée correspond au bassin supérieur du NOUN, oil la plaine de
NDOP est une zone marécageuse de remblaiement récent. Sa partie orientale, au contraire,
porte trois massifs d'origine volcanique alignés du nord au sud : le MBAM ( 2 335 m) , le
NKOGAM (2 263 m) et le MBAPIT (1 989 m).
Au-delà du 6 ème parallè'le, la Dorsale s'épanouit vers le nord-ouest en un haut
plateau de lave de 2 O00 à 2 200 m, surmonté d'un appareil volcanique de grande dimension,
le Mont OKU (3 008 m). Le versant sud-est de ce plateau s'abaisse rapidement vers la plai-
ne TIKAR, nom donné à la dépression du MBAM au nord-est du pays Bamoun, par l'intermédiai-
re de petits bassins tels que celui de KUMBO ou la plaine de MBO.
Après un léger ensellement, la Dorsale se décale sensiblement vers l'est en di-
rection de MAYO-DARLE.
La ligne de partage des eaux s'appuie alors sur une série de chainesrelativement
étroites : Massifs de KOMBON (1 751 m) et de SANGOLA (1 821 m), Monts M I L A (HOSSERE
DJAOUE 2 032 m), où s'articule l'extrémité des Monts GOTEL avec le TCHABAL OUADE (2 418 m).
Au-delà vers le nord-est, l'arc du TCHABAL-MBABO (2 460 m) peut être considéré
comme le dernier massif de la Dorsale Camerounaise ; mais par son emplacement, il fait dé-
jà partie intégrante de l'ADAMAOUA qui, à partir de MAYO-DARLE, vient se souder à la Dor-
sale.
L'ADAMAOUA s'étale en forme de croissant sur toute la largeur du CAMEROUN entre
les 6 ème et 8 ème parallèles. De la frontière nigérianne, au bassin de 1'OUHAM en R.C.A.,
il ne mesure pas moins de 500 km, tandis que sa plus grande largeur dans le sens méridien
dépasse 300 km, le long de la frontière centrafricaine. L'ADAMAOUA présente, dans l'ensem-
ble, une topographie de lourds plateaux dont les altitudes sont le plus souvent comprises
entre 1 O00 et 1 4 0 0 m. Cependant les mouvements tectoniques et l'activité volcanique ont
créé par endroit une topographie plus accidentée. Celle-ci apparaît surtout dans la partie
occidentale avec le TCHABAL-MBABO ; dans la partie orientale à l'est de NGAOUNDERE, de vas-
tes tables basaltiques forment des massifs qui dépassent largement 1 500 m (Montagne de
NGANHA - 1 923 m).
-go
-4O
I L
O 10 20 30 40 50km
Bassin de I a S A N A G A
1 Sanaga à E D E A
2 Mbam a G O U R A
3 __ Sanaga à N A C H T l G A L
I
Pourcentage de I$ surface du'bassio 6
I
'. o 25 50 75 100 %
- 3 -
i = l
oh :
-d.= ci - 'i-1
- l'indice global de pente, à partir des altitudes occupant 5 et 95% du bassin sur
, la courbe de répartition hypsométrique
-
IG = H 95% L H 5% en mikm
- l'altitude moyenne.
Ces trois derniers facteurs n'ont pu être définis pour six bassins dont nous n'a-
vons pu établir la courbe hysométrique.
L'ensemble de ces résultats est donné par le tableau I avec en plus les altitudes
maximales et minimales.
Pour l'hypsométrie du MBAM 1 GOURA et de la SANAGA I EDEA nous avons utilisé la
carte oro-hydrographique au 1/2 O00 O00 P de l'ATLAS du CAMEROUN.
On trouvera en annexe les répartitions hypsométriques de 19 des 25 bassins.
En conclusion, nous voyons que sur vingt-cinq bassins, six d'entre euxont un
coefficient de forme supérieur ou égal à 1,40 dont trois supérieur ou égal à 1,50. Les
bassins les plus longiformes sont ceux de la NIANIANG 2 MEGENGME C = 1,65 et du CHOUMI à
BANOK C = 1,52.
Ceux qui présentent les meilleurs indices de compacité sont :
Nous pouvons distinguer dans le cours de la SANAGA les trois grandes divisions
classiques d'un fleuve : la SANAGA supérieure, moyenne et inferieure.
La SANAGA supérieure est représentée par le DJEREM-SANAGA avec son affluent le
LOM, tous deux issus de l'ADAMAOUA.
- 4 -
TABLEAU I
--
I I
Bassin
Superfici
km2
P é x i m è tr
m.
Formi
--
C
L
km IG I -1 IP
A l t i t u d e s en
maximal
_I_
noyenni
I_
-
m
ninimalc
VINA au LAHORE 1 680 184 1,27 67 6,19 0,093 1 923 1 290 1 050
DJEREM 5. BETARE GONG( 11 O00 419 1,12 LO5 4 / 7 6 0,078 1 923 1 050 840
MAOUOR au PONT 2 250 2 18 1,30 81,O 4 / 0 5 0,073 1 290 1 170 840
MENG B TI BAT^ 4 900 300 1/21 LO2 9,50 0,101 2 460 1 153 850
DJEREM ?i MBAKAOU 20 2 0 0 760 1/50 3 15 1 / 9 2 0,051 2 460 1 059 829
LOM 1 BETARE OYA 11 1 0 0 430 1,15 128 9,48 0,061 1 263 336 6 75
SANAGA ?i GOYOUM 50 500 1 010 1/27 370 1,59 0,049 2 460 925 630
AVEA ä S 5 375 96 1,40 38 ,8 3,20 0,069 870 670 580
SANAGA INANGA EBOKO 65 1 0 0 1 207 1,34 165 1 , 2 7 0,044 2 460 870 570
TERE ä NDOUMBA 1 730 204 1,38 80,l 1,62 0,048 820 665 571
NIANIANG 5. MEGENGME 224 88 1/65 37,8 3,02 0,065 760 645 571
NDJEKE 5. NGONGOM 3 720 242 1,12 61 2,09 0,058 1 027 630 560
SANAGA L NACHT1GAI.t 76 O00 1 380 1,42 555 1,06 0,042 2 460 835 426
MAPE B MAGBA 4 O20 252 1,12 63,4 2 177 690
MBAM B MANTOUM 1 4 700 565 1/31 212 2 417 660
MONKIE I S 2 181 58/4 1,22 20,l 2 616 1 158
NOUN ä BAMBPILANG 632 107 1,20 35,8 3 008 1 143
NOUN 2 BAMENDJING 2 190 171 1,03 46,8 3 O08 1 140
M I F I ?i BAMOUNGOUM 306 76 1/ 2 2 26,l !9,0 0,147 1 924 1 537 1 270
CHOUMI 1 BANOCK 360 103 1,52 42,6 !1,0 0,126 2 740 1 560 1 385
METCHIE aux CHUTES 480 115 1,47 47 .0,9 0,127 2 740 1 547 1 297
M I F I 5. BAFOUNDA 854 142 1,37 55,6 8,98 0,117 2 740 1 530 1 260
NOUN ä BAFOUSSAM 4 740 267 1,lO 68,8 3 O08 988
MBAM au bac de GOURA 42 300 840 ' 1,15 250 4,37 0,081 3 O08 980 395
SANAGA 5. EDEA 1 3 1 500 1.585 1,23 550 1,82 0,055 3 O08
-- 860 6
- 5 -
[Link] LE LOM
Le LOM prend naissance en R.C.A. sur la bordure sud-est de l'ADAMAOUA, vers la
cote 1 200 m, à soixante-dix kilomètres à l'est de MEIGANGA.
Au bout de cinq kilomètres, il passe au CAMEROUN et prend ensuite la direction'
du sud-ouest, autour de laquelle il oscillera sur la presque totalité de son cours. Axé
sur cette direction, il présente un réseau en arête de poissondéportéevers le sud-est:
les affluents de rive droite, dont le MBA et le PANGAR, sont les plus importants.
AprSs avoir franchi le rebord de l'ADAMAOUA, son cours s'encaisse, sa pente dé-
croît assez régulièrement et ses rives sont souvent bordées de galeries forestières.
Contrairement au DJEREM, le palier 900 - 800 m du plateau centre-sud est peu mar-
qué : tout au plus au bout de 140 km, avant d'atteindre la cote 800 m, en amont du site de
LITALA 1 30 km au nord de BETARE-OYA, le LOM peut développer des méandres dans une cuvette
très allongée sur 30 km environ (812 - 800 m).
Quittant cette cuvette, le LOM rejoint la cote 670, près de BANGBEL, 1 15 km au
nord de BETARE-OYA, au milieu d'un cirque de 25 km de long sur 10 de large bordé par des
sommets voisinant 1 O00 m d'altitude. Cette jonction s'effectue par un bief de 30 km coupé
de chutes (chutes de BANGBEL). Le LOM est imité en cela par les affluents venant le re-
joindre dans ce secteur, et parmi eux, en rive droite, le MBA, un de s e s deux principaux
affluents.
Ce cirque est fermé en aval par le site de TOURA&E presque au droit de la station
de contrble du bac de BETARE-OYA. A cet endroit le LOM a une largeur de 80 I100 m.
Les sites de LITALA et TOURAKE ont fait l'objet d'unqbprospection en 1961-1962,
ils présentent tous deux une possibilité de stockage supérieure au milliard de m3.
De BETARE-OYA au confluent du DJEREM, pour descendre les 40 m de dénivelée entre
ces deux points, séparés de 70 km environ, le LOM étale 150 km de larges méandres oscillant
en général autour de la direction sud-ouest i ce n'estqu'l 40 km avant le confluent, en
zone forestière, qu'il fait un coude brusque vers le nord-ouest sur une vingtaine de kilo-
mètres. Huit kilomstres avant de reprendre la direction de sud-ouest et vingt-trois kilo-
mètres avant son confluent avec le DJEREM, il est rejoint par le PANGAR, le plus important
de ses affluents.
Le PANGAR ou PANHARAN prend sa source au pied du NGAOU NDAL. Sur 100 km il coupe
du nord au sud le plateau portant son nom, décrit un coude brusque vers l'est pour recevoir
le MBOUKOU, puis prend la direction sud-sud-est pour rejoindre le LOM.
PROFIL E N LONG DE LA S A N A G A
ET DE SES AFFLUENTS
I
Gr- 4 C
2600m 260Om aJ
'362 k m m
PROFIL EN LONG DU M'BAM .-2E
-
CI
Q
2100
2000
i900
1800
1700
i6 0 0
1500
1400
1
I
I i300
I
I-
/
i200
1100
iooa
9oc
80C
70(
60(
501
401
Distance'totale en km
I '
I " " I " " ' " 200 3b0 4d0 500
O 100
- 7 -
A EBAKA (600 m), elle fait un coude brusque en direction de l'ouest ; son cours
toujours encombré et coupé de rapides ne se calme qu'au bout d'une trentaine de kilomètres,
après avoir reçu en rive gauche le YONG. La SANAGA devient alors navigable et sort de la
forêt pour en marquer approximativement sa limite avec la zone post-forestière de savane I
galerie, au nord.
Son lit est alors régulier et a 800 I 6 0 0 m de large. Ses tributaires, en rive
gauche comme en rive droite jusqu'l la NDJEKE, sont de faible importance.
Après avoir coulé pendant 80 km vers l'ouest, elle oblique vers le sud-ouest, di- -
rection qu'elle conservera plus ou moins jusqu'à son estuaire. A 45 km en aval de NANGA-
EBOKO, elle est encore navigable ; elle fait alors deux coudes encombrés de chutes (chutes
d'ETOK BEKPWA) et de rapides, avant de recevoir en rive droite la NDJEKE (ou NTIOU ou DJIM)
issue des monts YOKO.
AprSs le confluent de la NDJEKE, le cours de la SANAGA s'accélère, elle franchit
en 16 km un décrochement important du plateau centre-sud de 110 m environ, avec les rapides
de NACHTIGAL qui se terminent par une chute verticale haute de huit mètres. Au pied des chu- ~
tes, au passage du bac, sur la route YAOUNDE-NTUI-BAFIA, est installée une station de 'au-
geage, avant que la SANAGA aille rejoindre le MBAM, son principal affluent (Cote 380 m?,
au terme d'une boucle de 53 km.
Entre le confluent du MBAM et EDEA, la différence de niveau est de 370 m ; la
SANAGA la franchira en 172 km par une succession de rapides et de chutes, sans que le débit
s'accroisse d'apports d'affluents importants. Cette caractéristique du fleuve d'avoir une
pente élevée alors que la totalité des apports du bassin est rassemblée est particulière-
ment intéressante du point de vue hydroélectrique.
En aval du confluent du MBAM, en 30 km, la SANAGA voit la largeur de son lit pas-
ser de 1 km I4 km environ dans les rapides de KIKOT. Toute sa rive droite est inondable.
A KIKOT, elle s'engage en zone forestiere par une vallée encaissée. En aval du
pont, seul pont la franchissant en amont d'EDEA, son lit rocheux a une largeur de 250 m I
la cote 297 et de 340 m, dix mètres plus haut. Au bout de quelques kilomètres, elle s'étale
dans les rapides de NKONG KWALA pour s'engager ensuite dans le défilé de NGODI (120 I220 m
de large pour une variation de 30 m). Puis, pour rejoindre SAKBAYEME, elle franchit une sé-
rie de marches : chutes d'EWENG (7 m), de KAN (8 m), de SAKBAYEME (10 m), reliées entre
elles par une série de rapides ininterrompus.
A la station de SAKBAYEME, la vallêe est toujours encaissée et le lit en moyennes
eaux a 220 I 2 6 0 m de large et 20 m de profondeur.
Les rapides font très vite leur réapparition en aval de SAKBAYEME et, au bout de
6 km, la SANAGA fait un coude brusque vers le nord-nord-ouest sur 11 km : 'c'est le bief des
rapides HERBERT avec ses défilés et qui s'achèvent par les chutes de SONG-LOULOU.
Ces rapides constituent la partie la plus importante au point de vue énergétique :
leur dénivelée totale est de 100 m pour une longueur de 17 km, dont 22 m pour les chutes de
SONG-LOULOU.
En aval de ces chutes, au confluent de l'OUEM, petit affluent de rive droite, un
nouveau coude lui fait reprendre la direction du sud-ouest. Jusqu'l SONG-DONG, B la rupture
de pente, en tête des rapides et chutes d'EDEA, le bief'est presque rectiligne, Ifaible
pente et fond rocheux ; sa largeur varie entre 250 et 1 O00 m. A l'aval de SONG-DONG, le
fleuve retenu par une barrière rocheuse forme Il'amont une nappe de plusieurs kilomètres
de largeur qui s'écoule en cascade par une multitude de bras se rejoignant Il'aval, pour
n'en former que deux principaux, traversés par les deux grands ponts fer -
route d'EDEA.
L'aménagement hydroélectrique d'EDEA utilise cette dernière marche du profil en
long (35 - 10 m) : c'est un aménagement de basse chute, sans réserve propre, fonctionnant
au fil de l'eau. Les ouvrages de prises ont été conçus de manière Icollecter au maximum
les apports du fleuve au moment de l'étiage, vers le bassin de mise en charge de l'usine.
Ils sont constitués par un ensemble complexe de barrages, digues en terre ou Ienrochements,
du type insubmersible ou déversant.
Cet aménagement s'est fait en trois étapes : EDEA I (1944-1953), EDEA II (1954-
1958) et actuellement EDEA III.
La puissance installée est actuellement de 200 Mw (dont 33 de reserve tournante)
correspondant en année moyenne h un productible de 1 540 GWh.
- 8 -
1.3.2 P R O F I L E N L O N G
Pour établir les profils en long, nous avons utilisé en général les cartes au
1/200 O00 è et, quand elles existaient, celles au1/50 O00 è ; en outre pour la SANAGA,
d'EDEA jusqu'au confluent de la NDJEKE, nous avons utilisé le profil établi dans le rap-
port "Etude Générale de 1'Electrificatisn - Prospection Hydroélectrique".
Le profil en long de la SANAGA et de ses affluents principaux est trac6 sur les
graphiques 3 et 4 , où toutes distances sont comptées à partir du barrage EDEA. A.
Mais dans l'étude des profils en long des différents affluents et sous-affluents,
leur confluent a été pris comme origine secondaire. Des tableaux, en annexe, présentent la
répartition des pentes le long des profils en long.
[Link] LA VINA
Affluent en rive droite du DJEREM, la VINA prend sa source à environ 1 4 5 0 m d'al-
titude et met 2 0 0 km pour rejoindre le DJEREM à la cote approximative de 8 5 0 m ; la pente
moyenne est de 3 % 0 .
[Link] LE MENG
Deuxième affluent important en rive droite du DJEREM, le MENG parcourt 2 1 9 km
pour une dénivelée de 1 145 m, soit une pente moyenne de 5 , 2 3 % 0 .
La section aval (km 2 9 IO) est noyée périodiquement par la retenue de MBAKAOU
mise en service en 1 9 6 9 ; la station de TIBATI a été doublée par la station de DJARYA.
[Link] LE MAOUOR
Affluent en rive gauche du MENG, le MAOUOR, pour un parcours de 105 km, a une dé-
nivelée de 340 m environ, soit une pente de 3 , 2 4 % 0 .
Le MAOUOR présente une rupture de pente, comme le MENG, entre les cotes 1 100 et
1 000. La section aval (km 14 à O) subit l'influence de la retenue de MBAKA0.U et l'échelle
au pont est noyée périodiquement, aussi cette station a dB être doublée par celle de DJOMBI.
[Link] LA MEKAY
La dénivelée dÙ cours de la MEKAY est de 2 3 4 m pour un parcours de 8 7 km, ce qui
correspond à une pente de 2 , 6 9 8 0 .
[Link] LA MEKIE
Pour un parcours de 1 4 7 km, la dénivelée est de 5 3 1 m environ, soit une pente mo-
yenne de 3 , 6 % 0 .
- 10 -
[Link] LE LOM
La dénivelée du cours du LOM est de 590 m pour un parcours de 380 km, ce qui cor-
respond à une pente moyenne de 1,55%.,.
Le profil en long presente deux décrochements : l'un, presqu'en tlte du bassin,
l'autre, aux chutes de BANGBEL qui s'ltagent sur 15 km avec une dénivelée totale de 120 m
(cote 800 à 680).
[Link] LE PANGAR
Affluent en rive droite du LOM, le PANGAR parcourt 210 km pour une dénivelée de
645 m. Sa pente moyenne est de 3,06%0.
[Link] L'AVEA
Petit affluent en rive gauche de la Moyenne SANAGA, 1'AVEA a une pente moyenne
de 3,20%, due à une dénivelée de 160 m pour un parcours de 50 km.
AprSs une decroissance normale de la pente, 1'AVEA presente une zone marécageuse
du km 30 à 17, puis sa pente s'accentue jusqu'à son confluent avec la SANAGA.'
[Link] LA TERE
Affluent en rive gauche de la Moyenne SANAGA, la TERE pour un parcours de 130 km
a une denivelee de 155 m environ soit une dénivelée moyenne de 1,19%,,.
AprSs une décroissance normale de la pente le cours supérieur de la TERE presente
une zone marlcageuse (PK 94 à 75) puis sa pente s'accentue pour ltre à peu prSs constante
à partir du PK 75.
[Link] La NIANIANG
La NIANIANG, petit affluent en rive gauche de la Moyenne SANAGA, a une denivelle
de 155 m environ pour un parcours de 55 km soit une pente moyenne de 2,82%0.
[Link] LA SELE
Affluent en rive gauche de la SANAGA, la SELE a une pente moyenne de 2,32%, due
a une dhivelee de 220 m pour un parcours de 95 km.
[Link] LA NDJEKE
La NDJEKE, affluent en rive droite de la SANAGA, a une dénivelée de 250 m envi-
ron pour un parcours de 195 km, soit une pente moyenne de 1,28%.
[Link] LE MBAM
Principal affluent de la SANAGA, le MBAM prend sa source sur le flanc sud du
TCHABAL MBABO vers la cote 1 850. Son confluent avec la SANAGA est coté 380, d'oii une d6-
nivelee de 1 470 m pour un parcours de 494 km. La pente moyenne est de 2,98%0.
AprSs une décroissance de la pente à la sortie du plateau TIKAR nous trouvons
une chute importante prSs de TAPARE PETE ; puis nous avons un accroissement de la pente
jusqu'à la hauteur de BAF'IA, entrabant la prdsence de rapides.
[Link] LA MAPE
Affluent en rive droite du MBAM 1 la cote 688, la @E prend sa source au CAMEROUN
Occidental aux environs de 1 400 m d'altitude, son parcours est de 135 km environ et sa pente
moyenne estimle est de 5,3%0.
[Link] LE KIM
Important affluent du FlBAM en rive gauche,-le KIM a une dénivelée de 600 m poux
un parcours de 230 km soit une pente moyenne de 2,6%.
- 11 -
[Link] LE NOUN
Principal affluent du MBAM, le NOUN prend sa source aux environs de 2 6 0 0 m d'al-
titude ; il court sur 2 6 9 km avant d'atteindre le MBAM à l'altitude de 5 2 4 m, sa pente mo-
yenne peut être estimée à 7,7%,,.
Le NOUN a dans l'ensemble un profil à forte pente et son cours présente de nom-
breuses chutes et rapides. Dans ce profil nous distinguerons trois zones de pente moyenne
ou faible : la traversée marécageuse de la région BAMBALANG-NJITAPON, km 235 à 1 8 7 , la zone
de confluence des deux MIFI et la section en aval du pont de la route BAFOUSSAM-FOUMBOT,
km 1 4 1 I9 8 .
I. u
[Link] LA MIFI-SUD # 1 ,I
[Link] LE NDJIM
Le NDJIM, affluent en rive gauche du MBAM, a une dénivelée de 5 5 0 m pour un par-
cours de 1 9 2 km, soit une pente moyenne de 2,86?k..
L'examen du tableau II et des profils met en évidence les faits suivants :
Dans l'ensemble la SANAGA et ses principaux affluents présentent une forte pente
et les profils sont loin des conditions d'équilibre. Pour bien en juger, il est bon de se
rappeler que la pente d'équilibre est fonction de la superficie du bassin versant ; sur un
fleuve drainant 100 O00 km2, une pente de 1% est une pente forte avec des rapides ; pour
un cours d'eau dont le bassin versant est de 5 0 0 km2, la pente correspond à une petite ri-
vière tranquille.
Outre les fortes pentes en tête des bassins alors que le bassin versant est en-
core inférieur I1 O00 km2, l'on observe des pentes élevées aux différents décrochements
entre les plateaux successifs avec chutes et rapides, les plus importants sont ceux du
DJEREM en aval de MBAKAOU, du LOM ?iBANGBEL, du MBAM au km 3 5 3 , du NOUN entre les km 9 8 et
9 6 , de la SANAGA, enfin, B NACHTIGAL, et, en aval, entre KIKOT et EDEA. Ces décrochements
sont intéressants pour des aménagements hydroélectriques, particulièrement le dernier oil
le fleuve a une pente élevée alors que la totalité des apports du bassin est rassemblée.
A cela s'ajoute un autre fait : dans la traversée des différents niveaux des pla-
teaux successifs les pentes sont faibles et les plaines d'épandages nombreuses. Ce sont les
cas du DJEREM et du MENG dans la région de TIBATI, du LOM à l'est de BETARE-OYA, de la cu-
vette de la NDJEKE, des zones marécageuses du NOUN. Du fait de ces cuvettes très importan-
tes, le haut du bassin est particulièrement favorable aux aménagements de régularisation.
-
_-
- 12 -
TABLEAU II
r- Cours d'eau
La SANAGA
La VINA
Le MENG
- DJEREM
Longueur
km
976
200
219
DBnivel6e
1 155
600
1 145
,
moyenne
$0
1,18
3,OO
5,23
Pente
maximale
%.a
28,7
21,7
38,3
Importance de la
pente maximale
km
23
6
1.4.1 L E S O C L E P R E C A M B R I E N
[Link].1 -
LES ROCHES CRISTALLOPHYLLIENNES Cette série comprend
essentiellement les ectinites et les migmatites. I1 s'agit d'anciens sédiments probable-
ment marins, si l'on considère la grande étendue de leur dépat. A ces sédiments, se sont
associées des'roches éruptives, simultanément et postérieurement 3 l'époque oh l'ensemble
a été entièrement transformé en roches cristallophylliennes par un métamorphisme profond
et des plissements intenses.
Une partie de ces ectinites a été fortement migmatisée en embréchites et anate-
xites, le terme le plus poussé de la migmatisation étant le granite d'anatexite.
Les ectinites et migmatites sont observés 3 la périphérie de l'ADAMAOUA, consti-
tué lui-même principalement de roches granitiques :
- Ectinites
Les micachistes inférieurs sont représentés par une large bande est-ouest au nord
de NANGA-EBOKO, aupres des villes de SAA au nord de YAOUNDE et de NGAMBE. Les facies de ces
roches sont constants, faciès micaschistes et faciès quartzites. Ces roches ont en général
les mêmes directions de plissement que les autres ectinites du complexe de base.
Les gneiss supérieurs et inférieurs sont reprgsentés de part et d'autre de la
vallée du LOM et principalement 3 l'est de NANGA-EBOKO et au nord d'ABONG-MBANG, ainsi
qu'une large bande partant de NDIKINIMEKI que la SANAGA entaille de XIKOT à EDEA.
Ces roches sont finement liées et de compositions très voisines. Les éléments
essentiels sont la biotite seule ou la biotite et la muscovite avec de nombreuses passées
3 amphibolite. Les principaux facies rencontrés sont : gneiss 3 amphiboles, gneiss à gre-
nats, leptynites, leptynites 3 grenatifères, grenatites, quartzites à minéraux.
Les ortogneiss sont peu representés, l'on en trouve au coude du PANGAR et au nord
de BAFIA. I1 faut également rattacher 3 ce groupe les ortho-amphibolites et les orthopyro-
xénites qui dérivent de roches basiques transformées et recristallisées par la métamorpho-
se générale.
- 15 -
- Migmatites
Les migmatites sont très étendues, particulièrement dans les régions au nord de
YAOUNDE, BAFIA, FOUMBAM, BANYO, TIBATI.
Le front des migmatites ne semble pas avoir dépassé la zone des gneiss supérieurs.
Elles se présentent avec deux types de texture : la texture oscillée et la textu-
re rubannée,passantIune texture d'anatéxite.
Le faciès le plus banal est constitué par les embréchites dont on voit l'impor-
tante extension sur la carte.
Dans la région de YAOUNDE, ces formations donnent un relief assez particulier de
collines en "pain de sucre" ou en coupoles arrondies.
Les anatexites passent parfois progressivement à un granite franc qui paraît être
un granite d'anatéxite. Sur la carte, cesmassifs ne sont pas toujours séparés des anaté-
xites, on en distingue néanmoins au nord de BANGANGTE et de FOUMBAM.
Les embréchites ou anatéxistes sont à deux micas ou L biotite et amphibole avec
les mêmes minéraux accessoires que les ectinites.
Quant au complexe calco-magnésien du sud CAMEROUN, il n'intéresse que très fai-
blement le bassin de la SANAGA 3 la hauteur d'EDEA.
Toutes les formations du complexe de base ont subi les effets d'une orogénèse
puissante. Cette tectonique se manifeste, soit par des plissements, soit par des systèmes
de fractures. La direction des plissements dans le bassin de la SANAGA est nord-nord-est
avec de très nombreuses virgations locales. Sur la carte ressort une grande zone faillée
depuis FOUMBAM jusqu'à la MBERE, passant par TIBATI.
Enfin dernier trait commun : c'est le cortege des Pegmatites et alites qui les
accompagnent.
Trois facies principaux ont été reconnus : facies grenu banal à biotite, facies
porphyrolde, faciss Ideux micas.
b) - Les granites syntectoniques tardifs
Ces granites présentent avec les précédents des caractères communs et, notamment,
une composition moyenne, plutôt a tendance alcaline. Comme eux, ils sont parfois concor-
dants et montrent localement quelques enclaves de roches métamorphiques anciennes. Ils en
different cependant par une homogénéité beaucoup plus grande et des orientations beaucoup
moins fréquentes ; enfin leurs limites paraissent parfois indépendantes des lignes struc-
turales générales qu'ils recoupent suivant des directions quelconques.
Dans le bassin de la SANAGA, Ils se présentent en massifs d'une certaine étendue,
les plus importants étant situés l'un au sud-est du bassin de la SESSE, l'autre entre YOKO
et MANKIM.
On note deux facies : grenu et porphyrolde.
L'âge des granites syntectoniques anciens et tardifs n'est pas connu. Mais, d'une
part, ces granites sont nettement intrusifs dans la serie du LOM, d'autre part, ils n'ont
pas été retrouvés dans les séries superieures du Précambrien. On peut donc penser que ces
intrusions sont du Précambrien moyen.
D'autres roches non granitiques se sont également mises en place dans les séries
précambriennes :
- les syenites dont deux grands massifs bien individualisés sont situes au nord de
LINTE,
- les diorites qui sont observés au nord de NANGA-EBOKO.
c) - Les granites post-tectoniques
Ce sont des granites nettement discordants, tres homogsnes, sans orientation ni
fracture importante. La roche a une texture normale et la composition chimique est diffé-
rente des types moyens de granites anciens : ce sont des granites alcalins et hyperalca-
lins.
Ces massifs n'ont subi aucune tension et sont donc postérieurs au métamorphisme
ggngral, à la mise en place des granites concordants et aux phases de plissement : ce sont
des granites récents.
Dans le bassin de la SANAGA on connaît quelques pointements de cette serie dite
série ultime : au nord de BETARE-OYA, le massif de KONGOLO, intrusif dans la série du LOM
et les granites syntectoniques anciens et dans la région de Mayo DARLE et sur le bassin de
la W E .
Toutes les roches ,précambrienneset particulièrement celles du complexe de base
ont été affectées de plissements, de failles et d'écrasements dus à plusieurs orogQnPses
et mises en place des batholites de roches éruptives.
Ces écrasements se sont traduits sur ces formations par des structures cataclas-
tiques et des broyages dont les termes les plus poussés sont les mylonites.
Les roches mylonitisses sont donc très banales dans les séries cristallophyllien-
nes et les roches éruptives (sauf pour celles des venues ultimes).
1.4.2 L E S F O R M A T I O N S D E C O U V E R T U R E
1.5.1 G E N E R A L I T E S U R L A P E D O G E N E S E
1i
- 19 -
La ~omunationd'mg&e concerne tous les sols. Elle est réglée par les conditions du
milieu dans lequel s'opèrent les hydrolyses, beaucoup plus que par les matériaux originels.
Lorsque la pluie est abondante, les bases sont éliminées en quasi-totalité avec une partie
importante de silice. Lorsque les conditions de drainage sont excellentes, la gìbbsite est
un minéral souvent observé. Sur les surfaces planes du centre et du sud, la kaolinite est
par contre le minéral dominant.
L e l a d i v a g e est un vocable appliqué à des mécanismes assez différents.
Dans les parties chaudes et pluvieuses du pays oit le drainage est convenablement
assuré, l'eau percole librement 2 travers le sol. Elle entrafne hors du profil bases et
silice. On peut dire que ce sol est lixivié i cela s'applique aux sols ferrallitiques.
Très souvent, par contre, on note que si l'horizon A a été plus ou moins forte-
ment appauvri en argile, il ne s'ensuit pas obligatoirement que l'horizon B en ait été en-
richi. L'horizon B ne montre dans ce cas aucun des caractsres propres à l'accumulation. I1
faut donc que l'argile ait été exportée hors du profil et perdue dans les eaux qui, tom-
bant massivement lors des saisons des pluies, ne peuvent y pénétrer totalement et doivent
ruisseler et entrainer obliquement les fractions fines. I1 est possible de mettre en évi-
dence ce lessivage oblique dans les sols ferrallitiques jaunes.
L'hyhomokpkie peut s 'accompagner d'une accumulation de matière organique. Le plus
souvent, elle se traduit par la formation de pseudo-gley et/oude gley. Le pseudo-gley est
un horizon tacheté avec des parties grises et d'autres ocre ou rouges. Elles résultent
d'un engorgement temporaire de l'horizon, quelle que soit sa cause. Une succession d'en-
gorgements et d'aérations du sol provoque réduction et oxydation avec mises en mouvement
et précipitations de fer. Ceci peut se produire dans n'importe quel sol.
Le gLey se développe lorsque l'engorgement est total ou quasi-total. La phase ré-
ductrice est de loin la plus longue ; le fer réduit est mis en mouvement et peut être éva-
Cué du profil. Le gley n'est pas une caractéristique des sols (oh il peut exister occasion-
nellement). Avec le pseudo-gley, il est fréquent dans les sols hydromorphes et est cantonné
dans les vallées inondées.
Les grandes catégories de sols du bassin de la SANAGA sont caractérisées soit par
un de ces processus, soit par la superposition au processus principal d'un ou plusieurs au-
tres processus secondaires. De cette interaction résultent une morphologie et des caracté-
ristiques physico-chimiques qui permettent de classifier les sols.
1.5.2 C L A S S E I - L E S S O L S M I N E R A U X B R U T S
Les sols appartenant I cette classe sont des sols d'origine non climatique et sont
le résultat de l'éJcodiOn. Deux unités ont été reconnues.
- 20 -
Il - Les s o l s minéraux bruts non climatiques d'érosion sur roches diverses (1)
Les roches sont le plus souvent des roches plutoniques (granites) ou métamorphi-
ques (migmatites). Elles affleurent tres largement dans le bassin. Elles peuvent consti-
tuer des inselbergs isolés (un peu partout dans le nord-ouest, mais également dans diffé-
rentes autres parties du pays). Elles ne peuvent être représentées alors sur la carte. Dif-
férents massifs de faible étendue, constitués d'autres roches, existent ailleurs : rhyoli-
tes en bordure de la plaine TIKAR, par exemple. Ces rochers se présentent sous forme de
vastes d6mes lisses, ou bien d'un amoncellement de boules juxtaposées, auxquelles sont as-
sociés des sables grossiers provenant de la desquamation de ces roches.
I3 - Sols mingraux bruts non climatiques d'érosion sur cuirasse ancienne alumineuse
Dans diverses parties du bassin, affleurent sur de vastes surfaces des cuirasses
qui, par le jeu de l'érosion, se trouvent constituer des ensembles a bord net et dominant
le reste du pays de quelques metres ou de quelques centaines de metres. Cette situation
topographique fait que ces formations ne peuvent résulter de pédogenese actuelle, mais
constituent un héritage d'un passé lointain. Ces cuirasses peuvent être observées dans la
moitié nord.
Le cuirassement alumineux est une caractéristique de la partie de l'ADAMAOUA si-
tuée entre NGAOUNDERE et TIBATI et proche des localités de BAGODO, MINIM et MARTAP. Ces
cuirasses couronnent des plateaux assez allongés fortement disséqués par l'action des ri-
vieres, profondément enfoncées (100 à 200 m environ). Elles forment sur les bords une vé-
ritable corniche d'une dizaine de metres d'épaisseur. Elles sont occupées par une savane
assez lbche dont les arbres poussent leurs racines dans les interstices des blocs. Ces cui-
rasses, par leurs teneurs élevées en alumine, peuvent être qualifiées de bauxitiques. Elles
ont fait l'objet de sondages par le BRGM.
La tres faible épaisseur de sol meuble en surface, la tres forte épaisseur de la
cuirasse, la situation topographique font que cette formation doit être considérée comme
tres ancienne et, de ce fait, a été rangée dans les sols minéraux bruts sur cuirasse an-
cienne.
1.5.3 C L A S S E II - L E S S O L S P E U E V O L U E S
Ces sols sont caractérisés par un profil AC oil les horizons A et C sont déjà bien
individualisés. Les sols de cette classe appartiennent à la sous-classe des sols d'origine
non climatique et ils dérivent des roches en place ou apportées par les eaux ou'les vents.
Ce sont les sols d'érosion et les sols d'apport.
Les s o l s d'érosion lithiques sont divisés en deux familles sur roches acides et
sur roches basiques.
II1 - Sols peu évolués d'érosion sur roches acides
Ces sols sont répandus dans le nord du bassin, dans les zones oil les pentes sont
fortes, la couverture végétale assez clairsemée et l'action dégradante de l'homme impor-
tante, tandis que la pluie tombe en orages puissants.
II2 - S o l s peu évolués d'érosion sur roches basiques
Les s o l s peu évolués sur roches basiques peuvent être observés dans différentes
zones oïï affleurent les basaltes dont dérivent des sols peu épais caillouteux. On peut en
observer dans le pays Bamoun.
II3 - Sols d'apport sur cendres basiques
Dans la vallée du NOUN et aux alentours, des volcans au dynamisme vulcanien ont
émis en abondance des cendres (de nature basaltique) qui ont été répandues autour des cen-
tres d'émission oïï leur épaisseur atteint plusieurs mstres. Transportées par les vents,
elles ont "saupoudré" des étendues considérables. En particulier le pays Bamiléké a vu ses
sols rajeunis superficiellementpar des apports minéraux nouveaux, ce qui explique en partie
le développement de l'agriculture dans ce pays. Ces matériaux cendreux ont ét6 déposés à
une époque assez récente, leur altération est encore peu avancée, et les profils sont géné-
ralement peu épais. Ils sont développés entierement sur la cendre ou bien constituent une
épaisseur modeste sur un sol ferrallitique déjà fortement développé. Leur indication sur la
carte à 1/1 O00 O00 B n'était pas possible, mais ces sols sont trls importants à connaxtre.
Leur mise en culture est effectuée pour la plantation des caféiers ou cultures vivrieres
diverses.
1.5.4 C L A S S E IV - L E S S O L S A M U L L
Dans cette classe, on a reconnu des sols bruns eutrophes modaux dérivés de roches
volcaniques basiques. I1 s'agit de sols dérivés de basalte (en coulées généralement peu
étendues) dont 1'8ge est assez récent. Ces sols présentent une évolution beaucoup moins
avancée que ceux de la classe VITI, mais plus que celle de la classe II, tant'par le déve-
loppement morphologique que par les propriétés physiques et chimiques. Ils sont situés
dans la zone tropicale d'altitude (BAMILEKE, BAMOUN et ADAMAOUA).
1.5.5 C L A S S E VI11 - L E S S O L S A S E S Q U I O X Y D E S
Ils sont représentés par les sols ferrallitiques comprenant différents groupes
qui sont détaillés successivement ci-apr6s :
- Sols faiblement ferrallitiques
Ces sols sont bien représentés dans l'est-CAMEROUN et dans l'ADAMAOUA, depuis le
nord de BERTOUA jusqu'à BANYO en passant par NGAOUNDERE.
Ils paraissent occuper le plus souvent des zones de raccordement entre surfaces
d'aplanissement d'Figes différents ou des surfaces intermédiaires. Le relief de collines
irrggulieres est toujours très accidenté, les affleurements rocheux sont fréquents et la
pédogenese semble récente.
La végétation est toujours une savane assez ouverte.
- Sous-groupe des sols faiblement ferrallitiques ferrisoliques
VIII14 - Sols sur roches acides
Ces sols n'occupent que de faibles superficies dispersées dans le sud, particulis-
rement au nord de YAOUNDE. On trouve ces sols sur des types de relief très variés, aussi
bien sur des collines à fortes pentes que sur des pentes faibles, dans un modelé d'aplanis-
sement.
La végétation n'est pas caractéristique et peut être aussi bien la forêt que la
savane.
VIII15 - Sols sur roches basiques
Dans la partie ouest du CAMEROUN oriental, aux dernisres nappes hawaïennes très
fluides ont succédé des manifestations de type strombolien qui ont émis, dans les vallées,
des coulées filiformes de plusieurs kilomètres de long. Ce basalte de vallée supporte des
sols beaucoup plus évolués que ceux de la classe III, mais beaucoup moins que celui des
plateaux qui appartiennent Ila classe VIII. Ils sont assez fréquents dans la region Ba-
moun et sont généralement très bien drainés. La végétation est du type savane.
- Groupe des sols ferralliciques typiques
Sous-groupe des sols brun-jaune
VIII16 - S o l s sur roches diverses
Les sols ferrallitiques typiques rouges sur roche acide sont trgs bien représen-
tés dans tout le centre et le sud, entre FOUMBAM et ABONG-MBANG, en passant par NANGA-
EBOKO et BERTOUA. I1 est cependant possible qu'a la suite d'études plus approfondies, cer-
tains secteurs de cette vaste région passent dans la catégorie des sols ferrallitiques in-
durés.
La morphologie de toute la région occupee par ces sols-est très homogène : il s'a-
git le plus souvent d'une succession monotone de collines en demi-oranges qui, par leur
forme et leur altitude relativement constante sur de grandes surfaces, sont typiques de
cette région de la zone équatoriale.
La végétation n'est pas caractéristique de ces s o l s , que l'on trouve aussi bien
en forêt qu'en savane.
VIIIls - S o l s sur roches basiques
Les sols ferrallitiques rouges se développent sur tous les "vieux basaltes",
c'est-3-dire sur les anciennes nappes hawaïennes que l'on observe sur les plateaux BAMILEKE,
BAMOUN ou de l'ADAMAOUA. L'âge de ces basaltes est variable'et va du Crétacé, pour les plus
anciennes, 1 une période relativement récente qu'on peut estimer au quaternaire ancien.
Ces sols occupent donc généralement des sommets de plateaux'oh le drainage est
toujours bon, sans qu'on identifie de traces d'hydromorphie. La végétation actuellement
observée est une savane arborée très lache. Les feux de brousse y passent tous les ans.
- Groupe des sols ferrallitiques typiques
Sous-groupe des sols jaunes (1)
VIII19 - Sols sur roches sédimentaires
Ces sols occupent toute l'auréole du bassin sédimentaire de DOUALA, coup6 par la
SANAGA inférieure.
Morphologiquement, la région est caractérisee par une succession de' plateaux, plus
rarement de collines 3 sommet aplani, présentant facilement des dénivellations de 30 Fi 5 0 m
par rapport au réseau hydrographique.
La végétation naturelle est forestière, mais les plantations (palmier a huile,
hévea) sont nombreuses.
VIIIz0 - Sols sur roches acides
(1) - I1 est possible que, par la suite, ce sous-groupe soit rattaché B un groupe de sols
ferrallitiques lessivés ou désaturgs.
- 23 -
1.5.6 C L A S S E X - L E S [Link] H Y D R O M O R P H E S
X1 - Sous-classe des sols hydromorphes organiques ou tourbeuX
Ces sols sont assez répandus et finissent par représenter des surfaces assez im-
portantes dans certaines vallées oii le drainage est fortement contrarié pour des causes
d'ordre essentiellement géologique. Le plan d'eau se maintient constamment élevé, mais est
suffisamment mince pour ne pas empêcher le développement de végétaux : forêt marécageuse
ou bien prairie aquatique. Le sol se constitue par accumulation de matière organique peu
décomposée reposant sur des horizons de gley. Ce type de sols correspond aux grands marais
de la partie centrale de la vallée du Haut-NOUN (plaine de NDOP) , et de la VINA, etc ...
X2 - Sols hydromorphes moyennement organiques
- Groupe des sols humiques Igley
Sous-groupe à pédoclimat chaud
Les sols moyennement organiques occupent des sites voisins et analogues aux précé-
dents. Toutefois, ils en diffèrent par le fait qu'ils sont évacués par les eaux, pendant
une période assez courte de deux mois environ. La végétation est actuellement de type prai-
rie aquatique susceptible d'être mise à feu lors de la période d'assèchement. Une zone ca-
ractéristique est la vallée du NOUN et celles de plusieurs de ses affluents (NAFOUMBA,
MAOUAT) .
Ces sols; une fois drainés et assainis, peuvent être utilisés pour des pâturages
ou bien en riziculture.
- Sous-classe des sols hydromorphes minéraux d'ensemble
Groupe des sols à pseudb-gley
X3 - Sols à pseudo-gley d'ensemble
Dans les divers biefs n'ayant pas de lit majeur défini, les sols sont périodique-
ment inondés et présentent, dans l'ensemble de leur profil, des marques d'hydromorphie :
taches concrétions, qui permettent de les ranger dans les sols hydromorphes minéraux à pseu-
do-gley. Les différences y sont nombreuses, car les matériaux originels varient suivant les
zones d'alluvionnement. On observe des sols argileux à sableux grossiers. Les sols sont en-
vahis par les eaux au moment des crues ; ils se ressuient assez bien pendant la saison sè-
che.
1.6.1 F A C T E U R S A F F E C T A N T L A V E G E T A T I O N
La végétation est en relation étroite avec le climat qui varie avec .[Link],
mais également avec L'aetitude. Pres de la mer, la pluviométrie abondante et bien répartie
au cours de l'année favorise le développement de la forêt dense ombrophile. Une certaine
différenciation seraapportée vers l'intérieur par suite de l'existence des plateaux came-
rounais, o5 progressivement se développent des zones très étendues oh domine la savane.
Dans la partie ouest du bassin de la SANAGA, s'élevent des édifices montagneux ré-
sultant de l'accumulation volcanique. I1 s'agit soit de massifs isolés comme le MBAM, le
MBAPIT, le NXOGAM, soit de massifs plus importants comme les BAMBOUTOS, les Monts de BAMENDA,
le Mont OKU. Leur altitude varie de 1 700 I2 700 m ; ils sont tres arrosés et on peut y
observer des "formations montagnardes". Plus au nord, depuis le pays Bamoun jusqu'l 1'ADA-
MAOUA et le NGANHA, divers sommets dépassent 1 700 m. Mais les formations montagnardes y
sont rares ou absentes.
Dans la partie meridionale du bassin, encore largement occupée par la forêt dense
ombrophile, L a h6Æuences Zdaphiqua se font difficilement sentir et le sol, en apparence tout
au moins, modifie peu la physionomie et la composition de la forêt. Toutefois, l'exces d'eau,
dans certaines zones marécageuses (vallee du NOUN) favorise la forêt dense marécageuse ; en
bordure de la mer, l'eau et le sel sont responsables de la mangrove qui remonte tous les
grands estuaires.
A peu pres partout, mais surtout dans la partie centrale et dans le nord du pays,
%'&6Æuems de L'honnie sur la végétation est capitale. L'homme est en effet responsable de la
modification, sinon du bouleversement complet des paysages végetaux. Cette influence humai-
ne s'exerce de maniere variable d'un endroit Il'autre. La fragilité et la fertilité limi-
tée de la plupart des sols obligent à renouveler très fréquemment les terrains utilisés
pour les cultures annuelles. Les arbres, écorcés Ila base, meurent sur pied et sont brû-
lés de maniere 1 dégager "un champ" pour le maïs, les haricots ou l'arachide. De nombreux
arbres sont coupés pour la construction de cases, le bois de chauffe, ou bien l'exporta-
tion. Des zones plus vastes peuvent être défrichées pour des cultures arborées ou arbus-
tives pérennes (palmiers à huile, cacaoyers, caféiers, etc ...). Lorsque la brêche faite
dans la forêt n'est pas trop importante ni le dégât fait au sol irrémédiable, la forêt peut
réoccuper les zones qu'elle a momentanément perdues. Mais si la pression de la population
est forte et les dégradations répétees, la forêt recule de maniere constante (environs de
YAOUNDE par exemple).
En zone de savane, le mode de dégradation de la végétation est également souvent
' le défrichement à la hache. Mais ici, le feu, propagé par les herbes, est un agent autre-
ment actif. Un tres grand nombre d'arbres ne résistent pas au passage du feu, sont détruits
et éliminés. Un petit nombre, par suite de caractéristiques biologiques particulieres com-
me une écorce épaisse, la reproduction par drageons, réussissent à supporter ces mauvais
traitements et à subsister malgré tout. Ils sont alors peu élevés, et présentent un port
contourné caractéristique. Propagé rapidement Itravers la savane, le feu ronge,année après
année, la forêt qui recule lentement par ses lisieres. Ce processus est particulierement
net dans le centre CAMEROUN o5 la forêt est morcelée, tronçonnée et ne subsiste que sous
forme d'îlots en avant de la masse principale de la for8t dense ou bien dans les galeries
plus humides le long des cours d'eau, peu favorables à la propagation du feu. La nécessité
de renouveler les paturages, de remplacer les herbes seches inalibiles par des repousses
plus tendres, les besoins de la chasse, sont des motifs sans cesse renouvelés de rallumer
les feux.
Cependant, si l'homme détruit, ou maltraite les formations végétales, il lui arri-
ve aussi, mais rarement, de les protéger et d'en reconstituer. C'est le cas du pays Bami-
léké oil un nouveau paysage végétal a été fabriqué de toutes pieces, par des plantations de
haies vives, de raphiales etc ...
1.6.2 F O R M A T I O N S P R I M A I R E S E T S E C O N D A I R E S
,
Toutes ces modifications apportées 3 la végétation font qu'elle se présente assez
peu souvent sous une forme qu'on peut qualifier de cLÚna&que, c'est-3-dire en équilibre avec
les facteurs environnants, mais sans les modifications apportées par l'homme. Les seules
formations véritablement primaires sont Irechercher en zone forestière, loin des villages
et des routes. La forêt dense ombrophile est remplacee le plus souvent par des forêts se-
condaires avec des essences Icroissance rapide et des graminées à grandes feuilles.
Lorsque la saison seche est suffisamment longue, la forêt, même secondaire, ne se
reconstitue pas ; on passe alors Iun type de savane. La composition floristique change
suivant le climat et le sol, mais conserve un aspect constant sur des surfaces immenses :
- 25 -
mélange de graminées assez hautes avec des arbres séparés plus ou moins nombreux. Cette sa-
vane n'est jamais une formation primaire. Elle remplace des peuplements forestiers (forêts
denses mésophiles ou tropophiles) qui, soumis depuis longtemps à la hache et au feu, ont
disparu d'une manière qui paraît irréversible. En fait, si la pression exercée par l'homme
se relâche, si on empêche, par des moyens appropriés, la savane de brûler, celle-ci est ra-
pidement réoccupée par des espèces forestières. Ceci est particulièrement vrai près de
FOUMBAM oh un espace protégé depuis plusieurs années, à la suite d'une action du Service
des Eaux et Forêts, est envahi peu à peu par des arbustes et arbres, alors qu'aux environs
il n'y a pas un seul arbre.
On est donc en droit de penser que sur la plus grande partie du bassin, les forma-
tions primaires ont subi depuis de nombreux siècles, des dégradations par la hache et le
feu, destinées à ouvrir des terrains de culture pour les hommes, des pâturages pour les ani-
maux. Ce que nous voyons à l'heure actuelle est une végétation modifiée, entretenue artifi-
ciellement. Si l'action de l'homme vient à disparaître des peuplements forestiers reprennent
la place qu'ils ont perdue.
1.6.3 L E S P R I N C I P A L E S F O R M A T I O N S V E G E T A L E S
Dans cette notice, l'on suivra la terminologie utilisée par R. LETOUZEY dans l'At-
las du CAMEROUN, qui est celle proposée par la réunion de phytogéographes à YANGAMBI en 1956.
R. LETOUZEY (1958) a distingué deux zones sur le bassin de la SANAGA : la forêt
dense humide, la zone soudano-guinéenne à formations mixtes forestières et graminéennes. Ces
différentes zones se rattachent très régulièrement aux zones phytogéographiques reconnues à
l'est comme à l'ouest du CAMEROUN.
La forêt dense est connue Ibasse et moyenne altitude. Près de la mer, Lophira ala-
ta est abondant ainsi que Saccoglotis gabonensis, Cynometra Hanke1 et Coula edulis. En mo-
yenne altitude, cette forêt s'enrichit en légumineuses. La forêt ombrophile est ouverte par
des clairières près des villes, des plantations de palmiers i huile, de bananiers, d'hévéa.
En s'éloignant davantage de la mer, la forêt dense, moins arrosée, devient semi-
décidue. La bordure sud du bassin, avec deux appendices importants et morcelés s'étendant
au long du MBAM et de la SANAGA, aux contours mal définis, est constituée par la forêt hémi-
ombrophile à Celtis et Sterculiaciées. Cette forêt est moins haute que la forêt atlantique
avec quelques arbres 5 fûts droits et au sous-bois envahi de grandes plantes herbacées, Ma-
ranthacées en particulier.
Les arbres caractéristiques sont Triplochiton scleroxylon, Sterculia oblonga, S.
rhinopetale, S. traqacantha, et Pserygota kamerunensis, avec des Ulmacées (plusieurs espè-
ces de Celtis), des Moracées et diverses espèces de Ficus ; Terminalia superba est abondant.
Cette zone attire l'homme : des populations denses cultivent les palmeraies et étendent les
cultures industrielles : cacaoyer, caféier, tabac ...
Le recru secondaire est essentiellement à base de Sissongo (Pennisetum purpureum)
et, en cas d'épuisement des terres, d'Imperata cyli5drica. Le Fromager (Cerba pentandra)
signale l'habitat humain, ancien ou actuel.
Sa limite nord correspond au passage brutal i la savane.
A cette zone de forêt dense ombrophile et hémi-ombrophile peuvent être associées
deux formations particulières édaphiques : la mangrove 3 Rizophora racemosa, R. Mangle,
Avicennia nitida. Les zones marécageuses de l'intérieur sont occupées par des Pandanus,
Raphia, Mitragyne, Uapaca.
En altitude, sur les flancs des massifs montagneux, subsistent des Plots de forêts
denses de montagne ou de haute montagne. On y observe des Guttifères, des Entendrophragma,
des Albizzia, Ficus alors que des Podocarpus, Cyathea, Raphia colonisent certaines zones
humides. Cette végétation des montagnes est détruite activement pour y installer des cul-
tures ou des pâturages ; elle est alors remplacée par des Sporobolus, des bambous (Arundi-
naria alpina), des papillonées (Adenocarpus mannii) .
La transition entre les peuplements forestiers et la savane qui s'étend au nord
est très brutale. I1 subsiste encore des Plots de forêt à Sterculiacées, et des forêts ga-
leries. Dans les savanes, le tapis graminéen est i base d'andropogonées (I Hyparrhenia rufa
en premier lieu, parfois Londetra glabra). Les arbres et arbustes sont des Bauhinia thonin-
gii, Anona senegalensis, Albizzia div (dont A . Zygia), Entada abyssinica, Hymenocardia aci-
- 26 -
da, Lannea sp., Lophira lanceolata, Psorospermum febrifugum. Pennisetum purpureum est abon-
dant pres des forêts. Cette savane est rdgulierement parcourue par le feu pendant la saison
seche et s'dtend vers le sud aux dépens de la forêt 3 Sterculiacées le long des routes. I1
semble que, vers l'intdrieur du pays, valldes de la SANAGA, du PANGAR, DJEREM, etc ..., les
progres de la savane soient ralentis et même que la forêt reprenne possession de son domaine
perdu.
Sur le plateau de l'ADAMAOUA, il ne semble pas que l'on connaisse de forêt. En ef-
fet, cette zone situde entre 1 O00 et 1 200 m est favorable au dsveloppement du bdtail
(500 O00 boeufs, chevaux, chevres, etc ...) en raison des bonnes conditions sanitaires et
de l'absence de glossines. Par ailleurs, l'abondance des cuirasses et des sols ferralliti-
ques trSs évoluds en fait une zone peu favorable 3 l'agriculture. Le feu y passe souvent
deux fois par an (au début et 3 la fin de la saison seche) pour renouveler le pâturage.
Toute trace de forêt a maintenant disparu. La strate herbacCe est 3 base d'Andropogondes.
Les arbres sont souvent abondants : Daniella oliveri, Lophira lanceolata, Terminalia div.
Les formations ddaphiques sont celles des "bovds" de MEIGANGA avec une maigre vd-
gétation de graminées et de xérophiles (Allotrepsis semialata), des prairies B Urelytrum
tyrsiofdes. Les galeries forestieres rappellent celles de la zone de transition mais sont
moins dtendues.
lards
m)
Bassin de la SANAGA
-
ZONES
L
A- Ciel dair
c - Trds couvert
D - Nuageux
lignes de grains
peu de precipitations
MAROUA
TROPICAL
[2 saisons]
i''.
,..'+
..*..>
.<.
,..... ...
:f.
5,:
i
..A.: +:-.
N D
.I.
I .
:I
;A ,'
I
.
i
I
.
YAOUNDE
TRANSITION
EQUATORIAL
[4 saisons]
-I-
l
-120
-
-I@
-80
-60
-40
-20
II, F A C T E U R S C L I M A T I Q U E S
2,l F A C T E U R S G E N E R A U X DU C L I M A T
Zone D - Encore plusau sud, nuages stratiformes. Pa4 ou peu de p Z & ~ o n h (zone
due a la proximité des hautes pressions de l'anticyclone de SAINTE-HELENE).
La position extrême nord atteinte par la limite entre les zones C et D est environ
-
5O 30' N (YOKO BETARE-OYA). I1 y aura donc pour la région située au nord de ce parallèle
une saison des pluies et une saison sèche dans l'année, le passage des zones A et B donnant
la saison seche et celui de la zone C donnant la saison des pluies : c'eAtLeM?gheRhop.i&.
On note qu'au voisinage nord du parallèle 5' 30' il peut y avoir, avec les fluctuations du
FIT autour de sa position moyenne, influence de la zone D, c'est-a-dire un palier dans la
courbe des précipitations vers le mois de juin ou juillet. C'est la tmn&itÁon entre le ré-
gime tropical et le regime equatorial.
Au sud de ce parallele, il y aura deux saisons des pluies et deux saisons &ches,
de durées inégales.
On observe, en effet deux passages de la zone pluvieuse C, separes par celui de
la zone D de faibles précipitations qui donne la petite saison &che : c'est le regime equa-
torial.
La pluie étant le phbnomène metéorologique principal, interessant les hydrologues,
on est amene 3 distinguer de la mPme façon un climat tropical et un climat equatorial. Des
conditions locales de relief (Dorsale camerounaise) ou la proximité de l'océan peuvent mo-
difier plus ou moins les caractéristiques des deux régimes. Nous aboutissons ainsi par une
simplification du schéma des météorologistes 1 une régularisation des regimes pluviometri-
ques (graphique 7 ) .
Pour la pr.ésente étude, compte tenu de la densité des stations climatologiques,
on a eu recours Zi cinq stations en dehors du bassin : ABONG-MBANG, BATOURI, BOUAR, DOUALA,
ESEKA, en plus des quinze stations qui s'y trouvent ou qui le bordent.
Le tableau III donne les coordonnées et les altitudes de ces stations.
Les données ayant servi au calcul des différentes valeurs de ce chapitre sont ex-
traites :
- des Annales des Services Météorologiques de la France d'outre-Mer, pour la pério-
de 1951-1959 ;
- des."RésumBsmensuels du temps" publiés par la MBt6orologie Nationale de la Répu-
blique Féderale du CAMEROUN de 1950 2 1969 ;
- pour la station de BOUAR, des "Resumés mensuels du temps" publies par 1'ASECNA
pour la période 1958-1969.
On passera en revue successivement le vent, la température de l'air, l'humidité
de l'air, l'bvaporation, l'insolation et la pluviom6trie.
2,2 VENTS
Un tableau en annexe donne, quand il est connu :
- l'équipement des différentes stations : type de girouette, type d'anemometre et
sa hauteur au-dessus du sol i
- et la durée-d'observation utilisde pour la présente etude.
2.2.1 V I T E S S E D E S V E N T S
Les mesures sont effectuées trois fois par jour 3 06h00, 12h00 et 18h00, les vi-
tesses notables étant le plus souvent enregistrées B 12h00.
Le tableau IV rassemble en six classes de vitesses, allant de V<l m/s a V>21
m / s , les résultats en % des observations tbtales. D'apres ce tableau on peut noter une
tendance a la diminution de la durée des calmes V < 1 m/s pour les stations les plus sep-
tentrionales 03 l'action de l'harmattan est la plus sensible. Mais l'on ne peut tirer de
conclusion nette du fait de l'hétérogénéité du parc de l'appareillage et de la hauteur au-
dessus du sol. En plus s'ajoutent les influences orographiques locales : altitude et expo-
sition.
On peut noter que les vents sont rarement tres violents (sauf avant les "tornades").
- 29 -
TABLEAU III.
STATIONS CLIMATOLOGIQUES
Altitude
m
R Station en R é p u b l i q u e C e n t r a f r i c a i n e
- 30 -
TABLEAU I V
V I T E S S E DES VENTS EN %
Station
ESEKA
EDEA
V m/s
69,2
74,5
2 - 4
26,8
23,2
5 - 6
2,99
1,99
1 7 - 1 4
1 ,o0
0,20
-&-
15
6,03
-
o ,O8
21
O
O
YAOUNDE 52,l 40,5 6,31 1,27 0,05 0,05
ABONG-MBANG 84,4 15,9 O ,59 0,14 0,03 O
DOUALA 54,l 41,3 4,34 0,33 O O
NGAMBE 70,2 22,3 5,21 0,02 O O
BATOURI 63,9 29,2 5,35 1,47 0,08 0,02
BERTOUA 80,4 18,7 1,o 011 O O
NANGA-EBOKO 72,O 25,3 2,21 O ,45 0,05 O
BAFIA 67,l 31,4 119 0,26 0,08 O
DSCHANG 67,5 28,2 3,31 1,oo O O
BAFOUSSAM 67,8 24,3 6 ,62 1,21 0,03 O
YOKO 42,3 47,3 8,39 1,93 o ,o2 O
BETAFE -0YA 44,2 43,5 9,95 2,19 0,19 O
KOUNDJA 37,9 52,3 7,29 2,36 0,13 O
BOUAR 42,l 38,2' 11,9 6t8 0,93 0,07
TIBATI 54,4 33,8 7,27 4,14 0,04 O
MEIGANGA 54,2 33,7 9,44 2,68 O ,O5 O
BANYO 55,2 31,8' 9,54 3,99 0,13 O ,O3
NGAOUNDEFE 40,9 42,O 11,8 5,24 O ,O5 0,Ol
2.2.2 D I R E C T I O N S D E S V E N T S
BOUAR
6
0
+ 540
50 t
TABLEAU V
~~ ~
Station
Saison &che
Vent
-
aison des pluies
Vent
-
Vent
Année
Calmes
prépon- Quadran prépon Quadrant mépon- % d'observation
8 d 'observation
dérant déranE Erant
-
ESEKA W sw -w W sw-w W 69,2
E
EDEA W sw - w W sw - w W 74,4
SW
YAOUNDE W sw - w W sw - w W 51,6
sw
ABONG-MBANG W sw - w W sw - w W 83,4
sw
DOUALA sw ssw- w sw s - wsw sw
ssw
54,9
NGAMBE W sw -w W sw -w W 70,2
SW
BATOURI W sw - NW W sw - NW W 62,4
NW
BERTOUA W w - NW W w - NW W 80,4
E
NANGA-EBOKO - - SW sw - w SW 72,O
W
BAFIA sw E - SW sw SE - SW sw
SE
67,2
(I
DSCHANG N NW - NE NW SW - NW NW 67,5
N
BAFOUSSAM NE N - SE sw SE - W SE 69,3
sw
YOKO S N - s s SE -W s 37,l
sw
BETARE-OYA N N - NE sw s - w sw 44,l
N
KOUNDJA E NE -E W SE - NW E 38,O
NE
BOUAR NE N - E sw s -w E 42,l
sw
TIBATI NE N - E sw s - w NE 54,4
sw
MEIGANGA N N - NE S s - sw S 54,l
N
BANYO NE N - E SE SE - SW NE 52,5
N
NGAOUNDERE N NW - NE s s -w N 40,9
NE
- 32 -
2,3 T E M P E R A T U R E D E L'AIR
Les valeurs caracteristiques étudiées sont les suivantes :
- : moyenne mensuelle des températures maximales journaliSres
-TX : moyenne mensuelle des températures minimales journalieres
Tn
5 i-5
U: température moyenne mensuelle
-Tx -2 -Tn : écart diurne moyen mensuel
Un tableau (en annexe) résume les variations de ces quatre caracteristiques du-
I
rant l'année pour des périodes d'observations de :
- 31 ans-pour E S E U
- 29
i
ans pour YAOUNDE, ABONG-MBANG, DOUALA, BATOURI
- 21 ans pour EDEA, BERTOUA, NANGA-EBOKO, YOKO, BETARE-OYA
- 26 ans pour NGAOUNDERE, 24 ans pour MEIGANGA
- 23 ans pour BAE'IA et TIBATI, 20 ans pour DSCHANG
- 19 ans pour KOUNDJA et BOUAR, 16 ans pour NGAMBE
- 13 ans pour BAFOUSSAM, 12 ans pour BANYO.
Les graphiques 10 et 11 représentent les variations spatiales des moyennes annuel-
les des températures maximales et minimales.
2.3.1 T E M P E R A T U R E M O Y E N N E M E N S U E L L E
Les variations des températures moyennes mensuelles figurent au graphique 12. Un
découpage en quatre bandes verticales d'ouest en est a été adopte ; ce même découpage sera
conservé pour la représentation des variations des écarts diurnes et aussi pour celles de
l'humidité relative et de la tension de vapeur.
Dans le tableau VI, nous-avons les maximums et minimums moyens mensuels ainsi que
les maximums et minimums de T et Tn.
X
On constate que :
- les valeurs du mois le plus chaud (février et mars) varient peu dans l'ensemble
sauf pour les stations d'altitude oil une influence negative se fait sentir ;
- l'apparition d'un maximum secondaire ou d'un palier en octobre et novembre pour
les stations de l'est (ABONG-MBANG, BATOURI, BERTOUA, BETARE-OYA, MEIGANGA) et
du nord (TIBATI, BANYO, NGAOUNDERE) ;
- 33 -
TABLEAU VI
I
Station
Maximum Minimum Maximum Minimum' Maximum
"C Mois OC
-
Mois Mois OC Mois OC Mois OC
-
Mois OC Mois
- -
Oc
~ -
ESEKA 31,O FLV. 26,O Août 26,5 FBV. 23,l Août 22,O Janv. 20,l Août
EDEA 32,7 FBV. 27,3 Août 27,9 FBV. 24,5 Août 23,l FéV. 21,6 Juil
YAOUNDE 29,7 [Link] 25,8 Jui1. 24,6 [Link] 22,3 Juil 19,4 [Link] 18,5 Août
ABONG-MBANC 29,9 Mars 26,2 Juil. 24,4 [Link] 23,5 Nov. 22,5 Août 19,O Avr i1 17,3 Janv
DOUALA 31,8 [Link] 27,l Août 27,7 Fév. 24,8 [Link] 23,5 Mars 22,4 [Link]
NGAMBE 29,7 Fév. 24,O Août 25,5 Fév, 21,6 Août 21,3 Fév. 19,Z 0ct.A
BATOURI 31,l F6V. 27,O [Link] 25,2 Avril 23,9 Nov. 22,8 [Link] 19,5 Avr i1 17 ,1 [Link]
BERTOUA 30,9 [Link] 26,8 Juil. 24,9 Mars 23,8 Nov. 22,6 Juil 18,9 Avr i1 16,4 Janv,
NANGA-EBOKC 31,5 F6V. 26,8 Juil. 25,5 Mars 23,l Juil 19,9 Avril 18,6 Janv
BAFIA 32,6 Fév. 27,7 Juil. 26,6 Mars 23,9 [Link] 21,O Mars 19,7 Janv.
DSCHANG 27,4 FLV. 22,3 Août 21,2 Mars 18,9 Août .
16,2 ~v Mai 13,4 Déc.
BAFOUSSAM 27,4 Fév. 23,3 [Link] 21,4 Mars 19,l Juil 15,8 Avril 14,5 Déc.
YOKO 30,3 FdV. 24,4 Juil. 24,4 Fév. 20,9 [Link] 18,6 Mars 17,l Sept.
BETARE-OYA 31,7 Fév. 26,l .
Jt At 25,O Mars 23,5 Nov. 22,2 [Link] 19,0 Avr i1 15,9 DbC.
KOUNDJA 29,8 F6V. 24,5 [Link] 22,9 Mars 20,l Août 16,9 Avril 15,O [Link]
BOUAR 32,l FBV. 26,O Août 25,6 FBV. 22,o Août 19,8 Mars 17,8 Sept.
TIBATI 33,2 Fév. 27,l [Link] 25,l Mars 23,2 kt. 22,3 Août 18,7 Avr i1 13,6 .Déc.
MEIGANGA 31,9 Fév. 26,O .
Jt At 24,8 Mars ialier 1ov.D~2 1 ,8 Jt,At 18,5 Avril 14,O Déc.
BANYO 32,l Fév. 25,8 Août 24,9 Mars )aliex lov. Dc 21 ,6 Août 18,7 Avril 14,4 Déc.
NGAOUNDERE 31,7 Mars 25,7 Août 24,2 Mars 22 ,o kt. 21,3 Août 17,6 Avril 12,7 Déc.
- -
A titre indicatif le tableau VI1 donne les maximums et minimums journaliers rele-
vés aux différentes stations durant les périodes d'observations prises en considération.
TABLEAU VI1
TEMPERATURES EXTREMES
'
Ii .
20
15
J r l - T - 7 - v -
J F M A M J J A S O N D
100- too7
.
50- 5c)-
4
*
,
0- O-
1w-
"1
fp-c-.. - +=?+
e..*
a-- *.:: b .e-
ABONG
..
r.
M'BANG
--=y-
-ei
' k"Y + +
. a f. i
\
$.
NANGA EBOKO-__-
*
- ._-
BETARE OYA
c'
O
* , p
\
* i-" I--'
* I
O
*
50- c
f4
0-
- 35 -
TABLEAU VI11
Maximum I Minimum
-
Maximum
Station Station
OC Mois OC Mois
-
ESEKA Juillet DSCHANG 13,3 Janvier 6,8 Août
EDEA Août BAE'OUSSAM 12,2 Février 8,l Août
YAOUNDE Juillet YOKO 11,8 Février 7,O Juillet
ABONG-MBANG Juillet BETARE-OYI 14,7 Janv .-Déc. 7,8 Juillet
DOUALA Août KOUNDJA 14,2 Février 8,4 Juillet
NGAMBE Août ' BOUAR 13,3 Janvier 8I O JuiL -Août
BATOURI JuiL -Août TIBATI 18,7 Janv.-Déc. 9,2 Juillet
BERTOUA Juillet MEIGANGA 17,3 Janvier 8,4 Jui1.-Août
NANGA-EBOKO Juillet BANYO 16,5 Janvier 8,4 Jui1.-Août
BAE'IA Juillet NGAOUNDERI 17,6 Janvier 818 Août
-
2,4 H U M I D I T E D E L'AIR
L'humidité de l'air s'exprime par le degré hygrométrique ou humidité relative et
la tension de vapeur d'eau qui y est contenue.
2.4.1 H U M 1-DI T E R E L A T IV E
L'humidité relative est définie par U% = 100 A , e étant la tension de vapeur
réelle de l'eau dans l'air, ew la tension de vapeur ew saturante aux mêmes conditions
de température.
Les moyennes mensuelles de l'humidité relative ont été calculées à 06h00, 12h00
et 18h00 ;un tableau rassemble les valeurs obtenues en 8 (en annexe).
Les courbes correspondantes de l'humidite 2 18h00 figurent augraphique 13.
L'humidité relative présente un maximum à 06h00 et passe par un minimum 2 12h00.
AU Sud de la ligne BAE'OUSSAM - YOKO - BETARE-OYA :
- l'humidité relative moyenne présente une plage maximale qui s'étale de juillet
a septembre. Quant au minimum il est situé au mois de février lors de la grande
saison sèche ;
- l'humidité relative à 06h00 varie trPs peu au cours de l'année, 2 peine présentet-
elle un léger fléchissement de 1 à 5% pendant la saison sèche. Les brouillards ma-
tinaux et la rosée sont fréquents ;
- les humidités relatives de 12h00 et 18h00 ont une plus grande variation, le maxi-
mum de juillet-août ainsi que le minimum de février sont mieux marqués. Leurs é-
carts, sauf pour DOUALA, sont de 16 2 2 3 % pour 12h00 et de 11 à 2 0 % pour 18h00.
Ceux de DOUALA, sous influence maritime, sont respectivement de 7 et 9%.
Au nord de la Mgne BAFOUSSAM - BETARE-OYA, les variations saisonnières sont plus
marquées : l'humidité relative moyenne ainsi que celles de 06h00, 12h00 et 18h00 présentent
leurs maximums en juillet-août et leurs minimums en janvier-février. Les écarts vont du sud
au nord :
- 36 -
TABLEAU IX
HUMIDITE MOYENNE
1
~ ~ _ _ ~
ESEKA 88 DSCHANG 83
EDEA 86 BAFOUSSAM 78
YAOUNDE 83 YOKO 76
ABONG-MBANG 85 BETARE-OYA 77
DOUALA 85 KOUNDJA 76
NGAMBE 89 BOUAR 69
BATOURI 82 TIBATI 70
BERTOUA 81 MEIGANGA 69
NANGA-EBOKO 80 BANYO 69
BAFIA 80 NGAOUNDERE 66
-
2.4.2 T E N S I O N D E V A P E U R
La tension de vapeur en millibars est calculée d'aprss la moyenne des tempihatu-
res à 06h00, l2hOO et 18h00, et la moyenne des humidités relatives aux mêmes heures.
Les variations de la tension de vapeur mensuelle moyenne sont présentées en annexe.
Au sud du bassin la tension de vapeur présente deux maximums : l'un en avril-mai,
l'autre secondaire en septembre-octobre et deux minimums : l'un en janvier, l'autre secon-
daire en juillet-août. Pour les stations les plus proches de l'océan (DOUALA, EDEA, NGAMBE,
ESEKA) le minimum de janvier n'existe pas.
En remontant vers le nord le minimum de janvier s'accentue et celui de juillet-
aolit disparart progressivement Ison tour, la tension de vapeur est alors 3 peu prSs cons-
tante d'avril à octobre avec toutefois un maximum en mai.
En résume les variations de la tension de vapeur suivent dans leurs grandes lignes
celles de la pluviométrie.
2,5 .EVA P O R A T I O N
2.5.1 E V A P O R A T IO N P IC H E
Les valeurs mensuelles moyennes de l'evaporation PICHE aux Stations sont rassem-
blées dans le tableau X ; ces valeurs sont en mm. Elles ont été reportées sur le graphique
15.
- 37 -
TABLEAU X
EVAPORATION P I C H E (nun)
- - -- - ---
Station J F M
--A M
- -
J “ J
.
I.I
A S O N
---
D
-
Année
ESEKA 48,: 54 ,a 57,; 46,: 40,: 30,l 25, 2 22,7 24,s 29,3 34,5 40,9 454,7
(24 ans)
EDEA 67 ,t 73,7 79,; 69, 66,C 47,l 35 ,i 32,4 37,l 52,O 56,2 61,4 677,5
(14 ans)
YAOUNDE 77,5 85,l 86,: 68,: 61,: 52,i 53,l 55,6 51,1 50,3 55,2 65,4 762 ,?
(29 ans)
ABONG-MEAN( 61,5 74,l 65 ,( 55,c 45,4 44 ,; 50,9 51,: 50,6 56,3 54,5 687,9
(18 ans)
DOUALA 57,7 63,3 60 ,< 55,s 45,E 34 ,i 32,5 39,C 47,5 49,O 54,6 606,l
(29 ans)
NGAMBE 49,2 52,2 50,s 47,( 41,5 26 ,€ 17,; 14,7 21,; 31,6 36,9 42,6 432,l
(19 ans) ,
BATOURI 82,5 101,o 91,s 76,t 66,l 50,4 17,c 46,6 47,C 50,5 62,2 71,O 793,O
(24 ans)
BERTOUA 68,6 73,: 57,1 54 ,c 41,l 38,l 10,5 39,; 41,8 51,8 51,6 637,5
(10 ans)
NANGA-EBOKC 90,o 103,6 95,2 63,5 54,5 46,7 17,2 55,5 51,C 50,2 60,8 75,5 794,l
(19 ans)
BAFIA .07,1 124,3 10,6 78,5 69,5 60,6 53,8 54,4 57,Ï 52,8 69,2 85,4 934,3
(18 ans)
DSCHANG 90,8 85,7 71,2 53 ,: 53,l 36,7 29,2 28,9 30,@ 51,4 79,l Lo1,3 711,5
(13 ans)
BAFOUSSAM 16,4 115,3 05,4 77 ,i 64,6 48,6 17,O 18,l 41,9 18,4 75,l .12,6 901,l
(9 ans)
YOKO 3Q,8 223,l 57,3 90 ,: 73,8 51,8 10,4 11,4 49,2 57,9 35,8 .97,5 . 35913
(21 ans)
BETARE-OYA 88,9 218,1 68,4 87,s 79,8 52,2 15,7 16,4 48,3 56,7 03,4 .31,8 . 227,6
(12 ans)
KOUNDJA 20,2 231,5 84,l 06,4 84,8 63,3 j2,9 i1,8 55,3 30,l 34 ,O .93,7 . 458,l
(19 ans)
BOUAR 01,2 266,5 65,9 89,9 81,3 57,4 i5,4 i 1 , o 53,7 i7 ,O 51,7 155 ,O 596,O
(17 ans)
TIBATI 95,l 309,9 35,4 07,6 84 ,O 64,2 i4,6 i3,6 57,7 73,3 69,6 151,4 756,4
(12 ans)
MEIGANGA 45,9 210,2 55,l 86,5 66,4 47,5 L1,5 12,9 43,7 i7,6 33,O !19,9 350,2
(19 ans)
BANYO 74,O 190,5 58,8 81,l 63,l 49,9 10,9 11,3 43,6 i9,l 00,l 44,5 146,9
(12 ans)
NGAOUNDERE
(23 ans)
u 304,2 68,2 30,7 57,4 63,l i7,8 i8,6 59,O )3,1 91,2 79,2 899,9
- - -- ---
- 38 -
2.5.2 E V A P O R A T I O N S U R B A C
Nous disposons de series de mesures sur deux types de bac : bac COLORADO et bac
de classe "A".
Pour les mesures sur bac COLORADO nous disposons de donnees pour YAOUNDE (5 ans)
et MBAKAOU ( 2 ans).
Les mesures sur bac de classe "A" proviennent de stations installees recement
( 1 9 6 8 ) par la Meteorologie Nationale, elles interessent YAOUNDE, NKOLBISSON .(trPs proche
de YAOUNDE), BATOURI, KOUNDJA et NGAOUNDERE.
Les moyennes mensuelles en mm/j et le total annuel moyen en mm sont consignes au
tableau XI pour les mesures sur bac COLORADO et au tableau XII pour les mesures sur bac de
classe "A".
TABLEAU XI
Total annuel
Station J F 'M A M J J A S O N D mm
YAOUNDE 2,7 2,9 2,7 2,8 3,O 2,l 2,1 1,9 1,6 2,3 2,5 2,7 891
(1954-1959)
MBAXAOU 4t6 519 5,1 4,7 510 4,2 418 3,8 3,4 4,6 417 4r4 1 670
(2 ans)
TABLEAU XII
Total annuel
Station F A S O N D mm
r
7
J F M A M J J A S O N D
40- 100
20 !x
k.J'
O. E
300
"\ . NGAOUNDERE.
.-
I
-BATOURI
BERTOUA
I
-
-i 1
J F M A k J J À S 6 N D
- 39 -
I1 ne nous est pas possible de faire une comparaison entre les bac de c1asse"A"
et bac COLORADO de YAOUNDE, ces bacs étant installés dans des micro-climats différents :
le bac COLORADO était sur le bord d'une petite retenue au fond d'une vallée alors que le
bac de classe "A" se trouve 1 la station météorologique sur un plateau.
En généra1,'le rapp,ortentre évaporation sur grande nappe d'eau libre et sur bac
est de 0,9 pour le bac COLORADO et de 0,8 pour le bac de classe "A".
2,6 I N S O L A T I O N
La variation de la durée d'insolation pour six stations est figurée sur le gra-
phique 16.
Les valeurs moyennes (en heures) correspondantes sont rassemblées dans le ta-
bleau XIII.
L'insolation totale annuelle varie avec la latitude et aussi avec l'altitude.
DOUALA présente la valeur très,faible de 1 316 heures et un écart avec KOUNDJA et NGAOUN-
DERE de 1 O00 heures environ.
Les stations septentrionales ,ont un maximum d'ensoleillement en décembre et un
minimum en juillet, avec un maximum secondaire, ou un méplat (NGAOUNDERE), en mai.
Pour les stations méridionales si le minimum est stable dans le temps (août) il
n'en est pas de même pour le Ir!aximum qui est en janvier L YAOUNDE, avril 1 DOUALA et mai
IBATOURI.
TABLEAU XIII
INSOLATION (heures)
II $
-
Total annuel
Station J F M J N D
-- - - - mm
YAOUNDE 178 172 154 151 152 116 43 39 L O O 122 156 175 1 645
(28 ans)
DOUALA 130 144 137 151 140 89 69 113 127 134 1 316
(29 ans)
BATOURI 159 167 159 111 193 141 L13 137 181 179 1 805
(26 ans1
YOKO 238 218 192 190 203 167 128 172 241 254 2 219
(15 ans)
KOUNDJA 249 238 209 200 205 170 132 173 232 266 2 327
(19 ans)
NGAOUNDERE 277 253 218 181 180 143 129 166 250 288 2 314
(18 ans)
-- -
- 40 -
2,7 PLUVIOMETRIE
L'étude de la pluviométrie du bassin de la SANAGA est basée sur les relevés de
cinquante-quatre stations i cinquante-et-une sont en République Unie du CaMEROUN, trois
sont en R.C.A. : BABOUA, BOUAR, SARKI.
La station de BOUAR est assez éloignée du bassin mais offre une période d'obser-
vation assez longue : 25 ans.
Les caractéristiques principales de ces stations : coordonnées, altitude, nombre
d'annees d'observation durant la période d'homogénéisation (1930-1970) figurent au tableau
XIV.
2.7.1 E T U D E D E L A P L U V I O M E T R I E A N N U E L L E
Pour déceler les erreurs systématiques dues à un changement d'exploitation éven-
tue1 du pluviometre, les observations aux différentes stations ont été testées de la ma-
niere suivante.
Afin de permettre un premier dégrossissage, la courbe des valeurs cumulées de la
pluviométrie annuelle ou courbe de simple masse a ét6 etablie pour chaque station permet-
tant de déceler les principales cassures pouvant être le fait d'une erreur systématique.
Puis la methode des doubles masses a eté appliquée en utilisant un programme qui
fournit les renseignements suivants :
- calcul de la pluviométrie cumulée des années communes d'observation pour les
deux postes considéres,
- comparaison du rapport de la pluviométrie annuelle de chaque année commune avec
le rapport moyen de toutes les années comunes,
- distance du point représentatif de chaque pluviométrie cumulée chronologique à
la droite passant par l'origine et le dernier point representatif.
Ces deux derniers renseignements étaient visualises.
Ce programme permettait ainsi d'avoir rapidement une confirmation ou non des
périodes oïl une erreur systématique était possible.
Quand une erreur était déce16e la courbe des doubles masses était reprise gra-
phiquement afin de permettre le calcul du coefficient de correction.
Le coefficient de correction a ét6 calculé en prenant comme reference la plus
longue période apparemment homogene dans l'intervalle 1950-1970, pour laquelle le coeffi-
cient est donc égal L 1 par définition. La correction est effectuee sur la période 1930-
1970, et les coefficients retenus sont recapitulés dans le tableau X V .
L'homogLnEhation a ML &ú.te AWL La p&[Link] anruteRee hydfcohgique : l'année hydrolo-
gique allant du ler avril d'une année au 31 mars de la suivante.
La période d'homogéneisation a 6té choisie '6gale à 40 ans : du ler avril 1930
au 31 mars 1970 i elle couvre entierement les données hydrologiques de la SANAGA h EDEA
de 1943 à 1970.
Pour cette période le nombre de stations-années observées est de 1 377 soit
63,8% des 2 160 de la période.
Les années manquantes ont Sté reconstituees par corrélation interpostes des
pluies annuelles établies par programme de calcul automatique sur ordinateur.
Le programme de calcul fournissait pour toutes les stations dans une zone donnée
(le bassin de la SANAGA ayant été découpé en quatre zones se-chevauchant) comparées deux
Ideux :
TABLEAU X I V
~~ ~ ~~
Période
Station Latitude Longitude Altitude d'observation
N E m années
TABLEAU X I V
PBriode
Latitude Longitude A l t i tude d'observation
Station
N E m a+es
TABLEAU XV
Période
Station - Coefficient Station
Période
-- Coefficient
Début Fin
__ -- -
Début Fin
Z' = 2" L-
- 1 + r
1 - r
et . dZ1 = 1
V E
Quand la valeur du test Btait supérieure 2 2, c'est-à-dire que le coefficient de
corrélation r est significatif, les années manquantes de l'une des stations par rapport I
l'autre étaient calculées par la relation liant respectivement les stations entre elles.
L'on a choisi les valeurs provenant des relations des couples offrant un coeffi-
cient de corrélation optimal compte tenu de la distance, de la valeur du test et du gain.
- 44 -
Ces corrélations sont, en ggnéral, bonnes sauf pour quelques postes (six) dont
trois sur le bassin offrant des microclimats particuliers ; la topographie accidentée en-
traîne une compartimentation de la pluviométrie dont l'homogénéisation se trouve forte-
ment affectée.
Considérant justement cette localisation des évenements pluvieux, il a paru pré-
ferable de se servir du plus grand nombre possible de postes pluviometriques pour le cal-
cul de la pluie moyenne qui est totalement faussé si l'on prend un reseau a mailles trop
larges dans les regions les plus arrosées du bassin.
Pour un bon nombre de postes les premisres années ont ét6 reconstituées. On ne
doit pas attacher une trop grande valeur absolue chacune des valeurs annuelles recons-
tituées, tout au moins dans les dix premieres annees, mais les moyennes qu'elles permet-
tent de calculer sont assez sûres.
Des tableaux donnent les valeurs de la pluviometrie annuelle hydrologique pour
la periode 1930-1970 aux 54 postes étudiés ; les valeurs observees sont soulignées (voir
en annexe).
Les moyennes sur la periode d'homogiSn6isation figurent au tableau XVI et permet-
tent de tracer la carte des isohystes interannuelles (carte V, hors texte). D'aprbs cette
carte, la pluviométrie décroît du sud-ouest vers le nord-ouest avec des variations dues
aux influences orographiques. Le bassin est compris entre les isohyetes 5 O00 et 1 500.
TABLEAU XVI
TABLEAU XVI .
TABLEAU XVI
TABLEAU X V I
TABLEAU X V I I
? Années Années
humides sèches
- - noyenne --
Station Nombre H H H Ecart Année
années max méd min type 20
' 10 10 20
ans ans ans ans
-
MAKAK 23 2 185 1 8 0 1 1 402 199 2 175 2 104 1 848 1 582 '1 5 2 0
ESEKA 34 3 3 5 1 2 154 1 760 307 2 739 2 628 2 235 1 841 1 731
DIZANGUE 40 3 938 3 063 2 218 411 3 725 3 577 3 050 2 523 2 375
AKONOLINGA 36 1 756 1 440 1 057 178 1 746 1 681 1 453 1 224 1 159
EDEA 40 3 4 9 0 2 744 2 158 352 3 312 3 185 2 734 2 283 2 156
YAOUNDE 40 2 210 1 697 1 274 194 1 989 1 918 1 669 1 419 1 349
ABONG-MBANG 39 1 9 9 6 1 625 1 219 181 1 939 1 873 1 641 1 408 1 343
DOUALA 34 5 712 4 330 3 287 485 5 126 4 951 4 330 3 708 3 534
NGAMBE 33 3 3 1 6 3 064 2 597 205 3 364 3 290 3 027 2 764 2 690
NACHTIGAL 26 1 6 5 1 1 324 1 070 167 1 637 1 577 1 363 1 148 1 O88
BATOURI 31 1 7 8 0 1 484 1 196 162 1 766 1 708 1 499 1 291 1 232
BERTOUA 36 2 0 8 3 1 713 1 270 210 2 016 1 940 1 671 1 402 1 326
NANGA-EBOKO 37 2 398 1 623 1 246 1 96 1 962 1 891 1 640 1 389 1 318
BAFIA' 36 2 0 7 6 1 498 990 227 1 865 1 783 1 492 1 200 1 118
NDIXINIMEKI 36 1 8 5 5 1 469 1 253 157 1 761 1 704 1 502 1 300 1 243
BANGANGTE 34 1 7 5 8 1 415 1 118 181 1 738 1 673 1 441 1 209 1 144
-- -
- 50 -
TABLEAU X V I I
-
Anndes
Station Nombre H H n Ecart Annee
annees max mdd min type noyenne
20 10
- ans ans
DSCHANG 32 2 358 1 896 1 722 157 2 194 2 137 1 935 1 734 1 617 1,23
BAE'OUSSAM 35 2 321 1 792 1 493 202 2 137 2 064 1 805 1 546 1 473 1,33
FOUMBOT 38 2 219 1 718 1 387 209 2 066 1 990 1 722 1. 453 1 378 1,37
YOKO 38 1 894 1 559 1 272 166 1 870 1 810 1 597 1 384 1 325 1,31
BETARE-OYA 33 1 991 1 599 1 315 143 1 815 1 763 1 580 1 396 1 344 1,26
KOUNDJA 20 2 585 2 050 1 624 253 2 480 2 389 2 065 1 741 1 650 1,37
FOUMBAN 34 2 339 1 875 1 552 155 2 142 2 086 1 887 1 687 1 631 1,24
BAMENDA 27 3 146 2 531 2 200 222 2 899 2 819 2 534 2 249 2 168 1125
BOUAR 24 2 205 1 486 877 295 1 957 1 851 1 473 1 095 989 1,69
BAMBU1 21 2 850 2 409 1 736 282 2 852 2 750 2 389 2 028 1 926 1,36
BANS0 34 2 360 1 926 1 644 190 2 262 2 194 1 951 1 707 1 639 1,28
MAYO-DARLE 30 2 334 1 937 1 423 193 2 291 2 222 1 975 1 728 1 658 1,28
TIBATI 34 2 363 1 680 1 385 214 2 069 1 991 1 716 1 441 1 364 ¡,38
MEIGANGA 33 2 043 1 756 1 473 168 2 048 1 987 1 771 1 556 1 495 1,28
BANYO 34 2 827 1 820 1 469 252 2 291 2 200 1 876 1 553 1 462 1,42
NGAOUNDERF 40 2 187 1 635 1 203 188 1 967 1 899 1 658 1 418 1 350 1,34
-
- 51 -
2.7.2 E T U D E D E L A P L U V I O M E T R I E M E N S U E L L E
Les précipitations moyennes mensuelles sont calculées, d'une part, sur la pé-
'riode d'observation et, d'autre part, sur la période d'homogénéisation et sont rassemblées
dans le tableau XVI.
Pour obtenir les valeurs mensuelles sur la période d'homogénéisation, on a mul-
tiplié les valeurs mensuelles par le rapport du total moyen homogène au total moyen ob-
servé.
La répartition saisonnière est mise en évidence par les coefficients pluviomé-
triques mensuels. Ces coefficients ont été calculés en %o pdur 32 stations de longue du-
rée (tableau XVIII).
Pour matérialiser lá répartition saisonnière des précipitations, l'on a fait
figurer sur la carte des isohyètes ihterannuelles les hyétogrammes des précipitations
mensuelles homogPnes pour les statiohs les plus représentatives.
Les hyétogrammes de YAOUNDE, YOKO, TIBATI et NGAOUNDERE montrent le passage
classique du régime équatorial au régime tropical avec la disparition progressive de la
-.
petite saison sèche, l'élargissement de la grande saison sèche et le passage du maximum
d'ootobre à aoïìt.
Nous retrouvons le même processus à l'est du bassin avec un léger décalage vers
le sud, dans les hyétogrammes de BERTOUA, BETARE-OYA et MEIGANGA.
Le trait le plus spécifique du régime de mousson littoral est l'ampleur sans
égale du paroxysme de juin à septembre i DOUALA-Météo en fournit une excellente illus-
tration. En effet en partant de YAOUNDE et en allant vers l'ouest, outre une augmenta-
tion générale du total pluviométrique, l'on note surtout la transformation progressive
de la petite saison sèche en un fléchissement de la pluviométrie (ESEKA, EDEA) pour arri-
ver à un hyétogramme de type tropical dissymétrique : montée progressive avec maximum de
juillet 1 septembre et chute en octobre-décembre. DOUALA présente son maximum en août, ce
qui justifie l'appellation de "pseudo-tropical" parfois donnée Ison régime. A kGAMBE, on
retrouve ce type de régime avec maximum en septembre et un mois de juillet plus faible.
Nous retrouvons'les caractères océaniques dans toute la Dorsale camerounaise i
ils diminuent au fur et à mesure que l'on avance vers l'intérieur oil cependant les effets
normaux de la latitude et de la continentalité he parviennent à s'imposer exclusivement :
la mousson reprend le pas à la faveur du relief i aussi entre autres le décalage entre les
deux côtés de la Dorsale est particulièrement accùsé et l'intensité des pluies peut varier
en fonction des conditions du site.
Ainsi en pays Bamilék6 (BAFOUSSAM, BANGhIGTE), nous avons quatre à cinq mois
d'une pluviosité approximativement égale, avant la pointe de septembre. A BAMENDA, sur
le flanc ouest de la Dorsale, le maximum juillet-septembre se maintient ; maximum que
nous retrouvons à KOUNDJA.
MAYO-DARLE est le dernier poste 2 présenter une influence du fait de son site
favorable : sommet d'une falaise exposé au sud-ouest dominant la plaine de TIKAR de plus
de 500 m, à une centaine de kilomètres des derniers massifs susceptibles d e faire écran c
aux vents océaniques. BANYO, un peu plus au nord, 1 l'abri, présente le même hyétogrme
que TIBATI et MEIGANGA.
2.7.3 L E S - P R E C I P I T A T I O N S J O U R N A L I E R E S
TABLEAU X V I I I
C O E F F I C I E N T S PLUVIOMETRIQUES MENSUELS
- - --
Station A M J J A S O N F M
- -- -
MPlKAK 120f5 129,7 74 ,8 3013 52,8 135,5 199,9 86,9 32,4 101,5
ESEKA 109 4 127,2 86,6 52,7 78,5 169,O 175'4 7 3 , 8 19r6 75rl
DIZANGUE 81,2 107,8 95,l 107,6 137,2 173,3 1 3 4 , 4 56,O 22,2 57,3
AKONOLINGA 106,6 123,5 97,l 44,9 63 ,O 149,9 183,9 8 1 , l 27,6 86,2
EDEA 89,l 105,9 97,5 88,O 128,2 177,3 1 4 0 f 4 58,5 22,5 58,3
YAOUNDE 117,9 133 O 97,7 37f4 45,2 140,8 190,3 79,2 34,9 91,l
ABONG-MBANG 100,6 124,9 107,2 45,6 60,5 156,9 1 8 0 f 3 70,4 38,9 75f9
DOUALA 58,7 82,3 1 2 0 , l 171,8 184,5 153,2 9 3 , 4 35,8 20f3 53,6
NGAMBE 62,8 80,8 93,2 118f9 181,7 182,9 1 4 9 , 6 42,O 18,O 55,3
NACBTIGAL 130 9 141,3 94,6 35,9 54,9 118,7 1 9 9 , l 88,5 27,4 82,4
BATOURI 92,7 117,4 103,9 71,O 97,B 141,3 165,4 72,6 28,O 71,4
BERTOUA 92,8 106,l 111,3 63f3 87,8 145,2 1 8 5 , 7 66,l 32,3 74,3
NANGA-EBOKO 107,8 129,5 93,l 56f8 77,6 164,O 184,5 62,7 24,2 69,3
BAFIA 109 4 121,9 93,9 6 8 ,O 91,2 154,8 187,7 57,6 21,8 78,3
NDIXINIMEKI 110,9 112,l 101,4 56,4 74,6 174,4 190,O 57,O 25,9 78,9
BANGANGTE 97,8 95,6 101,3 92f5 105 1 178,4 177,4 47,9 17,4 70f9
DSCHANG 102,4 95 , 2 119 1 115,4 129,3 175,7 1 2 5 , l 26,6 25,7 71,5
BAFOUSSAM 97,2 102,2 105,9 127,9 129,6 162,O 1 5 3 , 9 35,8 16,7 58,O
FOUMBOT 82,l 94,3 99,2 133,3 149,7 175,9 1 4 6 , 5 37,6 15,l 54,8
YOKQ 7713 112,9 102,9 93,9 116,2 186,7 1 8 4 , 3 45,4 15f4 51,6
BETARE-OYA 86,3 109,4 113,2 104,9 144,4 174,O 157,4 35,6 15,5 45,l
KOUNDJA 80,5 96,9 9 8 , 6 155,5 152,9 178,2 129,2 31,4 15,O 54,3
FOUMBAN 77,4 100 4 92,6 145 4 160f8 172,9 141,8 38,5 13,O 49,6
BAMENDA 73,l 76,5 1 1 9 , 4 167 9 144,6 187,9 96,8 2 9 , l 20,4 65,6
BOUAR 79,l 88,O 106,6 1 2 7 , 6 199,o 183,4 120,9 26,5 13,5 48,5
BAMBU1 82,O 93,3 116,7 154,3 147,2 168,6 125,3 22,8 17,2 61,l
BANS0 7319 94,2 110,o 149,3 150,8 172,2 128,9 2 9 , l 15,6 65,6
MAYO-DARLE 89,l 105 2 111,5 1 3 6 , 4 143,6 179,4 136,4 27,4 13,5 46,3
TIBATI 75,O 104,6 1 1 7 , 8 1152~6 1 5 4 , 7 170;l 141,O 2 6 , 5 6,6 36,5
MEIGANGA 70,4 110,5 121,7 167,9 156 1 1 7 4 , 3 126,2 22,2 5,9 38,4
BANYO 89 /8 120,o 1 2 1 , 6 156,2 141,9 164,l 1 2 1 , 3 20,8 11,l 45,8
NGAOUNDERE 92,9 134,3 146,4 166,6 176,3 155,l 91,2 7,4 1,3 26,3
. de probabilité : une fois en 2 a n s i Hauteuren mm 1
5r.i-I-Lignes d'égales hauteurs journaliBres ponctuelles
_..
70+
4O +
5@+
80
40+
90
%[Link] d'&ales hauteúrs joumalieres ponctuelles de probabilité: une fois en Sans- (Hauteur en mm 1
70+
. "+
Gr-19- Lignes d'égales hauteurs journalieres ponctuelles de probabilité: une fois en loans (Hauteur en mm)
In+
'6 +
5'-LI
Po
+ IS'
Gr-20-Lignes d'égales hauteurs journalieres ponctuelles de probabilite: une fois en 20 ans-( Hauteur en mm)
70-t 770
- 53 -
TABLEAU X I X
P R E C I P I T A T I O N S JOURNALIERES (lNIl)
-
1 fois 1 fois 1 fois 1 fois 1 fois 1 fois 1 fois
N en en en en en
Station ans Par en,
an 2 ans 5 ans 1 0 ans 20 ans 50 a n s 100 ans
-
MAKAK 18 69,5 80,O 93,9 104 115 129 1-4O
ESEKA 30 84,9 98,3 116 130 144 162 176
DIZANGUE 15 106 121 141 156 171 190 205
AKONOLINGA 15 66,2 76,4 89,9 100 111 124 135
EDEA 32 99,4 115 135 151 167 188 204
YAOUNDE 27 67,9 78,6 92,9 104 115 129 140
ABONG-MBANG 27 75,5 87,5 104 116 128 144 157
DOUALA 35 155 180 214 240 266 301 328
NGAMBE 19 82,5 93,7 108 120 131 146 157
BATSCHENGA 15 73,2 83,8 97,8 108' 119 133 143
BATOURI 31 71,6 82,8 97,8 109 121 136 147
YINGUI 12 71,8 81,O 93,l 102 111 123 132
BERTOUA 28 72,6 84,l 99,3 111 122 138 150
NANGA-EBOKO 27 72,2 83,5 98,6 110 122 137 148
BAFIA 21 64,9 74,7 87,6 97,4 107 120 130
NDIKINIMEKI 19 64,4 73,6 85,6 94,7 104 116 125
BANGANGTE 18 5715 65,3 75,6 83,4 91,l 101 109
DSCHANG 19 60,5 69 ,O 80,3 88,9 97,4 109 117
BAFOUSSAM 24 58,3 66,2 76,7 84,6 92,5 103 111
FOUMBOT 22 54,3 ,61,5 71,O 78,l 85,3 94,7 102
YOKO 25 67,O 77,3 90,8 101 112 125 136
BETARE-OYA 17 67,O 17,6 91,7 102 113 128 139
KOUNDJA 20 66,4 75,4 87,4 96,4 105 117 126
KOUNDEN 17 70,2 79,7 92,3 102 111 124 133
FOUMBAN 16 63,2 71,6 82,7 91,l 99,5 111 119
MAYO-DARLE 13 62,8 71,l 82,l 90,4 98,7 110 118
TIBATI 14 71,3 82,6 97,8 109 121 136 148
MEIGANGA 23 68,4 79,l 93,3 104 115 130 141
BANYO 21 66,9 76,9 90,3 101 111 124 135
NGAOUNDERE 28. 61,9 71,4 83,9 93,5 103 116 125
NGAOUNDE RE -AGRO 15 64,4 74,2 87,2 97,l 107 120 130
i 54 -
I CARTES TOPOGRAPHIQUES
I
I I, CARTES THEMATIQUES
- GEOLOGIE :
- DUMORT (J.C.) - Carte géologique de reconnaissance, 1/500 O00 B - Feuille de
-
DOUALA-ouest République Fédérale du CAMEROUN - Direction des
Mines et de la Géologie du CAMEROUN 1968 - -
- PERONNE (Y.) - Carte géologique de reconnaissance, 1/500 O00 h Feuille de -
WUM -
BANYO -
République Fédérale du CAMEROUN Direction des -
Mines et de la Géologie du CAMEROUN 1969 - -
- PEDOLOGIE :
- MARTIN (D.) et - Carte pédologique du CAMEROUN Oriental au 1/1 O00 O00 5 -
SEGALEN (P.) ORSTOM -
PARIS -
Centre de YAOUNDE 1966 - -
129 p. + 2 c.H.T.-
- VALLERIE - Carte pédologique du CAMEROUN Occidental au 1/1 O00 O00 h -
Centre ORSTOM de YAOUNDE YAOUNDE- 1968 - -
70 p. + 1 c. H.T. -
I I I ANNUAIRES
- "Annales des Services Météorologiques de la Franced'Outre-Mer-
ler volume : "Territoires Français de l'Afrique Noire" années -
1951 1959 -
Ministhre des Travaux Publics, des Transports etdu
-
Tourisme Direction de la Météorologie Nationale -
- "Résumé Mensuel du Temps" -
années 1950 B 1969 République Fé- -
dérale du CAMEROUN - Ministhre des Transports, des Postes et
TBlécommunications - Météorologie Nationale de DOUALA -
- "Résume Mensuel du Temps dans les Républiques Centrafricaine,
du CONGO, Gabonaise, du TCHAD" -
années 1958 3 1965 -
ASECNA, Service Technique Régional de la Météosologie en Afri-
que Centrale, BRAZZAVILLE -
- "Résumé Mensuel d'observations au s o l dans les Républiques Cen-
trafricaine, du CONGO, Gabonaise, du TCHAD" - années 1966 1969 - -
ASECNA, Service Technique Régional de la Météorologie en Afrique
Centrale, BRAZZAVILLE -
- "RBsumé Mensuel d'observations pluviometriques quotidiennes dans
la République Centrafricaine" annees 1966 1969 - -
ASECNA, Service Technique Régional de la Météorologie en Afrique
Centrale, BRAZZAVILLE - .
- 55 -
I V , OUVRAGES
1. -"Atlas du CAMEROUN" IRCAM - YAOUNDE 1958 - 5 fascicules :
- GAZEL (J.) -"Géologie du CAMEROUN" - 10 p. + 2 H.T. -
- GENIEUX (M.) -"Climatologie du CAMEROUN" - 4 p. + 2
- LETOUZEY (R.) -"Phytogéographie Camerounaise" - 6 p. + 1 H.T. -
- PELLERAY (H.) -"Fleuves et Rivières du CAMEROUN" - 7 p. + 1 H.T. -
2. -"Etude Générale de 1'Electrification - Prospection Hydroélec-
trique -
République Fédérale du CAMEROUN" Electricité de -
France -
IGECO - AoÛt.1967 2 volumes 301 p.- 1 H.T. + an- - +
nexes-
3. -"Prospection de la Moyenne SANAGA du 3 février au 25 mars 1957"-
E.D.F. - I.G.U.F.E. -
1958 - 24 p. -
- HAWKIMS (P.) 4. -"The Soils and Ecology of West CAMEROUN" FAO - - no 2083 - ROME
et BRIMT (M.) 1965 - 2 volumes - 516 p. + 26 gr. + 10 H.T. -
- SUCHEL (J.B.) 5. -"La répartition des pluies et les régimes pluviométriques au
CAMEROUN" -
Université Fédérale du CAMEROUN -
Centre de Recherches Afri-
-
canistes Département de Géographie 283 p. + 94 gr. + 1 -
H.T. -
DEUXIÈME PARTIE
Dans cette deuxième partie "Equipement et mesures hydrométriques" nous avons fait
une distinction entre les stations de r6seau et les stations incluses dans des études par-
ticulières ou des bassins versants représentatifs.
STATIONS DE RESEAU
Les renseignements figurant ci-après dans les chapitres III IVI concernent des
stations de réseau oa ont été effectués soit des relevés de hauteurs d'eau, se référant I
une ou des échelles, soit des jaugeages destinés ou non Il'étalonnage d'une échelle.
La description sommaire du bassin contrôlé a sa place Icôté de celle des échel-
les et des mesures de débit, car cela permet au lecteur de vérifier la vraisemblance des
caractères du régime hydrologique pouvant être évoqués, au moins dans leurs grandes lignes,
Itravers les raisonnements qui conduisent Il'établissement des étalonnages et Ila criti-
que des lectures d'échelle.
On peut faire les remarques générales guivantes sur le contenu des divers para-
graphes pouvant être rencontrés dans l'étude d'une station :
1 - ASPECT GEOGRAPHIQUE
gous ce titre, on a groupé parfois quelques renseignements qui constituent un
commentaire de la carte gén6rale du bassin. Autant que possible, on a évit6 de répéter
plusieurs fois ce qui avait été écrit au sujet d'une station deja étudiée.
Les superficies des bassins versants secondaires ont été déterminées suivant
les mêmes règles que celles des bassins principaux l'ont été dans la première partie
"Facteurs conditionnels du régime".
C'est ici que l'on signale, éventuellement, l'influence de la retenue de
MBAKAOU. Quant I l'écoulement il est permanent pour toutes les stations du réseau.
La carte du réseau hydrographique et des stations hydrométriques figure en
encart.
Les altitudes ont été indiquées chaque fois que c'éttiit possible.
2 - ETALONNAGE
Les programmes de calcul automatique sur ordinateur ont été utilisés dans la
plupart des cas pour la détermination des débits journaliers; ces programmes sont :
-
un programme (POH 302) fournissant la formulation mathématique d'une courbed'é-
talonnage;
- un programme (POH 301) effectuant, Il'aide de cette formulation, la traduction
des hauteurs en débits.
Pour cela chaque courbe d'étalonnage est divisée en tronçons pouvant être identi-
fiés, Ide faibles écarts près, h des portions de paraboles d'équation générale Iquatre pa-
ramètres :
Q = C(l,L) (h - -
+ C(2,L) (h L ) + C(3,L)
3
(Q en m / s , L et h en mètres)
Les resultats sont presentes en annexe sous forme de tableau oh chaque ligne
fournit l'équation d'btalonnage valable dans l'intervalle de hauteurs dont les bornes sont
les valeurs de L sur cette ligne et h la hauteur à 1'Bchelle reduite 3 la borne inférieure
de cet intervalle.
Pour certaines stations presentant une periode d'observation assez courte (moins
de trois années), on a établi un bareme et utilisé les méthodes classiques decalcul des dé-
3-
bits journaliers.
Pour certaines stations hydrométriques un bareme a éte presenté quand cela était
possible.
Les courbes d'etalonnage ont été presentées dans la plupart des cas.
ETUDES PARTICULIERES
Au chapitre VI1 les renseignements suivants concernant chacune de ces études ont
été présentés sommairement :
- themes d'dtudes et de recherches
- la duree des 6tudes et mesures
- la situation de la zone 6tudiée
- et les stations ou bassins versants inclus dans cette étude
On trouvera, pour ces stations'ou bassins, de plus amples détails dans les pu-
blications specifiques à ces études (liste en annexe).
- 61 -
3.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
3.1.2 H I S T O R I Q U E
ECHELLE DE BETARE-GONGO
Le zéro de cette échelle est calé 5 , 9 6 5 m sous le repère ORSTOM matérialisé par
un trait fait au burin sur le trépied support de la traille du bac.
Le 1 4 décembre 1 9 6 2 un élément de basses eaux provisoire 1 à 2 m est mis en pla-
ce. Cet dlément a bougé sous les chocs des pirogues, donc les lectures faites d'après cet
élément sont fausses.
Le 11 janvier 1 9 6 3 , décalage de l'élément 1-2 m.
Le 6 mars 1 9 6 3 , mise en place et n'ivellement de l'échelle définitive. Le zéroest
calé 1 un mètre plus bas que celui de l'échelle provisoire soit a la cote 9 3 , 0 3 5 par rap-
port au repère ORSTOM ( 1 0 0 , 0 0 0 ) . Les lectures du ler octobre au 3 novembre 1 9 6 2 sont donc1
majorer d'un mètre. L'élément 1-2 m mis en place le 11 janvier 1 9 6 3 était trop bas de 4 3 cm.
Les lectures du 11 janvier au 6 mars 1 9 6 3 sont donc à diminuer de 4 3 cm.
Les 15 et 1 6 janvier 1 9 6 4 , réfection complète de l'échelle et rattachement au ni-
vellement général par la borne IGN na 6 5 situ.ée à l'entrée du village de BETARE-GONGO. Son
altitude est : 0 5 2 , 4 2 0 m.
Altitude du repère ORSTOM : 044,095 m
Altitude du zéro de l'échelle : 837,930 m
ECHELLE DE BETARE-BAGODO
Le 18 mars 1970, une échelle de basses eaux a eté installée 1 BETARE-BAGODO3 500 m
en aval du confluent de la VINA avec le DJEREM. Cette &chelle a une amplitude de O a 2 m.
Elle a été doublee par un limnigraphe OTT X .?rotation
i hebdomadaire depuis sonou-
verture jusqu'au 19 avril 1970.
3.1.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E S
BETARE-GONGO
Na Date
(
H
P
(m / s )
No Date H
( cm) (mP/SI
1 30- 9-1962 588 * 670
2 16-12-1962 223 * 127 11 8-10-1963 605 698
3 15- 2-1963 128 * 49 ,O 12
13
19-10-1963
4-11-1963
538
349
575
290
4 6- 3-1963 120 41,O
5 6- 9-1963 496 503 14 7-11-1963 314 242
6 10- 9-1963 505 531 15 14- 1-1964 148 60 ,O
7 11- 9-1963 483 4 75 16 10- 3-1966 84 16,O
8 11- 9-1963 489 481 17 21-12-1967 171 74 ,O
9 15- 9-1963 461 546 18 1- 3-1968 100 24,3
10 2-10-1963 549 600 19 30- 4-1968 184 108
Pour la période antérieure au 3 août 1969, une courbe de tarage a été tracée spar-
tir des 19 jaugeages de la liste précédente (graphique 21). Mis a part les jaugeages no 9 e t
19 (écart supdrieur B 20 % ) , l'étalonnage est dans l'ensemble satisfaisant.
BETARE-BAGODO.
En plus des cotes et des débits des jaugeages, nous indiquons in fine la cote du
plan d'eau de la retenue de MBAKAOU, la station étant: sous l'influence de sqn remous pour
les cotes du plan d'eau supérieures a 841,SO :
- 63 -
Date I
1
'2
3
4
5
6
'I
8
A partir des huit jaugeages de la liste ci-dessus ont pu être tracées deux cour-
3
une courbe de tarage "dénoyée" qui ne couvre qu'une gamme de débits allant de 1 5 2 3 0 m / s i
une courbe de tarage qui correspond B une cote du plan d'eau de la retenue de MBAKAOU de
044,70, à partir des trois jaugeages effectués lorsque la retenue était presque pleine.
Ces courbes sont provisoires et n'ont pas été utilisées dans la présente monogra-
phie; aussi nous ne donnerons aucun barème y afférent.
J ECHELLE 1 AMONT
-
l C O U R B E DE TARAGE
E
c
/ i
3
BOO
2000
100
Il
JX
8
7--I
8
iuieur en cm
600
50
i
3
1500
DO
50 100 150. 200 1000
O {auteur en cm
I 1
100
500
lauteur en cm 3
Hauteur en
D 300 1 O ! O f 1 7 O
'1 300 4 O F I 6
Gr -23 [XIEREM A MBAKAOU Gr - 24 SANAGA à GOYOUM
AO O +
COURBE DE TARAGE
300
.E Jaugeage effectue a EBAKA
z
054
48 / e 5 3
-.-.
Y)
"
E
Basses eaux a
O
+I5
20c 200- .3000
IOlblEEB
,+I 7
15M
'/I
E3 œ
. Basses eaux
100-
100 H a u t e u r en cm -2000
O
ò lb0 2
10 I
-1000
tuteur encm
Hauteur en cm
-
r -0
600
100 200 300 400 & I 6( O 200 )
~~
. ..
- 65 -
Aprss réfection des éléments supérieurs, le zéro de 'l'dchelle a été rattaché aux
borne6 d'auscultation du barrage, posées par la S.A.T.E.T.; l'une de ces bornes est située
B ,300 m en amont de l'échelle, l'autre 1 quelques mstres seulement. Par rapport à ces bor-
nes, l'altitude du zéro de l'échelle serait B 825,227 m.
Lectures complstes et dans l'ensemble correctes sauf la premisre année; leur
fréquence est journalisre.
A partir du 7 février 1 9 6 8 , les lectures sont doublées par les limnigranunes.
RETENUE
L'altitude du plan d'eau de la retenue est donnée par une échelle fixée sur le
parement amont de la première pile de l'évacuateur de crue. Cette échelle a été installée
au plus tard le 11 juillet 1 9 6 8 .
Son marnage va de l'altitude 828,OO B 846,OO m.
Les relevés sont complets B partir du 11 juille't 1 9 6 9 .
A l'aide des relevés comuns des deux échelles en 1 9 6 7 l'on a pu tracer une
droite de correspondance pour les hauteurs comprises entre O et 4,40 m 1 E 2.
Cette droite peut se mettre sous la forme':
E 2 cm = 0,96 E 1 cm - 30
3'.2.3 J A.U G E A G E S
ECHELLE AMONT E 1
I 1'
No Date NO
-
1 9- 8-1959 347 345
~~ I 772 I 24
-~ 2 8 - 9-1963 430 1 007
2 2-12-1959 186 261
3 10- 1 - 1 9 6 0
25 30- 9-1963 448 1 066
118 118
4 17- 3-1960 26 10-10-1963 508 1 365
' 42 26,2
5 22- 4-1960 129 128 136 27 11- 3-1966 45 27,E
6 22-11-1960 28 3- 2 - 1 9 6 7 98 81,C
271 45 1
7 14-12-1960 29 1 7 - 3-1967 52 33,c
208 264
8 30- 3 - 1 9 6 1 30 1 6 - 9-1967 415 413 930
45 27,O
9 18- 7 - 1 9 6 1 31 24- 9-1967 414 411 898
305 578
10 19- 7-1962 261 423 32 27- 9-1967 402 401 850
2 6 - 8-1962 33 28- 9-1967 414 900
11 411 407 936
12 21- 9-1962 34 29- 9-1967 424 937
483 1 207
13 24- 9-1962 501 35 30- 9 - 1 9 6 7 433 9 65
1 309
14 24- 9 - 1 9 6 2 501 1 454 36 7-10-1967 450 1 052
15 27- 9 - 1 9 6 2 510 511 37 9-10-1967 461 1 100
1 470
16 5-10-1962 463 462 38 10-10-1967 477 1 180
1 206
17 6-10-1962 455 39 21-10-1967 427 966
1 225
18 10-10-1962 40 26-10-1967 (350) 637
443 1 093
19 20-10-1962 41 28-10-1967 322 578
405 934
20 15-12-1962 192 , . 258 42 12-11-1967 252 388
21 14- 2-1963 43 13-11-1967 244 369
95 8 6 ,O
22 5 - 3-1963 44 4-12-1967 177 206
84 71,O
23 9- 9-1963 461 45 7-12-1967 171 189
1 152
.
- 66 -
9ECHELLE AVAL E 2
-
No Date go Date
- -
1 1 7 - 3-1967 20 3 3 ,o
2 40 30- 1-1970 115 163
1 6 - 9-1967 368 930
3 41 31- 1-1970 118 177
24- 9-1967 367 898
4 42 1- 2-1970 34 135 204
27- 9-1967 35 7 850
5 28- 9-1967 43 3- 2-1970 131 194
368 900
6 29- 9-1967 380
44 5- 2-1970 137 207
937
7 30- 9-1967 387 965
45 5- 2-1970 1129 184
8 7-10-1967 404 46 7- 2-1970 137 189
1 052
9 9-10-1967 414 47 8- 2-1970 139 205
1 100
10 48 9- 2-1970 150 248
10-10-1967 428 1 180
11 21-10-1967 49 1 0 - 2-1970 149 238
380 966
12 26-10-1967 50 1 0 - 2-1970 151 2 35
310 637
13 28-10-1967 280 51 1 2 - 2-1970 151 237
578 52 13- 2-1970
14 12-11-1967 211 388 158 249
15 13-11-1967 206 369 53 1 4 - -2-1970 163 251
16 4-12-1967 54 15- 2-1970 164 266
137 206
7-12-1967 55 1 6 - 2-1970 173 283
17 131 189
18 4- 2-1968 53 56 18- 2-1970 183 308
63,4
19 4- 2-1968 53 57 1 9 - 2-1970 182 308
68,8 58 20- 2-1970 184 309
20 5- 2-1968 52,5 62,4
21 7- 2-1968 51 60,4 59 21- 2-1970 185 304
60 23- 2-1970 184 307
22 28- 2-1968 39 37,9
23 35 61 24- 2-1970 190 326
29- 2-1968 34 36,9
24 26- 3 - 1 9 6 8 38 62 25- 2-1970 194 342
36,5
25 27- 3 - 1 9 6 8 36 63 26- 2-1970 196 348
35,7 64
26 27- 3-1968 36 33,8 27- 2-1970 198 353
27- 3-1968 65 28- 2-1970 200 354
27 36 62 , O
28 12-10-1968 444 443
66 2- 3-1970 202 355
1 120 ~
3.2.4 E T A L O N N A G E S
ECHELLE AMONT E 1
3,3 S A N A G A A GOYOUM
3.3.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
La SANAGA à GOYOUM draine un bassin versant de 5 0 5 0 0 km2 qui couvre la partie
nord-est du plateau central bordée par le croissant de l'ADAMAOUA.
Depuis le mois de juillet 1 9 6 9 , la station est sous l'influence du barrage deré-
gularisation de MBAKAOU.
Les coordonnées de la station sont : 5' 1 2 ' de latitude Nord, 13' 2 2 ' de longi-
tude Est.
Elle est située à l'aboutissement à la SANAGA de la piste BERTOUA - DENGDENG -
GOYOUM.
Cette station .était trSs difficile d'accès. Depuis la construction du Transcame-
rounais, une piste de'service permet un accès facile à GOYOUM.
3.3.2 H I S T O R I Q U E
Le zéro de cette échelle devait être h 33 cm, plus bas que l'échelle actuelle,à
quelques centimètres près, car l'échelle était fixée par des fils de fer sur U P N. Cette
cote du zéro a été déduite de l'élément 4-5 m, le seul retrouvé en 1961 et ayant l'air
d'être bien fixé.
ECHELLE ORSTOM
Cette station a été mise en service par 1'ORSTOM le 22 mars 1 9 6 1 'par l'installa-
tion d'une échelle de O à 6 m se décomposant en quatre éléments : 0-1, 1-3, 3-5 et 5 - 6 m.
Les trois premiers éléments sont fixés sur U P N I l'élément supérieur 5-6 m est fixé sur
le fat d'un arbre.
Le zéro de cette échelle est à 4 , 6 0 8 msouslaborne repère ORSTOM située au pied
de l'arbre supportant l'élément 5-6 m.
Le 15 janvier 1971 1'Bchelle a été doublée par un limnigraphe OTT XX 3 table de-
roulante.
Le 16 novembre 1971, un nivellement fait à partir de la borne COGEFAR no 111 A
d'altitude 627,930 m donne : altitude de la borne ORSTOM = 621,32 m, altitude du zero de
1'Bchelle = 616,71 m.
Le calage du zéro est inchangd depuis la date de son installation.
Les lectures sont complstes et bonnes dans l'ensemble. Leur fréquence est dedeux
lectures par jour jusqu'en 1964, elle passe ensuite Itrois lectures.
La courbe de tarage (graphique 24) a été trade à partir des 19 jaugeages dela
liste precédente.
La station est stable; au droit de la station, le fond est rocheux et sableux.
buds avons reporté sur le graphique le rdsultat des jaugeages effectués à la
station d'EBAKA (paragraphe 3.4) 30 km en aval de GOYOUM, rapportés 3 la cote du même
jour a GOYOUM. .
Si l'étalonnage des basses et moyennes eaux peut être considére comme semi-
definitif, celui des hautes eaux est basé sur une extrapolation section-vitesse moyenne
trGs voisine d'une extrapolation logarithmique. Cette extrapolation est trGs importante
puisqu'il y a un rapport de 1 I2 , 6 entre le plus fort debit jaugé (1 194 m3/s) et le plus
fort débit observe (environ 3 100 m3/s) elle demande donc Iêtre prdcisée.
3.4.2 H IS T O R IQ U E
Cette station était destinée Iremplacer celle de GOYOUM, située I30 km en
amont et dont l'accès dtait difficile.
Elle a éte mise en service le 18 janvier 1968 par l'installation d'une échelle
de O 3 5 m, composde de cinq elements fixés sur U P N de 180 et d'un limnigraphe OTT X, 3
rotationhebdomadaireetréductionaul/lOGme,limnigraphedebasses eaux (retiréle20 juin1968).
Au cours de la crue 1968 disparition des elements 1-2 et 2-3 m.
Le 9 décembre 1968 implantation d'un élement 0-100 par le lecteur.
- 69 -
3.4.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
n P/SI H
(m 9/SI
NO Date NO Date
( cm) (m (cm)
A partir des neuf jaugeages précédents, il a pu être tracé une courbe de tarage
pour les basses et moyennes eaux (graphique 26).
3,5 S A N A G A A N A N G A - E B O K O
3.5.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Cette station contrôle un bassin versant de 65 100 km2, qui couvre toute la par-
tie est du bassin total. La SANAGA en aval de GOYOUM est grossie par une série de petits
affluents qui, en rive gauche, ont une tendance croissante, d'amont en aval, vers un régime
équatorial.
Cette station est sous l'influence du barrage de MBAKAOU depuis le mois de juil-
let 1969.
Les coordonnées de la station sont : 4' 42' de latitude Nord, 12' 23' de longi-
tude Est.
Elle est située Isix kilomètres au nord de NANGA-EBOKO en rive gauche et I
trente mètres en aval de l'ancien bac, utilisé en hautes eaux pour le transport destrou-
peaux.
3.5.2 H I S T O R I Q U E
3.5.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
C O U R B E DE TARAGE
auteur en cm
3
Courbe de tarage
c
Gr - 2 7 SANAGA a NANGA EBOKQ Gr-28 SANAGA a NACHTIGAL
COURBE DE TARAGE COURBE DE TARAGE
I
-
U v)
3
D
E
C C
a
C (4
4000 4000
1000 3000
I
/e42
a5
/ ia
e 32
Hauteur en m
o, I
6
2000 2000
000 1000
Hautes eaux
Haute en m
m -0
O 2 6
- 71 -
3.6.2 H I S T O R I Q U E
Une phemi&e &ch&& a été inplantée, en rive gauche, par 1'Arrondissenwt des Travaux Publics
de YAOUNDE, antérieurement au mois d'octobre 1 9 4 2 . Elle devait avoir une amplitude de 4 m,
et, ëtre graduée de 9 3 à 9 7 m et de 5 en 5 cm. Elle était calée par rapport B un repsre
coté 100,OO qui était le dessus d'un anneau en fer fixé côté aval de la rampe maçonnée en
rive gauche.
I1 n'a pas été possible de reconstituer le calage de cette échelle le repère
ayant disparu.
Une nouv&e é&&le a été implantée par la Division Technique des Travaux Publics
en 1 9 4 5 . Cette échelle avait son zéro 1,45 m autdessus du zéro actuel. Ce calage a pu être
déterminé grâce [Link] faites l o r s des maximums des crues et du jaugeage no 1, effec-
tué par A. BOUCHARDEAU, le 4 septembre 1 9 4 7 .
Ancienne échelle ., Echelle actuelle Différence
Cote lue (m) Cote de la marque (m)
4-9-1947 1,20 2,65 1,45
Crue 1 9 4 7 ( 2 2 - 1 0 - 1 9 4 7 ) .I 2,OO 3,45 1,45
Le zéro'de cette .échelle a été descendu début février 1 9 4 8 ; il n'a pas été pos-
sible de déterminer la cote de ce nouveau zéro.
L'&&&e a&&e a été implantée le 1 5 février 1 9 5 1 , en aval du bac et en rive
gauche, par 1'ORSTOM.
A cette date l'échelle ne comprenait que les deux éléments de basses et moyennes
eaux de O I 2 m, elle fut complétée le 5 juillet par deux éléments de hautes eaux allantde
2 à 4 m .
H (m) H (m)
Crue 1 9 4 4 : 3,78 Crue 1 9 4 7 : 3,45
Crue 1 9 4 5 : 3,61 Crue 1 9 4 8 : 3,78
Crue 1 9 4 6 : 3,42 Crue 1 9 5 0 : 3,96
I
-.72 -
Par rapport au repgre les élements 1-2 m et 2-3 m sont descendus environ de
7,5 cm, l'élément 3-4 m de 2,3 cm et 1'816ment 4-5 m de 1 cm environ.
A la suite des travaux de réfection de l'accgs au bac,l'blément 0-100 est de-
cale le 2 mars 1960, remis en place le 3 et détériore le 18, avec tous les autres 618-
ments, par des engins de terrassement. Le 21 mars les trois elements de O 3 3 m sont
reinstall6s et les deux Cléments de 3 1 5 m ne le seront qu'au mois de juin.
Un nivellement de contrale le 15 mars fait apparaitre un décalage vers le bas de
5 cm de l'element 2-3 m; après recalage de cet Blement, un nivellement donne pour altitude
du zéro pour chaque element : ,
4-5 m : 425,905 .
3-4 m : 425,909 1-2 m : 425,903
2-3 m : 425,904 0-1 m : 425,904
Le 28 février 1964 : réfection et modification de l'echelle, toujours d'une am-
. plitude de 5 m; elle se decompose en trois elements fixes sur U P N de 180 : 0-1, 1-3 et
3-5 m.
Le 12 mars 1965 : nivellement du zéro de l'échelle et du crochet repere :
Altitude du crochet : 430,966111 Altitude du zero : 425,906m
Cette station a et6 doublée, en 1967, par un limnigraphe OTT X 1 rotation hebdo-
madaire et reduction 1/108me. A cet appareil a et6 substitue le 15 decembre 1968 un appa-
reil de longue durde OTT XX, lui-même relaye par un appareil de même type, le 31 mars 1969.
Le 26 février 1971 un nivellement de contr6le a partir de la borne IGN, en rive
gauche, donne l'altitude zéro des elements :
3-5 m : 425,912 1-3 m : 425,911 0-1 m : 425,908
Le même jour il a et6 procedé B un nivellement 1 partir du repere IGN en rive
droite. Le macaron est fixe sur un panneau indicateur, son altitude est : 432,723 m.
'Le plan d'eau ce jour (€1 = 1,04) etait 3 4,931 m sous ce repère, soit 5,971 m
pour le zéro de l'echelle; l'altitude du zero par rapport B ce repère serait de 426,752m.
La différence d'altitude de 84,2cm, qui apparait par rapport au nivellement en
rive gauche, semble imputable B l'ensemble panneau routier -
macaron qui a probablement
bougé.
Les lectures 1 1'Bchelle ORSTOM sont dans l'ensemble complgtes et correctes 3
quelques exceptions les deux premigyes annees.
Cette station a fait l'objet de prélgvements pour mesuredes transports solides
en suspension.
a
3.6.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
-
NO
-
1 4- 9-1947 265 2 230 23 3-11-1967 252 1 995
2 17- 2-1951 70 224 24 13-11-1967 220 1 335
3 6- 7-1951 178 1 200 B 25 31- 5-1968 82 380
4 4- 9-1952 271 2 204 26 21- 6-1968 142 810
5 21-10-1952 323 2 614 27 12- 7-1968 148 852
6 6- 3-1953 77 337 28 6- 8-1968 228 1 750
7 22-10-1956 355 3 480 29 19- 8-1968 247 1 815
8 7-11-1956 268 2 250 30 1- 9-1968 229 1 704
9 30-11-1956 202 1 380 31 13- 9-1968 252 1 930
10 14- 1-1957 107 610 32 4-10-1968 310 2 400
11 14-10-1957 358 3 327 33 22-11-1968 203 1 350
12 18- 2-1960 43 222 34 15- 4-1969 66 314
13 7- 3-1960 31 163 35 28- 4-1969 81 377
14 7- 7-1962 169 1 170 36 27- 5-1969 165 1 020
15 12- 9-1962 306 2 892 37 9- 6-1969 161 999
16 28- 1-1963 111 619 38 23- 6-1969 134 773
17 3- 3-1964 34 169 39 7- 7-1969 230 1 680
18 27-10-1965 303 2 490 40 21- 7-1969 242 1 735
19 2-11-1965 269 2 050 41 18- 8-1969 271 2 120
20 2- 8-1967 197 1 250 42 10-11-1969 323 2 820
21 1- 9-,1967 229 1 700 43 24-11-1969 172 1 050
22 26-10-1967 320 2 910 44 12- 2-1971 98 468
-
P Jaugeage effectue au flotteur
. -13-
3,7 S A N A G A A SAKBAYEME
3.7.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
3.1.2 H I S T O R I Q U E
A c e t t e d a t e , l ' é t a t de l a s t a t i o n é t a i t l e s u i v a n t :
5-6 m 2 r é p a r e r e n t i è r e m e n t 2-3 m t o r d u
4-5 m bon é t a t 1-2 très incliné remise en é t a t
ce j o u r
3-4 m bon é t a t 0-1 m mauvais é t a t (
L e r e p è r e p r é c é d e n t a y a n t d i s p a r u l a s t a t i o n a é t é r a t t a c h é e B un nouveau r e p è r e
c o n s i s t a n t en une marque s i t u é e s u r l e massif d'amarrage du hauban aval du Pylone r i v e
gauche. L e zéro est à 4,37 m sous ce r e p è r e .
En f é v r i e r 1958, l ' é l é m e n t 0-100 é t a i t t r o p h a u t de 10 cm.
-3.7.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE
Ef H
N O 'Date
( cm)
Q
(m3/s)
N O Date
(cm) P
(m /SI
3,8 S A N A G A A S O N G - L O U L O U
3.8.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
2
C e t t e s t a t i o n c o n t r ô l e un b a s s i n d e 129.800 km Ip e i n e p l u s grand que c e l u i
contra16 à SAKBAYEME. E l l e e s t s i t u é e aux c h u t e s d e SONG-LOULOU, p a r t i e a v a l d e s r a p i -
d e s HERBERT, I60 km e n amont d'EDEA e t à 17 km en aval de SAKBAYEME; ses COOrdOnnéeS
geographiques s o n t : 4' 05' de l a t i t u d e Nord, 10' 27' d e l o n g i t u d e E s t .
3.8.2 H I S T O R I Q U E
C e t t e s t a t i o n a é t é creée pour l ' é t u d e de l'aménagement h y d r o e l e c t r i q u e d e s
c h u t e s de SONG-LOULOU. E l l e e s t équipée d'un Systeme d ' @ C h e l l e s q u i se r e p a r t i t s u r l ' e n -
semble d e s c h u t e s e t r a p i d e s . Nous d i s t i n g u e r o n s deux groupes : l e premieer, l e p l u s an-
c i e n , composé d e s é c h e l l e s E 1 IE 3 , l e deuxisme r é c e n t , i n s t a l l é en 1970, E 4 IE 10.
ECHELLES E 4 A E 10
Ces échelles sont récentes,tinstallées en 1 9 7 0 . Les échelles E 4 et E 5 complè-
tent le réseau d'observation en rive droite; les échelles E 6 à E 9 sont installées d'aval
vers l'amont en rive gauche. L'échelle E 10 est installée sur l'île aval, côté bras droit.
Date d'installation Cote du zéro (SATET) Observations
E 4 29 mai 511,07 lecture intermittente
II
E 5 30 mai 520,81
II
E 6 ler juin 485,34
II
E 7 ler juin 497,87
E 8 2 juin détruite
E 9 2 juin 512,94 lecture intermittente
II
E 10 3 1 mai 486,62
3.8.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
Un certain nombre de jaugeages ont été effectués à cette station, les cotes sont
celles de l'gchelle E 1 :
No Date H
(a)
9
(m / s )
Na Date H
(a)
52
(m / s )
R Les mesures du jaugeage no 2 ont été faites depuis un hélicoptère; elles-sont imprécises,
le pilote ayant eu des difficultés à maintenir le point fixe.
Un étalonnage (graphique 3 1 ) a été dtabli pour l'échelle E 1 Ipartif' des jaugea-
ges prdcédents et principalement des correspondances existant entre cette échelle et les
échelles de SONG-DONG pour les basses eaux (graphique 3 2 ) et d'EDEA E O pour les moyennes
et hautes eaux (graphique 3 3 ) .
La correspondance limnimétrique et les tarages respectifs des stations de SONG-
LOULOU et ~ ' E D E Asont :
Hauteurs à Hauteurs à
EDEA (E O) SONG-LOULOU Débit
(E Aval E 1) (E Aval E 1)
( cm) ( cm)
.
- 76 -
3,9 S A N A G A A S O N G - D O N G
3.9.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
3.9.2 n I s T o R I Q u E
3.9.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE
H Q H
N O Date N O Date
(cm) (m3/.5) (cm)
i Hauteurs c o r r i g é e s
L a s t a t i o n de SONG-DONGe s t t r S s s t a b l e e n b a s s e s eaux, e l l e a e n v i r o n 80 I1 0 0 m
de l a r g e m a i s a une profondeur maximale de l ' o r d r e de 25 m, son fond e s t rocheux.
A p a r t i r de l a c o r r é l a t i o n p r é c é d e n t e e t en t e n a n t compte du temps de p r o p a g a t i o n ,
e t du destockage du b i e f e n t r e SONG-DONG e t EDEA, il a é t é é t a b l i une courbe d e t a r a g e de
b a s s e s eaux ( H < 4,50 m ) .
Gr -31 SANAGA 1 SONG-LOULOU ~
COURBE DE TARAGE
IOOC
E
o
O
1000
150
z
_I
iooo ?'
z
8
100
iooo
50
2000
--y-/
I--
Jaugeages effect,
a SONG D O N G
io0 300
lauteur en cm
-
3 . .
Gr-35 SANAGA 6 EBEA
3,lO S A N A G A A EDEA
3.10.1 A S P E C T G E O G R A P H IQ U E
Le bassin versant contrôlé h cette station a une superficie de 131 500 km2 . ,
(1) Il faut retrancher 1,67 m aux cotes exprimées dans le système d'EDEA pour les ramener
au système de nivelleme?t de l'Institut Géographique du CAMEROUN.
- 78 -
ECHELLES SECONDAIRES
De 1950 à 1958, tout un réseau d'éChelles secondaires a été mis en place.
Une première catégorie d'éChelles a été créée pour fournir les données limnimé-
triques nécessaires à l'dtablissement du bilan d'exploitation journalier de la Centrale.
I1 s'agit des échelles no 15, 5 et 4 situées respectivement à l'entrée du bassin de miseen
charge, 3 l'extrémité aval de ce dernier (prise d'eau de l'usine) et dans le canal de fuite.
La deuxième catégorie est formée par les échelles qui ont été posées au fur et 1
mesure du développement de l'aménagement afin de connaltre l'influence sur l'écoulement des
divers travaux d'extension qui furent réalisés, lesquels intéressent essentiellement lapar-
tie du fleuve située Il'amont de l'usine. Elles sont implantées à proximité des divers en-
diguements réalisés et se répartissent comme suit :
- zone des endiguements contrôlant l'alimentation du bras de la gare : échelles no 24, 26,
27, 28, 29 et 30. Parmi ces échelles, seule l'échelle 26, située à l'amont des ouvrages
et accessible toute l'année, retient l'attention. Installée en aodt 1953, elle est lue
régulièrement depuis cette date sauf en très basses eaux oll elle est à sec. Elle comporte
un seul élément gradué de 200 à 600 et son zéro est à la cote 49,786 m. Bien que située
dans un bief oìí la loi hauteur-débit est univoque, son intérêt est limité à cause de sa
sensibilité médiocre due à la faiblesse du marnage;
- zone [Link] Il'origine du bras mort : échelles 20 et 31 I 3 8 réparties d'amonten
aval le long de la digue déversante rive droite.
Parmi ces échelles, deux présentent un intérêt pour l'exploitation de la station
d'EDEA : les échelles 32 et 38.
-
€&&e 32 Depuis la surélévation partielle de la digue rive droite, (réa iséeen
s
1959), celle-ci he déverse plus lorsque le débit de la SANAGA est inférieur à 800 m / s , en
sorte que les échelles énumérées ci-dessus sont accessibles en basses eaux.
D'autre part, l'existence de rapides au droit de l'échelle 35, fait que l'lcoule-
ment dans le bief compris entre l'ancrage amont de la digue rive droite et l'échelle 34n'est
pas influencée par les manoeuvres effectuées au barrage à hausses mobiles. Enfin, compte
tenu de la nature rocheuse de son lit, on peut considérer que ce bief présente une loi hau-
teur-débit invariable et univoque.
Ces circonstances ont conduit à adopter de uis 1969 l'échelle 32, située dans ce
bief, comme échelle de référence de basses eaux ( Q 4 8 0 0 m3/s), en remplacement de l'échdle
zéro, dont on sait que le tarage se modifie chaque année.
Cet inconvénient disparaît avec l'échelle 32 dont le choix est en outre justifié
par le fait qu'elle présente dans son domaine d'utilisation, une sensibilité comparable à
celle de l'échelle zéro.
L'ancienne échelle 32 était constituée par une palplanche graduée de 50 cm en 50
cm et était à sec en basses eaux. Une échelle de basses eaux a été installée en février1967
sur un support métallique scellé sur le parement amont de la digue. Elle est constituée par
deux éléments en tôle émaillée (tronçon 0-200) et son zéro est Ila cote 33,70 m. (Repère à
proximité de 'l'échelle portant la cote 35,321. Les éléments gradués ont été déposés en mai
1967 et remis en place en janvier 1969 (ce qui explique l'absence de relevés en 1968) en
conservant la même altitude pour le zéro.
Un limnigraphe OTT à rotation hebdomadaire a été installé en janvier 1969 à l'em-
placement même de l'échelle et a fonctionné régulièrement en basses eaux depuis cette date.
En 1967, l'échelle a été observée du 16 février au 30 avril.
Depuis 1969 les relevés sont complets en basses eaux.
€&&e 38 - Située devant l'ancrage aval de la digue RD, l'installation comporte un
limnimètre équipé d'un potentiomètre qui transmet le niveau à la Centrale et une échelle de
2 mètres de haut (tronçon 0-200) dont le zéro est à la cote 33,52.
Cette échelle repère le plan d'eau dans la petite retenue qui précède le bassinde
mise en charge de l'usine et qui est délimitée par la partie aval [Link] digue rive droitelle
barrage à hausses mobiles et la digue déversante rive gauche. Ces deux derniers ouvrages sont
arasés à la cote 33,50 m.
- 80 -
3.10.3 C R I T I Q U E D E S R E L E V E S D E H A U T E U R S D ' E A U
PERIODE 1950-19 70
La quasi-totalité des échelles qui ont été installées 3 EDEA depuis 1950 existent
encore et ont été exploitées régulièrement.
Ces échelles, à quelques rares exceptions prgs, n'ont jamais subi de dommages ni
été déplacées.
La qualité des installations et les contrôles de rattachement qui ont été effec-
tués permettent d'affirmer que l'aititude de leurs zéros respectifs n'a pas varié. Les ob-
servations sont effectuées par le personnel de la Centrale (cote relevee aux différentes
échelles une fois par jour).
On possède entre autres des releves continus à l'échelle actuelle no 2 depuis
1950, à l'échelle zéro depuis mai 1959, et à l'échelle 32 depuis 1969. La présence des
échelles auxiliaires 4, 1, 26 et no 2 (depuis 1959), dont les correspondances respectives
avec les échelles de référence ont été Btablies, a permis d'effectuer de nombreux recoupe-
ments qui ont confirmé la validité des relevés effectués à ces dernieres. Les relevés sont
donc corrects et directement exploitables.
B. PERIODE 1947-1950
En 1 9 4 7 , l'échelle 2 A n'a pas eté conservée on peut seulement, pour contrôler
l'échelle 1 A , utiliser sa correspondance avec l'échelle 3 A.
On observe (graphique 3 8 ) que la correspondance 1 9 4 7 entre ces deux échelles est
la même qu'en 1 9 4 6 jusqu'à la hauteur 4,50 m h l'échelle 1 A. Au-delà, les hauteurs 2 l'é-
chelle l A sont sous-estimées (ou celles de l'échelle 3 A surestimées), l'écart entre hau-
teurs lues et hauteurs vraies augmentant avec la hauteur d'eau. Cette déformation de la
courbe de correspondance ne peut s'expliquer que par une distorsion des graduations dans la
partie supérieure d'une des échelles.
Diverses considérations ont permis d'établir que c'était l'échelle 1 A et non
l'échelle 3 A qui présentait ce défaut de graduation.
I1 se trouve en effet que la Société ENELCAM (Energie Electrique du CAMEROUN) qui
exploite l'aménagement d'EDEA, a converti les hauteurs Il'échelle 1 A en hauteurs à l'é-
chelle no 2 actuelle pour disposer de données homogènes et a établi, en février 1 9 5 1 , un
graphique rassemblant les diagrammes annuels des hauteurs ramenées à l'échelle no 2 pourla
période 1 9 4 3 - 1 9 5 0 .
La confrontation de ces diagrammes et ded hauteurs à l'échelle 1 A montre
gu'ENELCAM- convaincue probablement que le zéro de l'échelle 1 A n'avait pas varié depuis
1 9 4 3 - a appliqué à l'ensemble des relevés de l'échelle du Pont un seul et même barème
qui provient de la correspondance observée ea 1 9 5 0 entre les échelles 1 A et 2 A que per-
mettent d'établir les relevés simultanés effectués à ces échelles lors des jaugeages1950.
Cette correspondance est représentée par le graphique 39. Elle confirme l'altitude du zéro
de l'échelle 1 A admise pour la période 1 9 4 6 - 1 9 5 0 . (La pente pratiquement nulle en basses
eaux entre les échelles no 2 et 1 A permet de vérifier que l'altitude du zéro de l'échelle
1 A est bien 6,OO m).
- 82 -
hauteurs lues (cm) O 100 200 310 400 500 600 700 800
hauteurs vraies (cm) O 104 208 312 416 528 640 752 864
3.10.4 J A U G E A G E S
TABLEAU XX
d L e s h a u t e u r s m i s e s e n t r e ( ) s o n t r e c o n s t i t u é e s Il ' a i d e d e l a c o r r e s p o n d a n c e E c h e l l e 1 A
I - Echelle 2
- 84 -
TABLEAU XX (suite)
. . 2 A e t 3 A a EDEA
I: (1944- 1946)
DI Crue de 1944 .
Dz O r c r u e 1944 et année 1 9 4 5
O ) I I , n en C r n
c
O 200 4dO ' 6d0 E 2~
@ Défauts de groduotlons
Gr 38 Correspondances des echelles
~
1LO
1A et 3A BEDEA
(1946- 1947)
f
a
4
I 7 20
I
60(
1 O01
400
[Link] 1945
[Link]ée 1947
85
200
O 1 50
E 3A 150
50'
O 200 :o0 603
Echelle I A
800 cm
0 ” 1949
A ” 1954 P ” ’1947
o ” 1449
3000 @ ‘1950
(XI
7 A
I
” 1954
. 2000
/”
/
46C.l
z 3 0 ~
1000
O I encm fchelle 2
I 1 O ’ 3 1 10 1: 3 Ir
- 85 -
TABLEAU XX (suite)
p':
2 'O 32 B.P. B.M. B. G. (Débit total)
-
7- 1-1965 166 mens%é
25- 1-1965 742 O
26- 1-1965 741 O
2- 2-1965 620 O
10- 2-1965 538 O
9- 3-1965 411 O
15- 4-1965 345 O
6- 3-1966
18- 3-1966
16- 3-1967
I 662
,656
682
216
228
244
O
O
O
21- 3-1967 677 215 O
is- 1-1968 788 700 O
31- 1-1968 755 564 O
9- 2-1968 732 477 O
29- 2-1968 693 293 O
3- 3-1968 698 325 O
9- 3-1968 708 350 O
21- 3-1968 75 1 565 O
28- 3-1968 719 390 O
18- 4-1968 677 263 O
15- 1-1969 793 147 783 o .
29- 1-1969 766 125 685 o'
12- 2-1969 724 087 491 O
27- 2-1969 720 O88 45 1 O
8- 3-1969 ' 756 120 622 O
23- 4-1969 834 127 R 5
30- 4-1969 796 802 O
15- 1-1970 810 153 827 O
16- 1-1970 806 152 820 O
2- 2-1970 790 138 682 O
3- 2-1970 793 141 703 O
13- 2-1970 782 130 652 O
14- 2-1970 Il9 129 617 O
20- 2-1970 137 709 O
16- 4-1970 796 O
R Résultat aberrant
3.10.5 E T A L O N N A G E D E L A S T A T I O N EN M O Y E N N E S
E T H A U T E S E A U X
TARAGE 1 9 4 9 - 1 9 5 0
Ce tarage s'applique à l'échelle 2 depuis l'origine des relevés jusqu'au 30avril
1959.
On observe sur ces graphiques que la dispersion la plus forte correspond auxjau-
geages les plus anciens (1946-1947) et 1 quelques jaugeages de 1949. Elle est imputable 3 *
l'utilisation d'un matériel de jaugeage moins perfectionné. On note également une disper-
sion plus forte pour le Bras Principal que pour le Bras Mort qui provient du fait que les
mesures sur le premier sont plus delicates à effectuer que sur le second (vitesse et pro-
fondeur maximale plus élevees, section moins regulière dans le Bras Principal).
Toutefois, le nombre assez important des mesures effectuées et leur bonne répar-
tition permet de tracer pour chaque bras une courbe de tarage precise.
L'etalonnage de la station qui résulte des tarages précédents est représenté sur
le graphique 42.
Etant donné l'absence de jaugeages de moyennes et hautes eaux entre 1950 et 1958,
c'est seulement B partir de deux mesures effectuées en 1958 qu'on peut mettre en évidence
le changement de tarage qui est intervenu entre 1951 et 1955 pour le Bras Principal et cor-
rélativement pour le Bras Mort à la suite des travaux d'EDEA II qui ont eu pour effet de
modifier la répartition du débit de la SANAGA entre ses deux bras.
A propos des jaugeages effectués en 1958 (quatre au total), il convient d'exclu-
re le jaugeage du 23 octobre (H = l 245 Q = 2 880 m3/s) effectué sur le Bras Mort. En effet,
ce jaugeage n'est pas représentatif de la nouvelle repartition du debit car il a eté effec-
tué avec un plan d'eau amont maintenu volontairement à une cote supérieure Fi la normale,
d'oa l'écart de débit constaté pour ce jaugeage avec celui du 22 octobre (H = 1 253 Q =
2 475 m3/s) effectué B une cote à l'échelle 2 legerement supérieure.
Ce dernier jaugeage et celui du 21 octobre sur le Bras Principal ont été effec-
tués avec un plan d'eau amont correspondant aux conditions normales d'exploitation. Ils
révslent, pour cette cote Fi l'échelle 2, une réduction de 14 % du debit du Bras Principal
en faveur du Bras Mort par rapport à la situation qui existait avant l'aménagement d'EDEA
II et qui est exprimée par les graphiques 40 et 41.
Les mesures effectuées en 1958 confirment le tarage de la station defini par les
jaugeages antérieurs, ce qui prouve que ce dernier n'a pas été influencé par la réalisation
d'EDEA II.
Le graphique 43 représente le tarage du Bras de la Gare antérieurement B 1955. La
comparaison de ce graphique avec le graphique 46 qui represente le tarage de ce bras en1959,
montre l'effet des endiguernents réalisés dans la SANAGA au départ de ce bras au cours de la
période 1955-1959.
TARAGE 1959-1961 (en cours de validité)
Ce tarage est celui de l'échelle z é r o mise en service le ler mai 1959 et adoptée
depuis cette date comme échelle de réference de la station en remplacement de l'échelle 2.
Deux campagnes de jaugeages effectuées, l'une en 1959, l'autre en 1961, ont permis de tarer
définitivement l'échelle zéro.
Ces deux campagnes, dont les resultats sont concordants, ont conduit B une déter-
mination satisfaisante des lois hauteur-débit du Bras Principal et du Bras Mort. Ces der-
niSres sont représentées respectivement par les graphiques 44, 45. Le tarage de la station
obtenu par cumul des deux courbes est représenté par le graphique 47.
La correspondance établie en 1959 entre l'bchelle O et l'échelle 2 (graphique48)
pour une cote du plan d'eau amont comprise entre 33,50 et 33,70, permet de comparer ce mu-
veau tarage et ses composantes Bras Principal, Bras Mort, aux tarages antérieurs correspon-
dants.
Les tarages 1959-1961 du Bras Principal et du Bras Mort rapportés à l'échelle 2 à
l'aide de cette correspondance et les tarages correspondants 1949-1950 qui se referent h
cette échelle sont représentés sur chacun des graphiques 44,45 et montrent l'évolution dela
repartition du débit de la SANAGA entre le Bras Principal et le Bras Mort depuis 1950.
Les tarages 1949-1950 et 1959-1961 relatifs au débit total de la SANAGA apr& con-
version de l'un d'eux dans le Systeme de l'dchelle de l'autre à l'aide de la sorrespondance
precedente accusent des différences sensibles dans l'intervalle 800 à 2 500 m / s comme le
montre le tableau ci-apres. Dans cet intervalle le tarage 1959-1961 présente des débits de
5 3 10 % supérieurs à ceux du tarage 1949-1950.
Gr -42 SANAGA a EDEA Gr-43 SANAGA à EDEA
BRAS DE LA GARE
Tarage 1949-1950 de Iëchelle 2 ( Tarage 1949 - 1950
2000
(O1 ,.
*.
H en cm Echelle 2
t
-..
*I
C
E
2w(
7oj1 - Taragede I'echelle O I
Tarage correspondant (chelle 2
I
6000
1WO
o
,
Echelle 2
J
y/'
H e n cm Echelle O
O
Gr-44 SANAGA 5 EDEA , Gr-45 SA A G A i3 EDEA
EVOLUTION DU TARAGE DU BRAS PRINCIPAL E 1950 àl961 EVOLUTION DU TARAGE DU BRAS MORT DE 1950 A 1961
". ------
VI
E
larage
1949-1950
I
I
chelle Validit6
Avant t U t A u
I
#
U
C
----- 1949-1950
--------- 1958
C Apres EDEA I et avant 1959 .------ 1959-1961 Depuis 1959
C
O
2 Depuis1959 - 1959-1961 O Depuis 1959
,/. 58 H2r1263
,' Q E 2h40
2000
2000 -
I a'
OJaugeages 1961 (Echelle O)
1o00 a Jaugeages 1959 (Echelle O )
1000,
0 Jaugeages 1961 (Echelle O)
H en cm Ho
O I I
IO 1300 1400
H2
Gr- 48 S A N A G A à EDEA
-
."E
U Gr-49 SANAGA a' EDEA
N
Correspondance C
Echellezero - Echetle 2 11oc
----____.
Tarage 1960-1961 ( E 2 ) .
(Déduit du précédent1
800
700
-f
/ o
600
' 500
@Jaugeages1950 (Echelle 2 1
400
Jaugeages 1954 (Echelle 2)
200
100.
H e n cm Echelle O
I
E l - Sò0 900
Echelle O
Echelle 2
Gr. 51
Gr - 5 0
Correspondance SAKBAYEME-EDEA Eo
CQRRESPBNDANCE . SONG- DONG - EDEA
1965
'Y
1966
Ø' / 1967
1968
/ I
SAKEAYEME
I
O 0's 1 Henm
- 87 -
3.10.6 E T A L O N N A G E S D E B A S S E S E A U X
PERIODE 1 9 44- 1 9 6 1
Abstraction faite des année's 1 9 5 0 et 1 9 6 1 , les tarages annuels pour cette période
ont été établis à partir des données de tarissement.
L'existence d'un coefficient de tarissement très peu variable d'une année 1 l'au-
tre (valeur médiane 0,0195) per et de contrôler assez efficacement l'évolution du débit de
la SANAGA en dessous de 1 O00 m'5./ s , valeur qui, IEDEA, correspond sensiblement au passage
du régime de décrue au régime de tarissement.
L'utilisation de cette méthode conduit 1 une détermination d'autant moins précise
des débits de basses eaux pour une année donnée que son étiage est plus sévère. C'est notam-
ment le cas de l'année 1945.
Pour la période considérée, cette méthode a conduit à l'adoption de trois courbes
de tarage :
1" - Tarage no 1 (relatif 3 l'échelle 2)
Ce tarage s'applique à la période 1 9 4 4 - 1 9 4 9 avec l'inconvénient signalé plus haut
pour l'année 1 9 4 5 .
2' - Tarage no 2 (relatif h l'échelle 2 )
Ce tarage est celui établi en 1 9 5 0 qui se'trouve applicable à la période1950-1959
inclus, moyennant une extrapolation unique. L'imprécision de ce tarage, inhérente à la mé-
thode utilisée pour son établissement, n'affecte pas trop leS.débits de basses eaux de cette
période qui, à l'exception de l'année 1 9 5 9 , présente des étiages relativement élevés.
3' - Tarage no 3 (relatif à l'échelle O)
C'est le tarage de basses eaux établi en 1 9 6 1 et qui se trouve être aussi appli-
cable Il'année 1 9 6 0 .
- a8 -
Le graphique 49 représente les trois courbes de tarage adoptées dont les deux pre-
mieres concernent l'échelle 2 et la troisieme l'échelle O. Pour pouvoir les comparer, on a
tracé sur le graphique en trait interrompu la courbe correspondant au tarage 3 rapportée B
l'échelle 2 en utilisant la correspondance entre les deux kchelles, laquelle est tres précise
en basses eaux. On constate que les tarages 2 et 3 bis sont identiques au-dessous de la cote
780 Il'échelle 2. Au-dessus, la différence entre les deux tarages correspond B celle obser-
vée en moyênnes eaux entre les tarages 1949-1950 et 1959-1961 et mise en évidence par le ta-
bleau ci-dessus.
PERIODE 1964-1970
Pour cette période, Il'exception des années 1966 et 1967 pour lesquelles deux
jaugeages seulement ont été effectués au moment de l'btiage, le nombre de jaugeages effec-
tués chaque année est suffisant pour tracer les courbes de tarage annuelles.
D'autre part, grâce aux observations effectuées B SONG-DONG et ISAKBAYEME, on a
la possibilité de contraler les tarages obtenus.
En effet ces deux stations sont stables et l'instabilité de celle d'EDEA se tra-
duit par le déplacement d'une année B l'autre de la courbe de correspondance entre les hau-
teurs B l'une ou l'autre de ces stations et cellesde la station d'EDEA, courbe établie en
considérant uniquement la décrue et en négligeant les petites crues de saison sèche. La po-
sition de ces courbes de correspondance les unes par rapport aux autres concorde avec celle
courbes de tarage -
des courbes de tarage établies directement; elles permettent donc de préciser le tracé des
exemple : les années 1966 et 1967 -
(graphiques 50 et 51).
La prise en compte des résultats de jaugeages et l'utilisation des corrélations
précgdentes conduisent pour la période 1964-1970 B l'adoption de cinq courbes de tarages
distinctes (tarages no 5 I9).
Le tarage 1966 est le même qu'en 1964 (tarage no 5) et le tarage 1970 est le même
qu'en 1961 (tarage no 3). Les courbes de tarage pour la période 1960-1970 (tarages no 3 2 9)
sont rassemblées sur le graphique 52.
TARAGE DE LIECHELLE32
Les résultats des jaugeages 1969 et 1970 rapportés Il'échelle 32 sont assez dis-
persés comme le montre le graphique 53 et la courbe de tarage tracée sur ce graphique doit
être considérée comme provisoire. I1 ne semble pas toutefois que cette dispersion soit due
B une instabilité du tarage étant donnd que la corrélation entre les hauteurs B l'échelle 32
et les hauteurs B l'échelle de SONG-DONG est la même en 1969 et en 1970 alors qu'elle varie
d'une année B l'autre si on considsre les hauteurs Il'échelle 32 et les hauteurs BlléchelleO.
Elle semble plutôt correspondre au fait que les jaugeages sont effectués B l'aval
de la Centrale et ne sont qu'imparfaitement représentatifs du débit amont.
En effet, l'irrégularité du r6gimed'exploitation de la Centrale se traduit par des
fluctuations du débit aval par rapport au débit amont et la connaissance de ce dernier reste
imprécise si les consignes d'exploitation mentionnées au paragraphe 3.10.2 ne sont pas obser-
vées scrupuleusement pendant les opérations de jaugeages de basses eaux.
..
.
n
E
120( c Gr-52 SANAGA à EDEA
al
5
Tarages basses eaux Résultat i errant (‘1
110(
(1960 - 1970) I
loo( 0 Jaugeages 1964
x o 1965
900 N 1966
P O 1967
800 * ‘1 1968
+ $1 1969
700 8 ” 1970
600
100
H en cm EchelleO
I
I l F
I I I I
650 700 750 800 850 900
Gr-53bis L O M BETARE-OYA
Gr. 5 3 SANAGA 1 EDEA
Tarage de I'echelle 32
-
DE TARAGE
(Basses-eaux 1
.
I
C
300
n
6W
500
, I
Basses eaux
400
H en cm
100 1
,300
2W
100
I
-0
COURBE DE TARAGE
- 89 -
IV, O B S E R V A T I O N S H Y D R O M E T R I Q U E S S U R L E S
A F F L U E N T S DE R I V E G A U C H E D E L A S A N A G A
4,l L O M A B E T A R E - O Y A
4.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
2
Cette station contrôle un bassin versant de 11 100 km qui draine la pointe orien-
tale du crdissant de l'ADAMAOUA.
La station est située à 10 km Il'ouest de BETARE-OYA, au bac, sur la piste joi-
gnant cette ville 1 MARARABA. Ses coordonnées géographiques sont : 5' 36' 15" de latitude
Nord, 14' 00' 25" de longitude Est.
4.1.2 H I S T O R I Q U E
A. Une échelle a été installée par les Travaux Publics du CAMEROUN en 1946,
vraisemblablement au début du mois de mars. Elle comprenait semble-t-il un seul élément
gradué de O à 3 m, probablement de 5 en 5 cm.
Les 16 et 17 juillet 1946, le lecteur mentionne "Echelle cassée - Réparation".
Le 28 décembre de la même année, l'échelle a disparu.
Nous n'avons aucune indication sur le calage de cette échelle.
B. L'échelle actuelle a été mise en place, par l'ORSTOM, le ler avril 1951,
en rive gauche, à quelques mètres en amont du bac. A cette date, elle est composée de quatre
éléments de basses eaux allant de O à 4 m.
Le 15 septembre de la même année, l'échelle est complétée par trois éléments de
hautes eaux allant de 4 I7 m. Le zéro de ces trois éLéments est calé 3 6,025 m au-dessous
d'un repère constitué par un serre-câble vissé sur le premier poteau (rônier) d'amarrage
du câble de traille.
Le 25 mars 1952, outre un décalage de + 0,lO m entre le zéro des éléments hauts
et bas, un nivellement détecte un décalage de 1,6 cm vers le haut de l'élément 1-2 m. Tous
ces éléments ont été recalés S 6,025 m sous le repère et les lectures antérieures inférieu-
res à 4/00 m ont subi une correction de + 10 cm.
Le 20 avril 1953, réfection de l'échelle.
Une lettre de l'I G N en date du 10 avril 1954 donne pour l'altitude du zéro de
l'échelle : 662,52 m. I1 s'agitd'unealtitude barométrique compensée Iquelques mètres pr6s :
travail effectué par une mission de preparation barométrique en dehors d'un axe de nivelle-
ment.
Le 11 avril 1956, réfection complète de l'échelle et mise en place d'une borne en
béton. Cette borne est située entre deux rdniers supports du câble du bac. Par rapport 2 ce
nouveau repère (+ 100,00), le zéro de l'échelle est Ila cote 94,125 m.
Nivellements de contrôle, les 9 décembre 1959 et 19 décembre 1960.
Le 23 mars 1961, il est constaté que l'élément 0-1 m est descendu de 1,5 cm; cet
élément a été recalé.
En mars 1964, réfection complète de l'échelle avec nouvelle composition en quatre
éléments :0-1, 1-3, 3-5 et 5-6 m.
DU 11 janvier au 10 juin 1968 et du 10 décembre 1968 au 3 juin 1969, l'échelleest
doublée par un limnigraphe OTT X Irotation hebdomadaire réduction au 1/1OBme.
- 90 -
L'ensemble des lectures est plutôt de qualité moyknne; à côté de bons relevés,
outre des defaillances et des erreurs de lectures, on en trouve de douteux, la plupart du
temps inventés entre deux bonnes lectures.
4.1.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
No Date H
( cm)
2- 4 - 1 9 5 1 49 50 ,O
-
13 2- 7-1956 240 240
4- 8 - 1 9 5 1 245 223
14 9-12-1959 139 119
3 16- 9 - 1 9 5 1 495 476
15 23- 3 - 1 9 6 1 26 23,6
i 4 25- 3-1952 42 39 ,O 16
I 5 1 7 - 9-1952 3 75 382
1 5 - 7-1962 186 186
6 17 6- 2-1963 a4 70,O
8-12-1952 171 161
7 20- 4-1953 39 40 , O
18 25- 2-1966 27 25,9
8 4- 4-1954 19 11- 1 - 1 9 6 8 100 87 ,O
115 103
9 20 11- 1-1968 99 92 ,O
11- 5-1954 64 60 , O
10 9- 7-1954 229 226 21 16- 2-1968 53 45,6
11 14-10-1955 22 4- 3-1968 45 3 8 ,O
5 35 560
23 7- 5 - 1 9 7 1 63 59,O
-12 14-12-1955 177 1 59
4,2 Á V E A A MENVOUNGA ( S 5 )
4.2.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
4.2.2 H I S T O R I Q U E
.Les documents de base sont les limnigrammes couvrant toute la période d'observa-
tion du 6 juin 1 9 6 3 au 30 novembre 1 9 6 4 inclus. Une seule lacune est à noter du 1 3 au 15
aoht 1 9 6 3 .
Na Date H
( cm) (m
P/ s ) Na Date
H
(cm) P
(m / s )
1 30- 5-1963 122 1,96 7 11- 4-1964 131 2,52
2 4- 7-1963 134 2,76 8 9- 9-1964 250 8,75
3 26- 9-1963 290 18,6
9 7-10-1964 341 36,8
4 3- 1-1964 19 1 5,32
5 24- 10 15-10-1964 289 15,7
4-1964 125 2 ,O3
6 29- 4-1964 167 4,32
11 13-10-1964 240 8,30
' ,
La piste de MENVOUNGA traverse la vallge de l'AVEA, large de 200 m environ, sur
une digue comportant deux ponts, l'un de 8,OO m d'ouverture sur le lit mineur, l'autre de
1,80 m.d'ouverture au.mi1ieu du lit majeur, d'o8 l'allure de la courbe de tarage tracée,I
partir des 1 1 jaugeages de la liste ci-dessus (graphique 5 4 ) . Cet 'étalonnage est jugé satis-
faisant.
4-3 TERE A NDOUMBA
4.3.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
4.3.2 H I S T O R I Q U E
.
- 92 -
. . Les lectures faites deux fois par jour sont correctes. Les relevés sont prati-
quement complets depuis l'ouverture de la station le 1 4 avril 1 9 6 3 jusqu'l la fin de l'an-
née 1 9 7 0 , les quelques lacunes qui apparaissent ont pour date : 2 0 juin et, 2 2 juillet 1 9 6 8 , .
2 1 décembre 1 9 6 9 et du 1 0 au 1 2 avril 1 9 7 0 .
4.3.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
I I I
Na . Date
4,4 N I A N I A N G . A MEGENGME \
4.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
4.4.2 H I S T O R I Q U E
Cette station a été mise en service le 15 mai 1 9 6 3 avec la pose d'une échelle en
un seul élément de O l 3 m.
Cet Clément était fixé contre la semelle de la pile centrale du pont, côté gau-
cheeten amont; on ne trouve aucun calage du zéro de cette échelle au moment de la création
de la station.
Le 2 av?il 1 9 6 5 , nivellement et rattachement de l'échelle : le zéro e s t 1 4 , 0 1 9 m
sous le repsre IGN d'altitude 5 7 1 , 5 7 0 m. L'altitude du zéro est donc : 5 6 7 , 5 5 1 m.
Le 7 août 1 9 7 0 , l'échelle disparaît.
Le 1 7 aofit 1 9 7 0 , mise en place d'une nouvelle échelle constituée par un seul
élément de 1 l3 m scellé sur la pile centrale du pont. Le zéro de cet élément est calé l
4 , 3 8 sous le repsre IGN.
Gr-55 TERE à NDOUMBA Gr-56 NlANlANG a MEGENGME
COURBE D E TARAGE
I C O U R B E D E TARAGE
./
11 l7
3
0
f-
20
**
15
lasses eaux
10
O
Gr-57 La SELE,$ LATIE -YI
"E '
Gr-59 VINA du SUD 5 LAHORE
o
c
.o
i
COURBE DE TARAGE
f.
-
20
p
t
-
10
Basses eaux
C -100
l Ió0
-50
Hauteur en m
P-0
- 93 -
4.4.3 S A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
ANCIENNE ECHELLE
H
No Date
( cm)
-
1 14- 5-1963 98
7-10-1964
2 5- 7-1963 95
8-10-1964
3 1 7 - 8-1963 58
4 13-10-1964
20- 9-1963 82
28-10-1964
5 21- 2-1964 57 o ,22 29-10-1964 5,50
6 29- 7-1964 76
21- 8-1964 59 O -36 17-11-1964 2,76
7
8 15- 9-1964 182
1-12-1964 122 1,85
9 16- 9-1964 16- 1-1965 1,315
189
10 24- 9-1964 146
8- 3-1966 0,31
11 30- 9-1964 122
23- 7-1968 O ,72
NOUVELLE ECHELLE
Na Date H
( cm) (m
P/SI NO Date H
( cm) P/SI
(m
22
23
1 3 - 9-1970
29- 9-1970
177
131
41,82
,12 . 25 22-12-1970 130 132 1,65
24 30-10-1970 220 8,48 26 29-12-1970 124 1,36
Un étalonnage valable pour l'ancienne échelle a été établi 2 partir des 2 1 jaugea-
ges effectués avant sa disparition. I1 couvre la période d'étude de cette monographie.
Cet étalonnage est satisfaisant principalement pour les années 1 9 6 3 et 1 9 6 4 . Les
points 1 8 , 1 9 et 2 0 de 1 9 6 4 à 1 9 6 6 semblent indiquer un détarage; mais le point 2 1 ( 1 9 6 8 )
confirme l'étalonnage choisi (graphique 5 6 ) .
L'extrapolation linéaire intéresse principalement le débit moyen journalier maxi-
mal de 1 9 6 3 .
4,5 SELE A L A T I E
4.5.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
' L a station était située au pont sur la route BATSCHENGA - NANGA-EBOKO près du vil-
lage de LATIE. Les coordonnées géographiques sont : 4' 3 4 ' de latitude Nord, 12' 11' de lon-
gitude Est.
4.5.2 H I S T O R I Q U E
L e s l e c t u r e s q u o t i d i e n n e s s o n t complstes.
4.5.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE
n à NANGA-
Date 9/SI EBOKO
T
(cm) (m
22- 5-1963 157 5,90 144 25- 9-1964 309 18,4 515
5- 7-1963 202 11,5 140 30- 9-1964 318 20,6 523
17- 8-1963 104 3,62 279 6-10-1964 344 23,2 570
SO- 9-1963 169 6,80 365 10-10-1964 344 29,3 494
21- 2-1964 87 3,51 (50) ? 20-10-1964 401 66 ,O 417
11- 6-1964 275 21,6 I 135 28-10-1964 351 42,7 439
29- 7-1964 168 10,2 280 29-10-1964 343 39,8 435
8 21- 8-1964 106 5,02 226 17-11-1964 281 22,4 270
7- 9-1964 343 38,8 35 1 2-12-1964 249 17,l 196
10 16- 9-1964 312 25,5 446
L e s t r a d u c t i o n s d e h a u t e u r s e n d é b i t s o n t é t é e f f e c t u é e s manuellement 3 l ' a i d e d u
tracé d e s courbes d e t a r a g e l o r s q u e l a h a u t e u r à NANGA-EBOKO é t a i t s u p é r i e u r e à 4,75 m e t
l o r s q u ' e l l e é t a i t i n f é r i e u r e ou é g a l e à 4,75 m.
- 95 -
V, O B S E R V A T I O N S - H Y D R O M E T R I Q U E S S U R L E S
A F F L U E N T S D E R I V E D R O I T E D E L A
S A N A G A (MBAM EXCEP'TE)
5,l V I N A D U S U D A U L A H O R E E T A U P O N T
5.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Les superficies des bassins versants contrôlés par ces deux stations sont très
voisines : 1 6 8 0 km2 au LAHORE, 1 6 8 5 km2 au Pont.
La VINA draine le plateau de l'ADAMAOUA Il'est de NGAOUNDERE,. Elle traverse
une plaine de savane herbacée avec zones marécageuses, portant son nom, avant de dévaler
le rebord du plateau.
Les deux stations sont situées au sortir de la plaine. Celle du LAHORE se trouve
sur la station d'agriculture et d'élevage de WAKWA près d'un lahoré (source natronnée),
d'oil son nom. Ses coordonnées géographiques sont : 7' 1 3 ' de latitude Nord, 13' 3 6 ' de lon-
gitude Est.
La station du Pont se trouve sur la route de NGAOUNDERE - MEIGANGA; ses COOrdOn-
nées géographiques sont : 7' 1 2 ' de latitude Nord, 13' 35' de longitude Est.
5.1.2 H I S T O R I Q U E
STATION DU PONT
Le 1 2 novembre 1 9 4 5 cette station a été ouverte avec l'installation par les Tra-
vaux Publics du CAMEROUN d'une échelle fixée sur la culée rive droite du pont. Cetteéchelle
devait être graduée de 5 cm en 5 cm et avoir un marnage supérieur I1 , 6 0 m (plus forte cote
lue). Le relevé de septembre 1 9 4 6 porte en date du 2 9 la mention : "Planchette niveau empor-
tée par courant".
Le 2 1 mars 1 9 5 2 , cette station a été reprise par l'ORSTOM, avec la mise en place . '
d'une échelle d'une amplitude de 4,OO m en un seul élément fixé sur la pile centraledupont.
Le zéro de l'échelle du Pont était I 5 , 0 2 0 au-dessous du bord supérieur de lapile
et I6 , 1 5 5 m au-dessous du repère IGN dont l'altitude est : 1 0 5 4 , 5 6 3 m.L'altitudedu zéro
de cette échelle était 1 0 4 8 , 4 0 8 m.
Cette échelle était calée I1 ou 2 cm près Ila même cote que celle existant en
1 9 4 5 (lettre de M. GIRERD du 2 1 octobre 1 9 5 2 ) .
&e 28 février 1953 remplacement de l'élément d'étiage 0-1 m disparu lors deshau-,
tes eaux de 1952, et mise en place d'un élément de hautes eaux 3-4 m.
En juin 1953, sa Subdivision du Génie Rural de NGAOUNDERE prend, sous contrôle
ORSTOM, la gestion de l'échelle.
Le 29 juillet 1953, l'élément 1-3 m disparaît. En remplacement le 30, le Génie
Rural implante un élément 0-3 m. Le z é r o de cet élément est calé h 1,OO m plus haut que
celui de l'échelle; les lectures transmises L 1'ORSTOM ont été systématiquement majorées de
cette valeur (m).
Le 17 janvier 1954, l'on constate la disparition de l'élément 0-1 m de l'échelle
d'origine (+) .
Le 14 octobre 1955, mise enservice d'un limnigraphe OTT type X 43 1 rotation heb-
domadaire et réduction au 1/5ème.
Le 16 mars 1956, réfection complète de l'échelle en son état initial.
Le 28 août 1958, transformation du limnigraphe : rotation mensuelle et réduction
au 1/10ème. .
Le 9 février 1960, remplacement de l'élément 0-1 m disparu lors des hautes eaux
1959.
En 1961, le limnigraphe subit régulièrement des déprédations; le 11 septembre
remise en état du limnigraphe.
En 1963, le 22 juillet, le limnigraphe est remplacé par un appareil du même type
Irotation hebdomadaire et réduction au l/lOème.
A l'aide des relevés de la période d'observation commune aux deux échelles une
courbe de correspondance a pu être tracée (graphique 58) et le b a r h e suivant établi :
i
5.1.3 J A U G E A G E S
Les cotes des jaugeages ci-après sont celles lues L l'échelle du LAHORE.
Le jaugeage no 1 effectué par A. BOUCHARDEAU, au Pont, lors d'une mission en 1947,
a pu être appoXima.tívement rattaché L l'échelle du Pont puis rapporté L celle du LAHORE.
Les jaugeages no 15 I22 sont des résultats transmis' par le Service du Génie Rural
par lettre du 14 novembre 1955 au Chef de la Section Hydrologique de l'IRCAM; nous ne savons
pas L quelles dates ces mesures ont été faites.
............................................................................................
k) Lettre du 2 février 1954 du Chef de Brigade du Génie [Link] NGAOUNDEM a Mr. 1'Hydro-
logue de 1'IRCAM.
i
- 97 -
Na Date
5.1.4 E T A L O N N A G E
STATION DU LAHORE
A partir des 36 jaugeages précédents, un étalonnage unique a été établi pour la
période d'observation (graphique 5 9 ) .
Si la station est stable en moyennes et hautes eaux, stabilité due à la présencede
rapides en aval, elle l'est moins en basses eaux. Malheureusement nous n'avons pas assez de
jaugeages de basses eaux pour déterminer les tarages successifs dans le temps, aussi nous
avons pris un étalonnage moyen unique, au détriment d'une connaissance précise des débits
d ' étiage.
L'extrapolation des tr& hautes eaux H 2 3 0 0 est linéaire et ne porte que sur une
cinquantaine de centimètres ( H = 3~5 0 ) .~ ~
.
STATION DU PONT
Cette station est très stable mais malheureusement peu sensible. Son étalonnage a
été obtenu à partir de celui de la station du LAHORE grâce Z la correspondance entre lesdeux
échelles.
La courbe est présentée au graphique 60.
5.1.5 P R E S E N T A T I O N E T C , R I T I Q U E D E S R E L E V E S
D E H A U T E U R S D ' E A U
5.2.2 H I S T O R I Q U E
STATION DE TIBATI
-
Le 8 octobre 1 9 4 5 , les Travaux Publics du CAMEROUN installaient une échelle en
rive gauche, à 60 cm en amont du bac de la route TIBATI NGAOUNDERE, existantàl'époque.
Cette échelle avait probablement une amplitude de O 1 5 m et une graduationdécimétrique.
Nous n'avons aucun renseignement sur le calage du zéro de cette échelle quiétaitdénoyée
en saison sèche.
Nous possédons des relevés mensuels couvrant partiellement la période octobre
1 9 4 5 à novembre 1 9 4 7 , fréquence des lectures : quotidienne.
Le 4 mars 1 9 5 1 , cette station est reprise par la Mission LOGONE-TCHAD qui ins-
talle approximativement au même emplacement ("Ancien bac TIBATI"), une échelle allant de
O à 6 m. Cette échelle disparaît au cours du mois de novembre ou décembre 1 9 5 3 .
Le calage du zéro de cette échelle n'est pas connu, mais il devait être très
voisin de celui de l'échelle actuelle (tradition orale).
Les relevés couvrant la période d'observation de cette échelle contiennentoutre
l e s lectures faites journellement 1 l'échelle, des observations sur la couleur de l'eau
et les débris flottants, et la pluie.
Le 30 janvier 1 9 5 4 , l'échelle actuelle est mise en place par la Section Hydro-
logie ORSTOM de YAOUNDE.
Cette échelle comprenait deux éléments :
- l'un de O à 1 m implanté dans le lit en rive'droite en aval du pont,
- l'autre de 1 à 7 m sur support bois, scellé sur la culée rive gauche du pont en aval.
Le zéro est calé à 8 , 5 6 0 m sous le repère IGN scellé sur le parapet aval du
pont côté rive droite. L'altitude de ce repère étant 8 5 0 , 1 4 1 m, L'aetitude du z h de L'éch&e
est 8 4 1 , 5 8 .
Le 21 janvier 1 9 5 6 , l'élément 0-1 m est remis en place.
Le 8 mai 1 9 5 7 , remplacement des mires de 1 à 3 m.
Le 22 septembre 1 9 6 2 remise en état provisoire du support bois, cul& rive
gauche, avec changement de la mire 4-5 m.
Le 5 juillet 1 9 6 3 , réfection d'une partie de l'échelle. Elle se décompose alors
en quatre éléments : 0-1 m inchangé, 1-2 m, 2-3 m sur support en fer T en R.G. (provisoi-
re) , 3-7 m s u r nouveau support bois, emplacement inchangé.
Le 12 janvier 1 9 6 4 , aux basses eaux, l'e'chelle retrouve sa forme originelle, les
éléments 1-2 m et 2-3 m sont refixés sur la culée et l'élément 0-1 m est fixé sur U P N de
160 au même emplacement.
Gr-58 VINA du 'SUD
. Gr-60 VINA du SUD au Pont
Correspondance Pont-LAHORE 2
I
8
C
-1
3 25
4.- COURBE DE TARAGE
U u1
I -
o)
>
o)
E
8 E
u
20
o. !O0
400
300
15
10 I
/ 50
H e n cm
200 O I 100
100
/ 50
-I-.-
Hautes eaux
) H e n cm
O O
1 1 io $0 O
Gr- 61 MENG a TIBATI
Gr- 62 MAOUOR AU PONT
COURBE DE TARAGE
f 1.22 u1
COURBE DE TARAGE ln
2 .
t n
E
18
E- C
0.
5
>
500 -200
400
-150
300
-100
1
200
IO
50
100.
o
i 2 3
- 99 -
STATION DE DJARYA
5.2.3 J A U G E A G E S
STATION DE TIBATI
Nous avons les'résultats de trois mesures effectuées au flotteur à l'échelle des
Travaux Publics.
- ECHELLE ACTUELLE
- H
No Date 32 No Date P
(m /s)
- (m / s
- ( cm)
k
14-10-1962 555 349
-
Le jaugeage no 1 a été effectué lors de l'existence de 1'Lchelle M L T
100 -
STATION DE DJARYA
H
Oate
( cm)
5.2.4 E T A L O N N A G E
STATION DE TIBATI
Seule l'échelle actuelle a pu être étalonnée à partir des 41 jaugeages de la
liste précédente.
Un seul étalonnage a été établi malgré une certaine dispersion des jaugeages.
Pour les basses eaux, nous avons pris en considération le jaugeage no 1 effec-
tué à la cote H = 0,27 m Echelle M L T qui confirmait l'extrapolation vers le bas.
Pour les hautes eaux (H >6,00 m) l'extrapolation est logarithmique; cette extra-
polation n'intéresse qu'un nombre assez réduit de débits moyens journaliers dans l'année et
même dans la période d'observation.
La courbe d'étalonnage est presentee sur le graphique 61.
STATION DE DJARYA
Un début de courbe de tarage a pu être tracé à partir des 14 jaugeages de basses
eaux de la liste ci-dessus. I1 n'a pas encore été établi de barème pour cette station.
3 s
Les superfic'es des bassins versants contrôl's par ces deux stations sont respec-
tivement de : 2 250 km à celle du Pont et de 1 900 km Icelle de DJOMBI.
La station dite "au Pont" totalement noyée lors de ia mise en eau de la retenue
de MBAKAOU a été remplacée en 1970 par celle de DJOMBI. La station au Pont étant située
prbs du village de MAOUOR sur la route TIBATI -
BETARE-GONGO, à 20 km de TIBATI. Ses coor-
données géographiques sont : '6 31' de latitude Nord, 12' 43' de longitude Est.
La station de DJOMBI est implantée 1 5 km au sud du village du même nom 5 2 6 km
au nord de TIBATI. Ses coordonnées géographiques sont : '6 39' de latitude Nord, 12' 37' de
longitude Est.
5.3.2 U IS T O R I Q U E
STATION DU PONT
Cette station'aété mise en service le 26 aoiìt 1962, avec l'installation d'une
échelle provisoire de 5 m d'amplitude graduée de 1 à 6 m. Les éléments métriques étaient
fixés sur un support bois scellé sur la culée rive droite du pont et en aval.
- 101 -
. . Le zéro de cette échelle était calé à 7,234 m sous le repère IGN du pont
(841,840 m); l'altitude du zéro était 834,606 m.
Le 15 décembre 1962, pose de l'élément 0-1 m en aval du pont et en rive gauche
(H = 0,63 m).
Le 10 janvier 1963, l'élément 0-1 m dénoyé à cette date a été réimplanté arbi-
trairement (H = 0,69 m) .
Le 6 mars 1963, mise en place de l'échelle définitive; son amplitude est portée
à 7 m (0-7 m).
Le zéro a été implanté B environ 1 m sous le plan d'eau de ce jour : cote lue à
la nouvelle échelle H = 0,99, cote à l'élément 0-1 m posé le 10 janvier H = 0,23. Les co-
tesLues du 10 janvier au 5 mars sont à majorer de 76 cm.
Le nouveau zéro était calé à 8,575 m sous le repsre IGN soit à l'altitude
833,265 m.
Le 15 octobre 1963 un nivellement confirmait ce calage.
Les cotes lues en 1962 ont donc été majorées de 1,34 m.
Le 11 janvier 1964, réfection de l'échelle, qui est fixée directement sur la cu-
1ée.
Cette station s'est trouvée noyée; les lectures devenues impossibles, la station
a été fermée le 25 juillet 1969.
Dans l'ensemble, les lectures sont bonnes, bien qu'elles présentent parfois des
erreurs,facilement rectifiables, sur le chiffre des mètres au changement de graduations
métriques.
STATION DE DJOMBI
Cette station a été ouverte le 10 février 1970 avec l'installation d'une échelle
de basses eaux de 2 mètres d'amplitude (0-2 m), et d'un limnigraphe OTT type X - à enregis-
trementhebdomadaire et réduction au l/lOème.
Ce limnigraphe a été retiré le 18 avril 1970 pourêtreréinstallé le27 novembre.
5.3.3 J A U G E A G E S
STATION DU PONT
- -
ND NO
- -
1 24- 8-1962 462 h 16 16-10-1963 595 171
2 22- 9-1962 603 h 17 21-10-1963 540 131
3 29- 9-1962 550 h 18 31-10-1963 497 101 '
4 4-10-1962 537 h -., 30,O
7,84 5-11-1963 385 78 ,O
19
5 9-10-1962 561 b 20 9-11-1963 346 64,O
6 15-12-1962 197 % 21 12-11-1963 327 60 ,O
7 15- 2-1963 96 h 22 21-11-1963 271 '44,O
8 13- 9-1963 526 121 23 21-12-1963 173 21 ,o
9 14- 9-1963 506 106, 24 11- 1-1964 134 12 ,o
10 18- 9-1963 472 101 25 13- 1-1964 130 10,8
11 26- 9-1963 480 100 26 1-, 4-1965 73 2,20
12 3-10-1963 514 121 27 11- 3-1966 65 1,76
13 5-10-1963 464 462 94 ,o 28 2- 2-1967 100 7,44
14 11-10-1963 583 580 29 20- 3-1967 64 1,Ol
15 12-10-1963 558 143
- -
h Cote corrigée
,
- 102 -
STATION DE DJOMBI
5.3.4 E T A L'O N N A G E
STATION DU PONT
A partir des 29 jaugeages de la liste ci-dessus, une courbe de tarage (graphique
6 2 ) unique, pour la période d'observation, a été tracée en s'appuyant principalement sur
les résultats de ceux effectués postérieurement au 6 mars 1 9 6 3 (installation de l'échelle
définitive) car l'on constate une certaine dispersion dans les jaugeages de hautes eaux
antérieurs à cette date (no 1 I5 ) .
L'extrapolation des trPls hautes eaux ( H > 6 , 0 0 m) est presque linéaire. Quant aux
très basses eaux (H< 0,60 m), les débits doivent être obtenus par étude des courbes de ta-
rissement, l'extrapolation jusqu'B H = 0 , 5 0 m de l'étalonnage ne servant qu'au calcul des
coefficients des Equations. Cette partie de la courbe n'intéresse qu'un très petit nombre
de débits moyens journaliers, quatre jours en 1 9 6 6 du 27 au3lmarset douze jours en 1 9 6 8 du
31 mars au Il avril.
STATION DE DJOMBI
Un W o n M a g e p h o v ~ o h ede basses eaux a été établi 3 partir des 1 2 jaugeages ef-
fectués B cette station.
La courbe de tarage correspondante est présentée graphique 63.
5,4 M E K A Y A M B A K A O U
5.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
5.4.2 H Î S T O R I Q U E
La station a été ouverte, sur la demande d'ENELCAM, le 1 7 mars 1 9 6 9 avec l'ins-
tallation :
1) - d'une échelle limnimétrique de O à 4 m composée de quatre éléments de 1 mètre, le zéro
de cette échelle était calé à la cote 8 2 7 , O l m;
2) - d'un limnigraphe pneumatique NEYRPIC fixé sur I P N. La prise de pression étant fixée
sur l'élément de basses eaux B la cote 0 , 5 0 m.
Cet appareil de longue durée a été implanté de telle sorte qu'il puisse enregis-
trer les niveaux d'eau toute l'année.
Le 1 9 septembre 1 9 6 9 , cette station a été fermée.
G r - 63 MAOUOR à DJOMBI Gr- 64 MEKAY'à MBAKAOU
5c
s!E
".
3c
li COURBE DE
C O U R B E DE TARAGE
C
I
I
a C
'-/-
C
2! 40
20
3c
15
20
1c
5
T
Basses eaux
10
O ---t H e n cm
E 1 1
O
150 I O 1
Gr- 65 NDJEKE à NGONGON Gr- 66 MBAM à MANTOUM
500 Y)
COURBE D E TARAGE \
c)
Y)
E
I C
25 c) W
E
C O
COURBE DE TARAGE
o K
E
C
20 200 W
400 0.
4600
15
I
10 100.
300
-1200
O 0-
50 100 150
200
,800
I
/
I iautes eau
100
i-
3
/14
Haute
-400
-
i en m
o
/
b . Durant la période d'observation ( 1 7 mars au 1 8 septembre 1 9 6 9 ) les lectures
étaient de fréquence journalière et entisrement doubldes par les limnigrammes.
5.4.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
I
NO Date H
( cm)
32
(m / s )
Na Date H
(cm) P
(m /s)
Les sept jaugeages précédents ont permis d'établir une premisre courbe de ta-
rage (graphique 6 4 ) qui demande, évidemment, à être précisée.
5.5.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Cet affluent en rive droite de la SANAGA draine une partie du plateau Centre -
Sud située entre YOKO au nord et NANGA-EBOKO au sud. Cette station contrôle un bassin
versant de 3 7 5 km2.
Cette station est située L 10 km 1 l'est de NDJOLE, sur la piste NDJOLE -NANGA-
EBOKO. Ses coordonnées géographiques sont : 4' 4 8 ' de latitude Nord, 12' 00' de longitude
Est.
5.5.2 H I S T O R I Q U E
5.5.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
Un étalonnage p r o v i s o i r e a é t é é t a b l i B p a r t i r d e s s e p t jaugeages v a l a b l e s de
l a l i s t e p r é c é d e n t e , une e x t r a p o l a t i o n logarithmique b a s é e s u r les jaugeages de c o t e su-
p é r i e u r e a 1,25 m a Bté a p p l i q u é e aux h a u t e s eaux (graphique 6 5 ) .
6,1 M B A M A MANTOUM
6.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Le MBAM à MANTOUM présente un réseau en arête de poisson déporté : le MBAM coule
en limite sud-est du bassin et ses formateurs drainent la Dorsale Camerounaise qui borde le
bassin au nord et à l'ouest. Cette station qui contrôle un bassin versant de 14 700 km2 se
trouve au lieu dit MANTOUM PALAIS dans les jardins du palais du Sultan de FOUMBAN I 8 0 km
de cette ville.
Elle a pour coordonnées : 5' 37' de latitude Nord, 11' 11' de longitude Est.
6.1.2 H I S T O R I Q U E
Cette station a été mise en service le 21 avril 1965.
Lors de sa création l'échelle était composée de cinq éléments de 1 mètre fixés
sur trois U P N (1-2 m, 2-4 m, 4-6 m).
Le zéro était à 5,973 m en dessous du repère ORSTOM.
Le 20 février 1966 un nivellement, préalable Ila mise en place de l'éldment O I
1 m, donne par rapport à la borne repère, supposée cotée 100,000, la cote du zéro pourcha-
que élément :
Elément 1 L 2 m 94,056
Elément 2 à 4 m 94,027 Elément 4 à 6 m 94,021
6.1.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
No Date
H
(a)
51
(m / s )
Na Date H
(cm) (m51/SI
1 23- 6-1965 164 261 13 27-10-1965 388 897
2 5- 7-1965 243 432 14 3-11-1965 272 506
3 19- 7-1965 212 35 1 15 20-11-1965 157 (#) 253
4 28- 7-1965 305 600 16 13- 1-1966 37 64,5
5 3- 8-1965 305 600 17 20- 2-1966 -1 16,O
6 17- 8-1965 357 769 18 6- 3-1966 -14 9,50
7 1- 9-1965 375 823 19 23-10-1966 384 840
8 15- 9-1965 337 716 20 1- 2-1967 36 49,5
9 27- 9-1965 372 867 21 14- 3-1967 . -3 14,O
10 9-10-1965 393 896 22 11-10-1967 541 1 569
11 12-10-1965 425 1 030 23 4- 2-1968 40 47,5
12 18-10-1965 365 845 24 10- 8-1968 327 332 728
- 106 -
L ' é t a l o n n a g e a é t é é t a b l i Ip a r t i r d e s 24 jaugeages d e l a l i s t e p r é c é d e n t e .
6.2.2 H I S T O R I Q U E
1946 : du 1 0 f é v r i e r au 30 a v r i l 1950 : m o i s de j u i n
1947 : du ler j a n v i e r au 30 j u i n 1951 : du 24 f é v r i e r au 6 j u i n i n c l u s
6.2.3 J A U G E A G E S
Un jaugeage a é t é e f f e c t u é au f l o t t e u r l e 1 0 f é v r i e r 1946 INLOATCHOK h l a c o t e
H = 0,83 m. L e d é b i t é t a i t d e 1 4 0 m 3 / s . La f i c h e de ce jaugeage p o r t e l a mention 'I Douteux,
les f l o t t e u r s o n t é t é très p e r t u r b é s " .
L e b a s s i n v e r s a n t du MBAM, c o n t r ô l é Ic e t t e s t a t i o n dans s a q u a s i - t o t a l i t é ,
d r a i n e l ' e s t du b a s s i n de l a SANAGA.
C e t t e s t a t i o n c o n t r ô l e un b a s s i n v e r s a n t d e 42 300 k
m'. '
6.3..2 H I S T O R IQ U E
X
ANCIENNE ECHELLE
Elle a été posée par les Travaux Publics du CAMEROUN probablement enfévrier1946
(début des relevés). Son amplitude était de 4 m.
I1 n'est pas possible, vu l'aspect fragmentaire des données, de faire une criti-.
que des relevés de cette échelle, et, de les exploiter.
ECHELLE ACTUELLE
L'échelle actuelle a été installée sur le bras principal du MBAM par 1'ORSTOMle
' 7 juillet 1951, en rive gauche, à une trentaine de mètres en aval de l'accès au bac. Cette
échelle, d'une amplitude de 4 m, était disposée en trois éléments.
Son zéro était à 3,746 m au-dessous d'un repère matérialisé par un boulon tenant
le treuil du bac à son socle en béton. Ce repsre étant coté 100, la cote relative du zéro
était 96,254.
Le 8 janvier 1953, réfection de l'élément d'étiage.
Le 24 mars 1953, remplacement de l'élément de O L 2 m.
Le 31 octobre 1953, nivellement de contrôle des éléments de 2 à 3 m et 3 I 4 m.
Le 27 mars 1956, réfection complète de l'échelle.
Le 16 avril 1957, remplacement de l'élément 3 I4 m.
Le 11 mars 1959, un nivellement de contrôle constate que l'élément 100 1 200 8-
tait descendu de 0,08 m; cet élément a été déplacé et recalé et l'élément 200 -
300 re-
dressé.
Nivellement de contrôle le 16 février 1960 et le 29 décembre 1961.
Le 10 février 1962, le treuil ayant été déplacé, le calage d'un nouveau repsre
matérialisé par un boulon tenant le treuil sur son nouveau socle a été repris sur les
éléments scellés de l'échelle qui n'avaient pas bougé.
L'altitude relative du zéro de l'échelle par rapport au nouveau repère (100) est
de 96,199.
Les 4 et 5 février 1964 réfection complète de l'échelle en sa forme actuelle :
trois éléments se décomposant en 0-1 m, 1-2 m et 2-4 m;et mise en place d'uneborneORSTOM.
Le nivellement donne :
Altitude de la borne 99 I 225
Altitude du zéro de :
- l'élément 0-1 m -
- l'élément 1-2 m l'élément 2-4 m 96,205
6.3.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
Pour l'an ienne échelle nous avons un jaugeage effectué au flotteur Ila cote
H = 60 cm Q = 500 m 9/ s , ce résultat était considéré comme douteux, le vent ayant perturbé
les mesures de vitesses. I
Pour l'échelle actuelle, la liste des jaugeages ci-dessous donne le débit total
du bras principal et du petit bras, ce dernier commençant Idébiter à partir de la cote
H = 80 cm environ.
- -
!To Date H
( cm)
ND Date H
( cm)
P
(m / s )
- -
1 10- 7-1951 178 857 23 23-11-1966 178 980
2 25- 3-1953 90 136 24 2-12-1966 142 593
3 15-12-1953 113 308 25 15-12-1966 121 437
4 14-11-1955 200 1 164 26 1- 2-1967 82 15 2
5 9-12-1955 134 528 27 5- 5-1967 91 180
7
8
6 26-10-1956
9-11-1956
1-12-1956
213
210
15 1
1
1
328
315
708
2
30
23-10-1967
27-10-1967
19- 7-1968
35 2
302
178
2
2
775
115
935
9 14- 1-1957 103 261 31 13- 4-1970 73 97,O
10 16- 4-1957 104 281 32 16- 6-1970 153 754
11 15-10-1957 303 2 280 33 30- 6-1970 138 617
12 16- 2-1960 79 120 34 14- 7-1970 129 547
13 15- 3-1960 70 90 ,o 35 5- 8-1970 174 931
14 21- 7-1962 192 1 110 36 2- 9-1970 195 1 160
15 27- 9-1962 327 2 260 37 22- 9-1970 229 1 500
16 28- 3-1963 78 127 38 29-10-1970 277 1 920
17 4- 3-1964 61 62,O 39 17-10-1970 295 2 260
18 24-10-1966 288 1 945 40 15- 2-1971 . 72 85,O
19 28-10-1966 309 2 100 41 17- 3-1971 76 89,O
20 7-11-19 66 223 1 335 42 8- 6-1971 96 228
21 10-11-1966 260 1 680 43 18- 6-1971 120 438
22 15-11-1966 218 1 300 44 23- 6-1971 112 373
- -
I1 a été établi une courbe de tarage unique (graphique 67) englobant les deux
bras à partir des jaugeages de la liste ci-dessus.
La station est stable dans l'ensemble; la section du bras principal a 260 m de
large en hautes eaux et celle du petit bras, 30 m; le fond est sableux.
Gr- 6 7 MBAM 6 GOURA Gr-68 MAPE à MAGBA
60
c o
%
U
C
f COURBE D E TARAGE
-
a c
I
7cc COURBE DE TARAGE a
S
600 40 t -400
u)
>E
C
o
500 5
400. 20 L -300
r
i ’ 21
2
300
Basse! !aux
42 t
200 - O.
H en m
-200
O
-Basses
- . eaux
100
O -100
!s eaux
H en m m
-o
Id0 1
Gr-69 NOUN à BAMENJING
C O U R B E DE TARAGE
I
15
Basses eaux
-;jl&
1
I
2 3
I
I -
Hen m
IL
z
400
300
2w
7
100
I
200 . 300 400 500
- 109 -
6,4 M A P E A M A G B A
6.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
La plaine de TIKAR et la plaine de MBO que draine la MAPE ou MABE est bordée B
l'ouest et au sud-ouest par le plateau de lave et au nord par une série de "falaises" :
le KOMBON, le SONGOLA, les Monts PRINCE LEOPOLD.
Cette station contrale un bassin de 4 020 km'.
Les coordonnées de la station, située à 6 km de MAGBA sur la routedeFOUMBAN 3
BANYO, sont : 5' 59' de latitude Nord, 11' 16' de longitude Est.
6.4.2, H I S T O R I Q U E
6.4.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
Io I Date
I I I '
(mP/SI
1 18-12-1953 100. '36,3 12- 8 ~ 1 9 6 5 381' 225 ,
2' 23- 1-1956 52 11 ,o 1- 9-1965 368 233
3 16- 6-1956 273 15 O 18 8- 9-1965 305 174
4 20-12-1956 114 44,l 19 15- 9-1965 35 9 22 1
5 8- 3-1957 35 6 ,O0 20 21- 9-1965 378 264
6 10- 5-1957 102 20,4 21 27- 9-1965 406 262
7 24- 8-1958 300 182 22 4-10-1965 462 299
8 21- 7-1961 313 139 23 9-10-1965 421 328
9 2- 3-1965 32 5,40 24 29- 2-1966 24 3,25
O 28- 6-1965 2 32 105 25 5- 3-1966 13 1,79
1 8- 7-1965 220 105 26 24-10-1966 392 267
2 14- 7-1965 262 111 27 3-11-1966 343 245
3 21- 7-1965 260 111 28 2-12-1966 163 82 ,o
4 29- 7-1965 332 182 29 1- 2-1967 51 11,5
5 4- 8-1965 300 172 30 14- 3-1967 15 2,51
- 110 -
6,5 N O U N A BAMBALANG -
6.5.1 [Link] G E O G R A P H I Q U E
La s u p e r f i c i e du b a s s i n v e r s a n t c o n t r ô l é e s t de 632 km2.
6.5.2 H IS T O R I Q U E
Une é c h e l l e d e O I5 m a é t é i n s t a l l é e l e 5 a v r i l 1968. L e d e r n i e r élément (4-5m)
a é t é doublé pour mesurer les débordements. L e z é r o d e l ' é c h e l l e e s t calé 3 l ' a l t i t u d e
1 143,42 m.
6.5.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE
-
NO
-
Date H
( cm)
No I Date
H
( cm)
6.6.2 H I S T O R I Q U E
allant de 0,40 I 3,80 m est graduée tous les 5 cm. Son zéro est à l'altitude
. 1 136,49 m -
- Ech&e C : Echelle auxiliaire située en aval du pont 'sur le plan incliné en retrait du
lit de basses eaux. Elle est peinte sur rocher, graduations sur tous les 5 cm
de 0,50 I3,50 m. Son zéro est à l'altitude 1 138,42 m -
6.6.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
- -
Date H
!To Date NO
- - (cm)
1 11- 1-1965 71 9,05 41 ia-10-1967 434 176 .
2 10- 2-1965 51 5,42 42 21-10-1967 448 ia1
3 19- 6-1965 172 37,O 43 26-10-1967 452 ia3
4 24- 6-1965 195 46,O 44 21-10-1968 292 87
5 30- 6-1965 207 49,O 45 15- 1-1969 68 9 ,lo
6 6- 7-1965 220 54,4
7 12- 7-1965 235 60 ,O 46 24- 1-1969 58 7,60
8 15- 7-1965 238 64,5 47 4- 2-1969 47,5 5,50
48 5- 3-1969 37 2,50
9 27- 7-1965 229 60 ,O 49 7- 3-1969 34 2,31
10 6- 8-1965 247 65,5 12- 3-1969 45 3,74
11 28- 8-1965 334 110 50
2- 9-1965 113 51 13- 3-1969 38 3,60
12 338 52 23- 3-1969 87 12,o
13 6- 9-1965 335 112 9,50
14 12- 9-1965 333 109 53 8- 5-1969 78
54 20- 5-1969 125 20 ,a
15 17- 9-1965 330 107 55 7- 6-1969 166 34,9
16 24- 9-1965 321 96,O 56 ia- 6-1969 180 35,l
17 2-10-1965 311 87,O 57 2- 7-1969 243 64,9
18 6-10-1965 309 86,O 58 12- 7-1969 270 76,8
19 1-11-1965 325 102 59 26- 7-1969 320 103
20 5-11-1965 316 99,5 60 16- 8-1969 338 116
21 11-11-1965 288 90,o 61 6- 9-1969 358 126
22 13-11-1965 277 85,O 62 17- 9-1969 368 130
23 16-11-1965 266 7 6 ,O 14O
24 23- 2-1966 27 1,90 63 23- 9-1969 378
4- 3-1966 1,20 64 17-11-1969 333 108
25 19 65 15-12-1969 185 38,l
26 20-10-1966 337 109 66 a- 1-1970 102 13,5
27 29-10-1966 318 101 67 17- 2-1970 . 50 4,60
28 24-11-1966 240 62,5 68 7- 3-1970 34 2,75
29 4-12-1966 195 44 ,O 69 26- 3-1970 32 2,69
30 8-12-1966 179 37,6 70 21- 4-1970 60 5,97
31 11-12-1966 167 32,l 71 4- 5-1970 63 7,23
32 14-12-1966 155 29,l 72 12- 6-1970 194 37 ,a
33 30- 1-1967 49 5,44 73 31- 7-1970 239 63,6
34 7- 2-1967 48 4,56 74 6-10-1970 301 91,l
35 13- 3-1967 20 1,32 75 20-11-1970 298 294 83,6
36 29- 3-1967 14 0,950 76 1-12-1970 214 68,2
37 30- 9-1967 355 131 77 15-12-1970 152 32,3
3a 6-10-1967 375 143 78 25- 1-1971 76 8,20
39 10-10-1967 394 149 27- 2-1971 38 3,30
40 14-10-1967 416 169 79
- -
L'étalonnage (graphique 69) a été établi à partir des 79 jaugeagesprécédents.
I1 est bon dans l'ensemble et peut être considéré comme semi-définitif.
En basses eaux nous avons une dispersion excédarIt 10 % avec la série de jaugea-
ges no 45 I 5 0 : les jaugeages no 45 à 47 sont au-dessus de la courbe et no 48 à 50 au-
dessous. Les très basses eaux ( <0,18 m) sont peut-être sous-évaluéeS.
En très hautes eaux (H >4,00 ,m) l'étalonnage est basé sur la série des jau-
yeages no 39 I 43. Nous avons pris un tracé moyen passant par les jaugeages no 39 et no 41;
es ~augeagesno 42 et no 43 étant au-dessous de la courbe de tarage. Ces deux jaugeages
étant voisins de la cote 4,50 m, une approche du débit critique du pont et sa mise en char-
ge peuvent ëtre envisagées; aussi cette partie de la courbe demande confirmation.
a 113 -
En aval de BAMENDJING, le NOUN est grossi par deux affluents importants : laMIFI
du Sud et la MIFI du Nord qui drainent le plateau BAMILEKE, les monts BAMBOUTOS et LEFO,
ainsi que leur piedmont.
Cette station qui contrôle un bassin de 4 1 4 0 km2 est située au pont de laroute
-
BAFOUSSAM FOUMBAN I 1 5 km de BAFOUSSAM. Les coordonnées géographiques delastation sont:
5' 2 8 ' 2 9 ' de latitude Nord, 10' 3 3 ' 30'' de longitude Est.
6.7.2 H I S T O R I Q U E
- l'échelle E 1 : remplacement du support bois par fer plat scellé aux mêmes emplacements
culée et pile du pont; cette échelle est portée I 6 m -
- l'échelle E 2 : réfection complète de la station au même emplacement sur 4 U P N. Elle
est aussi portée I 6 m et se compose des éléments 0-1 m, 1-3 m, 3-5 m
et 5 - 6 m -
Le zéro de l'échelle E 2 reste inchangé I6,429 sous la borne ORSTOM.
Le 2 2 février 1 9 6 6 un nivellement de contrôle partant du repère IGN donne les
résultats suivants :
Elément Altitude du O
-
Echelle E 1 0-2 m
2-6 m
988,436
988,440
-
Echelle E 2 0-1 m 986,748
1-3 m 986,745
3-5 m 986,144
5-6 m 986,133
- 114 -
6.7.3 J A U G E A G - E S E T E T A L O N N A G E
15- 1-1966
I El
(
:
m
)
E
57
2
73
Q
(m3/s)
35,O
2 24- 1-1956 59 (71) 25,5 22- 2-1966 8 53 19,9
27
3 15- 6-1956 137 (123) 69,6 28 4- 3-1966 -15 46 8,3(
4 19-12-1956 119 (104) 53,3 29 8-10-1966 423 249
(274)
5 7- 3-1957 25 (58) 17,5 30 22-10-1966 402 240
(261)
6 11- 5 - 1 9 5 7 I 39 (63) 21,o 31 25-10-1966 (255) 390 242
7 16- 7-1958 213 (296) 145 22-11-1966 235 140
281 32 (187)
8 22- 9-1958 316 (480) 33 26-11-1966 (174) 204 128
9 26-' 9-1958 357 (525) 311
34 3-12-1966 160 103
165 (156)
10 2 9 - 6-1959 170 97,5 35 7-12-1966 148 9 1 ,o
410 (151)
11 21-10-1964 265 237 36 11-12-1966 129 79 ,O
(141)
12 28-11-1964 208 266 159 15-12-1966 119 74 ,O
37 (133)
13 6- 2-1965 43 66 23,O 27-12-1966 96 47,O
38 (108)
14 3- 4-1965 7 51 12,7 31- 1 - 1 9 6 7 66 22,o
39 (47)
15 21- 6-1965 145 134 85 ,O 40 7- 2 - 1 9 6 7 63 17,6
(40)
16 29- 6-1965 163 167 102 8- 3 - 1 9 6 7 48 9,8E
41 (-7)
17 9- 7-1965 175 224 131 13- 3 - 1 9 6 7 45 9,4E
42 (-13)
18 12- 7-1965 180 220 136 29- 3 - 1 9 6 7 49 9,84
43 (O)
19 11- 8-1965 230 335 202 44 19- 6-1967 72 30,3
390 230
(62)
20 29- 8-1965 255 45 9-10-1967 553 362
401 236 (388)
21 7- 9-1965 259 46 12-10-1967 (420) 584 373
22 14- 9-1965 262 407 247 16-10-1967 582 366
399 47 (418)
23 22- 9-1965 256 222 48 23-10-1967 616 396
(454)
24 30- 9-1965 246 377 218 1 2 - 8-1968 335 198
49 (229)
25 9-11-1965 216 294 177
-
I1 n'y a pas apparemment de variation de tarage; la section est stable (fond
entigrement rocheux).
Une courbe de tarage a pu être etablie pour chacune des échelles Ipartir des
4 9 jaugeages ci-dessus en s'appuyant principalement sur les points dont les cotes dtaient
connues et accessoirement sur ceux dont les cotes étaient deduites par corrélation. Ces
points couvrent l'ensemble du marnage. Ces courbes de tarage sont représentées au graphi-
que 7 1 pour l'échelle E 1 et au graphique 7 2 pour l'échelle E 2.
6,8 M O N K I E A S 2
6.8.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Le bassin draine une partie des flancs ouest des'Monts de BAMENDA et du pied-
mont et a 1 8 1 km2.
La station est située Ila traversée de la route NDOP - BAMBALANG. Elle a pour
coordonnees : 05' 5 7 ' 1 5 " de latitude Nord, 10' 2 5 ' 1 6 " de longitude Est.
6.8.2 H I S T O R I Q U E
L'échelle, d'une amplitude de 5 m, a été installée le 6 mars 1 9 6 8 dans le cadre
de l'étude hydrologique du bassin supérieur du NOUN. Elle a été doublée le 8 mars 1 9 6 8 d'un
limnigraphe OTT X, Iretournement, avec réduction au 1/10?" et ayant une rotation hebdo-
madaire.
En février 1 9 7 1 le zéro de l'échelle a été rattaché au nivellement général; sa
cote est : 1 158,73 m.
19-68-1970 : Les lectures ont débuté le 6 mars 1 9 6 8 et le limnigraphe a fonctionné dès sa
mise en place; les enregistrements ont été satisfaisants; contrôle permanent.
-u) Gr- 71 ' NOUN a BAFOUSSAM
~ ~ - 7 NOUN
2 ä BAFOUSSAM
COURBE DE TARAGE ' .
DE TARAGE
Echelle 1
I ECHELLE 2 n
' a Jaugeage d'après E l
>
Jaugeage d'après E l
+Jaugeage d'après E 2 u
A--
138
+Jaugeage >
100
4
4
/
40
1 Basses eaux
-22 13
9
I
100
+-
I +8
/
9
. i5
I
L7
*9
100
.11
)
-+i4 3
3,-
O0
Basses eaux
o, Henm
H en cm o 1
47
I eaux
O0
Hautt eaux
I 1 3 4
H en m.
___L
, H en m
4
O
Gr - 73 MONKIE 6 S2 Gr-74 MONKIE a S2
COURBE DE TARAGE
[Link] DE TARAGE
50
lß
F1
E
C
m
O
40.
30
20
5
4
c
-----
----
Bareme No 1
Bareme NO2
Bareme NO3
Bareme N O 4
24
B a s s e s eaux
10
H en cm H e n cm .
0- T
1 I 260 ) 3 'O I
- 115 -
6.a:3 J A U G E ' A G E S E T E T A L O N N A G E
- , .
No I Date
~
H
(cm) P
(m /SI ?t
-
Date H
( cml
i
1 10- 3-1968 30 0,500 43 28- 7-1969 171 8,a1
2 31- 3-1968 30 0,555 44' 29- 7-1969 165 164 9,35
3 26- 4-1968 45 1,28 45 6- 8-1969 196 11,9
4 3- 5-1968 57 1,67 46 25- 8-L1969 159 8,a5
5 29- 5-1968 67 2112 47 2- 9-1969 220 222 14,4
6 22- 6-1968 119 4,84 48 13- 9-1969 ioa 212 13,8
7 25- 6-1968 177 8,94 49 10-10-1969 166 165 9,04
a 27- 6-1968 149 6,83 50 25-10-1969 155 158 7,91
9 11- 7-1968 188 10,5 51 4-11-1969 159 258 20,3
io 23- 7-1968 132 135 6 ,O5 52 14-11-1969 148 7,26
11 29- 7-1968 129 6,27 53 24-11-1969 103 3,ao
12 15- 8-1968 189 11,3 54 11-12-1969 69 2,17
13 24- 8-1968 194 11,3 55 21- 1-1970 35 ,
O 635
14 25- 8 - 1 9 6 8 Zao 36,O * 56 6- 2-1970 27
21
0,382
0,231
15 25- 8 - 1 9 6 8 298 41,O~x 57 23- 2-1970
16 28- 8-1968 250 18,7 ' 58 5- 3-1970 20 O I 172
17 28- 8-1968 250 . ia,7 59 1 7 - 3-1970 18 ,
O 155
18 1 0 - 9-1968 261 20,6 60 25- 3-1970 19,5 0,160
19 16- 9-1968 207 13,2 61 1 7 - 4-1970 42 0,580
20 17- 9-1968 2 18 15,O 62 11- 5-1970 81 a3 2,07
21 29- 9-1968 227 16,7 63 16- 5-1970 81,5 1,ga
22 11-10-1968 149 7,93 64 22- 5-1970 229 226 14,O
23 16-10-196a 132 6,31 65 13- 7-1970 98 3116 ,
24 12-11-1968 95 3,ai 66 27- 7-1970 194 195 12,o '
25 25-11-1968 70 2,15 67 1- 8-1970 170 9,92
26 11-12-1968 . 59 1, 4 5 68 1 2 - a-1970 216 13,5
27 21-12-196.8 ' 48,5 0,95 69 2- 9-1970 i24 226 14,s
28 21-12-1968 4a,5 1105 70 2- 9-1970 236 15,9
29 5- 1-1969 41 0,670 71 3- 9-1970 !25 234 14,3
30 21- 1 - 1 9 6 9 31 ,
o 455 72 9- 9-1970 174 5 , 8,35
31 24- 1-1969 30 O ,456 73 1 3 - 9-1970 ia0 10,3
32 4- 2-1969 24 O I 300 74 1 3 - 9-1970 ia6,5 10,9
33 1 7 - ZL;969 22 O ,239 75 1 4 - 9-1970 211 13,a
34 1 0 - 3-1969 75 77 79 2 ,o2 76 14- 9-1970 !O0 202 12,6