0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
264 vues431 pages

04349

Transféré par

junior gatient
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
264 vues431 pages

04349

Transféré par

junior gatient
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MONOGRAPHIES HYDROLOGIQUES ORSTOM

No3

P. DUBREUIL
J. GUISCAFRE
J.-F. NOUVELOT
J.-C. OLlVRY

LE BASSIN
DE LA
RIVIÈRE SANAGA

OFFICE DE LA RECHERCHE PUBLIÉ


AVEC LE CONCOURS
SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU MINISTÈRE
OUTRE-MER DE LA COOPÉRATION
PARIS 1975
ISBN 2 - 7099 - 0361 - X

(( La loi du 11 mars 1 9 5 7 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 e t 3 de l'article 41, d'une part, que les (( copies
(( ou reproductions strictement réservées B l'usage privé du copiste e t non destinées B une utilisation collective )) et,
(( d'autre part, que les analyses e t les courtes citations dans un but d'exemple e t d'illustration, (( toute représentation ou
(( reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est
(( illicite )) (alinéa l e r de l'article 40).
(( Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon
(( sanctionnée par les articles 4 2 5 e t suivants du Code Pénal D.

.................................
@ O.R.S.T.O.M. 1975
1-1 en est des fleuves comme des mers. Certains ont favorisé l'essor de civili-
satj!ons, les contacts entre peuples et développé le commerce/; ainsi les'bords du NIL ou du
NIGER, les rivages de la MED1TERRA"EE. D'autres ont un cours hostile, des côtes inhospi-
talières; les populations du Sud-CAMEROUN ont tourné le dos 2 l'océan, à la SANAGA pour
l'abri et l'isolement de la grande forêt. La SANAGA n'a jamais été un trait d'union, pres-
que toujours une frontière, et la traversée du fleuve par les ethnies Fang, Beti, Boulou,
refoulées du Nord, relève de l'épopée dans l'histoire locale.
La SANAGA sauvage a retenu l'homme moderne; celui-ci l'a domestiquée; ses chutes
et ses rapides, en partie aménagés, constituent un capital énergétique énorme, atout ma-
jeur de l'économie du CAMEROUN d'aujourd'hui. La "houille blanche'' fournit actuellement
l'essentiel de l'énergie industrielle du CAMEROUN et justifie a posteriori l'appellation
donnée au plus grand fleuve du pays par les riverains : SANAGA signifie en effet "rivière
blanche".

La SANAGA, le plus grand fleuve du CAMEROUN, draine plus de 1 3 0 O00 km2 soit
plus de 25 % de la superficie totale du pays. Qui plus est, ce bassin est situé dans lar&
gion actuellement la plus développée du pays et offre des possibilités énergétiques, par-
tiellement exploitées déjà, qui sont considérables. C'est dire l'importance économique de
ce fleuve et cela suffit pour justifier la sortie de cette monographie, qui constitue la
somme des informations disponibles sur les ressources en eau superficielle du bassin.
Les premiires observations hydrométriques remontent aux années suivant 1 9 4 0 . La
Section Hydrologique de 1'ORSTOM au CAMEROUN a réalisé, depuis les années 1 9 5 0 , le déve-
loppement du réseau hydrométrique camerounais.
L'un de ces premiers responsables, H. PELLERAY, prgsentait déjà en 1 9 5 8 dans
"Fleuves et rivières du CAMEROUN" [I] un premier aperçu précieux des ressources hydri-
ques nationales. La connaissance du régime de la SANAGA s'est ensuite accrue grâce Ises
successeurs parmi lesquels il faut citer tout spécialement C. ROCHETTE à qui l'on doit
les études hydrologiques détaillées de la SANAGA à EDEA et une importante contribution 3
tous les aménagements hydroélectriques.
Cette monographie traite et analyse toutes les informations rassemblées jus-
qu'en 1 9 7 0 , et prend en considération les années exceptionnellement sèches de 1 9 7 2 et
1973.
8
SOFI1MAIRE
Pages

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE

FACTEURS CONDITIONNELS DU REGIME

I, FACTEURS GEOGRAPHIQUES 1

1.1 SITUATION ET CARTOGRAPHIE 1


1.2, FORME, SURFACE, RELIEF 1
1.3 RESEAU HYDROGRAPHIQUE 3
i. 4 GEOLOGIE ET+TECTONIQUE 11
1.5 PEDOLOGIE 18
1.6 VEGETATION 23

I I, FACTEURS CLIMATIQUES 27

2.1 FACTEURS GENERAUX DU CLIMAT ' 27


2.2 VENTS 20
2.3 TEMPERATURES DE L'AIR 32
2.4 HUMIDITE DE L'AIR 35
2.5 EVAPORATION 36
2.6 INSOLATION 39
2.7 PLWIOmTRIE 40

BIBLIOGRAPHIE DE LA PREMIERE PARTIE 55

DEUXIEME PARTIE

EQUIPEMENT ET MESURES HYDROMETRIQUES

III I OBSERVATIONS HYDROMETRIQUES SUR LE DJEREM ET LA SANAGA 61

IV, OBSERVATIONS HYDROMETRIQUES SUR LES AFFLUENTS DE RIVE GAUCHE DE LA SANAGA 89

V, OBSERVATIONS HYDROMETRIQUES SUR LES AFFLUENTS DE RIVE DROITE DE LA SANAGA


(MBAM EXCEPTE) 95

VI, OBSERVATIONS HYDROMETRIQUES SUR LE MBAPI ET SES AFFLUENTS 105


S O M M A I R E
(suite)

Pages

VII, BASSINS VERSANTS REPRESENTATIFS - -


ETUDES PARTICULIERES 123

BIBLIOGRAPHIE DE LA DEUXIEME PARTIE 127

TROIS IEME PARTI E

DONNEES DE BASE

V I II, LES DONNEES DE BASE DES STATIONS DU DJEREM ET DE LA SANAGA 133


8.1 LE DJEREM IBETARE-GONGO 133
8.2 LE DJEREM 5MBAKAOU 134
8.3 LA SANAGA IGOYOUM 135
8.4 LA SANAGA INANGA-EBOKO 135
8.5 LA SANAGA INACHTIGAL 137
8.6 LA SANAGA IEDEA 138

IX, LES DONNEES DE BASEtDES AFFLUENTS DE RIVE GAUCHE DE LA SANAGA 141


9.1 LE LOM IBETARE-OYA 141
, 9.2 L'AVEA IMENVOUNGA (S 5) 142
9.3 LA TERE INDOUMBA 143
9.4 r$, NIANIANG IMEGENGME 14 3

X, LES DONNEES DE BASE DES AFFLUENTS DE RIVE DROITE DE LA SANAGA


(MBAM EXCEPTE) 145

io. i LA VINA DU SUD au LAHORE 145


10.2 LE MENG ITIBATI 146
10.3 LE MAOUOR au PONT 147

XI, LES DONNEES DE BASE DU MBAM ET DE SES AFFLUENTS 149

11.1 LE MBAM IMANTOUM 149


11.2 LE MBAM IGOURA 149
11.3 LA W E IMAGBA 15 1
11.4 LE NOUN IBAMBALANG 152
11.5 LE NOUN IBAMENDJING 153
11.6 LE NOUN au PONT DE BAFOUSSAM 153
11.7 LA MONKIE IS 2 154
11.8 LA MIFI-SUD IBAMOUNGOUM 155
S O M M A I R E
(suite)
Pages

11. 9 LA MIFI-SUD L BAFOUNDA 15 6


11.10 LE CHOUMI 1 BANOK 156
11.11 LA METCHIE auxCHUTES 15 7

QUATRIEME PARTIE

INTERPRETATION DES DONNEES

XII, ETUDE DES MODULES 163

12.1 ETUDE FREQUENTIELLE 163


12.2 RECHERCHE DE CORRELATIONS 166
12.3 SIGNIFICATION DES MODULES MOYENS 170
12.4 IRREGULARITE INTERANNUELLE ET HYDRAULICITE 172
12.5 COMPARAISON DES LAMESD'EAU MOYENNES ECOULEES AUX DIFFERENTES
STATIONS DE LA SANAGA 174

XIII, ETUDE DES CRUES 179


13.1 EVENTUALITE D'APPARITION DES DEBITS DE POINTE 179
13.2 ANALYSE STATISTIQUE DES SERIES OBSERVEES 181
13.3 CORRELATIONS ENTRE STATIONS VOISINES 183
13.4 MAXIMUMS DE CRUES REMARQUABLES 184
13.5 VARIABILITE REGIONALE DE LA PUISSANCE DES CRUES 185

XIV, ETUDE DES BASSES EAUX 187


14.1 LE TARISSEMENT 1a7
14.2 ANALYSE STATISTIQUE DES ETIAGES 190
14.3 RELATION ENTRE LE DEBIT D'ETIAGE ABSOLU ET LES DEBITS
CARACTERISTIQUES 195

XV, REPARTITION MENSUELLE DES ECOULEMENTS 199

XVI, TRANSPORTS SOLIDES 203

16.1 LES MESURES DE DEBITS SOLIDES 203


16.2 LA SANAGA 2 NACHTIGAL 208
16.3 LE MBAM 2 GOURA 211
16..4 LE DJEREM L MBAKAOU 213

XVI I I CONCLUSIONS 2 15

TABLEAUX RECAF'ITULATIFS DU REGIME HYDROLOGIQUE Na XL 2 XLVI 217


'SOMMAIRE
(suite)
Pages

ANNEXES AUX &RE, 2 t M E ET &ME PARTIES

HYPSOMETRIE DES PRINCIPAUX BASSINS 227'


REPARTITION DE LA PENTE LONGITUDINALE 229
EQUIPEMENT ANEMOMETRIQUE 234
TEMPERATURES (en OC) 235
HUMIDITE RELATIVE (en % ) 237
TENSION DE VAPEUR (en mb) 238
MODULES PLWIOMETRIQUES ANNUELS (en mm) 239
COEFFICIENTS DE THIESSEN POUR LE CALCUL DES PRECIPITATIONS
MOYENNES ANNUELLES ( % ) 243
VALEURS CLASSEES DES PLWIOMETRIES MENSUELLES (en nun) 239'
EQUATIONS D'ETALONNAGE 247
BAREMES D 'ETALONNAGE 252
CRITIQUE DES HAUTEURS D'EAU 255
MESURES DE DEBITS SOLIDES
- SANAGA INACHTIGAL 2 68
- MBAM I GOURA (
- DJEREM I MBAKAOU
269

C I NQUI EME PARTI E

RECUEIL DES DONNEES NUMERIQUES

STATIONS DU DJEREM ET DE LA SANAGA


- DJEREM L BETARE-GONGO 273
- DJEREM .?MBAKAOU
i 275
- SANAGA IGOYOUM 279
- SANAGA INANGA-EBOKO 282
- SANAGA INACHTIGAL 288
- SANAGA I EDEA 293

AFFLUENTS DE RIVE GAUCHE DE LA SANAGA


- LOM I BETARE-OYA 300
- AVEA IMENVOUNGA ( S 5 ) 305
- TERE INDOUMBA 306
- NIANIANG I MEGENGME 308
S O M M A I R E
(suite)

Pages

AFFLUENTS DE RIVE DROITE DE LA SANAGA (MBAM EXCEPTE)


- VINA DU SUD au PONT 310
- VINA DU SUD au LAHORE 312
- MENG IT I B A T I 317
- MAOUOR au PONT 32 1
- NDJEKE INGONGON 323

MBAM ET SES AFFLUENTS


- MBAM IMANTOUM 324
- MBAM au BAC DE GOURA 32 6
- MAPE au PONT DE MAGBA 331
- NOUN IBAMBALANG 336
- NOUN IBAMENDJING 337
- NOUN IBAFOUSSAM 339
- MONXIE 1S 2 344
- MIFI-SUD IBAMOUNGOUM 345
- MIFI-SUD 3 BAFOUNDA 346
- CHOUMI IBANOK 341
- METCHIE a u x C H U T E S 349

\
PREMIÈRE PARTIE

FACTEURS CONDTTIONNELS DU RÉGIME


, .
I, F A C T E U R S G E O G R A P H I Q U E S

La SANAGA est le [Link] grand fleuve du [Link] son nom après la con-
fluence du DJEREM et du LOM ; vue l'importance de la superficie de son bassin versant et
de ses apports, le DJEREM est considéré comme étant la Haute-SANAGA.

1,l S I T U A T I O N ET CARTOGRAPHIE
.U

Le bassin de la SANAGA est dans sa quasi-totalité sur le territoire de la Répu-


blique Unie du CAMEROUN ; une infime partie ( 2 0 0 kmz), Il'est, se trouve en République
CENTRAFRICAINE (gr.1) .
I1 s'&end de la latitude 3 " 3 2 ' N Ila latitude 7'22". Son point le plus occi-
dental se trouve sur le méridien 9 ' 4 5 ' E , vers l'est, il atteint le méridien 1 4 ' 5 7 ' E .
L'ensemble du bassin est entièrement couvert par la carte de l'Afrique Centrale
au 1 / 5 0 0 O00 è ; avec les feuilles suivantes :
YAOUNDE 9O I1 3 ' E 2' 1 4'
N CAMEROUN
ABONG-MBANG 13' I1 6 ' E 2',a N
4' CAMEROUN
BAFOUSSAM 10' I13' E 4' a 6' N CAMEROUN
BATOURI 13' I16' E 4' B 6' N CAMEROUN
BOUAR 14'35' I18' E 4' I6' N R.C.A.
NKAMBE loo I13' E 6' a 8" N CAMEROUN
NGAOUNDERE 13' I16' E 6' a 8' N CAMEROUN
BOZOUM 14'35' I18' E 6' I8' N R.C.A.
Cette carte est la réduction des Cartes et Fonds Topographiques de l'AFRIQUE
Centrale au 1 / 2 0 0 O00 8 .
Pour la détermination des facteurs physiques, l'on a utilisé, dans la mesure
du possible, pour les bassins de superficie supsrieure a 15 O00 km2, la couverture au
1/500 O00 è, et pour les bassins de superficie inférieure, la Couverture au 1 / 2 0 0 O00 8 .

1'2 F O R M E, S U R F A C E, R E L I E F (CARTE 1;HORS TEXTE)


Le bassin de la SANAGA a approximativement la forme d'un ove rattaché au golfe
de GUINEE par un pédoncule.
L'ove a un grand axe de 5 5 0 km environ, de direction N NE-W SW, et une largeur
maximale de 3 2 0 km environ.
La SANAGA draine une succession de plateaux limités Il'ouest par la Dorsale
Camerounaise et au nord par l'ADAMAOUA.
Entre les 5 ème et 6 ème parallèles, l'épanouissement de la Dorsale Camerounaise
vers l'est, en de vastes plateaux surmontés de massifs volcaniques, vient border le bassin
de la SANAGA,Bastion de 1 2 0 0 I1 600 m d'altitude,le pays bamiléké constitue une des par-
ties les plus Blevses de la Dorsale Camerounaise ; il se relève vers le sud-est en un bour-
-
relet montagneux, le massif de BANA (BATCHINGOU 2 097 m) et B l'ouest, il est dominé par
l'énorme masse volcanique des Monts BAMBOUTOS (MELEFAN 2 7 4 0 m, MANGOUAN -2 7 1 0 m, -
BANTSO - 2 700 m) que prolonge plus au nord le Mont LEFO avec le Pic de SANTA ( 2 5 5 0 m).
Le plateau bamiléké se termine vers le nord-est par une brutale dénivellation au-dessus
de la vallée du NOUN. Cet escarpement donne accès Iun palier intermédiaire entre le pla-
teau bamiléké Il'ouest et la dépression du MBAM Il'est et au nord-est ; pour l'essentiel,
- 2 -

ce palier forme le plateau BAMOUN dont l'altitude est comprise entre 1 O00 et 1 300 m. Sa
partie occidentale un peu déprimée correspond au bassin supérieur du NOUN, oil la plaine de
NDOP est une zone marécageuse de remblaiement récent. Sa partie orientale, au contraire,
porte trois massifs d'origine volcanique alignés du nord au sud : le MBAM ( 2 335 m) , le
NKOGAM (2 263 m) et le MBAPIT (1 989 m).
Au-delà du 6 ème parallè'le, la Dorsale s'épanouit vers le nord-ouest en un haut
plateau de lave de 2 O00 à 2 200 m, surmonté d'un appareil volcanique de grande dimension,
le Mont OKU (3 008 m). Le versant sud-est de ce plateau s'abaisse rapidement vers la plai-
ne TIKAR, nom donné à la dépression du MBAM au nord-est du pays Bamoun, par l'intermédiai-
re de petits bassins tels que celui de KUMBO ou la plaine de MBO.
Après un léger ensellement, la Dorsale se décale sensiblement vers l'est en di-
rection de MAYO-DARLE.
La ligne de partage des eaux s'appuie alors sur une série de chainesrelativement
étroites : Massifs de KOMBON (1 751 m) et de SANGOLA (1 821 m), Monts M I L A (HOSSERE
DJAOUE 2 032 m), où s'articule l'extrémité des Monts GOTEL avec le TCHABAL OUADE (2 418 m).
Au-delà vers le nord-est, l'arc du TCHABAL-MBABO (2 460 m) peut être considéré
comme le dernier massif de la Dorsale Camerounaise ; mais par son emplacement, il fait dé-
jà partie intégrante de l'ADAMAOUA qui, à partir de MAYO-DARLE, vient se souder à la Dor-
sale.
L'ADAMAOUA s'étale en forme de croissant sur toute la largeur du CAMEROUN entre
les 6 ème et 8 ème parallèles. De la frontière nigérianne, au bassin de 1'OUHAM en R.C.A.,
il ne mesure pas moins de 500 km, tandis que sa plus grande largeur dans le sens méridien
dépasse 300 km, le long de la frontière centrafricaine. L'ADAMAOUA présente, dans l'ensem-
ble, une topographie de lourds plateaux dont les altitudes sont le plus souvent comprises
entre 1 O00 et 1 4 0 0 m. Cependant les mouvements tectoniques et l'activité volcanique ont
créé par endroit une topographie plus accidentée. Celle-ci apparaît surtout dans la partie
occidentale avec le TCHABAL-MBABO ; dans la partie orientale à l'est de NGAOUNDERE, de vas-
tes tables basaltiques forment des massifs qui dépassent largement 1 500 m (Montagne de
NGANHA - 1 923 m).

Vers le sud, deux avancées de hautes terres font figure de prolongements de


l'AD?ìMAOUA,en direction du plateau centre-sud. L'une 1 l'est, a pour axe la frontière cen-
trafricaine et atteint presque le 5 ème parallèle ; l'autre, à l'ouest, de l'autre côté
de l'immense cuvette du DJEREM, a une altitude un peu plus faible (sauf dans le Massif de
PAWE 1 521 m) et une extension un peu moindre, avec les Massifs BOUKOBI, FOUNELA, les Pbnts
de YOKO et de LINTE.
Le LOM draine la partie orientale de l'ADAMAOUA aux abords de la frontière de
la R.C.A. ; le DJEREM, les parties septentrionale et centrale ; le MBAM, la partie occi-
dentale et la Dorsale.
Vers l'aval, en contre-bas du plateau de l'ADAMAOUA et de la Dorsale, s'étend
la partie septentrionale du plateau centre-sud qui constitue, au CAMEROUN, la plus vaste
unité de relief se rattachant 1 la morphologie de socle typique. Les altitudes moyennes,
assez uniformes, sont comprises généralement entre 600 et 900 m. La pente générale est en
direction du sud-est vers la Cuvette Congolaise. La surface du plateau est cependant acci-
dentée d'un assez grand nombre d'inselbergs et même de véritables massifs montagneux.
Ces inégalités de relief prennent de plus en plus d'importance de l'est vers
l'ouest, tandis que se creuse dans la région de la Moyenne SANAGA une dépression assez
marquée pour que les altitudes y tombent à moins de 350 m, des massifs assez imposants
apparaissent tout autour : Massifs de NGORO (1 585 m) et YANGBA (1 475 m) BAPE, de YAFA à
-
l'ouest, de YAOUNDE au sud, (MBAM-MINKOM - 1 295 m), d'AWAE (ZOMO 1 219 m) au sud-est.
Ces derniers appartiennent Iune ligne de relief qui impose à la SANAGA un cours est-ouest.
Le passage du plateau à la plaine côtière s'effectue lui-même par une série de
ressauts, qui se marquent sur la SANAGA par des chutes et rapides. Localement les rebords
du plateau se redressent en véritables escarpements montagneux, en particulier dans les
secteurs de PINGUI-NGAMBE.
En aval d'EDEA la plaine côtière devient très rapidement marécageuse.
Le bassin de la SANAGA est constitu6 de 25 bassins intermédiaires (carte II,
hors texte).
Pour chaque bassin, on a calculé :
- la surface A km2
- le périmètre stylisé P km
12O

-go

-4O

I L

O 10 20 30 40 50km
Bassin de I a S A N A G A

, Gr - 9 Carte de situation du bassin de la S A N A G A


Gr- 2, HYPSOMETRJE DU BASSIN DE L A SANAGA

1 Sanaga à E D E A

2 Mbam a G O U R A

3 __ Sanaga à N A C H T l G A L

I
Pourcentage de I$ surface du'bassio 6
I
'. o 25 50 75 100 %
- 3 -

- le coefficient de forme de GRAVELIUS c = 0,282 P A -'I2


- la longueur du
L km = A 1/2 1,128
L J
- l'indice de pente de ROCHE

i = l
oh :

- ai représente la portion de la surface A du bassin comprise entre les courbes


de niveau cotées ci et ci-l

-d.= ci - 'i-1
- l'indice global de pente, à partir des altitudes occupant 5 et 95% du bassin sur
, la courbe de répartition hypsométrique
-
IG = H 95% L H 5% en mikm

- l'altitude moyenne.
Ces trois derniers facteurs n'ont pu être définis pour six bassins dont nous n'a-
vons pu établir la courbe hysométrique.
L'ensemble de ces résultats est donné par le tableau I avec en plus les altitudes
maximales et minimales.
Pour l'hypsométrie du MBAM 1 GOURA et de la SANAGA I EDEA nous avons utilisé la
carte oro-hydrographique au 1/2 O00 O00 P de l'ATLAS du CAMEROUN.
On trouvera en annexe les répartitions hypsométriques de 19 des 25 bassins.
En conclusion, nous voyons que sur vingt-cinq bassins, six d'entre euxont un
coefficient de forme supérieur ou égal à 1,40 dont trois supérieur ou égal à 1,50. Les
bassins les plus longiformes sont ceux de la NIANIANG 2 MEGENGME C = 1,65 et du CHOUMI à
BANOK C = 1,52.
Ceux qui présentent les meilleurs indices de compacité sont :

- le NOUN 2 BAMENDJING C = 1,03


- le NOUN BAFOUSSAM C = 1,lO.
Les altitudes moyennes sont élevées, variant de 1 560 m pour le CHOUMI IBANOK
à 630 m pour la NDJEKE à NGONGOM. La fraction des bassins au-delà de 900 m d'altitude mo-
yenne est importante, plus de 2/3.
L'altitude aura donc une influence sur le régime hydrologique. Les pentes, dans
l'ensemble fortes, sauf pour les bassins des affluents de la Moyenne SANAGA : AVEA, TERE,
NIANIANG, NDJEKE, sont favorables à de forts débits spécifiques de crues.
Pour l'ensemble du bassin de la SANAGA à EDEA, il est à noter que prSs de la moi-
tié du bassin se trouve entre les altitudes 600 et 900 m (46,9%) et un tiers entre 900 et
1 500 m.
(1

1,3 R ESEA U HYDROGRAPHI Q U E (CARTE I , HORS TEXTE)


1.3.1 T R A C E E N P L A N

Nous pouvons distinguer dans le cours de la SANAGA les trois grandes divisions
classiques d'un fleuve : la SANAGA supérieure, moyenne et inferieure.
La SANAGA supérieure est représentée par le DJEREM-SANAGA avec son affluent le
LOM, tous deux issus de l'ADAMAOUA.
- 4 -

TABLEAU I

CARACTERISTIQUES DE FORME DES B A S S I N S

--
I I
Bassin
Superfici
km2
P é x i m è tr
m.
Formi

--
C
L
km IG I -1 IP
A l t i t u d e s en
maximal
_I_

noyenni
I_
-
m

ninimalc

VINA au LAHORE 1 680 184 1,27 67 6,19 0,093 1 923 1 290 1 050
DJEREM 5. BETARE GONG( 11 O00 419 1,12 LO5 4 / 7 6 0,078 1 923 1 050 840
MAOUOR au PONT 2 250 2 18 1,30 81,O 4 / 0 5 0,073 1 290 1 170 840
MENG B TI BAT^ 4 900 300 1/21 LO2 9,50 0,101 2 460 1 153 850
DJEREM ?i MBAKAOU 20 2 0 0 760 1/50 3 15 1 / 9 2 0,051 2 460 1 059 829
LOM 1 BETARE OYA 11 1 0 0 430 1,15 128 9,48 0,061 1 263 336 6 75
SANAGA ?i GOYOUM 50 500 1 010 1/27 370 1,59 0,049 2 460 925 630
AVEA ä S 5 375 96 1,40 38 ,8 3,20 0,069 870 670 580
SANAGA INANGA EBOKO 65 1 0 0 1 207 1,34 165 1 , 2 7 0,044 2 460 870 570
TERE ä NDOUMBA 1 730 204 1,38 80,l 1,62 0,048 820 665 571
NIANIANG 5. MEGENGME 224 88 1/65 37,8 3,02 0,065 760 645 571
NDJEKE 5. NGONGOM 3 720 242 1,12 61 2,09 0,058 1 027 630 560
SANAGA L NACHT1GAI.t 76 O00 1 380 1,42 555 1,06 0,042 2 460 835 426
MAPE B MAGBA 4 O20 252 1,12 63,4 2 177 690
MBAM B MANTOUM 1 4 700 565 1/31 212 2 417 660
MONKIE I S 2 181 58/4 1,22 20,l 2 616 1 158
NOUN ä BAMBPILANG 632 107 1,20 35,8 3 008 1 143
NOUN 2 BAMENDJING 2 190 171 1,03 46,8 3 O08 1 140
M I F I ?i BAMOUNGOUM 306 76 1/ 2 2 26,l !9,0 0,147 1 924 1 537 1 270
CHOUMI 1 BANOCK 360 103 1,52 42,6 !1,0 0,126 2 740 1 560 1 385
METCHIE aux CHUTES 480 115 1,47 47 .0,9 0,127 2 740 1 547 1 297
M I F I 5. BAFOUNDA 854 142 1,37 55,6 8,98 0,117 2 740 1 530 1 260
NOUN ä BAFOUSSAM 4 740 267 1,lO 68,8 3 O08 988
MBAM au bac de GOURA 42 300 840 ' 1,15 250 4,37 0,081 3 O08 980 395
SANAGA 5. EDEA 1 3 1 500 1.585 1,23 550 1,82 0,055 3 O08
-- 860 6
- 5 -

Le cours moyen commence pratiquement dans la région de GOYOUM, légèrement en aval


du confluent du LOM et du DJEREM. I1 va jUSqU'3 EDEA à la limite de la plaine littorale et
ne reçoit qu'un seul affluent important le MBAM.
En aval des chutes d'EDEA, le court tronçon de la SANAGA inférieure rejoint l'O-
céan Atlantique.

[Link] LA SANAGA SUPERIEURE OU DJEREM (GR.3)


Souvent le LOM et le DJEREM ont été considérés comme les deux formateurs de la
SANAGA.
Le DJEREM étant mieux connu, deux arguments le désignent comme cours superieur
de la SANAGA, l'un toponymique : bien en amont de sa confluence avec le LOM, il porte in-
différemment les deux noms : l'autre hydrologique : sa superficie et ses apports sont en-
viron 1,5 fois supérieurs à ceux du LOM.
Le DJEREM prend sa source au flanc de l'ADAMAOUA vers 1 150 m d'altitude à une
trentaine de kilomètres au nord de MEIGANGA près de la route joignant cette ville 1 NGAOUN-
DERE.
-
I1 atteint rapidement un premier palier du plateau centre-sud (920 800 m) sur
lequel il serpentera pendant près de 230 kilomètres suivant la direction générale est-ouest.
Sur cette section, il décrit des méandres au milieu d'une savane arbustive et son lit ma-
jeur est souvent une zone d'inondation d'un à deux cents mètres [Link].
Sur 140 km, avant d'être grossi par la VINA, il présente un réseau en arête de
poisson déportée vers le sud : les tributaires issus de l'ADAMAOUA étant plus importants.
La VINA est aussi issue de l'ADAMAOUA ; elle prend sa source vers 1 450 m au nord
de la route de MEIGANGA à NGAOUNDERE, I 6 0 km 2 vol d'oiseau au sud-est de cette ville, près
du village de NANGUE. Elle coule d'abord vers le nord-ouest puis s'infléchit vers le sud-
ouest et s'étale dans une vaste plaine de savane herbacée avec des zones marécageuses avant
de franchir une chute de 10 m située 1 150 m en aval de la route MEIGANGA-NGAOUNDERE. Elle
prend ensuite la direction sud jusqu'à son confluent avec le DJEREM, 30 km en amont de la
station du bac de BETARE-GONGO.
Le DJEREM s'infléchit alors vers le sud-ouest sur une cinquantaine de kilomètres
avant de faire un coude brusque vers le nord-ouest jusqu'au confluent du MENG, au centre
d'une vaste plaine d'inondation marécageuse à l'est de TIBATI.
Le MENG ou BELI, le plus important des affluents du DJEREM après le LOM, prend
sa source sur le flanc oriental du TCHABAL-MBABO, qu'il dévale en une vingtaine de kilo-
mètres. I1 prend alors la direction nord-sud pour parcourir et descendre le plateau de
L'AIIAMAOUA. I1 se dirige alors vers le sud-ouest et sa pente décrolt : son lit se dédouble
sur dix kilomètres environ, après quoi il reçoit son principal affluent de rive droite le
MAYO KWI, issu lui aussi du TCHABAL-MBABO. Au bout de quarante kilomètres il quitte cette
direction pour prendre définitivement celle du sud-est. En aval de la station du pont de
TIBATI, dans la plaine d'inondation marécageuse, il reçoit en rive gauche le MAOUOR avant
de confluer avec le DJEREM.
Le DJEREM prend alors approximativement la direction nord-sud, qu'il conservera
plus ou moins jusqu'au confluent de la MEKIE, soit près de 120 km.
A quatorze kilomètres en aval de sa confluence avec le MENG, depuis 1969, le
barrage de MBAKAOU (828 - 846 m) transfoxme l'immense cuvette amont en une réserve de 2,3
milliards de m3 à la cote 845. Cette réserve sert 1 régulariser la SANAGA en période de
basses eaux.
Le remous de cette retenue influence les stations de contrôle de BETARE-GONGO
sur le DJEREM, du MENG au pont de TIBATI et du MAOUOR au pont : il a donc fallu les dou-
bler par des stations plus en amont qui Sont situées respectivement à BETARE-BAGODO, DJARYA
et DJOMBI.

Au barrage, le DJEREM large de 200 m coule de 3 I 4 m en contre-bas des banquet-


tes alluviales des berges.
Huit kilomètres en aval, après le confluent de la MEKAY, il franchit un impor-
tant décrochement du plateau par une série de chutes.d'une dénivelée totale d'une cinquan-
taine de mètres (800 -
750 m).
- 6 -

DU pied de ces chutes au confluent de la MEKIE (649 m), le DJEREM descendra de


100 m en 90 km. Son cours est alors une succession de biefs encaissés, ou encombrés d'îles
et de rapides, ou bordés de zones d'inondations i sur ses rives la forêt fait son appari-
tion.
La MEKIE ou MEHE, affluent rive droite, prend sa source dans le FOUNELA au pied
. de 1'Hossere SEUTEFI 50 km au sud-ouest de TIBATI. Elle prend tout de suite la direction
sud-est qu'elle conservera sur les trois-quarts de son cours ; dans le dernier quart, avant
de se jeter dans le DJEREM, elle oblique en direction est-sud-est. Après son confluent, le
DJEREM fait de même sur 5 0 km jusqu'au confluent du LOM (624 m).
Le DJEREM coule alors en zone forestière et reçoit en rive gauche la MEROU. Son
lit d'abord régulier, 400 m de large environ, s'encombre d'îles avant de recevoir le LOM.

[Link] LE LOM
Le LOM prend naissance en R.C.A. sur la bordure sud-est de l'ADAMAOUA, vers la
cote 1 200 m, à soixante-dix kilomètres à l'est de MEIGANGA.
Au bout de cinq kilomètres, il passe au CAMEROUN et prend ensuite la direction'
du sud-ouest, autour de laquelle il oscillera sur la presque totalité de son cours. Axé
sur cette direction, il présente un réseau en arête de poissondéportéevers le sud-est:
les affluents de rive droite, dont le MBA et le PANGAR, sont les plus importants.
AprSs avoir franchi le rebord de l'ADAMAOUA, son cours s'encaisse, sa pente dé-
croît assez régulièrement et ses rives sont souvent bordées de galeries forestières.
Contrairement au DJEREM, le palier 900 - 800 m du plateau centre-sud est peu mar-
qué : tout au plus au bout de 140 km, avant d'atteindre la cote 800 m, en amont du site de
LITALA 1 30 km au nord de BETARE-OYA, le LOM peut développer des méandres dans une cuvette
très allongée sur 30 km environ (812 - 800 m).
Quittant cette cuvette, le LOM rejoint la cote 670, près de BANGBEL, 1 15 km au
nord de BETARE-OYA, au milieu d'un cirque de 25 km de long sur 10 de large bordé par des
sommets voisinant 1 O00 m d'altitude. Cette jonction s'effectue par un bief de 30 km coupé
de chutes (chutes de BANGBEL). Le LOM est imité en cela par les affluents venant le re-
joindre dans ce secteur, et parmi eux, en rive droite, le MBA, un de s e s deux principaux
affluents.
Ce cirque est fermé en aval par le site de TOURA&E presque au droit de la station
de contrble du bac de BETARE-OYA. A cet endroit le LOM a une largeur de 80 I100 m.
Les sites de LITALA et TOURAKE ont fait l'objet d'unqbprospection en 1961-1962,
ils présentent tous deux une possibilité de stockage supérieure au milliard de m3.
De BETARE-OYA au confluent du DJEREM, pour descendre les 40 m de dénivelée entre
ces deux points, séparés de 70 km environ, le LOM étale 150 km de larges méandres oscillant
en général autour de la direction sud-ouest i ce n'estqu'l 40 km avant le confluent, en
zone forestière, qu'il fait un coude brusque vers le nord-ouest sur une vingtaine de kilo-
mètres. Huit kilomstres avant de reprendre la direction de sud-ouest et vingt-trois kilo-
mètres avant son confluent avec le DJEREM, il est rejoint par le PANGAR, le plus important
de ses affluents.
Le PANGAR ou PANHARAN prend sa source au pied du NGAOU NDAL. Sur 100 km il coupe
du nord au sud le plateau portant son nom, décrit un coude brusque vers l'est pour recevoir
le MBOUKOU, puis prend la direction sud-sud-est pour rejoindre le LOM.

[Link] LA MOYENNE SANAGA


Dans cette section, la SANAGA ne reçoit,plus qu'un seul affluent important le
MBAM.
En outre le profil en long permet de la diviser en deux tronçons de longueurs
voisines : 250 km environ, l'un amont allant du LOM au confluent de la NDJEKE, oil la pente
moyenne est relativement faible, l'autre aval, de la NDJEKE à EDEA, oil la pente moyenne est
forte. Ce tronçon a fait l'objet d'une prospection hydro6lectrique.
Après le conflucent du LOM, laSANAGA prend la direction du sud jusqu'l EBAKA, en
amont de cette station, elle reçoit en rive gauche la SESSE ou YANGAMO. Ce bief est encom-
bré d'îles et de rapides particuligrement entre le LOM et GOYOUM (619 m) oil est implantée
une station de contrôle.
Gr- 3

PROFIL E N LONG DE LA S A N A G A
ET DE SES AFFLUENTS

I
Gr- 4 C
2600m 260Om aJ
'362 k m m
PROFIL EN LONG DU M'BAM .-2E
-
CI

Q
2100

2000

i900

1800

1700

i6 0 0

1500

1400
1
I
I i300
I
I-
/
i200

1100

iooa

9oc

80C

70(

60(

501

401

Distance'totale en km
I '
I " " I " " ' " 200 3b0 4d0 500
O 100
- 7 -

A EBAKA (600 m), elle fait un coude brusque en direction de l'ouest ; son cours
toujours encombré et coupé de rapides ne se calme qu'au bout d'une trentaine de kilomètres,
après avoir reçu en rive gauche le YONG. La SANAGA devient alors navigable et sort de la
forêt pour en marquer approximativement sa limite avec la zone post-forestière de savane I
galerie, au nord.
Son lit est alors régulier et a 800 I 6 0 0 m de large. Ses tributaires, en rive
gauche comme en rive droite jusqu'l la NDJEKE, sont de faible importance.
Après avoir coulé pendant 80 km vers l'ouest, elle oblique vers le sud-ouest, di- -
rection qu'elle conservera plus ou moins jusqu'à son estuaire. A 45 km en aval de NANGA-
EBOKO, elle est encore navigable ; elle fait alors deux coudes encombrés de chutes (chutes
d'ETOK BEKPWA) et de rapides, avant de recevoir en rive droite la NDJEKE (ou NTIOU ou DJIM)
issue des monts YOKO.
AprSs le confluent de la NDJEKE, le cours de la SANAGA s'accélère, elle franchit
en 16 km un décrochement important du plateau centre-sud de 110 m environ, avec les rapides
de NACHTIGAL qui se terminent par une chute verticale haute de huit mètres. Au pied des chu- ~

tes, au passage du bac, sur la route YAOUNDE-NTUI-BAFIA, est installée une station de 'au-
geage, avant que la SANAGA aille rejoindre le MBAM, son principal affluent (Cote 380 m?,
au terme d'une boucle de 53 km.
Entre le confluent du MBAM et EDEA, la différence de niveau est de 370 m ; la
SANAGA la franchira en 172 km par une succession de rapides et de chutes, sans que le débit
s'accroisse d'apports d'affluents importants. Cette caractéristique du fleuve d'avoir une
pente élevée alors que la totalité des apports du bassin est rassemblée est particulière-
ment intéressante du point de vue hydroélectrique.
En aval du confluent du MBAM, en 30 km, la SANAGA voit la largeur de son lit pas-
ser de 1 km I4 km environ dans les rapides de KIKOT. Toute sa rive droite est inondable.
A KIKOT, elle s'engage en zone forestiere par une vallée encaissée. En aval du
pont, seul pont la franchissant en amont d'EDEA, son lit rocheux a une largeur de 250 m I
la cote 297 et de 340 m, dix mètres plus haut. Au bout de quelques kilomètres, elle s'étale
dans les rapides de NKONG KWALA pour s'engager ensuite dans le défilé de NGODI (120 I220 m
de large pour une variation de 30 m). Puis, pour rejoindre SAKBAYEME, elle franchit une sé-
rie de marches : chutes d'EWENG (7 m), de KAN (8 m), de SAKBAYEME (10 m), reliées entre
elles par une série de rapides ininterrompus.
A la station de SAKBAYEME, la vallêe est toujours encaissée et le lit en moyennes
eaux a 220 I 2 6 0 m de large et 20 m de profondeur.
Les rapides font très vite leur réapparition en aval de SAKBAYEME et, au bout de
6 km, la SANAGA fait un coude brusque vers le nord-nord-ouest sur 11 km : 'c'est le bief des
rapides HERBERT avec ses défilés et qui s'achèvent par les chutes de SONG-LOULOU.
Ces rapides constituent la partie la plus importante au point de vue énergétique :
leur dénivelée totale est de 100 m pour une longueur de 17 km, dont 22 m pour les chutes de
SONG-LOULOU.
En aval de ces chutes, au confluent de l'OUEM, petit affluent de rive droite, un
nouveau coude lui fait reprendre la direction du sud-ouest. Jusqu'l SONG-DONG, B la rupture
de pente, en tête des rapides et chutes d'EDEA, le bief'est presque rectiligne, Ifaible
pente et fond rocheux ; sa largeur varie entre 250 et 1 O00 m. A l'aval de SONG-DONG, le
fleuve retenu par une barrière rocheuse forme Il'amont une nappe de plusieurs kilomètres
de largeur qui s'écoule en cascade par une multitude de bras se rejoignant Il'aval, pour
n'en former que deux principaux, traversés par les deux grands ponts fer -
route d'EDEA.
L'aménagement hydroélectrique d'EDEA utilise cette dernière marche du profil en
long (35 - 10 m) : c'est un aménagement de basse chute, sans réserve propre, fonctionnant
au fil de l'eau. Les ouvrages de prises ont été conçus de manière Icollecter au maximum
les apports du fleuve au moment de l'étiage, vers le bassin de mise en charge de l'usine.
Ils sont constitués par un ensemble complexe de barrages, digues en terre ou Ienrochements,
du type insubmersible ou déversant.
Cet aménagement s'est fait en trois étapes : EDEA I (1944-1953), EDEA II (1954-
1958) et actuellement EDEA III.
La puissance installée est actuellement de 200 Mw (dont 33 de reserve tournante)
correspondant en année moyenne h un productible de 1 540 GWh.
- 8 -

[Link] LE MBAM (Gr.4)


Le MBAM, le plus important des affluents de la SANAGA, prend sa source, sous le
nom de Mayo MBAMTI, vers 1 850 m d'altitude, sur le flanc occidental du TCHABAL MBABO, qu'il
dévale en une trentaine de kilomètres pour atteindre le palier 950 - 850 m.
Sur ce palier, il coule pendant 110 km environ au milieu de la savane arbustive,
d'abord en suivant la direction nord-sud, pour s'infléchir ensuite vers le sud-est, puis
le sud-ouest. I1 est grossi le long de ce parcours par une.série de mayos plus ou moins
torrentueux, descendant des Monts GOTEL et MAMBILA : Mayos BANYO, TARAM, DARLE, DJINGA.
Pour atteindre le palier 700 m, il franchit, par chutes et rapides, en 8 km une
marche haute de 110 m environ, (846 - 737) avant de s'infléchir légèrement vers l'ouest
pour venir border sur 120 km la plaine TIKAR. Ses rives se couvrent par endroit de forêt
et sont souvent bordées de plaines d'inondations. I1 reçoit deux affluents en rive droite
issus du HIGH LAVA PLATEAU : la W E et la VI.
La W E ou MABE, après être descendue du plateau draine la plaine de MBO et la
plaine TIKAR, grossie de son affluent la NKWI, issue elle des Monts MAMBILA. La MAPE est
contrôlée par une station près de MAGBA, juste avant son confluent avec le MBAM.
Après celui-ci, le MBAM reprend la direction du sud et reçoit la VI ou MVI, issue
du Mont OKU, qui 1 la sortie du plateau limite la plaine TIKAR et le plateau BAMOUN.
Le MBAM coule alors encontre-bas dece plateau et marque la limite orientale de
la forêt ; son cours s'accélère et est coupé par des rapides. Une station S MANTOUM permet
son contrôle avant son cbnfluent, 35 km en aval, avec le KIM, son premier affluent impor-
tant en rive gauche.
Le KIM est issu des Monts FOUNELA et draine la partie du plateau centre-sud com-
prise entre ces monts et le PAWE, au nord, et les Monts de YOKO et de LINTE, au sud.
Après cet apport, le MBAM voit sa pente moyenne augmenter et son cours s'encom-
brer de nombreux rapides ; 65 km en aval, il reçoit son principal affluent en rive droite :
le NOUN.
Le NOUN prend sa source au flanc du Mont OKU sur le HIGH LAVA PLATEAU dont il
descend pour aboutir dans une vaste cuvette en partie marécageuse, la plaine de NDOP. Cette
cuvette est fermée par un verrou 1 BAMENDJING, où il est envisagé, en vue de la régulari-
sation de la SANAGA, en noyant la partie marécageuse, la création d'une réserve utile de
1,85 milliard de m3.
Au sortir de la cuvette, il reçoit ses affluents issus des Monts BAMBOUTOS et
LEFO, la MIFI nord et la MIFI sud, grossie de la METCHIE-CHOUMI, au milieu d'une plaine
marécageuse due au comblement de l'ancienne vallée du NOUN par de puissantes coulées vol-
caniques qui s'étendent jusqu'l l'aval du pont de BAFOUSSAM. Le NOUN franchit ces coulées,.
oa il s'est enfoncé verticalement, par les chutes de FOUMBOT (14 + 4 m), puis une série de
rapides sur plusieurs kilomètres.
En aval du pont de BAFOUSSAM oïï il est contrôlé, le NOUN s'engage, par un coude
en direction du sud-ouest, dans une large vallée dominée ll'ouest de 400 1 5 0 0 m par le
plateau BAMILEKE. La pente va en augmentant et après la première marche au niveau de BAN-
GANTE, la pente moyenne deviendra assez forte mais régulière (4 m/km) avec un certain nom-
bre de cassures toujours marquées par des rapides.
Après avoir reçu le NDE en rive droite, il prend la direction est pour se jeter
au bout de vingt-cinq kilomètres dans le MBAM.
En aval du confluent du NOUN, le MBAM prend la direction du sud-ouest pour passer
en une série de rapides et petites chutes entre deux reliefs : au nord, le Massif de NGORO
et, au sud, la Montagne de BAPE.
Puis sa pente décroît, son lit s'étale et s'encombre d'îles, ses rives se bor-
dent de plaines d'inondation : un coude en angle droit l'amène en direction sud-est. I1
reçoit le NDJIM grossi de la MPEM, qui draine la zone sud des Monts de YOKO et de LINTE,
puis va rejoindre la SANAGA, 23 km en aval du bac de GOURA, 03 est située une station de
contrôle.
._.

Les chutes de la SANAGA à NACHTIGAL


0 = 3160 m3/s
Le confluent du DJEREM et du MENG
(avant la mise en service du barrage de MBAKAOU)
Les chutes de la VINA du Sud près de NGAOUNDERE
- 9 -

[Link] LA SANAGA INFERIEURE


Ce bief est relativement court, 6 7 km du bas des chutes d'EDEA à l'Océan.
En aval des chutes, après la réunion des deux br,as, "bras central" et "bras mort",
la SANAGA a un lit large de six cents mètres environ ; il va en s'élargissant, s'encombre
d'îles et de [Link] sable à l'étiage.
Elle est bordée par des terres basses, couvertes de forêt, plus ou moins bien
drainées, oÙ les lacs se multiplient : le plus important est le lac OSSA près de DIZANGUE.
Progressivement la forêt fait place 2 la mangrove avec ses chenaux ou criques. En aval de
MOUANXO, la SANAGA se jette dans l'océan Atlantique par deux bras principaux séparés par
une île de 12 km de long sur 2 de large.

1.3.2 P R O F I L E N L O N G

Pour établir les profils en long, nous avons utilisé en général les cartes au
1/200 O00 è et, quand elles existaient, celles au1/50 O00 è ; en outre pour la SANAGA,
d'EDEA jusqu'au confluent de la NDJEKE, nous avons utilisé le profil établi dans le rap-
port "Etude Générale de 1'Electrificatisn - Prospection Hydroélectrique".
Le profil en long de la SANAGA et de ses affluents principaux est trac6 sur les
graphiques 3 et 4 , où toutes distances sont comptées à partir du barrage EDEA. A.
Mais dans l'étude des profils en long des différents affluents et sous-affluents,
leur confluent a été pris comme origine secondaire. Des tableaux, en annexe, présentent la
répartition des pentes le long des profils en long.

[Link] LA SANAGA - DJEREM


La dénivelée totale est de 1 155 m pour 9 7 6 km donc une pente moyenne de 1 , 1 8 m/km.

[Link] LA VINA
Affluent en rive droite du DJEREM, la VINA prend sa source à environ 1 4 5 0 m d'al-
titude et met 2 0 0 km pour rejoindre le DJEREM à la cote approximative de 8 5 0 m ; la pente
moyenne est de 3 % 0 .

[Link] LE MENG
Deuxième affluent important en rive droite du DJEREM, le MENG parcourt 2 1 9 km
pour une dénivelée de 1 145 m, soit une pente moyenne de 5 , 2 3 % 0 .
La section aval (km 2 9 IO) est noyée périodiquement par la retenue de MBAKAOU
mise en service en 1 9 6 9 ; la station de TIBATI a été doublée par la station de DJARYA.

[Link] LE MAOUOR
Affluent en rive gauche du MENG, le MAOUOR, pour un parcours de 105 km, a une dé-
nivelée de 340 m environ, soit une pente de 3 , 2 4 % 0 .
Le MAOUOR présente une rupture de pente, comme le MENG, entre les cotes 1 100 et
1 000. La section aval (km 14 à O) subit l'influence de la retenue de MBAKA0.U et l'échelle
au pont est noyée périodiquement, aussi cette station a dB être doublée par celle de DJOMBI.

[Link] LA MEKAY
La dénivelée dÙ cours de la MEKAY est de 2 3 4 m pour un parcours de 8 7 km, ce qui
correspond à une pente de 2 , 6 9 8 0 .

[Link] LA MEKIE
Pour un parcours de 1 4 7 km, la dénivelée est de 5 3 1 m environ, soit une pente mo-
yenne de 3 , 6 % 0 .
- 10 -

[Link] LE LOM
La dénivelée du cours du LOM est de 590 m pour un parcours de 380 km, ce qui cor-
respond à une pente moyenne de 1,55%.,.
Le profil en long presente deux décrochements : l'un, presqu'en tlte du bassin,
l'autre, aux chutes de BANGBEL qui s'ltagent sur 15 km avec une dénivelée totale de 120 m
(cote 800 à 680).

[Link] LE PANGAR
Affluent en rive droite du LOM, le PANGAR parcourt 210 km pour une dénivelée de
645 m. Sa pente moyenne est de 3,06%0.

[Link] L'AVEA
Petit affluent en rive gauche de la Moyenne SANAGA, 1'AVEA a une pente moyenne
de 3,20%, due à une dénivelée de 160 m pour un parcours de 50 km.
AprSs une decroissance normale de la pente, 1'AVEA presente une zone marécageuse
du km 30 à 17, puis sa pente s'accentue jusqu'à son confluent avec la SANAGA.'

[Link] LA TERE
Affluent en rive gauche de la Moyenne SANAGA, la TERE pour un parcours de 130 km
a une denivelee de 155 m environ soit une dénivelée moyenne de 1,19%,,.
AprSs une décroissance normale de la pente le cours supérieur de la TERE presente
une zone marlcageuse (PK 94 à 75) puis sa pente s'accentue pour ltre à peu prSs constante
à partir du PK 75.

[Link] La NIANIANG
La NIANIANG, petit affluent en rive gauche de la Moyenne SANAGA, a une denivelle
de 155 m environ pour un parcours de 55 km soit une pente moyenne de 2,82%0.

[Link] LA SELE
Affluent en rive gauche de la SANAGA, la SELE a une pente moyenne de 2,32%, due
a une dhivelee de 220 m pour un parcours de 95 km.

[Link] LA NDJEKE
La NDJEKE, affluent en rive droite de la SANAGA, a une dénivelée de 250 m envi-
ron pour un parcours de 195 km, soit une pente moyenne de 1,28%.

[Link] LE MBAM
Principal affluent de la SANAGA, le MBAM prend sa source sur le flanc sud du
TCHABAL MBABO vers la cote 1 850. Son confluent avec la SANAGA est coté 380, d'oii une d6-
nivelee de 1 470 m pour un parcours de 494 km. La pente moyenne est de 2,98%0.
AprSs une décroissance de la pente à la sortie du plateau TIKAR nous trouvons
une chute importante prSs de TAPARE PETE ; puis nous avons un accroissement de la pente
jusqu'à la hauteur de BAF'IA, entrabant la prdsence de rapides.

[Link] LA MAPE
Affluent en rive droite du MBAM 1 la cote 688, la @E prend sa source au CAMEROUN
Occidental aux environs de 1 400 m d'altitude, son parcours est de 135 km environ et sa pente
moyenne estimle est de 5,3%0.

[Link] LE KIM
Important affluent du FlBAM en rive gauche,-le KIM a une dénivelée de 600 m poux
un parcours de 230 km soit une pente moyenne de 2,6%.
- 11 -

[Link] LE NOUN
Principal affluent du MBAM, le NOUN prend sa source aux environs de 2 6 0 0 m d'al-
titude ; il court sur 2 6 9 km avant d'atteindre le MBAM à l'altitude de 5 2 4 m, sa pente mo-
yenne peut être estimée à 7,7%,,.
Le NOUN a dans l'ensemble un profil à forte pente et son cours présente de nom-
breuses chutes et rapides. Dans ce profil nous distinguerons trois zones de pente moyenne
ou faible : la traversée marécageuse de la région BAMBALANG-NJITAPON, km 235 à 1 8 7 , la zone
de confluence des deux MIFI et la section en aval du pont de la route BAFOUSSAM-FOUMBOT,
km 1 4 1 I9 8 .

I. u
[Link] LA MIFI-SUD # 1 ,I

La MIFI-sud prend sa source à l'altitude de 1 8 4 0 m environ, elle parcourt 7 6 km


pour confluer avec le NOUN en rive droite 3 la cote 1 0 8 0 m, soit une pente moyenne de 1 0 % .

[Link] LA METCHIE - CHOUMI


La METCHIE -
CHOUMI prend sa source dans les Monts BAMBOUTOS vers 2 600 m d'alti-
tude ; elle parcourt 47 km avant de confluer avec la MIFI en rive gauche vers l'altitude
de 1 2 6 0 m, soit une pente moyenne de 2 8 , 5 % .

[Link] LE NDJIM
Le NDJIM, affluent en rive gauche du MBAM, a une dénivelée de 5 5 0 m pour un par-
cours de 1 9 2 km, soit une pente moyenne de 2,86?k..
L'examen du tableau II et des profils met en évidence les faits suivants :
Dans l'ensemble la SANAGA et ses principaux affluents présentent une forte pente
et les profils sont loin des conditions d'équilibre. Pour bien en juger, il est bon de se
rappeler que la pente d'équilibre est fonction de la superficie du bassin versant ; sur un
fleuve drainant 100 O00 km2, une pente de 1% est une pente forte avec des rapides ; pour
un cours d'eau dont le bassin versant est de 5 0 0 km2, la pente correspond à une petite ri-
vière tranquille.
Outre les fortes pentes en tête des bassins alors que le bassin versant est en-
core inférieur I1 O00 km2, l'on observe des pentes élevées aux différents décrochements
entre les plateaux successifs avec chutes et rapides, les plus importants sont ceux du
DJEREM en aval de MBAKAOU, du LOM ?iBANGBEL, du MBAM au km 3 5 3 , du NOUN entre les km 9 8 et
9 6 , de la SANAGA, enfin, B NACHTIGAL, et, en aval, entre KIKOT et EDEA. Ces décrochements
sont intéressants pour des aménagements hydroélectriques, particulièrement le dernier oil
le fleuve a une pente élevée alors que la totalité des apports du bassin est rassemblée.
A cela s'ajoute un autre fait : dans la traversée des différents niveaux des pla-
teaux successifs les pentes sont faibles et les plaines d'épandages nombreuses. Ce sont les
cas du DJEREM et du MENG dans la région de TIBATI, du LOM à l'est de BETARE-OYA, de la cu-
vette de la NDJEKE, des zones marécageuses du NOUN. Du fait de ces cuvettes très importan-
tes, le haut du bassin est particulièrement favorable aux aménagements de régularisation.

l,4 G E O L O G I E ET T E CT O N I QUE (CARTE I I , HORS TEXTE)

Le socle précambrien ou "formation de base" domine dans le bassin de la SANAGA ;


quant aux "formations de couverture", elles sont en proportion d'assez faible étendue et
datent au plus du Crétacé.
On peut imaginer, à l'époque la plus reculée du Précambrien, un irrmense géosyn-
clinal qui se remplit de dépôts de sédiments, principalement marneux, argilo-calcaires et
rarement gréseux. Ces sédiments furent traversés de roches éruptives diverses (granites,
diorites, gabbros), en même temps que l'ensemble était affecté d'un métamorphisme profond.
Ce phénomsne a été accompagné d'une grande phase de plissement d'intensité variable. Ainsi
se constitua le socle ancien ou complexe de base avec les roches cristallophyliennes : mi-
caschistes, gneiss orthogneiss et migmatites, de direction générale nord-est.
Une période d'immersion accompagnée d'érosion a suivi ce premier cycle.

-
_-
- 12 -

TABLEAU II

CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DU RESEAU HYDROGRAPHIQUE

r- Cours d'eau

La SANAGA
La VINA
Le MENG
- DJEREM
Longueur

km

976
200
219
DBnivel6e

1 155
600
1 145
,
moyenne
$0

1,18
3,OO
5,23
Pente

maximale
%.a

28,7
21,7
38,3
Importance de la
pente maximale

km

23
6

Le MAOUOR 105 340 3,24 18,4 5


La MEKAY 87 234 2,69 46,6 3
La MERIE 147 531 3,61 90,o 2
Le LOM 380 590 1,55 20,o 6
Le PANGAR 210 645 3,06 53,5 6
L'AVEA 50 160 3,20 18,4 3
La TERE 130 155 1,19 6,43 7
La NIANIANG 55 155 2,82 20,o 1
La SELE 95 220 2,32 2 1 ,o 3
La NDJEKE 195 250 1,28 1 9 ,o 7
Le MBAM 494 1 470 2,98 72,2 9
La MAPE 135 (700) (513) (1110) (62)
Le KIM 230 600 2,60 7,5 2
Le NOUN 269 (2 075) (7r 7 ) (118) 12
La MIFI sud 76 760 1 0 ,o 53,3 3
La METCHIE 47 1 340 28,5 104 5
Le NDJIM 192 550 2,86 34,2 7
- 13 -

Ensuite, sur la totalité ou en certaines parties du bassin se sont déposés des


sédiments argileux et argilo-gréseux continentaux, dont il ne subsiste que quelques lam-
beaux à l'est du bassin : la série du LOM oh les faciès gréseux sont bien développés.
Un métamorphisme de faible intensité (épizone) a affecté des formations les trans-
formant en schistes, quartzites et ortho-amphibolites. A cette même époque de nombreuses et
importantes intrusions granitiques ont traversé le complexe de base ainsi que la série du
LOM.
On peut penser que la mise en place du grand batholite de l'ADAMAOUA s'est accom-
pagnée d'une nouvelle phase de plissement dont les axes principaux sont peut différents de
la direction structurale originelle.
Simultanément ou postérieurement, la tectonique de fond affecte tout le Socle.
Ainsi, par suite de mouvements verticaux, ce socle s'est subdivisé en plusieurs comparti-
ments qui jouent relativement les uns aux autres. On peut penser que la structure actuelle
commence Iapparaître avec au nord-est l'énorme horst que représentent les granites de
l'ADAMAOUA bordés à l'ouest et au sud par du cristallophylien. C'est probablement à cette
époque que s'est formée la zone de fracture de FOUMBAM B la MBERE, une des branches-mères
du LOGONE, dans le prolongement du haut DJEREM.
La fin de l'époque précambrienne a peu marqué le bassin de la SANAGA si ce n'est
par un affaissement au sud du bassin.
Enfin suivit une très longue période d'érosion dont il ne subsiste aucun témoin.
Au Crétacé moyen et supérieur on note une série de transgressions et régressions
dans le bassin sédimentaire de DOUALA (SANAGA inférieure).
Les premières manifesfations volcaniques importantes sont attribuées B une époque
située entre le Crétacé terminal et 1'Eocène supérieur ; elles donnent naissance aux épais-
ses formations qui recouvrent les hauts plateaux de l'ouest CAMEROUN et l'ADAMAOUA.
A partir du Tertiaire, on note une nouvelle transgression d'une mer peu profonde
dans le bassin de DOUALA, puis une régression accompagnée d'émersion et d'érosion suivie
de dépôts continentaux attribués au Néogène.
En relation avec le rejeu de la fracture de l'ouest CAMEROUN de nouvelles mani-
festations volcaniques B caractères acides donnent naissance, au Néogène terminal, à des
massifs (BAMBOUTOS, BAMENDA, NKOGAM, MBAPIT, MBAM), ainsi qu'à quelques pointements.
Au Quaternaire, se sont déposées les formations superficielles (sables grossiers,
vase noire de la mangrove et alluvions). C'est également à cette époque que l'on attribue
le volcanisme qui a donné de nombreux appareils éruptifs bien conservés, ainsi qu'un recou-
vrement de produits de pyroclastiques dans l'ouest CAMEROUN, et, d'une façon plus locali-
sée, dans l'ADAMAOUA.
Le Socle Précambrien comprend donc le complexe de base considéré comme Précam-
brien inférieur et formé de roches cristallophylliennes et de roches éruptives ou intrusi-
ves anciennes, et la série du LOM, du Précambrien moyen ou supérieur.
Les formations de couverture sont surtout dues à un volcanisme postcrétacé et,
dans les formations sédimentaires, il peut être distingué les formations datant du Crétacé
et celles postérieures Icelui-ci.

1.4.1 L E S O C L E P R E C A M B R I E N

[Link] LA SERIE DU LOM


Cette série est localisée à l'est du bassin de la SANAGA, presque eXClUSiVement
dans la vallée du LOM, d'oh son nom. Elle forme une vaste bande orientée nord-est, Sud-Ouest,
de 10 2 30 km de large et de 200 km de long.
Elle comprend d'anciennes formations sédimentaires, probablement continentales,
qui n'ont subi qu'une légère action de métamorphisme peu profond. Très intensément plissées,
ces formations ont une direction assez constante, mais il n'en est pas de même de leur pen-
dage.
La série du LOM est discordante sur le complexe de base. Les contacts entre les
roches de cette série et du complexe de base laissent supposer un jeu de failles qui aurait
provoqué un léger fossé d'effondrement asymétrique, ayant joué après le dépôt de ces forma-
tions soit pendant, soit après le métamorphisme.
- 14 -

La série du LOM comprend deux faciès principaux :


- Facies phylliteux : ce sont les séricitoschites, chloritoschistes et schistes qui
prédominent très largement. Cette hétérogénéité donne à la plaine du LOM un re-
lief très+caractéristique de schistes compacts ou tendres,
- Faciès siliceux : ce sont les quartzites qui sont en général interstratifiés dans
les schistes. On note une alternance fxé,quentede ces bancs qui sont plus compacts
et forment un relief caractéristique.
Les quartzites de la falaise du MARI, au nord-est de BETARE-OYA formént une enti-
té géologique plus importante.
Ces quartzites du MARI se trouvent stratigraphiquement au-dessous des schistes
proprement dits avec mêmes directions et même pendage vers l'est. I1 n'est pas impossible
que ces niveaux forment une série plus jeune que celles des schistes du LOM et appartien-
nent 3 un étage supérieur du Précambrien.
Ces formations du LOM ont ét6 traversées par des intrusions granitiques et aussi
doléritiques. En relation avec ces intrusions, il existe dans tout le complexe du LOM un
réseau dense de filons.
A cause de leur discordance avec le complexe de base, on a rapproché les conglo-
mérats de TIBATI de la série du LOM, bien qu'il n'a pu leur être donné d'Bge ; leurs af-
fleurements sont situés au nord-ouest de TIBATI. Ces formations se présentent en grands
blocs semblant posés sur la pénéplaine latéritique. La roche est tres heterogene : les ga-
lets sont de forme, de nature et de taille tres diverses, le ciment est arkosique, il est
peu métamorphique et écrasé.

[Link] LE COMPLEXE DE BASE


Le complexe de base est formé d'un grand ensemble de schistes cristallins consti-
tués d'ectinites et migmatites et de roches éruptives anciennes concordantes ou subconcor-
dantes représentées essentiellement par des granites syntectoniques.
Ce complexe forme la presque totalité du bassin.

[Link].1 -
LES ROCHES CRISTALLOPHYLLIENNES Cette série comprend
essentiellement les ectinites et les migmatites. I1 s'agit d'anciens sédiments probable-
ment marins, si l'on considère la grande étendue de leur dépat. A ces sédiments, se sont
associées des'roches éruptives, simultanément et postérieurement 3 l'époque oh l'ensemble
a été entièrement transformé en roches cristallophylliennes par un métamorphisme profond
et des plissements intenses.
Une partie de ces ectinites a été fortement migmatisée en embréchites et anate-
xites, le terme le plus poussé de la migmatisation étant le granite d'anatexite.
Les ectinites et migmatites sont observés 3 la périphérie de l'ADAMAOUA, consti-
tué lui-même principalement de roches granitiques :
- Ectinites
Les micachistes inférieurs sont représentés par une large bande est-ouest au nord
de NANGA-EBOKO, aupres des villes de SAA au nord de YAOUNDE et de NGAMBE. Les facies de ces
roches sont constants, faciès micaschistes et faciès quartzites. Ces roches ont en général
les mêmes directions de plissement que les autres ectinites du complexe de base.
Les gneiss supérieurs et inférieurs sont reprgsentés de part et d'autre de la
vallée du LOM et principalement 3 l'est de NANGA-EBOKO et au nord d'ABONG-MBANG, ainsi
qu'une large bande partant de NDIKINIMEKI que la SANAGA entaille de XIKOT à EDEA.
Ces roches sont finement liées et de compositions très voisines. Les éléments
essentiels sont la biotite seule ou la biotite et la muscovite avec de nombreuses passées
3 amphibolite. Les principaux facies rencontrés sont : gneiss 3 amphiboles, gneiss à gre-
nats, leptynites, leptynites 3 grenatifères, grenatites, quartzites à minéraux.
Les ortogneiss sont peu representés, l'on en trouve au coude du PANGAR et au nord
de BAFIA. I1 faut également rattacher 3 ce groupe les ortho-amphibolites et les orthopyro-
xénites qui dérivent de roches basiques transformées et recristallisées par la métamorpho-
se générale.
- 15 -

- Migmatites
Les migmatites sont très étendues, particulièrement dans les régions au nord de
YAOUNDE, BAFIA, FOUMBAM, BANYO, TIBATI.
Le front des migmatites ne semble pas avoir dépassé la zone des gneiss supérieurs.
Elles se présentent avec deux types de texture : la texture oscillée et la textu-
re rubannée,passantIune texture d'anatéxite.
Le faciès le plus banal est constitué par les embréchites dont on voit l'impor-
tante extension sur la carte.
Dans la région de YAOUNDE, ces formations donnent un relief assez particulier de
collines en "pain de sucre" ou en coupoles arrondies.
Les anatexites passent parfois progressivement à un granite franc qui paraît être
un granite d'anatéxite. Sur la carte, cesmassifs ne sont pas toujours séparés des anaté-
xites, on en distingue néanmoins au nord de BANGANGTE et de FOUMBAM.
Les embréchites ou anatéxistes sont à deux micas ou L biotite et amphibole avec
les mêmes minéraux accessoires que les ectinites.
Quant au complexe calco-magnésien du sud CAMEROUN, il n'intéresse que très fai-
blement le bassin de la SANAGA 3 la hauteur d'EDEA.
Toutes les formations du complexe de base ont subi les effets d'une orogénèse
puissante. Cette tectonique se manifeste, soit par des plissements, soit par des systèmes
de fractures. La direction des plissements dans le bassin de la SANAGA est nord-nord-est
avec de très nombreuses virgations locales. Sur la carte ressort une grande zone faillée
depuis FOUMBAM jusqu'à la MBERE, passant par TIBATI.

[Link].2 LES ROCHES ERUPTIVES ET INTRUSIVES ANCIENNES - Les


formations cristallophylliennes du Précambrien ont été traversées de roches éruptives qui
sont principalement des roches granitiques.
Sur la carte apparaît l'extension considérable de ces formations qui englobent
la presque totalité du horst de l'ADAMAOUA et de ses contreforts.
On y distingue :

a) - Les granites syntectoniques anciens


Ces granites sont très importants en étendue. Il est inutile de les localiser :
l'étude de la carte est suffisante.
Ce groupe de granites présente les caractères communs suivants :

- concordance ou subconcordance avec les terrains encaissants. I1 est rare de trou-


ver une séparation nette entre le cristallophyllien et l'immense batholite. Les
contours sont difficiles sinon impossibles à suivre ;
- hétérogénéité
tout le massif
de texture et structure sur un même affleurement et a fortiori dans
;

- hétérogénéité de composition minéralogique. Le type dominant est un granite cal-


co-alcalin et comme pour la structure on observe dans un même massif des roches
à faciès variés ;

- enclaves fréquentes. Très caractéristiques, parfois minuscules, parfois en "pan-


neaux", ce sont des lambeaux résiduels de formations cristallophylliennes dans
lesquelles les roches granitiques se sont mises en place ;
- orientation de la roche. Cette orientation peut être un simple alignement des
ferro-magnésiens, mais plus poussée, elle va jusqu'à la schistosité cristallo-
phyllienne. Elle est due à un écrasement plus ou moins important provenant de la
mise en place du batholite lui-même et surtout de la tectonique résultant des
phases plus ou moins intenses de l'orogénèse. Les écrasements ont pu être impor-
tants allant jusqu'à la recristallisation (orthogneiss) ou simplement à la mylo-
nite.
- 16 -

Enfin dernier trait commun : c'est le cortege des Pegmatites et alites qui les
accompagnent.
Trois facies principaux ont été reconnus : facies grenu banal à biotite, facies
porphyrolde, faciss Ideux micas.
b) - Les granites syntectoniques tardifs
Ces granites présentent avec les précédents des caractères communs et, notamment,
une composition moyenne, plutôt a tendance alcaline. Comme eux, ils sont parfois concor-
dants et montrent localement quelques enclaves de roches métamorphiques anciennes. Ils en
different cependant par une homogénéité beaucoup plus grande et des orientations beaucoup
moins fréquentes ; enfin leurs limites paraissent parfois indépendantes des lignes struc-
turales générales qu'ils recoupent suivant des directions quelconques.
Dans le bassin de la SANAGA, Ils se présentent en massifs d'une certaine étendue,
les plus importants étant situés l'un au sud-est du bassin de la SESSE, l'autre entre YOKO
et MANKIM.
On note deux facies : grenu et porphyrolde.
L'âge des granites syntectoniques anciens et tardifs n'est pas connu. Mais, d'une
part, ces granites sont nettement intrusifs dans la serie du LOM, d'autre part, ils n'ont
pas été retrouvés dans les séries superieures du Précambrien. On peut donc penser que ces
intrusions sont du Précambrien moyen.
D'autres roches non granitiques se sont également mises en place dans les séries
précambriennes :
- les syenites dont deux grands massifs bien individualisés sont situes au nord de
LINTE,
- les diorites qui sont observés au nord de NANGA-EBOKO.
c) - Les granites post-tectoniques
Ce sont des granites nettement discordants, tres homogsnes, sans orientation ni
fracture importante. La roche a une texture normale et la composition chimique est diffé-
rente des types moyens de granites anciens : ce sont des granites alcalins et hyperalca-
lins.
Ces massifs n'ont subi aucune tension et sont donc postérieurs au métamorphisme
ggngral, à la mise en place des granites concordants et aux phases de plissement : ce sont
des granites récents.
Dans le bassin de la SANAGA on connaît quelques pointements de cette serie dite
série ultime : au nord de BETARE-OYA, le massif de KONGOLO, intrusif dans la série du LOM
et les granites syntectoniques anciens et dans la région de Mayo DARLE et sur le bassin de
la W E .
Toutes les roches ,précambrienneset particulièrement celles du complexe de base
ont été affectées de plissements, de failles et d'écrasements dus à plusieurs orogQnPses
et mises en place des batholites de roches éruptives.
Ces écrasements se sont traduits sur ces formations par des structures cataclas-
tiques et des broyages dont les termes les plus poussés sont les mylonites.
Les roches mylonitisses sont donc très banales dans les séries cristallophyllien-
nes et les roches éruptives (sauf pour celles des venues ultimes).

1.4.2 L E S F O R M A T I O N S D E C O U V E R T U R E

[Link] LES ROCHES INTRUSIVES ET EFFUSIVES RECENTES


Le Tertiaire et le Quaternaire ont vu une grande activité volcanique, localisée
surtout le long de la fracture du CAMEROUN et aussi 1 l'est de cette ligne dans la région
de NGAOUNDERE.
Pour cet ensemble, il a été distingué, par ordre chronologique, les trois gran-
des phases éruptives suivantes :
- 17 -

- La S & h i e n o h e indéhieuhe, composée de basaltes et d'andésites reconnaissables


par leur altération très avancée, s'est épanchée 1 une distance assez grande des
centres d'émission présumés. Ces venues de type fissural ne montrent pas d'appa-
reil volcanique. Les quatre cinquièmes des surfaces recouvertes de laves peuvent
lui ê.tre attribués. Son âge doit se situer au Crétacé tout Ifait terminal ou
peut-etre I1'Eocène.
- La S é h i e blanche moyenne, essentiellement composée de trachytes et phonolites,
avec des faibles intercalations rhyolitiques et basaltiques, recouvre partielle-
ment la précédente ; peu altérée et formant des reliefs bien conservés, elle doit
être attribuée au Néogène.
- La S é h i e noihe ¿upénieuhe, exclusivement composée de roches à faciès basaltique.
Elle se distingue par la prédominance des produits pyroclastiques non altérés et
par la parfaite'conservation de ses édifices. Son âge est certainement Quater-
naire.
A l'ouest du bassin de la SANAGA, le long de la fracture du CAMEROUN, la Série
noire inférieure est représentée par le manteau volcanique qui recouvre les hauts plateaux
de DSCHANG et BAFOUSSAM et le haut plateau de lave de JAKIRI 1 NKAMBE. Cette série noire
inférieure sert de base B la Série blanche moyenne, représentée par les Monts BAMBOUTOS,
les Monts de BAMENDA dans leur prolongement vers le nord et une partie du haut-plateau avec
la base du Mont OKU. A l'inverse de ce dernier, les Monts BAMBOUTOS et de BAMENDA ne sem-
blent pas avoir été affectés par le volcanisme Quaternaire.
A l'est du manteau volcanique, on distingue trois massifs au relief Surimposé et
bien individualisé oii les trois Séries se retrouvent : le MBAM, le NKOGAM et le MBAPIT, ce
dernier ayant recouvert la région avoisinante sur une épaisseur pouvant dépasser 2 m de ma-
tériaux pyroclastiques de la Série noire supérieure.
I1 semble que la mise en place du MBAM et du NKOGAM ait été accompagnée de mouve-
ments verticaux du socle et que ces massifs constituent des horsts.
Dans la région de BANYO -
Mayo DARLE, dykes, nakes et coulées représentent les
trois Séries. Ces épanchements sont dus au rejeu des grandes cassures qui ont provoqué l'ef-
fondrement de la plaine de TIKAR et le soulèvement-duHaut Plateau.
A la hauteur de NGAOUNDERE, des Monts GOTEL au fossé de la MBERE s'étend presque
sans interruption une couverture basaltique qui, dans le bassin de la SANAGA, intéresse le
TCHABAL MBABO, les hauts bassins de la VINA et du DJEREM. Des coulées récentes s'observent
dans certaines vallées actuelles et se reconnaissent à leur manque d'altération (VINA). En-
tre basaltes anciens et basaltes récents doivent se situer les trachytes et phonolites, ob-
servés surtout en pointements péléens. A ces trachytes et phonolites, il faut associer un
pointement de rhyolite entre la VINA et NGAOUNDERE.

[Link] LES FORMATIONS SEDIMENTAIRES


[Link].1 SERIE SEDIMENTAIRE COTIERE -
La SANAGA inférieure découpe
une étroite bande dans le bassin sédimentaire côtier de DOUALA.
Au contact sédimentaire-cristallin,on observe une série d'affleurements de peti-
tes dimensions formés de marnes et calcaires fossilifères épais d'une quarantaine de mètres;
allant du Turonien au Campanien inférieur, la succession paraît continue bien que peu épaisse.
Recouverte en concordance apparente par les grès et argiles continentaux de
DIZANGUE, elle indique qu'au régime marin du Campanien inférieur succèdent une régression
et un épisode continental dès le Campanien supérieur.
La série de DIZANGUE est essentiellement continentale, débute par un petit con-
glomérat et se poursuit par des grès friables, fins ou grossiers avec intercalation de
grès kaolinique, d'argile et grès ferrugineux. Les stratifications entrecroisées sont la
règle dans ces grès.
Cette série dépourvue de fossiles peut correspondre au sommet du Crétacé, au Pa-
léocène et peut-être à 1'Eocène inférieur.
Puis viennent des sables souvent grossiers, parfois marneux 1 intercalations fer- '
rugineuses fréquentes, passant Ides argiles peu bariolées. Dépourvus de fossiles, ils re-
posent en discordance sur toutes les séries etsont datés, pour cette raison, par analogie
avec les régions voisines, du Plio-Pleistocène.
- 18 -

Sables catiers, vases noires de la mangrove et alluvions récentes des fleuves


representent les sédiments actuels.

[Link].2 FORMATIONS EN DEHORS DE LA ZONE COTIERE -


Le Crétacé
moyen est représenté par des formations continentales dans le bassin du Haut DJEREM. I1
s'étend sur 65 km de long et une dizaine de large. On y distingue une succession de grSs
noirs très fins, de grès fins beiges et de gres conglomératiques, grossier arkosique.
Quant aux autres formations, elles sont récentes ce sont des alluvions, Bluvions
et latérites.
Les alluvions ont une faible extension, elles constituent les flats dans les mul-
tiples biefs [Link]és de chutes et rapides et ne sont bien représentées que dans
les plaines de NDOP, MBO, TIKAR, de la VINA et les cuvettes mar6cageuses : TIBATI, etc ...
. 1,s P E D O L O G I E (CARTE II1,HORS TEXTE)
Les sols du C W R O U N ont BtB étudiés pay les pédologues de 1'ORSTOM ; à deux ou-
vrages : les cartes pedologiques aul/l O00 O00 B du CAMEROUN Oriental, dressee par D. MARTIN
et P. SEGALEN, et du CAMEROUN Occidental dressde par M. VALLERIE, sera emprunté l'essentiel
des données ci-après.

1.5.1 G E N E R A L I T E S U R L A P E D O G E N E S E

[Link] LES PRINCIPAUX PROCESSUS DE FORMATION DU SOL


De l'interaction des facteurs de formation du sol résulte un certain nombre de
processus de formation du sol qui vont intéresser, à des degrés divers, les sols du bassin
de la SANAGA. On peut reconnaître la ferrallitisation, l'induration, l'accumulation de ma-
tiere organique, la formation de gley et pseudo-gley, le lessivage.
La d ' ' ation est le processus majeur au CAMEROUN. La pluie chaude, ui tombe
en abondance de deux tiers du pays, provoque une hydrolyse des minéraux les roches
avec Blimination, dans les e'aux de percolation, des bases alcalines et alcalino-terreuses
et d'une partie de la silice, qui sont évacuées dans la mer par le grand fleuve. I1 en ré-
sultera une accumulation relative de produits de synthèse ferrugineux ou alumineux peu so-
lubles. Elle se développera dans des sols tres Bpais, sur toutes les roches-&res du bas-
sin. La nature du contenu minéral des sols est liée, 3 l'intérieur de la zone ferrallitique,
3 la nature du drainage, donc 3 la geomorphologic, aussi bien qu'aux facteurs climatiques.
Les zones 3 bon drainage : rebord des surfaces d'brosion, zone de l'ADAMAOUA, massifs vol-
caniques, seront favorables 3 la gibbsite. Les surfaces d'érosion elles-mêmes, lorsqu'elles
sont peu entamées par les riviSres, voient un Bcoulement des nappes assez lent ; les sols y
sont surtout kaoliniques. Ce processus concerne la presque totalité du bassin. Les roches
volcaniques anciennes et rBcentes y sont soumises comme les autres, mais le degré de déve-
loppement du profil est moindre chez les dernières. Le processus paraît s'être exercé pen-
dant des périodes géologiques tout entiSres.
L l h d w a t i o n porte essentiellement sur les hydroxydes de fer et d'alumine, lors-
qu'ils sont préalablement concentrés. C'est le cas dans diverses parties du pays (regions
BAMILEKE et BAMOUN, environs de BERTOUA, dans l'ADAMAOUA, etc ... ) . Les cuirasses qui ré-
sultent de l'induration des produits ferro-alumineux peuvent constituer des plateaux domi-
nant le pays environnant lorsque l'érosion a été active (ADAMAOUA par exemple) ; ils peu-
vent ne pas dépasser le reste du paysage lorsqu'elle a été faible. La nature de la cuirasse
est variable : bauxitique dans le cas de l'ADAMAOUA, plus ferrugineuse ailleurs.
L'ac- ' n de & niatiene ongcutique se produit diversement sur l'&tendue du pays.
Normalement, la température élevee et la pluviométrie sont favorables à une minéralisation
assez rapide de la matière organique. Cependant, en haute altitude (massifs volcaniques de
l'ouest), l'abaissement de la température est tel que la matière organique se maintient
beaucoup plus longtemps et que la quantite qui s'accumule peut atteindre 15 I 2 0 %.Dans
les zones 1 mauvais drainage, le plan d'eau peut être suffisamment haut pour permettre une
accumulation de matisre organique sous l'eau ; on a alors parfois des accumulations de ty-
pe tourbeux ou d'armoor. Ces teneurs peuvent être élevées et atteindre 30 1 35%. C'est le
cas de vallées marécageuses comme celles du NOUN, de la VINA, etc ...Dans les régions
khaudes et humides (c'est-à-dire l'essentiel du bassin), les teneurs en matière organique
sont géneralement de l'ordre de 2 à 4%.

1i
- 19 -

La ~omunationd'mg&e concerne tous les sols. Elle est réglée par les conditions du
milieu dans lequel s'opèrent les hydrolyses, beaucoup plus que par les matériaux originels.
Lorsque la pluie est abondante, les bases sont éliminées en quasi-totalité avec une partie
importante de silice. Lorsque les conditions de drainage sont excellentes, la gìbbsite est
un minéral souvent observé. Sur les surfaces planes du centre et du sud, la kaolinite est
par contre le minéral dominant.
L e l a d i v a g e est un vocable appliqué à des mécanismes assez différents.
Dans les parties chaudes et pluvieuses du pays oit le drainage est convenablement
assuré, l'eau percole librement 2 travers le sol. Elle entrafne hors du profil bases et
silice. On peut dire que ce sol est lixivié i cela s'applique aux sols ferrallitiques.
Très souvent, par contre, on note que si l'horizon A a été plus ou moins forte-
ment appauvri en argile, il ne s'ensuit pas obligatoirement que l'horizon B en ait été en-
richi. L'horizon B ne montre dans ce cas aucun des caractsres propres à l'accumulation. I1
faut donc que l'argile ait été exportée hors du profil et perdue dans les eaux qui, tom-
bant massivement lors des saisons des pluies, ne peuvent y pénétrer totalement et doivent
ruisseler et entrainer obliquement les fractions fines. I1 est possible de mettre en évi-
dence ce lessivage oblique dans les sols ferrallitiques jaunes.
L'hyhomokpkie peut s 'accompagner d'une accumulation de matière organique. Le plus
souvent, elle se traduit par la formation de pseudo-gley et/oude gley. Le pseudo-gley est
un horizon tacheté avec des parties grises et d'autres ocre ou rouges. Elles résultent
d'un engorgement temporaire de l'horizon, quelle que soit sa cause. Une succession d'en-
gorgements et d'aérations du sol provoque réduction et oxydation avec mises en mouvement
et précipitations de fer. Ceci peut se produire dans n'importe quel sol.
Le gLey se développe lorsque l'engorgement est total ou quasi-total. La phase ré-
ductrice est de loin la plus longue ; le fer réduit est mis en mouvement et peut être éva-
Cué du profil. Le gley n'est pas une caractéristique des sols (oh il peut exister occasion-
nellement). Avec le pseudo-gley, il est fréquent dans les sols hydromorphes et est cantonné
dans les vallées inondées.
Les grandes catégories de sols du bassin de la SANAGA sont caractérisées soit par
un de ces processus, soit par la superposition au processus principal d'un ou plusieurs au-
tres processus secondaires. De cette interaction résultent une morphologie et des caracté-
ristiques physico-chimiques qui permettent de classifier les sols.

[Link] REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES SOLS


La comparaison des conditions géographiques générales qui intéressent le bassin à
l'heure actuelle avec la répartition des sols permet d'aboutir aux conclusions suivantes.
Les. sols ferrallitiques occupent la quasi-totalité du bassin. Quelle que soit l'al-
titude, le détail des conditions climatiques, la ferrallitisation est le processus dominant.
En altitude, l'accumulation de la matière organique se superpose I ce processus. Dans l'est,
et dans l'ADAMAOUA, le cuirassement envahit le paysage. En différents points, l'ensemble
des caractéristiques propres à la ferrallitisation n'est pas rempli et l'on aura des sols
faiblement ferrallitiques. Dans différents secteurs de l'ouest et de l'ADAMAOUA, la jeu-
nesse des sols (dérivés de matériaux récents) fait qu'ils sont rangés dans la classe des
sols peu évolubs ou dans celle des sols I mull. Dans quelques vallées ou plaines inondées,
se développent des sols hydromorphes.

[Link] CLASSIFICATION DES SOLS


La classification des sols utilisée est celle mise au point à 1'ORSTOM par G.
AUBERT (1963). Elle dérive de celle présentée par AUBERT et DUCHAUFOUR lors de la VIè Con-
férence Internationale des Sols à PARIS en 1956. Des dix classes qu'elle comporte, cinq
sont présentes sur le bassin. Mais c'est de loin la classe VI11 des sols I sesquioxydes
qui est la plus largement représentée avec la sous-classe des sols ferrallitiques.
Les sols hydromorphes ont été ordonnés suivant la nouvelle présentation de cette
classe à la suite de la réunion des pédologues ORSTOM qui s'est tenue en septembre 1964 et
qui a préconisé la subdivision en trois sous-classes : sols hydromorphes organiques, mo-
yennement organiques et minéraux.

1.5.2 C L A S S E I - L E S S O L S M I N E R A U X B R U T S
Les sols appartenant I cette classe sont des sols d'origine non climatique et sont
le résultat de l'éJcodiOn. Deux unités ont été reconnues.
- 20 -

Il - Les s o l s minéraux bruts non climatiques d'érosion sur roches diverses (1)
Les roches sont le plus souvent des roches plutoniques (granites) ou métamorphi-
ques (migmatites). Elles affleurent tres largement dans le bassin. Elles peuvent consti-
tuer des inselbergs isolés (un peu partout dans le nord-ouest, mais également dans diffé-
rentes autres parties du pays). Elles ne peuvent être représentées alors sur la carte. Dif-
férents massifs de faible étendue, constitués d'autres roches, existent ailleurs : rhyoli-
tes en bordure de la plaine TIKAR, par exemple. Ces rochers se présentent sous forme de
vastes d6mes lisses, ou bien d'un amoncellement de boules juxtaposées, auxquelles sont as-
sociés des sables grossiers provenant de la desquamation de ces roches.
I3 - Sols mingraux bruts non climatiques d'érosion sur cuirasse ancienne alumineuse

Dans diverses parties du bassin, affleurent sur de vastes surfaces des cuirasses
qui, par le jeu de l'érosion, se trouvent constituer des ensembles a bord net et dominant
le reste du pays de quelques metres ou de quelques centaines de metres. Cette situation
topographique fait que ces formations ne peuvent résulter de pédogenese actuelle, mais
constituent un héritage d'un passé lointain. Ces cuirasses peuvent être observées dans la
moitié nord.
Le cuirassement alumineux est une caractéristique de la partie de l'ADAMAOUA si-
tuée entre NGAOUNDERE et TIBATI et proche des localités de BAGODO, MINIM et MARTAP. Ces
cuirasses couronnent des plateaux assez allongés fortement disséqués par l'action des ri-
vieres, profondément enfoncées (100 à 200 m environ). Elles forment sur les bords une vé-
ritable corniche d'une dizaine de metres d'épaisseur. Elles sont occupées par une savane
assez lbche dont les arbres poussent leurs racines dans les interstices des blocs. Ces cui-
rasses, par leurs teneurs élevées en alumine, peuvent être qualifiées de bauxitiques. Elles
ont fait l'objet de sondages par le BRGM.
La tres faible épaisseur de sol meuble en surface, la tres forte épaisseur de la
cuirasse, la situation topographique font que cette formation doit être considérée comme
tres ancienne et, de ce fait, a été rangée dans les sols minéraux bruts sur cuirasse an-
cienne.

1.5.3 C L A S S E II - L E S S O L S P E U E V O L U E S
Ces sols sont caractérisés par un profil AC oil les horizons A et C sont déjà bien
individualisés. Les sols de cette classe appartiennent à la sous-classe des sols d'origine
non climatique et ils dérivent des roches en place ou apportées par les eaux ou'les vents.
Ce sont les sols d'érosion et les sols d'apport.
Les s o l s d'érosion lithiques sont divisés en deux familles sur roches acides et
sur roches basiques.
II1 - Sols peu évolués d'érosion sur roches acides
Ces sols sont répandus dans le nord du bassin, dans les zones oil les pentes sont
fortes, la couverture végétale assez clairsemée et l'action dégradante de l'homme impor-
tante, tandis que la pluie tombe en orages puissants.
II2 - S o l s peu évolués d'érosion sur roches basiques

Les s o l s peu évolués sur roches basiques peuvent être observés dans différentes
zones oïï affleurent les basaltes dont dérivent des sols peu épais caillouteux. On peut en
observer dans le pays Bamoun.
II3 - Sols d'apport sur cendres basiques
Dans la vallée du NOUN et aux alentours, des volcans au dynamisme vulcanien ont
émis en abondance des cendres (de nature basaltique) qui ont été répandues autour des cen-
tres d'émission oïï leur épaisseur atteint plusieurs mstres. Transportées par les vents,
elles ont "saupoudré" des étendues considérables. En particulier le pays Bamiléké a vu ses
sols rajeunis superficiellementpar des apports minéraux nouveaux, ce qui explique en partie
le développement de l'agriculture dans ce pays. Ces matériaux cendreux ont ét6 déposés à
une époque assez récente, leur altération est encore peu avancée, et les profils sont géné-
ralement peu épais. Ils sont développés entierement sur la cendre ou bien constituent une
épaisseur modeste sur un sol ferrallitique déjà fortement développé. Leur indication sur la
carte à 1/1 O00 O00 B n'était pas possible, mais ces sols sont trls importants à connaxtre.
Leur mise en culture est effectuée pour la plantation des caféiers ou cultures vivrieres
diverses.

(1) .- La numérotation et l'appellation des s o l s sontcelles delalegende de la carte.


- 21 -

II6 - S o l s Itendance hydromorphe sur alluvions marines

I1 s'agit de sols occupés par la mangrove, fréquents Il'embouchure de tous les


estuaires depuis le WOURI au nord jusqu'au NTEM au sud. Ils n'ont pas fait l'objet de tra-
vaux particuliers.

1.5.4 C L A S S E IV - L E S S O L S A M U L L
Dans cette classe, on a reconnu des sols bruns eutrophes modaux dérivés de roches
volcaniques basiques. I1 s'agit de sols dérivés de basalte (en coulées généralement peu
étendues) dont 1'8ge est assez récent. Ces sols présentent une évolution beaucoup moins
avancée que ceux de la classe VITI, mais plus que celle de la classe II, tant'par le déve-
loppement morphologique que par les propriétés physiques et chimiques. Ils sont situés
dans la zone tropicale d'altitude (BAMILEKE, BAMOUN et ADAMAOUA).

1.5.5 C L A S S E VI11 - L E S S O L S A S E S Q U I O X Y D E S
Ils sont représentés par les sols ferrallitiques comprenant différents groupes
qui sont détaillés successivement ci-apr6s :
- Sols faiblement ferrallitiques

VIIIll et 13 - Sols faiblement ferrallitiques modaux sur roches acides

Ces sols sont bien représentés dans l'est-CAMEROUN et dans l'ADAMAOUA, depuis le
nord de BERTOUA jusqu'à BANYO en passant par NGAOUNDERE.
Ils paraissent occuper le plus souvent des zones de raccordement entre surfaces
d'aplanissement d'Figes différents ou des surfaces intermédiaires. Le relief de collines
irrggulieres est toujours très accidenté, les affleurements rocheux sont fréquents et la
pédogenese semble récente.
La végétation est toujours une savane assez ouverte.
- Sous-groupe des sols faiblement ferrallitiques ferrisoliques
VIII14 - Sols sur roches acides
Ces sols n'occupent que de faibles superficies dispersées dans le sud, particulis-
rement au nord de YAOUNDE. On trouve ces sols sur des types de relief très variés, aussi
bien sur des collines à fortes pentes que sur des pentes faibles, dans un modelé d'aplanis-
sement.
La végétation n'est pas caractéristique et peut être aussi bien la forêt que la
savane.
VIII15 - Sols sur roches basiques
Dans la partie ouest du CAMEROUN oriental, aux dernisres nappes hawaïennes très
fluides ont succédé des manifestations de type strombolien qui ont émis, dans les vallées,
des coulées filiformes de plusieurs kilomètres de long. Ce basalte de vallée supporte des
sols beaucoup plus évolués que ceux de la classe III, mais beaucoup moins que celui des
plateaux qui appartiennent Ila classe VIII. Ils sont assez fréquents dans la region Ba-
moun et sont généralement très bien drainés. La végétation est du type savane.
- Groupe des sols ferralliciques typiques
Sous-groupe des sols brun-jaune
VIII16 - S o l s sur roches diverses

Ces s o l s ont été reconnus en divers secteurs du Centre-CAMEROUN, particulièrement


au nord de YOKO, autour de GAROUA-BOULAT et au sud de NGAOUNDERE. Jusqu'à présent, on ne
les a vus que sur la surface d'aplanissement 900 -
1 100 m, o0 l'on observe un modelé de
collines ou de plateaux fortement disséqués par le réseau hydrographique ; les profils les
plus typiques sont observés en topographie plane.
La végétation est une savane arborée, souvent ILophira alata et Iforte végéta-
tion graminéenne d'Hyparrhenia rufa.
- 22 -

- Sous-groupe de sols ferrallitiques typiques rouges


VIII17 - Sols sur roches acides

Les sols ferrallitiques typiques rouges sur roche acide sont trgs bien représen-
tés dans tout le centre et le sud, entre FOUMBAM et ABONG-MBANG, en passant par NANGA-
EBOKO et BERTOUA. I1 est cependant possible qu'a la suite d'études plus approfondies, cer-
tains secteurs de cette vaste région passent dans la catégorie des sols ferrallitiques in-
durés.
La morphologie de toute la région occupee par ces sols-est très homogène : il s'a-
git le plus souvent d'une succession monotone de collines en demi-oranges qui, par leur
forme et leur altitude relativement constante sur de grandes surfaces, sont typiques de
cette région de la zone équatoriale.
La végétation n'est pas caractéristique de ces s o l s , que l'on trouve aussi bien
en forêt qu'en savane.
VIIIls - S o l s sur roches basiques
Les sols ferrallitiques rouges se développent sur tous les "vieux basaltes",
c'est-3-dire sur les anciennes nappes hawaïennes que l'on observe sur les plateaux BAMILEKE,
BAMOUN ou de l'ADAMAOUA. L'âge de ces basaltes est variable'et va du Crétacé, pour les plus
anciennes, 1 une période relativement récente qu'on peut estimer au quaternaire ancien.
Ces sols occupent donc généralement des sommets de plateaux'oh le drainage est
toujours bon, sans qu'on identifie de traces d'hydromorphie. La végétation actuellement
observée est une savane arborée très lache. Les feux de brousse y passent tous les ans.
- Groupe des sols ferrallitiques typiques
Sous-groupe des sols jaunes (1)
VIII19 - Sols sur roches sédimentaires
Ces sols occupent toute l'auréole du bassin sédimentaire de DOUALA, coup6 par la
SANAGA inférieure.
Morphologiquement, la région est caractérisee par une succession de' plateaux, plus
rarement de collines 3 sommet aplani, présentant facilement des dénivellations de 30 Fi 5 0 m
par rapport au réseau hydrographique.
La végétation naturelle est forestière, mais les plantations (palmier a huile,
hévea) sont nombreuses.
VIIIz0 - Sols sur roches acides

Ces sols interessent le bassin de la SANAGA en aval de KIKOT jusqu'l EDEA.


Le relief est assez variable dans toute cette zone, mais on observe les s o l s les
plus typiques sur des modelés d'aplanissement généralement tr6s bien disséqués par un ré-
seau hydrographique dense.
La végetation est toujours forestigre avec tous les intermédiaires possibles en-
tre la grande for& et les plantations arbustives, en passant par des forêts secondaires
et des brousses et jacheres forestigres.
- Groupe des sols ferrallitiques humifères
VIIIzl - Sols sur basalte
Les sols ferrallitiques humifères existent sur les hauteurs volcaniques de la par-
tie ouest du CAMEROUN oriental, II oil l'on observe des roches basiques, des pluvibmétries
élevées ( 2 ?i3 O00 nun) et des températures assez fraîches, B une altitude genéralement su-
périeure B 2 O00 m (Monts BAMBOUTOS, de BAMENDA, Mont O K U ) . La végétation est une forêt
dense assez basse qui disparaTt pour faire place a la savane d'altitude.
Le drainage est normalement assuré.

(1) - I1 est possible que, par la suite, ce sous-groupe soit rattaché B un groupe de sols
ferrallitiques lessivés ou désaturgs.
- 23 -

- Groupe des sols ferrallitiques indurés


VII122 - Sols sur roches acides
Ces sols sont particulièrement bien représentés dans la partie est du bassin.
Les sols ferrallitiques indurés peuvent occuper des positions topographiques par-
ticulières dans certains paysages, mais le plus souvent ils représentent l'ensemble des
sols en dehors des bas-fonds : dans ce dernier cas, le modelé de détail peut prendre aussi
bien la forme "plateau" que la forme colline à profil convexe (demi-orange).
On trouve ces sols aussi bien en forêt qu'en savane ; ces sols résultent souvent
d'une pédogenèse ancienne sans rapport avec le climat et la végltation actuels.
VIIIz3 - Sols sur roches basiques
Des sols indurés ont été observls sur roches basiques sur les plateaux BAMILEKE ou
BAMOUN. De nombreux sols présentent une induration à une profondeur plus ou moins importante.
La position topographique est soit un plateau, soit un ensellement.

1.5.6 C L A S S E X - L E S [Link] H Y D R O M O R P H E S
X1 - Sous-classe des sols hydromorphes organiques ou tourbeuX
Ces sols sont assez répandus et finissent par représenter des surfaces assez im-
portantes dans certaines vallées oii le drainage est fortement contrarié pour des causes
d'ordre essentiellement géologique. Le plan d'eau se maintient constamment élevé, mais est
suffisamment mince pour ne pas empêcher le développement de végétaux : forêt marécageuse
ou bien prairie aquatique. Le sol se constitue par accumulation de matière organique peu
décomposée reposant sur des horizons de gley. Ce type de sols correspond aux grands marais
de la partie centrale de la vallée du Haut-NOUN (plaine de NDOP) , et de la VINA, etc ...
X2 - Sols hydromorphes moyennement organiques
- Groupe des sols humiques Igley
Sous-groupe à pédoclimat chaud
Les sols moyennement organiques occupent des sites voisins et analogues aux précé-
dents. Toutefois, ils en diffèrent par le fait qu'ils sont évacués par les eaux, pendant
une période assez courte de deux mois environ. La végétation est actuellement de type prai-
rie aquatique susceptible d'être mise à feu lors de la période d'assèchement. Une zone ca-
ractéristique est la vallée du NOUN et celles de plusieurs de ses affluents (NAFOUMBA,
MAOUAT) .
Ces sols; une fois drainés et assainis, peuvent être utilisés pour des pâturages
ou bien en riziculture.
- Sous-classe des sols hydromorphes minéraux d'ensemble
Groupe des sols à pseudb-gley
X3 - Sols à pseudo-gley d'ensemble
Dans les divers biefs n'ayant pas de lit majeur défini, les sols sont périodique-
ment inondés et présentent, dans l'ensemble de leur profil, des marques d'hydromorphie :
taches concrétions, qui permettent de les ranger dans les sols hydromorphes minéraux à pseu-
do-gley. Les différences y sont nombreuses, car les matériaux originels varient suivant les
zones d'alluvionnement. On observe des sols argileux à sableux grossiers. Les sols sont en-
vahis par les eaux au moment des crues ; ils se ressuient assez bien pendant la saison sè-
che.

1,6 VEGETATION (GRAPHIQUE 5)


La végétation est très sensible aux variations climatiques, depuis la zone proche
de l'océan jusqu'à l'ADAMAOUA. Elle a été étudiée par H. JACQUES-FELIX (1950) et par R.
LETOUZEY (1958) auquel sera emprunté l'essentiel des données présentées ci-aprss.
- 24 -

1.6.1 F A C T E U R S A F F E C T A N T L A V E G E T A T I O N
La végétation est en relation étroite avec le climat qui varie avec .[Link],
mais également avec L'aetitude. Pres de la mer, la pluviométrie abondante et bien répartie
au cours de l'année favorise le développement de la forêt dense ombrophile. Une certaine
différenciation seraapportée vers l'intérieur par suite de l'existence des plateaux came-
rounais, o5 progressivement se développent des zones très étendues oh domine la savane.
Dans la partie ouest du bassin de la SANAGA, s'élevent des édifices montagneux ré-
sultant de l'accumulation volcanique. I1 s'agit soit de massifs isolés comme le MBAM, le
MBAPIT, le NXOGAM, soit de massifs plus importants comme les BAMBOUTOS, les Monts de BAMENDA,
le Mont OKU. Leur altitude varie de 1 700 I2 700 m ; ils sont tres arrosés et on peut y
observer des "formations montagnardes". Plus au nord, depuis le pays Bamoun jusqu'l 1'ADA-
MAOUA et le NGANHA, divers sommets dépassent 1 700 m. Mais les formations montagnardes y
sont rares ou absentes.
Dans la partie meridionale du bassin, encore largement occupée par la forêt dense
ombrophile, L a h6Æuences Zdaphiqua se font difficilement sentir et le sol, en apparence tout
au moins, modifie peu la physionomie et la composition de la forêt. Toutefois, l'exces d'eau,
dans certaines zones marécageuses (vallee du NOUN) favorise la forêt dense marécageuse ; en
bordure de la mer, l'eau et le sel sont responsables de la mangrove qui remonte tous les
grands estuaires.
A peu pres partout, mais surtout dans la partie centrale et dans le nord du pays,
%'&6Æuems de L'honnie sur la végétation est capitale. L'homme est en effet responsable de la
modification, sinon du bouleversement complet des paysages végetaux. Cette influence humai-
ne s'exerce de maniere variable d'un endroit Il'autre. La fragilité et la fertilité limi-
tée de la plupart des sols obligent à renouveler très fréquemment les terrains utilisés
pour les cultures annuelles. Les arbres, écorcés Ila base, meurent sur pied et sont brû-
lés de maniere 1 dégager "un champ" pour le maïs, les haricots ou l'arachide. De nombreux
arbres sont coupés pour la construction de cases, le bois de chauffe, ou bien l'exporta-
tion. Des zones plus vastes peuvent être défrichées pour des cultures arborées ou arbus-
tives pérennes (palmiers à huile, cacaoyers, caféiers, etc ...). Lorsque la brêche faite
dans la forêt n'est pas trop importante ni le dégât fait au sol irrémédiable, la forêt peut
réoccuper les zones qu'elle a momentanément perdues. Mais si la pression de la population
est forte et les dégradations répétees, la forêt recule de maniere constante (environs de
YAOUNDE par exemple).
En zone de savane, le mode de dégradation de la végétation est également souvent
' le défrichement à la hache. Mais ici, le feu, propagé par les herbes, est un agent autre-
ment actif. Un tres grand nombre d'arbres ne résistent pas au passage du feu, sont détruits
et éliminés. Un petit nombre, par suite de caractéristiques biologiques particulieres com-
me une écorce épaisse, la reproduction par drageons, réussissent à supporter ces mauvais
traitements et à subsister malgré tout. Ils sont alors peu élevés, et présentent un port
contourné caractéristique. Propagé rapidement Itravers la savane, le feu ronge,année après
année, la forêt qui recule lentement par ses lisieres. Ce processus est particulierement
net dans le centre CAMEROUN o5 la forêt est morcelée, tronçonnée et ne subsiste que sous
forme d'îlots en avant de la masse principale de la for8t dense ou bien dans les galeries
plus humides le long des cours d'eau, peu favorables à la propagation du feu. La nécessité
de renouveler les paturages, de remplacer les herbes seches inalibiles par des repousses
plus tendres, les besoins de la chasse, sont des motifs sans cesse renouvelés de rallumer
les feux.
Cependant, si l'homme détruit, ou maltraite les formations végétales, il lui arri-
ve aussi, mais rarement, de les protéger et d'en reconstituer. C'est le cas du pays Bami-
léké oil un nouveau paysage végétal a été fabriqué de toutes pieces, par des plantations de
haies vives, de raphiales etc ...
1.6.2 F O R M A T I O N S P R I M A I R E S E T S E C O N D A I R E S
,
Toutes ces modifications apportées 3 la végétation font qu'elle se présente assez
peu souvent sous une forme qu'on peut qualifier de cLÚna&que, c'est-3-dire en équilibre avec
les facteurs environnants, mais sans les modifications apportées par l'homme. Les seules
formations véritablement primaires sont Irechercher en zone forestière, loin des villages
et des routes. La forêt dense ombrophile est remplacee le plus souvent par des forêts se-
condaires avec des essences Icroissance rapide et des graminées à grandes feuilles.
Lorsque la saison seche est suffisamment longue, la forêt, même secondaire, ne se
reconstitue pas ; on passe alors Iun type de savane. La composition floristique change
suivant le climat et le sol, mais conserve un aspect constant sur des surfaces immenses :
- 25 -

mélange de graminées assez hautes avec des arbres séparés plus ou moins nombreux. Cette sa-
vane n'est jamais une formation primaire. Elle remplace des peuplements forestiers (forêts
denses mésophiles ou tropophiles) qui, soumis depuis longtemps à la hache et au feu, ont
disparu d'une manière qui paraît irréversible. En fait, si la pression exercée par l'homme
se relâche, si on empêche, par des moyens appropriés, la savane de brûler, celle-ci est ra-
pidement réoccupée par des espèces forestières. Ceci est particulièrement vrai près de
FOUMBAM oh un espace protégé depuis plusieurs années, à la suite d'une action du Service
des Eaux et Forêts, est envahi peu à peu par des arbustes et arbres, alors qu'aux environs
il n'y a pas un seul arbre.
On est donc en droit de penser que sur la plus grande partie du bassin, les forma-
tions primaires ont subi depuis de nombreux siècles, des dégradations par la hache et le
feu, destinées à ouvrir des terrains de culture pour les hommes, des pâturages pour les ani-
maux. Ce que nous voyons à l'heure actuelle est une végétation modifiée, entretenue artifi-
ciellement. Si l'action de l'homme vient à disparaître des peuplements forestiers reprennent
la place qu'ils ont perdue.

1.6.3 L E S P R I N C I P A L E S F O R M A T I O N S V E G E T A L E S
Dans cette notice, l'on suivra la terminologie utilisée par R. LETOUZEY dans l'At-
las du CAMEROUN, qui est celle proposée par la réunion de phytogéographes à YANGAMBI en 1956.
R. LETOUZEY (1958) a distingué deux zones sur le bassin de la SANAGA : la forêt
dense humide, la zone soudano-guinéenne à formations mixtes forestières et graminéennes. Ces
différentes zones se rattachent très régulièrement aux zones phytogéographiques reconnues à
l'est comme à l'ouest du CAMEROUN.
La forêt dense est connue Ibasse et moyenne altitude. Près de la mer, Lophira ala-
ta est abondant ainsi que Saccoglotis gabonensis, Cynometra Hanke1 et Coula edulis. En mo-
yenne altitude, cette forêt s'enrichit en légumineuses. La forêt ombrophile est ouverte par
des clairières près des villes, des plantations de palmiers i huile, de bananiers, d'hévéa.
En s'éloignant davantage de la mer, la forêt dense, moins arrosée, devient semi-
décidue. La bordure sud du bassin, avec deux appendices importants et morcelés s'étendant
au long du MBAM et de la SANAGA, aux contours mal définis, est constituée par la forêt hémi-
ombrophile à Celtis et Sterculiaciées. Cette forêt est moins haute que la forêt atlantique
avec quelques arbres 5 fûts droits et au sous-bois envahi de grandes plantes herbacées, Ma-
ranthacées en particulier.
Les arbres caractéristiques sont Triplochiton scleroxylon, Sterculia oblonga, S.
rhinopetale, S. traqacantha, et Pserygota kamerunensis, avec des Ulmacées (plusieurs espè-
ces de Celtis), des Moracées et diverses espèces de Ficus ; Terminalia superba est abondant.
Cette zone attire l'homme : des populations denses cultivent les palmeraies et étendent les
cultures industrielles : cacaoyer, caféier, tabac ...
Le recru secondaire est essentiellement à base de Sissongo (Pennisetum purpureum)
et, en cas d'épuisement des terres, d'Imperata cyli5drica. Le Fromager (Cerba pentandra)
signale l'habitat humain, ancien ou actuel.
Sa limite nord correspond au passage brutal i la savane.
A cette zone de forêt dense ombrophile et hémi-ombrophile peuvent être associées
deux formations particulières édaphiques : la mangrove 3 Rizophora racemosa, R. Mangle,
Avicennia nitida. Les zones marécageuses de l'intérieur sont occupées par des Pandanus,
Raphia, Mitragyne, Uapaca.
En altitude, sur les flancs des massifs montagneux, subsistent des Plots de forêts
denses de montagne ou de haute montagne. On y observe des Guttifères, des Entendrophragma,
des Albizzia, Ficus alors que des Podocarpus, Cyathea, Raphia colonisent certaines zones
humides. Cette végétation des montagnes est détruite activement pour y installer des cul-
tures ou des pâturages ; elle est alors remplacée par des Sporobolus, des bambous (Arundi-
naria alpina), des papillonées (Adenocarpus mannii) .
La transition entre les peuplements forestiers et la savane qui s'étend au nord
est très brutale. I1 subsiste encore des Plots de forêt à Sterculiacées, et des forêts ga-
leries. Dans les savanes, le tapis graminéen est i base d'andropogonées (I Hyparrhenia rufa
en premier lieu, parfois Londetra glabra). Les arbres et arbustes sont des Bauhinia thonin-
gii, Anona senegalensis, Albizzia div (dont A . Zygia), Entada abyssinica, Hymenocardia aci-
- 26 -

da, Lannea sp., Lophira lanceolata, Psorospermum febrifugum. Pennisetum purpureum est abon-
dant pres des forêts. Cette savane est rdgulierement parcourue par le feu pendant la saison
seche et s'dtend vers le sud aux dépens de la forêt 3 Sterculiacées le long des routes. I1
semble que, vers l'intdrieur du pays, valldes de la SANAGA, du PANGAR, DJEREM, etc ..., les
progres de la savane soient ralentis et même que la forêt reprenne possession de son domaine
perdu.
Sur le plateau de l'ADAMAOUA, il ne semble pas que l'on connaisse de forêt. En ef-
fet, cette zone situde entre 1 O00 et 1 200 m est favorable au dsveloppement du bdtail
(500 O00 boeufs, chevaux, chevres, etc ...) en raison des bonnes conditions sanitaires et
de l'absence de glossines. Par ailleurs, l'abondance des cuirasses et des sols ferralliti-
ques trSs évoluds en fait une zone peu favorable 3 l'agriculture. Le feu y passe souvent
deux fois par an (au début et 3 la fin de la saison seche) pour renouveler le pâturage.
Toute trace de forêt a maintenant disparu. La strate herbacCe est 3 base d'Andropogondes.
Les arbres sont souvent abondants : Daniella oliveri, Lophira lanceolata, Terminalia div.
Les formations ddaphiques sont celles des "bovds" de MEIGANGA avec une maigre vd-
gétation de graminées et de xérophiles (Allotrepsis semialata), des prairies B Urelytrum
tyrsiofdes. Les galeries forestieres rappellent celles de la zone de transition mais sont
moins dtendues.
lards
m)

Gr-5 CARTE PI Y TOGEOGRAPH QU E

Bassin de la SANAGA
-
ZONES

L
A- Ciel dair

B - Ciel peu nuageux

c - Trds couvert
D - Nuageux
lignes de grains
peu de precipitations

MAROUA
TROPICAL
[2 saisons]

i''.

,..'+
..*..>
.<.

,..... ...
:f.
5,:
i

..A.: +:-.
N D
.I.
I .

:I
;A ,'
I

.
i
I

.
YAOUNDE
TRANSITION

EQUATORIAL

[4 saisons]

D'aprBs [Link] " L a répartition des pluies et les regimes pluviometriques


auCAMEROUN"

Gr-6 Relation entre la position du F.1.T et le régime des précipitations


"Représentation schematique"
c -

-I-
l
-120

-
-I@

O 50 100 150 200 250hm

-80

-60

-40

-20

Gr-7 Zones d'influence des regimes pluviometriques


- 27 -

II, F A C T E U R S C L I M A T I Q U E S

2,l F A C T E U R S G E N E R A U X DU C L I M A T

Le bassin de la SANAGA se trouve dans une zone climatique de transition.


D'après l'Atlas du CAMEROUN, il est principalement intéressé par les régions cli-
matiques suivantes :
- la région des plateaux de l'ADAMAOUA, au climat tropical (variété de montagne) ;
- la région montagneuse de l'ouest au climat tropical d'altitude avec influence
océanique ;
- la région des savanes du Centre au climat équatorial Igrande saison sèche ;
- la région forestière du sud au climat équatorial ;
- les régions côtières du nord et du sud, de part et d'autre de la SANAGA inférieure,
subissant des variantes océaniques du climat équatorial.
En effet, le climat camerounais est sous la dépendance étroite de deux centres
d'action agissant simultanément, l'influence de l'un ou de l'autre prédominant suivant la
période de l'année. C'est le régime général du golfe de GUINEE.
Le premier centre est l'anticyclone de SAINTE-HELENE, le second recouvre en gran-
de partie le SAHARA et se présente soit comme une dépression, soit comme un anticyclone.
En effet, vers le mois de juillet, le soleil reste peu éloigné du zénith lors de
son passage au méridien et le SAHARA surchauffe devient le siège d'une depression thermique.
En janvier, par contre, le SAHARA est couvert par un anticyclone puissant, l'anticyclone
des ACORES.
Ainsi se trouvent en contact deux masses d'air de caractères totalement diffé-
rents :
- l'air continental stable et sec, qui se traduit par l'harmattan, vent du nord-est;
- l'air maritime instable et humide, analogue Ila mousson indienne, donnant des
vents de secteur sud-ouest.
Leur surface de contact s'appelle le Front Intertropical ou FIT. Cette surface
est fortement inclinée vers le sud et ne dépasse pas l'altitude de 3 O00 m environ (gra-
phique 6).
Les formations nuageuses importantes puis les averses ne prennent naissance que
lorsque la couche d'air humide a atteint une épaisseur suffisante (800 ii 1 O00 m).
On désigne habituellement par FIT la trace du front sur le sol.
Le FIT se déplace au cours de l'année, restant sensiblement dirigé le long des
parallèles. I1 suit, avec environ un mois de retard, le mouvement en déclinaison du soleil.
Ses positions extrêmes sont le 20 ème parallèle nord en août et le 4 Bme parallèle nord en
janvier. I1 entraîne avec lui quatre zones de temps qui détermineront les régimes des pluies
des régions balayées (graphique 13).
Zone A - Imfnédiatement au nord du FIT. Zone de l'harmattan. Le &¿.c eM c l a h ou
peu nuageux (cirrus).
Zone B - Immédiatement au sud du FIT (sur 400 km environ). Cid peu nuageux par cu-
mulus peu diSvelopph.
Zone C - Plus au sud (sur 1 O00 I 1 200 km). Ciel couvert ou très nuageux par
gros cumulus ou cumulo-nidus : o q a - ghainA - & g n u de gJuÚn6.
- 28 -

Zone D - Encore plusau sud, nuages stratiformes. Pa4 ou peu de p Z & ~ o n h (zone
due a la proximité des hautes pressions de l'anticyclone de SAINTE-HELENE).
La position extrême nord atteinte par la limite entre les zones C et D est environ
-
5O 30' N (YOKO BETARE-OYA). I1 y aura donc pour la région située au nord de ce parallèle
une saison des pluies et une saison sèche dans l'année, le passage des zones A et B donnant
la saison seche et celui de la zone C donnant la saison des pluies : c'eAtLeM?gheRhop.i&.
On note qu'au voisinage nord du parallèle 5' 30' il peut y avoir, avec les fluctuations du
FIT autour de sa position moyenne, influence de la zone D, c'est-a-dire un palier dans la
courbe des précipitations vers le mois de juin ou juillet. C'est la tmn&itÁon entre le ré-
gime tropical et le regime equatorial.
Au sud de ce parallele, il y aura deux saisons des pluies et deux saisons &ches,
de durées inégales.
On observe, en effet deux passages de la zone pluvieuse C, separes par celui de
la zone D de faibles précipitations qui donne la petite saison &che : c'est le regime equa-
torial.
La pluie étant le phbnomène metéorologique principal, interessant les hydrologues,
on est amene 3 distinguer de la mPme façon un climat tropical et un climat equatorial. Des
conditions locales de relief (Dorsale camerounaise) ou la proximité de l'océan peuvent mo-
difier plus ou moins les caractéristiques des deux régimes. Nous aboutissons ainsi par une
simplification du schéma des météorologistes 1 une régularisation des regimes pluviometri-
ques (graphique 7 ) .
Pour la pr.ésente étude, compte tenu de la densité des stations climatologiques,
on a eu recours Zi cinq stations en dehors du bassin : ABONG-MBANG, BATOURI, BOUAR, DOUALA,
ESEKA, en plus des quinze stations qui s'y trouvent ou qui le bordent.
Le tableau III donne les coordonnées et les altitudes de ces stations.
Les données ayant servi au calcul des différentes valeurs de ce chapitre sont ex-
traites :
- des Annales des Services Météorologiques de la France d'outre-Mer, pour la pério-
de 1951-1959 ;
- des."RésumBsmensuels du temps" publiés par la MBt6orologie Nationale de la Répu-
blique Féderale du CAMEROUN de 1950 2 1969 ;
- pour la station de BOUAR, des "Resumés mensuels du temps" publies par 1'ASECNA
pour la période 1958-1969.
On passera en revue successivement le vent, la température de l'air, l'humidité
de l'air, l'bvaporation, l'insolation et la pluviom6trie.

2,2 VENTS
Un tableau en annexe donne, quand il est connu :
- l'équipement des différentes stations : type de girouette, type d'anemometre et
sa hauteur au-dessus du sol i
- et la durée-d'observation utilisde pour la présente etude.

2.2.1 V I T E S S E D E S V E N T S
Les mesures sont effectuées trois fois par jour 3 06h00, 12h00 et 18h00, les vi-
tesses notables étant le plus souvent enregistrées B 12h00.
Le tableau IV rassemble en six classes de vitesses, allant de V<l m/s a V>21
m / s , les résultats en % des observations tbtales. D'apres ce tableau on peut noter une
tendance a la diminution de la durée des calmes V < 1 m/s pour les stations les plus sep-
tentrionales 03 l'action de l'harmattan est la plus sensible. Mais l'on ne peut tirer de
conclusion nette du fait de l'hétérogénéité du parc de l'appareillage et de la hauteur au-
dessus du sol. En plus s'ajoutent les influences orographiques locales : altitude et expo-
sition.
On peut noter que les vents sont rarement tres violents (sauf avant les "tornades").
- 29 -

TABLEAU III.

STATIONS CLIMATOLOGIQUES

I Station Latitude N Longitude E


~

Altitude
m

ESEKA 03'37' 10'47' 423


EDEA 03'48' 10°08' 31
YAOUNDE 03'50' 11'32' 783
ABONG-MBANG 03'58' 13'12 ' 694
DOUALA 04'04' 09'41' 12
NGAMBE 04'13' 10°37' 650
BATOURI 04'30' 14"24' 660
BERTOUA 04'36' 13'41' 668
NANGA-EBOKO 04'41' 12O22' 624
BAFIA 04'44' 11'15' 499
DSCHANG 05O2i' 10'03' 1 382
BAFOUSSAM 05'30' 10'24' 1 410
YOKO 05'32' 12'19' 1 031
BETARE-OYA 05'36' 14'05' 805
KOUNDJA 05'37' 10'45' 1 217
BOUAR 05'57' 15'38' 936
TIBATI 06O27' 12'37' 874
MEIGANGA 06'31' 14'17' 1 027
BANYO 06'45' 11'49' 1 110
NGAOUNDERE 07'19' 13'35' 1 138

R Station en R é p u b l i q u e C e n t r a f r i c a i n e
- 30 -

TABLEAU I V

V I T E S S E DES VENTS EN %

Station

ESEKA
EDEA
V m/s

69,2
74,5
2 - 4

26,8
23,2
5 - 6

2,99
1,99
1 7 - 1 4

1 ,o0
0,20
-&-
15

6,03
-

o ,O8
21

O
O
YAOUNDE 52,l 40,5 6,31 1,27 0,05 0,05
ABONG-MBANG 84,4 15,9 O ,59 0,14 0,03 O
DOUALA 54,l 41,3 4,34 0,33 O O
NGAMBE 70,2 22,3 5,21 0,02 O O
BATOURI 63,9 29,2 5,35 1,47 0,08 0,02
BERTOUA 80,4 18,7 1,o 011 O O
NANGA-EBOKO 72,O 25,3 2,21 O ,45 0,05 O
BAFIA 67,l 31,4 119 0,26 0,08 O
DSCHANG 67,5 28,2 3,31 1,oo O O
BAFOUSSAM 67,8 24,3 6 ,62 1,21 0,03 O
YOKO 42,3 47,3 8,39 1,93 o ,o2 O
BETAFE -0YA 44,2 43,5 9,95 2,19 0,19 O
KOUNDJA 37,9 52,3 7,29 2,36 0,13 O
BOUAR 42,l 38,2' 11,9 6t8 0,93 0,07
TIBATI 54,4 33,8 7,27 4,14 0,04 O
MEIGANGA 54,2 33,7 9,44 2,68 O ,O5 O
BANYO 55,2 31,8' 9,54 3,99 0,13 O ,O3
NGAOUNDEFE 40,9 42,O 11,8 5,24 O ,O5 0,Ol

2.2.2 D I R E C T I O N S D E S V E N T S

L'étude de la fréquence des directions des vents conduit a dresser le tableau V


indiquant les directions et quadrants prépondérants en saison &che (grande saison seche
pour le sud du bassin) et en saison des pluies et les deux directions les plus observées au
cours de l'année. Podr illustrer la premiere partie de ce tableau, les graphiques 8 et 9 re-
présentent la distribution des vents pour les mois de juillet et décembre sur des roses a 16
ou 8 directions suivant 1'Bquipement des postes.
Si pendant la saison des pluies la "mousson" du SW s'étend sur tout le bassin, il
n!en est pas de m8me pour l'"harmattan" de NE en saison sBche, il ne descend que rarement
au-dessous d'une ligne BAFOUSSAM, YOKO, BETARE-OYA.
Gr-8 - Fréquence d e s directions des v e n t s e n saison des pluies
-JUILLET-

BOUAR
6
0
+ 540

50 t

Eche//@ appprwimabve 1/3 S I X 000'

Les c a l m s sont md,qorr en 2 sous chaque stahm


&OUAR
18,5

Gr- $1 Repartition des temperatures minimales moyennes annuelles

Gr- 10 Repartition des temperatures maximales moyennes annuelles


- 31 -

TABLEAU V

DIRECTION DES VENTS

~~ ~

Station
Saison &che

Vent
-
aison des pluies

Vent
-
Vent
Année

Calmes
prépon- Quadran prépon Quadrant mépon- % d'observation
8 d 'observation
dérant déranE Erant
-
ESEKA W sw -w W sw-w W 69,2
E
EDEA W sw - w W sw - w W 74,4
SW
YAOUNDE W sw - w W sw - w W 51,6
sw
ABONG-MBANG W sw - w W sw - w W 83,4
sw
DOUALA sw ssw- w sw s - wsw sw
ssw
54,9

NGAMBE W sw -w W sw -w W 70,2
SW
BATOURI W sw - NW W sw - NW W 62,4
NW
BERTOUA W w - NW W w - NW W 80,4
E
NANGA-EBOKO - - SW sw - w SW 72,O
W
BAFIA sw E - SW sw SE - SW sw
SE
67,2
(I
DSCHANG N NW - NE NW SW - NW NW 67,5
N
BAFOUSSAM NE N - SE sw SE - W SE 69,3
sw
YOKO S N - s s SE -W s 37,l
sw
BETARE-OYA N N - NE sw s - w sw 44,l
N
KOUNDJA E NE -E W SE - NW E 38,O
NE
BOUAR NE N - E sw s -w E 42,l
sw
TIBATI NE N - E sw s - w NE 54,4
sw
MEIGANGA N N - NE S s - sw S 54,l
N
BANYO NE N - E SE SE - SW NE 52,5
N
NGAOUNDERE N NW - NE s s -w N 40,9
NE
- 32 -

II importe cependant de souligner un fait d'autant plus intéressant qu'il n'est


observé que dans certaines portions de la zone équatoriale et présente au CAMEROUN une net-
teté remarquable ; il s'agit des fameux vents d'W équatoriaux, qui constituent dans la par-
tie sud du bassin un trait quasi-permanent de la circulation au sein des basses couches
atmospheriques. PlutBt que de vents bien définis, il vaut mieux, en fait, parler d'un flux
leger de secteur W B SW, compte tenu de la faiblesse et de la variabilite générale des
vents. Ce [Link] précise, se renforce durant la saison des pluies grâce la mousson ;
mais existe tout aussi bien en grande saison seche., Ce regime de circulation W en toutes
saisons reste difficile B expliquer, peut-être est-il lié a la présence du FEA (Front Equa-
torial Africain) ?
D'autre part, on note pour les stations du nord du bassin vne certaine disper-
sion ou une déviation par rapport 3 la directfon générale des flux qui semblent dues Ides
effets orographiques.

2,3 T E M P E R A T U R E D E L'AIR
Les valeurs caracteristiques étudiées sont les suivantes :
- : moyenne mensuelle des températures maximales journaliSres
-TX : moyenne mensuelle des températures minimales journalieres
Tn
5 i-5
U: température moyenne mensuelle
-Tx -2 -Tn : écart diurne moyen mensuel

Un tableau (en annexe) résume les variations de ces quatre caracteristiques du-
I
rant l'année pour des périodes d'observations de :
- 31 ans-pour E S E U
- 29
i
ans pour YAOUNDE, ABONG-MBANG, DOUALA, BATOURI
- 21 ans pour EDEA, BERTOUA, NANGA-EBOKO, YOKO, BETARE-OYA
- 26 ans pour NGAOUNDERE, 24 ans pour MEIGANGA
- 23 ans pour BAE'IA et TIBATI, 20 ans pour DSCHANG
- 19 ans pour KOUNDJA et BOUAR, 16 ans pour NGAMBE
- 13 ans pour BAFOUSSAM, 12 ans pour BANYO.
Les graphiques 10 et 11 représentent les variations spatiales des moyennes annuel-
les des températures maximales et minimales.

2.3.1 T E M P E R A T U R E M O Y E N N E M E N S U E L L E
Les variations des températures moyennes mensuelles figurent au graphique 12. Un
découpage en quatre bandes verticales d'ouest en est a été adopte ; ce même découpage sera
conservé pour la représentation des variations des écarts diurnes et aussi pour celles de
l'humidité relative et de la tension de vapeur.
Dans le tableau VI, nous-avons les maximums et minimums moyens mensuels ainsi que
les maximums et minimums de T et Tn.
X
On constate que :
- les valeurs du mois le plus chaud (février et mars) varient peu dans l'ensemble
sauf pour les stations d'altitude oil une influence negative se fait sentir ;
- l'apparition d'un maximum secondaire ou d'un palier en octobre et novembre pour
les stations de l'est (ABONG-MBANG, BATOURI, BERTOUA, BETARE-OYA, MEIGANGA) et
du nord (TIBATI, BANYO, NGAOUNDERE) ;
- 33 -

TABLEAU VI

MAXIMUMS ET MINIMUMS DES TEMPERATURES MOYENNES

I
Station
Maximum Minimum Maximum Minimum' Maximum

"C Mois OC
-
Mois Mois OC Mois OC Mois OC
-
Mois OC Mois
- -
Oc

~ -
ESEKA 31,O FLV. 26,O Août 26,5 FBV. 23,l Août 22,O Janv. 20,l Août
EDEA 32,7 FBV. 27,3 Août 27,9 FBV. 24,5 Août 23,l FéV. 21,6 Juil
YAOUNDE 29,7 [Link] 25,8 Jui1. 24,6 [Link] 22,3 Juil 19,4 [Link] 18,5 Août
ABONG-MBANC 29,9 Mars 26,2 Juil. 24,4 [Link] 23,5 Nov. 22,5 Août 19,O Avr i1 17,3 Janv
DOUALA 31,8 [Link] 27,l Août 27,7 Fév. 24,8 [Link] 23,5 Mars 22,4 [Link]
NGAMBE 29,7 Fév. 24,O Août 25,5 Fév, 21,6 Août 21,3 Fév. 19,Z 0ct.A
BATOURI 31,l F6V. 27,O [Link] 25,2 Avril 23,9 Nov. 22,8 [Link] 19,5 Avr i1 17 ,1 [Link]
BERTOUA 30,9 [Link] 26,8 Juil. 24,9 Mars 23,8 Nov. 22,6 Juil 18,9 Avr i1 16,4 Janv,
NANGA-EBOKC 31,5 F6V. 26,8 Juil. 25,5 Mars 23,l Juil 19,9 Avril 18,6 Janv
BAFIA 32,6 Fév. 27,7 Juil. 26,6 Mars 23,9 [Link] 21,O Mars 19,7 Janv.
DSCHANG 27,4 FLV. 22,3 Août 21,2 Mars 18,9 Août .
16,2 ~v Mai 13,4 Déc.
BAFOUSSAM 27,4 Fév. 23,3 [Link] 21,4 Mars 19,l Juil 15,8 Avril 14,5 Déc.
YOKO 30,3 FdV. 24,4 Juil. 24,4 Fév. 20,9 [Link] 18,6 Mars 17,l Sept.
BETARE-OYA 31,7 Fév. 26,l .
Jt At 25,O Mars 23,5 Nov. 22,2 [Link] 19,0 Avr i1 15,9 DbC.
KOUNDJA 29,8 F6V. 24,5 [Link] 22,9 Mars 20,l Août 16,9 Avril 15,O [Link]
BOUAR 32,l FBV. 26,O Août 25,6 FBV. 22,o Août 19,8 Mars 17,8 Sept.
TIBATI 33,2 Fév. 27,l [Link] 25,l Mars 23,2 kt. 22,3 Août 18,7 Avr i1 13,6 .Déc.
MEIGANGA 31,9 Fév. 26,O .
Jt At 24,8 Mars ialier 1ov.D~2 1 ,8 Jt,At 18,5 Avril 14,O Déc.
BANYO 32,l Fév. 25,8 Août 24,9 Mars )aliex lov. Dc 21 ,6 Août 18,7 Avril 14,4 Déc.
NGAOUNDERE 31,7 Mars 25,7 Août 24,2 Mars 22 ,o kt. 21,3 Août 17,6 Avril 12,7 Déc.
- -

- les valeurs du mois, en moyenne, le plus froid (juillet-aoQt) diminuent en fonc-


tion de la latitude et de l'altitude. Cette valeur moyenne minimale est due prin-
cipalement au minimum des températures maximales Tx.

En général le minimum des températures minimales Fn est situé en dgcembre-janvier


sauf pour :
- les stations d'ESEKA, EDEA, YAOUNDE, DGUALA, NGAMBE, OÙ il y a simultanéité avec
le minimum des températures maximales T
XI

- et pour les stations de YOKO et BOUAR oÙ ce minimum a lieu en septembre.


- 34 -

A titre indicatif le tableau VI1 donne les maximums et minimums journaliers rele-
vés aux différentes stations durant les périodes d'observations prises en considération.

TABLEAU VI1

TEMPERATURES EXTREMES

Maximum absolu Minimum absalu


Station -
Date
-
T OC Date T OC

ESEKA 9 Mars 1959 34,8 Aoft 1954 17,2


EDEA Mars 1945 36,3 Avril 1950 14,5
YAOUNDE 12 Mars 1958 34,l Janvier 1950 13,3
ABONG-MBANG FBvrier 1953 34,6 Janvier 1956 11,6
DOUALA Avril 1951 36 ,O Janvier 1941-1943 -
DBcembre 1945-1955 19 ,o
NGAMBE Février 1969 34,3 Décembre 1964 16,8
BATOURI Mars 1966 36,2 Janvier 1941 11,2
BERTOUA Mars 1960 38,2 Janvier 1962 9,4
NANGA-EBOKO Mars 1945 36,6 Février 1950 11,2
BAFIA Février 1960 37,8 Décembre 1945 14 ,O
DSCHANG Février 1969 32,6 Janvier 1941 9,5
BAFOUSSAM Mars 1951 31,8 Avril -Mai -
Juin 1952 10,o
YOKQ Avril 1945 34,6 Janvier 1957 13,6
BETARE-OYA Mars 1943 36,6 Janvier 1962 10,4
XOUNDJA Mars 1966 33,5 Novembre 1967 11,2
BOUAR Juin 1951 40,5 Janvier ,1957 12,3
TIBATI Décembre 1945 39,3 FIvrier 1957 8 ,O
MEIGANGA Avril 1945 36,8 Février 1950 7,1
BANYO !6 Mars 1958 35,5 Décembre 1966 10,6
NGAOUNDERE Mars 1943-1951 35,9 Novembre 1969 7 82
- -
2.3.2 E C A R T D IU R N E M O Y E N M E N S U E L (Tableau VIII)
Les écarts diurnes moyens mensuels représentés sur graphiques montrent tous un
minimum au mois de juillet ou aoft et un maximum qui se déplace de mars vers jany;ier en
allant du sud au nord.
L'es maximums et minimums croissent en fonction de la latitude.
Les stations de la zone équatoriale océanique ont des maximums inférieurs à l0'C
et des maximums à 6OC.
25i

'
Ii .

20

15
J r l - T - 7 - v -
J F M A M J J A S O N D

Gr 12 - Variation de la température moyenne mensuelle


Gr-13- ariation de I'humiditti relative à '98 heures

100- too7

.
50- 5c)-

4
*

,
0- O-

1w-
"1
fp-c-.. - +=?+
e..*
a-- *.:: b .e-
ABONG
..
r.
M'BANG
--=y-
-ei

' k"Y + +
. a f. i
\
$.
NANGA EBOKO-__-
*
- ._-
BETARE OYA
c'
O
* , p
\
* i-" I--'

* I

O
*
50- c
f4

0-
- 35 -

TABLEAU VI11

ECART DIURNE MOYEN MENSUEL

Maximum I Minimum
-
Maximum
Station Station
OC Mois OC Mois
-
ESEKA Juillet DSCHANG 13,3 Janvier 6,8 Août
EDEA Août BAE'OUSSAM 12,2 Février 8,l Août
YAOUNDE Juillet YOKO 11,8 Février 7,O Juillet
ABONG-MBANG Juillet BETARE-OYI 14,7 Janv .-Déc. 7,8 Juillet
DOUALA Août KOUNDJA 14,2 Février 8,4 Juillet
NGAMBE Août ' BOUAR 13,3 Janvier 8I O JuiL -Août
BATOURI JuiL -Août TIBATI 18,7 Janv.-Déc. 9,2 Juillet
BERTOUA Juillet MEIGANGA 17,3 Janvier 8,4 Jui1.-Août
NANGA-EBOKO Juillet BANYO 16,5 Janvier 8,4 Jui1.-Août
BAE'IA Juillet NGAOUNDERI 17,6 Janvier 818 Août
-

2,4 H U M I D I T E D E L'AIR
L'humidité de l'air s'exprime par le degré hygrométrique ou humidité relative et
la tension de vapeur d'eau qui y est contenue.

2.4.1 H U M 1-DI T E R E L A T IV E
L'humidité relative est définie par U% = 100 A , e étant la tension de vapeur
réelle de l'eau dans l'air, ew la tension de vapeur ew saturante aux mêmes conditions
de température.
Les moyennes mensuelles de l'humidité relative ont été calculées à 06h00, 12h00
et 18h00 ;un tableau rassemble les valeurs obtenues en 8 (en annexe).
Les courbes correspondantes de l'humidite 2 18h00 figurent augraphique 13.
L'humidité relative présente un maximum à 06h00 et passe par un minimum 2 12h00.
AU Sud de la ligne BAE'OUSSAM - YOKO - BETARE-OYA :

- l'humidité relative moyenne présente une plage maximale qui s'étale de juillet
a septembre. Quant au minimum il est situé au mois de février lors de la grande
saison sèche ;
- l'humidité relative à 06h00 varie trPs peu au cours de l'année, 2 peine présentet-
elle un léger fléchissement de 1 à 5% pendant la saison sèche. Les brouillards ma-
tinaux et la rosée sont fréquents ;
- les humidités relatives de 12h00 et 18h00 ont une plus grande variation, le maxi-
mum de juillet-août ainsi que le minimum de février sont mieux marqués. Leurs é-
carts, sauf pour DOUALA, sont de 16 2 2 3 % pour 12h00 et de 11 à 2 0 % pour 18h00.
Ceux de DOUALA, sous influence maritime, sont respectivement de 7 et 9%.
Au nord de la Mgne BAFOUSSAM - BETARE-OYA, les variations saisonnières sont plus
marquées : l'humidité relative moyenne ainsi que celles de 06h00, 12h00 et 18h00 présentent
leurs maximums en juillet-août et leurs minimums en janvier-février. Les écarts vont du sud
au nord :
- 36 -

- pour 06h00, de 10 3 43%


- pour 12h00, de 36 I51%
- pour 18h00, de 30 I62%.
L'humidité relative moyenne annuelle varie en fonction inverse de la latitude ainsi
que le montre le graphique 14, elle passe de 88% B ESEKA B 66% B NGAOUNDERE (tableau IX).

TABLEAU IX

HUMIDITE MOYENNE

1
~ ~ _ _ ~

Station Humidité en% Station Humidité en%

ESEKA 88 DSCHANG 83
EDEA 86 BAFOUSSAM 78
YAOUNDE 83 YOKO 76
ABONG-MBANG 85 BETARE-OYA 77
DOUALA 85 KOUNDJA 76
NGAMBE 89 BOUAR 69
BATOURI 82 TIBATI 70
BERTOUA 81 MEIGANGA 69
NANGA-EBOKO 80 BANYO 69
BAFIA 80 NGAOUNDERE 66
-

2.4.2 T E N S I O N D E V A P E U R
La tension de vapeur en millibars est calculée d'aprss la moyenne des tempihatu-
res à 06h00, l2hOO et 18h00, et la moyenne des humidités relatives aux mêmes heures.
Les variations de la tension de vapeur mensuelle moyenne sont présentées en annexe.
Au sud du bassin la tension de vapeur présente deux maximums : l'un en avril-mai,
l'autre secondaire en septembre-octobre et deux minimums : l'un en janvier, l'autre secon-
daire en juillet-août. Pour les stations les plus proches de l'océan (DOUALA, EDEA, NGAMBE,
ESEKA) le minimum de janvier n'existe pas.
En remontant vers le nord le minimum de janvier s'accentue et celui de juillet-
aolit disparart progressivement Ison tour, la tension de vapeur est alors 3 peu prSs cons-
tante d'avril à octobre avec toutefois un maximum en mai.
En résume les variations de la tension de vapeur suivent dans leurs grandes lignes
celles de la pluviométrie.

2,5 .EVA P O R A T I O N

2.5.1 E V A P O R A T IO N P IC H E
Les valeurs mensuelles moyennes de l'evaporation PICHE aux Stations sont rassem-
blées dans le tableau X ; ces valeurs sont en mm. Elles ont été reportées sur le graphique
15.
- 37 -

TABLEAU X

EVAPORATION P I C H E (nun)

- - -- - ---
Station J F M
--A M
- -
J “ J
.
I.I
A S O N
---
D
-
Année

ESEKA 48,: 54 ,a 57,; 46,: 40,: 30,l 25, 2 22,7 24,s 29,3 34,5 40,9 454,7
(24 ans)
EDEA 67 ,t 73,7 79,; 69, 66,C 47,l 35 ,i 32,4 37,l 52,O 56,2 61,4 677,5
(14 ans)
YAOUNDE 77,5 85,l 86,: 68,: 61,: 52,i 53,l 55,6 51,1 50,3 55,2 65,4 762 ,?
(29 ans)
ABONG-MEAN( 61,5 74,l 65 ,( 55,c 45,4 44 ,; 50,9 51,: 50,6 56,3 54,5 687,9
(18 ans)
DOUALA 57,7 63,3 60 ,< 55,s 45,E 34 ,i 32,5 39,C 47,5 49,O 54,6 606,l
(29 ans)
NGAMBE 49,2 52,2 50,s 47,( 41,5 26 ,€ 17,; 14,7 21,; 31,6 36,9 42,6 432,l
(19 ans) ,

BATOURI 82,5 101,o 91,s 76,t 66,l 50,4 17,c 46,6 47,C 50,5 62,2 71,O 793,O
(24 ans)
BERTOUA 68,6 73,: 57,1 54 ,c 41,l 38,l 10,5 39,; 41,8 51,8 51,6 637,5
(10 ans)
NANGA-EBOKC 90,o 103,6 95,2 63,5 54,5 46,7 17,2 55,5 51,C 50,2 60,8 75,5 794,l
(19 ans)
BAFIA .07,1 124,3 10,6 78,5 69,5 60,6 53,8 54,4 57,Ï 52,8 69,2 85,4 934,3
(18 ans)
DSCHANG 90,8 85,7 71,2 53 ,: 53,l 36,7 29,2 28,9 30,@ 51,4 79,l Lo1,3 711,5
(13 ans)
BAFOUSSAM 16,4 115,3 05,4 77 ,i 64,6 48,6 17,O 18,l 41,9 18,4 75,l .12,6 901,l
(9 ans)
YOKO 3Q,8 223,l 57,3 90 ,: 73,8 51,8 10,4 11,4 49,2 57,9 35,8 .97,5 . 35913
(21 ans)
BETARE-OYA 88,9 218,1 68,4 87,s 79,8 52,2 15,7 16,4 48,3 56,7 03,4 .31,8 . 227,6
(12 ans)
KOUNDJA 20,2 231,5 84,l 06,4 84,8 63,3 j2,9 i1,8 55,3 30,l 34 ,O .93,7 . 458,l
(19 ans)
BOUAR 01,2 266,5 65,9 89,9 81,3 57,4 i5,4 i 1 , o 53,7 i7 ,O 51,7 155 ,O 596,O
(17 ans)
TIBATI 95,l 309,9 35,4 07,6 84 ,O 64,2 i4,6 i3,6 57,7 73,3 69,6 151,4 756,4
(12 ans)
MEIGANGA 45,9 210,2 55,l 86,5 66,4 47,5 L1,5 12,9 43,7 i7,6 33,O !19,9 350,2
(19 ans)
BANYO 74,O 190,5 58,8 81,l 63,l 49,9 10,9 11,3 43,6 i9,l 00,l 44,5 146,9
(12 ans)
NGAOUNDERE
(23 ans)
u 304,2 68,2 30,7 57,4 63,l i7,8 i8,6 59,O )3,1 91,2 79,2 899,9
- - -- ---
- 38 -

L'evaporation mensuelle maximale se deplace de mars pour les stations meridiona-


les vers janvier-fevrier pour les stations septentrionales et elle passe de 5 7 mm pour
ESEKA Ei 307 mm pour NGAOUNDERE, soit un rapport de 1 a 5.
Le minimum est situe en juillet ou août ; il apparalt assez constant : 40 2 5 0 m ,
sauf pour quelques stations.
L'6vaporation annuelle moyenne varie dans le mëme sens que la latitude avec une
certaine influence orographique. Les valeurs extrëmes sont de 432 mm pour NGAMBE a 1 9OOmm
pour NGAOUNDERE. Les ecarts correspondants d'evapotranspiration potentielle ou d'evapora-
tion a la surface d'un grand reservoir sont bien inferieurs (peut-être de 8 0 0 I1 500 mm).

2.5.2 E V A P O R A T I O N S U R B A C
Nous disposons de series de mesures sur deux types de bac : bac COLORADO et bac
de classe "A".
Pour les mesures sur bac COLORADO nous disposons de donnees pour YAOUNDE (5 ans)
et MBAKAOU ( 2 ans).
Les mesures sur bac de classe "A" proviennent de stations installees recement
( 1 9 6 8 ) par la Meteorologie Nationale, elles interessent YAOUNDE, NKOLBISSON .(trPs proche
de YAOUNDE), BATOURI, KOUNDJA et NGAOUNDERE.
Les moyennes mensuelles en mm/j et le total annuel moyen en mm sont consignes au
tableau XI pour les mesures sur bac COLORADO et au tableau XII pour les mesures sur bac de
classe "A".

TABLEAU XI

EVAPORATION SUR BAC COLORADO - TYPE ORSTOM ("/j)

Total annuel
Station J F 'M A M J J A S O N D mm

YAOUNDE 2,7 2,9 2,7 2,8 3,O 2,l 2,1 1,9 1,6 2,3 2,5 2,7 891
(1954-1959)
MBAXAOU 4t6 519 5,1 4,7 510 4,2 418 3,8 3,4 4,6 417 4r4 1 670
(2 ans)

TABLEAU XII

EVAPORATION SUR BAC DE CLASSE "A" (mm/j)

Total annuel
Station F A S O N D mm

YAOUNDE 2,8 3,l 3,2 3,2 3,O 1 205


2,7 3,l 3,3 3,3 2,8 1 176
BATOURI 2 88 2,9 3,4 3,5 3,7 3,2 1 317
KOUNDJA 5 r6 3,2 319 4r.9 510 512 1 752
NGAOUNDERE 6,4 3,l 3,5 4,4 5,4 6,5 1 852
1
t

r
7

Gr-14 Variation de l'humidite relative moyenne annuelle en fonction de la latitude

J F M A M J J A S O N D

Gr-16 Variations de l'insolation moyenne mensuelle


300.
'-Ys BAFOUSSAM
7
\
? .' DSCHANG
.I
?# I 250
\
! 'i
!;
I .
.:i
, e

80- 200 KOUNDJA


7
l
i
i
ì
8- 1% BANYO
i! [Link]

40- 100

20 !x
k.J'

O. E

300
"\ . NGAOUNDERE.
.-
I

-BATOURI
BERTOUA

I
-
-i 1

J F M A k J J À S 6 N D
- 39 -

I1 ne nous est pas possible de faire une comparaison entre les bac de c1asse"A"
et bac COLORADO de YAOUNDE, ces bacs étant installés dans des micro-climats différents :
le bac COLORADO était sur le bord d'une petite retenue au fond d'une vallée alors que le
bac de classe "A" se trouve 1 la station météorologique sur un plateau.
En généra1,'le rapp,ortentre évaporation sur grande nappe d'eau libre et sur bac
est de 0,9 pour le bac COLORADO et de 0,8 pour le bac de classe "A".

2,6 I N S O L A T I O N
La variation de la durée d'insolation pour six stations est figurée sur le gra-
phique 16.
Les valeurs moyennes (en heures) correspondantes sont rassemblées dans le ta-
bleau XIII.
L'insolation totale annuelle varie avec la latitude et aussi avec l'altitude.
DOUALA présente la valeur très,faible de 1 316 heures et un écart avec KOUNDJA et NGAOUN-
DERE de 1 O00 heures environ.
Les stations septentrionales ,ont un maximum d'ensoleillement en décembre et un
minimum en juillet, avec un maximum secondaire, ou un méplat (NGAOUNDERE), en mai.
Pour les stations méridionales si le minimum est stable dans le temps (août) il
n'en est pas de même pour le Ir!aximum qui est en janvier L YAOUNDE, avril 1 DOUALA et mai
IBATOURI.

TABLEAU XIII

INSOLATION (heures)

II $
-
Total annuel
Station J F M J N D
-- - - - mm

YAOUNDE 178 172 154 151 152 116 43 39 L O O 122 156 175 1 645
(28 ans)
DOUALA 130 144 137 151 140 89 69 113 127 134 1 316
(29 ans)
BATOURI 159 167 159 111 193 141 L13 137 181 179 1 805
(26 ans1
YOKO 238 218 192 190 203 167 128 172 241 254 2 219
(15 ans)
KOUNDJA 249 238 209 200 205 170 132 173 232 266 2 327
(19 ans)
NGAOUNDERE 277 253 218 181 180 143 129 166 250 288 2 314
(18 ans)
-- -
- 40 -

2,7 PLUVIOMETRIE
L'étude de la pluviométrie du bassin de la SANAGA est basée sur les relevés de
cinquante-quatre stations i cinquante-et-une sont en République Unie du CaMEROUN, trois
sont en R.C.A. : BABOUA, BOUAR, SARKI.
La station de BOUAR est assez éloignée du bassin mais offre une période d'obser-
vation assez longue : 25 ans.
Les caractéristiques principales de ces stations : coordonnées, altitude, nombre
d'annees d'observation durant la période d'homogénéisation (1930-1970) figurent au tableau
XIV.

2.7.1 E T U D E D E L A P L U V I O M E T R I E A N N U E L L E
Pour déceler les erreurs systématiques dues à un changement d'exploitation éven-
tue1 du pluviometre, les observations aux différentes stations ont été testées de la ma-
niere suivante.
Afin de permettre un premier dégrossissage, la courbe des valeurs cumulées de la
pluviométrie annuelle ou courbe de simple masse a ét6 etablie pour chaque station permet-
tant de déceler les principales cassures pouvant être le fait d'une erreur systématique.
Puis la methode des doubles masses a eté appliquée en utilisant un programme qui
fournit les renseignements suivants :
- calcul de la pluviométrie cumulée des années communes d'observation pour les
deux postes considéres,
- comparaison du rapport de la pluviométrie annuelle de chaque année commune avec
le rapport moyen de toutes les années comunes,
- distance du point représentatif de chaque pluviométrie cumulée chronologique à
la droite passant par l'origine et le dernier point representatif.
Ces deux derniers renseignements étaient visualises.
Ce programme permettait ainsi d'avoir rapidement une confirmation ou non des
périodes oïl une erreur systématique était possible.
Quand une erreur était déce16e la courbe des doubles masses était reprise gra-
phiquement afin de permettre le calcul du coefficient de correction.
Le coefficient de correction a ét6 calculé en prenant comme reference la plus
longue période apparemment homogene dans l'intervalle 1950-1970, pour laquelle le coeffi-
cient est donc égal L 1 par définition. La correction est effectuee sur la période 1930-
1970, et les coefficients retenus sont recapitulés dans le tableau X V .
L'homogLnEhation a ML &ú.te AWL La p&[Link] anruteRee hydfcohgique : l'année hydrolo-
gique allant du ler avril d'une année au 31 mars de la suivante.
La période d'homogéneisation a 6té choisie '6gale à 40 ans : du ler avril 1930
au 31 mars 1970 i elle couvre entierement les données hydrologiques de la SANAGA h EDEA
de 1943 à 1970.
Pour cette période le nombre de stations-années observées est de 1 377 soit
63,8% des 2 160 de la période.
Les années manquantes ont Sté reconstituees par corrélation interpostes des
pluies annuelles établies par programme de calcul automatique sur ordinateur.
Le programme de calcul fournissait pour toutes les stations dans une zone donnée
(le bassin de la SANAGA ayant été découpé en quatre zones se-chevauchant) comparées deux
Ideux :

- la distance entre les station's,


- pour chacun des postes comparés :
- la moyenne pour la période commune d'observation
- l'écart-type
- la variance
- la relation liant la station à l'autre
- 41 -

TABLEAU X I V

CARACTERISTIQUES DES STATIONS P L W I O M E T R I Q U E S

~~ ~ ~~

Période
Station Latitude Longitude Altitude d'observation
N E m années

MAKAK 03'33' 11O02' 650 23


ESEKA 03'37' 10'47' 423 34
DIZANGUE 03'46' 09'58' 50 40
AKONOLINGA 03'47' 12'15' 640 36
EDEA 03'48' 1O008' 31 40
YAOUNDE 03'50' 11'32' 783 40
MANOKA 03'51' 09O37' 4 10
AYOS 03'53' 12'31' 693 16
ABONG-MBANG 03'58' 13'12' 694 39
SAKBAYEME 04'02 ' 10'34' 230 15
DOUALA 04'04' 09'41' 12 34
EVODOULA 04'05' 11O12' 574 16
OBALA 04°10' 11'33' 540 11
NGAMBE 04'13' . 10°37' 650 33 '

DOUME 04'15' 13'27' 621 16


BATSCHENGA 04'17' 11'39' 522 19
NACHTIGAL 04'21' 11'38' 465 26
SAA 04'23' 11'27' 570 13
NDOM 04'25' 10'50' 550 16
NTUI 04'27' 11'37' 538 12
BATOURI 04'30' \. 14'24 ' 660 31
YINGUI 04'32' 10°19' 200 15
BERTOUA 04'36' 13'41' 668 36
NANGA-EBOKO 04O41' 12O22' 624 37
BAFIA 04'44' 11'15' 499 36
NDIKINIMEKI 04'46' 10'50' 830 36
BOMB1 04'51' 13'29' 650 11
- 42 -

TABLEAU X I V

CARACTERISTIQUES DES STATIONS P L W I O M E T R I Q U E S


( s u it e )

PBriode
Latitude Longitude A l t i tude d'observation
Station
N E m a+es

NKONJOCK 04"52' 10'15' 200 13


MANKIM 05°01' 12O00' 606 13
BANGANGTE 05"09' 10'31' 1 340 34
DSCNANG 05'27' 10°03' 1 382 32
BAFOUSSAM 05'30' 10'24' 1 410 35
FOUMBOT 05'30' 10'38' 1 100 38
YOKO 05'32' 12'19' 1 031 38
BETARE-OYA 05'36' 14'05' 805 33
KOUNDJA 05'37' 10'45' 1 217 20
MANTOUM 05'39' 1l0O9' 700 11
KOUNDEN 05'42' 10'40' 1 290 18
BABADJOU 05'42' 10O12' 1 580 12
FOUMBAN 05'44' 10'53' 1 238 34
BABOUA 05'48' 14'50' 994 19
BAMENDA 05'57' 10'09' 1 618 27
BOUAR 05'57' 15'38 ' 936 24
BAMBU1 06'01' 10'17' 1 520 21
NDOP 06°01' lO"25' 1 247 8
JAKIRI 06°06' 10'35' 1 767 17
BANSO 06'12' 10'40' 1 740 34
MAYO-DARLE 06'27' 11'32' 1 200 30
TIBATI 06'27' 12'37' a74 34
MEIGANGA 06'31' 14'17' -1 027 33
BANYO 06'45' 11'49' 1 110 34
SARKI 06'57' 15'21' 1 081 17
NGAOUNDERE 07"19' 13'35' 1 138 40
TIGNERE 07'23' 12'39' 1 160 17
- 43 -

TABLEAU XV

PERIODE ET COEFFICIENT DES CORRECTIONS DE LA PLWIOMETRIE

Période
Station - Coefficient Station
Période
-- Coefficient
Début Fin
__ -- -
Début Fin

ABONG-MBANG 1962 1970 0,90 FOUMBOT 1945 1947 1,17


AKONOLINGA 1966 1970 O ,86 1948 1951 O ,88
BANGANGTE 1934 1947 1 Il3 MAYO-DARLE 1936 1943 o ,ao
1948 1954 o ,84 1964 1970 0,93
BANS0 1937 1953 1,13 MEIGANGA 1937 1945 1,34
1949 1957 1,06
BATOURI 1939 1947 O ,95
1948 1956 O ,85 NANGA-EBOKO 1940 1948 1,09
1949 1957 0,93
BERTOUA 1934 1948 1,20 1958 1961 1,40
BETARE-OYA 1935 1950 1,14 NDIKINIMEXI 1942 1945 O ,84
1951 1954 o ,90 NGAMBE 1934 1945 1,08
BANYO 1933 1947 1,11 1946 1947 éliminé
1967 1970 1,15 1963 1970 1,lO
DOUALA 1936 1949 1,14 NGAOUNDERE 1929 1936 0,94
EDEA 1930 1942 1,lO 1937 1952 1,15
1962 1970 1,07 1967 1970 1,19
ESEKA . 1939 1941 1,27 YAOUNDE 1929 1935 0,95
1942 1950 O ,95 1936 1952 1,14
FOUMBAN 1933 1936 o ,a9 YINGUI 1960 1964 1,44
1937 1942 1,15 YOKO 1943 1952 0,95
1943 1946 6,89 1953 1957 0,84
--

- le nombre d'années d'observation comunes


- le coefficient de corrglation r
- le rapport 2 du test des corrélations transformées de FISHER
où : 621

Z' = 2" L-
- 1 + r
1 - r

et . dZ1 = 1
V E
Quand la valeur du test Btait supérieure 2 2, c'est-à-dire que le coefficient de
corrélation r est significatif, les années manquantes de l'une des stations par rapport I
l'autre étaient calculées par la relation liant respectivement les stations entre elles.
L'on a choisi les valeurs provenant des relations des couples offrant un coeffi-
cient de corrélation optimal compte tenu de la distance, de la valeur du test et du gain.
- 44 -

Ces corrélations sont, en ggnéral, bonnes sauf pour quelques postes (six) dont
trois sur le bassin offrant des microclimats particuliers ; la topographie accidentée en-
traîne une compartimentation de la pluviométrie dont l'homogénéisation se trouve forte-
ment affectée.
Considérant justement cette localisation des évenements pluvieux, il a paru pré-
ferable de se servir du plus grand nombre possible de postes pluviometriques pour le cal-
cul de la pluie moyenne qui est totalement faussé si l'on prend un reseau a mailles trop
larges dans les regions les plus arrosées du bassin.
Pour un bon nombre de postes les premisres années ont ét6 reconstituées. On ne
doit pas attacher une trop grande valeur absolue chacune des valeurs annuelles recons-
tituées, tout au moins dans les dix premieres annees, mais les moyennes qu'elles permet-
tent de calculer sont assez sûres.
Des tableaux donnent les valeurs de la pluviometrie annuelle hydrologique pour
la periode 1930-1970 aux 54 postes étudiés ; les valeurs observees sont soulignées (voir
en annexe).
Les moyennes sur la periode d'homogiSn6isation figurent au tableau XVI et permet-
tent de tracer la carte des isohystes interannuelles (carte V, hors texte). D'aprbs cette
carte, la pluviométrie décroît du sud-ouest vers le nord-ouest avec des variations dues
aux influences orographiques. Le bassin est compris entre les isohyetes 5 O00 et 1 500.

[Link] REPARTITION STATISTIQUE DES PLUIES ANNUELLES


L'Btude de la répartition statistique des pluies annuelles hydrologiques a été
faite sur les données observées durant au moins 20 ans en 32 stations réparties sur le
bassin. Les résultats font l'objet du tableau XVII. Le classement de la pluviometrie a
permis d'établir la premisre partie de .ce tableau avec les valeurs maximales et minimales
observées et la médiane.
La distribution étant tres sensiblement normale dans tous les postes du bassin
un ajustement de la loi de GAUSS donne les pluviométries des années "&ches" et "pluvieu-
ses" de récurrence 10 et 20 ans, et la moyenne observée. .
Le coefficient de variation des hauteurs des precipitations semble s'imposer
pour caractériser l'irr8gularit6 interannuelle. Cependant, nous lui avons preféré le coef-
ficient K : rapport entre les hauteurs de précipitations de l'année décennale humide et
de l'armés décennale &che ; ce coefficient est plus parlant. I1 varie sur le bassin de
1,2 a 1,4 ce qui denote une faible irrégularité interannuelle.

[Link] PLUIE MOYENNE INTERANNUELLE (CARTE IV, HORS TEXTE)


La précipitation moyenne interannuelle sur les 25 bassins Gtudies a été calcu-
lée par la méthode de THIESSEN. Les coefficients utilisés pour le calcul de la pluie mo-
yenne annuelle sont en annexe.
En année hydrologique normale, la pluviométrie moyenne sur ces bassins est de :
1 662 mm pour le bassin de la VINA au LAHORE
1 696 mm pour le bassin du DJEREM a BETARE-GONGO
1 673 mm pour le bassin du MAOUOR au Pont
1 657 mm pour le bassin du MENG a TIBATI
1 687 mm pour le bassin du DJEElEM 3 MBAKAOU
1 684 mm pour le bassin du LOM 3 BETARE-OYA
1 657 mm pour le bassin de la SANAGA a GOYOUM
1 639 mm pour le bassin de 1' A W A 1 S 5
1 621 mm pour le bassin de la SANAGA 1 NANGA-EBOKO
1 639 mm pour le bassin de la TERE a NDOUMBA
1 639 mm pour le bassin de la NIANIANG I MEGENGME
1 715 mm pour le bassin de la NDJEKE a NGONGOM
1 621 mm pour le bassin de la SANAGA a NACHTIGAL
1 944 mm pour le bassin de la MAPE 1 MAGBA
1 097 mm pour le bassin du MBAM a MANTOUM
Y 956 mm pour le bassin de la MONKIE à S 2
Y 719 mm pour le bassin du NOUN a BAMBALANG
1 861 mm pour le bassin du NOUN a BAMENDJING
1 777 mm pour le bassin de la MIFI a BAMOUNGOUM
- 45 -

TABLEAU XVI

PLUVIOMETRIE MOYENNE MENSUELLE ET ANNUELLE (l"n)

PremiSre ligne : période d'observation


Deuxième ligne : période d'homogénéisation
- 46 -

TABLEAU XVI .

PLUVIOMETRIE MOYENNE MENSUELLE E T ANNUELLE (nun)


(suite 1)

Premiere ligne : periode d'observation


Deuxieme ligne : periode d'homog6n6isation
- 47 -

TABLEAU XVI

PLUVIOMETRIE MOYENNE MENSUELLE ET ANNUELLE (nun)


(suite 2)

BABOUA 111 169 195 186 238


1'11 171 197 188 240

Première ligne : période d'observation


Deuxième ligne : période d'homogénéisation
,
- 4a -

TABLEAU X V I

PLUVIOMETRIE MOYENNE MENSUELLE E T ANNUELLE (IlmI)


(suite 3)

Premiere ligne : période d'observation


Deuxieme ligne : période d'homogénéisation
- 49 -

TABLEAU X V I I

REPARTITION S T A T I S T I Q U E DES P L U I E S ANNUELLES

? Années Années
humides sèches
- - noyenne --
Station Nombre H H H Ecart Année
années max méd min type 20
' 10 10 20
ans ans ans ans
-
MAKAK 23 2 185 1 8 0 1 1 402 199 2 175 2 104 1 848 1 582 '1 5 2 0
ESEKA 34 3 3 5 1 2 154 1 760 307 2 739 2 628 2 235 1 841 1 731
DIZANGUE 40 3 938 3 063 2 218 411 3 725 3 577 3 050 2 523 2 375
AKONOLINGA 36 1 756 1 440 1 057 178 1 746 1 681 1 453 1 224 1 159
EDEA 40 3 4 9 0 2 744 2 158 352 3 312 3 185 2 734 2 283 2 156
YAOUNDE 40 2 210 1 697 1 274 194 1 989 1 918 1 669 1 419 1 349
ABONG-MBANG 39 1 9 9 6 1 625 1 219 181 1 939 1 873 1 641 1 408 1 343
DOUALA 34 5 712 4 330 3 287 485 5 126 4 951 4 330 3 708 3 534
NGAMBE 33 3 3 1 6 3 064 2 597 205 3 364 3 290 3 027 2 764 2 690
NACHTIGAL 26 1 6 5 1 1 324 1 070 167 1 637 1 577 1 363 1 148 1 O88
BATOURI 31 1 7 8 0 1 484 1 196 162 1 766 1 708 1 499 1 291 1 232
BERTOUA 36 2 0 8 3 1 713 1 270 210 2 016 1 940 1 671 1 402 1 326
NANGA-EBOKO 37 2 398 1 623 1 246 1 96 1 962 1 891 1 640 1 389 1 318
BAFIA' 36 2 0 7 6 1 498 990 227 1 865 1 783 1 492 1 200 1 118
NDIXINIMEKI 36 1 8 5 5 1 469 1 253 157 1 761 1 704 1 502 1 300 1 243
BANGANGTE 34 1 7 5 8 1 415 1 118 181 1 738 1 673 1 441 1 209 1 144
-- -
- 50 -

TABLEAU X V I I

REPARTITION S T A T I S T I Q U E DES P L U I E S ANNUELLES


(suite)

-
Anndes
Station Nombre H H n Ecart Annee
annees max mdd min type noyenne
20 10
- ans ans

DSCHANG 32 2 358 1 896 1 722 157 2 194 2 137 1 935 1 734 1 617 1,23
BAE'OUSSAM 35 2 321 1 792 1 493 202 2 137 2 064 1 805 1 546 1 473 1,33
FOUMBOT 38 2 219 1 718 1 387 209 2 066 1 990 1 722 1. 453 1 378 1,37
YOKO 38 1 894 1 559 1 272 166 1 870 1 810 1 597 1 384 1 325 1,31
BETARE-OYA 33 1 991 1 599 1 315 143 1 815 1 763 1 580 1 396 1 344 1,26
KOUNDJA 20 2 585 2 050 1 624 253 2 480 2 389 2 065 1 741 1 650 1,37
FOUMBAN 34 2 339 1 875 1 552 155 2 142 2 086 1 887 1 687 1 631 1,24
BAMENDA 27 3 146 2 531 2 200 222 2 899 2 819 2 534 2 249 2 168 1125
BOUAR 24 2 205 1 486 877 295 1 957 1 851 1 473 1 095 989 1,69
BAMBU1 21 2 850 2 409 1 736 282 2 852 2 750 2 389 2 028 1 926 1,36
BANS0 34 2 360 1 926 1 644 190 2 262 2 194 1 951 1 707 1 639 1,28
MAYO-DARLE 30 2 334 1 937 1 423 193 2 291 2 222 1 975 1 728 1 658 1,28
TIBATI 34 2 363 1 680 1 385 214 2 069 1 991 1 716 1 441 1 364 ¡,38
MEIGANGA 33 2 043 1 756 1 473 168 2 048 1 987 1 771 1 556 1 495 1,28
BANYO 34 2 827 1 820 1 469 252 2 291 2 200 1 876 1 553 1 462 1,42
NGAOUNDERF 40 2 187 1 635 1 203 188 1 967 1 899 1 658 1 418 1 350 1,34
-
- 51 -

1 860 mm pour le bassin du CHOUMI à BANOK


1 834 mm pour le bassin de la METCHIE aux Chutes
1 811 mm pour le bassin de la MIFI à BAFOUNDA
1 853 mm pour le bassin du NOUN à BAFOUSSAM
1 763 mm pour le bassin du MBAM 2 GOURA
1 687 mm pour le bassin de la SANAGA à EDEA.

2.7.2 E T U D E D E L A P L U V I O M E T R I E M E N S U E L L E
Les précipitations moyennes mensuelles sont calculées, d'une part, sur la pé-
'riode d'observation et, d'autre part, sur la période d'homogénéisation et sont rassemblées
dans le tableau XVI.
Pour obtenir les valeurs mensuelles sur la période d'homogénéisation, on a mul-
tiplié les valeurs mensuelles par le rapport du total moyen homogène au total moyen ob-
servé.
La répartition saisonnière est mise en évidence par les coefficients pluviomé-
triques mensuels. Ces coefficients ont été calculés en %o pdur 32 stations de longue du-
rée (tableau XVIII).
Pour matérialiser lá répartition saisonnière des précipitations, l'on a fait
figurer sur la carte des isohyètes ihterannuelles les hyétogrammes des précipitations
mensuelles homogPnes pour les statiohs les plus représentatives.
Les hyétogrammes de YAOUNDE, YOKO, TIBATI et NGAOUNDERE montrent le passage
classique du régime équatorial au régime tropical avec la disparition progressive de la

-.
petite saison sèche, l'élargissement de la grande saison sèche et le passage du maximum
d'ootobre à aoïìt.
Nous retrouvons le même processus à l'est du bassin avec un léger décalage vers
le sud, dans les hyétogrammes de BERTOUA, BETARE-OYA et MEIGANGA.
Le trait le plus spécifique du régime de mousson littoral est l'ampleur sans
égale du paroxysme de juin à septembre i DOUALA-Météo en fournit une excellente illus-
tration. En effet en partant de YAOUNDE et en allant vers l'ouest, outre une augmenta-
tion générale du total pluviométrique, l'on note surtout la transformation progressive
de la petite saison sèche en un fléchissement de la pluviométrie (ESEKA, EDEA) pour arri-
ver à un hyétogramme de type tropical dissymétrique : montée progressive avec maximum de
juillet 1 septembre et chute en octobre-décembre. DOUALA présente son maximum en août, ce
qui justifie l'appellation de "pseudo-tropical" parfois donnée Ison régime. A kGAMBE, on
retrouve ce type de régime avec maximum en septembre et un mois de juillet plus faible.
Nous retrouvons'les caractères océaniques dans toute la Dorsale camerounaise i
ils diminuent au fur et à mesure que l'on avance vers l'intérieur oil cependant les effets
normaux de la latitude et de la continentalité he parviennent à s'imposer exclusivement :
la mousson reprend le pas à la faveur du relief i aussi entre autres le décalage entre les
deux côtés de la Dorsale est particulièrement accùsé et l'intensité des pluies peut varier
en fonction des conditions du site.
Ainsi en pays Bamilék6 (BAFOUSSAM, BANGhIGTE), nous avons quatre à cinq mois
d'une pluviosité approximativement égale, avant la pointe de septembre. A BAMENDA, sur
le flanc ouest de la Dorsale, le maximum juillet-septembre se maintient ; maximum que
nous retrouvons à KOUNDJA.
MAYO-DARLE est le dernier poste 2 présenter une influence du fait de son site
favorable : sommet d'une falaise exposé au sud-ouest dominant la plaine de TIKAR de plus
de 500 m, à une centaine de kilomètres des derniers massifs susceptibles d e faire écran c
aux vents océaniques. BANYO, un peu plus au nord, 1 l'abri, présente le même hyétogrme
que TIBATI et MEIGANGA.

[Link] FREQUENCE DES PRECIPITATIONS MENSUELLES


On a rassemblé en annexe les valeurs des précipitations mensuelles qui ont res-
pectivement 25, 50 ou 75 chances sur 100 d'être atteintes ou dépassées, cela pour les mê-
mes 32 stations de longue durée i il s'agit de valeurs extraites des séries classées sans
ajustement statistique.
Les écarts jouent dans de larges proportions, principalement en saisons sèches
en régime équatorial, en saison des pluies en zone tropicale de transition i cela est dü
à une montée et descente plus ou moins précoce ou plus ou moins septentrionale du FIT.
- 52 -

2.7.3 L E S - P R E C I P I T A T I O N S J O U R N A L I E R E S

On a déterminé pour 31 stations, les pluviométries journalieres d e diverses pro-


babilités en utilisant une loi de PEARSON III tronquée. Les valeurs obtenues et le nombre
d'annees completes d'observation utilisées pour cette étude figurent au tableau X I X et les
graphiques 1 7 3 2 0 présentent les lignes d'égales hauteurs journalieres ponctuelles de ré-
currence de 2 , 5 , 10 et 2 0 ans.

TABLEAU X V I I I

C O E F F I C I E N T S PLUVIOMETRIQUES MENSUELS

- - --
Station A M J J A S O N F M
- -- -
MPlKAK 120f5 129,7 74 ,8 3013 52,8 135,5 199,9 86,9 32,4 101,5
ESEKA 109 4 127,2 86,6 52,7 78,5 169,O 175'4 7 3 , 8 19r6 75rl
DIZANGUE 81,2 107,8 95,l 107,6 137,2 173,3 1 3 4 , 4 56,O 22,2 57,3
AKONOLINGA 106,6 123,5 97,l 44,9 63 ,O 149,9 183,9 8 1 , l 27,6 86,2
EDEA 89,l 105,9 97,5 88,O 128,2 177,3 1 4 0 f 4 58,5 22,5 58,3
YAOUNDE 117,9 133 O 97,7 37f4 45,2 140,8 190,3 79,2 34,9 91,l
ABONG-MBANG 100,6 124,9 107,2 45,6 60,5 156,9 1 8 0 f 3 70,4 38,9 75f9
DOUALA 58,7 82,3 1 2 0 , l 171,8 184,5 153,2 9 3 , 4 35,8 20f3 53,6
NGAMBE 62,8 80,8 93,2 118f9 181,7 182,9 1 4 9 , 6 42,O 18,O 55,3
NACBTIGAL 130 9 141,3 94,6 35,9 54,9 118,7 1 9 9 , l 88,5 27,4 82,4
BATOURI 92,7 117,4 103,9 71,O 97,B 141,3 165,4 72,6 28,O 71,4
BERTOUA 92,8 106,l 111,3 63f3 87,8 145,2 1 8 5 , 7 66,l 32,3 74,3
NANGA-EBOKO 107,8 129,5 93,l 56f8 77,6 164,O 184,5 62,7 24,2 69,3
BAFIA 109 4 121,9 93,9 6 8 ,O 91,2 154,8 187,7 57,6 21,8 78,3
NDIXINIMEKI 110,9 112,l 101,4 56,4 74,6 174,4 190,O 57,O 25,9 78,9
BANGANGTE 97,8 95,6 101,3 92f5 105 1 178,4 177,4 47,9 17,4 70f9
DSCHANG 102,4 95 , 2 119 1 115,4 129,3 175,7 1 2 5 , l 26,6 25,7 71,5
BAFOUSSAM 97,2 102,2 105,9 127,9 129,6 162,O 1 5 3 , 9 35,8 16,7 58,O
FOUMBOT 82,l 94,3 99,2 133,3 149,7 175,9 1 4 6 , 5 37,6 15,l 54,8
YOKQ 7713 112,9 102,9 93,9 116,2 186,7 1 8 4 , 3 45,4 15f4 51,6
BETARE-OYA 86,3 109,4 113,2 104,9 144,4 174,O 157,4 35,6 15,5 45,l
KOUNDJA 80,5 96,9 9 8 , 6 155,5 152,9 178,2 129,2 31,4 15,O 54,3
FOUMBAN 77,4 100 4 92,6 145 4 160f8 172,9 141,8 38,5 13,O 49,6
BAMENDA 73,l 76,5 1 1 9 , 4 167 9 144,6 187,9 96,8 2 9 , l 20,4 65,6
BOUAR 79,l 88,O 106,6 1 2 7 , 6 199,o 183,4 120,9 26,5 13,5 48,5
BAMBU1 82,O 93,3 116,7 154,3 147,2 168,6 125,3 22,8 17,2 61,l
BANS0 7319 94,2 110,o 149,3 150,8 172,2 128,9 2 9 , l 15,6 65,6
MAYO-DARLE 89,l 105 2 111,5 1 3 6 , 4 143,6 179,4 136,4 27,4 13,5 46,3
TIBATI 75,O 104,6 1 1 7 , 8 1152~6 1 5 4 , 7 170;l 141,O 2 6 , 5 6,6 36,5
MEIGANGA 70,4 110,5 121,7 167,9 156 1 1 7 4 , 3 126,2 22,2 5,9 38,4
BANYO 89 /8 120,o 1 2 1 , 6 156,2 141,9 164,l 1 2 1 , 3 20,8 11,l 45,8
NGAOUNDERE 92,9 134,3 146,4 166,6 176,3 155,l 91,2 7,4 1,3 26,3
. de probabilité : une fois en 2 a n s i Hauteuren mm 1
5r.i-I-Lignes d'égales hauteurs journaliBres ponctuelles
_..

70+

4O +
5@+
80

40+
90

%[Link] d'&ales hauteúrs joumalieres ponctuelles de probabilité: une fois en Sans- (Hauteur en mm 1

70+

. "+
Gr-19- Lignes d'égales hauteurs journalieres ponctuelles de probabilité: une fois en loans (Hauteur en mm)

In+

'6 +

5'-LI

Po
+ IS'

Gr-20-Lignes d'égales hauteurs journalieres ponctuelles de probabilite: une fois en 20 ans-( Hauteur en mm)

70-t 770
- 53 -

TABLEAU X I X

P R E C I P I T A T I O N S JOURNALIERES (lNIl)

-
1 fois 1 fois 1 fois 1 fois 1 fois 1 fois 1 fois
N en en en en en
Station ans Par en,
an 2 ans 5 ans 1 0 ans 20 ans 50 a n s 100 ans
-
MAKAK 18 69,5 80,O 93,9 104 115 129 1-4O
ESEKA 30 84,9 98,3 116 130 144 162 176
DIZANGUE 15 106 121 141 156 171 190 205
AKONOLINGA 15 66,2 76,4 89,9 100 111 124 135
EDEA 32 99,4 115 135 151 167 188 204
YAOUNDE 27 67,9 78,6 92,9 104 115 129 140
ABONG-MBANG 27 75,5 87,5 104 116 128 144 157
DOUALA 35 155 180 214 240 266 301 328
NGAMBE 19 82,5 93,7 108 120 131 146 157
BATSCHENGA 15 73,2 83,8 97,8 108' 119 133 143
BATOURI 31 71,6 82,8 97,8 109 121 136 147
YINGUI 12 71,8 81,O 93,l 102 111 123 132
BERTOUA 28 72,6 84,l 99,3 111 122 138 150
NANGA-EBOKO 27 72,2 83,5 98,6 110 122 137 148
BAFIA 21 64,9 74,7 87,6 97,4 107 120 130
NDIKINIMEKI 19 64,4 73,6 85,6 94,7 104 116 125
BANGANGTE 18 5715 65,3 75,6 83,4 91,l 101 109
DSCHANG 19 60,5 69 ,O 80,3 88,9 97,4 109 117
BAFOUSSAM 24 58,3 66,2 76,7 84,6 92,5 103 111
FOUMBOT 22 54,3 ,61,5 71,O 78,l 85,3 94,7 102
YOKO 25 67,O 77,3 90,8 101 112 125 136
BETARE-OYA 17 67,O 17,6 91,7 102 113 128 139
KOUNDJA 20 66,4 75,4 87,4 96,4 105 117 126
KOUNDEN 17 70,2 79,7 92,3 102 111 124 133
FOUMBAN 16 63,2 71,6 82,7 91,l 99,5 111 119
MAYO-DARLE 13 62,8 71,l 82,l 90,4 98,7 110 118
TIBATI 14 71,3 82,6 97,8 109 121 136 148
MEIGANGA 23 68,4 79,l 93,3 104 115 130 141
BANYO 21 66,9 76,9 90,3 101 111 124 135
NGAOUNDERE 28. 61,9 71,4 83,9 93,5 103 116 125
NGAOUNDE RE -AGRO 15 64,4 74,2 87,2 97,l 107 120 130
i 54 -

BIBLIOGRAPHIE DE LA PREMIERE PARTIE

I CARTES TOPOGRAPHIQUES
I

- Carte de l'Afrique au 1/1 O00 O00 B ; découpage C.I.M. -1962 -


feuille de DOUALA - I.G.N. - PARIS -
- Carte de l'Afrique Centrale au 1/500 O00 B ; feuilles de ABONG-
MBANG, BAFOUSSAM, BATOURI, BOUAR, BOZOUM, NGAOUNDERE, NXAMBE,
YAOUNDE - I.G.N. - PARIS -
- Cartes et Fonds Topographiques de l'Afrique Centrale au
1/200 O00 h - I.G.N. - PARIS - YAOUNDE -

I I, CARTES THEMATIQUES
- GEOLOGIE :
- DUMORT (J.C.) - Carte géologique de reconnaissance, 1/500 O00 B - Feuille de
-
DOUALA-ouest République Fédérale du CAMEROUN - Direction des
Mines et de la Géologie du CAMEROUN 1968 - -
- PERONNE (Y.) - Carte géologique de reconnaissance, 1/500 O00 h Feuille de -
WUM -
BANYO -
République Fédérale du CAMEROUN Direction des -
Mines et de la Géologie du CAMEROUN 1969 - -
- PEDOLOGIE :
- MARTIN (D.) et - Carte pédologique du CAMEROUN Oriental au 1/1 O00 O00 5 -
SEGALEN (P.) ORSTOM -
PARIS -
Centre de YAOUNDE 1966 - -
129 p. + 2 c.H.T.-
- VALLERIE - Carte pédologique du CAMEROUN Occidental au 1/1 O00 O00 h -
Centre ORSTOM de YAOUNDE YAOUNDE- 1968 - -
70 p. + 1 c. H.T. -
I I I ANNUAIRES
- "Annales des Services Météorologiques de la Franced'Outre-Mer-
ler volume : "Territoires Français de l'Afrique Noire" années -
1951 1959 -
Ministhre des Travaux Publics, des Transports etdu
-
Tourisme Direction de la Météorologie Nationale -
- "Résumé Mensuel du Temps" -
années 1950 B 1969 République Fé- -
dérale du CAMEROUN - Ministhre des Transports, des Postes et
TBlécommunications - Météorologie Nationale de DOUALA -
- "Résume Mensuel du Temps dans les Républiques Centrafricaine,
du CONGO, Gabonaise, du TCHAD" -
années 1958 3 1965 -
ASECNA, Service Technique Régional de la Météosologie en Afri-
que Centrale, BRAZZAVILLE -
- "Résumé Mensuel d'observations au s o l dans les Républiques Cen-
trafricaine, du CONGO, Gabonaise, du TCHAD" - années 1966 1969 - -
ASECNA, Service Technique Régional de la Météorologie en Afrique
Centrale, BRAZZAVILLE -
- "RBsumé Mensuel d'observations pluviometriques quotidiennes dans
la République Centrafricaine" annees 1966 1969 - -
ASECNA, Service Technique Régional de la Météorologie en Afrique
Centrale, BRAZZAVILLE - .
- 55 -

I V , OUVRAGES
1. -"Atlas du CAMEROUN" IRCAM - YAOUNDE 1958 - 5 fascicules :
- GAZEL (J.) -"Géologie du CAMEROUN" - 10 p. + 2 H.T. -
- GENIEUX (M.) -"Climatologie du CAMEROUN" - 4 p. + 2
- LETOUZEY (R.) -"Phytogéographie Camerounaise" - 6 p. + 1 H.T. -
- PELLERAY (H.) -"Fleuves et Rivières du CAMEROUN" - 7 p. + 1 H.T. -
2. -"Etude Générale de 1'Electrification - Prospection Hydroélec-
trique -
République Fédérale du CAMEROUN" Electricité de -
France -
IGECO - AoÛt.1967 2 volumes 301 p.- 1 H.T. + an- - +
nexes-
3. -"Prospection de la Moyenne SANAGA du 3 février au 25 mars 1957"-
E.D.F. - I.G.U.F.E. -
1958 - 24 p. -

- HAWKIMS (P.) 4. -"The Soils and Ecology of West CAMEROUN" FAO - - no 2083 - ROME
et BRIMT (M.) 1965 - 2 volumes - 516 p. + 26 gr. + 10 H.T. -
- SUCHEL (J.B.) 5. -"La répartition des pluies et les régimes pluviométriques au
CAMEROUN" -
Université Fédérale du CAMEROUN -
Centre de Recherches Afri-
-
canistes Département de Géographie 283 p. + 94 gr. + 1 -
H.T. -
DEUXIÈME PARTIE

ÉQUIPEMENTET MESURES HYDROMÉTRIQUES


- 59 -

Dans cette deuxième partie "Equipement et mesures hydrométriques" nous avons fait
une distinction entre les stations de r6seau et les stations incluses dans des études par-
ticulières ou des bassins versants représentatifs.

STATIONS DE RESEAU

Les renseignements figurant ci-après dans les chapitres III IVI concernent des
stations de réseau oa ont été effectués soit des relevés de hauteurs d'eau, se référant I
une ou des échelles, soit des jaugeages destinés ou non Il'étalonnage d'une échelle.
La description sommaire du bassin contrôlé a sa place Icôté de celle des échel-
les et des mesures de débit, car cela permet au lecteur de vérifier la vraisemblance des
caractères du régime hydrologique pouvant être évoqués, au moins dans leurs grandes lignes,
Itravers les raisonnements qui conduisent Il'établissement des étalonnages et Ila criti-
que des lectures d'échelle.
On peut faire les remarques générales guivantes sur le contenu des divers para-
graphes pouvant être rencontrés dans l'étude d'une station :

1 - ASPECT GEOGRAPHIQUE
gous ce titre, on a groupé parfois quelques renseignements qui constituent un
commentaire de la carte gén6rale du bassin. Autant que possible, on a évit6 de répéter
plusieurs fois ce qui avait été écrit au sujet d'une station deja étudiée.
Les superficies des bassins versants secondaires ont été déterminées suivant
les mêmes règles que celles des bassins principaux l'ont été dans la première partie
"Facteurs conditionnels du régime".
C'est ici que l'on signale, éventuellement, l'influence de la retenue de
MBAKAOU. Quant I l'écoulement il est permanent pour toutes les stations du réseau.
La carte du réseau hydrographique et des stations hydrométriques figure en
encart.
Les altitudes ont été indiquées chaque fois que c'éttiit possible.

2 - ETALONNAGE

Les programmes de calcul automatique sur ordinateur ont été utilisés dans la
plupart des cas pour la détermination des débits journaliers; ces programmes sont :
-
un programme (POH 302) fournissant la formulation mathématique d'une courbed'é-
talonnage;
- un programme (POH 301) effectuant, Il'aide de cette formulation, la traduction
des hauteurs en débits.
Pour cela chaque courbe d'étalonnage est divisée en tronçons pouvant être identi-
fiés, Ide faibles écarts près, h des portions de paraboles d'équation générale Iquatre pa-
ramètres :
Q = C(l,L) (h - -
+ C(2,L) (h L ) + C(3,L)
3
(Q en m / s , L et h en mètres)

L représente la borne inférieure de l'intervalle de hauteurs h définissant le


tronçon.
C ( l # L ) , C ( 2 , L ) et C (3,L) peuvent être calculés en fonction des deux bornes de
cet intervalle de hauteurs, de celles de l'intervalle de débits correspondant, et de la lau-
teur et du débit d'un point situé dans l'intervalle.
. -60-

Les resultats sont presentes en annexe sous forme de tableau oh chaque ligne
fournit l'équation d'btalonnage valable dans l'intervalle de hauteurs dont les bornes sont
les valeurs de L sur cette ligne et h la hauteur à 1'Bchelle reduite 3 la borne inférieure
de cet intervalle.
Pour certaines stations presentant une periode d'observation assez courte (moins
de trois années), on a établi un bareme et utilisé les méthodes classiques decalcul des dé-
3-
bits journaliers.
Pour certaines stations hydrométriques un bareme a éte presenté quand cela était
possible.
Les courbes d'etalonnage ont été presentées dans la plupart des cas.

3 - PRESENTATION ET CRITIQUE DES RELEVES DE HAUTEURS D'EAU


Les lacunes qui existent dans les séries de hauteurs d'eau étant Bvidemment ap-
parentes dans les listes de données numeriques de cette monographie, elles n'ont pas tou-
jours et6 signalées ici dans le detail, sauf si elles provenaient de l'élimination de re-
levés aberrants.
On n'a pas fait allusion, en géneral, a la frequente des releves, sauf dans les
cas oa'elle n'est pas uniformement d'un relevé par jour.
Les contrôles des relevés du lecteur d'bchelle n'ont pas été signalés ici, sauf
s'ils faisaient apparaître une erreur du lecteur et dans les cas oil ils coïncidaient avec
l'execution d'un jaugeage.
Ce plan n'a pas et6 suivi pour la SANAGA à EDEA en raison de la complexité de la
station et de son historique. Cette partie a d'ailleurs et6 redigée par C. ROCHETTE, Ingd-
nieur EDF-Dafeco.

ETUDES PARTICULIERES

Au chapitre VI1 les renseignements suivants concernant chacune de ces études ont
été présentés sommairement :
- themes d'dtudes et de recherches
- la duree des 6tudes et mesures
- la situation de la zone 6tudiée
- et les stations ou bassins versants inclus dans cette étude
On trouvera, pour ces stations'ou bassins, de plus amples détails dans les pu-
blications specifiques à ces études (liste en annexe).
- 61 -

,111, OBSERVATIONS HYDROMETRIQUES


S U R L E DJEREM E T LA SANAGA:

3'1 DJEREM A BETARE-GONGO ET BETARE-BAGODO

3.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Le bassin versant contrôlé à BETARE-GONGO a une superficie de 11 O00 km2, et à


BETARE-BAGODO dg 1 0 4 0 0 km2.
En amont de BETARE-GONGO, le DJEREM, qui a drainé le plateau portant son nomlest
gonflé par les eaux, en provenance de l'ADAMAOUA, de son principal affluent en rive droite,
la VINA.
La station de BETARE-GONGO se trouve dans le remous de la retenue de MBAKAOU de-
puis juillet 1 9 6 9 ; elle a été remplacée en tant que station hydrométrique de basses eaux
par la station de BETARE-BAGODO qui malheureusement se trouve probablement dans le remous
de la retenue, quand la cote de son plan d'eau est supérieure à 8 4 1 , 5 0 m et siirement à
0 4 3 , 5 0 m.

La station de BETARE-GONGO est située sur la route de TIBATI -


BAGODO -
MEIGANGA,
au bac. Ses coordonnées sont : '6 3 5 ' de latitude Nord, 13' 1 2 ' de longitude Est.
La station de BETARE-BAGODO est située à 30 km en amont de celle deBETARE-GONGO;
5 0 0 m en aval du confluent de la VINA avec le DJEREM. Ses coordonnées sont : 6' 3 8 ' de la-
titude Nord, 13' 2 4 ' de longitude Est.

3.1.2 H I S T O R I Q U E

ECHELLE DE BETARE-GONGO

La station a été mise en service le 30 septembre 1 9 6 2 par l'implantation d'une


échelle de hautes eaux provisoire, en trois éléments d'échelle de 3 I 4 m, 4 à 5 m et 5 1
6 m.

Le zéro de cette échelle est calé 5 , 9 6 5 m sous le repère ORSTOM matérialisé par
un trait fait au burin sur le trépied support de la traille du bac.
Le 1 4 décembre 1 9 6 2 un élément de basses eaux provisoire 1 à 2 m est mis en pla-
ce. Cet dlément a bougé sous les chocs des pirogues, donc les lectures faites d'après cet
élément sont fausses.
Le 11 janvier 1 9 6 3 , décalage de l'élément 1-2 m.
Le 6 mars 1 9 6 3 , mise en place et n'ivellement de l'échelle définitive. Le zéroest
calé 1 un mètre plus bas que celui de l'échelle provisoire soit a la cote 9 3 , 0 3 5 par rap-
port au repère ORSTOM ( 1 0 0 , 0 0 0 ) . Les lectures du ler octobre au 3 novembre 1 9 6 2 sont donc1
majorer d'un mètre. L'élément 1-2 m mis en place le 11 janvier 1 9 6 3 était trop bas de 4 3 cm.
Les lectures du 11 janvier au 6 mars 1 9 6 3 sont donc à diminuer de 4 3 cm.
Les 15 et 1 6 janvier 1 9 6 4 , réfection complète de l'échelle et rattachement au ni-
vellement général par la borne IGN na 6 5 situ.ée à l'entrée du village de BETARE-GONGO. Son
altitude est : 0 5 2 , 4 2 0 m.
Altitude du repère ORSTOM : 044,095 m
Altitude du zéro de l'échelle : 837,930 m

Le 2 1 décembre 1 9 6 4 , l'élément 1-2 m est signalé tordu et l'élément 0-1 m a pro-


bablement disparu.,
- 62 -

Le 10 mars 1966 remise en place de ces deux derniers éléments.


Le 18 décembre 1966 : l'on constate que l'élément 1-2 m est penché; ildisparait,
lors de la crue 1967, son remplacement a lieu le 22 décembre 1967.
Le 4 décembre 1968 l'élément 1-2 m est encore penche, le ler mars l'élémentn'est
plus en place.
Le 14 mars 1969, remise en état de toute la station.
La mise en eau en 1969 de la retenue de MBAKAOU influence la station; la cotede
la retenue a eté supérieure B celle du fond du lit (837,40) du 3 août 1969 au 6 avril 1970.

ECHELLE DE BETARE-BAGODO

Le 18 mars 1970, une échelle de basses eaux a eté installée 1 BETARE-BAGODO3 500 m
en aval du confluent de la VINA avec le DJEREM. Cette &chelle a une amplitude de O a 2 m.
Elle a été doublee par un limnigraphe OTT X .?rotation
i hebdomadaire depuis sonou-
verture jusqu'au 19 avril 1970.

3.1.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E S

BETARE-GONGO

Na Date
(
H
P
(m / s )
No Date H
( cm) (mP/SI
1 30- 9-1962 588 * 670
2 16-12-1962 223 * 127 11 8-10-1963 605 698
3 15- 2-1963 128 * 49 ,O 12
13
19-10-1963
4-11-1963
538
349
575
290
4 6- 3-1963 120 41,O
5 6- 9-1963 496 503 14 7-11-1963 314 242
6 10- 9-1963 505 531 15 14- 1-1964 148 60 ,O
7 11- 9-1963 483 4 75 16 10- 3-1966 84 16,O
8 11- 9-1963 489 481 17 21-12-1967 171 74 ,O
9 15- 9-1963 461 546 18 1- 3-1968 100 24,3
10 2-10-1963 549 600 19 30- 4-1968 184 108

* Cotes corrigées (ramenées au zéro de l'échelle définitive)

Pour la période antérieure au 3 août 1969, une courbe de tarage a été tracée spar-
tir des 19 jaugeages de la liste précédente (graphique 21). Mis a part les jaugeages no 9 e t
19 (écart supdrieur B 20 % ) , l'étalonnage est dans l'ensemble satisfaisant.

L'extrapolation des trSs hautes eaux est linéaire.


Pour la période postérieure au 3 août 1969 nous ne possedons aucune donnée permet-
tant d'etablir un quelconque étalonnage.
Cette lacune et le fait sue l'étalonnase de la station de BETARE-BAGODO est incom-
plet, c o m e nous le verrons ci-aprzs, n'ont pas permis de calculer les débits journaliers
postérieurs 3 cette date.
Malgré qaelques lacunes (dues principalement a la disparition ou l'inclinaisonde
l'élément 1-2 m) les lectures sont bonnes dans l'ensemble.

BETARE-BAGODO.

En plus des cotes et des débits des jaugeages, nous indiquons in fine la cote du
plan d'eau de la retenue de MBAKAOU, la station étant: sous l'influence de sqn remous pour
les cotes du plan d'eau supérieures a 841,SO :
- 63 -

Date I
1
'2
3
4
5
6

'I
8

bes de tarage 1 cette station.


-
-
1
31- 3-1970
5 - 4-1970
9- 4-1970
11- 4-1970
1-12-1970
19-12-1970
27- 1-1971
4- 3 - 1 9 7 1
6 15
3 15
9 15
12
133
119
81
18
18,2
16,9
20,7
2 4 ,E
108
81,O
45 ,O
27,5
838,60
837,69
8 3 7 ,O0
836,65
844,70
0 4 4 ,E3
844,61
841,39

A partir des huit jaugeages de la liste ci-dessus ont pu être tracées deux cour-
3
une courbe de tarage "dénoyée" qui ne couvre qu'une gamme de débits allant de 1 5 2 3 0 m / s i
une courbe de tarage qui correspond B une cote du plan d'eau de la retenue de MBAKAOU de
044,70, à partir des trois jaugeages effectués lorsque la retenue était presque pleine.

Ces courbes sont provisoires et n'ont pas été utilisées dans la présente monogra-
phie; aussi nous ne donnerons aucun barème y afférent.

3,2 DJEREM A MBAKAOU


3.2.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Cette statión contrôle un bassin versant de 20 2 0 0 km
2
.
Le DJEREM 1 cette station draine le premier palier du plateau Centre-Sud qu'il va
quitter dans 8 km par une série de chutes et rapides, et sa bordure septentrionale :
1'ADAMAOUA.
La construction et la mise en service du barrage de MBAKAOU ont entrainé et en-
traînent un certain nombre de perturbations dans l'écoulement.
A partir de janvier 1 9 6 8 , début de la mise en place des batardeaux,les lectures de
l'échelle dite"amont" n'ont plus d'intérêt.
En février-mars 1 9 6 8 , pour permettre le passage sur bac d'engins de travaux pu-
blics, une élévation du plan d'eau a été provoquée par la création de digues d'accès enaval
de l'échelle 2. L'édification de ces ouvrages puis leur destruction ont entraîné un détara-
ge de cette échelle pour les basses eaux.
Dès le mois de juillet 1 9 6 9 , 1 la mise en place des vannes, puisà leur fermeture,
la station est influencée par le fonctionnement du barrage.
Avant l'édification du barrage, Sa station était située au bac de MBAKAOU 2 30 km
au sud-est de TIBATI; ses coordonnées étaient : 6' 2 0 ' de latitude Nord, 12' 4 9 ' de longi-
tude Est.
La nouvelle station a été implantée à 5 0 0 m en aval du barrage soit Z 2,850 m en
aval de l'ancienne. Ses coordonnées sont : 6' 1 8 ' de latitude Nord, 12' 4 8 ' de longitude
Est.
3.2.2 H I S T O R I Q U E
STATION AMONT E 1
La première station dénommée station amont ou E 1 a été ouverte le 8 août 1 9 5 9
avec l'installation d'une échelle provisoire, en rive droite, juste à l'aval de l'accès
d'un ancien bac. Elle était composée de trois éléments montés sur U P N : 2 0 0 - 3 0 0 , 300-400
et 400-500. Ces trois éléments étaient calés par rapport à un repère : croix faite au burin
à l'angle, en haut côté aval du plan incliné d'accès au bac. Le zéro de l'échelle provisoire
se trouvait L 4,398 m sous ce repère (+lOO,OOO) soit B la cote relative 95,602 m.
Le 2 décembre 1 9 5 9 , cette échelle est complétée par un élément 0-200.
- - 64 -

Le 10 janvier 1960, installation de l'échelle définitive allant de O à 600 et


composée de six éléments montés sur U P N. Son zéro, descendu de 1 m par rapport à celuide
l'échelle provisoire, est calé à 94,602 par rapport au repère.
Le 2 2 avril 1960,mise enplace d'un limnigraphe BAR ayant une durée de rotation
de 70 jours et un rapport de réduction de 1/1Oème.
Le 13 janvier 1964 un nivellement de contr8le donne :
Elément Zéro (m) Elémént Zéro (m)
500-600 94,602 200-300 94,707
400-500 94,605 100-200 94,605
300-400 94,606 0-100 94,606
L'élément 2 0 0 à 300 a été remis en état et son zéro recalé à la cote 94,606. Le
décalage de cet élément n'apparaît pas dans les lectures de l'année 1963 ni à la crue, n i a
la décrue.
Le 2 2 mai 1964, réfection et nouvelle composition de l'échelle en cinq Lléments :
0-100, 100-200, 200-400, 400-600 et 600-700.
I1 semblerait que l'élément 600-700 ait disparu; car sur les relevés de hauteurs
d'eau de septembre 1964 les hauteurs supérieures à 600 ne sont pas mentionnées.
Le 15 mars 1967, lors de l'installation de la station aval, un nivellement effee
tué depuis la borne IGN no 6 donne l'altitude du zéro de l'échelle et d'une borne ORSTOM
posée ce jour.
Altitude (m)
Borne IGN no 6 847,50
Borne ORSTOM 830,96
Zéro de l'échelle amont 825,70
Dès janvier 1968 cette échelle subit l'influence des travaux de construction du
barrage. La station est fermée le 28 avril 1968.
La fréquence des lectures à cette échelle a été de deux par jour. Elles sontdans
l'ensemble bonnes sauf pour les deux premieres années.
Le limnigraphe BAR, limnigraphe de récupération, n'a pas eu une marche très régu-
liere.
STATION AVAL E 2
Cette station a été ouverte le 15 mars 1967. Elle est située à 2,850 km en avalde
la précédente et à 500 m du,barrage.
L'échelle est composée de quatre éléments : 0-100, 100-300, 300-500 et 500-600
fixés sur U P N.
Elle a été rattachée à une borne ORSTOM et B la borne ENELCAM B 2 , située a 10 m
de la rive droite du DJEREM dans l'axe du barrage. Les altitudes d'après ce nivellement
donnent :
Borne ENELCAM B 2 830,12 m
Borne ORSTOM 830,35 m
Zéro de l'échelle 825,30 m
Le 7 février 1968 l'échelle est doublée d'un limnigraphe OTT X à rotation hebdo-
madaire et réduction au 1/108me.
Lors des hautes eaux de l'année 1969, pour compléter l'échelle au-dessus de la
cote 600, il avait été posé d'une façon arbitraire un élément gradué de 400 à 600.
Deux nivellements, les 2 2 et 24 janvier 1970, donnent le zéro de cet élément c o m
plémentaire à 80 cm au-dessous du zéro de l'échelle. Pour ces deux nivellements, la borne
ORSTOM ayant disparu ainsi que la borne ENELCAM B 2 , l'on s'est servi comme éléments de .
base des Bléments inférieurs à la cote 500 qui n'avaient pas bougé.
Gr - 2 1 DJEREM A BETARE-GONGO
I DJEREM A MBAKAOU

7' COURBE D E TARAGE


15C
3
l i 0 l

J ECHELLE 1 AMONT

-
l C O U R B E DE TARAGE
E
c

/ i
3

BOO
2000
100

Il
JX
8

7--I
8

iuieur en cm
600

50
i
3
1500

DO
50 100 150. 200 1000
O {auteur en cm

I 1

100
500

Hautes lux Hautes eau

lauteur en cm 3
Hauteur en
D 300 1 O ! O f 1 7 O
'1 300 4 O F I 6
Gr -23 [XIEREM A MBAKAOU Gr - 24 SANAGA à GOYOUM
AO O +

COURBE DE TARAGE

300
.E Jaugeage effectue a EBAKA

z
054

48 / e 5 3
-.-.
Y)
"
E
Basses eaux a
O

+I5
20c 200- .3000
IOlblEEB
,+I 7

15M
'/I
E3 œ
. Basses eaux
100-

100 H a u t e u r en cm -2000
O
ò lb0 2

10 I

-1000

tuteur encm
Hauteur en cm
-
r -0
600
100 200 300 400 & I 6( O 200 )

~~
. ..
- 65 -

Aprss réfection des éléments supérieurs, le zéro de 'l'dchelle a été rattaché aux
borne6 d'auscultation du barrage, posées par la S.A.T.E.T.; l'une de ces bornes est située
B ,300 m en amont de l'échelle, l'autre 1 quelques mstres seulement. Par rapport à ces bor-
nes, l'altitude du zéro de l'échelle serait B 825,227 m.
Lectures complstes et dans l'ensemble correctes sauf la premisre année; leur
fréquence est journalisre.
A partir du 7 février 1 9 6 8 , les lectures sont doublées par les limnigranunes.

RETENUE

L'altitude du plan d'eau de la retenue est donnée par une échelle fixée sur le
parement amont de la première pile de l'évacuateur de crue. Cette échelle a été installée
au plus tard le 11 juillet 1 9 6 8 .
Son marnage va de l'altitude 828,OO B 846,OO m.
Les relevés sont complets B partir du 11 juille't 1 9 6 9 .

CORRESPONDANCE ENTRE LES ECHELLES AMONT ET AVAL

A l'aide des relevés comuns des deux échelles en 1 9 6 7 l'on a pu tracer une
droite de correspondance pour les hauteurs comprises entre O et 4,40 m 1 E 2.
Cette droite peut se mettre sous la forme':
E 2 cm = 0,96 E 1 cm - 30

3'.2.3 J A.U G E A G E S

ECHELLE AMONT E 1

I 1'
No Date NO
-
1 9- 8-1959 347 345
~~ I 772 I 24
-~ 2 8 - 9-1963 430 1 007
2 2-12-1959 186 261
3 10- 1 - 1 9 6 0
25 30- 9-1963 448 1 066
118 118
4 17- 3-1960 26 10-10-1963 508 1 365
' 42 26,2
5 22- 4-1960 129 128 136 27 11- 3-1966 45 27,E
6 22-11-1960 28 3- 2 - 1 9 6 7 98 81,C
271 45 1
7 14-12-1960 29 1 7 - 3-1967 52 33,c
208 264
8 30- 3 - 1 9 6 1 30 1 6 - 9-1967 415 413 930
45 27,O
9 18- 7 - 1 9 6 1 31 24- 9-1967 414 411 898
305 578
10 19- 7-1962 261 423 32 27- 9-1967 402 401 850
2 6 - 8-1962 33 28- 9-1967 414 900
11 411 407 936
12 21- 9-1962 34 29- 9-1967 424 937
483 1 207
13 24- 9-1962 501 35 30- 9 - 1 9 6 7 433 9 65
1 309
14 24- 9 - 1 9 6 2 501 1 454 36 7-10-1967 450 1 052
15 27- 9 - 1 9 6 2 510 511 37 9-10-1967 461 1 100
1 470
16 5-10-1962 463 462 38 10-10-1967 477 1 180
1 206
17 6-10-1962 455 39 21-10-1967 427 966
1 225
18 10-10-1962 40 26-10-1967 (350) 637
443 1 093
19 20-10-1962 41 28-10-1967 322 578
405 934
20 15-12-1962 192 , . 258 42 12-11-1967 252 388
21 14- 2-1963 43 13-11-1967 244 369
95 8 6 ,O
22 5 - 3-1963 44 4-12-1967 177 206
84 71,O
23 9- 9-1963 461 45 7-12-1967 171 189
1 152
.
- 66 -

9ECHELLE AVAL E 2
-
No Date go Date
- -
1 1 7 - 3-1967 20 3 3 ,o
2 40 30- 1-1970 115 163
1 6 - 9-1967 368 930
3 41 31- 1-1970 118 177
24- 9-1967 367 898
4 42 1- 2-1970 34 135 204
27- 9-1967 35 7 850
5 28- 9-1967 43 3- 2-1970 131 194
368 900
6 29- 9-1967 380
44 5- 2-1970 137 207
937
7 30- 9-1967 387 965
45 5- 2-1970 1129 184
8 7-10-1967 404 46 7- 2-1970 137 189
1 052
9 9-10-1967 414 47 8- 2-1970 139 205
1 100
10 48 9- 2-1970 150 248
10-10-1967 428 1 180
11 21-10-1967 49 1 0 - 2-1970 149 238
380 966
12 26-10-1967 50 1 0 - 2-1970 151 2 35
310 637
13 28-10-1967 280 51 1 2 - 2-1970 151 237
578 52 13- 2-1970
14 12-11-1967 211 388 158 249
15 13-11-1967 206 369 53 1 4 - -2-1970 163 251
16 4-12-1967 54 15- 2-1970 164 266
137 206
7-12-1967 55 1 6 - 2-1970 173 283
17 131 189
18 4- 2-1968 53 56 18- 2-1970 183 308
63,4
19 4- 2-1968 53 57 1 9 - 2-1970 182 308
68,8 58 20- 2-1970 184 309
20 5- 2-1968 52,5 62,4
21 7- 2-1968 51 60,4 59 21- 2-1970 185 304
60 23- 2-1970 184 307
22 28- 2-1968 39 37,9
23 35 61 24- 2-1970 190 326
29- 2-1968 34 36,9
24 26- 3 - 1 9 6 8 38 62 25- 2-1970 194 342
36,5
25 27- 3 - 1 9 6 8 36 63 26- 2-1970 196 348
35,7 64
26 27- 3-1968 36 33,8 27- 2-1970 198 353
27- 3-1968 65 28- 2-1970 200 354
27 36 62 , O
28 12-10-1968 444 443
66 2- 3-1970 202 355
1 120 ~

29 13-10-1968 437 436 1 100


67 3- 3-1970 201 35 1
30 1 6 - 3-1969 98 123
68 5- 3-1970 200 '342
31 21- 1-1970 69 6- 3-1970 202 349
107 147
32 23- 1-1970 70 7- 3-1970 203 354
109 155
33 24- 1-1970 75 90 ,o 71 8- 3-1970 206 369
34 24- 1-1970 75 88,O 72 10- 3-1970 199 361
35 26- 1-1970 96 130 73 11- 3-1970 198 344
27- 1-1970 96 129 74 20- 3-1970 193 334
36 75 21- 3-1970 193 329
37 27- 1-1970 88 107
38 28- 1-1970 110 76 28- 1 - 1 9 7 1 144 218
163
39 29- 1-1970 115 165 77 3- 3 - 1 9 7 1 210 380
- -
L e s jaugeages no 2 7 e t 4 6 s o n t a b e r r a n t s . L e r e s u l t a t obtenu pour l e jaugeagen'27
semble dû à une e r r e u r e n t r e l e p a s d ' h e l i c e e t l e barème u t i l i s é s .

3.2.4 E T A L O N N A G E S

ECHELLE AMONT E 1

L a s t a t i o n é t a i t a s s e z s t a b l e e t l ' o n a pu t r a c e r , à p a r t i r C:s 45 jaugeages d e l a


l i s t e p r e c e d e n t e , une courbe de t a r a g e unique (graphique 2 2 ) u t i l i s a b l e j u s q u ' à f i n 1 9 6 7 ,
début d e s travaux.

Pour l e t r a c e de c e t t e courbe nous avons p r é f é r é nous appuyer s u r l e r é s u l t a t de


jaugeages f a i t s p a r p o i n t s (jaugeage no 13 pour les h a u t e s e a u x ) , p l u t 8 t que ceux d e jau-
geages e f f e c t u é s p a r a u t o - i n t e g r a t i o n , p a r t i c u l i è r e m e n t l e jaugeage no l e t l a s é r i e n o 1 4
Sí 1 9 ( v i t e s s e de d e s c e n t e t r o p r a p i d e ) .

L ' e x t r a p o l a t i o n d e s h a u t e s eaux ( l o g a r i t h m i q u e ) a eté poussee j u s q u ' l 6 , 5 0 mpour


e v a l u e r l a c r u e de 1 9 6 4 ( H max = 6 , 4 3 m ) .
ECHBLLE AVAL E 2

La construction, puis la destruction d'ouvrages provisoires en aval de l'échelle,


en février'et mars 1 9 6 8 , ont entrahé un détarage de l'échelle pour les basses eaux; il
est sensible jusqu'h la cote H = 1 , 2 0 m environ.
Pour le reste de la courbe nous avons deux plages de jaugeages à assez forteden-
sité : l'une pour les cotes inférieures 1 2 , l O m et l'autre pour celles comprises entre
3 , 5 0 et 4 , 5 0 m. Les rares jaugeages compris entre ces plages ont été utilisés ainsi que la
corrélation existante avec l'échelle amont pour préciser le tracé de la courbe.
Ces courbes de tarage sont présentées au graphique 2 3 .
Nous avons donc deux étalonnages pour cette dchelle :
- le no 1 applicable antérieurement à mars 1 9 6 8 ,
- le no 2 applicable à partir de mars 1 9 6 8 . Ce dernier étalonnage a été arbitrairement ex-
trapolé jusqu'à la cote -50, cote caractérisant la fermeture totale des vannesde barrage.

3,3 S A N A G A A GOYOUM

3.3.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
La SANAGA à GOYOUM draine un bassin versant de 5 0 5 0 0 km2 qui couvre la partie
nord-est du plateau central bordée par le croissant de l'ADAMAOUA.
Depuis le mois de juillet 1 9 6 9 , la station est sous l'influence du barrage deré-
gularisation de MBAKAOU.
Les coordonnées de la station sont : 5' 1 2 ' de latitude Nord, 13' 2 2 ' de longi-
tude Est.
Elle est située à l'aboutissement à la SANAGA de la piste BERTOUA - DENGDENG -
GOYOUM.
Cette station .était trSs difficile d'accès. Depuis la construction du Transcame-
rounais, une piste de'service permet un accès facile à GOYOUM.

3.3.2 H I S T O R I Q U E

ECHELLE DITE "Jean FAIVRE"


Une échelle avait été installée probablement en 1 9 5 4 par Jean FAIVRE, Ichtyolo-
giste des Eaux et Forêts. Les relevés de 1 9 5 5 sont complets.
Cette échelle devait être composée au moins de cinq éléments de 1 m, allant de
O h 5 m .

Le zéro de cette échelle devait être h 33 cm, plus bas que l'échelle actuelle,à
quelques centimètres près, car l'échelle était fixée par des fils de fer sur U P N. Cette
cote du zéro a été déduite de l'élément 4-5 m, le seul retrouvé en 1961 et ayant l'air
d'être bien fixé.

ECHELLE ORSTOM
Cette station a été mise en service par 1'ORSTOM le 22 mars 1 9 6 1 'par l'installa-
tion d'une échelle de O à 6 m se décomposant en quatre éléments : 0-1, 1-3, 3-5 et 5 - 6 m.
Les trois premiers éléments sont fixés sur U P N I l'élément supérieur 5-6 m est fixé sur
le fat d'un arbre.
Le zéro de cette échelle est à 4 , 6 0 8 msouslaborne repère ORSTOM située au pied
de l'arbre supportant l'élément 5-6 m.

Le 1 7 décembre 1 9 7 0 , cette station est équipée d'un poste émetteur-récepteur, de


manière à communiquer journellement les lectures.
- 6a -

Le 15 janvier 1971 1'Bchelle a été doublée par un limnigraphe OTT XX 3 table de-
roulante.
Le 16 novembre 1971, un nivellement fait à partir de la borne COGEFAR no 111 A
d'altitude 627,930 m donne : altitude de la borne ORSTOM = 621,32 m, altitude du zero de
1'Bchelle = 616,71 m.
Le calage du zéro est inchangd depuis la date de son installation.
Les lectures sont complstes et bonnes dans l'ensemble. Leur fréquence est dedeux
lectures par jour jusqu'en 1964, elle passe ensuite Itrois lectures.

La courbe de tarage (graphique 24) a été trade à partir des 19 jaugeages dela
liste precédente.
La station est stable; au droit de la station, le fond est rocheux et sableux.
buds avons reporté sur le graphique le rdsultat des jaugeages effectués à la
station d'EBAKA (paragraphe 3.4) 30 km en aval de GOYOUM, rapportés 3 la cote du même
jour a GOYOUM. .
Si l'étalonnage des basses et moyennes eaux peut être considére comme semi-
definitif, celui des hautes eaux est basé sur une extrapolation section-vitesse moyenne
trGs voisine d'une extrapolation logarithmique. Cette extrapolation est trGs importante
puisqu'il y a un rapport de 1 I2 , 6 entre le plus fort debit jaugé (1 194 m3/s) et le plus
fort débit observe (environ 3 100 m3/s) elle demande donc Iêtre prdcisée.

.3,4 SANAGA A EBAKA


3.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Cette station, influencée par le barrage de MBAKAOU, contr8lait un bassin ver-
sant de 54 650 km2, le même qu'à GOYOUM avec en plus le bassin de la SESSE affluent en ri-
ve gauche.
La station a pour coordonnees : 4O 5 7 ' de latitude Nord,13" 17' delongitudeEst.
Elle est situee I3 km du village d'EBAKA, au passage des pirogues; et 3 5 km
de BELABO, station du Transcamerounais.

3.4.2 H IS T O R IQ U E
Cette station était destinée Iremplacer celle de GOYOUM, située I30 km en
amont et dont l'accès dtait difficile.
Elle a éte mise en service le 18 janvier 1968 par l'installation d'une échelle
de O 3 5 m, composde de cinq elements fixés sur U P N de 180 et d'un limnigraphe OTT X, 3
rotationhebdomadaireetréductionaul/lOGme,limnigraphedebasses eaux (retiréle20 juin1968).
Au cours de la crue 1968 disparition des elements 1-2 et 2-3 m.
Le 9 décembre 1968 implantation d'un élement 0-100 par le lecteur.
- 69 -

Be 11 février 1969 réfection de l'échelle et remise en place du limigraphe qui'


Sera retiré définitivement le 21 mai 1969. L'élément provisoire avait son zéro I0,85 m
au-dessus du zéro de l'échelle.
L'accès IGOYOUM étant facilité par la création d'une piste de service du Trans-
camerounais,la station d'EBAKA a été fermée le 31 décembre 1970.
Les relevés sont, dans l'ensemble, de mauvaise qualité, le,lecteur étant incom-
pétent au début, faisant des erreurs frequentes de 10 cm et les enregistrements ne sont
valables qu'a partir de la fin mars 1968.

CORRESPONDANCE DES COTES A GOYOUM ET A EBAKA

A partir des lectures jugées correctes et des limnigrammes, il a été possible


d'établir une corrélation entre les bchelles de GOYOUM et d'EBAKA, allant des cotes 050
330 cm IEBAKA. Cette correspondance est représentée au graphique 25.

3.4.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

n P/SI H
(m 9/SI
NO Date NO Date
( cm) (m (cm)

1 15- 2-1968 89 158 6 22- 8-1968 274 1 670


2 9- 3-1968 75 130
4-1968 7 7-11-1968 273 1 640
3 i- 71 117
4 28- 5-1968 125 328 8 11- 2-1969 100 190
5 20- 6-1968 165 587 9 29- 4-1969 106 244

A partir des neuf jaugeages précédents, il a pu être tracé une courbe de tarage
pour les basses et moyennes eaux (graphique 26).

3,5 S A N A G A A N A N G A - E B O K O

3.5.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Cette station contrôle un bassin versant de 65 100 km2, qui couvre toute la par-
tie est du bassin total. La SANAGA en aval de GOYOUM est grossie par une série de petits
affluents qui, en rive gauche, ont une tendance croissante, d'amont en aval, vers un régime
équatorial.
Cette station est sous l'influence du barrage de MBAKAOU depuis le mois de juil-
let 1969.
Les coordonnées de la station sont : 4' 42' de latitude Nord, 12' 23' de longi-
tude Est.
Elle est située Isix kilomètres au nord de NANGA-EBOKO en rive gauche et I
trente mètres en aval de l'ancien bac, utilisé en hautes eaux pour le transport destrou-
peaux.

3.5.2 H I S T O R I Q U E

Probablement fin mars 1949, le Service de l'Agriculture avait implanté pour sa


station expérimentale de riziculture située légèrement'en amont une échelle de O à'6 mprès
du bac de NANGA-EBOKO.
Le zéro de cette échelle se trouvait Iun centimètre au-dessous du zéro de l'é-
chelle actuelle.
Le 20 février.1951, 1'ORSTOM réinstalle une échelle de O I 6 m composée de deux
dléments : l'un de 0-1 m, l'autredel-6m, ainsi qu'une borne repère Il'extrémité de lapis-
te. Le zéro de l'échelle est calé I6,382 m sous ce repère. Ce calage est confirmé le 26
juin 1951.
-- 70 -

Un nivellement barométrique effectué par 1'IGN en janvier.1954, B partir du re-


père de nivellement de précision de NANGA-EBOKO donne pour la borne repsre l'altitude de
573,3 m.
Le 7 avril 1956, un nivellement de contrôle fait ressortir que l'élément 0-1 m
s'est enfoncé de 13 nun (zéro B 6,395 m sous le repère ORSTOM). La station a été entière-
ment refaite le lendemain, 8 avril, et le zéro recalé B 6,382 m.
La fiche des relevés de juin 1956 porte la mention manuscrite : "majorer les
cotes de 10 cm depuis le début du mois". Ce décalage n'apparaît pas dans les lectures.
En 1962, un nivellement effectue par la SATET donne pour altitude de la borne .
repère 573,621 m d'os l'altitude de zéro de l'échelle : 557,239 m.
Lors de la réfection de l'échelle, le 3 avril 1965, l'on constate que l'dlément
0-1 m est descendu de 9 cm; ce décalage apparaît dans les lectures B partir de janvier
1960. Les cotes lues sur l'élément 0-1 m entre ces deux dates doivent subir une correction
de -9 cm.
Le 23 janvier 1968 un limnigraphe OTT X B rotation hebdomadaire est installé.
I1 est retiré le 10 juin de la même année, reinstallë le 9 décembre 1968 et retiré défini-
tivementenmai 1969.
Les lectures sont dans l'ensemble complstes et bonnes.
Les lectures de mars 1949 B fevrier 1951 nous ont &té communiquées par le Ser-
vice Riziculture de 1,'Agriculture.
Les limnigrammes couvrent les deux périodes de fonctionnement en 1968 et 1969.

3.5.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

10- 1-1957 125 525


1- 7-1951 10- 7-1963 132 569
13- 9-1952 397 2 150 14- 2-1968 44 189
19-10-1956 505 3 260 11- 3-1968 30 439
293 1 680 83 338

N.B. Les jaugeages no 2 et 3 ont été effectués au flotteur.


La courbe de tarage (graphique 27) a été tracée B partir des 10 jaugeages pré-
cédents.
Si l'étalonnage est acceptable pour les basses eaux, celui des très basses eaux
(H<30 cm) et celui des hautes et moyennes eaux demandent a être précisés .
Le faible dé-
calage, 1 cm,.entre les echelles de 1'ORSTOM et de l'Agriculture et le manque de précision
de cet étalonnage font que ce dernier est applicable B toute la période d'observation.

3,6 SANAGA A NACHTIGAL


3.6.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Cette station contrôle un bassin versant de 7 6 O00 km2, qui represente la quasi-
totalité de celui drainé par la SANAGA avant sa confluence avec le MBAM.
-Depuis juillet 1969, cette station est influencée par le fonctionnement du bar-
rage de MBAKAOU.
La station se trouve au pied des chutes de NACHTIGAL, au passage du bac, sur la
route YAOUNDE -
NTUI - BAFIA, 2 70 km de YAOUNDE. Ses coordonnées géographiques sont : 4'
21' de latitude Nord, 11' 38' de longitude Est.
Gr -25 Comespondance EBAKA GOYOUM Gr-26 SANAGA ä EBAKA

C O U R B E DE TARAGE

t Basses et moyennes eaux

auteur en cm
3

Gr -30 SANAGA à SAKBAYEME

G Gr.29 CorrespondanceSAKBAYEME a EDEA

Courbe de tarage

c
Gr - 2 7 SANAGA a NANGA EBOKQ Gr-28 SANAGA a NACHTIGAL
COURBE DE TARAGE COURBE DE TARAGE
I

-
U v)

3
D
E
C C
a
C (4
4000 4000

1000 3000
I

/e42
a5

/ ia
e 32
Hauteur en m
o, I

6
2000 2000

000 1000

Hautes eaux

Haute en m
m -0
O 2 6
- 71 -

3.6.2 H I S T O R I Q U E

Une phemi&e &ch&& a été inplantée, en rive gauche, par 1'Arrondissenwt des Travaux Publics
de YAOUNDE, antérieurement au mois d'octobre 1 9 4 2 . Elle devait avoir une amplitude de 4 m,
et, ëtre graduée de 9 3 à 9 7 m et de 5 en 5 cm. Elle était calée par rapport B un repsre
coté 100,OO qui était le dessus d'un anneau en fer fixé côté aval de la rampe maçonnée en
rive gauche.
I1 n'a pas été possible de reconstituer le calage de cette échelle le repère
ayant disparu.
Une nouv&e é&&le a été implantée par la Division Technique des Travaux Publics
en 1 9 4 5 . Cette échelle avait son zéro 1,45 m autdessus du zéro actuel. Ce calage a pu être
déterminé grâce [Link] faites l o r s des maximums des crues et du jaugeage no 1, effec-
tué par A. BOUCHARDEAU, le 4 septembre 1 9 4 7 .
Ancienne échelle ., Echelle actuelle Différence
Cote lue (m) Cote de la marque (m)
4-9-1947 1,20 2,65 1,45
Crue 1 9 4 7 ( 2 2 - 1 0 - 1 9 4 7 ) .I 2,OO 3,45 1,45

Le zéro'de cette .échelle a été descendu début février 1 9 4 8 ; il n'a pas été pos-
sible de déterminer la cote de ce nouveau zéro.
L'&&&e a&&e a été implantée le 1 5 février 1 9 5 1 , en aval du bac et en rive
gauche, par 1'ORSTOM.
A cette date l'échelle ne comprenait que les deux éléments de basses et moyennes
eaux de O I 2 m, elle fut complétée le 5 juillet par deux éléments de hautes eaux allantde
2 à 4 m .

Le 5 juillet 1 9 5 1 un nivellement donnait le zéro de l'échelle par rapport à un


repere matérialisé par un c&ochet situé du côté droit de la rampe d'accès au bac et entouré
de couleur rouge. Le zérb de l'échelle était à - 5 , 0 7 6 m du dessus du crochet.
Le 6 juillet de la même année sont déterminées les hauteurs maximales des crues
des années 1 9 4 4 , 1 9 4 5 , 1 9 4 6 , 1 9 4 7 , 1 9 4 8 et 1 9 5 0 ainsi que la hauteur du jaugeage no 1 fait
par A. BOUCHARDEAU en 1947. Par comparaison avec la hauteur du plan d'eau ce jour (H=1,78m)
et les marques laissées avec inscriptions, aujourd'hui disparues, l'on a obtenu :

H (m) H (m)
Crue 1 9 4 4 : 3,78 Crue 1 9 4 7 : 3,45
Crue 1 9 4 5 : 3,61 Crue 1 9 4 8 : 3,78
Crue 1 9 4 6 : 3,42 Crue 1 9 5 0 : 3,96

Jaugeage BOUCHARDEAU du 4-9-1947 : H = 2,65 m


Le 2 6 mai 1 9 5 3 , les deux éléments inférieurs sont remplacés.
En 1 9 5 4 , nivellement du zéro de l'échelle 5 partir du macaron I G N fixé sur la ro-
che,située dans la tranchée menant au bac, en hive gauche , à 8 0 m environ de celui-ci :
Altitude repère I G N 437,421 m
Altitude du zéro 425,916 m
Le 2 6 mars 1 9 5 6 , réfection de l'échelle.
Le 11 mars 1 9 5 9 , 1 la suite d'un nivellement de contrôle, l'on constate que les
éléments 1-2 et 2-3 m sont descendus respectivement de 5,7 et d,9 cm, h la suite de la crue
1 9 5 8 ; les éléments 0 - 1 et 3-4 m n'avaient pas bougé. Les éléments descendus ont été recalés
et un élement 4-5 m est rajouté.
Le 2 février 1 9 6 0 , un nivellement de contrôle donne les résultats suivants :
Altitude du crochet repère : 430,975 m
Zéro (m) Zéro (m)
élément 4-5 m 425,892
" 3-4 m ,
425 8 7 8
élément 1-2 m 425,825
" 0-1 m 425,901
" 2-3 m ,
425 8 2 7

I
-.72 -

Par rapport au repgre les élements 1-2 m et 2-3 m sont descendus environ de
7,5 cm, l'élément 3-4 m de 2,3 cm et 1'816ment 4-5 m de 1 cm environ.
A la suite des travaux de réfection de l'accgs au bac,l'blément 0-100 est de-
cale le 2 mars 1960, remis en place le 3 et détériore le 18, avec tous les autres 618-
ments, par des engins de terrassement. Le 21 mars les trois elements de O 3 3 m sont
reinstall6s et les deux Cléments de 3 1 5 m ne le seront qu'au mois de juin.
Un nivellement de contrale le 15 mars fait apparaitre un décalage vers le bas de
5 cm de l'element 2-3 m; après recalage de cet Blement, un nivellement donne pour altitude
du zéro pour chaque element : ,
4-5 m : 425,905 .
3-4 m : 425,909 1-2 m : 425,903
2-3 m : 425,904 0-1 m : 425,904
Le 28 février 1964 : réfection et modification de l'echelle, toujours d'une am-
. plitude de 5 m; elle se decompose en trois elements fixes sur U P N de 180 : 0-1, 1-3 et
3-5 m.
Le 12 mars 1965 : nivellement du zéro de l'échelle et du crochet repere :
Altitude du crochet : 430,966111 Altitude du zero : 425,906m
Cette station a et6 doublée, en 1967, par un limnigraphe OTT X 1 rotation hebdo-
madaire et reduction 1/108me. A cet appareil a et6 substitue le 15 decembre 1968 un appa-
reil de longue durde OTT XX, lui-même relaye par un appareil de même type, le 31 mars 1969.
Le 26 février 1971 un nivellement de contr6le a partir de la borne IGN, en rive
gauche, donne l'altitude zéro des elements :
3-5 m : 425,912 1-3 m : 425,911 0-1 m : 425,908
Le même jour il a et6 procedé B un nivellement 1 partir du repere IGN en rive
droite. Le macaron est fixe sur un panneau indicateur, son altitude est : 432,723 m.
'Le plan d'eau ce jour (€1 = 1,04) etait 3 4,931 m sous ce repère, soit 5,971 m
pour le zéro de l'echelle; l'altitude du zero par rapport B ce repère serait de 426,752m.
La différence d'altitude de 84,2cm, qui apparait par rapport au nivellement en
rive gauche, semble imputable B l'ensemble panneau routier -
macaron qui a probablement
bougé.
Les lectures 1 1'Bchelle ORSTOM sont dans l'ensemble complgtes et correctes 3
quelques exceptions les deux premigyes annees.
Cette station a fait l'objet de prélgvements pour mesuredes transports solides
en suspension.
a

3.6.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
-
NO
-
1 4- 9-1947 265 2 230 23 3-11-1967 252 1 995
2 17- 2-1951 70 224 24 13-11-1967 220 1 335
3 6- 7-1951 178 1 200 B 25 31- 5-1968 82 380
4 4- 9-1952 271 2 204 26 21- 6-1968 142 810
5 21-10-1952 323 2 614 27 12- 7-1968 148 852
6 6- 3-1953 77 337 28 6- 8-1968 228 1 750
7 22-10-1956 355 3 480 29 19- 8-1968 247 1 815
8 7-11-1956 268 2 250 30 1- 9-1968 229 1 704
9 30-11-1956 202 1 380 31 13- 9-1968 252 1 930
10 14- 1-1957 107 610 32 4-10-1968 310 2 400
11 14-10-1957 358 3 327 33 22-11-1968 203 1 350
12 18- 2-1960 43 222 34 15- 4-1969 66 314
13 7- 3-1960 31 163 35 28- 4-1969 81 377
14 7- 7-1962 169 1 170 36 27- 5-1969 165 1 020
15 12- 9-1962 306 2 892 37 9- 6-1969 161 999
16 28- 1-1963 111 619 38 23- 6-1969 134 773
17 3- 3-1964 34 169 39 7- 7-1969 230 1 680
18 27-10-1965 303 2 490 40 21- 7-1969 242 1 735
19 2-11-1965 269 2 050 41 18- 8-1969 271 2 120
20 2- 8-1967 197 1 250 42 10-11-1969 323 2 820
21 1- 9-,1967 229 1 700 43 24-11-1969 172 1 050
22 26-10-1967 320 2 910 44 12- 2-1971 98 468
-
P Jaugeage effectue au flotteur
. -13-

I1 a é t é tracé une courbe d ' é t a l o n n a g e a p a r t i r d e s 44 jaugeages d e l a l i s t e


précédente (graphique 2 8 ) .
L'on p e u t n o t e r une c e r t a i n e d i s p e r s i o n d e s r é s u l t a t s .
La s e c t i o n p r i n c i p a l e de mesure pour les moyennes e t h a u t e s eaux e s t t r è s s t a -
b l e : e l l e se s i t u e à h a u t e u r du passage du b a c , 21 quelques c e n t a i n e s d e mètres e n aval
d e s r a p i d e s e t p r é s e n t e les caractères s u i v a n t s :
- l a r g e u r : 300 mètres
- fond rocheux a s s e z chahuté avec p r é s e n c e en r i v e gauche d ' u n e f o s s e d e 120 m de
large
C e t t e s e c t i o n e s t c o n t r ô l é e en a v a l p a r un s e u i l rocheux q u i u n i t une E l e cen-
t r a l e aux b e r g e s .
Pour les jaugeages de b a s s e s eaux, l ' o n e s t o b l i g é , vu l a v i t e s s e du c o u r a n t dans
l a f o s s e , de r e c h e r c h e r une ou p l u s i e u r s s e c t i o n s e n a v a l v e r s l e s e u i l .

3,7 S A N A G A A SAKBAYEME

3.7.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

C e t t e s t a t i o n c o n t r ô l e un b a s s i n v e r s a n t d e 129 500 km2 s o i t p r è s d e la t o t a l i t é


du b a s s i n de l a SANAGA.

Les coordonnées de l a s t a t i o n , s i t u é e au b a c de SAKBAYEME s u r l a r o u t e POUMA -


NGAMBE, s o n t : 4' 0 2 ' de l a t i t u d e Nord, 10O.33' de l o n g i t u d e E s t .

3.1.2 H I S T O R I Q U E

L a s t a t i o n a é t é m i s e en s e r v i c e l e 25 a v r i l 1956 avec l ' i n s t a l l a t i o n d'une


é c h e l l e , à une v i n g t a i n e de mètres en amont du b a c , en r i v e gauche.

C e t t e é c h e l l e se [Link] c i n q éléments d'un mètre a l l a n t de 1 5 6 m. C e s


éléments é t a i e n t c a l é s p a r r a p p o r t à un r e p è r e ( + l O O , O O O ) , s i t u é s u r l e c ô t é d r o i t de l a
r o u t e , surplombant l ' é c h e l l e . L e z é r o é t a i t à l a c o t e 93,332.

L e 23 m a i 1956, il a é t é posé un élément d e b a s s e s eaux e t il a é t é impossible


de l e descendre Icause d e s r o c h e r s . L e z é r o de cet élément é t a i t t r o p h a u t de I cm.

L e 2 1 décembre 1957, l ' o n c o n s t a t e que l ' é l é m e n t 1-2 m e s t f o r t e m e n t i n c l i n é :


c o t e l u e H = 1 , l O pour H = 1,25. C e t t e anomalie a p p a r a î t dans les l e c t u r e s de 1951.

A c e t t e d a t e , l ' é t a t de l a s t a t i o n é t a i t l e s u i v a n t :
5-6 m 2 r é p a r e r e n t i è r e m e n t 2-3 m t o r d u
4-5 m bon é t a t 1-2 très incliné remise en é t a t
ce j o u r
3-4 m bon é t a t 0-1 m mauvais é t a t (
L e r e p è r e p r é c é d e n t a y a n t d i s p a r u l a s t a t i o n a é t é r a t t a c h é e B un nouveau r e p è r e
c o n s i s t a n t en une marque s i t u é e s u r l e massif d'amarrage du hauban aval du Pylone r i v e
gauche. L e zéro est à 4,37 m sous ce r e p è r e .
En f é v r i e r 1958, l ' é l é m e n t 0-100 é t a i t t r o p h a u t de 10 cm.

Le 29 janvier 1959, r é f e c t i o n complète de l a s t a t i o n avec déplacement d e 1'816-


ment 0-1 m, de manière que son z é r o s o i t c a l é I4,31 m sous l e r e p è r e .

L e 18 mars 1 9 6 4 , remise en é t a t de l a s t a t i o n avec déplacement de l ' é l ë m e n t 0-lm


q u i e s t scellé s u r l ' a c c 8 s r i v e gauche du bac.

Le 31 mars 1965, m i s e en p l a c e d ' u n élément gradué de 9 à 1 0 m pour l e c t u r e d e s


c o t e s n é g a t i v e s ; l e z é r o d e l ' é c h e l l e e s t inchangé.
L e 28 novembre 1970, c o n t r ô l e de l a s t a t i o n q u i e s t en bon é t a t ; l e z é r o e s t in-
changé.
L e s l e c t u r e s s o n t dans l ' e n s e m b l e complètes m a i s l e u r s q u a l i t é s v a r i e n t énormé-
-ment d'un l e c t e u r à I l a u t r e .
- 74' -

CORRESPONDANCE SAKBAYEME - EDEA


,A p a r t i r d e s lectures 1965-1966, il a é t é é t a b l i une courbe de correspondance,
, e n t r e l ' é c h e l l e de SAKBAYEME e t d'EDEA E O (graphique 2 9 ) . C e t t e correspondance e s t per-
manente pour les c o t e s s u p é r i e u r e s 3. 8,50 m à EDEA E O ; pour l e s c o t e s i n f é r i e u r e s , c e t t e
correspondance v a r i e en f o n c t i o n d e s d e t a r a g e s de l a s t a t i o n d'EDEA.

-3.7.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE

Ef H
N O 'Date
( cm)
Q
(m3/s)
N O Date
(cm) P
(m /SI

1 24- 8-1957 240 2 870 4 27-12-1957 125 1 444


2 22-10-1957 442 6 530 5 7- 9-1959 259 3 120
3 20-11-1957 278 3 525

Une courbe d e t a r a g e (graphique 30) a é t é e t a b l i e e n 1967 3 p a r t i r d e s c i n q


jaugeages p r é c é d e n t s e t s u r t o u t d e l a correspondance avec EDEA.
C e t t e methode a é t 6 adoptee car l a s t a t i o n e s t tres s t a b l e (fond rocheux, ra-
p i d e s en a v a l ) m a i s p r é s e n t e d e s d i f f i c u l t é s de jaugeages ( f o s s e de 25 m au d r o i t de
Yé-
c h e l s e e t du b a c ! e t des v i t e s s e s d e l ' o r d r e d e 4 m/s en s u r f a c e à p a r t i r d e 3 O00 m / s ) .

3,8 S A N A G A A S O N G - L O U L O U
3.8.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
2
C e t t e s t a t i o n c o n t r ô l e un b a s s i n d e 129.800 km Ip e i n e p l u s grand que c e l u i
contra16 à SAKBAYEME. E l l e e s t s i t u é e aux c h u t e s d e SONG-LOULOU, p a r t i e a v a l d e s r a p i -
d e s HERBERT, I60 km e n amont d'EDEA e t à 17 km en aval de SAKBAYEME; ses COOrdOnnéeS
geographiques s o n t : 4' 05' de l a t i t u d e Nord, 10' 27' d e l o n g i t u d e E s t .

3.8.2 H I S T O R I Q U E
C e t t e s t a t i o n a é t é creée pour l ' é t u d e de l'aménagement h y d r o e l e c t r i q u e d e s
c h u t e s de SONG-LOULOU. E l l e e s t équipée d'un Systeme d ' @ C h e l l e s q u i se r e p a r t i t s u r l ' e n -
semble d e s c h u t e s e t r a p i d e s . Nous d i s t i n g u e r o n s deux groupes : l e premieer, l e p l u s an-
c i e n , composé d e s é c h e l l e s E 1 IE 3 , l e deuxisme r é c e n t , i n s t a l l é en 1970, E 4 IE 10.

ECHELLE E 1 DITE ECHELLE AVAL

E c h e l l e p r i n c i p a l e i n s t a l l é e l e 1 6 f é v r i e r 1967 en r i v e d r o i t e dans l a boucle


au s o r t i r du b r a s d r o i t en a v a l d e s chutes. C e t t e é c h e l l e d e O à 7 m se decompose e n s e p t
é l l m e n t s d'un metre.
En m a i 1967, e l l e est doublée p a r un limnigraphe NEYRPIC "TELIMNIP". C e t t e 6-
c h e l l e e s t r a t t a c h é e Il a borne EEG 3 , c o t é e 488,578 dans l e systbme de nivellementSATET
d o n t l a b a s e d e d é p a r t a l a c o t e 500,OO; son z é r o e s t c a l 6 L l a c o t e 485,12.

ECHELLE E 2 DITE ECHELLE AMONT

C e t t e Bchelle e s t i m p l a n t é e l e 2 1 f e v r i e r 1967 I1 , 3 km en amont d e l a précé-


d e n t e , en r i v e d r o i t e . E l l e se compose d e q u a t r e éléments gradués d e O à 4 m. E l l e est
r a t t a c h é e à l a borne EEG 15 c o t é e 508,181; son z é r o e s t L l a coke 507,05.
L'élément 1 L 2 m d i s p a r a î t l e 19 septembre 1968 e t l ' é l é m e n t 0-1 m a bougéet
e s t i n c l i n é ; ces deux elements s o n t remis en p l a c e l e 7 mars 1969.
L'élément 0-1 m e s t emporte l o r s d e l a c r u e 1969; il est r e t a b l i l e 16 janvier
1970.
Le 28 septembre 1970, l ' é l é m e n t 1-2 m e s t emporté; m i s e en p l a c e d'un élement
p r o v i s o i r e gradué 4-5 m du 9 o c t o b r e au 9 novembre; l e b a s de c e t élément e s t 1 l a cote
508,68.
Le 19 novembre 1970 m i s e en p l a c e d'un nouvel élément p r o v i s o i r e gradué 1-2 m.
L e b a s de c e t élément e s t L l a c o t e 508,18. L e l e r décembre, 1'61ément p r é c e d e n t é t a n t
h o r s d ' e a u , m i s e en p l a c e d ' u n nouvel élément p r o v i s o i r e gradué 4-5 m, l e b a s d e c e t e l é -
ment e s t à l a c o t e 507,69.
- 75 -

ECHELLE E 3 DITE "LIMNIGRAPHE AMONT"


Cette échelle a eté installée en avril 1 9 6 8 dans une île à 7 5 0 m en amont de
l'échelle E 2 et fut doublée par un limnigraphe NEYRPIC "TELIMNIP" longue durée. Son zéro
est à la cote 513,75 (SATET).
Les lectures sont intermittentes, lors des relevés du linmigrme, le seul moyen
d'accès à l'île étant 1'hélicoptSre.

ECHELLES E 4 A E 10
Ces échelles sont récentes,tinstallées en 1 9 7 0 . Les échelles E 4 et E 5 complè-
tent le réseau d'observation en rive droite; les échelles E 6 à E 9 sont installées d'aval
vers l'amont en rive gauche. L'échelle E 10 est installée sur l'île aval, côté bras droit.
Date d'installation Cote du zéro (SATET) Observations
E 4 29 mai 511,07 lecture intermittente
II
E 5 30 mai 520,81
II
E 6 ler juin 485,34
II
E 7 ler juin 497,87
E 8 2 juin détruite
E 9 2 juin 512,94 lecture intermittente
II
E 10 3 1 mai 486,62

[Link] ne sont effectuges en permanence qu'aux échelles E 1 et E 2. L'é-


chelle E 2 prssente des lacunes dues principalement à la disparition des lléments bas.0-1
et 1-2 m. La qualité des lectures à E 2 n'est pas très bonne principalement en hautes eaux
oïi le batillage peut atteindre 10 I 2 0 cm.

3.8.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

Un certain nombre de jaugeages ont été effectués à cette station, les cotes sont
celles de l'gchelle E 1 :

No Date H
(a)
9
(m / s )
Na Date H
(a)
52
(m / s )

1 20- 2-1967 77 466


8oo i 4 28-11-1970 228 1 610
2 10-~0-1968 540 5 15-12-1970 177 176 1 125
3 19-11-1970 283 2 190
d

R Les mesures du jaugeage no 2 ont été faites depuis un hélicoptère; elles-sont imprécises,
le pilote ayant eu des difficultés à maintenir le point fixe.
Un étalonnage (graphique 3 1 ) a été dtabli pour l'échelle E 1 Ipartif' des jaugea-
ges prdcédents et principalement des correspondances existant entre cette échelle et les
échelles de SONG-DONG pour les basses eaux (graphique 3 2 ) et d'EDEA E O pour les moyennes
et hautes eaux (graphique 3 3 ) .
La correspondance limnimétrique et les tarages respectifs des stations de SONG-
LOULOU et ~ ' E D E Asont :

Hauteurs à Hauteurs à
EDEA (E O) SONG-LOULOU Débit
(E Aval E 1) (E Aval E 1)
( cm) ( cm)

671 668 O00 240


682 684 1 079 35 O
020 279
697 702 040 1 139 400
335
1 196 45 O
716 720 060 408
1 246 500
737 740 O80 500
759 763 100 60 1
1 296 550 5 750
787 792 125 1 343 600
742
822 825 1 390 650 7 210
150 916
1 436 700 7 960
858 ,857 175 1 110
1 480 750 8 720
890 200 1 330
1 524 800 9 500
957 250 1820 1 570 850 10 300
1 020 300 2 360

.
- 76 -

3,9 S A N A G A A S O N G - D O N G
3.9.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

L a s u p e r f i c i e du b a s s i n v e r s a n t c o n t r ô l é p a r cette s t a t i o n est de 130 800 km'.


S i t u é e I25 km e n amont du b a r r a g e d'EDEA p r l s de SONG-DONG (2 k m ) , ses coordonndes géo-
graphiques Sont : 3' 5 2 ' d e l a t i t u d e Nord, 10' 1 7 ' d e l o n g i t u d e E s t .

3.9.2 n I s T o R I Q u E

C e t t e s t a t i o n a é t é o u v e r t e dans l e b u t d e pouvoir déterminer les v a r i a t i o n s d ' é -


t a l o n n a g e d e s b a s s e s eaux a EDEA E O Ip a r t i r d ' u n e s t a t i o n de c o n t r ô l e stable.

L a s t a t i o n a d t é implantée Iun r é t r é c i s s e m e n t du lit de l a SANAGA, e n amont de


l a r u p t u r e de p e n t e , e n t ê t e d e s r a p i d e s e t c h u t e s d'EDEA.

L e 4 f é v r i e r 1965, f u t i n s t a l l é e une é c h e l l e p r o v i s o i r e graduée de 2 I5 m.

L e 30 mars 1965, une é c h e l l e d d f i n i t i v e de b a s s e s eaux est m i s e en p l a c e , e l l e


est composée de t r o i s éléments : 2-3 m, 3-4 m e t 4-5 m. Son z é r o a é t é calé 60 c m p l u s b a s
que c e l u i de l ' é l é m e n t p r o v i s o i r e .

L e 18 j a n v i e r 1968, l ' é c h e l l e e s t complétée p a r t r o i s éléments de h a u t e s eaux :


6-7 m, 7-8 m e t 8-9 m , e t doublée d ' u n limnigraphe longue d u r é e OTT XX.

L e 1 6 f é v r i e r 1969, l ' o b s e r v a t e u r s i g n a l e que l ' é l é m e n t 200-300 e s t descendu. I1


n ' a p a s é t é p o s s i b l e d ' é v a l u e r c e t t e d e s c e n t e , l ' b l é m e n t e s t r e s t é noy6 d e p u i s l a m i s e e n
fonctionnement du b a r r a g e de MBAKAOU.

L e s l e c t u r e s jusqu':! f i n 1967 ne p o r t e n t que s u r l e s b a s s e s eaux, e l l e s s o n t i n -


terrompues dSs que l a c o t e dépasse 5,OO m. A p a r t i r de 1968, e l l e s concernent t o u t l e m a r -
nage e t s o n t doublées p a r l e s limnigranunes. Dans l'ensemble les l e c t u r e s s o n t tres bonnes.

3.9.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE

H Q H
N O Date N O Date
(cm) (m3/.5) (cm)

1 0 - 3-1965 305 % 36 1 29- 2-1968


17- 1-1968 378 678 27- 3-1968 305
~~~ ~

i Hauteurs c o r r i g é e s

L a s t a t i o n de SONG-DONGe s t t r S s s t a b l e e n b a s s e s eaux, e l l e a e n v i r o n 80 I1 0 0 m
de l a r g e m a i s a une profondeur maximale de l ' o r d r e de 25 m, son fond e s t rocheux.

I L a pu ê t r e t r a c é une c o r r é l a t i o n e n t r e les h a u t e u r s ISONG-DONG e t les d é b i t s I


EDEA, Il a même h e u r e , en ne tenant camp& que. d u ha(LteWL6 de dechue d e 1965 I1968.
C e t t e c o r r é l a t i o n e s t r e p r é s e n t é e au graphique 34, s u r l e q u e l nous avons r e p o r t é
les jaugeages d e l a l i s t e c i - d e s s u s , q u i , Ideux e x c e p t i o n s p r S s , se p l a c e n t c o r r e c t e m e n t
p a r r a p p o r t Ic e t t e courbe. I1 ne f a u t , t o u t e f o i s , p a s p e r d r e de vue que les jaugeages de
b a s s e s eaux e f f e c t u é s Il a s e c t i o n de SONG-DONG s o n t a s s e z i m p r é c i s e t a n t donné l e s f o r t e s
profondeurs e t l e s f a i b l e s v i t e s s e s mesurees.

A p a r t i r de l a c o r r é l a t i o n p r é c é d e n t e e t en t e n a n t compte du temps de p r o p a g a t i o n ,
e t du destockage du b i e f e n t r e SONG-DONG e t EDEA, il a é t é é t a b l i une courbe d e t a r a g e de
b a s s e s eaux ( H < 4,50 m ) .
Gr -31 SANAGA 1 SONG-LOULOU ~

COURBE DE TARAGE

IOOC

E
o
O
1000

150

z
_I

iooo ?'
z
8
100

iooo

50

2000

Cr-34". SANAGA à SONG DONG


Gr-33 Correspondance SOdG LOULOU- EDE A
. Correlation hauteurs SONG DONG- Debits EDEA

--y-/
I--
Jaugeages effect,
a SONG D O N G

ELSONG- LOULOU. Aval

io0 300
lauteur en cm
-
3 . .
Gr-35 SANAGA 6 EBEA

Implantation des échelles


- 77 -

3,lO S A N A G A A EDEA

3.10.1 A S P E C T G E O G R A P H IQ U E

Le bassin versant contrôlé h cette station a une superficie de 131 500 km2 . ,

Les aménagements successifs et les conditions d'exploitation du barrage d'EDEA


ont influé, comme nous le verrons ci-après, sur la répartition de l'écoulement entre le
bras principal et le bras mort, d'une part; d'autre part, c'est pour régulariser les dé- .
bits de basses eaux 1 cette station qu'a été créée la retenue de MBAKAOU, entrée en fonc-
tionnement en juillet 1969.
La station est située au pied des chutekd'EDEA, ses coordonnées géographiques
sont : 3' 48' de latitude Nord, 10" 0 7 ' de 1ongitiiLie Est.

3.10.2 H I S T O R I Q U E (graphique 35)

ECHELLE ANCIENNE No 1 (1943-1950)


C'est la première échelle exploitée à EDEA et c'est également la plus ancienne
exploitable sur le bassin de la SANAGA.
Installée en 1943, elle a été observée de façon assez continue du 20 aoíit 1943
au 31 décembre 1949 et sert d'échelle de référence pour la station durant cette période.
Cette échelle, actuellement disparue, était installée sur la culée rive droite
du pont central, pont situé sur le bras rive gauche de la SANAGA, appelé bras principal
parce que les débits qui y transitent sont en général supérieurs à ceux du bras rivedroite
encore appelé "bras mort".
* Selon les renseignements recueillis auprès d'un des hydrologues ayant participé
au tarage de la station en 1949 et en 1950, l'échelle avait une hauteur totale de 8 mètres.
Les graduations inférieures étaient peintes directement sur la culée. La partie supérieure
de l'échelle était constituée par une règle en bois.
La cote du zéro de l'échelle est mentionnée à plusieurs reprises dans le dossier
des jaugeages anciens (jaugeages effectués de 1946 à 1950). Elle correspond à l'altitude
6,OO m dans le système de nivellement adopté pour EDEA. Ce systSme,distinct de celui de
l!Institut Géographique du CAMEROUN, est matérialisé par un repère (14 A) situé sur l'accès
rive droite du pont et coté 20,58 m dans le système d'EDEA (1).
Les données relatives au calage de l'échelle de 1943 à 1946 font défaut, mais ont
été rétablies grâce aux relevés effectués pendant cette période à deux échelles secondaires:
échelles anciennes no 2 et.3 sur lesquelles nous reviendrons.
L'échelle ancienne no 1 a cessé d'être observée de façon continue en 1950, année
qui correspond Ila mise en service d'une nouvelle échelle de référence : échelle no 2 ac-
tuelle, située 150 m en amont sur la rive droite du bras principal. En 1950, l'échelle an-
cienne no 1 a été lue uniquement à l'occasion des jaugeages, lesquels font état cette année-
II des hauteurs lues aux deux échelles. L'échelle ancienne no 1 a été abandonnée en 1951.
ECHELLES ANCIENNES no 2 (1944-1946) et no 3 (1944-1947)
I1 s'agit d'éChelles secondaires installées semble-t-i1 pour préciser certaines
données intéressant l'aménagement des chutes d'EDEA qui était 2 l'étude et dont les tra-
vaux débutèrent en 1949.
Ces échelles anciennes no 2 et no 3 étaient situées la première à l'aval immé-
diat des chutes et la seconde à leur sommet. On ignore l'altitude de leur zéro. On constate
toutefois que chaque échelle a son zéro nettement au-dessus des P.B.E.
Les relevés ont été effectués de 1944 à 1946 à l'échelle no 2 et de 1944 à 1947
2 l'échelle no 3. Ils concernent uniquement la période juin-juillet à novembre-décembre.

(1) Il faut retrancher 1,67 m aux cotes exprimées dans le système d'EDEA pour les ramener
au système de nivelleme?t de l'Institut Géographique du CAMEROUN.
- 78 -

Bien qu'incomplets, ces relevés méritaient d'être pris en considération ne se-


rait-ce que pour contrôler ceux effectués B l'échelle du pont.
Comme nous le verrons plus loin c'est grâce Ices relevés que ceux effectués de
1 9 4 4 B 1 9 4 7 Il'échelle du pont ont pu être revalorisés.

ECHELLE ACTUELLE no 2 (depuis janvier 1 9 5 0 )


Cette échelle est située sur la rive droite du bras principal 1 5 0 m en amont de
l'échelle ancienne no 1. Elle est graduée dans le système de nivellement d'EDEA et compor-
te trois tronçons. La base du tronçon inférieur porte la graduation 7,OO m et le sommetdu
tronçon supérieur la graduation 1 5 / 0 5 m.
Depuis sa mise en service en janvier 1 9 5 0 , elle a été l u e régulierement àraison
d'une lecture par jour. Elle est utilisée comme échelle de référence de la station dejan-
vier 1 9 5 0 à mai 1 9 5 9 .
Depuis ( 1 9 5 3 ) , un contrôle supplémentaire du niveau Icette échelle estréalisé
au moyen d'un dispositif de télémesure (limnimètre équipé d'un potentiomètre) transmettant
la cote du plan d'eau directement B la Centrale.
ECHELLE ZERO OU EKITE (depuis mai 1 9 5 9 )
Installée à l'aval immédiat du confluent du bras mort et du bras principal, cette
Bchelle constitue depuis sa mise en service en mai 1 9 5 9 , la nouvelle échelle de référence
de la station, en remplacement de la précédente, devenue sans intérêt parce qu'influencée
par les conditions d'exploitation de l'aménagement d'EDEA depuis la réalisation d'EDEA II.
Signalons Ice sujet les caractéristiques de l'aménagement ~ ' E D E A:
C'est un aménagement de basse chute qui fonctionne au fil de l'eau.
Dans une première étape de réalisation (EDEA I), dont les travaux durerent de
1 9 4 9 à 1 9 5 3 , les ouvrages de prise sont des ouvrages fixes et la répartition des débits
entre le bras principal et le bras mort, pour un débit donn6 du fleuve, est invariable.
La puissance installée est de 2 2 MW et les endiguements réalisés ne permettent pas, même
B l'étiage, de collecter vers la Centrale la totalité des apports de la SANAGA.

Dans une deuxisme étape réalisée entre 1 9 5 4 et 1 9 5 8 (EDEA II), la puissance


installée passe I1 5 9 Mi%. L'aménagement comporte des endiguements supplémentaires (endi-
guement amont réduisant le débit du bras de la gare, une digue déversante R.D. qui con-
tr8le les débits entrant dans le bras mort, un barrage 1 hausses mobiles et une digue
déversante R.G.) permettant de collecter vers l'usine la totalité des apports de la
SANAGA quand ces derniers sont inférieurs I7 0 0 m 3 / s .
Le barrage Ihausses mobiles permet de régler le niveau Il'entrée du bassinde
mise en charge de l'usine. Ce niveau peut toutefois, suivant les conditions d'exploita-
tion, varier entre deux cotes déterminées (33,50 et 3 4 / 0 0 m) pour unmême débitdu fleuve.
Etant donnB qu'une partie de l a section correspondant Il'origine dubrasmort-
section constituée par la digue déversante rive droite -
est située dans le remous du
barrage hausses mobiles, la répartition des débits entre bras mort et bras principalpour
un débit donné du fleuve est liée à la cote du plan aux hausses mobiles et est donc suscep-
tible de varier. I1 en résulte que le niveau B l'échelle no 2 actuelle, du seul fait des
conditions d'exploitation inhérentes Il'aménagement, subitdes variationsdont l'amplitude
peut atteindre 1 0 cm et n'est plus représentatif du débit total de la SANAGA B EDEA.
L'échelle no 2 actuelle a donc été abandonnée en tant qu'échelle de référenceau
profit de l'échelle zéro, dont lavaliditéne saurait être mise en cause étantdonné qu'elle
est située dans une section oil le plan d'eau n'est pas influencé de façon appréciable par
la manoeuvre des hausses mobiles.
Comme nous le verrons plus loin, B propos du tarage de la station, l'échellezéro
présente toutefois l'inconvénient (come l'échelle actuelle no 2 d'ailleurs) de voi
étalonnage varier chaque année en basses eaux (pour des débits inférieurs B 1 O00 m5/ sson
) B
cause de l'instabilité du lit qui, B l'aval ~'EDEA,est constitué essentiellement par des
alluvions.
L'échelle zéro est installée sur la rive droite du fleuve. Elle comprend un élé-
ment supérieur 0-700 dont le zéro est Ila cote 7 / 3 5 (système EDEA) et un élément d'étiage
0-100 dont le zéro 1 l'origine est Ila cote 6,35. Cet élément d'étiage, arraché par la
crue 1 9 6 7 a été reposé en 1 9 6 8 mais calé 2 0 cm trop haut. Cela n'apparaît pas dans les re-
levés qui sont corrigés directement par l'observateur et traduit systématiquement en cotes
réelles.
- 79 -

Un limnigraphe OTT X 43 a été installé en 1960, mais a fonctionné de façon asse7


sporadique. Depuis quelques années cet appareil a été remplacé par un limnimètre équipé
d'un dispositif de télémesure (SELSING) avec affichage à la Centrale de la cote B l'échelle.

ECHELLES SECONDAIRES
De 1950 à 1958, tout un réseau d'éChelles secondaires a été mis en place.
Une première catégorie d'éChelles a été créée pour fournir les données limnimé-
triques nécessaires à l'dtablissement du bilan d'exploitation journalier de la Centrale.
I1 s'agit des échelles no 15, 5 et 4 situées respectivement à l'entrée du bassin de miseen
charge, 3 l'extrémité aval de ce dernier (prise d'eau de l'usine) et dans le canal de fuite.
La deuxième catégorie est formée par les échelles qui ont été posées au fur et 1
mesure du développement de l'aménagement afin de connaltre l'influence sur l'écoulement des
divers travaux d'extension qui furent réalisés, lesquels intéressent essentiellement lapar-
tie du fleuve située Il'amont de l'usine. Elles sont implantées à proximité des divers en-
diguements réalisés et se répartissent comme suit :
- zone des endiguements contrôlant l'alimentation du bras de la gare : échelles no 24, 26,
27, 28, 29 et 30. Parmi ces échelles, seule l'échelle 26, située à l'amont des ouvrages
et accessible toute l'année, retient l'attention. Installée en aodt 1953, elle est lue
régulièrement depuis cette date sauf en très basses eaux oll elle est à sec. Elle comporte
un seul élément gradué de 200 à 600 et son zéro est à la cote 49,786 m. Bien que située
dans un bief oìí la loi hauteur-débit est univoque, son intérêt est limité à cause de sa
sensibilité médiocre due à la faiblesse du marnage;
- zone [Link] Il'origine du bras mort : échelles 20 et 31 I 3 8 réparties d'amonten
aval le long de la digue déversante rive droite.
Parmi ces échelles, deux présentent un intérêt pour l'exploitation de la station
d'EDEA : les échelles 32 et 38.
-
€&&e 32 Depuis la surélévation partielle de la digue rive droite, (réa iséeen
s
1959), celle-ci he déverse plus lorsque le débit de la SANAGA est inférieur à 800 m / s , en
sorte que les échelles énumérées ci-dessus sont accessibles en basses eaux.
D'autre part, l'existence de rapides au droit de l'échelle 35, fait que l'lcoule-
ment dans le bief compris entre l'ancrage amont de la digue rive droite et l'échelle 34n'est
pas influencée par les manoeuvres effectuées au barrage à hausses mobiles. Enfin, compte
tenu de la nature rocheuse de son lit, on peut considérer que ce bief présente une loi hau-
teur-débit invariable et univoque.
Ces circonstances ont conduit à adopter de uis 1969 l'échelle 32, située dans ce
bief, comme échelle de référence de basses eaux ( Q 4 8 0 0 m3/s), en remplacement de l'échdle
zéro, dont on sait que le tarage se modifie chaque année.
Cet inconvénient disparaît avec l'échelle 32 dont le choix est en outre justifié
par le fait qu'elle présente dans son domaine d'utilisation, une sensibilité comparable à
celle de l'échelle zéro.
L'ancienne échelle 32 était constituée par une palplanche graduée de 50 cm en 50
cm et était à sec en basses eaux. Une échelle de basses eaux a été installée en février1967
sur un support métallique scellé sur le parement amont de la digue. Elle est constituée par
deux éléments en tôle émaillée (tronçon 0-200) et son zéro est Ila cote 33,70 m. (Repère à
proximité de 'l'échelle portant la cote 35,321. Les éléments gradués ont été déposés en mai
1967 et remis en place en janvier 1969 (ce qui explique l'absence de relevés en 1968) en
conservant la même altitude pour le zéro.
Un limnigraphe OTT à rotation hebdomadaire a été installé en janvier 1969 à l'em-
placement même de l'échelle et a fonctionné régulièrement en basses eaux depuis cette date.
En 1967, l'échelle a été observée du 16 février au 30 avril.
Depuis 1969 les relevés sont complets en basses eaux.
€&&e 38 - Située devant l'ancrage aval de la digue RD, l'installation comporte un
limnimètre équipé d'un potentiomètre qui transmet le niveau à la Centrale et une échelle de
2 mètres de haut (tronçon 0-200) dont le zéro est à la cote 33,52.
Cette échelle repère le plan d'eau dans la petite retenue qui précède le bassinde
mise en charge de l'usine et qui est délimitée par la partie aval [Link] digue rive droitelle
barrage à hausses mobiles et la digue déversante rive gauche. Ces deux derniers ouvrages sont
arasés à la cote 33,50 m.
- 80 -

L'observation de l'échelle 38 présente surtout de l'intérêt au moment des jaugea-.


ges de basses et moyennes eaux et les relevés sont effectués dans ce cas avec une fréquence
accrue. I1 est en effet important de s'assurer que le niveau à l'échelle 38 n'a pas varié
brusquement pendant les mesures à la suite d'une variation importante du débit turbiné ou
d'une manoeuvre effectuée aux hausses mobiles ou aux déchargeurs. En effet le stockage ou
le destockage qui s'opgre en pareil cas dans la retenue amont correspondent à une variation
temporaire du débit aval qui perturbe la loi hauteur-débit dans la section de l'échelle
zéro et nuit à la précision des mesures.
Pour que celles-ci s'effectuent dans de bonnes conditions, le chefde la Centrale,
contacté avant chaque jaugeage, s'abstient d'effectuer des manoeuvres au barrage Ihausses
mobiles pendant la durge des opérations et s'efforce de maintenir 3 un niveau constant le
plan d'eau amont en compensant toute variation du débit turbiné qui se présenterait parune
variation en sens inverse du débit évacué par les déchargeurs.
.
Le niveau de la retenue amont est aussi contralé par l'échelle 40 située sur la
culée R.D. du barrage à hausses mobiles. Cette échelle est graduée en cotes réelles de
33,OO à 36,OO m.
Signalons enfin l'existence sur le bras mort de deux échelles :
- l'échelle 1, installée en 1950 sur la rive gauche 10 mètres en amont du pont. Elle est
graduée de O à 7 m (zéro à la cote 7,20 m) ;
- l'échelle 14, installée en août 1953, 2 O00 mètres en amont de la précédente sur la rive
gauche. Elle est graduée de O à 7 m et son zéro est à la cote 7,395.

3.10.3 C R I T I Q U E D E S R E L E V E S D E H A U T E U R S D ' E A U

PERIODE 1950-19 70
La quasi-totalité des échelles qui ont été installées 3 EDEA depuis 1950 existent
encore et ont été exploitées régulièrement.
Ces échelles, à quelques rares exceptions prgs, n'ont jamais subi de dommages ni
été déplacées.
La qualité des installations et les contrôles de rattachement qui ont été effec-
tués permettent d'affirmer que l'aititude de leurs zéros respectifs n'a pas varié. Les ob-
servations sont effectuées par le personnel de la Centrale (cote relevee aux différentes
échelles une fois par jour).
On possède entre autres des releves continus à l'échelle actuelle no 2 depuis
1950, à l'échelle zéro depuis mai 1959, et à l'échelle 32 depuis 1969. La présence des
échelles auxiliaires 4, 1, 26 et no 2 (depuis 1959), dont les correspondances respectives
avec les échelles de référence ont été Btablies, a permis d'effectuer de nombreux recoupe-
ments qui ont confirmé la validité des relevés effectués à ces dernieres. Les relevés sont
donc corrects et directement exploitables.

REVALORISATION DES RELEVES A L'ECHELLE ANCIENNE No 1 (1 A) (1943-1950)


Pour la période antérieure I1950, l'absence de renseignements sur la position
exacte du zéro de l'échelle ancienne no 1 (désignée ci-apr8s 1 A) de 1943 à 1946 et d'assez
fortes présomptions relatives à l'existence de distorsions dans' les graduations de l'échelle
de 1947 à 1950 imposaient une grande prudence dans l'exploitation des relevés. Ces relevés
présentent aussi des lacunes correspondant aux basses eaux 1948 et 1949 (du 16 février au
19 avril 1948 et du 14 février au 27 mars 1949).
Toutefois étant donné l'existence de relevés effectués de 1943 I1947 auxéchelles
anciennes no 2 et no 3 (désignées ci-après 2 A et 3 A), il existait une possibilité de re-
valoriser les relevés effectués à l'échelle 1 A. Cette revalorisation a donc étéentreprise.
A. PERIODE 1943-1947
Elle s'appuie sur l'examen des correspondances des trois échelles prises deux à
deux.
On fait, à propos de ces correspondances, les observations suivantes :
1/- la dispersion des points expérimentaux est faible, ce qui pxouve que les lectures ont
été faites sérieusement;
\
- 81 -

2/- la correspondance entre les échelles 2 A et 3 A (graphique 3 6 ) n'a pas varié de 1 9 4 4 $


1 9 4 6 (période commune des relevés à ces échelles) ce qui permet de considérer que le
calage et les graduations de ces échelles n'ont pas varié;
3/- la correspondance 1 9 4 4 entre l'échelle 1 A et l'échelle 2 A (graphique 3 7 ) diffère de
celle établie en 1 9 4 6 . (I1 en est de même pour les correspondances 1 9 4 4 et 1 9 4 6 entre
les échelles 1 A et 3 A ) . On a ainsi la preuve que le calage de l'échelle 1 A a varié
entre 1 9 4 4 et 1 9 4 6 .
On observe en effet sur le graphique 3 7 que la correspondance 1 9 4 4 (prise avant
le maximum annuel de crue) est distincte de la correspondance 1 9 4 6 dont la droite représe-
tative D 3 est parallèle Ila droite D 1 définie par la correspondance 1 9 4 4 et décalBe de
6 0 cm vers le bas par rapport 2 celle-ci. L'échelle 1 A en 1 9 4 4 avait donc son zéro 60 cm
plus bas qu'en 1 9 4 6 .
Le graphique 3 7 montre également queldu maximum de la crue 1 9 4 4 à la fin de la
décrue 1 9 4 5 , la correspondance (représentée par la droite D 2 ) est comprise entre les cor-
respondances 1 9 4 4 et 1 9 4 6 . Cette particularité peut s'expliquer par l'existence d'octobre
1 9 4 4 à décembre 1 9 4 5 d'une distorsion dans les graduations de l'échelle 1 A. I1 faudrait
admettre que le sommet de l'échelle est resté sensiblement 1 la même cote et qu'une erreur
systématique dans le tracé des graduations a entraîné un relèvement du zéro. Ce relèvement
du zéro, qu'on obtient en extrapolant la droite D 2, s'établirait 2 5 0 cm. Une telle cir-
constance,n'estpas invraisemblable si on tient compte du fait que le parement de la culée
contre leqcel l'échelle était fixée n'est pas vertical et que les graduations de l'échelle
ont pu très bien, pendant la période en question, être faites comme s'il s'agissait d'une
échelle verticale. Une inclinaison de 2.0' du parement de la cul6e expliquerait la distor-
sion constatée.
Le calage et les caractéristiques de l'échelle 1 A, tels que nous les avons re-
constitués,s'établissent donc comme suit :

Altitude du zéro Observations


Période (système d 'EDEA)

Avant octobre 1 9 4 4 5,40 graduations correctes

D'odtobre 1 9 4 4 1 distorsion des graduations de


(5,901 5 0 cm entre la base et le sommet
avril 1 9 4 6 de l'échelle
A partir d'avril 1 9 4 6 6 ,O0 graduations correctes

B. PERIODE 1947-1950
En 1 9 4 7 , l'échelle 2 A n'a pas eté conservée on peut seulement, pour contrôler
l'échelle 1 A , utiliser sa correspondance avec l'échelle 3 A.
On observe (graphique 3 8 ) que la correspondance 1 9 4 7 entre ces deux échelles est
la même qu'en 1 9 4 6 jusqu'à la hauteur 4,50 m h l'échelle 1 A. Au-delà, les hauteurs 2 l'é-
chelle l A sont sous-estimées (ou celles de l'échelle 3 A surestimées), l'écart entre hau-
teurs lues et hauteurs vraies augmentant avec la hauteur d'eau. Cette déformation de la
courbe de correspondance ne peut s'expliquer que par une distorsion des graduations dans la
partie supérieure d'une des échelles.
Diverses considérations ont permis d'établir que c'était l'échelle 1 A et non
l'échelle 3 A qui présentait ce défaut de graduation.
I1 se trouve en effet que la Société ENELCAM (Energie Electrique du CAMEROUN) qui
exploite l'aménagement d'EDEA, a converti les hauteurs Il'échelle 1 A en hauteurs à l'é-
chelle no 2 actuelle pour disposer de données homogènes et a établi, en février 1 9 5 1 , un
graphique rassemblant les diagrammes annuels des hauteurs ramenées à l'échelle no 2 pourla
période 1 9 4 3 - 1 9 5 0 .
La confrontation de ces diagrammes et ded hauteurs à l'échelle 1 A montre
gu'ENELCAM- convaincue probablement que le zéro de l'échelle 1 A n'avait pas varié depuis
1 9 4 3 - a appliqué à l'ensemble des relevés de l'échelle du Pont un seul et même barème
qui provient de la correspondance observée ea 1 9 5 0 entre les échelles 1 A et 2 A que per-
mettent d'établir les relevés simultanés effectués à ces échelles lors des jaugeages1950.
Cette correspondance est représentée par le graphique 39. Elle confirme l'altitude du zéro
de l'échelle 1 A admise pour la période 1 9 4 6 - 1 9 5 0 . (La pente pratiquement nulle en basses
eaux entre les échelles no 2 et 1 A permet de vérifier que l'altitude du zéro de l'échelle
1 A est bien 6,OO m).
- 82 -

hauteurs lues (cm) O 100 200 310 400 500 600 700 800
hauteurs vraies (cm) O 104 208 312 416 528 640 752 864

3.10.4 J A U G E A G E S

On trouvera ci-aprss la liste complète des jaugeages effectues i3 EDEA. En l'ab-


sence de sections valables en amont de la Centrale, toutes les mesures ont ét& effectuées
B l'aval de cette derniere (tableau XX).
En hautes et moyennes eaux, elles ont consisté systématiquement en jaugeages du
Bras Mort et du Bras Principal, ce qui était la meilleure façon de procéder, &tant donné
que la section B l'aval du confluent du Bras Mort et du Bras Principal, contrairement 1
celles de ces deux bras, ne permet pas en crue l'emploi de la technique du câble tendu
d'une rive 1 l'autre, technique qui conduit aux resultats les plus précis. Ainsi, allex-
ception des jaugeages 1945 et 1946 qui sont des jaugeages au flotteur, tous les jaugeages
ont ét6 effectues au saumon a partir d'une embarcation se deplaçant le long d'un câble
tendu en travers de la section de mesure. Les sections les plus couramment utilisées sesi-
tuent sur le Bras Mort L 100 m environ en amont du pont du chemin de fer, et sur le Bras
Principal au droit de la Préfecture.
En basses eaux, les mesures ont consisté soit en jaugeages effectues dans les
deux bras (Mort et Principal), soit uniquement dans le Bras Principal quand le Bras Mort
9
ne dé ite plus (c'est-a-dire, avant EDEA II, quand le débit de la SANAGA est inférieur 1
600 m / s et après EDEA II, quand le débit de la SANAGA est inférieur a 750 m3/s) , soit en-
fin dans la section Aval, comme ce fut le cas en 1961.
Avant 1960, un certain nombre de jaugeages ont été effectués dans le Bras de la
gare. Les résultats de ces mesures n'interviennent pas dans l'dtablissement du tarage dela
station et sont donnés pour mémoire. Leur seul intérêt est qu'ils permettent de déterminer
l'influence sur l'écoulement du bras de la gare, des endiguements réalisés entre 1951 et
1959 1 la naissance de ce bras. Cette influence se traduit par une modification importante
du tarage de ce bras entre 1951 et 1955.
La répartition du débit de la SANAGA entre le Bras Mort et le Bras Principal a
varié 3 deux reprises au cours de la période d'observation 1943-1970 :
- 83 -

lo- Il a s u i t e des t r a v a u x d'EDEA II (1951-1955),


2
'
- Il a s u i t e de l a s u r 6 l é v a t i o n réalisée l o r s d e s b a s s e s eaux 1958-1959 d e l a d i -
que r i v e d r o i t e .
C e s v a r i a t i o n s ne p r é s e n t e n t qu'un i n t é r ê t h i s t o r i q u e e t nous les mentionnerons
pour mémoire c a r e l l e s n ' o n t aucune i n c i d e n c e s u r l e t a r a q e d e l a s t a t i o n , à c o n d i t i o n q u e
l e p l a n d ' e a u amont ne s o i t p a s e x p l o i t é t r o p au-dessus de l a c o t e normale (33,50), ce q u i
n ' a p a s t o u j o u r s é t é l e cas, p r i n c i p a l e m e n t en 1958.

T o u t e f o i s , e l l e s a p p a r a i s s e n t automatiquement pÚisque 1' étalonnage de l a s t a t i o n .


implique l a d d t e r m i n a t i o n p r é a l a b l e d e s t a r a g e s du B r a s P r i n c i p a l e t du B r a s Mort.

TABLEAU XX

Date <I t e u r s aux éche


2 * O
es
32
- B.P. B.M.
Débits

10- 9-1945 600 (1 170) 1 300


7- 9-1946 460 (1 080) 2 180 1 O00
25-10-1946 666 (1 285) 2 800
26-10-1946 678 (1 300) 2 050
25- 1-1947 190 ( 800) 570
17- 7-1947 325 ( 940) 1 395
18- 8-1947 340 ( 960)
' 1 270
13- 9-1947 540 (1 185) 2 650
8- 5-1949 160 ( 770) 465
29-10-1949 760 (1 440) 4 285
3-11-1949 725 (1 400) 3 750
7-11-1949 665 (1 330) 2 585
8-11-1949 660 (1 325) 3 470
15-11-1949 560 (1 205) 2 415 1 735
23-11-1949 505 (1 140) 2 300
26-11-1949 480 (1 110) 1 035
7-12-1949 410 1 034 1 550
15-12-1949 370 996
22-12-1949 335 947 1 175
4- 1-1950 300
11- 1-1950 292 965
26- 1-1950 254
27- 1-1950 250 865 820
17- 2-1950 207 819 620
1- 3-1950 165 774
3- 3-1950 158 ' 768 465
6-10-1950 1 381 2 800
11-10-1950 1 350
12-10-1950 1 345 2 690
14-10-1950 1 360 3 450
16-10-1950 1 361
17-10-1950 1 358 2 520
18-10-1950 1 351 3 370
24-10-1950 * 640 1 305
25-10-1950 1 315 2 230
27-10-1950 1 305 3 070
2-11-1950 568 1 222 2 350
3-11-1950 1 206 1 500
14-11-1950 483 1 125
15-11-1950 1 127 1 920 971
22-11-1950 1 O80 749
23-11-1950 1 082 1 700
24-11-1950 1 O61
29-11-1950 1 O10 430
8-12-1950 960 247

d L e s h a u t e u r s m i s e s e n t r e ( ) s o n t r e c o n s t i t u é e s Il ' a i d e d e l a c o r r e s p o n d a n c e E c h e l l e 1 A
I - Echelle 2
- 84 -

TABLEAU XX (suite)

:curs aux échelles


-
Rebits
Date 2 O ** 32 B.P. B.M. B.G.
Section Aval
(Débit total)

23- 2-1954 826 651


24- 2-1954 826 683
25- 2-1954 816 16
16- 4-1954 856 834 432
20-10-1958 1 263 (1 225) 444
21-10-1958 1 263 (1 225) 2 240
22-10-1958 1 253 (1 215) 2 475
23-10-1958 1 245 (1 211) 2 880
14-10-1959 1 360 1 323 3 O00 3 050
16-10-1959 1 363 1 326 824
18-10-1959 1 390 1 351 3 350 3 365
31-10-1959 1 315 1 280 2 575
31-10-1959 1 317 1 283 2 840
2-11-1959 1 276 1 239 605
3-11-1959 1 255 1 221 2 120
3-11-1959 1 262 1 227 2 650
5-11-1959 1 213 1 179 1 800
5-11-1959 1 215 1 180 2 296
6-11-1959 1 182 1 147 396
9-11-1959 1 154 1 120 2 020 1 390
20-11-1959 1 117 1 083 1 140
23-11-1959 1 096 1 061 1 020
23- 11- 195 9 1 101 1 064 1 755
25-11-1959 1 108 1 070 252
30-11-1959 1 036 . 995 650
30-11-1959 1 038 997 1 545
8~12-1959 972 927 376
8-12-1959 974 929 1 216
8-12-1959 971 923 77
28- 2-1961 720 364
1- 3-1961 716 338
2- 3-1961 714 34 I
3- 3-1961 714 341
5- 3-1961 709 322
6- 3-1961 706 293
7- 3-1961 703 29 1
8- 3-1961 700 281
9- 3-1961 698 273
10- 3-1961 696 268
12- 5-1961 814 835
13- 5-1961 810 819
21- 10- 19 6 1 1 402 3 74%
22-10-1961 1 388 3 635
23- 10-196 1 1 364 3 310
24-10-196 1 1 346 3 320
24-10-1961 1 356 3 570
26-10-1961 1 330 3 O90
26-10-1961 1 331 3 345
27-10-1961 1 319 3 295 2 860
28-10-1961 1 310 3 220 2 785
30-10-1961 1 293 3 205 2 745
31-10-1961 1 263 2 955
3 1-10- 19 6 1 1 261 2 325
2-11-1961 1 238 2 775 2 130
10- 3-1964 678 285 O
14- 3-1964 672 268 O
19- 3-1964 697 344 O
20- 3-1964 701 358 O
26- 3-1964 722 450 O
27- 3-1964 729 508 O
2- 4-1964 739 574 O
3- 4-1964 755 6 35 O
U* Les hauteurs mises entre ( ) sont reconstituées 1 l'aide de la correspondanceEchelle 2
- Echelle zero
Gr -37 Correspondances des echelles
I A et 2A a EDEA
(1944 - 1946)
Gr -36 Correspondances des échelles
k .

. . 2 A e t 3 A a EDEA

I: (1944- 1946)

DI Crue de 1944 .
Dz O r c r u e 1944 et année 1 9 4 5

O ) I I , n en C r n
c
O 200 4dO ' 6d0 E 2~

@ Correspondance entre l'echclle du pont d''Idé0 ( I A 1


1 hauteurs lues 1 et Ccheltc n i 2

@ Défauts de groduotlons
Gr 38 Correspondances des echelles
~

1LO

1A et 3A BEDEA
(1946- 1947)
f
a
4
I 7 20

I
60(

1 O01
400

[Link] 1945

[Link]ée 1947

85
200

O 1 50
E 3A 150
50'
O 200 :o0 603
Echelle I A
800 cm

Gr-39 Echelle du pont d o EDEA


19L7 lì 1950
0

AGA i €DEA G r - 44 SANAGA iEDEA


BRAS PRINCIPAL BRAS M O R T .

(Tarage 1949-1950) ( Tarage 1949- 1950 1


$
E
E
o
C
4000 % Jaugeages 1947

0 ” 1949

e ” 1950 . Jaugeages. W45

A ” 1954 P ” ’1947

o ” 1449

3000 @ ‘1950

(XI

7 A
I
” 1954

. 2000

/”
/
46C.l

z 3 0 ~

1000

O I encm fchelle 2
I 1 O ’ 3 1 10 1: 3 Ir
- 85 -

TABLEAU XX (suite)

1- Hauteurs aux échelles Jbits


I [Link] Aval

p':
2 'O 32 B.P. B.M. B. G. (Débit total)
-
7- 1-1965 166 mens%é
25- 1-1965 742 O
26- 1-1965 741 O
2- 2-1965 620 O
10- 2-1965 538 O
9- 3-1965 411 O
15- 4-1965 345 O
6- 3-1966
18- 3-1966
16- 3-1967
I 662
,656
682
216
228
244
O
O
O
21- 3-1967 677 215 O
is- 1-1968 788 700 O
31- 1-1968 755 564 O
9- 2-1968 732 477 O
29- 2-1968 693 293 O
3- 3-1968 698 325 O
9- 3-1968 708 350 O
21- 3-1968 75 1 565 O
28- 3-1968 719 390 O
18- 4-1968 677 263 O
15- 1-1969 793 147 783 o .
29- 1-1969 766 125 685 o'
12- 2-1969 724 087 491 O
27- 2-1969 720 O88 45 1 O
8- 3-1969 ' 756 120 622 O
23- 4-1969 834 127 R 5
30- 4-1969 796 802 O
15- 1-1970 810 153 827 O
16- 1-1970 806 152 820 O
2- 2-1970 790 138 682 O
3- 2-1970 793 141 703 O
13- 2-1970 782 130 652 O
14- 2-1970 Il9 129 617 O
20- 2-1970 137 709 O
16- 4-1970 796 O

R Résultat aberrant

3.10.5 E T A L O N N A G E D E L A S T A T I O N EN M O Y E N N E S
E T H A U T E S E A U X

TARAGE 1 9 4 9 - 1 9 5 0
Ce tarage s'applique à l'échelle 2 depuis l'origine des relevés jusqu'au 30avril
1959.

De décembre 1 9 4 9 au 30 avril 1 9 5 9 , les données limnimétriques concernent l'échdle


2 et les jaugeages se réfèrent 1 cette échelle. L'étude critique des hauteurs d'eau antérieu-
res a 1 9 5 0 ayant permis de convertir ces hauteurs en hauteurs Il'échelle 2 , on dispose donc
de résultats homogènes pour l'ensemble des jaugeages antérieurs 1 mai 1 9 5 9 , d'oa l'établisse-
ment d'une courbe de tarage de la station applicable à tous les relevés antérieurs Icette
date.
Bien qu'on dispose pour cette période de résultats de jaugeages effectués e n 1 9 4 5 ,
1 9 4 6 et 1 9 4 7 , le tarage de la station est déterminé essentiellement 1 l'aide des jaugeages
1 9 4 9 - 1 9 5 0 qui conduisent pour le Bras Principal Ila courbe d'étalonnage représentée par le
graphique 40 et pour le Bras Mort Ila courbe d'étalonnage représentée par le graphique 4 1 .
- 86 -

On observe sur ces graphiques que la dispersion la plus forte correspond auxjau-
geages les plus anciens (1946-1947) et 1 quelques jaugeages de 1949. Elle est imputable 3 *
l'utilisation d'un matériel de jaugeage moins perfectionné. On note également une disper-
sion plus forte pour le Bras Principal que pour le Bras Mort qui provient du fait que les
mesures sur le premier sont plus delicates à effectuer que sur le second (vitesse et pro-
fondeur maximale plus élevees, section moins regulière dans le Bras Principal).
Toutefois, le nombre assez important des mesures effectuées et leur bonne répar-
tition permet de tracer pour chaque bras une courbe de tarage precise.
L'etalonnage de la station qui résulte des tarages précédents est représenté sur
le graphique 42.
Etant donné l'absence de jaugeages de moyennes et hautes eaux entre 1950 et 1958,
c'est seulement B partir de deux mesures effectuées en 1958 qu'on peut mettre en évidence
le changement de tarage qui est intervenu entre 1951 et 1955 pour le Bras Principal et cor-
rélativement pour le Bras Mort à la suite des travaux d'EDEA II qui ont eu pour effet de
modifier la répartition du débit de la SANAGA entre ses deux bras.
A propos des jaugeages effectués en 1958 (quatre au total), il convient d'exclu-
re le jaugeage du 23 octobre (H = l 245 Q = 2 880 m3/s) effectué sur le Bras Mort. En effet,
ce jaugeage n'est pas représentatif de la nouvelle repartition du debit car il a eté effec-
tué avec un plan d'eau amont maintenu volontairement à une cote supérieure Fi la normale,
d'oa l'écart de débit constaté pour ce jaugeage avec celui du 22 octobre (H = 1 253 Q =
2 475 m3/s) effectué B une cote à l'échelle 2 legerement supérieure.
Ce dernier jaugeage et celui du 21 octobre sur le Bras Principal ont été effec-
tués avec un plan d'eau amont correspondant aux conditions normales d'exploitation. Ils
révslent, pour cette cote Fi l'échelle 2, une réduction de 14 % du debit du Bras Principal
en faveur du Bras Mort par rapport à la situation qui existait avant l'aménagement d'EDEA
II et qui est exprimée par les graphiques 40 et 41.
Les mesures effectuées en 1958 confirment le tarage de la station defini par les
jaugeages antérieurs, ce qui prouve que ce dernier n'a pas été influencé par la réalisation
d'EDEA II.
Le graphique 43 représente le tarage du Bras de la Gare antérieurement B 1955. La
comparaison de ce graphique avec le graphique 46 qui represente le tarage de ce bras en1959,
montre l'effet des endiguernents réalisés dans la SANAGA au départ de ce bras au cours de la
période 1955-1959.
TARAGE 1959-1961 (en cours de validité)
Ce tarage est celui de l'échelle z é r o mise en service le ler mai 1959 et adoptée
depuis cette date comme échelle de réference de la station en remplacement de l'échelle 2.
Deux campagnes de jaugeages effectuées, l'une en 1959, l'autre en 1961, ont permis de tarer
définitivement l'échelle zéro.
Ces deux campagnes, dont les resultats sont concordants, ont conduit B une déter-
mination satisfaisante des lois hauteur-débit du Bras Principal et du Bras Mort. Ces der-
niSres sont représentées respectivement par les graphiques 44, 45. Le tarage de la station
obtenu par cumul des deux courbes est représenté par le graphique 47.
La correspondance établie en 1959 entre l'bchelle O et l'échelle 2 (graphique48)
pour une cote du plan d'eau amont comprise entre 33,50 et 33,70, permet de comparer ce mu-
veau tarage et ses composantes Bras Principal, Bras Mort, aux tarages antérieurs correspon-
dants.
Les tarages 1959-1961 du Bras Principal et du Bras Mort rapportés à l'échelle 2 à
l'aide de cette correspondance et les tarages correspondants 1949-1950 qui se referent h
cette échelle sont représentés sur chacun des graphiques 44,45 et montrent l'évolution dela
repartition du débit de la SANAGA entre le Bras Principal et le Bras Mort depuis 1950.
Les tarages 1949-1950 et 1959-1961 relatifs au débit total de la SANAGA apr& con-
version de l'un d'eux dans le Systeme de l'dchelle de l'autre à l'aide de la sorrespondance
precedente accusent des différences sensibles dans l'intervalle 800 à 2 500 m / s comme le
montre le tableau ci-apres. Dans cet intervalle le tarage 1959-1961 présente des débits de
5 3 10 % supérieurs à ceux du tarage 1949-1950.
Gr -42 SANAGA a EDEA Gr-43 SANAGA à EDEA

BRAS DE LA GARE
Tarage 1949-1950 de Iëchelle 2 ( Tarage 1949 - 1950

(moyennes et hautes eaux )

2000

(O1 ,.

*.

H en cm Echelle 2

Gr-46 SANAGA a' EDEA


G r . 47 SANAGA a EDEA
BRAS DE L A GARE
Tarage 1959 Tarage 1959 -,1961
(Moyennes et hautes eaux)

t
-..
*I

C
E

2w(
7oj1 - Taragede I'echelle O I
Tarage correspondant (chelle 2
I
6000

1WO

o
,
Echelle 2
J
y/'
H e n cm Echelle O
O
Gr-44 SANAGA 5 EDEA , Gr-45 SA A G A i3 EDEA
EVOLUTION DU TARAGE DU BRAS PRINCIPAL E 1950 àl961 EVOLUTION DU TARAGE DU BRAS MORT DE 1950 A 1961

( R/loyenneset hautes eaux ) (Moyennes et hautes eaux )

4000 Tarage, ; ,1 validite


w
4000

". ------
VI

E
larage

1949-1950
I
I
chelle Validit6

Avant t U t A u
I
#
U

C
----- 1949-1950

--------- 1958
C Apres EDEA I et avant 1959 .------ 1959-1961 Depuis 1959
C
O
2 Depuis1959 - 1959-1961 O Depuis 1959

-19594961 O Depuis 1959 3000


3000

,/. 58 H2r1263
,' Q E 2h40
2000
2000 -

. 0 Jaugeages 1959 ( Echelle O ) 7

I a'
OJaugeages 1961 (Echelle O)
1o00 a Jaugeages 1959 (Echelle O )
1000,
0 Jaugeages 1961 (Echelle O)

H en cm Ho
O I I
IO 1300 1400
H2
Gr- 48 S A N A G A à EDEA
-
."E
U Gr-49 SANAGA a' EDEA

N
Correspondance C
Echellezero - Echetle 2 11oc

1ooC --i-- Tarage 1943-1949 ( E 2 ) .

- Tarage 1950-1959 (E2).

900 -Tarage 1960-1961 (EO).

----____.
Tarage 1960-1961 ( E 2 ) .
(Déduit du précédent1
800

700
-f
/ o
600

' 500

@Jaugeages1950 (Echelle 2 1
400
Jaugeages 1954 (Echelle 2)

+Jaugeages 1961 ( Echelle O)


300

200

100.

H e n cm Echelle O
I
E l - Sò0 900
Echelle O
Echelle 2
Gr. 51
Gr - 5 0
Correspondance SAKBAYEME-EDEA Eo
CQRRESPBNDANCE . SONG- DONG - EDEA

E Basses eaux 1965-1968


C
Basses eaux 1966-1968 E
E o
E

1965

'Y
1966
Ø' / 1967

1968

/ I
SAKEAYEME
I
O 0's 1 Henm
- 87 -

Comparaison des tarages 1 9 4 9 - 1 9 5 0 et 1 9 5 9 - 1 9 6 1

Hauteurs homologues Débits IDifférence


QT (H ) QT (H 1 en %
-
:Tarage 1 2 49 1 95 O ) :Tarage 19&- 1 9 6 1)
800 725 760
850 970 I 1 055
900 1 265 1 390
950 1 640 1 760
1 O00 1 035 2 055 2 180
1 050 1 085 2 540 2 645
1 100 1 135 ' 3 085 3 160
1 150 1 185 3 660 3 730
1 200 1 235 4 300 4 360
1 250 1 285 4 980 5 060
1 300 1 336 5 710 5 820
1 350 1 387 6 425 6 570
1 400 1 438 7 285 7 360
1 450 1 489 8 120 8 190
1

3.10.6 E T A L O N N A G E S D E B A S S E S E A U X

Etant donné la variabilité du tarage en dessous de 1 O00 m 3 / s , les débits de


basses eaux ne peuvent être établis avec précision que les années pour lesquelles une cam-
pagne complète de jaugeages d'étiage a été effectuée.
C'est seulement le cas des années 1 9 5 0 , 1 9 6 1 , 1 9 6 4 , 1 9 6 5 et des années 1 9 6 8 à
1970.

Pour les années 1 9 5 4 , 1 9 6 6 et 1 9 6 7 , le nombre de jaugeages est insuffisant pour


tracer avec précision les courbes hauteurs-débits. Pour ces années et pour celles (les plus
nombreuses) oil aucun jaugeage de basses eaux n'a été effectué, le tarage annuel n'a pu être
déterminé que de façon indirecte.

PERIODE 1 9 44- 1 9 6 1
Abstraction faite des année's 1 9 5 0 et 1 9 6 1 , les tarages annuels pour cette période
ont été établis à partir des données de tarissement.
L'existence d'un coefficient de tarissement très peu variable d'une année 1 l'au-
tre (valeur médiane 0,0195) per et de contrôler assez efficacement l'évolution du débit de
la SANAGA en dessous de 1 O00 m'5./ s , valeur qui, IEDEA, correspond sensiblement au passage
du régime de décrue au régime de tarissement.
L'utilisation de cette méthode conduit 1 une détermination d'autant moins précise
des débits de basses eaux pour une année donnée que son étiage est plus sévère. C'est notam-
ment le cas de l'année 1945.
Pour la période considérée, cette méthode a conduit à l'adoption de trois courbes
de tarage :
1" - Tarage no 1 (relatif 3 l'échelle 2)
Ce tarage s'applique à la période 1 9 4 4 - 1 9 4 9 avec l'inconvénient signalé plus haut
pour l'année 1 9 4 5 .
2' - Tarage no 2 (relatif h l'échelle 2 )
Ce tarage est celui établi en 1 9 5 0 qui se'trouve applicable à la période1950-1959
inclus, moyennant une extrapolation unique. L'imprécision de ce tarage, inhérente à la mé-
thode utilisée pour son établissement, n'affecte pas trop leS.débits de basses eaux de cette
période qui, à l'exception de l'année 1 9 5 9 , présente des étiages relativement élevés.
3' - Tarage no 3 (relatif à l'échelle O)
C'est le tarage de basses eaux établi en 1 9 6 1 et qui se trouve être aussi appli-
cable Il'année 1 9 6 0 .
- a8 -

Le graphique 49 représente les trois courbes de tarage adoptées dont les deux pre-
mieres concernent l'échelle 2 et la troisieme l'échelle O. Pour pouvoir les comparer, on a
tracé sur le graphique en trait interrompu la courbe correspondant au tarage 3 rapportée B
l'échelle 2 en utilisant la correspondance entre les deux kchelles, laquelle est tres précise
en basses eaux. On constate que les tarages 2 et 3 bis sont identiques au-dessous de la cote
780 Il'échelle 2. Au-dessus, la différence entre les deux tarages correspond B celle obser-
vée en moyênnes eaux entre les tarages 1949-1950 et 1959-1961 et mise en évidence par le ta-
bleau ci-dessus.

ANNEES 1962 ET 1963


Pour ces deux années, le tarage a été déterminé B l'aide des débits journaliers
(débits turbinés i-débits déversés) calculés 2. partir des résultats d'exploitation de la
Centrale d'EDEA. Bien que ces débits aient tendance Iêtre inférieurs de quelques % aux dé-
bits résultant des jaugeages, comme on a pu le v6rifier B plusieurs reprises, leur prise en
compte conduit Iune détermination du tarage moins aléatoire que celle basée sur le tarisse-
ment. Nous les avons donc utilisés, ce qui nous a amené B adopter un tarage unique pour les
basses eaux 1962 et 1963 (tarage no 4).

PERIODE 1964-1970
Pour cette période, Il'exception des années 1966 et 1967 pour lesquelles deux
jaugeages seulement ont été effectués au moment de l'btiage, le nombre de jaugeages effec-
tués chaque année est suffisant pour tracer les courbes de tarage annuelles.
D'autre part, grâce aux observations effectuées B SONG-DONG et ISAKBAYEME, on a
la possibilité de contraler les tarages obtenus.
En effet ces deux stations sont stables et l'instabilité de celle d'EDEA se tra-
duit par le déplacement d'une année B l'autre de la courbe de correspondance entre les hau-
teurs B l'une ou l'autre de ces stations et cellesde la station d'EDEA, courbe établie en
considérant uniquement la décrue et en négligeant les petites crues de saison sèche. La po-
sition de ces courbes de correspondance les unes par rapport aux autres concorde avec celle
courbes de tarage -
des courbes de tarage établies directement; elles permettent donc de préciser le tracé des
exemple : les années 1966 et 1967 -
(graphiques 50 et 51).
La prise en compte des résultats de jaugeages et l'utilisation des corrélations
précgdentes conduisent pour la période 1964-1970 B l'adoption de cinq courbes de tarages
distinctes (tarages no 5 I9).
Le tarage 1966 est le même qu'en 1964 (tarage no 5) et le tarage 1970 est le même
qu'en 1961 (tarage no 3). Les courbes de tarage pour la période 1960-1970 (tarages no 3 2 9)
sont rassemblées sur le graphique 52.

TARAGE DE LIECHELLE32
Les résultats des jaugeages 1969 et 1970 rapportés Il'échelle 32 sont assez dis-
persés comme le montre le graphique 53 et la courbe de tarage tracée sur ce graphique doit
être considérée comme provisoire. I1 ne semble pas toutefois que cette dispersion soit due
B une instabilité du tarage étant donnd que la corrélation entre les hauteurs B l'échelle 32
et les hauteurs B l'échelle de SONG-DONG est la même en 1969 et en 1970 alors qu'elle varie
d'une année B l'autre si on considsre les hauteurs Il'échelle 32 et les hauteurs BlléchelleO.
Elle semble plutôt correspondre au fait que les jaugeages sont effectués B l'aval
de la Centrale et ne sont qu'imparfaitement représentatifs du débit amont.
En effet, l'irrégularité du r6gimed'exploitation de la Centrale se traduit par des
fluctuations du débit aval par rapport au débit amont et la connaissance de ce dernier reste
imprécise si les consignes d'exploitation mentionnées au paragraphe 3.10.2 ne sont pas obser-
vées scrupuleusement pendant les opérations de jaugeages de basses eaux.
..

.
n
E
120( c Gr-52 SANAGA à EDEA
al

5
Tarages basses eaux Résultat i errant (‘1
110(
(1960 - 1970) I
loo( 0 Jaugeages 1964
x o 1965

900 N 1966

P O 1967

800 * ‘1 1968

+ $1 1969

700 8 ” 1970

600

’ 50C -- _--- -- - Tarages 1961 et 1970 T3)

------- Tarages 1962 e t 1963 T 4 )

400 Tarages 1964 et 1966( T 5 >

Tarage 1965 (T6)

300 ---- Tarage 1967 ( T7)

-_---_- - - - - - -- __ Tarage 1968 (T8)

, 200 Tarage 1969 (T9)

100

H en cm EchelleO
I
I l F
I I I I
650 700 750 800 850 900
Gr-53bis L O M BETARE-OYA
Gr. 5 3 SANAGA 1 EDEA
Tarage de I'echelle 32
-
DE TARAGE

(Basses-eaux 1
.
I

C
300

0 Jaugeages 1969 700,

n
6W

500
, I
Basses eaux

400
H en cm

100 1

,300

2W

100
I

-0

Gr-54 AVEA à M E M V O U N G A (55)

COURBE DE TARAGE
- 89 -

IV, O B S E R V A T I O N S H Y D R O M E T R I Q U E S S U R L E S

A F F L U E N T S DE R I V E G A U C H E D E L A S A N A G A

4,l L O M A B E T A R E - O Y A
4.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
2
Cette station contrôle un bassin versant de 11 100 km qui draine la pointe orien-
tale du crdissant de l'ADAMAOUA.
La station est située à 10 km Il'ouest de BETARE-OYA, au bac, sur la piste joi-
gnant cette ville 1 MARARABA. Ses coordonnées géographiques sont : 5' 36' 15" de latitude
Nord, 14' 00' 25" de longitude Est.

4.1.2 H I S T O R I Q U E

A. Une échelle a été installée par les Travaux Publics du CAMEROUN en 1946,
vraisemblablement au début du mois de mars. Elle comprenait semble-t-il un seul élément
gradué de O à 3 m, probablement de 5 en 5 cm.
Les 16 et 17 juillet 1946, le lecteur mentionne "Echelle cassée - Réparation".
Le 28 décembre de la même année, l'échelle a disparu.
Nous n'avons aucune indication sur le calage de cette échelle.

B. L'échelle actuelle a été mise en place, par l'ORSTOM, le ler avril 1951,
en rive gauche, à quelques mètres en amont du bac. A cette date, elle est composée de quatre
éléments de basses eaux allant de O à 4 m.
Le 15 septembre de la même année, l'échelle est complétée par trois éléments de
hautes eaux allant de 4 I7 m. Le zéro de ces trois éLéments est calé 3 6,025 m au-dessous
d'un repère constitué par un serre-câble vissé sur le premier poteau (rônier) d'amarrage
du câble de traille.
Le 25 mars 1952, outre un décalage de + 0,lO m entre le zéro des éléments hauts
et bas, un nivellement détecte un décalage de 1,6 cm vers le haut de l'élément 1-2 m. Tous
ces éléments ont été recalés S 6,025 m sous le repère et les lectures antérieures inférieu-
res à 4/00 m ont subi une correction de + 10 cm.
Le 20 avril 1953, réfection de l'échelle.
Une lettre de l'I G N en date du 10 avril 1954 donne pour l'altitude du zéro de
l'échelle : 662,52 m. I1 s'agitd'unealtitude barométrique compensée Iquelques mètres pr6s :
travail effectué par une mission de preparation barométrique en dehors d'un axe de nivelle-
ment.
Le 11 avril 1956, réfection complète de l'échelle et mise en place d'une borne en
béton. Cette borne est située entre deux rdniers supports du câble du bac. Par rapport 2 ce
nouveau repère (+ 100,00), le zéro de l'échelle est Ila cote 94,125 m.
Nivellements de contrôle, les 9 décembre 1959 et 19 décembre 1960.
Le 23 mars 1961, il est constaté que l'élément 0-1 m est descendu de 1,5 cm; cet
élément a été recalé.
En mars 1964, réfection complète de l'échelle avec nouvelle composition en quatre
éléments :0-1, 1-3, 3-5 et 5-6 m.
DU 11 janvier au 10 juin 1968 et du 10 décembre 1968 au 3 juin 1969, l'échelleest
doublée par un limnigraphe OTT X Irotation hebdomadaire réduction au 1/1OBme.
- 90 -

Le 7 mai 1 9 7 1 , un nivellement de contrôle donne les résultats suivants par rapport


à la borne ORSTOM (+ 100,OO m) :

zéro (m) zéro (m)


élément 0-1 94,134 élément 3-5 94,128
élément 1-3 94,146 élément 5-6 94,152

L'ensemble des lectures est plutôt de qualité moyknne; à côté de bons relevés,
outre des defaillances et des erreurs de lectures, on en trouve de douteux, la plupart du
temps inventés entre deux bonnes lectures.

4.1.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

No Date H
( cm)

2- 4 - 1 9 5 1 49 50 ,O
-
13 2- 7-1956 240 240
4- 8 - 1 9 5 1 245 223
14 9-12-1959 139 119
3 16- 9 - 1 9 5 1 495 476
15 23- 3 - 1 9 6 1 26 23,6
i 4 25- 3-1952 42 39 ,O 16
I 5 1 7 - 9-1952 3 75 382
1 5 - 7-1962 186 186
6 17 6- 2-1963 a4 70,O
8-12-1952 171 161
7 20- 4-1953 39 40 , O
18 25- 2-1966 27 25,9
8 4- 4-1954 19 11- 1 - 1 9 6 8 100 87 ,O
115 103
9 20 11- 1-1968 99 92 ,O
11- 5-1954 64 60 , O
10 9- 7-1954 229 226 21 16- 2-1968 53 45,6
11 14-10-1955 22 4- 3-1968 45 3 8 ,O
5 35 560
23 7- 5 - 1 9 7 1 63 59,O
-12 14-12-1955 177 1 59

Les jaugeages no 2 et 3 ont été effectués au flotteur.


La station est dans l'ensemble stable : à partir des 2 3 jaugeages précédents en
s'appuyant principalement sur les jaugeages effectués au moulinet, il a été tracé unecourbe
de tarage pour l'ensemble de la pétiode d'observation (graphique 53 bis).
Si l'étalonnage peut être considéré c o m e définitif pour les basses eaux, il n'en
est pas de même pour les hautes eaux (H > 2 , 5 0 m) : la courbe de tarage et l'extrapolation
logarithmique ne s'appuient que sur les deux jaugeages no 5 et 11. Cette zone demande donc
à être précisée.

4,2 Á V E A A MENVOUNGA ( S 5 )

4.2.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Cette station contrôle un bassin versant de 3 7 5 km2 soit l a presque totalité du


bassin de l'AVEA, petit affluent de rive gauche de la SANAGA, situé à 40 km de NANGA-EBOKO,
drainant la bordure sud du bassin, à la fois, à la limite forêt-savane et à celle des deux
grandes zones climatiques équatorial-transition.
La station est située à 2 , 5 km en amont du confluent de 1'AVEA avec la SANAGA à l a
traversée de la piste NANGA-EBOKO - MEWOM-OUASA BAMVELE, près du village de MENVOUNGA. Ses
coordonnées géographiques sont : 4' 5 0 ' 1 3 " de latitude Nord, 12' 3 2 ' 31'' de longitude Est.
Cette station est répertoriée "S 5'' dans l'étude des bassins expérimentaux de
1'AVEA.

4.2.2 H I S T O R I Q U E

La station a été ouverte le 5 juin 1 9 6 3 avec la mise en place en rive gauched'une


échelle limnimétrique de O I3 m et d'un limnigraphe OTT type X, hebdomadaire, à retourne-
ment et réduction au 1/108me.
La station a été fermée le ler décembre 1 9 6 4 .
- 91 -

.Les documents de base sont les limnigrammes couvrant toute la période d'observa-
tion du 6 juin 1 9 6 3 au 30 novembre 1 9 6 4 inclus. Une seule lacune est à noter du 1 3 au 15
aoht 1 9 6 3 .

Na Date H
( cm) (m
P/ s ) Na Date
H
(cm) P
(m / s )
1 30- 5-1963 122 1,96 7 11- 4-1964 131 2,52
2 4- 7-1963 134 2,76 8 9- 9-1964 250 8,75
3 26- 9-1963 290 18,6
9 7-10-1964 341 36,8
4 3- 1-1964 19 1 5,32
5 24- 10 15-10-1964 289 15,7
4-1964 125 2 ,O3
6 29- 4-1964 167 4,32
11 13-10-1964 240 8,30

' ,
La piste de MENVOUNGA traverse la vallge de l'AVEA, large de 200 m environ, sur
une digue comportant deux ponts, l'un de 8,OO m d'ouverture sur le lit mineur, l'autre de
1,80 m.d'ouverture au.mi1ieu du lit majeur, d'o8 l'allure de la courbe de tarage tracée,I
partir des 1 1 jaugeages de la liste ci-dessus (graphique 5 4 ) . Cet 'étalonnage est jugé satis-
faisant.
4-3 TERE A NDOUMBA
4.3.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Cette station contrôle un bassin versant de 1 7 3 0 km2 soit la quasi-totalité du


bassin de la TERE (1 7 5 0 km2) orienté sensiblement est-ouest qui jouxte au nord-est le bas-
sin de 1'AVEA. On observe au coude de la MGBANDA, affluent de rive gauche, une zone maréca-
geuse, plate qui se prolonge dans la partie supérieure du bassin de la KOM, affluent rive
droite du NYONG, dont le bassin borde ausud celui de la SANAGA. I1 est vraisemblable que la
MGBANDA a été captée par un affluent de la TERE et on peut penser que le phénomène de cap-
ture continuera au profit de la TERE, au point d'envisager la capture du Haut NYONG.
La station est située à proximité du village de NDOUMBA sur la route deBATSCHENGA
a NANGA-EBOKO. Ses coordonnées géographiques sont : 4 ' 3 8 ' de latitude Nord, 12' 1 7 ' de lon-
gitude Est.

4.3.2 H I S T O R I Q U E

La station a été ouverte le 1 4 mai 1 9 6 3 avec l'installation d'un élément d'échelle


de 1 1 4 m, scellé sur la culée rive gauche du pont.
Le 20 mai suivant, cette échelle était complétée par un élément de basses eaux0-lm
posé sur U P N t dans le lit, légèrement en amont du pont.
Les 6 et 7 mars 1 9 6 5 , réfection complate de l'échelle dans sa composition entrois
éléments :
- élément O à 1 m, sur U P N I emplacement inchangé
-
élément 1 à 2 m, scellé sur la première pile, en rive gauche, côté gauche et en
amont
- élément 2 à 5 m, scellé sur la culée rive gauche [Link] amont
Le 10 mars 1 9 6 8 , un nivellement de contrôle constate que l'élëment 0-1 m estdécalé
vers le haut de 3 cm, remise en place de l'élément. Au vu des lectures ce décalage semblait
récent.
Le 5 mai 1 9 7 1 , rattachement du zéro de l'échelle au nivellement général :
- altitude du repère IGN : 575,475 m
- altitude du zéro de l'échelle : 568,179 m

Lors de ce nivellement l'altitude du zéro de l'élément 0-1 m était : 5 6 8 , 1 5 m.

.
- 92 -

. . Les lectures faites deux fois par jour sont correctes. Les relevés sont prati-
quement complets depuis l'ouverture de la station le 1 4 avril 1 9 6 3 jusqu'l la fin de l'an-
née 1 9 7 0 , les quelques lacunes qui apparaissent ont pour date : 2 0 juin et, 2 2 juillet 1 9 6 8 , .
2 1 décembre 1 9 6 9 et du 1 0 au 1 2 avril 1 9 7 0 .

4.3.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

I I I
Na . Date

113 13 10-10-1964 385 68 ,O


189 388 69,6
17- 8-1963 53 20-10-1964 438 101
20- 9-1963 116 27-10-1964 420 82,O
21- 2-1964 43 30-10-1964 392 68,l
11- 6-1964 212 18 18-11-1964 292 38 ,O
19- 7-1964 125 19 1-12-1964 240 . 28,4
21- 8-1964 51 5 ,O0 20 15- 1-1965 165 20,2
273 21 8- 3-1966 52 3,13
281 34 , O 22 10- 3-1968 85 86 8,64
280 23 23- 7-1968 98 9,18
368 60,9 24 12- 5 - 1 9 7 1 200 21,7

L'étalonnage a été établi à partir des 2 4 jaugeages de la liste ci-dessus. I1


est dans l'ensemble satisfaisant, bien qu'il dénote une certaine dispersion des résultats
des jaugeages aux environs de la cote H = 2,OO m.
L'extrapolation des hautes eaux s'appuie sur la série de jaugeages no 11 à 1 7 ;
elle est assez faible : 1 débit maximal jaugé est de 1 0 1 m 3 / s pour un débit maximal ob-
servé de l'ordre de 1 1 4 m3/s.
La courbe d'étalonnage est représent.ée sur le graphique 55.

4,4 N I A N I A N G . A MEGENGME \

4.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Cette station contrôle un bassin versant de 2 2 4 kin2 soit la quasi-t,otalitédu


bassin orienté sud-est nord-ouest, adjacent au nord et à l'est au bassin de la TERE.
Ses coordonnées géographiques sont : 4' 3 6 ' de latitude Nord, 12' 1 4 ' de longi-
tude Est.
Elle est située au pont, lproximité du village de MEGENGME sur la route
-
BATSCHENGA "GA-EBOKO.

4.4.2 H I S T O R I Q U E

Cette station a été mise en service le 15 mai 1 9 6 3 avec la pose d'une échelle en
un seul élément de O l 3 m.
Cet Clément était fixé contre la semelle de la pile centrale du pont, côté gau-
cheeten amont; on ne trouve aucun calage du zéro de cette échelle au moment de la création
de la station.
Le 2 av?il 1 9 6 5 , nivellement et rattachement de l'échelle : le zéro e s t 1 4 , 0 1 9 m
sous le repsre IGN d'altitude 5 7 1 , 5 7 0 m. L'altitude du zéro est donc : 5 6 7 , 5 5 1 m.
Le 7 août 1 9 7 0 , l'échelle disparaît.
Le 1 7 aofit 1 9 7 0 , mise en place d'une nouvelle échelle constituée par un seul
élément de 1 l3 m scellé sur la pile centrale du pont. Le zéro de cet élément est calé l
4 , 3 8 sous le repsre IGN.
Gr-55 TERE à NDOUMBA Gr-56 NlANlANG a MEGENGME
COURBE D E TARAGE

I C O U R B E D E TARAGE

./
11 l7
3
0

f-
20

**

15

lasses eaux

10

O
Gr-57 La SELE,$ LATIE -YI

"E '
Gr-59 VINA du SUD 5 LAHORE
o
c
.o

i
COURBE DE TARAGE

f.
-
20
p
t
-
10

Basses eaux

C -100
l Ió0

-50

Hauteur en m
P-0
- 93 -

Les hauteurs inférieures 2 1 m se lisent par différence à partir de la semellede


la pile centrale dont la cote est I0 , 9 8 8 m.
Le 2 2 décembre 1 9 7 0 , nivellement de l'échelle : le zéro se trouve 2 4 , 3 7 8 m sur
la borne IGN soit 2 l'altitude de 5 6 7 , 1 9 2 m.
Les lectures faites deux fois par jour sont correctes dans l'ensemble.

4.4.3 S A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

ANCIENNE ECHELLE

H
No Date
( cm)
-
1 14- 5-1963 98
7-10-1964
2 5- 7-1963 95
8-10-1964
3 1 7 - 8-1963 58
4 13-10-1964
20- 9-1963 82
28-10-1964
5 21- 2-1964 57 o ,22 29-10-1964 5,50
6 29- 7-1964 76
21- 8-1964 59 O -36 17-11-1964 2,76
7
8 15- 9-1964 182
1-12-1964 122 1,85
9 16- 9-1964 16- 1-1965 1,315
189
10 24- 9-1964 146
8- 3-1966 0,31
11 30- 9-1964 122
23- 7-1968 O ,72

NOUVELLE ECHELLE

Na Date H
( cm) (m
P/SI NO Date H
( cm) P/SI
(m

22
23
1 3 - 9-1970
29- 9-1970
177
131
41,82
,12 . 25 22-12-1970 130 132 1,65
24 30-10-1970 220 8,48 26 29-12-1970 124 1,36

Un étalonnage valable pour l'ancienne échelle a été établi 2 partir des 2 1 jaugea-
ges effectués avant sa disparition. I1 couvre la période d'étude de cette monographie.
Cet étalonnage est satisfaisant principalement pour les années 1 9 6 3 et 1 9 6 4 . Les
points 1 8 , 1 9 et 2 0 de 1 9 6 4 à 1 9 6 6 semblent indiquer un détarage; mais le point 2 1 ( 1 9 6 8 )
confirme l'étalonnage choisi (graphique 5 6 ) .
L'extrapolation linéaire intéresse principalement le débit moyen journalier maxi-
mal de 1 9 6 3 .

4,5 SELE A L A T I E
4.5.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Cette station contrôlait la quasi-totalité du bassin de la SELE soit 1 2 1 0 sur


1 2 1 5 lunzt bassin orient6 sensiblement sud-est -
nord-ouest, au sud de la SANAGA, et adja-
cent, au nord-est, au bassin de la NIANIANG.
l

' L a station était située au pont sur la route BATSCHENGA - NANGA-EBOKO près du vil-
lage de LATIE. Les coordonnées géographiques sont : 4' 3 4 ' de latitude Nord, 12' 11' de lon-
gitude Est.

4.5.2 H I S T O R I Q U E

La station a été ouverte le 2 0 mai 1 9 6 3 avec l'installation d'une échelle de O I


5 m au pont.
- 94 -

L'on ne r e t r o u v e aucun c a l a g e du z é r o de c e t t e é c h e l l e au moment d e l a c r é a t i o n


de l a station.
La s t a t i o n a é t é fermée l e 30 a o û t 1965.

L e s l e c t u r e s q u o t i d i e n n e s s o n t complstes.

4.5.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE

Dix-neuf jaugeages o n t é t é e f f e c t u é s e n 1963 e t 1964.

n à NANGA-
Date 9/SI EBOKO

T
(cm) (m

22- 5-1963 157 5,90 144 25- 9-1964 309 18,4 515
5- 7-1963 202 11,5 140 30- 9-1964 318 20,6 523
17- 8-1963 104 3,62 279 6-10-1964 344 23,2 570
SO- 9-1963 169 6,80 365 10-10-1964 344 29,3 494
21- 2-1964 87 3,51 (50) ? 20-10-1964 401 66 ,O 417
11- 6-1964 275 21,6 I 135 28-10-1964 351 42,7 439
29- 7-1964 168 10,2 280 29-10-1964 343 39,8 435
8 21- 8-1964 106 5,02 226 17-11-1964 281 22,4 270
7- 9-1964 343 38,8 35 1 2-12-1964 249 17,l 196
10 16- 9-1964 312 25,5 446

I1 a é t é t r a c é pour c e t t e s t a t i o n une f a m i l l e de courbes de t a r a g e ( g r a p h i q u e 5 7 )


à p a r t i r d e s 19 jaugeages d e la l i s t e précédente. L ' i n f l u e n c e d e l a SANAGA s u r l a SELE ap-
p a r a î t l o r s q u e les h a u t e u r s relevées à NANGA-EBOKO d é p a s s e n t 4,75 m. C e t t e v a l e u r l i m i t e a
é t é déterminée p a r les jaugeages e t non p a r l e s mesures de p e n t e .

L e s t r a d u c t i o n s d e h a u t e u r s e n d é b i t s o n t é t é e f f e c t u é e s manuellement 3 l ' a i d e d u
tracé d e s courbes d e t a r a g e l o r s q u e l a h a u t e u r à NANGA-EBOKO é t a i t s u p é r i e u r e à 4,75 m e t
l o r s q u ' e l l e é t a i t i n f é r i e u r e ou é g a l e à 4,75 m.
- 95 -

V, O B S E R V A T I O N S - H Y D R O M E T R I Q U E S S U R L E S
A F F L U E N T S D E R I V E D R O I T E D E L A
S A N A G A (MBAM EXCEP'TE)

5,l V I N A D U S U D A U L A H O R E E T A U P O N T
5.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Les superficies des bassins versants contrôlés par ces deux stations sont très
voisines : 1 6 8 0 km2 au LAHORE, 1 6 8 5 km2 au Pont.
La VINA draine le plateau de l'ADAMAOUA Il'est de NGAOUNDERE,. Elle traverse
une plaine de savane herbacée avec zones marécageuses, portant son nom, avant de dévaler
le rebord du plateau.
Les deux stations sont situées au sortir de la plaine. Celle du LAHORE se trouve
sur la station d'agriculture et d'élevage de WAKWA près d'un lahoré (source natronnée),
d'oil son nom. Ses coordonnées géographiques sont : 7' 1 3 ' de latitude Nord, 13' 3 6 ' de lon-
gitude Est.
La station du Pont se trouve sur la route de NGAOUNDERE - MEIGANGA; ses COOrdOn-
nées géographiques sont : 7' 1 2 ' de latitude Nord, 13' 35' de longitude Est.

5.1.2 H I S T O R I Q U E
STATION DU PONT
Le 1 2 novembre 1 9 4 5 cette station a été ouverte avec l'installation par les Tra-
vaux Publics du CAMEROUN d'une échelle fixée sur la culée rive droite du pont. Cetteéchelle
devait être graduée de 5 cm en 5 cm et avoir un marnage supérieur I1 , 6 0 m (plus forte cote
lue). Le relevé de septembre 1 9 4 6 porte en date du 2 9 la mention : "Planchette niveau empor-
tée par courant".
Le 2 1 mars 1 9 5 2 , cette station a été reprise par l'ORSTOM, avec la mise en place . '

d'une échelle d'une amplitude de 4,OO m en un seul élément fixé sur la pile centraledupont.
Le zéro de l'échelle du Pont était I 5 , 0 2 0 au-dessous du bord supérieur de lapile
et I6 , 1 5 5 m au-dessous du repère IGN dont l'altitude est : 1 0 5 4 , 5 6 3 m.L'altitudedu zéro
de cette échelle était 1 0 4 8 , 4 0 8 m.
Cette échelle était calée I1 ou 2 cm près Ila même cote que celle existant en
1 9 4 5 (lettre de M. GIRERD du 2 1 octobre 1 9 5 2 ) .

Les lectures Icette échelle ont cessé le 3 0 septembre 1 9 5 5 .


STATION DU LAHORE
Cette station en amont de la précédente a été ouverte le 2 7 février 1 9 5 1 par la
Mission LOGONE-TCHAD.
En amont de la station de pompage du LAHORE dépendant du Centre d'$levage de
WAKWA, était implantée une échelle de 3 , O O m d'amplitude se décomposant en deux éléments
0-1 m et 1-3 m.
Le zéro de cette échelle se trouve a 2 , 8 9 2 m au-dessus du bord supérieur de la
pile du pont et 1 , 7 5 7 m au-dessus du repère IGN d'altitude 1 0 5 4 , 5 6 3 m; l'altitude du zéro
' de l'échelle du LAHORE est 1 0 5 6 , 3 2 0 m.
Le zéro de cette échelle est donc I7 , 9 1 2 m au-dessus de celui de l'échelle
\
ORSTOM du Pont.
En 1 9 5 3 , cette échelle est prise en charge par le Centre ORSTOM de YAOUNDE.
- 96 -

&e 28 février 1953 remplacement de l'élément d'étiage 0-1 m disparu lors deshau-,
tes eaux de 1952, et mise en place d'un élément de hautes eaux 3-4 m.
En juin 1953, sa Subdivision du Génie Rural de NGAOUNDERE prend, sous contrôle
ORSTOM, la gestion de l'échelle.
Le 29 juillet 1953, l'élément 1-3 m disparaît. En remplacement le 30, le Génie
Rural implante un élément 0-3 m. Le z é r o de cet élément est calé h 1,OO m plus haut que
celui de l'échelle; les lectures transmises L 1'ORSTOM ont été systématiquement majorées de
cette valeur (m).
Le 17 janvier 1954, l'on constate la disparition de l'élément 0-1 m de l'échelle
d'origine (+) .
Le 14 octobre 1955, mise enservice d'un limnigraphe OTT type X 43 1 rotation heb-
domadaire et réduction au 1/5ème.
Le 16 mars 1956, réfection complète de l'échelle en son état initial.
Le 28 août 1958, transformation du limnigraphe : rotation mensuelle et réduction
au 1/10ème. .
Le 9 février 1960, remplacement de l'élément 0-1 m disparu lors des hautes eaux
1959.
En 1961, le limnigraphe subit régulièrement des déprédations; le 11 septembre
remise en état du limnigraphe.
En 1963, le 22 juillet, le limnigraphe est remplacé par un appareil du même type
Irotation hebdomadaire et réduction au l/lOème.

Le 29 mars 1965, réfection de l'échelle.


Le limnigraphe a ét6 retiré le 4 février 1966.

CORRESPONDANCE ENTRE LES ECHELLES

A l'aide des relevés de la période d'observation commune aux deux échelles une
courbe de correspondance a pu être tracée (graphique 58) et le b a r h e suivant établi :
i

H Pont H LAHORE H Pont . H LAHORE


(m) (m) (m) (m)
0,lO O ,56 1,OO 1,91
0,20 0,66
0,40 0,91 1,20 2,32
0,60 1,20 1,40 2,80
o ,80 1,53 1,60 3t30 ,

5.1.3 J A U G E A G E S

Les cotes des jaugeages ci-après sont celles lues L l'échelle du LAHORE.
Le jaugeage no 1 effectué par A. BOUCHARDEAU, au Pont, lors d'une mission en 1947,
a pu être appoXima.tívement rattaché L l'échelle du Pont puis rapporté L celle du LAHORE.
Les jaugeages no 15 I22 sont des résultats transmis' par le Service du Génie Rural
par lettre du 14 novembre 1955 au Chef de la Section Hydrologique de l'IRCAM; nous ne savons
pas L quelles dates ces mesures ont été faites.

............................................................................................
k) Lettre du 2 février 1954 du Chef de Brigade du Génie [Link] NGAOUNDEM a Mr. 1'Hydro-
logue de 1'IRCAM.
i
- 97 -

Na Date

1 13- 6-1947 (137) P 33,O 195


206
I 52.0
59,2
2 28- 2 - 1 9 5 1 74 7,53
3 8- 7 - 1 9 5 1 185 42,5 235 7312
4 23- 3-1952 67 PR 6140 25 1 87,l
5 29- 5-1952 130 +R 18,2 3- 7-1956 220 70,5
6 22- 9-1952 295 103 6-12-1959 127 22,5
7 28- 4-1953 67 P 6,02 24- 3 - 1 9 6 1 71 8,55
8 2- 4-1954 106 R 16,5 11- 9 - 1 9 6 1 262 92,O
9 20- 5-1954 113 21,o 5 - 9-1962 257 93,8
10 10- 7-1954 196 60,l 7- 2-1963 93 12,9
11 12- 9-1954 274 116 7- 8 - 1 9 6 3 171 44,6
12 4-10-1955 281 110 2- 9-1963 248 87,7
13 9-10-1955 299 121 24- 9 - 1 9 6 3 248 92 , O
14 11-10-1955 312 128 29-10-1963 232 76,6
15 151 35,4 33 29- 3-1965 69 6,04
16 162 38 ,O 26- 2-1966 78 6,80
17 168 40,8 35 4- 4-1967 70 5,lO
18 174 38,7 16- 1 - 1 9 7 1 94 10,2

N.B h jaugeages effectués au Pont


RR jaugeages au flotteur

5.1.4 E T A L O N N A G E

STATION DU LAHORE
A partir des 36 jaugeages précédents, un étalonnage unique a été établi pour la
période d'observation (graphique 5 9 ) .
Si la station est stable en moyennes et hautes eaux, stabilité due à la présencede
rapides en aval, elle l'est moins en basses eaux. Malheureusement nous n'avons pas assez de
jaugeages de basses eaux pour déterminer les tarages successifs dans le temps, aussi nous
avons pris un étalonnage moyen unique, au détriment d'une connaissance précise des débits
d ' étiage.
L'extrapolation des tr& hautes eaux H 2 3 0 0 est linéaire et ne porte que sur une
cinquantaine de centimètres ( H = 3~5 0 ) .~ ~
.

STATION DU PONT
Cette station est très stable mais malheureusement peu sensible. Son étalonnage a
été obtenu à partir de celui de la station du LAHORE grâce Z la correspondance entre lesdeux
échelles.
La courbe est présentée au graphique 60.

5.1.5 P R E S E N T A T I O N E T C , R I T I Q U E D E S R E L E V E S
D E H A U T E U R S D ' E A U

Les documents en notre possession sont,principalement pour la station du LAHORE,


de forme et d'origine variées :
- relevés mensuels de lecture d'échelle originaux ou leurs photocopies, et copies d'origi-
naux : Travaux Publics, Mission LOGONE-TCHAD, Service de l'$levage, Génie Rura1,ORSTOM -
- interprétations de limnigrammes : Génie Rural et ORSTOM -
- limnigrammes ORSTOM -
Ces documents présentent en outre une grande,disparitédans leur valeur : les
lectures sont de qualité très variable et même quelquefois purement et simplement inventées
et le limnigraphe du LAHORE a eu de nombreuses défaillances.
- 98 -

'5,2 M E N G A TIBATI ET A DJARYA


5.2.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Le MENG draine la partie occidentale de 1'ADpOUA. Les superficies des bassins


versants contrôlés par ces stations sont de : 4 900 km à celle de TIBATI et 4 2 2 0 km2 à
DJARYA.
La station de TIBATI se trouvant dans le remous de la retenue de MBAKAOU a été
remplacée en 1 9 7 0 par celle de DJARYA. La station de TIBATI est située à 4 km au nord de
cette ville sur la route de NGAOUNDERE. Ses coordonnées géographiques sont : 6' 3 6 ' de la-
titude Nord, 12' 3 6 ' de longitude Est.
Celle de DJARYA est I14 km au nord-est de la précédente, près de la piste joi-
gnant TIBATI 2 DJARYA. Ses coordonnées géographiques sont : 6' 3 5 ' de latitude Nord, 1 2
2 9 ' de longitude Est.

5.2.2 H I S T O R I Q U E

STATION DE TIBATI

-
Le 8 octobre 1 9 4 5 , les Travaux Publics du CAMEROUN installaient une échelle en
rive gauche, à 60 cm en amont du bac de la route TIBATI NGAOUNDERE, existantàl'époque.
Cette échelle avait probablement une amplitude de O 1 5 m et une graduationdécimétrique.
Nous n'avons aucun renseignement sur le calage du zéro de cette échelle quiétaitdénoyée
en saison sèche.
Nous possédons des relevés mensuels couvrant partiellement la période octobre
1 9 4 5 à novembre 1 9 4 7 , fréquence des lectures : quotidienne.

Le 4 mars 1 9 5 1 , cette station est reprise par la Mission LOGONE-TCHAD qui ins-
talle approximativement au même emplacement ("Ancien bac TIBATI"), une échelle allant de
O à 6 m. Cette échelle disparaît au cours du mois de novembre ou décembre 1 9 5 3 .
Le calage du zéro de cette échelle n'est pas connu, mais il devait être très
voisin de celui de l'échelle actuelle (tradition orale).
Les relevés couvrant la période d'observation de cette échelle contiennentoutre
l e s lectures faites journellement 1 l'échelle, des observations sur la couleur de l'eau
et les débris flottants, et la pluie.
Le 30 janvier 1 9 5 4 , l'échelle actuelle est mise en place par la Section Hydro-
logie ORSTOM de YAOUNDE.
Cette échelle comprenait deux éléments :
- l'un de O à 1 m implanté dans le lit en rive'droite en aval du pont,
- l'autre de 1 à 7 m sur support bois, scellé sur la culée rive gauche du pont en aval.
Le zéro est calé à 8 , 5 6 0 m sous le repère IGN scellé sur le parapet aval du
pont côté rive droite. L'altitude de ce repère étant 8 5 0 , 1 4 1 m, L'aetitude du z h de L'éch&e
est 8 4 1 , 5 8 .
Le 21 janvier 1 9 5 6 , l'élément 0-1 m est remis en place.
Le 8 mai 1 9 5 7 , remplacement des mires de 1 à 3 m.
Le 22 septembre 1 9 6 2 remise en état provisoire du support bois, cul& rive
gauche, avec changement de la mire 4-5 m.
Le 5 juillet 1 9 6 3 , réfection d'une partie de l'échelle. Elle se décompose alors
en quatre éléments : 0-1 m inchangé, 1-2 m, 2-3 m sur support en fer T en R.G. (provisoi-
re) , 3-7 m s u r nouveau support bois, emplacement inchangé.
Le 12 janvier 1 9 6 4 , aux basses eaux, l'e'chelle retrouve sa forme originelle, les
éléments 1-2 m et 2-3 m sont refixés sur la culée et l'élément 0-1 m est fixé sur U P N de
160 au même emplacement.
Gr-58 VINA du 'SUD
. Gr-60 VINA du SUD au Pont
Correspondance Pont-LAHORE 2

I
8

C
-1
3 25
4.- COURBE DE TARAGE
U u1
I -
o)
>
o)
E
8 E
u
20
o. !O0
400

300
15

10 I
/ 50

H e n cm
200 O I 100

100
/ 50

-I-.-
Hautes eaux

) H e n cm
O O
1 1 io $0 O
Gr- 61 MENG a TIBATI
Gr- 62 MAOUOR AU PONT
COURBE DE TARAGE
f 1.22 u1
COURBE DE TARAGE ln
2 .
t n
E
18
E- C

0.
5
>
500 -200

400
-150

300

-100

1
200
IO

50

100.

o
i 2 3
- 99 -

Un nivellement constate que l'altitude du zéro est inchangée.


Cette station se trouvant noyée par la retenue de MBAKAOU a été fermée en1969.'
Elle a été remplacée par la station de DJARYA.
Les relevés couvrant la période d'existence de cette échelle sont pratiquement
complets. Le nombre. assez faible de contrôles effectués antérieurement à 1 9 6 3 sur cette
station laisse planer quelques doutes sur la qualité des lectures.

STATION DE DJARYA

Cette station a été ouverte le 5 février 1 9 7 0 avec la mise en place d'uneéchelle


de basses eaux de O à 2 m et d'un limnigraphe OTT de type X à enregistrement hebdomadaire.
Le limnigraphe a été retiré le 1 9 avril 1 9 7 0 pour être réinstallé le 2novembre.

5.2.3 J A U G E A G E S

STATION DE TIBATI
Nous avons les'résultats de trois mesures effectuées au flotteur à l'échelle des
Travaux Publics.

A 8-10-1945 340 188


C 1 0 - 8-1946 170 42,5
B 10-10-1945 310 1 5O

- ECHELLE ACTUELLE
- H
No Date 32 No Date P
(m /s)
- (m / s
- ( cm)

1s 4- 3-1951 27 2 17 22 16-12-1962 154 51,2


2 1- 2-1954 52 9 89
3 22- 5-1954 23 1 4 - 2-1963 59 11,3
117 36,6
4 2 3 - 5-1954 24 1 3 - 9-1963 423 232
102 24,s
5 21- 1-1956 25 16- 9-1963 443 232
108 23,4
6 9-, 5-1957 17/1 26 4-10-1963 519 335
71
7 25- 8-1958 336 156 27 7-10-1963 561 355
8 28 16-10-1963 593 407
3-12-1959 155 47 ,O
29 2 2 -.1O -19 6 3 517 311
~

9 15- 1-1960 90 18,8


10 22- 7 - 1 9 6 1 30 2-11-1963 380 188
397 187
11 1 9 - 7-1962 280 31 6-11-1963 298 131
134
12 27- 8-1962 32 11-11-1963 257 €0 6
362 172
13 22- 9-1962 33 15-11-1963 240 96,5
440 228
14 2 5 - 9-1962 34 18-11-1963 225 ' 80,4
455 262
15 27- 9-1962 35 20-11-1963 216 73,6
483 267
16 28- 9-1962 36 22-11-1963 208 70,6
473 266
17 1-10-1962 396 37 23-12-1963 131 34,9
208
18 8-10-1962 427 244 38 1- 4-1965 38 4,lO
39 11- 3-1966 35 3/34
19 11-10-1962 527 312
20 12-10-1962 40 3- 2-1967 75 12,3
551 '324
41 20- 3-1967 35 3,58
- 21

k
14-10-1962 555 349
-
Le jaugeage no 1 a été effectué lors de l'existence de 1'Lchelle M L T
100 -

STATION DE DJARYA

H
Oate
( cm)

9- 2-1970 41 14,4 8 8- 4-1970 11 4,70


16- 2-1970 33 10,4 9 15- 4-1970 74 28,8
23- 2-1970 26 8,70 10 19- 4-1970 60 21,8
15- 3-1970 24,5 8,43 11 26-11-1970 126 47,6
22- 3-1970 27,5 9,18 12 21-12-1970 79 30,5
26- 3-1970 19 6,37 13 26- 1-1971 39 14,5
I I
~

3- 4-1970 06 3,52 I14 3- 3-1971 16 6,80

5.2.4 E T A L O N N A G E
STATION DE TIBATI
Seule l'échelle actuelle a pu être étalonnée à partir des 41 jaugeages de la
liste précédente.
Un seul étalonnage a été établi malgré une certaine dispersion des jaugeages.
Pour les basses eaux, nous avons pris en considération le jaugeage no 1 effec-
tué à la cote H = 0,27 m Echelle M L T qui confirmait l'extrapolation vers le bas.
Pour les hautes eaux (H >6,00 m) l'extrapolation est logarithmique; cette extra-
polation n'intéresse qu'un nombre assez réduit de débits moyens journaliers dans l'année et
même dans la période d'observation.
La courbe d'étalonnage est presentee sur le graphique 61.
STATION DE DJARYA
Un début de courbe de tarage a pu être tracé à partir des 14 jaugeages de basses
eaux de la liste ci-dessus. I1 n'a pas encore été établi de barème pour cette station.

5,3.:..MAOUOR A U PONT ET A DJOMBI


5.3.1 A,SP E C T G E O G R A P H I Q U E

Le MAOUOR, affluent du MENG, draine la bordure centrale de l'ADAMAOUA.

3 s
Les superfic'es des bassins versants contrôl's par ces deux stations sont respec-
tivement de : 2 250 km à celle du Pont et de 1 900 km Icelle de DJOMBI.
La station dite "au Pont" totalement noyée lors de ia mise en eau de la retenue
de MBAKAOU a été remplacée en 1970 par celle de DJOMBI. La station au Pont étant située
prbs du village de MAOUOR sur la route TIBATI -
BETARE-GONGO, à 20 km de TIBATI. Ses coor-
données géographiques sont : '6 31' de latitude Nord, 12' 43' de longitude Est.
La station de DJOMBI est implantée 1 5 km au sud du village du même nom 5 2 6 km
au nord de TIBATI. Ses coordonnées géographiques sont : '6 39' de latitude Nord, 12' 37' de
longitude Est.

5.3.2 U IS T O R I Q U E
STATION DU PONT
Cette station'aété mise en service le 26 aoiìt 1962, avec l'installation d'une
échelle provisoire de 5 m d'amplitude graduée de 1 à 6 m. Les éléments métriques étaient
fixés sur un support bois scellé sur la culée rive droite du pont et en aval.
- 101 -

. . Le zéro de cette échelle était calé à 7,234 m sous le repère IGN du pont
(841,840 m); l'altitude du zéro était 834,606 m.
Le 15 décembre 1962, pose de l'élément 0-1 m en aval du pont et en rive gauche
(H = 0,63 m).
Le 10 janvier 1963, l'élément 0-1 m dénoyé à cette date a été réimplanté arbi-
trairement (H = 0,69 m) .
Le 6 mars 1963, mise en place de l'échelle définitive; son amplitude est portée
à 7 m (0-7 m).

Le zéro a été implanté B environ 1 m sous le plan d'eau de ce jour : cote lue à
la nouvelle échelle H = 0,99, cote à l'élément 0-1 m posé le 10 janvier H = 0,23. Les co-
tesLues du 10 janvier au 5 mars sont à majorer de 76 cm.
Le nouveau zéro était calé à 8,575 m sous le repsre IGN soit à l'altitude
833,265 m.
Le 15 octobre 1963 un nivellement confirmait ce calage.
Les cotes lues en 1962 ont donc été majorées de 1,34 m.
Le 11 janvier 1964, réfection de l'échelle, qui est fixée directement sur la cu-
1ée.
Cette station s'est trouvée noyée; les lectures devenues impossibles, la station
a été fermée le 25 juillet 1969.
Dans l'ensemble, les lectures sont bonnes, bien qu'elles présentent parfois des
erreurs,facilement rectifiables, sur le chiffre des mètres au changement de graduations
métriques.

STATION DE DJOMBI
Cette station a été ouverte le 10 février 1970 avec l'installation d'une échelle
de basses eaux de 2 mètres d'amplitude (0-2 m), et d'un limnigraphe OTT type X - à enregis-
trementhebdomadaire et réduction au l/lOème.
Ce limnigraphe a été retiré le 18 avril 1970 pourêtreréinstallé le27 novembre.

5.3.3 J A U G E A G E S

STATION DU PONT
- -
ND NO
- -
1 24- 8-1962 462 h 16 16-10-1963 595 171
2 22- 9-1962 603 h 17 21-10-1963 540 131
3 29- 9-1962 550 h 18 31-10-1963 497 101 '
4 4-10-1962 537 h -., 30,O
7,84 5-11-1963 385 78 ,O
19
5 9-10-1962 561 b 20 9-11-1963 346 64,O
6 15-12-1962 197 % 21 12-11-1963 327 60 ,O
7 15- 2-1963 96 h 22 21-11-1963 271 '44,O
8 13- 9-1963 526 121 23 21-12-1963 173 21 ,o
9 14- 9-1963 506 106, 24 11- 1-1964 134 12 ,o
10 18- 9-1963 472 101 25 13- 1-1964 130 10,8
11 26- 9-1963 480 100 26 1-, 4-1965 73 2,20
12 3-10-1963 514 121 27 11- 3-1966 65 1,76
13 5-10-1963 464 462 94 ,o 28 2- 2-1967 100 7,44
14 11-10-1963 583 580 29 20- 3-1967 64 1,Ol
15 12-10-1963 558 143
- -
h Cote corrigée

,
- 102 -

STATION DE DJOMBI

1 10- 2-1970 73 8,03 7 a- 4-1970 31 2,50


2 12- 3-1970 72 8,04 8 12- 4-1970 33 2,92
3 13- 3-1970 61 6,3a 9 i a - 4-1970 74 7,72
4 23- 3-1970 53 54 5,36 10 27-11-1970 186 185 27,a
5 25- 3-1970 46 4 ,25 11 21-12-1970 127 16,5
6 3- 4-1970 2a 2 ,oa 12 24- 1 - 1 9 7 1 78 9,36

5.3.4 E T A L'O N N A G E

STATION DU PONT
A partir des 29 jaugeages de la liste ci-dessus, une courbe de tarage (graphique
6 2 ) unique, pour la période d'observation, a été tracée en s'appuyant principalement sur
les résultats de ceux effectués postérieurement au 6 mars 1 9 6 3 (installation de l'échelle
définitive) car l'on constate une certaine dispersion dans les jaugeages de hautes eaux
antérieurs à cette date (no 1 I5 ) .
L'extrapolation des trPls hautes eaux ( H > 6 , 0 0 m) est presque linéaire. Quant aux
très basses eaux (H< 0,60 m), les débits doivent être obtenus par étude des courbes de ta-
rissement, l'extrapolation jusqu'B H = 0 , 5 0 m de l'étalonnage ne servant qu'au calcul des
coefficients des Equations. Cette partie de la courbe n'intéresse qu'un très petit nombre
de débits moyens journaliers, quatre jours en 1 9 6 6 du 27 au3lmarset douze jours en 1 9 6 8 du
31 mars au Il avril.

STATION DE DJOMBI
Un W o n M a g e p h o v ~ o h ede basses eaux a été établi 3 partir des 1 2 jaugeages ef-
fectués B cette station.
La courbe de tarage correspondante est présentée graphique 63.

5,4 M E K A Y A M B A K A O U
5.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

La MEKAY draine un bassin orienté est-ouest, immédiatement au sud de TIBATI et


conflue avec le DJEREM en aval du barrage de MBAKAOU. Cette station contrôlait la presque
totalité du bassin de la MEKAY soit 1 5 2 0 km2.
Les coordonnées géographiques de la station sont : 6' 18' de latitude Nord, 12'
4 6 ' 15'' de longitude Est.

Elle est située à environ 4 km en amont du confluent avec le DJEREM.

5.4.2 H Î S T O R I Q U E
La station a été ouverte, sur la demande d'ENELCAM, le 1 7 mars 1 9 6 9 avec l'ins-
tallation :
1) - d'une échelle limnimétrique de O à 4 m composée de quatre éléments de 1 mètre, le zéro
de cette échelle était calé à la cote 8 2 7 , O l m;
2) - d'un limnigraphe pneumatique NEYRPIC fixé sur I P N. La prise de pression étant fixée
sur l'élément de basses eaux B la cote 0 , 5 0 m.
Cet appareil de longue durée a été implanté de telle sorte qu'il puisse enregis-
trer les niveaux d'eau toute l'année.
Le 1 9 septembre 1 9 6 9 , cette station a été fermée.
G r - 63 MAOUOR à DJOMBI Gr- 64 MEKAY'à MBAKAOU
5c
s!E
".
3c
li COURBE DE
C O U R B E DE TARAGE
C
I
I
a C

'-/-
C

2! 40

20

3c

15

20

1c

5
T
Basses eaux

10

O ---t H e n cm
E 1 1
O
150 I O 1
Gr- 65 NDJEKE à NGONGON Gr- 66 MBAM à MANTOUM
500 Y)
COURBE D E TARAGE \
c)

Y)
E
I C
25 c) W
E
C O
COURBE DE TARAGE
o K
E
C
20 200 W

400 0.
4600

15
I

10 100.
300
-1200

O 0-
50 100 150
200
,800

I
/

I iautes eau
100

i-
3
/14
Haute
-400

-
i en m
o
/
b . Durant la période d'observation ( 1 7 mars au 1 8 septembre 1 9 6 9 ) les lectures
étaient de fréquence journalière et entisrement doubldes par les limnigrammes.

5.4.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

I
NO Date H
( cm)
32
(m / s )
Na Date H
(cm) P
(m /s)

1 18- 3-1969 74 6 ,O5


5 22- 5 - 1 9 6 9 102 12,9
2 1 8 - 3-1969 74 6,35
6 9- 7-1969 176 38,l
3 1 9 - 3-1969 71,5 5,24 7 9- 7-1969 177 40,O
4 22- 5 - 1 9 6 9 100 11,8

Les sept jaugeages précédents ont permis d'établir une premisre courbe de ta-
rage (graphique 6 4 ) qui demande, évidemment, à être précisée.

5,5 NDJEKE A N G O N G O N ' ,.

5.5.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

Cet affluent en rive droite de la SANAGA draine une partie du plateau Centre -
Sud située entre YOKO au nord et NANGA-EBOKO au sud. Cette station contrôle un bassin
versant de 3 7 5 km2.
Cette station est située L 10 km 1 l'est de NDJOLE, sur la piste NDJOLE -NANGA-
EBOKO. Ses coordonnées géographiques sont : 4' 4 8 ' de latitude Nord, 12' 00' de longitude
Est.

5.5.2 H I S T O R I Q U E

Cette station a été ouverte le 16 février 1 9 6 8 , à la demande d'ENELCAM, en vue


de l'aménagement d'un réservoir de régularisation au site de MPEM.
L'échelle a été installée au passage des pirogues, en rive droite. Elle a une
amplitude de O I 5 m, et est composée de cinq éléments d'un mstre.
Le même jour, un limnigraphe OTT de type X 1 rotation hebdomadaire et réduction
au 1/108me,a été installé en vue du contrôle des basses eaux. Ce limnigraphe a fonctionné
jusqu'au 3 1 juillet 1 9 6 8 , date 2 laquelle il a été retiré.
Cet appareil a été remis en place le 22 février 1 9 6 9 et retiré définitivement
le 24 juin de la même année.
Les lectures sont journalières; outre les cotes lues l'heure de lectures est
inscrite sur les relevés.

5.5.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

1 16- 2-1968 74 1,19 5 31- 7-1968 151 22,8


2 1 6 - 2-1968 74 1,26 6 26- 9-1968 289 124
3 20- 3-1968 96 4,24 7 23- 1-1969 128 7,72
4 15- 5 - 1 9 6 8 127 126 11,8 8 16- 4-1969 128 15,4
- 104 -

Un étalonnage p r o v i s o i r e a é t é é t a b l i B p a r t i r d e s s e p t jaugeages v a l a b l e s de
l a l i s t e p r é c é d e n t e , une e x t r a p o l a t i o n logarithmique b a s é e s u r les jaugeages de c o t e su-
p é r i e u r e a 1,25 m a Bté a p p l i q u é e aux h a u t e s eaux (graphique 6 5 ) .

S i 1'Btalonnage d e s b a s s e s eaux e s t s a t i s f a i s a n t ' , il n ' e n e s t p a s de même pour


c e l u i d e s h a u t e s eaux r é s u l t a n t d ' u n e e x t r a p o l a t i o n logarithmique b a s é e s u r l e s jaugeages
de c o t e s s u p é r i e u r e s 1 1,25 m.
- 105 -

VI, O B S E R V A T I O N S HYDROMETRIQUES S U R LE MBAM


ET S E S A F F L U E N T S

6,1 M B A M A MANTOUM
6.1.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Le MBAM à MANTOUM présente un réseau en arête de poisson déporté : le MBAM coule
en limite sud-est du bassin et ses formateurs drainent la Dorsale Camerounaise qui borde le
bassin au nord et à l'ouest. Cette station qui contrôle un bassin versant de 14 700 km2 se
trouve au lieu dit MANTOUM PALAIS dans les jardins du palais du Sultan de FOUMBAN I 8 0 km
de cette ville.
Elle a pour coordonnées : 5' 37' de latitude Nord, 11' 11' de longitude Est.

6.1.2 H I S T O R I Q U E
Cette station a été mise en service le 21 avril 1965.
Lors de sa création l'échelle était composée de cinq éléments de 1 mètre fixés
sur trois U P N (1-2 m, 2-4 m, 4-6 m).
Le zéro était à 5,973 m en dessous du repère ORSTOM.
Le 20 février 1966 un nivellement, préalable Ila mise en place de l'éldment O I
1 m, donne par rapport à la borne repère, supposée cotée 100,000, la cote du zéro pourcha-
que élément :
Elément 1 L 2 m 94,056
Elément 2 à 4 m 94,027 Elément 4 à 6 m 94,021

Après mise en place de l'élément O à 1 m et réfection de l'échelle : tous les


dldments sont calés à 94,027 (-5,973 m) sauf l'élément 4 à 6 m qui reste à la cote94,021.
Les lectures d'échelles comprises entre 1 et 2 m pour la période allant du 10no-
vembre au 7 décembre 1965 ont été majorées de 3 cm.
Les lectures inférieures Izéro sont lues par différence avec un mètre.
Cette station n'a pu être rattachée au nivellement général. I1 n'existe aucune
borne repère IGN Ei proximité.
Les lectures sont faites trois fois par jour 1 06 h, 12 h et 18 h; dans l'en-
semble la qualité des lectures est moyenne; elle s'améliore à partir du ler juillet 1968
avec le changement d'observateur.

6.1.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

No Date
H
(a)
51
(m / s )
Na Date H
(cm) (m51/SI
1 23- 6-1965 164 261 13 27-10-1965 388 897
2 5- 7-1965 243 432 14 3-11-1965 272 506
3 19- 7-1965 212 35 1 15 20-11-1965 157 (#) 253
4 28- 7-1965 305 600 16 13- 1-1966 37 64,5
5 3- 8-1965 305 600 17 20- 2-1966 -1 16,O
6 17- 8-1965 357 769 18 6- 3-1966 -14 9,50
7 1- 9-1965 375 823 19 23-10-1966 384 840
8 15- 9-1965 337 716 20 1- 2-1967 36 49,5
9 27- 9-1965 372 867 21 14- 3-1967 . -3 14,O
10 9-10-1965 393 896 22 11-10-1967 541 1 569
11 12-10-1965 425 1 030 23 4- 2-1968 40 47,5
12 18-10-1965 365 845 24 10- 8-1968 327 332 728
- 106 -

L ' é t a l o n n a g e a é t é é t a b l i Ip a r t i r d e s 24 jaugeages d e l a l i s t e p r é c é d e n t e .

Dans l'ensemble l a s t a t i o n semble s t a b l e ce q u i permet d e tracer l a courbe pro-


visoire p r é s e n t é e au graphique 66.
S i les très b a s s e s eaux s o n t a s s e z b i e n d é f i n i e s , nous avons un t r o u e n t r e les
c o t e s 0,50 m e t 1,50 m. L'étalonnage d e s t r 6 s h a u t e s eaux ne s ' a p p u i e l u i que s u r les jau-
geages no 11 e t 22 s o i t une d i f f é r e n c e de c o t e s de 1 , 2 0 m. C e s deux zones demandent donc B
être précisées.
L ' e x t r a p o l a t i o n d e s h a u t e s eaux e s t t r 6 s f a i b l e , l e jaugeage no 22 ( H = 5 , 4 1 m)
é t a n t p r è s du maximum observé ( H = 5,50 m) .
6,2 MBAM A BAFIA-VILLE
6.2.1 A S P E C T G E O G RA'!? H I Q U E

Le MBAM v i e n t d ' ê t r e g r o s s i p a r son p r i n c i p a l a f f l u e n t e n r i v e d r o i t e , l e NOUN.


C e t t e s t a t i o n c o n t r ô l a i t une s u p e r f i c i e v o i s i n e de 34 200 km
2
.
L e s coordonnées de l a s t a t i o n s i t u é e au bac d e NIATSOTA s u r l a r o u t e d e BAFIA
INGORO s o n t : 4' 47' de l a t i t u d e Nord, 11' 1 7 ' d e l o n g i t u d e E s t .

6.2.2 H I S T O R I Q U E

Sous c e t t e dénomination o n t e x i s t é deux é c h e l l e s s u c c e s s i v e s :


a) Une première é c h e l l e a é t é i n s t a l l é e p a r les Travaux P u b l i c s du CAMEROUN proba-
blement en f é v r i e r 1946, p r è s d e NLOATCHOK, I8 km e n amont du bac d e NIATSOTA. Son am-
p l i t u d e d e v a i t ê t r e au minimum d e 3 m.
b) E t en 1951, l e 2 4 f é v r i e r , au bac d e NIATSOTA, en r i v e d r o i t e , une é c h e l l e a
é t é i n s t a l l é e p a r 1'ORSTOM. C e t t e s t a t i o n a é t é abandonnée au p r o f i t de c e l l e du MBAM au '

bac de GOURA B l a s u i t e de l a d i s p a r i t i o n d e s éléments l e 7 j u i n de l a même année.


L e s c o t e s d e s z é r o s de ces é c h e l l e s s o n t inconnues.

I1 n ' e s t p a s p o s s i b l e d e f a i r e une c r i t i q u e d e s r e l e v é s e t de les e x p l o i t e r ,


ceux-ci é t a n t t r o p f r a g m e n t a i r e s . L e s relevés en n o t r e p o s s e s s i o n s o n t q u o t i d i e n s e t cou-
v r e n t les p é r i o d e s :

1946 : du 1 0 f é v r i e r au 30 a v r i l 1950 : m o i s de j u i n
1947 : du ler j a n v i e r au 30 j u i n 1951 : du 24 f é v r i e r au 6 j u i n i n c l u s

6.2.3 J A U G E A G E S
Un jaugeage a é t é e f f e c t u é au f l o t t e u r l e 1 0 f é v r i e r 1946 INLOATCHOK h l a c o t e
H = 0,83 m. L e d é b i t é t a i t d e 1 4 0 m 3 / s . La f i c h e de ce jaugeage p o r t e l a mention 'I Douteux,
les f l o t t e u r s o n t é t é très p e r t u r b é s " .

6,3 MBAM AU BAC DE GOURA


6.3.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

L e b a s s i n v e r s a n t du MBAM, c o n t r ô l é Ic e t t e s t a t i o n dans s a q u a s i - t o t a l i t é ,
d r a i n e l ' e s t du b a s s i n de l a SANAGA.

C e t t e s t a t i o n c o n t r ô l e un b a s s i n v e r s a n t d e 42 300 k
m'. '

La s t a t i o n e s t s i t u é e au b a c d e GOURA s u r l a r o u t e d e YAOUNDE IBAFIA, I 3 4 km


de cette d e r n i 6 r e l o c a l i t é . Ses coordonnées s o n t : 4' 34' d e l a t i t u d e Nord, 11' 22' d e
longitude E s t .
- 107 -

6.3..2 H I S T O R IQ U E
X
ANCIENNE ECHELLE
Elle a été posée par les Travaux Publics du CAMEROUN probablement enfévrier1946
(début des relevés). Son amplitude était de 4 m.
I1 n'est pas possible, vu l'aspect fragmentaire des données, de faire une criti-.
que des relevés de cette échelle, et, de les exploiter.

ECHELLE ACTUELLE
L'échelle actuelle a été installée sur le bras principal du MBAM par 1'ORSTOMle
' 7 juillet 1951, en rive gauche, à une trentaine de mètres en aval de l'accès au bac. Cette
échelle, d'une amplitude de 4 m, était disposée en trois éléments.
Son zéro était à 3,746 m au-dessous d'un repère matérialisé par un boulon tenant
le treuil du bac à son socle en béton. Ce repsre étant coté 100, la cote relative du zéro
était 96,254.
Le 8 janvier 1953, réfection de l'élément d'étiage.
Le 24 mars 1953, remplacement de l'élément de O L 2 m.
Le 31 octobre 1953, nivellement de contrôle des éléments de 2 à 3 m et 3 I 4 m.
Le 27 mars 1956, réfection complète de l'échelle.
Le 16 avril 1957, remplacement de l'élément 3 I4 m.
Le 11 mars 1959, un nivellement de contrôle constate que l'élément 100 1 200 8-
tait descendu de 0,08 m; cet élément a été déplacé et recalé et l'élément 200 -
300 re-
dressé.
Nivellement de contrôle le 16 février 1960 et le 29 décembre 1961.
Le 10 février 1962, le treuil ayant été déplacé, le calage d'un nouveau repsre
matérialisé par un boulon tenant le treuil sur son nouveau socle a été repris sur les
éléments scellés de l'échelle qui n'avaient pas bougé.
L'altitude relative du zéro de l'échelle par rapport au nouveau repère (100) est
de 96,199.
Les 4 et 5 février 1964 réfection complète de l'échelle en sa forme actuelle :
trois éléments se décomposant en 0-1 m, 1-2 m et 2-4 m;et mise en place d'uneborneORSTOM.
Le nivellement donne :
Altitude de la borne 99 I 225
Altitude du zéro de :
- l'élément 0-1 m -
- l'élément 1-2 m l'élément 2-4 m 96,205

Lors de la crue 1965, l'élément 1 à 2 m disparaît (mention de l'observateur le


8 novembre 1965); ,cet Clément est remplacé le 14 décembre.

Le 23 février 1966, un nivellement de contrale donne :


Altitude borne 99 ,224
(pointe de la borne légèrement
tordue)
Altitude du zéLo de :
- l'élément 1-2 m 96,206 - l'élément 2-4 m ,
9 6 209

Le 26 février 1971, rattachement de l'échelle à la borne IGN se trouvant sur la


culée rive droite, en amont, du pont traversant le petit bras du MBAM; son altitude est
390,637 m.
Les résultats de ce nivellement sont :
- 108 -

Altitude absolue - Altitude relative


(m) (m)
Boulon repère 396,629 100,000
Borne ORSTOM 395,851 99,222
Zéro de l'élément 0-1 m 392,830 96,201
Zéro de l'élément 1-2 m 392,831 96,202
Zéro de l'élément 2-4 m 392,836 96,207
Le zéro de l'échelle se trouve donc Il'altitude de : 392,830 m
Cette station a été doublée en 1967 par un limnigraphe OTT X.
Elle est en outre équipée d'un poste émetteur-récepteur depuis décembre 1963 et
transmet journellement les hauteurs d'eau au Centre ORSTOM de YAOUNDE et IENELCAM IEDEA.
La station est aussi équipée d'un pluviomètre association depuis janvier 1960.
Elle a fait l'objet de mesures de débit solide en suspension.
Les lectures sont effectuées à raison d'une par jour et épisodiquement deux, la
deuxième lecture étant faite quand la variation du plan d'eau dans la journée est impor-
tante. Ellas sont de bonne qualité : cette station subissait des contrôles fréquents et,
depuis 1960, faisant partie du systhe de prévision des débits de la SANAGA IEDEA, elle
est suivie journellement.
Les enregistrements qui doublent les lectures Ipartir de 1967 présentent malheu
reusement de nombreuses lacunes.

6.3.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
Pour l'an ienne échelle nous avons un jaugeage effectué au flotteur Ila cote
H = 60 cm Q = 500 m 9/ s , ce résultat était considéré comme douteux, le vent ayant perturbé
les mesures de vitesses. I

Pour l'échelle actuelle, la liste des jaugeages ci-dessous donne le débit total
du bras principal et du petit bras, ce dernier commençant Idébiter à partir de la cote
H = 80 cm environ.
- -
!To Date H
( cm)
ND Date H
( cm)
P
(m / s )
- -
1 10- 7-1951 178 857 23 23-11-1966 178 980
2 25- 3-1953 90 136 24 2-12-1966 142 593
3 15-12-1953 113 308 25 15-12-1966 121 437
4 14-11-1955 200 1 164 26 1- 2-1967 82 15 2
5 9-12-1955 134 528 27 5- 5-1967 91 180
7
8
6 26-10-1956
9-11-1956
1-12-1956
213
210
15 1
1
1
328
315
708
2
30
23-10-1967
27-10-1967
19- 7-1968
35 2
302
178
2
2
775
115
935
9 14- 1-1957 103 261 31 13- 4-1970 73 97,O
10 16- 4-1957 104 281 32 16- 6-1970 153 754
11 15-10-1957 303 2 280 33 30- 6-1970 138 617
12 16- 2-1960 79 120 34 14- 7-1970 129 547
13 15- 3-1960 70 90 ,o 35 5- 8-1970 174 931
14 21- 7-1962 192 1 110 36 2- 9-1970 195 1 160
15 27- 9-1962 327 2 260 37 22- 9-1970 229 1 500
16 28- 3-1963 78 127 38 29-10-1970 277 1 920
17 4- 3-1964 61 62,O 39 17-10-1970 295 2 260
18 24-10-1966 288 1 945 40 15- 2-1971 . 72 85,O
19 28-10-1966 309 2 100 41 17- 3-1971 76 89,O
20 7-11-19 66 223 1 335 42 8- 6-1971 96 228
21 10-11-1966 260 1 680 43 18- 6-1971 120 438
22 15-11-1966 218 1 300 44 23- 6-1971 112 373
- -
I1 a été établi une courbe de tarage unique (graphique 67) englobant les deux
bras à partir des jaugeages de la liste ci-dessus.
La station est stable dans l'ensemble; la section du bras principal a 260 m de
large en hautes eaux et celle du petit bras, 30 m; le fond est sableux.
Gr- 6 7 MBAM 6 GOURA Gr-68 MAPE à MAGBA
60

c o
%
U

C
f COURBE D E TARAGE
-
a c

I
7cc COURBE DE TARAGE a
S

600 40 t -400

u)
>E
C
o
500 5

400. 20 L -300

r
i ’ 21
2
300
Basse! !aux

42 t
200 - O.
H en m
-200
O
-Basses
- . eaux

100

O -100

!s eaux

H en m m
-o
Id0 1
Gr-69 NOUN à BAMENJING
C O U R B E DE TARAGE

I
15

Basses eaux

-;jl&

1
I
2 3
I
I -
Hen m

500 Gr. 70 NOUN i3 B A F O U S S A M


'E
c

IL
z
400

300

2w

7
100

I
200 . 300 400 500
- 109 -

Llétalonnage des basses et moyennes eaux ( H G 2 2 0 cm) est satisfaisant. Celui


.des hautes eaux (H >220 cm) est basé sur un tracé moyen entre les différents points de i

jaugeage et demande à être précisé.

6,4 M A P E A M A G B A
6.4.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E

La plaine de TIKAR et la plaine de MBO que draine la MAPE ou MABE est bordée B
l'ouest et au sud-ouest par le plateau de lave et au nord par une série de "falaises" :
le KOMBON, le SONGOLA, les Monts PRINCE LEOPOLD.
Cette station contrale un bassin de 4 020 km'.
Les coordonnées de la station, située à 6 km de MAGBA sur la routedeFOUMBAN 3
BANYO, sont : 5' 59' de latitude Nord, 11' 16' de longitude Est.

6.4.2, H I S T O R I Q U E

Une échelle provisoire de O à 4 m est installée le-ler janvier 1952.


Elle se compose d'un élément d'étiage de O à 2 m, planté en rive gauche, 10 m
en amont du pont et d'un élément de moyennes et hautes eaux de 2 à 4 m fixé sur la culée
dudit pont en rive gauche.
Le 15 mars 1952, il est procédé 2 la mise en place définitive de la station. Un
nivellement préalable constate que l'élément d'étiage provisoire O à 2 m etait trop bas
de 10 cm par rapport aux autres éléments. Le zéro est alors à 3,548 m au-dessous d'un re-
père pris sur la culée.
Le 18 décembre 1953, l'élément de hautes eaux est porté à 6 m. A partir de cette
date, l'échelle se compose comme suit : éléments 0-1 m et 1-2 m sur U P N I élément 2 I6 m
scellé sur la culée en rive gauche.
Rattaché alors au nivellement général, le zéro se trouve à 7 , 5 6 0 m en dessous du
repère IGN situé en rive droite et côté amont du pont. L'altitude de ce repère est: 691,43 .
m; le zéro est donc à la cote 683,87 m.
Le calage de l'échelle a été vérifié aux mois d'août 1958 et 1959.
Réfection le 10 décembre 1963 de l'élément 1 à 2 m et, le 18 février 1964, des
autres éléments. L'emplacement des Cléments et le calage du zéro restent inchangés.
Le 21 février 1966, au cours d'un contrôle, il s'est avéré que l'élément dlé-
tiage était trop haut de 1 cm par rapport aux autres. AprSs remise en place, un nivelle-
ment donne le zéro à 7,544 m sous la borne IGN soit à l'altitude 683,89 m.

6.4.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E

Io I Date
I I I '
(mP/SI
1 18-12-1953 100. '36,3 12- 8 ~ 1 9 6 5 381' 225 ,
2' 23- 1-1956 52 11 ,o 1- 9-1965 368 233
3 16- 6-1956 273 15 O 18 8- 9-1965 305 174
4 20-12-1956 114 44,l 19 15- 9-1965 35 9 22 1
5 8- 3-1957 35 6 ,O0 20 21- 9-1965 378 264
6 10- 5-1957 102 20,4 21 27- 9-1965 406 262
7 24- 8-1958 300 182 22 4-10-1965 462 299
8 21- 7-1961 313 139 23 9-10-1965 421 328
9 2- 3-1965 32 5,40 24 29- 2-1966 24 3,25
O 28- 6-1965 2 32 105 25 5- 3-1966 13 1,79
1 8- 7-1965 220 105 26 24-10-1966 392 267
2 14- 7-1965 262 111 27 3-11-1966 343 245
3 21- 7-1965 260 111 28 2-12-1966 163 82 ,o
4 29- 7-1965 332 182 29 1- 2-1967 51 11,5
5 4- 8-1965 300 172 30 14- 3-1967 15 2,51
- 110 -

Avec un c a l a g e pratiquement inchangé, on p e u t a p r i o r i se c o n t e n t e r d ' u n s e u l


étalonnage.
En b a s s e s eaux, l ' é t a l o n n a g e e s t bon; l a s t a t i o n semble s t a b l e : a onze a n s d ' i n -
t e r v a l l e les jaugeages 2 e t 29 se confirment. L e r é s u l t a t du jaugeage no 6, a b e r r a r i t , sem-
b l e dû Iune e r r e u r d e p a s d ' h é l i c e .
En moyennes e t h a u t e s eaux, l ' o n c o n s t a t e une d i s p e r s i o n q u i semble être due :
- d'une p a r t , au f a i t que l e s jaugeages o n t é t é e f f e c t u é s , s o i t du pont p a s s e s p a r p a s s e s
(7 p a s s e s de 8,5 a 9 m d e l a r g e ) , s o i t e n une s e u l e s e c t i o n , en amont ou a v a l ;
- d ' a u t r e p a r t , Iune i n f l u e n c e p o s s i b l e d e s t r & h a u t e s eaux du MBAM : son c o n f l u e n t a v e c
l a MAPE e s t s i t u é I1,5 km en a v a l d e l a s t a t i o n .
Aussi l ' é t a l o n n a g e que nous proposons e s t p r o v i s o i r e e t demande Iê t r e p r é c i s é
(graphique 68).

6,5 N O U N A BAMBALANG -
6.5.1 [Link] G E O G R A P H I Q U E

L e b a s s i n e s t dominé au nord p a r l e Massif d'OKU (3 O08 m) e t Il ' o u e s t p a r les


Monts d e BAMENDA. En piedmont, le NOUN d r a i n e l a p l a i n e d e NDOP vaste zone inondable en
c r u e englobant quelques marais permanents.

La s u p e r f i c i e du b a s s i n v e r s a n t c o n t r ô l é e s t de 632 km2.

L a s t a t i o n e s t s i t u é e s u r l e NOUN Ip r o x i m i t é du v i l l a g e d e BAMBALANG. Ses coor-


données s o n t : 5' 54' 23" d e l a t i t u d e Nord, 10' 33' 02" d e l o n g i t u d e E s t .

E l l e e s t r é p e r t o r i é e "S 10'' dans l ' é t u d e hydrologique du b a s s i n s u p é r i e u r duNOUN.

6.5.2 H IS T O R I Q U E
Une é c h e l l e d e O I5 m a é t é i n s t a l l é e l e 5 a v r i l 1968. L e d e r n i e r élément (4-5m)
a é t é doublé pour mesurer les débordements. L e z é r o d e l ' é c h e l l e e s t calé 3 l ' a l t i t u d e
1 143,42 m.

6.5.3 J A U G E A G E S E T ETALONNAGE
-
NO

-
Date H
( cm)
No I Date
H
( cm)

1 30- 5-1968 146 7,86 28 27- 5-1969 223 16,l


2 25- 6-1968 185 13,2 29 2- 6-1969 159 9/86
3 15- 7-1968 358 32,2 30 9- 6-1969 202 15,3
4 26- 7-1968 283 23,6 31 12- 6-1969 284 24,3
5 29- 7-1.968 261 21/1 32 28- 6-1969 327 31/2
6 29- 8-1968 406 36,7 33 8- 7-1969 406 41,6
7 1-10-1968 393 34/5 34 17- 7-1969 453 454 44 ( 8
8 12-10-1968 299 24,3 35 22- 7-1969 456 455 43/7
9 14-10-1968 278 21,4 36 28- 7-1969 412 33/4
10 19-10-1968 324 28/8 37 30- 7-1969 388 387 33 ,O
11 31-10-1968 238 17,8 38 6- 8-1969 418 39,2
12 7-11-1968 221 14,7 39 14- 8-1969 467 468 42,5
13 13-11-1968 204 12,7 40 5- 9-1969 446 43,3
14 24-11-1968 126 7 ,80 41 14- 9-1969 467 48,2
15 13-12-1968 86 3,77 42 2-10-1969 489 59,6
16 18-12-1968 78 3/65 43 11-10-1969 448 449 40,O
17 24-12-1968 69 2,84 44 24-10-1969 379 33/8
18 10- 1-1969 56 1/63 45 13-11-1969 382 379 30 /5
19 -
2 1 '1 - 1969 54 1,53 46 24-11-1969 199 13,4
20 28- 1-1969 49,5 1/35 47 29-12-1969 82 3,39
21 4- 2-1969 44 1 /O8 48 16- 1-1970 64 2/06
22 21- 2-1969 35 0,78 49 3- 2-1970 52 1/47
23 11- 3-1969 83 4/32 50 19- 2-1970 41 0,938
24 15- 3-1969 114 6/32 51 5- 3-1970 35 O ,690
25 28- 4-1969 99 5,77 52 17- 3-iq70 33 0,603
26 6- 5-1969 93 5/32 53 26; 3-1970 33 0,620
27 19- 5-1969 238
- 19,5 54 8- 4-1970 49 1/49
- 111 -

Vu la faible pente du bief la relation hauteur-débit à cette station n'est pas


univoque.
Comme la station est 1 une seule échelle, un tarage provisoire aété établigrâce
I la méthode du gradient limnigraphique (avec un intervalle de 11 h).
Vu le caractère provisoire de l'étalonnage et la faible période d'observation,la
traduction des hauteurs d'eau en débits a été faite manuellement et l'étalonnage ne sera
pas présenté ici sous sa forme mathématique.

6,6 NOUN A BAMENDJIN'G


6.6.1 A S P E C T G E O G R A P B I Q U E
Le bassin est constitué par une vaste plaine marécageuse vers laquelle converge
une multitude de ruisseaux et de torrents venant des hauts sommets qui bordent la plainede
NDOP de toutes parts.
Le bassin du NOUN IBAMENDJING couvre une surface de 2 190 I".
La station se trouve immédiatement à l'amont du pont de 1arouteMBOUDA-FOUMBOT
par GALIM et MBAMKOUOP. Ses coordonnées sont : 5' 42' de latitude Nord,lO.' 30'delongitu-
de Est.
Elle a fait l'objet de mesures du transport solide en suspension.

6.6.2 H I S T O R I Q U E

Une échelle d'une amplitude de 5 m a été installée I100 m en amont du pont en


rive gauche, par une mission E.D.F.
Les éléments sur U P N (0-1 m, 1-3 m, 3-5 m) ont été posés les 10 et 11 janvier
1965, et l'élément 0-1 m, le 16 janvier.
Elle a été immédiatement prise en charge par le Service Hydrologique du Centre
ORSTOM de YAOUNDE.
Le 23 février k966, un nivellement la rattache Iune borne ORSTOM. Parrapportà
cette borne cotée 100, le zéro est Il'altitude 96,723 m.
Le 14 février 1970, l'échelle est rattachée à la borne IGN située sur le pont.
L'altitude du zéro est : 1 140,680 m.
Cette échelle qui doit disparaftre lors de l'édification du barrage-réservoir
de BAMENDJING, actuellement en projet, a été doublée par une série de trois échelles en
aval du pont, ce sont :
- E&&e A : Echelle principale située après les rapides dans la partie droite du voo1 qui
leur succède. Elle est en deux parties : 1 I 3 m pour la première,3 à 4mpour
la deuxième. Son zéro est 3 l'altitude 1 133,94 m-
- Ech&e B : Echelle auxiliaire située avant la dernière section des rapides,enavaldupro-
. jet du déversoir contre un abrupt rocheux. Cette échelle, fixée sur chevron,
'- 112 -

allant de 0,40 I 3,80 m est graduée tous les 5 cm. Son zéro est à l'altitude
. 1 136,49 m -
- Ech&e C : Echelle auxiliaire située en aval du pont 'sur le plan incliné en retrait du
lit de basses eaux. Elle est peinte sur rocher, graduations sur tous les 5 cm
de 0,50 I3,50 m. Son zéro est à l'altitude 1 138,42 m -
6.6.3 J A U G E A G E S E T E T A L O N N A G E
- -
Date H
!To Date NO

- - (cm)
1 11- 1-1965 71 9,05 41 ia-10-1967 434 176 .
2 10- 2-1965 51 5,42 42 21-10-1967 448 ia1
3 19- 6-1965 172 37,O 43 26-10-1967 452 ia3
4 24- 6-1965 195 46,O 44 21-10-1968 292 87
5 30- 6-1965 207 49,O 45 15- 1-1969 68 9 ,lo
6 6- 7-1965 220 54,4
7 12- 7-1965 235 60 ,O 46 24- 1-1969 58 7,60
8 15- 7-1965 238 64,5 47 4- 2-1969 47,5 5,50
48 5- 3-1969 37 2,50
9 27- 7-1965 229 60 ,O 49 7- 3-1969 34 2,31
10 6- 8-1965 247 65,5 12- 3-1969 45 3,74
11 28- 8-1965 334 110 50
2- 9-1965 113 51 13- 3-1969 38 3,60
12 338 52 23- 3-1969 87 12,o
13 6- 9-1965 335 112 9,50
14 12- 9-1965 333 109 53 8- 5-1969 78
54 20- 5-1969 125 20 ,a
15 17- 9-1965 330 107 55 7- 6-1969 166 34,9
16 24- 9-1965 321 96,O 56 ia- 6-1969 180 35,l
17 2-10-1965 311 87,O 57 2- 7-1969 243 64,9
18 6-10-1965 309 86,O 58 12- 7-1969 270 76,8
19 1-11-1965 325 102 59 26- 7-1969 320 103
20 5-11-1965 316 99,5 60 16- 8-1969 338 116
21 11-11-1965 288 90,o 61 6- 9-1969 358 126
22 13-11-1965 277 85,O 62 17- 9-1969 368 130
23 16-11-1965 266 7 6 ,O 14O
24 23- 2-1966 27 1,90 63 23- 9-1969 378
4- 3-1966 1,20 64 17-11-1969 333 108
25 19 65 15-12-1969 185 38,l
26 20-10-1966 337 109 66 a- 1-1970 102 13,5
27 29-10-1966 318 101 67 17- 2-1970 . 50 4,60
28 24-11-1966 240 62,5 68 7- 3-1970 34 2,75
29 4-12-1966 195 44 ,O 69 26- 3-1970 32 2,69
30 8-12-1966 179 37,6 70 21- 4-1970 60 5,97
31 11-12-1966 167 32,l 71 4- 5-1970 63 7,23
32 14-12-1966 155 29,l 72 12- 6-1970 194 37 ,a
33 30- 1-1967 49 5,44 73 31- 7-1970 239 63,6
34 7- 2-1967 48 4,56 74 6-10-1970 301 91,l
35 13- 3-1967 20 1,32 75 20-11-1970 298 294 83,6
36 29- 3-1967 14 0,950 76 1-12-1970 214 68,2
37 30- 9-1967 355 131 77 15-12-1970 152 32,3
3a 6-10-1967 375 143 78 25- 1-1971 76 8,20
39 10-10-1967 394 149 27- 2-1971 38 3,30
40 14-10-1967 416 169 79
- -
L'étalonnage (graphique 69) a été établi à partir des 79 jaugeagesprécédents.
I1 est bon dans l'ensemble et peut être considéré comme semi-définitif.
En basses eaux nous avons une dispersion excédarIt 10 % avec la série de jaugea-
ges no 45 I 5 0 : les jaugeages no 45 à 47 sont au-dessus de la courbe et no 48 à 50 au-
dessous. Les très basses eaux ( <0,18 m) sont peut-être sous-évaluéeS.
En très hautes eaux (H >4,00 ,m) l'étalonnage est basé sur la série des jau-
yeages no 39 I 43. Nous avons pris un tracé moyen passant par les jaugeages no 39 et no 41;
es ~augeagesno 42 et no 43 étant au-dessous de la courbe de tarage. Ces deux jaugeages
étant voisins de la cote 4,50 m, une approche du débit critique du pont et sa mise en char-
ge peuvent ëtre envisagées; aussi cette partie de la courbe demande confirmation.
a 113 -

6,7 NOUN A U PONT DE B A F O U S S A M


6.7.1 A S P E C T G E O G R A P H IQ U E

En aval de BAMENDJING, le NOUN est grossi par deux affluents importants : laMIFI
du Sud et la MIFI du Nord qui drainent le plateau BAMILEKE, les monts BAMBOUTOS et LEFO,
ainsi que leur piedmont.
Cette station qui contrôle un bassin de 4 1 4 0 km2 est située au pont de laroute
-
BAFOUSSAM FOUMBAN I 1 5 km de BAFOUSSAM. Les coordonnées géographiques delastation sont:
5' 2 8 ' 2 9 ' de latitude Nord, 10' 3 3 ' 30'' de longitude Est.

6.7.2 H I S T O R I Q U E

Le 1 2 mars 1 9 5 2 , mise en service de la station E 1 dite "Amont", par l'implan-


tation d'une échelle composée de deux éléments sur support bois, l'un de O I2 m scellé
sur la première pile en rive droite et en amont, l'autre de 2 à 4 m scellé sur la culée
rive droite du pont et en amont.
Le zéro de l'échelle se trouve h 11,104 m en dessous du repère IGN d'altitude:
999,530 m, soit l'altitude du zéro de cette échelle : 988,426 m.

Le 1 9 décembre 1 9 5 3 : nivellement de contrôle, zéro inchangé.


Le 8 janvier 1 9 5 4 : réfection échelle mentionnée; mise en place d'un élément
4 I 5 m vers le 2 0 février 1 9 5 4 (lectures supérieures à 4 m).

En janvier 1 9 5 5 le lecteur signale : "Echelle O à l 0 0 a été emportée'' maisles


relevés supérieurs I1 mètre sont effectués durant ce mois et les suivants. Aucune men-
tion postérieure de réfection de cet élément.
Le pont est installé sur un seuil rocheux et les remous rendent la lecture de
cette échelle très imprécise; ce qui a entrahé la mise en place, le ler février 1 9 5 9 ,
d'une deuxième échelle située I 1 5 0 m en rive droite et en aval de la précédente.
Cette échelle prend la dénomination "E 2 " ou "Aval". Elle était composée de
quatre éléments de O à 4 m, vissés sur U P N.
La lecture de l'échelle E 1 a été maintenue malgré le manque de précision des
relevés dû aux remous. Cela permet, d'une part, un contrôle permanent des lectures des
deux échelles entre elles grâce à la corrélation assez précise qui a pu être établie,
d'autre part, de compléter I l'occasion les relevés de l'échelle E 2.
Les stations E 1 et E 2 ont été rattachées entre elles par un nivellement par-
tant de la base de l'élément 1-2 "Amont" et en suivant la berge rive droite. Le zéro de
l'échelle "Aval" est I 1,689 m sous le zéro de l'échelle "Amont" et 2 6,250 m sous une
borne repère mis en place 1 proximité de cette échelle ce qui nous donne :
Altitude du repère IGN : 999,530 Altitude zéro Echelle E 1 : 988,436
Altitude de la borne repère : 992,997 Altitude zéro Echelle E 2 : 986,747
Lors de la crue 1 9 6 2 disparition de l'élément 1-2 m de l'échelle "amont". Le 7 février
1 9 6 4 réfection complète de la station :

- l'échelle E 1 : remplacement du support bois par fer plat scellé aux mêmes emplacements
culée et pile du pont; cette échelle est portée I 6 m -
- l'échelle E 2 : réfection complète de la station au même emplacement sur 4 U P N. Elle
est aussi portée I 6 m et se compose des éléments 0-1 m, 1-3 m, 3-5 m
et 5 - 6 m -
Le zéro de l'échelle E 2 reste inchangé I6,429 sous la borne ORSTOM.
Le 2 2 février 1 9 6 6 un nivellement de contrôle partant du repère IGN donne les
résultats suivants :
Elément Altitude du O
-
Echelle E 1 0-2 m
2-6 m
988,436
988,440
-
Echelle E 2 0-1 m 986,748
1-3 m 986,745
3-5 m 986,144
5-6 m 986,133
- 114 -

6.7.3 J A U G E A G - E S E T E T A L O N N A G E

La liste de jaugeages ci-dessous comporte tous les jaugeages effectués de 1 9 5 3


I1 9 6 8 . Les cotes entre parenthèses ont été déduites par la courbe de corrélation entre
les deux échelles qui figure au graphique 70, établie Ipartir des lectures de 1 9 6 4 I 1 9 6 6
inclus.
Pour la conversion des hauteurs en débits, les relevés de l'échelle E 1 ontété
utilisés jusqu'au 30 janvier 1 9 5 9 , puis ceux de l'échelle E 2.
-
ND
-
1 19-12-1953 114 (98)
(m91 s
(49,2
NO
--
26
Date

15- 1-1966
I El
(
:
m
)
E

57
2

73
Q
(m3/s)

35,O
2 24- 1-1956 59 (71) 25,5 22- 2-1966 8 53 19,9
27
3 15- 6-1956 137 (123) 69,6 28 4- 3-1966 -15 46 8,3(
4 19-12-1956 119 (104) 53,3 29 8-10-1966 423 249
(274)
5 7- 3-1957 25 (58) 17,5 30 22-10-1966 402 240
(261)
6 11- 5 - 1 9 5 7 I 39 (63) 21,o 31 25-10-1966 (255) 390 242
7 16- 7-1958 213 (296) 145 22-11-1966 235 140
281 32 (187)
8 22- 9-1958 316 (480) 33 26-11-1966 (174) 204 128
9 26-' 9-1958 357 (525) 311
34 3-12-1966 160 103
165 (156)
10 2 9 - 6-1959 170 97,5 35 7-12-1966 148 9 1 ,o
410 (151)
11 21-10-1964 265 237 36 11-12-1966 129 79 ,O
(141)
12 28-11-1964 208 266 159 15-12-1966 119 74 ,O
37 (133)
13 6- 2-1965 43 66 23,O 27-12-1966 96 47,O
38 (108)
14 3- 4-1965 7 51 12,7 31- 1 - 1 9 6 7 66 22,o
39 (47)
15 21- 6-1965 145 134 85 ,O 40 7- 2 - 1 9 6 7 63 17,6
(40)
16 29- 6-1965 163 167 102 8- 3 - 1 9 6 7 48 9,8E
41 (-7)
17 9- 7-1965 175 224 131 13- 3 - 1 9 6 7 45 9,4E
42 (-13)
18 12- 7-1965 180 220 136 29- 3 - 1 9 6 7 49 9,84
43 (O)
19 11- 8-1965 230 335 202 44 19- 6-1967 72 30,3
390 230
(62)
20 29- 8-1965 255 45 9-10-1967 553 362
401 236 (388)
21 7- 9-1965 259 46 12-10-1967 (420) 584 373
22 14- 9-1965 262 407 247 16-10-1967 582 366
399 47 (418)
23 22- 9-1965 256 222 48 23-10-1967 616 396
(454)
24 30- 9-1965 246 377 218 1 2 - 8-1968 335 198
49 (229)
25 9-11-1965 216 294 177
-
I1 n'y a pas apparemment de variation de tarage; la section est stable (fond
entigrement rocheux).
Une courbe de tarage a pu être etablie pour chacune des échelles Ipartir des
4 9 jaugeages ci-dessus en s'appuyant principalement sur les points dont les cotes dtaient
connues et accessoirement sur ceux dont les cotes étaient deduites par corrélation. Ces
points couvrent l'ensemble du marnage. Ces courbes de tarage sont représentées au graphi-
que 7 1 pour l'échelle E 1 et au graphique 7 2 pour l'échelle E 2.

6,8 M O N K I E A S 2
6.8.1 A S P E C T G E O G R A P H I Q U E
Le bassin draine une partie des flancs ouest des'Monts de BAMENDA et du pied-
mont et a 1 8 1 km2.
La station est située Ila traversée de la route NDOP - BAMBALANG. Elle a pour
coordonnees : 05' 5 7 ' 1 5 " de latitude Nord, 10' 2 5 ' 1 6 " de longitude Est.

6.8.2 H I S T O R I Q U E
L'échelle, d'une amplitude de 5 m, a été installée le 6 mars 1 9 6 8 dans le cadre
de l'étude hydrologique du bassin supérieur du NOUN. Elle a été doublée le 8 mars 1 9 6 8 d'un
limnigraphe OTT X, Iretournement, avec réduction au 1/10?" et ayant une rotation hebdo-
madaire.
En février 1 9 7 1 le zéro de l'échelle a été rattaché au nivellement général; sa
cote est : 1 158,73 m.
19-68-1970 : Les lectures ont débuté le 6 mars 1 9 6 8 et le limnigraphe a fonctionné dès sa
mise en place; les enregistrements ont été satisfaisants; contrôle permanent.
-u) Gr- 71 ' NOUN a BAFOUSSAM
~ ~ - 7 NOUN
2 ä BAFOUSSAM
COURBE DE TARAGE ' .
DE TARAGE
Echelle 1
I ECHELLE 2 n
' a Jaugeage d'après E l
>
Jaugeage d'après E l
+Jaugeage d'après E 2 u

A--
138
+Jaugeage >
100
4

4
/
40

1 Basses eaux

-22 13
9
I
100

+-
I +8
/
9
. i5

I
L7
*9
100

.11
)
-+i4 3
3,-
O0
Basses eaux
o, Henm
H en cm o 1

47

I eaux

O0

Hautt eaux

I 1 3 4
H en m.
___L
, H en m
4
O
Gr - 73 MONKIE 6 S2 Gr-74 MONKIE a S2

COURBE DE TARAGE
[Link] DE TARAGE
50

F1
E
C
m
O

40.

30

20
5

4
c
-----
----
Bareme No 1
Bareme NO2

Bareme NO3

Bareme N O 4

24

B a s s e s eaux

10

H en cm H e n cm .
0- T
1 I 260 ) 3 'O I
- 115 -

. Cette station a fait l'objet de mesures de débits solides en suspension.

6.a:3 J A U G E ' A G E S E T E T A L O N N A G E
- , .
No I Date
~
H
(cm) P
(m /SI ?t
-
Date H
( cml
i
1 10- 3-1968 30 0,500 43 28- 7-1969 171 8,a1
2 31- 3-1968 30 0,555 44' 29- 7-1969 165 164 9,35
3 26- 4-1968 45 1,28 45 6- 8-1969 196 11,9
4 3- 5-1968 57 1,67 46 25- 8-L1969 159 8,a5
5 29- 5-1968 67 2112 47 2- 9-1969 220 222 14,4
6 22- 6-1968 119 4,84 48 13- 9-1969 ioa 212 13,8
7 25- 6-1968 177 8,94 49 10-10-1969 166 165 9,04
a 27- 6-1968 149 6,83 50 25-10-1969 155 158 7,91
9 11- 7-1968 188 10,5 51 4-11-1969 159 258 20,3
io 23- 7-1968 132 135 6 ,O5 52 14-11-1969 148 7,26
11 29- 7-1968 129 6,27 53 24-11-1969 103 3,ao
12 15- 8-1968 189 11,3 54 11-12-1969 69 2,17
13 24- 8-1968 194 11,3 55 21- 1-1970 35 ,
O 635
14 25- 8 - 1 9 6 8 Zao 36,O * 56 6- 2-1970 27
21
0,382
0,231
15 25- 8 - 1 9 6 8 298 41,O~x 57 23- 2-1970
16 28- 8-1968 250 18,7 ' 58 5- 3-1970 20 O I 172
17 28- 8-1968 250 . ia,7 59 1 7 - 3-1970 18 ,
O 155
18 1 0 - 9-1968 261 20,6 60 25- 3-1970 19,5 0,160
19 16- 9-1968 207 13,2 61 1 7 - 4-1970 42 0,580
20 17- 9-1968 2 18 15,O 62 11- 5-1970 81 a3 2,07
21 29- 9-1968 227 16,7 63 16- 5-1970 81,5 1,ga
22 11-10-1968 149 7,93 64 22- 5-1970 229 226 14,O
23 16-10-196a 132 6,31 65 13- 7-1970 98 3116 ,
24 12-11-1968 95 3,ai 66 27- 7-1970 194 195 12,o '
25 25-11-1968 70 2,15 67 1- 8-1970 170 9,92
26 11-12-1968 . 59 1, 4 5 68 1 2 - a-1970 216 13,5
27 21-12-196.8 ' 48,5 0,95 69 2- 9-1970 i24 226 14,s
28 21-12-1968 4a,5 1105 70 2- 9-1970 236 15,9
29 5- 1-1969 41 0,670 71 3- 9-1970 !25 234 14,3
30 21- 1 - 1 9 6 9 31 ,
o 455 72 9- 9-1970 174 5 , 8,35
31 24- 1-1969 30 O ,456 73 1 3 - 9-1970 ia0 10,3
32 4- 2-1969 24 O I 300 74 1 3 - 9-1970 ia6,5 10,9
33 1 7 - ZL;969 22 O ,239 75 1 4 - 9-1970 211 13,a
34 1 0 - 3-1969 75 77 79 2 ,o2 76 14- 9-1970 !O0 202 12,6