Faculté de droit et des sciences politiques de
Tunis
1ére année mastère professionnelle en :
Droit des affaires
Le sujet : Les autorités de contrôle et de gestion
Réalisé par : Marwa Chrigui
Khouloud Selmi
Rahma Hzemi
Encadré par : Mme Sana El Euch
Année universitaire : 2022-2023
Le marché est un système économique d’échange.
En effet, la racine du mot marché vient du latin mercatus, qui signifie : vente, négoce ,
achat . 1
En fait « le marché est une institution très ancienne. Son histoire se confond avec
l’apparition de l’échange comme phénomène économique qui a pu caractériser les
sociétés même primitives. »2
Pour Paul Samuelson et William P.Nordhaus « Un marché est un mécanisme par
lequel des acheteurs et des vendeurs interagissent pour déterminer le prix et la
quantité d’un bien ou d’un service »3.
En réalité ,Les marchés peuvent être classés selon cinq critères : Selon la nature des
produits proposés Biens ou services ) , selon la taille ( marché de masse qui se
caractérise par des chiffres d’affaires très importantes , ou niche qui se caractérisé
par sa petite taille et une clientèle spécifique ) , selon leur dimension ( local ,
régional , national , ou international ) , selon la structure (marché générique par
exemple : le marché de l’alimentation , le marché support , et le marché principal) , et
selon la fillière (marché aval comme le marché des débouchés et le marché de
distribution des produits , ou amount qui est représenté par les marchés qui se
situent avant la production des biens et services . Ce sont par exemple : Le marché
des matières premières, le marché du travail et le marché financier.4
Ce dernier est indispensable pour l’économie, et il est définit comme étant : « un
marché sur lequel sont négociés les actifs à long terme : les actions et les
obligations. »5
1
Valette J-P , Droit de la régulation des marchés financiers , 2005 , Guallino éditeur , p 63
2
ALI Nenni , Droit du marché , Chapitre 1 : la structure du marché concurrentiel , Section 1 :
La notion de marché , p 49
3
Consulter sur le site www.wiki-compta.com le 23/10/2022
4
Consulter sur le site www.maxicours.com le 23/10/2022
5
Consulter sur le site www.memoireonline.com le 24/10/2022
Egalement « le marché financier est le lieu où se rencontrent l’offre des entreprises
émettrices de valeurs mobilières et la demande des épargnants détenteurs des fonds
pour la réalisation de transactions ayant pour objet les valeurs émises. »6
Sans doute « sur un marché financier qui fonctionne de façon efficiente, il faut des
investisseurs qui placent leur argent en bourse, des émetteurs qui viennent chercher
de l’argent, des intermédiaires qui facilitent leur rencontre »7 , et des autorités de
marché .
Ces derniers sont d’une part « des institutions qui assurent la surveillance des
marchés et de leurs acteurs »8 et ils sont nommés les autorités de contrôle.
Par ailleurs le marché financier ne peut pas fonctionner sans qu’une autorité de
contrô le. En effet « le contrô le est un concept proprement juridique », aussi « il se
présente comme une notion fonctionnelle »9 .
En fait le contrô le est l’expression d’un pouvoir de police économique, relevant du
pouvoir exécutif et visant fondamentalement au respect de certaines normes de
nature : légale ou réglementaire. Il comporte généralement un pouvoir
d’investigation permet de rechercher les manquements ou d’en vérifier l’existence ; il
dénote le caractère inquisitorial de la procédure devant l’autorité de contrô le. De
plus le pouvoir d’injonction qui permet d’ordonner à la personne qui manque aux
normes contrô lées de remédier à la situation, généralement il doit précéder la
sanction proprement dite. Enfin le pouvoir de sanction qui permet à l’autorité de
punir les manquements constatés.10
Bref, le contrô le est assuré par des organismes publiques chargés de la régulation du
marché financier et de la protection de l’épargne investie dans les valeurs
mobilières .11
Et d’autre part il s’agit des autorités de gestion qui assurent la sécurité, la
promotion du marché financier des valeurs mobilières12 , la diffusion des
6
Consulter sur le site www.cmf.tn le 24/10/2022
7
Consulter sur le site www.boursier.com , le 25/10/2022
8
Consulter sur le site www.boursier.com , le 25/10/2022
9
Sana el Euch , Thèse pour l’obtention du doctorat en droit privé , 2019/2020 , p140 et p141
10
Jean pierre Buyle ( avocat ) et Olivier Greplet , Les autorités de contrôle des marchés
financiers , des assurances , et de la concurrence : le rôle du pouvoir judiciaire , p243
11
Consulter sur le site www.memoireonline.com le 25/10/2022
12
Consulter sur le site www.memoireonline.com le 26/10/2022
informations boursiers , le développement du marché boursier et l’admission de
nouveaux titres à la cote de bourse. 13
Historiquement , « le marché financier tunisien en général et la bourse en
particulier ont connu depuis le début de la mise en place du programme d’ajustement
structurel en 1987-1988 , de profonds changements qui ont aboutis à la
modernisation et la mise à niveau des standards internationaux du cadre textuel de
l’infrastructure technique du marché financier. »14
« De même aux Etats-Unis comme en France les marchés financiers se sont
développés de façon parallèle ces derniers années. » 15
En outre, la nouvelle organisation du marché financier Tunisien, telle qu’arrêtée par
la loi N°94 -117 du 14/11/1994 a établit une nouvelle redistribution des Tâ ches et
des pouvoirs. Elle repose sur une trilogie d’institutions qui sont : un organisme de
régulation, un organisme chargé de la gestion du marché et un organisme chargé du
dépô t de la compensation. 16
De plus, « En France, l’autorité des marchés financiers (AMF) a été installé par
M.Francis , ministre de l’économie des finances et de l’industrie , le 24 Novembre
2003 en application de la loi du 1er Aoû t 2003 . Cette loi a simplifié et unifié
l’architecture du dispositif français de régulation des marchés financiers en
rassemblant au sein de cette entité unique les pouvoirs jusqu’alors exercés par le
conseil des marchés financiers (CMF) depuis 1996 , la commission des
opérations de bourse (COB) depuis 1967 et le conseil de discipline de la gestion
financière ( CDGF) depuis 1989 . »17
Il est important de souligner que l’intérêt théorique de ce sujet est représentée
dans l’importance de la création des autorités des marchés financiers , en effet cette
création donne naissance à une nouvelle réorganisation du marché financier qui
assure le bon fonctionnement de ce dernier .
Et pour montrer l’intérêt pratique de ce sujet on va mettre l’éclairage sur
l’importance du rô le des organes de gestion et de contrô le au sein du marché
13
Consulter sur le site www.Bvmt.com.tn le 26/10/2022
14
Consulter sur le site www.memoireonline.com le 26/10/2022
15
Anne-Dominique Merville , Droit financier , organisation des marchés financiers ,
instruments financiers , opérations de marché , Abus de marché p30.
16
Consulter sur le site www.cmf.tn le 25/10/2022
17
Rapport annuel 2003 , l’autorité des marchés financiers , la création de l’autorité des
marchés financier p1 ( Consulté sur le site www.amf-france.org le 26/10/2022)
financier. En fait chaque pays a sa propre autorité de marchés18 (comme on a précisé
précédemment), et chaque autorité a ses propres missions , par exemple « L’AMF a
pour mission de veiller : au bon fonctionnement de la place financière de Paris , à la
protection des épargnants qui investissent dans des produits financiers , et à la
qualité de l’information donnée aux agents économiques .
L’AMF joue également un rô le sur la scène internationale puisqu’elle participe à
l’élaboration et à l’harmonisation des réglementations financières au niveau
européen et international. »19
De plus l’autorité européenne des marchés financiers (AEMF) , qui est « 20une
autorité indépendante de l’UE qui vise à améliorer la protection des investisseurs et à
promouvoir la stabilité et le bon fonctionnement des marchés financiers. »
En définitive, il apparaît important de souligner que « Le marché financier
fonctionne à travers un ensemble d’acteurs qu’il convient de reconnaitre pour
pouvoir délimiter le rô le de chacun d’eux. Ces acteurs sont au nombre de trois : les
intervenants, les prestataires de services, et les autorités d’organisation et de
contrô le ».21
Alors comment faite la régulation des marchés financiers ?
En effet, la régulation intervient comme une manière d’envisager la réglementation
par les autorités qui jouent un rôle central dans le fonctionnement des
marchés financiers (I) qui pour comprendre leur importance on va analyser leurs
attributions (II).
I. La règlementation des autorités du marché financier :
le marché financier est un marché très spécifique connais pas seulement
par son importance dans l'économie mais aussi par des raisons liés à l'aspect très
technique de ces opérations.
18
Consulter sur le site www.boursier.com le 25/10/2022
19
Consulter sur le site www.lafinancepourtous.com le27/10/2022
20
Consulter sur le site www.european-union.europa.eu le 31/10/2022
21
Ali Nenni, opérations sur le marché financier, 2017-2018, p9
Pour cela le marché financier ne peut pas fonctionner sans qu’une
organisation minutieuse qui se fonde sur une conception large de l'organisation
qui englobe à la fois des règles juridiques et institutions ou organes qui
concourent à l'efficacité de ce marché.
il s'agit en réalité d'une double mission de contrô le (A) du marché et de son
gestion (B).
A. L’organisation des autorités de contrôle :
Le bon fonctionnement de marchés financiers nécessité un (ou des)
organe(s) qui assure la mission de contrô le et de garantir la surveillance des
opérations et des opérateurs
o Le Conseil du Marché Financier :
PRÉSENTATION DU Conseil du Marché Financier (CMF):
Le CMF a été créé par la loi N° 94-117 du 14 Novembre 1994 portant
réorganisation du marché financier.
C'est une autorité publique, indépendante, qui dispose de la personnalité civile et de
l'autonomie financière.
Son siège est à Tunis. (page officielle de CMF )
o C’est l’article Article 23 :
« Il est institué un Conseil doté de la personnalité civile et de l’autonomie
financière. Son siège est à Tunis. Il est dénommé «Conseil du Marché Financier». Le
Conseil du Marché Financier est chargé de veiller à la protection de l’épargne investie
en valeurs mobilières, produits financiers négociables en bourse et tout autre
placement donnant lieu à appel public à l’épargne. Il est également chargé
d’organiser et de veiller au bon fonctionnement des marchés de valeurs mobilières et
de produits financiers négociables en bourse. Le Conseil du Marché Financier assure
la tutelle des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. La Bourse des
Valeurs Mobilières de Tunis, les intermédiaires en bourse et la société de dépô t, de
compensation et de règlement de titres visée à l’article 77 de la présente loi, sont
soumis au contrô le permanent du Conseil du Marché Financier. Toutefois, ne sont pas
soumis au contrô le du Conseil du Marché Financier, les marchés d’instruments créés
en représentation des opérations de banques ou de bons ou billets à court terme
négociables sur les marchés relevant de la Banque Centrale de Tunisie. »22
« Le CMF est chargé de veiller à la protection de l'épargne investie en valeurs
mobilières.
Dans ce cadre, il assure l'organisation des marchés et veille à leur bon
fonctionnement afin de prévenir les manipulations susceptibles d'en entraver le bon
fonctionnement.
Il est également chargé du contrô le de l'information financière et de la sanction des
manquements ou infractions à la réglementation en vigueur.
Le CMF a sous son contrô le la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis BVMT, les
intermédiaires en bourse et la société de dépô t, de compensation et de règlement de
titres Tunisie Clearing.
Il assure également la tutelle des organismes de placement collectif en valeurs
mobilières OPCVM.
Le CMF est dirigé par un collège composé d'un président et de neuf membres
Pour réaliser ces missions, le CMF a été doté par la loi des pouvoirs suivants:
Le pouvoir d'établir des règlements dans les domaines relevant de sa
compétence.
Le pouvoir de surveiller la bonne application de la réglementation en
vigueur et le fonctionnement régulier des marchés.
Le pouvoir d'agréer les fonds communs de placements et les
intermédiaires en bourse.
Le pouvoir de viser l'information produite par l'émetteur et destinée
à l'investisseur.
Le pouvoir de prononcer ou de proposer aux autorités compétentes
les sanctions qui s'imposent en cas de manquement des opérateurs à leurs
obligations professionnelles ou d'infractions aux lois et règlements en
vigueur.
Les ressources du CMF proviennent essentiellement des redevances et commissions
perçues sur les personnes et les opérateurs dont l'activité sur le marché est soumise
22
La loi 94-117 relative à réorganisation du marché financier
à ses interventions (BVMT, société de dépô t, de compensation et de règlement de
titres, OPCVM, émissions, admissions, offres publiques...).
MISSIONS DU CMF :
Le CMF peut prendre des règlements régissant les marchés et les divers
intervenants relevant de son autorité. Ces règlements concernent:
L'organisation et le fonctionnement des marchés placés sous son autorité
en particulier l'admission, la négociation et la radiation des valeurs
mobilières ainsi que les conditions dans lesquelles sont réalisées les
opérations d'offres publiques.
Les règles de pratiques professionnelles qui s'imposent:
aux personnes faisant appel public à l'épargne.
aux intermédiaires en bourse et les personnes qui, en raison de leur
activité professionnelle, interviennent dans des opérations de contrô le
comptable ou de montage juridique ou financier sur des titres ou
produits financiers placés par appel public à l'épargne.
aux personnes qui assurent la gestion individuelle ou collective de
portefeuilles de titres ou de produits financiers
à la société de dépô t, de compensation et de règlement de titres.
Les règlements du CMF peuvent faire l'objet de mesures d'application prises sous
forme de décisions générales.
Les règlements du CMF sont publiés au Journal Officiel de la République Tunisienne
après visa du Ministre des Finances. Les décisions générales du CMF sont publiées au
Bulletin Officiel du CMF après visa du Ministre des Finances.
Quelques règlements pris par le CMF:
LE RÈGLEMENT GÉNÉRAL DE LA BOURSE.
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N° 1 du 5
Novembre 1997 portant sur la constitution des dossiers des demandes
d'approbation d'acquisitions de valeurs mobilières de sociétés établies en
Tunisie par des étrangers, soumises à la Commission Supérieure
d'Investissement.
Décisions générale du Conseil du Marché Financier N° 02 du 24
Avril 2000 relative aux moyens humains et matériels nécessaires à l'exercice de
l'activité d'intermédiaire en bourse.
Décision générale du Conseil du Marché Financier N°03 du 24
Avril 2000 relative aux documents requis pour les dossiers d'agrément de
principe et les dossiers d'agrément définitif d'un intermédiaire en bourse ainsi
que pour toutes les modifications ultérieures de l'agrément.
Décision générale du Conseil du Marché Financier N° 04 du 24
Avril 2000 relative à la liste des activités dont l'exercice requiert la détention
d'une carte professionnelle pour les personnes placées sous l'autorité d'un
intermédiaire en bourse ou agissant pour son compte ainsi que les conditions de
délivrance et de retrait de ces cartes.
Décision générale du Conseil du Marché Financier N°05 du 24
Avril 2000 relative aux mentions essentielles devant figurer dans le formulaire
d'ouverture d'un compte auprès d'un intermédiaire en bourse.
Décision générale du Conseil du Marché Financier N° 06 du 24
Avril 2000 relative aux taux de risque pour l'évaluation des risques encourus
par les intermédiaires en bourse par catégorie de valeurs mobilières et type de
marché.
Décision Général du Conseil du Marché Financier N° 07 du 1er
Juin 2001 relative au démarchage financier.
Décision générale du Conseil du Marché Financier n° 8 du 1er avril
2004 relative aux changements dans la vie d’un OPCVM et aux
obligations d’information y afférentes
Décision générale du Conseil du Marché Financier N° 9 du 27
juillet 2005 relative au modèle de contrat de liquidité
Décision générale du Conseil du Marché Financier N° 10 relative
aux conditions d'exercice de l'activité de listing sponsor
Décision générale du Conseil du Marché Financier N° 11 relative
aux procédures d'approbation de l'exercice de l'activité de tenue de marché
Décision Générale du Conseil du Marché Financier n°12 fixant les
conditions d’attribution de la carte professionnelle pour la fonction de
surveillance du marché au sein de la Bourse des Valeurs Mobilière de Tunis
Décision Générale du Conseil du Marché Financier n°13 relative
aux conditions de traitement des ordres de bourse et aux normes minimales des
registres tenus sur des supports informatiques
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N°14 du 29
Janvier 2009 relative au contenu du rapport du responsable du contrô le auprès
des intermédiaires en bourse
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N°15 du 25
Novembre 2011 portant dispositions exceptionnelles d’application de la
décision générale du Conseil du Marché Financier n°04 du 24 avril 2000 relative
à la liste des activités dont l’exercice requiert la détention d’une carte
professionnelle pour les personnes placées sous l’autorité d’un intermédiaire en
bourse ou agissant pour son compte ainsi que les conditions de délivrance et de
retrait de ces cartes
Décision générale du Conseil du Marché Financier N° 16 du 21
juin 2012 relative à la fiche de renseignements annuels
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N°17 du 21
Juin 2012 relative à la fonction de responsable du contrô le de la conformité et du
contrô le interne au sein des gestionnaires de portefeuilles de valeurs mobilières
pour le compte de tiers
Décision générale du Conseil du Marché Financier n° 18 du 21
juin 2012 relative aux modifications dans la vie d’une société de gestion de
portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers et aux obligations
d’information y afférentes
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N°19 du 11
Avril 2013 relative à la liste des activités dont l'exercice requiert la détention
d'une carte professionnelle ainsi que les conditions de délivrance et de retrait de
cette carte
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N°20 du 26
décembre 2013 relative aux procédures de constitution et de liquidation des
fonds communs de placement à risque et des fonds d’amorçage ainsi qu’aux
modifications les affectant et aux obligations d’informations y afférentes .
Décision Générale du Conseil du Marché Financier N°21 du 11
Mars 2015 relative à la liste des documents exigibles pour la constitution des
dossiers de demandes d’autorisations de la commission supérieure
d’investissement, pour l’acquisition par des étrangers e valeurs mobilières
conférant un droit de vote émises par des sociétés établies en Tunisie .
LES MEMBRES :
Le Collège du CMF :
Le Collège du CMF : est composé d'un Président et des neufs membres suivants :
Trois membres permanents exercent leurs fonctions à plein temps
Un juge de troisième degré.
Un conseiller au tribunal administratif.
Un membre choisi en raison de sa compétence et de son expérience
en matière d'appel public à l'épargne.
Six membres non permanents appelés à l'occasion des réunions du collège
Un conseiller à la cour des comptes.
Un représentant du ministère des finances.
Un représentant de la banque centrale de Tunisie.
Un représentant de la profession des intermédiaires en bourse.
Deux membres choisis en raison de leur compétence et de leur
expérience en matière d'appel public à l'épargne.
Le Collège est l'autorité habilitée à accomplir les missions du Conseil du
Marché Financier.
LE PRESIDENT DU CMF :
Le Président du CMF assisté par le Secrétaire Général, assure l'organisation et la
gestion des Départements Administratifs et Techniques.
LES MEMBRES PERMANENTS :
Les Membres Permanents du Collège assurent une supervision non
hiérarchique des Départements Administratifs et Techniques. Ils président
les Commissions ad-hoc (*Les commissions ad hoc examinent les objets
qui ne sont pas traités par les commissions de surveillance,
thématiques, permanentes et interparlementaires. Elles sont
composées de 7 député-e-s au moins qui sont désigné-e-s par le bureau du
GC sur proposition des groupes politiques. ) (en Tunisie : Commission ad
hoc pour accélérer les procédures de recouvrement des biens et avoirs à
l’étranger).
ORGANISATION DU CMF :
Le secrétaire général :
Le Président du CMF, assisté par le Secrétaire Général, assure l’organisation et
la gestion des services administratifs et techniques.
Il est chargé notamment de :
Définir et mettre en place les procédures de gestion administrative et
financière et les indicateurs nécessaires au suivi d'activité et au
reporting à la direction
Elaborer le budget prévisionnel, le présenter collège du CMF et
effectuer les ajustements nécessaires
Superviser, contrô ler la gestion de la trésorerie et émettre des
recommandations sur l'allocation des ressources financières
Superviser et coordonner le contrô le de gestion et l'audit interne
(évaluation des risques financiers, validation de choix fiscaux, ...)
Superviser et coordonner l'action des services techniques, des
conseils juridiques en matière de litige et de montages financiers
Conduire et suivre des fonctions :Comptables, Financières,
Logistiques, Ressources Humaines
Réaliser des activités : Gestion des relations avec des fournisseurs, les
services fiscaux et les intermédiaires financiers (banques, assurances,
...), Gestion du patrimoine mobilier et immobilier, Négociation avec
des financeurs (exécution de conventions, ...), Règlement des
contentieux
Superviser la gestion des ressources humaines (paie, formation,
recrutement, ...)
Définir et mettre en place une politique de recouvrement
Définir les besoins en système d'information et piloter le déploiement
de nouveaux outils informatiques
Les commissions ad-hoc :
Les commissions ad-hoc sont créées à l'initiative du collège ou du
président chaque fois que le besoin existe pour la durée nécessaire à
l'accomplissement de leur tâches. Les membres de la commission sont
désignés par le collège ou par le Président.
Elles sont présidées par un membre permanent du collège et
composées des représentants des départements concernés le cas
échéant ou de collaborateurs extérieurs. Elles examinent les supports
qui leurs sont soumis et procèdent à l'élaboration d'un rapport.
Les chargés de mission :
Ils sont désignés par le Président ou la Collége pour mener des missions
ponctuelles.
Ils peuvent être désignés au niveau de tout Département administratif et
technique du CMF. :
Les Départements Administratifs
Les Départements Techniques :
DIF
Le Département de l'Information Financière
Chef de département :
Il est chargé notamment de :
S’assurer du respect des délais réglementaires de communication et de
publication de l’information financière émanant des sociétés faisant
APE ;
Procéder à l’étude et au contrô le des documents d’un point de vue
juridique et financier et détecter les irrégularités ;
Vérifier le bien fondé des irrégularités constatées et émettre les
recommandations nécessaires ;
Veiller à publier les informations financières relatives aux sociétés
faisant APE sur le B.O du CMF et sur le site web du CMF ;
Veiller à la correction des irrégularités en demandant aux sociétés concernées de
procéder à des publications rectificatives ;
S’assurer de la continuité de l’information en demandant aux sociétés de procéder
à la diffusion par communiqués de toute information jugée nécessaire à diffuser ;
S’assurer du suivi des opérations de rachat par les Sociétés de la cote de leur
propres actions;
Contrô ler les franchissements des seuils de participation ;
S’assurer du contrô le de la tenue des comptes des valeurs mobilières ;
Veiller à assurer la mise à jour de la liste des sociétés faisant APE (Classement et
Déclassement) ;
S’assurer de l’exactitude de tout type d’information financière reliée aux sociétés
faisant APE détectée au niveau des sites internet, journaux et tout media.
DOF
Le Département des Opérations Financières
Chef de département :
Il est chargé notamment de :
L'étude et du suivi des prospectus d'émission de valeurs mobilières ;
L'étude et du suivi des prospectus d'admission à la cote ;
L'étude et du suivi de prospectus d'offres publiques ;
L'étude et du suivi des opérations de fusion ;
L'étude et du suivi de toute opération financière (opérations destinées aux
salariés…).
DOSCI
Le Département de l’Off Shore et du Capital Investissement
Chef de département :
Il est chargé notamment de :
Assurer le contrô le des fonds de capital investissement, de leur gestionnaires et
dépositaires ainsi que des SICAR (inspection régulière, suivi des publications …) ;
Assurer les inspections régulières des fonds de capital investissement et Sociétés
de Gestion ainsi que des SICAR ;
L'étude et du suivi des dossiers d'agrément des fonds de capital investissement et
Sociétés de Gestion ainsi que des SICAR ;
L'étude des prospectus d'ouverture au public des fonds de capital investissement ;
S’assurer de la publication des informations réglementaires ;
S’assurer du respect des délais réglementaires de communication et
de publication de l’information financière émanant des fonds de capital
investissement et des SICAR ;
Assurer l’élaboration et la mise à jour des standards de qualité,
règlements et décisions générales.
DCIM
Le Département du Contrô le des Intervenants dans le Marché
Chef de département :
Il est chargé notamment de :
Instruire les dossiers de demande d'agréments;
Mener des inspections sur pièces et sur place des intermédiaires agrées et des
sociétés de gestion de portefeuilles individuelles en valeurs mobilières;
Participer à la formulation, l’élaboration et la mise à jour des standards de qualité,
règlements, décisions générales et autres prises de position.
DSM
Le Département de la Surveillance du Marché
Chef de département :
Il est chargé de :
Détection des opérations de franchissement des seuils de participations;
Supervision de l’exécution des opérations de rachat de la société de ses propres
actions;
Supervision de l’exécution des contrats de liquidité ;
Participer à la formulation, l’élaboration et la mise à jour des standards de qualité,
règlements, décisions générales et autres prises de position concernant le bon
fonctionnent du marché avec les différents acteurs du marché notamment (Bourse,
Tunisie Clearing, Association des Intermédiaires en Bourse,Société de Gestion,….) .
DEPI
Le Département des Enquêtes, Plaintes et Instructions
Chef de département :
Il est chargé notamment de :
Recevoir et d'instruire des plaintes ;
D'instruire des enquêtes afin de rechercher les infractions aux lois et règlement ;
D'instruire des enquêtes afin de rechercher tout manquement professionnel aux
règles et usages professionnels applicables :
- A la BVMT, ses dirigeants et son personnel ;
- A la STICODEVAM ses dirigeants et son personnel ;
- Aux Intermédiaires en Bourse, personnes physiques ou morales
sous leur autorité.
Prévenir les délits boursiers ;
Prévenir les contraventions à la réglementation régissant le marché financier en
matière d'éthique et d'intégrité du marché ;
Pour l'exécution de ses missions, ce département peut procéder à des investigations
auprès de toute personne physique ou morale.
DEIM
Le Département de l’Epargne Investie sur le Marché
Chef de département
Il est chargé notamment de :
Assurer le contrô le des OPC, de leurs gestionnaires, dépositaires et distributeurs;
Mener des inspections sur pièces et sur place des OPC, de leurs gestionnaires,
dépositaires et distributeurs;
Etudier les dossiers d'agrément des OPC et des Sociétés de Gestion d’OPC et assurer
leur suivi au cours de la durée de vie desdits organismes ;
Etudier les prospectus d'ouverture au public des OPC et veiller à leur mise à jour ;
S’assurer de la publication des informations réglementaires (aspects qualitatifs,
supports de publication et délais).
DAJI
Le Département des Affaires Juridiques et Internationales
Chef de département :
Un département assurant une mission transversale d’assistance juridique qui
concerne l’ensemble des départements techniques du CMF.
A ce titre, il contribue notamment à ce qui suit :
Répondre aux questions juridiques posées par les départements techniques internes
du CMF;
Réaliser des études et des recherches juridiques visant à promouvoir la place
financière de Tunis en général et le marché des capitaux en particulier;
Contribuer à l’élaboration des textes juridiques afférents au marché financier;
Le Pô le Affaires Internationales accomplit essentiellement les tâ ches suivantes :
Contribuer aux travaux des différentes instances régionales et internationales dont le
CMF est membre (IOSCO/ IFREFI/ UASA/ Mediterranean Partnership of Securities
Regulators) ;
Renforcer les rapports de coopération tant bilatérale que multilatérale avec les
homologues internationaux à travers l’élaboration et la mise en œuvre des MoUs ;
Collaborer avec les divers acteurs de la communauté financière internationale afin de
promouvoir la place financière de Tunis ;
Prendre part aux différentes manifestations financières et aux échanges sur les
questions d’intérêt commun.
DECF
Le Département des Etudes Comptables et Fiscales
Chef de département :
Il est chargé notamment de :
Assurer l'analyse comptable des états financiers communiqués par les
départements internes du CMF et veiller à ce que l'information donnée au public
soit fiable, pertinente, intelligible et comparable;
Assister les départements en apportant son expertise en matière
fiscale lors de l'instruction des dossiers;
Participer à des inspections et enquêtes dans le cadre des missions du CMF.
Répondre aux consultations externes sur la réglementation comptable et fiscale et
donner un jugement sur les projets de normes comptables soumis à l'avis du CMF.
Représenter le CMF au niveau du Conseil national de la fiscalité et des autres
instances en matière comptable et fiscale.
DES
Le Département Etudes et Statistiques
E-mail :
Chef de département »23
La HAICA :
Un nouvel acteur régulateur de l’audiovisuel.
« La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) :
Est une instance constitutionnelle dotée de pouvoirs réglementaires et consultatifs.
Elle œuvre à la promotion de la culture de régulation et de pluralisme, et à
l’instauration d’un nouveau mode de gouvernance de l’audiovisuel.
Créée par le décret-loi n° 2011-116 du 02 novembre 2011, relatif à la liberté de la
communication audiovisuelle, la HAICA a été annoncée officiellement le 3 mai 2013, à
l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
MEMBRES DU CONSEIL DE LA HAICA :
23
Consulté sur le site officiel de CMF : https://www.cmf.tn/?q=presentation-du-cmf
Date de la dernière consultation du site : 05/11/2022 17 :35
La HAICA est dirigée par un Conseil composé de neuf membres indépendants,
reconnus pour leur expérience, leur compétence et leur intégrité.
Organigramme :
Missions :
Compétences :
Il est important de renforcer les compétences de la HAICA, ainsi que ses moyens et
ses outils de travail pour améliorer son efficacité et sa performance :
Accorder les licences pour les opérateurs audiovisuels ;
É laborer les cahiers des charges fixant les obligations et les droits des
titulaires de licence ;
Contrô ler le respect des obligations légales et conventionnelles et
sanctionner les opérateurs en cas d’infraction ;
É mettre un avis conforme dans le cadre de la nomination des PDG des
médias audiovisuels publics ;
Outre les compétences réglementaires, la HAICA a des compétences
consultatives en matière de réglementation relative à la
communication audiovisuelle.
Chantiers prioritaires :
La HAICA a établi un plan d’action prioritaire pour concrétiser ses orientations et
choix stratégiques pour la période de transition démocratique :
L’élaboration des cahiers des charges relatifs au fonctionnement des
médias audiovisuels;
La réforme des médias audiovisuels de service public ;
L’examen des dossiers des médias diffusant hors cadre légal ;
La création d’une unité de monitoring pour le suivi et l’enregistrement
des programmes ;
La conception d’un dispositif spécifique de monitoring électoral pour
garantir une couverture juste et équitable des élections ;
La réalisation de sessions de formation à la déontologie et à la
médiation au profit des responsables des rédactions. »24
B. les autorités de gestion :
Bourse de valeurs Mobilières de Tunis :
24
Consulter sur le site https://haica.tn/fr/presentation le 05/11/2022
Pour assurer la réussite de la mission de gestion l’article 62 de la loi 94-117
prévu pour cela la création d’une société anonyme dénommée bourse des
valeurs mobilières
« La Bourse est le lieu où les investisseurs achètent et vendent des titres de
capital ou de créance émis par les entreprises, l’Etat et les collectivités locales. Ce rô le
de marché assure la liquidité des titres détenus par les investisseurs. Cette liquidité
permet aux émetteurs de se procurer des fonds pour financer leur croissance en
faisant appel au public. A ce titre, la Bourse constitue l’une des sources de
financement de l’économie.
« L’article 62 de la loi 94-117 relative à la réorganisation du marché à prévu la
création d'une société anonyme qui a pour mission la gestion de marché de valeurs
mobilières dénommé bourse de valeurs mobilières de Tunis
L’article 62 dispose que : << Les intermédiaires en bourse doivent constituer un
fonds de garantie destiné à intervenir au bénéfice de la clientèle du marché des
valeurs mobilières et des produits financiers afin de couvrir les risques non
commerciaux.
Les conditions de constitution, d’organisation, de fonctionnement et de contribution
des intermédiaires et des intervenants ainsi que les conditions et limites
d’intervention du dit fonds sont précisées par arrêté du Ministre des Finances. »25
Mission :
La gestion du marché tunisien des valeurs mobilières par :
L’admission de nouveaux titres à la Cote de la Bourse.
L’organisation des échanges et la cotation des titres dans les meilleures conditions
d’égalité, de sécurité et de transparence.
La diffusion des informations boursières.
La promotion et le développement du marché boursier.
les missions principales rentrant dans le cadre de la gestion du marché financier et
qui incombent à la BVMT sont fixées par l'article 65 de la loi 94-117 .
il s’agit en effet de :
la mise en place des structures techniques et administratives nécessaires à
l'installation du marché et qui sont de nature à assurer la sécurité matérielle et
juridique des opérations;
la prise de décisions relatives aux demandes d'admission et d'introduction
des valeurs mobilières et produits financiers à la cote de la bourse et la radiation
25
La loi 94-117 relative à la réorganisation du marché financier
ainsi que la négociation des produits financiers sur ces marchés sauf opposition du
CMF;
l'enregistrement des opérations effectuées et les cours établis sur ses marchés
la suspension de la cotation;
la publication des informations relatives aux opérateurs ;
l'assurance du respect de la conformité des opérations effectuées
à la réglementation et procédures en vigueur;
dénonciation au CMF des opérations et agissements contraires à la loi
l'établissement des règlements de parquet soumis à l'approbationdu CMF.
la gestion du fonds de garantie »26
TUNISIE CLEARING :
« Tunisie Clearing est Dépositaire Central des Titres et Gestionnaire du Système de
Règlement/Livraison des titres. Elle représente un maillon fort de l’architecture
sécuritaire et fiable du marché de capitaux en Tunisie et offre un large éventail des
services de post-marché titres.
Tunisie Clearing a été créée le 28 décembre 1993 sous la dénomination de
STICODEVAM. La loi 94/117 du 14 novembre 1994 (articles 77-80) réorganisant le
marché financier Tunisien est venue confirmer son existence légale et définir son
champ d’action.
Ses actionnaires sont les intermédiaires en bourse et sept banques de la place. Ils
participent à parts égales au capital.
Vision :
Force est de Constater la vision avant-gardiste de Tunisie Clearing ; une
infrastructure pilier du marché de capitaux qui s’est toujours efforcée pour répondre
au mieux à ses missions et qui n’a cessé d’innover offrant ainsi des services à valeurs
ajoutées et contribuant au développement de la place financière.
Consulter sur le site : https://www.bvmt.com.tn/fr/content/pr%C3%A9sentation le
26
05/11/2022
Objectifs :
Les principaux objectifs de Tunisie Clearing sont :
Assurer la sécurité des avoirs conservés sur une base centralisée
Assurer le règlement et la compensation des transactions selon le principe LCP
Réduire les risques associés aux opérations de livraison et de paiement entre les
différentes contreparties
Appliquer les meilleures pratiques et les recommandations internationales dans
le domaine des titres.
Valeurs :
Sécurité
intégrité
fiabilité
Transparence
Professionnalisme
Innovation
Missions :
Les missions essentielles de Tunisie Clearing consistent en :
La conservation centralisée des valeurs mobilières, pour le compte des participants,
en sa qualité de garant de l’intégrité d’une émission de valeurs mobilières
L’organisation de la circulation des titres entre les participants dans le système de
règlement et de livraison
Toute autre activité connexe lui permettant de faciliter la réalisation de ses missions.
Participation
Peuvent être participants de Tunisie Clearing :
Les intermédiaires agréés administrateurs (IAA) au sens du décret n°2001-2728
Les émetteurs dont les valeurs mobilières émises sont admises aux opérations du
Dépositaire Central
Les autres établissements qui ne détiennent pas de comptes titres auprès du
Dépositaire Central et disposant d’un compte espèces auprès de la Banque Centrale
de Tunisie
Tout autre organisme autorisé par le Conseil du Marché Financier.
Le Trésor et la Banque Centrale de Tunisie sont participants d'office.
Admission
Peuvent être admises aux opérations de Tunisie Clearing :
Toute valeur mobilière négociable sur un marché organisé
Les valeurs mobilières négociées sur le système de cotation électronique et
préalablement à leur première cotation
Toute autre valeur mobilière sur demande justifiée de l'émetteur.
Les titres représentant une valeur mobilière du Trésor sont admis d’office aux
opérations de Tunisie Clearing. »27
En France :
« La création de l'Autorité des marchés financiers :
La loi n° 2003-706 du 1er aoû t 2003a créé l'Autorité des marchés financiers qui
résulte de la fusion entre la Commission des opérations de bourse, le Conseil des
marchés financiers et Conseil de discipline de la gestion financière. Différentes
raisons expliquent le choix de cette fusion/En effet, la superposition des autorités
administratives (COB) et professionnelles (CMF et CDGF) avait montré ses limites et
la concurrence entre les deux organes était parfois source de confusion.
La simplification du paysage institutionnel est préférable pour les différents acteurs
qui, désormais, s'adressent à un interlocuteur unique.
Mais surtout, cette nouvelle architecture a pour objectif de répondre plus
efficacement aux mécanismes de coopération communautaires et internationaux qui
se développent de manière sensible, en réaction, notamment A certains scandales
retentissants touchant différentes entreprises de grande envergure, actrices
importantes sur les marchés financiers.
Le regroupement des pouvoirs au sein d'une seule autorité régulatrice ainsi
renforcée correspond à certains égards au mouvement de concentration de
l'industrie financière.
27
Consulter sur le site : https://www.tunisieclearing.com/tc/fr Le 05/11/2022
Nature :
Les articles L. 621-1 et suivants du Code monétaire et financier, issus de la loi du 1er
aoû t 2003 de sécurité financière (précitée) détermine le régime de l'Autorité des
marchés financiers. En premier lieu, on remarque que cette institution n'a pas été
qualifiée d'autorité administrative indépendante (comme la COB) mais d'autorité
publique indépendante, type d'organisme qui ne fait pas partie d'une catégorie
connue. Pour autant, il semble toujours possible de la considérer comme telle, il
s'agit, en toute hypothèse, d'une autorité régulatrice. Cette dernière est dotée de la
personnalité morale. L'attribution de la personnalité sur le plan procédural a pour
conséquence qu'elle pourra en son nom conduire des actions et qu'elle pourra
également être poursuivie en responsabilité, toujours en son nom. Le problème de
ses capacités à réparer se pose alors, au cas où elle aurait commis une faute générant
un préjudice important 5. Cela amène la seconde remarque. L'Autorité des marchés
financiers a un patrimoine propre, elle dispose d'une autonomie financière et son
financement est organisé par l'article L. 621-5-3 du Code monétaire et financier qui
instaure un droit fixe dû par les personnes soumises à son contrô le dans un certain
nombre de cas. Cette disposition est complétée par le décret n° 2003-1290 du 26
décembre 2003 relatif aux montants et aux taux des taxes perçues par l'Autorité
marchés financiers, qui fixe donc les montants en question.
Organisation de l'Autorité des marchés financiers :
Organisation générale :
L'article L. 621-2 du Code monétaire et financier indique en substance que l'Autorité
des marchés financiers comprend: un collège et une commission des sanctions. Cette
« scission fonctionnelle» ‘est une réponse aux difficultés rencontrées par la
Commission >> des opérations de bourse qui ne comprenait qu'un collège chargé de
réglementer, d'enquêter, de décider des poursuites et de sanctionner. L'exercice de
ces différents rô les par un organe unique s'est révélé peu compatible avec le principe
de séparation des pouvoirs et surtout avec les principes de droit processuel
fondamentaux posés par la Convention européenne des droits de l'homme 2/En effet,
la jurisprudence a considéré que la Commission des opérations de bourse était une
juridiction au sens de cette convention lorsqu'elle mettait en œuvre son pouvoir de
sanction et qu'elle ne répondait pas aux conditions d'indépendance et d'impartialité
exigées d'une juridiction 3.
Cette jurisprudence avait déjà conduit le législateur à modifier la procédure de
sanction de l'autorité boursière, lors de l'instauration de l'autorité le choix de mettre
en place un organe de sanction distinct du collège prenant en charge les autres
pouvoirs accordés à l'institution, a paru pertinent au regard de la préservation des
droits de la défense, ce qui n'élimine pas complètement toute difficulté dans ce
domaine 5.
Par ailleurs, le ministre de l'É conomie, des Finances et de l'Industrie désigne le
commissaire du Gouvernement qui siège auprès de toutes les formations, sans voix
délibérative. Pour la gestion administrative et technique quotidienne, l'Autorité des
marchés financiers dispose de services dirigés par un Secrétaire général. Le
personnel des services est composé d'agents contractuels de droit public, de salariés
de droit privé et d'agents publics.
Collège : Le collège de l'Autorité des marchés financiers comprend seize membres ¹.
Ce nombre relativement élevé permet de rassembler des repré sentants de l'activité
administrative et des acteurs issus des milieux professionnels. Il regroupe en effet
des membres des plus hautes juridictions 2,
un représentant de la Banque de France et le Président du Conseil national de la
comptabilité ainsi que des personnes venant des milieux économiques en général
désignés par les présidents de l'Assemblée Nationale, du Sénat et du Conseil
économique, social et environnemental 3.
Il accueille également des responsables d'entités intervenant sur les marchés
financiers (émetteurs, prestataires, société de gestion...) désignés par le ministre de
l'économie et des finances 4. Ce dernier désigne, de plus, un représentant des salariés
actionnaires après consultation des organisations syndicales et des associations
représentatives.
Enfin, à la tête du collège se trouve un président, nommé par décret du président de
la République pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Pour organiser son
activité, le col lège peut créer en son sein des commissions spécialisées qui ont
délégation pour prendre certaines décisions individuelles ainsi que des commissions
consultatives, composées d'experts chargés de préparer ses décisions.
Commission des sanctions :
La commission des sanctions est composée de douze membres. Aux termes de
l'article L. 621-2 IV du Code monétaire et financier, elle comprend, tout d'abord, deux
conseillers d'É tat et deux conseillers à la Cour de cassation. Sont également prévus
six membres représentant des émetteurs, des prestataires, des organismes de
placement collectif ou autres investisseurs, des entreprises de marché ou des
chambres de compensation, désignés «< à raison de leur compétence financière et
juridique ainsi que de leur expérience en matière d'appel public à l'épargne et
d'investissement de l'épargne dans des instruments financiers » par le ministre
chargé de l'économie. Il faut enfin ajouter deux salariés de ces différents acteurs. Les
membres de cette commission sont indépendants du collège auquel ils ne peuvent
appartenir et le président est élu parmi les magistrats (Conseil d'É tat ou Cour de
cassation). La commission peut constituer des sections qui doivent être présidées par
un magistrat. Ces éléments tendent à montrer que l'objectif est bien de mettre en
place une « quasi-juridiction >> en évitant le schéma retenu pour l'ancienne
commission des opérations de bourse qui avait soulevé différentes difficultés 2.
Mission générale :
La mission générale de l'Autorité des marchés financiers est déterminée dans
l'article L. 621-1 du Code monétaire et financier :
En premier lieu, cette disposition prévoit que cette institution veille à la protection
de l'épargne investie dans les instruments financiers et les quotas d'émission de gaz à
effet de serre 3 donnants lieux à une offre au public ou à une admission aux
négociations sur un marché réglementé et dans tous les autres placements offerts au
public. Son champ d'intervention dépasse donc le cadre des marchés financiers
proprement dits dans la mesure où il s'étend au-delà des régimes déterminés d'offre
de titres au public et de l'admission sur un marché réglementé à tous les placements
offerts au public.
En deuxième lieu, le même texte indique que l'Autorité des marchés financiers veille
également à l'information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés
d'instruments financiers et des quotas d'émission de gaz à effet de serre. La
régulation de l'information des investisseurs est une tâ che traditionnelle, elle
constituait un domaine d'activité essentiel pour la Commission des opérations de
bourse 5, l'organisme qui la remplace a repris logiquement ce rô le fondamental. Pour
ce qui est de la surveillance du bon fonctionnement des marchés, l'ancienne
architecture qui comprenait la Commission des op rations de bourse et le Conseil des
marchés financiers se traduisait par un partage de compétences dans ce domaine.
L'unification a simplifié le système et aujourd'hui l'Autorité des marchés financiers
exerce la totalité de la mission.
En troisième lieu, l'article L. 621-1 du Code monétaire et financier ajoute qu'elle
apporte son concours à la régulation des marchés financiers aux échelons européen
et international. Cette précision a été intégrée par la loi du n° 2003-706 du 1er aoû t
2003 de sécurité financière instaurant l'Autorité des marchés financiers (précitée), il
ne s'agit pas d'une indication anecdotique car le régulateur doit désormais s'intégrer
consistantes, elles contiennent des modèles types afin de remplir une for malité
imposée par les textes. Il en est ainsi dans l'instruction, relative à la publicité des
honoraires des contrô leurs légaux et des membres de leurs réseaux, prise en
application de l'article 222-8 du Règlement général ¹. Quant à leur nature juridique,
elle n'est pas très bien définie. Une chose est certaine, les différentes instructions
n'ont pas valeur réglementaire dans la mesure où elles ne sont pas homologuées par
le ministre de l'économie comme le Règlement général, de ce fait elles ne pourront
pas, par exemple, être attaquée en tant que telles devant une juridiction
administrative. L'article L. 621-6 du Code monétaire et financier indique qu'elles sont
publiées << aux fins de préciser l'interprétation du règlement général »>. C'est ainsi
que l'on a pu affirmer qu’elles faisaient corps avec le règlement général et qu'elles
pouvaient être assimilées à des dispositions << de droit dur » 2, elles sont en effet
publiées et semblent lier l'Autorité des marchés financiers quant à l'interprétation du
texte en question 3. Il faut reconnaître qu'elles ont une portée pratique réelle car les
acteurs s'y réfèrent systématiquement. Il reste cependant, qu'il ne s'agit pas de
dispositions réglementaires classiques. »28
II- Les attributions de l’autorité des marchés financiers :
L’autorité des marchés financiers est notée d’un certains nombres de
pouvoirs diffères selon l’organe qu’il exerce.
Pour cela on va traiter en premier lieu les pouvoirs de l’autorité de
contrôle (A) et en deuxième lieu on va parler des pouvoirs de l’autorité du
gestion (B).
A- Pouvoir d’autorité de contrôle :
Le marché financier ne peut pas fonctionner sans qu’une autorité de contrô le
assure la surveillance des opérateurs et des opérations.
Dans ce cadre l’art 24 de la loi 94-117 relative à la réorganisation du marché
financier prévoit que : « Le conseil du marché financier dispose de toutes les
28
Thierry Bonneau , France Drummond : Droit des marchés financiers , p196 ---202
prérogatives nécessaires pour mener les missions qui lui sont attribués en vertu des
lois et règlements en vigueur, ainsi que des prérogatives nécessaires à
l’administration des services qu’il crée à cette fin »
En effet, le CMF dispose d’un pouvoir normatif et d’un pouvoir de sanction
Le pouvoir normatif :
« Le CMF participe à la création des normes qui lui permettent d’assurer sa
fonction d’organisation du marché financier et de protéger l’épargne investie sur ce
marché . Egalement L’art 28 de la loi 94-117 dispose que : « le conseil du marché
financier prend dans le domaine de sa compétence, des règlements dont les mesures
d’application sont précisées par des décisions générales, et prend également des
décisions individuelles. » si les décisions individuelles ne constituent pas des règles
juridiques [], il en est autrement pour les règlements et les décisions générales dans
la mesure où elles réunissent les critères de la règle juridique [].
En effet, La production normative du CMF constitue une spécificité du droit des
marchés financiers dans la mesure ou elle forme, à coté de ses sources
traditionnelles, ses sources spécifiques.
De plus le pouvoir normatif du CMF lui permet d’émettre des normes destinées à
l’organisation et le bon fonctionnement du marché financier et la protection de
l’épargne investie sur le marché.
En guise de conclusion , ces normes sont de deux sortes, des normes qui constituent
des véritables règles juridiques et d’autres normes qui, tout en participant à la
réalisation de la mission du CMF sur le marché financier, sont dépourvues de force
obligatoire .
En résumé, Les normes crées par le CMF sont :
Soit des normes obligatoires : les commandements (l’exemple type de cette
règlementation est le règlement général de la bouse).
Qui est un ensemble de dispositifs assurent l’organisation et fixant les règles de
fonctionnement des marchés placés sous l’autorité du CMF .
Soit des normes mon contraignantes : les recommandations offrant aux sujets, à la
différence des commandements, une marge d’appréciation quant à leur respect,
constituent une technique de direction souple.
Cette production normative non contraignante est connue comme étant un droit
souple <<Soft law>> qui caractérise les marchés financiers d’une manière générale.
A coté de ce pouvoir normatif, le CMF dispose d’un : »29
Pouvoir de sanction :
« En fait , La sanction doit être fixée en fonction de la gravité des manquements
commis et en relation avec les avantages ou les profits y afférents. Ces sanctions
varient donc en fonction des personnes sanctionnées et peuvent être de nature
disciplinaire et/ou pécuniaire »30.
Les sanctions pécuniaires :
« L’alinéa 2 de l’article 40 de la loi 94-117 est le siège du pouvoir de sanction
pécuniaire du CMF.
En réalité , L’exercice par le CMF de son pouvoir de sanction pécuniaire est
subordonné à deux conditions cumulatives :
o Première condition :
29
Ali Nenni , Droit du marché , Chapitre 2 « Les autorités de contrôle du marché » , Section 2
« Les autorités sectorielles de contrôle » p.172 ,173,174 , Centre de publique universitaire
Edition 2020.
30
Anne-Dominique Merville , Droit Financier « Organisation des marchés financiers » ,
Gualino 4 éme Edition , p104.
- Il faut que la pratique réprimée constitue une pratique contraire aux règlements du
CMF.
o Deuxième condition :
Il faut que la pratique objet de la répression ait un des quatre effets cités par art 40.
De plus, La sanction prononcée constitue une sanction administrative sous la
forme d’amende. L a décision du CMF doit être motivée et peut faire l’objet d’un
recours en appel devant la cour d’appel de Tunis.
Les sanctions disciplinaires :
Dans le cadre de sa mission d’organisation du marché financier le CMF est
investi d’un pouvoir disciplinaire envers les intervenants sur ce marché.
C’est ainsi que l’article 41 de la loi 94-117 dispose que : le conseil du marché
financier est investi d’un pouvoir disciplinaire à l’égard de :
-La bourse des valeurs mobilières de Tunis, ses dirigeants et ses personnels ;
-La société de dépô t, de compensation et de règlement de titres, ses dirigeants et ses
personnels ;
-Des intermédiaires en bourse, personnes physiques ou morales, leurs dirigeants et
les personnels placés sous leur autorité ;
-Des dirigeants, des gestionnaires et des dépositaires des fonds et des actifs des
organismes de placement collectif en valeurs mobilières et des personnels placés
sous leur autorité >>.
Les décisions rentrant dans la compétence disciplinaire du CMF, sont à l’instar de
ceux relatives aux sanctions pécuniaires, susceptibles d’appel devant la cour d’appel
de Tunis.
Ces décisions doivent être motivées et prises en respectant les droits de la
défense. »31
Le CMF n’a pas seulement un pouvoir de contrô le, il a aussi un pouvoir de gestion,
dans ce cadre l’article 23 de la loi 94-117 relative à l réorganisation du Marché
financier dispose que : « …… Il est également chargé d’organiser et de veiller au bon
fonctionnement des marchés de valeurs mobilières et de produits financiers
négociables en bourse. »
En outre de la CMF il existe une autre autorité qui assure le contrô le de marché
financier récemment créer par le décret-loi n° 2011-116, c’est la Haica.
Cette autorité dispose les pouvoirs suivants :
-Un pouvoir de sanction synonyme d’un pouvoir juridictionnel
-Un pouvoir consultatif
Le 18 février 1969 une nouvelle loi a été promulguée, par la loi n°69 -13 modifier
ensuite par la loi n°89-94 du 8 mars 1998 relative à la création de la bourse de
valeurs mobilières. Leurs pouvoirs principaux rentrant dans le cadre de la gestion du
marché financier à cô té d’autres autorités dotées de la même pouvoir qu’on va les
discuter dans la partie suivante.
B- Pouvoir d’autorité de gestion
Le marché financier nécessite des autorités de gestion, pour assurer le bon
fonctionnement et le financement de l’économie pour cette dernière.
En effet, les autorités de gestion Tunisie sont deux : la BVMT et la Tunisie Clearing.
D’une part La BVMT est essentiellement chargée de :
31
Ali Nenni , Droit des marchés , p.175,176.
« Mettre en place les structures techniques et administratives nécessaires à
l’installation du Marché et qui sont de nature à assurer la sécurité matérielle et
juridique des opérations dans les conditions requises de célérité ;
Se prononcer sur l’admission et l’introduction des valeurs mobilières et
produits financiers à la cote de la Bourse et leur radiation ainsi que sur la négociation
des produits financiers sur ces Marchés ;
Enregistrer les opérations effectuées et les cours établis sur ses Marchés ;
Suspendre l’ensemble de la cotation ou celle d’un ou plusieurs produits
financiers chaque fois qu’il y a un risque technique ou un risque en relation avec
l’information financière ou la variation inhabituelle des cours et en informer sans
délai le Conseil du Marché Financier ;
Publier les informations relatives aux opérations, les cours, les avis et
communiqués dont la publicité est exigée par les lois et réglementations ;
Veiller à la conformité des opérations effectuées sur le Marché, à la réglementation
et aux procédures en vigueur ;
Dénoncer dès qu’elle en a connaissance au CMF les opérations, agissements,
pratiques, documents et faits contraires à la loi ;
Etablir les règlements et parquets et les soumettre à l’approbation du CMF ;
Gérer le fonds de garantie des intermédiaires en Bourse ;
Formuler au CMF les proportions et avis sur les questions rentrant dans son objet
et relatives au développement du Marché.
En dehors de ces attributions essentielles, non pouvons rajouter que la BVMT édicte
et fait appliquer des règles déontologiques, à l’attention des intervenants sur le
Marché Financier et surtout les Intermédiaires en Bourse.
Il est à relever que les décisions de la BVMT sont prises sous forme de règlements de
parquet lorsqu’elles concernent les négociations, sous forme de mesure d’ordre
intérieur lorsqu’elles concernent les Intermédiaires en Bourse ou les collectivités
émettrices et sous forme d’avis lorsqu’elles intéressent le public. »32
D’autre part, Tunisie Clearing :
« Est soumise au contrô le de 2 régulateurs : Le Conseil du Marché Financier « CMF »,
autorité du marché des marchés de valeurs mobilières, qui, en vertu de la loi 94-117,
est doté d’un pouvoir réglementaire à l’égard de Tunisie Clearing, exerce un contrô le
permanent et est investi d’un pouvoir disciplinaire.
La Banque Centrale de Tunisie « BCT » qui assure la sécurité des systèmes de
règlement et de livraison des titres en vertu de la loi 2016-35.
A cet effet, la BCT peut effectuer des contrô les sur pièces et sur place.
En plus de ces contrô les, la gouvernance de Tunisie Clearing est renforcée par les
dispositions du code des sociétés commerciales et des statuts qui prévoient
notamment : L’adoption d’une structure de gouvernance à deux niveaux composés
d’un organe de délibération et d’un organe de gestion : Organe de Gestion : Le Conseil
d’Administration a un pouvoir d’administration et de contrô le.
Il détermine les orientations stratégiques de l’entreprise et veille à leur bon
déploiement.
A la fin de chaque exercice, le Conseil d’Administration soumet son rapport annuel
d’activité à l’Assemblée Générale.
Organe de Délibération : L’Assemblée Générale a le pouvoir de contrô ler les actes de
gestion de la société, d’approuver selon le cas, les comptes de l’exercice écoulé, et de
prendre les décisions relatives aux résultats après avoir pris connaissance du rapport
du Conseil d’Administration et de celui du commissaire aux comptes.
La mise en place d’un audit externe : En conformité avec les exigences réglementaires
et en vue d’assurer une meilleure sécurisation de son activité, Tunisie Clearing fait
appel à un cabinet d’audit externe adossé à un réseau international.
32
Consulter sur le site www.bslf.tn le 25/10/2022
Le cabinet applique notamment les diligences prévues par la réglementation en ce
qui concerne l’audit des comptes et l’audit opérationnel.
Il est également prévu que les commissaires aux comptes mettent en œuvre les
diligences nécessaires pour s’assurer de la gestion des risques spécifiques encourus
en relation avec les missions de Tunisie Clearing et du respect des obligations légales
et réglementaires mises à sa charge. »33
Nous pouvons conclure, en marge de ce chapitre consacré à l’étude des autorités du
marché, que le système institutionnel de régulation mis en place en Tunisie est,
caractérisé par une certaine indépendance, et est en ceci comparable au système
français.
En effet, « la régulation du marché français se fait par la loi n°2003-706 de sécurité
financière du 1er aoû t 2003 a créé une autorité unique appelée Autorité des marches
financiers (AMF), en charge du contrô le et de la règlementation des marchés.
Auparavant, les compétences de cette autorité étaient partagées entre la Commission
des opérations de Bourse (COB) et le Conseil des marchés financiers (CMF). »34
33
Consulter sur le site www.tunisieclearing.com le 02/11/2022
34
Anne-Dominique Merville , Droit financier , p84
Table des matières
I- La réglementation des autorités de marché financier 1
A- L’organisation des autorités de contrôle 2
B- L’organisation des autorités de gestion 3
II- Les attributions de l’autorité des marchés financiers 4
A- Pouvoir d’autorité de contrôle 5
B- Pouvoir d’autorité de gestion 6