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Dimensionnement des chaussées routières

Ce document décrit les différents modes d'évaluation du trafic routier ainsi que ses actions sur les chaussées, notamment les efforts verticaux, tangentiels et thermiques exercés. Il présente plusieurs types de capteurs et méthodes de comptage automatique pour évaluer le trafic.

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Dimensionnement des chaussées routières

Ce document décrit les différents modes d'évaluation du trafic routier ainsi que ses actions sur les chaussées, notamment les efforts verticaux, tangentiels et thermiques exercés. Il présente plusieurs types de capteurs et méthodes de comptage automatique pour évaluer le trafic.

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Dimensionnement des

structures de chaussées

Le trafic
Mouhcine Mohammed MAAROUFI
SOMMAIRE

1 - Mode d’évaluation du trafic

2 - Actions du trafic sur la chaussée

3 - Agressivité du trafic

2
1 - Mode d’évaluation du
trafic

3
POURQUOI LA CONNAISSANCE DU
TRAFIC ?
Le trafic constitue un élément essentiel :
 Pour le dimensionnement des chaussées ;
 Pour la planification, la programmation et la conception des projets
routiers ;
 Pour les études de sécurité routière ;
 Pour l’évaluation de la capacité des routes ;
 Pour assurer un service d’information des usagers de la route ;
 Pour le Contrôle et suivi (respect de la réglementation).

4
Mode d’évaluation du trafic

Types de capteurs :

 Capteurs intrusifs (installés dans la chaussée) /


capteurs non intrusifs.

 Capteurs autonome en énergie / capteurs


nécessitants alimentations en énergie.

 Capteurs à transmission filaire (cuivre ou Fibre


optique) / capteurs à transmission sans fil (Mode
Radio GSM ou GPRS, 3G+, Mode Radio privée WIFI ou
Bluetooth)

5
Mode d’évaluation du trafic

Evaluation du volume du trafic


Comptage manuel

Comme son nom l’indique, ce type de comptage se fait


manuellement.

 Il permet de relever aussi bien le nombre de véhicules que


ses caractéristiques (silhouettes).

 Il permet en outre de donner directement l’information


concernant la répartition du trafic par sens.

 Il est effectué suivant des méthodes statistiques

6
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique
Dispositif pneumatique

 Ce dispositif consiste à placer sur la route un tuyau de


caoutchouc relié à un système de comptage. Chaque
passage d’essieu crée une pression d’air qui inscrit une
impulsion.

 Ce dispositif permet de comptabiliser des essieux. Ils ne


sont pas recommandés pour les trafics > 10.000 v/j.

 Malgré ses inconvénients (bruyant, durée de vie aléatoire,


nécessité d’intervention sur la chaussée), il conserve encore
quelques avantages (simplicité, faible coût) pour des
mesures ponctuelles simples pendant quelques semaines.
7
8
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique
Dispositif à boucle électromagnétique
 Ce dispositif se compose d’une boucle magnétique inductive
constituée de spires de fil de cuivre noyée dans le revêtement de la
chaussée. Le passage d’un véhicule correspond au passage d’une
masse métallique qui modifie le champ électromagnétique produit
par la boucle. Ces modifications du champ électromagnétique
seront transformées, par un détecteur, en un signal électrique tout
ou rien, représentatif de la présence d’un véhicule.
 Avec une seule boucle par voie, on mesure le débit et le taux
d’occupation.
 Avec deux boucles espacées d’une certaine distance, il est aisée
de calculer la vitesse instantanée des véhicules.
 Limite de fonctionnement : champs magnétique, basse vitesse (<10
km/h), véhicules très proches, remorques, véhicules à petit gabarit)

9
Schéma d’un site équipé de système de
comptage à base de boucles électromagnétique

10
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique
Dispositif à câbles piézoélectrique
 Ce dispositif utilise comme capteur un câble
piézoélectrique qui a la propriété de générer une d.d.p.
proportionnelle à la pression qui lui est appliquée.

 Ce dispositif permet, en plus du comptage des essieux


et leur classification, le pesage en marche des
véhicules.

11
Schéma d’installation du dispositif à
câbles piézoélectrique

Compteur
AWACS

4m 0,50m

12
Dispositif à câbles piézoélectrique

13
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique Conteur radar

14
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique Caméra laser

Appareils émettant un rayonnement lumineux non


visible, toutes les données importantes à l’exploitation
du trafic routier, telles que :

• les débits du trafic


• les longueurs et formes, le
• les vitesses
temps et distances inter-
• l'occupation
véhicules
• la classification

15
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique Caméra vidéo numérique
La caméra numérique fournit, sur plusieurs voies, de jour
comme de nuit et quelles que soient les conditions
météorologiques, toutes les données importantes à
l’exploitation du trafic routier, telles que :

• le débit du trafic
• la vitesse
• l'occupation
• la classification

16
Mode d’évaluation du trafic
Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique Capteur acoustique
• Balise passive : détecte le son émis par les véhicules
• Balise actives : émet et reçoit un signal acoustique
ultrason.
Permet de recueillir toutes les données importantes à
l’exploitation du trafic routier, telles que :

• le débit du trafic • les longueurs et formes, le


• la vitesse temps et distances inter-véhicules
• l'occupation
• la classification

17
2 - Actions du trafic sur la
chaussée

18
Actions du trafic sur la chaussée
Actions verticales
Le pneumatique impose deux types d'efforts
verticaux sur la chaussée :
a) des efforts de poinçonnement à la surface de la
chaussée. Ces efforts sont fonction de la pression
des pneus. Ces efforts ne sont en fait réellement
sensibles que pour des pressions de gonflage
supérieures à 7 kg/cm2.
b) diffusion de la charge totale jusqu'au sol de
fondation. Ce n'est plus la pression qui est
importante mais c’est plutôt la charge transmise. Le
rôle du corps de chaussée est de diffuser la charge
jusqu'au sol de manière à avoir une charge
admissible sur le sol support.
19
Actions du trafic sur la chaussée
Actions verticales

Les actions verticales sont transmises à la chaussée


par les pneumatiques.

La pression qo exercée sur la chaussée est


approximativement égale à 1,10 fois la pression de
gonflage du pneumatique.

La surface de contact pneumatique / Chaussée est


quasi-circulaire de rayon a

a = √ ( Q / π.q0 )

Q étant la charge par roue.


20
Actions du trafic sur la chaussée
Actions verticales
a = 10 cm
Exemple :
Véhicules de tourisme de
poids total de 2000 kg
soit 500 kg/pneu
q0 = 1,6 kg/cm2 = 0,16 MPa

Véhicules poids lourds à essieu de 13 t jumelé soit 3,25 T/pneu

a = 12,5 cm

d = 37,5 cm
q0 = 6,62 kg/cm2 = 0,66 MPa
21
Actions du trafic sur la chaussée
Actions tangentielles
Un véhicule en mouvement génère des contraintes
tangentielles (latérales et tangentielles) imputables à :

⇒ La transmission de l’effort moteur ou du freinage.


⇒ La mise en rotation des roues non motrices.
⇒ La résistance aux efforts transversaux.
⇒ Ces efforts s’accompagnent de frottements.

Ces contraintes génèrent des efforts de traction à la base


des couches liées qui créent des micro-dégradations qui
s’accumulent et peuvent entraîner la ruine du matériau.

22
Actions du trafic sur la chaussée
Actions tangentielles
En phases d'accélération et de freinage, les roues
motrices tendent à arracher les matériaux et risquent
parfois de patiner ou de glisser si la surface de la
chaussée n'est pas suffisamment rugueuse.
Les coefficients de frottement qui conditionnent les
risques de glissage et les possibilités d'arrêt des
véhicules sont de l'ordre de :
 Chaussée sèche, pneu en bonne état f = 0,8 à 0,9 voire 1
 Chaussée mouillée, pneu en bonne état f = 0,6 à 0,8
 Chaussée mouillée, pneu usé f = 0,3 à 0,4
 Chaussée lisse mouillée, pneu usé f = 0,1 à 0,2
 Verglas ou boue sur la chaussée f = 0,05 à 0,1
23
Actions du trafic sur la chaussée

Actions thermiques
La température a deux effets mécaniques principaux :

⇒ Changement du module du matériau. Un Enrobé Bitumineux que l’on


chauffe devient plus « mou ».

⇒ Création de champs de contraintes et déformations au sein du matériau en


raison des dilatations et contractions thermiques lors des changements
de température. Cet effet est particulièrement néfaste :

 Lors d’un refroidissement, par exemple, la chaussée a tendance à se contracter.


Or les mouvements de contraction sont empêchés dans le sens longitudinal de
la chaussée. Cela revient a exercer une traction sur cette chaussée dans le sens
longitudinal, d’où l’amorçage éventuel de fissures transversales.

 Dans une structure semi rigide. En effet, la couche traitée aux liants
hydrauliques est sujette au retrait thermique et de prise. Le retrait, empêché par
le frottement à l’interface, peut provoquer une fissure dans la couche en enrobé
bitumineux.
24
3 - Agressivité du trafic

25
DÉFINITION DE L’AGRESSIVITÉ
 La dégradation des chaussées est le résultat de la superposition
de deux types d’effets : les effets dus aux charges et ceux dus
aux variations climatiques. Ces deux actions sont simultanées et
leur contribution respective dans la dégradation des chaussées
varie dans le temps.

- C’est ainsi que les variations de la température dans les


structures bitumineuses, les variations de la teneur en eau dans
les sols supports et les structures en GNT modifient les
propriétés mécaniques des structures routières, et par
conséquent, les effets dus au trafic s’accentuent et deviennent
de plus en plus agressifs.

- Le trafic, par son volume et son poids, entraîne la fatigue de la


chaussée et par la suite sa destruction et de ce fait, il est
important de maîtriser ce paramètre pour pouvoir réaliser un
dimensionnement de structures de chaussées.

26
DÉFINITION DE L’AGRESSIVITÉ

 Le dommage produit par le passage d’un essieu supportant une


charge de masse « P » est l’inverse du nombre admissible de
passages de cet essieu (1/N P ).

 L’agressivité repose sur la notion de dommage relatif.

 Elle représente le rapport entre deux dommages : celui dû au


passage d’un essieu supportant une charge de masse
quelconque (1/N P ) sur celui dû au passage d’un essieu
supportant une charge de masse de référence (1/N P0 ).

 L’agressivité est aussi le rapport entre deux états limites


(N P / N P0 ), indiquant que les dommages accumulés au cours
d’une certaine période de la vie de la chaussée finissent par
compromettre sa capacité structurale et fonctionnelle.

27
Agressivité du trafic
Agressivité d’un essieu
L’agressivité (A) est estimée vis-à-vis de l’endommagement par fatigue
de la chaussée. Elle correspond au dommage provoqué par le passage
d’un essieu de charge (P), par rapport au dommage dû à un passage de
l’essieu isolé de référence de charge P0.
L’agressivité est calculée par la formule :

α
P
A = K ×  
 P0 

K est un coefficient permettant de tenir compte du type d’essieu.


K et α dépendent de la nature du matériau et de la structure de chaussée.

28
Essieu Simple

29
Essieu Tandem

30
Essieu Tridem

31
Agressivité du trafic

Agressivité d’un essieu

K
α
Essieu simple Essieu tandem Essieu tridem

Structures
souples et 4 1 0,75 1,1
bitumineuses

Structures
8 1 12 113
semi rigides

Structures
12 1 12 113
rigides

32
Agressivité du trafic
Agressivité d’un Poids lourd
L’agressivité d’un poids lourd est égale à la somme des agressivités de
ces essieux.

Poids essieux: 6T 10T 11T 11 T

Sur une structure souple, l’Agressivité de ce semi remorque A est :


4 4 4
 6   10   11  A = 0,7799
A =   +   + 0,75 ×  
 13   13   13  (Essieu de référence 13T)

Une voiture à deux essieux de 0.5 t chacun :


Avoiture = (0.5/13)4 + (0.5/13)4 = 2 x (1/13)4 x0.54 = 4.3 10 -6

Un unique passage de ce poids lourd aura autant abîmé la route que 178198 passages de voitures
33
Agressivité du trafic
Agressivité d’un trafic
Connaissant l’histogramme de charge par type d’essieu pour un trafic
donné, l’agressivité de ce trafic est qualifié par le coefficient CAM,
correspondant à l’agressivité moyenne du poids lourd composant ce
trafic par rapport à l’essieu pris pour référence.

α
1  3
 Pi  
CAM = ∑∑ K j × nij ×   
NPL  i j =1  P0  
 
NPL : nombre de poids lourds pendant la période de comptage.
Kj coefficient correspondant au type d’essieu.
j= 1 essieu simple
2 essieu tandem
3 essieu tridem
nij : nombre d’essieux élémentaires de type j et de classe de charge Pi
34
Exemple de calcul de l’agressivité du trafic

Pendant cinq jours de comptage, une station de pesage a


dénombré le passage de 305 poids lourds, sur une
structure de chaussée souple, représentant :

 1854 essieux simples.


 436 essieux élémentaires en tandem.
 168 essieux élémentaires en tridem.

la répartition des charges par essieux est donnée dans le


tableau suivant :

35
Exemple de calcul de l’agressivité du trafic

Classe de charge Centre Classe Nb. Essieux simples Nb. Essieux tridem
Nb. Essieux tandem (N2)
(T) (T) (N1) (N3)

1-3 2 210 107 48

3-4 3,5 160 78 34

4-5 4,5 100 66 28

5-6 5,5 290 60 22

6-7 6,5 280 50 16

7-8 7,5 216 28 14

8-9 8,5 210 24 4

9-10 9,5 180 8 2

10-11 10,5 68 6 0

11-12 11,5 50 5

12-13 12,5 40 2

13-14 13,5 25 1

14-15 14,5 9 1

15-16 15,5 7 0

16-17 16,5 5

17-18 17,5 2

18-19 18,5 1

19-20 19,5 1

20-21 20,5 0

36
37

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