Article
Article
Mémoire de Master
Thème:
je dédie ce mémoire à
haut gratitude.
Sid alichaib
REMERCIEMENT
Mots clés : analyse spectrale, roulement, diagnostic, transformé de Fourier, spectre, défaut.
Abstract
Maintenance of rotating machines by vibration analysis has evolved considerably in
recent years thanks to advanced signal processing techniques. These techniques now used to
detect at an early stage there is a fault, identify its nature, determine its severity and monitor
its evolution. This work is part of the theme of monitoring and diagnostics of mechanical
defects and particularly bearing defects.
REMERCEMENTS
DEDICACES
RESUME
ABSTRACT
1. Introduction …………………………………………………………………………….....15
2.Définitions relatives au diagnostic…………………………………………….…………..15
2.1Le diagnostic…………………………………………………………….………….15
2.2 La détection……………………………………………………………….………….16
2.3 Le défaut……………………………………………………………………………..16
2.4Le défaillance…………………………………………………………….…….…….16
2.5La dégradation…………………………………………………………….…………17
2.6 La panne……………………………………………………………………....…….17
3.Les différentes étapes de diagnostic………………………...………………………….….17
3.1 Etape d’acquisition de données…………………………………………………....18
3.2 Etape d’élaboration d’indicateurs de défauts………………………………….......18
3.3Etape de d’élaboration d’indicateurs de défauts..............................................….....18
3.4Etape de localisation……………………………………………………………….19
3.5 Etape de prise de décision……………………………………………………….....19
4.Techniques et méthodes de diagnostic.…………………………………………....….........19
4.1 Classification des méthodes de diagnostic..……………………………………...…19
4.1.1 Méthodes de diagnostic avec modèles…………...………………………..…20
4.1.1.1Les méthodes de diagnostic par modélisation fonctionnelle
et matérielle…………………………………………………………………...20
4.1.1.2 Les méthodes de diagnostic par modélisationphysique…………...20
4.1.2Méthodes de diagnostic sans modèles…………...…………………………..22
4.1.2.1La reconnaissance des formes…..…………………………………...22
4.1.2.2 Les systèmes experts…………………………..……………...….…24
4.1.2.3 Les méthodes par approche signal………………..……………...…..…24
4.2 Quelques techniques de diagnostic par approche signal…….……………..……...25
4.2.1 Analyse temporelle……………………………………….…………...….…25
4.2.2 Analyse frequentielle…………………………………….……………….…25
4.2.3 Analyse cepstale………………………………………………………….…26
5. Conclusion…………………………………………………………………………...…...28
1. Introduction…………………………………………………………………………….….30
2. Définitions…………………………………………………………………………….…...30
2.1 Signal vibratoire………………………………………………………………….…30
2.2 Le traitement de signal……………………………………………………………...31
2.3 Types des signaux……………………………………………………….………….31
2.3.1 Déterministe………………………………………………………………….31
2.3.2 Aléatoire…………………………………………….……………………….32
2.4 Chaine d’acquisition d’un signal………………………………………...………….32
2.5 Echantillonnage……………………………………………………………………..32
2.5.1 Définition……………………………………………………………………...32
2.5.2 Théorème Shannon……………………………………………………………33
3. L’analyse spectrale………………………………………………………………………..34
3.1 La transformée de Fourier discrète et rapide……………………...………….……34
3.2 Transformée de Fourier à fenêtre glissante…………………………………..…….35
3.3 Filtre anti-repliement……………………………………………………………….35
3.4 Principe de détection des défauts par l’analyse spectrale………………………….36
4. L’application de la méthode de l‘analyse spectrale pour la détection des défauts des
roulements ……………………………………………………………………………..…....38
4.1 Description de l’expérience……………………………………………………….38
4.2 Géométrie et caractéristiques du roulement à étudier….………….……….……...39
4.3 Caractérisation des signatures spectrales des défauts des roulements………....…39
5. Conclusion……………………………………………………………………………...49
CONCLUSION GENERALE……………………………………………………………50
BIBLIOGRAPHIE
INTODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
MSC
1
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale
Parmi les outils de la maintenance conditionnelle, l’analyse des vibrations est celui
qui connaît aujourd’hui un des développements les plus importants du fait de l’évolution des
techniques dans les domaines de l’informatique et du traitement du signal. La finalité de ce
type de surveillance est destinée à assurer la sécurité de l’installation en évitant des
dégradations importantes par le déclenchement d’alarmes, lorsque le niveau des vibrations
atteint des valeurs jugées excessives pour le bon fonctionnement ou l’intégrité de cette
dernière. Il existe différentes techniques d’investigations utilisées dans le domaine du suivi
vibratoire des machines tournantes.
L’un des problèmes les plus importants parmi ceux que pose la maintenance par
analysevibratoire est celui du diagnostic des roulements (les pièces les plus sensibles dans
unemachine tournante). On retrouve ces composants mécaniques dans de nombreuses
machinestournantes comptes tenus de leur simplicité et leur capacité à éviter les frottements
mécaniques.La détection de pannes de ces roulements se fait en analysant les vibrations
enregistrées avecdes accéléromètres mis en place pour le diagnostic.
MSC 2
INTRODUCTION GENERALE
Dans le 2é chapitre nous présenterons l’état de l’art sur le diagnostic industriel et
les différentes méthodes utilisées pour la détection des défauts qui existent couramment dans
l’industrie.
Dans le 3é chapitre nous allons choisir une parmi les méthodes d’analyse par
traitement de signal les plus utilisée pour le diagnostic et la détection des défauts, cette
méthode est celle de l’analyse spectrale, dans cette partie nous étudierons quelques signaux
des roulements à l’état défaillant et on les compare avec celui de l’état sain afin de détecter et
identifier les défauts liés aux roulements et suivre l’évolution de ce derniers. Il est à noter
que les signaux des roulements qu’on va utiliser ont été pris du banc d'essai Américain
(Data bearing center).
MSC 3
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
MSC 3
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
CHAPITRE
CHAPITRE 02 I:
ETUDE THEORIQUE SUR LES
ETUDE THEORIQUE
ROULEMENTSSUR LES
ROULEMENTS
MSC 4
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
I. Introduction
Les roulements sont plus récents par rapport aux paliers lisses, l'apparition des
roulements a été conditionnée par le remplacement du frottement de glissement par celui de
roulement. Ils sont largement utilisés dans le domaine de la construction mécanique, en
particulier dans le domaine des machines tournantes .L’utilisation aussi de ce produit dans le
domaine de l’automobile a donnée l’occasion de perfectionnement de la méthode de
fabrication, ainsi que l’amélioration de sa qualité.
On appelle roulement, une pièce mécanique composé de plusieurs éléments entre deux
organes, un mobile et l’autre immobile, le roulement est destiné à remplir un glissement par
roulement afin de réduire le frottement, il est définis deux critères qui sont : le type et les
dimensions.
le roulement est un organe mécanique, sa fonction est de permettre la transmission des
charges (efforts) entre deux pièces en rotation relative l’une par rapport à l’autre avec un
frottement très réduit. Il supporte et assure le guidage d’une charge tournante.
Dans ce chapitre, on va détailler la géométrie et la constitution du roulement, les critères du
choix des roulements, les défauts principaux qui peuvent affecter un roulement et finalement
les fréquences caractéristiques des défauts.
MSC 5
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
1/La bague extérieure : C’est l’élément qui limite les dimensions extérieure
extérieures du roulement.
Elle sera montée dans un logement fixe (bague extérieure fixe) ou dans un moyeu tournent
(Bague extérieure tournante).
2/ La bague intérieure : Elle est montée sur un arbre fixe ou mobile. C'est
C'est-à-dire, elle est
fixe si la bague extérieure est mobile, et le contraire.
contra
3/ La cage : elle a pour rôle de maintenir le même écartement entre les éléments roulants, à
fin de préserver la même zone de charge du roulement, elle ne supporte aucune charge.
4/ Les éléments roulants : Ils s’agissent des billes, rouleaux et des aiguilles. Ce sont les
éléments des roulements qui assurent la transmission de la charge entre les deux bagues du
roulement, ils sont responsables de la rotation relative d’une bague par rapport à l’autre.
MSC 6
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
Roulements à rotules sur billes (de même sur rouleaux) : Ce type de roulement est
célèbre, inventé en 1907 par le fondateur de SKF Sven Wingquist, a permis de
résoudre l'un des problèmes industriels les plus épineux de l'époque, celui des arrêts de
production récurrents dus à des défaillances de roulements. Comme l'alignement des
arbres n'était pas suffisamment précis pour permettre une utilisation normale des
roulements rigides à billes, les pannes étaient fréquentes. Les roulements à rotule sur
billes à deux rangées, qui tolèrent un défaut d'alignement pour une durée de service
identique, ont permis de résoudre le problème[5].
MSC 7
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
Figure
Figure(I-2) : Une variété de roulements[6].
MSC 8
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
MSC 9
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
MSC 10
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
VI.1Fréquence de défaut
éfaut sur la bague intérieure
Sa fréquence caractéristique est donnée dans l’équation (Eq.1).
). Cette fréquence est
modulée par safréquence de rotation de l’arbre (bandes latérales autour de la raie de défaut).
ࡺ ࢊ
ࢌ࢈ = ቆ + ࢊ ࢈ ࢚࢘ࢌ( )ࢻ (ܛܗ܋− ࢌࢋ࢚࢞)ቇ………………..Eq(I
(I-1)
Avec :
ࢌ࢈Fréquence de défaut de la bague intérieure.
intérieure
ࢌ࢚࢘Fréquence de rotation de la bague intérieure.
intérieure
ࢌࢋ࢚࢞Fréquence de rotation de la bague extérieure.
ࡺ Le nombre d’éléments roulants (billes, rouleaux ou aiguilles).
ࢊ Le diamètre primitif.
ࢊ࢈Le diamètre des éléments roulants.
ࢻ Angle de contact.
MSC 11
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
ࡺ ࢊ
ࢌ࢈ࢋ = ቆ − ࢊ ࢈ ࢚࢘ࢌ( )ࢻ (ܛܗ܋− ࢌࢋ࢚࢞)ቇ………………..Eq(I-2)
Avec :
ࢊ ࢊ
ࢌࢉࢇ = ቀ − ࢊ ࢈ )ࢻ (ܛܗ܋ቁࢌ࢚࢘ + ቀ − ࢊ ࢈ )ࢻ (ܛܗ܋ቁࢌࢋ࢚࢞……………….Eq(I-3)
Avec:
ࢌࢉࢇFréquence de défaut de la cage.
ࢊ ࢊ
ࢌ࢈ = ࢊ ൬ − ቀࢊ ࢈ )ࢻ (ܛܗ܋ቁ ൰(ࢌ࢚࢘ − ࢌࢋ࢚࢞)………………..Eq(I-4)
ࢊ
Avec :
MSC 12
CHAPITRE I ETUDE THEORIQUE SUR LES ROULEMENTS
VII. Conclusion
Dans ce chapitre Nous avons vu qu’il existe plusieurs types de roulements dans
l’industrie, chaque type de roulements présente des caractéristiques qui dépendent de sa
conception et qui la rendent plus ou moins adapté à une application donnée.
Dans le chapitre suivant on verra l’état de l’art sur les méthodes utilisées pour le
diagnostic des défauts de roulements dans l’industrie, en se basant sur les méthodes par
approche signal.
MSC 13
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
CHAPITRE II :
ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE
DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
MSC
14
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
I. Introduction
Le diagnostic est une composante principale du module de supervision. Il consiste à
déterminer chaque instant le mode de fonctionnement dans lequel le système se trouve.
Le diagnostic est l’identification de la cause probable de la (ou des)défaillances à l’aide d’un
raisonnement logique fondé sur un ensemble d’information prévenants d’une inspection, d’un
contrôle ou d’un test.
Le diagnostic de défaillance des systèmes industriels, s’il est réalisé avec efficacité ou s’il
permet de détecter de façon précoce une dégradation, représente un des moyens pour contribuer à
gagner des points de productivité, à cause de l’importance de diagnostic dans la maintenance
corrective, de sa pertinence et de sa rapidité dépend l’efficacité de l’intervention au sein de
l’entreprise. Pour cela, des recherches ont été effectuées autour du problème du diagnostic, que ce
soit pour des systèmes dynamiques, des réseaux de distribution ou des réseaux de
télécommunications
Dans ce chapitre nous présentons l’état de l’art sur les méthodes de diagnostic
industriel, ou on va définir quelques concepts relatifs au diagnostic et à la défaillance
industrielle, puis on cite les étapes essentielles de diagnostic et on finira par les méthodes
utilisées dans le diagnostic industriel.
MSC
15
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
La mission pour laquelle le système a été conçu, peut être totalement remplie,
partiellement remplie ou non remplie, cela dépend du mode de fonctionnement.
Un système est dit diagnosticable s’il est susceptible d’être soumis à un diagnostic, il doit
alors être muni d’organes d’observation (capteurs) et d’un système d’analyse pour étudier les
informations fournies. La diagnosticabilité sera l’aptitude d’un système à être
diagnostiqué[15].
Le diagnostic permet de déterminer le type, lataille, l’endroit et l’instant de
l’apparition de du défaut. L’opération de diagnostic incluse la localisation et l’identification
d’un défaut.
Deux tâches essentielles en diagnostic :
la localisation : permet de déterminer les ou les élémentsdéfaillants.
l’identification : estime les caractéristiques statiques et dynamiques de
défaut : l’instant d’apparition de la panne, sa durée et son importance[16].
II.2La détection
Pour détecter les défaillances d’un système, il faut être capable de classer les situations
observables comme étant normales ou anormales.
Cette classification n’est pas triviale, étant donné le manque d’information qui caractérise
généralement les situations anormales. Une simplification communément adoptée consiste à
Considérer comme anormale toute situation qui n’est pas normale [17].
II.3 Défaut
Un défaut est une anomalie de fonctionnement d’un système physique. On appelle
défaut tout écart entre la caractéristique observéesur le dispositif et la caractéristique
théorique.
Cet écart est idéalement nul en absence de défauts. Les défauts peuvent apparaître au niveau
des capteurs, des actionneurs ou au niveau du système lui-même.
II.4Défaillance
Evénement engendrant une modification du fonctionnement du procédé. L’état du
système ne correspond plus à un fonctionnement normal. Le système n’est plus apte à assurer
totalement ses fonctions. Il est clair qu’une défaillance implique l’apparition d’un défaut
puisqu’il existe un écart entre la caractéristique mesurée et la caractéristique théorique. Par
MSC
16
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
contre, un défaut n’implique pas nécessairement unedéfaillance puisque le dispositif peut très
bien continuer à assurer sa mission principale [15].
II.5Dégradation
Une dégradation représente une perte de performance d'une des fonctions assurées
par un équipement, Si les performances sont au-dessous du seuil défini dans les spécifications
fonctionnelles de cet équipement, Il n'y a plus dégradation mais défaillance [17].
II.6Panne
C’est la conséquence d’une défaillance affectant le système, aboutissantà une
interruption permanente de sa capacité à remplir une fonction requise et pouvant provoquer
son arrêt complet .C’est la cause de l’apparition de symptômes.
Deux types de pannes peuvent être distingués :
Les pannes permanentes : une fois la panne est produite, ellenécessite une action de
réparation.
MSC
17
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
III.1Etape
Etape d’acquisition de données
La procédure de diagnostic nécessite une disponibilité d’informations sur le
fonctionnement du système à surveiller. Ces informations sont recueillies lors d’une phase
d’acquisition de données suivie d’une validation.
Cette étape implique l’utilisation de capteurs appropriés permettant
permettant de mesurer les différentes
variables du processus.
III.2Etape
Etape d’élaboration d’indicateurs de défauts
A partir des mesures réalisées et des observations issues des opérateurs en charge de
l’installation, il s’agit de construire des indicateurs permettant
permettant de mettre en évidence les
Éventuels défauts pouvant apparaître au sein du système. Dans le domaine du diagnostic, les
Indicateurs de défauts sont couramment dénommés lesrésidus ou symptômes.
III.3Etape de détection
Cette étape doit permettre de décider si le systèmese trouve ou non dans un état de
fonctionnement normal. Il ne suffit pas de tester le non nullité des résidus pour décider de
l’apparition d’un défaut car, dans la pratique, lesgrandeurs mesurées sont toujours entachées
de bruits et le système à surveiller est toujours soumis à des perturbations. Par conséquent,
MSC
18
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
cette étape fait le plus souvent appel aux tests statistiques ou, de manière plus simple, est
réalisée à l’aide d’un seuillage.
MSC
19
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
Technique basée sur une modélisation fonctionnelle et matérielle, et la technique basée sur
une modélisation physique.
D’un autre cote, les méthodes qui ne se basent pas sur l’existence du modèle sedivisent en
troiscatégories : méthodes utilisant des outils statistiques (méthodes de traitement de signal),
et celles utilisant lareconnaissance desformes, et celles qui utilisent les systèmes experts.
MSC
20
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
Figure (II-2)
(I : Principe de surveillance avec modèle
En d’autres termes, on peut dire que les résidus sont les écarts entre les observations du
système et le modèle mathématique. L’objectif dece type d’approche est de réussir à faire la
distinction entre les résidus causés
causés par des défauts et les résidus causés par les autres sources
de variation. Les résidus sont relativementélevés lorsqu’un défaut est présenté dans le
procédé, et sont plutôt faibles en l’absence du défaut. Dans ce cas, la présence du défaut est
détectée en appliquant des seuils adéquats sur les résidus.
Il existe plusieurs approches de génération de résidus, cependant troi
trois sont vraiment
essentielles [21], il s’agit de :
b)Observateurs :
Les méthodes à base d’observateurs reconstruisent une estimationde la sortie à partir de toutes
ou parties des sorties réelles du système. Les résidus sont alors classiquement la différence
entre les sortiesmesurées et les sorties estimées [23].
MSC
21
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
c)Equations de parité :
Cette méthode consiste à vérifier l’exactitude deséquations mathématiques du modèle en se
basantt sur les sorties du procédé [24].
MSC
22
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
MSC
23
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
MSC
24
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
La première étape dans cette approche concerne l’acquisition des signaux en les
caractérisant dans le domaine fréquentiel, en déterminant leur contenu spectral, leur
variance... etc.[29].L'apparition d'un défaut étant à l'origine de nombreux phénomènes tels que
l'échauffement, les vibrations,...etc. ces symptômes sont la manifestation flagrante d'une
modification des caractéristiques temporelles et fréquentielles des grandeurs électriques et
mécaniques.
Cette étape est basée sur la connaissance du système sain (par mesure ou par modèles
numériques). La deuxième étape consiste ensuite en une création(artificielle) de défauts (à
nouveau sur maquettes physiques ou par modèle numérique). La signature du défaut, c'est-à-
dire sa répercussion sur certaines grandeurs, est alors identifiée.
Une observation est ensuite réalisée sur un convertisseur réel. Une analyse est portée sur les
grandeurs consistant en la reconnaissance de signatures de défaut déjà connues.
MSC
25
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
MSC
26
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
ailleurs une solution pour séparer des signatures vibratoires proches qui se recouvrent en
temps et/ou en fréquence.
L'analyse temps–fréquence
fréquence traditionnelle utilise des distributions qui rreprésentent
l'énergie ou puissance des signaux en deux dimensions de temps et de fréquence pour révéler
les meilleurs modèles de diagnostic.
MSC
27
CHAPITRE II ETAT DE L’ART SUR LES METHODES DE DIAGNOSTIC INDUSTRIEL
V. Conclusion
Dans ce chapitre on a été consacré à une présentation de quelques définitions relatives
au diagnostic dans le domaine industriel, suiviepar les différentesétapesutilisées dans un
diagnostic et on a terminé par les méthodes d’analyses utilisées pour la détection et le
diagnostic des défauts.
Le choix d’une méthode d’analyse s’effectue suivant des critères par exemple la
nature des signaux acquis de la machine, l’environnement industriel etc.…
Grâce à sa simplicité et sa rapidité d’extraire les résultats, la méthodepar approche
signal est parmi les méthodes les plus utilisées pour la détection et le diagnostic des défauts,
surtout les défauts des engrenages, les défauts de roulements par exemple…
Dans le chapitre qui suit on s’intéressera à la détection des défauts de roulements en
appliquant la méthode de l’analyse spectralesur des signaux réels.
MSC
28
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
CHAPITRE III :
DETECTION ET CARACTERISATION DES
DEFAUTS DE ROULEMENT PAR
L’ANALYSESPECTRALE
, ;kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk
MSC
29
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
I. Introduction
Le traitement du signal est une discipline indispensable de nos jours. Il a pour objet
l'élaboration ou l'interprétation des signaux porteurs d'informations. Son but est donc de réussir à
extraire un maximum d'information utile sur un signalperturbé par du bruiten s'appuyant sur les
ressources de l'électronique et de l'informatique.
Le diagnostic industriel basé sur le traitement de signal est parmi les méthodes les plus
efficaces et les plus utilisées dans l’industrie, surtout ce qui concerne la détection des défauts
affectant les machines tournantes (les défauts des roulements, les défauts des engrenages…etc.)
Le diagnostic par approche signal consiste à étudier les contenus des signaux relevés afin
d’extraire leurs propriétés temporels, fréquentiels ou bien leurs amplitudes, ça dépond la méthode
d’analyse à suivre.
Dans ce qui suit nous nous intéressons par la détection des défauts des roulements à billes par
la méthode d’analysespectrale, ou on va donner quelques définitions sur le signal vibratoire et ses
caractéristiques, la transformée de Fourier rapide et le principe de détection des défauts par l’analyse
spectrale,et on finira par l’application de cette méthode sur quelques signaux obtenus du banc d’essai
American.
II. Définitions
II.1Signal vibratoire
Un signal est la représentation physique de l'information, qu'il convoie de sa source à son
destinataire. La description mathématique des signaux est l'objectif de la théorie du signal, Elle offre
les moyens d'analyser, de concevoir et de caractériser des systèmes de traitement de l'information.
Les signaux vibratoires ont une structure complexe, et sont constitués de différentes
composantes :
une partie du signal provient des phénomènes cycliques (déterministes ou non) se produisant
dans le système, comme la rotation des arbres, les chocs des engrènements, les mouvements
existants au sein d’un roulement...,
une partie aléatoire, due aux phénomènes parasites générés lors du fonctionnement d’un
système (jeu, frottement, ...) Ces signaux ne sont globalement pas stationnaires. En effet, ils ne
sont pas indépendants du temps même si la vitesse de fonctionnement reste constante. Cette
non-stationnarité a plusieurs origines :
vieillissement du système.
MSC
30
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
excitation du système en vibration due aux chocs internes successifs voire chaotiques
(engrenages, roulements...),
non-stationnarité
stationnarité des efforts transmis à travers le système,
imperfection des surfaces de contact, et contact variable
varia entre dentures.
dentures
II.3.1 Déterministe
Des signaux (périodique ou non périodique) dont l’évolution en fonction du tempspeut être
parfaitement décrite par un modèle mathématique. Ces signaux proviennent dephénomènes pour
lesquels on connaît les lois physiques correspondantes et les conditionsinitiales, permettant ainsi de
prévoir le résultat. Les signaux non périodiques se composentd’une part des signaux
pseudopériodiques formés d’une somme de sinusoïdes de périodesdifférentes et d’autre part des
MSC
31
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
II.3.2Aléatoire
Le signal aléatoire fait intervenir deux notions :
La notion de signal c’est à dire une mesure qui dépend d’un ou plusieurs paramètresd’espace,
le plus souvent le temps.
La notion d’aléatoire qui fait que, à un instant t donné, la mesure n’est pas certainemais dépend
du hasard. Cet aspect est appelé l’aspect stochastique et on parle indifféremmentde signal
aléatoire
atoire ou de signal stochastique.
Ce sont les signaux qui ont caractère non reproductible et imprévisible.
II.4La
La chaîne d’acquisition d’un signal
La chaîne d’acquisition figure(III-2)
f est l’élément essentiel de toutestechniques. Elle permet de
transformer un phénomène physique en un signal exploitable via le capteur. Son intérêt est
d’améliorer le signal émis enun signal retravaillé pour faire ressortir ses caractéristiques.
II.5Echantillonnage
II.5.1 Définition
L’échantillonnage consiste à prélever à des instants précis, le plus souvent équidistants, les
valeursinstantanées d’un signal. Le signal analogique ࡿࢋ(࢚), continu dans le temps, est alors
représenter par un ensemble de valeur discrète :
MSC
32
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Figure (III-3)
( :L’échantillonnage
L’échantillonnage d’un signal s(t).
II.5.2Théorème de Shannon :
Pour un signal
al périodique la fréquence d’échantillonnage
d’échanti ࡲࢋ doitêtre au moins le double de la
fréquence maximale ࡲ ࢇ࢞du signal [40] :
ࡲࢋ > 2 ∗ ࡲ ࢇ࢞…………………………………..Eq(III-8)
8)
’échantillonnage est : ࡲࢋ = . ∗ ࡲ ࢇ࢞
En pratique, la valeur couramment choisie pour la fréquence d’échantillonnage
Le théorème de SHANNON montre que la reconstitution correcte d’un signal nécessite que la
fréquence d’échantillonnage ࡲࢋ soit au moins deux fois plus grande que la plus grande des
fréquencesࡲ ࢇ࢞ du spectre du signal : ࡲࢋ > ࡲ ࢇ࢞
à ࢋ /, la
Siࡲ ࢇ࢞, la fréquence maximale du spectre du signal à échantillonner, est supérieure àࡲ
restitution du signal original sera impossible car il va apparaître un recouvrement spectral
lors de l’échantillonnage. On dit qu’on est en sous-échantillonnage.
échantillonnage.
MSC
33
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
III.1La
La Transformée de Fourier Discrète et Rapide
La transformée de Fourier est parmi les méthodes les plus robustes pour le traitement des
signaux en régime stationnaire. Ses dérivées discrète (TFD) et rapide (TFR) comptent parmi
parm les outils
fondamentaux pour lee calcul des caractéristiques spectrales des signaux et utilisent des programmes
progr
efficaces moyennant les systèmes numériques [19].
L’analyse dans ce domaine est basée sur
s ur la transformation du signal de domaine temporel au
domainefréquentiel, l’avantage de l’analyse dans ce domaine par rapport au domaine temporel, est
sonaptitude d’identification et d’isolation facile de certains composants fréquentiels d’intérêt.
Ainsi cette analyse de spectre permet de mettre en évidence les différentes périodicités dansle
dans signal
original, alors laa transformée de Fourier permet le passage du domaine temporel au domaine
fréquentiel, suivant la relation :
ାஶ
ࢄ(ࢌ) = ∫ିஶ
ି
࢞(࢚)ࢋି࣊ࢌ࢚ ࢊ࢚………………..Eq(III-9)
Eq
Où :
ࢄ(ࢌ) est la transformée de Fourier.
࢚est la variable temps.
ࢌ estla variable fréquence.
MSC
34
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Exemple :
Si on prend un signal sinusoïdal périodique simple avec une fréquence de 120 Hz. L’analyse spectrale
permet d’extraire la fréquence fondamentale qui existe dans ce signal.
ାஶ
࢞(࢚)ࢋି࣊ࢌ࢚࢝ ∗ (࢚− ࣎)ࢊ࢚………………..Eq(III-10)
ࢄ(ࢌ, ࣎) = ∫ିஶ ࢞
Où ࢝ (࢚) est la fonction fenêtre qui est à choisir et " ࣎"" est le paramètre de translation de lafenêtre.
On notera que la transformée dépend maintenant de deux variables: une variable defréquence et une
variable de localisation temporelle du contenu fréquentiel. Cette transforméenous permet donc bien
d'atteindre le but recherché qui était d'avoir des informations sur lesignal en temps et en fréquence à
partir de la transformation réalisée.
III.3Filtres anti-repliement
Un filtre anticrénelage, filtre anti aliasing(en
(en anglais), parfois appelé filtre antirepliement, est
un filtre passe-bas
bas analogique que l'on retrouve dans les dispositifs de numérisation, qui permet
perme de
nettoyer le signal avant de l’étudier.
étudier. Ce type de filtre ne laisse passer que les composantes dont les
fréquences sont en dessous d’une valeur donnée, il est utilisé pour éviter le repliement du spectre.
spectre
MSC
35
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Cee dispositif chargé d'éliminer, autant que faire se peut, les parties du signal qui ne contiennent
conti
aucune information pertinente, parce queleur fréquence est supérieure à la fréquence maximale qu'on
envisage de transmettre, s'appelle
pelle un filtre anti-repliement.
anti
Soit par l’apparition des raies spectrales dont les fréquences associées sont directement liées à
une fréquence caractéristique d’un défaut de roulement bien précis (exemple
( : défautde la
bague extérieure).
Soit par la modification de l’amplitude des raies spectrales déjà existées dans le spectre à
l’état sain.
a) b)
MSC
36
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Alors , la détection des défauts de roulement par l’analyse spectrale consiste à comparer le spectre de
roulement à l’état sain avec celle de l’état défaillant , s’il y aura des modifications des amplitudes des
raies des fréquences déjà existées , ou bien il y a une apparition des nouvelles fréquences dont elles
n’existent plus dans le signal de référence (à l’état sain) , on conclut qu’il y a une anomalie ou bien un
défaut de roulement.
MSC
37
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
IV.1Description de l’expérience
Pour mesurer les effets des vibrations engendrées par le fonctionnement ou les
dysfonctionnements d’un roulement à billes, il faut placer des capteurs externes au roulement.
La méthode la plus couramment utilisée est de placer sur le carter de la machine, auprès des
roulements à surveiller, des accéléromètres mesurant les accélérations subies. Notons que le
positionnement des capteurs revêt un caractère essentiel pour une bonne détection des défauts.
Les accéléromètres sont souvent de nature piézo-électrique : une masse est utilisée pour
convertir une accélération en effort qui, lui-même, est converti en charge électrique par un
cristal piézo-électrique. Cette charge est ensuite intégrée par un conditionneur pour donner
une tension représentative de l’accélération mécanique.
Les accéléromètres piézo-électriques sont de nature très sensible, ce qui permet une
mesure efficace. Cependant, ils nécessitent un étalonnage très précis. Il en va de même pour
les conditionneurs.
Le banc d'essai américain Figure (III-9) se compose d'un moteur (à gauche), un capteur de
couple / le codeur (au centre), un dynamomètre (à droite), et un circuit électronique de
commande (non représentée). Les roulements ont été utilisés pour des défauts de diamètres
0.01778, 0.03556,0.05334 et0.07112 (mm). Les essais ont été réalisés sur le palier côté
accouplement (Drive End bearing) de type 6205-2RS JEM SKF [42].
MSC 38
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Taille : (mm)
Les signaux vibratoires ont été acquit à l'aide des accéléromètres, qui ont été attachés sur le
boîtier avec des bases magnétiques. Des accéléromètres ont été placés à la position 6 heures
sur le palier côté accouplement. Les signaux vibratoires ont été recueillis en utilisant un
enregistreur DAT à 16 canaux, et ont été post-traités dans un environnement MATLAB. Les
données numériques ont été recueillies à 12 KHz (fréquence d’échantillonnage de signal).
L’étude a été faite pour une vitesse de rotation égale à 1772 tr/min.
MSC 39
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
0.4
0.3
0.2
Amplitude (dB)
0.1
-0.1
-0.2
-0.3
-0.4
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
time (s)
-20
Fr=29.53 (Hz)
-40
-60
Amplitude (dB)
-80
-100
-120
-140
-160
-180
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
ࢌࢊࢋࢌࢇ࢛࢚ = ࢌ࢘ ∗ ࢊࢋࢌࢇ࢛࢚…………………………Eq(III-11)
Pour une charge de moteur égale à 1 HP la vitesse de rotation égale à 1772 tr/min ce qui
correspondà une fréquence de rotation ࢌ࢘=29.53Hz .
MSC 40
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Les fréquences caractéristiques des défauts des éléments défaillants sont notées sur le
tableau suivant :
0 Fbe=105.87 (Hz)
Fb=139.15 (Hz)
Y=-48.74 (dB)
Fr=29.53 (Hz) Y=-57.56 (dB)
Fbi=159.87 (Hz)
-50 Y=-51.68
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
Figure(III-12) :spectre de roulement à l’état sain avec les fréquences caractéristiques des
défauts de roulement.
La figure présente le spectre de roulement à l’état sain, elle montre des raies des fréquences
correspondantes respectivement à la :
=ܚ29.53 Hz : fréquence de rotation de moteur.
=ܑ܊105.87 Hz :fréquence caractéristique de défaut de la bague interne, son amplitude
est -48.74 dB.
=܍܊159.87 Hz :fréquence caractéristique de défaut de la bague externe, son amplitude
est : -51.68 dB.
=܊139.15 Hz :fréquence caractéristique de défaut de la bille, son amplitude est :-
55.56 dB.
Ces résultats seront les références pour tous les cas suivants.
MSC 41
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Remarque
Pour la détection et l’identification d’undéfaut il suffit juste de faire une comparaison entre
les spectres obtenus dans chaque cas avec celui de référence. Cette comparaison nous montre
s’il y a une variation des amplitudes de certaines raies ou bien l‘apparition des nouvelles
fréquences.
0
Fbe=105.87 Hz
Fr=29.53 Hz Y=-65.41 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
Cette figure présente le spectre de défaut de roulement affectant la bague externe pour un
diamètre de défautégale à 0.01778 (mm) , en comparant ce spectre avec celui de laréférence
on voit qu’il y a une variation d’amplitude de raie de fréquence ࢌ࢈ࢋ=105.87 Hzde -48.74 dB
dans l’état sain à -65.41dB dans l’état défaillant, ce qui nous montre l’existence d’un défaut
surla bague externe de diamètre 0.01778 (mm).
Dans ce qui suiton présentera l’évolution d’amplitude de raie de fréquence ࢌ࢈ࢋ =105.87 Hz en
fonction de diamètre de défaut.
0
Fbe=105.87 Hz
Y=-78.31 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
MSC 42
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
0
Fbe=105.87 Hz
Y=-64.47 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
Tab (III-4) : évolution des amplitudes en fonction de diamètre de défaut de la bague externe.
dimetre de défaut
0
0 0,01778 0,0356 0,05334
-10
-20
-30
-40
-50
-60
-70
-80
-90
MSC 43
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
D’après les spectres précédents et les résultatsrésumés dans le tableau et présentés dans la
figure (III-16), l’amplitude de la raie de fréquence caractéristique de défaut de la bague
externe varie aléatoirement suivant une fonction non linéaire, et cela par rapport à
l’augmentation de diamètre de défaut.
0 Fbi=159.87 (Hz)
Y=-52.25 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
Cette figure présente le spectre de défaut de roulement affectant la bague interne pour un
diamètre de défautégale à 0.01778 (mm).
La comparaison entre ce spectre avec celui de la référencemontre une variation d’amplitude
de raie de fréquenceࢌ࢈=159.87 Hzde -57.56 dB dans l’état sain à -52.25dB dans l’état
défaillant, ce qui nous montre l’existence d’un défaut de la bague externe de diamètre 0.01778
(mm).
0 Fbi=159.87 (Hz)
Y=-52.43 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
MSC 44
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
0 Fbi=159.87 (Hz)
Y=-49.97 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
0 Fbi=159.87 (Hz)
Y=-49.76 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
MSC 45
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
diametre de défaut
-44
0 0,01778 0,0356 0,05334 0,07112
-46
-48
-50
-52
-54
-56
-58
-60
D’après les spectres précédents et les résultats résumés dans le tableau et présentés dans la
figure (III-21), l’amplitude de la raie de fréquence caractéristique de défaut de la bague
interne augmente suivant l’augmentation de diamètre de défaut.
0
Fb=139.15 (dB)
Y=-77.69 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
Cette figure présente le spectre de défaut de roulement affectant la bille pour un diamètre de
défautégale à 0.01778 (mm) , en comparant ce spectre avec celui de la référence on voitqu’il
MSC 46
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
y a une variation d’amplitude de raie de fréquenceࢌ࢈=159.87 Hzde -51.68 dB dans l’état sain
à -77.69dB dans l’état défaillant ,ce qui nous montre l’existence d’un défaut de la bague
externe de diamètre 0.01778 (mm).
0
Fb=139.157 (Hz)
Y=-76.24 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
0
Fb=139.57 (Hz)
Y=-81.57 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
0 Fb=139.157 (Hz)
Y=-57.65 (dB)
-50
Amplitude (dB)
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250
Frequency (Hz)
MSC 47
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
Diamètre de défaut
0
0 0,01778 0,0356 0,05334 0,07112
-10
-20
-30
-40
-50
-60
-70
-80
-90
D’après les résultats résumés dans le tableau et présentés dans la figure (III-26), l’évolution
l’amplitude de la raie de fréquence caractéristique de défaut de la bille est perturbée. Des fois
il augmente et des fois il diminue.
MSC 48
Chapitre III Détection et caractérisation des défauts de roulement par l’analyse spectrale
V. Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre uneméthode de traitement du signal utilisable
pour la surveillance et le diagnostic de systèmes à l’aide de mesures vibratoire, pour la
détection des défauts des roulements, cette méthode est l’analyse spectrale.
Dans cette partie on a analysé quelques signaux vibratoires des roulements à l’état sain
et à l’état défaillant, afin de détecter et caractériserles défauts, ces signaux ont été obtenu du
banc d’essai American et on les a étudier dans un environnement Matlab, ou on a suivi
l’évolution de défaut au fonction de son diamètre.
Cette dernière est très efficace dans le diagnostic et la maintenance, car non seulement
elle permet de détecter qu’il existe un défaut, mais elle permet aussi de définir et de
caractériser le type de défaut, cette méthode est très adaptée à la détection des défauts qui
génèrent un choc périodique.
MSC 49
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
MSC 50
Avec les progrès technologiques considérables l’être humain est entouré d'outils, de machines
et de systèmes de plus en plus sophistiqués. Cette complexité croissante des systèmes rend la
tâche de diagnostic plus difficile et son accomplissement implique une grande perte de temps.
Le diagnostic des défaillances dans l’industrie est une solution qui avant tout, garde les
employés loin des risques qui surviennent lors de l’apparition d’un défaut mécanique sévère et
qui peuvent être dangereux, De même elle réduit les pertes en matières premières qui peuvent
êtres endommagées à cause de la panne, et augmente la productivité de la chaine de production.
Le diagnostic des procédés industriels a pour objet de trouver la cause d’une défaillance
ou d’un défaut, il est défini par les instances internationales de normalisation comme étant un
processus d’identification de la cause probable des défaillances à l’aide d’un raisonnement
logique fondé sur un ensemble d’informations provenant d’une inspection, d’un contrôle ou d’un
test.
De manière générale, lorsqu’on parle de diagnostic des défauts, on se réfère à la
procédure de détection et d’isolation de ces derniers. Cette procédure nous permet d’avoir des
informations sur l’apparition d’un défaut et sur sa provenance le plus rapidement possible. Les
méthodes de détection et de localisation des défauts ont connu un essor considérable depuis le
début des années 70 .
En effet, de nombreux chercheurs ont investi dans ce domaine proposant alors diverses
approches et techniques répondant à la diversité des applications.
Dans ce mémoire nous avons intéressé au diagnostic des défauts lié aux roulements. Le
roulement est l’un des éléments essentiels dans presque chaque machine tournante. Son intérêt
réside sur le fait que cet élément forme un support de lien entre deux structures tout en facilitant
leur mouvement en réduisant les forces de frottements entre eux. Le roulement dont on ne peut
jamais négliger l’importance est l’élément le plus susceptible de tomber en panne dans une
machine tournante, ce qui oblige une détection et un diagnostic précoce de ces pannes. Les
défauts essentiels qui peuvent affecter un roulement sont : Le grippage dû à l'absence de
lubrification, La corrosion due à un mauvais choix du lubrifiant, La corrosion de contact due au
l’analyse vibratoire qui a donné des bonnes résultats depuis des années. Cette méthode est basée
essentiellement sur le traitement des signaux vibratoires.
Le 1er chapitre de notre travail a permet de donner une idée générale sur la constitution et
la conception des roulements, on avait aussi cité les différents types des roulements et les défauts
qui peuvent les affecter en indiquant les de chaque défaut.
Le 2ème chapitre a été consacré à un état de l’art sur le diagnostic dans l’industrie, on a vu
les étapes essentielles à suive pour faire un diagnostic, puis on avait présenté les différentes
techniques de diagnostic, ou on a basé sur la technique qui utilise les outils de traitement de
signal.
Le 3éme chapitre a été divisé à deux partie, la première c’était un rappel relatif au
traitement de signal (signal, échantillonnage, type des signaux, théorème de Shannon), puis on
avait parlé suffisamment sur l’analyse spectrale qui est la transformée de Fourier en indiquant le
principe de détection des défauts des roulements par cette analyse.
Dans la 2éme partie on avait fait une simulation sous Matlab dans le but d’extraire des
signatures spectrales d’un roulement à l’état sain (fonctionnement normal), et à l’état défaillant.
Une comparaison a été faite entre le spectre de référence et les spectres des états défaillants afin
de suivre l’évolution de chaque défaut d’un élément de roulement en fonction de son diamètre.
La méthode d’analyse spectrale est très efficace pour le diagnostic des panne surtout
lorsque on parle des défauts lies aux éléments des machines tournantes qui produisent des chocs
périodiques comme les roulements, les engrenages…
Cette méthodes est rapide car il suffit juste d’avoir le signal vibratoire en lui caractérisant
dans le domaine fréquentiel (transformée de Fourier)afin d’obtenir son spectre ,puis on le
compare avec celui de référence, s’il y a des apparitions des nouvelles fréquences des défauts ou
bien des modifications des l’amplitudes des raies des fréquences des défauts ,cela signifiera
qu’un défaut est apparu au niveau de roulement.
BIBLIOGRAPHIE
[4] :Q. Meng, L. Qu, Rotating machinery fault diagnosis using Wigner distribution,
Mechanical Systems and Signal Processing, pp 155-166, 1991.
[5] : SKF : fournisseur de produits et de solutions sur les marchés des roulements, des
systèmes de lubrification, de la mécatronique, de l'étanchéité et des services.
http://www.skf.com/ .
[6] :ISO Norme "Vibrations m mécaniques- Evaluation des vibrations des machines par
mesurages sur les parties non tournantes".
[7]: Gilles DUDRAGNE, Daniel GIRODIN’application of a new model for calculating the
fatigue life of rollig bearings.SNR-roulement.1999.
[8] :www.skf.com/skf/support/html/dictionary.
[14]: Boulenger A, Pachaud C : « Aide mémoire : Surveillance des machines par analyse des
vibrations ». Edition Dunod, Paris 2009.
[15]:Venkatasubramanian V, Rengaswamy R. Yin K., Kavuri S., "a review of process fault
detection and diagnosis part quantitative model-based methods", Computer and Chemical
Engineering, 2003.
[16] : Zwingelstein, G., (1995).Diagnostic des défaillances : Théorie et pratique pour les
systèmes industriels, Editions Hermès.
[20]: Frank, P.M., (1990).Fault Diagnosis in Dynamic Systems Using Analytical and
Knowledge Based Redundancy – Asurvey and New Results, Automatica, Vol. 26, pp. 459-
474.
[21]:Leo H. Chiang, Evan L. Russell, et Richard D. Braatz (2001). Fault detection and
diagnosis in industrial systems. New York : Springer-Verlag, 2001.
[22]:R. Isermann (1993). Fault diagnosis of machines via parameter estimation and
knowledge processing - tutorial paper. Autornatica, 29(4) :813-835, 1993.
[26] : buivietphuong (2007).« Diagnostic des machines électriques par l’analyse du champ
magnétique de fuite. Application a l’identificationde défauts rotoriques d’un alternateur a
vide ». Thèse de doctoratl’INPGRENOBLE .
[27]: Ballal M. S., Khan Z. J., Suryawanshi H. M., Sonolikar R. L.(2007),« Adaptive neural
fuzzy inference system for the detection of inter-turn insulation and bearing wear faults in
induction motor », IEEE Transaction on Industry Electronics, vol. 54, n°1, p. 250-258, 2007.
[28]: Zidani F., Diallo D., Benbouzid M. E. H., Nait-SaidR.(2008), « A fuzzybased approach
for the diagnosis of fault modes in a voltage-fed PWM inverter induction motor frive », IEEE
Transaction on Industry Electronics, vol. 55, n°2,p. 586-593, Feb. 2008.
[30]:Mr. TOUAFEK Ishak « Extraction d’indicateurs robustes pour le diagnostic des défauts
mécaniques : Comparaison de L’EMD et des ondelettes (WT) »Mémoire de magister
présenté à l’UNIVERSITE FERHAT ABBAS – SETIF UFAS (ALGERIE).
[32] :Cousinard O. " Contribution à l’étude et au développement d’un système intégré de suivi de
l’endommagement des composants mécaniques sur machines tournantes : Application au
développement et au choix des outils d’analyse et de mesure vibratoire " Thèse de doctorat de
l’Université de Reims (2002).
[33]: Ville J., « Théorie et applications de la notion de signal analytique », Câbles ettransm.,
2èmeA., N°1, 1948, pp. 61-74.
[34] : Flandrin P., « Temps-fréquence », traité des nouvelles technologies, coll.Hermes 1993.
[35] :Choy F.K, Polyshchuk V., Zakrajsek J. J. et al., « Analysis of the effects
ofRéférences127surface pitting and wear ont the vibration of a gear transmission system »,
tribologyinternational, vol. 29 N°1 1996, pp.77.
[36]:Djouada Mohamed : « Etude des performances de la classification par couplage réseaux
de neurones artificiels (RNA) – algorithmes génétiques (AG) : application au diagnostic
vibratoire ». Thèse magister UFAS. 2008.
[38]: ADBI ZOHRA (2010), « étude des effet vibratoires sur la durée de vie de roulement a
rouleaux » Mémoire de magister présenté à BADJI MOKHTAR-ANNABA UNIVERSITY
UNIVERSITE BADJI MOKHTAR-ANNABA.
[41] : Dron J.P., " Elaboration et adaptation d’outils pour l’étude et le suivi de
L’endommagement de composants mécaniques par analyse vibratoire ", Thèse de Doctorat de
l’Université de Reims (1995).
[42] : http://csegroups.case.edu/bearingdatacenter/home.