Securite Homme Machine
Securite Homme Machine
DOCUMENTATION
28/10/2008
1. Phénomènes dangereux du risque, grave ou faible (grave : conduisant à des lésions non
réversibles ; faible : conduisant à des lésions réversibles).
mécaniques Ces distances de sécurité sont précisées par la norme NF EN 294,
de même que celles à appliquer aux ouvertures pour les membres
La norme (NF EN ISO 12100-1, § 4.2.1) explique : supérieurs.
« ... Ce sont les phénomènes dangereux associés à une machine, Par contre, les distances de sécurité, prévues pour empêcher les
à des éléments ou à des surfaces de machines, des outils, des membres inférieurs d’atteindre des zones dangereuses, sont préci-
pièces, des charges, des projections de matériaux solides ou de sées par la norme NF EN 811.
fluides qui peuvent avoir les effets suivants : écrasement, cisaille-
ment, coupure ou sectionnement, happement, enroulement, 3.1.2 Protection contre les risques d’écrasement
entraînement ou emprisonnement, choc, perforation ou piqûre,
frottement ou abrasion, injection de fluide sous haute pression Les écartements minimaux pour éviter les risques d’écrasement
(phénomène dangereux d’éjection)... » de parties du corps humain sont précisés par la norme NF EN 349.
bord sensible
F
• S´il n´y a pas de remontée automatique du piston, il ne faut pas • Si la porte n´est pas équipée d´un dispositif de protection
dépasser la série de valeurs n° 1. qui provoque automatiquement sa réouverture, il ne faut pas
dépasser la série de valeurs n° 1.
• Si le piston remonte automatiquement, par exemple par • Si la porte est équipée d´un bord sensible qui provoque
relâchement d´une pédale à action maintenue, il ne faut pas automatiquement sa réouverture, il ne faut pas dépasser la série
dépasser la série de valeurs n° 2. de valeurs n° 2.
Figure 1 – Application des valeurs de sécurité au cas d’une machine Figure 2 – Application des valeurs de sécurité au cas d’une porte
à piston automatique
Protecteur Fonctionnement
fermé de la machine
possible
Ouverture Fermé
Fermeture
Protecteur Fonctionnement
ouvert de la machine
Ouvert
(non fermé) impossible
Zone dangereuse
3.2.2 Protecteur mobile – le protecteur ne doit pas pouvoir être déposé (gonds inversés,
butées, etc.).
Définition donnée par la norme NF EN ISO 12100-1, § 3.25.2 : • Facteurs généraux à prendre en compte :
« Protecteur pouvant être ouvert sans l’aide d’outils. » – caractéristiques électriques et degré de protection de
l’interrupteur ;
– sûreté de fonctionnement du dispositif de verrouillage ;
■ Protecteur avec dispositif de verrouillage (figure 3)
– difficulté de manœuvre ;
En fonction de la fréquence d’ouverture du protecteur pour accé- – temps d’obtention de l’arrêt des éléments mobiles dangereux
der à la zone dangereuse, le dispositif de verrouillage pourra être et temps d’accès à ceux-ci ;
réalisé, soit à partir de composants intrinsèquement sûrs (accès – conception du protecteur (fixation, résistance, vision, matériau,
occasionnel (1)), soit en appliquant le principe de redondance par etc.) ;
duplication des composants et/ou autosurveillance (accès fré- – dimensions des ouvertures éventuelles du protecteur.
quent (1)).
• Interrupteurs de position à commande mécanique
Nota : certains protecteurs fixes, susceptibles d’être démontés et remontés fréquem-
ment, par exemple lors d’opérations telles que le changement d’outillage ou de
Un interrupteur de position à commande mécanique se
fabrication, doivent être équipés d’un dispositif de verrouillage (exemple : écrans laté- compose essentiellement de trois éléments (voir figure 4) :
raux de presse). – l’organe de commande : doit être aussi simple que possible ;
(1) D’après la norme NF EN 1088, § 7.5.
– l’enveloppe : elle doit permettre une fixation indéréglable de
• Consignes particulières : l’interrupteur. Elle doit être de type double isolement (symbole
– l’interrupteur et les organes de commande (cible, clé, came, ), ou avec borne de mise à la terre ;
etc.) doivent être immobilisés après réglage, de façon sûre et indé- – l’élément de contact : peut être à action dépendante, à action
montable manuellement (rivetage, soudage, etc.) ; brusque ou à action brusque puis dépendante par surcourse (voir
– l’interrupteur de position ne doit pas servir de butée mécanique ; tableau 2).
Détecteur
Zone
dangereuse
Aimant codé
Protecteur fermé
Détecteur
Zone
Aimant codé dangereuse
Traitement du signal
(autosurveillance
éventuelle)
Protecteur ouvert
s’agit d’empêcher une mise en route accidentelle. En effet, une fois Figure 9 – Schéma du dispositif de verrouillage à deux interrupteurs
ouvert, le contact reste de façon fiable dans cette position tant qu’il à manœuvre positive d’ouverture
n’est pas actionné.
Pour les circuits de protection, se reporter au tableau 3.
• Dispositifs de verrouillage à deux détecteurs de position Figure 10 – Dispositif de verrouillage à deux interrupteurs
à manœuvre positive d’ouverture
Dans ce cas, un détecteur est actionné suivant le mode positif,
tandis que l’autre est actionné suivant le mode non positif (voir les
figures 9, 10, 11, et 12).
Les avantages sont de 3 ordres :
– la duplication évite une première défaillance dangereuse ;
– la mise en œuvre de composants de nature différente évite le
risque de défaillance de mode commun ;
– ce système permet la détection de l’absence du protecteur.
Circuit de protection
Nature de la charge
Nature Schéma type
ILS
Fusible
Capacitive
Lors de la fermeture du contact, on peut se trouver Résistance ou inductance
en présence d’un court-circuit momentané et donc en série avec la charge Alimentation Charge
d’une surintensité importante. continue Inductance capacitive
ou alternative ou résistance
ILS
Résistive Fusible
La résistance à froid d’un filament est environ 10 fois
plus faible qu’en état d’incandescence. Résistance en série avec
À la fermeture du contact, on se trouve donc en la charge Alimentation
Charge
présence d’une surintensité de 10 fois l’intensité continue
nominale. ou alternative Résistance
ILS
Fusible
Charge
Alimentation
continue Varistance
ou alternative
ILS
Fusible
Charge
Alimentation
Diode
alternative
Le circuit de protection ne doit pas être monté en parallèle du contact afin d’éviter
qu’une défaillance de ce circuit ne vienne « court-circuiter » le contact. ILS
Charge
Circuit de
protection
Autorisation
A RA RB de fonctionnement
RA1
Protecteur B
Entrées
représenté RB1
fermé
API
Sorties
1
RA RB
Déblocage C1 Surveillance
conditionnel
Protecteur fermé du protecteur
et bloqué
Protecteur
Déblocage impossible Fonctionnement bloqué
possible
Risque supprimé Surveillance
C2
du verrou
Protecteur fermé
et bloqué
Déblocage possible
Protecteur fermé
Déblocage
et débloqué
Blocage
Protecteur fermé
et débloqué Fonctionnement
impossible
Ouverture possible
Début ouverture
Fin fermeture
Zone Protecteur
dangereuse ouvert
Protecteur ouvert
Zone dangereuse
Figure 21 – Dispositif à transfert de clé (sur circuit de puissance Dans la norme NF EN 61496-1, deux types d’équipements de
ou de commande) – Arrêt de la machine puis ouverture protection électrosensibles (ESPE) sont détaillés, l’ESPE de type 2
du protecteur et l’ESPE de type 4.
Portée
Hauteur
Moteur frein
cepteur
ur
Module de freinage par manque de courant Figure 23 – Choix d’un ESPE. Hauteur et portée du faisceau
Zone
dangereuse
d
Limite
de la zone
dangereuse
Module de freinage par injection de courant Figure 24 – Choix d’un ESPE. Sensibilité et distance de sécurité
Figure 22 – Dispositifs de freinage
• Sensibilité et distance de sécurité (voir figure 24)
Lorsque le champ de protection ne couvre pas parfaitement tous
Il incombe au constructeur de la machine et/ou à l’utilisateur de les accès possibles vers la zone dangereuse (sur le côté, par-des-
prescrire le type qui correspond à une application particulière, en sous ou par-dessus le barrage immatériel), il faut ajouter des pro-
fonction de l’estimation du risque effectuée auparavant. tections complémentaires (protecteurs fixes, mobiles, dispositifs
électrosensibles, etc.) protégeant ces accès (voir figure 25).
Les ESPE de type 2 et de type 4 doivent respectivement satis-
faire aux prescriptions applicables aux parties des systèmes de
commande de la catégorie 2 et de la catégorie 4, conformément à La protection par ESPE n’est pas adaptée aux machines pré-
la norme NF EN 954-1. sentant des risques de projection.
Miroirs
Facteurs à prendre en compte :
– caractéristiques fonctionnelles (compressibilité, sensibilité,
temps de réponse, etc.) ;
– temps d’obtention de l’arrêt des mouvements dangereux ;
– effort de pression maximale ;
– énergie cinétique maximale de la partie mobile ;
– distance champ de détection/éléments dangereux ;
Zone – aptitude à l’emploi, sûreté de fonctionnement.
dangereuse
1
Tableau 4 – Prescriptions minimales
suivant le type de commande bimanuelle
TYPE
PRESCRIPTIONS I II III
3 A B C
Bloc
logique
par coup » et nécessitant l’intervention de l’opérateur dans la zone
de travail pour des opérations de chargement et de déchargement
des pièces à façonner.
Qu’elle soit électrique ou pneumatique, la commande bima-
nuelle se compose toujours :
Générateur
– d’un pupitre fixe ou mobile supportant les organes de service ;
de signal
Générateur
– d’un circuit intégré ou non au pupitre, éventuellement sous la
de signal forme d’un bloc logique relié aux organes de service.
Qu’elle soit intégrée ou non à la commande d’une machine,
qu’elle soit réalisée à partir de modules, ou d’éléments discrets,
Figure 29 – Illustration de la notion de bloc logique une commande bimanuelle doit satisfaire aux caractéristiques
fonctionnelles suivantes :
La norme NF EN 574 propose un classement des dispositifs de – les organes de service doivent être disposés de telle manière
commande bimanuelle en trois types définis, d’une part par un qu’ils ne puissent être actionnés que par les deux mains sans être
nombre minimal de caractéristiques fonctionnelles et, d’autre part, une gêne pour l’opérateur ;
par l’application de principes de conception garantissant le main- – un ordre de commande ne peut être délivré que par action
tien de la sécurité apportée par ces dispositifs. simultanée sur les deux organes de service, le relâchement d’un
Le tableau 4 précise les prescriptions minimales apportées par seul devant entraîner son interruption ;
chacun des types de base. – l’action sur les deux organes de service doit être synchrone, un
Le choix et la conception d’un type de dispositif de commande décalage de 0,5 s maximum est toutefois toléré.
bimanuelle dépendent des critères suivants : Les blocs logiques ne possédant pas un contrôle du signal de
– risque(s) présent(s) ; sortie doivent être impérativement installés dans l’armoire de
– appréciation du risque ; commande. Le câble de liaison doit être blindé, le blindage devant
– expérience dans l’usage de la technologie ; être relié à la masse par une seule de ses extrémités (voir
– autres facteurs spécifiques à chaque application (par exemple, figure 30).
la protection contre les neutralisations). Il est préférable d’utiliser des blocs logiques comportant deux
■ Principe contacts de fermeture afin d’obtenir un ordre d’arrêt par mise hors
tension.
Les commandes bimanuelles représentent un des moyens tradi-
tionnels de protection par occupation simultanée des deux mains, ■ Mesures expérimentales de protection contre la neutralisation
tant que subsiste un risque. Ces dispositifs sont utilisés, notam-
ment, sur des machines telles que les presses travaillant au « coup Elles doivent être prises conformément à la norme NF EN 574.
Câble de liaison
3 - Organe de service enfoncé
= arrêt ou arrêt d´urgence
Organe de service
Facteurs à prendre en compte :
– défaillances de mode commun ; Figure 31 – Schéma des trois positions fréquentes aux dispositifs
de validation
– protection contre les neutralisations ;
– vitesse d’approche et temps d’obtention de l’arrêt des
mouvements dangereux ; crisper) : ici, dans les deux cas, il y a immédiatement une
– accessibilité et éloignement par rapport à la zone commande d’arrêt.
dangereuse ;
– caractéristiques fonctionnelles du dispositif de commande L’action de ce dispositif de validation dans le circuit de
bimanuelle (antirépétition, temps de réponse, etc.). commande peut être schématisée figure 32.
Lorsque le dispositif de validation est en position 1 ou 3,
Distance de sécurité l’armoire de commande doit assurer un arrêt de catégorie 1 ou 0
(cf. normes NF EN 60204-1 et NF EN 418).
Une distance de sécurité minimale S entre la zone dangereuse et
l’organe de service le plus proche doit être respectée. Cette dis- Lorsque le dispositif de validation a été actionné jusqu’en posi-
tance permet d’adapter le temps d’accès au temps d’arrêt de l’élé- tion 3, la reprise du fonctionnement ne peut se faire qu’après une
ment mobile dangereux. action de réarmement (indépendamment du retour du dispositif de
validation en position 1).
Elle doit être calculée d’après la norme NF EN 999.
Suivant les cas de figure et l’analyse des risques il pourra être
3.4.2 Autres dispositifs de validation nécessaire :
– de s’assurer qu’un court-circuit ou une coupure du câble de
■ Généralités liaison n’altère pas la sécurité ;
Dans un certain nombre de cas tels que : – de prévoir un sélecteur imposant l’usage d’une clé pour passer
– dépistage de dysfonctionnement, contrôle lors d’une mise en en mode « Réglage avec dispositif de validation ».
production,... ;
– commande de machine en mode réglage ou pour certaines ■ Facteurs à prendre en compte
productions très particulières,..., il est très difficile, voire impos- • Poignée de validation
sible, d’assurer « complètement » la sécurité de l’opérateur et on
est alors conduit, pour aboutir à une sécurité acceptable, à recher- La poignée de validation (figure 33) est principalement utilisée
cher la « ...possibilité d’éviter ou de limiter le dommage... » tel que dans les systèmes de fabrication automatisés assez importants
décrit dans la norme NF EN 1050. (ligne de production avec plusieurs machines et robots, par
exemple). On l’emploie alors pour le dépistage des dysfonctionne-
Cette possibilité d’éviter ou de limiter le dommage prend en ments, le contrôle des mises en production,...
compte (cf. NF EN 1050) :
– les personnes qui exploitent la machine ; Les principaux facteurs à prendre en compte sont :
– la rapidité d’apparition de l’événement dangereux ; – la connaissance des dangers, la compétence et la qualification
– la conscience du risque ; de l’opérateur ;
– la possibilité humaine d’éviter ou de limiter le dommage (par – la possibilité de travailler à vitesse réduite, à utiliser aussi
exemple action réflexe, agilité, possibilité de fuite) ; souvent que possible.
– l’expérience et la connaissance pratique.
À titre indicatif la norme ISO 11161 (§ 5.4.1) fournit les rensei-
Les dispositifs de validation constituent un moyen donné à gnements suivants :
l’opérateur pour éviter ou limiter le dommage.
– « ...L’application de la mesure “vitesse réduite” suppose
■ Principe qu’une personne peut se retirer à temps d’un risque provenant de
La plupart des dispositifs de validation ont trois positions et sont mouvements dangereux. On peut le supposer si la vitesse finale
conçus spécifiquement pour assurer cette fonction. Le fonctionne- ne dépasse pas 15 m/min dans le cas de mouvements dangereux
ment de ce dispositif peut être schématisé comme à la figure 31. sans risque de pincement ou de cisaillement (dû à la poussée) ou
qu’elle ne dépasse pas 2 m/min dans le cas de mouvements
Lorsque l’organe de service revient de la position 3 à la position dangereux avec risque de pincement ou de cisaillement. Ces
1, il ne doit pas y avoir de passage par la position 2 (l’autorisation valeurs s’appliquent également à la vitesse réduite en utilisant un
de marche ne doit pas devenir active). dispositif de validation... » ;
La position 3 est très utile car, en présence d’un danger, le – la possibilité de se tenir dans une zone repérée sans risque, à
réflexe de l’opérateur peut être de relâcher ou d’enfoncer (de se utiliser aussi souvent que possible ;
ARMOIRE
DE COMMANDE
Machine
Réglage Manuel
• Pédale de validation
Ce type de dispositif de validation (figure 34) est surtout utilisé
sur des machines recourant à une vitesse très lente, principale-
ment pour des opérations de réglage et, quelquefois, pour des
opérations de production particulières.
Figure 33 – Poignée de validation
Les principaux facteurs à prendre en compte sont :
– la connaissance des dangers, la compétence et la qualification
de l’opérateur ;
– la possibilité, après un arrêt correspondant à la position 3 de – la vitesse de travail, qui doit être très faible. Dans ce dernier
l’organe de service, de pouvoir dégager très rapidement la victime, cas, il semble nécessaire de prendre comme base la valeur citée
soit grâce à quelques grands axes de déplacement rendus dans la norme NF EN 12622 relative aux presses plieuses
« équilibrés » (déplaçables à la main) soit, à défaut, grâce à une hydrauliques :
commande spécifique, clairement identifiée, de dégagement après – « Les dispositifs de commande à action maintenue utilisés en
arrêt. Ce point est d’autant plus important que le risque d’écrase- complément d’une vitesse de fermeture lente doivent avoir une
ment peut toucher le tronc de l’opérateur (ce qui entraîne très rapi- disposition assurant que la vitesse ne peut dépasser 10 mm · s–1.
dement la mort). Si d’autres modes de fonctionnement permettent une vitesse
supérieure à 10 mm · s–1, alors la vitesse lente doit être sélection-
née manuellement en agissant sur un sélecteur qui active le dispo-
Remarque : Dans certains cas, et si l’appréciation du risque sitif de commande à action maintenue et, simultanément, règle la
le permet, un dispositif de validation à deux positions, associé vitesse lente. La vitesse ne doit pas uniquement être limitée par le
à un arrêt d’urgence, peut être utilisé à la place d’un dispositif réglage des paramètres variables. Les moyens de limitation sont,
de validation à trois positions : cette dernière solution reste par exemple, des plaques à orifice fixe, puissance de pompe limi-
celle à privilégier. tée. [...] Lorsque le dispositif de commande à action maintenue est
une pédale, la 3e position doit être atteinte en passant un point de En cas de rupture ou de décrochage du câble, l’ordre d’arrêt
pression. La force requise ne soit pas dépasser 350 N... » ; d’urgence doit être délivré automatiquement.
– la possibilité, après un arrêt correspondant à la position 3 de
l’organe de service, de pouvoir dégager rapidement la victime, par Ce type d’organe de service est utilisé sur des installations telles
exemple avec une commande spécifique de dégagement après que les machines transferts, les bandes transporteuses, les labora-
arrêt clairement identifiée. toires d’essais, etc.
Le dispositif d’arrêt d’urgence ne doit pas être confondu avec le L’ordre d’arrêt maintenu peut être introduit à des niveaux
dispositif de coupure d’urgence. différents :
Ce dernier est imposé par le décret no 88-1056 (article 10) du – verrouillage appliqué au système de commande, par exemple
14 novembre 1988 relatif à la protection des travailleurs contre les au niveau des entrées d’un automate programmable ou au niveau
dangers du courant électrique. des préactionneurs ;
Ce dispositif a pour fonction principale la coupure en charge de – verrouillage appliqué aux éléments de puissance ;
tous les conducteurs actifs d’un circuit dont le maintien sous – séparation mécanique, par exemple à l’aide d’un embrayage ;
tension peut être dangereux en cas de choc électrique ou de risque
d’incendie ou d’explosion. Il doit être placé à proximité immédiate – immobilisation des éléments mobiles à l’aide d’un dispositif de
de la – ou des – machine(s) qu’il commande. retenue mécanique, par exemple une cale, un sabot d’arrêt, etc.
Cette fonction de coupure en charge peut être remplie par le dis- L’analyse des risques doit permettre de déterminer le contenu et
positif de commande normal servant à la mise en marche et à l’ordre des opérations de déconsignation.
l’arrêt de l’appareil, à condition que ce dispositif de commande
assure la coupure en une seule manœuvre de tous les conducteurs Par exemple :
actifs.
– la dépose ou l’arrêt du dispositif de purge, ou la réalimentation en
énergie, peuvent entraîner des risques spécifiques (mouvements de
Pour certains appareils ou machines, la fonction « coupure
vérins, démarrage à vide de pompes) ;
d’urgence » peut être assurée par le dispositif « d’arrêt d’urgence ».
– une initialisation des équipements commandés par certains auto-
En revanche, dans la plupart des machines, le dispositif de matismes (microprocesseur,...) devra être effectuée avant toute
« coupure d’urgence » peut s’avérer insuffisant pour assurer seul remise en service, afin d’éviter des commandes intempestives.
la fonction « arrêt d’urgence ».
Une attention particulière sera apportée à l’identification des cir-
cuits pour limiter les risques de confusion d’installation et, donc,
3.5.2 Organes de service d’arrêt d’urgence de déconsignation intempestive.
Les types d’organes de service pouvant être utilisés sont : des En particulier, c’est le chargé de consignation qui a pour rôle de
boutons en forme de champignon, des câbles, des barres, des poi- recevoir les dispositifs de condamnation restitués par les différents
gnées, des dispositifs de commande par pédale sans capot protec- intervenants à la fin de leur travail.
teur (dans certains cas particuliers),...