265115757-Co Urs-De-D Rai Nage-Rou Tier - Watermark
265115757-Co Urs-De-D Rai Nage-Rou Tier - Watermark
com
Royaume du Maroc
A CASABLANCA
DRAINAGE ET ASSAINISSEMENT
ROUTIER
A Casablanca le 30-09-2013
1
[Link]
SOMMAIRE
INTRODUCTION...........................................................................................
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS.........................................
ANNEXES............................................................................................
2
[Link]
INTRODUCTION
La lutte contre les conséquences néfastes engendrées par l'eau, doit se faire en
établissant un système de drainage efficace. Or pour être efficace, un tel projet
nécessite un bon choix des dispositifs drainants, une bonne exécution, et un entretien
courant, ce qui n'est pas toujours le cas.
C'est pour cette raison qu'il a été jugé opportun d’enseigner ce cours dans les écoles
d’ingénieurs et qui regroupe un certain nombre de techniques pratiques avec des
recommandations pour l'exécution, l'entretien et le maintien du bon fonctionnement de
l'ouvrage.
DONNEES DE BASE
Comme pour tout projet, l'établissement d'un système de drainage nécessite comme
étape préliminaire, le recueil des données de base sans lesquelles on risque d'avoir un
projet incomplet.
La variété de ces données montre aussi la diversité des matières auxquelles fait appel
le drainage des routes, et prouve aussi qu'un tel projet est le résultat d'un consensus
entre l'ingénieur concepteur de la route, le géotechnicien, l'hydraulicien, l'hydrologue et
le météorologue.
I- DONNEES METEOROLOGIQUES
Elles concernent surtout les précipitations, elles sont à recueillir auprès des stations les
plus proches du site.
Les événements pluvieux se caractérisent par :
l'intensité i : (en mm/s)
la durée de concentration t : (en min.)
la période de retour T : (années)
l'étendue de(s) bassin(s) versant(s) S : (Km²)
4
[Link]
5
[Link]
1ère PARTIE :
DRAINAGE DES EAUX SUPERFICIELLES
• SURFACE DE ROULEMENT
• ACCOTEMENT
• TALUS
POSITION DU PROBLEME
Le ruissellement de l'eau à la surface vers les points bas peut entraîner la formation
d'une lame d'eau d'épaisseur h. Cette lame d'eau a pour conséquences, des infiltrations
à travers les points faibles (joints fissures...) et un risque d'aquaplanage (perte
d'adhérence d'un véhicule due à la présence d'une mince pellicule d'eau entre la
chaussée et les pneus).
COLLECTE DE DONNEES
a) Reconnaissance du problème
La projection d'eau à l'arrière des véhicules et aux cotés latéraux nous permet de
reconnaître la présence d'une lame d'eau. Une auscultation visuelle des lieux en saison
pluviale peut s'avérer utile en ce sens.
b) Collecte de données
1- Précipitations
Les données météorologiques sont à recueillir auprès des stations les plus proches du
site. Ils nous permettent de calculer l'épaisseur de la lame.
3- Données Topographiques
Elles nous renseignent sur la nature du terrain rencontré :
Terrain plat
Terrain vallonné
Terrain montagneux
SURFACE DE ROULEMENT
OBJECTIFS
Réduire l'épaisseur de la lame aux limites admissibles
Evacuer rapidement les eaux de ruissellement
Réduire les infiltrations
ETABLISSEMENT DU PROJET
6
[Link]
a) Etablissement de Profils
La réduction de la lame d'eau est possible donc, en donnant au profil en travers la
pente la plus forte compatible avec la nécessité de la circulation. En effet, un exemple
de formule, établie pour des chaussées en enrobés nous permet de mieux le constater
Pentes du profil en travers :
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
Reprofilage pour éliminer la stagnation des eaux ;
Réfection profonde ou renforcement pour les cas extrêmes ;
Les macrofissures et joints doivent être obturés en profondeur ;
Faïençages et microfissures :
Traitement des surfaces à l'aide d'un liant
Resurfaçage en couche mince.
Remarque : On note d'autre part l'existence de la technique des enrobés drainants plus
performante, mais encore coûteuse pour le contexte Marocain.
ACCOTEMENT
POSITION DU PROBLEME
La lame d'eau d'épaisseur h, une fois drainée de la chaussée, ruisselle vers
l'accotement et peut provoquer l'érosion ou déstabiliser ce dernier.
COLLECTE DE DONNEES
a) Reconnaissance du problème
7
[Link]
Traces d'ornières ;
Erosion régressive et déformabilité.
b) Collecte de données
1- Précipitations
Les précipitations météorologiques sont à recueillir auprès des stations les plus proches
du site. elles nous renseignent sur la valeur de la vitesse d'écoulement (érosion).
OBJECTIFS
Limiter l'érosion et l'infiltration par l'accotement et les joints ;
Assurer la stabilité mécanique en cas de débordement de véhicules
Assurer la continuité du flux de ruissellement.
ETABLISSEMENT DU PROJET
On procède par aménagement de profils ou traitement et revêtement de l'accotement.
a) Etablissement du Profil
Le Catalogue des Structures Types pour les chaussées neuves préconise des pentes
de 4 à 5 % pour favoriser le ruissellement vers le collecteur.
b) Revêtement et traitement :
- Selon le Catalogue des Structures Types pour les chaussées neuves, la largeur
revêtue de l'accotement dépend du trafic. Elle varie entre 0.75 m et 1.50 m .
Plus cette largeur est grande plus profondes sont les couches protégées.
- Le traitement peut être effectué en :
Traitant l'accotement à la chaux ou au ciment ;
Dérasant les accotements non revêtues à un niveau légèrement inférieur à celui
de la chaussée ;
Favorisant la végétation génératrice de l'évapotranspiration ;
8
[Link]
Réalisant des pentes soignées.
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
Traiter les ornières
Soigner les pentes dès l'apparition des désordres
Faucher la végétation pouvant faire obstacle au ruissellement
Sceller les joints
Selon le cas, on adoptera l'un des accotements suivants :
RECOMMANDATIONS
Les dégradations qui surviennent à la route, viennent la plupart du temps de
l'accotement. Constitué de matériaux moins élaborés, il mérite plus d'attention et de
surveillance.
L'accotement avec joint constitue un danger, car son étanchéité n'est pas assurée.
Il est aussi recommandé d'investir de plus en plus dans l'accotement (revêtement).
TALUS
POSITION DU PROBLEME
Le ruissellement de l'eau à la surface du talus entraîne l'instabilité de celui-ci. En effet,
l'eau peut acquérir une énergie suffisante pour arracher et entraîner les grains du sol en
créant des ravines qui s'approfondissent d'une année à l'autre.
Par ailleurs, l'eau est à l'origine de la déstabilisation de masse du talus, soit en exerçant
des pressions pouvant réduire le frottement et la cohésion entre les grains, soit en
s'écoulant parallèlement à la surface du talus conduisant ainsi au phénomène de
renardage.
COLLECTE DE DONNEES
a) Reconnaissance du problème
L'existence de chenaux d'érosion ( griffes, ravines...) est un signe de l'action de l'eau
sur la surface du talus.
La présence de cas d'éboulements de terrain, pouvant parfois atteindre la chaussée est
une meilleure illustration de l'instabilité de masse.
b) Collecte de données
1- Précipitations
Les données relatives aux précipitations peuvent nous servir pour maîtriser la vitesse
de l'écoulement (voir annexes) et au dimensionnement des fossés.
3- Données topographiques
Nature du terrain traversé ( plat, vallonné, montagneux)
4- Données géotechniques
9
[Link]
La compagne d'études géotechnique nous permet de distinguer les types de sol
rencontrés, leur sensibilité à l'eau et à l'érosion ainsi que leur résistance (c , ø).
Elle nous permet aussi de savoir si le sol rencontrés une nappe ou non.
OBJECTIFS
l Assurer la stabilité mécanique notamment pendant les averses ;
l Réduire l'érosion et empêcher les éboulements d'atteindre la chaussée ;
l Assurer l'équilibre des terres amont.
ETABLISSEMENT DU PROJET
Un projet de drainage de talus doit assurer la stabilité de ce dernier en limitant l'érosion,
en réduisant les infiltrations et en rabattant la nappe.
Pour les talus de grande hauteur ( >10 m ), on doit aménager des risbermes ou des
banquettes avec une contre pente afin d'accroître la sécurité vis à vis d'un glissement
rotationnel, et en vue d'empêcher les matériaux éboulis ou érodés d'atteindre la
chaussée. Le raccordement de la banquette au terrain naturel doit se faire sans contre
pente pour assurer la continuité de l'écoulement.
10
[Link]
La recherche d'un compromis entre l'aménagement du talus à faible inclinaison
et la vulnérabilité au glissement rotationnel ;
En favorisant la végétation naturelle c'est un procédé économique de protection
mais il va falloir contrôler cette végétation, pour qu'elle n'entrave pas
l'écoulement.
b) Fossé de crête
Un fossé de crête doit être prévu chaque fois qu'un déferlement d'eau venant d'amont
peut atteindre la crête du talus ou qu'une accumulation d'eau peut se produire au
sommet.
Ce type de fossé nécessite une attention particulière vue les conséquences qu'il peut
avoir s'il n'est pas bien soigné.
Un fossé de crête mal conçu ou mal drainé constitue un danger d'infiltration
pouvant déstabiliser le talus.
Les vitesses d'écoulement dans le talus doivent être contrôlées pour éviter
l'érosion ( chaque sol a une vitesse critique d'érosion).
La position du fossé de crête doit être telle que la ligne de glissement la plus
défavorable du talus soit située entre la crête et le fossé.
La partie de terrain située entre la crête et le fossé doit être profilée avec une
contre pente vers le fossé.
Instruire les riverains sur la nécessité du maintien en bon état de fonctionnement
du fossé de crête.
1 - berme de talus
Avec une largeur allant de 1 à 3m et dotée d'une pente vers le fossé pour éviter la
stagnation d'eau, la berme du pied de talus contribue à la protection des dispositifs de
drainage, et facilite le passage des engins d'entretien.
11
[Link]
Un réseau de drains profonds sub-horizontaux
Le rabattement par tranchées drainantes placées en amont du talus, au delà de
la ligne de glissement potentielle.
Pour plus de détails ( voir annexes).
Remarque
Les talus de remblais sont faciles à traiter, mais encore faut-il que l'emprise soit
suffisante pour assurer la stabilité mécanique.
La facilité de leur traitement provient aussi du fait qu'ils sont réalisés par un matériau
d'apport normalement contrôlé et bien compacté.
EXECUTION ET ENTRETIEN
a) Exécution
Lors de l'exécution d'un talus il est déconseillé d'utiliser les outils de terrassement
munis de dents, ces outils, laissent des sillons dans le sol, qui seront par la suite des
amorces de ravins.
Il faut que la pente soit la plus régulière possible, et que la surface soit lisse.
Dans le cas des talus de déblai, il y a intérêt de procéder à la finition des talus au fur et
à mesure de l'approfondissement.
b) Entretien
Les systèmes de protection doivent être en bon état de fonctionnement.
La végétation anti - érosive doit être suivie dans son développement, et empêchée ou
limitée dans les systèmes de drainage.
Les exutoires des drains de captage de sources ou de rabattement des nappes doivent
être dégagés.
Les parties du talus éboulées doivent être régulièrement réaménagées et confortées
après avoir cherché les causes.
Correction des ravins actifs par des constructions en pierres sèches par des gabions si
c'est nécessaire.
Les risbermes doivent être dégagées des débris du terrain, de la végétation gênante et
de tout obstacle s'opposant à l'écoulement des eaux.
Les fossés de crête doivent faire l'objet d'une attention particulière.
Les sédiments déposés par l'eau doivent être évacués dans un lieu approprié.
RECOMMANDATIONS
Les fossés de crête devront être évités car leur efficacité est rarement durable.
Il est aussi recommandé de procéder à la correction des ravins actifs par des
constructions en pierres sèches et par des gabions si c'est nécessaire.
12
[Link]
2ème PARTIE :
DRAINAGE DU CORPS DE LA CHAUSSEE
POSITION DU PROBLEME
Le drainage du corps de la chaussée a pour but de limiter, en durée et en quantité, la
présence à l'intérieur du corps de la chaussée d'eau libre pouvant former une nappe
suspendue.
La présence de l'eau libre représente un danger pour la structure. Elle entraîne en effet,
une perte de portance due à l'augmentation de la teneur en eau, des remontés de fines
causant la contamination des couches inférieures et le décollement des couches de
surface.
COLLECTE DE DONNEES
a) Reconnaissance du problème
La présence de l'eau dans le corps de la chaussée peut se manifester par différents
types de dégradations :
13
[Link]
OBJECTIFS A ATTEINDRE
Eliminer ou réduire les effets de l'eau accumulée dans la chaussée et dans le sol
de fondation ;
Rabattre les nappes proches des ouvrages ;
Intercepter les remontées capillaires ;
Eliminer les effets de bord ;
Capter et collecter les eaux infiltrées dans les terres pleins et aménagements
annexes.
SYSTEMES ADOPTES
Le drainage des eaux internes peut se faire par des:
Couches drainantes ;
Tranchées drainantes (longitudinale et transversale) ;
Drains en arrête de poisson ;
Ecrans drainants de rive de chaussée.
Tous ces systèmes se caractérisent par un point commun qui est l'utilisation des
matériaux drainants.
Remarque : En traçant les courbes granulométriques des GNF et GNT proposées par
le C.S.T Marocain il s'est avéré que les GNF ne peuvent drainer les GNT car elles ne
répondent pas aux critères de TERZAGHI.
COUCHE DRAINANTE
DEFINITION
La couche drainante est un tapis de matériaux drainants supportés par le sol de
fondation ou éventuellement par la couche de forme.
On fait appel à cette technique de drainage interne, surtout lors des renforcements des
chaussées existantes.
DIMENSIONNEMENT
Dimensionner une couche drainante revient à déterminer son épaisseur H. Elle doit
satisfaire à certains critères à savoir :
Epaisseur suffisante pour que la frange capillaire n'atteigne pas la couche
supérieure ;
Epaisseur compatible avec la portance exigée pour supporter les contraintes du
trafic ;
Epaisseur ayant un minimum de 20 cm.
SCHEMA REPRESENTATIF
DOMAINE D'APPLICATION
Sous les accotements et le fossé latéral, pour drainer les eaux infiltrées à travers
l'accotement ;
Sur toute la largeur de la chaussée, s'il y a risque de remontées capillaires, dans
ce cas la couche drainante doit être connectée à une tranchée drainante
longitudinale ;
15
[Link]
Lors des travaux d'élargissement pour assurer une continuité du drainage
interne;
Aux points bas du profil en long où il y a risque d'accumulation des eaux ;
Passage déblai - remblai ou profil mixte ;
Sous les accotements des chaussées renforcées ;
Points bas du profil, appliquée sur toute la largeur de la chaussée.
EXECUTION
Il faut tenir compte des éléments suivants :
Bonne communication avec le système de collecte (drains, fossés..);
Respecter la pente de 6% à la base de la couche;
Prévoir une couche anti - contaminante d'épaisseur de 10 cm.
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
Fossés et exutoires entretenus pour éviter la stagnation d'eau entraînant le
mauvais fonctionnement de la couche drainante;
Evaluation continue du bon fonctionnement de la couche drainante.
Remarque : La couche drainante est le moyen le plus fiable mais il faut une justification
économique de son utilisation à cause du surcoût.
Au Maroc c'est la technique des drains en arrête de poisson qui est la plus utilisée.
DOMMAINE D'APPLICATION
Sous les accotements dans le cas :
d'un renforcement d'une chaussée existante;
d'un élargissement.
OBJECTIFS A ATTEINDRE
Evacuer l'eau infiltrée dans le corps de la chaussée qui se trouve piéger entre
l'ancienne chaussée moins perméable et l'accotement ;
Assurer la continuité du drainage interne.
DIMENSIONS
16
[Link]
Les dimensions à donner aux drains en arrête de poisson sont les suivantes :
40 cm de largeur
dans le cas d'un renforcement, ils doivent empiéter dans l'ancienne chaussée de
0,50 à 1 m
- la distance entre deux drains successifs est 20 m.
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
Dans le cas du raccordement avec un fossé, il faut veiller à ce que l'aval des
drains soit bien dégagé, et le fossé aussi profond que possible, de façon à ne
pas introduire dans la chaussée, les eaux collectées.
Il faut s'assurer que l'extrémité amont de la couche de la G.N.T ne puisse jamais
être plus basse que le niveau le plus haut de l'eau dans le fossé.
17
[Link]
TRANCHEE DRAINANTE TRANSVERSALE
DEFINITION
C'est une saignée réalisée dans le sol de fondation pour capter les eaux infiltrées dans
le corps de la chaussée. Elle est soit transversale soit en biais de 60 ° par rapport à
l'axe de la route.
DOMAINE D'APPLICATION
Les points bas du profil en long ;
Passage déblai – remblai ;
Elargissement de plates formes ;
Profil mixte.
OBJECTIFS A ATTEINDRE
Accélérer l'évacuation des eaux dans les points bas du profil
Intercepter l'écoulement de l'eau lorsque la pente longitudinale dépasse la pente
transversale (pour minimiser le chemin d'écoulement ).
DIMENSION
EXECUTION
Fouilles exécutées à sec ;
Toute partie du tuyau ou du filtre souillé doit être remplacée ;
Drains construits de l'amont vers l'aval pour éviter la contamination par les eaux
superficielles ;
Matériaux filtrant mis en couches minces et compacté à la main jusqu'à la
hauteur de 30 cm au delà de laquelle on utilise un engin mécanique léger.
18
[Link]
TRANCHEE DRAINANTE LONGITUDINALE
DEFINITION
C'est une tranchée exécutée au bord de la chaussée, remplie de matériaux drainants et
éventuellement d'un drain servant à la collecte des eaux.
OBJECTIFS A ATTEINDRE
l Conduire les eaux évacuées latéralement par la couche drainante et les drains en
DOMAINE D'APPLICATION
Lorsque l'emprise de la route est étroite et on ne peut pas exécuter des fossés
latéraux profonds;
Sous les fossés revêtus;
Lorsque la pente du profil en long est faible.
DIMENSIONS
19
[Link]
Remarque
Q est en général faible et conditionne rarement le choix du diamètre intérieur du tuyau .
On prend 6 cm au minimum, pour les tuyaux en poterie 10 cm au minimum, pour les
tuyaux en béton.
Pour un bon fonctionnement de l'ouvrage, il faut placer le tuyaux au dessous de la
couche drainante, si les conditions de l'exutoire le permettent.
Les tranchées drainantes sont munies de chambres de visite où débouchent les eaux
vers des fossés ou collecteurs enterrés.
EXECUTION
Fouilles exécutées à sec;
Toute partie du tuyau ou du filtre souillé doit être remplacée ;
Drains construits de l'amont vers l'aval pour éviter la contamination par les eaux
superficielles ;
Matériaux filtrant mis en couches minces et compacté à la main jusqu'à la
hauteur de 30 cm au delà de laquelle on utilise un engin mécanique léger.
DOMAINE D'APPLICATION
L'emploi d'un EDRC s'impose selon le type de route, le type de sol et le climat:
a) le type de route
1- chaussée neuve
Lorsque la solution de l'imperméabilisation des accotements ne peut pas être
envisagée, ou lorsque le sol de fondation est en déblai ou au voisinage du terrain
naturel.
2- chaussée existante
La recommandation d'un EDRC ne peut se faire qu'après un diagnostic des
dégradations. La constatation de fortes déflexions et affaissements de rive par rapport à
ceux de l'axe est un signe d'un effet de bord.
La résurgence d'eau chargée de fines en est un autre.
Dans le cas où la cause ne peut pas être décelée, il semble prudent d'inclure un EDRC
dans le projet d'amélioration de la route.
b) le sol
Dans tous les sols à forte succion (argiles fines).
c) le climat
20
[Link]
Dans les régions où le phénomène du gel et dégel est limitée et où la nappe ne se
rapproche pas du sol de fondation (1m mini).
Dans tous les cas le besoin de drainage doit être mis en évidence par une étude
géotechnique.
DISPOSITION CONSTRUCTIVE
RS : revêtement superficiel
CF : couche de fondation
SF : sol de fondation.
DIMENSIONS
H = 1.00 à 1.20 m
L = 0.15 m minimum = 0,25 m maximum
D : diamètre du drain collecteur
= 50 mm recouvert de fentes de largeur de 0.9 à 2 mm
= 0.25 m maximum
b) EDRC préfabriqué
1 - EDRC à âme en polyéthylène ou polypropylène entouré d'un géotextile avec une
cuvette étanche à la base du drain PVC.
2 - EDRC à âme drainante en géotextile associée à un collecteur, le tout enveloppé
dans un filtre géotextile. les dimensions sont :
H de 0.50 à 1.00 m
L de 0.20 à 0.25 m
21
[Link]
EXECUTION
Excavation de la tranchée par les engins mécaniques ;
Pose de l'écran. Elle doit être plaquée contre la rive de la chaussée ;
Remblayer la tranchée ;
Compactage du remblai ;
Imperméabilisation du dessus de l'écran.
RECOMMANDATIONS
L'utilisation d'écran capillaire doit se justifier économiquement en le comparant à
d'autres dispositifs de drainage (tranchée drainante, imperméabilisation d'accotement,
..).
Un écran capillaire ne peut ni permettre le rabattement d'une nappe ni lutter contre le
phénomène du gel - dégel que si celui-ci est faible.
22
[Link]
3ème PARTIE :
COLLECTE DES EAUX
COLLECTE DE DONNEES
Données pluviométriques;
Données topographiques : forme du terrain (pentes) ;
Données géotechniques : nature du sol (érosion) ;
Données hydrologiques : détermination du bassin versant et du débit de
dimensionnement du projet.
OBJECTIFS A ATTEINDRE
Conduire les eaux de l'emprise de la route vers l'exutoire naturel ou aménagé,
dans un délai convenable en maîtrisant les débits, afin d'éliminer et de diminuer
le danger qu'elles constituent pour la route.
Plusieurs ouvrages sont utilisés pour répondre à cet objectif ; à titre d'exemple on
cite :
Fossé revêtu ou non
Canalisations enterrées
Caniveaux
Filets d'eau en surface ou avec tuyau souterrain et avaloirs
Passages souterrains.
23
[Link]
DOMAINE D'APPLICATION
Pied de talus de remblai;
Pied de talus de déblai;
Terrain naturel.
DIMENSIONS
Remarque
24
[Link]
DOMAINE D'APPLICATION
Pied de talus de déblai
Pied de talus de remblai
lAu droit du terrain naturel.
DIMENSIONS
Remarque
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
Il faut procéder à l'entretien et le curage de tels fossés avant les saisons
pluviales.
S'il y a risque d'érosion dû à une forte pente longitudinale (généralement à partir
de 3,5% ) on a intérêt à couper le fossé en petits barrages pour ralentir les
vitesses, ou à revêtir le fossé(voir partie généralités) :
Schéma représentatif
RECOMMANDATIONS
Si l'emprise de la route est large, il y a intérêt à prévoir des fossés larges de
pente aussi faible que possible pour diminuer la vitesse de l'écoulement.
Le fossé trapézoïdal présente un danger pour l'usager dans
le cas d'un stationnement accidentel ou provisoire.
25
[Link]
le revêtement est en :
béton
enduit asphaltique
perré
DOMAINE D'APPLICATION
il est recommandé dans les zones érodables de :
Pied de talus de déblai
Pied de talus de remblai
DIMENSIONS
Remarque
26
[Link]
Revêtement en :
perrés, pavés ou moellon
maçonnerie
béton préfabriqué ou coulé sur place
en produit bitumineux
DOMAINE D'APPLICATION
Dans les zones érodables de :
pied de talus de déblai
pied de talus de remblai
DIMENSIONS
Remarque :
RECOMMANDATIONS :
L'instruction de la DRCR préconise :
l pour les fossés non revêtus une hauteur de 0.50 m au minimum.
l les fossés revêtus du bord de la chaussée doivent être exécutés sur une tranchée
drainante longitudinale.
La pente longitudinale doit être suffisante pour éviter la stagnation et le dépôt (minimum
1%).
27
[Link]
FILETS D'EAU
DEFINITION
Ce sont des éléments de collecte des eaux de ruissellement placés le long du
revêtement. Ils doivent guider sur de courtes distances les eaux superficielles vers des
ouvrages de capacité supérieure.
Ils peuvent faire partie du revêtement ou constitués de matériaux différents,
préfabriqués en béton, coulés sur place ou en pavage.
ETABLISSEMENT DU PROJET
DIMENSIONS
Type Dimensions (en cm)
a c h
A 5 5 3.5
B 75 7.5 5
C 100 10 6
D 20 10 0
E 20 3 2
Remarque
Les trois premiers types sont coulés sur place et les autres préfabriqués.
La longueur nominale est :
De 1.00 m pour les filets d'eau posés en alignement droit
De 0.50 m pour les filets posés en courbe.
DOMAINE D'APPLICATIONS
Création d'un filet d'eau en bord de plate-forme, ou à l'intérieur d'un ouvrage plus
important revêtu.
Ils sont utilisés en général dans les zones urbaines ou pour des sections en déblai
étroites.
EXECUTION
Pentes des filets d'eau d'au moins 0.8% (0.4% comme limite ) pour éviter la
stagnation.
Lorsque la pente longitudinale de la chaussée est inférieure à cette valeur, on
doit essayer de donner au filet d'eau un profil en zigzag pour avoir une pente
suffisante.
Dans tous les cas, le décrochement de 1 ou 2 cm par rapport à la chaussée nous
permet ceci.
28
[Link]
Remarque
On note que ce type d'ouvrage présente l'avantage d'être favorable à l'aspect sécurité,
d'entretien facile et évite l'infiltration et l'érosion.
Cependant, sa capacité est faible et il nécessite un entretien fréquent (la moindre
obstruction peut dévier l'écoulement).
Dimensions (cm)
épaisseur : 50 mm (± 2 mm)
29
[Link]
EXECUTION
Imperméabiliser l'accotement;
Soigner le raccordement filet d'eau / terrain naturel en ménageant un léger
décrochement.
S'assurer que l'accotement ne constitue pas un obstacle au cheminement de
l'eau vers l'ouvrage.
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
Les filets d'eau sont des éléments dont l'entretien est facile, mais encore faut-il le faire
régulièrement. Il consiste à :
Dégager les éléments pouvant faire obstacle à l'écoulement (manuel ou
mécanique):
Traiter et entretenir les accotements au cas où ils empêchent l'eau decouler vers
le filet d'eau;
Maintenir le filet d'eau (remplacer les parties défaillantes).
AVALOIR
DEFINITION
Un avaloir est un ouvrage qui permet à l'eau s'écoulant sur la chaussée (le plus souvent
le long d'un filet d'eau) de descendre dans un ouvrage situé à un niveau inférieur et
généralement enterré (collecteur, buse de traversée ...).
ROLE
Les fonctions principales d'un avaloir sont les suivantes :
capter toute l'eau superficielle de l'écoulement
descendre l'eau à un niveau inférieur
faciliter l'engagement de l'eau dans l'ouvrage suivant
arrêter les déchets importés par l'eau
laisser les particules fines se déposer (décantation )
éviter la remontée d'effluves d'un réseau d'assainissement unitaire grâce à la
mise en place d'un siphon
30
[Link]
L'avaloir peut être au même niveau que la chaussée il est alors recouvert d'une grille
métallique destinée à permettre le passage des véhicules et d'arrêter les corps
étrangers.
Il peut être aussi encastré dans une file de bordures de trottoir, et de toute façon il doit
assurer sa fonction sans atteinte à la sécurité des usagers.
DIMENSIONS
Les avaloirs ont une ouverture minimale de 30 cm pour les route à faible pente, et 40
cm pour les autres cas.
Remarque
Il faut tendre à diminuer son agressivité tout en veillant :
Au bon fonctionnement de l'ouvrage
A ce qu'il soit visible
On peut rendre l'avaloir favorable à l'aspect sécurité en :
Diminuant la hauteur des murets de retenue des terres
Evitant les parois verticales
Soignant les orientations des grilles.
SURVEILLANCE ET ENTRETIEN
L'entretien courant visera à maintenir et à améliorer toutes les fonctions de l'avaloir. Il
consiste à :
Dégager les grilles
Veiller à l'orientation des grilles ( grilles plates et carrées avec fentes
orthogonales au sens de la circulation )
Nettoyer le fond de l'avaloir (dépôts évacués )
Surveiller le fonctionnement en période pluvieuse
L’entretien peut avoir comme objectif, l'amélioration du fonctionnement de
l'avaloir par l'exécution de modifications limitées :
Reprise du cheminement d'eau (fraisage d'excédent d'enrobé)
Abaissement de la tête de l'avaloir
Elargissement de l'entonnement
Nettoyage de la grille en cas de dépôts importants
Stabilisation des surfaces de l'écoulement.
• Descentes d’eau :
POSITION DU PROBLEME
L'eau collectée en haut des talus et aux bords de la chaussée doit rejoindre le système
d'assainissement qui borde la route.
DEFINITION
Une descente d’eau de talus est un ouvrage préfabriqué mis en place à la surface du
talus ou enterré, qui permet l’acheminement des eaux pluviales vers le système
d’évacuation.
Il existe deux types :
Quant les eaux sont canalisée en remblais on doit prévoir l’aménagement d’une
descente d’eau tous les 40 m environ ; en courbe, cette distance doit être réduite à 30
m du coté intérieur de la courbe.
Les différents espacements entre les descentes d’eau qui figurent dans le tableau ci-
après sont données en fonction de la pente longitudinale :
DOMAINE D'APPLICATION
A la sortie d'une buse au d'un dalot
Aux points de raccordement du fossé de crête à l'exutoire
Il est également possible d’utiliser des tuyaux (PVC) noyés dans les talus de remblai.
Les quelques éléments suivants peuvent guider le choix entre ces deux types de
descentes indépendamment des problèmes de coût.
ENTRETIEN COURANT
Nettoyage et maintenance
Surveillance de l'entonnoir pour voir si toute l'eau s'y écoule au lieu de prendre
un autre chemin.
33
[Link]
4ème PARTIE :
OUVRAGES DE FRANCHISSEMENT
POSITION DU PROBLEME
Naturellement, les routes coupent des cours d'eau permanents ou saisonniers (oueds,
thalwegs, ...). Ces points d'intersection constituent les points les plus dangereux, ils
conduisent souvent soit à la destruction de la voie, soit à sa submersion et dans des
cas à l'interruption de la circulation, ou la diminution de la vitesse.
COLLECTE DE DONNEES
a) Reconnaissance du problème
Pendant la saison pluviale, des petits ruisseaux d'eau s'établissent au bord de la
chaussée ou traversent celle-ci.
Pendant les averses, un nombre important des routes nationales sont impraticables à
cause des crues qui conduisent à des coupures de circulation.
b) Collecte de données
Hauteur d'eau à l'amont et à l'aval
Type d'entrée
La rugosité des parois
Longueur de l'ouvrage
Pente de l'ouvrage.
OBJECTIFS A ATTEINDRE
Le rétablissement des écoulements sans danger ni pour la route ni pour l'usager. Les
buses et dalots sont généralement les ouvrages les plus utilisés.
34
[Link]
DEFINITION
Ce sont des petits ouvrages hydrauliques qui permettent à l'eau de franchir la route, en
passant au dessous de celle-ci. Les buses sont de forme circulaire, en béton armé ou
en métal, alors que les dalots sont de forme rectangulaire, cadres ou portiques,
également en béton armé.
ETABLISSEMENT DU PROJET
Le dimensionnement d'un ouvrage de franchissement dépend, comme il a été déjà
signalé du niveau de l’eau à l'amont et à l'aval de l'ouvrage.
La méthode de DELORME permet d'obtenir un prédimensionnement de l'ouvrage
35
[Link]
DOMAINE D'APPLICATION
Les buses sont généralement utilisées dans les sections où l'on dispose d'une
épaisseur de remblai suffisante (0,80 m minimum). Ils doivent avoir un diamètre minimal
de 80 cm exigé pour l'entretien, et dépassent rarement 120 cm.
Les dalots sont utilisés là où l'on ne dispose pas de remblai suffisant pour l'utilisation
d'une buse, et lorsque les débits à évacuer sont élevés (> 10 m3 / s).
36
[Link]
Les conditions de fondation des ouvrages. Les buses métalliques déformables
sont mieux adaptés aux sols susceptibles de tassements différentiels que les
ouvrages voûtés massifs.
La rapidité et la facilité de mise en œuvre. Les buses métalliques
approvisionnées en éléments facilement transportables et montées sur place
peuvent constituer une solution intéressante pour réduire les déblais d’exécution
ainsi que dans le cas où l’accès au chantier est difficile.
La résistance au choc. Les ouvrages massifs résistent mieux aux chocs
provoqués par le charriage de matériaux solides : cas de torrents de montagne
par exemple.
L’examen des différents critères peut conduire à établir des comparaisons économiques
de solutions différentes qui justifieront le choix retenu.
I.1-Trace en plan
En plan, l’implantation d’un ouvrage hydraulique se fait en principe dans le lit du cours
d’eau, en veillant à assurer un bon alignement entre l’OH et le lit naturel de l’oued
comme illustré dans la figure ci-après.
Quant l’écoulement arrive sur la route avec un angle d’incidence aiguë, le respect du
principe du maintien du lit naturel de l’écoulement décrit ci-haut induit des longueurs
importantes pour les OH à projeter. Il est donc utile d’implanter l’OH de façon droite
(biais = 90°) et de canaliser les eaux à l’amont et à l’aval de façon à garantire la
continuité de l’écoulement.
37
[Link]
Par ailleurs, cette configuration, pour les biais inférieur à 70°, sort du domaine
d’application du logiciel CAD90 pour les dalots. Ce qui induit en plus du surcoût déjà
mentionné, une difficulté conceptuelle qui n’est pas à la porté de tout le monde.
On procède ainsi à une rectification du lit de l’écoulement en veillant à signaler les
protections du coude du nouveau lit et des zones remblayées de l’ancien lit de l’oued.
Ancrage de l’ouvrage
38
[Link]
⇒ Caler l’ouvrage avec une pente plus faible que celle du cours d’eau en faisant
déboucher l’ouvrage :
en flan de talus
en creusant la tête amont par rapport au terrain naturel
39
[Link]
METHODOLOGIE DE CALCUL
1- INTENSITE i: Se définit par le volume d’eau précipité par unité de temps et par
unité de surface: mm3/mm2.s.
2- DUREE t : C’est la durée de l’événement pluvieux. Peut être lue sur les
enregistrements d’un pluviographe.
3- PERIODE DE RETOUR T: Caractéristique statistique qui renseigne sur la
probabilité pour qu’un type d’événement pluvieux se présente en un endroit
donné.
40
[Link]
Relation Intensité Durée et Période de retour
Type de bassins
Les bassins versants peuvent être distingués en deux types :
41
[Link]
Les bassins versants « ruraux » présentent une imperméabilisation inférieure à 20 %.
Le volume ruisselé dépend de nombreux facteurs variables dans le temps, tels que le
couvert végétal, l'antécédent pluviométrique, les pratiques culturales, etc…
Coefficient de ruissellement Cr
La capacité d'un bassin versant à ruisseler est caractérisée par le coefficient de
ruissellement qui est très souvent utilisé en hydrologie de surface. Son calcul et son
emploi sont simples, mais notons qu'il peut conduire à commettre de grossières erreurs.
Ce coefficient est défini comme étant le rapport du volume d'eau ruisselé sur le volume
d'eau total précipité sur le BV.
Coefficient d'imperméabilisation
En l'absence de mesure (cas le plus fréquent) sur les bassins de type Urbain, on utilise,
en assainissement urbain, le rapport des surfaces imperméables raccordées au réseau
à la surface totale du bassin versant.
42
[Link]
Terrain
Couverture Terrain avec Terrain argileux
Morphologie Pente (%) argileux ou
végétale sable grossier compact
limoneux
5ème PARTIE
INSPECTION ET SURVEILLANCE
POSITION DU PROBLEME
L’inspection a pour objet de contrôler périodiquement les systèmes de drainage et ses
dépendances afin d’évaluer son efficacité et détecter toute détérioration susceptible de
porter atteinte au bon fonctionnement du drainage.
COLLECTE DE DONNEES
a) Reconnaissance de problème
Les inspections doivent être organisées de la manière suivante :
Une première inspection avant les pluies pour assurer le bon fonctionnement du
système de drainage existant (curage, entretien ....).
Une deuxième inspection pendant les pluies afin de déceler les anomalies et les
défaillances constatées (stagnation, débordement, mauvaise condition
d’écoulement....)
Une troisième inspection après la saison des pluies pour localiser les
défaillances et anomalies en vue de programmer les interventions à
entreprendre.
b) Objectifs
Assurer un drainage efficace;
Créer un système d’inspection permanent et organisé ;
Préconiser l’entretien adéquat pour chaque partie des ouvrages à drainer.
43
[Link]
PLAN D’ACTION POSSIBLE
La visite par temps des pluies est la méthode de reconnaissance la plus utile, car elle
permet de percevoir immédiatement les problèmes liés au cheminement de l’eau et les
conditions de fonctionnement des ouvrages.
A cette occasion on doit vérifier les défaillances suivantes :
INSPECTION ET SURVEILLANCE
Pour la chaussée : stagnation d’eau, cheminements longitudinaux ;
Pour les accotements : stagnation, érosions ;
Pour les ouvrages longitudinaux : présence ou non d’ouvrages écoulement
assuré ou non, obstacles, sens d’écoulement points hauts, points bas.....
Pour les ouvrages enterrés : différents raccordements, des buses (transversales
ou longitudinales), stagnation par manque d’ouvrage têtes de buses......
Pour l’environnement immédiat de la chaussée : venues d’eau extérieurs
(talwegs, voies adjacentes, drainage agricole); présence d’eau aux abords de
l’emprise (sources...) Il est impératif de compléter cette reconnaissance par
d’autres éléments :
Résurgences sur chaussées
Accotements surélevés ou non
Section en déblai ou en remblai
Relevé des dégradations ponctuelles de la chaussée
Analyse des accidents de la route
Exploitation des mesures de déflexion pour apprécier la portance de la
chaussée.
Durant les dernières décennies, le projeteur accorde, au dimensionnement des couches
de chaussées plus d'importance au critère de portance qu'au système de drainage.
Cependant, diverses expériences ont montré que la pérennité et le niveau de service
d'une chaussée dépend globalement du fonctionnement de son système de drainage.
Toutefois il s'avère nécessaire qu'un projet de drainage soit basé sur des calculs et des
dimensionnements propres aux différents dispositifs, une bonne exécution et un
entretien courant, pour s'assurer de son fonctionnement.
Donc pour améliorer les pratiques en cours, on peut tirer un certain nombre
d'enseignements, à savoir :
1) En matière de drainage, l'économie n'est pas à rechercher dans la réduction du coût
des travaux. Il faut tenir compte des effets d'un mauvais drainage sur le comportement
des chaussées et sur le coût d'entretien nécessaire pour maintenir la qualité du service
attendue par l'usager.
2) Sur le réseau routier existant, il serait recommandé de définir des programmes
d'amélioration de l'assainissement préalables aux opérations d'entretien et de
renforcement.
3) Le principe du drainage interne consiste à évacuer les eaux infiltrées dans le corps
de la chaussée, or cette eau une fois éliminée, il faut l'empêcher de revenir. On peut
songer à favoriser les stratégies de reprofilage ou de traitement et imperméabilisation
des surfaces.
4) La lutte contre le colmatage peut-être faite par usage de géotextiles donnant de bons
résultats (exp. : drains en arrête de poisson..), ceci en tapissant la tranchée drainante
du géotextile. Il y a lieu de garder un équilibre entre la perméabilité et le risque de
contamination. En général, pour les sols fins on adopte de faible perméabilité pour le
géotextile, pour les sols granulaires uniformes et sans fines on adopte des
perméabilités très élevées.
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
44
[Link]
On note aussi les facilitées de mise en œuvre et de construction lors d'utilisation du
géotextile.
5) Pour tout système de drainage utilisé, il est toujours impératif de garder l'exutoire
bien dégagé, débouchant au dessous du niveau d'eau du fossé.
6) Les systèmes de drainage doivent être conçus de manière à simplifier au maximum
leur surveillance et leur entretien (chambres de visites, éléments d'évaluation....).
7) La technique des écrans drainants est à expérimenter au Maroc, pour évaluer ses
avantages et justifier économiquement son utilisation dans le contexte national en
s'inspirant des expériences Belges et Françaises.
8) Le choix d'un ouvrage de drainage devra tenir compte de :
o La sécurité de l'usager.
o L'entretien et exploitation
o Dimensionnement mécanique.
o Conditions économiques.
9) En ce qui concerne les matériaux drainants, les structures de chaussées avec GNA
ou GNB sur GNF ne sont pas autodrainables.
En effet, et malgré la perméabilité croissante du haut en bat, elles ne satisfont pas au
critère de TERZAGHI.
10) Une attention particulière sera portée sur les dispositifs de drainage en cas de
renforcement ou d'élargissement de chaussées existantes.
ANNEXES
ANNEXE I
Pour des chaussées en enrobé, l’épaisseur de la lame d’eau est calculée par la formule
suivante :
ANNEXE II
La vitesse d’écoulement peut être calculée par la formule de Manning- Strickler :
ANNEXE III
Dans cet annexe, on présente quelques techniques de rabattement des nappes tirées
du “Guide de Confortement des Talus Naturels Instables”, Edition Mars 1996. Elles se
présentent comme suit :
Tranchées drainantes
Eperons drainants
Drains sub-horizontaux
46
[Link]
ANNEXE IV
Perméabilité des matériaux :
Blocage 40 à 80
ANNEXE V
Dans les climats tempérés, l’infiltration uniforme dans les revêtements peu perméables
(K < 10-6 cm/s) est pratiquement continue avec un taux de l’ordre de 10-7 cm/s au plus.
Par contre, dans des revêtements perméables (K > 10-3 cm/s) l’infiltration est
discontinue et son taux peut atteindre l’ordre de 10-4 cm/s.
Les infiltrations localisées dans des fissures et des joints ouverts ne peuvent
généralement pas être évaluées à défaut de données relatives à l’emplacement et à la
largeur des fentes.
ANNEXE VI
Le dimensionnement de la couche drainante, au critère d’évacuation, se fait par la
formule suivante :
ANNEXE VII
Evaluation de la capacité des collecteurs :
La formule la plus utilisée est celle de Manning-Stricker :
47
[Link]
ANNEXE VIII
Prédimensionnement des ouvrages de franchissment
La formule de DELORME sous sa forme générale:
0,8h < H < 1,2h où h est la hauteur du dalot (resp diamètre de la buse)
48
[Link]
Affouillement total
La hauteur d’affouillement total est la somme de la hauteur d’affouillement normal et de
la hauteur d’affouillement dû au rétrécissement du lit de l’oued.
Mac-Math Oui
Mallet-Gauthier Oui
Fuller II Oui
Régionale Oui
50
[Link]
Royaume du Maroc
Casablanca
DRAINAGE ET ASSAINISSEMENT
ROUTIER
A Casablanca le 30-09-2013
51