Loi94 117
Loi94 117
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SOMMAIRE
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TITRE I
DE L’APPEL PUBLIC A L’EPARGNE
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CHAPITRE 1 : DE LA NOTION DE L’APPEL PUBLIC A L’EPARGNE
Article premier :
1. Les sociétés qui sont déclarées comme telles par leurs statuts.
2. Les sociétés dont les titres sont admis à la cote de la Bourse.
3. Les banques et les sociétés d’assurances quel que soit le nombre de leurs
actionnaires.
4. Les sociétés dont le nombre d’actionnaires est égal ou supérieur à cent.
5. Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières.
6. Les sociétés et les organismes autres que les organismes de placement collectif
en valeurs mobilières qui, pour le placement de leurs titres, recourent soit à des
intermédiaires, soit à des procédés de publicité quelconques, soit au démarchage.
Article 2
Sans préjudice des dispositions relatives aux publications exigées et prévues par la
législation en vigueur, toute société ou organisme qui émet des valeurs mobilières ou
produits financiers par appel public à l’épargne, doit chaque fois et au préalable,
publier un prospectus destiné à l’information du public et portant notamment sur
l’organisation de la société ou de l’organisme, sa situation financière et l’évolution de
son activité ainsi que les caractéristiques et l’objet du titre ou du produit émis.
Le prospectus est préparé selon des modèles fixés par le Conseil du Marché
Financier visé à l’article 23 de la présente loi.
Les sociétés et les organismes émetteurs, lors de l’admission de leurs titres à la cote
de la Bourse, ainsi que les personnes concernées par les offres publiques
conformément aux conditions prévues au Règlement Général de la Bourse visé à
l’article 29 de la présente loi, doivent préparer et publier des prospectus d’admission
ou des prospectus d’offre conformément aux conditions prévues par les alinéas ci-
dessus du présent article.
L’Etat et les collectivités publiques locales ne sont pas soumis aux formalités
prévues par le présent article.
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- les rapports du ou des commissaires aux comptes visés, selon le cas, aux articles
200, 269 et 472 du code des sociétés commerciales. Lesdits rapports doivent
contenir une évaluation générale du contrôle interne.
Article 3 bis
Les sociétés faisant appel public à l'épargne doivent publier au bulletin officiel du
conseil du marché financier et dans un quotidien paraissant à Tunis, leurs états
financiers annuels accompagnés du texte intégral de l'opinion du commissaire aux
comptes dans les délais visés à l'article 3 de la présente loi.
Toutefois, à des fins de publication dans le quotidien, les sociétés peuvent se limiter
à publier les notes sur les états financiers obligatoires et les notes les plus
pertinentes sous réserve de l'obtention de l'accord écrit du commissaire aux
comptes.
Article 3 ter.
Les sociétés faisant appel public à l'épargne doivent, dans les quatre jours ouvrables
qui suivent la date de la tenue de l'assemblée générale ordinaire, déposer ou
adresser au conseil du marché financier et à la bourse des valeurs mobilières de
Tunis :
- les documents visés à l'article 3 de la présente loi s'ils ont été modifiés,
- les résolutions adoptées par l'assemblée générale ordinaire,
- l'état d'évolution des capitaux propres en tenant compte de la décision d'affectation
du résultat comptable,
- le bilan après affectation du résultat comptable, - la liste des actionnaires,
- la liste des titulaires des certificats de droit de vote,
- la liste des titulaires d'obligations convertibles en actions.
Article 3 quater
Les sociétés faisant appel public à l'épargne doivent publier au bulletin officiel du
conseil du marché financier et dans un quotidien paraissant à Tunis dans un délai de
trente jours après la tenue de l'assemblée générale ordinaire au plus tard :
- les résolutions adoptées par l'assemblée générale ordinaire,
- l'état d'évolution des capitaux propres en tenant compte de l'affectation du résultat
comptable,
- le bilan après affectation du résultat comptable,
- les états financiers lorsqu'ils ont subi des modifications.
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Article 3 quinter
Les sociétés faisant appel public à l'épargne doivent déposer au conseil du marché
financier et à la bourse des valeurs mobilières de Tunis ou leur adresser quinze jours
au moins avant la date de la tenue de l'assemblée générale extraordinaire :
- l'ordre du jour et le projet des résolutions proposées par le conseil d'administration
ou par le directoire,
- le rapport du ou des commissaires aux comptes éventuellement,
- les documents mis à la disposition des actionnaires comme appui aux résolutions
proposées.
Les résolutions sont adressées au conseil du marché financier et à la bourse des
valeurs mobilières de Tunis dès leur adoption par l'assemblée générale.
Article 4
Article 5
Est considérée offre publique, l’offre émanant d’une personne physique ou morale,
en vue d’acheter, échanger, vendre ou retirer un bloc de titres émis par une société
faisant appel public à l’épargne, à des conditions de réalisation et de prix différentes
de celles du marché.
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et de déclarer le nombre total d'actions et de droits de vote qu'elle y détient
conformément aux conditions fixées par règlement du conseil du marché financier.
Cette déclaration est également faite dans le même délai et aux mêmes organismes
lorsque la participation au capital ou le nombre des droits de vote devient inférieure
aux seuils prévus au premier alinéa du présent article.
Pour les sociétés d'investissement à capital variable et les fonds communs de
placement en valeurs mobilières la déclaration incombe au gestionnaire.
Les dispositions de l'article 40 de la présente loi sont appliquées aux contrevenants
aux dispositions du présent article.
Article 9
Pour déterminer les seuils de participation visés à l’article 8 de la présente loi, sont
assimilés aux actions et aux droits de vote détenus par la personne tenue à
déclaration:
1. Les actions ou les droits de vote détenus pour son compte par d’autres
personnes.;
2. Les actions et les droits de vote détenus par les sociétés qu’elle contrôle;
3. Les actions et les droits de vote détenus par un tiers avec qui elle agit de
concert;
4. Les actions et les droits de vote qu’elle même ou l’une des personnes visées aux
sous- paragraphes 1 à 3, est en droit d’acquérir à sa seule initiative en vertu d’un
accord préalable.
Pour les fonds communs de placement, les seuils de participation sont déterminés
compte tenu du total des actions détenues dans une même société, par l’ensemble
des fonds communs gérés par un même gérant.
Article 10
L’action de concert est un accord conclu entre des personnes physiques ou morales
en vue d’acquérir, d’exercer ou de céder des droits de vote, pour mettre en oeuvre et
suivre une politique commune vis à vis d’une société faisant appel public à l’épargne.
Ladite action est légalement présumée exister:
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3. entre des sociétés contrôlées par la même ou les mêmes personnes.
Au sens de la présente loi une société est réputée comme société holding vis à vis
d’une autre société considérée comme soumise à son contrôle:
Article 11
En vue de calculer les différents seuils de participation, et au plus tard dans les
quinze jours qui suivent l’assemblée générale, toute société faisant appel public à
l’épargne informe ses actionnaires et le Conseil du Marché Financier du nombre total
de droits de vote existant à la date de la tenue de cette assemblée. Dans la mesure
où, entre deux assemblées générales, le nombre de droits de vote varie d’un
pourcentage fixé par le Conseil du Marché Financier par rapport au nombre déclaré
antérieurement, la société lorsqu’elle en a connaissance informe ses actionnaires et
le Conseil du Marché Financier du nouveau nombre à prendre en compte.
Article 12
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Article 13
La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis diffuse sur ses marchés le contenu de la
déclaration visée à L’article précédent. La société émettrice en informe les autres
actionnaires dans la plus proche assemblée générale avec inscription du contenu de
la déclaration à un point séparé à l’ordre du jour.
Article 14
Article 15
A défaut d’avoir été régulièrement déclarées dans les conditions prévues aux articles
précédents, les valeurs mobilières détenues en franchissement de seuils sont
privées du droit de vote pour toute assemblée d’actionnaires qui se tiendrait dans les
3 années qui suivent la date de la régularisation effectuée spontanément par
l’intéressé ou après avoir été contraint à le faire par le Conseil du Marché Financier
suite à la constatation du franchissement susvisé.
Article 16
Les actionnaires des sociétés d’investissement à capital variable ne sont pas soumis
aux dispositions du présent chapitre.
Article 17
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Article 18
En cas d’appel de libération du capital resté sans effet, les sociétés faisant appel
public à l’épargne peuvent, après avoir accompli toutes les formalités légales,
réglementaires et statutaires pour recouvrer le capital dû, procéder à l’exécution en
bourse, même sur duplicata et sans aucune autorisation de justice, des actions non
entièrement libérées revenant à l’actionnaire défaillant. L’exécution en bourse se fait
aux risques et périls de l’actionnaire défaillant et sous sa responsabilité.
La société qui requiert l’exécution en bourse doit justifier qu’il a été fait appel du
capital restant dû ou d’une tranche du capital restant dû, de façon expresse et non
équivoque, et que l’actionnaire a fait défaut à cet appel.
L’appel du capital restant dû ou d’une tranche du capital restant dû peut être porté à
la connaissance des actionnaires par voie de presse ou tout autre moyen.
L’actionnaire ne peut être mis en défaut qu’après l’extinction du délai qui lui est
imparti par une lettre recommandée de mise en demeure avec accusé de réception.
Les clauses d’agrément et de préemption prévues dans les statuts des sociétés
faisant appel public à l’épargne sont inopposables à l’acquéreur des actions non
entièrement libérées conformément aux dispositions du présent article.
Les sociétés admises à la cote de la bourse peuvent acheter les actions qu’elles
émettent en vue de réguler leurs cours sur le marché.
A cette fin, l’assemblée générale ordinaire doit avoir expressément autorisé le
conseil d’administration de la société à acheter et à revendre ses propres actions en
bourse.
Le conseil d’administration fixe notamment les conditions d’achat et de vente des
actions sur le marché, le nombre maximum d’actions à acquérir et le délai dans
lequel l’acquisition doit être effectuée.
Cette autorisation ne peut être accordée pour une durée supérieure à trois ans. La
société ne peut détenir plus de 10 % des actions déposées auprès de la société de
dépôt, de compensation et de règlement prévue par l’article 77 de la présente loi.
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Ces actions doivent être mises sous la forme nominative et entièrement libérée lors
de l’acquisition.
La société doit disposer, au moment de la décision de l’assemblée générale de
réserves autres que les réserves légales, d’un montant au moins égal à la valeur de
l’ensemble des actions à acquérir calculée sur la base du cours justifiant la
régulation du marché.
Les actions détenues par la société émettrice ne donnent droit ni aux dividendes, qui
doivent être déposés dans un compte de report à nouveau, ni au droit de
souscription en cas d’augmentation de capital en numéraire, ni au droit de vote. Elles
ne sont pas prises en considération pour le calcul des différents quorums.
Avant de procéder à l’exécution de la décision de l’assemblée précitée, la société
doit en informer le conseil du marché financier. A la clôture de l’opération de
régulation, la société adresse au conseil du marché financier un rapport détaillé sur
son déroulement et sur les effets qu’elle a engendrés.
Article 20
Les sociétés, dont les titres de capital ou donnant accès au capital admis à la cote
de la Bourse, sont tenues de déposer, au conseil du marché financier et à la bourse
des valeurs mobilières de Tunis ou de leur adresser, outre les documents prévus à
l'article 3 de la présente loi, des indicateurs d'activité fixés selon les secteurs, par
règlement du conseil du marché financier, et ce, au plus tard vingt jours après la fin
de chaque trimestre de l'exercice comptable.
Lesdites sociétés doivent procéder à la publication desdits indicateurs trimestriels au
bulletin officiel du conseil du marché financier et dans un quotidien paraissant à
Tunis.
Article 21 bis
Les sociétés, dont les titres de capital ou donnant accès au capital sont admis à la
cote de la Bourse, sont tenues de déposer, au conseil du marché financier et à la
bourse des valeurs mobilières de Tunis ou de leur adresser, au plus tard deux mois
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après la fin du premier semestre de l'exercice comptable sur supports papiers et
magnétique, des états financiers intermédiaires accompagnés du rapport intégral du
ou des commissaires aux comptes les concernant.
Lesdites sociétés publient les états financiers intermédiaires accompagnés du texte
intégral du rapport du ou des commissaires aux comptes, au bulletin officiel du
Conseil du Marché financier et dans un quotidien paraissant à Tunis après leur dépôt
ou leur envoi au conseil du marché financier, et ce, dans le même délai.
Toutefois, à des fins de publication dans le quotidien, les sociétés peuvent se limiter
à publier les notes sur les états financiers obligatoires et les notes les plus
pertinentes sous réserve de l'obtention de l'accord écrit du commissaire aux
comptes.
Article 21 ter.
Les sociétés mères, dont les titres de capital ou donnant accès au capital sont admis
à la cote de la Bourse et qui sont à leurs tours des sociétés filiales d'autres sociétés,
doivent établir des états financiers consolidés conformément à la législation
comptable en vigueur.
Les obligations de dépôt et de publication prévues aux articles 3, 3 bis, 3 quater et 3
quinter de la présente loi sont appliquées aux sociétés dont les titres de capital ou
donnant accès au capital sont admis à la cote de la Bourse et sont tenues d'établir
des états financiers consolidés conformément à la législation comptable en vigueur
et aux dispositions du premier paragraphe du présent article.
Lesdites sociétés doivent déclarer toutes leurs relations avec toutes les personnes
qui appartiennent au groupe de sociétés ou qui participent à sa gestion.
Article 22
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TITRE II
DU CONSEIL DU MARCHE FINANCIER
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CHAPITRE 1 : DE LA CREATION ET DES RESSOURCES
DU CONSEIL DU MARCHE FINANCIER
Article 23
Article 24
Article 25
Le Conseil du Marché Financier est composé d’un président et des neuf membres
suivants
Article 26
- une redevance perçue sur la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis et calculée
sur la base du volume des transactions qui sont réalisées sur ses marchés ou
enregistrées auprès d’elle;
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- une redevance perçue sur la société de dépôt, de compensation et de règlement de
titres et calculée sur la base de son chiffre d’affaires;
- une redevance perçues sur les organismes de placement collectif en valeurs
mobilières et calculée sur la base des actifs gérés;
- une commission sur les émissions nouvelles de valeurs mobilières et produits
financiers réalisées par appel public à l’épargne;
- une commission sur le visa des publications exigées par la réglementation en cas
d’émission nouvelle, d’admission en Bourse et de lancement d’offres publiques;
- du revenu de ses biens;
- du revenu provenant des prestations de service qui ne rentrent pas dans l’exercice
de ses missions habituelles;
- des produits de réalisation d’élément d’actif;
- des aides et de dons d’organismes nationaux ou étrangers que le Conseil du
Marché Financier accepte après approbation de l’autorité compétente;
- des dotations budgétaires.
Les taux et les modalités de perception des commissions et redevances sont fixés
par arrêté du Ministre des Finances.
Article 27
Article 28
Article 29
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− les règles relatives à l’organisation et au fonctionnement du marché et à la
suspension des négociations;
− les règles relatives à l’admission, aux négociations et à la radiation des valeurs
mobilières et produits financiers;
− les conditions dans lesquelles les projets d’acquisition de blocs de contrôle et de
blocs de titres sont déclarés et réalisés, ainsi que les offres publiques obligatoires
et les offres publiques facultatives, les conditions dans lesquelles elles sont
initiées, acceptées, réalisées et réglées ainsi que les procédures à suivre et les
moyens de défense et de garanties.
Article 30
Les décisions individuelles sont des décisions qui n’ont pas un caractère
réglementaire que le Conseil du Marché Financier prend dans le cadre de sa mission
et qui sont notamment relatives:
Les communiqués par extrait des décisions individuelles sont publiés chaque fois
que leurs effets intéressent les tiers.
Article 32
Le Conseil du Marché Financier s’assure que les publications prévues par les
dispositions législatives et réglementaires sont régulièrement effectuées par les
sociétés et les organismes faisant appel public à l’épargne tels que définis par
l’article premier de la présente loi.
Article 33
Article 34
Le Conseil du Marché Financier est habilité à recevoir de tout intéressé les pétitions
et plaintes qui entrent, par leur objet, dans sa compétence et à leur donner les suites
qu’elles comportent dans un délai de deux mois à partir de la date de leur réception.
Article 35
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étrangers conformément aux lois et règlements en vigueur, et dans des conditions
fixées par décret.
Ces investigations sont effectuées par des agents assermentés et habilités à cet
effet par le Conseil du Marché Financier et choisis parmi les fonctionnaires
équivalents au moins à la catégorie «A» visée par la loi 83-112 du 12 décembre
1983 portant statut général des personnels de l’Etat et des collectivités publiques
locales et des établissements publics à caractère administratif.
Le secret professionnel ne peut être opposé dans le cadre des investigations visées
au premier paragraphe du présent article.
Article 37
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l’agence de publicité ou du responsable du support publicitaire la mise à leur
disposition les messages diffusés.
6. Convoquer et entendre toutes les personnes susceptibles de leur fournir des
informations en rapport avec leur mission.
Article 38
Article 39
Les investigations sont constatées par procès-verbal établi et signé par deux
enquêteurs du Conseil du Marché Financier qui doivent, au préalable, indiquer leur
identité et les pièces de leur habilitation.
Tout procès-verbal doit comporter le cachet du service dont relèvent les enquêteurs
ainsi que les déclarations de la personne entendue ou son refus.
La personne entendue peut se faire assister par un conseil de son choix au stade de
l’audition et au stade de l’établissement du procès-verbal. La personne entendue lors
de l’établissement du procès-verbal, est tenue de le signer. Au cas où le procès-
verbal est établi en son absence ou au cas où elle refuse de le signer, mention en
est faite sur le procès-verbal.
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Les procès-verbaux remplissant les conditions ci-dessus énoncées sont transmis par
le Conseil du Marché Financier au Procureur de la République auprès du tribunal de
première instance de Tunis accompagnés des demandes.
Le Conseil du Marché Financier peut ordonner toute personne de mettre fin aux
pratiques contraires à ses règlements lorsque ces pratiques ont pour effet de:
Le Conseil du Marché Financier lors d’une réunion de son collège tenue à cet effet,
peut, après respect des procédures garantissant les droits de défense, prononcer à
l’encontre des auteurs des pratiques ci-dessus visées une amende au profit du
Trésor Public qui ne peut excéder 20 000 dinars et lorsque des profits ont été
réalisés, cette amende peut atteindre le quintuple du montant des profits réalisés à
condition que le montant de l’amende soit fonction de la gravité des manquements
commis et en relation avec les avantages ou les profits tirés de ces manquements,
Le Conseil du Marché Financier peut également ordonner aux frais des intéressés la
publication de ses décisions dans les journaux qu’il désigne dans les 15 jours qui
suivent l’ordre de publier.
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Le paiement des amendes se fait au moyen d'état de liquidation dressé par le
président du conseil du marché financier ou par son mandataire légal et rendu
exécutoire par le président du tribunal de première instance de Tunis.
Article 41
Article 42
Toute infraction aux lois et règlements ainsi que tout manquement aux règles et
usages professionnels applicables aux personnes visées à l’article 41 de la présente
loi donnent lieu à sanction par le collège du Conseil du Marché Financier érigé en
conseil de discipline.
Les sanctions sont l’avertissement ou le blâme et, pour les personnes autres que la
Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis et la société de dépôt, de compensation et
de règlement de titres, l’interdiction à titre temporaire ou définitif de tout ou partie de
l’activité et, le cas échéant, le retrait de l’agrément.
Aucune sanction ne peut être prononcée sans que la personne concernée, ou son
représentant qualifié, n’ait été entendue ou dûment convoquée. Elle peut se faire
assister par un conseil de son choix.
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Tunis visé à l’article 66 de la présente loi ou de la moitié du nombre de ses
membres.
Article 43
Article 44
Il peut aussi, pour les mêmes raisons et dans les mêmes conditions, ordonner par
voie de référé les personnes visées de faire ce qu’exigent les lois et les règlements.
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Article 45
Article 46
Article 47
Article 48
Il agréé les intermédiaires en bourse et désigne, parmi eux, ceux qui sont autorisés à
se livrer aux activités de tenue de marché et ceux qui sont autorisés à effectuer la
contrepartie.
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de titres et assure la tutelle des organismes de placement collectif en valeurs
mobilières.
Il se prononce sur les pétitions et plaintes et fournit son avis aux autorités judiciaires
compétentes dans les cas visés à l’article 86 de la présente loi.
Il donne son avis sur les statuts de l’association des intermédiaires en bourse.
Le collège donne son avis sur les questions que lui soumet le Ministre des Finances.
Article 49
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Il délibère et prend ses décisions à la majorité des membres présents, et en cas de
partage des voix, celle du président est prépondérante. Les décisions du collège ne
sont légalement prises qu’en présence de la majorité de ses membres.
Le Président dresse les états de liquidations qui sont rendus exécutoires par le
Ministre des Finances.
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salaires, les indemnités, les avantages et les honoraires qu’il accorde aux
collaborateurs extérieurs.
Article 51
Article 52
Si la décision n’est pas approuvée, elle cesse de produire ses effets pour l’avenir.
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Article 53
Ils assurent le secrétariat et le suivi des affaires du Conseil du Marché Financier. Ils
préparent et instruisent les dossiers, élaborent les études et accomplissent les
missions que leur confient le président et le collège. Ils sont chargés de la
conservation des dossiers, registres et documents du Conseil du Marché Financier
et ceux qui lui sont légalement remis ou adressés.
Le personnel employé dans les services du Conseil du Marché Financier est tenu au
secret professionnel.
Le personnel employé dans les services du Conseil du Marché Financier est soumis
aux dispositions de la loi 85-78 du 5 août 1985 portant statut général des agents des
offices, des établissements publics à caractère industriel et commercial et des
sociétés dont le capital est détenu directement et entièrement par l’Etat ou les
collectivités publiques locales, à l’exception des dispositions du chapitre 8 de ladite
loi.
Article 54
L’examen des recours contre les décisions du Conseil du Marché Financier, autres
que celles qui ont un caractère réglementaire, relève de la compétence de la Cour
d’appel de Tunis.
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TITRE III
DES INTERVENANTS
DANS LA GESTION DU MARCHE
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CHAPITRE 1 : DES INTERMEDIAIRES EN BOURSE
Article 55
Les intermédiaires en bourse sont les agents chargés, à l’exclusion de toute autre
personne, de la négociation et de l’enregistrement des valeurs mobilières à la
Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, droits s’y rapportant et des produits
financiers. Ils peuvent accomplir en outre, les opérations qui sont en relation avec
ces missions.
L’activité d’intermédiaire en bourse doit être exercée à titre permanent. Elle est
incompatible avec toute autre activité exercée à titre professionnel.
Article 56
Les intermédiaires en bourse peuvent, dans les conditions qui sont fixées par décret
portant statut des intermédiaires en bourse, se livrer aux activités suivantes:
- le conseil financier;
- le démarchage financier;
- la gestion individuelle de portefeuilles;
- le gestion de portefeuilles au profit d’organismes de placement collectif en valeurs
mobilières;
- le placement de valeurs mobilières et de produits financiers;
- la garantie de bonne fin d’émissions pour les entreprises publiques ou privées;
- la contrepartie
- la tenue de marché
- le portage d’actions.
Article 57
Les intermédiaires en bourse sont agréés par le Conseil du Marché Financier après
avis de l’Association des Intermédiaires en Bourse visée à l’article 61 de la présente
loi.
Article 58
Article 59
Article 60
Les intermédiaires en bourse et le personnel placé sous leur autorité sont tenus au
secret professionnel. Ils doivent agir avec loyauté et impartialité en assurant la
primauté des intérêts de leurs clients sur leurs intérêts propres.
Article 61
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Article 62
Article 63
Les intermédiaires en bourse doivent constituer une société anonyme, ayant pour
mission la gestion du marché des valeurs mobilières. Son siège est à Tunis. Elle est
dénommée «Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis».
Elle est régie par les règlements du conseil du marché financier et par les
dispositions du code de commerce dans la mesure où il n’y est pas dérogé par la
présente loi.
Son capital dont le minimum est fixé par arrêté du Ministre des Finances, est
exclusivement souscrit par les intermédiaires en bourse intégralement libéré en
numéraire et détenu en permanence à égalité par eux sauf dérogation spéciale
accordée par le Ministre des Finances, aux intermédiaires en bourse personnes
physiques.
Les prix de souscription et de rachat des actions de la société sont approuvés par
décision du Conseil du Marché Financier sur rapport d’experts qu’il désigne à cette
fin.
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Article 64
Le projet des statuts de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, ainsi que les
modifications qui y sont apportées ultérieurement, doivent être approuvés par le
Ministre des Finances après avis du Conseil du Marché Financier.
Article 65
Article 66
Il peut suspendre l’exécution de toute décision ou mesure qui lui paraîtrait contraire à
la loi ou aux règlements et en référer à l’autorité compétente dans un délai ne
dépassant pas trois jours ouvrables.
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Article 67
Les opérations qui ne donnent pas lieu à négociation sur le marché et qui sont
enregistrées par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis donnent lieu au
paiement, au profit de celle-ci d’une commission par le vendeur et l’acheteur dont le
barème est Fixé par arrêté du Ministre des Finances.
La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis perçoit sur les valeurs mobilières et
produits financiers admis à la cote de la bourse une commission d’admission et une
commission annuelle de séjour acquittées par les organismes émetteurs et dont les
taux et les modalités de paiement sont fixés par arrêté du Ministre des Finances.
Article 68
Outre les missions qui lui sont confiées par les lois, les règlements et par ses statuts,
la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis est essentiellement chargée de:
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2. se prononcer sur l’admission et l’introduction des valeurs mobilières et produits
financiers à la cote de la bourse et leur radiation ainsi que sur la négociabilité des
produits financiers sur ses marchés, sauf opposition du Conseil du Marché
Financier;
3. enregistrer les opérations effectuées et les cours établis sur ses marchés;
4. suspendre l’ensemble de la cotation ou la cotation d’une valeur mobilière ou d’un
produit Financier chaque fois qu’il y a un risque technique ou un risque en
relation avec l’information financière ou la variation inhabituelle des cours et en
informer sans délai le Conseil du Marché Financier;
5. publier les informations relatives aux opérations, les cours, les avis et
communiqués dont la publicité est exigée par les lois et règlements;
6. veiller à la conformité des opérations effectuées sur le marché, à la
réglementation et aux procédures en vigueur;
7. dénoncer dès qu’elle en a connaissance au Conseil du Marché Financier les
opérations, agissements, pratiques, documents et faits contraires à la loi;
8. établir les règlements de parquet et les soumettre à l’approbation du Conseil du
Marché Financier;
9. gérer le fonds de garantie visés à l’article 62 de la présente loi;
10. formuler, au Conseil du Marché Financier, les propositions et avis sur les
questions rentrant dans son objet et relatives au développement du marché.
Article 69
Article 70
A l’exception des cas de succession les transactions portant sur des valeurs
mobilières et des droits s’y rapportant émis par les sociétés et les organismes faisant
appel public à l’épargne, ainsi que les produits financiers dont la négociabilité en
bourse est reconnue, doivent être effectuées sur un marché de négociation dans les
conditions fixées par le règlement général de la bourse. Toutefois, sont enregistrées
sans négociation dans les conditions fixées par le règlement général de la Bourse
les transactions ayant lieu entre:
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- deux sociétés dont l’une d’elles détient directement 34% au moins du capital de
l’autre;
- une personne morale autre qu’une société et une société lorsque la personne
morale détient directement 34 % au moins du capital de la société;
- deux personnes physiques ou morales lorsque la transaction, incluse dans une
convention autre qu’une simple vente, en constitue un élément nécessaire;
- le porteur et le cocontractant dans une convention de portage lorsqu’une copie de
ladite convention est déposée simultanément auprès du Conseil du Marché
Financier et de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis dès l’achèvement des
formalités juridiques de l’établissement de cette convention;
- deux actionnaires lorsque la transaction porte sur des actions destinées à servir de
garantie de gestion exigée des administrateurs.
Sont aussi enregistrées en Bourse, sans négociation, les opérations décidées dans
le cadre de la restructuration des entreprises publiques et à participation publique ou
à majorité publique, et qui sont notifiées à la Bourse par l’autorité compétente.
Article 71
A l’exception des cas de succession, les transactions portant sur des valeurs
mobilières et des droits s’y rapportant émis par des sociétés ne faisant pas appel
public à l’épargne doivent être enregistrées auprès de la Bourse des Valeurs
Mobilières de Tunis par les intermédiaires en bourse dans les conditions fixées par le
règlement général de la bourse.
L’enregistrement se fait au sens de la présente loi, par l’inscription sur les registres
tenus à cet effet par la Bourse des transactions ayant lieu en dehors des marchés de
la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, selon les conditions de prix, de règlement
et de garanties fixées par les parties.
Toutefois, les valeurs mobilières émises par des sociétés ne faisant pas appel public
à l’épargne peuvent faire l’objet de négociation à la demande des offreurs ou des
demandeurs intéressés par les avantages du marché, dans les conditions fixées par
le Règlement Général de la Bourse.
Article 72
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des Valeurs Mobilières de Tunis, d’une attestation de négociation ou
d’enregistrement, selon le cas, au profit des intermédiaires en bourse concernés.
Article 73
Article 74
Article 75
- soit au sein d’une cote où les valeurs mobilières, les produits financiers et les
droits s’y rapportant sont admis à la négociation d’une façon permanente et qui
est organisée en différents marchés suivant les critères fixés par la Règlement
Général de la Bourse;
- soit au sein d’un marché réservé à la négociation des valeurs mobilières, les
produits financiers et les droits s’y rapportant qui ne sont pas admis à la cote de
la bourse.
Les valeurs mobilières émises par l’Etat et les collectivités publiques locales sont
admises d’office et de façon permanente à l’un des marchés de la cote de la Bourse,
sur demande du Ministre des Finances.
Article 76
39
En cas de vacance ou carence, volontaire ou involontaire, de nature à empêcher la
Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis d’accomplir ses missions, le Ministre des
Finances prend, par arrêté, les mesures nécessitées par les circonstances.
Article 77
Les intermédiaires en bourse sont tenus de constituer, sous la forme d’une société
anonyme, une société interprofessionnelle de dépôt, de compensation et de
règlement de titres, son capital peut être ouvert aux organismes dont la participation
est agréée par le Ministre des Finances.
Article 78
Le dépôt des valeurs mobilières donne lieu à la tenue de comptes par la société de
dépôt, de compensation et de règlement au profit de la société émettrice, du
propriétaire des valeurs mobilières et des intermédiaires en bourse, chacun en ce qui
le concerne. Ces comptes retracent le nombre de valeurs mobilières déposées
auprès de ladite société et le nombre de valeurs mobilières matériellement portées
par leurs propriétaires.
Elle se charge de l’inscription des nantissements et des oppositions et de toute autre
charge pesant sur les valeurs mobilières et les droits y attachées déposés chez elle.
Article 79
Outre les valeurs mobilières délivrées à leurs propriétaires par les sociétés
émettrices, celles-ci doivent obligatoirement déposer auprès de la société de dépôt,
40
de compensation et de règlement les valeurs mobilières admises à la cote de la
bourse sous la forme d’un titre collectif et unique représentant le nombre de titres
admis.
Les propriétaires des valeurs mobilières qu’elles soient admises ou non à la cote de
la bourse, peuvent les déposer matériellement auprès de la société de dépôt, de
compensation et de règlement de titres, ou permettre à celle-ci de les recevoir
matériellement de la société ou de l’organisme émetteur, ou demander en
remplacement tout autre document en vue de les déposer chez elle au profit de leurs
propriétaires.
Dans les deux cas, les propriétaires des valeurs mobilières déposées et ceux qui le
deviendront ultérieurement, peuvent les retirer et les porter matériellement.
Article 80
L’intermédiaire en bourse vendeur, doit déposer les valeurs mobilières qu’il offre sur
les marchés de négociation ou alimenter son compte en titres similaires et de droits
s’y rapportant ouvert auprès de la société de dépôt, de compensation et de
règlement de titres, avant l’exécution de l’ordre de vente sur le marché.
41
TITRE IV
DES INFRACTIONS ET DES SANCTIONS
42
Article 81
Seront punies d’une amende de 1 000 à 10 000 dinars, les personnes disposant à
l’occasion de l’exercice de leur profession ou de leurs fonctions, d’informations
privilégiées sur la situation ou les perspectives d’un émetteur de titre faisant appel
public à l’épargne ou sur les perspectives d’évolution d’une valeur mobilière ou d’un
produit financier placé par appel public à l’épargne, qui auront réalisé, directement,
ou par personne interposée, une ou plusieurs opérations avant que le public ait
connaissance de ces informations par les voies légales et réglementaires.
Dans le cas de réalisation d’un profit, le montant de l’amende peut être porté au
quintuple du montant du profit réalisé, sans que le montant de l’amende puisse être
inférieur à ce profit.
Sera punie des peines prévues au premier paragraphe du présent article, toute
personne qui aura sciemment répandu dans le public par des voies et moyens
quelconques des informations fausses ou trompeuses sur la situation ou les
perspectives d’un émetteur de titres faisant appel public à l’épargne ou sur les
perspectives d’évolution d’une valeur mobilière ou d’un produit financier placé par
appel public à l’épargne, de nature à agir sur les cours.
Sera punie des peines prévues au premier paragraphe du présent article, toute
personne qui, directement ou par personne interposée, aura sciemment exercé ou
tenté d’exercer sur le marché d’une valeur mobilière ou d’un produit Financier placé
par appel public à l’épargne, une manoeuvre ayant pour objet d’entraver le
fonctionnement régulier du marché ou d’induire autrui en erreur.
Sera punie d’une amende de 1 500 à 15 000 dinars toute personne qui, disposant
dans l’exercice de sa profession ou de ses fonctions d’une information privilégiée sur
la situation ou les perspectives d’un émetteur ou sur les perspectives d’évolution
d’une valeur mobilière ou d’un produit financier placé par appel public à l’épargne,
l’aura communiqué à un tiers en dehors du cadre normal de sa profession ou de ses
fonctions.
Seront punis d’une amende de 500 à 1 000 dinars les présidents directeurs
généraux, les directeurs généraux, les administrateurs ainsi que les intermédiaires
en bourse qui auront sciemment émis, proposé à la souscription ou mis en vente des
43
valeurs mobilières ou produits financiers de sociétés faisant appel public à l’épargne
sans que la formalité prévue à l’article 2 de la présente loi ne soit observée.
Article 83
Sont tenus de payer une amende de 500 à 2 000 dinars, les représentants légaux
des sociétés, les agents de transferts pour le compte de ces sociétés qui
enregistrent le transfert d’un droit attaché aux valeurs mobilières sur le registre de
transfert ou sur tout autre document y tenant lieu, sans observer les dispositions de
l’article 74 de la présente loi.
Les représentants légaux des sociétés sont tenus en cas d’inobservation des
dispositions des articles 19 et 88 de la présente loi, de payer une amende dont le
montant est égal à la valeur des actions achetées.
La constatation des infractions, l’obligation de paiement des amendes ainsi que leur
recouvrement, se font selon les formalités en matière d’enregistrement fiscal.
Article 84
Sera puni d’un emprisonnement de seize jours à six mois et d’une amende de 500 à
2 000 dinars, ou de l’une des deux peines seulement toute personne qui aura
sciemment mis obstacle aux enquêteurs chargés des investigations, lors de
l’exécution de leur mission.
Article 85
Sont passibles des sanctions prévues à l’article 84 de la présente loi, les personnes
qui auront, sciemment, mis obstacle à l’exécution de l’ordonnance rendue par le
président du tribunal de première instance sur la base de l’article 44 de la présente
loi.
44
Article 86
Les autorités judiciaires compétentes, saisies des poursuites relatives aux infractions
prévues par l’article 81 de la présente loi peuvent, à toute étape de la procédure,
demander l’avis du Conseil du Marché Financier.
45
TITRE V
DISPOSITIONS DIVERSES
46
Article 87
Les transactions ayant lieu entre des personnes non résidentes et portant sur des
valeurs mobilières et produits financiers émis par des sociétés non résidentes de
droit tunisien ne sont pas soumises aux dispositions de la présente loi. Toutefois,
lesdites sociétés doivent déclarer ces transactions sans frais à la Bourse des Valeurs
Mobilières de Tunis au plus tard 15 jours après leur inscription sur leurs registres.
Pour les opérations donnant lieu à appel public à l’épargne, auprès de personnes
résidentes, les sociétés non résidentes sont tenues de respecter les dispositions des
titres premier et second de la présente loi.
Article 88
Dans ce cas, le capital est réduit à concurrence des actions effectivement achetées.
Ces actions doivent être annulées dans un délai de trois mois à partir de la date de
l’achèvement de l’opération d’achat.
Il est fait mention à cette annulation, sur le recto des titres au porteur, et sur les
registres de transfert pour les titres nominatifs.
Si les titres font l’objet de dépôt, leur annulation se fait par une mention en ce sens
portée sur les comptes ouverts auprès du dépositaire et par le retrait de ces titres
pour leur appliquer les procédures prévues à l’alinéa précédent du présent article.
Article 89
47
Toutefois, et jusqu’à l’installation du Conseil du Marché Financier, de la Bourse des
Valeurs Mobilières de Tunis et de la Société de Dépôt, de Compensation et de
Règlement de titres dans un délai d’une année à partir de la parution de la présente
loi, la bourse des valeurs mobilières et le comité de cotation continuent d’exercer les
missions qui leur ont été confiées par la loi N° 89-49 du 8 mars 1989 relative au
marché financier.
Les règlements et les décisions pris par la Bourse des Valeurs Mobilières demeurent
applicables jusqu’à la parution de nouveaux règlements, et décisions établis par le
Conseil du Marché Financier et du nouveau règlement de parquet établi par la
Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis.
Article 90
Les valeurs mobilières et les droits qui y sont attachés, admis à la cote permanente
de la bourse des valeurs mobilières à la date de la parution de la présente loi sont
admis de plein droit au marché réservé aux produits financiers et valeurs mobilières
et les droits qui y sont attachés, pour y être négociés de façon permanente, et les
intermédiaires en bourse agréés à la date de la parution de la présente loi,
continuent de plein droit à exercer les missions qu’ils tiennent de la loi N°89-49 du 8
mars 1989.
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Toutefois, les banques agréées à exercer les activités d’intermédiaire en bourse,
doivent se conformer aux dispositions de l’article 55 dans un délai maximum d’une
année à partir de la parution de la présente loi.
Article 91
Les actionnaires des sociétés faisant appel public à l’épargne qui, à la date de la
parution de la présente loi, détiennent un nombre d’actions ou de droits de vote
dépassant les seuils établis à l’article 8 de la présente loi, sont tenus de faire la
déclaration exigée par cet article dans un délai n’excédant pas six mois.
Article 92
Article 93
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