Cours Calcul Des Probabilités 1
Cours Calcul Des Probabilités 1
Activités de mise en place de la leçon (prérequis) (..... min)
Aperçu historique.
Au XVIème siècle, à la cour des rois de France, les questions sur les jeux de hasard conduisent Pascal et Fermat
à élaborer une approche quantitative du hasard. Ainsi, en 1654, Pascal adresse à l'Académie Parisienne des
Sciences sa "nouvelle géométrie du hasard [...] joignant la rigueur des démonstrations de la science à
l'incertitude du sort, et conciliant ces deux choses d'apparence contradictoire".
(Déclic M aths P remi ère S, édi tion Hach ette Éducation 2001, p250)
" De ratocinii in ludo aleae" ou autrement dit : "la théorie du jeu de dés" est le titre du premier ouvrage
consacré à la théorie des probabilités. Publié par Christiaan Huygens (16291695), il relate les réflexions
qu’échangent par correspondance PASCAL et FERMAT sur les problèmes posés à Pascal par le Chevalier de
MERÉ (double six ; parties interrompues ; pari de Pascal).
Mais c'est en 1714 que paraît une œuvre capitale qui fera le lien entre statistique et probabilité : Ars
Conjectandi du suisse Jacques Bernoulli. Celuici y énonce un théorème important : la probabilité de l'apparition
d'un résultat dans une épreuve est "pratiquement égale" à la fréquence d'apparition de ce résultat quand on a
répété un grand nombre de fois cette même épreuve. Ainsi fut fait le lien entre probabilité et statistique.
Fastoche !
Ce théorème est connu aujourd’hui sous l’appellation "loi des grands nombres":
« Quand on répète un grand nombre de fois une expérience aléatoire pouvant conduire à des résultats a1, a2, …,
an, la fréquence de réalisation de chaque événement élémentaire {ai} se stabilise aux environs d’un nombre pi
compris entre 0 et 1 »
Ce nombre peut être considéré comme la probabilité de réalisation de l’événement {ai}.
Pour rappel : on appelle fréquence d’apparition d’une éventualité donnée ai le nombre
nombre de fois où l’éventualité ai apparaît
fi =
nombre de fois où l’expérience est répétée
Le sens et la définition mathématique de probabilité fait l'objet de discussions acharnées :
9 Nombre de mathématicien, comme d'Alembert, se méfiaient de cette branche, car ils considéraient ses
concepts de base comme fumeux et ses méthodes comme beaucoup moins rigoureuses que celles de la
géométrie.
La science donnait la possibilité aux hommes de connaître les lois de l'Univers, rien ne pouvait être dû au
hasard.
9 Pour Laplace les phénomènes aléatoires ne l'étaient qu'en apparence. C'est leur complexité qui empêchait
d'en trouver l'explication.
Les probabilités sont une aide avant d'en savoir davantage sur le phénomène étudié
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A ctivité 1 : Outils de dénombrement
Bon à savoir
Ê P rincipes de base du dénombrement
Sauf mention explicite, les ensembles considérés dans la suite seront des ensembles finis.
} On rappelle que le cardinal d'un ensemble fini E, noté Card(E), représente son nombre
d'éléments.
On convient que Card Æ = 0
} Langage des ensembles
Intersection Complémentaire A et B sont
Réunion de A et B
de A et B de A dans E disjoints
A U B A I B
A
A
A B A B A B
} P artition d’un ensemble
A1 A2 A4
Des parties A1, A2, . . . , Ak d’un ensemble E A3
constituent un partition de E si :
9 Elle sont deux à deux disjointes A8 A5
A7 A6
9 Leur réunion est égale à E
} P rincipe additif (ou principe de la somme)
Si A1, A2, . . . , Ak constituent une partition d’un ensemble fini E, alors :
Card(E) = Card(A1) + Card(A2) + . . . + Card(Ak)
Les propriétés suivantes découlent du principe cidessus:
Soit A et B deux parties d’un ensemble fini E. On a :
Card(A) + Card( A ) = Card(E)
Card(A U B) = Card(A) + Card(B) – Card(A I B)
} P rincipe multiplicatif (ou principe du produit)
Si une situation comporte k étapes offrant respectivement n1, n2, ... , nk possibilités, où chacun
des nombres ni ne dépend que de l’étape i,
alors le nombre total d'issues est : n1 × n2 × ... × nk
C'est la règle utilisée lorsque nous dressons un arbre.
Exemple
Combien peuton former de codes comportant trois lettres distinctes de l’alphabet autre que
la lettre O suivie de quatre chiffre quelconques pris parmi 0, 1 et 2 ? (d’après BAC 2002 _ France)
Réponse :
Il y a 7 étapes pour constituer un code : Oup’s !
9 1 ère étape : le choix de la première lettre offre n1 = 25 possibilités La lettre O étant exclue, on a au départ
25 lettres.
9 2 ème étape : le choix de la deuxième lettre offre n2 = 24 possibilités Les lettres étant distinctes, il reste 24
9 3 ème étape : le choix de la troisième lettre offre n3 = 23 possibilités lettre après le choix de la première et
9 4 ème étape : le choix du premier chiffre offre n4 = 3 possibilités 23 après le choix de la deuxième
card (E x F) = card(E) x card(F)
card (E 1 x E 2 x ... x E p ) = card(E 1 ) x card(E 2 ) x ... x card(E p )
Ê Dénombrement de plistes et de parrangements
Exemple : des 8listes des éléments de l’ensemble {0 ; 1} sont : 01010101 ; 11110011 ;
00110011. (Infos : en informatique, ces 8listes sont appelées "octets")
Le nombre total d’octets est alors : 2 8 = 256
Si l’on impose à une pliste d’éléments d’un ensemble E de cardinal n (n Î V*) de ne contenir
que des éléments deux à deux distincts, on à nécessairement 1 ≤ p ≤ n.
On parle dans ce cas de parrangement d’éléments de E.
Un arrangement est donc une pliste dans laquelle il n'y a pas de répétitions.
p n !
Le nombre total de parrangements des éléments de E est An
= n(n1)(n2)…(np+1) =
(n - p) !
Remarque : (P ermutations)
Une permutation de E est un arrangement des n éléments de E.
n
Le nombre total de permutation des éléments de E est A n = n !
Ê Dénombrement de pcombinaison
Soit E un ensemble fini de cardinal n et p un entier vérifiant 0 ≤ p ≤ n
On appelle combinaison de p éléments de E (ou pcombinaison d’éléments de E), toute partie de E
ayant p éléments.
ou ç
Le nombre de combinaisons p à p des éléments de E est noté Cn
p æ n ö
÷
è p ø
p An p n !
On a : =
Cn =
p ! p !(n - p)!
Démonstration :
Dénombrons les parrangements des éléments d'un ensemble fini E de cardinal n.
Un arrangement est caractérisé par :
p
9 Le choix d'une partie de E à p éléments : soit Cn choix de telles parties
9 La façon d'ordonner les p éléments de la partie choisie : soit p! façons
p p
Le principe multiplicatif donne alors An
= p! Cn
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P ropriétés
p n p
} Pour tout entier n et tout entier p tel que 0 ≤ p ≤ n, on a : C n = C n
0 n 1 n 1
Conséquence : Cn
= Cn = 1 et C n = C n = n
p p p 1
} Pour tout entier n et tout entier p tel que 1 ≤ p ≤ n 1, on a : C n = C n 1 + C n 1
(Relation de Pascal)
p
avec 0 ≤ p ≤ n sont donnés par le triangle de Pascal :
Les nombres Cn
Successifs de l'ordre p
Un élément n'est tiré
An (arrangements)
Avec remise
qu'une seule fois p
Simultanés L'ordre n'intervient pas
Cn (combinatoires)
A ctivité 2 : Généralités sur les probabilités
Vocabulaire des p robabilités
Ê EXPÉRIENCE ALÉATOIRE
Le lancer d’une pièce de monnaie, le lancer d’un dé … sont des expériences aléato ires, car avant de les effectuer,
on ne peut pas prévoir avec certitude quel en sera le résultat, résultat qui dépend en effet du hasard.
Remarque : Une expérience aléatoire est encore appelée "épreu ve"
Ê ÉVENTUALITÉ, UNIVERS, ÉVÉNEMENTS
Considérons l’expérience aléatoire suivante : « On lance un dé non truqué à six faces numérotées de 1 à 6 et on note le
nombre figurant sur la face supérieure du dé. »
Les résultats possibles, encore appelés éventualités, à l’issue de cette épreuve sont : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6.
L’ensemble constitué de toutes les éventualités est appelé univers associé à l’expérience aléatoire.
Notation : On désigne habituellement l’univers associé à une expérience aléatoire par la lettre W
Ainsi, pour l’exemple considéré, on a : W = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6}
9 Événements : On appelle ainsi les sousensembles de l’univers W.
9 Les événements formés d’un seul élément sont appelés événements é lémentaires.
9 Étant donné un univers W, l’événement W est appelé événement ce rtain.
9 L’ensemble vide est appelé événement impossible.
9 L’événement formé des éventualités communes aux évènements A et B est noté A I B .
9 L’événement formé des éventualités qui sont dans A ou dans B est noté A U B .
9 Étant donné un univers W et un événement A, l’ensemble des éventualités qui ne sont pas dans A constitue un
événement appelé événement contraire de A, noté A .
9 Des évènements A et B sont incompatibles lorsque A I B = Æ .
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Exercice 1
Un sac contient 10 jetons numérotés de 0 à 9. On tire au hasard un jeton de ce sac et on note le
numéro marqué sur ce jeton.
1. Définir l'ensemble W des éventualités. Combien y atil d'éventualités ?
2. Écrire sous forme de partie de W les événements :
A : «obtenir un numéro inférieur ou égal à 5»,
B : «obtenir un numéro impair»,
C : «obtenir un numéro strictement supérieur à 4».
3. Écrire les événements A U B ; A I B ; A U C ; A I C ; B U C ; B I C ; A
A I C ; A U C .
Donner pour chacun d'eux une phrase qui les caractérise.
4. Parmi les événements utilisés précédemment, citer deux événements incompatibles qui ne
sont pas contraires l'un de l'autre.
Exercice 2
Une urne contient trois boules blanches et deux boules noires. Les boules sont indiscernables au
toucher. On tire simultanément deux boules de cette urne.
1. Définir l'ensemble W des éventualités. Combien y atil d'éventualités ?
2. Écrire sous forme de partie de W les événements :
A : «Les deux boules tirées sont de même couleur»,
B : «Les deux boules tirées sont de couleurs différentes»,
C : «Les deux boules tirées sont blanches».
3. Soit l’évènement D suivant : «Tirer au moins une boule blanche».
Décrire par une phrase l’évènement D puis déterminer, sous forme de partie de W, D et D
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Le cours (.... min)
1. Définition
On note W = {w1 ; w2 ;...; wn} l’ensemble des éventualités d’une expérience aléatoire.
on définit une loi de probabilité sur W en associant à chaque éventualité wi un nombre réel pi
tels que :
9 0 ≤ pi ≤ 1
9 p1 + p2 + … + pn = 1
pi est la probabilité de l’événement élémentaire {wi} et on note pi = p({wi}) ou parfois plus
simplement pi = p(wi).
Le principe suivant permet de calculer la probabilité d'un événement quelconque :
} pour tout événement E inclus dans W, on appelle probabilité de E (noté p(E)) la somme des
probabilités des éventualités de E.
} On pose d'autre part p(Æ) = 0.
2. P ropriétés des probabilités :
3. Équiprobabilité :
Lorsque tous les événements élémentaires d’un univers ont la même probabilité, on dit qu’il y a
équiprobabilité.
Dans ce cas, si l’univers W est composé de n éventualités wi , on a :
1
pi = P ({ wi }) = = 1
card (Ω) n
On a alors, pour tout événement A : P (A) = card ( A )
card ( W )
Remarques :
Les expressions suivantes « dé équilibré, dé parfait ou dé non pipé», « boule tirée de l’urne au
hasard », « boules indiscernables au toucher », « cartes bien battues », « tirage au hasard »…
indiquent que, pour les expériences réalisées, il y a équiprobabilité.
Les éventualités de l’évènement A sont appelés cas favorable et celles de W cas possibles.
On écrit alors P (A) = nombre de cas favorables
nombre de cas possibles
Modéliser une expérience aléatoire, c’est associer à cette expérience une loi de probabilité sur
l’ensemble W des résultats possibles.
Les conditions de l’expérience conduisent le plus souvent au choix du modèle.
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4. Exercices résolus :
Exercice 1
On lance au hasard un dé équilibré quatre fois de suite et on considère le nombre formé par les quatre numéros
pris dans l'ordre de sortie. W désigne l'ensemble des issues possibles.
Calculer les probabilités des évènements suivants :
A : " Le nombre est 4211 "
B : " Le nombre est formé de quatre chiffres distincts "
C : " Le nombre est formé d'au moins deux chiffres identiques "
D : " Le nombre est pair "
E : " Le nombre est impair et est formé de quatre chiffres distincts "
F : " Le nombre est pair ou est formé d'au moins deux chiffres identiques " (on note I : " Le nombre est impair ")
9 Les éventualités ici sont des 4listes de l’ensemble E Les éventualités qui réalisent D sont des 4listes
= {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6} finissants par 2 ou 4 ou 6
Card(W) = 6 4 = 1296 (il revient donc de former des 3listes)
Les 1296 issues sont équiprobables. Card(D) = 6 3 + 6 3 + 6 3 = 3×6 3 = 648
648 1
et p(D) = =
9 Calcul de p(A) : 1296 2
A : " Le nombre est 4211 "
A est un évènement élémentaire 9 Calcul de p(E) :
1 E : " Le nombre est impair et est formé de quatre
(A = {(4, 2, 1, 1)}) : p (A) =
1296 chiffres distincts "
Les éventualités qui réalisent E sont des
9 Calcul de p(B) : 4arrangements finissants par 1 ou 3 ou 5
B : " Le nombre est formé de quatre chiffres (il revient donc de former des 3arrangements avec
distincts " à chaque fois 5 nombres)
3 3 3 3
Les éventualités qui réalisent B sont les 4listes Card(E) = A 5 + A 5 + A 5 = 3×A 6 = 180
sans répétition de W (des 4arrangements)
4 180 5
Card(B) = A 6 = 6 ´ 5 ´ 4 ´ 3 = 360 et p(E) = =
1296 36
360 5
p (B) = =
1296 18 9 Calcul de p(F) :
F : " Le nombre est pair ou est formé d'au moins
9 Calcul de p(C) : deux chiffres identiques"
C : " Le nombre est formé d'au moins deux chiffres on note I : " Le nombre est impair "
identiques " ¾ ¾ ¾
F = I U B = I I B = E
C = B ¾
(Remarque : F = D U C = D U B ; d’où l’idée de
¾ 13
p (C) = p ( B ) = 1 – p (B) = considérer I tel que I = D )
18
31
Ainsi , p (F) = p ( I I B ) = 1 – p (E) =
9 Calcul de p(D) : 36
D : " Le nombre est pair "
Exercice 2
On dispose de cinq boules numérotées de 1 à 5.
On les place au hasard dans six boites nommées A, B, C, D, E et F. Chaque boite peut recevoir jusqu’à 5 boules.
On note ACCBE l’événement : « la 1ere boule est dans la boite A, le 2e et la 3e dans la boite C, la 4e dans la boite
B et la 5e dans la boite E »
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Exercice 3
On donne P ( A Ç B ) = 0,25, P( A Ç B ) =0,42 et P( A È B ) = 0,82.
Calculer P( A Ç B ) , P(A) et P(B).
Une représentation pourra être utile….
Exercice 4
Une urne contient 10 boules indiscernables, 5 rouges, 3 jaunes et 2 vertes.
On tire au hasard et simultanément 3 boules de cette urne.
Les réponses seront données sou forme de fractions irréductibles.
1. Soit W l’univers associé à cette expérience. Montrer que Card(W) = 120
2. Soit les événements suivants :
A : « les trois boules sont rouges »
B : « les trois boules sont de la même couleur »
C : « les trois boules sont chacune de couleur différente »
1
a) Montrer que p(A) =
12
b) Calculer p(B) et p(C).
3
1. On a ici un tirage simultané de 3 boules parmi 10 : le nombre total de tels tirages est C 10 = 120
2. Il y équiprobabilité. On a donc :
Card(A) 3 10 1
a) p(A) = et Card(A) = C 5 = 10. Donc p(A) = =
Card(W) 120 12
3 3 11
b) Card(B) = C 5 + C 3 = 11. Alors p(B) =
120
1 1 1 30 1
Card(C) = C 5 x C 3 x C 2 = 30. Alors p(C) = =
120 4
Exercice 5 (B ac D 2004)
Une urne contient douze boules numérotées de 1 à 12. On tire simultanément trois boules. On suppose que tous les
résultats possibles d’un tel tirage sont équiprobables. On désigne par a, b et c les numéros de trois boules tirées.
Déterminer la probabilité de chacun des événements suivants : Autre variante de l’exercice :
A : « a , b et c sont des termes consécutifs d’une suite arithmétique de raison 3 » A : « a , b et c sont des termes
B : « a , b et c sont des termes consécutifs d’une suite géométrique de raison 2 » consécutifs d’une suite arithmétique »
C : « a , b et c sont des termes consécutifs d’une suite arithmétique de raison 2 » A : « a , b et c sont des termes
N.B. : On donnera les résultats sous forme de fraction irréductibles. consécutifs d’une suite géométrique »
3
} On a ici un tirage simultané de 3 boules parmi 12 : le nombre total de tels tirages est C 12 = 440
} Calcul de p(A)
Card(A)
Il y équiprobabilité. On a donc : p(A) =
Card(W)
a , b et c devant être les termes consécutifs d’une suite arithmétique de raison 3 :
9 pour a=1, on a : b = 4 et c = 7 donc {1 ; 4 ; 7} est une éventualité qui réalise A
9 pour a=2, on a : b = 5 et c = 8 donc {2 ; 5 ; 8} est une éventualité qui réalise A
…
9 pour a=6, on a : b = 9 et c = 12 donc {6 ; 9 ; 12} est une éventualité qui réalise A
On ne peu avoir a = 7
6 3
On a donc Card(A) = 6 et par suite p(A) = =
440 220
} Calcul de p(C)
Card(C) 8 1
Un raisonnement identique au précédent permet d’obtenir : p(C) = = =
Card(W) 440 55
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} Calcul de p(B)
Card(B)
Il y équiprobabilité. On a donc : p(B) =
Card(W)
a , b et c devant être les termes consécutifs d’une suite géométrique de raison 2 :
9 pour a=1, on a : b = 2 et c = 4 donc {1 ; 2 ; 4} est une éventualité qui réalise B
9 pour a=2, on a : b = 4 et c = 8 donc {2 ; 4 ; 8} est une éventualité qui réalise B
9 pour a=3, on a : b = 6 et c = 12 donc {3 ; 6 ; 12} est une éventualité qui réalise B
On ne peu avoir a = 4
3
On a donc Card(B) = 3 et par suite p(B) =
440
Exercice 6 (B ac D 2003)
n restaurant propose à ses clients le tableau suivant appelé menu du jour.
Catégorie Descrip tion
Entrée 5 entrées au choix du client, 2 à 600 F chacune et 3 à 1200 F chacune
Plat du jour 4 "plats du jours" au choix du client ; un à 1500 F , 2 à 2000 F Chacun et un 2500 F
Dessert 3 dessert au choix du client ; 2 à 500 F et un à 1000 F.
Mme IKS se rend dans ce restaurant et commande un menu en choisissant au hasard une entrée, un "plat du jour"
et un dessert.
Calculer la probabilité de chacun des évènements A, B et C suivants :
a) A " le menu de Mme IKS " coûte 3100 F ;
b) B " le menu de Mme IKS " coûte au plus 4000 F ;
c) C " le menu de Mme IKS " coûte au moins 3500 F
On peut représenter cette expérience par l'arbre pondéré cidessous :
Règles de construction d’un
Menu à 2600 arbre pondéré
Dessert 2
1 à 500
3 } La somme des probabilités
4 des branches issues d'un
même nœud est 1.
Dessert Menu à 3100
Plat du jour 1 } La probabilité de
à 1000
à 1500 3 l'événement correspondant
à un trajet est le produit
Dessert
2 Menu à 3100 des probabilités des
à 500
différentes branches
Plat du jour 2 3
2 composant ce trajet.
à 2000 4
5
Dessert 1 Menu à 3600
à 1000 3
Plat du jour
à 2500 Dessert 2 Menu à 3100
entrée à 600 à 500 3
1
4
1 Menu à 4100
Dessert
à 1000
3
Dessert 2
à 500 Menu à 3200
3
1
Plat du jour 4 1
entrée à 1200 à 1500 Dessert Menu à 3700
à 1000
3
Dessert 2 Menu à 3700
à 500
3
3 Plat du jour 2
5 à 2000 4
1 Menu à 4200
Dessert
à 1000
3
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Une fois l’arbre pondéré réalisé, il est aisé de déterminer les probabilités des différents évènements.
2 1 1 2 2 2 2 1 2 14 7
9 p(A) = x x + x x + x x = =
5 4 3 5 4 3 5 4 3 60 30
2 1 1 3 2 1 3 1 2 3 1 1
9 p(B) = 1 – p( B ) = 1 ( x x + x x + x x + x x ) = …
5 4 3 5 4 3 5 4 3 5 4 3
9 p(C) = 1 – p( C ) = …
Exercice 7 (B ac C 2005)
1. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 1 et x un réel positif.
n
Montrer par récurrence que : (1 + nx) ≤ (1 + x) .
2. On dispose de n boules numérotées de 1 à n. On les place toutes
au hasard dans n boites numérotées de 1 à n, chaque boite pouvant
contenir de zéro à n boules.
Calculer la probabilité Pn pour que chaque boite contienne exactement une boule.
n!
3. On pose Pn = n , où n! désigne « factoriel n »
n
P
a) Montrer que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1, on a : n ³ 2
Pn1
1
b) En déduire l’inégalité : Pn £ n1 pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1.
2
c) Calculer la limite de la suite (Pn) quand n tend vers + ¥
1. Pour n = 1, on a :
| (1 + (1)x ) = 1 + x
1
(1 + x) = 1 + x
n
et on bien (1 + nx) ≤ (1 + x)
Soit k Î IN, k ³ 1
k
Supposons la proposition vraie au rang k (c’estàdire (1 + kx) ≤ (1 + x) )
Pour n = k + 1, on a :
k+1 k k
(1 + x) = (1 + x) (1 + x)
Et puisque (1 + kx) £ k
(1 + x) , on a : (1 + kx)(1 + x) £ k
(1 + x) (1 + x)
k+1
autrement dit 1 + kx + x + kx² £ (1 + x)
Or 1 + kx + x £ 1 + kx + x + kx² (car kx² ³ 0)
k+1
alors 1 + kx + x £ (1 + x)
k+1
autrement dit 1 + (k + 1)x £ (1 + x)
la proposition est donc héréditaire
n
Conclusion : "n Î IN, (1 + nx) ≤ (1 + x)
une éventualité correspond à une application de
2. Soit W l’univers associé à cette épreuve. l’ensemble des boules vers l’ensemble des boites
Card W = n n
n
Soit A l’évènement « chaque boite contient exactement une boules » : Card A = A n = n!
card A n!
alors p(A) = Pn = = n
card W n
P
3. a) Montrer que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1, on a : n ³ 2
Pn+1
(n+1) n n
n+1
Soit n Î IN* :
Pn
Pn+1
n! (n+1)
= n x
n (n+1)!
=
n!
(n+1)n!
x
(n+1)(n+1)
n
n
= n ( )
n n
n+1 1
Pn
Pn+1
= n ( ) ( )
= 1 +
n
n n
1 1 1
Et d’après la question 1°) :
( )
1 +
n ( )
³ 1 + n n c'estàdire 1 +
( )
n ³ 2
P
Il vient alors que n ³ 2
Pn+1
£ 1
b) En déduire l’inégalité : Pn pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1.
2 n2
Pn
Soit n Î IN*. On a : ³ 2 alors Pn ³ 2Pn+1 (car P n+1 > 0)
Pn+1
1
il vient que Pn+1 £ Pn pour tout n Î IN*
2
1
Prouvons, par récurrence que Pn £ n2 pour tout n Î IN*
2
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ï 1 P1 = 1 1
o pour n = 1 ï 12 = 2 P1 £
2 12
la proposition est vraie pour n = 1
ï 2
£ 1
o Soit k Î IN* . Supposons que la proposition soit vraie pour n = k ( càd Pk )
2 k2
1
o pour n = k+1, on a Pk+1 £ Pk (conséquence de la question 3.b))
2
ïPk+1 £ 1 Pk
ï 2 1 1
ï Pk £ 1
ï 2 k2
alors Pk+1 x Pk £
( ) ( )
2
Pk
2 k2
1
1
il vient donc que Pk+1 £
2 2
k2
( ) 1
c'estàdire Pk+1 £ k1
2
La proposition est donc héréditaire.
1
Conclusion : Pn £ n2 pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1
2
c) Calculer la limite de la suite (Pn) quand n tend vers + ¥
£ 1
On a : 0 < Pn pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1
2 n2
1
or lim n2 = 0. alors, lim Pn = 0
n ® +¥ 2 n ® +¥
Exercice 8 (B ac C 2002)
P désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2.
p
j p+1
1. a) Démontrer par récurrence que : åj.2 = (p 1).2 + 2
j=1
b) On a mis dans une boite N jetons numérotés de 1 à p indiscernables au toucher.
Le tableau cicontre donne la répartition des jetons suivant leurs numéros.
Numéro de
1 2 3 … j … p
jeton
Nombre de j p
2 2² 2 3 … 2 … 2
jetons
Calculer N.
2. On extrait au hasard un jeton de la boîte ; les tirages sont supposés équiprobables.
Pour tout j de l’intervalle [1,p],
on note Aj l’événement « tirer un jeton portant le numéro j » et Pj la probabilité de Aj.
a) Calculer pj en fonction de j et de p.
p
b) On pose E= åjpj . En utilisant le résultat de 1 a), calculer E en fonction de p.
j=1
1. a)
p j p+1
9 Pour p = 2, on a : åj.2 = 1x2 1 + 2x2 2 = 10 et (p 1).2 + 2 = 2 3 + 2 = 10
j=1
la proposition est vraie pour p = 1
m j
m+1
9 Soit un entier m tel que m ≥ 1, supposons la proposition vraie pour p = m, c'estàdire : åj.2 = (m 1).2 + 2
j=1
Pour p = m+1, on a :
m+1 m
j j m+1
åj.2 = åj.2 + (m+1)2 (m+1) = [(m 1).2 + 2] + (m+1)2 (m+1) = 2 (m+1) [(m1) + (m+1)] + 2
j=1 j=1
m+1 j
åj.2 = 2m x 2 (m+1) + 2 = m2 (m+2) + 2
j=1
la proposition est donc héréditaire
p j
p+1
Il vient donc que åj.2 = (p 1).2 + 2 pour tout entier p ≥ 2
j=1
p
1. b) N = 2 + 2² + 2 3 + . . . 2
p+1
p 1 2 p+1
donc N + 1 = 1 + 2 + 2² + 2 3 + . . . 2 = = 2 – 1
1 2
p+1
donc N = 2 – 2
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j j
2 2
2. a) pj = = p+1
N 2 – 2
p j p j
2 1
2. b) On a : E = å j
p+1 = p+1 å j2
j=1 2 – 2 2 – 2 j=1
p
1 p+1 (p 1).2 + 1
De la question 1.a), on a : E = p+1 [(p 1).2 + 2] = p
2 – 2 2 1
5 5
1. p(A) = Û p(4) + p(5) + p(6) =
12 12
5
Û a + 2b =
12
On sait par ailleurs que : p(1) + p(2) + p(3) + p(4) + p(5) + p(6) = 1 c'estàdire 3a + 3b = 1
ì 5 1 1
il vient donc que : ï a + b = et par suite : a = et b =
í 12 4 12
ïî3 a + 3 b = 1
2. On a : p(A) = a Û a + 2b = a
1
Et puisque 3a + 3b = 1, p(A) = a Û b + = a
3
1
Or 0 ≤ b ≤ (en effet, p(2) + p(4) + p(6) = 3b ≤ 1)
3
1 1 2 1 2
On a donc : ≤ b + ≤ c'estàdire ≤ a ≤
3 3 3 3 3
2 1
On a dans ce cas p(1) = p(3) = p(5) = a = a et p(2) = p(4) = p(6) = b = a
3 3
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A ctivité
En fin de 3 ème , chaque élève d’un lycée de la ville de Douala choisit une et une seule spécialité
en seconde suivant les répartitions ci –dessous :
} Par série
série C (ou S) série A (ou L) série B (ou ES)
40% 25% 35%
} Sexe de l’élève selon la spécialité
Série
C (ou S) A (ou L) B (ou ES)
Sexe
Fille 45% 24% 60%
Garçon 55% 76% 40%
On choisit un élève au hasard.
1. Construire l’arbre pondéré de cette expérience aléatoire.
2. a) Quelle est la probabilité de chacun des événements suivants ?
F : « l’élève est une fille » ; C : « l’élève est en série C ».
b) Quelle est la probabilité que ce soit une fille ayant choisi série C ?
c) Sachant que cet élève a choisi série C, quelle est la probabilité que ce
soit une fille ?
On appelle probabilité de F sachant M cette probabilité (conditionnelle)et on la note pC(F).
Quelle égalité faisant intervenir p(F Ç C), p(F) et pC(F) peuton écrire ?
Comparer p(F) et pC(F) et en donner une interprétation.
d) Sachant que cet élève a choisi la série B, quelle est la probabilité que ce soit une fille ?
e) Comparer pB(F) et p(F) , et en donner une interprétation.
Définition :
Soit W un ensemble muni d'une loi de probabilité p et soit A un événement de probabilité
non nulle.
Pour tout événement B, on appelle probabilité de B sachant que A est réalisé le réel noté PA(B)
P(A I B)
tel que PA(B) = .
p(A)
PA(B) est parfois notée p(B / A) et se lit aussi "probabilité de A sachant B".
Remarque :
Si A et B sont tous deux de probabilité non nulle, alors les probabilités conditionnelles p(A/B) et
p(B/A) sont toutes les deux définies et on a : p(A I B) = p(A/B)p(B) = p(B/A)p(A).
Définition :
A et B sont 2 événements de probabilité non nulle.
A et B sont indépendants lorsque p(A/B) = p(A) ou p(B/A) = p(A).
(la réalisation de l’un ne change pas la réalisation de l’autre)
Théorème :
Deux événements A et B de probabilité non nulle sont indépendants si et seulement si
ils vérifient une des trois conditions :
p(A/B) = p(A) ou p(B/A) = p(B) ou p( A Ç B) = p(A)p(B).
Démonstration :
9 Par définition, les deux premières sont équivalentes
9 si p(A/B) = p(A) comme p(A Ç B) = p(A/B)p(B) alors p(A Ç B) = p(A) p(B)
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9 si p(A ÇB) = p(A)p(B), comme p(B) ¹ 0,
(
p AIB ) = p(A) c’estàdire pB(A) = p(A)
p B ( )
Exercices résolus
Exercice 1
Deux évènements A et B vérifient :
P(A) = 0,4 ; P(B) = 0,5 ; P(A∪B) = 0,7.
Sontils indépendants ? Sontils incompatibles ?
Exercice 2
Deux évènements A et B indépendants vérifient :
P(A) = 0,2 et P(B) = 0,4.
Calculer : P(A∪B) , P(A∪ B ) , P( A ∪B) et P( A ∪ B ).
On a :
9 p( A U B ) = p(A) + p(B) – p( A I B ) = p(A) + p(B) – p(A) x p(B) = 0,2 + 0,4 – (0,2 x 0,4) = 0,52
9 A∪ B = B ∪ ( A I B ) et B Ç ( A I B ) = Æ
9 A ∪ B = A Ç B
Exercice 3
On tire une carte au hasard d’un jeu de 52 cartes bien battu.
1. Les deux évènements « la carte tirée est un cœur » et « la carte tirée est un roi » sontils indépendants ?
2. Même question pour « la carte tirée est un cœur » et la carte tirée n’est pas un roi ».
Les évènements A et B ne sont donc pas indépendants.
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Exercice 4 (B ac D 2001)
Un collège bilingue de 930 élèves comporte une section anglophone et une section francophone.
30% des élèves sont en section anglophone ;
40% des élèves du collège sont des garçons ;
25% des élèves garçons du collège sont en section anglophone.
1. Recopier et compléter le tableau suivant :
Catégorie d’élèves Nombre
Élève en section anglophone
Élève en section francophone
Élève garçon en section anglophone
Élève fille du collège
2. On choisit au hasard un élève du collège, on suppose que tous les choix d’un élève sont
équiprobable. Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
a) A « choisir un élève de la section anglophone »
b) B « Choisir un garçon sachant qu’il est un élève de la section anglophone »
c) C « choisir un élève de la section anglophone sachant qu’il est un garçon »
1. On a :
} 30% des élèves sont en section anglophone, soit 279 élèves.
} 40% des élèves du collège sont des garçons, soit 372 élèves.
} 25% des élèves garçons du collège sont en section anglophone, soit 93 élèves.
Réalisons un tableau de contingence :
élèves de la section élèves de la section non
Total
anglophone anglophone (francophone)
Élève fille du
186 372 558
collège
Élève garçon
93 279 372
du collège
On peut alors compléter le tableau donné :
Catégorie d’élèves Nombre
Élève en section anglophone 279
Élève en section francophone 651
Élève garçon en section anglophone 93
Élève fille du collège 558
279
2. a) p(A) = = 0,3 (30%)
930
b) On pose I et J les évènements suivants :
G : « choisir un élève garçon » ; A : « choisir un élève de la section anglophone »
P(G I A) 93
p(B) = PA (G) = ; p( G I A ) = = 0,1 (10 %)
p(A) 930
0,1 1 93
On a donc : p(B) = = (= )
0,3 3 279
93
P(G I A) 930 93 1
c) p(C) = PG (A) = = = = 0,25 =
p(G) 372 372 4
930
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Activités de mise en place de la leçon (prérequis) (..... min)
A ctivité 1.
On lance trois fois de suite une pièce de monnaie équilibrée. On gagne 200 F pour chaque résultat
« pile » et on perd 100 F pour chaque résultat « face ».
1. Quel est l’ensemble W des issues possibles ?
2. Soit X l’application de W dans Y qui, à chaque issue, associe le gain (algébrique) correspondant.
a) Quelles sont les valeurs prises par X ?
b) On notera [X = 600] pour dire : « obtenir un gain de 600 F » ; il est clair qu’il s’agit ici de
l’évènement «obtenir 3 fois pile à l’issue des trois lancés »
Décrire par une phrase les évènements [X = 300] ; [X > 0] ; [X ≤ 250]
c) Calculer la probabilité de ces évènements.
d) Compléter le tableau suivant appelé "loi de probabilité de X".
Valeurs prise par X (xi) …………….
Probabilité …………….
pi = p([X = xi])
3. L'espérance mathématique de X (ou moyenne) est le nombre réel
i = n
E(X) = x1.p(X=x1) + L + xn.p(X=xn) c'estàdire E(X) = å x .p( X
i = 1
i = xi ) .
Calculer E(X)
4. La variance de X est le nombre réel (positif)
i = n
V(X) = (x 1 - E(X)) 2 .p(X=x 1 ) + L + (x n - E(X)) 2 .p(X=x n ) = å (x i - E(X)) 2 .p(X=x i )
i = 1
i = n
2
On a aussi V(X) = å ( x i ) . p ( X = x i ) - [E ( X ) ]
2
i
= 1
A ctivité 2.
Un questionnaire à choix multiples consiste à répondre successivement à quatre questions
indépendantes. Pour chaque question trois réponses sont proposées, dont une seule est correcte.
Un candidat répond au hasard à chaque question.
1. On appelle X le nombre de bonnes réponses.
Étudier X (loi de probabilité, espérance, écarttype).
2. On appelle Z le score du candidat, sachant que chaque bonne réponse rapporte deux points et
chaque mauvaise réponse enlève un point.
Étudier Z.
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Le cours (.... min)
Étant donné un ensemble fini W muni d'une loi de probabilité p, on appelle variable aléatoire
réelle sur W, toute application X de W dans IR.
L’ensemble de toutes les valeurs prisent par X est noté X(W) et est appelé univers image de W
par X
L’événement de W noté [X = k ] est l’ensemble des éléments w Î W tels que X(w) = k
L’événement de W noté [X ≤ k ] est l’ensemble des éléments w Î W tels que X(w) ≤ k
On considère un ensemble fini W muni d'une loi de probabilité p et X une variable aléatoire
numérique. On note X(W) = {x 1 ; x 2 ; L ; x n }.
} On appelle espérance mathématique de X (ou moyenne) le nombre réel :
Fastoche !
E(X) = x 1 .p(X=x 1 ) + x 2 .p(X=x 2 ) + L + x n .p(X=x n ) Le terme « espérance » vient du langage des jeux : lorsque X
désigne le gain, E(X) est le gain moyen que peut espérer un
i = n
joueur sur un grand nombre de parties.
c'estàdire : E(X) = å x i .p(X = x i ).
Lorsque E(X) = 0, on dit que le jeu est équitable
i=1
On dit que le jeu est favorable au joueur si et seulement si
l'espérance mathématique est strictement positive.
} On appelle variance de X le nombre réel (positif) :
2 2 2
V(X) = (x 1 E(X)) .p(X=x 1 ) + (x 2 E(X)) .p(X=x 2 ) + L + (x n E(X)) .p(X=x n )
i = n
c'estàdire V(X) = å (x i E(X)) 2 .p(X = x i ) .
i=1
i = n
On a aussi V(X) = å (x i ) 2 .p(X = x i ) E(X) 2
i=1
Soit X une variable aléatoire définie sur un univers W muni d’une probabilité p.
La fonction de répartition de X, est l’application F de IR vers [0 ; 1] définie par F(x) = p(X £ x).
La fonction de répartition de X est une fonction en escalier, croissante, dont la valeur minimale
est 0 et la valeur maximale 1.
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Définition
} On appelle épreuve de Bernoulli une épreuve ayant deux éventualités :
l'éventualité S avec la probabilité p et l'éventualité S avec la probabilité 1 p.
Remarque : ¾
L'éventualité S correspondra souvent au "succès" d'une expérience, S étant alors l'échec.
P ropriété
On considère un schéma de Bernoulli consistant en la répétition n fois d'une épreuve de Bernoulli
pour laquelle la probabilité du succès S est p (celle de l’échec est 1 – p).
La probabilité d’obtenir exactement k succès (0 ≤ k ≤ n) au cours de ces n épreuves est :
k
pk = C n p k (1 p) nk
Loi Binomiale
On considère un schéma de Bernoulli consistant en la répétition n fois d'une épreuve de Bernoulli
pour laquelle la probabilité du succès S est p (celle de l’échec est 1 – p).
Si on note X la variable aléatoire égale au nombre de succès obtenus sur les n répétitions,
la loi de probabilité de X est donnée par :
k
pour tout k Î IN tel que 0 ≤ k ≤ n , p(X = k) = C n p k (1 p) nk
On dit que X a pour loi de probabilité la loi binomiale de paramètres n et p.
Cette loi est parfois notée B(n ; p)
P ropriété
La loi binomiale de paramètres n et p a pour espérance mathématique E(X) = np et pour
variance V(X) = np(1 p)
Démonstration : (voir CIAM Tle SM, page 187)
Exercices résolus
1. On a :
1 1
} p(5 < X) = Û p(X = 6) =
12 12
} p(X < 2) = 2p(X = 6) = 2p(X = 2) Û p(X = 1) = 2p(X = 6) et p(X = 6) = p(X = 2)
1 1 1
Puisque p(X = 6) = , on a alors p(X = 2) = et p(X = 1) =
12 12 6
1
} p(X = 1) = p(X = 5) donc p(X = 5) =
6
} p(X ≤ 3) = p(4 ≤ X) Û p(X = 1) + p(X = 2) + p(X = 3) = p(X = 4) + p(X = 5) + p(X = 6)
1 1 1 1
Û + + p(X = 3) = p(X = 4) + +
6 12 6 12
Û p(X = 3) = p(X = 4)
1 1 1 1
} p(X = 1) + p(X = 2) + . . . + p(X = 6) = 1 donc + + p(X = 3) + p(X = 4) + + = 1
6 12 6 12
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1 1
càd 2p(X = 3) = et donc p(X = 3) = = p(X = 4)
2 4
On peut alors dresser le tableau de la loi de X.
Compte tenue des questions suivantes, on complète ce tableau en vu du calcul de la moyenne et de l’écart type.
xi 1 2 3 4 5 6
2 1 3 3 2 1
pi = p([X = k]) 12 12 12 12 12 12
2 2 9 12 10 6 41
xi pi 12 12 12 12 12 12 12
2 4 27 48 50 36 167
xi 2 pi 12 12 12 12 12 12 12
41
3. E(X) = » 3,41
12
2
i = n æ 41 ö 2004 - 1681 323
167
V(X) = V(X) = åxi 2 .pi E(X) 2 =
12
ç ÷ = = » 2,24
i = 1 è 12 ø 144 144
323
s(X) = V(X) = » 1,50
144
2. Soit F la fonction de répartition de X. On a :
F : IR ¾¾¾
® [0 ; 1]
a a F(a) = p([X ≤ a]
il vient alors que : pour a Î ]¥ ; 1[, F(a) = 0
1
pour a Î [1 ; 2[, F(a) = p([X ≤ a] = p(X = 1) =
6
1 1 3
pour a Î [2 ; 3[, F(a) = p([X ≤ a] = p(X = 1) + p(X = 2) = + =
6 12 12
3 1 6
pour a Î [3 ; 4[, F(a) = p([X ≤ a] = p(X = 1) + p(X = 2) + p(X = 3) = + =
12 4 12
6 3 9
pour a Î [4 ; 5[, F(a) = p([X ≤ a] = p(X = 1) + … + p(X = 4) = + =
12 12 12
9 2 11
pour a Î [5 ; 6[, F(a) = p([X ≤ a] = p(X = 1) + … + p(X = 5) = + =
12 12 12
11 1
pour a Î [6 ; +¥[, F(a) = p([X ≤ a] = p(X = 1) + … + p(X = 6) = + = 1
12 12
1
11/ 12
9/ 12
6/ 12
3/ 12
1/ 12
O 1 2 3 4 5 6
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Exercice 2 (B ac G 2006)
On a représenté cicontre la fonction de
répartition d'une variable aléatoire X.
1
1. Déterminer l'ensemble des valeurs
prises par X.
0,75
2. Déterminer la loi de probabilité
de X.
3. Calculer la moyenne E(x), la 0,5
variance V(X) et l'écart type
TX de la variable aléatoire X.
0,25
O 1 2 3 4 5 6
1. L’ensemble des valeurs prises par X est X(W) = {0 , 1 , 2 , 3 , 4}
(W étant l’univers associé à l’expérience aléatoire)
2. Par lecture du graphique représentant la fonction de répartition F, on a :
3 lecture
0,15 = graphique 3
} p(X < 1) = 20 alors p([X = 0]) =
Connaissance 20
p([X = 0]) du cours
11
0,55 = lecture graphique 11 3 8
} p(X < 2) = 20 alors p([X = 1]) = =
20 20 20
Connaissance du
p([X = 0]) + p([X = 1]) cours
De même :
17
} p(X < 3) = p([X = 0]) + p([X = 1]) + p([X = 2]) = (= 0,85)
20
17 æ 3 + 8 ö 6
alors p([X = 2]) = =
20 è20 20 ø 20
19
} p(X < 4) = p([X = 0]) + p([X = 1]) + p([X = 2]) + p([X = 3]) = (= 0,95)
20
19 æ 3 + 8 + 6 ö 2
alors p([X = 3]) = =
20 è20 20 20 ø 20
On sait par ailleurs que : p([X = 0]) + p([X = 1]) + p([X = 2]) + p([X = 3]) + p([X = 4]) = 1
3 8 6 2ö 1
alors p([X = 4]) = 1 æè20 + 20 + 20 + 20 ø = 20
Conclusion :
On résume la loi de probabilité de X à l’aide du tableau suivant :
[X = k] 0 1 2 3 4
3 8 6 2 1
p([X = k])
20 20 20 20 20
3. La valeur moyenne (ou espérance mathématique) de X et le nombre E(x) tel que :
3 8 6 2 1
E(X) = å k x p(X = k) = (0) x + (1) x + (2) x + (3) x + (4) x
20 20 20 20 20
0 + 8 + 12 + 6 + 4 30
E(X) = = = 1,5
20 20
Conclusion : La valeur moyenne de X est E(X) = 1,5
2 2
La variance de X et le nombre V(x) tel que : V(X) = å k p(X = k) –[ E(X) ]
2 3 2 8 2 6 2 2 2 1 2
V(X) = é(0) x + (1) x + (2) x + (3) x + (4) x ù (1,5)
ë 20 20 20 20 20 û
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0 + 8 + 24 + 18 + 16
V(X) = 2,25 = 3,3 – 2,25 = 1,05
20
Conclusion : La variance de X et le nombre V(x) = 1,05
Exercice 3
On dispose de deux urnes U1 et U2 contenant des boules indiscernables au toucher.
U1 contient n boules blanches et 3 boules noires (n est un nombre entier supérieur ou égal à 1). U2 contient deux boules
blanches et une boule noire.
On tire une boule au hasard de U1 et on la met dans U2, puis on tire au hasard une boule de U2 et on la met dans U1 ;
l'ensemble des ces opérations constitue une épreuve.
1. Construire l'arbre pondéré de cette expérience aléatoire.
2. On considère l'événement A : "Après l'épreuve, les urnes se retrouvent chacune dans leur configuration de départ".
3 æ n + 2 ö
2. a. Démontrer que la probabilité p(A) de l'événement A peut s'écrire : p(A) = ç ÷
4 èn + 3ø
b. Déterminer la limite de p(A) lorsque n tend vers +µ.
3. On considère l'événement B : "Après l'épreuve, l'urne U2 contient une seule boule blanche".
Calculer p(B).
4. Un joueur mise 20 francs et effectue une épreuve.
A l'issue de cette épreuve, on compte les boules blanches dans U2.
Si U2 contient 1 seule boule blanche, le joueur reçoit 2n francs ;
Si U2 contient 2 boules blanches, le joueur reçoit n francs ;
Si U2 contient 3 boules blanches, le joueur ne reçoit rien.
a. Expliquer pourquoi le joueur n'a aucun intérêt à jouer tant que n ne dépasse pas 10.
Dans la suite, on considère n > 10, et on introduit la variable aléatoire X qui prend pour valeur les gains
algébriques du joueur (par exemple, si, après l'épreuve, l'urne U2 contient une seule boule blanche, X = 2n – 20).
b. Déterminer la loi de probabilité de X.
c. Calculer l'espérance mathématique de X.
d. On dit que le jeu est favorable au joueur si et seulement si l'espérance mathématique est strictement positive.
Montrer qu'il en est ainsi dès que l'urne U1 contient au moins 25 boules blanches.
boule N boule B
de U1 de U1
n 3
n+3 n+3
boule N boule B boule N boule B
de U2 de U2 de U2 de U2
2 2 1 3
4 4 4 4
La variable aléatoire X peut prendre 3 valeurs :
2n – 20 (événement A) ; n – 20 (événement B) ; 20 (événement C)
Loi de probabilité de la variable aléatoire X :
xi 2n 20 n 20 20
3 3 æ n + 2 ö n
p ( X = xi ) ç ÷
2(n + 3) 4 è n + 3 ø 4(n + 3)
On reconnait ici une loi binomiale de paramètre n et p avec n=3 et p=0,7
9 Les valeurs possibles de X sont 0 ; 1 ; 2 ; 3
k
9 p(X = k) = C n p k (1 p) nk avec k Î {0 ; 1 ; 2 ; 3} (à vous de jouer)
Loi de probabilité de X :
k 0 1 2 3
p ( X = k )
1. Nous avons ici un schéma de Bernoulli où la probabilité du succès (atteindre la cible) est p
p(A) est la probabilité d’obtenir exactement k = 0 succès au cours des n épreuves
(l’épreuve consistant à lancer un projectile sur une cible)
0
On a : p(A) = C n p 0 (1 p) n = (1 p) n
B = A et donc p(B) = 1 (1 p) n
2. 1) P(B) < 0,999 Û 1 (1 p) n < 0,999
Û (1 p) n < 0,001
Û n ln(1 p) < 3ln10 (puisque 0 < 1 – p < 1, on a : ln(1 – p) < 0)
3ln10
Û n > (p = 0,87)
ln(1 – p)
3ln10
Û n > Û n > 3,385788039…
ln(0,13)
il vient que m = 4
P robabilités dans la vie
P roblème 1
Le problème des taxis
(D’après A. Engel, "Les certitudes du hasard, Paris, Aléas Éditeur, 1990)
Dans une ville, les taxis sont numérotés 1, 2, …, n.
Dans la rue, un promeneur observe les quatre premiers taxis qui passent, et note leurs numéros :
93 ; 205 ; 77 ; 191.
Un chauffeur de taxi interrogé prétend que n = 650.
Quel crédit peuton donner à cette affirmation ?
Modélisation du problème
9 On Suppose que le chauffeur à dit vrai : n = 650
9 On considère l’expérience aléatoire qui consiste à noter les quatre premiers numéros qui passent.
Cette épreuve revient à effectuer 4 tirages successifs avec remise dans une urne contenant 650 boules
numérotées de 1 à 650. Les éventualités sont donc des 4listes
9 On considère l’évènement A en lien avec l’observation du promeneur : « les 4 boules tirées ont un numéro
inférieur ou égal à 205 »
205 4
On a : p(A) = » 0,0099 (réaliser A revient à tirer, successivement et avec remise, 4 boules parmi 205)
650 4
Analyse :
Le calcul de p(A) apporte un certain crédit à l’affirmation du chauffeur lorsque p(A) est audelà d’un certain
seuil fixé. 0,05 ou 0,005 sont des seuils classiques.
Dans le cas présent, le calcul de p(A) (» 0,0099) discrédite l’affirmation du chauffeur si on considère 0,05
comme seuil.
P roblème 2
Le problème des anniversaires
Dans une classe de 34 élèves, estil raisonnable de parier que deux élèves au moins fêtent leur anniversaire
le même jour de l’année ?
Modélisation du problème
9 On Suppose que toutes les années ont 365 jours (on néglige les années bissextiles) et que chaque élève
peut être né, au hasard, l’un des 365 jours de l’année
9 La donnée des 34 jours anniversaires peut être assimilée à un tirage successif avec remise de 34 boules
dans une urne contenant 365 boules numérotées de 1 à 365. Les éventualités sont donc des 34listes
9 On considère l’évènement A suivant : « tirer au moins 2 numéros identiques »
Le problème revient donc à calculer p(A)
L’évènement contraire A est plus facile à décrire.
A : « tirages où les numéros sont deux à deux distincts» (Les éventualités sont donc des 34arrangements)
34
34 A
Card( A ) = A 365 et par suite p( A ) = 365 » 0,2046831354
365 32
34
A
On alors p(A) = 1 365 » 0,7953168646
365 32
Conclusion : il y a près de 80 % de chance de gagner le pari.
Remarque :
On peut faire varier l’effectif n des élèves et observer la probabilité de l’évènement A. le tableau cidessous
illustre quelques cas.
n 15 20 23 30 50 57
p(A) 25 % 41 % 50 % 70 % 97 % 99 %
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P roblème 3
Le problème du chevalier de M éré
En 1654, le chevalier de Méré, philosophe et écrivain de la cour de Louis XIV demanda à Pascal : « Qu’est ce
qui est plus probable : sortir au moins un 6 en lançant 4 fois un dé ou sortir au moins un double 6 en lançant
24 fois deux dés ? »
Ê Si on lance un dé parfait, la probabilité d’obtenir un 6 est 1
6
k 4 - k
k æ 1 ö æ 5 ö
Si on lance 4 fois le dé, la probabilité d’obtenir k fois 6 est : pk = C
4 ç 6 ÷ ç 6 ÷
è ø è ø
4
æ 5 ö
La probabilité d’obtenir au moins un 6 est : 1 – p0 = 1 ç ÷ » 0,518
è6ø
Ê Si on lance deux dé parfait, la probabilité d’obtenir un (6 , 6) est 1
36
k 24 - k
k æ 1 ö æ 35 ö
Si on lance 24 fois les deux dé, la probabilité d’obtenir k fois (6 , 6) est : pk = C
24 ç 36 ÷ ç 36 ÷
è ø è ø
24
æ 35 ö
La probabilité d’obtenir au moins un 6 est : 1 – p0 = 1 ç ÷ » 0,491
è 36 ø
Conclusion : Il y a donc plus de chance de sortir au moins un 6 en lançant 4 fois un dé, que de sortir au moins un double 6
en lançant 24 fois deux dés.
Pour finir, quelques réflexions sur les probabilités
Ê Le hasard est le pseudonyme de Dieu quand il ne voulait pas signer.
A natole France
Ê Celui qui a entendu la même chose de 12 000 témoins oculaires a seulement 12 000 probabilités,
ce qui équivaut à une forte probabilité, ce qui est loin d'être certain
Voltaire ( 16941778)
Ê Il y a tellement de gens qui trouvent à travers le monde la seule femme qu'il puisse aimer. Que l'énorme
fréquence de ces rencontres me rend sceptique, moi qui ai un certain respect du calcul des probabilités.
Tristan Be rnard
Ê Les statistiques du Ministère de la santé révèlent que les maladies mentales affectent, à des degrés divers,
un quart de la population.
Pensez alors à vos trois meilleurs amis. Si vous n'avez rien à leur reprocher, alors c'est vous.
Rita Mae B row n
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