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Espaces vectoriels et matrices

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MP∗ 22-23

TD 4
Espaces vectoriels préhilbertiens réels et espaces vectoriels euclidiens

I. Structure euclidienne sur Mn (R)


Soit n ∈ N∗ .
1. Pour tout (A, B) ∈ Mn (R)2 , on pose: ⟨A, B ⟩ = Tr ( tAB).
a. Montrer que l’application ⟨ , ⟩ est un produit scalaire sur Mn (R). On note ∥ ∥ la norme euclidienne associée.
b. Prouver que ∥ ∥ est une norme d’algèbre, i.e. une norme vérifiant: ∀(A, B) ∈ Mn (R)2 , ∥AB∥ ≤ ∥A∥∥B∥.
c. Soit Ω ∈ On (R). Calculer ∥Ω∥.
2. Soit A ∈ Mn (R). On note Com(A) le commutant de la matrice carrée A. Soit M ∈ Mn (R).
Prouver qu’il existe X ∈ Mn (R) telle que M = AX−XA si et seulement si pour tout B ∈ Com(A), Tr (BM ) = 0.

II. Inégalité de Hadamard


′ ′′ ′
1. Soit E un R-espace vectoriel non nul de dimension finie. Soient e, e′ , e′′ des bases de E. Lier Pee , Pee et Pee′′ .
2. Soit n ∈ N∗ . Rn est muni de sa structure euclidienne usuelle et on note e sa base canonique (orthonormale).
a. Soit A ∈ GLn (R). Montrer l’existence d’une matrice O ∈ On (R) et d’une matrice T ∈ GLn (R) triangulaire
supérieure à coefficients diagonaux, que l’on précisera, strictement positifs, telles que A = O T .
Indication: on pourra considérer (en justifiant) la base orthonormale e′′ de Rn obtenue à partir de la famille e′
des n vecteurs colonnes de A en appliquant le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt.
b. Prouver l’unicité du couple (O, T ) vérifiant les conditions précédentes.
3. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (R). On note (C1 , . . . , Cn ) la famille des n vecteurs colonnes de A. Prouver l’inégalité
n
∥Cj ∥ où ∥ ∥ désigne la norme euclidienne usuelle sur Rn . Etudier le cas d’égalité.
Q
de Hadamard: |det A| ≤
j=1
n
4. Soit n ∈ N∗ . Soit A = (aij )1≤i,j≤n ∈ Mn (R). On note M = max |aij |. Prouver: |det A| ≤ M n n 2 .
1≤i,j≤n

III. Matrices de Gram


Soit E un espace vectoriel préhilbertien réel non nul.
On définit la matrice de Gram d’une famille (vi )1≤i≤p ∈ E p (p ∈ N∗ ): G(v1 , . . . , vp ) = ⟨vi , vj ⟩ 1≤i,j≤p ∈ Mp (R).


1. Soit p ∈ N∗ . Soit (vi )1≤i≤p ∈ E p . Montrer que G(v1 , . . . , vp ) est inversible si et seulement si (vi )1≤i≤p est libre.
2. Soit F un sous-espace vectoriel non nul de dimension finie p de E. Soit (vi )1≤i≤p une base de F .
det G(v1 ,...,vp ,x)
a. Soit x ∈ E. Prouver: d(x, F )2 = det G(v1 ,...,vp ) .
b. On note pF le projecteur orthogonal de E sur F. Soit x ∈ E. Expliquer comment utiliser la matrice G(v1 , . . . , vp )
pour calculer les composantes du vecteur pF (x) dans la base (vi )1≤i≤p de F .
p
3. Soit p ∈ N∗ . Soit (vi )1≤i≤p ∈ E p . Montrer: 0 ≤ det G(v1 , . . . , vp ) ≤ ∥vi ∥2 . Etudier les deux cas d’égalité.
Q
i=1
4. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (R). On note (C1 , . . . , Cn ) la famille des n vecteurs colonnes de A. n
En interprétant la matrice tAA comme une matrice de Gram, prouver l’inégalité de Hadamard: |det A| ≤
Q
∥Cj ∥
n j=1
où ∥ ∥ désigne la norme euclidienne usuelle sur R . Etudier le cas d’égalité.
5. On suppose que E est l’espace vectoriel préhilbertien réel des fonctions continues de [0; 1] dans R (muni du
produit scalaire usuel). Pour tout i ∈ N∗ , on considère la fonction fi définie sur [0; 1] par: ∀t ∈ [0; 1], fi (t) = ti−1 .
a. Montrer que (fi )i∈N∗ est une famille libre de vecteurs de E.
b. Soit p ∈ N∗ . On pose: F = X(X−1)(X−2)...(X− p) ∗
(X+1)(X+2)...(X+ p) ∈ R(X). Pour tout k ∈ N , on note ∆k = det G(f1 , . . . , fk ).
i. Décomposer F en éléments simples dans R(X) en précisant seulement le coefficient λp correspondant au pôle −p.

1 1 1
2 ... p F (1)

1 1 1
. . . p+1 F (2)
2 3
ii. En calculant de deux façons le déterminant ... .. .. ..

, montrer: F (p+1)∆p = λp ∆p+1 .
. . .
1 1 1
. . .

p p+1 2p−1 F (p)
1 1 1


p+1 p+2 ... 2p F (p + 1)
iii. En déduire la distance de fp+1 au sous-espace vectoriel de E engendré par la famille (fi )1≤i≤p .

1
IV. Projecteurs orthogonaux
Soit E un espace vectoriel euclidien non nul.
1. Soit p un projecteur de E.
a. On suppose: ∀x ∈ E, ∥p(x)∥ ≤ ∥x∥. Montrer: (ker p)⊥ ⊂ Im p.
b. Montrer que p est un projecteur orthogonal de E si et seulement si pour tout x ∈ E, ∥p(x)∥ ≤ ∥x∥.
2. Soient p et q des projecteurs orthogonaux de E. Montrer que p ◦ q est un projecteur de E si et seulement si
les endomorphismes p et q commutent. Que peut-on dire si p et q sont seulement des projecteurs de E ?

V. Racine carrée euclidienne et décomposition polaire


Soit E un espace vectoriel euclidien non nul de dimension n. On dit qu’un endomorphisme symétrique u de E
est positif (défini positif) si ∀x ∈ E, ⟨x, u(x)⟩ ≥ 0 (∀x ∈ E \ {0}, ⟨x, u(x)⟩ > 0).
On note S + (E) (S ++ (E)) l’ensemble des endomorphismes symétriques positifs (définis positifs) de E.
On note Sn+ (R) (Sn++ (R)) l’ensemble des matrices M ∈ Sn (R) telles que SpR M ⊂ R+ (SpR M ⊂ R∗+ ).
1. Soit u ∈ S(E). Montrer: u ∈ S + (E) ⇔ Sp u ⊂ R+ . Lier S + (E) et Sn+ (R).
Montrer également: u ∈ S ++ (E) ⇔ Sp u ⊂ R∗+ . Lier S ++ (E) et Sn++ (R).
2. Soit u ∈ S + (E). Montrer l’existence d’un unique v ∈ S + (E) tel que u = v 2 . Enoncé matriciel associé.
3.
a. Soit A ∈ Mn (R). Montrer: tAA ∈ Sn+ (R).
b. Soit A ∈ GLn (R). Prouver l’existence d’un unique couple (S, O) ∈ Sn++ (R) × On (R) tel que A = OS.
Cette écriture est appelée la décomposition polaire de la matrice carrée inversible A. Enoncé géométrique associé.
 
1 2 1
c. On considère: A =  −2 −1 −1  ∈ M3 (R). Justifier: A ∈ GL3 (R). Calculer sa décomposition polaire.
−1 −1 −2

VI. Exercices de synthèse


1. Trouver une matrice carrée M ∈ M2 (C) symétrique, mais pas C-diagonalisable. Conclusion.
2. Soit u ∈ S ++ (E). Soit v ∈ S(E).
a. Justifier: u ∈ GL(E) et u−1 ∈ S ++ (E). Enoncé matriciel associé.
b. Pour tout (x, y) ∈ E 2 , on pose: [x, y] = ⟨x, u−1 (y)⟩. Montrer que l’application [ , ] est un produit scalaire sur E.
Montrer que l’endomorphisme u ◦ v est symétrique pour ce produit scalaire. Conclusion. Enoncé matriciel associé.
c. On suppose: v ∈ S + (E). Montrer: Sp(u ◦ v) ⊂ R+ . Enoncé matriciel associé.
1 1
d. Soit A ∈ Sn+ (R). Montrer: det(In + A) ≥ 1 + det A et (det(In + A)) n ≥ 1 + (det A) n .
1 1 1
e. Soit (A, B) ∈ Sn+ (R)2 . Montrer: det(A + B) ≥ det A + det B et (det(A + B)) n ≥ (det A) n + (det B) n .
3.
a tC
 
+
a. Soit A ∈ Sn+1 (R). On l’écrit sous la forme: A = où a ∈ R, C ∈ Rn et B ∈ Sn (R).
  C B
x
i. Soit Y ∈ Rn+1 . On écrit: Y = où x ∈ R et X ∈ Rn . Calculer tYAY en fonction de a, C, B, x et X.
X
ii. Montrer: a ≥ 0. Si a = 0, que peut-on dire ? Si a > 0, montrer: aB − C t C ∈ Sn+ (R).
b. Soit A ∈ Sn+ (R). Montrer qu’il existe T ∈ Tn (R) de coefficients diagonaux positifs telle que A = t T T .
n
c. Soit A = (aij )1≤i,j≤n ∈ Sn+ (R). Montrer: 0 ≤ det A ≤
Q
aii .
i=1 n
d. Soit A ∈ Mn (R) (de vecteurs colonnes notés C1 , . . . , Cn ). Montrer: tAA ∈ Sn+ (R). Prouver: |det A| ≤
Q
∥Cj ∥.
j=1
4. Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension 3. Soient u et v des rotations vectorielles de E, distinctes
de IdE . Donner une condition nécessaire et suffisante pour que les rotations vectorielles u et v commutent.
5. Soit E un espace vectoriel euclidien non nul de dimension n. On dit qu’un endomorphisme u de E est anti-
symétrique si pour tout (x, y) ∈ E 2 , ⟨u(x), y⟩ = −⟨x, u(y)⟩. On note A(E) l’ensemble de ces endomorphismes.
a. Caractériser matriciellement A(E) dans une base orthonormale de E. Que peut-on dire de A(E) ?
b. Soit u ∈ L(E). Montrer: u ∈ A(E) ⇔ ∀x ∈ E, ⟨x, u(x)⟩ = 0. Montrer que si u ∈ A(E), alors Sp u ⊂ {0}.
c. Soit u ∈ A(E). Montrer que Im u et ker u sont supplémentaires orthogonaux. En déduire que rg u est pair.
d. Soit u ∈ A(E). Montrer que u2 admet un vecteurproprex et qu’alors F = vect(x, u(x)) est stable par u.
0 −a
e. Soit u ∈ L(E). Pour tout a ∈ R∗ , on note Ba = ∈ M2 (R). Montrer que u est 
antisymétrique si et
a 0 
Ba1 (0)
..

seulement s’il existe une base orthonormale de E dans laquelle sa matrice est de la forme  . 

 Bap 
p
où p ∈ N et (ai )1≤i≤p ∈ (R∗ ) . (0) (0)

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