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R Eduction Des Endomorphismes

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MP∗ 22-23

TD 3
Réduction des endomorphismes

I. Diagonalisation  
9 0 0
1. On considère la matrice carrée: A =  −4 1 0  ∈ M3 (R).
1 −3 4
a. Montrer que la matrice carrée A est R-diagonalisable et la diagonaliser de façon effective.
b. Calculer Ak pour tout k ∈ N∗ .
c. Résoudre l’équation M 2 = A d’inconnue M ∈ M3 (R).
   
−4 4 4 −5 4 4 
2. On considère la matrice carrée: A =  0 1 0  ∈ M3 (R) A =  0 3 0  ∈ M3 (R) .
−8 7 8 −8 4 7
a. Montrer que la matrice carrée A est R-diagonalisable et la diagonaliser de façon effective.
b. Calculer Ak pour tout k ∈ N∗ .
c. Résoudre l’équation M 2 = A d’inconnue M ∈ M3 (R).
3 −2 4 −2
 
 −1 2 −2 1 
3. On considère la matrice carrée: A =   ∈ M4 (R).
1 −1 3 −1
3 −3 6 −2
a. Vérifier: 1 ∈ SpR A. Montrer que la matrice carrée A est R-diagonalisable et la diagonaliser de façon effective.
b. Déterminer le commutant de la matrice carrée A, puis calculer sa dimension.
 
1 1
4. Résoudre l’équation M 2 + M = d’inconnue M ∈ M2 (R).
1 1
5. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (R). On suppose que la matrice carrée A admet n valeurs propres réelles distinctes.
Déterminer le nombre de solutions de chacune des équations M 2 = A et M 3 = A d’inconnue M ∈ Mn (R).
a b ··· b
 
.. .
b a
 . .. 
6. Soit n ∈ N∗ . Soit (a, b) ∈ C2 . On considère la matrice carrée: A =  . .  ∈ Mn (C).

 .. .. ... b 
b ··· b a
a. Montrer, sans calcul, que la matrice A est C-diagonalisable et la diagonaliser. En déduire son déterminant.
b. Diagonaliser de façon effective la matrice carrée A.
7. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 3. Soient a1 , . . . , an−1 , b1 , . . . , bn−1 des réels non nuls. Soit c ∈ R.
0 ... 0 a1
 
 .. .. .. 
On considère la matrice carrée: A =  . (0) . .  ∈ Mn (R).
 0 ... 0 a 
n−1
b1 . . . bn−1 c
a. Déterminer les éléments propres de la matrice carrée A. Donner une condition nécessaire et suffisante pour
que la matrice carrée A soit C-diagonalisable (R-diagonalisable) (R-trigonalisable).
b. On suppose dans cette question: c = n et ∀i ∈ [[1; n − 1]], ai = 1 et bi = −1.
Montrer que la matrice carrée A est R-diagonalisable et la diagonaliser de façon effective.
8. Soit K un corps. Soit n ∈ N∗ . p
p
a. Soit p ∈ N∗ . Soit (n1 , . . . , np ) ∈ (N∗ ) tel que
P
ni = n. 
A1 (0)

i=1
Soit (A1 , . . . , Ap ) ∈ Mn1 (K) × . . . × Mnp (K). On considère la matrice carrée: A = 
 ..  ∈ Mn (K).

.
(0) Ap
Montrer que la matrice carrée A est K-diagonalisable (K-trigonalisable) si et seulement si pour tout i ∈ [[1; p]],
la matrice carrée Ai est K-diagonalisable (K-trigonalisable).
 
a1 (0) bn
b. Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn des réels. On considère la matrice carrée: A =  (0) × (0)  ∈ Mn (R)
b1 (0) an
(si n = 2p − 1 est impair (où p ∈ N∗ ), le coefficient central de cette matrice carrée est ap + bp ).
i. Donner une condition nécessaire et suffisante sur (a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ) pour que la matrice carrée A soit
C-diagonalisable (R-diagonalisable) (R-trigonalisable).
ii. Soit (a, b) ∈ R × R∗ . On suppose que pour tout i ∈ [[1; n]], ai = a et bi = b.
Montrer que la matrice carrée A est R-diagonalisable et la diagonaliser de façon effective.

1
(n)  2
9. Pour tout entier n ≥ 4, on considère la matrice An = aij 1≤i,j≤n ∈ Mn (R) où, pour tout (i, j) ∈ [[1; n]] ,
(n)
le coefficient aij est égal à 1 si i = 1 ou j = 1 ou i = j = 2 et vaut 0 sinon.
a. Pour tout entier n ≥ 4, montrer que les valeurs propres non nulles de An sont exactement les solutions de l’équa-
1
tion x2 − x + 1 − x −1 = n d’inconnue x ∈ R \{1}, puis montrer que la matrice carrée An est R-diagonalisable et
la diagonaliser de façon effective (on notera an < bn < cn les valeurs propres non nulles de An ).
b. Montrer que la suite (cn )n≥4 est strictement croissante et tend vers +∞. En donner un équivalent simple.
c. Donner un développement asymptotique à la précision o(1) des suites (an )n≥4 , (bn )n≥4 et (cn )n≥4 .
d. Donner un développement asymptotique à la précision o √1n des suites (an )n≥4 , (bn )n≥4 et (cn )n≥4 .


10. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Soit A ∈ C[X] non constant. Soit B ∈ C[X] de degré n.
Pour tout P ∈ Cn−1 [X], on note u(P ) le reste de la division euclidienne de AP par B.
a. Montrer que l’application u ainsi définie est un endomorphisme du C-espace vectoriel Cn−1 [X].
b. On étudie dans cette question le cas particulier: A = X n − 1 et B = X n − X. En raisonnant matriciellement,
montrer que l’endomorphisme u est diagonalisable et le diagonaliser de façon effective.
c. Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de l’endomorphisme u. On précisera leur dimension.
d. Donner une condition nécessaire et suffisante sur A′, B et B ′ pour que l’endomorphisme u soit diagonalisable.
e. On suppose que les racines complexes du polynôme B sont simples. L’endomorphisme u est-il diagonalisable ?

II. Polynômes annulateurs


1. Soit n ∈ N∗ .
a. Soit M ∈ Mn (C) telle que M n = In et la famille (In , M, . . . , M n−1 ) soit libre. Calculer la trace de M .
b. Déterminer les matrices M ∈ Mn (C) telles que M n = In et Tr M = n.
2. Soit n ∈ N∗ . Déterminer les matrices M ∈ Mn (R) telles que M 5 = M 2 et Tr M = n.
3. Soit M ∈ Mn (R). On suppose: M 3 = 2M 2 − M .
a. La matrice carrée M est-elle R-diagonalisable ?
b. Montrer: Tr M ∈ N.
c. On suppose: Tr M = 0. Que peut-on dire de la matrice carrée M ?
d. On suppose: Tr M = n. Que peut-on dire de la matrice carrée M ?
4. Soit M ∈ M4 (R). On suppose: M (M − 2I4 )(M + 3I4 )2 = 044 .
a. Montrer: Tr M ∈ Z.
b. On suppose: Tr M ∈ N. Montrer que la matrice carrée M est R-diagonalisable.
5. Soit M ∈ M9 (R). On suppose: M 5 + M + I 9 = 0 99 . Montrer: det M < 0.
6. Soit n ∈ N∗ . Soit M ∈ Mn (R). On suppose: (M + In )4 (M − 2In )(M 2 + M + In )3 = 0nn .
a. Montrer: Tr M ∈ Z.
b. On suppose: Tr M = 2n. Que peut-on dire de la matrice carrée M ?
c. On suppose: Tr M = −n. Que peut-on dire de la matrice carrée M ?
d. On suppose: n = 4 et Tr M = 0.
i. Calculer det M . Déterminer le polynôme minimal ΠM et le polynôme caractéristique χM de la matrice carrée M .
−1 0
 
ii. Montrer que la matrice carrée M est C-diagonalisable et la diagonaliser. 0 0
iii. Montrer que la matrice carrée
 M est R-semblable à la matrice carrée A =  0 2 0 0  ∈ M (R)

4
 0 0 
cos θ − sin θ  R 2π
où, pour tout θ ∈ R, R(θ) = ∈ M2 (R) . 0 0 3
sin θ cos θ
e. On suppose: n = 5 et Tr M = 0. Calculer det M . Montrer: (M − 2I5 )(M 2 + M + I5 )2 = 055 .

III. Réduction des endomorphismes de rang 1


Soit K un corps. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
1. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n. Soit u ∈ L(E).
On suppose que le rang de l’endomorphisme u est égal à 1.
a. Calculer dim ker u. En raisonnant matriciellement dans une base judicieuse, montrer: u2 = (Tr u) u.
b. Donner une condition nécessaire et suffisante sur Tr u pour que l’endomorphisme u soit diagonalisable.
0 0 0 ··· 0
 
Dans ce cas, diagonaliser l’endomorphisme u.
1 0 0 ... 0
0 0 0 · · · 0  ∈ Mn (K).
 
c. On suppose: Tr u = 0. Construire une base e de E telle que Mat u = 
e
 ... ... ... (0) ... 
 

0 0 0 ··· 0
2
 
2. Soit E un R-espace vectoriel de dimension 3. Soit e une base de E. 1 2 −1
On considère l’endomorphisme u de E dont la matrice dans la base e est: A =  −1 −2 1  ∈ M3 (R).
 
0 0 0 −1 −2 1
a. Construire une base e′ de E telle que Mat u = B =  1 0 0 .
e′
0 0 0
b. On note P la matrice de passage de la base e à la base e′ . Justifier: P ∈ GL3 (R).
Donner, sans calcul, une relation entre les matrices A, B et P . Vérifier cette relation.
3. Soit (A, B) ∈ Mn (C)2 . On suppose que les matrices A et B sont de rang 1.
Montrer que les matrices carrées A et B sont semblables si et seulement si Tr A = Tr B.

IV. Théorème de Cayley-Hamilton


Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie n. Soit u ∈ L(E).
1. Soit x ∈ E \ {0}. On note p le plus grand entier naturel non nul tel que β = (x, u(x), u2 (x), . . . , up−1 (x)) soit
une famille libre de vecteurs de E.
a. Justifier. Montrer que F = vect β est un sous-espace vectoriel non nul de E, stable par l’endomorphisme u.
b. On note (a0 , a1 , a2 , . . . , ap−1 ) la famille des composantes du vecteur up (x) ∈ F dans la base β de F .
Ecrire la matrice A de l’endomorphisme v ∈ L(F ) induit par la restriction de u à F dans la base β de F .
c. Calculer le polynôme caractéristique χA de la matrice carrée A.
Indication: on pourra ajouter à la première ligne une combinaison linéaire adéquate des autres lignes.
2. Enoncer et prouver le théorème de Cayley-Hamilton pour l’endomorphisme u. Enoncé matriciel associé.

V. Sous-espaces caractéristiques et décomposition de Dunford


Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie n. Soit u ∈ L(E).
On suppose que le polynôme caractéristique χu est scindé dans K[X].
On note λ1 , . . . , λp les valeurs propres distinctes de l’endomorphisme u (p ∈ [[1; n]]).
Pour tout i ∈ [[1; p]], on note αi l’ordre de multiplicité de la valeur propre λi de l’endomorphisme u.
1. p
Q α
a. Justifier: χu = (X − λi ) i .
i=1 p
Q γi
b. Justifier que le polynôme minimal Πu est de la forme: Πu = (X − λi ) où pour tout i ∈; p]], 1 ≤ γi ≤ αi .
i=1
γ
c. Pour tout i ∈ [[1; p]], on note Fλi (u) = ker (u − λi IdE ) i (appelé le sous-espace caractéristique de l’endomor-
Lp
phisme u associé à la valeur propre λi ). Montrer: E = Fλi (u).
i=1
γ −1
d. Soit i ∈ [[1; p]]. Montrer que les inclusions Eλi (u) ⊂ ker (u − λi IdE )2 ⊂ . . . ⊂ ker (u − λi IdE ) i ⊂ Fλi (u) sont
k α
strictes. Etablir la relation: ∀k ≥ γi , ker (u − λi IdE ) = Fλi (u) (en particulier, Fλi (u) = ker(u − λi IdE ) i ).
e. Soit i ∈ [[1; p]]. Montrer que le sous-espace vectoriel Fλi (u) est stable par l’endomorphisme u.
On note ui ∈ L(Fλi (u)) l’endomorphisme induit par la restriction de u au sous-espace vectoriel stable Fλi (u).
Montrer que ui est la somme d’une homothétie de rapport λi et d’un endomorphisme nilpotent.
f. Soit i ∈ [[1; p]]. Montrer: dim Fλi (u) = αi .
2.
a. Prouver que l’endomorphisme u s’écrit de façon unique sous la forme u = d + ν où d est un endomorphisme
2
diagonalisable de E, ν est un endomorphisme nilpotent de E et d ◦ ν = ν ◦ d. Montrer: (d, ν) ∈ K[u] .
Cette écriture est appelée la décomposition de Dunford de l’endomorphisme u. Enoncé matriciel associé.
 
2 3 0
b. On considère la matrice carrée: A =  0 2 0  ∈ M3 (R).
3 −1 1
Vérifier que le polynôme caractéristique χA est scindé dans R[X] et calculer la décomposition de Dunford de A.

VI. Commutant d’un endomorphisme


Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie n. Soit u ∈ L(E). Le commutant de
l’endomorphisme u, noté Com(u), est par définition l’ensemble des endomorphismes de E qui commutent avec u.
1. Montrer que Com(u) est une sous-algèbre de la K-algèbre L(E).
2. On suppose que l’endomorphisme u est diagonalisable. Décrire Com(u), puis calculer sa dimension.
3. On suppose que u admet n valeurs propres distinctes. Montrer: Com(u) = vect (IdE , u, u2 , . . . , un−1 ).

3
VII. Réduction d’endomorphismes nilpotents
Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie n. Soit u ∈ L(E).
1. On suppose que l’endomorphisme u est nilpotent d’indice n. Soit a ∈ E tel que un−1 (a) ̸= 0.
a. Justifier. Montrer que la famille β = (a, u(a), u2 (a), . . . , un−1 (a)) est une base de E.
b. Ecrire la matrice de l’endomorphisme u dans la base β. Etudier la réciproque.
c. Montrer que la famille (IdE , u, u2 , . . . , un−1 ) est une base de Com(u). En déduire sa dimension.
2. Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes:  
B (0)
(1) u2 = 0L(E) . ..  
0 1
 
(2) il existe une base e de E telle que Mat u = 
 . 
où B = ∈ M2 (K).
0 0

e  B 
Enoncé matriciel associé. (0) (0)

VIII. Codiagonalisation et cotrigonalisation


Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie n.
Soit (ui )i∈I une famille d’endomorphismes du K-espace vectoriel L(E) (où I désigne un ensemble non vide).
On dit que la famille d’endomorphismes (ui )i∈I est codiagonalisable (cotrigonalisable) s’il existe une base de E
diagonalisant (trigonalisant) tous les endomorphismes de la famille (ui )i∈I .
1.
a. Soit (u, v) ∈ L(E)2 . Montrer que la famille (u, v) est codiagonalisable si et seulement si les endomorphismes
u et v sont diagonalisables et commutent. Enoncé matriciel associé.
b. Montrer que la famille (ui )i∈I est codiagonalisable si et seulement si les endomorphismes de la famille (ui )i∈I
sont diagonalisables et commutent. Enoncé matriciel associé.
2.
a. Soit (u, v) ∈ L(E)2 . On suppose que les endomorphismes u et v sont trigonalisables et commutent.
i. Montrer que les endomorphismes u et v admettent un vecteur propre commun.
ii. Montrer que la famille (u, v) est cotrigonalisable. Enoncé matriciel associé. Etudier la réciproque.
b. On suppose que les endomorphismes de la famille (ui )i∈I sont trigonalisables et commutent.
i. Montrer que les endomorphismes de la famille (ui )i∈I admettent un vecteur propre commun.
ii. Montrer que la famille (ui )i∈I est cotrigonalisable. Enoncé matriciel associé. Etudier la réciproque.
3. Soit (u, v) ∈ L(E)2 tel que v ◦ u = 0L(E) . On suppose que les endomorphismes u et v sont trigonalisables.
a. Montrer que les endomorphismes u et v admettent un vecteur propre commun. Enoncé matriciel associé.
b. Montrer que la famille (u, v) est cotrigonalisable. Enoncé matriciel associé. Etudier la réciproque.

IX. Exercices de synthèse


1. Soit K un corps. Soit A ∈ GLn (K). Montrer: A−1 ∈ K[A].
2. Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie. Soit u ∈ L(E).
Montrer que E = ker u ⊕ Im u si et seulement s’il existe P ∈ K[X], annulant u, tel que P ′ (0) ̸= 0.
n
3. Soit n ∈ N∗ . Soit A = (aij )1≤i,j≤n ∈ Mn (C). Pour tout i ∈ [[1; n]], on pose: Li =
P
|aij |.
j=1
a. On suppose: ∀i ∈ [[1; n]], |aii | > Li . Montrer: A ∈ GLn (C). j̸ =i
S
b. Pour tout i ∈ [[1; n]], on note Di le disque fermé de centre aii et de rayon Li . Montrer: SpC A ⊂ Di .
1≤i≤n
4. Soit n ∈ N∗ . On considère la matrice carrée: A = (min(i, j))1≤i,j≤n ∈ Mn (R).
Montrer que A est inversible et calculer A−1 . Calculer SpR A−1 . En déduire SpR A.
5. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (R). On suppose: rg A = 2, Tr A = 0 et An ̸= 0nn .
a. Montrer que la matrice carrée A est C-diagonalisable.
b. Calculer la dimension du commutant de la matrice carrée A.
c. On suppose en outre: Tr A2 = 8. Calculer Ak pour tout k ∈ N∗ .
6. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (R).
a. On suppose qu’il existe un polynôme P ∈ R[X] de degré 2, irréductible, annulant A.
Montrer que n est pair et qu’il existe (a, b) ∈ R × R∗ tel que la  matrice
 carrée A soit R-semblable à la matrice
a −b
carrée réelle diagonale par blocs carrés d’ordre 2 tous égaux à .
b a
b. On suppose que les valeurs propres complexes de A sont simples. Montrer  que A 
est R-semblable à une matrice
a −b
carrée réelle diagonale par blocs carrés d’ordre 1 ou d’ordre 2 de la forme où (a, b) ∈ R × R∗ .
b a
4
7.
a. Soit n ∈ N∗ . Soit M ∈ Mn (C). Calculer SpC M 2 en fonction de SpC M .
b. Déterminer toutes les matrices carrées M ∈ M2 (R) telles que M soit R-semblable à M 2 .
8.
a. Soit n ∈ N∗ . Soit M ∈ GLn (C). Calculer SpC M −1 en fonction de SpC M .
−1
b. Déterminer toutes les matrices carrées M ∈ GL2 (C) tellesque M soit
C-semblable
 à M  . 
∗ ∗ λ 0 0 1 1 a 1 0
c. Soit λ ∈ C . Soit a ∈ C . Calculer les produits matriciels et .
0 λ−1 1 0 0 1 0 −1
d. Soit M ∈ GL2 (C). Prouver que la matrice carrée M est C-semblable à son inverse M −1 si et seulement s’il
existe (A, B) ∈ M2 (C)2 tel que M = AB et A2 = B 2 = I2 .
9. Soit K un corps. Soit n ∈ N∗ . Soit (A, B) ∈ Mn (K)2 . On suppose que A est K-diagonalisable.
Donner une condition nécessaire et suffisante pour qu’il existe (P, Q) ∈ K[X]2 tel que B = P (A) et A = Q(B).
10. Soit K un corps. Soit E un K-espace vectoriel non nul de dimension finie. Soit u ∈ L(E). On dit que l’endo-
morphisme u est semi-simple si tout sous-espace vectoriel de E stable par u admet un supplémentaire stable par u.
a. On suppose: K = C. Montrer que l’endomorphisme u est semi-simple si et seulement s’il est diagonalisable.
b. Que peut-on dire lorsque K = R ?
11. Soit E un C-espace vectoriel non nul de dimension finie n. Soit u ∈ L(E). Montrer que l’endomorphisme u
est diagonalisable si et seulement si l’endomorphisme u2 est diagonalisable et ker u2 = ker u.
12. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ GLn (R). Montrer que A est R-diagonalisable si et seulement si A − A−1 l’est.
13. Soit n ∈ N∗ . Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 tel que A3 = B 3 . On suppose que A et B sont R-diagonalisables.
Montrer: A = B. Que peut-on dire si le corps est C ? Que peut-on dire si seule A est supposée R-diagonalisable ?
14. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (C). Trouver tous les polynômes P ∈ C[X] tels que P (A) soit nilpotente.
15. Soit n ∈ N∗ . Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 . Soit α ∈ R∗ . On suppose: AB − BA = αB.
a. Montrer que la matrice carrée B n’est pas inversible.
b. Justifier que u : M 7→ AM − MA est un endomorphisme du R-espace vectoriel Mn (R).
Pour tout k ∈ N∗ , calculer u(B k ). En déduire que la matrice carrée B est nilpotente.
16. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (R). Justifier que u : M 7→ AM est un endomorphisme du R-espace vectoriel
Mn (R). Déterminer ses valeurs propres, la dimension de ses sous-espaces propres, son polynôme minimal et son
polynôme caractéristique. Etudier la diagonalisabilité et la trigonalisabilité de l’endomorphisme u.
17. Soit n ∈ N∗ . Soit (A, B) ∈ Mn (C)2 .
a. Justifier que u : M 7→ AM − MB est un endomorphisme du R-espace vectoriel Mn (C).
b. Montrer que l’endomorphisme u est inversible si et seulement si SpC A ∩ SpC B = ∅. En déduire Sp u.
c. On suppose que A et B sont C-diagonalisables. Montrer que l’endomorphisme u est diagonalisable.
18. Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (C). Montrer que A est nilpotente si et seulement si pour tout k ∈ [[1; n]], Tr Ak = 0.
19. Soit E un R-espace vectoriel non nul de dimension finie n. Soit u ∈ L(E).
a. On suppose que pour tout x ∈ E \{0}, u(x) est colinéaire à x. Montrer que u est une homothétie de E.
b. Montrer que l’endomorphisme u est de trace nulle si et seulement s’il existe une base de E dans laquelle la
matrice de u est de diagonale nulle. Enoncé matriciel associé.
c. Soit M ∈ Mn (R). Montrer qu’il existe une matrice P ∈ GLn (R) telle que la matrice carrée P −1M P ait le
même scalaire λ sur toute sa diagonale. Le scalaire λ est-il unique ?
d. Déterminer le sous-espace vectoriel de Mn (R) engendré par les matrices nilpotentes.
e. Soit ∆ ∈ Dn (R) de coefficients diagonaux distincts. Montrer que u : M 7→ ∆M − M∆ est un endomorphisme
du R-espace vectoriel Mn (R). Déterminer son noyau et son image. En déduire que la matrice carrée M est de
trace nulle si et seulement s’il existe (A, B) ∈ Mn (R)2 tel que M = AB − BA.

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