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Étude d'Extremums et Séries Entières en Mathématiques PSI

Ce document présente un exercice et deux problèmes indépendants en mathématiques pour une épreuve spécifique de la filière PSI. L'exercice étudie les extremums d'une fonction de deux variables. Le premier problème étudie une famille de séries entières. Le deuxième problème montre que le déterminant d'une matrice somme d'une matrice identité et du produit d'une matrice par elle-même est dans R+.

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Étude d'Extremums et Séries Entières en Mathématiques PSI

Ce document présente un exercice et deux problèmes indépendants en mathématiques pour une épreuve spécifique de la filière PSI. L'exercice étudie les extremums d'une fonction de deux variables. Le premier problème étudie une famille de séries entières. Le deuxième problème montre que le déterminant d'une matrice somme d'une matrice identité et du produit d'une matrice par elle-même est dans R+.

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SESSION 2021 PSI1M

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI


____________________

MATHÉMATIQUES

Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


 Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence
des résultats.
 Ne pas utiliser de correcteur.
 Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
__________________________________________________________________________________

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé d’un exercice et de deux problèmes indépendants.

1/8
EXERCICE
Étude d’extremums

On considère la fonction f définie sur R2 par : ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) = x3 + y3 − 3xy.


L’objectif de cet exercice est d’étudier l’existence d’extremums pour f .

Q1. Déterminer les points critiques de f .

Q2. Expliciter des points (x, y) ∈ R2 arbitrairement proches de (0, 0), tels que f (x, y) < 0.
Expliciter de même des points (x, y) ∈ R2 arbitrairement proches de (0, 0), tels que f (x, y) > 0.
La fonction f admet-elle en (0, 0) un maximum local, un minimum local ou aucun des deux ?

On considère la fonction g définie sur R2 par : ∀(u, v) ∈ R2 , g(u, v) = f (1 + u, 1 + v) − f (1, 1).

Q3. Calculer, pour tout (u, v) ∈ R2 , g(u, v) puis, pour tout (r, θ) ∈ R+ × R, g(r cos θ, r sin θ).
 
2 1
Q4. Prouver que pour tout (r, θ) ∈ R × R, on a : g(r cos θ, r sin θ) ≥ 3r
+
− 2r .
2
Que peut-on en conclure ?

Q5. La fonction f possède-t’elle un ou des extremums globaux ?

2/8
PROBLÈME 1
Étude d’une famille de séries entières

Dans tout le problème, α désigne un nombre réel. On note Dα l’ensemble des réels x pour lesquels la
 xn
série entière est convergente et on pose, pour tout x ∈ Dα :
n≥1


+∞ n
x
fα (x) = .
n=1

Objectifs

Ce problème est composé de trois parties indépendantes.


Dans la Partie I, on étudie quelques propriétés élémentaires des fonctions fα .
L’objectif de la Partie II est de construire un logarithme complexe.
Enfin, la Partie III permet d’obtenir un équivalent de fα (x) lorsque x tend vers 1, dans le cas α ∈]0, 1[.

Partie I - Quelques propriétés des fonctions fα

Q6. Déterminer le rayon de convergence R commun aux séries entières définissant les fonctions fα .

Q7. Déterminer, suivant les valeurs du réel α, le domaine de définition Dα de la fonction fα . On


distinguera les cas α ∈] − ∞, 0], α ∈]0, 1] et α ∈]1, +∞[.

Q8. On suppose dans cette question α > 0. Déterminer, pour tout x ∈ Dα , le signe de fα (x).

Q9. Expliciter f0 , f−1 et f1 .

Q10. Soit α > 1. Prouver que fα est continue sur Dα .

Q11. Soit α ≤ 1. Prouver que lim− fα (x) = +∞. On pourra comparer fα à f1 .


x→1

On suppose dans les deux prochaines questions qu’il existe un réel λ ≥ 0 et une variable aléatoire Xα ,
définie sur un espace probabilisé (Ω, A, P) et à valeurs dans N∗ , tels que la fonction génératrice Gα
de Xα soit :
Gα = λ fα .

1
Q12. Montrer que α > 1 et λ = .
fα (1)
Q13. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que la variable aléatoire Xα admette une
espérance.
Déterminer cette espérance en fonction de fα (1) et fα−1 (1) seulement.

3/8
Partie II - Un logarithme complexe

Q14. Donner sans démonstration le développement en série entière au voisinage de 0 de la fonction


qui à x ∈] − 1, 1[ associe ln(1 + x).
 (−z)n 
+∞
(−z)n
Pour tout nombre complexe z, tel que la série est convergente, on note : S (z) = − .
n≥1
n n=1
n

Q15. Donner le rayon de convergence R de la série entière définissant S . Pour tout x réel élément
de ] − R, R[, déterminer la valeur de exp(S (x)).

Soit z0 ∈ C tel que |z0 | < R. On considère la série entière de la variable réelle t suivante :
 zn
(−1)n−1 0 tn .
n≥1
n

En cas de convergence, on note g(t) sa somme.


On a donc, pour t ∈ R tel que la série est convergente, g(t) = S (tz0 ).

Q16. Déterminer le rayon de convergence de la série entière définissant g.

Q17. Prouver que g est définie et de classe C ∞ sur [0, 1]. Déterminer, pour tout t ∈ [0, 1], g (t).

Q18. On pose h = exp ◦g. Prouver que pour tout t ∈ [0, 1] :


z0
h (t) = h(t).
1 + tz0

Q19. Résoudre l’équation différentielle de la question précédente et en déduire que :

exp(S (z0 )) = z0 + 1.

4/8
Partie III - Un équivalent de fα (x) quand x tend vers 1,
dans le cas où α ∈]0, 1[

Dans toute cette partie, on suppose que α ∈]0, 1[. L’objectif est de donner un équivalent de fα (x)
quand x tend vers 1.
 +∞ t
x
Pour tout x ∈]0, 1[, on considère l’intégrale : I(x) = dt.
0 tα

Q20. Justifier que, pour tout x ∈]0, 1[, l’intégrale I(x) est convergente.
 +∞
Q21. On rappelle que la fonction Γ d’Euler est définie sur R∗+ par : ∀s ∈ R∗+ , Γ(s) = t s−1 e−t dt.
0
Pour tout x ∈]0, 1[, déterminer une expression de I(x) faisant intervenir ln(x), α et Γ(1 − α).

xt
Q22. Prouver que, pour tout x ∈]0, 1[, la fonction t → α définie pour tout t ∈ R∗+ est décroissante
t
sur R∗+ .

Q23. En déduire, pour tout x ∈]0, 1[, l’encadrement :


 +∞ t  +∞ t
x x
dt ≤ fα (x) ≤ dt.
1 t α
0 tα

Q24. En déduire un équivalent de fα (x) quand x tend vers 1.

5/8
PROBLÈME 2
Pour tout C ∈ Mn(C), det(I n + CC) ∈ R+

Dans ce problème, n désigne un entier non nul fixé.


On note Mn (C) (respectivement Mn (R)) l’espace vectoriel des matrices carrées de taille n à coeffi-
cients dans C (respectivement R), GLn (C) l’ensemble des matrices inversibles de taille n à coefficients
dans C et Mn,1 (C) l’espace vectoriel des matrices colonnes de taille n à coefficients dans C.
Pour toute matrice M ∈ Mn (C), on note χ M = det(XIn − M) son polynôme caractéristique et Sp(M)
l’ensemble de ses valeurs propres complexes. On pourra utiliser librement les produits matriciels par
blocs.

Objectifs
On s’intéresse dans la Partie I à trois cas particuliers.
On montre d’abord que det(In + CC) ≥ 1 dans le cas particulier des matrices diagonales complexes
C, où C désigne la matrice conjuguée de C, c’est-à-dire la matrice obtenue en considérant le conjugué
de chaque coefficient de C.
On montre ensuite que det(In + C 2 ) ≥ 1 dans le cas particulier des matrices symétriques réelles C.
On considère enfin le cas des matrices réelles C pour lesquelles on démontre que det(In + C 2 ) ∈ R+ .
La Partie II est consacrée au cas général.  
On montre que pour toute matrice C de Mn (C), det In + CC ∈ R+ .

Partie I - Trois cas particuliers

Q25. On se place dans le cas particulier où C est une matrice de Mn (C) diagonale. Démontrer que
det In + CC ∈ R et que :
 
det In + CC ≥ 1,
avec égalité si et seulement si C = 0Mn (C) .

Q26. On se place dans le cas particulier où C est une matrice de Mn (R) symétrique. Démontrer que :
 
det In + C 2 ≥ 1,

avec égalité si et seulement si C = 0Mn (R) .


 
Q27. Démontrer par récurrence sur n que : ∀A ∈ Mn (C), det A = det(A).

Q28. On suppose dans cette question que C est une matrice de Mn (R). Déduire de la question pré-
cédente que, dans ce cas, on a :
 
det In + C 2 = | det(C − iIn )|2 .
   
En déduire que det In + C 2 ∈ R+ et que det In + C 2 = 0 si et seulement si i ∈ Sp(C).

6/8
Partie II - Le cas général

On considère dans cette partie une matrice C de Mn (C) et on démontre que det(In + CC) ∈ R+ .
Seule la Q27 de la partie I sera utile pour la suite.
 
In -C In 0
Q29. En considérant le produit matriciel , démontrer que :
C In -C In
 
In -C
det(In + CC) = det .
C In


In -C
On notera désormais : C0 = .
C In

Q30. Soient (r, s, t, u) ∈ C4 et (e1 , e2 ) la base canonique


 de C2 . On note ϕ l’endomorphisme de C2
r s
dont la matrice dans la base (e1 , e2 ) est . Exprimer la matrice de ϕ dans la base (e2 , e1 ).
t u
4
Q31. Soit
 (R, S , T, U) ∈ (Mn (C)) . En s’inspirant de la question
  précédente, montrer que la matrice

R S U T R S
est semblable dans M2n (C) à la matrice . Montrer de même que est
T U S R T U
 
R -S
semblable à la matrice .
-T U
Q32. En déduire que le polynôme caractéristique de la matrice C0 est à coefficients réels.
 
X
Pour la suite, nous écrirons les vecteurs de M2n,1 (C) sous la forme , où (X, Y) ∈ (Mn,1 (C))2 .
Y
On considère l’application Ω : M2n,1 (C) → M2n,1 (C) définie par :
     
X X -Y
∀ ∈ M2n,1 (C), Ω = .
Y Y X

Q33. Démontrer les propriétés suivantes de l’application Ω :


      
X X X
a) Pour tout ∈ M2n,1 (C), C0 Ω = Ω C0 ;
Y Y Y
b) Ω ◦ Ω = - idM2n,1 (C) ;
      
X X X
c) Pour tout ∈ M2n,1 (C) et tout λ ∈ C, Ω λ = λΩ .
Y Y Y
 
X
Q34. Soit ∈ M2n,1 (C) \ {0M2n,1 (C) }.
Y
       
X X X X
Montrer que la famille ,Ω est libre et que le plan Vect ,Ω est stable
Y Y Y Y
par Ω.

7/8
 
X
Q35. Soit E un sous-espace vectoriel de M2n,1 (C) stable par Ω et soit ∈ M2n,1 (C) \ E.
Y
Montrer que :    
X X
E ∩ Vect ,Ω = {0M2n,1 (C) }.
Y Y

 αλ ∈ N sa multiplicité comme racine du polynôme caractéristique. On
Pour tout λ ∈ Sp(C0 ), on note
peut donc écrire : χC0 = (X − λ)αλ . On note alors, pour tout λ ∈ Sp(C0 ) :
λ∈Sp(C0 )

 
Fλ = ker (λI2n − C0 ) .
αλ

On admet, pour traiter la Q38, que pour tout λ ∈ Sp(C0 ), on a : dim Fλ = αλ .

Q36. Montrer que pour tout λ ∈ Sp(C0 ), on a : Ω(Fλ ) = Fλ .

Q37. Montrer que si λ ∈ Sp(C0 ) ∩ R, alors Fλ est de dimension paire.

Q38. Conclure que : det(C0 ) ∈ R+ .

FIN

I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 21 1167 – D’après documents fournis

8/8

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