Bactéries Lactiques et Bactériocines en Algérie
Bactéries Lactiques et Bactériocines en Algérie
THÈSE DE DOCTORAT
Présenté par : Mami Anas
Pour L’obtention du Diplôme de Doctorat
Spécialité : Microbiologie Appliquée
2012/2013
Louanges à Allah, seigneur de l’univers ; Que les salutations d’Allah soient
sur son messager qu’il a envoyé en qualité de miséricorde universelle, ainsi
que sur ses compagnons et ses frères jusqu’à la résurrection.
Dédicace
Je dédie ce travail À la mémoire de mes très chers grands parents qui aurait été fière de ma
réussite. (Lah yerhamhoume inchalah).
A mes parent qui ont été toujours à mes cotés pour me soutenir et me donner le courage pour
terminer mes études.
Merci beaucoup Papa et Maman je vous aime beaucoup.
Lah ykalikoume liya.
A mes frères Mohammed amine qui m’a beaucoup aidé dans la vie et ma soutenue, a Mounir et
au benjamin Yassine.
A tous mes amis Farid Bennabi, Mimoun Merabet, Ali Azouz, Ali Kheraze, Fethi,
Fethi la couleur, Mohammed, Tarik, Nesredinne et Benmerine et tous mes autres amis.
A Mr. Hadaji Miloud, Mr. Guessas Bettache et Mr. Sahraoui Toufik de m’avoir apporté tout
L’aide possible pendant toute la durée de mon travail.
Je ne peux oublier la famille Saidi en particulier mes beau parent, et leur enfant Ilhem, Hafsa et
Abdelmalek.
Le plus Grand merci Dédicace à une personne Chère à mon cœur ma Femme "Soumia" qui m’a
beaucoup soutenue et ca depuis mon magister Merci et mille Merci.
La cerise sur le Gâteau C’est la personne qui a donné un sens à ma vie et qui illumine de tous
sont éclat ma vie ma petite et très chère fille Nihel Serine.
Enfin A mon très cher pays «L’Algérie», j’espère pouvoir être à la hauteur pour lui rendre tous
ce qu’il m’a donnés et plus. Inchalah
Au terme de ce travail je remercie
Monsieur KIHAL Mebrouk, Professeur et Directeur du Laboratoire de Microbiologie
Appliquée de la Faculté des Sciences à l’université d’Oran. Quoique je dise, les mots ne
sauraient exprimer ma profonde gratitude pour avoir dirigé cette thèse et pour m'avoir encadré
pendant mes études supérieures. Ses encouragements et sa patience m’ont beaucoup aidé à
surmonter toutes les difficultés. Je le remercie vivement d’avoir suivi et orienter ce travail.
Je remercie beaucoup Mes parents pour leur aide, compréhension, soutien moral,
encouragements et surtout leur patience pour la réalisation de ce modeste travail.
N° Titre Page
1 Morphologie de la race de chèvre Arabia. 8
2 Morphologie de la race de chèvre Makatia. 9
3 Morphologie de la race de chèvre Kabyle. 9
4 Morphologie de la race de chèvre du M’zab. 9
5 Différente forme microscopique de bactéries lactiques obtenues au laboratoire de 15
microbiologie appliquée de l'université d'Oran.
6 Aspect morphologique de Lactobacillus acidophilus (A), Lactobacillus helveticus (B) et 26
Lactobacillus casei (C) observées au microscope électronique (G×6000).
7 Voie de biosynthèse de la reutérine. 34
8 Aspect morphologique de la souche de Staphylococcus aureus observée au microscope 39
électronique.
9 Escherichia coli observés au microscope électronique (Gx10000). 39
10 Observation au microscope électronique de Salmonella typhi et Salmonella infantis 40
(Gx10000).
11 Modèle d'interaction pour la bactériocine de la classe IIa avec la membrane des cellules 52
ciblent. (a) structure de la bactériocine. (b) positionnement de la bactériocine par des
récepteurs (présumée) de reconnaissance, interactions électrostatiques et hydrophobes.
(c) attachement de la bactériocine avec le site cible. (d) l'agrégation et la formation des
pores hydrophobes.
12 Structure de la nisine A et de la nisine Z. 55
13 Modèle de formation d’un pore transmembranaire par la nisine. 57
14 Prélèvement des échantillons du lait à partir des chèvres de la race Arabia de la ville Es- 59
Senia de la région d'Oran.
15 Conservation de longue durée des bactéries lactiques purifiées. 61
16 Indique le schéma général de différentiation des genres appartenant aux bactéries 64
lactiques.
17 Schéma général dichotomique d’identification rapide des streptobacilles. 64
18 Indique le schéma d’identification dichotomique rapide pour lactobacilles 65
hétérofermentatif.
19 Les différentes méthodes utilisées pour la recherche de substances antimicrobienne. (a) 68
méthode de la double couche, (b) méthode de diffusion en puits.
20 Montre les Instruments pour la mesure de l’acidité dornic titrable. 71
21 Résume les différentes étapes de la cinétique d’acidification et de croissance au dépend 72
du temps.
22 Aspect lenticulaires de couleur blanche des colonies des bactéries lactiques sur milieu 77
MRS solide après incubation à 30°C pendant 24 h.
23 Aspect microaérophiles des cultures pures des bactéries lactiques sur milieu MRS liquide 77
après incubation à 30°C pendant 24h.
24 Aspect morphologique cellulaire des cultures pures des isolats (Lb.58 et Lb.68) 78
appartenant au genre Lactobacillus.
25 Le test du type fermentaire des différentes souches de Lactobacillus sp. sur milieu MRS 79
glucose contenant une cloche de Durham, Le témoin négatif milieu MRS stérile (tube1)
et le témoin positif (dégagement du gaz) culture de Leuconostoc mesenteroides (tube 7).
26 Profil fermentaire des sucres de la souche (A) Lb.58 et (B) Lb.68, le virage de 81
l’indicateur de pH au jaune indique une réaction positive.
27 Les interactions entre les isolats des bactéries lactiques du genre Lactobacillus 86
(SoucheLb.58 et Lb.68) sur milieu solide tamponné (la zone claire autour des colonies
indique une inhibition de la souche test.
28 L'action des enzymes protéolytiques et le traitement thermique sur l'apparition des zones 89
d'inhibition en présence de Staphylococcus aureus (1: α-chymotrypsine; 2: Substance de
la Souches; 3: Traitement thermique 100°C; 4: Trypsine).
29 Matrice de similitude entre les cinq souches lactiques étudiées. 93
30 Représentation graphique du coefficient SSM entre les cinq souches lactiques. 93
31 Test de fermentation des hydrates de carbone sur galerie API 50 CHL des souches Lb.58 94
et Lb.68.
32 Résultats des tests technologiques des cinq souches de Lactobacillus. 95
33 L'activité antimicrobienne vis-à-vis de Staphylococcus aureus ATCC 25923 par 96
l'apparition des zones claires d'inhibition autour des colonies en milieu non tamponné A
et en milieu tamponné B.
34 Illustre l'activité antimicrobienne vis-à-vis Escherichia coli ATCC 25922 par l'apparition 96
des zones claires d'inhibition autour des colonies en milieu non tamponné A et en milieu
tamponné B.
35 Illustre l'activité antimicrobienne vis-à-vis de Bacillus sp. Par l'apparition des zones 97
claires d'inhibition autour des colonies en milieu non tamponné A et en milieu tamponné
B.
36 Variations de l'acidité et du pH en fonction du temps et différentes températures de Lb. 103
plantarum (Lb.58).
37 Dénombrement des colonies de Lactobacillus plantarum sur milieu MRS solide après 105
incubation à 30°C pendant 24h.
38 Effet de la température d’incubation sur la croissance de Lactobacillus plantarum en 107
milieu MRS.
39 Changement de la vitesse de croissance () de Lactobacillus plantarum et le temps de 107
génération (▲) en fonction de la température d’incubation.
40 Résultats de la mesure de cinétique de croissance DO et l'évolution du pH de Lb. 108
plantarum incubée à 20°C.
41 Résultats de la mesure de cinétique de croissance (DO) et l'évolution du pH de Lb. 109
plantarum (Lb.58) incubée à 30°C.
42 Résultats de la mesure de cinétique de croissance (DO) et l'évolution du pH de Lb. 110
plantarum (Lb.58) incubée à 37°C.
43 Résultats de la mesure de cinétique de croissance (DO) et l'évolution du pH de Lb. 111
plantarum (Lb.58) incubée à 44°C.
44 Evolution de la cinétique de croissance et d'acidité de Lb. plantarum (Lb.58) dans un 113
milieu MRS modifié (+Maltose et mannose), En fonction du temps et des températures.
45 Evolution du pH du milieu de croissance de Lactobacillus plantarum en présence de la 115
glycine et l’as arginine comme source d’acide aminé dans le milieu MRS, incubé à quatre
différentes températures 20°C, 30°C, 37°C et à 44°C.
46 Croissance de Lactobacillus plantarum en présence de la glycine et l’as arginine comme 115
source d’acide aminé dans le milieu MRS, incubé à quatre différentes températures
20°C, 30°C, 37°C et à 44°C.
47 Evolution du dénombrement en fonction du temps pour culture pure et mixte de la 117
souche inhibitrice Lb. plantarum et Staphylococcus aureus.
48 Evolution du Staphylococcus aureus (souche test) et Lb. plantarum (souches inhibitrices) 118
en culture pure.
49 Evolution du Staphylococcus aureus (souche test) avec Lb. plantarum (souches 118
inhibitrices) en culture mixte.
50 Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum chauffé à 100°C pendant 10 min sur la croissance 119
de Staphylococcus aureus ATCC 25923 a différentes dilutions.
51 Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum sur la croissance de Staphylococcus aureus a 119
différentes dilutions.
52 Quelques résultats du test de l’étude de la sensibilité des souches Lactobacillus aux 121
antibiotiques.
Liste des tableaux
N° Titre Page
1 Composants des laits de différentes espèces. 4
2 Composition en acides aminés des protéines du lait de chèvre. 5
3 Composition en lipides des laits de différentes espèces. 5
4 Composition moyenne du lait en éléments minéraux majeurs de différentes espèces. 6
5 Composition moyenne du lait en principaux oligo-éléments indispensables aux 6
différentes espèces.
6 Composition vitaminique du lait de différentes espèces. 6
7 Concentration en nucléotides du lait de différentes espèces en µmol/100ml. 7
8 Les souches lactiques de la race Arabia. 10
9 Les souches lactiques de la race kabyle. 10
10 Rôle de quelques espèces de Lactobacillus utilisés en industrie. 19
11 Critères technologiques de sélection des bactéries lactiques fournis par les fiches 19
techniques.
12 Principales utilisations des bactéries lactiques en agro-alimentaires. 21
13 Classification des lactobacilles. 25
14 Principales espèces et sous espèces de lactobacilles utilisées en industrie laitière. Lb. : 26
Lactobacillus.
15 Caractéristiques physiologiques de quelques espèces de Lactobacillus utilisés en 26
industrie.
16 Critères différentiels des trois groupes de Lactobacillus. 26
17 Utilisations commerciales et effets bénéfiques de quelques souches de Lactobacillus 28
probiotique.
18 Composés antimicrobiens (LMM) produits par les bactéries lactiques. 36
19 La microflore du lait cru de vache. 38
20 Aliments suspectés et agents responsables. 41
21 Caractères bactériologiques de Bacillus cereus. 41
22 les classes des bactériocines produites par les bactéries lactiques. 49
23 Exemples des bactériocines produites par Lactobacillus plantarum. 50
24 Les principales bactériocines produites par certaines espèces de bactéries lactiques 53
letterature.
25 Agent antimicrobien utilisés dans ce test. 74
26 Critères morphologiques, le gram et le test de la catalase des huit isolats présumés des 78
bactéries lactiques isolées de lait cru de chèvre.
27 Résultats du test du type fermentaire sur milieu glucosé et sur milieu gluconate pour 79
déterminer les souches hétérofermentaires facultatives.
28 Représente les résultats du test de l’arginine déshydrogénase (ADH) des isolats retenus. 80
29 Croissance à différentes températures et la thermorésistance des isolats retenus. 80
30 Profil fermentaire des sucres par les huit isolats de Lactobacillus sp. 81
31 Résultats de l’identification des espèces. 83
32 Les interactions entre les différentes souches retenues, les souches ensemencées en 86
touches sont des bactéries (en colonnes), les souches test (bactéries lactiques) sont
ensemencées en surfaces, le diamètre de la zone d'inhibition est mesuré en (mm) dans le
milieu de culture (milieu tamponné).
33 La production de peroxyde d'hydrogène par les différentes souches retenues. 87
34 Révèle l'action des enzymes protéolytiques et le traitement thermique sur l'activité 88
antimicrobienne des extraits bruts sur la croissance de Staphylococcus aureus.
35 Utilisation des hydrates de carbone par les souches dans une API 50 CH. 92
36 Résultats des tests technologiques des cinq souches de Latobacillus thermorésistance, 96
production d’acetoïne et de dextrane, utilisation du citrate et l'hydrolyse de la caséine du
lait.
37 Résultats des interactions entre les souches de bactéries lactiques et les souches 97
pathogènes, En mesurant le diamètre de la zone d’inhibition en mm (A: Milieu non
tamponné; B: Milieu tamponné).
38 Résultats des tests d’interaction sur milieu MRS pH 6,2 (A) et MRS tamponné (B) 98
(en mm).
39 Les variations de l'acidité et pH en fonction du temps et températures en milieu lait 102
écrémé.
40 Le dénombrement en log (UFC/ml) chez Lactobacillus plantarum en fonction du 105
temps et de la température.
41 Le taux de de croissance (µ) et le temps de génération (G) chez Lactobacillus 106
plantarum a différentes températures d’incubation.
42 Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum incubée à 20°C. 108
43 Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum (Lb.58) incubée 109
à 30°C.
44 Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum (Lb.58) incubée 110
à 37°C.
45 Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum (Lb.58) incubée 111
à 44°C.
46 Evolution de la cinétique de croissance et d'acidité de Lb. plantarum (Lb.58) dans un 113
milieu MRS modifié, En fonction du temps et des températures.
47 Les variations de la densité optiques et le pH de Lb. plantarum (Lb.58) dans un milieu 114
modifié en acides Aminés.
48 Cinétique de croissance, d’acidification et de production d’acide lactique dans le lait 117
écrémé à 37°C, en culture seule et en culture mixte des souches Lactobacillus
plantarum (Lb.58) et Staphylococcus aureus ATCC 25923.
49 Révèle le (µ) et le temps de génération (G) pour les souches en culture pure et en 118
culture mixtes avec la souche de Staphylococcus aureus.
50 Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum (Lb.58) sur la croissance de Staphylococcus 119
aureus.
51 le taux de mortalité en pourcentage de Staphylococcus aureus traité avec l’extrait brut 120
de la souche Lb. plantarum (Lb.58).
52 Détermination des profils de sensibilité aux antibiotiques des lactobacilles étudiés. 122
Résumé
Les bactéries lactiques sont utilisées depuis plusieurs siècles comme des agents protecteurs
dans les aliments fermentés. Ces bactéries ont un rôle dans la préservation des aliments, la
prévention d’empoisonnement, l’augmentation de la valeur nutritive et l’amélioration de la
qualité organoleptique des aliments. Les espèces de bactéries lactiques sont présentes dans
une grande variété d'aliments, le lait fermenté, les yaourts, les fromages et les produits
carnés fermentés. Ainsi, différentes souches d'intérêt commercial ou scientifique y sont
couramment isolées. La contamination des aliments par des germes pathogènes, est un
problème majeur pour le consommateur pendant la période estivale où les intoxications
d'origine alimentaire apparaissent. Pour lutter contre ces germes impliqués dans ces
intoxications, 08 souches de lactobacilles ont été isolées et identifies à partir du lait cru de
chèvre dans les régions ouest d’Algérie, qui appartiennent essentiellement aux espèces
dominantes suivantes (Lb. plantarum (Lb.58), Lb. plantarum (Lb.68), Lb. casei (Lb.13), Lb.
rhamnosus (Lb.54 et Lb.52), Lb. paracasei subsp. paracasei (Lb.55), Lb. sakei subsp. sakei
(Lb.21), Lb. plantarum (Lb.22). L’étude des interactions a révélé la capacité élevée de la
souche Lb. plantarum (Lb.58) à inhiber Staphylococcus aureus, cette dernière à un
caractère atypique de croissance à 45°C. Les résultats des tests technologiques de cette
souche sont satisfaisants pour une utilisation industrielle: elle est thermorésistante,
produit des arômes et possède une activité protéolytique. Cependant, elle ne produit pas du
dextrane sur milieu MSE. La meilleure température de croissance pour la souche Lb.
plantarum (Lb.58) était à 37°C. Elle possède la meilleure activité antibactérienne, elle a
inhibée toutes les souches étudiées. La plus grande activité inhibitrice a été obtenue contre
les souches de S. aureus. En culture mixte, la croissance de S. aureus ATCC 25923 avec
Lb. plantarum (Lb.58) a été évaluée sur milieu lait. Après 9 h d’incubation la croissance de
S. aureus commence à diminuer. Après 24 h d’incubation, cette décroissance atteint 1.64
Log ufc/ml. Après 48 h d’incubation le nombre de S. aureus été inférieur à 10 cellules.
Aucune croissance n’a été observée après 72 h d’incubation toutes les cellules de S. aureus
sont lysées. La cause de cette inhibition de Staphylococcus aureus est la substance de
nature protéique produite par Lb. plantarum (Lb.58). Un comportement différent de la
souche Lb.58 vis-à-vis des 33 antibiotiques, elle est sensible à 50% des antibiotiques
choisis. L’étude sur les interactions entre Lb.58 et les autres bactéries conduit à la
possibilité d’exploiter les potentialités de cette souche pour développer un levain lactique
local capable de lutter contre les germes indésirables.
إن دراﺳﺔ ظﺎھﺮة اﻟﺘﻀﺎد ﺑﯿﻦ ھﺬه اﻟﺒﻜﺘﯿﺮات واﻟﺒﻜﺘﯿﺮات اﻟﻤﻤﺮﺿﺔ ،ﻛﺸﻒ ﻋﻦ اﻟﻜﻔﺎءة اﻟﻜﺒﯿﺮة ﻟﻠﺴﻼﻟﺔ Lb.plantarum
Lb.58ﻟﺘﺜﺒﯿﻂ .Staphylococcus aureusھﺬه اﻷﺧﯿﺮة ﻟﮭﺎ ﺧﺎﺻﯿﺔ ﻻﻧﻤﻄﯿﺔ ﻟﻠﻨﻤﻮ ﻋﻨﺪ درﺟﺔ ° 45م.
إن ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻻﺧﺘﺒﺎرات اﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺔ ﻟﮭﺬه اﻟﺴﻼﻟﺔ ھﻲ ﻛﺎﻓﯿﺔ ﻻﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ اﻟﺘﻄﺒﯿﻘﺎت اﻟﺼﻨﺎﻋﯿﺔ ،ﻓﮭﻲ ﻣﻘﺎوﻣﺔ ﻟﻠﺤﺮارة ،ﺗﻨﺘﺞ
ﻧﻜﮭﺎت و ﻟﮭﺎ ﺧﺎﺻﯿﺔ ﻧﺸﯿﻄﺔ ﻓﻲ اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﺒﺮوﺗﯿﻨﻲ و ﻟﻜﻦ ﻻ ﺗﻨﺘﺞ ﻣﺮﻛﺒﺎت ﻟﺰﺟﺔ dextraneﻋﻠﻰ وﺳﻂ ﻏﺪاﺋﻲ .MSE
إن أﻗﺼﻰ ﻧﻤﻮ ﻟﮭﺪه اﻟﺴﻼﻟﺔ ھﻲ °37م .ﻛﻤﺎ أن ﻟﺪﯾﮭﺎ أﻓﻀﻞ ﻧﺸﺎط ﺗﻀﺎد ﺑﻜﺘﯿﺮي ﺑﺤﯿﺚ أﺛﺒﻄﺖ ﻧﻤﻮ ﺟﻤﯿﻊ أﻧﻮاع اﻟﺒﻜﺘﯿﺮات
اﻟﻤﻤﺮﺿﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ دراﺳﺘﮭﺎ .إن أﻛﺒﺮ ﻧﺸﺎط ﺗﺜﺒﯿﻄﻲ ﻟﻮﺣﻆ ﺿﺪ ﺳﻼﻟﺔ .S. aureusﻓﻲ اﻷوﺳﺎط اﻟﻤﺨﺘﻠﻄﺔ ،ﻋﻨﺪ دراﺳﺔ
ﻧﻤﻮ S. aureus ATCC 225923ﻣﻊ ) Lb. plantarum (Lb.58ﺗﻢ اﺳﺘﻌﻤﺎل وﺳﻂ ﺣﻠﯿﺐ .ﺑﻌﺪ 9ﺳﺎﻋﺔ ﻣﻦ
اﻟﺘﺤﻀﯿﻦ ﺑﺪأ ﯾﺘﻨﺎﻗﺺ ﻧﻤﻮ ،S. aureusو ﺑﻌﺪ 24ﺳﺎﻋﺔ ﻣﻦ اﻟﺘﺤﻀﯿﻦ اﻟﺘﻨﺎﻗﺺ ﺣﯿﺚ ﺑﻠﻎ ﻟﻮ 1.64وﻣﻢ/ﻣﻞ .و ﺑﻌﺪ 48
ﺳﺎﻋﺔ ﻣﻦ اﻟﺘﺤﻀﯿﻦ ﻋﺪد S. aureusاﺻﺒﺢ أﻗﻞ ﻣﻦ 10ﺧﻼﯾﺎ .و ﻟﻢ ﯾﻼﺣﻆ أي ﻧﻤﻮ ل S. aureusﺑﻌﺪ 72ﺳﺎﻋﺔ ﻣﻦ
اﻟﺘﺤﻀﯿﻦ وﻛﻞ اﻟﺨﻼﯾﺎ ﺗﺤﻠﻠﺖ .إن ﺳﺒﺐ ھﺬا اﻟﺘﺜﺒﯿﻂ ھﻲ ﻣﺎدة ذات طﺒﯿﻌﺔ ﺑﺮوﺗﯿﻨﯿﺔ أﻧﺘﺠﺖ ﻣﻦ طﺮف Lb. plantarum
).(Lb.58
ﻛﻤﺎ أن اﻟﺴﻼﻟﺔ Lb.58ﻟﮭﺎ ﺳﻠﻮك ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺿﺪ 33ﻣﻀﺎد ﺣﯿﻮي وھﻲ ﺣﺴﺎﺳﺔ ل 50%ﻣﻦ اﻟﻤﻀﺎدات اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ
اﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ .إن دراﺳﺔ اﻟﺘﻀﺎد اﻟﺒﻜﺘﯿﺮي ﺑﯿﻦ ھﺬه اﻟﺴﻼﻟﺔ و ﺑﻜﺘﯿﺮات أﺧﺮى ﺗﺪﻟﻨﺎ ﻋﻠﻰ إﻣﻜﺎﻧﯿﺔ اﺳﺘﻐﻼل ھﺬه اﻟﺴﻼﻟﺔ ﻟﺘﻄﻮﯾﺮ
ﺑﺎدﺋﺎت ﻟﺒﻨﯿﺔ ﻣﺤﻠﯿﺔ ﻗﺎدرة ﻋﻠﻰ ﻣﻘﺎوﻣﺔ اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎت ﻏﯿﺮ اﻟﻤﺮﻏﻮب ﻓﯿﮭﺎ ﻓﻲ اﻟﻤﻨﺘﻮﺟﺎت اﻟﺤﻠﯿﺐ واﻟﻤﻮاد اﻟﻐﺬاﺋﯿﺔ اﻟﻤﺨﻤﺮة.
ﻛﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺎﺗﯿﺢ :ﺑﻜﺘﯿﺮات اﻟﻠﺒﻦ ،ﺣﻠﯿﺐ اﻟﻤﺎﻋﺰ ،اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻈﺎھﺮﯾﺔS. aureus،Lactobacillus plantarum ،
اﻟﻤﺰارع اﻟﻤﺨﺘﻠﻄﺔ ،ﺣﺮﻛﯿﺔ اﻟﻨﻤﻮ ،اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺔ ،ﻣﻘﺎوﻣﺔ اﻟﻤﻀﺎدات اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ.
Abréviations
°C : degré Celsius. LDH: le lactate déshydrogénase
°D : degré dornic LMA: Laboratoire de Microbiologie Appliquée
(Université d’Oran)
µg: microgrammes Mal: Maltose
ADH: arginine dihydrolase. Man: Mannitol
ADN: acide désoxyribonucléique. Mb: Méga base.
ADNr /ARNr : ADN ou ARN ribosomal. Mél: Melibiose
Ara: Arabinose mg: milligramme.
ARN : Acide Ribonucléique min: minute
ATCC: American Type Culture Collection. MRS 5, 4: milieu MRS à pH 5,4
B: Bacillus. MRS: Milieu de Man, Rogosa and Sharpe(1960)
Cel: Cellobiose MRS-BCP: Milieu MRS additionné de Pourpre
de Bromocrésol.
CO2 : Dioxyde de carbone mM: milli-molaire
Do: densité optique. nm: nanomètre.
Fru: Fructose Nip+: produit la nisine
G+C: le ratio guanine + cytosine. pH: potentiel d'hydrogène
Gal: Galactose PM: poids moléculaire
h: heure Raf: Raffinose
KDa: Kilodalton Rib: Ribose
Kpb: Kilo paire de base S. aureus : Staphylococcus aureus
L : Listeria. Sac: Saccharose
Lac: Lactose Subsp. : sous-espèce
Lb: Lactobacillus ufc : unité formant colonie
LbG: Lactobacillus isolée du lait de chèvre
Sommaire
I
Sommaire
II
Sommaire
MATERIELS ET METHODES
1. Provenances des échantillons : ________________________________________________ 59
2. Provenance des bactéries pathogènes :__________________________________________ 59
3. Isolement des bactéries lactiques: ______________________________________________ 59
3.1 Préparation des suspensions de dilution ___________________________________________ 60
3.2 Purification des isolats de bactéries lactiques_______________________________________ 60
3.3 Conservation des isolats _______________________________________________________ 60
3.3.1 La conservation à court terme : _____________________________________________ 60
3.3.2 La conservation à long terme : ______________________________________________ 60
4. Tests d’orientation pour l’identification des bactéries lactiques : ____________________ 61
- De la mobilité, du test de catalase et du type fermentaire. ________________________ 61
4.1 Identification des souches de bactéries lactiques : ___________________________________ 61
4.1.1 Étude macroscopique : ____________________________________________________ 61
4.1.2 Étude microscopique: _____________________________________________________ 61
4.1.3 Coloration de Gram : _____________________________________________________ 62
4.2 Critères physiologiques ________________________________________________________ 62
4.2.1 Test du NaCl et du pH : ___________________________________________________ 62
4.2.2 Test des températures de croissance et de thermorésistance :______________________ 62
4.3 Critères biochimiques _________________________________________________________ 62
4.3.1 Test de la catalase :_______________________________________________________ 62
4.3.2 Etude du métabolisme azoté (recherche de l’arginine déhydrolase (ADH)) : _________ 63
4.4 Etude du profil fermentaires : ___________________________________________________ 63
4.5 Identification de l'espèce par galerie API 50 CHL: __________________________________ 65
4.6 Caractérisation technologique :__________________________________________________ 66
4.6.1 Etude de la thermorésistance : ______________________________________________ 66
4.6.2 Production des composés aromatiques : ______________________________________ 66
4.6.3 Production de dextrane :___________________________________________________ 66
4.6.4 Utilisation du citrate en présence de sucre fermentescible (glucose): _______________ 66
4.6.5 Etude de l’activité protéolytique : ___________________________________________ 66
5. Mise en évidence des inhibitions inter bactériennes : ______________________________ 67
5.1 La méthode directe : __________________________________________________________ 67
5.2 La méthode indirecte : _________________________________________________________ 67
6. Mise en évidence de la nature de l’agent inhibiteur : ______________________________ 67
6.1 Inhibition due à la production d’acides organiques:__________________________________ 68
6.2 Inhibition due au peroxyde d’hydrogène: __________________________________________ 68
6.3 Recherche de substances inhibitrices de nature protéique: ____________________________ 68
6.4 Recherche de phages lysogènes _________________________________________________ 69
7. Dosage de l’acidité dornic:____________________________________________________ 69
8. L’étude du l’effet du pH sur l’évolution de la croissance et d’acidité de Lactobacillus
plantarum (Lb.58 et Lb.68):_____________________________________________________ 70
9. Mesure de la croissance : _____________________________________________________ 70
10. L’étude du l’évolution de la croissance et d’acidité des deux souches au dépend du sucre
et l’acide aminé du milieu:______________________________________________________ 73
11. La détermination de la sensibilité aux antibiotiques: _____________________________ 73
12. Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum (Lb.58) sur la croissance de S. aureus : _______ 75
RESULTATS ET DISCUSIONS
1. Dénombrement et isolement des bactéries lactiques du lait cru de chèvre : ___________ 76
2. Recherche des souches lactiques productrices de substances antimicrobiennes: _______ 76
3. Résultats de l’identification des isolats : ________________________________________ 77
III
Sommaire
IV
Introduction Générale
INTODUCTION
En Algérie il y a une spécialisation des zones agroécologiques en matière d’élevage.
L’élevage bovin reste cantonné dans le Nord du pays avec quelques incursions dans les autres
régions. Les parcours steppiques sont le domaine de prédilection de l’élevage ovin et caprin
avec plus de 24 millions de têtes qui y vivent entraînant une surexploitation de ces pâturages.
Les ovins prédominent et représentent 80 % de l’effectif global (19,3 millions de têtes) avec
plus de 10 millions de brebis. L’élevage caprin vient en seconde position (4,7 millions de
têtes) (14 %) comprenant 50 % de chèvres. Il se trouve concentré essentiellement dans les
zones montagneuses, les hauts plateaux et les régions arides (Badis, 2004; Badis et al., 2004a;
Badis et al., 2004b; Badis et al., 2006 et Guessas, 2007).
La recherche sur les bactéries lactiques, qui ont un rôle dominant dans la production de
beaucoup de produits laitier fermentées, a continué à avancer à une vitesse très
impressionnante vers la fin du 20ème siècle, la capacité de manipuler et de contrôler ces
microorganismes a atteint maintenant un niveau considérable (Caplice et Fitzgerald., 1999).
Depuis l'époque de Louis Pasteur et Robert Koch, il y a eu un besoin essentiel
d'identification scientifique pour contrôler les micro-organismes de l’environnement. En plus,
la découverte de la pénicilline par Alexander Flemming en 1929 a ouvert la porte pour l’usage
thérapeutique des antibiotiques dans le domaine médical et vétérinaire afin de lutter contre les
microorganismes pathogènes. D’autres agents chimiques de conservation et additifs
alimentaires ont des propriétés antimicrobiennes.
Actuellement, les scientifiques exploitent les interactions microbiennes des bactéries
lactiques pour réduire d’une façon considérable la présence des microorganismes indésirables
et nuisibles. En plus de l’effet protecteur de l’acide lactique, l’acide acétique, le diacetyle et le
peroxyde d’oxygène, la découverte des bactériocines a donné un élan pour le développement
d’aliments de qualité sanitaire meilleure.
Des efforts considérables ont été consacrés au cours de ces cinquante dernières années
pour affermir la compréhension de la physiologie, de la biochimie et de la génétique des BL
(Collins et al., 1989; Berthier et Erlich., 1999; Bolotin et al., 2001; Bourel et al., 2001;
Axelsson, 2004; Marroki et al., 2010 et Djadouni et Kihal., 2012). Toutes ces recherches ont
permis aux microbiologistes et aux industriels de choisir les meilleures souches et d'améliorer
le rendement de la productivité, la qualité, et la sécurité des produits finis.
La caractérisation des BL a favorisée le développement de souches bactériennes définies,
connues sous le nom de levains ou de culture starter. Elles remplacent de plus en plus les
1
Introduction Générale
mélanges non définis traditionnellement employées en industrie laitière (Crow et al., 1993;
Desmazeaud et Cogan., 1996 et Fitzsimmons et al., 1999).
Les ferments lactiques jouent un rôle technologique fondamental en transformation laitière
et la recherche de nouvelles souches possédant des activités biologiques particulières sont en
pleine expansion dans le secteur de l’industrie laitière (Bredholt et al., 2001; Brillet et al.,
2005; Drici et al., 2009 et Boumahira et al., 2011).
Ces dernières années, l'intérêt de l’emploi de la bactériocine et ou tout autre BL
productrice de substances inhibitrices pour des applications de bio-préservation a suscité
beaucoup de recherches (Schillinger et Lücke, 1989; Budde et al., 2003; Jacobsen et al., 2003;
Vermeiren et al., 2004; Guessas, 2007 et Saidi, 2007 ).
A l'intérieur d'équipes de recherche structurées et multidisciplinaires, les chercheurs
s'intéressent particulièrement à la production de bactériocine, agents antimicrobiens naturels,
et de polysaccharides exo-cellulaires par les bactéries lactiques. Ces derniers travaillent sur
l'isolement et la caractérisation génétique et moléculaire des souches sur la production de bio-
ingrédients alimentaires par fermentation de milieux laitiers et sur l'exploitation des souches
en transformation laitière (Deegan et al., 2006).
La production d’acides organiques et d’autres composés antimicrobiens, telles que les
bactériocines, jouent un rôle majeur dans la conservation des produits laitiers fermentés et
contribuent à l’inhibition des germes contaminants (Benhammouche, 2005; Guessas et al.,
2006 et Saidi, 2007).
Nous poursuivons les travaux de recherche dejà entamés par l'équipe du laboratoire de
microbiologie appliquée du département de biologie faculté des sciences de l'université
d'Oran. La recherche des bactéries lactiques productrices de substances antimicrobiennes
isolées du lait cru de chèvre d'Algérie est un axe que nous avons choisi pour enrichir la
collection du laboratoire LMA et pour comprendre les mecanismes d'action des ces bactéries
bactériocinogènes en milieu artificiel du laboratoire et dans le milieu naturel le lait.
Notre objectif consiste a la recherche de nouvelles souches de bactéries lactiques du genre
Lactobacillus capable de produire des substances antimicrobiennes a partir du lait cru de
chèvre de la region ouest Algerien. L'interet de cette étude est donc l'isolement des souches de
bactéries lactiques productrices de substances antimicrobiènnes type bactériocine et de
pouvoir identifier correctement l'agent et la substance active.
2
Synthèse bibliographique
1. Le lait de chèvre :
Le lait de chèvre est blanc mât, due à l'absence de B-carotène. Contrairement au lait de
vache, il a une odeur assez neutre. Parfois en fin de lactation, une odeur caprine apparait et
après stockage au froid pour acquérir une saveur caractéristique (Goursaud, 1985).
Sa composition chimique varie selon l'espèce, condition d'environnement, et stade de
lactation (Kihal et al., 1999).
La composition chimique joue un rôle important sur son aptitude à l'acidification par les
ferments lactiques et notamment l'influence des sels minéraux (Masle et Morgan, 2001).
La densité du lait de chèvre est comparable à celle du lait de vache : avec une densité
moyenne de 1031,05 à 15°C. Le point de congélation du lait de chèvre est environ 0,04 °C
inférieur à celui de la vache (Bonassi et al., 1998), le lait de chèvre présente une très grande
conductivité électrique par rapport a celui de la vache.
Le contenu en azote non protéique dans le lait de chèvre est plus élevé par apport au lait
de vache, le contenu des protéines coagulables et caséines est faible 70,9% comparé à 77,8%
(Grappin et al., 1981).
Les caséines représentent la partie la plus importante des protéines du lait, elles
constituent environ 70% des matières azotés coagulables et sont représentées sous forme de
micelles (Corcy, 1991).
Dans la majorité du lait de mammifères, le lactose représente la principale forme de
glucides, qui sont présents sous forme de glycoprotéines et de glycolipides ayant des
propriétés fonctionnelles spécifiques (Chakroun et al., 1998).
Le lait de chèvre est faible en éléments minéraux de (5 à 8 mg/100). Certains de ces
éléments son important sur le plan technologique (calcium et phosphate de calcium) en
particulier dans les phénomènes de coagulation, les équilibres salins, dans la stabilité du lait à
la chaleur et dans l'aptitude à l'ultrafiltration (Le Men, 1985).
3
Synthèse bibliographique
richesse en calcium. La composition du lait varie beaucoup d’une espèce à l’autre et reflète
les besoins nutritionnels spécifiques de chaque espèce. Il existe, cependant ; des similitudes
dans la composition des laits d’une même espèce (Mahé, 1996).
1.2.1 L’eau :
Elle forme une solution vraie avec les glucides, les minéraux, une solution colloïdale avec
les protéines hydrophiles, une suspension colloïdale avec les micelles de caséines et une
émulsion avec les matières grasses. Le lait de chèvre est constitué de 87% d’eau (Amiot et al.,
2002).
1.2.2 Les glucides :
Le lactose est le glucide le plus important du lait, d’autres glucides peuvent provenir de
l’hydrolyse du lactose (glucose, galactose). Certains glucides peuvent se combiner aux
protéines, formant des glycoprotéines ou peuvent se trouver sous forme libre (Amiot et al.,
2002).
1.2.3 Les protéines :
On les classe en deux catégories, d’après leur solubilité dans l’eau :
- les caséines : (α-S1B, α-S2A, β-A2, K) qui sont en suspension colloïdale se
regroupent sous forme de micelles.
- Les protéines de sérum : (bêta-lactoglobuline, alpha-lactalbumine) qui se retrouvent
sous forme d’une solution colloïdale.
L’analyse de la composition en acide aminé des proteines du lait de chèvre faite par le
chercheur Mahé en 1996, a révélé que la concentretion d’Acide glutamique est la plus élevé
(209 mg/g). En revanche celle de la Cystéine elle est de 9 mg/g.
4
Synthèse bibliographique
Tableau 2: Composition en acides aminés des protéines du lait de chèvre (Mahé, 1996)
Acides aminés Quantités mg/g
Histidine 26
Isoleucine 48
Leucine 96
Lysine 80
Méthionine 25
Cystéine 09
Phénylalanine 47
Tyrosine 38
Thréonine 49
Tryptophane 49
Valine 61
Glycine 18
Arginine 29
Proline 106
Acide aspartique 75
Acide glutamique 209
Alanine 34
Sérine 49
5
Synthèse bibliographique
6
Synthèse bibliographique
7
Synthèse bibliographique
8
Synthèse bibliographique
La chèvre Makatia: localisée dans les hauts plateaux et le Nord de l’Algérie, elle est
utilisée principalement pour la production de lait et de viande, appréciée aussi pour sa
peau, c’est une race de grande taille et de couleurs variées.
La chèvre Kabyle: de petite taille, elle peuple abondamment les massifs montagneux,
de la Kabylie, des Aurès et du Dahra. Son poil est long, de couleur généralement brun-
foncé, parfois noire, la tête de profil courbée est surmontée de cornes.
9
Synthèse bibliographique
10
Synthèse bibliographique
du lait de chèvre sont digérées plus facilement et ses acides aminés sont absorbés de façon
plus efficace que ceux du lait de vache, Haenlein (1998) a relevé que le lait de chèvre, une
fois acidifié, pourrait former un caillé plus doux et plus friable, donc, il peut être attaqué plus
facilement et plus rapidement par les protéases de l’estomac, il peut présenter un avantage
pour les gens souffrant de désordres gastro-intestinaux et d’ulcères.
Jeannes (1980) a démontré que le lait de chèvre contenait une concentration adéquate
d’acides gras essentiels pour les enfants comme le lait de vache, mais dans des quantités
légèrement supérieures pour certains spécimens. Juarez et Ramnos (1986) ont mis en évidence
le fait que le lait de chèvre a de plus grandes quantités de petites molécules grasses que le lait
de vache, de son coté, Devendra (1975-1980) a souligné l’existence dans le lait de chèvre
d’acides gras à chaînes de courtes et moyennes longueurs (4 à 12 carbones), dans une
proportion élevée (20%) par rapport au lait de vache qui n’en contient que 10 à 20%. Ceci
peut contribuer à une meilleure digestibilité car les lipases attaquent les liaisons des acides
gras à courte chaîne plus facilement qu’elles ne le font avec des chaînes longues, comme l’a
décrit Jenness (1980).
De plus, Park (1994) a indiqué que les acides gras sont largement utilisés dans le traitement
des patients souffrant de désordres divers liés à l’absorption, grâce à leur capacité
métabolique unique à fournir de l’énergie, un cholestérol sanguin plus bas, à inhiber et limiter
le dépôt de cholestérol dans les tissus et entraîner la dissolution des cholestéroloses.
Haenlein (1988) a démontré que le lait de chèvre convient à l’enfant qui lui procure
vitamines A et niacine et il lui fournit également une grande quantité de thiamine et de
riboflavine (Seifu, 2007).
5. Les anomalies de la qualité du lait de chèvre :
Anomalies d’origine physiologique :
Les principales anomalies d’origine physiologique concernent la présence de colostrum ou de
laits de fin de lactation. Les laits qui se caractérisent, en particulier, par une concentration
anormale d’éléments par ailleurs normaux, présentent des risques qui sont essentiellement de
nature technologique et ne constituent pas des produits dangereux pour le consommateur
(Perrin, 1996).
Anomalies d’origine pathologique :
Un certain nombre de germes infectieux peuvent être transmis par le lait : Brucella, bacille
de la tuberculose, Chlamydia, Coxiella (fièvre Q), Salmonella, Listeria, Staphylocoques
(mammites). D’autres anomalies peuvent être d’origine chimique: dues à la présence
d’antibiotiques, d’antiseptiques ou de pesticides (Perrin, 1996).
11
Synthèse bibliographique
12
Synthèse bibliographique
Les BL sont trouvées dans diverses niches écologiques, tel que le lait, ainsi que certaines
nourritures, la bouche, les régions gastro-intestinales et urogénitales des humains et des
animaux (Lopez-Diaz et al., 2000; Navarro et al., 2000; El Shafei et al., 2000 et Mathara et
al., 2004). Elles constituent aussi la flore microbienne dominante responsable de la
fermentation des céréales et des plantes fourragères ensilées (Carr et al., 2002 et Kotelnikova
et Gelfand, 2002). Même si elles se développent dans une variété d'habitats, elles exigent des
carbohydrates fermentescibles, des acides aminés, des acides gras, des sels et des vitamines
pour leur croissance (Shihata et Shah, 2000; Björkroth et Holzapfel, 2003 et Hammes et
Hertel, 2003).
Les souches sont généralement faiblement protéolytiques et lipolytiques et exigent des
acides aminés, des purines, des pyrimidines et des vitamines pour leur croissance (Stamer,
1976; Cogan et Hill, 1993 et Jay, 1996).
Les bactéries lactiques utilisées dans les fermentations laitières peuvent être divisées en
deux groupes sur la base de leur croissance optimale (Bissonnette et al., 2000). Les bactéries
mésophiles avec une température optimum de croissance entre 20°C et 30°C et les
thermophiles entre 30°C et 45°C. Alors que la majorité de souches se développent à pH 4,0-
4,5, certaines sont en activitées à pH 9,6 et d'autres à pH 3,2 (Jozala et al., 2005).
L'acide lactique produit peut être sous deux formes stéréoisomèriques, L moins
Fréquemment, D ou un mélange des deux (Who, 1974).
6.3 Origine des bactéries lactiques :
Les bactéries lactiques ont été isolées dans de nombreux milieux naturels végétaux,
animaux et humains ; certains espèces semblent adaptées à un environnement spécifique et ne
semblent guère se retrouver ailleurs que dans leur habitat naturel. Grace à leur souplesse
d’adaptation physiologique, les BL peuvent coloniser des milieux très différents du point de
vue physico-chimique et biologique (de Roissard et Luquet, 1994).
Selon Desmazeaud (1992), les espèces du genre Streptococcus, Lactococcus et
Leuconostoc se rencontrent plutôt chez les hommes, ainsi que chez les animaux. Dans le
domaine laitier, elles existent en quantité considérable, les espèces du genre Lactobacillus
sont encore plus répondues dans la nature, par exemple, on les trouve sur les végétaux ou elles
assurent l’acidification de l’ensilage, on les trouve aussi dans l’intestin des animaux et de
l’homme. Elles sont également isolées des cavités naturelles de l’organisme (cavités buccales
et vaginales) (de Roissard et Luquet, 1995).
13
Synthèse bibliographique
14
Synthèse bibliographique
Selon Sneath et al., (1986), les bactéries lactiques sont regroupées suivant une taxonomie
basée sur :
a) Les caractères morphologiques :
La forme : des cellules microbiennes représentent souvent un caractère distinctif de
l’espace et du genre bactériens (coques ou bâtonnets).
15
Synthèse bibliographique
16
Synthèse bibliographique
Le manganèse à lui aussi des effets biologiques importants chez les bactéries lactiques le
manganèse est nécessaire à :
La structure et fonctionnement des enzymes, dont l’ARN polymérase.
La détoxication des cellules mises en présence de l’oxygène.
Le potassium joue un rôle important dans la régulation du pH intracellulaire Cet ion
est exigée pour la croissance de Lb. helvertcus, En. faecalis et Lb. casei.
Le sodium, quant à lui, exerce un effet sélectif sur les différentes espèces de
bactéries lactiques (Luquet et de Roissard ; 1994).
17
Synthèse bibliographique
18
Synthèse bibliographique
En industrie, on utilise les levains. Comme les bactéries doivent se multiplier et atteindre
des populations de l’ordre de 105 à 106 cellules/ml pour déclencher le processus fermentaire
désiré, on ajoute le levain, ce qui évite l’attente de la phase de multiplication et prévient le
développement d’autres micro-organismes d’altération (Montel, 2005).
Ces levains sont généralement des cultures mixtes et non des cultures pures, à cause des
bactériophages. Deux types de ferments sont disponibles :
Ferments mixtes : mélanges non déterminés, provenant généralement de cultures
repiquées de façon traditionnelle, moins sensibles aux phages mais plus difficiles à
uniformiser.
Ferments définis : souches mélangées dans des proportions précises, il convient de
connaître, outre les caractéristiques de chaque souche, les interactions positives
(comme l’association Streptococcus thermophilus/ Lb. bulgaricus dans le yogourt)
et négatives pour cause d’antagonisme (Lamontagne et al., 2002).
Tableau 11: Critères technologiques de sélection des bactéries lactiques fournis par les fiches
techniques (Lamontagne et al., 2002).
19
Synthèse bibliographique
20
Synthèse bibliographique
21
Synthèse bibliographique
Traditionnellement, les fermiers et les bergers ont fait le fromage à partir du lait cru de
vaches, de chèvres ou de brebis sur une petite échelle, en utilisant les bactéries lactiques
naturelles. Des cultures de ces bactéries ont été produites en incubant le lait ou petit lait à
partir de la veille dans des conditions spécifiques. Aujourd'hui, cette manière traditionnelle de
produire le fromage est toujours présente dans beaucoup de pays européens méditerranéens et
méridionaux; ces fromages sont généralement appelés «artisanaux» (Cogan et al., 1997). Il
n’est pas étonnant de découvrir que les produits fermentés traditionnels des pays subtropicaux
hébergent principalement des bactéries thermophiles, tandis que les produits avec les bactéries
mésophiles proviennent des pays européens nordiques (Wouters et al., 2002). Elles ont été
traditionnellement employées en tant que biopréservateur des produits alimentaires. La
biopréservation se rapporte à la durée de conservation prolongée et la sucurité augmentée des
nourritures obtenues en employant la flore microbienne normale ou supplémentaire et leurs
produits antimicrobiens.
L'utilisation des procédés de fermentation a augmenté durant ces dernières années et inclus
maintenant beaucoup de types d'alimentation que ce soit pour les humains ou les animaux
(Ross et al., 2002 et Schnürer et Magnusson, 2005).
22
Synthèse bibliographique
Dans les fromages, l’activité des enzymes protéolytiques des bactéries lactiques est
fondamentale car elle va participer à la formation du gout ou des aromes : la protéolyse due
aux bactéries lactiques va surtout conduire à des peptides court et à des acides aminés libres
Ces derniers sont des précurseurs pour de nombreux produits d’aromes. En effet, la
méthionine peut conduire à des composés soufrés caractéristiques. Ceci après leur dégradation
par la flore d’affinage (Schirch et al., 1985 et Ott et al., 1997).
9.3 Pouvoir aromatisant et pouvoir gazeux :
Certaines bactéries lactiques sont capables de produire des composés d’aromes qui participent
aux qualités organoleptiques des fromages. La plupart des composés d’arome sont issus du
métabolisme du citrate : l’acétoïne et le diacétyle sont les plus importants (Tamime, 1990).
9.4 Résistance aux bactériophages :
Les phages, virus des bactéries, sont des parasites obligatoires. Ils constituent l’une des
principales causes de perturbation de l’acidification du lait par les bactéries lactiques. Il est
nécessaire que les bactéries lactiques composant les ferments ne soient pas toutes sensibles
aux mêmes phages pour diminuer les risques d’accidents de fabrication.
23
Synthèse bibliographique
Enfin, des bactéries résistantes aux antibiotiques peuvent avoir, en plus, perdu certaines de
leurs caractéristiques originelles.
- Lactobacillus casei : Les cellules de cette espèce sont des bâtonnets courts, soit isolés ou par
paires, soit assemblés en plus ou moins longues chaines (jusqu’à 100 éléments). Ils troublent
les milieux de façon homogène, le sédiment étant volumineux; de l’acide L (+) Lactique est
formée, cette espace contient deux variétés : Lactobacillus casei var- casei : espace type
Lactobacillus casei var- fusiformis. La morphologie est variable : Les cellules sont en parties
cylindriques, partie fusiformes, leur donnant une forme de citron. Les cellules sont isolées ou
en courtes chainettes.
- Lactobacillus plantarum : ce sont des bâtonnets courts, coccoides, isolés ou en paires, qui
forment les isomères de l’acide lactiques DL.
- Lactobacillus coryniformis : Les cellules sont courtes, généralement quelque fois longues
de 8µ, isolées ou groupées en courtes chaines (8 éléments); elles ont tendance à se grouper en
amas. On distingue deux variétés : Lb. coryniformis var. coryniformis et Lb coryniformis var.
torquens.
24
Synthèse bibliographique
Lactobacillus brevis : ils sont présentent sous la forme de bâtonnets assez allongés
(quelques fois leur longueur atteint 100µ), isolés ou en paires, présentant des formes en V
caractéristiques, ne forment pas de chaines. Cette espèce fermente vigoureusement avec
dégagement de CO2, le glucose, le maltose et l’arabinose, elle forme l’acide DL lactique.
Tableau 13: Classification des lactobacilles (Kandler et Weiss in : Sneath et al., 1986)
Lactobacillus buchneri : c’est une espèce caractérisée par son polymorphisme marqué: les
cellules sont isolées, ou en paires, ou en courtes chainettes, les dimensions sont très variables,
elles forment l’acide lactique.
25
Synthèse bibliographique
Croissance
Espèces Fermentation du
A 15°C A 45°C
lactose
Lb. helveticus - +
Lb. delbruekii subsp. bulgaricus - +
Lb. delbruekii subsp. lactis - + Thermophile
Lb. acidophilus Homofermentaire - +
Lb. casei + -
Lb. plantarum + -
Lb. kefiri + - Mésophile
Lb. brevis Hétérofermentaire + -
Lb. fermentum - + Thermophile
A B C
Tableau 16: Critères différentiels des trois groupes de Lactobacillus (Larpent, 1997)
Thermobacterium Streptobacterium Betabacterium
ADH - +/- +
Glucose (gaz) - - +
Glucosides +/- + -
Gluconates (gaz) - + +
Aldolase + + -
Pentoses - +/- +/-
Thiamine - - +
Acide lactique DL ou L D ou DL DL
G+C% 34.7 – 50.8 33 – 46.4 35 – 53.4
26
Synthèse bibliographique
27
Synthèse bibliographique
28
Synthèse bibliographique
29
Synthèse bibliographique
Les niveaux et les types d'acides organiques produits pendant les fermentations dépendent
de l'espèce, de la composition du milieu et des conditions de croissance (Lindgren et
Dobrogosz, 1990).
Le pH bas externe cause l'acidification du cytoplasme des cellules, alors que l'acide non
dissocié étant lipophile, peut se répandre passivement à travers la membrane (Kashket, 1987).
L'acide non dissocié agit en effondrant le gradient électrochimique de proton, ou en
changeant la perméabilité de la membrane des cellules (Smulders et al., 1986 et Earnshaw,
1992).
L'effet inhibiteur spécifique des acides organiques est généralement attribué à leur forme
dissociée et non dissociée. Cette forme pénètre librement dans la cellule où elle s'ionise ce qui
provoque un abaissement du pH interne et le blocage de certains mécanismes de transport
(Parente et al., 1994). Dans le cas de l'acide lactique, les concentrations en acide non dissocié
nécessaire pour provoquer une inhibition sont pour les levures, les Enterobacteriaceae et les
Microccocaceae de l'ordre 1 mM; pour les moisissures de 3 mM; et pour les Bacillaceae de 4
Mm (Baird-Parker, 1980 et Adams et Hall, 1988).
L'acide lactique est le métabolite principal de la fermentation des BL où il est en équilibre
avec ses formes dissociée et non dissociées, et l'ampleur de la dissociation dépend du pH. A
pH bas, une grande quantité d'acide lactique est sous la forme non dissociée, et elle est
toxique à beaucoup de bactéries, champignons et levures (Podolak et al., 1996).
Cependant, le comportement des différents micro-organismes vis-à-vis de l'acide lactique
varient considérablement. L’acide lactique à pH 5,0, a un effet inhibiteur contre les bactéries
sporulées mais il est inefficace contre les levures et les champignons (Woolford, 1975).
L'antagonisme est censé résulter de l'action des acides sur la membrane cytoplasmique
bactérienne qui interfère l'entretien du potentiel de membrane et empêche le transport actif
(Sheu et al., 1972; Eklund, 1989 et de Vuyst et Vandamme, 1994 a), et peut être négocié par
l'acide dissocié et non dissocié (Cherrington et al., 1991).
Les stéréoisomères de l'acide lactique diffèrent également dans l'activité antimicrobienne,
l’acide lactique L étant plus inhibiteur que l’isomère D (Benthin et Villadsen, 1995).
Les bactéries hétérofermentaires produisent des quantités d'acide organique autre que
l'acide lactique. Les leuconostocs, et les lactobacilles hétérofermentaires produisent autant
d'acétate que de lactate (Kandler, 1983).
L'acide acétique est fortement inhibiteur pour les nombreux microorganismes et la
présence simultanée d'acide lactique pourrait avoir un léger effet de synergie. L'acide acétique
également agit en synergie avec l'acide lactique; l'acide lactique diminue le pH du milieu,
augmentant de ce fait la toxicité de l'acide acétique (Adams et Hall, 1988).
30
Synthèse bibliographique
31
Synthèse bibliographique
H2O2 peut également agir comme précurseur pour la production de radicaux libres
bactéricides tels que le superoxide (O2) et radicaux d'hydroxyle (OH) qui peuvent
endommager l'ADN (Byczkowski et Gessner, 1988).
Dans le lait cru, H2O2 active le système de lactoperoxydase produisant le hypothiocyanate
(OSCN-, des oxyacides plus élevés (O2SCN- et O3SCN- et produits intermédiaires d'oxydation
qui sont inhibiteurs à une gamme étendue de bactéries à Gram+ et à Gram- (Reiter et Härnulv,
1984 et Conner, 1993). H2O2 peut s'accumuler et devenir inhibiteur pour quelques
microorganismes (Condon, 1987). Cette accumulation résulte d'un déséquilibre entre les
moyens de synthèse et de dégradation.
Le peroxyde d'hydrogène peut aussi activer le système lactoperoxydase avec la formation
de l'hypothiocyanate et d'autres agents antimicrobiens (de Vuyst et Vandamme, 1994 b). L'ion
hypothiocyanate est un très puissant antimicrobien qui agit aussi bien sur les bactéries à
Gram+ que sur les bactéries à Gram-.
La production de H2O2 par Lactobacillus et Lactococcus inhibe la croissance de
Staphylococcus aureus, de Pseudomonas sp. et de divers microorganismes psychrotrophes
(Davidson et al., 1983). L'inhibition est négociée par l'effet d'oxydation fort sur des lipides de
membrane et des protéines cellulaires (Morris, 1976 et Lindgren et Dobrogosz, 1990).
Le peroxyde d'hydrogène peut également activer le système lactoperoxydase du lait frais
avec la formation de l’hypothiocyanate et d'autres agents antimicrobiens (Reiter et Härnulv,
1984; Pruitt et al., 1986 et Condon, 1987).
La quantité de peroxyde d'hydrogène produite par les bactéries lactiques dépend en grande
partie de la souche et la disponibilité de l'oxygène (Helander et al., 1997).
12.4 Dioxyde de carbone (CO2) :
Il est principalement produit par les BL hétérofermentaires. Le mécanisme précis de son
action antimicrobienne est toujours inconnu. Cependant, le CO2 peut jouer un rôle
antimicrobien en créant un environnement anaérobique, qui empêche les décarboxylations
enzymatiques, et l'accumulation de CO2 dans le milieu peut causer un dysfonctionnement de
la perméabilité (Eklund, 1984).
Le CO2 peut aussi empêcher la croissance de beaucoup de microorganismes de
détérioration, particulièrement les bactéries psychrotrophes à Gram- (Farber, 1991 et
Hotchkiss et al., 1999). Le degré d'inhibition par le CO2 varie considérablement selon les
espèces. Un taux de CO2 de 10% pourrait diminuer la population bactérienne de 50%
(Wagner et Moberg, 1989), et entre 20 et 50%, il a une forte activité antifongique (Lindgren et
Dobrogosz, 1990).
32
Synthèse bibliographique
12.5.2 Acétaldéhyde
Chez Lb. delbrueckii subsp. bulgaricus, l'action d'une thréonine aldolase, clive la thréonine
en acétaldéhyde et en glycine. L'acétaldéhyde à une concentration de 10 à 100 ppm empêche
la croissance de Staphylococcus aureus, de Salmonella typhimurium et d’E. coli dans les
produits laitiers (Piard et Desmazeaud, 1991).
Les quantités d'acétaldéhyde produites par les lactocoques oscillent entre 2,60 et 6,50
mg/ml (Bottazzi et Dellaglio, 1967). La contribution de l'acétaldéhyde à la biopréservation est
mineure puisque le seuil de saveur est beaucoup inférieur aux niveaux qui sont considérés
nécessaires à l'inhibition des microorganismes (Kulshrestha et Marth, 1974).
33
Synthèse bibliographique
12.5.3 Reutérine :
La reutérine est produite par Lactobacillus reuteri, une espèce hétérofermentaire dont la
niche écologique est l'appareil gastro-intestinal des humains et des animaux (Axelsson et al.,
1989). La reutérine est formée pendant la croissance anaérobique de Lb. reuteri par l'action de
la glycérol déhydratase (Fig. 7) qui catalyse la conversion du glycérol en reutérine (Talarico et
al., 1988). La reutérine est produit pendant la phase stationnaire de Lactobacillus reuteri dans
un milieu contenant du glucose et du glycérol ou du glycéraldéhyde. Elle a été chimiquement
identifié pour être le 3-hydroxypropanal (α- hydroxypropionaldéhyde), un composé fortement
soluble à pH neutre qui est en équilibre avec ses formes dimères monomériques et cycliques
hydratées (Axelsson et al., 1989, Talarico et Dobrogosz, 1989).
La reutérine montre un large spectre d'activité antimicrobienne contre certaines bactéries à
Gram+ et à Gram-. Les organismes de détérioration sensibles à la reutérine comprennent
Salmonella, Shigella, Clostridium, Staphylococcus, Listeria, Candida, et Trypanosoma
(Axelsson et al., 1989).
13. Les interactions entre les souches de bactéries lactiques :
Lorsque les bactéries lactiques sont utilisées en cultures mixtes pour la fermentation du
lait, des interactions entre les différentes souches se manifestent. Ces interactions sont
généralement classées en deux groupes : l’antagonisme et la stimulation. Les points suivants
ne se veulent pas une liste exhaustive des interactions rencontrées lors de la fabrication
fromagère mais un résumé des principales observations résultant de l’association de bactéries
lactiques dans un même levain (Grattepanche, 2005).
CH2OH
Glycérol CHOH
CH2OH
Glycérol déhydratase
OH
OH
COH
HCOH O
O
CH2
CH2 OH
CH2
Forme hydratée 3-Hydroxypropanol Dimère cyclique
CH2OH
34
Synthèse bibliographique
35
Synthèse bibliographique
Tableau 18: Composés antimicrobiens (LMM) produits par les bactéries lactiques (Yang,
2000).
Lb. delbrueckii subsp. Lait Composé non lactique < 700 Pseudomonas fragi et
bulgaricus 7994 avec un groupe possibilité Staphylococcus
aromatique aureus
Lb. plantarum VTT E- MRS composés LMM <1000 Pantoea agglomerans
78076
Lb. rhamnosus GG MRS composé like microcine Fusarium avenaceum
36
Synthèse bibliographique
essentielle ou la destruction d’un facteur inhibiteur par une autre population et le mutualisme
ou la protocoopération, lorsque l’interaction est positive pour chacune des populations.
Dans le cas du mutualisme, l’interaction est nécessaire à la survie des populations
contrairement à la protocoopération où l’interaction présente un caractère facultatif (Choisy et
al., 1997).
L’interaction entre les lactobacilles et les streptocoques thermophiles est particulièrement
mise à profit pour la fabrication des yaourts. Dans un premier temps, les lactobacilles se
développent puis, leurs activités protéolytiques et aminopeptidasique permettent de stimuler la
croissance des streptocoques. Ceci se vérifie également pour des souches de lactocoques
protéinase positive (Prt+) et négative (Prt-) associées en culture mixte. Certains variants de
lactocoques présentent une déficience dans leur système protéolytique résultant, notamment,
de la perte des plasmides codant en partie pour la protéinase de paroi (Prt-) et le système de
transport Opp (Yu et al., 1996).
En cultures mixtes dans le lait, la croissance des deux variants est similaire tant que la
concentration en NPN est suffisante. Dans un second temps, lorsque la source de NPN est
épuisée, la croissance du variant Prt– est stimulée, comparativement à une culture pure, par
l’activité protéolytique du variant Prt+ qui favorise la libération de fractions azotées de faible
poids moléculaire utilisables directement par les cellules.
Cependant, l’hydrolyse des caséines par les souches Prt+ est trop faible pour assurer une
croissance maximale des deux souches. Par conséquent, le développement du variant Prt+ se
trouve inhibé par compétition pour les oligopeptides avec le variant Prt– (Juillard et al., 1994
et 1996).
L’association des deux types de variant est également profitable pour éviter les défauts
d’amertume: les peptides amers générés par les protéinases des souches Prt+ pouvant être
dégradés par l’activité aminopeptidasique des variants Prt–. De nombreuses études ont
également porté sur l’association de Lactobacillus NSLAB et de lactocoques afin de
développer des arômes durant l’affinage des fromages (El Soda et al., 2000).
14. Les causes de la contamination du lait :
Le lait peut être contaminé par divers micro-organismes de l’environnement
(entérobactéries, Pseudomonas, Flavobacterium, microcoques, Corynebactéries, Bacillus) par
l’intermédiaire du matériel de traite et de stockage du lait, par le sol, l’herbe ou la litière, des
contaminations d’origine fécale peuvent entraîner la présence de Clostridium, coliformes et
éventuellement d’entérobactéries pathogènes (Salmonella, Yersinia, Helicobacter,
Campylobacter). Le lait d’animaux malades peut contenir des germes pathogènes pour
37
Synthèse bibliographique
38
Synthèse bibliographique
Dans le lait de chèvre. Chubb (1985) a détecté des souches coagulases positives dans 40%
des échantillons du lait pris de façon aseptique de chèvres de Nouvelle Galles du Sud
(Australie) qui ne montraient aucun signe de mammite.
Vassiliadou (1991) a rapporté que 59.1% d’échantillons de lait de chèvre cru en Grèce était
positives aux souches. Harvey et Gilmour (1988) ont rapporté que les Staphylococcus étaient
l’espèce prédominante isolée du lait de chèvre en Irlande du Nord (Seifu, 2007).
Seuls les staphylocoques coagulase positifs sont considérés comme pathogènes. Trois
espèces peuvent coaguler le plasma du lapin oxalaté : Staphylococcus aureus, Staphylococcus
intermedius, Staphylococcus byicius, l’espèce aureus est elle-même scindée en plusieurs
biotypes selon l’origine animale de la souche (Leyral et Vierling, 2007).
Pouvoirs pathogènes :
Staphylococcus aureus est à l’origine de toxi-infections alimentaires car c’est une bactérie
toxigène, elle produit entre autres des toxines thermorésistantes dans les aliments comme le
lait cru de chèvre.
15.2 Escherichia coli :
Les souches d’Escherichia coli sont rarement pathogènes, à l’exception de certaines
souches qui causent des diarrhées dans les pays en voie de développement, où elles touchent
surtout les enfants, ces bactéries infectent également les voyageurs venant de pays
industrialisés (Nauciel et Vildé, 2005). Escherichia coli est un commensal normal de l’intestin
de l’homme et de l’animal (Goubau et Pellegrims, 2000).
39
Synthèse bibliographique
Mode de transmission :
La bactérie se répand dans l’environnement par la voie des excréments. La présence
d’E.coli dans les eaux et les aliments est le témoin d’une contamination fécale. La
transmission se fait par voie féco-orale (Goubau et Pellegrims, 2000).
Pouvoirs pathogènes :
E.coli est la bactérie la plus fréquemment impliquée dans les infections urinaires, elle peut
provoquer des diarrhées par des mécanismes très divers ainsi que diverses infections
communautaires ou nosocomiales, initialement sensible à beaucoup d’antibiotiques, elle a
acquis une résistance fréquente, surtout en milieu hospitalier (Nauciel et Vildé, 2005).
Les facteurs de virulence sont des flagelles et des pili qui permettent l’adhésion à la
muqueuse intestinale ainsi qu’une capsule qui prévient la phagocytose et les entérotoxines
(Goubau et Pellegrims, 2000).
Les colibacilles responsables d’entérites sont subdivisés en quatre catégories, au moins, en
fonction du syndrome provoqué et du mécanisme pathogénique.
15.3 Salmonella :
La salmonellose (gastro-entérite à Salmonella) est causée par plus de 2000 sérovars de
Salmonella, provoquant des symptômes fréquents, dont les douleurs abdominales, diarrhées,
qui durent de quelques jours à quelques semaines. La salmonellose la plus fréquente est due à
Salmonella Typhimurium. (Prescott et al., 2003) Elle est rencontrée dans tous les pays elle est
isolée chez l’homme, les animaux et dans l’environnement, elle occupe la première place dans
l’étiologie des toxi-infections alimentaires (Avril et al., 1992) .
Mode de transmission:
Salmonella typhi et Salmonella paratyphi infectent essentiellement l’homme et la
transmission se fait au contact de malades atteints de la fièvre typhoïde ou des porteurs
chroniques asymptomatiques. La contamination se fait par l’ingestion d’eau ou d’aliments
souillés par les excréments des malades. La mortalité est élevée à cause du développement par
les bactéries de résistances aux antibiotiques.
40
Synthèse bibliographique
15.4 Bacillus :
Le genre Bacillus renferme des germes telluriques aérobies stricts ou aéro-anaérobies,
sporogènes, se présentant sous forme de bâtonnets à Gram positif généralement mobiles. En
dehors de Bacillus anthracis, les Bacillus sont habituellement considérés comme des germes
de l’environnement et leur rôle en pathologie humaine est souvent négligé. En réalité, il est
actuellement bien établi que certaines espèces du genre Bacillus peuvent êtres responsables
chez l’homme de toxi-infections alimentaires ou, plus rarement, d’infections opportunistes.
Bacillus cereus est le principal germe incriminé, mais d’autres espèces comme Bacillus
licheniformis ou Bacillus subtilis peuvent également être mises en cause (Gaillard, 1989).
Pouvoir pathogène :
Les toxi-infections alimentaires à Bacillus sont presque exclusivement dues à B. cereus.
Elles représentent prés de 5% de l’ensemble des toxi-infections alimentaires dans certains
statistiques anglo-saxonnes (Gaillard, 1989).
Deux aspects cliniques différents peuvent êtres observés :
41
Synthèse bibliographique
42
Synthèse bibliographique
(Crittenden et al., 2005). D’après les travaux de Sanna et al., (2002), les lactobacilles (Lb.
crispatus ST1, A33 et 134mi , Lb. reuteri CT7 et Lb. gasseri CT5) présentent une meilleure
affinité aux cellules du jabot Gusils et al., (2002), ont confirmé l’existence de différents
déterminants de surface qui pourraient être impliqués dans les interactions entre des
lactobacilles (Lb. animalis, Lb. fermentum et Lb. fermentum subsp. cellobiosus) et les cellules
épithéliales intestinales (Chafai, 2006).
16.2 Activités antimicrobiennes :
Les probiotiques doivent essentiellement jouer deux rôles au niveau du tractus digestif :
améliorer la digestibilité de la ration alimentaire et maintenir de bonnes conditions sanitaires.
L’activité antimicrobienne des lactobacilles (Lb. acidophilus, Lb. plantarum et Lb. brevis) a
été prouvé in vitro contre deux pathogènes entériques : Escherichia coli et Salmonella
typhimurium (El-Nagger, 2004). L’effet inhibiteur de Lactobacillus fermentum sur
Escherichia coli, sur Salmonella typhimurium et sur Staphylococcus aureus avait été
démontré (Reque et al., 2000).
Il est donc important que ces bactéries soient capables d’inhiber le développement des
germes indésirables :
- Soit par la production de substances antagonistes de types bactériocines ou autre
tels que les acides organiques et le peroxyde d’hydrogène (Lima et al., 2005).
- Soit en empêchant l’adhésion des germes pathogènes aux cellules de la paroi
intestinale; selon Hariharan et al., (2004) l’emploi des probiotiques réduit la
colonisation du tractus digestif par Campylobacter jejuni (Chafai, 2006).
16.3 Viabilité et stabilité des microorganismes :
C’est l’une des critères de sélection la plus importante. Pour que les probiotiques puissent
exprimer ces diverses potentialités, il faut qu’elles atteignent leur site d’activité digestive dans
les conditions les plus propices à leur efficacité, ce qui suppose qu’elles soient vivantes : cela
induit des contraintes technologiques sévères au cours de concentration et de la dessiccation
pout une présentation en poudre, et interdit le passage dans une presse à granuler (qui porte la
température au dessus de 80°C à moins de faire appel à des enrobages thermorésistants
(Klaenhammer, 2000).
43
Synthèse bibliographique
mêmes. Ceux-ci, à un instant donné, créent à la fois les conditions de leur déclin et celles
favorisant l’installation d’autres groupes microbiens :
par la production de substances inhibitrices ou au contraire celles de facteurs de
croissance.
par la modification de facteurs physico-chimiques, dont le pH. (Leyral et Vierling,
2007).
44
Synthèse bibliographique
On admet que la première cause d’inhibition par l’acide lactique des bactéries lactiques est
la réduction du pH qui inhibe la croissance de nombreuses bactéries, dont les organismes
pathogènes Gram négatifs.
Fayol et Messaoudi (2005) ont observés une complète inhibition de la croissance de
Salmonella Typhimurium cultivée en association avec différentes souches de Lactobacillus
(Lactobacillus johnsonii, Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus casei) qu’ils ont attribué à
une diminution du pH. De plus on a observé une inhibition par le biais du pH de l’adhésion de
Salmonella à l’intestin. Lehto et Salminen (1997) ont conclus que les effets anti-adhésion des
lactobacilles sur Salmonella Typhimurium étaient dus principalement à la réduction du pH
(Pelaez et Martin-Orue, 2009).
Bien que le pH soit le principal facteur d’inhibition, il a également été démontré que les
basses valeurs du pH gouvernent l’activité des acides organiques car les formes indissociées
sont plus bactéricides (Acheson, 1999).
Les travaux de Holtzapfel et al. (1998) ont montré que l’acide indissocié est aisément
diffusé à travers la paroi cellulaire bactérienne, réduisant ainsi le niveau du pH intracellulaire
et ralentissant les activités métaboliques des bactéries (Taylor, 2005).
On a observé que les acides faibles ont une activité anti-microbienne plus importante à pH
bas qu’à pH neutre (Salminen et al., 1998).
En effet, la force d’un acide dépend de son degré de dissociation. Quand le pH est égal au
pKa d’un acide, la moitié de l’acide est dissocié, si le pH augmente, la dissociation augmente
de même (Adams et Moss, 2008).
A cause de sa constante de dissociation plus élevée, l’acide acétique montre une inhibition
plus forte que l’acide lactique à une concentration molaire et à une valeur de pH donnés
(Taylor, 2005). La forte activité anti-microbiennes des acides acétique et propionique
s’explique en partie par le pKa élevé, comparativement à l’acide lactique, respectivement
4,87, 4,75 et 3,08. A pH 4, par exemple, seulement 11% de l’acide lactique est indissocié
contre 85% d’acide acétique et 92% d’acide propionique. En présence d’un mélange d’acides,
l’acide lactique contribue principalement à la réduction du pH, alors que les acides
propionique et acétique devenus indissociés jouent leur rôle antimicrobiens (Salminen et al.,
1998).
Les travaux de Bohatier (1999) sur les taux de croissance des bactéries en fonction de
l’acide acétique ont montré qu’il était fortement inhibiteur, il existe une concentration critique
d’acide acétique pour laquelle la croissance des bactéries s’arrête et le taux de décès de la
culture augmente très vite. Celle-ci dépend de la composition du milieu, le pH correspondant
à cette concentration est compris entre 2,25 et 2,28.
45
Synthèse bibliographique
46
Synthèse bibliographique
17.5 La reutérine :
La reutérine est secrétée spécifiquement par Lactobacillus reuteri, elle a un spectre très
large d’activité anti-microbiennes (antibactérien, antifongique, antiviral) (Axelsson et al.,
1989). Il a été démontré qu’elle inhibait les sous-unités de liaison des substrats de la
ribonucléotide-réductase et de ce fait, qu’elle interférait avec la synthèse de l’ADN (Salminen
et al., 1998).
La reutérine est produite comme métabolite intermédiaire pendant la fermentation
anaérobique du glycérol (El Ziney et al., 1998).
La reutérine s’accumule dans le microorganisme producteur à haute concentration, elle est
excrétée dans le milieu. Sa toxicité contre la cellule productrice limite sa production, certaines
espèces comme Lactobacillus reuteri y sont plus résistantes (Vollenweider, 2004).
18. Bactériocines :
Les bactériocines sont des composés de synthèse ribosomale produites par les bactéries
dans le but d’inhiber la croissance des autres bactéries. Ces composés sont trouvés chez la
plupart des espèces bactériennes étudiées jusqu’à aujourd’hui. Mais peu d’entre eux sont
largement étudiés. En général, elles ont un spectre d’action restreint, inhibant seulement les
bactéries voisines de la souche productrice. Les bactéries à gram+ n’inhibent pas les bactéries
à gram– et vice versa (Ouwehand et Vesterlund, 2004).
47
Synthèse bibliographique
Habituellement, elles sont de faible poids moléculaire (mais des bactériocines à haut poids
moléculaire sont également produites). C’est leur nature protéique et leur spectre d’inhibition
étroit qui les distingue des antibiotiques (De Vuyst et Leroy, 2007).
Au cours des deux dernières décennies, la sécurité alimentaire est devenue un problème
majeur, et de grands efforts ont été fournis pour identifier des bactériocines qui inhibent la
croissance des germes pathogènes et nuisibles. Pour l’utilisation dans l’aliment la bactériocine
doit être :
Stable à la chaleur,
Stable à l’acidité,
Résistante aux protéases qui se trouvent dans l’aliment,
Active pendant une période prolongée,
En activité au pH de l’alimentation (4,5 à 7,0),
Avoir un effet bactéricide que bactériostatique,
Un large éventail d’hôtes, en inhibant plusieurs agents pathogènes et nuisibles (Fox
et al., 2000).
18.1 Classification des bactériocines
Les bactériocines produites par les bactéries lactiques sont réparties en quatre classes,
comme proposé par Klaenhammer (1993). Ces quatre classes sont :
Classe I. Les lantibiotiques : peptides de taille inférieure à 5 kDa, stables à la
chaleur et qui contiennent des acides aminés inhabituels soufrés formés post-
traductionnellement, c'est-àdire la lanthionine, la β-méthyl lanthionine, la
déhydrobutyrine et la déhydroalanine. Ils peuvent être divisés en deux types : la
classe IA qui comprend des peptides cationiques hydrophobes allongés contenant
jusqu'à 34 acides aminés et la classe IB qui comprend les peptides globulaires
chargés négativement ou sans charge nette et contenant jusqu'à 19 acides aminés.
Certains lantibiotiques sont par ailleurs constitués de deux peptides agissant
ensemble pour avoir une activité comme la lacticin 3147. La nisine, produite par
Lactococcus lactis subsp. lactis, est la bactériocine la plus largement étudiée de la
classe I (Dortu et Thonart, 2009 et Rajaram et al., 2010).
48
Synthèse bibliographique
Classe IV. Peptides requérant une partie carbohydratée ou lipidique pour avoir une
activité. Aucune bactériocine de cette classe n'a été décrite (Dortu et Thonart,
2009).
Le tableau 22 montre les différentes classes de bactériocines avec leurs descriptions
(Ouwehand et Vesterlund, 2004).
Tableau 22 : les classes des Bacteriocines produites par les bacteries lactiques (Ouwehand et
Vesterlund, 2004).
49
Synthèse bibliographique
50
Synthèse bibliographique
Suite à cette liaison, les lantibiotiques peuvent former des pores larges et non spécifiques
dans la membrane cytoplasmique, ce qui va causer l’efflux rapide des petits composés
cytoplasmiques tels que les ions, les acides aminés, l’ATP, etc. Cette augmentation de la
perméabilité membranaire va conduire à la dissipation des deux composantes de la force
proton motrice, à la cessation rapide des activités cellulaires et à la mort de la cellule.
L’interaction avec le lipide II permet d’augmenter la stabilité des pores formés et de réduire la
concentration du lantibiotique nécessaire à la formation des pores, mais peut également
conduire à l’inhibition de la synthèse de la paroi cellulaire (Dortu et Thonart, 2009). Les
lantibiotiques de type A dissipent la force proton-motrice par formation de pores et interfèrent
avec la synthèse des peptidoglycanes alors que la plupart des lantibiotiques de type B agissent
par inhibition de la synthèse des peptidoglycanes. Néanmoins, certains forment également des
pores dans la membrane des cellules cibles. La nisine, un lantibiotique de type IA, interagit
avec le lipide II au niveau du MurNAc tandis que la mersacidine, un lantibiotique de type IB,
interagit avec le GlcNAc du lipide II (Dortu et Thonart, 2009).
51
Synthèse bibliographique
Figure 11: Modèle d'interaction pour la bactériocine de la classe IIa avec la membrane des
cellules ciblent. (a) structure de la bactériocine. (b) positionnement de la bactériocine par
des récepteurs (présumée) de reconnaissance, interactions électrostatiques et hydrophobes.
(c) attachement de la bactériocine avec le site cible. (d) l'agrégation et la formation des
pores hydrophobes (Naidu et al., 2006).
52
Synthèse bibliographique
Tableau 24: Les principales bactériocines produites par certaines espèces de bactéries
lactiques letterature (Dortu et Thonart, 2009).
Dénomination Espèce productrice Espèces sensibles
Lactococcus lactis subsp. lactis Lactococcus, bactéries Gram positif (dont
Nisine
Clostridium, Bacillus, Listeria)
Lactococcus lactis subsp. lactis Lactococcus, Lactobacillus
Lacticine 481
Leuconostoc, Clostridium
Diplococcine Lactococcus lactis subsp. cremoris Lactocoques
Lactococcus lactis subsp. lactis Lactococcus, Streptocoques hémolytiques,
Lactostrepcine (S) Lactobacillus helveticus, Leuconostoc,
Clostridium, Listeria
Lactocidine Lactococcus fermentum Lactobacillus
Lactobacillus helveticus Lactobacillus helveticus, Lactobacillus
Lactocine 27
acidophilus
Lactobacillus helveticus Lactobacillus helveticus, Lactobacillus
Helveticine
bulgaricus, Lactobacillus lactis
Lactobacillus acidophilus N2 Lactobacillus leichmanii, Lactobacillus
Lactacine B bulgaricus, Lactobacillus lactis,
Lactobacillus helveticus
Lactobacillus acidophilus SS Id+ Lactobacillus fermentum+
Lactacine F
Enterococcus faecalis
Lactobacillus plantarum Lactobacillus plantarum, Pediococcus
Plantaricine A pentosaceus, Leuconostoc
paramesenteroides
Pediococcus pentosaceus Clostridium botulinum, Clostridium
sporogenes, Staphylococcus aureus,
Pediocine A
Lactobacillus brevis, Lactococcus lactis,
Leuconostoc, Pediococcus
53
Synthèse bibliographique
lait pasteurisé (301 et 387 UI/g de nisine) était considérablement plus grande que celle de
l’échantillon témoin de fromage. Dans le fromage en paquet réfrigéré, la nisine (100 et 300
IU/g) a réduit largement le nombre de L. monocytogenes, S. aureus, et des spores de C.
sporogenes ayant subi un choque thermique. Un autre problème dans la production fromagère
est la fermentation butyrique des Clostridium.
La nisine est ajouté fréquemment aux fromages du lait pasteurisé pour prévenir la
germination des spores de Clostridium, tel que Clostridium tyrobutyricum (Schillinger et al.,
1996).
Une application de la lacticine 3147, une bactériocine à large spectre et à deux 2
composants produits par Lc. lactis subsp. lactis DPC 3147, est le maintien de la qualité du
cheddar en réduisant le nombre de bactéries lactiques de la population exogènes aux ferments
pendant la maturation (Ross et al., 1999). Le fromage produit avec Lc. lactis 3147 DPC4275
transconjuguée productrice de lacticine 3147, contient 2 Log ufc/ml de bactéries lactiques
exogènes aux ferments que dans l’échantillon témoin après 6 mois de maturation.
De plus, le fromage fabriqué avec 3 souches productrices de lacticine 3147 n'avait aucune
bactérie lactique exogène à la culture initiale détectable sur la même période. Dans le fromage
blanc la population de L. monocytogenes a été réduite de 3-Log ufc/ml sur une période d’une
semaine de maturation que lorsqu’il a été fabriqué avec Lc. lactis DPC4275; cependant, le
nombre de Listeria dans l’échantillon témoin fabriqué par culture non productrice de lacticine
3147 restes inchanger (104 ufc/g).
La culture transconjugante produisant la lacticine 3147 a aussi été utilisée comme une
culture protectrice pour inhiber Listeria sur la surface d'un fromage à maturation par les
moisissures. La présence de la souche productrice de la lacticine 3147 sur la surface du
fromage a réduit le nombre de L. monocytogenes de 3-Log ufc/ml (Ross et al., 1999).
54
Synthèse bibliographique
Cette classe regroupe les composés protéiques d’une taille inférieure à 5 kDa et contenant
les acides aminés modifiés thioéther lanthionine et méthyllanthionine et des acides aminés
déshydratés tels que le didéshydrobutyrine (Dhb) et didéshydroalanine (Dha). Le terme
lantibiotique (par contraction des mots lanthionine et antibiotique) leur est généralement
réservé (Sahl et al., 1998).
Propriétés physico-chimiques :
La nisine est un peptide de 3488 Da constitué de 34 acides aminés dont la structure est
représentée à la Figure 12. Les molécules de nisine peuvent s’assembler en dimères ou
oligomères de 7000 à 14000 Da via des réactions intermoléculaires entre les résidus Dha et
Dhb. La conformation en anneaux des lanthionines assurerait la rigidité du peptide,
diminuerait sa sensibilité à la protéolyse et augmenterait sa résistance à la chaleur (Mc Auliffe
et al., 2001).
Mulders et ses collaborateurs en 1991, ont isolés un variant naturel de la nisine A, la nisine
Z, qui diffère par un acide aminé en position 27. La spécificité de l’activité antimicrobienne
des deux variants est identique. Cependant, des tests d’activité menés par la technique de
diffusion en gélose et des concentrations en bactériocines supérieures à 0.1 µg/ml ont montré
que la nisine A donnait des zones d’inhibition d’un diamètre inférieur à celles de la nisine Z à
concentrations identiques. Cette différence s’explique pas une meilleure diffusion de la nisine
Z dans l’agar (de Vos et al., 1995).
La solubilité de la nisine est fonction du pH et de la force ionique de la solution. En-
dessous de pH 5, la nisine A présente une solubilité supérieure à celle de la nisine Z. Dans des
conditions de pH neutre ou basique, la solubilité des deux variants est comparable. Le pH
influence de façon importante la stabilité de la nisine à la température (Rollema et al., 1995).
La nisine dans une solution à pH 5.0 et 6.8 perd respectivement 40 et plus de 90 % de son
activité après un autoclavage à 115.6°C, alors qu’à pH 2 aucune diminution de l’activité n’est
observée (Hurst, 1981).
55
Synthèse bibliographique
Biosynthèse:
56
Synthèse bibliographique
Des deux modèles proposés dans la littérature pour expliquer la formation des pores trans-
membranaires par la nisine, celui de Driessen et al. (1995) et Van den Hooven et al. (1996)
est généralement retenu (Sahl et al., 1998). Ce modèle est représenté à la Figure 13.
Figure 13 : Modèle de formation d’un pore transmembranaire par la nisine (Sahl et al., 1998).
Les forces d’attraction électrostatiques entre les charges négatives des têtes
phospholipidiques de la membrane et les charges positives des résidus de lysine de l’extrémité
C-terminale de la nisine serait à l’origine des interactions entre les molécules de nisine et la
membrane (Breukink et al., 1998). Le caractère amphiphile de la nisine lui permettrait ensuite
de s’insérer dans le feuillet externe de la bicouche lipidique (Van den Hooven et al., 1996).
L’accumulation de plusieurs molécules de nisine au même point conduirait à la formation
d’un pore. Tout en restant attachées à la surface, les molécules de nisine se déplaceraient à
travers la membrane, en réponse au potentiel électrique, entraînant avec elles les lipides de la
couche externe du côté cytoplasmique (Moll et al., 1996).
La formation transitoire de ces pores s’accompagne d’une rupture de la force proton
motrice par dissipation du potentiel électrique transmembranaire (ΔΨ) et du gradiant de pH
conduisant à l’arrêt de toutes biosynthèses (Montville et al., 1994).
Les pores entraînent également le passage dans le milieu extracellulaire d’ATP, d’acides
aminés, de potassium et de phosphate inorganique (Abee et al., 1994).
Le deuxième mode d’action de la nisine est l’inhibition de la biosynthèse de la paroi
cellulaire (Reisinger et al., 1980). Cette inhibition résulterait de la formation d’un complexe
entre le précurseur lipidique membranaire du peptidoglycane, le lipide II, et les molécules de
nisine. Le lipide II est également la seule cible spécifique de la nisine pour la formation de
pores (Mc Auliffe et al., 2001).
Cette association engendrerait des pores stables et uniformes composés de 8 molécules de
nisine et 4 de lipides II selon un nouveau modèle proposé par Hasper et al. (2004).
L’implication du Dha situé en 5ème position sur la molécule de nisine a clairement été
démontrée dans la capacité de la bactériocine à inhiber le développement des spores (Chan et
al., 1996). La double liaison du résidu Dha interagirait avec des facteurs associés à la
57
Synthèse bibliographique
sporulation (Liu et al., 1993). La nisine active également des facteurs reliés à l’autolyse de
cellules sensibles.
Application de la nisine :
La nisine est une bactériocine (peptide antimicrobien) produite par certaines bactéries du
genre Lactococcus lactis. C’est un peptide de 34 acides aminés, il est actif contre certaines
bactéries pathogènes des aliments, notamment les Listeria les Bacillus et les Clostridium et
elle est utilisée commercialement en tant qu’agent de conservation dans les conserves et
certains fromages (Harris et al., 1991).
Les conditions d’application de la nisine sont liées à son spectre d’action, ainsi que le pH
doit être inférieur à 7. Les raisons qui peuvent permettre l’utilisation de la nisine comme
additif alimentaire sont les suivants :
Elle est produite par un organisme normalement utilisé dans les fermentations
alimentaires.
La nisine résiduelle dans les aliments est dirigée, elle est en effet sensible à la
chymotrypsine.
Des tests effectués en Grande Bretagne et en URSS conclus à l’absence de toxicité.
58
Matériels et Méthodes
Figure 14 : Prélévement des échantillons du lait à partir des chèvres de la race Arabia de la
ville Es-Senia de la region d'Oran.
59
Matériels et Méthodes
La stérilisation des milieux est réalisée par autoclave à 121°C pendant 20 min. Le milieu
lait est stérilisé à 110°C pendant 10 min.
60
Matériels et Méthodes
Figure 15: Conservation de longue durée des bactéries lactiques purifiées (Saidi et al., 2002)
61
Matériels et Méthodes
62
Matériels et Méthodes
63
Matériels et Méthodes
Figure 16: indique le schéma général de différentiation des genres appartenant aux
bactéries lactiques (Carr et al., 2002)
Figure 17: Schéma général dichotomique d’identification rapide des streptobacilles (Carr et
al., 2002)
64
Matériels et Méthodes
65
Matériels et Méthodes
66
Matériels et Méthodes
67
Matériels et Méthodes
Figure 19: Méthodes utilisées pour la recherche des substances antimicrobienne. (a)
méthode de la double couche, (b) méthode de diffusion en puits (Guessas, 2007)
68
Matériels et Méthodes
dans le milieu solide juste après sa solidification. Un volume de 500 µl de surnageant brut est
ajouté 250 µl de chaque enzyme (trypsine et α-chymotrypsine) (2 mg d’enzyme + 1 ml de
tampon phosphate stérile). Le tous est incubé à 37°C pendant 1h. Dans les puits 50 µl ont été
disperser :
Surnageant dans le premier
MRS liquide dans le deuxième
Surnageant + trypsine
Surnageant + α-chymotrypsine
Surnageant + catalase
69
Matériels et Méthodes
On prépare le milieu MRS à différent pH (4- 4,5- 5- 5,5 -6- 6,5- 7- 7,5 -8 et 8,5) puis on
mesure chaque trois heures le pH et la Densité optique (Do).
9. Mesure de la croissance :
On utilise la méthode de numération sur milieux solides. On inocule chaque souche dans 10ml
de lait écrémé stérile et après incubation (18h ou plus) et coagulation, on réalise une série de
dilutions dans 9ml d'eau physiologique (10-6, 10-7, 10-8 et 10-9). On ensemence les dilutions
adéquates en profondeur puis on ajoute le milieu solide (MRS) en surfusion (45°C) et on
incube à 20°C, 30°C, 37°C et 44°C pendant 24 - 48h (deux sont ensemencées par dilution).
On dénombre seulement les boites contenant 30 à 300 colonies (Kihal., 1996). Les cinétiques
de croissance et d’acidification sont réalisées simultanément aux intervalles de temps
suivants : 0h, 3h, 6h, 9h, 14h, 18h, 24h et 48h.
70
Matériels et Méthodes
n= t/G
X=X0 21/G
LnX=LnX0+Ln2/G t
LnX=LnX0+µ t
µ=Ln2/G
n= log Nt – logN0/0.301
71
Matériels et Méthodes
Transférer 0.1ml
10ml de lait De la culture jeune Culture pure et
Écrème Dans 10ml lait Jeune
Ecrème stérile
Incubation à (20°C- 30°C- 37°C- 44°C)
Et à différents temps
Mesure de la croissance
microbienne par La mesure de la cinétique d'acidité :
dénombrement sur gélose. pH et l'acidité titrable.
72
Matériels et Méthodes
73
Matériels et Méthodes
Tableau 25 : Les antibiotiques utilisés pour definir la sensibilité de nos souches lactiques.
Antibiotiques Charge du Disque Symbole
PENICILLINES
Penicilline 6 µg / 10 IU P
Oxacilline 1 µg OX1
Ampicilline 10 µg AM
Amoxycilline + Acide Clavulanique 20 µg + 10 µg AMC
Piperacilline 75 µg PIP 75
Ticarcilline 75 µg TIC
CARBAPENEMES
Imipeneme 10 µg IPM
CEPHALOSPORINES
Cephalothine 30 µg CF
Cefazoline 30 µg CZ
Cefoxitine 30 µg FOX
Cefotaxime 30 µg CTX
Ceftazidime 30 µg CAZ
Cefsulodine 30 µg CFS
AMINOSIDES
Amikacine 30 µg AN
Netilmicine 30 µg NET
Tobramycine 10 µg TM
TETRACYCLINES
Tetracycline 30 µg TE
MACROLIDES
Erythromycine 15 µg E
Spiramycine 100 µg SP
LINCOSAMIDES
Lincomycine 15 µg L
Clindamycine 2 µg CM
STREPTOGRAMINES
Pristinamycine 15 µg PT
GLYCOPEPTIDES
Vancomycine 30 µg VA
POLYPEPTIDES
Bacitracine 0,02 à 0,04 IU BAC
Colistine 50 µg CS 50
SULFAMIDES-TRIMETHOPRIME
Trimethoprime-Sulfamethoxazole (co-trimoxazole) 1.25 µg + 23.75 µg SXT
NITROFURANES
Nitrofurantoine 300µg FT
QUINOLONES
Acide Nalidixique 30 µg NA
FLUOROQUINOLONES
Ciprofloxacine 5 µg CIP
Ofloxacine 5 µg OFX
Pefloxacine 5 µg PEF
DIVERS
Acide Fusidique 10 µg FA
Rifampine 30 µg RA 30
1 les disques d’antibiotiques proviennent de Bio-rad (Marnes-la-Coquette, France), sauf VA
de OXOID (Basingstoke, Hampshire, England).
74
Matériels et Méthodes
75
Résultats et Discussions
76
Résultats et Discussions
Figure 22: Aspect lenticulaires de couleur blanche des colonies des bactéries lactiques sur
milieu MRS solide après incubation à 30°C pendant 24 h.
Figure 23: Aspect microaérophiles des cultures pures des bactéries lactiques sur milieu MRS
liquide après incubation à 30°C pendant 24h.
77
Résultats et Discussions
Caractérisation microscopique:
Les 08 souches dominantes représentatives ont fait l’objet d’une étude microscopique, Les
résultats obtenus suite a la coloration des Gram et au test de la catalase, montre que les 08
souches sont des bâtonnets Gram positif et catalase négative non sporulé, Toutes les souches
présentent une forme cellulaire en bâtonnet, Le mode d’association varie d’une souche à
l’autre, il est expliqué dans le tableau (26), Ces observations permettent de classer
initialement les isolats selon le gram, leurs morphologies cellulaires et leur mode d'association
(Joffin et Leyral, 1996).
Tableau 26: Critères morphologiques, le gram et le test de la catalase des huit isolats
présumés des bactéries lactiques isolées de lait cru de chèvre.
La coloration de Gram montre que tous les isolats sont de Gram positif et de forme bâtonnet,
isolés ou regroupées en paire ou en chainette (Fig. 24).
100 µm
10 µm
Figure 24: Aspect morphologique cellulaire des cultures pures des isolats (Lb.58 et Lb.68)
appartenant au genre Lactobacillus.
78
Résultats et Discussions
T
T- T- 21 22 31 52 T+ 54 55 58 68 T-
Figure 25: Le test du type fermentaire des différentes souches de Lactobacillus sp, sur milieu
MRS glucose contenant une cloche de Durham, Le témoin négatif milieu MRS stérile (tube 1)
et le témoin positif (dégagement du gaz) culture de Leuconostoc mesenteroides (tube 7).
Tableau 27: Résultats du test du type fermentaire sur milieu glucosé et sur milieu gluconate
pour déterminer les souches hétérofermentaires facultatives.
Alors que dans la production de gaz à partir du gluconate présente deux aspects : les souches
Lb.58 et Lb.68 étaient hétérofermentaires, et les souches (Lb.21, Lb.22, Lb.31, Lb.52, Lb.54
et Lb.55) sont homofermentaire, Le tableau (27) indique clairement que les isolats (Lb.21,
Lb.22, Lb.31, Lb.52, Lb.54 et Lb.55) sont homofermentaire obligatoire, tandis que les
souches Lb. 58 et Lb. 68 sont hétérofermentaires facultatives.
3.2 Le test de l'ADH :
L’activité de l’arginine déshydrogénase effectuée sur les huit souches, sur milieu M16 PCP
a révélé que seule la souche Lb. 58 qui est ADH positive.
79
Résultats et Discussions
Tableau 28: représente les résultats du test de l’arginine déshydrogénase (ADH) des isolats
retenus.
Souches ADH
Lb. 21 -
Lb. 22 -
Lb. 31 -
Lb. 52 -
Lb, 54 -
Lb. 55 -
Lb. 58 +
Lb. 68 -
3.3 Croissance à 15 et 45°C et la thermorésistance :
Cette étude de la croissance à 15 et à 45°C et Le test de la thermorésistance à 63,5°C
pendant 30 min (Badis et al., 2004) permet de faire la différence entre la flore thermophile et
mésophile.
80
Résultats et Discussions
profils fermentaires (Tab. 30) révèle une grande diversité métabolique des carbohydrates chez
les isolats retenus.
Tableau 30: Profil fermentaire des sucres par les huit isolats de Lactobacillus sp.
Saccharose
Arabinose
Cellobiose
Galactose
Melibiose
Raffinose
Mannitol
Mannose
Fructose
Esculine
Sorbitol
Maltose
Glucose
Sucrose
Lactose
Ribose
Xylose
Lb.21 + + + - + + - + - - - + + - + + +
Lb.22 + + + - - + - + + + - + + - + + +
Lb.31 + + + + + + - + + + - + + + + + +
Lb.52 + + - - - + - + + - + + - + + + +
Lb.54 + + + - + + - + + - + + + + + + +
Lb.55 + + - - - + - + + - + + - + + + +
Lb.58 + + - - + + - + + - + + + + + + +
Lb.68 + + + + - + + + + + + + - + + + +
La figure 26 donne un aperçu des résultats enregistrés pour Lb.58 et Lb.68 respectivement.
Ara Rib Xyl Gal Fru Man Sor Cel Mal Lac Mél Raf
Ara Rib Xyl Gal Fru Man Sor Cel Mal Lac Mél Raf
Figure 26: Profil fermentaire des sucres de la souche Lb.58 (A) et Lb.68 (B), le virage de
l’indicateur de pH au jaune indique une réaction positive.
Les lactobacilles ne possèdent pas la catalase mais ils peuvent produire une pseudo
catalase quand le milieu contient une concentration élevée de glucose (Carr et al., 2002), Sur
la base des différentes températures de croissance, de l’hydrolyse de l’arginine et du type
81
Résultats et Discussions
82
Résultats et Discussions
Tableau 31: Résultats de l’identification des espèces après comparaison avec des tableaux
référentiels de Björkroth et Holzapfel, (2006) et de Hammes et Hertel, (2006).
83
Résultats et Discussions
84
Résultats et Discussions
Les résultats obtenus à la suite des différents tests sur milieu solide et liquide, nous
orientent sur l'activité des substances antimicrobiennes que nous avons décelées. Pour la
recherche de la nature de l’agent inhibiteur sur milieu solide, nous avons sélectionné huit
souches qui se répartissent comme suit:
Lactobacillus plantarum (2), Lactobacillus rhamnosus (2), Lactobacillus acidophilus (1),
Lactobacillus sakei subsp. sakei (1), Lactobacillus casei (1), Lactobacillus paracasei subsp.
paracasei (1).
Ce choix est basé sur les travaux de Hosono et al., (1977) qui établit que le sélection des
souches soit établit à partir des mesures des activités inhibitrices sur milieux solides.
85
Résultats et Discussions
Tableau 32: Les interactions entre les différentes souches retenues, les souches ensemencées
en touches sont des bactéries (en colonnes), les souches test (bactéries lactiques) sont
ensemencées en surfaces, le diamètre de la zone d'inhibition est mesuré en (mm) dans le
milieu de culture (milieu tamponné) :
Lb. 52 Lb. 55
Souche 68
Lb. 52 Lb. 55
Figure 27: Les interactions entre les isolats des bactéries lactiques du genre Lactobacillus
(SoucheLb.58 et Lb.68) sur milieu solide tamponné (la zone claire autour des colonies indique une
inhibition de la souche test.
86
Résultats et Discussions
87
Résultats et Discussions
Tableau 34: Révèle l'action des enzymes protéolytiques et le traitement thermique sur
l'activité antimicrobienne des extraits bruts sur la croissance de Staphylococcus aureus.
88
Résultats et Discussions
68 58
1 1
2 2
4 4
3
3
Figure 28: L'action des enzymes protéolytiques et le traitement thermique sur l'apparition des
zones d'inhibition en presence de Staphylococcus aureus (1: α-chymotrypsine; 2: Substance
de la Souches; 3: Traitement thermique 100°C; 4: Trypsine)
La perte de l'activité antimicrobienne après traitement avec les enzymes protéolytiques
indique la sensibilité des composés actifs sécrétés par les souches à l’action des enzymes
protéolytiques, Pour les souches performantes testées pour leur nature d'agent inhibiteur, On a
pu remarquer que parmi les huit souches inhibitrices motionné dans le tableau 34, les souches
(Lb.58, Lb.68, Lb.55, Lb.54, Lb.52 et Lb.31) permettent de suggérer que l'activité antagoniste
de ces souches soit due à une substance de nature protéique ou peptidique, des résultats
similaires ont été rapportés par Scheved et al., (1993) au cour de leurs recherches sur la nature
des agents inhibiteurs de types bactériocines, Tandis que pour les souches (Lb.52 et Lb.22)
nous avons notés une zone d’inhibition autour de l’enzyme de la trypsine elle reflète une
sensibilité de cet agent inhibiteur aux enzymes protéolytiques.
Cette sensibilité partielle, déjà observée, peut s'expliquer par:
Soit l'agent inhibiteur est protéique et alors le clivage enzymatique conduit à un
fragment qui garde une activité inhibitrice partielle.
Soit l'agent inhibiteur est une protéine conjuguée et l'activité inhibitrice est portée par
la partie non protéique : dans ce cas les enzymes effectuent la configuration structurel
de la partie protéique ce qui réduit l'activité antagoniste.
1. Peroxyde d’hydrogène et substance protéique cas de la souche (Lb.22)
Lactobacillus sakei subsp. sakei.
2. Acidité, peroxyde d’hydrogène et substance protéique pas de cas observée.
3. Substance protéique uniquement cas de la souche (Lb.52 et Lb.22)
Lactobacillus rhamnosus et Lactobacillus sakei subsp. sakei respectivement.
L’agent inhibiteur est résistant uniquement à une seule enzyme:
l’-chymotrypsine pas de souche.
la trypsine cas de deux souches: Lb.52 et Lb.22.
l’agent inhibiteur est sensible aux deux enzymes cas de: Lb.58, Lb.68,
Lb.55, Lb.54, Lb.21 et Lb.31.
89
Résultats et Discussions
90
Résultats et Discussions
91
Résultats et Discussions
Tableau 35: Comparaison du profil d’utilisation des carbohydrates par Lb.58, Lb.68, Lbc 22,
Lbc 5 et Lbc 6.
hydrates de Souches
carbone Lb.58 Lb.68 LbC 22 LbC 5 LbC 6 Lactobacillus
Lait de Lait de Lait de Lait de Lait de plantarum
chèvre chèvre chamelle chamelle chamelle ATCC 14917
Témoin - - - - - -
Glycérol - - - - - -
Erythritol - - - - - -
D- Arabinose - - - - - -
L- Arabinose + + + + + +
D- Ribose + + + + + +
D- Xylose - - - + - -
L- Xylose - - - - - -
D- Adonitol - - - - - -
MDX - - - - - -
D- Galactose + + + + + +
D- Glucose + + + + + +
D- Fructose + + + + + +
D- Mannose + + + + + +
L- Sorbose - - - - - -
L- Rhamnose - - - - - -
Dulcitol - - - - - -
Inositol - - - - - -
D- Mannitol + + + + + +
D- Sorbitol + + + + + +
MDM + - + - - +
MDG - - - - - -
NAG + + + + + +
Amydaline + + + + + +
Arbutine + + + + + +
ESC + + + + + +
Salicine + + + + + +
D- Celiobiose + + + + + +
D- Maltose + + + + + +
D- Lactose 1 + + + + + V
D- Melibiose + + + + + +
D-Saccharose + + + + + +
D- Trehalose + + + + + +
Inuline - - - - - -
D- Mélézitose + + + + + +
D- Raffinose + + + + + +
Amidon - - - - - -
Glycogène - - - + - -
Xylitol - - - - - -
Gentiobiose + + + + + +
D-Turanose + + + + + +
D- Lyxose - - - - - -
D- Tagatose - - - + - -
D- Fucose - - - - - -
L-Fucose - - - - - -
D- Arabitol - - - - - -
L-Arabitol - - - - - -
GNT + + + + + +
2KG - - - - - -
5KG - - - - - -
Identifiée Lactobacillus Lactobacillus Lactobacillus Lactobacillus Lactobacillus Lactobacillus
comme plantarum plantarum plantarum plantarum plantarum plantarum
92
Résultats et Discussions
Lb 22 1,00
Lb.58 1,00 1,00
Lb.68 0,98 0,98 1,0
LbC 5 0,93 0,93 0,95 1,0
LbC 6 0,98 0,98 1,0 0,95 1,0
Lb 22 Lb.58 Lb.68 LbC 5 LbC 6
Figure 29: Matrice de similitude entre les cinq souches lactiques étudiées.
Le degré de similitude des souches s’étend de 0,93 à la similitude complète 1,0. A partir de
ces résultats ont peu clairement distingué 3 groupes: le groupe 1: LbC 22 et Lb.58, le groupe
2: Lb.68 et LbC 6 et le groupe 3: LbC 5.
Lb 22
0,98
0,96
0,94
LbC 6 0,92 Lb 58 Série1
0,9 Série2
0,88 Série3
Série4
Série5
LbC 5 Lb 68
Figure 30: Représentation graphique du coefficient SSM entre les cinq souches lactiques.
93
Résultats et Discussions
Souche Lb. 58
Souche Lb.68
Figure 31: Test de fermentation des hydrates de carbone sur galerie API 50 CHL des souches
Lb.58 et Lb.68
94
Résultats et Discussions
Figure 32: Résultats des tests technologiques des cinq souches de Latobacillus.
95
Résultats et Discussions
Tableau 36: Résultats des tests technologiques des cinq souches de Latobacillus;
thermorésistance, production d’acetoïne et de dextrane, utilisation du citrate et l'hydrolyse de
la caséine du lait.
Caractère Souches
Lb 58 Lb 68 LbC 22 LbC 5 LbC 6
Thermorésistance (30min à 63,5°C) + + + + +
production d’acetoïne + + + + +
Production du dextrane - - - - -
Utilisation du citrate + + + + +
Hydrolyse de la caséine du lait + + + + +
A B
Lb.22 Lb.68 Lb.21
Lb.52 Lb.55
Figure 33: L'activité antimicrobienne vis-à-vis de Staphylococcus aureus ATCC 25923 par
l'apparition des zones claires d'inhibition autour des colonies en milieu non tamponné A et en
milieu tamponné B.
Lb.52 Lb.55
96
Résultats et Discussions
Figure 34: Illustre l'activité antimicrobienne vis-à-vis Escherichia coli ATCC 25922 par
l'apparition des zones claires d'inhibition autour des colonies en milieu non tamponné A et en
milieu tamponné B.
Bacillus Cereus
A B
Lb.21 Lb.68 Lb.13
Lb.55 Lb.52
Figure 35: Illustre l'activité antimicrobienne vis-à-vis de Bacillus cereus Par l'apparition des
zones claires d'inhibition autour des colonies en milieu non tamponné A et en milieu
tamponné B.
Tableau 37: Résultats des interactions entre les souches de bactéries lactiques et les souches
pathogènes, En mesurant le diamètre de la zone d’inhibition en mm (A : Milieu non
tamponné ; B : Milieu tamponné).
On remarque que la souche Lb.58 a donné une inhibition considérable vis à vis de
Staphylococcus aureus, cette inhibition est due à une substance inhibitrice, sachant que
L’expérience a été conduite en milieu tamponné afin d’écarter l’effet d’acidité dû à la
production d’acide lactique , les tests supplémentaires à savoir peroxyde , phage et l’effet des
enzymes protéolytique confirme la nature de cette substance, ainsi l’inhibition est due à une
bactériocine selon la définition donné par Tagg et al. (1976).
- Les souches Lb.58 et Lb.68 ont aussi exprimés des inhibitions vis à vis Bacillus cereus et
E. coli a différents diamètres de zone d’inhibition.
- Les souches Lb.58 et Lb.68 ont aussi exprimés des inhibitions vis à vis du
Staphylococcus aureus en milieu lait en culture mixte.
97
Résultats et Discussions
Pour cette étude nous avons choisi une souche productrice en se basant sur les résultats
statistiques et les résultats observés dans l'étude de l'interaction entre souche inhibitrice et
souche test Staphylococcus aureus, on a remarqué que la souche Lb.58 a présenté un diamètre
de 22 mm avec Staphylococcus aureus et 15 mm avec Bacillus cereus et 12 mm avec E. coli.
- La souche 68 a présenté un diamètre de 14 mm avec Staphylococcus aureus et 11 mm
avec Bacillus cereus et 10 mm avec E. coli.
10. Interactions bactériennes :
10.1 L’antagonisme bactérien des souches Lactobacillus plantarum (Lb.58, Lb.68) :
Les résultats des tests d’interactions des souches Lactobacillus et les souches pathogènes
sont présentés dans le Tableaux (38).
Les résultats sont exprimés en mm, par mesure de la distance entre la limité de la colonie
bactérienne et le début de la zone de non inhibition de la souche indicatrice.
Les souches présentant une zone claire d’extension latérale supérieure à 2 mm sont
considérées comme productrices de substances antibactériennes (Fleming et al., 1975), Le test
statistique de Student a été utilisé pour comparer entre les différents résultats.
Tableau 38: Résultats des tests d’interaction sur milieu MRS pH 6,2 (A) et MRS tamponné
(B) (en mm).
98
Résultats et Discussions
plantarum (Lb.58, Lb. 68) possèdent une activité inhibitrice sur la souche S. aureus ATCC
25923, Après l’application du test de Student, il apparait qui existe une différence
significative entre l’activité inhibitrice des souches Lb.58, Lb.68.
99
Résultats et Discussions
100
Résultats et Discussions
101
Résultats et Discussions
18, 24 et 48h d’incubation à 20°C, 30°C, 37°C et 44°C a été évaluée, Le suivi de l’activité
acidifiante de la souche a été réalisé sur le milieu lait écrémé stérilisé, selon la méthode
décrite par Psono et al., (2006).
Tableau 39: Les variations de l'acidité et pH en fonction du temps et températures en milieu
lait écrémé.
Température 0h 3h 6h 9h 12h 15h 18h 24h 48h
°D 1,00 4,00 9,00 14,00 19,00 21,00 28,00 35,00 44,00
20°C
pH 6,80 6,75 6,70 6,50 6,42 6,33 6,25 5,90 5,53
°D 1,00 4,00 8,00 14,00 23,00 35,00 49,00 68,00 130,00
30°C
pH 6,80 6,77 6,68 6,50 6,28 5,98 5,70 5,00 4,92
°D 1,00 4,00 8,00 13,00 19,00 28,00 36,00 46,00 61,00
37°C
pH 6,80 6,66 6,58 6,50 6,28 6,11 5,98 5,70 5,24
°D 1,00 5,00 10,00 16,00 23,00 30,00 38,00 52,00 80,00
44°C
pH 6,80 6,74 6,62 6,50 6,40 6,42 6,34 6,09 5,29
102
Résultats et Discussions
140,00 7,00
120,00
100,00
Acidité dornic °D
6,00
80,00
pH
60,00
5,00
40,00
20,00
0,00 4,00
0h 3h 6h 9h 12h 15h 18h 24h 48h
Temps (h)
°D 20°C °D 30°C °D 37°C °D 44°C
pH 20°C pH 30°C pH 37°C pH 44°C
Le résultat de l’activité acidifiante montre une variation dans les valeurs du pH entre les
différentes températures d’incubations de la souche Lb. plantarum. Nos résultats sont
comparables à ceux obtenus par certains travaux ayant étudié l’activité acidifiante de souches
de bactéries lactiques appartenant au genre Lactobacillus (Xanthopoulos et al., 1997; Ayad et
al., 2004 et Dagdemir et Ozdemir, 2008). Ces auteurs ont montré qu'il y a une variation dans
les valeurs du pH entre les souches à l’intérieure de la même espèce et ont classé les souches
étudiées comme étant «rapide» ou «lente» par rapport à leur pouvoir acidifiant. Cette diversité
dans l’activité acidifiante offre donc un large choix pour satisfaire les différentes exigences
technologiques. En ce qui concerne le test de coagulation du lait écrémé à 20°C, 30°C, 37°C
103
Résultats et Discussions
et 44°C après 24h d’incubation. Les résultats obtenus ont montré que la souche Lb. plantarum
coagule rapidement le lait à 30°C et 37°C. Cette capacité à coaguler le lait a été également
testée après 48h d’incubation.
Le mécanisme de coagulation du lait par des bactéries lactiques peut être provoqué soit par
la transformation progressive du lactose du lait en acide lactique qui provoque l'abaissement
du pH et la coagulation du lait; soit par un système enzymatique ou enzymes protéolytiques
qui ont la propriété de coaguler le lait.
La souche de Lb. plantarum (Lb.58) produit la valeur plus élevée d’acide lactique à 30°C
après 24h d’incubation elle est de 68°D (6.8 g/l) et de 130°D (13 g/l) après 48h d’incubation,
Lactobacillus plantarum et Lactobacillus brevis étudies par katina et al 2002 ont produit une
quantité de 4 à 5g d’acide lactique par litre, ce résultat est proche de notre souche en
particulier (Kask et al., 1999), En trouve que cette dernier produit une quantité d’acide
lactique supérieure à 4 g/l et atteindre une valeur maximale de 10 g/l, En milieu synthétique
sature en glucose, Callewaert et de vuyst (2002) ont revêlées que Lactobacillus reuteri produit
en 24h 40g d’acide lactique par litre.
Compte tenu de résultats obtenus, la souche sélectionnée durant cette étude peut être
proposé pour une éventuelle utilisation comme ferments pour fabriquer des produits de
transformation du lait en Algérie, Cette acidification provoque la coagulation du lait, favorise
l’égouttage du gel, participe aux qualités organoleptiques des produits transformés et inhibe la
croissance des microorganismes nuisibles ou indésirables, Donc on peut considérer que ce
paramètre est un élément essentiel pour l’utilisation de ces souches dans l’industrie agro-
alimentaire, De plus, une association de cette souche avec des souches lactiques habituelles ou
commerciales est indispensable pour obtenir un produit de qualité organoleptique et
nutritionnelle recherchée.
En conclusion, l’utilisation des souches sélectionnées et isolées à partir du lait de chèvre
d’Algérie pour la fabrication des fromages artisanaux, boissons ou laits fermentés offre pour
notre pays un aliment approprié et compétitif aux besoins de nos citoyens, Aussi, la
connaissance de nouvelles souches de bactéries lactiques utilisées dans l’industrie
agroalimentaire offre une nouvelle voie dans le domaine de la recherche scientifique en
microbiologie appliquée dont le but de produire a l’avenir de nouveaux produits alimentaires
concurrentiels sur le plan national et international type Kefir (Lb. plantarum et Lb.
fermentum), le Dahi dans lequel on ajoute, en plus les deux types de ferments utilisés pour le
yaourt, des souches de l’espèce Lb. plantarum.
104
Résultats et Discussions
Figure 38: Dénombrement des colonies de Lactobacillus plantarum sur milieu MRS solide
après incubation à 30°C pendant 24h.
105
Résultats et Discussions
Tableau 41: Le taux de de croissance (µ) et le temps de génération (G) chez Lactobacillus
plantarum a différentes températures d’incubation,
Lactobacillus plantarum (Lb.58)
Températures
µ G (h) G (mn)
20°C 0,17 5,88 353
30°C 0,30 3,33 200
37°C 0,20 5,00 300
44°C 0,16 6,25 375
Dans l’incubation à 20°C: La concentration initiale de la souche était de 5,1 Log10 ufc/ml
l'analyse de régression fournit une valeur de 0,02 unité de Log10 ufc/ml par h (soit un taux de
croissance de 0,17 h-1, ou un temps de génération de 352 min environ), Après 24 h, la
concentration bactérienne est estimée de 7,45 Log10 ufc/ml, La vitesse de l’acidification du
milieu est estimée par le calcul de la pente de la droite de régression a la courbe de variation
du pH, elle est de – 0,005 unité de pH par heure.
Dans l’incubation à 30°C: La concentration initiale de la souche était de 5,1 Log10 ufc/ml
l'analyse de régression fournit une valeur de 0,10 unité de Log10 ufc/ml par h (soit un taux de
croissance de 0,3 h-1, ou un temps de génération de 140 min environ), Après 24 h, la
concentration bactérienne est estimée de 7,5 Log10 ufc/ml, La vitesse de l’acidification du
milieu est estimée par le calcul de la pente de la droite de régression a la courbe de variation
du pH, elle est de – 0,18 unité de pH par heure.
Dans l’incubation à 37°C: La concentration initiale de la souche était de 5,2 Log10 ufc/ml,
l'analyse de régression fournit une valeur de 0,06 unité de Log10 ufc/ml par h (soit un taux de
croissance de 0,2 h-1, ou un temps de génération de 300 min environ), Après 24 h, la
concentration bactérienne est estimée de 7,18 Log10 ufc/ml, La vitesse de l’acidification du
milieu est estimée par le calcul de la pente de la droite de régression a la courbe de variation
du pH, elle est de – 0,011 unité de pH par heure.
Dans l’incubation à 45°C: La concentration initiale de la souche était de 5,4 Log10 ufc/ml
l'analyse de régression fournit une valeur de 0,04 unité de Log10 ufc/ml par h (soit un taux de
croissance de 0,16 h-1, ou un temps de génération de 375 min environ), Après 24 h, la
concentration bactérienne est estimée de 7,9 Log10 ufc/ml, La vitesse de l’acidification du
milieu est estimée par le calcul de la pente de la droite de régression a la courbe de variation
du pH, elle est de – 0,033 unité de pH par heure.
106
Résultats et Discussions
A partir des résultats de calculs de µ et G montre ont peu déduire que la température optimale
de croissance chez Lb. plantarum (Lb.58) est 30°C, car le temps de dédoublement des cellules
pour Lb. plantarum à cette température est plus réduit (140 min) et la vitesse de croissance est
plus importante (µ= 0.3). Concernant l'acidité qui est relié étroitement à la croissance
bactérienne, plus le taux de croissance est élevé plus le taux d'acidité est plus important, plus
le pH diminue (livre des bactéries lactiques), Ce qui explique l’augmentation de l’acidité qui
atteint 130°D pour Lb. plantarum (Lb.58) à une température de 30°C par conséquent une
diminution de pH qui atteint 4,92 avec une vitesse d’acidification de – 0,011 unité de pH /h.
107
Résultats et Discussions
Tableau 42: Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum (Lb.58)
incubée à 20°C.
108
Résultats et Discussions
Tableau 43: Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb, plantarum (Lb.58)
incubée à 30°C.
109
Résultats et Discussions
Tableau 44: Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum (Lb.58)
incubée à 37°C.
A B
110
Résultats et Discussions
Tableau 45: Les résultats de la mesure de densité optique et pH de Lb. plantarum (Lb.58)
incubée à 44°C.
111
Résultats et Discussions
Les résultats obtenues de la mesure des variations de la Do avec une longueur d’onde égale
a 576 nm et le pH des cultures pures de Lb. plantarum (Lb.58) aux dépends de différentes
températures et pH aux intervalles de 3 heures et à partir des graphes réalisés :
On note que les courbes de la mesure de la Do en fonction du temps généralement
représentent trois phases de croissance: la phase de latence étalé sur les trois premières heures
(0h-3h) dont les souches ayant développées une adaptation avec le milieu MRS; la phase
exponentielle qui se déroule entre 3h et 18h où s’éfféctue la multiplication des cellules
bactériennes et la production des métabolites parmi l’acide lactique ; finalement la phase
stationnaire de 18h à 48h.
Concernant le pH, on constate sa diminution en fonction du temps ce qui est due à la
production de l’acide lactique à partir du glucose présent dans le milieu MRS qui modifie le
pH de milieu (Heillig et al., 2005).
L’abaissement du pH n’influence pas la croissance et la production d’acide lactique de la
souche, elle est capable de croitre dans des pH bas compris entre 2,8 et 3, ce qui ressemble à
des études ayant confirmées la présence de Lb. plantarum dans le pH 2,5 à 3 (Ahrné S et al.,
1998).
Pour notre souche de Lb. plantarum (Lb.58) à T=30°C; la cinétique d’acidité était optimale
pour les pH 5,5 et 6 par rapport aux autres pH, dont pH 5,5 elle démarre à t = 0 h par Do =
0,068 et pH 5,5; pour atteindre à t = 9h une valeur Do =1,648 et pH = 4,9 mais pour les pH=
4 et 8 la Do était à t = 0 (0,065) et (0,063), à t = 9h la Do égale (0,34) et (0,45)
respectivement.
Alors Lb. plantarum (Lb.58) a un pH optimal de croissance de 5,5 mais elle peut survivre
jusqu’à pH 9,5 (Sownd et al., 2005).
On constate que la cinétique d’acidification varie selon les différentes températures dans
un même pH et pendant la même durée d’incubation; à t = 12h et à pH 5,5 les valeurs de la
DO et pH pour Lb. plantarum (Lb.58) pour les températures 20°C, 30°C, 37°C et 44°C sont
(1,076 / 4,23) ;(1,946 / 3,89); (1,468 / 4,15) et (0,825 / 4,5) respectivement.
Alors la température optimale de croissance pour Lb .plantarum (Lb.58) est entre 30°C et
37°C (Sownd et al., 2005).
112
Résultats et Discussions
Figure 44: Evolution de la cinétique de croissance (A) et d'acidité (B) de Lb. plantarum
(Lb.58) dans un milieu MRS modifié (+ Maltose et mannose), En fonction du temps et des
températures.
113
Résultats et Discussions
D'après les courbes, on observe que la vitesse de croissance de Lb. plantarum (Lb.58) dans
le milieu qui contient le maltose est presque la même pour celui contenant du mannose, et
cette vitesse augmente a la température 30°C et 37°C, puisque c’est la température optimale
pour la croissance de cette souche.
Lorsque on compare ces résultats avec ceux obtenus du milieu MRS non modifié, on
trouve que la croissance dans ce milieu est plus important que le milieu MRS modifiés car le
glucose est un substrat facilement métabolisable par les bactéries lactiques notamment les
lactobacilles (Thompson et Torchia, 1984; Neves et al., 1999 et Mijakovic et al., 2002).
Concernant l'évolution de pH, plus la croissance est importante plus l'accumulation d'acide
lactique augmente, qui se traduit par un abaissement progressif du pH qui atteint 3.57 et 3.54
pour Lb. plantarum (Lb.58).
Tableau 47: Les variations de la densité optiques et le pH de Lb. plantarum (Lb.58) dans un
milieu modifié en acides Aminés.
Température les souches 0h 3h 6h 9h 12h 15h 18h 24h 48h
Do 0,06 0,91 0,92 1,04 1,2 1,23 1,82 1,78 1,54
Asparagine pH 6,8 5,91 5,61 4,58 4,3 4,25 4,02 3,78 3,71
20°C
Do 0,06 0,4 0,92 1,45 1,5 1,66 1,89 1,9 0,84
Glycine pH 6,8 6,29 5,6 4,46 4,3 4,1 4,07 3,83 3,65
Do 0,06 0,76 1,07 1,53 1,8 1,87 1,93 2,12 1,02
Asparagine pH 6,8 6,37 5,47 4,36 4,2 4,21 4,13 3,67 3,59
30°C
Do 0,06 0,74 1,03 1,42 1,5 1,89 1,96 2 1,15
Glycine pH 6,8 6,37 6,22 5,54 5,1 4,14 4,1 3,8 3,55
Do 0,06 0,41 0,93 1,4 1,7 2 2,23 2,09 1,44
Asparagine pH 6,8 6,51 5,2 4,35 4,3 4,07 3,92 3,72 3,68
37°C
Do 0,06 0,37 0,87 1,58 1,8 2 1,9 1,8 1,65
Glycine pH 6,8 6,67 5,12 4,21 4,2 3,8 3,79 3,72 3,58
Do 0,06 0,87 1 1,5 2 2,26 1,6 1,5 1,4
Asparagine pH 6,8 5,56 4,75 4,36 4,2 3,96 3,9 3,67 3,65
44°C
Do 0,06 0,83 1,46 1,72 1,9 1,89 1,55 1,48 1,1
Glycine pH 6,8 5,68 4,72 4,67 4,2 3,98 3,75 3,67 3,84
114
Résultats et Discussions
Par comparaison aux résultats de milieu MRS non modifiés, La vitesse de croissance de
Lb. plantarum (Lb.58) dans le milieu MRS modifié est faible que ça soit dans le milieu qui
contient l'asparagine ou la glycine, ce qui explique que cette souche de Lb. plantarum (Lb.58)
nécessite plus que ces deux acides aminés pour ça croissance, selon Lenoir et al. (1992) les
lactobacilles nécessitent pour leur croissance l'aspartate, histidine, lysine, leucine, méthionine
et de valine et ces derniers sont présent dans la composition de l'extrait de levure (Ghaly et
al., 2003).
Ces derniers ont un effet significatif sur la production d'acide lactique et ne peuvent donc
être que difficilement enlevées de la constitution du milieu de culture (Selmer-Olsen et
Sorhaug, 1998 et Aeschlimann et Von Stockar, 1990) en plus c’est une source de vitamine B
pour les lactobacilles.
115
Résultats et Discussions
116
Résultats et Discussions
À partir de ces résultats on peut dire, que la souche Lb. plantarum (Lb.58) a inhibé
totalement la souche S. aureus ATCC 25923 après 72h d’incubation.
En Azerbaijan, Gulahmadov et al. (2006) ont étudié, l’effet inhibiteur des espèces de
lactobacilles isolées à partir d’un fromage traditionnel et du lait cru sur la croissance de
certaines bactéries pathogènes parmi les quelles Staphylococcus. D’autres travaux conduits
par Rodrigues et al. (2005) sur l’inhibition de Staphylococcus aureus en fromagerie, ils ont
constaté que le nombre de Staphylococcus aureus a été de 0.40 log ufc/ml après 24h comparé
au témoin qui été de 5,16 log ufc/ml. La souche de Lactobacillus plantarum (Lb.58) a montré
un potentiel conséquent dans l’inhibition de Staphylococcus aureus; cette inhibition est due à
la production de multiple substances anti-bacteriennes appartennent probablement à des
bactériocines (Hernandez et al., 2005). Après 72h d’incubation, Arqués et al. (2005) ont
remarqué la dimunition du nombre de Staphylococcus aureus (0,46 log ufc/ml) comparé au
témoin (6.46 log ufc/ml).
Tableau 48: Cinétique de croissance, d’acidification et de production d’acide lactique dans le
lait écrémé à 37°C, en culture seule et en culture mixte des souches Lactobacillus plantarum
et Staphylococcus aureus ATCC 25923.
Souches 0h 3h 6h 9h 14h 18h 20h 24h 48h 72h
S. aureus Log ufc/ml 3,22 3,25 4,75 6,5 7 7 6,07 5,07 3,14 3,11
pH 6,45 6,42 6,3 6,13 5,82 5,5 4,64 5,13 4,9 4,72
°D 0 2,7 6,30 8,5 16,4 23,4 4,64 36,3 41 41,8
Lb. plantarum Log ufc/ml 3,19 4,31 6,09 7,34 8,04 8,06 8,22 8,19 8,07 8,05
pH 6,44 6,35 6,08 5,56 5,01 4,53 4,4 4,32 4,24 4,09
°D 0 2 6,5 16,1 28,5 43,7 48,5 50 55 59
M 58 Log ufc/ml 3,19 4,61 6,30 7,40 8,14 8,16 8,32 8,40 8,07 7,90
Lb.plantarum
Log ufc/ml 3,24 3,26 3,6 3,28 3,02 2,4 1,94 1,64 0,5 0
S. aureus
pH 6,42 6,3 6,02 5,7 5,21 4,8 4,64 4,6 4,47 4,35
°D 0 3 12,9 25,8 42,3 58,2 4,64 67,4 69,7 71
Figure 47: Evolution du dénombrement en fonction du temps pour culture pure et mixte de
la souche inhibitrice Lb. plantarum (Lb.58) et Staphylococcus aureus.
117
Résultats et Discussions
Tableau 49: Révèle le (µ) et le temps de génération (G) pour les souches en culture pure et en
culture mixtes avec la souche de Staphylococcus aureus
6h 3h 0h
.
Figure 49: Evolution du Staphylococcus aureus (souche test) avec Lb. plantarum (Lb.58)
(souches inhibitrices) en culture mixte.
118
Résultats et Discussions
T- T+ 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Figure 50: Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum (Lb.58) chauffé à 100°C pendant 10 min
sur la croissance de Staphylococcus aureus ATCC 25923 a différentes dilutions.
Tableau 50: Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum (Lb.58) sur la croissance de
Staphylococcus aureus.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 T+
Temps (h) 1/2 1/4 1/8 1/16 1/32 1/64 1/128 1/254 1/508 1/1016 Staph
0 0,033 0,030 0,032 0,031 0,040 0,039 0,050 0,016 0,016 0,008 0,044
2 0,050 0,054 0,076 0,150 0,073 0,057 0,063 0,022 0,038 0,080 0,362
4 0,070 0,065 0,045 0,211 0,178 0,153 0,184 0,149 0,147 0,212 0,655
6 0,061 0,064 0,044 0,405 0,334 0,354 0,477 0,316 0,484 0,591 0,698
8 0,050 0,062 0,038 0,566 0,440 0,647 0,692 0,590 0,634 0,666 0,740
24 0,050 0,058 0,037 0,412 0,386 0,475 0,636 0,681 0,622 0,723 0,760
26 0,050 0,057 0,037 0,412 0,378 0,435 0,600 0,677 0,618 0,702 0,760
28 0,040 0,050 0,037 0,399 0,358 0,431 0,630 0,661 0,599 0,643 0,700
Figure 51: Effet de l’extrait brut de Lb. plantarum (Lb.58) sur la croissance de
Staphylococcus aureus a différentes dilutions
119
Résultats et Discussions
Les résultats obtenus montrent que les dilutions 1/2 et 1/4 et 1/8 ont montré une activité
inhibitrice. Aucune évolution de la densité optique n'a été observée. Ces résultats révèlent
l'efficacité de l'extrait chauffé sur l'inhibition de Staphylococcus aureus. A partir de la dilution
1/16 on remarque que le taux de survie et de croissance de Staphylococcus aureus dépasse
largement les 50 %.
Cette activité inhibitrice de Staphylococcus aureus par Lactobacillus plantarum (Lb.58)
observée en milieu synthétique riche doit être exploitée pour servir comme moyen de
biopréservation des aliments pour lutter contre les intoxications alimentaires observées dans
les saisons estivales.
120
Résultats et Discussions
PIP75
OX1
AM VA TIC FOX
BAC CAZ
P CS50 IPM AN
CFS
AMC
CZ E
TM
CF L
CTX
CM NET
NA TE SP
CIP PT
SXT
FT
OFX PEF
RA30
FA
Figure 52: Quelques résultats du test de l’étude de la sensibilité des souches Lactobacillus
aux antibiotiques.
121
Résultats et Discussions
Tableau 52: Détermination des profils de sensibilité aux antibiotiques des lactobacilles
étudiés.
Antibiotiques Charge du
Disque Symbole
Souches testées
LbG 22 Lb.58 Lb.68 LbC 5 LbC A2
PENICILLINES
Penicilline 6 µg / 10 IU P I I I I S
Oxacilline 1 µg OX1 R R R R R
Ampicilline 10 µg AM S S S S S
Amoxycilline + Acide Clavulanique 20 µg + 10 µg AMC I I I I I
Piperacilline 75 µg PIP 75 S S S S S
Ticarcilline 75 µg TIC S S S S S
CARBAPENEMES
Imipeneme 10 µg IPM S S S S S
CEPHALOSPORINES
Cephalothine 30 µg CF I I R R S
Cefazoline 30 µg CZ S S I I I
Cefoxitine 30 µg FOX R R I R R
Cefotaxime 30 µg CTX I S I R S
Ceftazidime 30 µg CAZ R R R R R
Cefsulodine 30 µg CFS R R R R R
AMINOSIDES
Amikacine 30 µg AN R R R R R
Netilmicine 30 µg NET R I R I S
Tobramycine 10 µg TM R R R R R
TETRACYCLINES
Tetracycline 30 µg TE R I S S I
MACROLIDES
Erythromycine 15 µg E S S S S S
Spiramycine 100 µg SP R R R R R
LINCOSAMIDES
Lincomycine 15 µg L R R S S S
Clindamycine 2 µg CM R R S S S
STREPTOGRAMINES
Pristinamycine 15 µg PT S S S S S
GLYCOPEPTIDES
Vancomycine 30 µg VA R R R R R
POLYPEPTIDES
Bacitracine 0,02 à 0,04 UI BAC R R R R R
Colistine 50 µg CS 50 R R R R R
SULFAMIDES-
TRIMETHOPRIME
Trimethoprime-Sulfamethoxazole 1.25 µg + SXT S S S S R
23.75 µg
NITROFURANES
Nitrofurantoine 300µg FT S S S S S
QUINOLONES
Acide Nalidixique 30 µg NA R R R R R
FLUOROQUINOLONES
Ciprofloxacine 5 µg CIP R R R R R
Ofloxacine 5 µg OFX R R R R R
Pefloxacine 5 µg PEF R R R R R
DIVERS
Acide Fusidique 10 µg FA R R R R I
Rifampine 30 µg RA 30 S S S S S
122
Discussion Générale
DISCUSSION GÉNÉRALE
L’identification microbiologique et la caractérisation technologique de la microflore
lactique du lait cru de chèvre ont été abordées.
Les résultats des tests microbiologiques classiques ont permis une pré-identification de
plusieurs espèces du genre Lactobacillus dont: 08 souches réparties essentiellement sur (Lb.
plantarum (Lb.58), Lb. plantarum (Lb.68), Lb. casei (Lb.13), Lb. rhamnosus (Lb.54 et Lb.52),
Lb. paracasei subsp. paracasei (Lb.55), Lb. sakei subsp. sakei (Lb.21) et Lb. plantarum (Lb.22).
Les souches Lb.22, Lb.58, Lb.68 sont hétérofermentaires facultatives par l’utilisation de l’acid
glutamique, elles appartiennent au groupe II des Lactobacillus.
L’identification des souches a été réalisée en suivant les recommandations de Carr et al.,
(2002); Axelsson (2004) et Hammes et Hertel (2006).
Les espèces de Lactobacillus dominants Lb. plantarum, Lb. casei, Lb. rhamnosus, Lb.
paracasei subsp. paracasei, Lb. sakei subsp, sakei, ont été déjà signalé dans le lait de chèvre
d'Algérie par les travaux suivants (Saidi et al., 2002; Badis et al., 2004a, Badis et al., 2004 b
et Badis et al., 2005).
Le profil de fermentation des hydrates de carbone sur galerie API 50 CHL, confirme
l’appartenance des souches (Lb.22, Lb.58 et Lb.68) à l’espèce Lb. plantarum. Cette
identification est c o m p a r é e à la souche Lb. plantarum ATCC 14917 et le pourcentage
de similitude était de 100% avec les souches Lb.22 et Lb.58, de 97,95% pour Lb.68. Le
calcul du coefficient de simple appariement (SSM) a permis de distinguer trois groupes: le
groupe 1 (Lb.22 et Lb.58), le groupe 2 (Lb.68) et le groupe 3 (LbC 5). L’espèce Lb.
plantarum est très diversifier phénotypiquement (Axelsson, 2004). Nos souches de Lb.
plantarum Lb.58 et Lb.68 poussent à 45°C. Les anciennes études indiquent que l’espèce Lb.
plantarum ne pousse pas à 45°C (Axelsson, 2004 et Hammes et Hertel, 2006). Mais Carr et
al. (2002) ne considère pas cette caractéristique comme clé d’identification dans son
diagramme dichotomique, il exige seulement: la croissance à 15°C, ADH (-), Ribose (+),
Raffinose (+) et mannitol (+). En 2004, An et collaborateurs ont étudié les bactéries
lactiques isolées du chigee et du lait de jument collectés de la Mongolie interne, dans le
chigee, ils ont identifié 5 souches qui poussent à 45°C (An et al., 2004). L’identification par
le profile fermentaire des hydrates de carbone, montrent que les cinq souches appartiennent à
l’espèce Lb. plantarum, l’identification moléculaire par le séquençage de l’ADNr 16S,
montre que trois de ces cinq souches, sont réellement des Lb. plantarum. Donc, il existe
réellement des souches de Lb. plantarum qui se développement à 45°C. Lactobacillus
plantarum sont très diversifiés, possèdent un grand génome par rapport aux autres espèces de
123
Discussion Générale
Lactobacillus et par conséquent elles sont stables (Axelsson, 2004 et An et al., 2004).
Souvent la comparaison des données microbiologiques traditionnelles (phénotypiques) et les
génotypiques (moléculaire) révèlent une grande similitude dans la caractérisation des espèces
de Lb. plantarum.
L’isolation de souches appartenant à l’espèce Lactobacillus plantarum à partir du lait cru
de chèvre et de chamelle d’Algérie a été déjà décrite dans plusieurs études (Guessas et
Kihal., 2004; Badis et al., 2004; Badis et al., 2005; Laouabdia Sellami et al., 2007; Mami et
al., 2008 et Bendimerad et al., 2012). Drici et al. (2009) ont isolé à partir du lait de chamelle
d’Algérie une souche de Lactococcus lactis subsp. lactis biovar. diacetylactis atypique par
apport à la croissance a une température de 50°C. Les analyses du génome de cette espèce par
des méthodes récentes ont confirmés l’authenticité de cette éspèce (Lactococcus lactis subsp.
lactis biovar. diacetylactis) pouvant lie se caractère a une adaptation spécifique aux conditions
des régions arides Algériennes. La souche Lactobacillus plantarum (Lb.58) possède un
caractère antibactérien capable d’inhiber à la fois les bactéries Gram+ et les Gram-. Cette
activité a été détecté in vitro ont milieu solide sur lequel l’effet de l’acide lactique a été
neutralisé par le tampon phosphate ce qui a facilité la révélation de l’effet d’un autre composé
possédant cette activité. Le milieu de culture a aussi révélé l’effet synergique entre l’acide
lactique produit par Lb.58 et la substance inhibitrice, car l’élimination de l’effet de l’acidité
réduit la zone d’inhibition. L’absence la zone d’inhibition dans le milieu tamponné lorsque
l’inhibition est d’origine lactique cas de la souche Lb.52.
Les deux souches choisies Lb.58 et Lb.68 ont été confronté à 10 espèces bactériennes
pathogènes et d’altération. La mesure des diamètres d’inhibitions pour déterminé le spectre
d’activité des deux souches de lactobacilles dévoile un effet inhibiteur très élevé sur milieu
non tamponnée. En revanche sur milieu tamponnée cette zone d’inhibitions diminue
fortement dans le cas des bactéries pathogènes Gram négatives.
La cinétique de croissance de la souche Lb.58 a été réalisée sur milieu naturelle lait à 30°C,
elle pousse fortement à pH=5,5 et a une température de 30°C et 37°C dans des conditions
d’anaérobiose. Ces facteurs ont permis d’établir les conditions de croissance optimales, qui
ont permis de suivre la croissance de Lactobacillus plantarum dans le lait.
Pour notre souche de Lb. plantarum à T=30°C; la cinétique d’acidité était optimale pour
les pH 5,5 et 6 par rapport aux autres pH, dont pH 5,5 elle démarre à t = 0 h par Do = 0,068
et pH 5,5; pour atteindre à t = 9h une valeur Do =1,648 et pH = 4,9 mais pour les pH= 4 et 8
la Do était à t = 0 (0,065) et (0,063), à t = 9h la Do égale (0,34) et (0,45) respectivement.
Alors Lb. plantarum a un pH optimal de croissance de 5,5 mais elle peut survivre jusqu’à pH
9,5 (Sownd et al., 2005).
124
Discussion Générale
On constate que la cinétique d’acidification varie selon les différentes températures dans
un même pH et pendant la même durée d’incubation ; à t = 12h et à pH 5,5 les valeurs de la
Do et pH pour Lb. plantarum (Lb.58) pour les températures 20°C, 30°C, 37°C et 44°C sont
(1,076 / 4,23); (1,946 / 3,89); (1,468 / 4,15) et (0,825 / 4,5) respectivement.
L'acidité qui est relié étroitement à la croissance bactérienne, plus le taux de croissance est
élevé plus le taux d'acidité est plus important, plus le pH diminue (livre des bactéries
lactiques), Ce qui explique l’augmentation de l’acidité qui atteint 130°D pour Lb. plantarum
(Lb.58) à une température de 30°C. Par conséquent une diminution de pH qui atteint 4,92
avec une vitesse d’acidification de – 0,011 unité de pH /h.
Les résultats de calculs de µ et G nous conduit à une température optimale de croissance
chez Lb. plantarum (Lb.58) de 30°C (Corry et al., 2003), le temps de dédoublement des
cellules pour Lb. plantarum (Lb.58) à cette température est de 140 min et la vitesse de
croissance est plus importante (0.3 UFC/h). Alors la température optimale de croissance pour
Lb .plantarum est entre 30°C et 37°C (Sownd et al., 2005).
D’après les résultats, la souche de Lb. plantarum a une cinétique de croissance et
d’acidification, dans le milieu MRS et dans le lait écrémé à 30°C, presque identique. La
meilleure température de croissance pour la souche Lb. plantarum (Lb.58) était à 37°C,
malgré que certains auteurs recommandent généralement l’incubation à 30°C, pour la culture
des souches lactiques issues du lait et des produits laitiers.
Cependant, les souches d’origines intestinales et du yaourt, poussent mieux à 37°C. Ce qui
suggère que la souche Lb. plantarum (Lb.58) peut être d’origine intestinale (Corry et al.,
2003).
L’évolution de la cinétique de croissance et d'acidité de Lb. plantarum (Lb.58) dans un
milieu MRS modifié, En fonction du temps et des températures a été effectuée.
D'après les courbes, on observe que la vitesse de croissance de Lb. plantarum (Lb.58) dans
le milieu qui contient le maltose est presque la même pour celui contenant du mannose ou
bien celui qui contient l'asparagine ou la glycine, et cette vitesse augmente dans la
température 30°C et 37°C, puisque c’est la température optimale pour la croissance de cette
souche.
Lorsque on compare ces résultats avec les résultats de milieu MRS non modifié, on trouve
que la croissance dans ce milieu est plus important que le milieu MRS modifiés car le glucose
est un substrat facilement métabolisable par les bactéries lactiques notamment les
lactobacilles (Thompson et Torchia, 1984; Neves et al., 1999 et Mijakovic et al., 2002), et les
souches de Lb. plantarum nécessite plus que ces deux acides aminés pour ça croissance, selon
125
Discussion Générale
126
Discussion Générale
127
Discussion Générale
Gulahmadov et al., (2006) ont étudiés l’effet inhibiteur des lactobacilles isolés à partir d’un
fromage traditionnel d’Azerbaïdjan préparé à partir du lait cru de chèvre sur la croissance de
certaines bactéries pathogènes parmi les quelles Staphylococcus. D’autres travaux conduits par
Rodrigues et al., (2005) sur l’inhibition de S. aureus en fromagerie ainsi le nombre de S.
aureus a été de 0.40 log ufc/ml après 24 h comparé au témoin qui été de 5,16 log ufc/ml. La
souche de Lb. plantarum (Lb.58) a montré un potentiel remarquable dans l’inhibition de S.
aureus; cette inhibition est due à la production de multiple substances anti-bacteriennes
appartennent probablement à des bactériocines (Hernandez et al., 2005). Arqués et al., (2005)
ont observé qu’après 72h d’incubation le nombre de S. aureus était de 0,46 log ufc/ml comparé
au témoin ou le nombre était de 6.46 log ufc/ml.
Cependant, dans un milieu tamponné à pH 7, et dans l’interaction avec des bactéries qui
possèdent la catalase, S. aureus par exemple, l’activité antibactérienne des souches étudiées
persiste. Après le traitement avec des enzymes protéolytiques, α-chymotypsine et la pepsine,
l’inhibition disparait. Ce qui suggère que les souches Lb. plantarum (Lb.58) étudiées
produisent des agents de nature protéique, qui causent l’inhibition des autres bactéries.
Ces composés protéiques peuvent êtres des bactériocines. La production des bactériocines par
les souches Lb. plantarum est largement acceptée (Olasupo, 1996; Ouwehand et Vesterlund,
2004 ; Todorov et al., 2004 et Karthikeyan et Santosh, 2009).
Nous notons la double action de Lactobacillus plantarum (Lb.58) par la production d’acide
et ou une production de substances antimicrobiennes (bacteriocin-like). L'acidité est la
première étape dans la production de fromage pour atteindre le pH approprié pour former un
lait caillé. L'acidité et la production de bactériocine jouent ensemble un rôle important en
production fromagère comme décrit par Ryan et al., (1996). L'inhibition de S. aureus par la
souche Lactobacillus plantarum (Lb.58) est due à la production de substances antibactérienne,
cependant l’acidité produite joue un rôle combiné dans cette inhibition. Des résultats
semblables ont été rapportés par Noonpakdee et al., (2003) qui ont isolés un nombre
considérable de bactéries lactiques à partir des produits de charcuterie et ont constatés que
seulement une souche de Lactobacillus était capable d'atteindre un pH final de 4,3.
La détermination de la sensibilité aux antibiotiques des lactobacilles Lb. plantarum Lb.58 et
Lb.68 été réalisés.
Plusieurs chercheurs ont déjà utilisé cette techniques dans l’étude des lactobacilles (Zhoua
et al., 2005; Ortu et al., 2007 et Taheri et al., 2009).
Nos résultats obtenus dans ce travail, sont comparables à celles trouvés par d’autres
128
Discussion Générale
chercheurs. Mikelsaar et al., (2004), ont signalé que des souches de Lb. plantarum étudiées,
ont présenté une résistance de 100% à la cefoxitine et la vancomycine et 71% à la
ciprofloxacine. Pour la tetracycline, 43% des souches étaient sensibles, 29% intermédiaires
et 29% résistantes.
Vescovo et al., (1982), ont trouvé que des souches de Lb. acidophilus et Lb. reuteri, sont
résistante à la plupart des Antibiotiques testés (21 antibiotiques), de même Strompfová et
Lauková (2004), ont signalé des lactobacilles résistantes à la vancomycine.
De nombreux chercheurs ont spéculé que la bactérie commensale telle que les bactéries
lactiques peuvent servir de réservoir des gènes de résistance aux antibiotiques similaires à
ceux trouvés dans les pathogènes humains. La principale menace associée à ces bactéries, c'est
qu’ils peuvent transférer des gènes de résistance aux bactéries pathogènes. Des gènes conférant
la résistance à la tétracycline, l'érythromycine et la vancomycine ont été détectés et caractérisés
chez Lactococcus lactis, entérocoques et plus récemment dans les espèces Lactobacillus
isolées de la viande et des produits laitiers fermentés (Mathur et Singh, 2004).
West et Warner (1985), ont prouvé que certaines souches de Lb. plantarum, peuvent devenir
résistantes à la streptomycine et la rifampine, après le transfert d’un plasmide à partir des
Streptococcus.
La réduction des cas des intoxications alimentaire due aux germes nuisibles peut se réaliser
par l'exploitation des potentialités des bactéries lactiques capables de produire des substances
diverses dotées d'une activité antimicrobienne.
Cette approche a été déjà soulignée par Topisirovic et al., (2006) en exploitant les
potentialités inhibitrices naturelles de Lactobacillus helveticus dans la biopréservation des
aliments et la réduction des germes de contamination. Les espèces de Lactobacillus isolées du
lait cru de chèvre d'Algérie peuvent servir à cet objectif.
Ces résultats ouvrent des perspectives intéressantes pour lutter contre les intoxications
alimentaires en utilisant des potentialités biologiques et les interactions entre les
microorganismes afin de réduire ainsi l'effet secondaire indésirable des produits chimiques
appelés conservateurs. Les lactobacilles isolés du lait cru de chèvre qui synthétisent des
substances antimicrobiennes, seront utilisées comme un moyen efficace dans la
biopréservation des aliments dans le futur proche.
Effet de l’extrait brut de Lactobacillus plantarum (Lb.58) sur la croissance de S. aureus
ATCC 25923 a été testé. Les résultats obtenus montrent que les dilutions 1/2 et 1/4 et 1/8 ont
montré une activité inhibitrice. Aucune évolution de la densité optique n'a été observée.
Ces résultats révèlent l'efficacité de l'extrait chauffé sur l'inhibition de S. aureus. A partir de
la dilution 1/16 nous remarquons que le taux de survie et d’une croissance de S. aureus dépasse
129
Discussion Générale
largement les 50%. Cette activité inhibitrice de S. aureus par Lb. plantarum (Lb.58) observée
en milieu synthétique riche doit être exploitée pour servir comme moyen de biopréservation
des aliments pour lutter contre les intoxications alimentaires observées dans les saisons
estivales.
La réduction des cas des intoxications alimentaire due aux germes nuisibles peut se réaliser
par l'exploitation des potentialités des bactéries lactiques capables de produire des substances
diverses dotées d'une activité antimicrobienne. Cette approche a été déjà soulignée par
Topisirovic et al., (2006) en exploitant les potentialités inhibitrices naturelles de Lactobacillus
helveticus dans la biopréservation des aliments et la réduction des germes de contamination.
Les espèces de Lactobacillus isolées du lait cru de chèvre d'Algérie peuvent servir à cet
objectif.
Ces résultats préliminaires ouvrent des perspectives intéressantes pour lutter contre les
intoxications alimentaires en utilisant des potentialités biologiques et les interactions entre les
microorganismes afin de réduire ainsi l'effet secondaire indésirable des produits chimiques
appelés conservateurs. Les Lactobacillus isolées du lait cru de chèvre qui synthétisent des
substances antimicrobiennes, seront utilisées comme un moyen efficace dans la
biopréservation des aliments dans le futur proche.
130
Conclusion Générale
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le screening des bactéries lactiques appartenant au genre Lactobacillus a été effectué à
partir du lait cru de chèvre de la région d’Oran. 252 isolats ont été caractérisés. Les isolats
sont tous des bâtonnets gram positif, catalase négative, non sporulé, sont microéaophiles et
poussent en anaérobiose et dans un milieu légèrement acide.
Sur 252 isolats, 64 ont produit des zones d’inhibitions par confrontation directe sur milieu
solide, L’utilisation du tampon phosphate dans le milieu à réduit le nombre de souche
productrices de zone d’inhibition à 8. Ces 8 isolats retenus ont subit des tests supplémentaires
physiologiques et biochimiques pour identification de l’espèce. Les espèces révélées sont: Lb.
plantarum (Lb.58, Lb.68), Lb. casei (Lb.13), Lb. rhamnosus (Lb.54, Lb.52), Lb. paracasei
subsp, paracasei (Lb.55), Lb. sakei subsp, sakei (Lb.21), Lb. plantarum (Lb.22).
Les Lactobocillus identifiées ont été testées pour déterminer leurs activités
antimicrobiennes vis-à-vis les souches test à Gram+ (Staphylococcus aureus ATCC 25923,
Bacillus sp.) et à Gram- (Escherichia coli ATCC 25921). Parmis les 8 espèces de
Lactobacillus, 2 souches ont montré une activité interessante vis-à-vis de 10 souches
indicatrices et pathogènes et qui sont les suivantes: trois souches de Staphylococcus aureus
(ATCC 25923, ATCC 29213 et ATCC 43300), Listeria ivanovii ATCC 19119, Escherichia
coli ATCC 25922, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter
calcoaceticus, Salmonella enterica et Bacillus sp. Les deux souches performantes de
Lactobacillus plantarum (Lb.58 et Lb.68) ont produit des profils d’inhibition différents.
Lb. plantarum (Lb.58) possède la meilleure activité antibactérienne, elle a inhibé toutes les
souches étudiées. En culture mixte, la croissance de S. aureus ATCC 25923 avec Lb.
plantarum (Lb.58) a été évaluée sur milieu lait. Après 9 h d’incubation la croissance de S.
131
Conclusion Générale
aureus commence à diminuer. Cette décroissance continue est atteinte 1.64 Log ufc/ml après
24 h d’incubation. Après 48 h d’incubation le nombre de S. aureus été inférieur à 10 ufc/ml.
A 72 h d’incubation aucune culture de S. aureus n’a été observée.
La sensibilité aux antibiotiques, montrent que la souche Lb. plantarum (Lb.58) est sensible
aux antibiotiques suivants: ampicilline, ticarcilline, imipeneme, érythromycine,
pristinamycine, rifampine, nitrofurantoine, triméthoprime et sulfméthoxazole. Par contre elle
est résistantes aux: oxacilline, cefoxitine, ceftazidime, cefsulodine, amikacine, tobramycine,
spiramycine, vancomycine, bacitracine, colistine, acide nalidixique, ciprofloxacine,
ofloxacine, pefloxacine et acide fusidique.
Ce travail nous a permis de détecter Lb. plantarum (Lb.58) isolée à partir du lait cru de
chèvre de d’Algérie capable d’inhiber Staphylococcus aureus de référence en milieu lait.
L’intérêt de ce travail de recherche est de développer une stratégie permettant de contrôler et
de limiter la croissance des germes indésirables, par l’exploitation des potentialités
antibactériennes des Lactobacillus qui sont capables d’assurer une qualité hygiénique et bio-
préservative désirable inhibant ainsi les germes nuisibles et toxinogènes dans les produits
alimentaires.
Le développement d’un levain spécifique contenant Lb. plantarum (Lb.58), doté d’un
pouvoir bio-préservatif permet d’augmenter la durée de conservation des produits laitiers et
d’assurer une qualité sanitaire.
L’exemple dans cette étude, des interactions entre souche Lactobacillus plantarum locales
et Staphylococcus aureus conduit à une possibilité de développer un levain lactique local
possédant des caractéristiques préventives et technologiques recherchés. Ce travail ouvre des
perspectives sur la recherche et le screening des espèces de Lactobacillus indigènes à
caractère probiotique afin de réduire la prolifération des germes nuisibles, d’assurer une
qualité sanitaire efficace rechercher et d’améliorer la valeur nutritive du produit fermenté par
les espèces de Lactobacillus indigènes.
132
Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE
Aasen I.M., Moreto T., Katla T., Axelsson L. et Storro I. 2000. Influence of complex
nutrients, temperature and pH on bacteriocins production by Lactobacillus sake CCUG
42687. Appl. Microbiol. Biotechnol. 53: 159-166.
Abdelguerfi A. et Laouar M. 2003. Espèces fourragères et pastorales, leurs utilisations au
Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie). Editions FAO, 136p.
Abee T., Klaenhammer T.R et Letellier L. 1994. Kinetic studies of the action of lacticin F, a
bacteriocin produced by Lactobacillus johnsonii that forms poration complexes in the cyto-
plasmic membrane. Appl. Environ. Microbiol. 60:1006-13.
Abriouel H.E., Valdivia A., Galvez et Maqueda M. 2001. Influence of physico-chemical
factors on the oligomerization and biological activity of bacteriocins AS-48. Curr. Microbiol.
42: 89-95.
Acheson. 1999. Independent inquiry into inequalities in health report. The Stationery Office.
London.
Adams M.R. et Hall C.J. 1988. Growth inhibition of food borne pathogens by lactic and acetic
acids and their mixtures. Int. J. Food Sci. Technol. 23: 287-292.
Adams. et Moss. 2008. Antimicrobial effectiveness of spices: an approach for use in food
conservation systems. Braz. Arch. Biol. Technol. 48 : 4.
Aeschlimann A. et Von Stockar U. 1990. The effect of yeast extract supplementation on the
production of lactic acid from whey permeate by Loctobacillus helveticus. Appl. Microbiol
Biotechnol. 32:398.
Ahrné S., Nobaek S., Jeppsson B., Adlerberth I., Wold A. et Molin G. 1998. The normal
Lactobacillus flora of healthy human rectal and oral mucosa. J. App. Microbiol. 85:88-94.
Alais C., 1984. Science du lait, principes des techniques laitières. Ed. SEPAIC. Paris.
Alakomi H.L., Skytta E., Saarela M., Mattila-Sandholm T., Latva-Kala K. et Helander
I.M. 2000. Lactic acid permeabilizes gram-negative bacteria by disrupting the outer
membrane. Appl. Environ. Microbiol. 66, 2001–2005.
Alexander F. 1929. Deécouvete de la pénicilline. British Journal of Experimental Pathology.
Alexandre D.P., Silva M.R., Souza M.R. et Santos V.L.M. 2002. Artisanal Antimicrobial
activity of lactic acid bacteria from undermined cheese against indicator microorganisms.
Arch. Bra. Med. Veter. Zoot. 54: 424-428
Amiali M.N., Lacroix C et Simard R.E. 1998. High nisin Z production by Lactococcus lactis
UL719 in whey permeate with aeration. World J. Microbiol. Biotechnol. 14: 887-894.
Amiot J et Lapointe-vignola C. 2002. Science et technologie du lait : transformation du lait.
Presses intl. polytechnique. quebec. 600.
An Y., Adachi Y. et Ogawa Y. 2004. Classification of lactic acid bacteria isolated from chigee
and mare milk collected in Inner Mongolia. Ani. Science J. 75: 245–252.
Ana Belen F., López-Díaz M.C., Álvarez-Martin P. et Mayo B. 2006. Microbienne
caractérisation de la traditionnelle espagnole à pâte persillée fromage de Cabrales:
identification des dominantes des bactéries lactiques. Eur. Res. Technol. Aliment. 223, 503-
508.
133
Bibliographie
Anderssen E.L., Diep B.D., Nes I.F., Eijsink V.G.H. et Nissen-Meyer J. 1998. Antagonistic
activity of Lactobacillus plantarum C11: two new two-peptide bacteriocins, plantaricins EF
and JK, and the induction factor plantaricin A. Appl. Environ. Microbiol. 64: 2269-2272.
Andersson R. 1986. Inhibition of Staphylococcus aureus and spheroplasts of gram-negative
bacteria by an antagonistic compound produced by a strain of Lactobacillus plantarum. Int. J.
Food Microbiol. 3:149-160.
APRIA. 1979. Production de nucléotides, d'arômes, d'enzymes et d'autres corps spécifiques par
les micro-organismes. Microbiologie et industrie alimentaire: annales du Congrès
international, Paris, 7-12 octobre. Volume 3.
Arquès J.L., Rodriguez E., Gaya P., Medina M., Guamis B. et Nunez M. 2005. Inactivation
of Staphylococcus aureus in raw milk cheese by combination of high-pressure treatments and
bacteriocin-producing lactic acid bacteria. Int. Dairy. J. 15: 893–900.
Aslim B., Yuksekdag Z.N., Sarikaya E. et Beyatli Y. 2005. Determination of the bacteriocin-
like substances produced by some lactic acid bacteria isolated from Turkish dairy products.
LWT. 38: 691-694.
Avila M., Garde S., Medina M. et Nunez M. 2005. Effects of milk innoculation with
bacteriocin-producing lactic acid bacteria on a Lactobacillus helveticus adjunct cheese
culture. J. Food Prot. 68: 1026-1033.
Avril D. et Denis M. 1992. Biopréservation by lactic acid bacteria. Antonie leeuwenhoek. J. 70:
331-345.
Axelsson L.T. 2004. Lactic Acid Bacteria: Classification and Physiology. In Lactic Acid
Bacteria - Microbiology and functional aspects. Edited by S. Salminen, A.v. Wright et A.
Ouwehand. Marcel Dekker, Inc. 1-66.
Axelsson L.T., Chung T.C., Dobrogosz W.J. et Lindgren S.E. 1989. Production of a broad
spectrum antimicrobial substance by Lactobacillus reuteri. Microbiol. Ecol. Health Dis. 2:
131-136.
Ayad E.H.E., Nashat S., El-Sadek N., Metwaly H et El-Soda M. 2004. Selection of wild lactic
acid bacteria isolated from traditional Egyptian dairy products according to production and
technological criteria. Food Microbiol. 21, 715-725.
Badis A., Guetarni D., Moussa-Boudjema B., Henni D.E., Tornadijo M.E. et Kihal M.
2004. Identification of cultivable of lactic acid bacteria isolated from Algerian raw goat’s
milk and evaluation of their technological properties. Food Microbiol. 3: 72-78.
Badis A., Guetarni D., Moussa-Boudjema B., Henni D.E., Tornadijo M.E. et Kihal M. 2004
a. Identification of cultivable of lactic acid bacteria isolated from Algerian raw goat’s milk
and evaluation of their technological properties. Food Microbiol. 3: 72-78.
Badis A., Guetrani D., Moussa-Boudjema B., Henni D.E. et Kihal M. 2004 b. Identification
and technological properties of lactic acid bacteria isolated from raw goat milk of four
Algerian races. Food Microbiol. 21: 579- 588.
Badis A., Laouabdia-Sellami N., Guetarni D., Kihal M. et Ouzrout R. 2005. Caractérisation
phénotypique des bactéries lactiques isolées a partir de lait cru de chèvre de deux populations
caprines locales “Arabia et Kabyle”. Sci et Technol. 23: 30-37.
134
Bibliographie
Badis A., Laouabdia-Sellami N., Guetarni D., Kihal M. et Ouzrout R. 2006. Caractérisation
phenotipique des bacteries lactiques isolées à partir du lait cru de chèvre de deux population
caprines locale « Arabia et Kabyle ». Sci. Tech. 23 : 30-37.
Baird-Parker A.C. 1980. Organic acids. In J. H. Silliker (Ed.), Microbial. ecology of foods.
New York: Academic press. pp. 126–135
Balows A., Truper H.G., Dworkin M., Harder W. et Schleifer K.H. 1992. The prokaryotes
and Ed – vol 11. Springer Verlage, New York.
Barefoot S.F. et Klaenhammer T.R. 1983. Detection and activity of lactacin B, a bacteriocins
produced by Lactobacillus acidophilus. Appl. Environ. Microbiol. 45: 1808-1815.
Barefoot SF et Klaenhammer TR. 1984. Purification and characterization of the Lactobacillus
acidophilus bacteriocin lactacin B. Antimicrob Agents Chemother. Pub Med. 26(3):328–334.
Bayoumi S. 1991. Nisin and yoghurt manifacture. Chem. Microbiol. Techn. Lebensin. 13: 65-69.
Bendimerad N., Kihal M. et Berthier F. 2012. Isolation, Identification, and Technological
Characterization of Wild Leuconostocs and Lactococci for Traditional Raib Type Milk
Fermentation. Dairy Sci. Technol. 92: 249-264.
Benhamouche N. 2005. Sélection de Bactéries Lactiques Productrices de Substances
Antimicrobiennes de la Collection du Laboratoire de Microbiologie Appliquée. Option:
Microbiologie Fondamentale et Appliquée. Mémoire de Magister. Département Biologie.
Faculté des Sciences. Université d'Oran: 166 p
Benthin S. et Villadsen J. 1995. Different inhibition of Lactobacillus delbrueckii subsp.
bulgaricus by D- and L-lactic acid: effects on lag phase, growth rate and cell yield. J. Appl.
Bacteriol. 78: 647-654.
Berry E.D., Liewen M.B., Mandigo R.M. et Hutkins R.W. 1995. Inhibition of Listeria
monocytogenes by bacteriocin-producing Pediococcus during manufacture of fermented semi-
dry sausage. J. Food Protect. 53: 194-197.
Berthier F. et Ehrlich S.D. 1999. Genetic diversity within Lactobacillus sakei and
Lactobacillus curvatus and design of PCR primers for its detection using randomly amplified
polymorphic DNA. Int. J . Syst. Bacteriol .49: 997–1007.
Bissonnette F., Labrie S., Deveau H., Lamoureux M. et Moineau S., 2000. Characterization
of mesophilic mixed starter cultures used for the manufacture of aged Cheddar cheese. J.
Dairy Sci. 83: 620-627.
Björkroth J. et Holzapfel W. 2003. Genera Leuconostoc, Oenococcus and Weissella. In The
Prokaryotes: An Evolving Electronic Resource for the Microbiological Community. Edited by
M. Dworkin. New York, Springer-Verlag. Epub March. 28.
Björkroth J. et Holzapfel W. 2006 : Genera Leuconostoc, Oenococcus and Weissella. Chap. 1.
2. 9. In prokaryotes. 4 :267-319.
Bohatier J. 1991. The rumen protozoa : taxonomy, cytology and feeding behaviour. In : Jouany
J.-P. (Ed.), Rumen microbial metabolism and ruminant digestion. Institut National de la
Recherche Agronomique : Paris, 27-38.
Bolotin A., Wincker P., Mauger S., Jaillon O., Malarme K., Weissenbach J., Ehrlich S.D. et
Sorokin A. 2001. The complete genome sequence of the lactic acid bacterium Lactococcus
lactis ssp. lactis IL1403. Genome Res. 11: 731-753.
Bonassi I.A., Matrins D. et Roca R. 1998. Composition chimique et propriétés physico-
chimiques du lait de chèvre dans l’état a Sao Paulo Brésil. Revue des ENIL. 217 : 21-28.
135
Bibliographie
Cabo M.L., Braber A.F. et Koenraad P. 2002. Apparent antifungal activity of several lactic
acid bacteria against Penicillium discolor is due to acetic acid in the medium. J. Food Prot.
65: 1309-1316.
Callewaert R. et De Vuyst L. 2000. Bacteriocin production with Lactobacillus amylovorus
DCE 471 is improved and stabilized by fed-batch fermentation. Appl Environ Microbiol. 66:
606–613.
136
Bibliographie
137
Bibliographie
Cogan T.M. 1986. The leuconostocs: Milk products. In: Gilliland, S.E. (Ed.), Bacterial Starter
Cultures for Foods, CRC Press, Boca Raton, Florida, pp. 25-40.
Cogan T.M. et Hill C. 1993. Cheese starter cultures. In: Fox, P.F. (Ed.), Cheese: Chemistry,
Physics and Microbiology. Vol. 1, Second Edition, Chapman and Hall, London, pp. 193-255.
Cogan T.M., Barbosa M., Beuvier E., Bianchi-Salvadori B., Cocconcelli P.S., Fernandes I.,
Gomez J., Gomez R., Kalantzopoulos G., Ledda A., Medina M., Rea M.C. et Rodriguez
E. 1997. Characteriz ation of the lactic acid bacteria in artisanal dairy products. J. Dairy Res.
64: 409-421.
Collins M.D., Ash C., Farrow J.A.E., Wallbanks S. et Williams A.M. 1989 b. 16S ribosomal
ribonucleic acid sequence analyses of lactococci and related taxa. Description of Vagococcus
fluvialis gen. nov., sp. nov. J. Appl. Bacteriol. 67: 453-460.
Collins M.D., Farrow J.A.E., Phillips B.A., Ferusu S. et Jones D. 1987. Classification of
Lactobacillus divergens, Lactobacillus piscicola, and Some Catalase-Negative,
Asporogenous, Rod-Shaped Bacteria from Poultry in a New Genus, Carnobacterium. Int. J.
Syst. Bacteriol., 37: 310-316.
Collins M.D., Samelis J., Metaxopoulas J. et Wallbanks S. 1993. Taxonomic studies on some
leuconostoc-like organisms from fermented sausages: description of a new genus Weissella
for the Leuconostoc paramesenteroides group of species. J. Appl. Bacteriol. 75: 595-603.
Çon A.H. et Gökalp H.Y. 2000. Production of bacteriocin-like metabolites by lactic acid
cultures isolated from sucuk samples. Meat Sci. 55: 1, 89-96.
Condon S. 1987. Responses of lactic acid bacteria to oxygen. FEMS Microbiol. Rev., 46: 269-
280.
Conner D.E. 1993. Naturally occuring compounds. In: Antimicrobials in Foods, 2nd edition.
eds. Davidson, P.M. and Branen, A.L. pp. 441-468. Marcel Dekker Inc., New York.
Corcy J.C.1991. La chèvre, Ed. La maison Rustique, Paris, P7-21.
Corry S., Huang D.C. et Adams J.M. 2003. The Bcl-2 family: roles in cell survival and
oncogenesis. The walter and eliza hall. Institute of medical res. 22(53): 8590-607.
Crittenden R., Bird A.R., Gopal P., Lee Y.K. et Playn M.J. 2005. Probiotic research in
Australia, New Zealand and the Asia-Pacific region. Curr. Pharm. Design. 11: 37-53.
Crow V.L., Coolbear T., Holland R., Pritchard G.G. et Martley F.G. 1993. Starters as
finishers: starter properties relevant to cheese ripening. Int. Dairy J. 3: 423-460.
Curk D. et MacPhail A. 1996. Précision des mesures de vitesse de croissance des streptocoques
lactiques dans le lait basées sur la méthode de dénombrement microbien par formation de
colonies. Étude de référence avec Lactococcus lactis. Lait. 1989. 69: 433-447.
Davidson B.E., Kordias N., Dobos M et Hillier A.J. 1996. Genomic organization of lactic
acid bacteria. Antonie Van Leeuwenhoek, Int. J. Gen. Mol. Microbiol. 70: 161-183.
Dagdemir E. et Ozdemir S. 2008. Technological characterization of the natural lactic acid
bacteria of artisanal Turkish White Pickled cheese. Int J Dairy Technol. 61, Issue 2, p. 133–
140.
Davidson P.M., Post L.S., Braner A.L. et Mc Curdy A.R. 1983. Naturally occuring and
miscellaneous food antimicrobials. In: Antimicrobials in Foods. eds. Davidson, P.M. and
Branen, A.L. Marcel Dekker Inc., New York. pp. 385-392.
138
Bibliographie
Davies E.A., Bevis H.E et Delves-Broughton J. 1997. The use of the bacteriocin, nisin, as a
preservative in ricotta-type cheeses to control the food-borne pathogen Listeria monocyto-
genes. Lett. Appl. Microbiol. 24:343-6.
Davies F.L. et Law B.A. 1984. Advances in the Microbiology and Biochemistry of Cheese and
Fermented Milk. Elsevier. App. Sc. Publication. New York, USA.
De Man J.C., Rogosa M. et Sharpe M.E. 1960. Amedium for the cultivation of lactobacilli. J.
Appl. Bacteriol. 23: 130-135.
De Roissard H. et Luquet F.M. 1994. Bactéries lactiques. 2volumes, Lorica Uriage, 600 p. par
volume.
De Vos W.M., Kuipers O.P., van der Meer J.R et Siezen RJ. 1995. Maturation pathway of
nisin and other lantibiotics: post-translationally modified antimicrobial peptides exported by
gram-positive bacteria. Mol. Microbiol. 17:427-37.
De Vuyst L. et Vandamme E.J. 1994 a. Antimicrobial potential of lactic acid bacteria. In de
Vuyst L. et Vandamme E.J (ed). Bacteriocins of lactic acid bacteria: microbiology, genetics
and applications. Blackie Academic et Professional, London, United Kingdom. p. 91–142
De Vuyst L. et Vandamme E.J. 1994 b. Nisin, a lantibiotic produced by Lactococcus lactis
subsp lactis. In De Vuyst L. et Vandamme E.J (Eds.), Bacteriocins of lactic acid bacteria:
microbiology, genetics and application. London and New York: Blackie. pp. 151–221.
De Vuyst Luc. et Leroy F. 2007. Bacteriocins from Lactic Acid Bacteria: Production,
Purification, and Food Applications. J. Mol. Microbiol. Biotechnol. 13:194–199.
Deegan L.H., Cotter P.D., Hill C. et Ross P. 2006. Bacteriocins: Biological tools for bio-
preservation and shelf-life extension. Int. Dairy J. 16: 1058-1071.
Demarigny Y., Beuvier E., Dasen A. et Duboz G. 1996. Influence of raw milk microflora on
the characteristics of Swiss-type cheese. Evolution of microflora during ripening and
characterisation of facultatively heterofermentative lactobacilli. Le Lait, 76: 371-387.
Desmazeaud M. 1983. L'état des connaissances en matière de nutrition sur les bactéries lactiques. Le
Lait. 63, 286-310.
Desmazeaud M. et Cogan T.M. 1996. Role of cultures in cheese ripening. In: Cogan T.M.,
Accolas J.P (Eds.), Dairy Starter Cultures. VCH Publishers, Inc., New York. pp. 207-231.
Desmazeaud M.J. et De Roissard H.1992. Métabolisme général des bactéries lactiques, Bactéries
lactiques, aspects fondamentaux et technologiques. Ed. Lorica Uriage. 1, 169-207.
Devandra L.M. 1975-1980. Valeur nutritionnelle du lait en alimentation humaine in
intérêtnutritionnel et diététique du lait de chèvre. INRA. pp10-12-26.
Devriese L.A. et Pot, B. 1995. The genus Enterococcus. In The Genera of Lactic Acid Bacteria,
Edited by Wood B.J.B. et Holzapfel W.H. London: Blackie Academic et Professional. pp.
327-367.
Djadouni1 F. et Kihal M. 2012. Antimicrobial Activity of Lactic Acid Bacteria and the
Spectrum of their Biopeptides against Spoiling Germs in Foods. Braz. Arch. Biol and
Biotechnol. 55. (3): 435-443.
Dortu C. et Thonart P. 2009. Les bactériocines des bactéries lactiques : caractéristiques et
intérêts pour la bio-conservation des produits alimentaires. Biotech. Agro. Société et
Environnement. 13 (1) : 1-5.
139
Bibliographie
Dougherty B.A., Hill C., Weidman J.F., Richardson D.R., Venter J.C. et Ross R.P. 1998.
Sequence and analysis of the 60 kb conjugative, bacteriocin producing plasmid pMRC01 from
Lactococcus lactis DPC3147. Mol. Microbiol. 29: 1029-1038.
Drici H., Gilbert C., Kihal M. et Atlan D. 2009. Citrate-fermenting Lactococcus lactis strains
isolated from dromedary’s milk Atypical citrate-fermenting Lactococcus lactis strains isolated
from dromedary’s milk. J. App. Microbiol. 108: 647–657.
Driessen A.J.M., Van den Hooven H.W., Kuiper W., Van de Kamp M., Sahl H.G., Konings
R.N.H. et Konings W.N. 1995: Mechanistic studies of lantibiotic-induced permeabilization
of phospholipid vesicles. Biochem. 34: 1606-1614.
Earnshaw R.G. 1992. The antimicrobial action of lactic acid bacteria: natural food
preservation systems. In: The Lactic Acid Bacteria in Health and Disease. ed. Wood B.J.B.
Elsevier Appl. Sci. London and New York. pp. 211-232.
Eklund H., Cambillau C., Sjoberg B.M., Holmgren A., Jornvall H., Hoog J.O et Branden
C.I. 1984. Conformational and functional similarities between glutaredoxin and thioredoxins.
EMBO. J. 3: 1443–1449.
Eklund T. 1989. Organic acids and esters. In: Gould, G.W. (Ed.), Mechanisms of Action of
Food Preservation Procedures, Elsevier Applied Science, London, pp. 161-200.
El Naggar M.H. 2004. The 2002 Colloquium Address: The role of soil-structure interaction in
foundation engineering. Canad. Geotechnical J. 41(3).p. 485-509.
El Shafei H.A., abdel-Sabour H., Ibrahim N. et Mostefa Y.A. 2000. Isolation, screening and
characterisation of the bacteriocin-producing Lactic and bacteria isolated from traditional
fermented. Food Microbiol. Res. 154: 4, 321-331.
El Soda M., Madkor S.A. et Tong P.S. 2000. Adjunct Cultures: recent developments and
potential significance to the cheese industry. J. Dairy. Sci. 83: 609-619.
El-Nagger M.Y.M. 2004. Comparative of probiotic cultures to control the growth of
Escherichia coli and Salmonella typhimurium. Biotechnol.3 (2): 173-180.
El-Soda M., Farkye N., Vuillemarad J., Simard R., Olson N., El Kholy W., Dako E.,
Medrano E., Gaber M. et Lim L. 1995. Autolysis of lactic acid bacteria. Impact on flavour
development in cheese. Charalambous G. (Ed.), Food Flavour: Generation Analysis and
Process Influence. Elsevier Science B.V., Amsterdam, The Netherlands, pp. 2205-2223.
El-Ziney M.G., Jakobsen M. et Debevere J.M. 1998. Reuterin. Nat.Food Antimicrobial.
Systems. 24: 17-25.
Ennahar S., Sonomoto K. et Ishizaki A. 1999. Class IIa bacteriocins from lactic acid bacteria:
antibacterial activity and food preservation. J. Biosci. Bioeng. 87: 705-716.
Erdogan B. et Liden R.C. 2006. Identification and functional characterization of Lactobacillus
strains isolated from milk and Gioddu, a traditional Sardinian fermented milk. Inter. Dairy J.
17: 1312–1320.
140
Bibliographie
Ferreira MASS et Lund B.M. 1996. The effect of nisin on Listeria monocytogenes in culture
medium and long-life cottage cheese. Lett. Appl. Microbiol. 22:433-448.
Fitzsimmons N.A., Cogan T.M., Condon S. et Beresford T. 1999. Phenotypic and genotypic
characterization of non-starter lactic acid bacteria in mature cheddar cheese. Appl. Environ.
Microbiol. 65: 3418-3426.
Flamand P.K., Kastner, C.L. et Fung, D. 1985. Inhibition of Listeria monocytogenes and
Escherichia coli O157:H7 on beef by application of organic acids. J. Food Prot. 59: 370-373.
Flambard B., Richard J. et Juillard J. 1997. Interaction between proteolytic strains of
Lactococcus lactis influenced by different types of proteinase during growth in milk. Appl.
Environ. Microbiol. 63: 2131-2135.
Fleming H.P., Erchells J.L. et Caslilow R.N. 1975. Microbiol inhibition on isolate
Pediococcus from cucumber bune. Appl. Environ. Microbiol. 30: 1040-1042.
Fox P.F. et Lane C.N. 2000. Contribution of starter and added lactobacilli to proteolysis in
Cheddar cheese during ripening. Int. Dairy. J. 5: 720-730.
Freese E., Sheu C.W. et Galliers E. 1973. Function of lipophilic acids as antimicrobial food
additives. Nature. 241: 321-325.
Gaillard S., Leguérinel I. et Mafart P. 1998. Modelling combined effect of temperature and
pH on the heat resistance of spores of Bacillus cereus. Food. Microbiol. 32: 225-233.
Gaillard B., Breton A. et Bernalier A. 1989. Curr Microbiol. 19: 103-107.
Ghaly M.F., Awny N.M., Galal A.M. et Askora A., 2005. Characterization and action of
antiphytoviral agent produced by certain streptomycetes species against zucchini yellow
mosaic virus. Egypt J. Biotechnol., 19: 209-223.
Gill A.O. et Halley R.A. 2003. Interactive inhibition of meat spoilage and pathogenic bacteria
by lysozyme nisin and EDTA in the presence of nitrite and sodium chloride at 24°C. Int. J.
Food Microbiol. 80: 251-259.
Gilliland S.E. 1985. Concentrated starter culture. In: Bacterial starter cultures for foods, Ed.
Gilliland SE, CRC Press, Inc. Boca Raton USA. pp: 145-157.
Goubau P. et Pellegrims E. 2000. Repères en microbiologie, Édition Garant. P: 391.
Gould G.W. 1991. Antimicrobial compound. In: Biotechnology and Food Ingredients. eds.
Goldberg I. et Williams R. Van Nostrand Reinhold, New York. pp. 461-483.
Goursaud J. 1985. Le lait de vache, composition et priorités physico-chimiques. In : lait et
produits laitiers vache-brebis- chèvre. (Tome 1). Ed. Masson, Paris, p: 25-36.
Grappin R., Jeunet R., Pillet R. et Toquin A. 1981. A study of goat’s milk contents of fat,
protein and nitro-genous fractions. Lait, 61: 167-24.
Grattepanche F., 2005. Etude d’un système de préfermentation en continu du lait par une
culture mixte immobilisée fonctionnelle, thèse Ph.D. Université Laval, Québec, PQ, Canada.
Guarner F. et Schaafsman G.J. 1998. Probiotics. Int. J. Food Microbiol. 39: 237-238.
Gudkow A.V. 1987. Starters as mean controlling contaminating organisms. Milk- the vital force.
pp. 83-93.
Gueguen B., Chamba J.F., Coulon J. et Perreard E. 1996. Effect of milk chemical
composition and clotting characteristics on chemical and sensory properties of Reblochon de
Savoie cheese. J. Dairy Res., 64: 157-162.
141
Bibliographie
Guerra N.P. et Pastrana L. 2003. Influence of pH drop on both nisin and pediocin production
by Lactococcus lactis and Pediococcus acidilactici. Lett. Appl. Microbiol. 37: 51-55.
Guessas B. 2007. Les potentialités métaboliques des bactéries lactiques isolées du lait cru de
chèvre dans le bio-contrôle de Staphylococcus aureus. Thèse de Doctorat d’Etat.Université
d’Oran. 148 pp
Guessas B. et Kihal M. 2005. Characterization of lactic acid bacteria isolated from Algerian
arid zone raw goats' milk. Afr. J. Biotechnol. 3: 6, 339-342.
Guessas B., Hadadji M., Saidi N. et Kihal M. 2006. Inhibition of Staphylococcus aureus
Growth by Lactic Acid Bacteria in Milk. Dirasat, Agruicultural Sci. 32: 3, 304-312.
Guessas B et Kihal M. 2004. Characterization of lactic acid bacteria isolated from raw goats’
milk in Algerian arid zone.Afr. J. biotechnol. Vol.3, (6), pp.339-342.
Guizani T., Nizar T. et Triki S. 2007. Microbiology of Starter Cultures. In Dairy Microbiology
Handbook. Inc. Publication. 261-347.
Gulahmadov Gurban Oglu S., Batdorj B., Dalgalarrondo M., Chobert J., Alekper Oglu
Kuliev A et Haertlé T. 2006. Characterization of bacteriocin-like inhibitory substances
(BLIS) from lactic acid bacteria isolated from traditional Azerbaijani cheeses. European Food
Res. Technol. 224, 229–235.
Gusils C., Cuozzo S., Sesma F. et Gonzalez S. 2002. Examination of adhesive determinants in
three species of Lactobacillus isolated from chiken. Can. J. Microbiol. 48: 34-42.
Haenlein G.F.W. et Caccese R. 1984. Goat milk versus cow milk. In: Extention goat
handbook.
Haenlein G.F.W. 1988. Research on goat milk-not wanted. Dairy Goat J. 66: 243-245.
Haenlein G.F.W. 1993. Producing quality goat milk. Int. J. Anim. Sci. 8: 79-84.
Haenlein G.F.W. 1998. Goat milk in human nutrition. Intern. J. Animal Sci. (India) 6:13.
Hammes W.P. et Hertel C. 2003. The Genera Lactobacillus and Carnobacterium. In The
Prokaryotes: An Evolving Electronic Resource for the Microbiological Community. Edited by
M. Dworkin. New York. Springer-Verlag. Epub December 15th.
Hammes W.P. et Hertel C. 2006. The genera Lactobacillus and Carnobacterium. Chap.1.2.10.
In prokaryotes. 4: 320-403.
Hariharan H., Murphy G.A. et Kemph I. 2004. Campylobacter jejuni : Public health hazards
and potential control methods in poultry. Vet. Med. 49 (11): 441-446.
Harris L.J., Flemming H.P., Klaenhammer T.R., Vederas J.C. et Stiles M.E. 1991.
Characterization of leucocin A-Val 187 and cloning of the bacteriocin gene from Leuconostoc
gelidium. J. Bacteriol. 173: 7491-7500.
Hasper H.E., Kruijff B. et Breukink E. 2004. Assembly and stability of nisin-lipid II pores.
Biochem. 43: 11567-11575.
Hata A., Moller H.S., Stensballe A., Lindmark-Mansson H. et Karlsson A.H. 2010. Effect of
minor milk proteins in chymosin separated whey and casein fractions on cheese yield as
determined by proteomics and multivariate data analysis. J. Dairy Sci. 91: 3787-3797.
Heillig L.F., D'Ambrosia R., Drake A.L et Dellavalle R.P. 2005. Inhibitory Effect of
Metabolites from Probiotics Lactobacillus acidophilus Strains on Growth of Pathogenic
Bacteria. J. Pharmacol. and Toxicol. 6: 533-540.
142
Bibliographie
Helander I.M., Von Wright A., Mattila-Sandholm T.M. 1997. Potential of lactic acid bacteria
and novel antimicrobials against Gram-negative bacteria. Trends. Food. Sci. Technol.
8(5):146-50.
Heleni S., Lefki P., Nikolaos T et Evanthia L.T. 2006. Populations, types and biochemical
activities of aerobic bacteria and lactic acid bacteria from the air of cheese factories. Int. J.
Dairy Technol. vol. 59, no3, pp. 200-208.
Heller Ana B. et Brosch Noah. 2001. characterization of bacteriocin produced from
Lactobacillus plantarum. Worl J. Microbiol. Vol. 2 (2), pp. 46-55.
Herich R. et Levkut M., 2002. Lactic acid bacteria, probiotics and immune system. Vet. Med,
47 (6) : 169-180.
Hernandez L.H.H., Teshima S., Ishikawa M., Alam S., Koshio S. et Tanaka Y. 2005. Dietary
vitamin A requirements of juvenile Japanese flounder, Paralichthys olivaceus. Aquacult. Nutr.
11: 3-9.
Hirsch A., Grinsted E., Chapman H.R et Mattick A.T.R. 1951. A note on the inhibition of an
anaerobic sporeformer in Swiss-type cheese by a nisin-producing Streptococcus. J. Diary Res.
18:205-6.
Holzapfel W.H., Haberer P., Geisen R., Björkroth J. et Schillinger U. 2001. Taxonomy and
important features of probiotic microorganisms in food and nutrition. Am. J. Clin. Nutr. 73
(Suppl): 365-373.
Holzapfel W.H., Haberer P., Snel J., Schillinger U. et Huis in't Veld J.H. 1998. Overview of
gut flora and probiotics. Int. J. Food Microbiol. 41: 85-101.
Hoover DG., Dishart K.J. et Hermes M.A. 1989. Antagonistic effect of Pediococcus spp.
against Listeria monocytogenes. Food Biotechnol. 3: 183-96.
Hosono A., Yastuki K. et Tokita F. 1977. Isolation and characterization of an inhibitory
substance against E. coli produced by Lactobacillus acidophilus. Milchwissenschaft. 32: 727-
730.
Hotchkiss J.H., Chen J.H. et Lawless H.T. 1999. Combined effects of carbon dioxide addition
and barrier films on microbial and sensory changes in pasteurized milk. J. Dairy Sci. 82: 690-
695.
Huang L., Forsberg C.W. et Gibbins L.N. 1986. Influence of external pH and fermentation
products on Clostridium acetobutylicum intracellular pH and cellular distribution of
fermented products. Appl. Environ. Microbiol. 51: 1230-1234.
Hunter A. et Lawson A.W. 1984. Continuous production of lactic acid from whey permeate
by Loctobacillus helveticus in two chemostats in series. Enzyme Microb. Technol. 12:926.
Hurst A. 1981 : Nisin. Adv. Appl. Microbiol. 27: 85-123.
Jacobsen T., Budde B.B. et Koch A.G. 2003. Application of Leuconostoc carnosum for
biopreservation of cooked meat products. J. Appl. Microbiol. 95: 242-249.
James S.M., Fannin S.L., Agee B.A., Gall B., Parker E., Vogt J., Run G., Williams J., Lieb
L., Prendergast T., Werner S.B et Chin J. 1985. Listeriosis outbreak associated with
Mexican-style cheese-California. Morbidity Mortality Weekly Report. 34:357.
Jaubert J. et Mourre V. 1996. Growth of yeast contaminants in an immobilized lactic acid
bacteria system. Lett. Appl. Microbiol. 8:207. p. 313-341.
Jay M.J. 1982. Antimicrobial properties of diacetyl. Appl. Environ. Microbiol. 44: 525–532.
143
Bibliographie
Jay M.J. 1986. Modern Food Microbiology, Fermented Foods And Related Products Of
Fermentation, 3th ed., Van Nostrand Reinhold Company, New York, New York. 239-255 and
362-406.
Jay M.J. 1992. Modern Microbiology, Van Nostrand Reinhold, 4th ed., New York. 371-409.
Jay M.J. 1996. Modern Food Microbiology, 5th Edition, Chapman and Hall, New York.
Jeannes, R. 1980. Composition and characteristics of goat milk: Review 1968-1979. J. Dairy
Sci. 63: 1605-1630.
Jenness, R. 1980. Composition and characteristics of goat milk: Review 1968-1979. J. Dairy
Sci. 63: 1605-1630.
Jimenez-Diaz R., Ruiz-Barba J.L., Cathcart D.P., Holo H., Nes I.F., Sletten K.H et Warner
P.J. 1995. Purification and partial amino acid sequence of plantaricin S, a bacteriocin
produced by Lactobacillus plantarum LPCO10, the activity of which depends on the
complementary action of 2 peptides. Appl. Environ. Microbiol. 61:44-59-63.
Jinet A., Champagne C.P, Girard F. et Morin N. 1996. Bacteriophage development in an
immobilized lactic acid bacteria system. Biotechnol. Lett.10:463.
Joerger M.C et Klaenhammer T.R. 1986. Characterization and purification of helveticin J and
evidence for a chromosomally determined bacteriocin produced by Lactobacillus helveticus
481. J. Bacteriol. 167:439-46.
Joffin J.N. et Leyral G. 1996. Microbiologie technique. Centre Régional de Documentation
Pédagogique d’Aquitaine Bordeaux, France, pp. 219-223.
Johnson J.L., Phelps C.F., Cummins C.S., London J. et Graser F. 1980. Taxonomy of the
Acidophilus Group. Int. J. Syst. Bacteriol. 30: 53-68.
Jozala A.F., de Lencastre Novaes L.C., Cholewa O., Moraes D. et Penna T.C.V. 2005.
Increase of nisin production by Lactococcus lactis in different media. Afr. J. Biotechnol. 4: 3,
262-265.
Juarez M et Ramnos M. 1986. Physico-chemical characteristics of goat milk as distinct from
those of cow milk. In: International Dairy Federation (Ed.), Proceedings of the IDF Seminar
Production and Utilization of Ewe’s and Goat’s Milk, Bulletin No. 202. Athens, Greece, pp.
54–67.
Juillard V. et Richard J. 1991. Indirect interaction in milk between proteolytic and isogenic
non proteolytic strains of Lacotococcus lactis. II. Effect of pre-culturing by a proteolytic
strain. Lait, 71: 55-64.
Juillard V. et Richard J. 1994. Mixed cultures in milk of a proteinase-positive and a
proteinase-negative variant of Lactococcus lactis subsp. lactis: influence of initial percentage
of proteinase-positive cells on the growth parameters of each strain and on the rate of
acidification. Lait. 74: 3-12.
Juillard V. et Richard J. 1990. Indirect interaction in milk between proteolytic and isogenic
non proteolytic strains of Lacotococcus lactis. I. Effect of pre-culturing by a non–proteolytic
variant. Lait.70: 425-438.
Juillard V., Furlan S., Foucaud C. et Richard J. 1996. Mixed cultures of proteinase-positive
and proteinase-negative strains of Lactococcus lactis in milk. J. Dairy Sci. 79: 964-970.
Juillard V., Spinnler M., Desmazeaud M.J. et Bouquien C.Y. 1987. Phénomène de
coopération et d’inhibition entre les bactéries lactiques utilisées en industrie laitière. Lait 67:
149-172.
144
Bibliographie
Juven Benjamin J et Pierson Merle D. 1996. Antibacterial Effects of Hydrogen Peroxide and
Methods for Its Detection and Quantitation. J. Food Protection. Volume 59, Number 11,
November. pp. 1233-1241(9).
Kalchayanand N., Hanilin M.B. et Ray B. 1992. Sublethal injury makes Gram-negative and
resistant Gram-positive bacteria sensitive to the bacteriocins pediocin AcH and nisin. Lett.
Appl. Microbiol. 15: 239-243.
Kalogridou-Vassiliadou D. 1991. Mastitis-related pathogens in goat milk. Small Rumin Res. 4,
203–212.
Kandler O. 1983. Carbohydrate metabolism in lactic acid bacteria. Antonie van Leeuwenhoek
49: 209-224.
Kandler O. et Weiss N. 1986. Genus Lactobacillus Beijerinck 1901. In Bergey's manual of
systematic bacteriology pp. 1209-1234. Edited by P. H. A. Sneath, N. S. Mair, M. E. Sharpe
et J. G. Holt. Baltimore: Williams et Wilkins.
Kandler O. et Weiss N. 1986. Genus Lactobacillus. In : Bergey’s Manual of Systematic
Bacteriology, vol 2, 9ième ed. Ed. Sneath PHA, Mair N.S., Sharpe M.E, Holt J.G. Williams and
Wilkins, Baltimore USA.
Karthikeyan V. et Santosh, S.W. 2009. Isolation and partial characterization of bacteriocin
produced from Lactobacillus plantarum. Afr J Microbiol Res. Vol. 3 (5), pp. 233-239.
Kashket E.R. 1987. Bioenergetics of lactic acid bacteria: cytoplasmic pH and osmotolerance.
FEMS Microbiol. Rev. 46: 233-244.
Kask K., Gustafsson H., Gunnarsson A et Kindahl H. 1999. Induction of parturition with
prostaglandin F as a possible model to study impaired reproductive performance in the dairy
cow. Ani. Reprod. Sci. 59: 2000 129–139.
Kempler G.M. et Mc Kay L.L. 1980. Genetic evidence for plasmid linked metabolism in
Streptococcus lactis subsp. diacetylactis. Appl. Environ. Microbiol. 37:1041-1043.
Kihal M., Chekroun A., Bensoltane A., Kheroua O. et Saidi D. 1999. Characterization of
Algeria raw camel’s milk: proteins content and native lactic acid bacteria, 1ères Journées sur
la Recherche Cameline, 25 au 27 mai, ITAS, Ouargla.
Kihal M., Prevost H., Lhotte M.E., Huang D.Q. et Divies C. 1996. Instability of plasmid-
encoded citrate permease in Leuconostoc. J. Appl. Microbiol. 22: 219-223.
Klaenhammer T.R. 2000. Probiotic bacteria : Today and tomorrow. J. Nutr.130: 415-416.
Klaenhammer T.R., Fremaux C. et Hechard Y. 1993. Activité antimicrobienne des bactéries
lactiques. In : Bactéries lactiques, tome 1. De Roissart. Ed Lavoisier.
Klaenhammer TR. 1988. Bacteriocins of lactic acid bacteria. Biochimie. 70:337-49.
Klaenhammer TR. 1993. Genetics of bacteriocins produced by lactic acid bacteria. FEMS
Microbiol. Rev. 12:39-85.
Kleerebezem M. 2004. Quorum sensing controls of lantibiotic production; nisin and subtilin
autoregulate their own biosynthesis. Peptides. 25: 1405-1414.
Kleerebezem M. et Ouadri L.E. 2001. Peptide pheromone-dependent regulation of
antimicrobial peptide production in Gram-positive bacteria: a case of multicellular behavior.
Peptides. 22: 1579-1596.
145
Bibliographie
Lamontagne Michel Claud P., Champagne J., Reitz A., Sylvain M., Nancy G., Maryse L.,
Julie J. et Ismail F. (2002). Microbiologie de lait. Science et technologie de lait. Ecole
polytechnique de Montréal.
Lancefield R.C. 1933. A serological differentiation of human and other groups of hemolytic
streptococci. J. Exp. Med. 57: 571–595.
Lane C.N et Fox P.F. 1996. Contribution of starter and added lactobacilli to proteolysis in
Cheddar cheese during ripening. Int Dairy. J. 6: 715-728.
Laouabdia-Sellami N., Ouzrout R. et Guetarni D. 2007. Study of the leucocytic formula of
milk in the ewes of race ouled-djellal in the east of Algeria. Afr. J. Agr. Res. 2(10), pp. 505-
511.
Larpent J.P. et larpent G.M. 1990. Mémento technique de microbiologie 2ème Ed. Technique et
documentaire lavoisier, Paris, P: 417.
Larpent S.P. 1997. Microbiologie alimentaire. Techniques de laboratoire. Ed. Tech et Doc,
Lavoisier, Paris.
Larsen A.G., Vogensen F.K et Josephsen J. 1993. Antimicrobial activity of lactic acid bacteria
isolated from sour doughs: purification and characterization of bavaricin A, a bacteriocin
produced by Lactobacillus bavaricus MI401. J Appl. Bacteriol. 75: 113-22.
Larsen raúl F. et Añón maría C. 1989-1990. Interaction of Antibiotics and Water Activity on
Streptococcus thermophilus and Lactobacillus bulgaricus. J. Food Sci. 54:4. p.922–924.
Law J. et Haandrikman A. 1997. Proteolytic enzymes of lactic acid bacteria. Int. Dairy J. 7: 1-
11.
Law J. et Kolstad A. 1988. Proteolysis in relation to normal and accelerated cheese ripening.
Appl. Sci. 1: 365-365.
Le Mens P. 1985. Le lait de chèvre : propriétés physico - chimiques, nutritionnelles et
chimiques. In : Lait et produits laitiers, vache, chèvre, brebis, de la mamelle à la laiterie.
Tome 2. Paris : technique et documentation Lavoisier. pp: 354-367.
146
Bibliographie
Lehto E.M et Salminen S. 1997. Adhesion of two Lactobacillus strains, one Lactococcus and
one Propionibacterium strains to cultured human intestinal Caco-2 cell line. Biosci.
Microflora. 16: 15-17.
Lenoir J; Veisseyre R et Choisy C. 1992. Le lait réfrigéré, matière première de la fromagerie
moderne. Rev. Lait. franç., 322,453.
Leveau K. et Bouix M. 1983. Milk Coagulation and the Development of Cheese Texture. In:
Advances in the Microbiology and Biochemistry of Cheese and Fermented Milk, Davies, F.L.
and B.A. Law (Eds.). Elsevier Applied Science Publishers Ltd., New York, USA.
Lewis C.B., Kaiser A. et Montville T.J. 1991. Inhibition of food-borne bacterial pathogens by
bacteriocins from lactic acid bacteria isolated from meat. Appl. Environ. Microbiol. 57: 1683-
1688.
Leyral G et Vierling É. 2007. Microbiologie et toxicologie des aliments : Hygiène et sécurité
alimentaires. Wolters Kluwer France. p. 287.
Liinska EA, Bevis H.E et Delves-Broughton J. 1997. The use of the bacteriocin, nisin, as a
preservative in ricotta-type cheeses to control the food-borne pathogen Listeria monocyto-
genes. Lett. Appl. Microbiol. 24:343-6.
Lilly D.M. et Stillwell R.H. 1965. Probiotics. Growth promoting factors produced by micro-
organisms. Science. 147: 747-748.
Lima E.T et Andreatti Filho R.L. 2005. Bacteriocins: nomenclature, detection, mechanism of
action and potential use in poultry production. J. Food. Agri. Enviro. 3 (2): 62-66.
Lindgren S et Clevstrom G. 1978. Antibacterial activity of lactic acid bacteria. 2. Activity in
vegetable silages, Indonesian fermented foods and starter cultures. Swed. J. Agric. Res 8:67
73.
Lindgren S.E. et Dobrogosz W.J. 1990. Antagonistic activities of lactic acid bacteria in food
and feed fermentations. FEMS Microbiol. Rev. 87: 149-164.
Lister J. 1873. A further contribution to the natural history of bacteria and the germ theory of
fermentative changes. Quart. J. Microbiol. Sci. 13:380-408.
Liu W. et Hansen J.N. 1993. The antimicrobial effect of a structural variant of subtilin against
outgrowing Bacillus cereus T spores and vegetative cells occurs by different mechanisms.
Appl. Environ. Microbiol. 59: 648-651.
Lopez S. et Mayo B. 1994. Identification and characterization of homofermentative mesophilic
Lactobacillus isolates isolated from artisan starter-free cheeses. Lett. Appl. Microbiol. 25:
233-238.
Lopez-Diaz T.M., Alonso C., Roman C., Garcia-Lopez M.L. et Moreno B. 2000. Lactic acid
bacteria isolated from a hand-made blue cheese. Food Microbiol. 17: 23-32.
Luchansky J.B. 1999. Overview on applications for bacteriocin producing lactic acid bacteria
and their bacteriocins. Antonie van Leeuwenhoek. 76: 335-348.
147
Bibliographie
Mahé S., Messing B., Thuillier F. et Tomé D. 1991. Digestion of bovine milk proteins in
patients with a high jejunostomy. Am. J. Clin. Nutr. 54. p: 534–538.
Makras L., Falony G., Van der Meulen R et De Vuyst L. 2006. Production of organic acids
from fermentation of mannitol, fructooligosaccharides and inulin by a cholesterol removing
Lactobacillus acidophilus strain’ by M.T. Liong and N.P. J. App. Microbiol. 99: 783–793.
Maldonado A., Ruiz-Barba J.L. et Jiménez-Díaz R. 2003. Purification and Genetic
Characterization of Plantaricin NC8, a Novel Coculture-Inducible Two-Peptide Bacteriocin
from Lactobacillus plantarum NC8. Appl. Environ. Microbiol. 69: 1, 383-389.
Malinen E. 2002. Molecular methods for detection of probiotics in intestinal microbiota and
evaluation of Lactobacillus brevis as a potential probiotic dieatary adjunct. University of
Helsinki.
Mami A., Boumehira A.Z., Hamedi A.R., Henni J.E. et Kihal M. 2012. Screening of
autochthonous Lactobacillus species from Algerian raw goats’ milk for the production of
bacteriocin-like compounds against Staphylococcus aureus. Afr. J. Biotechnol. 11(20), pp.
4595-4607.
Mami A., Henni J.E. et Kihal M. 2008. Antimicrobial Activity of Lactobacillus Species
Isolated from Algerian Raw Goat’s Milk Against Staphylococcus aureus. World J. Dairy and
Food Sci. 3 (2): 39-49.
Marilley L. et Casey M.G. 2004. Flavours of cheese products: metabolic pathways, analytical
tools and identification of producing strains. Int. J. Food. Microbiol. 90: 139-159.
Marroki A. 2010. Caractérisation phénotypique et génotypique des souches de lactobacillus
isolées du lait cru de chèvre et étude de leurs propriétés technologiques. Thèse de doctorat.
Département de biologie, Faculté des sciences. Université d’oran.
Marteau P. 2001. Safety aspects of probiotic products. Scand. J. Nutr. 45: 8-12.
Martinet J. et Houdebine L.M. 1993. Biologie de la lactation, INSERM/INRA, Paris, 587p.
Masle I. et Morgan F. 2001. Aptitude du lait de chèvre à l’acidification par les ferments
lactiques : facteurs de variation liés à la composition du lait. 81 : 561-569.
Mataragas M., Metaxopoulos J., Galiotou M. et Drosinos E.H. 2003. Influence of pH and
temperature on growth and bacteriocin production by Leuconostoc mesenteroides L124 and
Lactobacillus curvatus L442. Meat Sci. 64: 265-271.
Mathara J.M., Schillinger U., Kutima P.M., Mbugua S.K. et Holzapfel W.H. 2004.
Isolation, identification and characterisation of the dominant microorganisms of kule naoto:
the Maasai traditional fermented milk in Kenya. Int. J. Food Microbiol. 94: 3, 269-278.
Mathur S. et Singh R. 2004. Antibiotic resistance in food lactic acid bacteria a review.
International J. Food Microbiol. 105: 281– 295.
Mayeux J., Sandine W. et Elliker P. 1962. A selective medium for detecting Leuconostoc
organisms in mixed strain starter cultures. J. Dairy. Sci. 45: 655-656.
Mayra-Makinen A. et Bigret M. 1998. Industrial use and production of lactic acid bacteria. In:
Salminen S., Wright A. (Eds.), Lactic Acid Bacteria Micobiology and Functional Aspects.
Marcel Dekker, Inc., New York. pp. 73-102.
Mc Auliffe O., Ross R.P et Hill C. 2001. Lantibiotics: structure, biosynthesis and mode of
action. FEMS Microbial. Rev. 25: 285-308.
Mc Kay L.L., Baldwin K.A. et Walsh P.M. 1980. Conjugal transfer of genetic information in
group N Streptococci. Appl. Environ. Microbiol. 40: 84-91.
148
Bibliographie
Meghrous J., Lacroix C. et Simard R.E. 1999. The effects on vegetative cells and spores of the
three bacteriocins from lactic acid bacteria. Food Microbiol. 16: 105-114.
Mijacovic S., Van Zeijl H.W et Nanver. L.K. 2001. Electrical detection and simulation of
stress in silicon nitride spacer technology. J. Mater. Sci. Mater. Electron. 12 339–41.
Mikelsaar M. et Zilmer M. 2004. Lactobacillus fermentum ME-3-an antimicrobial and
antioxidative probiotic. Micr. Ecol. Health Dis. 1: 1–27.
Moll G.N., Roberts G.C.K., Konings W.N. et Driessen A.J.M. 1996. Mechanism of
lantibioticinduced pore-formation. Antonie van Leeuwenhoek. 69: 185-191.
Montel M.C., Talon R., Fournaud J et Champomier M.C. 2005. A Simplified Key for
Identifying Homofermentative Lactobacillus and Carnobacterium spp. from meat. J. Appl.
Bacteriol. 70: 469-472.
Montville T.J. et Bruno M.E.C. 1994. Evidence that dissipation of proton motive force is a
common mechanism of action for bacteriocins and other antimicrobial proteins. Int. J. Food
Microbiol. 24: 53-74.
Moreno I., Lerayer A.L.S. et de Freitas Leitão M.F. 1999. Detection and characterization of
bacteriocin-producing Lactococcus lactis strains. Rev. Microbiol. 30: 2-19,
Morris J.G. 1976. Oxygen and the obligate anaerobe. J. Appl. Bacteriol. 40: 229-244.
Mota-Meira M., LaPointe G., Lacroix C. et Lavoie M.C. 2000. MICs of mutacin BNy266,
nisin A, vancomycin, and oxacillin against bacterid pathogens. Antimicrob. Agents
Chemother. 44: 1, 24-29.
Mulders. J.W.M., Boerrigter I.J., Rollema H.S., Siezen R.J. et de Vos W.M. 1991.
Identification and characterization of the lantibiotic nisin Z, a natural nisin variant. Eur. J.
Biochem. 201: 581-584.
Muriana P.M et Klaenhammer T.R. 1991. Purification and partial characterization of lacticin
F, a bacteriocin produced by Lactobacillus acidophilus 11088. Appl. Environ. Microbiol.
57(1):114–121.
149
Bibliographie
Neves A.R., Ramos A., Nunes M.C., Kleerebezem M., Hugenholtz J., de Vos WAL, Almeida
J. et Santos. 1999. In vivo nuclear magnetic resonance studies of glycolytic kinetics in Lactococcus
lactis. Biotechnology and Bioengineering. 64: 200-212.
Noonpakdee W., Santivarangkna C., Jumriangrit P., Sonomoto K. et Panyim S. 2003.
Isolation of nisin-producing Lactococcus lactis WNC 20 strain from nham, a traditional Thai
fermented sausage. Int. J. Food Microbiolo. 81: 137– 145.
Orla-Jensen S. 1919. The lactic acid bacteria. A.F. hostand son, Koenighichen Hof-
Boghamdel, Copenhagen.
Olasupo N.A., Olukoya D.K. et Odunfa S.A. 1996. Studies on local strains of Amylolytic
Lactobaccillus from Nigerian fermented foods. Int. J. Food. Res. Dev. 40: 45-46.
Ortu M., Kim J.W. et Rajagopal S.N. 2001. Antibacterial activities of Lactobacillus crispatus
ATCC 33820 and Lactobacillus gasseri ATCC 33323. J. Microbiol. 39:146–148.
Ott R., Vije T., Ten Brink B., Mont B. et Konings W.N. 1997. Energy metabolism in
streptococcus cremoris during lactose starvation. Archives of Microbiolo. 141: 348-352.
Ouwehand A.C. 1998. Antimicrobial components from lactic acid bacteria. In: Salminen, S. and
Von Wright A. (Ed.), lactic acid bacteria: Microbiology and functional aspects, 2nd edition
(edited by). Marcel Dekker Inc, New York. 139-159.
Ouwehand A.C. et Vesterlund S. 2004. 11 Antimicrobial components from lactic acid bacteria.
In: Salminen S., Ouwehand A., Von Wright A. (eds.). Lactic Acid Bacteria: Microbial and
Functional Aspects, 3rd ed. Marcel Dekker, New York. 375–395.
Oyetayo V.O., Adetuyi F.C. et Akinyosoye F.A. 2003. Safety and protective effect of
Lactobacillus acidophilus and Lactobacillus casei used as probiotic agent in vivo. Afr. J.
Biotech. 2: 448-452.
150
Bibliographie
Piard J.C. et Desmazeand M., 1991. Inhibiting factors produced by lactic and bacteria part L.
oxygen metabolites and catabolism end-products. Lait. 71: 525-541.
Piard J.C., Delorme F., Giraffa G., Commissaire J. et Desmazeaud M.J. 1990. Evidence for
a bactenocin produced by Lactococcus lactis CNRZ 481. Neth. Milk Dairy J. 44: 143-158.
Podolak P.K., Zayas J.F., Kastner C.L. et Fung D.Y.C. 1996. Inhibition of Listeria
monocytogenes and Escherichia coli O157:H7 on beef by application of organic acids. J.
Food Prot. 59: 370-373.
Prescott C.E., Hope G.D. et Blevins L.L. 2003. Identification of newly isolated lactobacilli
from stomach mucus of lamb. Acta Facultatis Pharmaceuticae Universitatis Comenianae. 55:
64-72.
Prioult G. 2003 : Effet des probiotiques sur l’induction et le maintien de la tolérance orale à la
β-lactoglobuline chez la souris et étude de leurs mécanismes d’action .Thèse Ph.D. Faculté
des sciences de l’agriculture et de l’alimentation. Université Laval, Québec, PQ, Canada.
Pritchard G.G. et Coolbear T. 1993. The physiology and biochemistry of the proteolytic
system in lactic acid bacteria. FEMS Microbiol. Rev.12: 179-206.
Pruitt K.M., Tenovuo J., Mansson-Rahemtulla B., Harrington P. et Baldone D.C. 1986. Is
thiocyanate peroxidation at equilibrium in vivo? Biochim. Biophys. Acta. 870: 385-391.
Psono L., Kotzamanides C., Andrighetto C., Lombardi A., Tzanetakis N., Litopoulou-
Tzanetaki E. 2006. Genotypic and phenotypic heterogeneity in Enterococcus isolated from
Batzos, a raw goat milk cheese. Int. J. Food Microbiol. 109: 109-120.
Raccach M., Mc Grath R. et Daftarian H. 1989. Antibiosis of some lactic acid bacteria
including Lactobacillus acidophilus toward Listeria monocytogenes. Int. J. Food Microbiol.
9: 25-32.
Rajaram G., Manivasagan P., Gunasekaran U., Ramesh S., Ashokkumar S., Thilagavathi
B. et Saravanakumar A. 2010. Isolation, identification and characterization of bacteriocin
from Lactobacillus lactis and its antimicrobial and cytotoxic properties. Afr. J. Pharmacy and
Pharmacol. 4(12) : p. 895-902.
Ramet J.P. 1993. The Technology of Cheese from Camel Milk (Camelus dromedarius). FAO
Booklet Production and Animal Health, Rome, Italy. p:118.
Rampal M., Ouwehand A.C. et Vesterlund S. 2000. Antimicrobial components from lactic
acid bacteria. Appl Environ Microbiol. 57(1):114-121.
Rao D.R., Reddy A.V., Pulusani S.R. et Cornwell P.E. 1984. Biosynthesis and utilisation of
folic acid and vitamin B12 by lactic cultures in skim milk. J. Dairy Sci. 67: 1169-1174.
Rauch P.J.G., Beerthuyzen M.M. et de Vos W.M. 1994. Distribution and evolution of
nisinsucrose elements in Lactococcus lactis. Appl. Environ. Microbiol. 60: 1798-1804.
Reeves PR. 1972. The Bacteriocins. New York: Springer-Verlag. 142 p.
Reisinger P., Seidel H., Tscheche H. et Hammes W.P., 1980. The effect of nisin on murein
synthesis. Arch. Microbiol. 127: 187-193.
Reiter B. et Härnulv B.G. 1984. Lactoperoxidase antibacterial systems: natural occurrence,
biological functions and practical applications. J. Food Prot. 47: 724-732.
Reque E.F., Pandey A., Franco S.G. et Soccol C.R. 2000. Isolation, identification and
physiological study of Lactobacillus fermentum lpb fot use as probiotic in chikens. Braz. J.
Microbiol. Vol. 31, N° 4
151
Bibliographie
Richards R.M.E., Xing D.K.L. et King T.P. 1995. Activity of p-aminobenzoic acid compared
with other organic acids against selected bacteria. J. Appl. Bacteriol. 78: 209-215.
Riley M.A. et Wertz J.E. 2002. Bacteriocin diversity: ecological and evolutionary perspectives.
Biochimie. 84: 357-364.
Rodriguez E., Calzada J., Arquès J.L., Rodrigues J.M., Nunez M. et Medina M. 2005.
Antimicrobial activity of Pediocin-producing Lactococcus lactis on Listeria monocytogenes,
Staphylococcus aureus and Escherichia coli O157 :H7 in cheese. Int. Dairy Jl. 15: 51-57.
Rodriguez J.M., Martínez M.I et Kok J. 2002. Pediocin PA-1, a wide-spectrum bacteriocin
from lactic acid bacteria. Crit. Rev. Food Sci. Nutr. 42: 91-121.
Rogosa M., Wiseman R.F., Mitchel J.A., Disraely M.N. et Beaman A.J. 1953. Species
Differentiation of Oral Lactobacilli from man including descriptions of Lactobacillus
salivarius nov. spec. and L. cellobiosus nov spec. J. Bacteriol. 65: 681-699.
Roissard et Luquet. 1985. Les bactéries lactiques édition Lorisa, volume 1, Luquet F. M, lait et
produits laitières, Tec et Doc, édition Lavoisier, Paris, p362-400-402.
Rollema H.S., Kuipers O.P., Both P., de Vos W.M. et Siezen R.J. 1995 : Improvement of
solubility and stability of the antimicrobial peptide nisin by protein engineering. Appl.
Environ. Microbiol. 61: 2873-2878.
Rose N.L., Sporns P et Mc Mullen L.M. 1999. Detection of bacteriocins by matrix-assisted
laser desorption/ionization time-of-flight mass spectrometry. Appl. Environ. Microbiol. 65:
2238 42.
Ross A.G.P., Bartley P.B., Sleigh A.C., Olds G.R., Li Y.S., Williams G.M. et Mc Manus
D.P. 2002. Schistosomiasis. N. Engl. J. Med. 346: 1212-1220.
Ryan M.P., Rea M.C., Hill C et Ross R.P. 1996. An application in cheddar cheese manufacture
for a strain of Lactococcus lactis producing a novel broad-spectrum bacteriocin, lacticin 3147.
Appl. Environ. Microbiol. 62: 612-619.
Sahl H.G., Bierbaum G. 1998. Lantibiotics: biosynthesis and biological activities of uniquely
modified peptides from Gram-positive bacteria. Annu. Rev. Microbiol. 52:41-79.
Sahl H.G., Jack R.W. et Bierbaum G. 1995. Biosynthesis and biological activities of
lantibiotics with unique posttranslational modifications. Eur. J. Biochem. 230: 827-53.
Sahl. H.G. et Bierbaum G. 1998. Lantibiotics: biosynthesis and biological activities of uniquely
modified peptides from Gram-positive bacteria. Annu. Rev. Microbiol. 52: 41-79.
Saidi N., Guessas B., Bensalah F., Badis A., Hadadji M., Henni D.E., Prevost H. et Kihal M.
2002. Caractérisation des bactéries lactiques isolées du lait de chèvre des régions arides. J.
Alg. Reg. Arides. 1: 1-11.
Saidi N., Hadadji. et Guessas B. 2011. Screening of Bacteriocin-Producing Lactic Acid
Bacteria Isolated from West Algerian Goat’s Milk. Global J. Biotechnol. Bioch. 6 (3): 154-16.
Saidi Noureddine. 2007. La microflore lactique du lait cru de chèvre local : études,
microbiologique, biochimique et génétique des bactéries lactiques d’intérêt bio-préservateur
Thèse de Doctorat. Université d’Oran. 216 pp.
Salminen S., Bouley M.C., Boutron-Rualt M.C., Cummings J., Franck A., Gibson G.,
Isolauri E., Moreau M.C., Roberfroid M. et Rowland I. 1998. Functional food science and
gastrointestinal physiology and function. Brit. J. Nutr. Suppl. 1: 147–171.
152
Bibliographie
Salminen S., Ouwehand A. et von Wright A. 2004. Lactic Acid Bacteria: Microbial and
Functional Aspects, 3rd ed. Marcel Dekker. New York. 375-395.
Sambrook J., Fritsh E.F. et Maniatis T. 1986. Molucular Cloning : A Laboratory Manual .
Cold Spring Harbor Laboratory Bress, 2ème Edition, Nez York. p.96.
Sanna V., Di Giacomo A., La Cava A., Lechler R.I., Fontana S., Zappacosta S. et Matarese
G. 2002. Bacteriophage-triggered defense systems: phage adaptation and design
improvements. Appl. Environ. Microbiol. 63:4370-4376.
Sanz B., Selgas D., Parejo I. et Ordòñez J.A. 1988. Characteristics of lactobacilli isolated from
dry fermented sausages. Int. J. Food Microbiol. 6: 199-205.
Schillinger U. et Lücke F.K. 1987. Identification of Lactobacilli from meat and meat products.
J. Food Microbiol. 4: 199-208.
Schillinger U. et LückeK. 1989. Animicrobial activity of Lactobacillus sake isolated from meat.
Appl. Environ. Microbiol. 55: 1901-1906.
Schillinger U., Geisen R. et Holzapfel W.H. 1996. Potential of antagonistic microorganisms
and bacteriocins for the biological preservation of foods. Trends Food Sci. Technol. 7: 158-
64.
Schirch V., Hopkins S., Villar E. et Angelaccio S. 1985. Serine hydroxymethyltransferase
from Escherichia coli: purification and properties; J. Bacteriol. 163: 1–7.
Schleifer K.H. et Kilpper-Balz R. 1987. Molecular and chemotaxonomic approaches to the
classification of streptococci, enterococci and lactococci: a review. Syst. Appl. Microbiol. 10:
1-19.
Schleifer K.H. et Ludwig W. 1995. Phylogenetic relationships of lactic acid bacteria. In The
genera of lactic acid bacteria, Edited by B.J.B. Wood & W. H. Holzapfel. London: Blackie
Academic and Professional. pp. 7-18.
Schnürer J. et Magnusson J. 2005. Antifungal lactic acid bacteria as biopreservatives. Food Sc.
Technol. 16: 70-78.
Schved F., Lalazar A., Lindner P. et Juven B.J. 1994. Interaction of the bacteriocin produced
by Pediococcus acidilactici SJ-1 with the cell envelope of Lactobacillus spp. Lett. Appl.
Microbiol. 19: 281-283.
Schved, F.M., Lalazar, A., Henis, Y. et Juven B.J. 1993. Purification, partial characterization
and plasmid-linkage of pediocin S J- 1, a bacteriocin produced by Pediococcus acidilactici. J.
Appl. Bacteriol. 74: 1, 67-77.
Seifu L., Souza A.M.L., Lopes R.V., Nunes A.C et Nicoli R.J. 2007. Comparison of
antagonistic ability against enteropathogens by G+ and G– anaerobic dominant components
of human fecal microbiota. Folia Microbiol. 51141–145.
Selmer-Olsen E. et Sorhaug T. 1998. Comparative studies of the growth of Lactobacillus
plantarum in whey supplemented with autolysate from brewery yeast biomass or commercial
yeast extract. Milchwissenschaft. 53: 7. p: 367-370.
Sharpe M.E. 1962. Taxonomy of the Lactobacilli. Dairy Sci. Absracts. 24: 109-118.
Sheu C.W., Konings W.N. et Freese E. 1972. Effects of acetate and other short-chain fatty
acids on sugars and amino acid uptake of Bacillus subtilis. J. Bacteriol. 111: 525-530.
Shihata A. et Shah N.P. 2000. Proteolytic profiles of yogurt and probiotic bacteria. Int. Dairy J.
10: 401-408.
153
Bibliographie
Tagg J.R., Dajani A.S. et Wannamaker L.W. 1976. Bacteriocins of Gram-positive bacteria,
Bacteriol. Rev. 40: 722-756.
154
Bibliographie
Taheri H., Fatemeh T., Hossein M., Mojtaba Z., Mahmood S. et Parvin S. 2009. Potential
probiotic of Lactobacillus johnsonii LT171 for chicken nutrition. Afr. J. Biotechnol. 8(21). p:
5833-5837.
Talarico T.L. et Dobrogosz W.J 1989. Chemical characterization of an antimicrobial substance
produced by Lactobacillus reuteri. Antimicrob. Agents Chemother. 33: 674-679.
Talarico T.L., Casas I.A., Chung T.C. et Dobrogosz W.J. 1988. Production and isolation of
reuterin, a growth inhibitor produced by Lactobacillus reuteri. Antimicrob. Agents
Chemother. 32: 1854-1858.
Tamime A.Y. 1990. Microbiology of starter cultures. In: Robinson, R. K. (Ed), Dairy
Microbiology, vol. 2. Elservier, London. pp. 131- 201.
Taylor M.J., Bandi C. et Hoerauf A. 2005. Wolbachia bacterial endosymbionts of filarial
nematodes. Adv in Parasitol. 60: 245-284.
Teuber M. et Lembke J. 1983. The bacteriophages of lactic acid bacteria with emphasis on
genetic aspects of group N lactic streptococci. J. Microbiol. Serol. 49: 283-295.
Thomas T.D. 1973. Agar medium for differentiation of Streptococcus cremoris from the other
bacteria. NZJ. Dairy. Sci. Technol. 8: 70-71.
Thompson J. et Torchia., D.A. 1984. Use of 31P nuclear magnetic resonance spectroscopy and
14C fluorography in studies of glycolysis and regulation of pyruvate kinase in Streptococcus
lactis. J. Bacteriol. 158: 791–800.
Thonart P. et Hiligsmann S. 2009. Identification of newly isolated lactobacilli from stomach
mucus of lamb. Acta Facultatis Pharmaceuticae Universitatis Comenianae. 55: 64-72.
Todorov S.D. et Dicks L.M.T. 2005. Production of bacteriocin ST33LD, produced by
Leuconostoc mesenteroides subsp. mesenteroides, as recorded in the presence of different
medium components. World J. Microbiol. Biotechnol. 21: 1585-1590.
Todorov S.D., van Reenen C.A et Dicks L.M. 2004. Optimization of bacteriocinproduction by
Lctobacillus plantarum ST13BR, a strain isolated from barely beer. J. Gen. Appl. Microbiol.
50: 149-157.
Topisirovic L., Milan k., Djordje f., Natasa G., Ivana S et jelena L. 2006. Potentil of lactic
acid bacteria isolated from specific naturel niched in food production and preservation. Int. J.
food Microbiol.112: 230-235
Valle J., Gomez- Lucia E., Piriz S., Goyache J., Orden J.A. et Vadillo S. 1990. Enterotoxin
production by staphylococci isolated from healthy goats. Appl. Env. Microbiol. 56: 1323-
1326.
Van Den Hooven H.W., Sponk C.A.E.M., Van De Camp M., Konings R.N.H., Hilbers C.W.
et Van Den Ven F.J.M. 1996. Surface location and orientation of the lantibiotic nisin bound
to membrane-mimickimg micelles of dodecylphosphocholine and of sodium dodecylsulphate.
Eur. J. Biochem. 235: 394-403.
Vassiliadou K., Monolkidis D. et Tsigoida A.1991. Somatic cell count in relation to infection
status of goat udder. J. Dairy Res. 159: 21-28.
Vermeiren L., Devlieghere F. et Debevere J. 2004. Evaluation of meat born lactic acid bacteria
as protective cultures for the biopreservation of cooked meat products. Int. J. Food Microbiol.
96: 149-164.
155
Bibliographie
Vescovo K., Javorský P., Nemcová R., Kopečný J. et Boda K. 1982. Occurrence of
conjugative amylolytic activity in rumen Lactobacilli. Elsevier. 144, Issue 1. p : 53–57.
Vollenweider L., Zarazaga M., Saenz J., Ruiz-Larrea F. et Torres C. 2000. Bacteriocin
production by lactic acid isolated from rioja red wines. J. Appl. Microbiol. 21: 305-314.
Wagner M.K. et Moberg L.J. 1989. Present and future use of traditional antimicrobials.
Food Technol. 1: 143-147.
Walsh M.C., Gardiner G.E., Hart O.M., Lawlor P.G., Daly M., Lynch B., Richert B.T.,
Radcliffe S., Giblin L., Hill C., Fitzgerald G.F., Stanton C. et Ross P. 2008. Predominance
ofabacteriocin-producing Lactobacillus salivarius componentofa¢ve strain probiotic
intheporcineileumand ejects on host immunephenotype, FEMS Microbiol. Ecol. 64: 317–327.
West C.A. et Warner P.J. 1985. Plasmid Profiles and Transfer of Plasmid-Encoded. Antibiotic
Resistance in Lactobacillus plantarum. Applied and Environmental Microbiology, Nov. 1985,
p. 1319-1321.
Who 1974. Toxicological evaluation of some food additives including anticaking agents,
antimicrobials, antioxidants, emulsifiers and thickening agents. WHO Food Additives. 5: 461-
465.
Wilson A.R., Sigee D. et Epton H.A.S. 2005. Anti-bacterial activity of Lactobacillus plantarum
strain SK1 against Listeria monocytogenes is due to lactic acid production. J. Appl. Microbiol.
99: 1516-1522.
Winkowski. K et Ludescher R.D. 1995. Models and Mechanisms for Bacteriocin Action and
Application. Int Dairy. J. 5: 797-814.
Wong H.C. et Chen Y.L. 1988. Effects of lactic acid bacteria and organic acids on growth and
germination of Bacillus cereus. Appl. Environ. Microbiol. 54: 2179-2184.
Woolford M.K. 1975. Microbiological screening of food preservatives, cold sterilants and
specific antimicrobial agents as potential silage additives. J. Sci. Food Agric. 26: 229-237.
Wouters J.T.M., Ayad E.H.E., Hugenholtz J. et Smit G. 2002. Microbes from raw milk for
fermented dairy products. Int. J.12: 91-109.
156
Bibliographie
Zhou J.S., Pillidge C.G., Gopalc P. K. et Gill H.S. 2005. Antibiotic susceptibility profiles of
new probiotic Lactobacillus and Bifidobacterium strains. Inter. J. Food Microbiol. 98 : 211-
217.
Zottola E.A., Yezzi T.L., Ajao D.B. et Roberts R.F. 1994. Utilization of cheddar cheese
containing nisin as an antimicrobial agent in other foods. Int. J. Food Microbiol. 24: 227-38.
MS 20020567.
Zourari A., Accolas J.P. et Desmazeaud M.J. 1992. Metabolism and biochemical
characteristics of yogurt bacteria. A review. Lait. 72: 1-34.
157
Annexe
ANNEXE
161
Milieu M16 BCP (Thomas, 1973)
Extrait de levure 2,5 g
Extrait de viande 5g
Lactose 2g
Biopolytone 5g
Peptone papaînique de soja 5g
Acide ascorbique 0,5 g
Acétate de sodium 1,8 g
L-Arginine 4g
Pourpre de bromocrésol 0,05 g
Agar 10 g
Eau distillée qsp 1000 ml
pH 6,5
Autoclavage 120°C, 20 min
Milieu Chapman
Peptone 10g
Extrait de viande 1g
Chlorure de sodium 75g
Mannitol 10g
Rouge de phenol 0.025g
Agar 15g
pH 7.4
Autoclave 120° C, 20min
162
Bouillon nutritif
EXTRAIT DE VIANDE 1 g
EXTRAIT DE LEVURE 2 g
PEPTONE 5 g
CHLORURE DE SODIUM 5 g
pH =7.4
Autoclavage 120°C, 20 min
Gélose nutritive
EXTRAIT DE VIANDE 1 g
EXTRAIT DE LEVURE 2 g
PEPTONE 5 g
CHLORURE DE SODIUM 5 g
AGAR 15 g
pH =7.4
Autoclavage 120°C, 20 min
Eau physiologique
Chlorure de sodium 8,5 g
PEPTONE 0,5 g
EAU DISTILLEE 1000 ml
pH =7
AUTOCLAVAGE : 120° C PENDANT 20 MINUTE
Lait écrémé
LAIT ECREME 10 g
EXTRAIT DE LEVURE 0.5 g
Eau distillée 100 ml
pH =7
Autoclavage 120°C, 20 min
163
Eau peptonée
PEPTONE EXEMPLE D’INDOLE 10 g
CHLORURE DE SODIUM 5 g
pH=7.2
Autoclavage 120°C, 20 min
164