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DEPONAT

Ce document présente la Déclaration de Politique Nationale d'Aménagement du Territoire (DEPONAT) du Bénin. La DEPONAT vise à établir une politique cohérente d'aménagement du territoire et à corriger les disparités dans le développement du pays. Le document décrit le contexte de la DEPONAT et ses objectifs principaux.

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Ce document présente la Déclaration de Politique Nationale d'Aménagement du Territoire (DEPONAT) du Bénin. La DEPONAT vise à établir une politique cohérente d'aménagement du territoire et à corriger les disparités dans le développement du pays. Le document décrit le contexte de la DEPONAT et ses objectifs principaux.

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PREFACE DE LA DEPONAT

1
Le gouvernement de la République du Bénin vient de franchir une
étape décisive dans la rationalisation des choix de développement
en se dotant d’un document de référence pour la planification
spatiale du développement de notre pays : la Déclaration de
Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (DEPONAT).
Pendant longtemps, les structures en charge de l’Aménagement
du territoire n’ont pas bénéficié de la synergie nécessaire à la mise
en œuvre de stratégies cohérentes dans le cadre d’une politique
claire et préalablement définie. La planification, caractérisée par
des actions éparses sans interaction se faisait par secteur à plus ou
moins court terme et ne répondait à aucune politique globale au
plan spatial.
Ainsi les nombreux plans de développement économique, social et
régional élaborés depuis les indépendances, malgré une volonté
politique manifeste pour amorcer un développement, ont donné
en général, des résultats maigres, parfois négatifs.
La Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990, a été
marqué par une prise de conscience de la nécessité et des enjeux
d’une politique de développement national équilibré. Depuis lors,
l’Etat béninois s’est employé à la conception et à la mise en œuvre
d’une véritable Politique d’Aménagement du Territoire qui prend
appui sur une vision globale et une approche intégrée.
Cette volonté, clairement affirmée à travers les différents
Programmes d’Actions du Gouvernement (PAG), accorde à
l’Aménagement du Territoire une place de choix comme outil
d’initiation et de suivi du processus de développement du pays.
De par ses fondements, la DEPONAT est aujourd’hui un repère et
un socle pour canaliser et asseoir le développement du pays. Elle
tire sa justification des textes fondamentaux qui régissent
aujourd’hui le Bénin.

2
Ses orientations visent à combler les attentes du citoyen béninois
par :
• la promotion de la planification territoriale et la gestion
rationnelle des ressources ;
• la promotion de la décentralisation et de la déconcentration ;
• le renforcement du niveau d’équipement à l’échelle locale.
Les objectifs de la Déclaration de Politique Nationale
d’Aménagement du Territoire épousent parfaitement les
conclusions des Etudes Nationales de Perspective à Long Terme,
Bénin 2025 en matière d’Aménagement du Territoire.
Pour soutenir et concrétiser cette orientation, un nouveau cadre
institutionnel est préconisé à travers la création de nouvelles
structures qui interviendront à tous les niveaux pour une véritable
planification de l’espace.
Ainsi :
• au niveau national, le Conseil National d’Aménagement du
Territoire (CNAT), présidé par le Ministre chargé de
l’Aménagement du Territoire, constituera le lieu de synthèse,
d’arbitrage et d’impulsion où se prépareront les décisions du
Gouvernement en matière d’aménagement du territoire ;
• au niveau départemental, le Conseil Départemental de
Concertation et de Coordination (CDCC) sera le premier cadre
de déconcentration des décisions du Conseil National
d’Aménagement du Territoire et ;
• au niveau des communes, le Conseil Communal et le Maire se
chargeront de l’élaboration et de la mise en œuvre des
différents plans et prescriptions en matière d’aménagement du
territoire dans le respect des normes nationales et en
cohérence avec les orientations en vue d’assurer les meilleures
conditions de vie à l’ensemble de la population.

3
Le Secrétariat Technique Permanent (CNAT) est assuré par la
Délégation à l’Aménagement du Territoire (DAT).
La Délégation à l’Aménagement du Territoire est l’agence
d’exécution de la Politique Nationale d’Aménagement du
Territoire au Bénin. Elle est l’actrice principale dans l’élaboration
des instruments de conception de l’Aménagement du Territoire
que les Schémas Directeurs d’Aménagement des Départements
(SDAD), les Schémas des Services Collectifs (SSC) et enfin les
instruments de mise en œuvre et de suivi-évaluation.
Au total, la Déclaration de la Politique Nationale d’Aménagement
du Territoire procède d’une vision participative du développement
et vient corriger les insuffisances observées dans le domaine de
l’aménagement du territoire, surtout au moment où s’installent
les organes locaux que sont le Conseil Communal et le Maire. Elle
est l’expression de la volonté politique du Gouvernement du Bénin
de se doter d’un outil de planification spatiale dans les domaines
de compétences de l’Etat, des Départements et des Communes.
Je souhaite que la Déclaration de la Politique Nationale
d’Aménagement du Territoire vienne combler les insuffisances et
corriger les disparités et déséquilibres constatés au niveau du
processus de développement de notre pays et qu’elle soit le
repère pour les décideurs à différents échelons.

Ministre de l’Environnement,
de l’Habitat et de l’Urbanisme,
Luc-Marie Constant GNACADJA

4
I. PRESENTATION

5
L’Aménagement du Territoire est la recherche dans le cadre
géographique national d’une meilleure répartition des utilisateurs
de l’espace en fonction des ressources naturelles, des activités des
hommes et des femmes et de l’affectation des investissements. Le
Gouvernement mû par cette finalité a pris l’initiative de doter la
République du Bénin d’une Politique cohérente d’Aménagement
du Territoire pour combler le vide existant depuis son accession à
la souveraineté internationale en 1960. En effet, nonobstant
l’existence depuis les années 1970 de structures étatiques dont les
actions sectorielles ont concouru à l’Aménagement du Territoire,
ces actions n’ont pas toujours bénéficié de la synergie nécessaire à
la mise en œuvre de stratégies cohérentes dans le cadre d’une
politique clairement et préalablement définie. Aussi a-t-on assisté
à des attitudes oscillant entre l’improvisation et le saupoudrage,
avec en surcroît un modèle de planification par secteur qui
amenuise tout effort de régionalisation, les niveaux déconcentré
et local ayant été très peu sollicités.
Dans les années 1990, le Bénin a connu une prise de conscience
face aux enjeux de développement national équilibré. Le
Gouvernement a, depuis lors, affiché sa volonté de rompre avec le
passé par la mise en œuvre d’une véritable Politique
d’Aménagement du Territoire basée sur une vision globale et une
approche participative et intégrée. Les différents Programmes
d’Actions du Gouvernement, depuis 1996, lui accordent une place
de choix dans la complémentarité et l’interdépendance des
actions à mettre en œuvre.
Ainsi, un bref aperçu de la situation permet de comprendre que le
peu d’importance accordée à l’Aménagement du Territoire a
aggravé certaines incohérences déjà existantes et en a créé
d’autres.

6
De même les moyens consacrés jusqu’ici à l’Aménagement du
Territoire sont eux-mêmes insignifiants et très variés et ne
concourent pas tous, de manière également directe et évidente à
l’objectif d’Aménagement du Territoire. D’où la volonté d’adopter
un cadre pour la résolution des problèmes d’aménagement qui
soit moins un ensemble de règles juridiques et d’institutions
qu’une véritable politique qui prenne en compte les
préoccupations qui motivent l’action d’Aménagement du
Territoire, notamment :
• la recherche efficiente d’une affectation de l’utilisation de
l’espace ;
• le rétablissement de l’équilibre rompu soit entre le Littoral
(Cotonou) et les autres Départements, soit entre les diverses
Communes du Bénin, problèmes issus de la croissance des villes
et de l’expansion démographique.

7
II. DECLARATION DE POLITIQUE

A. PREAMBULE

8
Etant avant tout une politique, l’Aménagement du Territoire
indique les orientations fondamentales et stratégiques qui vont
désormais régir l’identification et la mise en œuvre des
interventions et actions d’investissement et d’équipement aussi
bien de l’Etat que des collectivités locales.
Elle vise à fixer et à préciser les lignes directrices de la dimension
spatiale du développement économique et social par une plus
grande initiative donnée à la dynamique locale et à ses capacités
de gestion.
L’objectif principal est de permettre au Bénin de se doter d’outils
de coordination spatiale du développement économique et social
garant des équilibres régionaux, de la sauvegarde de ressources de
base, et de l’utilisation optimale des moyens financiers.
B. FONDEMENT ET PRINCIPES D’ACTION

Se fondant sur la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant


Constitution de la République du Bénin, la loi 98-030 du 12 février
1999 portant Loi-cadre sur l’Environnement et prenant en compte
les prescriptions des différentes lois relatives à la décentralisation,
intégrant les résultats des Etudes Nationales de Perspective à Long
Terme, Bénin 2025, la Politique Nationale d’Aménagement du
Territoire vise la promotion d’un Aménagement du Territoire qui
assure le développement régional et la gestion rationnelle de
l’environnement ainsi que la maîtrise spatiale du développement
économique et social et de lutte contre la pauvreté.
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire appelle des
actions qui demandent la contribution de tous les acteurs au
développement. Toutes les interventions doivent concourir aux
principes suivants :
1- la cohérence avec les politiques et stratégies sectorielles et
nationales déjà en vigueur est une nécessité absolue ;

9
2- la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire est le cadre
de référence pour toutes les actions d’équipement et de
gestion du territoire national ;
3- les stratégies d’Aménagement du Territoire doivent s’appuyer
sur les aspirations des populations à la base ;
4- les actions d’Aménagement du Territoire doivent être engagées
à partir de centres de décisions appropriés.
C. ORIENTATIONS

La Déclaration de la Politique Nationale d’Aménagement du


Territoire doit contribuer, par un développement équilibré, à faire
du Bénin « un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à
économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de
bien-être social ».
1- Les grandes orientations de la Politique Nationale
d’Aménagement du Territoire

a. La promotion de la planification territoriale et la gestion


rationnelle des ressources ;
b. La promotion de la décentralisation et de la déconcentration ;
c. Le renforcement du niveau d’équipement à l’échelle locale.
2- Les objectifs de la Politique Nationale d’Aménagement
du Territoire

a. Planifier et gérer le territoire national par une meilleure


programmation spatiale des investissements et une gestion
optimale des ressources (ressources naturelles, infrastructures
et d’équipements, capital humain) :
• Définir et mettre en œuvre une politique de peuplement
fondée sur un développement équilibré du pays et qui passe
par la mise en place de pôles d’activités spécifiques.

10
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire doit
contribuer à la réduction de la pression démographique qui
s’exerce sur les zones urbaines et les zones rurales fortement
peuplées.
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire doit œuvrer
pour une meilleure canalisation des flux migratoires basées sur la
recherche d’un équilibre de l’armature urbaine et la promotion
de pôles régionaux et locaux de développement aux fins
d’assurer une répartition équilibrée de la population, en accord
avec les potentialités, sur l’ensemble du territoire national.
Le milieu doit être vu de façon évolutive et non fixiste, car toute
implantation d’activité nouvelle en milieu rural est facteur
d’urbanisation. Il faut y veiller pour que cette mutation respecte
l’environnement, de sorte que la ville dans le futur ne soit pas
confrontée aux mêmes problèmes de nuisances dans les villes à
l’étape actuelle.
La garantie d’un service public aux populations en milieu rural
est également de la responsabilité de l’Etat dans le souci de
fournir un espace moderne, équilibré ayant une justification en
terme de société. La décentralisation définit un cadre nouveau
de partage de responsabilité mais ne doit pas aboutir à
l’implosion de service public devant contribuer à atténuer le
phénomène de l’exode rural.
La décentralisation, en cours au Bénin, est une opportunité pour
équiper le milieu rural, l’intégrer dans les circuits économiques et
sociaux nationaux, créer des infrastructures et assurer des
services aux populations rurales et urbaines.
• Optimiser l’utilisation des ressources naturelles
L’application des principes de transparence, de responsabilité,
de compte rendu, de participation et de primauté du droit par

11
les structures déconcentrées et décentralisées de l’Etat
chargées de l’Aménagement du Territoire est d’une grande
importance pour la gestion rationnelle des ressources en vue
d’un développement durable.
• Rechercher l’équilibre ressources naturelles-population-
activités économiques environnement pour la promotion d’un
Développement maîtrisé durable
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire, tout en
assurant à long terme un cadre de vie sain à tous, contribuera
au maintien de l’équilibre écologique entre les ressources
naturelles, les populations, les activités économiques et
l’environnement par une meilleure répartition des activités
économiques et des populations sur le territoire national.
b. Décentraliser pour permettre à l’ensemble des collectivités
locales de prendre effectivement en charge leur dynamisme
de développement :
• Promouvoir un développement équilibré des régions et des
Départements
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire, par ses
instruments, orientera les régions vers une spécialisation des
activités économiques en fonction des potentialités naturelles, des
atouts et des contraintes que présente leur territoire.
c. Garantir un bon fonctionnement à l’échelle locale pour
assurer, à l’ensemble des ménages, l’accès aux services de
base et favoriser le développement des activités productives :
• Mieux répartir les agents économiques sur l’ensemble du
territoire en tenant compte des potentialités et atouts, des
besoins à satisfaire de chaque entité urbaine et son hinterland
rural.

12
Il s’agit des infrastructures de transport, de communication,
d’éducation, de santé, de tourisme, des réseaux d’électricité,
d’eau et d’assainissement, il s’agit également de l’implantation
des services publics et privés.
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire favorise,
autorise, limite ou interdit selon le cas, la localisation des
activités économiques et des populations sur le territoire par la
mise en place de régimes fiscaux de faveur et des procédures
d’agrément.
• Rechercher l’équilibre dans la répartition spatiale des activités
économiques et des emplois.
La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire qui vise
fondamentalement l’amélioration des conditions de vie et
d’existence des populations, veillera à une meilleure répartition
spatiale des activités économiques pour réduire les
déséquilibres entre les régions en instituant un régime de
primes de développement économique.
D. INSTRUMENTS DE MISE EN ŒUVRE

1- Les instruments de mise en œuvre

a. La planification et la gestion du territoire national par une


meilleure programmation des investissements et une gestion
optimale des ressources :
• établir un diagnostic précis sur la situation économique de
chaque région ;
• identifier les potentialités et contraintes de chaque
département et définir les pôles régionaux et leurs spécificités ;
• identifier les investissements publics indispensables à
l’amélioration des activités socio-économiques des pôles
régionaux de développement ;

13
• instaurer une planification stratégique en vue de partage de
responsabilités entre les différents acteurs sur les enjeux
déterminants ;
• intensifier les échanges entre milieu urbain et milieu rural pour
favoriser l’intégration des projets ;
• promouvoir la mise en place de nouvelles infrastructures de
service public et la maintenance de celles existantes ;
• améliorer les conditions de travail des structures en charge de
la gestion des ressources naturelles.
b. La décentralisation pour permettre à l’ensemble des
collectivités locales de prendre effectivement en charge leur
développement :
• désengager l’Etat et transférer les responsabilités détenues
vers les collectivités locales, en tenant compte des dispositions
de lois relatives à la décentralisation ;
• décentraliser la maîtrise d’ouvrage des infrastructures d’intérêt
local à l’échelon local ;
• appuyer la décentralisation de l’action gouvernementale en
matière d’infrastructure locale ;
• renforcer l’appui ou l’assistance à l’échelon départemental de
création récente.
c. Le renforcement du niveau d’équipement à l’échelle locale
pour assurer, à l’ensemble des ménages, l’accès aux services
de base et favoriser le développement des activités
productrices :
• hiérarchiser les points de peuplement structurant les
territoires : pôles régionaux ;
• définir les fonctions des régions, des villes, des villages et des
campements ;
• promouvoir les investissements de niveau local
(investissements directs et investissements complémentaires).

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2- Les instruments institutionnels

a. Au niveau national
• L’intervention de l’Assemblée Nationale
Elle vote les lois relatives à l’Aménagement du Territoire et
discute de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire
à l’occasion du vote de la loi des finances.
• L’intervention du Gouvernement
Au niveau du gouvernement, la préparation et l’exécution de la
Politique Nationale d’Aménagement du Territoire revient à
plusieurs ministères. Toutefois, toute politique sectorielle,
devra se conformer à la Politique Nationale d’Aménagement du
Territoire et ce, en respect des domaines de compétence de
l’Etat.
L’organe délibérant : le Conseil National de l’Aménagement du
Territoire
Il est créé un Conseil National d’Aménagement du Territoire
(CNAT). Le CNAT est présidé par le Ministre chargé de
l’Aménagement du Territoire.
Il est composé des représentants des Ministres, des Préfets et par
un membre de chacune des structures ci-après :
• du Ministère chargé de la Décentralisation et de
l’Administration Territoriale ;
• du Ministère chargé des Finances ;
• du Ministère chargé du Plan ;
• du Ministère chargé de l’Environnement ;
• du Ministère chargé des Infrastructures Routières ;
• du Ministère chargé de la Santé Publique ;
• du Ministère chargé de l’Agriculture ;
• du Ministère chargé des Mines ;
• du Ministère chargé de l’Industrie ;
15
• du Ministère chargé de la Société Civile ;
• du Conseil Economique et Social ;
• des Préfets des Départements ;
• de l’Association Nationale des Communes du Bénin ;
Le secrétariat technique permanent du CNAT est assuré par la
Délégation à l’Aménagement du Territoire.
L’organe exécutif : la Délégation à l’Aménagement du Territoire
La Délégation à l’Aménagement du Territoire a pour missions :
• d’élaborer des instruments de conception, de mise en œuvre et
de suivi-évaluation de l’Aménagement du Territoire ;
• d’impulser les divers échelons responsables ;
• de faire adapter des décisions à prendre, à l’évolution réelle de
la situation économique ;
• de préparer et de coordonner les prises de décision en matière
d’Aménagement du Territoire et de suivre leur exécution ;
• de veiller à l’interprétation de la DEPONAT dans les politiques
et stratégies sectorielles.
La Délégation à l’Aménagement du Territoire (DAT) est l’acteur
principal dans l’élaboration des instruments de conception de
l’Aménagement du Territoire, c’est-à-dire les Schémas Directeurs
d’Aménagement du Territoire (SDAT), les Schémas Directeurs
d’Aménagement des Départements (SDAD), les Schémas des
Services Collectifs.
Le Conseil National de l’Aménagement du Territoire (CNAT)
dispose d’un fonds d’intervention pour l’aménagement du
territoire (FIAT) et travaille en étroite collaboration avec la
Structure Nationale chargée de la Planification et de la Prospective
en vue de doter la nation d’un Programme d’Investissement Public
qui vise à corriger les disparités entre les différents départements
et promouvoir un développement intégré et harmonieux de
l’ensemble du territoire national.

16
Le Fonds d’Intervention à l’Aménagement du Territoire (FIAT) est
placé sous la tutelle du président du Conseil National de
l’Aménagement du Territoire (CNAT).
La Délégation à l’Aménagement du Territoire (DAT) devient
l’instrument privilégié d’intervention. Elle pilote l’aménagement,
en s’appuyant sur divers organismes locaux, compétents
notamment d’aménagement des agglomérations et présidée par
le Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire.
La DAT coordonne des réalisations de grande ampleur pour
favoriser le développement économique de certaines régions.
C’est le cas de l’équipement touristique du littoral national et la
construction de grandes stations touristiques et culturelles
d’envergure nationale.
Elle assure la prospection et l’identification des sites et participe à
la construction des grandes zones industrielles et portuaires,
destinées à promouvoir le tissu industriel et l’économie nationale.
b. Au niveau départemental
L’organe délibérant : le Conseil Départemental de Concertation
et de Coordination.
L’organe délibérant au niveau du Département est le Conseil
Départemental de Concertation et de Coordination (CDCC).
Ce Conseil est composé :
• du Préfet de Département ;
• des Maires des communes et de leurs Adjoints ;
• d’un Représentant de l’Union Départementale des Producteurs ;
• d’un Représentant de la Chambre Consulaire départementale ;
• d’un Représentant de la Chambre des Métiers ;
• d’un Représentant de la Fédération Départementale des
Associations des Parents d’Elèves.

17
Le CDCC est obligatoirement consulté sur l’élaboration des SDAD
et des programmes de développement économique et social des
Départements et sur leur mise en œuvre.
Il veille au respect et à la mise en conformité des documents au
niveau départemental et au niveau national.
Ainsi, il délibère sur le Schéma Directeur d’Aménagement
Départemental, la création d’infrastructures, les mesures de
protection de l’environnement sur son territoire.
L’organe exécutif : la Conférence Administrative
La Conférence Administrative est créée autour du Préfet du
Département. Elle est composée des Directeurs et Chefs de
Services déconcentrés de l’Etat (cf. article 12 de la loi 97-028 du 15
janvier 1999 portant organisation de l’Administration Territoriale
de la République du Bénin).
c. Au niveau communal
L’organe délibérant : le Conseil Communal
Le Conseil Communal (CC) est l’organe délibérant au niveau de la
commune. Il est composé de neuf (9) membres au moins et de
quarante neuf (49) au plus (cf. article 36 de la loi 97-029 du 15
janvier 1999 portant Organisation des Communes en République
du Bénin). Le Conseil Communal se répartit en trois Commissions
permanentes, à savoir :
• la Commission des Affaires Economiques et Financières ;
• la Commission des Affaires Domaniales et Environnementales ;
• la Commission des Affaires Sociales et Culturelles.
Les Commissions délibèrent sur les compétences communales (cf.
articles 82 à 107 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant
Organisation des Communes en République du Bénin ; article 19

18
de la loi 98-005 du 15 janvier 1999 portant Organisation des
Communes à statut particulier).
L’organe exécutif : le Maire
Le Maire veille à la mise en œuvre de la Politique Nationale
d’Aménagement du Territoire dans ses attributions d’ordonnateur
du budget de la Commune, de la rentrée des impôts, taxes et
droits communaux et de la coordination des activités du Conseil
Communal.
La mise en œuvre de la Politique Nationale d’Aménagement du
Territoire s’appuie également sur des instruments à la fois
juridiques et financiers.

3- Les instruments législatifs et réglementaires

Six (06) catégories de textes fondamentaux comportent déjà des


dispositions favorables à un développement du territoire national.
Il s’agit essentiellement :
• de la Constitution du 11 décembre 1990 qui, en son article 153
dispose : « l’Etat veille au développement harmonieux de
toutes les collectivités territoriales sur la base de la solidarité
nationale, des potentialités régionales et de l’équilibre
interrégional ».
• du code des Investissements de 1990 dans lequel l’agrément à
un régime privilégié est conditionné à la mise en œuvre de la
Politique d’Administration du Territoire par l’implantation
d’activités dans les zones économiques moins développées (cf.
article 18 alinéa 1 de la loi 90-002 du 9 mai 1990 portant Code
des Investissements) ;
• la Loi-cadre sur l’Environnement en République du Bénin ;
• la Loi 65-25 du 04 août 1965 portant organisation du régime de
la propriété foncière au Bénin ;

19
• la Loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des
Communes en République du Bénin ;
• la Loi n°98-005 du 15 janvier 1999 portant organisation des
Communes à statut particulier.
L’Etat béninois poursuivra les efforts de rénovation entrepris
concernant la réforme foncière, l’adoption et la mise en
application de la loi portant Code d’Aménagement et de
l’Urbanisme.
4- Les instruments financiers

Les instruments financiers de l’Aménagement du Territoire sont


extrêmement diversifiés et ont un caractère dissuasif ou incitatif.
C’est le Budget de l’Etat et les Budgets des Collectivités
Territoriales qui fourniront l’essentiel des crédits nécessaires.
Les instruments financiers d’incitation reposent essentiellement
sur les dispositions du code des investissements et les
opportunités offertes par le FIAT. Il s’agit d’offrir aux entreprises
des facilités d’installations dans les régions les moins équipées. Le
FIAT permettra de :
• mener une politique de décentralisation industrielle. En
favorisant par des primes et des exonérations fiscales, les
installations en dehors de la zone littorale nationale. Dans le
sens inverse les nouvelles entreprises s’installant près des
grandes agglomérations seront pénalisées ;
• aménager l’espace par la mise en route de grands chantiers
intégrateurs qui contribueront au développement des localités,
des départements et de la nation (cas de projets routiers, des
aménagements portuaires …).

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5- Les instruments de communication

L’existence d’un réseau de communication fonctionnant bien est


essentielle pour que l’information circule entre tous les organes
chargés de l’Aménagement du Territoire et pour que tous les
citoyens soient informés sur les préoccupations de
l’Aménagement du Territoire.
La Délégation à l’Aménagement du Territoire doit élaborer un plan
global de communication qui intègre tant la communication
interne entre les organes d’Aménagement du Territoire aux
niveaux national, départemental et communal que la
communication externe qui couvre les échanges entre ses
structures et tous les membres de la société béninoise.
L’harmonisation des perspectives est fondamentale à l’intérieur
d’un même niveau d’aménagement (national, départemental ou
communal).
Le plan global de communication sera mis en œuvre par deux
grands modes de communication :
• la communication par média (presse, radio, télévision, etc.) ;
• la communication hors média (dépliants, affiches, ateliers,
séminaires, etc.)

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