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Avantages des Protéines Végétales

Ce document compare les avantages et inconvénients des protéines végétales et animales pour la santé et l'environnement. Il présente des études montrant que les protéines végétales ont généralement des effets positifs sur les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers, tandis que les protéines animales ont souvent des effets négatifs sur ces maladies. Le document examine également l'impact des protéines sur l'environnement, notamment en termes d'émissions de gaz à effet de serre et d'utilisation des ressources.

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Avantages des Protéines Végétales

Ce document compare les avantages et inconvénients des protéines végétales et animales pour la santé et l'environnement. Il présente des études montrant que les protéines végétales ont généralement des effets positifs sur les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers, tandis que les protéines animales ont souvent des effets négatifs sur ces maladies. Le document examine également l'impact des protéines sur l'environnement, notamment en termes d'émissions de gaz à effet de serre et d'utilisation des ressources.

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École Professionnelle Supérieure de Naturopathie

Les protéines
végétales

Nora Eberli, Martine Masson et Federico Elia


Les protéines végétales 2

TABLE DES MATIÈRES


INTRODUCTION 3

GÉNÉRALITÉS : PROTÉINES VÉGÉTALES ET PROTÉINES ANIMALES 4

AVANTAGES ET DÉSAVANTAGES 4

I. Santé 4
Les maladies cardiovasculaires 4
Incidence 4
Facteurs de risque 5
Régression 6
Le diabète de type II 7
Incidence 7
Maladies associées 8
Le cancer 9
Incidence 9
Exposition aux substances cancérigènes 11
L’encéphalopathie hépatique 11
Désavantages généraux sur la santé d’un régime purement végétal 12

II. Facteurs écologiques, socioculturels, politiques et éthiques 13


Les protéines animales et les gaz à effet de serre 13
La consommation d’eau (H2O) et les différentes empruntes hydriques 14
Faune et flore terrestre ainsi que sa biodiversité 17
Faune et flore de l’océan ainsi que sa biodiversité 18
Élevage et gaspillage des aliments 19

SYNTHÈSE ET CONCLUSION 21

La faim dans le monde, la sous-alimentation et les régimes alimentaires 21

RÉFÉRENCES 23
Les protéines végétales 3

Introduction
D’un point de vue environnemental et social, nous sommes convaincus qu’il est préférable de privilégier
les protéines végétales aux protéines animales. Toutefois, quelle est la situation actuelle mondiale quant
aux différentes problématiques des gaz a effet de serre, de l’utilisation des ressources hydriques, des
élevages et de la chasse ayant un impact direct sur la faune et la flore terrestre et maritime ?

De plus, d’un point de vue purement médical, portant sur la santé, l’alimentation et la nutrition en
particulier, la question centrale de ce travail consistera à déterminer quel est le meilleure choix entre
protéines végétales et protéines animales, soit en élaborant une liste non exhaustive des avantages et
inconvénients de chacune d’entre elles.

Qu’elles soient d’origine végétales ou animales, l’inquiétude principale en rapport aux protéines consiste
en la détermination du besoin quotidien afin d’assurer le bon fonctionnement du corps. Aussi, la question
se pose de savoir s'il est possible d’assurer les besoins quotidiens en protéines par une alimentation
strictement végétale, ce en ne pas développant aucune maladie relevant de carences en protéines.

Enfin, nous nous sommes interrogés et avons procédé à des recherches afin de définir si les protéines
végétales ont des effets distincts des protéines animales, et en tel cas, quels sont les différents effets
connus à ce jour-là sur l'état de santé de l’Homme ?

Dans le cadre de ce travail, nous avons tenté de répondre au mieux aux questions soulevées ci-dessus.
Bien entendu, l'attention a été portée aux effets bénéfiques des protéines végétales ainsi qu’à leurs
inconvénients. Il sied de rappeler ici que le but de ce travail est de donner une idée globale des effets des
protéines végétales sur la santé, raison pour laquelle ce dernier ne représente pas un résumé exhaustif.
Les protéines végétales 4

Généralités :
Protéines végétales et protéines animales
Les protéines végétales se différencient des protéines animales par une composition distincte en acides
animés. En effet, les protéines végétales sont globalement plus riches en acides aminés non-essentiels
que les protéines animales1,2,3,4 et présentent souvent un déséquilibre entre les acides aminés essentiels,
la résultante étant donc une qualité jugée « inférieure »5 ,6.

Les différentes sources de protéines végétales ne couvrant pas l’intégralité des besoins, les courants
littéraires de notre époque énoncent deux méthodes diamétralement opposées.

L’une propose de mélanger les sources de protéines végétales par associations complémentaires afin
d’obtenir un apport complet, l’exemple phare étant le mélange des légumineuses et des céréales, à
contrario de son opposée qui préconise une alimentation végétale très variée et diversifiée, de sorte que
la consommation quotidienne en aliments végétaux divers suffirait à fournir tous les acides aminés
essentiels, rendant inutile l’association complémentaire au cours d’un même repas.

Cela étant précisé, il est indéniable que les protéines végétales se différencient des protéines animales,
raison pour laquelle ces dernières ont des effets qui leur sont propres. Ce sont d’ailleurs ces différents
effets qui seront abordés dans les différents chapitres de ce travail.

Avantages et désavantages
I. Santé

Les maladies cardiovasculaires

Incidence
Les maladies cardiovasculaires sont celles qui causent le plus de décès en Suisse et dans le monde7,8.
Ce fait nous a poussé à examiner les effets des protéines végétales sur l'état de santé du système
cardiovasculaire.

Figure 1 : Causes de décès en Suisse (2014)8


Les protéines végétales 5

Le type de protéines consommé aurait-il une influence sur le fonctionnement de notre système
cardiovasculaire ?

Lors de nos recherches, nous avons trouvé plusieurs études9,10,11 qui énoncent unanimement des effets
bénéfiques des protéines végétales et des sources de protéines végétales sur la santé du système
cardiovasculaire, à l’inverses des protéiques animales.

En effet, les résultats indiquent :


• une association négative entre la quantité consommée des protéines végétales et le risque de
maladies cardiaques coronariennes ;
• une association négative entre la consommation élevée d'aliments d'origine végétale et les maladies
cardiaques coronariennes, de même que les accidents vasculaires cérébraux.

Il semble donc judicieux de substituer les protéines animales par des protéines végétales, les études9,11,12
démontrant :
• une association positive entre la quantité consommée des protéines animales et les maladies
cardiaques coronariennes, de même que le nombre de décès dus aux maladies cardiovasculaires ;
• une association positive entre la quantité consommée de viande et l'infarctus du myocarde et les
maladies coronariennes mortelles ;
• une association positive entre la quantité consommée de viandes rouges et les accidents vasculaires
cérébraux, les coronaropathies et un risque accru de mortalité cardiovasculaire ;
• une association positive entre la quantité consommée de viandes transformées et les accidents
vasculaires cérébraux et un risque accru de mortalité cardiovasculaire.

Facteurs de risque
Selon l'organisation mondiale de la santé (OMS), les principaux facteurs de risques des maladies
cardiovasculaires sont l’hypertension, le diabète et l’hyperlipidémie. Ils peuvent être causés, entre autre,
par une mauvaise alimentation13.

Par rapport à l'hypercholestérolémie, une réduction de 10% du taux de cholestérol sanguin réduirait le
risque de maladies cardiovasculaires de 20%2.

En effet, les études2,3,11,12,14,15,16 démontrent :


• une association positive entre la quantité consommée des protéines végétales et un taux de
cholestérol plus bas/favorable ;
• une association positive entre la quantité consommée de sources de protéines végétales et un faible
taux de cholestérol dans le sang et/ou une diminution de ce dernier ;
• le pouvoir de réduire les niveaux de lipoprotéines de basse densité (ci-après LDL) grâce aux sources
de protéines végétales en générale et des protéines de soja ;
• la consommation de protéines végétales est plus efficace pour réduire le taux de cholestérol sérique
que la réduction des lipides et du cholestérol dans l'alimentation.

D’un point de vue opposé, les études14,16 démontrent :


• une association positive entre la quantité consommée des protéines animales et un taux de
cholestérol élevé ;
• une association positive entre les sources de protéines animales et l'hypercholestérolémie.
Les protéines végétales 6

Il existe plusieurs explications au potentiel hypocholestérolémiant des protéines végétales ;


D’une part, les protéines végétales sont plus riches en acides aminés non essentiels que la plupart des
protéines animale. Ils favorisent ainsi la production de glucagon, diminuant le taux d'insuline dans le
sang, ce qui réduirait la production de cholestérol dans le foie1,2,3.

Les acides aminés des protéines végétales ont également une incidence sur l’absorption intestinale du
cholestérol, induisant ainsi une diminution de celui-ci dans le sang2.

De plus, les protéines animales sont plus cholestérolémiques et athérogènes que les protéines végétales
dû à l'augmentation du rapport lysine/arginine. Ce rapport est le plus élevé pour les protéines du lait
entier, un peu moins pour la caséine et encore moins pour les protéines de poisson. Comparé aux
protéines précitées, le soja présente le rapport le plus équilibré17,18. L'addition de lysine à la protéine de
soja ou d'arginine à la caséine affecte le spectre des lipoprotéines. L'effet d'action du rapport
lysine/arginine n'est pas encore clair. Il peut impliquer une inhibition par la lysine de l'arginase du foie,
ce qui rendrait plus d'arginine disponible pour la synthèse de la lipoprotéine riche en arginine, associé à
de l’athérosclérose accrue chez les animaux17.

L'hypertension est un autre facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires. Selon certaines
études, les protéines végétales19 ainsi que les régimes riches en sources de protéines végétales et pauvre
en protéines animales11 peuvent contribuer à réduire ce facteur de risque, ce en réduisant
considérablement la pression artérielle systolique et diastolique chez les individus hypertendus et normo
tendus.

L'effet hypotenseur apparaît même lorsque peu d'efforts sont faits pour restreindre le taux de sodium
alimentaire. Cela peut refléter la teneur relativement élevée en potassium et en magnésium, et le
rapport élevé potassium/sodium de ces régimes, de même que leur impact favorable sur la sensibilité à
l'insuline3.

Régression
Comme mentionné ci-dessus, une alimentation pauvre en protéines animales mais riche en protéines
végétales semblent avoir la capacité de réduire le risque et les incidents des maladies cardiovasculaires.
Aussi, une alimentation à base de végétaux faibles en gras, qui exclut en majorité les protéines animales,
peut stabiliser et même régresser les sténoses coronaires chez la plupart des personnes prédisposées aux
cardiopathies ischémiques3.

Une telle alimentation peut également protéger des patients ayant déjà vécu une crise cardiaque, ce en
diminuant le risque de reproduire un tel événement et tout en baissant le risque de mortalité dû aux
maladies cardiaques20.

Chez les personnes ayant une maladie coronarienne établie (angine de poitrine, pontages coronariens,
crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux et angioplastie), un régime alimentaire à base de
végétaux, faible en gras et en protéines animales, combiné avec des doses minimales de médicaments
hypocholestérolémiant, réduit le taux de cholestérol (notamment le niveau de LDL), diminue le risque de
nouvelles crises cardiaques, favorise la réduction des blocages dans les artères ainsi que l'ouverture des
artères obstruées21.
Les protéines végétales 7

Ci-dessous sont présentées les images d'un patient ayant inversé l’évolution de sa maladie cardiaque. La
section marquée par une parenthèse sur l’image A montre la partie de l'artère où la maladie
coronarienne sévère réduisait la quantité du flux sanguin. Suite à la consommation de protéines
végétales uniquement, ce sans prise de médicaments hypocholestérolémiant, il sied de relever que
l’image B nous permet d’observer cette même artère, ouverte et permettant un flux sanguin beaucoup
plus normal. Ce patient semble donc avoir inversé les ravages de sa maladie cardiaque, ce par un
changement relevant de son alimentation22.

Figure 2 : Artère avant (A) et après 32 mois (B) de régime à base de végétaux21

Le diabète de type II

Incidence
Selon l'Office fédéral de la statistique, le diabète est une maladie grave et un facteur de risque pour les
maladies cardiovasculaires et d'autres maladies. Le surpoids et la sédentarité augmentent le risque de
diabète de type II qui se caractérise par une résistance à l’insuline.

La part des personnes atteintes de diabète augmente continuellement. En 2012, l'incidence de cette
maladie se trouve dans 5 % de la population en Suisse23 et dans 6% de la population du monde24. Le
diabète de type II est donc une maladie assez fréquente.

De manière surprenante, les études démontrent que les habitudes diététiques bénéfiques pour la santé
cardiovasculaire peuvent également être utiles pour la prise en charge du diabète de type II.

En effet, les études3,4,25,26 démontrent :


• que les régimes à base de végétaux réduisent naturellement le poids corporel et améliorent le
contrôle de la glycémie ;
• une association négative entre la consommation de légumineuses et de soja et le risque de diabète4 ;
• qu'une plus grande adhésion à un régime méditerranéen riche en aliments végétaux (fruits, légumes,
légumineuses et huile d'olive) et en fibres, mais faible en protéines animales (viandes) était
inversement associée à l'incidence du diabète de type II chez les participants initialement en bonne
santé ;
• l’augmentation du risque de diabète avec l'apport en protéines animales ;
• l’augmentation du risque de diabète avec l'apport total en protéines, cela même pour les individus
maigres ;
Les protéines végétales 8

• aucune association significative entre le diabète et les apports en protéines végétales n'a été
observée, les protéines provenant de sources végétales semblant même conférer une protection
considérable ;
• une association positive entre la consommation de viande rouge transformée et le risque de diabète.

Plusieurs mécanismes peuvent expliquer la relation entre l'apport protéique et le diabète.


En cas de suralimentation en protéines, une résistance à l'insuline peut survenir car les acides aminés
peuvent inhiber le transport du glucose et la phosphorylation, entraînant ainsi une altération de la
synthèse du glucose4.

La composition différente en acides aminés des protéines animales et végétales peut être responsable des
effets différents sur le métabolisme du glucose, dont la maladie de diabète de type II4. Les protéines
alimentaires déclenchent la libération d'insuline et de glucagon. Les mécanismes par lesquels les cellules
pancréatiques α et β répondent aux différents acides aminés sont clairement distincts.

En général, les acides aminés essentiels sont plus efficaces pour libérer l'insuline, tandis que les acides
aminés non essentiels (en particulier les précurseurs de l'arginine et du pyruvate) libèrent
préférentiellement le glucagon. Cela s'explique par une raison homéostatique. Quand les acides aminés
essentiels sont amplement disponibles, il est approprié de stimuler la synthèse et le stockage de
protéines avec un éclat d'insuline. Lorsque les acides aminés non essentiels, utilisés pour la
gluconéogenèse sont présents en excès, il est raisonnable d'augmenter l'activité du glucagon3.

Les effets des différentes sources de protéines par rapport au taux d'insuline et de glucagon dans le sang
ont été observés durant des études. La substitution par des protéines végétales (soja) pour la quasi-
totalité des protéines animales peut provoquer une augmentation de plus de 40% du rapport
glucagon/insuline3.

L'augmentation nette et chronique de l'activité du glucagon hépatique est également impliquée dans la
prévention du surpoids et de l'obésité en réduisant la lipogenèse de novo, ce qui diminue le stockage des
graisses3 et favorise la perte de poids1.

De ce fait, il n'est pas encore clair à ce jour de savoir si les protéines végétales en tant que telles
contribuent au phénomène d'augmentation du glucagon.

À plus long terme, la diminution de l'obésité viscérale peut toutefois être bénéfique à la réduction du
risque de diabète, de cancer et de maladies cardiovasculaires3,4.

Davantage de recherches sur l'effet des protéines sont nécessaires pour établir les impacts de l'apport
total en protéines et de leurs différentes sources, ce sur le risque de diabète. Pourtant, les premiers
résultats soulignent l'importance de prendre en compte la teneur en protéines d’un régime alimentaire,
ce dans les recommandations diététiques afin de prévenir le diabète.

Maladies associées
Les complications cardiovasculaires sont la principale cause de morbidité et de mortalité chez les
personnes atteintes de diabète1.
Les protéines végétales 9

L’hyperglycémie chronique liée au diabète est associée à des complications micro-vasculaires assez
spécifiques touchant les yeux, les reins et les nerfs4.

Les effets protecteurs des protéines végétales et des régimes à base de végétaux sont donc
particulièrement intéressants pour les personnes atteintes de diabète. Les effets généraux sur le système
cardiovasculaire ont été traités dans le chapitre 2.2 du présent rendu.

Les complications rénales sont bien connues chez les diabétiques. L'hyperglycémie à long terme entraîne
une vasodilatation rénale chronique, une hyper-filtration glomérulaire, des lésions cellulaires, une
glomérulosclérose, une prolifération mésangiale et finalement une protéinurie et une urémie.
L'hypertension, qui est presque universelle chez les personnes atteintes de diabète de type II, accélère ce
processus27.

Des études suggèrent que la substitution des protéines animales par des protéines végétales peut
préserver la fonction rénale28, et en cas de maladie, être bénéfique pour lors du traitement27,28.

En diminuant le taux de filtration glomérulaire, la réduction de l'activité de l'IGF-I (Insulin-like Growth


Factor I - facteur de croissance 1 ressemblant à l'insuline) observé pendant le régime végétal peut
diminuer le risque d'insuffisance rénale chez les diabétiques3.

Les protéines animales augmentent le débit sanguin rénal et les taux de filtration glomérulaire.
L'ingestion de quantités équivalentes de protéines végétales (soja) ne semble pas modifier ces paramètres
rénaux28.

Certaines études suggèrent que les protéines végétales provenant des haricots peuvent également avoir
des effets protecteurs pour les reins, mais plus d'investigations dans ce domaine sont nécessaires27.

D'autres recherches sont également nécessaires pour confirmer l'hypothèse selon laquelle la substitution
des protéines animales par des protéines végétales diminue le risque de développement de maladies
rénales et inverse ou ralenti la progression des maladies rénales chez les diabétiques27.

En raison des nombreux effets préjudiciables de l'apport protéique excessif et des effets bénéfiques de la
restriction des protéines par substitution des protéines animales par des protéines végétales, il semble
prudent de recommander aux diabétiques de modérer leur consommation de protéines et de privilégier
celles provenant de sources végétales27.

Le cancer

Incidence
D'après un article dans l'«American Journal of Clinical Nutrition», un tiers de tous les cancers sont liés à
l'alimentation27.

De ce fait, nous avons décidé d'examiner les influences des protéines végétales sur les cancers ayant les
taux de mortalité les plus importants en Suisse29, à savoir le cancer du poumon, du sein, de la prostate,
du colon, du pancréas, des ovaires et enfin du foie.
Les protéines végétales 10

L'épidémiologie actuelle estime que l'ingestion de produits animaux est principalement responsable de la
forte incidence des cancers occidentaux dans les sociétés urbanisées3.

Les études3 démontrent que :


• la consommation de protéines végétales est négativement associée à la mortalité due au cancer ;
• les végétaliens tendent à avoir un risque diminué pour certains cancers « occidentaux » importants ;
• l'ingestion de protéines animales peut exercer un effet indirect important sur le cancer ; l'ingestion de
produits animaux implique également une réduction compensatoire de la consommation d'aliments
d'origine végétale, ces derniers offrant des substances protectrices comme des protéines végétales,
des composés phytochimiques et des fibres ;
• les incidences du cancer hépatique sont associées à l'ingestion de produits animaux et à un taux de
cholestérol sérique élevé.

Il a d’ores et déjà été énoncé que les protéines animales provoquent une diminution de l'insuline et une
augmentation du glucagon dans le sang.

L'augmentation chronique de l'activité du glucagon hépatique provoque une diminution de l'activité


d'IGF-I. L'IGF-I est un facteur de croissance « progressif » crucial3 qui augmente la vitesse à laquelle les
mutations fixées s'accumulent dans les cellules souches en favorisant le renouvellement de ces cellules.
En supprimant l'apoptose, les cellules initiées engendrent un cancer clinique30. D’un point de vue opposé,
la diminution de l'activité de l'IGF-I peut retarder le développement du cancer et, dans certains cas,
ralentir la croissance du cancer3. En effet, les taux mitotiques et apoptotiques de nombreux cancers sont
sensibles à l'activité de l'IGF-I30. La modulation alimentaire de l'activité de l'IGF-I peut donc avoir des
conséquences profondes30.

L'augmentation du taux sérique d'IGF-I est associée à une augmentation du risque de cancer de la
prostate. Ceci est expliqué par le fait que l'IGF-I est un facteur de croissance puissant pour l'épithélium
prostatique et des lignées cellulaires adénocarcinomes3. De plus, l'induction et/ou la progression du
cancer du poumon, du pancréas et de l'ovaire sont également sensibles à l'activité de l'IGF-I3. La
résistance à l'insuline et une activité élevée de l'insuline par rapport au glucagon dans les hépatocytes
sont des facteurs de risque important pour le cancer du sein postménopausique3.

Une régression "spontanée" du cancer a été observée chez les patients ayant adopté un régime végétal.
Ces cas présentent donc des cancers dans lesquels le taux d'apoptose est extrêmement sensible aux
réductions modestes de l'activité de l'IGF-I3. Il y a donc une possibilité réaliste que les régimes à base de
végétaux puissent diminuer le risque30 et ralentir la progression de certains cancers3.

La structure caractéristique des protéines végétales semble diminuer significativement l'activité de


l'IGF-I. Cependant, la diminution de l'activité de l'IGF-I chez les végétaliens n'est souvent pas
uniquement attribuable en protéines de ces régimes. D'autres facteurs liés aux régimes végétaux (faible
en gras saturés et riche en fibres) favorisent la prévention de l'obésité et donc la sensibilité accrue à
l'insuline. Cette amélioration de la sensibilité à l'insuline réduirait la sécrétion d'insuline et contribuerait
ainsi à l'augmentation protectrice du rapport glucagon/insuline. Enfin, les régimes à base de végétaux
sont susceptibles d'être relativement riches en composés phytochimiques qui tendent à avoir une action
anti-initiante vis-à-vis des divers cancers3. Évidemment, plusieurs mécanismes peuvent interagir pour
réduire l'activité de l'IGF-I3.
Les protéines végétales 11

Exposition aux substances cancérigènes


Aujourd'hui, beaucoup de gens sont exposés aux substances cancérigènes. L’un de ces cancérigènes, que
l’on retrouve dans les aliments tels que le maïs, les cacahouètes et presque tous les beurres d'arachides,
est l'aflatoxine31.

La substitution de la quasi-totalité des protéines animales par des protéines végétales peut conférer une
protection considérable contre ces substances hautement toxiques, diminuant les risques de cancer32. Des
études suggèrent que les produits animaux, agissant en tant que facteurs indirects, interagissent avec
des agents initiateurs, augmentant ainsi l'incidence des cancers (notamment gastriques et hépatiques)3.

L’encéphalopathie hépatique
L'encéphalopathie hépatique est une complication fréquente (20-60%) chez les patients cirrhotiques qui
réduit la qualité de vie par des symptômes comme l'insomnie, l'hypersomnie, la perte de mémoire, la
confusion, la désorientation, la diminution des fonctions motrices, et le coma. Il va sans dire qu’elle
augmente donc également la mortalité.

Il s'agit d'un trouble réversible du système nerveux central dû à une altération de la fonction hépatique.
Physiopathologiquement, l'encéphalopathie hépatique est produite par des produits de dégradation
neurotoxiques provenant de l'intestin. Due à l'absence de leur détoxification dans le foie, ils entrent
directement dans le cerveau33.

Plusieurs études ont montré des bénéfices de la substitution des protéines animales par des protéines
végétales chez les patients souffrant d’encéphalopathie hépatique.

Une alimentation riche en protéines végétales mais pauvre en protéines animales peut ainsi diminuer les
substances toxiques (ammoniaque), améliorer les performances intellectuelles, ainsi que la tolérance aux
protéines, l'équilibre azoté et le taux plasmique de l'insuline, et des acides aminés. Le classement
clinique de l'encéphalopathie s'est amélioré34,35.

Il est même suggéré dans les études précitées que les patients atteints d'encéphalopathie légère puissent
être contrôlés adéquatement avec des régimes contenant des protéines végétales comme source
principale de protéines36.

L'explication la plus plausible de ces effets bénéfiques est celle que les régimes contenant de la viande
comme principale source de protéines apportent significativement plus de méthionine que les régimes
contenant les sources de protéines végétales. De la métabolisation de la méthionine résulte une série de
métabolites intermédiaires toxiques qui jouent un rôle important dans la pathogenèse de
l'encéphalopathie hépatique35.

En substituant les protéines animales par des protéines végétales, l'occurrence et les symptômes de
l'encéphalopathie hépatique peuvent donc être réduits.
Les protéines végétales 12

Désavantages généraux sur la santé d’un régime purement végétal


Un régime purement végétal présente, malgré sa protection remarquable, certains inconvénients.

Certaines études indiquent qu'un faible taux de cholestérol sérique et de faibles apports en protéines
animales sont des facteurs de risque d'accidents vasculaires cérébraux hémorragiques. Cela peut être dû
à une fragilité accrue des petites artères cérébrales. Il est suggéré que l'IGF-I contribue à maintenir les
artères souples et résistantes grâce à l'élastogénèse et peut-être en empêchant l'apoptose des cellules
musculaires lisses3.

Toutefois, grâce à certaines contre-mesures nutritionnelles favorisant la force vasculaire, notamment par
la consommation de cuivre, de potassium, de bioflavonoïdes rutines et de polyphénols du thé vert,
l'alimentation intégrale à base de végétaux offre une protection naturelle contre le risque d'AVC
hémorragiques. Elle se différencie donc d'une simple absence en protéines animales. De plus, une tension
artérielle relativement basse (pression systolique inférieure à 120), favorisé par les protéines végétales,
baisse efficacement le risque d'accident vasculaire cérébral hémorragique, même lorsque le cholestérol
sérique est très faible. Les études démontrent également que la moindre activité de l'IGF-I, associée à
des régimes à base de végétaux caloriquement adéquats, est suffisante pour maintenir la santé3.

L'activité IGF-I joue également un rôle dans l'activité mitotique requise pour la cicatrisation des
plaies3,37 et la réponse à l'infection. La consommation de protéines animales après un traumatisme ou un
infarctus, ou pendant une infection chronique, peut donc être recommandée pour promouvoir l'activité du
facteur de croissance nécessaire à la guérison rapide3.

Une autre étude montre qu'une faible consommation en protéines animale en fin de grossesse peut être
associée à un poids de naissance faible38.

Il semble que les personnes âgées ont un besoin en protéines légèrement accru (>1 g/kg/J)39 et que les
athlètes peuvent également profiter des apports élevés. De plus, les athlètes qui consomment
uniquement des protéines de source végétale peuvent avoir des difficultés à maintenir leur masse
maigre40. Cela peut être expliqué par la rétention différente dans la zone périphérique des protéines
animales (lait) et des protéines végétales (soja). Les protéines animales sont peu prélevées par la zone
splanchnique (intestin et foie) et donc largement transférées dans la zone périphérique (muscles), où ils
exercent un effet stimulateur sur le transfert et l’utilisation anabolique de l’ensemble des acides aminés5.

Les protéines végétales constituent un moyen moins efficace d'obtenir des protéines alimentaires à haute
valeur biologique, comparé aux protéines animales. Une connaissance assez poussée de la nutrition et du
métabolisme des protéines est nécessaire pour mélanger les protéines végétales de manière appropriée39.
Toutefois, en respectant certaines combinaisons alimentaires comme le riz associé à des lentilles, ou le
maïs avec des haricots39 et une variété de produits sains, les protéines végétales peuvent offrir des
avantages similaires à ceux des protéines d'origine animale, tout en respectant les besoins quotidiens et
sans avoir à consommer de protéines animales40.

Théoriquement, ces combinaisons sont un bon moyen d’améliorer la qualité des protéines végétales.
Dans la pratique, ils demandent néanmoins un effort supplémentaire.
Les protéines végétales 13

Un régime végétale ne présente pas de risque de carence en protéines, si ce dernier est faible en sucre, en
huiles ajoutées et adéquat en consommation de fruits. Le lait maternel humain « conçu » pour favoriser
l'anabolisme pendant une période de croissance rapide, a une teneur en protéines qui correspond à
seulement 5% des calories totales. À l'exception des produits précités, la teneur en protéines des aliments
végétaliens est considérablement plus élevée que celle-ci3.

Les possibles carences d'un régime végétal strict se situent au niveau des oméga-3 à longue chaîne
(EPA/DHA) contenus dans certains poissons. Malheureusement, les apports abondants en acide
alpha-linolénique (à partir d'huile de lin) ont une influence relativement modeste sur les concentrations
tissulaires d'EPA/DHA3.

Enfin, une carence en vitamine B12 est également probable en cas d’alimentation purement végétale41.

II. Facteurs écologiques, socioculturels, politiques et éthiques

Les protéines animales et les gaz à effet de serre


Selon une étude menée en 2006 par l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO) et d’autres agences en lien avec ce secteur, l’élevage intensif de bétail joue un rôle sur le
réchauffement climatique et est la cause principale de consommation de ressources et de dégradation
environnementale responsable de la destruction de la planète42.

En effet, l’élevage intensif de bétail produirait plus de gaz a effet de serre que tous les secteurs du
transport (véhicules à moteur ; voitures, camions, trains, bateaux et avions = 13% des émission de gaz à
effet de serre42,43), ceci principalement dû au relâchement d’une énorme quantité de méthane évacuée
lors de la digestion dudit bétail. Il sied de relever ici que des rapports mentionnent clairement que
l’émission de méthane dans l’atmosphère est plus destructive que le gaz carbonique (CO2) relâché par les
véhicules à moteur. D’ailleurs, les études prouveraient que le ratio de dangerosité lié à l’émission de
méthane par les élevages intensifs s’élève entre 25 à 100 fois plus réchauffant que le gaz
carbonique44,45,46.

Rappelons que l’agriculture visant à la production de végétaux contribue également au réchauffement


climatique. Toutefois, ceci se fait dans une moindre mesure comparé à l’incidence de l’élevage intensif de
bétail.

En effet, certaines informations trouvées lors de nos recherches avancent que l’élevage d’animaux
nécessaires à l’alimentation est responsable de 18% des émissions totales de gaz à effet de serre au
niveau mondial (FAO42,43), ce dernier atteignant même le chiffre 24% selon l’Agence américaine de
protection de l’environnement47 (agriculture, exploitation forestière et autres occupations des sols) et 51%
selon une étude menée en 2009 par deux conseillers de la Banque mondiale48,49,50 (WorldWatch Nov/Dec
2009).

Dans le système d’élevage intensif d’animaux, les ruminants représentent à eux seuls 75% des émissions
de gaz à effet de serre, dont le 56% est destiné à l’élevage et le 44% est destiné à l’industrie des produits
laitiers. Il ressort donc que la consommation de produits laitiers ne soit donc pas une solution durable
pour remplacer les protéines animales issues de la viande.
Les protéines végétales 14

La constatation énoncée ci-dessus, avancée par la FAO, tendraient à démontrer que les éructations des
ruminants produisent 37% du méthane émis par les activités humaines. Toutefois, il convient d’ajouter à
ce chiffre, d’une part, 65% des émissions d’oxyde nitreux dues au stockage et à l’épandage du fumier de
l’ensemble des élevages intensifs mondiaux, et d’autre part, la conversion de terres en pâturages ou en
cultures fourragères (résultantes de la déforestation mondiale massive) responsable à hauteur de 9% des
émissions de CO251

Certaines théories visent à mieux utiliser l’écosystème des ruminants dans les pâturages afin que ces
émissions de CO2 soient directement recyclées en adaptant l’aptitude des prairies à stocker le carbone.
Ce modèle estime une réduction de 30% des émissions, ce sans changement de système et sans perte de
production.

Ces dernières présentent toutefois deux inconvénients majeurs :


• les théories énoncées ci-dessus préconisent que l’ensemble des élevages soient faits en extérieur
et non en batteries stériles de végétaux vivants, ce qui à ce jour n’est donc pas réaliste ;
• les théories énoncées ci-dessus ne sauraient pallier le fait qu’un tel mode d’élevage ne suffira pas,
ce si les productions animales augmentent pour assouvir les besoins de la population mondiale en
2050 avec le même régime alimentaire actuel.

Enfin, il est étonnant de constater, lors de nos recherches, qu’une grande majorité des associations
environnementales ne relève aucunement les faits dérangeants liés à l’élevage intensif ainsi qu’aux
incidences directes et indirectes de celui-ci. En effet, force est de constater que la plupart de ces
associations n’approchent les problèmes de changements et de réchauffement climatique que par le bais
du gaz carbonique (CO2), du pétrole et de la consommation d’eau par tout un chacun et les différentes
industries établies à travers le monde.

Le fait est que, même en cas de renonciation totale à l’utilisation de toute énergies et tout combustible
fossile à partir de 2014, le taux d’émission de gaz a effet de serre serait toujours beaucoup trop élevé en
2030, simplement par le fait d’élever et manger du bétail, ce pour cause que l’industrie agroalimentaire
actuelle ne représente en rien un système d’alimentation durable52.

La consommation d’eau (H2O) et les différentes empruntes hydriques


En premier lieu, il convient de déposer ici la définition fondamentale de l’emprunte hydrique, dite notion
étant détaillée dans les prochains paragraphes :

Emprunte hydrique :
« Unité de mesure virtuelle permettant la quantification du volume d’eau nécessaire à la production d’un
produit ou d’un service, ce sur l’ensemble des étapes directes et indirectes relevant de dite production. ».

Entre 1996 et 2005, l’empreinte hydrique de l’humanité était estimée à près de 9087 billions de mètres
cubes, 92% de celle-ci ayant servi à l’agriculture et à l’élevage51.

Force est de constater que la fraction hydraulique en rapport au pétrole est fortement critiquée de nos
jours, cette dernière nécessitant une grande consommation d’eau.
Les protéines végétales 15

Or, des études ont démontré que l’élevage intensif de bétail nécessite également une énorme
consommation d’eau, lesquelles ne sont jamais citées par les différents gouvernements du monde entier.
En effet, il suffit de regarder attentivement les recommandations des différents gouvernements, ce pour
s’apercevoir que tout un chacun est incité à réduire sa consommation d’eau (exemples : limiter la
consommation d’eau par le renoncement aux bains et la réduction du temps de douche, ne pas laisser
libre court à l’écoulement de l’eau lors du brossage des dents ou lors du nettoyage de la vaisselle
domestique, etc.) alors que, pour citer l’exemple des États-Unis, l’utilisation d’eau à des fins domestiques
ne représente 5% de la consommation globale, ce comparé à 80-90% relevant de l’agriculture en
générale53, dont 55% relevant de l’agriculture animale54.

D’ailleurs, l’agriculture animale serait responsable de la consommation de près d’un tiers du volume total
d’eau douce présente sur Terre, à savoir entre 20 et 33% 55 , 56 ,57 . D’ailleurs, le film documentaire
« Cowspiracy » réalisé par Kip Andersen et Keegan Kuhn, sorti en 2014, estime la consommation d’eau
journalière par l’Homme à 20 milliards de litres (pour un ratio de 7 milliard de personnes en 2011
d’après l’ONU), ce comparé aux 170 milliards de litres (pour un ratio de 1.5 milliards de vaches en
élevage)58

La production de viandes et de produits laitiers nécessite énormément d’eau, principalement dû au fait


que les animaux sont nourris au graines et céréales, sur de long mois, voire de longues années, qui
elles-mêmes nécessitent l’utilisation de grandes quantités d’eau dans les champs prévus à cet effet.

Une étude menée en Californie indique que la consommation d’eau, par jour, par un citoyen californien,
en additionnant toutes l’eau utilisée lors de tous les processus alimentaires (emprunte hydrique), s’élève
à 5'500 litres d’eau, la moitié relevant de la consommation de viandes et de produits laitiers59.

Quant à la Suisse, ce chiffre diminue pour atteindre près de 4'200 litres d’eau, par jour, par citoyen
suisse, selon une étude de la Direction du développement et de la coopération ainsi que du WWF. Cette
même étude a également permis de déterminer que la Suisse n’est pas en reste, comparé aux États-Unis,
en ce sens qu’il est indéniable que l’agriculture, même en Suisse, est la plus gourmande en matière de
consommation d’eau60.61.

Selon un rapport publié en décembre 2010 par l’institut HIE de l’UNESCO51, la production d’un kg de
bœuf requiert 15000 litres d’eau, les conditions d’élevage pouvant encore majorer cette estimation.
À toutes fins utiles, les tableaux ci-dessous renseignent sur quelques exemples d’empreintes hydriques
tirés du rapport précité :

Viandes
Produits Empreinte hydrique en litres/kg
Bœuf 15000
Mouton 6100
Porc 4800
Chèvre 4000
Poulet 3900
Les protéines végétales 16

Dérivés animaliers
Produits Empreinte hydrique en litres/kg
Oeufs 3300
Fromage 5000
Lait 1000
Céréales, féculents et dérivés
Produits Empreinte hydrique en litres/kg
Orge 1300
Blé 1300
Millet 5000
Riz 3400
Soja 1800
Maïs 900
Pommes de terre 250

Fruits et légumes
Produits Empreinte hydrique en litres/kg
Tomates 180
Oranges 500
Pommes 700
Bananes 860

Produits industrialisés
Produits Empreinte hydrique en litres/kg
Hamburger 16600
Sucre de canne 1500
Chocolat 24000
Café 1120
Thé 120
Vin 960
Bière 300
Cuir 17000
Papier 10000

Il sied de relever que les viandes et les dérivés animaux ont une emprunte hydrique disproportionnée,
comparé aux empruntes hydriques des céréales, féculents et dérivés, ainsi que des fruits et légumes, ce à
l’exception du lait, lequel fait l’objet d’une analyse plus précise dans les prochains paragraphes.

Un autre facteur important pouvant être observé à l’aide du tableau « Céréales, féculents et dérivés » et
devant être relevé, c’est qu’il existe également de grandes différences également entre les différentes
céréales. En ce sens, l’agriculture végétale peut également être friande sur la consommation d’eau, ce
toutefois dans une moindre mesure comparé à l’agriculture animale.
Les protéines végétales 17

Au vu des chiffres énoncés ci-dessus, la production d’un litre de lait nécessite 1000 litres d’eau. Ce
constat est affligeant, ce pour raison que la consommation de lait permet l’apport de :
• calcium ;
• protéines contentant tous les acides aminés indispensables ;
• lipides ;
• vitamines ;
• lactose (sucre) ; ce tout en sachant que le lait est composé à près de 90% d’eau.

En comparaison à la consommation de céréales, de légumineuses, de légumes et de fruits, divers et


variés, la consommation de laitages et de produits laitiers contribue à la catastrophe écologique de nos
jours.
En suivant les recommandations vis à vis de la consommation d’eau domestique, il possible de réduire
considérablement sa propre consommation. Il convient toutefois de préciser que dite réduction, par jour,
sur l’ensemble des activités domestiques, représente un chiffre tout à fait dérisoire et bien loin des 3’000
litres d’eau utilisés pour la production d’un seul petit steak de bœuf de 200g.

Faune et flore terrestre ainsi que sa biodiversité


Il va sans dire que la déforestation (forêts tropicales 62 , 63 , 64 65 , notamment la destruction de
l’Amazonie66,67,68) en faveur de l’agriculture (agriculture du soja OGM notamment pour l’alimentation du
bétail69) et de l’élevage de bétail intensif cause :
• une diminution du relâchement d’oxygène par le règne végétal ;
• une augmentation du taux de CO2 présent dans l’air ambiant ;
• la disparition de certains arbres et de certaines plantes70 ;
• la disparition de certains insectes70 ;
• la disparition de certains animaux70,71 ;
• la pollution des terrains (méthane présenté au chapitre précédent + excréments58,72) ;
• la pollution des sols et des eaux (par ruissellement) ;
• la pollution des océans (traité dans le chapitre suivant).

Selon une étude menée en 2013, l’on estime que les plantations pour la production d’huile de palme ont
détruit près d’onze millions d’hectares de forêts vierges73. D’ailleurs, nombreuses sont les associations
environnementales qui luttent contre ces plantations, ce pour des raisons diverses et variées, à savoir la
déforestation, la cause animale, les conditions de travail (ou « l’exploitation ») des ouvriers, etc. (liste non
exhaustive).

Or, pour la plupart des mêmes raisons diverses et variées précitées, il est rare de pouvoir observer des
revendications quant aux élevages intensifs de bétail en tout genre, malgré que l’on estime la destruction
de plus de 50 millions d’hectares de forêts vierges en faveur de l’élevage de bétail et de l’agriculture à
grande échelle74.

Enfin, qui dit élevage de bétail, dit également, d’une part, prédateurs potentiels, et d’autre part, une
cohabitation qui ne se fait pas non sans mal. Ce sont du moins les propos que la plupart des littératures
à notre disposition mettent en avant, ce reposant principalement sur la peur (pour ne pas dire aversion)
et les craintes que ressentent les éleveurs et des lobbies agroalimentaires envers leurs animaux (à savoir
leurs « matières premières », que ce soit pour l’industrie de la viande ou de produits laitiers).
Les protéines végétales 18

Les lobbies de l’agriculture sont en général les plus gros producteurs agro-alimentaires, soit dans
l’industrie de la viande, soit dans la production de produits laitiers. Une fois devenus forts, puissants et
riches, ils peuvent se permettent de faire pression sur les différents gouvernements mondiaux et imposer
des pratiques fédérales de production alimentaire en leur faveur, ce grâce à énorme pouvoir politique.

D’ailleurs, un chapitre à cet effet précise l’influence desdits lobbies sur les divers acteurs en tout genre.
En ce qui concerne le présent chapitre, il est commun de lire, dans les différents médias, que certains
prédateurs (loup, coyotes, lynx, ours, etc) sont chassés, d’une part, lorsque des « risques d’attaques » sont
envisagées, ou d’autre part, lorsque des attaques avérées ont été constatées.

En ce qui concerne la Suisse et sa faune, il existe de nombreuses politiques afférentes aux grands
prédateurs, ces dernières étant établies afin de faire collaborer les organisations de chasse, les éleveurs
suisses ainsi que leur fédération, de même que les différentes associations de protection des animaux.
Ainsi, la réimplantation de certaines espèces de prédateurs est attentivement contrôlée par différentes
instances, ce qui imparti toutefois l’autorisation de procéder à leurs mises à mort si tel est la décision
prise par dite assemblée75,76,77,78.

Faune et flore de l’océan ainsi que sa biodiversité


Abordons maintenant la problématique de la surpêche, ou la méthode du « comment tuer les océans »
dénoncée par certaines associations de protection de la faune et de la flore marine.

La pêche est une technique de chasse qui a toujours existé, nous dira-t-on. De ce point e vue, il est
indéniable que l’Homme a tôt ou tard appris différentes techniques afin de pouvoir capturer des animaux
marins comestibles, ce afin de se nourrir et d’entretenir sa famille ou son clan.

Mais qu’en est-il de nos jours ?

La pêche industrielle existe depuis la moitié du 20ème siècle et n’a eu cesse d’accroître son activité, ce
notamment grâce, d’une part, à la mondialisation des échanges, et d’autre part, à la modernisation des
technologies usitées dans le domaine de la pêche.

En observant une hausse continuelle de la consommation mondiale de poissons, les industriels de ce


domaine n’hésitent donc pas à augmenter leur production afin de satisfaire la demande établie par le
marché, ce même s’il signifie avoir recours à des méthodes braconnières et excessives, au détriment de la
faune et la flore marine.

D’après un rapport établi par la FAO en 2016, l’industrie de la pêche a capturé, en 2014, près de 94
millions de tonnes d’animaux marins80, cette estimation ne tenant pas compte des animaux pêchés
accidentellement et qui sont rejetés à la mer, précisons-le, morts ou agonisants.

Avant d’étayer les différents modes de pêche, il sied de relever, du point de vue éthique, la lente agonie
subie par les poissons pêchés. En effet, ces derniers meurent écrasés voire disséqués au vu du nombre
important de poissons présents dans les filets, de même que par suffocation au contact de l’air et par
réfrigération après avoir été retirés de l’eau. Cette méthode de chasse, dont l’agonie varie de
25 minutes à 4 heures selon le mode de pêche, semble donc diamétralement opposée et incompatible avec
les concepts de traitement et d’abatage destinés à limiter la souffrance et le mal-être de l’animal.
Les protéines végétales 19

Cela étant précisé, force est de constater que parmi les méthodes de surpêche, il en existe une multitude,
plus redoutables les unes que les autres.

Pour ne citer que quelques exemples79, 80, aux effets dévastateurs, nous trouvons notamment :
• le chalutage de fond
o consistant à employer de grands filets de pêche lestés de lourds poids et équipés de roues
métalliques raclant le fond marin et ravageant la flore, les coraux et les colonies
d’éponges présents sur leur passage ;
• la pêche à l’explosif
o visant à étourdir ou tuer les poissons situés dans une zone précise, ce à l’aide d’explosifs ;
• la pêche fantôme
o consistant à installer et laisser des filets en mer, lesquels ne sont contrôlés que de temps
à autre par les pêcheurs, ou alors sont perdus ou abandonnés en mer (qui selon la FAO,
en 2009, représentait 10% des déchets marins) et qui forment des murs sous-marins dans
lesquels vont se prendre toutes sortes d’animaux, ce pendant des mois voire des années.

Il va sans dire que la surpêche est en train de tuer les espèces présentes dans tous les océans confondus,
ce pour raison que les poissons, en général, n’ont pas le temps de procréer autant de descendance que ce
que l’Homme vise à pêcher par année, soit 28 milliards d’animaux marins environ.

Cette surpêche cause d’énormes dommages sur tout l’écosystème marin et sa biodiversité, mettant en
danger diverses espèces de poissons marins, sans compter les « bi-kill » mentionnés auparavant, à savoir
les autres espèces tuées lors de la pêche (et comptés comme dommages collatéraux), soit les mollusques,
les mammifères marins, les coraux, les algues, pour ne citer qu’eux79, 81 . Ces prises accessoires
représentaient environ 7,3 millions de tonnes par an, annonçait la FAO en 2005, contre 38,5 tonnes en
2009, chiffre avancé par le WWF.

En conclusion de la faune et la flore marine, n’oublions pas que la vie sur Terre est née grâce à la
présence de nos océans, raison pour laquelle c’est un devoir individuel propre à tout individu de limiter
sa consommation de produits issus de la pêche, tout en limitant également la pollution des océans, ce par
les déchets divers et variés (la problématique du plastique étant un exemple phare).

Élevage et gaspillage des aliments


Selon une étude menée en 2017 par la FAO 82 , les animaux sont considérés comme de piètres
convertisseurs d’énergie en alimentation humaine. En ce sens, il a été démontré que dans les pays
occidentaux, la quantité utiles de protéines végétales servant à nourrir le bétail, ce dans le but de fournir
1 kilo de protéines animales, n’est clairement pas avantageuse :

Pour 1 kilo de protéine relevant de : Nécessite x kilos de protéines végétales


Bovins 7 kilos de céréales
Poulets 6 kilos de céréales
Cochons 6 kilos de céréales
Oeufs 3 kilos de céréales
Les protéines végétales 20

Ce constat affligeant démontre clairement la mauvaise utilisation des protéines végétales, dans une
généralité, soit le fait de nourrir le bétail plutôt que l’Homme directement. Ainsi, des quantités énormes
de protéines végétales sont données aux animaux d’élevage, alors que dans certains pays, les gens
pauvres meurent de faim pendant que les riches tuent et mangent les animaux d’élevage.

Selon le Dr Will Tuttle, auteur de « Environnement et éthique », lequel a d’ailleurs été interviewé dans le
cadre du film documentaire « Cowspiracy » réalisé par Kip Andersen et Keegan Kuhn58, il serait possible
à ce jour de mettre fin au problème de la faim dans le monde.

En effet, ce dernier prétend qu’il serait tout à fait possible de nourrir chaque personne sur notre planète,
ce grâce à la quantité de nourriture destinée à l’alimentation aux bovins des élevages.

Cette affirmation repose sur six faits prépondérant, à savoir :


• l’on compterait en 2012, 7 milliards d’Hommes et 70 milliards d’animaux de ferme élevés par
l’Homme (animaux sauvages étant donc exclus) ;
• l’Homme consommerait chaque jour 19,7 milliards de litres d’eau (ratio de 7 milliard), comparé
aux 170 milliards de litres d’eau (ratio de 1,5 milliard de bovins d’élevage) ;
• l’Homme consommerait chaque jour 9,5 millions de tonnes de nourriture (ratio de 7 milliard),
comparé aux 62 millions de tonnes de nourriture (ratio de 1,5 milliard de bovins d’élevage) ;
• 50% des céréales et des légumes cultivés sur la Terre sont destinés à l’élevage intensif d’animaux
pour la consommation, alors que l’Homme cultive à ce jour assez de nourriture pour 12 à 15
milliard de personnes, (et que nous ne sommes à dire vrai que 7 milliards, soit presque la
moitié) ;
• l’O.N.U estime à plus d’un milliard de personnes sur Terre qui meurent de faim, ceci dû à une
sous-alimentation
• l’I.N.R.A estime également à plus d’un milliard de personnes sur Terre avec un apport
protéinique inadéquat

Ces chiffres représentent une vue d’ensemble plutôt triste de l’actualité éthique de notre monde quant à
la politique de l’alimentation mondiale.

Mais qu’en est-il de la Suisse ?

Après recherche, il appert que notre pays est quant à lui bien moins touché par le phénomène des
élevages intensifs83, ces derniers n’y étant pas développés dans les mêmes proportions, tant au niveau de
la quantité que de la productivité.

Toutefois, il convient d’énoncer deux faits relevant de l’actuelle situation suisse quant au sujet de
l’élevage.

D’une part, selon un rapport rendu par l’Office Fédéral de la Statistique (OFSP)83, lorsque l’on prend en
compte les fourrages requis par l’élevage en Suisse, la part relevant des produits d’origine animale
représente une empreinte écologique totale atteignant près de 9%, la production de viande de bœuf et de
veau étant la plus forte. D’autre part, n’oublions pas que grâce (ou à cause) de la mondialisation des
échanges, les commerces suisses participent à l’entretien des élevages intensifs à travers le monde, ce en
proposant notamment des produits à base de protéines animales en provenance de l’étranger.
Les protéines végétales 21

Synthèse et conclusion
La faim dans le monde, la sous-alimentation et les régimes alimentaires
Afin de conclure ce travail, nous voulions accentuer le fait que la faim dans le monde demeure un
problème majeur de notre société, quand bien même les chiffres diffèrent d’une étude à l’autre.

Ce fait relève de la différence énoncée par L’O.N.U et l’I.N.R.A, soit plus d’un milliard de personnes,
comparé à la FAO, qui elle, estimait ce chiffre dans les années 90, retombé à 795 millions en 2014 avec la
répartition géographique suivante82 :

Figure 3 : Sous-alimentation mondiale avec répartition géographique

Bien qu’une différence de plus de 200 millions de personnes nous apparaisse incompréhensible, il est
indéniable que plus de 15% de la population mondiale souffrent de malnutrition, affectant ainsi la
résistance à la maladie, provoquant des handicaps physiques et mentaux et pouvant conduire à la mort
desdits individus.

Les faits tendent à démontrer que la faim dans le monde évolue de manière inégale, certains pays ayant
ainsi réduit le nombre de personnes sous-alimentées (entre les années 1995 et 2015 – Amérique latine et
Asie principalement), ce pendant que la situation s’est fortement détériorée dans d’autres régions du
monde (notamment le Moyen-Orient et l’Afrique).

La progression de la faim dans le monde relève de causes multiples et diverses, le détournement des
denrées alimentaires nécessaires à l’alimentation humaine au profit des animaux d’élevage étant sans
nul doute une des causes principales à cette tragédie culturelle et sociale.

À l’étude de différents rapports 84 établis par l’O.N.U, la FAO et l’OMS, le problème lié à la
sous-alimentation résulte principalement d’une difficulté d’accès à la nourriture, plutôt qu’à une
production alimentaire insuffisante.
Les protéines végétales 22

En effet, dans une société où la demande de viande et de produits laitiers ne cesse d’augmenter, il est
évident qu’une conversion d’aliments végétaux en aliments animaux constitue un gâchis indéniable de
calories alimentaires et ne fait qu’augmenter la problématique de sous-alimentation mondiale.

Cette affirmation s’appuie fortement sur l’exemple des pays en développement, où une multitude de
populations pauvres s’alimentent à l’aide de céréales, de légumineuses, de légumes frais, de fruits frais et
très peu (voire absolument pas) de produits animaux, alors que leurs besoin nutritionnels sont respectés.

D’un point de vue écologique et économique, et selon les propos tenus par le Dr Michael A. Klaper,
végétalien depuis 32 ans, il suffirait de 688 m2 de terre pour nourrir un végétalien, ce sur 1 année. Dès
lors que l’on considère une alimentation végétarienne (comportant produits laitiers et œufs), cette
superficie devrait d’ores et déjà être multipliée par trois. Enfin, en ce qui concernerait un américain
moyen, omnivore, consommant de la viande, des fruits, des légumes, des produits laitiers et des œufs,
cette même superficie se retrouve à devoir être multipliée par dix-huit.

Face à une démographie en pleine expansion, alors que la faim dans le monde est une problématique
catastrophique de notre société, opter pour une alimentation végétale permettrait sans doute de lutter
contre l’insécurité alimentaire mondiale, tout en épargnant ou en réduisant les dommages causés à notre
environnement.

En conclusion, il va sans dire que ce travail nous a permis de comprendre qu’il est d’une importance
capitale de privilégier une alimentation végétale plutôt qu’une alimentation à base de protéines
animales, ce peu importe s’il s’agit d’un point de vue médical, d’une question de santé, ou encore du point
de vue environnemental, écologique, social, économique et éthique.

Vouloir solutionner les problèmes de santé, de faim dans le monde et les impacts environnementaux
divers et variés commencent, selon nous, par une responsabilité individuelle à faire évoluer les modes
alimentaires et les habitudes de vie.
Les protéines végétales 23

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13Organisation mondiale de la santé : Maladies cardiovasculaires, Aide-mémoire Janvier 2015,


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16T colin Campbell, PhD and Thomas M. Campbell : Die wissenschaftliche Begründung für eine vegane
Ernähungsweise, 2. Auflage, Edition verlag systemische medizin 2013, page 122.

17David Kritchevsky et al. : Atherogenicity of animal and vegetable protien, Elsevier/North-Holland


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L’élevage aussi est une menace pour l’environnement


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Des remèdes s'imposent


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44 Anthropogenic emissions of methane in the United States


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45How Bad of a Greenhouse Gas Is Methane?


The global warming potential of the gaseous fossil fuel may be consistently underestimated
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Cow Farts Have ‘Larger Greenhouse Gas Impact’ Than Previously Thought; Methane Pushes Climate
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Change
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47 Global Greenhouse Gas Emissions Data


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48A Leading Cause of Everything: One Industry That Is Destroying Our Planet and Our Ability to Thrive
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49 Study claims meat creates half of all greenhouse gases


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53How Important is Irrigation to U.S. Agriculture?


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55The water footprint of poultry, pork and beef: A comparative study in different countries and
production systems
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56 Biomass use, production, feed efficiencies, and greenhouse gas emissions from global livestock systems
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57 Freshwater Abuse and Loss: Where Is It All Going?


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58Cowspiracy : The sustainability secret


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59 Fulton, Julian, et al. "California's Water Footprint". Pacific Institute. December 2012
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60 Les Suisses consomment 4200 litres d'eau par jour


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61 CHAQUE SUISSE “CONSOMME” PLUS DE 4000 LITRES D’EAU PAR JOUR


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62 Measuring the Daily Destruction of the World's Rainforests


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Les protéines végétales 28

63 10 Rainforest Facts for 2018 :


8. Rainforests are being destroyed at a pace of 8 millions hectares per year
9. We are destroying rainforests via our consumption patterns
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64 CATTLE RANCHING'S IMPACT ON THE RAINFOREST


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65 What is Deforestation?
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[15.03.2018]

66 Amazon Deforestation, Once Tamed, Comes Roaring Back


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67THE ULTIMATE MYSTERY MEAT :


Exposing the Secrets Behind Burger King and Global Meat Production
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68 CATTLE RANCHING IN THE AMAZON RAINFOREST


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[15.03.2018]

69 Soy Agriculture in the Amazon Basin


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70 The Disappearing Rainforests


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MESSAGE FROM MR. AHMED DJOGHLAF, EXECUTIVE SECRETARY, ON THE OCCASION OF


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THE INTERNATIONAL DAY FOR BIOLOGICAL DIVERSITY,22 May 2007


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72 Agricultural Waste Management Field Handbook


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73 INDONESIA: Palm Oil Expansion Unaffected by Forest Moratorium


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74 Amazon destruction
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75 Politique des grands prédateurs – Revue d’information suisse 2012


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76 Le Loup, cet animal a abattre


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[15.03.2018]

77 Il sera plus facile d’abattre des loups en meute


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[15.03.2018]
Les protéines végétales 29

78 Défense des grands prédateurs


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[15.03.2018]

79 La surpêche, ou comment tuer les océans


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[12.07.2018]

80 La pêche
[Link]
[12.07.2018]

81 LES OCÉANS EN DANGER !


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[12.07.2018]

82 Élevage et sous-alimentation
[Link]
[13.07.2018]

83 La viande, pire ennemie de la planète


[Link]
[14.07.2018]

84 Impact des modes alimentaires sur l'environnement et la disponibilité alimentaire mondiale


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alimentaire-mondiale
[15.07.2018]

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