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Introduction à l'hydrologie et ses enjeux

Ce chapitre présente une introduction à l'hydrologie en décrivant ses principes fondamentaux, domaines d'application et concepts clés tels que le cycle de l'eau, les états et répartitions de l'eau sur Terre ainsi que le bilan hydrologique. Il se termine par une présentation du potentiel hydrique de l'Algérie.

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Introduction à l'hydrologie et ses enjeux

Ce chapitre présente une introduction à l'hydrologie en décrivant ses principes fondamentaux, domaines d'application et concepts clés tels que le cycle de l'eau, les états et répartitions de l'eau sur Terre ainsi que le bilan hydrologique. Il se termine par une présentation du potentiel hydrique de l'Algérie.

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Chapitre I 

: Hydrologie I

Introduction à l’hydrologie

I.1. Introduction 

L’hydrologie joue un rôle fondamental dans le domaine de l’ingénierie et des sciences


environnementales. Elle est la science qui étudie les eaux terrestres, leur origine, leur mouvement et
leur répartition sur notre planète.

L’hydrologie étudie les eaux sous ses trois états (liquide, solide, gazeux) et peut être
aussi définie comme une science qui s´occupe des lois d´occurence, de distribution et de
circulation spatiale et temporelle de l´eau sur la Terre, des propriétés physiques et chimiques
de l´eau (hydrochimie), et leurs interactions avec l’environnement physique et biologique et
leur influence sur les activités humaines.

L’hydrologie de surface est la science qui qui s’intéresse à l‘étude :


 des prcipitations;
 de l’évapotranspiration;
 de l’infiltration;
 des ecoulements de surface.

L’hydrologie étant une science extrêmement complexe, elle doit faire appel à un grand
nombre d’autres disciplines pour interpréter plusieurs phénomènes ou analyser certains
aspects liés à la gestion, à la conservation ou à la planification de la ressource. Parmi les
disciplines qui servent de base à l’hydrologie, on peut citer la physique, la météorologie, les
mathématiques, la statistique. L’informatique, la recherche opérationnelle, la géologie, la
géographie, l’économie, l’agriculture, la sociologie, etc.

I.2. Domaines d’applications

Les domaines d'application de l'hydrologie de surface sont également très variés. Parmi
les plus importants et les plus classiques (Laborde, 2009), on notera :

 l'agriculture : irrigation, drainage ;


 l'étude des ressources en eaux : eau potable, eau pour l'industrie, les retenues
collinaires et les barrages ;
 l'étude des stations d’épurations et assainissement ;
 la lutte contre la pollution : étude des débits d'étiage évacuant les effluents;

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Chapitre I : Hydrologie I

 l'énergie hydraulique ;
 le transport solide (dépôt ou érosion) ;
 la navigation ;
 les loisirs (plans d'eau) ;
 la sécurité des biens et des personnes : protection contre les crues…

En général, L’hydrologie se classe généralement selon trois critères qui sont représentés
dans la figure I.1.

Figure I .1. Division de l’hydrologie (Souami, 2005).

I.3. Cycle de l’eau

Le cycle de l’eau ou cycle hydrologique est un processus qui englobe les phénomènes du
mouvement, de la perte et du renouvellement des eaux sur la terre. Ces mouvements de
transformation et de transfert, accompagnés de changements d'état, peuvent s'effectuer entre
les réservoirs de l’hydrosphère, à l’océan, dans l'atmosphère, à la surface du sol et dans le
sous-sol.

Le comportement de l’eau est décrit par le cycle hydrologique (Fig.I.2) où interviennent


les précipitations, l’infiltration, le ruissellement, l’évapotranspiration, la percolation et
l’écoulement souterrain. L’énergie solaire et la gravité sont les moteurs du cycle.

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Chapitre I : Hydrologie I

Figure I. 2. Cycle hydrologique schématique (Laborde, 2000).

I.4. Etats et situations de l’eau

Classiquement, on schématise les états et les situations de l'eau dans le cycle de la façon
suivante :

Tableau I.1. Etas et situation de l’eau dans le cycle (Laborde, 2009).

Etats Principaux stocks Phénomènes de transport


Vapeurs Humidité atmosphérique. évaporation
Nuages, brouillards evatranspiration
Liquide Océans, mers, lacs. Pluie, cours d’eau.
Eaux souterraines Circulations souterraines
Solide Glaciers, manteaux neigeux. Neige, grêle.
Calottes polaires Ecoulement des glaciers

I.5. Répartition de l’eau sur le globe terrestre

 Environ 97% de l’eau est contenue dans les océans.


 Dans les 3% d’eau douce restant, 68% sont stockés dans les calottes glaciaires ainsi
que dans les glaciers, 31% sont contenus dans les nappes phréatiques (eau souterraine)
et 1% est considéré comme de l’eau de ruissellement ou eau de surface.
 Cette eau de surface est repartie à 87% dans les lacs, 11% dans les marais et 2% dans
les rivières.

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Chapitre I : Hydrologie I

I.6. Éléments qui composent le cycle de l’eau

Les éléments qui composent le cycle de l’eau sont respectivement (Fig. I.3) :

 Les précipitations : eaux météoriques qui tombent sur la surface de la terre,


 L’évaporation : passage de la phase liquide à la phase vapeur, il s'agit de
l'évaporation physique.
 L’évapotranspiration : englobe les processus d’évaporation et de transpiration de la
végétation
 L’interception : processus selon lequel la pluie (ou dans certains cas la neige) est
retenue par la végétation, puis redistribuée en une partie qui parvient au sol et une
autre qui s'évapore.

Figure.I.3. Définition du cycle de l’eau

https://www.slideshare.net/LamineNdiaye5/cycle-et-bilan-hydrologique

 Le ruissellement ou écoulement de surface : mouvement de l’eau sur ou dans les


premiers horizons du sol (écoulement de sub-surface), consécutif à une précipitation.
 Le stockage dans les dépressions : processus au cours duquel l’eau est retenue dans
les creux et les dépressions du sol pendant une averse.
 L’infiltration : mouvement de l'eau pénétrant dans les couches superficielles du sol.
 La percolation : mouvement de l’eau en profondeur dans les sols faisant suite à
l’infiltration.

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Chapitre I : Hydrologie I

I.7. Bilan hydrologique

Le bilan hydrologique permet de quantifier les transferts d’eau issus des précipitations, il
comporte trois principaux termes (les entrée, les sorties et les stocks).

L’équation du bilan d’un bassin versant et une période donnée peut s’écrire :

P=R+ I + E ± ∆ S I.1

P : précipitations en (mm),


R = Ruissellement de surface,
I = Infiltration,
E= évaporation + transpiration des plantes,
∆S = variation de stockage qui est négligeable pour une longue période d'observation
avec une succession de périodes humides et sèches.

On peut calculer le temps de résidence d’une molécule d’eau dans un sous –système du
cycle hydrologique, qu’est définie comme, le temps nécessaire pour apporter à un réservoir
un volume égal à sa capacité brute de stockage, sur la base de la valeur moyenne des apports

• Rapport entre le volume du réservoir et l’apport des flux entrants / sortants

Tableau I.2. Estimation du temps de résidence des réservoirs d’eau sur la terre (Jacques,
1996).

Réservoir Temps de renouvellement


Océans 2500 ans
Calotte glacières 1000 – 10 000 ans
Eaux souterraines 1500 ans
Eau du sol 1 an
Lacs 10 – 20 ans
Cours d’eau 10 20 ans
Eau atmosphérique 8 jours
Biosphère Quelques heures

I.8. Potentiels hydriques de l’Algérie

Le potentiel s’établit pour l’Algérie sur une superficie de 2.38 millions de Km 2 et une
pluviométrie qui couvre que 10% de cet espace. En divisant approximativement le pays en
trois zones d’après Sari Ahmed (2009) :

1. La zone septentrionale

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Chapitre I : Hydrologie I

La superficie est estimée à 130 000 Km2, elle reçoit, en moyenne 470 mm/an,

Ou 13 × 1010×0.47 = 61.1 ×109 m3 (61.1 milliards de m3).

2. La zone des Hauts Plateaux

La superficie considérée est de l’ordre de 76 000 Km2, avec 300 mm /an en moyenne,

Ou 76 ×109 × 0.3 = 22.8 × 109 m3 (22.8 milliards de m3).

3. La zone Sud Atlas


D’une superficie de 67 000 Km2, et d’une pluviométrie moyenne de 250 mm/an, ou
67 × 109 ×0.25 = 16.75 × 109 m3 (16.75 milliards de m3).

Généralement, le pays reçoit 100 milliards de m3 de pluie par an, dont 85 % s’évapore (85
milliards de m3). Les 15 milliards restant s’écoulent dans les cours d’eau et vers la mer, ou
s’infiltrent dans les nappes souterraines.

Les potentialités totales en eau en Nord de l'Algérie sont estimées à 19.1 milliards de m 3,
dont 80% est renouvelable (c’est à dire 70 % eau de surface, 12 milliards de m 3 et 10 % eau
souterraine, 2 milliards de m3). Le Sud du pays se caractérise par l'existence de ressources en
eau souterraine très importantes provenant des nappes du Continental Intercalaire (CI) et du
Complexe Terminal (CT). Les réserves d’eau sont de l’ordre de 60 000 milliards de m 3 dont
40 000 milliards sont situées en Algérie (Remini, 2005).

Les quantités d’eau mobilisables pour les différents usages de la population sont évaluées à :

 5.7 milliards de m3 en eaux de surface,


 1.8 milliards de m3 en eaux souterraines dans le Nord,
 4.9 milliards de m3 en eaux souterraines dans le Sud.

Soit un total de 12.4 milliards de m3.

La mobilisation de ces ressources rencontre un certain nombre de contraintes :

 Les précipitations sont faibles, irrégulières et inégalement réparties dans l’espaces et


dans le temps,
 La qualité physico-chimique des eaux de surfaces est souvent médiocre,
 Envasement des barrages dus au taux important des transports solides,
 Une forte minéralisation des eaux souterraines dans certaines zones de la steppe et du
Sahara,
 Les eaux fossiles (nappe Albienne) ne sont pas ou très peu renouvelables.

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