Gestion Des Déchets Industriels Et Spéciaux
Gestion Des Déchets Industriels Et Spéciaux
Cadre général
La Tunisie a connu, ces dernières années, un développement économique qui a conduit
à l’évolution des quantités de déchets industriels et spéciaux selon les résultats des
études réalisées en la matière. Les quantités de déchets provenant des activités
industrielles des différents secteurs sont estimées à 150 mille tonnes par an environ
(hormis le phosphogypse et les déchets des mines).
Ce programme vient renforcer le système national de création des décharges contrôlées
et des centres de transfert pour le traitement des déchets ménagers et assimilés, de
fermeture et de réhabilitation des décharges anarchiques et d’interdiction d’accès des
déchets industriels et spéciaux à ces décharges.
Ces activités sont parties du plan de développement de la Tunisie qui comporte entre autres les éléments
suivants:
Les aspects essentiels de la gestion des déchets industriels et spéciaux ont été décrits dans un
guide pratique ainsi que dans plusieurs dépliants.
Un système d'information géographique (SIG) est un système d'information capable d'organiser et de présenter
des données alphanumériques spatialement référencées, ainsi que de produire des plans et des cartes.
Suite à la collecte des données géographiques, les détenteurs des déchets (Producteurs, transporteurs et
éliminateurs/opérateurs) peuvent être visualisés sur des cartes numériques. Dans ce système les trois détenteurs
peuvent être localisés, classés selon des critères de notre choix comme la localité (gouvernorat), le secteur
d’activité industrielle et le type d’installation et présentés avec des fiches de données.
cadre réglementaire
Le programme de gestion des déchets industriels et spéciaux est régi par la réglementation relative à la gestion des déchets,
notamment :
Loi n°96-41 du 10 juin 1996, relative aux déchets et au contrôle de leur gestion et de leur élimination, telle qu’amendée par la
Loi n°2001-14 du 30 janvier 2001 (Articles 19, 26,31 et 47);
Décision du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable datée du 23 mars 2006 relatif à la création d’une
unité de traitement des déchets dangereux et de centres d’accueil et de transfert.
Pour les déchets dangereux, la loi 96-41 prévoit dans son Art. 31bis que tout établissement ou entreprise assurant une ou
plusieurs activités de collecte, de tri, de transport, de stockage, de traitement, de valorisation et d'élimination des dangereux est
soumis à autorisation préalable du Ministère chargé de l'Environnement. L’article spécifie aussi certaines conditions pour l’octroi de
cette autorisation.
Le contrôle des déchets dangereux est plus rigoureux que pour les autres déchets.
La responsabilité des producteurs de déchets dangereux comprend surtout la déclaration correcte de la quantité et de la
composition des déchets dangereux ainsi que le choix soigneux des transporteurs et des exploitants de ses déchets.
La responsabilité des transporteurs de déchets dangereux est surtout le bon choix des moyens de transport, la formation
adéquate des chauffeurs et la fiabilité de l’entreprise en général concernant son respect pour l’environnement
La responsabilité des exploitants des installations de traitement des déchets dangereux concerne surtout le traitement et
l’élimination correcte suivant les conditions que l’autorisation et le cadre légal prescrivent.
La responsabilité du producteur ne peut être transférée au nouveau détenteur que sous réserve que le
producteur s’est assuré soigneusement que les déchets sont remis à des prestataires autorisés et agréés par la
réglementation tunisienne. Les obligations fondamentales de la gestion des DD découlent de la Convention de
Bâle.
• veiller à ce que les personnes assurant dans le pays la gestion des déchets
dangereux ou d'autres déchets prennent les mesures nécessaires pour,
d'abord, prévenir la pollution résultant de cette gestion, puis en réduire au
minimum les conséquences pour la santé humaine et l'environnement
(article 4 paragraphe 2c);
La Tunisie a enregistré au cours des dernières décennies une croissance économique importante. Celle-ci s'est
traduite - entre autre - par une forte évolution des quantités de déchets industriels et spéciaux (DIS). Selon les
résultats des études réalisées en la matière, la quantité des déchets provenant des activités industrielles dans les
différents secteurs est estimée à 150 mille tonnes/an.
Les huiles usées non chlorées constituent une grande partie. Elles sont recyclées dans une installation de
raffinage à Bizerte. La majorité des autres déchets industriels sont traitables à Jradou. Ce sont p.e. des boues
provenant du secteur pétrolier, des séparateurs eau/hydrocarbures et du traitement des eaux industrielles usées,
des déchets liquides du dégraissage, de la mise en forme et du traitement des surfaces métalliques, des emballages
contenant des résidus de substances dangereuses, des pesticides et produits pharmaceutiques abîmes, des scories
de fusion et des sables et moules contaminés de fonderie etc.
La distribution des DIS selon les secteurs industriels est la suivante :
La réussite de la politique durable dans la gestion des DIS en Tunisie se traduit par quelques
chiffres clés qui ressortent des outils administratifs de suivi et des rapports continus en matière de
gestion des déchets et qui nécessitent une observation à long terme (dits "indicateurs").
Les quatre indicateurs pour montrer cette évolution en matière de gestion des déchets
dangereux
en Tunisie sont les suivants:
La minimisation des Déchets Industriels et Spéciaux(DIS) est dans la responsabilité des producteurs; elle se
traduit par les mesures préventives pour limiter la quantité et la nocivité des déchets provenant de la production,
mais aussi des déchets qui proviennent de l’usage des produits ou des produits abîmés. Pendant la phase de la
conception des produits il faut considérer de faciliter leur valorisation ou leur élimination propre.
La minimisation est réalisée à travers les mesures d’optimisation de la production, à l’occasion de l’achat et
l’usage du produit ainsi que après son usage lorsqu’il est devenu un déchet.
L’article 37 de la loi 96-41 du 10 juin 1996 prévoit un ou des plan de gestion des déchets
qui peut fixer - entre autre - les conditions de réduction, de recyclage et d’élimination des
déchets.
Le principe de «pollueur – payeur» veut dire:
En vertu de l’art. 38 de la loi 96-41 du 10 juin 1996, le ministre de l’environnement peut, après avis du ministre
chargé de l'industrie, proposer tous règlements nécessaires pour réduire au minimum la production de déchets
industriels et spéciaux dangereux obligeant les producteurs à mettre au point et à exécuter des plans pour maîtriser
et limiter autant que possible la production de déchets industriels et spéciaux.
Le recyclage nécessite les prescriptions légales afin d’éviter tout dommage à la santé de l’homme et à
l’environnement. Le recyclage c’est :
substituer les matières premières par les déchets prétraités (pneus, huiles usées, solvants etc.) ;
utiliser des déchets prétraités comme source d’énergie.
Le recyclage paraît faisable seulement si les trois conditions suivantes sont remplies :
La viabilité économique signifie que les coûts de recyclage ne doivent pas surmonter beaucoup les coûts des
mesures d’élimination et que le recyclage prévu par les autorités ne doit pas surcharger les entreprises
économiquement.
En plus, il convient d'exiger le suivant:
Le recyclage ne doit pas amener à une dispersion ou même concentration des substances nocives dans les
produits et dans l’environnement.
Le recyclage matériel et la valorisation énergétique sont équivalents du point de vue légal. C'est-à-dire le choix
dépend des prix et de la faisabilité technique et donc du choix du producteur des déchets.
Dans ce sens, la Direction des Filières de l’ANGed joue un rôle primordial pour le programme de recyclage. Même
dans le cas des déchets industriels et spéciaux dangereux le recyclage est faisable en Tunisie quand la séparation
et la collection séparée réussie et quand les fractions séparées rencontrent les besoins spécifiques de qualité des
entreprises de production.
Une filière pour les déchets électriques et électroniques ainsi que pour les déchets de soin est en préparation. La
valorisation énergétique n’est pas encore bien évoluée en Tunisie. Il faut surtout éviter que les fractions calorifiques
de haute nocivité soient recyclées dans les centrales thermiques. Il est donc essentiel d’élaborer des standards de
qualité de ces combustibles secondaires.
Dans l’avenir, la combustion de déchets prétraités dans les centrales électriques et dans les cimenteries peut
engendrer un développement violent de techniques de séparation de fractions calorifiques de qualité constante
prélevées des déchets ménagers et industriels, afin de les transformer en énergie.
Gestion actuelle des déchets industriels et spéciaux – L’infrastructure
pour le traitement
Le programme national pour la gestion des déchets prévoit la combinaison de plusieurs composantes pour gérer
les Déchets Industriels et Spéciaux(DIS):
Il y a toute une série de filières qui établissent une responsabilité directe des producteurs pour l’évacuation et le
recyclage de leurs produits abîmés. Quelques DIS ont été soumis à cette forme de gestion.
Pour d’autres DIS de grande quantité ou de risque élevé de leur gestion, la Tunisie cherche des solutions
spécifiques et individuelles, tels que sont:
Les grandes quantités de phosphogypse provenant de la production de l’acide phosphorique; il est prévu
d’installer des mono-décharges, gérées par l’industrie productrice même;
Les grandes quantités de margine, une boue résiduelle de la production de l’huile d’olive; il est prévu de les traiter
biologiquement, puis de les sécher par évaporation à ciel ouvert et après les éliminer dans les décharges. Il est
question d’épandage de ces boues dans les champs agricoles:
Les grands stocks de pesticides abîmés et de PCB provenant des transformateurs anciens vont être éliminés à
travers les programmes d’assistance financière de la Banque Mondiale. Les déchets doivent être exportés à
l’étranger pour l’incinération à haute température, technologie qui n’existe pas en Tunisie:
Les déchets de soins (DAS) nécessitent un prétraitement de stérilisation avant de les éliminer sur les décharges
contrôlées.
Pour tous les autres déchets, en totalité environs 150 milles tonnes par an, la Tunisie a établi un programme
d’investissement en coopération avec la Banque de Développement Allemande (KfW). Le projet réalisé dans le
cadre de ce programme consiste en un centre de traitement des déchets industriels et spéciaux dans la zone de
Jradou du gouvernorat de Zaghouan et de 3 Installations de Réception, Stockage et Transfert (IRST)au nord
(Bizerte), au centre (Sfax) et au sud de la Tunisie (Gabès).
La réalisation des trois installations de Réception, Stockage et Transfert (IRST)est prévue en 2010.
La capacité totale des quatre installations est de 150milles tonnes par an.
Sa distribution selon les installations est la suivante :
Le centre de traitement de Jradou utilise des méthodes choisies en fonction de la nature des déchets provenant
des différentes activités industrielles de la Tunisie comme suit :
Méthodes de traitement
Neutralisation
Réduction d’anions
La dés-émulsification
Instruments de suivi
Tout établissement autorisé aux activités de gestion des Déchets Dangereux(DD), est appelé à tenir à sa charge :
un registre conforme aux dispositions des Articles 28 et 33 de la loi n°96-41 du 10 juin 1996, relative aux déchets
et au contrôle de leur gestion et de leur élimination;
un manifeste et un bordereau de suivi conformes aux dispositions de l’Article 25 de la loi n°96-41 du 10 juin 1996;
un rapport annuel conforme aux dispositions de l’Article 34 de la loi n°96-41 du 10 juin 1996.
Dans le cas de l’exportation une notification préalable suivant l’Art. 40 de la loi est nécessaire.
Au delà de ces instruments obligatoires, le MEDD a conçu la signature bilatérale d’une convention entre l’ANGed et
l’entreprise respectivement le groupement industriel pour exprimer la volonté de joindre le système de gestion des
déchets industriels et spéciaux.
Le registre est prévu comme instrument interne de suivi et comme base pour les visites de contrôle sur site par
les autorités compétentes.
• Documents d’acceptation
• Déclaration officielle (DO) • Document d’acceptation (DA)
approuvés (DAA)
comportant l’analyse de DD pour l’évacuation du DD
La partie essentielle du manifeste est la déclaration correcte et complète de la composition chimique et physique des
déchets par le producteur.
Le bordereau de suivi sert l’administration et les détenteurs à contrôler et documenter le flux des déchets afin de
prouver la conformité du transport avec la règlementation.
Chaque détenteur de DD est obligé d'établir un rapport annuel et de l’envoyer aux autorités de surveillance pour
contrôle et évaluation. Il contient toutes les informations sur les déchets gérés, leur origine, quantité, leurs
caractéristiques, leur destination et le mode de leur gestion.
Rapport Notification
Manifeste (Art. 25) Bordereau de suivi (Art. 25)
(Art. 40)
Spécimen du bordereau de
Formulaire du manifeste
Suivi
Transport et collecte
Pour les déchets dangereux, l’article 31bis de la loi 96-41 sur la gestion des déchets
soumet à autorisation préalable du Ministre chargé de l'environnement, tout
établissement ou entreprise assurant une ou plusieurs activités de collecte, de tri, de
transport, de stockage, de traitement, de valorisation et d'élimination des déchets
dangereux. Un guide détaillé sur la collecte et le transport des DD a été élaboré et peut
être téléchargé.
• Tome 1
• Tome 2
Tome 1 Partie1
La loi prévoit d’imposer des conditions et une durée limitée pour l’autorisation.
Normalement les dispositions relatives au transport des matières dangereuses sont à appliquer aux DD en
parallèle aux dispositions de la loi des déchets. Cette réglementation internationale sur le transport routier des
marchandises dangereuses (ADR) à laquelle la Tunisie a adhérée, implique une multitude d’obligations. A titre
d’exemple une signalisation (plaque) adéquate doit être apposée sur le véhicule transporteur signalant la nature des
"produits" transportés et celle des risques.
Base légale :
Loi n° 97-37 du 2 juin 1997, relative au transport par route des matières dangereuses et arrêté du ministre du
transport du 19 janvier 2000, fixant les étiquettes de danger et les marques distinctives relatives au transport de
matières dangereuses par route.
Un
guide détaillé sur la gestion des déchets chimiques provenant des laboratoires a été
élaboré et peut être téléchargé.
• Partie 1 • Partie 2
Annexe 1 Annexe 2
La responsabilité des producteurs comprend la déclaration correcte de la quantité et de la composition des DD de
leur entreprise, ainsi que le choix soigneux des transporteurs et des installations de traitement. En plus, le
producteur respecte toute réglementation concernant le stockage interne des DD et démontre sa volonté de
minimiser la nocivité et la quantité de ses déchets, [Link]. par une planification stratégique environnementale de
l’entreprise. Plus cette composante stratégique est évoluée dans l’entreprise, plus le potentiel de minimiser les coûts
d’évacuation des DD peut être exploité.
Le guide pratique sur la gestion des DD contient encore plus de détails sur la bonne gestion interne des DD. le
guide peut être téléchargé ici:
Tome 2
Tome 1
annexes 1-5
Annexes 1-8
annexe 6
annexe 7
annexe 8
Les mesures d’une bonne gestion interne doivent couvrir les aspects suivants:
Documentation des déchets, choix du code approprié (du catalogue des DD) et des caractéristiques de risque
comme matière dangereuse;
Suivi et documentation de la procédure interne comme p.e. sur les mélanges admissibles, la séparation
nécessaire à cause de sa réactivité et les emballages appropriés;
Exploitation correcte et suivi soigneux des installations de traitement interne pour les eaux usées industrielles et
les DD;
Suivi interne du flux des DD, à travers le registre et les autres documents du suivi comme le manifeste, le
bordereau et le rapport annuel;
Evolution continue de la structure d’organisation et des responsabilités internes pour l’environnement; surtout
la désignation d’un chargé ou responsable pour l’environnement;
Documentation de la fréquence et du contenu des inspections internes et des activités de formation interne des
cadres et du personnel;
Contracter une assurance contre les dommages environnementaux potentiels et mobilisation des ressources
financières pour l’assainissement des dommages et incidents éventuels du passé.
Les actions pratiques d’une bonne gestion interne sont les suivantes :
Les DD doivent être étiquetés suivant la règlementation des matières dangereuses (dans la majorité des cas
identifiables par les feuilles de sécurité des produits usés, sinon par une analyse des composantes dangereuses);
Le tri sert à séparer les DD à haut risque des autres déchets qui sont moins chers à éliminer (p.e. dans les
décharges contrôlées). Le tri sert aussi à séparer les différents types de DD qui peuvent réagir et provoquer un
impact plus grave sur l’environnement en cas d’accident (explosion, émanation de gaz toxiques etc.). Des produits
incompatibles ne doivent pas être associés à une même capacité de rétention. Le tri sert donc à la minimisation des
risques et des coûts dans l’entreprise;
Organiser le stockage interne, c'est prévoir les capacités de stockage interne en fonction des quantités produites,
équiper le stockage des moyens techniques du premier secours, de la protection des travailleurs, d’extinction de feu
et de rétention des eaux d’extinction de feu. Signaler les risques et étiqueter les récipients, regrouper les déchets
suivant le plan d’évacuation et respectivement le traitement prévu.
Un plan de stockage des matières dangereuses comportant la localisation précise des différentes classes de
produits ainsi qu’un registre des stocks tenu à jour permet, en cas de fuite ou d’incendie, de connaître rapidement la
nature des produits stockés et des quantités.
Dans la mesure du possible, il faut toujours stocker les conteneurs de déchets dans un endroit abrité(l’eau
mélangée aux déchets alourdit la benne et risque d’augmenter le coût du transport et du traitement parce qu’ils sont
facturés au poids.
Il faut aussi placer les conteneurs sur rétention afin d’éviter une contamination du sol et des nappes souterraines
et dans une aire clôturée pour limiter le risque d’intrusion.
Les règles de compatibilité suivantes sont à respecter :
Les acides et les bases doivent également être séparés lors du stockage. En général, il faut éviter de stocker
ensemble des produits inflammables et nocifs / irritants car ces derniers deviennent alors réellement dangereux
après réaction.
Les produits toxiques ou très toxiques doivent être séparés des autres produits et stockés dans un local ou dans
une armoire fermée à clé, seul un nombre limité de personnes formées aux risques liés à ces produits pourra
pénétrer dans ce local.
Le Programme Africain relatif aux Stocks de pesticides Périmés pour la Tunisie a comme objectifs :
Eliminer les stocks de pesticides périmés en Tunisie en veillant à préserver l’environnement et la santé humaine,
Contribuer à la prévention de l’accumulation de nouveaux stocks de pesticides indésirables à travers la mise en
place de mesures préventives,
Assurer le renforcement des capacités nationales en matière de gestion des produits chimiques dangereux en
général et des pesticides en particulier,
Contribuer à la protection de l’environnement et la santé humaine
INVENTAIRE
Formation
Inventaire
Opération de sauvegarde
Une opération pilote de sauvegarde a été effectué dans le dépôt de l’Hôpital Menzel Bourguiba enfévrier 2007.
L’unité d’assistance technique (FAO) a fourni les équipements et matériels et assuré le suivi technique des
opérations qui ont consisté au conditionnement de 30 tonnes de DDT et au nettoyage du dépôt.
ELIMINATION
Formation
DU PROGRAMME PASP-TUNISIE
ANNEXES
RESUME ANALYTIQUE DE L'ETUDE D'IMPACT
ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL
L’EIES a recommandé la préparation d’un plan résumé de réinstallation (PRR) pour les occupants du site de
Fathallah à Jebel Jeloud, vu que ce dépôt est occupé actuellement par une friperie.
Résumé analytique
Préqualification des firmes d’élimination
DAO "élimination"
Le DAO a été approuvé par la Banque Mondiale en août 2009 et la commission des marchés en octobre 2009.
PREVENTION
Formation
Dans le cadre des améliorations de la gestion des pesticides, un appel d’offres international d’une
étude de diagnostic de gestion et d’utilisation des pesticides pour le développement d’un plan
d’action national de prévention de futurs stocks obsolètes a été lancé en juillet 2008. Le
groupement de bureaux d’étude AGRIFORUM(Tunisie)/CA 17 International (France) a été
sélectionné pour réaliser cette étude.
L’étude a débouché sur un plan d’action national pour l’amélioration de la gestion des pesticides et la prévention de
l’accumulmation de nouveaux stocks de pesticides obsolètes.
Il s’agit du lancement d’une opération pilote pour la gestion des Emballages vides des produits
phytosanitaires (EVPPs) dans le cadre de la mise en place progressive du plan de gestion des
EVPPs.
La région de Sousse et de Monastir a été choisie comme la zone test pour implanter l’opération pilote EVPPs.
La mise en œuvre de cette opération a été entamée en juin 2009. Des conventions ont été signées avec les
différents interlocuteurs dressant les responsabilités mutuelles pour la mise en œuvre de l’opération.
PERSPECTIVES 2010-2011:
Elimination
Le choix définitif d’une entreprise qui sera chargée des travaux d’élimination dont le
commencement des travaux est prévu pour Juin-Juillet 2010;
L’élaboration d’une étude portant sur la décontamination des sols pollués par les pesticides
obsolètes.
Prévention
L’extension de la filière de la collecte des emballages vides dans d’autres régions de la Tunisie;
Le démarrage d’une campagne intensive de vulgarisation chez les utilisateurs de pesticides;
L’exécution du plan d’action national pour l’amélioration de la gestion des pesticides et la prévention de
l’accumulation de nouveaux stocks de pesticides obsolètes.
Cadre général
Une enveloppe de 6 million de Dollars a été allouée à la réalisation du projet de promotion des méthodes techniques
et opérationnelles optimales de gestion du "PCB" et des déchets de santé en Tunisie dans le cadre d'un don du
Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) et la Banque Mondiale.
Objectifs du projet
Le Projet a surtout pour objectif de trouver des méthodes techniques et opérationnelles optimales de gestion de ces
déchets depuis la source de son émanation au site de son traitement, et de mettre en place une stratégie nationale
de gestion durable de ces déchets.
Composantes du projet
1ère étape : diagnostic de la méthode actuelle de gestion des déchets des activités de santé dans le Grand
Tunis et à Médenine comme zones pilotes : le Grand Tunis produit 40% environ de la quantité totale de ces déchets
au niveau national ; et le gouvernorat de Médenine pour ses spécificités touristiques et l'étendue des distances entre
ses villes).
2ème étape : mise en place d’une stratégie de gestion des déchets des activités de santé en Tunisie ;
3ème étape : élaboration d'une étude de faisabilité d'investissement dans la gestion de ces déchets et
élaboration de termes de référence pour le projet du FEM.
L'étude relative à l'élaboration d’un plan de gestion des déchets et des équipements contenant le PCB en Tunisie est
répartie en 3 étapes:
1ère étape : collecte, inventaire et diagnostic de tous les équipements et les déchets contenant du PCB
appartenant à la Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz (STEG) et à tous les établissements publics;
2ème étape : étude de faisabilité socio-économique :
Elaboration d'un plan de gestion intégrée des équipements contenant le PCB appartenant à la Société Tunisienne
de l'Electricité et du Gaz-STEG ;
Elaboration d'un plan de gestion intégrée des équipements contenant le PCB appartenant aux établissements
publics.
3ème étape : évaluation du cadre réglementaire et institutionnel de gestion du PCB en Tunisie, et élaboration
des termes de référence de la présentation du projet au Fonds pour l’Environnement Mondial-FEM.
Toutes les études, sus mentionnées, programmées dans le cadre de ce projet, ont été élaborées conformément
aux directives et exigences de la banque mondiale et conformément à la réglementation et aux procédures
tunisiennes, notamment les études de faisabilité relatives à la gestion respectivement des DAS et des PCBs en
Tunisie et l'étude d'Impact Cadre Environnemental et Social (EICES) du Projet.
Conformément aux exigences du bailleur de fonds (le Fonds de l’Environnement Mondial (FEM)), pour les projets
similaires classés catégorie A, nous vous soumettons pour information le sommaire exécutif de l'étude d’Impact
Cadre Environnemental et Social (EICES) du Projet qui sera publié aussi sur le site web de l’ANPE et sur l’infoshop
de la banque mondiale.
La quantité de déchets des activités sanitaires, produite à l’échelle nationale est estimée à 16000 tonnes / an dont
7000 tonnes sont considérés comme des déchets dangereux, alors que 9000 tonnes sont des déchets non
dangereux.
Les déchets des activités sanitaires sont toute matière produite par une opération de transformation, ou tout usage
de substances ou de produits dans les établissements de santé, et, d’une manière générale, tout objet transporté à
jeter ou destiné à au rejet. Ces déchets sont issus des activités de diagnostic ou de suivi, des activités préventives,
curatives ou soulageantes dans le domaine de la médecine humaine. Les déchets issus des activités de
conservation des dépouilles, de recherche, d’enseignement et de production industrielle dans le domaine de la santé
sont également considérés des activités de santé.
Les déchets dangereux de santé comprennent les déchets biologiques et les déchets chimiques y compris les
déchets pharmaceutiques, ainsi que les déchets inflammables ou explosives, les déchets piquants (seringues…) ou
coupants en putréfaction, et les déchets radioactifs.
Compte tenu de l'état actuel du système de gestion des déchets ces déchets, la mise en place de ce projet a été
précédé par la:
Réalisation d’une étude de faisabilité du projet d’investissement dans le domaine de la gestion des DAS
CIM du 5 mars 2008 relatif à la mise en place d’une stratégie de gestion des déchets d’activités sanitaires;
Décret n°2745 du 28 juillet 2008 relatif aux conditions et modalités de gestion des déchets des activités
sanitaires :
Élaboration d’un manuel de procédures qui fixera les modalités de tri, du conditionnement, de la collecte et
du stockage des déchets d’activités sanitaires dangereux,approuvé par arrêté conjoint du ministre chargé de
l’environnement et du ministre chargé de la santé publique.
Elaboration de l’Etude d’Impact Cadre Environnemental et Social (EICES) du projet de promotion de la gestion
des déchets des activités de soins et des PCBs en Tunisie comprenant un sommaire exécutif de l’étude ;
Elaboration du dossier d’appel d’offres relatif à la collecte, le transport, le traitement et l’élimination des déchets
des activités de soins des structures et des établissements de santé publique, comprenant 6 lots :
3 lots pour le Grand Tunis (gouvernorats de Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba) ;