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Sur un surface :
Infiltromètre à double anneau ouvert
Sommaire
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1 PRINCIPE
2 APPLICATIONS
o 2.1 Avantages
o 2.2 Limitations
o 2.3 Précautions d'emploi
3 MISE EN OEUVRE
4 INTERPRÉTATION
5 RÉFÉRENCES
PRINCIPE
L'essai d'infiltrométrie double anneau ouvert[1] est un essai qui permet d'estimer le coefficient de
perméabilité sur une tranche superficielle de matériau.
L'essai consiste à produire une infiltration sous une faible charge hydraulique constante. Le principe de cet
essai repose sur la mesure d'un volume d'eau s'infiltrant à travers une surface connue par unité de temps
sous une charge hydraulique constante, après saturation de la zone testée.
Le volume infiltré est mesuré dans l'anneau interne, la charge hydraulique y étant maintenue constante
grâce à l'anneau externe.
La charge hydraulique appliquée est inférieure à la hauteur de l'anneau ce qui différencie cet essai de
l'infiltromètre à simple anneau de type fermé.
La charge hydraulique est considérée constante devant la variation du niveau de l'eau dans l'anneau
interne. Le niveau de l'eau dans l'anneau interne peut être mesuré par un flotteur à la surface de l'eau, par
un capteur capacitif...
schéma de principe d'un infiltromètre double anneau ouvert à charge hydraulique constante
Il existe un essai alternatif réalisable au double anneau fermé [2].
APPLICATIONS
L'essai d'infiltrométrie au double anneau, de type ouvert, permet une mesure in situ de la perméabilité
verticale à l'eau de matériaux rapportés, ou artificiellement reconstitués. Cet essai est essentiellement
utilisé pour caractériser la perméabilité des matériaux constituant les barrières des installations de stockage
de déchets, les lagunages, les bassins de rétention d'eau. Il est aussi utilisable en hydrogéologie pour les
milieux poreux. Dans la pratique, l'essai teste une épaisseur superficielle de sol. Il présente donc un
caractère ponctuel.
L'essai d'infiltrométrie au simple anneau, de type ouvert, permet de caractériser des sols de perméabilité
comprise entre 10-5 et 10-8 m/s.
Avantages
L'essai est d'emploi facile et nécessite en général peu de matériel. Il est plus rapide qu'un essai simple
anneau fermé.
Limitations
Cet essai n'est pas applicable aux formations géologiques en place car ces dernières sont susceptibles de
se déstructurer par gonflement ou délitage lors d'un apport d'eau.
La gamme de perméabilités mesurables est limitée entre 10-5 et 10-8 m/s.
Précautions d'emploi
La surface d'essai doit être plane et quasi-horizontale. Elle doit aussi être décapée pour atteindre un
matériau non altéré par les conditions météorologiques.
Il est nécessaire de mesurer la température de l'eau pour permettre la correction des résultats.
Le dispositif doit être recouvert pour éviter l'évaporation de l'eau qui peut être importante lors d'essai de
plus d'une heure.
MISE EN OEUVRE
Lors de la mise en œuvre du dispositif, par collage (méthode à privilégier), vérinage ou battage (à proscrire
au maximum), il faut veiller à ne pas créer d'écoulements préférentiels en déstructurant le terrain.
Avant d'effectuer les mesures de variations du volume d'eau infiltrée, il est nécessaire de saturer la zone
d'essai en laissant l'eau s'infiltrer pendant une durée de 30 min à 6h pour les faibles perméabilités. Lors de
cette phase, il faut contrôler si des suintements sont visibles à l'extérieur de l'anneau, et définir d'où ils
proviennent le cas échéant (mauvaise mise en œuvre de l'essai ou caractéristiques du matériau).
INTERPRÉTATION
Conforme à la NF X 30-418[1] et à la NF EN ISO 22282-5[3].
Pour l'interprétation, il est nécessaire de connaître la température de l'eau afin d'appliquer une correction.
L'épaisseur de la zone saturée est aussi nécessaire pour l'obtention des résultats. Elle est déterminée en
combinant une valeur théorique dépendant des caractéristiques de l'essai (volume cumulé infiltré et teneurs
en eau initiale et à saturation) et une valeur expérimentale par mesure des teneurs en eau par tranche. Il
faut pour cela prélever un échantillon à proximité de la zone d'essai et un échantillon de sol après essai à
l'emplacement de l'anneau.
RÉFÉRENCES
1. ↑ 1,0 et 1,1 AFNOR (2012). NF X 30-418. Déchets. Détermination de la perméabilité d'une formation
géologique en place, de matériaux rapportés, ou artificiellement reconstitués. Infiltromètres à double
anneau, de type ouvert.
2. ↑ AFNOR (2012). NF X 30-420 Déchets. Détermination de la perméabilité d'une formation
géologique en place, de matériaux rapportés, ou artificiellement reconstitués. Infiltromètres à simple
ou double anneau, de type fermé.fermé - Essai à charge constante et essai à charge variable.
3. ↑ AFNOR (2014). NF EN ISO 22282-5 Reconnaissance et essais géotechniques - Essais
géohydrauliques - Partie 5 : essais d'infiltration.
Infiltromètre à disque
Sommaire
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1 PRINCIPE
o 1.1 Variantes : à disque déporté
o 1.2 Variantes : mini-infiltromètre à disque (ou infiltromètre à mini-disque)
2 APPLICATIONS
o 2.1 Avantages
o 2.2 Limitations
o 2.3 Précautions d'emploi
3 MISE EN OEUVRE
4 INTERPRÉTATION
5 RÉFÉRENCES
PRINCIPE
L'essai d'infiltrométrie à disque est un essai qui permet de déterminer des propriétés des sols non saturés,
notamment la conductivité hydraulique du sol[1]. Le dispositif d'essai, infiltromètre à disque, est aussi appelé
infiltromètre à tension prédéfinie ou encore, infiltromètre à membrane.
Le principe consiste à imposer de manière contrôlée le potentiel hydrique h sur la surface du sol et à
mesurer le flux (ou le débit) hydrique par l'évolution du niveau d'eau dans le tube réservoir. L'eau, à une
pression de succion donnée au niveau de la surface du sol, s'infiltre donc dans le sol à travers une
membrane dont la porosité est parfaitement calibrée.
Il s'agit d'une application directe du principe du vase de Mariotte qui permet d'appliquer une pression de
succion constante et contrôlée au niveau de la surface du sol.
Variantes : à disque déporté
Une variante de cet essai est un infiltromètre à disque déporté. Ce dispositif est plus stable que la version
habituelle.
schéma de principe de l'infiltromètre à disque déporté
Variantes : mini-infiltromètre à disque (ou infiltromètre à mini-disque)
Son intervalle de potentiel hydrique est réduit à -7 à 0,5 cm. Les quantités d'eau nécessaires sont plus
faibles, l'écoulement permanent s'établit plus rapidement, le transport est facilité. La surface en contact est
plus faible, les chances d'avoir une surface de contact plane sont donc plus importantes. Par contre, le
dispositif est moins stable.
Schéma de principe du mini-infiltromètre à disque
APPLICATIONS
Cet essai est utilisé pour déterminer les propriétés hydrauliques des sols non saturés. Il permet
d'appréhender la variation spatiale des propriétés hydrauliques du sol. Il permet enfin une estimation
inverse des paramètres hydrodynamiques du sol non saturé.
Il permet de caractériser des sols de perméabilité comprise entre 10-4 m/s et 10- 7 m/s.
Avantages
Cet essai permet de déterminer une conductivité hydraulique dans un sol non saturé, ainsi que de
caractériser le fonctionnement hydrodynamique de la macro-porosité du sol.
Limitations
L'estimation de la conductivité hydraulique pour les sols non saturés est limitée par le potentiel hydrique
généralement compris entre -25 et 0 cm.
Précautions d'emploi
La surface en contact avec la membrane doit être plane et horizontale. La membrane doit être manipulée
avec précautions (risque de déchirement).
MISE EN OEUVRE
Pour assurer un bon contact entre la membrane et le sol, une fine couche de sable fin, d'épaisseur
millimétrique est disposée entre le dispositif d'essai et le sol. Cette couche devra être très perméable pour
ne pas perturber l'infiltration dans le sol et favoriser les écoulements directionnels. Elle devra aussi
respecter le gabarit de la surface de la membrane afin de ne pas étendre la zone d'infiltration de manière
non maîtrisée.
INTERPRÉTATION
Cet essai n'est pas normalisé.
Son interprétation est généralement basée sur la solution analytique de Wooding [2], avec comme
hypothèses d'être en régime permanent, sous un potentiel hydrique négatif.
Deux méthodes de mesures sont possibles :
la méthode multi-rayons qui nécessite plusieurs tailles de membrane et donc de déplacer le
dispositif d'essai pour chaque taille,
la méthode multi-potentiels qui permet de suivre l'évolution de la valeur de la conductivité
hydraulique en fonction de la succion.
Une interprétation est aussi possible en régime transitoire par :
la méthode mono-test qui ne nécessite qu'une taille de membrane et une seule valeur du
potentiel hydrique,
la méthode multi-rayons.
RÉFÉRENCES
1. ↑ Y. Coquet, A. Boucher, C. Labat, P. Vachier et J. Roger-Estrade (). Caractérisation
hydrodynamique des sols à I'aide de I'infiltromètre à disques - Aspects théoriques et pratiques.
2. ↑ Wooding R.A. (1968). Steady infiltration from a shallow circular pond. Water Resour. Res. 4:1259-
1273.